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    Maroc

    Message par bye le Lun 18 Mai - 5:55

    Communiqué des "Verts du Maroc"


    La première université verte africaine placée sous le thème l’écologie politique pour sauver L’Afrique s’est déroulée à l'école
    nationale de l'industrie minière à Rabat Maroc les 27 28 et 29 Mars 2009 suivant les recommandations de l’atelier africain de Sao Paulo
    2008.


    Les chercheurs et participants ont traité l’ensemble des thèmes de l’agenda et plusieurs découvertes scientifiques ont été exposées
    lors de la visite des laboratoires.


    Les représentants régionaux africains qui ont participé à la première université verte africaine placée sous le thème l’écologie politique pour sauver l Afrique ont adopté la déclaration de Rabat 2009.

    A l’issue des travaux le Dimanche 29 Mars 2009 les participants ont siégé au sein du deuxième tribunal vert international qui a
    porté principalement sur l’agression par l’armée d’Israel dotée d’armes chimiques contre les populations civiles et des enfants lors de la guerre de Gaza


    Le prix international de Marrakech 2009 a été décerné par Madame Fatima Alaoui:

    1. Aux enfants de Gaza,
    2. Aux membres de la caravane pour la paix conduite par Georges Galway
    3. Aux chercheurs marocains présents qui ont découvert une nouvelle énergie pour les moteurs.


    Université africaine des Verts Maroc à Rabat

    Ensemble pour défendre l’écologie

    Contrairement aux idées reçues, l’ensemble des Partis Verts du monde forment des réseaux parfaitement organisés au niveau
    mondial, y compris en Afrique.

    _____________

    Pour pouvoir mener à bien leurs actions, les partis Verts africains se sont regroupés. Adamou Garba, président du Rassemblement pour un Sahel Vert, représente le continent au sein de la Global
    Greens, une entité qui regroupe tous les partis Verts du monde. Frank Habineza, un Rwandais, occupe le poste de coordinateur de cette organisation avec M. Garba et Juliana Muguer, du Kenya. Adamou Garba et Frank Habineza ont été les invités d’honneur de l’université africaine des Verts, organisée du 27 au 29 mars à
    l’école de l’industrie minérale de Rabat par Fatima Alaoui, secrétaire générale des Verts Maroc.


    L’écologie peut-elle sauver l’Afrique? a été le thème de ces trois jours de conférences. Selon Fatima Alaoui, il n’y a aucun doute, mais les partis écologistes africains doivent travailler ensemble.


    Né en 1992, le mouvement écologiste marocain fait également partie du réseau africain de la Global Greens, une organisation
    internationale qui permet de fédérer les actions des partis Verts des différents pays afin d’aller vers une politique commune.


    Espoir


    Cependant, dans beaucoup de pays africains, les Verts ont très peu de poids sur la scène politique locale. Adamou Garba en est
    bien conscient: «bien que notre parti ait été créé en 1993, nous sommes encore peu représentés lors des élections. Pendant longtemps, les listes électorales ont été truquées: des enfants de 6 ans et des mineurs de moins de 16 ans étaient considérés comme des personnes émancipées, c’est-à-dire mariées», donc autant électeurs influençables. En Guinée, la récente crise interne a rendu la situation difficile, mais les écolos du pays ne perdent pas espoir. «Nous remettrons la Guinée sur les rails. Les élections législatives devraient avoir lieu en décembre». Dans certains pays comme la Tunisie, c’est un autre problème qui se pose, il existe deux partis représentant l’écologie: le Parti des Verts pour le progrès, une formation pro-gouvernementale né en 2005, et Tunisie Verte, créé en 2004. Seul le deuxième est reconnu par la Global Greens, mais, malheureusement, pas par l’Etat. Au cours des mois à venir, des membres des Verts se déplaceront à Tunis pour tenter de trouver un compromis.


    Pour les élections communales, les Verts Maroc comptent présenter des listes, mais Fatima Alaoui ne figurera sur aucune. «Ce n’est pas ma priorité, je me consacrera sur la recherche. Aux dernières élections, dans la région de Youssoufia, très polluée, nous avons eu deux élus, mais, face à l’OCP, ils n’ont pas pu lutter. Lors des communales, nous nous concentrons sur les localités où nous avons les récépissés légaux». Selon la secrétaire générale, ces régions servent de laboratoire d’idées: de solutions locales, le parti développe une stratégie nationale dans tous les domaines.
    Aujourd’hui, l’écologie séduit de plus en plus de monde: «de plus en plus, des lus d’autres partis me contactent pour adhérer avec nous», affirme Fatima Alaoui. Une révolution verte aux communales?




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    Re: Maroc

    Message par bye le Mar 19 Mai - 19:14

    Repression policiere à El Ejido/manif 22 mai










    Rafle policière dans la zone d'El Ejido (Alméria, Andalousie): 70
    personnes auraient été expulsées!

    Samedi 9 mai au matin, une vaste opération policière de contrôle
    d'identité des travailleurs migrants, principalement marocains, a eu lieu à l'intérieur d'un supermarché discount d'El Ejido, mais aussi dans la salle d'attente de l'hôpital du Poniente.

    L'après-midi, le dispositif policier a littéralement bouclé deux rues de la "Loma de la Mezquita" (colline de la Mosquée), quartier marocain du centre ville où s'était concentré le pogrom de fevrier 2000, obligeant les commerçants a fermer leur boutique, interdisant d'entrer et sortir du périmètre, controlant les papiers de tous.

    Enfin dans la soirée, une equipe d'une trentaine de policiers a
    investi, arme au poing, une discotheque du quartier de Santa Maria del Aguila appartenant a un Marocain, obligeant les personnes se trouvant a l'interieur a rester collées au mur, les mains sur la tête pendant deux heures. A cette occasion, Abdelaziz, un travailleur marocain, a été brutalement frappé par deux policiers.

    Le SOC-SAT, organisation syndicale issue des assemblées de
    journaliers agricoles clandestines sous Franco, qui travaille avec les ouvriers migrants sans-papiers des 37 000 hectares de serre de la zone, a initié une enquête sur cette rafle et dénonce le racisme policier et une politique d'Etat visant a stigmatiser les immigrés, les désigner comme responsables de la crise actuelle et de la montée du chômage.

    Une manifestation est prevue le 22 mai a El Ejido.
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    Re: Maroc

    Message par bye le Dim 14 Déc - 12:18

    « Habitants sans ville » au Maroc

    En pleine campagne d’expulsion des bidonvilles, de privatisation des terres collectives, de prédation foncière dans les vieux centres urbains, le deuxième Forum mondial des droits de l’homme s’est tenu à Marrakech fin novembre sur le thème de « la ville et les droits de l’homme ». Les principaux intéressés, les mal-logés, n’étaient pas conviés. Une sociologue marocaine leur donne la parole après une année de recherches à leurs côtés.

    L’organisation du second Forum mondial des droits de l’homme à Marrakech, du 27 au 30 novembre, après celui de Brasilia l’an dernier a reçu un accueil contrasté. 5 000 participants étaient invités. Des personnalités prestigieuses ont accepté d’y intervenir, dont les magistrats français et espagnol Robert Badinter et Baltazar Garzón, ou encore Malala Yousafzai, prix Nobel de la paix 2014. Les critiques et les boycotts de la part des principaux acteurs des droits humains n’ont pas manqué. Toutes ont souligné l’écart entre le discours du régime et ses pratiques.

    SORAYA EL KAHLAOUI
    Doctorante en sociologie à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), rattachée au Centre d’étude des mouvements sociaux et associée au Centre Jacques Berque de Rabat.

    Nous sommes en février 2014. Un rassemblement de femmes entoure chaque jour la bretelle de l’autoroute de Rabat. Sur leur banderole, la photo du roi et une revendication : « Les habitants du Douar Ouled Dlim, serviteurs de la monarchie, au titre foncier numéro R22747, demandent l’arbitrage royal contre le prédateur immobilier Société d’aménagement Ryad qui a mis à la rue les ayants droit du douar et les obligent aujourd’hui à vivre dans des campements de fortune. »

    Ces femmes — et leurs maris qui restent à l’arrière, espérant que la répression sera moins féroce envers elles — racontent le calvaire de leurs expulsions. Le 6 février 2014, les forces de l’ordre interviennent au petit matin. Équipés de pelleteuses, de matraques et de fourgonnettes, ils embarquent tous ceux qui ne les laissent pas détruire les biens de la tribu Guich : maisons, arbres fruitiers, écuries, pépinières, échoppes de légumes. Pour les habitants du douar Ouled Dlim, situé à Guich Loudaya à Rabat, c’est une agression et une violence analogue à celles que connaissent quotidiennement les Palestiniens du fait de la colonisation israélienne. Comme souvent, les laissés-pour-compte du « processus démocratique » annoncé publiquement par le Maroc en 2011 jettent leurs cartes d’identité en répétant qu’ils sont des Marocains sans patrie, qu’il vaudrait mieux les jeter à la mer, car ils n’ont plus où aller.

    UN ÎLOT CONVOITÉ AU CŒUR DE RABAT

    Plus de 36 logements sont détruits, laissant les habitants du douar Ouled Dlim sans toit. Depuis ce jour, ils vivent dans des campements de fortune, faits de bâches en plastique maintenues par quelques morceaux de bois et de fer ramassés ici ou là. Les forces de l’ordre ont cerné leurs terres, désormais propriété de la Société d’aménagement Ryad, de tôles. Enfermés dans une prison à ciel ouvert, ils sont surveillés par les chiens d’une société de sécurité embauchée pour empêcher toute reconstruction. Parallèlement, en mars, les forces de l’ordre sont intervenues au douar Drabka, également situé à Guich Loudaya, pour détruire des pépinières et des échoppes où se vendaient les légumes et les fruits issus de leurs jardins.

    Les terres collectives agricoles de la tribu Guich, qui vit là depuis plusieurs générations, sont situées en plein quartier résidentiel. Elles ont été « octroyées » à cette ancienne tribu guerrière par le sultan Moulay Abderrahmane en 1838 en rétribution de leurs services. Depuis son installation, la tribu Guich, à l’origine nomade, a opté pour l’agriculture vivrière. Mais du fait de l’expansion de Rabat, ces terres constituent à présent un énorme enjeu foncier convoité par les promoteurs immobiliers et les aménageurs urbains. L’accaparement se fait par l’intermédiaire du ministère de l’intérieur qui, sous couvert d’un besoin de foncier pour l’urbanisation, les revend à des prix dérisoires aux promoteurs. D’après les habitants, ces opérations sont menées en violation d’un dahir (décret royal) du 19 janvier 1946, édicté par Mohamed V dans le souci de protéger les intérêts d’une tribu alors puissante. Le roi aurait retiré au ministère de l’intérieur la tutelle de ces terres et accordé leur propriété pleine et entière à la collectivité de la tribu Guich. Bien qu’introuvable, ce dahir est cité dans plusieurs jugements de la cour d’appel.

    Devenus des occupants illégaux, les habitants du douar Ouled Dlim sont menacés quotidiennement d’expulsion. Déconcertés, ils menacent de s’immoler, affirment être prêts à mourir pour défendre leurs terres : « Notre terre, c’est notre identité », disent-ils.

    AU NOM DU « DÉVELOPPEMENT DURABLE »

    Paradoxalement, la municipalité de Rabat se targue d’agrandir sa « ceinture verte » au nom du développement durable. C’est donc en démantelant le dernier bastion d’agriculture paysanne de la ville que la municipalité fait du « développement durable », sous la forme d’espaces verts sans aucun ancrage social, réservés aux classes privilégiées qui bénéficieront d’une promenade pour leurs chiens et d’un parcours de jogging en milieu naturel.

    L’histoire bientôt effacée de la tribu Guich symbolise dans toute sa puissance la force destructrice d’une urbanisation qui façonne des villes sans aucun souci de gestion collective de l’espace. Ainsi, avec la bénédiction du ministère de l’intérieur et sous couvert de lutte contre les bidonvilles, la privatisation des terres collectives laisse-t-elle chaque jour plus de Marocains sans terre et sans logements.

    Chaque jour des « bidonvillois » voient leurs baraquements détruits. Chaque matin, des milliers de familles se réveillent dans la peur d’être expulsées. La lutte contre l’informel, les bidonvilles, le logement insalubre..., toutes ces politiques publiques ainsi dénommées ont des conséquences concrètes et immédiates pour ceux qui en deviennent les victimes. Loin des protocoles d’accords qui font l’éloge du participatif, les formes d’habitat qui ne rentrent pas dans le marché immobilier « classique » sont détruits par la force, les hommes emprisonnés, les femmes et les enfants tabassés.

    EXPULSÉS SANS RECOURS NI SOLUTIONS DE RELOGEMENT

    À Casablanca, tout le monde se souvient de l’image poignante d’un habitant du bidonville des Carrières centrales, prêt à s’immoler lors de la destruction forcée, en juin 2014, de son quartier — l’un des plus anciens de Casablanca, l’un des plus insalubres. Et en même temps des plus symboliques, puisque de nombreux héros de la lutte d’indépendance y ont vécu. « Est-ce ainsi que le Maroc traite ses résistants ? », interrogeait une femme devant les décombres de sa maison. Sur des vidéos, on peut voir une expulsée du douar Krimat à Casablanca, détruit en décembre 2013. Elle vit aujourd’hui à la rue, dans un campement de fortune avec ses cinq enfants sous une bannière : « Qui n’a pas de logement n’a pas de patrie, mon numéro de carte d’identité est BH… ».

    Les invités du Forum mondial des droits de l’homme savaient-ils que lorsqu’on parle de « villes sans bidonvilles » au Maroc, cela rime avec destructions forcées, répression et emprisonnement, enfants traumatisés et déscolarisés ? Face à la spéculation foncière, les droits les plus élémentaires sont bafoués, et bien évidemment en premier lieu le droit au logement lui-même.

    Après une année passée à écouter les « expulsés », il me paraît évident que cette urbanisation forcenée n’est conciliable ni avec les droits humains, ni avec la démocratie. La terre, devenue un enjeu foncier, appartient au marché immobilier qui ne poursuit qu’un seul objectif : le profit. L’urbanisation répond ainsi au besoin de « rattraper la modernité », en réalité à des standards internationaux. Et le coût de cette modernisation est la destruction de la pluralité des formes d’occupation et de gestion de l’espace. Ainsi, lorsque l’on évoque les bidonvilles au Maroc, on les nie comme forme urbaine, ils sont rejetés au rang de réminiscence d’une ruralité intolérable en ville. Ils sont « sales », font tache ; leurs habitants sont souvent décrits comme des « microbes ». L’habitat informel, dans bon nombre de discours, est dénoncé comme « le cancer des villes marocaines ». Conséquences de ce discours éradicateur, on ne parle plus de « restructuration », mais de « recasement » des populations. C’est ainsi que l’on justifie la destruction forcée, que l’on justifie la répression, et c’est ainsi des Marocains se découvrent « sans patrie ».

    UNE « POLITIQUE DE COLONS »

    Les « sans-ville » symbolisent l’échec de la démocratie, réduite à une multiplicité de partis politiques et d’associations sans réel pouvoir. Un pluralisme effectif doit reconnaître l’égale légitimité et dignité de formes d’existences plurielles. Or, au Maroc, non seulement on est loin d’un droit à la ville pour tous, mais on est en train de détruire le visage des villes au nom de l’urbain. La norme — élaborée en haut lieu — homogénéise par la violence les modes de vie. Par là même, elle rend invisibles et stigmatise des modes d’existence propres à certains espaces. Ce mécanisme d’exclusion a laissé sur le banc de touche des milliers de Marocains qui, pour reprendre les termes d’un habitant du douar Ouled Dlim, se sentent « violés », « colonisés », bref, sans droit d’exister. Ce mode de fabrication de l’urbain n’est pas sans rappeler en effet les politiques coloniales qui ont, pour asseoir leurs légitimité, accaparé des terres grâce à un arsenal juridique taillé sur mesure. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, bien souvent, dans les paroles recueillies, les habitants disent que l’État pratique contre eux une politique de colons. En façonnant une nouvelle forme d’urbanité, le système colonial prolongé aujourd’hui par les politiques nationales a créé ses indésirables : les Marocains non « modernes », ceux dont l’existence ne correspond pas aux schémas occidentaux.

    SORAYA EL KAHLAOUI
    L’organisation du second Forum mondial des droits de l’homme à Marrakech, du 27 au 30 novembre, après celui de Brasilia l’an dernier a reçu un accueil contrasté. 5 000 participants étaient invités. Des personnalités prestigieuses ont accepté d’y intervenir, dont les magistrats français et espagnol Robert Badinter et Baltazar Garzón, ou encore Malala Yousafzai, prix Nobel de la paix 2014. Les critiques et les boycotts de la part des principaux acteurs des droits humains n’ont pas manqué. Toutes ont souligné l’écart entre le discours du régime et ses pratiques.

    SORAYA EL KAHLAOUI

    http://orientxxi.info/magazine/citadins-sans-ville-au-maroc,0762


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