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 Inscrit le : 19 Déc 2007 Messages : 1579 Localisation : souvent nuages Emploi/loisirs : décalé Humeur : main tendue
| Sujet: Re: Les sans-papiers Lun 21 Avr - 12:04 | |
| Au 7ème jour du mouvement de grève, les travailleurs sans-papiers mobilisés pour leur régularisation font toujours preuve d'une détermination totale. Le mouvement ne cesse de s'amplifier, avec chaque jour le déclenchement de grèves dans de nouvelles entreprises. Pour garantir le succès de cette lutte, les travailleurs sans-papiers en grève ont absolument besoin de la présence de soutiens extérieur sur leurs lieux d'occupation, y compris pendant la nuit, ne serait-ce que pour garantir leur sécurité. La fatigue et la tension nerveuse commençant à faire leur effet sur les militants engagés depuis le début du conflit, nous lançons un appel à toutes celles et tous ceux qui pourraient venir apporter un soutien aux grévistes, sous quelque forme que ce soit (notamment venir passer une nuit avec eux).
Voici la liste des quatre lieux occupés par des travailleurs sans-papiers grévistes de Droits devant!!, ainsi que les contacts de militants présents sur les lieux: * Café "La Jatte" 67, boulevard Georges Seurat - île de la Jatte - 92200 Neuilly-sur-Seine Métro: Porte de Champerret (ligne 3), puis bus 163 et 164 (arrêt Île-de-la-Jatte) * "Passion Traiteur" 145/153, boulevard de Valmy – 92700 Colombes Gare "Colombes - Le Stade" au départ de Saint-Lazare * Magasin "Casa Nova" 58, avenue Victor Hugo – 93320 Les Pavillons-sous-Bois * "BBF Jardinage" Zone Industrielle (près de l'Intermarché) – 91540 Ormoy Par ailleurs, une réunion publique de solidarité et de soutien aux travailleurs sans-papiers en grève est organisée mercredi 23 avril à 19h à la Bourse du Travail de Paris (Salle Henaff - Annexe de la Bourse du Travail - Boulevard du Temple - Métro République). Des représentants des grévistes de chaque site occupé seront présents, ainsi que des militants de Droits devant!! et de la CGT engagés dans la lutte. |
|  | | jeffe

   Age : 50 Inscrit le : 11 Avr 2008 Messages : 206 Localisation : au soleil Emploi/loisirs : faire la [ R]évolution Humeur : [R]évolutionnaire
| Sujet: Re: Les sans-papiers Lun 21 Avr - 12:29 | |
| Je relaie sur PA
...C'est fait. |
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 Inscrit le : 19 Déc 2007 Messages : 1579 Localisation : souvent nuages Emploi/loisirs : décalé Humeur : main tendue
| Sujet: Re: Les sans-papiers Mar 22 Avr - 9:48 | |
| Cela avance un peu pour les travailleurs sans papiers http://afp.google.com/article/ALeqM5gsEtQk5DFr6Kp9hLidognxNdppUQ Je n'ai pas d'autres infos que celles-ci. L'étude au "cas par cas" sauce préfecto-gouvernementale me semble présenter de nombreux risques ... Mais peut-être que le gouvernement vient de comprendre miraculeusement que s'il veut moins de sans papiers en france, nul besoin de les chasser et les expulser, il suffit de les régulariser ! Rêvons un peu... |
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 Inscrit le : 19 Déc 2007 Messages : 1579 Localisation : souvent nuages Emploi/loisirs : décalé Humeur : main tendue
| Sujet: Re: Les sans-papiers Mar 22 Avr - 10:48 | |
| http://fr.news.yahoo.com/afp/20080422/tfr-immigration-social-sans-papiers-b7 b6525.html PARIS (AFP) - Une délégation de la CGT représentant les travailleurs sans-papiers en grève a reçu l'assurance lundi soir du ministère de l'immigration que les cinq préfectures concernées par la grève "allaient étudier positivement" les dossiers de ces salariés, a annoncé Francine Blanche, secrétaire nationale de la CGT. "Nous avons pas mal avancé, on a peut-être devant nous une sortie de crise", a déclaré à l'AFP Francine Blanche au sortir d'une réunion au ministère de l'Immigration où elle était reçue par le directeur de cabinet de Brice Hortefeux, Thierry Coudert avec Raymond Chauveau, responsable CGT de l'Essonne. "Il nous a été demandé d'apporter pour demain soir dans chacune des cinq préfectures tous les papiers de ces travailleurs en grève et nous avons reçu l'assurance qu'ils seraient étudiés positivement", a ajouté Francine Blanche. La CGT soutient depuis mardi dernier avec l'association Droits Devant! une grève de travailleurs sans-papiers dans la région francilienne. Selon Jean-Claude Amara, le porte-parole de cette association, le mouvement concerne maintenant quelque 600 travailleurs dans 17 endroits. Francine Blanche et Jean-Claude Amara ont tous deux assuré que "l'ensemble des piquets de grève resteront en place jusqu'à ce qu'on ait la certitude que l'examen des dossiers avance bien dans les préfectures". Le ministère de l'Immigration a confirmé lundi soir qu'il y avait bien "une avancée" et que les dossiers des salariés sans-papiers allaient être transmis par la CGT aux préfectures auxquelles "il appartiendra de se prononcer cas par cas". Didier Chenet, président du Synhorcat (Syndicat national des hôteliers restaurateurs cafetiers et traiteurs), 2e syndicat du secteur, s'est déclaré lundi pour une "régularisation massive" dans le cadre de la loi Hortefeux, comme en Espagne ou en Italie, selon les besoins du marché. "Le cas par cas en l'occurence n'est pas une solution", a déclaré à l'AFP M. Chenet, alors que plus de 500 salariés sans papiers, des secteurs de la restauration, de la sécurité et du nettoyage, sont en grève en Ile-de-France, selon Droits Devant! et la CGT qui ont lancé le mouvement le 15 avril. "Si on régularise au cas par cas et qu'on traîne cela trop longtemps cela veut dire que les chefs d'entreprises vont devoir licencier, pour nous cela sera un non sens et un perte économique", a ajouté le patron du Synhorcat, syndicat adhérent du Medef (Mouvement des Entreprises de France) et de la CGPM (Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreprises). M. Chenet faisait référence aux propos du ministre du Travail, Xavier Bertrand, qui a renvoyé dimanche aux préfets l'examen "au cas par cas" de la situation des travailleurs salariés sans papiers, saluant la politique "d'immigration maîtrisée" du gouvernement. La loi Hortefeux de 2007 offre une possibilité de régularisation à condition que les salariés travaillent dans un secteur confronté à des difficultés de recrutement et soient sous contrat ferme d'un an minimum. "Nous nous situons dans le cadre de la loi Hortefeux, mais l'idée c'est de faire un gros cas d'un coup (...) et de dire que tous ceux qui, avant juillet 2007, ont été embauchés en toute transparence, pour lesquels les chefs d'entreprises payent les charges sociales, pour lesquels ces mêmes salariés cotisent, voire même payent des impôts, puissent être régularisés", a encore dit M. Chenet. "La responsabilité du chef d'entreprise, quand il apprend qu'un salarié a des faux papiers est de le licencier. Il n'a pas d'autre choix. Cela veut dire que si on va au cas par cas cela va s'éterniser et qu'on devra licencier en masse", a-t-il ajouté. Selon lui, près de 20.000 postes par an ne sont pas pourvus dans l'hôtellerie-restauration, qui emploie près de 800.000 personnes, dont près de 10% issues de l'immigration. 04.21.2008 - 01h48 MESZSocial-emploi-restauration-BTP-servicesDes travailleurs sans papiers occupent un magasin asiatique à Choisy-le-RoiDes travailleurs sans papiers occupent un magasinLe mouvement de protestation de salariés sans papiers en Ile-de-France s'est étendu ce week-end avec plus de 500 grévistes dans la restauration, la sécurité ou le secteur du nettoyage, obtenant un soutien large allant de la gauche aux syndicats patronaux.N/A Une vingtaine de travailleurs sans papiers ont entamé lundi à Choisy-le-Roi l'occupation d'un magasin asiatique, Paris Store, dont une filiale a été condamnée pour avoir embauché des étrangers en situation irrégulière. Soutenus par la CGT, ces travailleurs, anciens salariés de Metal Couleur et de Paris Store licenciés après des contrôles sur leur lieu de travail, réclament leur régularisation et leur réintégration dans leur entreprise respective. "La régularisation de tous les travailleurs sans papiers, c'est une question de droit et de dignité", a déclaré à l'AFP Hamidou, ancien salarié de Paris Store, qui s'est dit prêt à occuper le magasin "jour et nuit jusqu'à avoir gain de cause". "On cotise à la Sécu, on paie des impôts et aujourd'hui, on a droit à rien", a-t-il ajouté. "On veut frapper fort avec cette mobilisation nationale et montrer qu'on existe", a lancé Souleymane Doucouré, représentant des salariés de Metal Couleur. "C'est un problème de fond. Toutes les entreprises sont concernées et plusieurs milliers de sans-papiers travaillent", a affirmé Caroline Aubry, responsable régionale CGT sur la question de l'immigration. "Nous demandons du concret, un titre de séjour et un titre de travail pour qu'ils retrouvent leur emploi", a-t-elle poursuivi. Une délégation de travailleurs et de syndicalistes CGT a été reçue par la direction de Paris Store. "J'écoute beaucoup et après je raisonne", a dit à l'issue de la rencontre Jean-Pierre Mercier, directeur des ressources humaines de Paris Store, en assurant avoir déjà appuyé auprès de la préfecture les démarches de régularisation de ces employés. Deux dirigeants d'une filiale de Paris Store ont été condamnés en février par le tribunal correctionnel de Créteil pour avoir employé dans un entrepôt de Thiais (Val-de-Marne) des étrangers en situation irrégulière. Le 23 avril 2007, un contrôle mené par la Direction départementale du travail et de l'emploi (DTTE) et la police avait permis de découvrir que 17 des 40 employés étaient sans papiers. Seize avaient été immédiatement licenciés pour faute grave, donc sans indemnité et sans droit aux allocations chômage. Le mouvement de protestation de salariés sans papiers en Ile-de-France s'est étendu ce week-end avec plus de 500 grévistes dans la restauration, la sécurité ou le secteur du nettoyage, obtenant un soutien large allant de la gauche aux syndicats patronaux. Selon Droits Devant! et la CGT qui ont lancé le mouvement le 15 avril, quelque 530 sans-papiers, pour la plupart originaires d'Afrique de l'Ouest et travaillant parfois depuis plusieurs années en France, sont désormais en grève. Quinze sites à Paris et sa région étaient concernés dimanche, a précisé à l'AFP le porte-parole de Droits Devant! Jean-Claude Amara. Samedi, neuf salariés d'un restaurant de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) où Nicolas Sarkozy avait ses habitudes ont rejoint le mouvement. Outre les secteurs de la restauration, de la sécurité et du BTP, M. Amara a affirmé que des salariés sans papiers du nettoyage avaient grossi les rangs des grévistes. "Ils sont maintenant pas loin de 200", issus d'une trentaine d'entreprises de nettoyage, a-t-il dit. Pour M. Amara, Xavier Bertrand (Travail) est le "seul et unique interlocuteur". "Ce n'est pas une histoire d'immigration, de répression (qui serait du ressort du ministre de l'Immigration Brice Hortefeux, ndlr), c'est d'abord une histoire de travailleurs, de droit du travail. Il y a le mot +travailleur+ avant le mot +sans-papiers+", a-t-il ajouté. M. Bertrand a réaffirmé dimanche la position exprimée dès mardi par le ministère de l'Immigration, à savoir qu'il appartient "aux préfets d'apprécier au cas par cas, les demandes de régularisation qui lui sont adressées", l'article 40 de la loi du 20 novembre 2007 "s'engageant à prendr e la capacité d'intégration en France d'un certain nombre de travailleurs ayant des compétences particulièrement recherchées sur le marché du travail". En outre, une circulaire du 7 janvier dernier, laissée à l'appréciation des préfets, offre une possibilité de régularisation à condition que les salariés travaillent dans un secteur "en tension" et soient sous contrat ferme d'un an minimum. Or, les secteurs concernés par ce mouvement sont confrontés à une pénurie de main d'oeuvre. Ce qui explique le soutien apporté aux grévistes par les organisations patronales de l'hôtellerie et de la restauration. Il y aurait en France entre 200 et 400.000 étrangers en situation irrégulière, dont l'immense majorité travaille. |
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| Sujet: Re: Les sans-papiers Mar 22 Avr - 11:04 | |
| L'UMIH pour la régularisation de 100.000 travailleurs NOUVELOBS.COM | 22.04.2008 | 06:34 Le président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie estime que la régularisation de 100.000 travailleurs est nécessaire. Dans sa branche, ils représentent "2 ou 3%" de la masse salariale, soit "à peu près 50.000" personnes. Alors que plusieurs centaines de travailleurs sans-papiers sont en grève en région parisienne pour obtenir un titre de séjour, le président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH) André Daguin a estimé lundi 21 avril que la régularisation de "100.000" d'entre eux était nécessaire. Interrogé sur RTL, André Daguin a jugé que dans sa branche, les sans-papiers régularisables représentaient "2 ou 3%" de la masse salariale, soit "à peu près 50.000" personnes. Il a estimé à "100.000 régularisations" le nombre nécessaire tous secteurs confondus. "Ils paient leurs impôts" "Les gens qui travaillent chez nous, qui sont déclarés par leur patron, qui paient leurs impôts, à qui la sécurité sociale a pris des cotisations, (...) il faut qu'ils soient régularisés", a-t-il fait valoir, refusant toutefois que cela soit "fait de manière globale", ou de régulariser "n'importe qui, n'importe comment". "Il faut trouver une solution humaine (...) et économique pour les chefs d'entreprises. Si on ne les régularise pas, il faut les licencier, donc (...) dans Paris, vous aurez des tas de restaurants qui vont être totalement désorganisés. On va tuer une partie du tourisme", a justifié André Daguin. André Daguin optimiste Le président de l'UMIH a précisé que ces régularisations ne pourraient concerner que les personnes embauchées avant le 1er juillet dernier, car depuis cette date "pour embaucher quelqu'un, il faut que le préfet ait vérifié les papiers". En dépit du refus dimanche du ministre du Travail Xavier Bertrand d'une régularisation collective des travailleurs sans-papiers, André Daguin s'est dit relativement optimiste sur le sujet, rappelant qu'il était en contact depuis "plusieurs mois" sur ce sujet avec ce dernier et le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux. |
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| Sujet: Re: Les sans-papiers Mar 22 Avr - 11:23 | |
| SI ON ARRETE LE TRAVAIL, IL FAUT QUE CE SOIT POUR L’ABROGATION DE LA LOI CESEDA ET POUR UN DROIT DE REGULARISATION ECRIT DANS LA LOI DECLARATION du RASSEMBLEMENT A PROPOS DES GREVES DECLENCHEES PAR LA CGT MASSY et DROITS DEVANT La situation est très dure aujourd’hui en France pour tous les ouvriers sans papiers. Chaque jour, beaucoup sont licenciés, arrêtés, expulsés. Tout le monde a soif de papiers, mais la loi CESEDA a détruit tout droit de régularisation. Il faut dire la vérité : aujourd’hui la question n’est pas que quelques personnes trouvent leurs papiers au cas par cas, dans le cadre de la loi CESEDA. La question c’est : que doit être l’orientation d’une bataille politique capable de gagner un droit de régularisation pour tous ? Encore plus quand la situation est très dure, chacun est responsable devant tous de ce qu’il fait et du chemin politique qu’il prend. Dans son meeting du 2 février dernier, le Rassemblement a appelé à préparer des arrêts de travail : ARRETER LE TRAVAIL POUR QUOI ? On ne va pas se battre en acceptant la loi CESEDA du cas par cas. On doit se battre tous ensemble pour l’abrogation de la loi CESEDA et pour avoir en tant qu’ouvriers un droit de régularisation écrit dans la loi. Le juste mot d’ordre aujourd’hui, ce n’est pas « régularisation de tous les sans papiers ». Régularisation de tous les sans papiers, ça ne veut rien dire du tout tant qu’il y a la loi CESEDA. Le juste mot d’ordre POUR TOUS, c’est : « nous voulons un droit de régularisation écrit dans la loi : pour les ouvriers, les familles, les étudiants, les élèves, les malades et les réfugiés ». La CGT écrit, dans son communiqué annonçant la grève d’ouvriers sans papiers dans l’Ile de France : « plus de 200 travailleurs sans papiers se mettent en grève pour leur régularisation et exigent celle de toutes et tous les sans papiers ». Et aussi : « plus de 200 sans papiers entament une nouvelle grève sur leurs lieux de travail en ayant en tête la régularisation des dizaines de milliers d’autres sans papiers vivant et travaillant en France ». Ce sont des paroles creuses et de mensonge, qui ne vont pas aller loin. Avoir « vraiment en tête la régularisation » de tous, ça ne peut pas aller avec les objectifs fixés à ces grèves : des négociations au cas par cas pour les ouvriers qui ont pris la carte de la CGT ! Le RASSEMBLEMENT appelle à préparer des arrêts de travail sur les lieux de travail : - Pour faire comprendre à tous la nécessité d’abroger la loi CESEDA - Pour faire comprendre à tous qu’il faut une nouvelle loi, une loi juste, avec les droits suivants écrits dans la loi : 3 fiches de paie donnent droit à un titre de séjour pour tous ceux qui travaillent, les certificats de scolarité donnent droit à régularisation pour les familles et pour les élèves, le besoin de suivi médical donne droit à régularisation pour les malades, et les persécutions ou la guerre donnent droit à l’asile pour les réfugiés. C’est cela la bataille politique qu’il faut préparer dans les lieux de travail, si on veut se battre pour mettre fin à l’absence de droits qui frappe tous les sans papiers avec la loi CESEDA. SE BATTRE CONTRE QUI ? Il faut avoir le courage de faire face à l’Etat et à la loi CESEDA. La CGT, dans les tracts qui parlent des grèves en cours, ne dit pas un mot de la responsabilité de l’Etat ni de la loi CESEDA dans le fait que les gens sont obligés de travailler sans papiers. Pour la CGT, le problème, ce n’est pas la loi CESEDA, c’est : « l’esclavage moderne qu’imposent les patrons à ces travailleurs ». Or c’est exactement au nom de la lutte contre l’esclavage moderne que Sarkozy et Hortefeux font licencier et arrêter les ouvriers sans papiers ! On ne peut pas prétendre qu’on se bat pour la régularisation de tous les sans papiers, et ne pas dire un seul mot sur la responsabilité de l’Etat et des gouvernements successifs qui organisent depuis presque trente ans, loi après loi, de laisser les ouvriers travailler sans papiers et sans droits. Bien sûr les patrons profitent de cette situation. Certains autres ne trouvent pas toujours que ce soit une bonne situation. Dans tous les cas, ce qu’ils font, ils le font dans le cadre de la loi CESEDA. La CGT et Droits Devant se taisent sur la question de la loi CESEDA, parce qu’ils n’ont ni la volonté politique ni le courage d’engager la bataille contre l’Etat. Mais ceux qui ne mènent pas la bataille contre la loi CESEDA, ils font avec la loi CESEDA, ils acceptent le terrain politique de la loi CESEDA et ils cherchent seulement à négocier quelque chose pour eux de l’intérieur de la loi. Un ouvrier sans papier a dit très justement : « Maintenant on est, nous les sans papiers, le business de la CGT » ! ON S’ORGANISE COMMENT ? ON FAIT LA POLITIQUE AVEC QUI ? Déclencher des grèves dont l’objectif n’est pas l’abrogation de la loi CESEDA, c’est très grave, d’autant plus grave qu’il s’agit des lieux de travail. On ne peut pas faire n’importe quoi sur les lieux de travail. Il faut savoir parler pour tous. Au travail, c’est la question de la politique et de l’amitié entre les ouvriers qui est posée. La condition indispensable pour trouver le chemin d’une bataille aussi difficile que la bataille pour des droits de régularisation écrits dans la loi, c’est d’être organisés comme nous le sommes dans les collectifs du Rassemblement. Là, chacun donne son idée, on écoute tout le monde, on prend toutes les décisions ensemble et on fait les choses ensemble. D’après la CGT elle-même, ce n’est pas comme ça que les choses se passent dans le syndicat. On prend sa carte et on est derrière le syndicat, et « encadrés par 130 bénévoles et syndicalistes » ! Il faut assumer la vérité : aujourd’hui, il n’y a pas d’organisation des ouvriers (avec papiers ou sans papiers) dans les situations de travail. Il faut commencer par ce constat. Prétendre, comme le font Droits devant et la CGT Massy, que cette organisation existe, que le syndicat est la bonne réponse à cette question est un mensonge. Quand on prend la carte du syndicat, on devient le client du syndicat, et on est dans la politique du syndicat qui travaille pour lui-même et qui divise les ouvriers. La bataille des ouvriers sans papiers s’est organisée avec force parce qu’elle s’est organisée en COLLECTIFS. Collectifs, dans la politique du Rassemblement, c’est à distance de l’Etat, du côté des gens, et des batailles dont les mots d’ordre et les objectifs sont clairement pour tous. Il faut continuer à créer de tels collectifs, créer de nouveaux collectifs du Rassemblement dans tous les foyers et renforcer ceux qui existent. Nous avertissons tout le monde : des actions qui n’ont pas pour objectif l’abrogation de la loi CESEDA et un droit de régularisation écrit dans la loi, ce sont des actions qui renforcent le cas par cas et les conditions de la loi CESEDA. Il ne peut en sortir rien de bon pour l’ensemble des ouvriers sans papiers. Il n’y a pas la grande route de la bataille contre la loi CESEDA, et, à côté, des petites routes qu’on pourrait prendre, en attendant, pour gagner quelques papiers. La vérité, c’est que celui qui prend les petites routes ne travaille pas à construire la grande route, et il empêche la grande route d’exister. Certes, c’est un grand travail, cette bataille politique que nous voulons et que nous organisons. Mais chacun peut décider de s’y engager et d’y travailler sérieusement. Ceux qui proposent et organisent autre chose, avec de mauvais mots d’ordre, essaient d’empêcher la constitution de cette force et le déploiement d’une bataille pour tous pour de vrais droits pour tous. Le Rassemblement des Collectifs des ouvriers sans papiers des foyers |
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 Inscrit le : 19 Déc 2007 Messages : 1579 Localisation : souvent nuages Emploi/loisirs : décalé Humeur : main tendue
| Sujet: Re: Les sans-papiers Mar 22 Avr - 16:35 | |
| Les 18 Maliens qui travaillaient aux abattoirs de Montfort en Ile et Vilaine, en février 2007 Ces 18 Maliens qui travaillaient depuis des années, contrôlés , sont toujours en attente de régularisation Février 2007 toujours rien! Ils avaient contrat , fiche de salaire, tout..même l'employeur reconnaissant que ces travailleurs...étaient indispensables ! En effet avec les bas salaires , pénibilité, pas de Français pour ce sale boulot. VOILA UN AN ET DEMI QUE LA PREFECTURE ETUDIE LEUR DOSSIER!...le "cas par cas". Une assos. De défense des patrons , cpour garder cette main d'œuvre délocalisée sur notre territoire... Cela en prend le chemin , puisque le Ministère est OK pour étudier les dossiers des grévistes , avec contrat et bulletins de salaire. La lutte c'est contre ces patrons et ce dumping social. Et tous les autres en lutte mais pas avec de "bons dossiers" ? comme le rappelle Jeanne : "Et de grâce, ne pas oublier les Sans-papiers de l'église Saint-Paul de Massy rejetés et au nombre de 296" GREVE GENERALE |
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| Sujet: Re: Les sans-papiers Mar 22 Avr - 16:38 | |
| 2 nouveaux sons en écoute sur http://www.rfpp.net/rubrique.php3?id_rubrique=7 : - sans-papiers retenus au CRA du Mesnil Amelot / Depuis le mois de décembre 2007, les sans-papiers retenus en CRA se révoltent contre la détention arbitraire et les traitements violents et humiliants dont ils font l’objet. Des témoignages de sans-papiers retenus à Vincennes et au Mesnil-Amelot ont été quotidiennement recueillis et sont lisibles sur http://migreurop.org/article1256.html. Une grève de la faim se poursuit également au CRA du Canet à Marseille. En écoute, les témoignages recueillis auprès de sans-papiers retenus au CRA du Mesnil Amelot mi-avril. - révolte populaire de Gafsa en Tunisie / Dans le bassin minier de Gafsa, en Tunisie, la population se révolte depuis le mois de janvier contre le favoritisme à l’embauche dans une grande compagnie minière - la contestation s’étend ensuite aux conditions sociales misérables dans lesquelles est maintenue la population. Entretien avec Moheddinne Cherbib, membre de la FTCR (Fédération des Tunisiens Citoyens des 2 Rives). Et les émissions prévues c'est toujours sur http://rfpp.net/rubrique.php3?id_rubrique=170 |
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| Sujet: Re: Les sans-papiers Mar 22 Avr - 16:41 | |
| Solidarités Jeunesses vous invite pour un moment d'échange et de partage le Mercredi 23 avril au 10 rue du 8 mai 1945 M° Gare de l'Est à Paris HEREMAKONO / "En attendant le bonheur" de Abderrahmane Sissako Nouadhibou est une petite ville de pêcheurs, ensablée et arrimée à une presqu'île de la côte mauritanienne. Un lieu de transit. En attendant son départ pour l'Europe, le jeune homme Abdallah y retrouve sa mère. Comme il ne connaît pas la langue locale, il tente de comprendre ceux qui l'entourent, de déchiffrer cet univers: Nana, une femme sensuelle qui cherche à le séduire, Makan qui rêve de l'Europe, et Maata, ancien pêcheur reconverti en électricien, accompagné de Khatra, son apprenti en culottes courtes. C'est lui qui enseigne la langue à Abdallah pour que celui-ci puisse rompre le silence dans lequel il est confiné. Tous ou presque ont le regard rivé vers l'horizon, en attendant un hypothétique bonheur. Un film grave et aérien, tourné par Abderrahmane Sissako avec beaucoup d'humour et qui sait dire aux peuples riches qu'ils ne peuvent ignorer tous ces gens qui voudraient le rejoindre. Mais il rappelle aussi au Sud tout ce qu'il y a à perdre en tournant son regard uniquement au-delà des mers ou du désert. Le film a entre autres obtenu le Prix de la Critique Internationnale au Festival de Cannes 2002. « La mer rejetant un corps sur les rivages de Nouadhibou, de Tanger ou de Tarifa symbolise le refus d'une civilisation à une autre. Ce refus de nous est une violence dont on ne parle pas » Abderrahmane Sissako « Ils arriveront quand même, tant que la France soutiendra des dictateurs africains, en fournissant armes et mercenaires, en cautionnant élections truquées et répression des opposants, en détournant l'aide, en pillant les ressources... au mépris des peuples africains» Survie 19h: Début du film 21h: Slam 21h30: Débat avec des personnes appartenant aux réseaux de défense des droits des immigré(e)s. SOLIDARITES JEUNESSES PROJECTION-DEBAT "Solidarités Jeunesses" est une association d'éducation populaire qui travaille dans le domaine du volontariat international. Elle propose une projection-débat pour la réflexion aux problèmes de notre société afin de permettre aux gens une prise de conscience politique et une responsabilisation citoyenne. Cette soirée se veut aussi un lieu de découverte de nouveaux talents artistiques (concerts) Merci de contribuer à ce projet par votre présence en tant qu'intervenant ou participant. N'oubliez pas de confirmer votre présence par mail ou au 01 55 26 88 77. Ce sera un plaisir de vous compter parmi nous. Veuillez trouver le programme de la soirée en pièce jointe Cordialement |
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| Sujet: Re: Les sans-papiers Mer 23 Avr - 7:14 | |
| Etudiants étrangers traqués : CROUS occupé ! Nous, militants des droits des étrangers, à l'appel du RUSF 38, occupons actuellement la direction du CROUS de Grenoble. Toute personne proche de notre mouvement et ne dépendant pas de la préfecture pour son séjour en France est appelée à nous rejoindre. Cette action fait suite à l'arrestation de Régis le 8 avril 2008 chez lui, dans sa résidence du CROUS. Un agent du Crous, non informé de ses droits à ne pas collaborer avec la police, a facilité cette arrestation. Nous tenons la direction du Crous pour partie responsable de ces faits, celle-ci refusant de condamner cette collaboration inadmissible et ne souhaitant pas y mettre fin. Les étudiants étrangers, victimes d'une clandestinisation et d'une traque en plein expansion, se voient depuis peu menacés jusque dans leurs chambres universitaires. Personne ne doit laisser s'installer cette précarisation, qui empêche les étudiants de poursuivre leurs études dans de bonnes conditions. Cette occupation entend dénoncer publiquement cette situation intenable, et amener la direction du CROUS a prendre les responsabilités qu'elle a ignorées lorsque nous l'avons rencontrée en délégation, le 11 avril dernier. Le Crous doit maintenant : soutenir publiquement Régis et les autres résidents menacés par les politiques xénophobes, dénoncer publiquement l'extension de la traque des étrangers jusque dans ses résidences prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à la collaboration non obligatoire avec les forces de police (par exemple en rédigeant une note de service basée sur le droit). mettre ses chambres vides à la disposition des étudiants sans papiers, dans l'impossibilité de se loger par d'autres moyens. Que chacun prenne ses responsabilités. Nous n'en resterons pas là. RUSF 38 |
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| Sujet: Re: Les sans-papiers Mer 23 Avr - 7:35 | |
| http://chroniquedelhumaniteordinaire.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/04/22/ quelques-renseignements-generaux-sur-la-justice-des-etranger.html
On peut y entrer comme on veut. Ces audiences sont réservées aux étrangers "en partance". Ils ont été conduits dans des centres de rétention et le juge doit examiner leur situation à deux reprises, deux jours après leur arrivée et deux semaines encore plus tard. Dans le jargon des gens de robe on parle d'audiences de "35bis". Parce que l'article de loi qui traitait la question portait autrefois ce numéro-là.... Quand je dis qu'on peut y entrer librement, c'est un peu exagéré. La justice est publique, certes, mais là, le principe est assez loin des réalités. À Paris, après s'être perdu quinze fois, avoir fait deux fois le tour du palais, demandé mille fois son chemin, s'il l'on a un peu de souffle et un brin d'obstination, il n'est pas exclu d 'atteindre un escalier interminable en haut duquel s'entassent chaque jour des familles angoissées et les représentants de quelques associations méritantes.
Ne sous plaignons pas. Le citoyen qui souhaitait assister aux audiences de "35bis" au tribunal de Marseille, devait se rendre au Canet, au nord de la Ville. Une superbe salle aménagée installée au coeur même du centre de rétention. C'est évidemment plus pratique. Pas pour la justice, évidemment. Pour les escortes, l'administration, et plus généralement pour les statistiques. Si l'on veut atteindre 22, 25, 28.000 reconduites à la frontière, il faut rationaliser la production judiciaire. Toute la "chaîne" doit être regroupée en un même endroit pour réduire les dépenses inutiles et fluider les flux.
La palme de la productivité revient évidemment au tribunal de Toulouse. Le centre de rétention de Cornebarrieu a ouvert ses portes le 1er juillet 2006. Il faisait la fierté de notre administration. Il faudrait un jour rendre hommage à ceux qui ont construit ce bâtiment, au bord des pistes de l' aéroport de Toulouse. Quelle intelligence administrative! Quelle humanité budgétaire! Quel souci des deniers de l'état! Tout juste quelques mètres à franchir pour arriver à la passerelle de l'avion du retour tant attendu!
Cette magnifique invention d'une justice rapide, moderne, efficace, adaptée aux exigences de son temps, est due à Nicolas Sarkozy. Non pas le président de la République mais le ministre de l'intérieur qui avait fait voter cette loi - qui porte son nom -, loi du 26 novembre 2003. Elle a permis que ces audiences soient "délocalisées" et puissent se tenir dans une salle située "à proximité" du centre de rétention. Las! Quelques petits pois de la cour de cassation, qu'on n'attendait pas à pareille fête, ont contrarié cette belle harmonie. Trois arrêts de la première chambre civile, présidée par monsieur Bargue, viennent de donner raison à messieurs Nourddine Boulzazane et Mehdi Abbas, ressortissants algériens, et à madame Christina Moraru, de nationalité moldave, qui se plaignaient d'avoir vu leurs rétentions prolongées par un juge des libertés dans la "salle d'audience" du centre de rétention du Canet. Le Syndicat des Avocats de France, le Conseil National des Barreaux et le Barreau de Marseille - auxquels il faut rendre hommage - appuyaient leur recours. La cour de cassation casse et annule les ordonnances du premier président de la cour d'appel d'Aix en Provence qui n' avait rien trouvé à redire à cette procédure. Elle estime que la salle d' audience qui se trouve dans l'enceinte même du centre de rétention ne correspond pas aux exigences de la loi (article 552-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile). Effectivement, il n'est pas besoin d'être fin juriste pour saisir que l'expression "à proximité" est assez différente de l'expression "à l'intérieur". On aimerait que la logique qui est à la base de cette loi soit sanctionnée. Que, comme l'avaient suggéré le Syndicat de la Magistrature, la Ligue des Droits de l'Homme et d' autres dès 2005, le principe d'un procès équitable, d'une justice impartiale serve de fondement à la censure de la cour de cassation, que la convention européenne des droits de l'homme soit invoquée plutôt qu'un article de loi qu'un autre article de loi demain peut compléter. La justice doit être rendue dans un palais de justice et nulle part ailleurs. On peut rapprocher le juge du justiciable, dans des audiences foraines par exemples. On ne peut le confondre avec l'administration qui va exécuter la décision car à ce tarif-là les audiences de comparution immédiate se tiendront directement dans les maisons d'arrêt (nous en sommes aujourd'hui à 63.211 détenus, le record étant battu chaque mois).
J'étais donc arrivé, essoufflé comme tout le monde, dans les hauteurs du Palais de Justice de Paris, dans la salle des "35bis". Il faut dire qu'à Paris, nous avions jusqu'en 2006, une centre de rétention délocalisé... dans le Palais de Justice. Une honte nationale. Un cul de basse fosse, sous les lambris de la cour de cassation, qui était régulièrement dénoncé par les autorités internationales. Là encore le syndicat de la magistrature et le syndicat des avocats de France s'étaient alliés pour mettre fin à cette ignominie qui avait duré si longtemps.
J'entre dans une salle presque vide. Quelques avocats, le juge, son greffier. Un justiciable, un seul. Je m'approche de lui pour discuter un peu et savoir qui est jugé aujourd'hui. Tiens! Drôle de citoyen. Il prend beaucoup de notes et remplit des fiches. Sur le siège, à côté de lui, le "rôle" de l'audience: la liste de toutes les personnes présentées aujourd' hui. Qui peut bien être ce singulier personnage? Je me penche un peu pour examiner les fiches qu'il remplit à chaque affaire. En voici la composition approximative.
COMPTE-RENDU D'AUDIENCE JLD (JUGE DES LIBERTÉS) - Date - Nom du magistrat - Nom du représentant de la Préfecture - Identité de la personne présentée - Adresse - Date et lieu de naissance - Nationalité - Passeport - Interpellation - Cause de nullité invoquée - Cause de nullité retenue - Décision - Observations.
J'en reste bouche bée. Renseignements pris, notre homme est policier, membre des Renseignements Généraux, 12ème section, spécialisée dans l'immigration clandestine et le travail illégal. Depuis environ un mois, des fonctionnaires de RG se relaient pour assister à toutes ces audiences et remplissent ces fiches. La mission de ce service? "La recherche et la centralisation des renseignements destinés à informer le gouvernement", selon le décret du 16 janvier 1995. Mais que peut bien apporter cette surveillance quotidienne des audiences alors qu'un représentant de la Préfecture de Police y siège en permanence, détient un double du dossier, a droit systématiquement à la parole, peut prendre immédiatement toute mesure utile et rend compte de son action? Quel besoin de savoir le nom du magistrat et celui du représentant de la Préfecture (qui peut être un avocat). Certes, les audiences sont publiques, et leur fréquentation régulière développe l'esprit civique. On ne peut donc que féliciter le ministère de l'intérieur d'assurer une telle formation à ses fonctionnaires, mais peut-être devrait-il prendre quelques précautions pour que ces notes si assidûment prises ne soient un jour malencontreux détournées de leur objet pédagogique. |
|  | | ecotone Administratrice

Inscrit le : 26 Nov 2007 Messages : 715
| Sujet: Re: Les sans-papiers Mer 23 Avr - 9:13 | |
| Mouè! Mais paraît-il qu'il n'y a aucune constitution de fichier... Et si renseignements sont recueillis dans des fiches, c'est pour notre sécurité!
Trop de gens y croient malheureusement. |
|  | | bye

 Inscrit le : 19 Déc 2007 Messages : 1579 Localisation : souvent nuages Emploi/loisirs : décalé Humeur : main tendue
| Sujet: Re: Les sans-papiers Mer 23 Avr - 12:58 | |
| mercredi 23 avril 2008 (01h54) : sans papier boissy sous st yon 91 emb27913|right> DRAPEAU ROUGE pour le patron des sans papier de Boissy sous st yon (91) accompagné des militants des UL CGT d'Etampes et de Massy, avec la présence sur le terrain de représentants du PCF, d'ATTAC et du RESF, les " sans papier de boissy" ont réintegré leur entreprise avec l'engagement de leur patron et de la préfecture d'examiner leur situation administrative afin de régulariser leur situation : plus que jamais la VIGILANCE s'impose... la SOLIDARITE aussi !! |
|  | | bye

 Inscrit le : 19 Déc 2007 Messages : 1579 Localisation : souvent nuages Emploi/loisirs : décalé Humeur : main tendue
| Sujet: Re: Les sans-papiers Mer 23 Avr - 13:00 | |
| LA MARCHE DE LILLE A PARIS DES 35 TRAVAILLEURS IMMIGRE(E)S EST PARTIE : BIENVENUE AUX CH’TIS SANS PAPIERS ! C’est ce que l’on a entendu partout à Seclin, Saint-Amand, Raismes, Valenciennes, Wavrechain, partout les travailleurs sans papiers ont reçu un accueil enthousiaste et populaire. Des syndicalistes, des militants des droits de l’Homme, des citoyens, des élus de gauche se mobilisent pour traduire dans les faits cette valeur qui fait la France que nous aimons : terre d’accueil, de fraternité et d’égalité entre les humains. A Valenciennes, coup de théâtre, Mme Phillipo adjointe UMP d’une Mairie où siègent deux Ministres du gouvernement reçoit au nom de la Mairie les Ch’tis sans papiers marcheurs, leur distribue des boissons vitaminées et prend l’engagement de saisir à la fois le Préfet du Nord et le gouvernement pour demander le « réexamen » des dossiers. Les élus de plusieurs communes (Douchy, Tri Saint Léger, Escaudain, Wavrechain, Houdhain, Prouvy, Bouvignies, Valenciennes, Haveluy, Marly, Fresnes, Quievrechain, Raismes, Saint Amand, Anzin, Denain, etc) environnantes sont présents pour exiger la régularisation des sans papiers. De Bordeaux, Angoulême, Marseille, Valence, les appels se multiplient pour lancer des manifestations de soutien pour relayer et accompagner la progression des Ch’tis marcheurs sans papiers vers Paris. L’étape de Hénin Beaumont, seule commune avec une forte présence Lepéniste, est un test véritable pour forcer l’UMP, Sarkozy/Hortedeux, à choisir entre les valeurs fondatrices de la République et le recyclage dans l’UMP des idées racistes et xénophobes de l’extrême droite fasciste. L’étape du cimetière musulman profané de Notre Dame de La Lorette est aussi un test pour contraindre à un choix gouvernemental clair et net pour le retour à une France terre d’accueil, de fraternité, d’égalité dans le respect de l’identité multiculturelle, multiconfessionnelle et laïque. Le Médiateur de la République, J.P. DELEVOYE, reçoit une délégation de marcheurs le 7 mai à la Médiature à Paris Le CSP59 demande aussi une audience à l’arrivée de la marche à Paris le 10 mai, journée dédiée à la commémoration de la traite et l’esclavage des noirs, crime contre l’humanité, que les manifestations prévues à cette occasion fusionnent avec la manifestation appelée par la CNSP en mettant en tête d’une manifestation unique et unitaire les Ch’tis sans papiers marcheurs et les sans papiers de la restauration en grève avec occupation de leurs restaurants en région parisienne. Cette unité nous la devons à la mémoire de feu Aimé CESAIRE, combattant émérite de la cause des esclaves, des colonisés et anti-raciste. Le CSP59 demande aussi une audience au Ministre Brice HORTEFEUX, au Président de l’Assemblée Nationale et aux Présidents de chaque groupe parlementaire de l’Assemblée Nationale. Le CSP59 demande enfin une audience au Maire de Paris. A tous nous voulons remettre un mémorandum sur la question sociale et citoyenne des travailleurs sans papiers. Fait à Lille le 23/04/08 |
|  | | bye

 Inscrit le : 19 Déc 2007 Messages : 1579 Localisation : souvent nuages Emploi/loisirs : décalé Humeur : main tendue
| Sujet: Re: Les sans-papiers Mer 23 Avr - 13:35 | |
| CONFERENCE DE PRESSE LE 21/04/08 En avril 2003 Patricia MUSHOBEKWA FEZA, de nationalité congolaise, arrive en France, en tant qu'étudiante étrangère, afin d'obtenir une licence d'anglais à l'université de Tours. En 2004, son père meurt suite à un cancer. La perte de celui-ci lui occasionnE un très grand trouble ; cela ne lui permet pas de terminer avec succès son année universitaire. Cette femme âgée de 25 ans a eu une fille à 18 ans. Elle vivait chez la mère de Patricia au Congo. En 2005, elle est atteinte d'une leucémie. Patricia se bat avec l'aide de l'association TOUS ENSEMBLE DANS LE MEME BATEAU pour faire soigner sa fille en France ou elle résidait depuis 3ans. Sa fille arrive en mars 2006. Elle est d'abord hospitalisée à Clocheville à Tours puis à l'hôpital Neker à Paris. Elle décède en novembre 2006.Durant son hospitalisation Patricia découvre que le diagnostique fait au Congo est erroné et que sa fille avait une maladie orpheline génétique. Patricia a interrompu ses études, tant les douleurs sont grandes. Elle a donc demander à la Préfecture d'Indre et Loire un nouveau statut administratif : une carte de séjour pour vie privée et familiale valable jusq'en janvier 2007. Lorsqu'elle a voulu la renouveler, la préfecture lui a opposé un refus. Pire le 19/04/08, elle apprend que la préfecture lui a adressé le 19/02/08 une Obligation à Quitter le Territoire Français, alors qu'elle n'a pas reçu ce courrier. Or, Patricia souhaite continuer à vivre à Tours. Elle a repris des études. Elle a signé un contrat d'apprentissage valable jusqu'en août 2008 LE COLLECTIF DE SOUTIEN AUX DEMANDEURS D'ASILE ET AUX SANS PAPIERS ORGANISE UNE CONFERENCE DE PRESSE JEUDI 24 AVRIL A 11 H AU CAFE L'ATELIER 20 RUE DU CHATEAUNEUF A TOURS POUR DEMANDER LA REGULARISATION DE PATRICIA MUSHOBEKWA FEZA Tours, le 21/04/08 Collectif de Soutien aux Demandeurs d'Asile et aux Sans Papiers |
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