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    Re: Birmanie

    Message par bye le Jeu 27 Mar - 20:11

    Communiqué de presse




    Déclaration commune des membres du Réseau Européen pour la Birmanie (European Burma Network) – 27 mars 2014

    Pour lire le comunqué en ligne, cliquez ici


    Un an après les violences anti-musulmanes de Meitkila :
    les discours haineux inspirent des lois discriminatoires

    Un an après le début des violences anti-musulmanes à Meiktila, les membres du Réseau européen pour la Birmanie expriment leurs vives préoccupations face à la montée des discours de haine, mais aussi face aux projets de lois discriminatoires, proposés par des groupes extrémistes bouddhistes et soutenus par le Président.

    Les personnes déplacées par les violences de Meiktila vivent toujours dans des camps, sans aucune perspective de retour. Le gouvernement ne s’étant pas attaqué aux discriminations anti-musulmanes, il est peu probable qu’elles soient en mesure de retourner chez elles en toute sécurité, même si de nouvelles habitations sont reconstruites.

    Les propositions de loi en cours d'élaboration par le gouvernement de Thein Sein, à la demande du Président du Parlement, Shwe Mann, comprennent une loi qui vise à restreindre la liberté de mariage des non-bouddhistes avec des bouddhistes et une loi qui souhaite limiter le nombre d'enfants auquel une femme musulmane peut donner naissance. Ces lois violent les standards internationaux en matière de droits de l'homme inscrits dans la Déclaration universelle des droits de l'homme.

    En défendant ceux qui incitent à la violence et qui promeuvent des discours de haine à l’encontre des musulmans et des autres minorités, ainsi qu’en soutenant les lois qu'ils proposent, le Président et son gouvernement, légitiment leurs points de vue. Le Rapporteur spécial sur les droits de l'homme en Birmanie s’en inquiète dans son dernier rapport de Mars 2014:

    « Le Rapporteur spécial craint que le gouvernement ne s'acquitte pas de son obligation internationale relative aux droits de l'homme pour lutter contre l'incitation à la violence fondée sur la haine nationale, raciale ou religieuse. Des groupes politiques, religieux et communautaires ont mené, en toute impunité, des campagnes extrêmement bien organisées et coordonnées d'incitation à la discrimination, à l'hostilité et à la violence contre les Rohingyas et les autres minorités musulmanes. Le gouvernement a le devoir, en vertu du droit international relatif aux droits de l’homme, d'enquêter sur la nature et l'étendue des préjudices causés à des personnes et des groupes sur une base de haine raciale ou religieuse et en raison d’incitation à la violence et à l’hostilité, et d'obliger les auteurs de ces violations à répondre de leurs actes et à les punir en conséquence. »

    Le Réseau Européen pour la Birmanie appelle le gouvernement birman et la communauté internationale à étudier les recommandations du Plan d'action de Rabat et le récent rapport sur ​​les discours de haine du Rapporteur spécial de l'ONU sur la liberté de religion ou de conviction, et à mettre en œuvre ces recommandations en Birmanie.

    Les membres du Réseau Européen pour la Birmanie appuient aussi la recommandation du Rapporteur spécial qui préconise de suivre la Recommandation Générale 35 du Comité pour l'élimination de la discrimination raciale sur la lutte contre les discours de haine raciale.

    Nous exhortons le gouvernement birman à mettre en œuvre la Recommandation Générale 35, mais aussi à respecter la Convention sur l'élimination de la discrimination raciale. Nous demandons instamment à tous les partis politiques en Birmanie de soutenir publiquement la mise en œuvre complète en Birmanie de la Recommandation Générale 35.

    Nous attirons l'attention sur la nécessité d'une législation efficace qui puisse aider à traiter la question des discours de haine tout en garantissant que les libertés civiles ne soient pas réduites. Une légalisation conforme à la recommandation générale 35 devrait être adoptée :

    « Déclarer délits punissables par la loi et de sanctionner efficacement:

    a) Toute diffusion d’idées fondées sur la supériorité ou la haine raciale ou ethnique, par quelque moyen que ce soit;
    b) L’incitation à la haine, au mépris ou à la discrimination envers des membres d’un groupe racial ou ethnique en raison de la race, la couleur, l’ascendance ou l’origine nationale ou ethnique;
    c) Les menaces ou l’incitation à la violence contre des personnes ou des groupes pour les motifs énoncés ci-dessus;
    d) L’expression d’insultes, de moqueries ou de calomnies à l’égard de personnes ou de groupes, ou la justification de la haine, du mépris ou de la discrimination pour les motifs énoncés à l’alinéa b, lorsque ces actes s’apparentent clairement à de l’incitation à la haine ou à la discrimination;
    e) La participation à des organisations ou des activités qui encouragent la discrimination raciale ou y incitent. »

    Les membres du Réseau Européen pour la Birmanie appellent l'Union européenne et le reste de la communauté internationale à faire comprendre au gouvernement birman que le maintien de relations diplomatiques positives dépendra de sa volonté de suivre la Recommandation Générale 35 et de se conformer à ses obligations internationales en matière des droits de l’homme.

    La communauté internationale devrait également indiquer clairement que les deux lois en cours d'élaboration, pour limiter les mariages inter-religieux et le nombre d'enfants des musulmans, sont inacceptables et incompatibles avec les obligations internationales de la Birmanie. Ce projet de loi est discriminatoire à l'égard des minorités religieuses et de toutes les femmes, indépendamment de leur religion.

    Il apparaît clairement que le gouvernement birman et les partis politiques d'opposition sont réticents ou incapables de commencer à s'attaquer aux discriminations religieuses, aux discours de haine et aux violences anti-musulmanes. La communauté internationale doit donc tout faire pour aider davantage, y compris en exerçant une pression, afin de s'assurer que tous les dirigeants politiques de Birmanie comprennent l'urgence d’une intervention pour lutter contre l’intolérance religieuse, les discours de haine et l’incitation à la violence en Birmanie.

    Les membres du Réseau européen pour la Birmanie appellent l'Union européenne et le reste de la communauté internationale à organiser une conférence internationale sur ce thème, comptant sur la participation de personnalités de haut rang avec un soutien financier et une expertise internationale et menant à un plan d’action spécifique.

    La lutte contre ce problème croissant devrait constituer une priorité, faute de quoi, l’exacerbation des violences et la mise en place de politiques discriminatoires à l'égard des minorités religieuses et ethniques de Birmanie seront inévitables.

    Organisations signataires :

    Actions Birmanie (Belgique)
    Austrian Burma Center
    Association Suisse-Birmanie
    Building Social Democracy in Burma (A project under ASD Sweden)
    Burma Action Ireland
    Burma Aktion Germany
    Burma Campaign UK
    Burmese Rohingya Organisation UK
    Christian Solidarity Worldwide
    Info Birmanie (France)
    Norwegian Burma Committee
    Society for Threatened Peoples (Allemagne)
    Swedish Burma Committee





    AGISSONS POUR LA PAIX ET LA DÉMOCRATIE EN BIRMANIE

    Info Birmanie
    84, quai de Jemmapes - 75010 Paris
    07 62 80 61 33
    infobirmanie@gmail.com
    www.info-birmanie.org

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    Re: Birmanie

    Message par bye le Lun 14 Avr - 20:02

    Aung San Suu Kyi en visite à Paris :


    la France doit promouvoir la paix et la démocratie en Birmanie


    Madame Aung San Suu Kyi est arrivée en France le 14 avril pour une visite officielle. Elle rencontrera dès demain François Hollande. À cette occasion, Info Birmanie appelle le gouvernement français à promouvoir les droits de l’homme, la paix et la réconciliation nationale en Birmanie et à faire pression sur le gouvernement birman pour qu’il prenne des mesures contre l’intolérance religieuse et l’impunité.

    « Ces derniers mois, le processus d’ouverture en Birmanie s’est indéniablement ralenti. L’armée est impliquée dans les affaires publiques et économiques, et les violations des droits de l’homme, notamment celles liées à la terre, à l’accès à la justice, à la liberté d’expression et d’association, sont fréquentes. », a déclaré Célestine Foucher, coordinatrice d’Info Birmanie.

    Depuis le début de l’année 2014, le gouvernement de Thein Sein redouble d’hypocrisie. Il rassure la communauté internationale en mettant en avant ses promesses de réformes et ses projets de développement économique, tout en continuant d’exercer une politique autoritaire et d’instrumentaliser les conflits en cours dans le pays.

    Depuis le lancement du recensement national de la population au mois d’avril, l’armée birmane a déployé de nouvelles troupes dans l’État Kachin et continue d’attaquer les groupes ethniques en ciblant volontairement les populations civiles. 3000 déplacés internes ont été forcés de fuir lors de nouveaux affrontements qui ont éclaté le 10 avril dernier. Pendant l’été 2013, le président Thein Sein, avait pourtant promis la paix dans tout le pays et s’était engagé à y parvenir « dans les prochaines semaines ».

    Au mois d'avril plusieurs journalistes ont été arrêtés, l’un d’entre eux a été condamné à un an de prison pour avoir "dérangé un fonctionnaire". Les défenseurs des droits de l'homme sont harcelés et les confiscations de terre s'amplifient avec l'arrivée de nouveaux investisseurs étrangers.

    En 2014, la situation des Rohingyas s'est dégradée de façon très préoccupante. Les récentes manifestations et attaques contre les bureaux de l'ONU et des organisations humanitaires de la région, ont provoqué l’évacuation des travailleurs humanitaires. 800 000 personnes sont désormais privées de toute aide humanitaire, tandis que les campagnes de haine continuent, et que des lois discriminatoires proposées par les groupes extrémistes, sont en passe d'être votées. Le rapporteur spécial de l'ONU sur les droits de l'homme en Birmanie a affirmé le 7 avril 2014 que « les évènements récents dans l'État de Rakhine s'inscrivent dans une longue histoire de discrimination contre la communauté des Rohingyas et ils pourraient constituer des crimes contre l'humanité »

    Selon Info Birmanie, « La France ne doit pas être dupe des stratégies de communication du gouvernement birman et doit faire écho au message d’Aung San Suu Kyi appelant à des réformes durables, et au renforcement de l’état de droit en Birmanie. »

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    Re: Birmanie

    Message par bye le Jeu 24 Avr - 15:10

    Libérez Nay Myo Zin et Win Cho !

    Info Birmanie appelle à la libération immédiate de Nay Myo Zin et Win Cho, ainsi que de tous les prisonniers politiques restants, et à abroger l’Article 18 de la Loi sur les manifestations et les rassemblements pacifiques dans son intégralité.


    Nay Myo Zin et Win Cho sont tous deux d’anciens prisonniers politiques. Ils ont été arrêtés de nouveau en raison de leurs activités pacifiques. Le 17 janvier, ils ont organisé une manifestation regroupant des centaines de paysans, afin d’appeler à la libération de tous les prisonniers politiques, au changement constitutionnel, et à la création d’un syndicat paysans national.
    Le 18 janvier, ils ont été arrêtés et condamnés en vertu de l’article 18 de la Loi sur les manifestations et les rassemblements pacifiques pour avoir organisé une manifestation sans autorisation. En mars 2014, ils ont été condamnés à trois mois de prison.


    Le Président Thein Sein n’a pas honoré sa promesse de libérer tous les prisonniers politiques avant la fin de l’année 2013. Des centaines de personnes pourraient toujours se trouver en détention ou faire face à une arrestation en raison de leurs activités politiques, leur origine ethnique ou leur religion. Même les personnes dont les dossiers ont été vérifiés par le Comité de surveillance des prisonniers politiques, n’ont toujours pas été libérées. Selon l’Association d’assistance aux prisonniers politiques (AAPPB), au moins 33 prisonniers politiques seraient toujours en prison. De nouveaux activistes sont arrêtés et toutes les lois répressives demeurent en place.

    Un mécanisme de surveillance indépendant des prisonniers politiques comprenant des experts internationaux doit être mis en place afin de mettre un terme à ce problème.


    Même après les amendements proposés, la loi birmane permettant soi-disant de manifester n’est pas compatible avec les standards internationaux. Les activistes, comme Nay Myo Zin et Win Cho, sont arrêtés en vertu de lois répressives pour avoir organisé des manifestations pacifiques. « Le gouvernement de Thein Sein doit faire passer une nouvelle loi qui accorde aux populations le droit et la liberté de protester. Tant que les lois répressives ne sont pas abrogées, tous les défenseurs des droits de l’homme se trouvent constamment sous la menace d’une nouvelle arrestation », a déclaré Célestine Foucher, coordinatrice d'Info Birmanie.


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    Re: Birmanie

    Message par bye le Mar 20 Mai - 14:42

    Le retour des réfugiés ne peut se faire sans garanties de sécurité ni de protection
    Publié le 20 mai 2014
    Déclaration des membres du Réseau Européen pour la Birmanie (EBN) - Le 20 mai 2014

    Les membres du Réseau Européen pour la Birmanie (EBN) sont vivement préoccupés par la situation des réfugiés birmans qui vivent dans les camps de déplacés en Thaïlande. L’insuffisance de l’aide humanitaire est en train de les pousser à rentrer chez eux de façon prématurée.

    La communauté internationale et notamment l’Union européenne, met en œuvre des mesures qui pourraient forcer les réfugiés birmans à retourner chez eux alors que les conditions de sécurité ne sont pas garanties et qu’ils risquent de manquer de tout, y compris des besoins de première nécessité.

    Les réformes en cours en Birmanie et notamment le processus de paix ne permettent pas encore aux réfugiés de rentrer chez eux. Même lorsque des cessez-le-feu ont été signés, aucun code de conduite n’a été mis en place pour leur application. L’armée birmane a augmenté ses effectifs dans les régions où vivent les minorités ethniques et bien que les violations des droits de l’homme commises par les forces armées aient diminué dans certaines zones, elles continuent d’avoir lieu. Le dialogue politique qui pourrait conduire à une paix durable n’a toujours pas commencé et il y a peu de chance qu’il débute prochainement.

    En dépit de ces sérieuses préoccupations et malgré le fait que le nombre de réfugiés n’ait pas diminué de façon significative, beaucoup de donateurs ont utilisé les réformes de ces trois dernières années comme une excuse pour réduire les financements attribués aux réfugiés. Cela s’est traduit par une coupe du budget destiné aux rations alimentaires, aux abris, aux vêtements et autres services de base.

    Dans certains cas, les financements ont été attribués aux programmes d’aide au retour des réfugiés. Toutefois, ils sont tellement sous-financés qu’ils ne peuvent en aucun cas répondre de façon adéquate à leurs besoins.

    Les bailleurs ne devraient pas détourner les financements destinés aux moyens de subsistance essentiels comme la nourriture et les abris. Le retour des réfugiés devrait constituer un financement supplémentaire, plutôt que de se substituer aux financements des besoins de bases des réfugiés vivant dans les camps.

    Face à la baisse des rations alimentaires et des autres services de base, beaucoup de réfugiés ont le sentiment que la communauté internationale est en train de les pousser, contre leur volonté, à rentrer chez eux. Les réfugiés se demandent même si les baisses des financements ne sont pas destinées à les affamer pour qu’ils retournent en Birmanie.

    En utilisant les baisses de financements pour forcer les réfugiés à rentrer, les donateurs comme l’Union européenne font courir aux réfugiés de nombreux risques : violations des droits de l’homme, mines anti personnelles, situation d’extrême pauvreté.

    Les membres de l’EBN appellent l’Union Européenne et les autres donateurs à réaffecter leurs financements à la nourriture, aux abris et aux moyens de subsistance des réfugiés et des déplacés internes en Birmanie.

    Nous appelons les donateurs à reconnaitre que les réformes dans le pays n’ont pas été suffisantes pour permettre aux réfugiés de rentrer en Birmanie en toute sécurité.

    Les réfugiés consultés par les membres de l’EBN ont expliqué les raisons qui les empêchent de rentrer en Birmanie et ont demandé à ce qu’elles soient prises en compte avant qu’ils envisagent un retour.

    - Les réfugiés appellent à un retrait des troupes. Depuis que les cessez-le-feu ont été signés, il y a eu une augmentation signifiante du nombre de soldats birmans dans les États ethniques. Leurs villages et leurs maisons sont toujours occupés par l’armée birmane qui est justement responsable des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis à leur encontre. Les réfugiés ne considèrent donc pas pouvoir retourner chez eux en toute sécurité. Cette situation n’est pas une priorité pour la communauté internationale, qui proclame pourtant son soutien au processus de paix.

    - Les réfugiés ont exprimé leurs préoccupations quant aux mines anti personnelles toujours présentes dans leurs anciens villages et fermes. Quelques actions de déminage ont été lancées mais elles n’impliquent qu’une toute petite partie des terrains concernés.

    - Les réfugiés veulent récupérer leurs terres. Un grand nombre d’entre eux ont dénoncé la confiscation de leurs terres et de leurs maisons par l’armée ou le gouvernement. Aucun effort n’a été fait pour résoudre cette situation et depuis que les réformes ont commencé, le nombre de confiscations de terre a même augmenté.

    - Pour retourner chez eux, les réfugiés ont besoin de beaucoup plus qu’un programme d’accès aux moyens de subsistance. Leurs maisons ont été détruites, leurs propriétés et leurs bétails ont été pillés. Ils ont besoin d’assistance pour reconstruire leurs maisons, remplacer leurs outils, leurs semences et leurs bétails. Ils veulent une compensation du gouvernement birman pour la perte ou le vol de leurs propriétés. Aucun effort n’a été réalisé dans ce sens.

    - Beaucoup de réfugiés souhaitent rentrer dans leurs villages d’origine plutôt que dans les zones économiques spéciales où le gouvernement souhaite les installer. Ils n’ont pas envie de devenir la main d’œuvre bon marché des usines. La pression qui s’exerce sur le gouvernement birman est trop faible pour qu’il autorise les réfugiés à choisir où ils souhaitent vivre.

    Les réfugiés ont aussi souligné le besoin de justice et de responsabilité. Ils souhaitent que les responsables des abus soient condamnés. Ils ont déclaré qu’il ne s’agissait pas de vengeance mais de justice. Aucune action n’a été mise en place dans cette direction en Birmanie. Le gouvernement ne reconnait même pas que des violations des droits de l’homme ont été massivement commises. La communauté internationale, y compris l’Union européenne, ne prend aucune mesure relative aux violations du droit international qui ont eu lieu dans le passé ni celles qui continuent aujourd’hui.

    L’Union européenne et ses membres soutiennent le processus de paix en soutenant les mécanismes gouvernementaux et en suivant les perspectives présentées par les autorités.

    Les groupes armés ethniques et leurs représentants politiques sont peu soutenus et presque aucune attention n’est accordée aux organisations locales et aux victimes des violations des droits de l’homme.

    La paix et le retour en toute sécurité des réfugiés ne pourront avoir lieu sans l’implication des communautés affectées. Leurs voix doivent être entendues et leurs préoccupations prises en compte.

    Les membres de l’EBN appellent l’Union Européenne et ses membres à écouter et à prendre en compte les préoccupations des communautés birmanes affectées par le conflit, comme spécifié dans cette déclaration.

    Signataires :

    Actions Birmanie – Belgium
    Austrian Burma Center
    Association Suisse Birmanie
    Building Social Democracy in Burma – A project under ASD Sweden
    Burma Action Ireland
    Burma Campaign UK
    Burmese Rohingya Organisation UK
    Christian Solidarity Worldwide
    European Karen Network
    Info Birmanie – France
    Norwegian Burma Committee
    Polish Burma Solidarity
    Society for Threatened Peoples – Germany
    Swedish Burma Committee
    Swedish Social Democratic Students´ Burma Project

    http://www.info-birmanie.org/le-retour-des-refugies-ne-peut-se-faire-sans-garanties-de-securite-ni-de-protection/
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    Re: Birmanie

    Message par bye le Ven 19 Sep - 19:06

    21 septembre :
    Journée internationale de la paix

    Après 50 ans de dictature, les birmans n’ont toujours pas le droit à la paix


    A l’occasion de la journée internationale de la paix, célébrée le 21 septembre, Info Birmanie souhaite rappeler que les tensions et les conflits armés n’ont jamais cessé en Birmanie. Sans paix durable ni sécurité, le processus de réformes en cours ne pourra continuer et la Birmanie ne connaitra jamais la démocratie.
    En 2011, la Birmanie est sortie de plus de 50 ans de dictature, mais malgré les espoirs suscités par le processus d’ouverture, des centaines de milliers de personnes sont toujours piégées dans un cycle perpétuel de violences. En juillet 2014, les Nations Unies recensaient 642 600 personnes déplacées dans le pays à cause des conflits armés et des violences interreligieuses.

    Le gouvernement est directement responsable de cette situation. Plutôt que de protéger son peuple comme il en a le devoir, il a repris les combats contre les groupes armés ethniques, mène une politique discriminatoire contre les minorités persécutées et entrave l’accès humanitaire des populations les plus vulnérables du pays.

    498 000 personnes ont été déplacées par les conflits qui opposent le gouvernement central aux groupes armés ethniques. Ces populations fuient les exactions commises par l’armée birmane qui n’hésite pas à se servir des civils comme de boucliers humains, à utiliser le viol comme arme de guerre et à recourir au travail forcé, à la torture et aux arrestations arbitraires.

    Parallèlement, une crise profonde touche l’État d’Arakan, où des violences confessionnelles ont surgi entre les Rohingyas musulmans et les bouddhistes Arakanais. Des centaines de Rohingyas ont été tués et 145 000 vivent dans des conditions qui s’apparentent à celles de camps de concentration.

    Alors que la prolifération des discours de haine divise la population birmane, le gouvernement n’a jamais tenté de les contenir, de les prévenir ni même de les condamner. Aujourd’hui les tensions religieuses s’étendent à tout le pays et constituent une réelle menace pour l’avenir de la Birmanie.

    Info Birmanie appelle la communauté internationale à ne pas fermer les yeux sur ces conflits. Elle doit condamner le recul des réformes constaté cette année et faire pression sur le gouvernement birman pour qu’il œuvre véritablement en faveur de la réconciliation nationale et de la paix.

    La Birmanie a déjà trop souffert de décennies de guerre et d’inégalités, la communauté internationale doit faire passer la paix avant ses intérêts économiques.

    Des milliers de birman seront dans la rue le 21 septembre pour promouvoir la paix et la tolérance dans leur pays. Soutenons-les !






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    Re: Birmanie

    Message par bye le Lun 8 Juin - 19:05

    Exode des rohingyas : la France doit faire pression sur les autorités birmanes

    Info Birmanie est très préoccupée par la crise humanitaire qui se déroule dans le détroit de Malacca et la mer d’Andaman. Selon l’Organisation internationale pour les migrations, plusieurs milliers de migrants se trouveraient, depuis plusieurs semaines, sur des embarcations de fortune, en pleine mer. Ces réfugiés de Birmanie et du Bangladesh, dont la plupart sont issus de la minorité musulmane rohingya, cherchent à fuir les persécutions dont ils sont victimes dans leur pays depuis de nombreuses années.

    Plusieurs États ont haussé le ton contre la Birmanie dont les politiques discriminatoires conduisent ces migrants à fuir, mais aussi contre la Malaisie, la Thaïlande et l’Indonésie qui ont refoulé ces bateaux vers la mer, condamnant leurs occupants à une mort certaine. La France, pays des Droits de l’Homme, est restée silencieuse.

    Face aux pressions internationales la Malaisie et l’Indonésie se sont finalement engagées à ne plus refouler les bateaux en mer, à porter secours aux migrants en détresse et à les accueillir temporairement sur leur territoire. Info Birmanie salue ces annonces.

    Cependant aucune mesure n’est prise pour résoudre le fond du problème et l’origine de l’exode massif de ces réfugiés. La crise humanitaire que vivent les rohingyas dure depuis des années et ne prendra pas fin tant que le gouvernement birman mènera une politique de discrimination et de répression contre la minorité musulmane.

    Cette crise humanitaire effroyable était en effet prévisible. Depuis des décennies, les rohingyas ont été systématiquement privés de citoyenneté et soumis à des politiques discriminatoires et répressives par le gouvernement. Le regain des tensions en 2012 a fait plus de 200 morts et conduit 140 000 personnes à fuir leurs maisons et villages. Les autorités birmanes sont complices de ces violences et ont manifesté un manque flagrant de volonté de respecter et protéger cette minorité musulmane. Elles leur ont imposé des restrictions religieuses et familiales et ont renié leurs libertés fondamentales. Les rohingyas ne peuvent pas se déplacer librement et leur accès à l’éducation, la santé et l’emploi est limité.

    Aujourd’hui, ils sont prêts à risquer leur vie pour échapper à ces conditions de vie. Ils n’ont d’autre choix que de quitter leur pays par la mer, et se retrouvent ainsi embarqués sur des bateaux, livrés aux mains de passeurs peu scrupuleux. Chaque année, cet exode est particulièrement important avant la saison des pluies, période où les conditions de vie s’aggravent encore dans les camps de déplacés et pendant laquelle la mer est plus calme.

    Cette année, les discriminations s’étant encore accrue contre les rohingyas en Birmanie, leur exode a été 30% plus important qu’à la même période en 2014. De plus, le 1er mai, au moins 30 corps, présumés rohingyas, ont été découverts dans un camp près de la frontière entre la Thaïlande et la Malaisie. Détenus par les passeurs, ils seraient morts de faim et de maladies car leur famille ne pouvait pas payer les rançons exigées pour leur traversée. Suite à cette découverte macabre, les autorités thaïlandaises ont mis en place des politiques répressives pour lutter contre le trafic d’êtres humains dans la région. Elles ont désorganisé les filières clandestines : les passeurs, qui avaient l’habitude de passer par la Thaïlande et qui s’en sont trouvés empêchés, ont alors abandonné les bateaux en mer, laissant ces personnes dériver sans eau potable, médicaments ni nourriture.

    Depuis des années, les migrants birmans et bangladais sont considérés comme des parias qu’aucun pays ne souhaite accueillir. Leurs embarcations sont régulièrement refoulées par les pays de la région sans que la communauté internationale ne s’en préoccupe. La crise actuelle met seulement en lumière une situation catastrophique qui ne peut plus durer.

    A l’initiative de la Thaïlande, une réunion régionale sera organisée le 29 mai pour évoquer le problème de la migration clandestine et le sort à réserver aux migrants interpellés : amende, prison et rapatriement. Fidèle à ses politiques répressives, la Birmanie a annoncé qu’elle pourrait la boycotter.

    Le 11 mai, la NLD, le parti d’opposition d’Aung San Suu Kyi, s’est enfin exprimé après des années de silence sur le sort des Rohingyas. « S’ils ne sont pas acceptés (en tant que citoyens), ils ne peuvent pas juste être envoyés en mer. […] Ce sont des être humains, ils ont des droits » a déclaré Nyan Win, porte parole du parti.

    Alors que la Birmanie est confrontée à un nationalisme bouddhiste très fort et que les élections législatives approchent, il s’agit d’un sujet explosif. Comme en témoigne la réaction du gouvernement birman qui récuse toujours toute responsabilité dans le drame des boat people. Le 18 mai, la ministre de l’information a déclaré « comprendre l’inquiétude internationale » mais n’a jamais prononcer le mot « rohingya», terme que les autorités birmanes refusent toujours de reconnaître.

    La France doit utiliser son influence diplomatique et économique pour que le gouvernement birman exerce son obligation de protéger son peuple. Sans reconnaissance de la minorité ethnique et de ses droits, l’exode des rohingyas continuera.

    http://www.info-birmanie.org/exode-des-rohingyas-la-france-doit-faire-pression-sur-les-autorites-birmanes/

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    Re: Birmanie

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