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| | Quelle société pour demain? | |
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| Auteur | Message |
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ecotone Administratrice

Inscrit le : 26 Nov 2007 Messages : 715
 | Sujet: Quelle société pour demain? Dim 30 Mar - 9:17 | |
| | bye a écrit: | Ou bien on se satisfait d'un monde de jungle, de violence. Le constat est éloquent, soit, mais voyons plutôt avec qui on peut desserrer l'étau: les penseurs, les militants, les expériences, les alternatives dans tous les domaines existent ou sont débattues.
Alors, on refait le monde ? |
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|  | | ecotone Administratrice

Inscrit le : 26 Nov 2007 Messages : 715
 | Sujet: Re: Quelle société pour demain? Dim 30 Mar - 9:22 | |
| | Rabasse du sud a écrit: |  |
Rabasse, on va essayer de le bichonner ce monde  |
|  | | ecotone Administratrice

Inscrit le : 26 Nov 2007 Messages : 715
 | Sujet: Re: Quelle société pour demain? Dim 30 Mar - 10:22 | |
| Mon cher Bye, ce sujet me plaît.
Je me suis dit qu’il faudrait qu’on détermine les priorités. Pour moi, il y la planète, les besoins alimentaires et en eau potable, la santé, le logement, l’éducation. Tout le reste pour moi, l’argent, l’économie, le travail (ou l’activité, ou les actions je préfère), les besoins de la collectivité et de toute organisation de la société,… ce ne sont que les moyens qui nous permettent de parvenir aux priorités de l’humanité.
Je pense que ces priorités suppriment la violence. Se pencher sur les besoins communs nous poussent à la solidarité et l’empathie naturelle. Une organisation autour de l’éducation, le partage de la connaissance en vue d’une vraie prise en charge de la planète et tous ce qui s’y trouve dessus, cela favorise les échanges. Ces échanges engendrent le pacifisme, cette organisation est forcément pacifique pour une vraie distribution, ou répartition des besoins pour tous. Il faut rejeter la loi de la jungle, il faut apprendre à nos enfants que d’autres fonctionnements sont possibles.
En effet, d’autres personnes bien plus callés que moi y ont déjà pensé, notamment pour la question de l’argent qui est devenu une fin en soi, alors que ce n’est qu’un moyen détourné de la part des dominants pour conserver le pouvoir. En attendant de pouvoir supprimer la cupidité et la fascination du pouvoir, la réflexion sur le calcul de la richesse, est-ce produire de l’argent et détruisant ce qui nous donne la vie. Ou comptons nos richesses : nos vies, la planète, nos échanges sociaux, nos découvertes, nos enfants,… et entretenons les. Nos richesses augmenteraient naturellement.
Tout cela implique automatiquement le raisonnement inverse de ce que nous faisons depuis très longtemps. Pensons comment nous y prendre pour préserver et améliorer le positif, ou ce qui contribue à un certain confort pour l’humanité et ce qui l’entoure : la planète, l’alimentation, l’eau, la santé, un toit, la culture avec la connaissance les arts, toutes les infra-structures nécessaires à la collectivité.
Bon, il se peut que j’oublie des choses, mais disons que ma pensée en est là. J’attends la vôtre pour voir comment l’ensemble, ou des nouvelles organisations peuvent s’articuler…
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|  | | bye

 Inscrit le : 19 Déc 2007 Messages : 1908 Localisation : souvent nuages Emploi/loisirs : décalé Humeur : main tendue
 | Sujet: Re: Quelle société pour demain? Dim 30 Mar - 11:20 | |
| | bonjour Ecotone, j'interviendrai ( peut-être ) plus tar; pas pour le moment, celà m'est impossible. |
|  | | ecotone Administratrice

Inscrit le : 26 Nov 2007 Messages : 715
 | Sujet: Re: Quelle société pour demain? Dim 30 Mar - 17:03 | |
| | bye a écrit: | | bonjour Ecotone, j'interviendrai ( peut-être ) plus tar; pas pour le moment, celà m'est impossible. |
Ok, Bye, j'attends  |
|  | | bye

 Inscrit le : 19 Déc 2007 Messages : 1908 Localisation : souvent nuages Emploi/loisirs : décalé Humeur : main tendue
 | Sujet: Re: Quelle société pour demain? Jeu 3 Avr - 19:13 | |
| Je suis d'accord avec ton énumération de priorités, Ecotone. J'y ajouterais une petite priorité, qui peut apparaître secondaire, mais puisque l'on se situe sur le thème de l'organisation de nouveaux échanges, de l'édification de la vie, enfin!, il conviendrait de réfléchir au projet de vie pour tous. Peut-être que ces priorités définissent celui-ci, mais je préfèrerais qu'il soit , sinon ajouté, du moins réfléchi. C'est-à-dire, que chaque individu puisse prétendre à un vrai trajet, épanouissement, plutôt que la caricature de vie imposée aujourd'hui.
Comme ce projet est révolutionnaire, le heurt avec les structures étatiques, marchandes, ou même administratives,..à un moment donné, est inévitable. Des possibilités existent.De même, il faudra que les frontières tombent, car il est anormal que la forteresse Europe continue à se développer sur les richesses minières et rares des autres continents, notamment l'Afrique.
Pour revenir aux priorités énoncées, l'éducation ne doit pas fournir de la matière à travail, à patrons. L'éducation, c'est donner à tous, l'ouverture et la connaissance dans un nombre de matières le plus large possible.Bien sûr, la notion de diplômes, de notes,..est à proscrire.Il faut abandonner la constitution d'une élite , "éduquée" dans les canaux de la hiérarchie et de la domination depuis le jeune âge, comme actuellement. Les méthodes, comme la pédagogie Freinet existent, où l'enfant s'affirme dans la maîtrise de sujets qui l'intéressent, principalement. Il asseoit rapidement son autonomie, en réalisant lui-même des études, dossiers sur le thème de son choix. Bien sûr, les notions de non-violence et de gestion des conflits sont diffusées régulièrement, avec exercices pratiques réguliers.
Concernant les études, l'enseignement pour adolescents et au-delà, il conviendrait que cette éducation ne soit pas assenée en blocs pendant des années, comme des bêtes de somme. Je pense que pour que l'épanouissement puisse se réaliser pleinement, la scolarité même, doit être revue. En fait, il faudrait aménager des temps d'éducation, programmés avec des temps de sport, d'initiation et de connaissance des arts, de la vie sociale. Et même transformé, ce principe peut être étendu à toute une vie. Il est stupide de faire avaler une masse de connaissances énormes, pour uniquement le savoir. Une fois sorti du cursus scolaire et universitaire, pratiquement plus rien n'est proposé. L'éducation doit donc correspondre à une demande de l'individu, et aménagée suivant son rythme, toute la vie, avec le sport, l'expression artistique.. |
|  | | bye

 Inscrit le : 19 Déc 2007 Messages : 1908 Localisation : souvent nuages Emploi/loisirs : décalé Humeur : main tendue
 | Sujet: Re: Quelle société pour demain? Ven 4 Avr - 4:55 | |
| Bonaventure : mode d'emploi. Ecole libertaire, centre d'éducation libertaire, république éducative libertaire, BONAVENTURE fait assurément partie de ces trop rares petits perce-neige têtus qui taraudent inlassablement le grand manteau blanc de l'hiver éducatif pour y mettre quelques touches de couleur antiautoritaire et faire des pieds de nez à un système qui conjugue la réussite (et l'échec) scolaire au temps lourd de l'origine sociale et qui envoie des générations entières se faire couper les ailes. Mais Bonaventure ce n'est pas que cela ! En brandissant haut et clair le drapeau de la laïcité, de la gratuité, d'un financement social, de l'égalité des salaires, de la propriété collective... En tissant des liens avec des alternatives sociales, culturelles, syndicales, politiques... anticapitalistes et antiautoritaires... En affirmant la nécessité d'un service social d'enseignement qui soit vraiment celui de l'égalité des chances... Bonaventure se veut, en effet, l'un des fantassins de cette petite armée de gueux qui labourent inlassablement les terres ingrates d'une transformation sociale radicale. Bonaventure : cette association (type loi 1901) scolarise des enfants de 3 à 11 ans. Les parents déscolarisent leurs enfants ( loi sur l'instruction). Bonaventure, c'est qui ? * Une douzaine d'enfants de 3 à 11 ans ; un(e) instituteur(trice) ; un(e) animateurs(trice) * des parents ; les membres du réseau ; toutes celles et ceux qui soutiennent le projet à un niveau ou à un autre Bonaventure, c'est où ? * Sur l'île d'Oléron en Charente Maritime (France). Depuis septembre 1993. Bonaventure, ca repose sur quels principes ? * Sur celui de l'éducation permanente à et par la liberté, l'égalité, l'entraide, l'autogestion et la citoyenneté * Sur ceux de la laïcité, de la gratuité, de l'égalité des salaires, de la propriété et de la gestion collective... Bonaventure, ça marche comment ? * Sur le modèle d'une classe unique à pédagogie Freinet mélangeant classes d'âges et groupes de niveaux (petite section de maternelle à CM2). * En externat. La scolarité se déroule au rythme de cycles d'apprentissage fondamentaux de 2, 3 ans. Chaque cycle s'effectue par le biais de projets élaborés conjointement par les enfants et les éducateurs et faisant l'objet de contrats. Pendant et à l'issue de chaque contrat il y a auto évaluation par l'enfant et évaluation par le groupe. L'école dans son ensemble s'auto évalue en permanence via ses A.G. et est évaluée régulièrement par une commission externe dite de " regard extérieur " qui comprend des sociologues, des psychologues, des enseignant(e)s.. en sympathie avec le projet mais n'y participant pas directement. * Enseignement des matières " traditionnelles " le matin ; activités artistiques, sportives, manuelles... l'après-midi . * La participation à la vie institutionnelle de l'école et à sa gestion (sur un mode autogestionnaire) fait partie du processus éducatif (apprentissage de la citoyenneté) et se trouve de ce fait soumise à évaluation. * Bonaventure cherche à se fédérer avec des écoles libertaires et autogérées étrangères. L'apprentissage d'une langue étrangère et de l'Espéranto est donc dans ses projets. Bonaventure collabore avec des centres éducatifs du mouvement d'éducation populaire au Sénégal. * Bonaventure est adhérente au mouvement Freinet. Bonaventure participe dans la mesure de ses moyens aux activités de l'I.C.E.M., de l'A.C.E.P.P. 17. *Le cursus scolaire, comme la vie à l'école, s'effectue au rythme de l'accompagnement, de l'entraide et du marrainage. Dans le cadre de projets Bonaventure effectue régulièrement des séjours dans différentes structures (agricoles, économiques, culturelles, sociales...) alternatives. * En fin de scolarité Bonaventure prépare les enfants à l'entrée en sixième et en cas de départ avant cette échéance Bonaventure prépare le retour à la norme scolaire. Bonaventure, c'est géré comment ? * Chaque année un congrès réunissant l'ensemble des acteurs directs (enfants, éducateurs, parents...) et indirects (membres de commissions, sympathisants...) définit les grands objectifs de l'année à venir. Pendant l'année, dans le cadre des décisions du congrès, les acteurs directs de Bonaventure autogérent leur quotidien pédagogique, éducatif, matériel, financier... Bonaventure, ça appartient à qui ? * Les biens mobiliers et immobiliers de l'école sont la propriété collective de tous les acteurs(trices) du projet. Bonaventure, c'est financé comment ? * Les bâtiments et leurs aménagements sont financés par la vente de parts de 5OO F. Le fonctionnement de l'école (dépenses pédagogiques, salaires, électricité...) est financé par souscriptions ( chaîne de prélèvements automatiques, dons,...) et par la vente des productions de Bonaventure ( brochures, livres, affiches, productions enfantines, posters...). Bonaventure, ça coûte combien ? * Projet collectif, financé collectivement, la scolarité à Bonaventure est gratuite.  Bonaventure : 35 allée de l'Angle Chaucre 17190 Saint-Georges d'Oléron Tél. / Fax /Rép. 05 46 75 08 92 E-Mail : bonaventure@wanadoo.fr
Autres articles : Francisco Ferrer et l'école moderne ; La ruche une école libertaire avant 1914 ; Francisco Ferrer y Guardia ;[url=http://increvablesanarchistes.org/articles/avan1914/hist_boursetrav.htm] Histoire des Bourses du Travail [/url]; Sébastien Faure ; l'éducation et les anarchistes sou Jules Ferry ; Paul Robin et l'horphelinat de Cempuis Tivaouanne une expérience alternative sociale au Sénégal ;[url=http://increvablesanarchistes.org/articles/2000_apres/2003educ_entraid.htm] Education & mondialisation : construire des pratiques d'entraide égalitaire[/url] A lire : Bonaventure une école libertaire. (Éditions du Monde Libertaire ) Sébastien Faure écrits pédagogiques (Editions du Monde libertaire) ; Cempuis une expérience libertaire à l'époque de Jules Ferry (Editions du Monde libertaire ; CIHPL Francisco Ferrer ; l'Affaire Ferrer (Bianco, Rébérioux,...) ; L'enseignement intégral (Paul Robin Volonté Anarchiste) |
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|  | | bye

 Inscrit le : 19 Déc 2007 Messages : 1908 Localisation : souvent nuages Emploi/loisirs : décalé Humeur : main tendue
 | Sujet: Re: Quelle société pour demain? Ven 4 Avr - 5:12 | |
| [img(39,25)]http://logv3.xiti.com/hit.xiti?s=25746&p=&[/img]
Pédagogie Freinet : où j'en suis?

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depuis le 3 septembre 2001 Texte écrit en août 2001. Si vous voulez savoir ce qui se passe dans ma classe au jour le jour, vous pouvez consulter le cahier de vie qui est actualisé chaque soir. Vous pouvez en profiter pour visiter notre site internet (qui a reçu le prix Nouveaux Gutenberg 2000 désignant le meilleur site internet scolaire primaire du Grand Ouest, ainsi que le prix Globe-Trotters de l'Internet 2001 décerné par AOL).
Dans le texte ci-dessous, il vous sera nécessaire d'installer le logiciel Acrobat Reader pour pouvoir lire de nombreux liens. Vous pouvez le télécharger gratuitement en cliquant ici.
Pourquoi changer?
Je suis professeur des écoles à Blain, un bourg de 8000 habitants de Loire-Atlantique. J’exerce dans l’école depuis 25 ans. Nous sommes un gros groupe scolaire de 14 classes primaires, et 7 maternelles, classé« école à favoriser ». J’ai cette année un cm1-cm2.
J’ai longtemps exercé mon métier de façon plus ou moins traditionnelle, même si j’avais été très impressionné durant mes études à l’Ecole Normale par la lecture du Poème Pédagogique de Makarenko et par Naissance d’une Pédagogie Populaire d’Elise Freinet. On pourrait dire que ma façon d’enseigner ne correspondait pas à ma façon de concevoir l’enseignement.
J’ai fait diverses tentatives de changement : j’ai eu très tôt un conseil de classe, un quoi de neuf, des moments de travail individualisé. J’ai contribué à créer une Bibliothèque Centre de Documentation dans l’école. Nous avons écrit des romans collectifs sous forme d’histoires à suivre avec d’autres classes, les enfants faisaient des exposés, de l’informatique.
Mais j'avais le sentiment de tourner en rond.
Fonctionner de façon classique pour les autres matières ne me satisfaisait pas : j'avais un sentiment d'échec pour certains élèves qui décrochaient, ma manière de travailler ne me semblait pas efficace. J’avais quelquefois d’impression d’être celui qui fait avaler de force à des élèves plus ou moins récalcitrants des connaissances prédigérées. J’étais obligé d’établir un rapport de force pour contraindre certains à « suivre ».
J’ai fait un premier essai de stage Freinet il y a une quinzaine d’années, ce qui a amené quelques nouveautés dans ma pratique. Mais toujours pas de rupture nette par rapport à ce que je faisais auparavant, principalement à cause du fait que je me trouvais isolé dans ma démarche.
Quelques années plus tard, suite à plusieurs conférences pédagogiques ayant pour thème Pédagogies Nouvelles, j'ai fait un nouveau stage, pendant l'été 97, à Saint-Brévin, sur la pédagogie Freinet, avec des membres de l'IDEM 44 (Institut Départemental de l'Ecole Moderne) et d'autres instits désirant comme moi aller plus loin dans ce type de pratique.
Et... je me suis lancé... |
|  | | bye

 Inscrit le : 19 Déc 2007 Messages : 1908 Localisation : souvent nuages Emploi/loisirs : décalé Humeur : main tendue
 | Sujet: Re: Quelle société pour demain? Ven 4 Avr - 5:30 | |
| L'ÉCOLE EN BATEAU
Parmi toutes les expériences "post-soixante-huitardes", L'ÉCOLE EN BATEAU est une des rares qui continue d'exister de nos jours.
Un beau jour de 1969, cinq gosses et un homme décident de partir sur un voilier Partir car ce n'est pas exactement par l'école qu'ils pensaient s'épanouir. Les murs, les "gueulantes" des profs, les colles, la discipline bornée très peu pour eux. Alors un bateau et à nous la Méditerranée. A l'heure actuelle l'expérience continue avec plusieurs groupes d'adultes et d'enfants, plusieurs voiliers. La Tunisie et le Maroc sont traversées par d'étranges caravanes de gosses sur des ânes achetés puis revendus lorsqu'on arrive puis qu'on quitte le pays. C'est l'Éducation par le voyage, l'apprentissage de l'autonomie, la liberté en un mot.
L'école en bateau, c'est aujourd'hui un ensemble de petits groupes, composés chacun de 2 à 4 garçons et filles entre 10 et 16 ans, avec un adulte et qui vont lentement leur vie d'itinérance en Espagne, au Maroc, en Tunisie, en Sicile, en Grèce, en Turquie. A pied, en bivouaquant avec des ânes, en chariot ou en bateau à voile. Deux bases fixes : l'une arboricole dans une île grecque à Chios, l'autre artisanale intégrée à la Médina d'Azou (Atlas marocain). Pas d'année scolaire mais le rythme saisonnier des travaux et des jours.
En itinérance, on s'emploie quelques jours par mois à des travaux à la sauvette mais suffisants pour se nourrir. Le reste c'est une coopérative de parents qui le finance. Parents pauvres qui paient peu, parents aisés qui paient plus.
Expérience éducative hors de la famille : on se débrouille, vivre sa vie en, trouvant sur place dans un petit groupe autonome. Les parents ne sont pas exclus ; leur action se fait à distance et indirectement par l'intermédiaire d'une association loi 1901 et une coopérative.
Pas de ponts coupés non plus avec l'Étude. Nulle idée d'un programme scolaire ! Mais l'anglais qu'on apprend pour et par nos voyages. Les maths et la physique qu'on fait pour la navigation, la plongée, le bâtiment. La botanique, la géologie ' la géographie, l'histoire qu'on. vit dans nos déplacements. Tout cela nous maintient dans les eaux du sacro-saint Programme. Et lorsqu'un enfant retourne aux Études, en Classe... il le fait sans problèmes dans la classe qui correspond à son âge.
Neuf (1) ans que cela dure, trente ans que l'on cherche. "L'École en Bateau" : École parce que sans cela elle ne serait pas. En bateau parce que le bateau, notre seul mode d'itinérance à nos débuts, reste le modèle organique et jouissif de notre existence : le petit équipage où chacun doit trouver sa place. Pourquoi un enfant dès qu'il sait lire, compter, cuite un œuf ne court-il pas le monde ? N'aurait-il déjà plus de pattes ?
L'École en Bateau
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|  | | bye

 Inscrit le : 19 Déc 2007 Messages : 1908 Localisation : souvent nuages Emploi/loisirs : décalé Humeur : main tendue
 | Sujet: Re: Quelle société pour demain? Ven 4 Avr - 5:54 | |
| Lu sur Le recours aux forêts : "Henry David THOREAU (1817-1862) est né et mort à Concord. A l'âge de vingt-huit ans, Thoreau quitte Concord pour aller « vivre sa vie » à deux kilomètres à peine du village, dans une forêt que lui cède Emerson. Il y construit sa cabane sur les bords de l'étang de Walden. En s'installant « hors du monde » à vingt minutes de Concord, il prétend démontrer la nécessité d'être présent au monde ici, maintenant et non dans un ailleurs indéfini. C'est au cours de sa retraite de deux ans qu'il écrit Walden ou la vie dans les bois, son livre le plus célèbre, partie d'une oeuvre monumentale largement inédite en français, ou épuisée. Outre Walden, considéré dans le monde entier comme un classique de la littérature américaine, Thoreau laisse A Week on the Concord and Merrimack Rivers (1845) , un journal : The Maine woods et Cape cod, publiés après sa mort.
L'homme et les idées
"Dès que Thoreau commence à écrire, il se pose comme élève d'Emerson, de quatorze ans son aîné : mêmes idées, même style mais avec davantage de mouvement et de passion. Il est l'ami des philosophes transcendantalistes, en particulier du poète Walt Whitman. Emerson et Thoreau ont eu conscience qu'à ce tournant de l'histoire de leur pays, ils pouvaient par leurs idées, exercer une action morale décisive. Ils ont essayé à Concord de former un foyer rayonnant, tout en sachant fort bien que sa tonalité portait un démenti à l'atmosphère générale. Ce que Barbizon (en forêt de Fontainebleau) a été pour les peintres impressionnistes, Concord l'a été à la même époque pour une école de philosophie. Henry David aspire à « une vie transcendantale dans la nature », c'est-à-dire à rejoindre l'être profond des choses et à y accorder sa conscience. Il veut adapter sa vie à sa philosophie, incarner la self-reliance (l'autosuffisance) et montrer, lui-même, que les véritables besoins matériels de l'homme sont dérisoires et doivent laisser s'épanouir l'esprit. La préoccupation essentielle de Thoreau est de se mettre en résonance avec la vie universelle : « Vraiment voir le soleil se lever ou disparaître tous les jours, nous rattacher ainsi à un fait universel, voilà qui nous conserve à jamais sain ». Cette plénitude, il tâche de l'apprendre au jour le jour, au contact des mille et une rencontres des bois, des champs, des cours d'eau et des gens simples de son entourage immédiat. Observateur authentique et passionné de la nature sauvage et son premier défenseur (les parcs nationaux américains sont nés de son inspiration), Thoreau est autant poète que naturaliste. Il aime s'imprégner de la puissante vitalité de la nature sauvage ; il est l'incarnation de la liberté dans la nature. Sa force est issue d'une vision cosmique où le souffle de la vie absorbé par tous les pores lui fait découvrir les lois supérieures. Il ne prend pas seulement refuge dans la solitude de la nature mais aussi dans son être profond : c'est un grand amateur de philosophie et de spiritualité orientales qu'il met toujours en rapport avec sa propre expérience de marcheur. L'homme de Walden fut un des leaders spirituels des hippies américains des années 1966-1970, de la contre-culture et du mouvement écologique. Bien plus qu'un grand classique des lettres américaines, Thoreau est devenu un archétype de la conscience collective. Et il a donné à notre génération les bases d'une réflexion écologique sur une nouvelle manière de vivre qu'il a résumée en trois mots : simplifiez, simplifiez, simplifiez. "
Walden et les autres
Walden, publié en 1854, dans lequel il relate deux ans de sa vie passée dans une petite cabane de 10 x 15 pi qu'il a bâtie lui-même en bordure du lac Walden, près de Concord, au Massachusetts. C'est dans cette cabane dénuée de tout confort que Thoreau a élaboré ses célèbres pensées basées sur la simplicité, la nature et le réalisme qui continuent encore aujourd'hui d'influencer une foule de personnes. Thoreau a vécu à Walden Pond en 1845 et 1846.
"Outre Walden, considéré dans le monde entier comme un classique de la littérature américaine. Se plaçant au coeur de la tradition libérale américaine, Thoreau voit la nécessité de la participation directe de l'intellectuel aux événements de son propre pays. En 1849, il publie un opuscule, Désobéir, après un séjour en prison pour avoir refusé de payer ses impôts, en signe de protestation contre la guerre du Mexique... L' idéologie de cette oeuvre ramène aux principes de la Déclaration des Droits de l'homme et elle se situe à la source de tous les mouvements d' opposition non violente qui suivirent. Gandhi et le pasteur Martin Luther King s'en inspirèrent directement. "
La cabane
Thoreau a construit sa cabane sur un terrain légèrement pentu menant à un plan d'eau. Le terrain avait été coupé à blanc environ 15 ans auparavant et la régénération en arbustes à petits fruits, en sumacs, pins rigides, caryers et chênes y était abondante. "My house was on the side of a hill, immediately on the edge of the larger wood, in the midst of a young forest of pitch pines and hickories" (Walden, Sounds)
Selon Thoreau, il est tout à fait naturel pour l'homme de construire de ses mains sa propre demeure, à l'image des oiseaux qui construisent leur nid. Aussi, il a lui-même construit sa petite cabane avec un souci constant d'économie et d'harmonie avec la nature. Par exemple, Thoreau a fait le compte détaillé des coûts de construction de sa cabane. L'utilisation de matériaux en bonne partie usagés ou rebutés lui a permis de réduire ses coûts de construction à 28.1212 $, ce qui correspondait selon lui au coût d'un loyer pour une année.
Peu de temps après son séjour, la cabane fut vendue et déménagée chez un fermier des environs qui s'en servit comme entreprôt. Aujourd'hui on peut visiter une réplique fidèle de sa cabane construite non loin du site originel. Walden est devenu un parc public fréquenté par quantité de gens qui viennent y chercher détente et inspiration.
ci-dessus, un livre - clé relatant cette mise en expérience de toute la conception de Thoreau concernant le respect de la nature, la défiance contre la consommation vestimentaire, mobilière,..
Thoreau ne travaille qu'à l'ensemencement de la terre pour y récolter légumes. Il se nourrit de pêche, non de chasse.
Il y traite de ses rapports aux saisons, au temps qui passe, à ses congénères, de la solitude vécue non comme un faix, mais comme une chance. En quelque sorte, il s'agit d'une éducation totale. |
|  | | ecotone Administratrice

Inscrit le : 26 Nov 2007 Messages : 715
 | Sujet: Re: Quelle société pour demain? Sam 5 Avr - 17:37 | |
| C'est ok mon cher Bye, je souscrit à ce que tu dis, mais comme je n'ai que 3 m', j'y reviendrai...
Je voulais vous faire part d'une émission que j'ai écouté, avec Michel Serre, (vous pouvez la podcaster) http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/co2monamour/ Il dit des trucs supers intéressants, il parle de la salissure et la pollution qui est un signe d'appropriation. Un parallèle avec l'éthologie, l'urine et autres déjections qui délimitent le territoire, la distance sociale ; il fait un lien avec l'état de la planète, la pollution de toute sorte, y compris ce qui est visuel comme les panneaux publicitaires qui est une façon d'être possédés, dans le même sens, par ceux qui polluent ou produisent, qui se sont appropriés des territoires qui appartiennent à tous ou à personne... repenser à la notion de propriété,... à bas les frontières,...
Et il donne un conseil aux jeunes en fin de son intervention : "désobéissez, désobéissez, repensez le monde, désobéissez aux politiques, aux médias, désobéissez et repenser le monde!"
Je ne sais pas si en ce moment les jeunes commencent à devenir des nouveaux penseurs, mais ils contestent bien! Nous les "vieux", on va les soutenir, et repenser avec eux!
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|  | | barbaa Invité
 | Sujet: Politique :projet de société Dim 6 Avr - 9:15 | |
| Je suis avec vous pour ce projet de société qui s'inscrit dans un avenir possible. Quelles sont les priorités qui le constituent. J'avais proposé de revoir la gouvernance de nos pays démocratiques qui pour l'être pourrait tout d'abord abandonner le principe du "chef unique" avec une gouvernance à trois têtes : un représentant(e) de l'humanisme, un représentant(e) de l'économie ou des échanges entre les hommes, un(e) juriste pour légiferer sur les droits et devoirs, les échanges, le respect de la nature. En finir avec le leadreshep me parait assez fondamental pour changer de mentalité. le leadership d'aujourd'hui est un show marchand qui nous fait voter sur les apparences et pas sur un projet d'humanité et de son milieu. C'est aussi un modèle de fonctionnement élitiste et donc profondement conservateur. Comme je l'ai déjà dit, la droite/gauche est une ineptie qui ne représente que la moitié d'un pays, et que fait l'autre moitié ? Donc les parties politiques ne nous représentent pas. Pourquoi doit on choisir entre la solidarité et la liberté ? nous voulons les deux ! Ce ne sont que des choix forcés. Excusez moi pour les fautes dans ce texte, je ne me relie pas. |
|  | | bye

 Inscrit le : 19 Déc 2007 Messages : 1908 Localisation : souvent nuages Emploi/loisirs : décalé Humeur : main tendue
 | Sujet: Re: Quelle société pour demain? Dim 6 Avr - 20:57 | |
| Ci-dessous, un communiqué qui sera adressé très bientôt aux petits hobereaux ou roitelets de mairie, notamment. Il va déclencher une campagne de sensibilisation pour la satisfaction d'un droit élémentaire que ces responsables de façade ignorent ou renvoient aux associations caritatives. Ces petits maîtres ont voulu le pouvoir, et bien...qu'ils l'assument.Comme des associations ont oeuvré pour sensibiliser à la juste reconnaissance du droit au logement, notamment, les élus du peuple seront interpellés très bientôt sur cette carence inique.Médias, journaux, affichages,.. ne seront pas oubliés.
Droit de se nourrir
Le droit de se nourrir pour tous est fondamental, au même titre que le droit au logement, à l’énergie, au chauffage, à l’éducation, au travail.
Cependant, il reste purement formel. Face à la paupérisation accélérée de notre société, la commune en tant qu’entité publique de proximité, devrait s’obliger à nourrir les plus démunis, de les restaurer dignement dans des espaces aménagés et pensés socialement. Les politiques se dédouanent aujourd’hui de leur responsabilité sur les associations caritatives.
Il est primordial que toute personne puisse se nourrir régulièrement de repas adaptés aux saisons ( repas chauds l’hiver ) dans des espaces de restauration décents et gratuits. Alimenter l’autre est une exigence , une responsabilité collective et surtout politique, qui ne doit pas se satisfaire de la charité ou de la pitié, de la bonne volonté et du bénévolat des associations de solidarité.
Celles-ci, dont l’activité débordante n’est pas à remettre en cause, ne devraient intervenir qu’en cas d’urgence ou pour pallier à un besoin ponctuel. En réalité, elles sont institutionnalisées , servant d’alibi ou de pansement à une politique d’exclusion exercée par un pouvoir responsable de cette misère, et de plus refusant d’assumer les maux qu’il commet. Les profits augmentent de façon exponentielle pour les grands actionnaires. Les packs fiscaux ne profitent qu’aux plus riches, certains « parachutes dorés » viennent récompenser des gestions désastreuses et frauduleuses des magnats des banques et de l’industrie en toute impunité. Ces richesses accumulées ne sont pas redistribuées, les écarts se creusent, les licenciements se multiplient, tandis qu’une partie de plus en plus importante de la population se paupérise.
De même que certaines utopies, affirmées par les Anarchistes, ou jugées telles comme le transport gratuit pour tous, sont à présent appliquées dans un nombre croissant de communes, nous exigeons que ce besoin essentiel pour tout être humain soit pris en charge rapidement par ceux qui prétendent être responsables des faits et gestes de leurs concitoyens.
Le droit au pain pour les plus démunis, au regard du prix de la baguette, devient un luxe. Quelle honte pour cette société de faire le choix politique de préférer nourrir des voitures plutôt que des êtres humains. Les Anarchistes ont le sens du partage ; ils militent pour une société égalitaire et responsable qui prenne soins de l’ensemble de sa population. Ceci n’est pas de la charité chrétienne, c’est une exigence éthique que nous devons avoir collectivement. Pour information citoyenne, les Anarchistes ne s’appellent jamais camarade entre eux, mais compagnon ce qui signifie étymologiquement, celui ou celle avec qui l’on partage le pain, certains devraient en prendre de la graine : Rappelons la conduite scandaleuse de la marie UMP de DIGOIN en Saône et Loire, qui avait donné ordre en mai 2007 à ses agents de ne pas ouvrir ses services sociaux aux familles de sans papiers frappées d’expulsion Effet immédiat : Gracia, 5 ans, et Béni, 3 ans, d’origine Congolaise, scolarisés à la maternelle n'ont plus eu accès à la cantine.. «Contrairement à la scolarisation, la cantine n'est pas une obligation, » explique le responsable des services administratifs de la ville. Le maire a donc décidé de ne pas se mettre en travers de la décision de la préfecture. Cette décision vaut aussi pour ceux qui ne peuvent payer la cantine». En effet nous pouvons citer l’exemple de cette autre mairie de la région Parisienne ou de très jeunes enfants de maternelle qui ont été « condamnés » à un repas de pain et d’eau, devant tous leurs camarades au prétexte que leurs parents n’avaient pas payé la cantine ! Dans ce cas les dispositifs de recouvrement sont implacables, l’impayé étant adressé à la perception de la commune, puis transmis à des cabinets d’huissiers et les enfants radiés des cantines.
Compte tenu de leur coût malgré les tarifs liés aux conditions de ressources, nombre de parents n’inscrivent plus leurs enfants, et beaucoup ne mangent pas à leur faim. Par conséquent il nous paraît indispensable que la cantine soit gratuite pour toute famille disposant du SMIC comme ressource et en deçà.
A tous ceux qui ont voulu le pouvoir et l’ont obtenu,sans nous, nous exigeons que leur boursouflure démocratique soit au moins mise à contribution pour l’indispensable, avant que nous ne les délogions avec notre colère, et avec celle de ceux qui ont faim ! |
|  | | ecotone Administratrice

Inscrit le : 26 Nov 2007 Messages : 715
 | Sujet: Re: Quelle société pour demain? Mer 9 Avr - 14:00 | |
| Alors ça, mon cher Bye, c'est une belle démarche! Il faudra que tu nous tiennes au courant...
La pauvreté sur la planète ne cesse d'augmenter, des peuples sont de plus en plus affamés, et des sorman passent aux heures de grandes écoutes pour déclarer que "grâce au capitalisme et l'industrialisation de partout dans le monde la misère recule!! Un autre négationniste à la manière d'allègre, un sur le réchaffement climatitique et l'autre sur la faim dans le monde.
Nous avons du boulot en matière de démontage de contre vérités! |
|  | | bye

 Inscrit le : 19 Déc 2007 Messages : 1908 Localisation : souvent nuages Emploi/loisirs : décalé Humeur : main tendue
 | Sujet: Re: Quelle société pour demain? Jeu 10 Avr - 4:26 | |
| | Ma chère Ecotone, le communiqué ci-dessus a déjà été envoyé à la presse locale, militante,..Début mai, ( en ce moment beaucoup de boulot en préparation autour du 1° mai ), diffusion sur les marchés, collages,.. |
|  | | | Quelle société pour demain? | |
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