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    la révolution Internet

    Message par bye le Lun 25 Mai - 19:40

    En quoi Internet révolutionne-t-il les rapports sociaux ?

    http://www.humanite.fr/2009-05-23_LeaderN_Internet-revolutionne-t-il-les-rapports-sociaux-Entretien-croise
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    Re: la révolution Internet

    Message par Manumax le Mar 26 Mai - 10:11

    C'est le média interactif par excelence.

    Les citoyens parlent aux citoyens.
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    Re: la révolution Internet

    Message par bye le Dim 13 Mar - 9:34

    Mediapart lance FrenchLeaks

    L’information n’est pas une affaire de journaliste. Elle est le droit le plus élémentaire des citoyens. C’est pour faire mieux vivre ce principe fondamental et tenter, à notre échelle, d’élargir les droits des citoyens que Mediapart lance ce jeudi 10 mars FrenchLeaks.

    Le site est accessible en cliquant ici.
    http://www.frenchleaks.fr/

    FrenchLeaks, en un écho amical avec WikiLeaks, propose avec le renfort d’une participation citoyenne d’élargir les champs d’information en France. Avec un objectif et un seul : réhabiliter le principe d’intérêt public, cet intérêt public que les pouvoirs quels qu’ils soient – politiques ou économiques – s’efforcent trop souvent de dévoyer.

    FrenchLeaks est donc un site de documents et de lanceurs d’alerte. Le principe de base est des plus simple : s’agissant des affaires publiques, la publicité doit être la règle, et le secret l’exception. Tout document qui concerne le sort des peuples, des nations et des sociétés mérite d’être connu du public. Pour que ce public puisse se faire son opinion, juger sur pièces, choisir pour agir, influer sur les affaires du monde et sur la politique des gouvernements.

    Enregistrement dans l’affaire Bettencourt.

    FrenchLeaks est une base documentaire de textes, images, sons, films. Il s’agit d’abord de mettre à la libre disposition du public des documents ayant déjà fait l’objet d’investigations de l’équipe de journalistes de Mediapart. C’est ainsi que nous proposons dès le lancement de ce nouveau site plusieurs dossiers importants : les pièces principales de l’affaire Karachi ; les enregistrements pirates qui ont déclenché le scandale Bettencourt/Woerth (ici, notre dossier complet) ; de nombreux rapports internes, et de divers organismes financiers, sur la crise des Caisses d’épargne ; des documents confidentiels éclairant les contours et le fonctionnement du groupe Bolloré...

    D’autres documents et rapports, déjà cités dans des enquêtes publiées par Mediapart, seront ainsi rendus au public dans les jours qui viennent.

    Mais FrenchLeaks est aussi destiné à aider les citoyens à percer les murs de silence injustifiés. Il permet à des sources de nous transmettre, en toute sécurité et confidentialité, des documents d’intérêt public qui seront mis en ligne après une enquête préalable répondant aux règles professionnelles du journalisme. La révolution numérique permet de renforcer le droit à l’information. Et l’invention de médias participatifs autorise la création de nouveaux modèles, où les lecteurs sont associés aux contenus. Ils peuvent contribuer, alerter et informer.


    --------------------------------------------------------------------------------

    Voir en ligne : Mediapart lance FrenchLeaks



    http://www.mediapart.fr/journal/france/100311/mediapart-lance-frenchleaks
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    Re: la révolution Internet

    Message par bye le Sam 16 Avr - 9:25

    Bradley Manning, torturé pour les fuites de Wikileaks

    L’informateur de Wikileaks, Bradley Manning, est en ce moment torturé dans une prison militaire aux Etats-Unis. Il subit un isolement complet qui peut conduire à la folie, ponctué de courtes sorties quotidiennes pendant lesquelles il est totalement déshabillé et couvert d’insultes par les autres détenus.

    Bradley attend son procès pour avoir divulgué des documents militaires secrets à WikiLeaks, dont une vidéo de soldats américains massacrant des civils irakiens. Le traitement cruel et inhumain dont il fait l’objet s’inscrit manifestement dans une campagne d’intimidation visant à réduire au silence les informateurs et à réprimer WikiLeaks. Le gouvernement des Etats-Unis est partagé sur ce sujet, et des diplomates critiquent publiquement les militaires pour le traitement qu’ils infligent à Bradley Manning, mais le Président Obama s’est tenu à l’écart jusqu’à présent.

    Le Président Obama accorde beaucoup d’importance à la réputation des Etats-Unis dans le monde. A nous de lui montrer qu’elle est en jeu aujourd’hui. Lançons un gigantesque appel mondial au gouvernement des Etats-Unis pour que Bradley Manning cesse d’être torturé et pour que la loi soit respectée. Signez la pétition ci-dessous — notre message sera présenté à travers des actions choc et des encarts publicitaires à Washington dès que nous aurons atteint 250000 signatures :

    https://secure.avaaz.org/fr/bradley...

    Sur le papier, les Etats-Unis s’opposent à la torture. La Constitution des Etats-Unis interdit "les traitements cruels et inhabituels". D’autre part, les Etats-Unis ont signé avec près d’une centaine d’autres pays une convention internationale qui garantit que tous les prisonniers seront traités "avec humanité et avec le respect de la dignité inhérente à la personne humaine". Or, Bradley Manning se trouve aujourd’hui en cellule d’isolement complet sans même de draps pour se couvrir, sans qu’il lui soit permis de faire d’exercice physique, et soumis à une humiliation cruelle qui atteint gravement son intégrité mentale. C’est une violation du droit international et de la loi aux Etats-Unis.

    Bradley est détenu sous un statut visant la "prévention de blessures" malgré 16 rapports de professionnels militaires de la santé mentale, stipulant qu’il faudrait mettre un terme à ses conditions sévères de détention. Ses avocats tentent de faire valoir auprès du tribunal ses droits fondamentaux constitutionnels et internationaux, mais jusqu’ici le tribunal militaire responsable du sort de Bradley a ignoré ses souffrances.

    Depuis la révélation explosive des crimes commis par les militaires américains en Afghanistan et en Irak, Wikileaks subit une répression sévère. Beaucoup pensent que cette pression brutale sur Bradley a pour but de le forcer à impliquer le fondateur de WikiLeaks Julian Assange. Mais Obama a promis aux citoyens des Etats-Unis et au monde entier qu’il protègerait, et non pas persécuterait, les informateurs :

    "Souvent, la meilleure source d’information sur le gaspillage, les fraudes et les abus d’un gouvernement est un employé en poste dans ce gouvernement, soucieux de l’intérêt public et prêt à témoigner. De tels actes de courage et de patriotisme, qui peuvent parfois sauver des vies et souvent économiser l’argent du contribuable, devraient être encouragés et non pas étouffés."

    Le traitement cruel infligé à Bradley va dans le sens contraire et envoie un message effrayant à celles et ceux qui pourraient révéler des informations importantes. Agissons rapidement pour faire pression sur le gouvernement des Etats-Unis afin qu’il honore ses engagements pour les droits humains et la protection des informateurs, et qu’il mette un terme au traitement cruel et insupportable subi par l’un de ses citoyens. Signez la pétition ci-dessous :

    https://secure.avaaz.org/fr/bradley...

    Bradley Manning affirme qu’il est un patriote et a admis avoir divulgué des informations que, selon lui, le monde devait connaître. Certains peuvent être en désaccord avec l’approche de Wikileaks et avec l’opinion de ceux qui leur ont fourni des informations. Mais la torture illégale de Bradley Manning - qui n’a pas encore bénéficié de jugement équitable et n’a été jusqu’ici déclaré coupable d’aucun crime - est honteuse et constitue une violation des droits fondamentaux et de la dignité humaine.

    Avec espoir et détermination,

    Emma, Ricken, Pascal, Janet et le reste de l’équipe d’Avaaz


    --------------------------------------------------------------------------------

    Sources :

    Le calvaire du soldat Manning, Courrier International :
    http://www.courrierinternational.co...

    Démission du porte-parole du département d’Etat pour avoir critiqué le traitement infligé à Manning, L’Express :
    http://www.lexpress.fr/actualite/mo...

    Texte sur l’importance des informateurs publié sur le site officiel du Président Obama (en anglais) :
    http://change.gov/agenda/ethics_agenda/

    WikiLeaks : Manning inculpé de collusion avec l’ennemi, NouvelObs :
    http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...

    Amnesty appelle une nouvelle fois à réviser les conditions très dures de la détention du soldat lié à l’affaire Wikileaks :
    http://www.amnesty.org/fr/news-and-...

    Obama : pas de pitité pour les informateurs, selon l’AFP :
    http://www.arretsurimages.net/vite....


    --------------------------------------------------------------------------------

    Avaaz est un réseau citoyen mondial de 7 millions de membres qui mène des campagnes visant à ce que les opinions et les valeurs des peuples influent sur les décisions mondiales. (Avaaz signifie "voix" dans de nombreuses langues).

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    Re: la révolution Internet

    Message par bye le Sam 2 Juil - 14:25

    Le risque de l’individualisation de l’internet

    La lecture de la semaine, il s’agit d’une petite partie d’un article paru dans la New York Review of Books. Intitulé “Mind Control and the Internet” (Internet et le contrôle de l’esprit), l’article de Sue Halpern consiste, comme c’est le cas la plupart du temps dans la New York Review of books, en le développement d’une thèse qui s’appuie sur la critique de plusieurs livres récemment parus. Je n’ai gardé qu’un passage de ce long article, celui où Sue Halpern recense le livre de Eli Pariser, The Filter Bibble : What the Internet Is Hiding from You. Ce livre montre notamment que depuis décembre 2009, Google vise à donner à toute requête effectuée sur le moteur de recherche un résultat qui corresponde au profil de la personne qui fait la recherche. Cette correspondance s’applique à tous les usagers de Google, même si elle ne prend effet qu’après plusieurs recherches, le temps qu’il faut à l’algorithme Google pour évaluer les goûts de l’usager.

    En d’autres mots, le processus de recherche est devenu personnalisé. Ce qui signifie qu’il n’est plus universel, mais idiosyncrasique et impératif. “Nous pensons tous que quand nous googlons un mot, explique Pariser, tout le monde a les mêmes résultats – ceux que le fameux algorithme de Google, PageRank considère comme faisant autorité du fait qu’un grand nombre de liens pointe vers eux.” Avec la recherche personnalisée, poursuit Pariser “vous obtenez le résultat que l’algorithme de Google pense être le plus adapté à vous en particulier – mais quelqu’un d’autre verra apparaître d’autres résultats. En d’autres mots, il n’y a plus de standard Google”. Sue Halpern fait une analogie éclairante : c’est comme si en cherchant le même terme dans une encyclopédie, chacun trouvait des entrées différentes – mais personne ne s’en apercevant car chacun étant persuadé d’obtenir une référence standard.

    Parmi les multiples conséquences insidieuses de cette individualisation, il en est une qui inquiète plus particulièrement Sue Halpern, elle explique : “en adaptant l’information à la perception que l’algorithme a de ce que vous êtes, une perception qui est construite à partir de 57 variables, Google vous adresse un matériau qui est susceptible de renforcer votre propre vision du monde et votre propre idéologie. Pariser raconte par exemple qu’une recherche sur les preuves du changement climatique donnera des résultats différents à un militant écologiste et au cadre d’une compagnie pétrolière, et donnera aussi un résultat différent à quelqu’un dont l’algorithme suppose qu’il est démocrate, et à un autre dont l’algorithme suppose qu’il est républicain (évidemment, pas besoin de déclarer qu’on est l’un ou l’autre, l’algorithme le déduit de nos recherches). De cette manière, poursuit Sue Halpern, l’internet, qui n’est pas la presse, mais qui souvent fonctionne comme la presse en disséminant les informations, nous préserve des opinions contradictoires et des points de vue qui entrent en conflit avec les nôtres, tout en donnant l’impression d’être neutre et objectif, débarrassé de tous les biais idéologiques qui encombrent le traitement de l’information dans la presse traditionnelle.”

    Et Sue Halpern de citer une étude récente (.pdf) menée entre 2001 et 2010 au sujet du changement climatique. Cette étude montrait qu’en 9 ans, alors qu’un consensus scientifique s’établissait sur le changement climatique, la part des républicains pensant que la terre se réchauffait passait de 49 % à 29 %, celle des démocrates de 60% à 70 %, comme si les groupes recevaient des messages différents de la science, avec pour conséquence de rendre impossible tout débat public. Et pour Sue Halpen, c’est ce que suggère ce que Elie Pariser raconte sur Google : si ce sont nos propres idées qui nous reviennent quand on fait une recherche, on risque de s’endoctriner nous-mêmes, avec notre propre idéologie. “La démocratie requiert du citoyen qu’il voit le problème du point de vue de l’autre, et nous, nous sommes de plus en plus enfermés dans notre bulle” explique Pariser. “La démocratie requiert de s’appuyer sur des faits partagés, et nous, on nous offre des univers parallèles, mais séparés.”

    Sue Halpern poursuit sa diatribe : “Il n’est pas compliqué de voir ce à quoi cela nous mènerait – toute organisation dotée d’un agenda (un lobby, un parti politique, une entreprise, un Etat…) pourrait noyer la chambre d’écho avec l’information qu’elle veut diffuser. (Et dans les faits, c’est ce qui s’est produit à droite avec le changement climatique). Qui s’en rendrait compte ?” Et Sue Halpern de citer les propos que Tim Berners-Lee, l’inventeur du Word Wide Web, tenait récemment dans Scientific American : “Le web tel que nous le connaissons est menacé… Parmi ses habitants qui connaissent le plus grand succès, certains ont commencé à pervertir ses principes… Des états – totalitaires tout autant que démocratiques – contrôlent les comportements en ligne, mettant en danger les droits de l’homme.”

    Xavier de la Porte

    Xavier de la Porte, producteur de l’émission Place de la Toile sur France Culture, réalise chaque semaine une intéressante lecture d’un article de l’actualité dans le cadre de son émission.

    L’émission du 12 juin 2011 était consacrée à l’ouverture des données publiques, avec Séverin Naudet, directeur d’Etalab, portail interministériel destiné à rassembler et mettre à disposition l’ensemble des informations publiques de l’Etat via data.gouv.fr et Gabriel Kerneis, doctorant au laboratoire Preuves, Programmes et Systèmes de l’université Paris 7 – Diderot, membre de Regards citoyens, association pour la diffusion et le partage de l’information politique. Elle était également consacrée à la Déconnexion en revenant avec l’écrivain et blogueur Thierry Crouzet, deux mois après le lancement de son expérience de déconnexion totale (voir l’émission du 17 avril)
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    Re: la révolution Internet

    Message par bye le Dim 21 Aoû - 12:23

    L’utilisation des réseaux sociaux est elle réservée aux pays « exotiques » ?

    Brésil: les réseaux sociaux organisent une manifestation anti-corruption

    (AFP) – Il y a 9 heures

    RIO DE JANEIRO — Un groupe de Cariocas (habitants de Rio) ont lancé l'organisation, via les réseaux sociaux internet, d'une grande manifestation contre la corruption au Brésil, après une série de scandales dans plusieurs ministères au cours des dernières semaines.

    Christine Maza, une des organisatrices de la manifestation "Tous ensemble contre la corruption!", prévue le 20 septembre au centre de Rio, a déclaré vendredi au quotidien O Globo que le mouvement avait commencé il y a quinze jours sur Facebook et que son succès avait été instantané.

    "Nous discutions entre amis sur le réseau du besoin de créer un mouvement contre la corruption et l'impunité. D'autres amis ont adhéré et diffusé l'idée; ça a fait boule de neige", a dit Maza, directrice d'une entreprise de scénographie.

    "Nous avons choisi la Place Cinelandia, au coeur de Rio, pour réaliser cette manifestation" qui sera ouverte aux gens de tous les partis politiques, a-t-elle précisé.

    Selon elle, le groupe de plus de 500 personnes qui a déjà adhéré "est très varié".

    "Nous comptons sur la participation massive des jeunes. Ils sont la base de ce changement" en politique, a-t-elle souligné.

    Après une série de scandales dans plusieurs ministères, la présidente Dilma Rousseff a donné ces derniers temps un coup de balai inédit contre la corruption au risque de mettre en péril la coalition gouvernementale.

    Au cours des deux derniers mois, scandales et dénonciations ont éclaboussé plusieurs ministères et quatre ministres ont dû démissionner ainsi que plusieurs fonctionnaires.

    En début de semaine, un petit groupe de sénateurs brésiliens avait lancé "un front de combat de la corruption", lié à aucun parti.

    Le président de l'Association Brésilienne de presse (ABI), Mauricio Azêdo, a déclaré qu'il était fondamental que le mouvement gagne les rues "pour conquérir plus de légitimité".

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    Re: la révolution Internet

    Message par bye le Lun 22 Aoû - 18:12

    http://owni.fr/2011/08/19/fin-internet-illimite-fixe-orange-sfr-free-bouygues-telecom/

    La fin de l’Internet illimité
    par Andréa Fradin Le 19 août 2011
    Dans une relative confidentialité, des opérateurs, et non des moindres, réfléchissent à la mise à mort de l’Internet illimité dans les foyers français. “Oui, il y a certains forfaits sur lesquels on risque de mettre des seuils” confirme ainsi sans détour le porte-parole d’Orange Jean-Marie Culpin, interrogé par OWNI. Si elle s’actualise, la situation serait alors inédite en France, habituée à des “boxs” leur offrant l’un des accès à Internet les plus compétitifs au monde et surtout ne comportant aucun seuil de navigation. Confirmée par certains opérateurs, cette stratégie s’est également décidée collégialement, au sein de la Fédération Française des Telecoms (FFT).
    Un document de travail de cette organisation, qui regroupe notamment France Telecom, Bouygues et SFR, et dont OWNI s’est procuré une copie, suggère en effet l’instauration de nouveaux forfaits comportant “débit IP maximum” et “plafond de consommation”… le tout “pour le fixe” (voir ci-dessous).
    La démarche, entamée sur le mobile, a jusque là été couronnée de succès. Les opérateurs français, à l’instar de leurs comparses européens et américains, ont amputé la navigation sur smartphones de grand nombre d’applications du net: peer-to-peer, voix sur IP… Tant est si bien que SFR, Orange et Bouygues, ont été taxés d’atteinte à la neutralité du réseau1, le titre “d’Internet illimité” de leurs forfaits leur étant contesté. Le tout, sans que les utilisateurs ne s’en détournent, ni que les gouvernants, nationaux ou européens, ne s’en émeuvent. Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ?
    Des “plafonds de consommation”, sur mobile… et fixe
    La réflexion de la FFT, en date du 21 juillet dernier, est une réponse à la consultation menée par l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) sur la neutralité des réseaux. Selon l’un des porte-paroles de la fédération, les opérateurs ont été invités à formuler des propositions sur leur secteur, en concertation avec les associations de consommateurs et d’autres opérateurs non-adhérents -dont Free fait partie depuis 2009.


    Intitulé “Transparence de l’information consommateur”, le document présente trois “directions” pour “mieux communiquer auprès des consommateurs sur les pratiques de gestion de trafic et les caractéristiques des offres [des opérateurs]“ (p.1):
    Premièrement, ils [les opérateurs, ndlr] ont rédigé des définitions communes pour les principales notions utilisées dans la description des offres.
    Deuxièmement, ils présentent les caractéristiques de la gestion de réseau et fournissent des informations utiles pour chaque gamme d’offres. Ils proposent notamment un tableau récapitulatif sur les usages autorisés, limités, bloqués, ou non autorisés contractuellement dans leurs offres d’accès à Internet.
    Troisièmement, ils fournissent des informations sur les éléments ayant un impact sur la qualité de la connexion, ainsi que des conseils concernant certains éléments perturbateurs.
    En annexe, on trouve ces fameux “tableaux récapitulatifs”, qui inscrivent noir sur blanc le principe de forfaits Internet fixe et plafonnés.
    On peut ainsi lire sur la dernière page (voir ci-dessous) la “proposition de découpage par gamme pour le fixe” de la FFT. Elle présente trois offres, qui n’existent pas sur le marché, mais qui sont envisageables. Celles-ci proposent “x Mbps” (megabits par seconde) de “débit IP maximum” par abonnement. Un “plafond de consommation” au-delà duquel l’opérateur se propose de “réduire le débit” voire carrément de le “bloquer”.
    Trois autres entrées intitulées “VoIP”, “P2P” et “Newsgroup”, des services habituellement exclus de la navigation sur terminaux mobiles, figurent dans ce tableau, un bref “OUI ou NON” admettant la possibilité de les écarter des offres envisagées, à la discrétion des opérateurs.

    “La réduction du débit au-delà d’un seuil de volume de données consommées”
    Les telco français justifient cette nouvelle direction par le même argument qui prévaut sur mobile: la saturation des réseaux, qui nécessite selon eux une “gestion de trafic”:
    Les réseaux mobiles se caractérisent par des capacités plus contraintes en raison de la rareté des fréquences et du caractère partagé de la ressource dans le réseau d’accès. Ces facteurs techniques expliquent l’existence de limitations ou restrictions spécifiques au mobile.
    (II. Gestion de trafic, p. 3)
    Problème: ces “restrictions” ne sont plus cantonnées au mobile. De nombreux passages du document admettent en effet implicitement leur extension au fixe. Ainsi page 2:
    Parmi les solutions de gestion de trafic susceptibles d’être utilisées par les opérateurs, on trouve la réduction du débit au-delà d’un seuil de volume de données consommées. Les opérateurs de téléphonie mobile ont plus particulièrement recours à cette pratique afin d’assurer, malgré la croissance extraordinaire de l’usage Internet mobile, la continuité de service pour l’ensemble des utilisateurs, sans pénaliser financièrement les grands consommateurs. En effet, au-delà de l’usage raisonnable défini contractuellement, le débit est simplement modéré, afin d’éviter une facturation excessive.
    (II. Gestion de trafic, p. 2)
    “Les opérateurs se croient tout puissants”
    Du côté de la FFT, si l’on confirme la validité de ces propositions, on précise néanmoins que ces dernières sont le “fruit d’une concertation“. “Les associations de consommateurs sont d’accord: le document a été élaboré avec eux”, déclare un porte-parole.
    “Faux!” rétorque l’UFC-Que Choisir qui qualifie l’incursion des opérateurs sur le fixe “d’inacceptable”. Pour Edouard Barreiro, en charge des questions numériques au sein de l’association, “les opérateurs ont manipulé beaucoup de gens, élus comme représentants de consommateurs. Mais cette décision reste inacceptable. Limiter Internet sur le fixe n’a aucune justification économique, poursuit-il. Les coûts fixes ne varient pas selon la consommation des utilisateurs, ou très peu. Les opérateurs cherchent à rançonner des deux côtés: d’abord les fournisseurs de contenus comme Google, puis les consommateurs. Les opérateurs se croient tout puissants”.
    Du côté du régulateur, on botte en touche: le document est inconnu au bataillon; impossible d’obtenir la moindre information sur la réponse que donnerait l’Arcep si les forfaits Internet fixes limités venaient à voir le jour. Cette éventualité est néanmoins qualifiée de “bizarre”: “autant dans le mobile, la ressource est finie… autant dans le fixe…” nous confie-t-on au téléphone. Il est vrai que la saturation du réseau filaire n’est pas établie (à ce sujet, voir l’explication de Benjamin Bayart, président de FDN, un FAI associatif français) . Interrogé sur ce point, le porte-parole de la FFT, gêné aux entournures, admet que l’argument est moins recevable que pour le mobile, dont la couverture est conditionnée au nombre d’antennes.
    Chez Orange, si on ne cache pas la mise en place de cette nouvelle stratégie, on concède également que la pilule sera difficile à avaler pour les consommateurs. “Pour le fixe, c’est plus délicat car il ne s’agit pas d’une phase de nouvel équipement, comme pour les smartphones dans le mobile”, explique le porte-parole du groupe Jean-Marie Culpin. “Mais oui, il y a certains forfaits sur lesquels on risque de mettre des seuils”. Et d’ajouter: “s’ils ne concernent qu’ 1% des gens qui downloadent des films toute la journée, alors c’est envisageable. C’est inacceptable si cela impacte davantage de clients”.

    Orange propose à ses clients d'estimer leur consommation sur Internet mobile. Le forfait Origami style bloque toute navigation au-delà de 500 Mo.
    Vers un Internet limité, partout, pour tous
    Concrètement, à quoi pourrait ressembler une France d’Internet fixe limité ?
    Au mobile, d’abord. Car dans le monde des téléphones portables, le pli est pris depuis longtemps. Au-delà de 500 mega octets (Mo) ou 2 giga (Go), en fonction des offres, le consommateur se voit ralenti ou carrément bloqué dans sa navigation: l’opérateur lui propose alors d’acheter une nouvelle tranche d’octets. “Les opérateurs ont fait le même type de mouvement: nous avons besoin de segmenter les offres. Il n’y a pas de raison de payer pour ceux qui consomment 2 Go si on a besoin de 200 Mo !”, précise encore Jean-Marie Culpin, dont l’avis est partagé du côté de chez Bouygues. “Il faut s’adapter à la réalité des usages” déclarait récemment son directeur Général Adjoint Frédéric Ruciak sur ZDNet. Autrement dit: mettre en place des “modèles basés sur la vitesse et la quantité d’usage”.
    A la Grande-Bretagne, ensuite. Ou aux États-Unis. Deux pays dont les offres ont été étudiées par la FFT en préambule de ses propositions. Comme le dit d’ailleurs le représentant d’Orange: “les tarifs américains, c’est le rêve de tous les opérateurs !”. La firme avoue scruter du côté des cablo-opérateurs tels Time Warner, Comcast ou bien encore Verizon et AT&T, qui proposent une connexion plafonnée, le plus souvent à 250 Go par mois. Les internautes sont invités à garder un oeil sur leur consommation, à l’aide d’un compteur. Et au-delà de “l’usage raisonnable” fixé contractuellement, cela peut aller jusqu’à la coupure (ici et là, les témoignages de deux abonnés Comcast dont la connexion a été coupée).. Pour la France, cela représenterait un rétropédalage d’une dizaine d’années, époque à laquelle chaque abonné comptait consciencieusement chaque minute de connexion.

    Et Free dans tout ça ?
    Placer un compteur sur les box s’annonce être une entreprise périlleuse: difficilement justifiable en termes technique et économique, elle vient aussi bousculer une habitude de navigation bien française, ancrée dans les offres triple-play et à bas coût. Une autre inconnue s’ajoute à l’équation: la position de Free, qui a bousculé le marché des opérateurs avec le lancement de son offre ADSL en 2002. Bénéficiant d’une image de chevalier blanc des télécoms, sa réaction sera déterminante. Car ouvrir la voie d’un Internet fixe limité sans avoir l’assurance d’un alignement de la concurrence reviendrait en effet à se mettre une véritable balle dans le pied… Chez Free, on se dit “plus que réservé sur la pertinence d’une telle proposition”, qui irait “à l’encontre des fondamentaux” de la boîte. Et de conclure: “on a du mal à voir où ils veulent en venir”.
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    Re: la révolution Internet

    Message par bye le Lun 11 Mar - 12:43

    Les données culturelles, absentes de la feuille de route du gouvernement sur l’Open Data
    CALIMAQ | SCINFOLEX.WORDPRESS.COM | DIMANCHE 3 MARS 2013
    dimanche 3 mars 2013


    Les données culturelles, absentes de la feuille de route du gouvernement sur l’Open Data
    Calimaq | scinfolex.wordpress.com | dimanche 3 mars 2013

    En marge de son séminaire numérique, le gouvernement a publié jeudi une feuille de route en matière d’ouverture et de partage des données publiques.

    Ce texte comporte plusieurs éléments intéressants, qui viennent concrétiser la mesure n°15 annoncée lors du séminaire gouvernemental sur le numérique : « Faire de l’ouverture des données publiques le levier de la modernisation de l’activité publique ».


    Le gouvernement a fixé le cap en matière d’Open Data, mais les données culturelles ne sont même pas sur la carte… (Boussole. Par Claude Robillard. CC-BY. Source : Flickr)

    Pourtant, même si l’on peut se réjouir que le nouveau gouvernement poursuive l’effort d’ouverture des données, il reste un sujet désespérément absent du radar : celui des données culturelles.


    La feuille de route fixe ainsi pour objectif de travailler à l’ouverture de « jeux de données stratégiques » et la mission Etalab se voit confier la tâche d’organiser dès 2013 six débats thématiques et ouverts, afin d’identifier et de publier de nouveaux jeux de données dans les secteurs suivants : santé, éducation, dépenses publiques, logement, environnement, transports.

    Nul doute que ces domaines sont importants, mais qui peut nier que le champ de la culture revêt un caractère stratégique, surtout dans un pays comme la France ? On notera également que la question des données de la recherche ne figure pas non plus dans cette liste. La raison de l’exclusion de ces deux sujets résulte certainement du fait que la réutilisation des données culturelles et de recherche est régie par un régime dérogatoire dans la loi du 17 juillet 1978, dénommé (assez improprement d’ailleurs) « exception culturelle ».

    L’absence des données culturelles de la feuille de route du gouvernement pour l’Open Data est particulièrement fâcheuse et contestable, car des débats ont d’ores et déjà lieu à propos de ce régime particulier et des blocages qu’il entraîne. Un rapport Open GLAM, publié en 2012 par Creative Commons France, Wikimedia France, Veni, vidi, libri et soutenu par SavoirsCom1, avait notamment insisté sur la nécessité de réintégrer les données culturelles dans le régime de droit commun de la réutilisation des informations publiques, pour en finir avec cette exception.



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    Par ailleurs, un avis publié par l’ancienne formation du Conseil National du Numérique en juin 2012 avait émis la même idée et plaidé en faveur d’un effort particulier dans l’ouverture des données culturelles :

    Le sous-développement en France de l’« open data » des donnés culturelles peut s’expliquer d’une part par le régime d’exception dont elles font l’objet, et d’autre part par des confusions relatives aux questions de propriété intellectuelle [...]

    Dans tous les cas, il ne semble pas proportionné de créer un régime d’exception à tout le secteur culturel s’il n’est justifié que par des cas très particuliers, qui restent d’ailleurs à définir précisément. Le CNNum propose donc d’intégrer les données culturelles dans le régime de réutilisation commun.



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    Par ailleurs, un débat public et ouvert aurait été particulièrement bienvenu sur la question, car la situation est en train de devenir dangereusement pathogène. Dans le secteur des archives, de multiples procès ont éclaté devant les tribunaux administratifs, entre des archives départementales et la société NotreFamille.com. Les premiers jugements rendus à propos de ces affaires sont particulièrement contradictoires : certains tendent à neutraliser la fameuse exception culturelle, tandis que d’autres s’appuient sur le droit des bases de données pour justifier l’interdiction de la réutilisation, ce qui peut fragiliser dans son ensemble le mouvement d’ouverture des données , et pas seulement dans le secteur culturel.

    Mais c’est surtout la position du Ministère de la Culture sur cette question qui devrait pouvoir être débattue. La réponse à une question parlementaire avait montré à l’automne dernier que le Ministère restait arc-bouté sur le principe de l’exception culturelle et Aurélie Filippetti avouait même sans vergogne que la France agissait au niveau européen pour maintenir la possibilité de monétiser les données culturelles :

    [la France] a plaidé pour que ce régime tienne pleinement compte des spécificités de ce secteur et de son économie, qui se caractérise par des besoins élevés d’investissement dans des opérations de numérisation complexes. La France a par conséquent demandé une exemption large et souple au principe de tarification au coût marginal pour les musées, archives et bibliothèques.

    La conjonction de ces crispations judiciaires et de cette politique de monétisation conduit, comme le rappelait le CNNum, à un sous-développement de l’Open Data culturel par rapport aux autres secteurs. La feuille de route du gouvernement indique que chaque Ministère doit procéder à l’identification de nouveaux jeux de données à libérer en mars prochain, mais l’enjeu dans le secteur de la culture se situe avant tout au niveau des établissements culturels, qui peuvent s’abriter derrière l’exception culturelle pour ne pas ouvrir leurs données.

    Dans ces conditions, faut-il désespérer ou se résigner ?

    Il reste quelques pistes exploitables, d’après cette feuille de route, qui pourraient concerner les données culturelles, même si celles-ci ne sont pas directement nommées.

    Le texte parle en effet d’élargir la stratégie d’ouverture des données publiques « à tous les établissements publics« , ainsi qu’aux « missions de service public à caractère industriel et commercial« . Ces formulations sont suffisamment larges pour s’appliquer aux bibliothèques, musées et archives nationales, ainsi qu’à un acteur stratégique comme la RMN.

    Plus encore, la feuille de route indique que le gouvernement souhaite conduire une évaluation des modèles économiques des redevances existantes, en auditant les coûts et les recettes associées. Il faut vraiment espérer que cette démarche d’évaluation sera aussi conduite dans le périmètre du Ministère de la Culture, pour qu’on évalue enfin ce que rapporte effectivement la monétisation des données culturelles et si cela justifie le maintien d’un régime d’exception aussi marqué. Je suis prêt à mettre ma main à couper que ce n’est pas le cas !

    Enfin, la feuille de route mentionne que des modifications de la loi du 17 juillet 1978 seront sans doute effectuées dans la foulée de la parution de la nouvelle directive européenne sur les informations du secteur public (PSI). Mais là encore, sur le chapitre des données culturelles, les signaux qui nous parviennent sont contradictoires et il n’est pas certain que la nouvelle directive apporte des améliorations significatives.

    La route de l’ouverture des données culturelles en France promet d’être encore longue et difficile… Même la Hadopi a ouvert plus vite ses données que 99% des musées, bibliothèques et archives ! A part ça, tout va bien…

    http://scinfolex.wordpress.com/2013/03/03/les-donnees-culturelles-absentes-de-la-feuille-de-route-du-gouvernement-sur-lopen-data/

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