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    VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

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    VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

    Message par yunolo le Jeu 26 Nov - 1:57

    Femmes battues: L'Etat s'engage



    En cette 10e Journée internationale contre les violences faites aux femmes, François Fillon a dévoilé un ensemble de mesures visant à lutter contre un fléau qui, en France, a tué plus de 150 fois l'année dernière.

    La lutte contre les violences conjugales sera érigée en grande cause nationale en 2010. Dans un discours prononcé à Matignon, François Fillon a confirmé cette information ce mercredi, en cette 10e Journée internationale contre les violences faites aux femmes. Concrètement, ce "label" permettra à un collectif de 25 associations d’obtenir une meilleure visibilité de leur action dans les médias. En attendant, le Premier ministre a lui dévoilé le nouvel arsenal de prévention et de répression que le gouvernement souhaite mettre en place. A ce titre, le chef du gouvernement s'est déclaré totalement favorable à la proposition de loi déposée ce même jour par deux députés, l'un de la majorité, Guy Geoffroy (UMP), l'autre de l'opposition, Danielle Bousquet (PS).
    Bracelet électronique



    Tout au long de son intervention, François Fillon a précisé les différents axes qui structurent ce texte. "Un régime juridique de référé-protection va être créé", a-t-il déclaré à la tribune, afin que les femmes battues soient protégées plus efficacement, avant même le dépôt de plainte. Parmi les autres pistes présentées par le Premier ministre, un nouveau délit devrait voir le jour afin de prendre en compte les "violences psychologiques au sein du couple", lesquelles, a rappelé la seconde tête de l'exécutif, "ne laissent pas de traces visibles à l'œil nu, mais mutilent l'être intérieur des victimes". En outre, a ajouté le chef du gouvernement, s'inspirant de l'exemple espagnol, un dispositif de bracelet électronique visant "à contrôler l'effectivité de la mesure d'éloignement du conjoint violent" sera lancé dès 2010 en guise d'expérimentation dans deux ou trois départements. Ce bracelet, qui permettra l'intervention de la police quand le porteur s'approchera d'un peu trop près de sa victime, ne concernera pas exclusivement le mariage, comme c'est le cas actuellement, mais sera étendu aux couples pacsés et à ceux qui vivent en concubinage.

    Un peu plus tôt dans la journée, Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la Famille, a également fait état, toujours à titre d'expérimentation, de la mise en place d'un téléphone d'urgence, directement relié à la police et permettant de "géolocaliser" les victimes. La veille, la ministre de la Justice, Michèle Alliot-Marie avait présenté un dispositif semblable en Seine-Saint-Denis, à ceci près que, par "le dispositif d'urgence sociale que je vais faire expérimenter par mes services en France permet de suivre les femmes socialement", sur le long terme, a déclaré Nadine Morano, qui a profité de cette journée internationale pour établir un triste constat: en France, les violences conjugales, "c'est une femme qui meurt tous les deux jours et demi sous les coups de son conjoint", a-t-elle souligné. "Un meurtre sur cinq est commis par un homme qui tourne sa violence contre sa compagne ou son ex-compagne", a pour sa part rappelé le Premier ministre.

    BIEN SUR! BIEN SUR! ON Y CROIT!

    PAS VOUS ? (je ne voudrais pas faire du mauvais esprit!) Mais les violences gagnent du terrain!

    Toute cette violence faite aux femmes ou aux enfants résultent bien d'un Monde malade qui m'écoeure!
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    Re: VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

    Message par yunolo le Dim 29 Nov - 23:04

    http://www.youtube.com/watch?v=VT5H86RMHKU
    UN SUR NEUF! oscours!
    La femme restera vraiment le première marchandise de l'homme!!!
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    Re: VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

    Message par Ego autem semper le Lun 30 Nov - 1:35

    Quelle curiosité, ce matin même j’ai démarré un sujet au titre « violences conjugales »

    Je comptais arriver au commerce décrit dans les vidéos, mais très loin après avoir fais un passage sur la législation française en matière de violence.
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    Re: VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

    Message par yunolo le Mar 1 Déc - 23:00

    http://www.youtube.com/watch?v=VT5H86RMHKU
    La violence faite aux femmes n'intéresse personne!
    Elle existe et a toujours existé dans tous les pays du Monde! Donc.. c'est établi! N'y changeons rien surtout!
    Le pire pour moi, c'est d'entendre des hommes et des femmes de partout les plaindre et ne jamais lever le petit doigt pour faire changer les choses!
    OUI la femme est une "denrée" comme une autre mondialement! Et çà arrange bcp d'Etats!
    Il y a pourtant tellement à en dire et à FAIRE!
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    Re: VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

    Message par yunolo le Ven 4 Déc - 1:32

    yunolo a écrit:http://www.youtube.com/watch?v=VT5H86RMHKU
    La violence faite aux femmes n'intéresse personne!
    Elle existe et a toujours existé dans tous les pays du Monde! Donc.. c'est établi! N'y changeons rien surtout!
    Le pire pour moi, c'est d'entendre des hommes et des femmes de partout les plaindre et ne jamais lever le petit doigt pour faire changer les choses!
    Comment le sort des femmes n'intéresse personne! PITOYABLE! Pas une réponse! RIEN!
    Le trafic des femmes n'intéresse personne! Mais il est vrai que pour le trafic des femmes de l'Est c'est triste! Mais.... le trafic des femmes africaines! Y'a rien! Cauchemar total pour ces filles!
    OUI la femme est une "denrée" comme une autre mondialement! Et çà arrange bcp d'Etats!
    Il y a pourtant tellement à en dire et à FAIRE!
    Et le trafic des bébés pour assouvir la morbidité des envies sexuelles de quelques désaxés !?
    Je ne trouve plus sur internet ! Mais ma Tite Tif et moi avons vu comment on peut traiter un bébé!
    AIMEZ! ET PROTEGEZ VOS ENFANTS! ILS NE LE SERONT JAMAIS ASSEZ!
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    Re: VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

    Message par yunolo le Lun 7 Déc - 0:28

    A l'occasion du 25 Novembre, Journée Internationale contre les violences faites aux femmes, l'«UNICEF Innocenti Research Centre» publie une étude sur l'excision. Cette dernière révèle que trois millions de filles et de femmes sont excisées chaque année ; à l'échelle de la planète, 130 millions de femmes ont donc subi ce rite douloureux. Ces nouveaux chiffres sont dus à l'amélioration des méthodes de sondage.
    Rien qu’en Afrique-surtout au sud du Sahara, en Egypte et au Soudan-on estime que trois millions de filles et de femmes sont excisées chaque année, comme le montre la nouvelle étude de l’Unicef parue aujourd’hui. Jusqu’à maintenant, on estimait que le nombre des excisions atteignait deux millions par an ; il ne s’agit pas, cependant, d’une augmentation de cette pratique ; les nouveaux chiffres sont le résultat de l’amélioration des méthodes de sondage. Dans certains pays, on enregistre néanmoins un recul de cette pratique traditionnelle. Cette pratique néfaste à la santé et douloureuse, est une entaille dans le corps et l’âme et une violation du droit à l’intégrité corporelle. L’excision peut entraîner des infections chroniques, de fortes hémorragies, la stérilité, voire même la mort. La Convention de l’Onu relative aux droits de l’enfant demande l’abolition des pratiques rituelles préjudiciables à la santé des enfants. L’excision constitue une infraction aussi bien à la Convention de l’Onu relative aux droits de l’enfant (1989) qu’à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (1979).

    Se libérer d’une tradition

    Aucune religion n’exige l’excision ; selon le rapport, ce rite douloureux se fonde sur une tradition sociale et culturelle solidement enracinée. L’excision de leurs filles permet aux familles d’obtenir un meilleur statut social; elles ne peuvent marier leurs filles que si ces dernières sont excisées ; si elles ne le sont pas, on les juge impures. La tradition et la pression sociales sont si fortes que les familles acceptent l’excision de leurs filles même en connaissant ses effets néfastes pour la santé. L’étude de l’Unicef montre que de nouvelles approches sont nécessaires dans la lutte contre l’excision: les transformations sociales sont essentielles et il ne sera possible de venir à bout du rite de l’excision que si les villages ou les communes se prononcent d’un commun accord contre cette pratique préjudiciable à la santé. L’Unicef a appliqué avec succès une stratégie de ce type en Egypte, par exemple. L’Unicef réalise des campagnes de sensibilisation et d’information dans tous les pays qui pratiquent l’excision. Il s’agit de toucher en particulier les responsables des décisions, à savoir les autorités, les doyens des villages ou les leaders religieux. Plusieurs pays africains ont aujourd’hui interdit l’excision et au Sénégal, Tostan une organisation non gouvernementale soutenue par l’Unicef, a réussi à convaincre près de 1300 villages à ne plus exciser leurs filles. Les pays dans lesquels on pratique l’excision ont néanmoins besoin d’un appui international: seul un travail d’information accru accompagné de mesures au niveau législatif et politique peut venir à bout des mutilations génitales féminines. Si le monde entier s’engageait dans ce sens, il serait même possible d’abolir l’excision en l’espace d’une génération, est-il avancé dans le rapport paru aujourd’hui.

    Sensibiliser et informer en Suisse aussi

    Unicef Suisse finance des programmes en Somalie et au Burkina Faso. La priorité est donnée à l’information du personnel médical, des enseignant(e)s et des assistant(e)s sociaux, aux programmes de reconversion professionnelle des anciennes exciseuses, à la sensibilisation des responsables des décisions et de la population ainsi qu’à la constitution de comités de femmes au niveau local. Il faut ajouter à cela le travail d’information réalisé en Suisse, car en raison de l’importance accrue des migrations, des femmes et des filles excisées vivent dans le monde entier ; on estime qu’elles sont plus de 6500 en Suisse. Une étude de Unicef Suisse datant de 2004, indiquait que 51 % des gynécologues et des sages-femmes interrogés avaient été confrontés à des femmes excisées. Au début de l’année 2005, des lignes de conduite destinées au personnel de la santé en Suisse ont été élaborées sous la direction du Professeur Patrick Hohlfeld, président de la Société suisse de gynécologie et obstétrique, en collaboration avec Unicef Suisse et d’autres organisations; elles ont été publiées ensuite dans la revue suisse des médecins. Unicef Suisse a, en outre, demandé un avis de droit au professeur Stefan Trechsel, ancien président de la Commission européenne des droits de l’homme, et à la juriste Regula Schlauri. Cette étude conclut que l’excision doit être considérée comme une lésion corporelle grave.
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    Re: VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

    Message par bye le Lun 22 Nov - 4:06

    Viol : la honte doit changer de camp !


    >> J-3 avant le lancement de la campagne <<

    Chaque année en France des dizaines de milliers de femmes sont violées. Aucun de ces crimes ne constitue un cas isolé : le viol est un fait social, une marque que les relations femmes-hommes restent profondément inégalitaires dans notre société. Pour lutter contre cette situation, rappeler ces faits importants et permettre que la honte dont souffrent les victimes de viol change de camp, trois associations (le Collectif féministe contre le viol, Mix-Cité et Osez le féminisme) lancent une pétition nationale.




    Plus d’une centaine de personnalités soutiennent cette campagne qui sera lancée le mercredi 24 novembre, veille de la journée mondiale contre les violences faites aux femmes.




    D'ici là, vous pouvez rejoindre la page de la campagne sur Facebook : http://www.facebook.com/#!/pages/Viol-la-honte-doit-changer-de-camp/171136569573021 ou en suivant le profil de la campagne sur Twitter : http://twitter.com/#!/contreleviol




    RDV à partir du 24 novembre sur http://www.contreleviol.fr

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    Re: VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

    Message par bye le Dim 23 Jan - 8:48

    Viol : La honte doit changer de camp ! pétition

    CHAQUE ANNEE EN FRANCE, PLUS DE 198 000 FEMMES SONT VICTIMES DE VIOL OU DE TENTATIVE DE VIOL.
    75 000 SONT VIOLEES.
    JE SUIS L’UNE D’ELLES, JE PEUX ETRE L’UNE D’ELLES
    Chaque acte sexuel forcé est un instrument de déshumanisation. Il est une négation de notre volonté, le mépris de notre consentement. Les hommes ne sont pas plus que les femmes régis par des « pulsions sexuelles irrépressibles ». Le viol n’a rien à voir avec un désir soi-disant incontrôlable. Il est une humiliation, une appropriation, une domination des hommes sur le corps et le sexe des femmes et des filles. Plus de 75 000 femmes violées par an : il ne s’agit pas seulement d’une somme de crimes isolés, à classer dans les faits divers, mais une marque que notre société reste profondément inégalitaire dans les relations femmes-hommes.


    --------------------------------------------------------------------------------
    Sous l’effet de la peur, de la pression de notre entourage, de la volonté d’oublier, une majorité d’entre nous n’a pas porté plainte. Nous dénonçons la tolérance de notre société vis-à-vis du viol. En France, on estime que seulement 2% des violeurs sont condamnés.

    Nous dénonçons la stigmatisation des victimes de viol qui doivent trop souvent affronter dénégations, accusations et rejet. Nous refusons de nous laisser culpabiliser sur notre tenue, notre comportement, nos fréquentations. Aucune honte ne doit peser sur nous. Nous devons être entendues sur ce que nous avons subi. Le viol est un crime. Les agresseurs doivent être jugés et condamnés.


    --------------------------------------------------------------------------------
    Une femme sur 10 a été violée ou le sera au cours de sa vie. Dans 8 cas sur 10, l’agresseur est connu de la victime. Le viol n’est pas une fatalité. Il est le signe d’une société profondément sexiste.

    Cette réalité peut changer. Cette réalité doit changer !

    Nous refusons que la peur du viol imprègne notre quotidien et nos comportements. Nous voulons être pleinement libres dans l’espace privé et dans l’espace public.

    Véronique, sœur d’une femme assassinée par son mari, demande des comptes à l’Etat …en appel !
    Communiqué du CFCV - 18-01-2011

    Véronique, sœur de la victime, a engagé une action contre l’Etat pour « dysfonctionnement pour faute lourde ». Le 30 septembre 2009, elle a été déboutée en première instance par le Tribunal de Grande Instance de Paris, notamment au motif que « rien n’aurait pu laisser supposer un tel acte de la part de cet homme » !

    Pourtant, les services judiciaires avaient connaissance des faits. Durant quinze années : viols, violences, actes de torture et de barbarie avaient tenu au secret une femme terrorisée qui, devant le risque vital, avait finalement eu le courage de fuir.

    Elle avait trouvé le courage de déposer plainte : une plainte détaillée, précise, circonstanciée, étayée par les multiples preuves et enregistrements vidéo recueillis par les enquêteurs lors de la perquisition du domicile conjugal. Acculé par ces preuves, celui-ci avait reconnu les faits qui lui étaient reprochés. Les lourdes accusations portées par sa victime auraient pu valoir à leur auteur une peine de 20 ans de prison. Les preuves de la réitération de menaces de mort étaient, elles aussi, dûment établies. Au vu de ces éléments d’une particulière gravité, le Parquet avait requis un placement en détention provisoire et le juge d’instruction avait donné un avis favorable à la détention.

    Pourtant, rien de tout cela n’a conduit à une décision protectrice assurant la sécurité de la plaignante. Pour le magistrat concerné, priver le mis en cause de la liberté d’aller et venir n’est pas apparu « justifié ni pour les nécessités de l’instruction, ni à titre de mesure de sûreté ». Malgré les preuves multiples, le Juge des Libertés et de la Détention a prononcé la remise en liberté.

    Le 19 juin 2007, le mis en cause a parcouru 300 kilomètres dans la nuit pour assassiner son épouse en tirant sur elle à onze reprises, en pleine rue, en présence de deux collègues et de passants terrorisés, avant de se suicider. Cependant, le 30 septembre 2009, le Tribunal a débouté Véronique, sa sœur, de ses demandes. La Cour statuera en appel le mercredi 19 janvier 2011 à 14 heures.


    --------------------------------------------------------------------------------
    Dans ce drame, ni la parole d’une femme victime, ni les éléments de preuve recueillis par les services de police, ni la réquisition du Parquet, ni la dangerosité de l’auteur n’ont été pris au sérieux. Disposant de l’intégralité du dossier pénal, la justice avait les moyens de prévenir cet assassinat. Elle n’a pas agi et porte une responsabilité dans cette issue fatale. Dans ce drame et dans combien d’autres encore ? Jusqu’à quand l’institution judiciaire se refusera-t-elle a reconnaître la dangerosité des agresseurs lorsque leurs victimes sont des femmes ou des enfants ?

    Depuis la loi du 10 juillet 2010, les victimes de violences conjugales peuvent demander qu’une ordonnance de protection assure leur sécurité face à un partenaire dangereux. Avec ces victimes en danger, avec les associations de lutte contre les violences à l’encontre des femmes, le Collectif Féministe Contre le Viol attend de la justice qu’elle assume cette mission.

    L’année 2010 vient de s’achever, la lutte contre les violences faites aux femmes avait été labellisée « Grande cause nationale ». Les associations ont multiplié les occasions d’informer de la fréquence et de la gravité des violences masculines envers les femmes, notamment dans le couple. En effet, chaque année, en France, près de 150 femmes sont tuées par leur conjoint.

    En attribuant ce label, l’Etat montrait l’importance qu’il accorde à ces innombrables violences quotidiennes. Il faut maintenant joindre les actes à la parole. Non seulement, les dispositions législatives récemment renforcées doivent prévenir la perpétuation de crimes à ce point prévisibles, mais il est temps de surcroît d’accorder foi à la parole de femmes qui font appel à la justice pour garantir leur droit de vivre en sécurité.

    Nous demandons à l’institution judiciaire de reconnaître sa responsabilité quand elle a failli dans la mise en œuvre des mesures appropriées pour prévenir ces crimes. Tout doit être fait pour que la violence d’un conjoint n’aille pas jusqu’au meurtre.

    Le Collectif Féministe contre le Viol* présent aux côtés de Véronique au tribunal de Paris en septembre 2009 sera également auprès d’elle le 19 janvier 2011 lors de l’audience au TGI de Paris.

    * :Le Collectif Féministe contre le Viol anime la permanence nationale « Viols-Femmes-Informations » 0.800.05.95.95., un numéro vert pour soutenir les victimes et leur entourage. A ce jour, prés de 40000 victimes ont été accueillies sur cette ligne.

    Pour SIGNER LA PETITION !


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    Re: VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

    Message par bye le Sam 1 Déc - 9:22



    Quand une femme dit NON, l’agresseur s’en fout.

    binKa | feministes-radicales.org | samedi 24 novembree 2012

    samedi 24 novembre 2012



    feministes-radicales.org

    Quand une femme dit NON, l’agresseur s’en fout.
    binKa | feministes-radicales.org | samedi 24 novembree 2012



    Les actions visibles contre les violences masculines (campagnes ou manifestations) semblent vouloir transformer l’espace public en un vaste lieu de médiation. « Allez-y mesdames, exprimez-vous : dites aux agresseurs ce que vous n’acceptez plus. Ils vous écoutent. Parlez. Dites-leur que NON, c’est NON … z’ont pas bien compris ».

    Pourquoi demande-t-on aux femmes de dire NON face à leur agresseur ?

    Pourquoi demande-t-on aux victimes de viol d’avoir été assez claires dans l’expression de leur refus ?

    Cherche-t-on à savoir si les victimes de ratonnade ont exprimé leur refus avant d’être tabassées ?

    S’imagine-t-on que d’autres, dans leur position, auraient accepté ?

    Imagine-t-on que l’agresseur, entendant leur vigoureux NON, se serait arrêté ?

    Pourquoi l’imagine-t-on en matière de violences par conjoint et de viol … violences politiques, ciblées, systématiques, en un mot, sexistes ?

    Pour nous faire croire que la violence sexiste est techniquement la même chose qu’une relation normale.

    La différence entre une relation normale et une agression est que la première peut être acceptée. Et si elle est refusée, la relation est rompue, ne pouvant se continuer sans réciprocité.

    De fait, on esaie de nous faire croire que les violences sexistes relèvent de la première catégorie. La violence par conjoint serait techniquement un conflit de couple : ça dit des mots blessants de part et d’autre, ça crie de partout, des coups volent. Sauf que cette fois, madame ne pouvait que parer les coups, parfois répliquer, pour l’honneur. Ben oui, une guerre, mais unilatérale, l’autre n’avait aucune chance. Il est vrai que ça colle parfaitement avec la dynamique globale. Mais chuuut, il ne faut pas détruire les mythes de la guerre des sexes équitable et de la violence féminine.

    Le viol serait techniquement une relation sexuelle, sauf que cette fois, madame ne voulait pas. Ben oui, une relation, mais à un, l’autre n’y était pas. Il est vrai que ça ressemble à la sexualité promue par et pour les hommes, extension de la masturbation. Mais chuuuut, il ne faut pas dire que la sexualité masculine a pour modèle le viol, sinon on commencerait à révéler pourquoi les institutions masculines ont tant de mal à le qualifier et à poursuivre les violeurs.

    Pour nous faire croire que l’agression tient à l’attitude de la victime.

    Si elles n’avaient pas accepté, si elles avaient dit assez fort son refus, si elles avaient su se défendre …. ça ne serait pas arrivé. Oui. Et si les prolétaires n’étaient pas pauvres, ils ne seraient pas exploité-e-s.

    Pour nous faire croire que l’agression sexiste est affaire de co-mmu-ni-ca-tion, de dialogue.

    L’agresseur énonce sa volonté (sans mentir ni omettre des détails de son agression) et la victime énonce la sienne, et à la fin d’un débat sain et posé, en cas de désaccord, c’est madame qui a le dernier mot. Si elle dit NON, c’est non. Et monsieur s’en tiendra là. Or je le rappelle, l’agression n’est pas un débat où la victime pourrait exprimer son refus.

    Pour nous faire croire que les femmes ne peuvent pas être victimes.

    Car ce qui caractérise une victime est d’avoir subi. Non pas d’avoir échoué dans la négociation. Non. D’avoir subi une chose non négociable, de la part de quelqu’un nullement venu pour « proposer » son agression. L’agression se caractérise par le fait d’imposer quelque chose que la victime ne veut pas. Et cette agression arrive que la victime ait exprimé son refus ou non. Or concernant les violences sexistes, il est supposé qu’à un moment ou à un autre les femmes avaient la possibilité de refuser l’agression, de dévier l’intention de l’agresseur. Elle aurait pu « réagir » au harcèlement, elle aurait pu « se défendre » mieux, elle aurait pu dire « non » … Le postulat est qu’il ne peut rien arriver aux femmes qu’elles ne veuillent pas. Il y a toujours pour elles un moment mythique où le refus était possible et où ce refus aurait stoppé la violence. En bref, elles ne peuvent pas être authentiquement agressées. En un mot, elles ne sont jamais victimes.

    Pour nous faire croire que les victimes n’ont rien fait pour se défendre.

    Or c’est faux. Le mythe de la femme qui était passive avant les violences est de la pure propagande masculiniste. Ce sont les violences qui rendent passive (anesthésiée, déconnectée, déréalisée, mais aussi désabusée, désespérée et lucide sur les risques de répliquer). Et même mieux. Beaucoup de victimes ne sont aucunement effacées après des années de maltraitances. C’est celles que les policiers et les magistrats n’aiment pas. Celles qui accusent voire dénigrent monsieur quand les policiers débarquent à 2 heures du matin au domicile ; celles qui ont retardé d’une nuit entière leur viol en esquivant tous les pièges d’une soirée à risque avec le copain ; celles qui pour faire lâcher monsieur qui les étrangle prennent le premier objet venu et le frappent et l’égratignent ; celles qui répondent très calmement à monsieur, qui hurle, celles qui démontent mot par mot ses sophismes et le laissent sans voix face à l’évidence de sa bêtise ou de sa mauvaise foi ; celles qui répondent aux services sociaux qui les récupèrent après trois ou quatre retours au domicile : « je ne me laisse pas faire, je lui ai toujours dit que s’il était violent avec moi, je partirais« .

    Les femmes ne sont pas ces êtres masochistes qui « acceptent » la violence. Elles cèdent face à elle, comme « tout le monde » (= comme les hommes). C’est parce que la majeure partie de la brutalité sexiste est déployée à grande échelle et intégrée viscéralement à la culture que notre reddition ressemble à une acceptation voire à une participation. Les moyens de rejeter les agresseurs potentiels que sont les hommes sont inexistants. Et ce sont les agresseurs qui nomment la réalité, à travers les livres d’histoire ou les manuels de police ou de psychiatrie, et qui qualifient nos révoltes ou nos souffrances de »passivité ». C’est dans ce contexte de déni et d’impunité que la violence moins ordinaire des hommes (emprise psychologique, agression, harcèlement sexuel, viol et coups au sens pénal) pourait ressembler à une « proposition » que la victime pourrait négocier voire refuser.

    Pour éviter de se demander pourquoi des agresseurs existent. Pourquoi les hommes font cela.

    C’est à dire, pour éviter de dévoiler le caractère organisé, systémique et systématique des violences masculines, révéler les continuums qui lient paternité et violence par conjoint, assignation à la féminité et dressage au viol….


    aaa


    Pour maintenir le status quo.

    Nous avons le droit de négocier les limites avec les agresseurs, leur faire savoir nos limites. Mais il nous est interdit de rompre le dialogue. Rompre la négociation en disant : « On ne négocie pas avec les agresseurs, on les éloigne de nous. Or 98% des personnes qui nous violent, nous frappent et nous tuent sont des hommes. Donc, principe de précaution, on refuse l’hétéro-propagande. Non, l’homme n’est pas l’avenir de la femme. Nous réclamons une décohabitation de masse, des mises à l’isolement, des évictions de conjoints, collègues, inconnus, médecins, policiers, patrons, etc. violents. Démontrez-nous en masse que vous ne nous voulez pas de mal, acceptez une trêve totale des violences commises par votre camp et ensuite nous négocierons les modalités de la promiscuité ». Ah non. Interdit de rêver. Il nous faut rester dans le danger. Dans la menace. Continuer à nous interdire de formuler nos doutes : Lequel de ceux qui nous entourent fait partie de ce peuple qui nous hait ? Lequel en est complice ? Lequel en profite ? Nous devons chacune contenir notre peur, nos soupçons, et nous jeter à corps perdu dans un amour enchanté pour l’Homme. Notre danger principal.

    De fait, pour toute campagne de « prévention des violences », nous n’avons rien d’autre que le dialogue avec l’agresseur. Ce fatalisme pragmatique est orchestré par les institutions (ministères et culture) qui canalisent nos revendications. Elles sont là pour garantir un but patriarcal précis : nous maintenir dans le danger, c’est-à-dire dans la promiscuité avec la source majeur de violences et de mort pour nous … les hommes.

    Pour nous mettre en danger.

    Nous n’avons pas plus le droit de nous emparer de moyens de protection à la hauteur du danger. Quand un homme est dans une situation à risque, il prend une arme, non ? Les policiers et les militaires sont armés ? Même les hommes non menacés sont armés, par exemple les agresseurs. Alors pourquoi nous nous devrions nous contenter de « parler » ? Pourquoi nous n’aurions droit que de nous armer d’un « NON », et de n’affûter que le ton sur lequel nous allons le dire ? Parce qu’il s’agit de nous maintenir dans le danger et de nous y mantenir vulnérables. Et si possible, de canaliser tous nos efforts de libération vers des stratégies vouées à l’échec.

    Car il est totalement illusoire de faire savoir aux agresseurs ce que l’on n’acceptera pas. Car ils ont les moyens matériels de nous imposer ce que l’on n’accepte pas (pressions économique et idéologique de classe dominante qui détermine leur capacité individuelle à manipuler mentalement, brutalité et froideur sexuelles, etc.). Les victimes existent car on peut subir des choses que l’on ne veut pas. Persister à rester au contact de l’agresseur pour tenter de lui faire comprendre puis accepter notre volonté est non seulement absurde (cela nie la notion même d’agression) mais c’est surtout dangereux. Cela donne l’illusion aux victimes de maîtriser la relation, alors qu’il n’en est rien. Et cette illusion nous mène à accepter la promiscuité avec les dangers potentiels, voire à renoncer à des stratégies de protection qui ont été les nôtres à des moments de crise. On voit fleurir ces « renégociations » de la violence dans les phases de rémission avec les conjoints violents, juste après les explosions de violence. C’est une période où l’agresseur renforce son emprise en réorganisant son pouvoir et en progressant dans l’escalade de la violence. Au plan collectif, on peut voir que la clique masculine s’est largement réorganisée depuis le mouvement de libération des femmes. Cette période a été immédiatement suivie (à quelques années près) d’une explosion de violences, en particulier sexuelle (industries sexistes) et économiques (début du néolibéralisme). Aujourd’hui, les deux modèles dominants sont rétablis sans conteste : * la virilité est célébrée de manière décomplexée, depuis la militarisation et la pornographisation de nos cultures jusqu’aux « subversions » carnavalesques Queers ; * le modèle « contractualiste », basé sur la « négociation » avec l’oppresseur, a gangréné aussi nos modes de revendication. En parallèle, le féminisme institutionnel, muselé par les ministères à coups de subventions vitales, profondément attaché à la mixité et donc colonisé par quelques agresseurs, a imposé une stratégie de persuasion amicale plutôt que de libération. Les politiques queers ont fini de saper les fondements d’un mouvement fait par les femmes, pour les femmes, ancré dans des urgences vitales. Cela a totalement neutralisé le radicalisme des années 70. De fait le séparatisme sexuel et domestique, la non-mixité des organisations, l’analyse des inégalités par le prisme de la violence masculine, physique et sexuelle, tout cela a été peu à peu discrédité et saboté.

    ***

    Stopper les violences masculines sans nous mettre en danger.

    Ce n’est pas aux femmes, une par une, de dire NON à la violence masculine. Car chaque femme sait que les coups qu’elle a esquivés, une autre les prend ou les prendra. Ce n’est pas aux femmes de demander aux hommes d’entendre leur refus. Car tout dialogue, toute attente envers l’agresseur est dangereuse. Et c’est aux hommes de cesser de nous agresser.

    Les actions collectives doivent cesser d’interpeller les femmes pour qu’elles se comportent différemment (dire non, parler, etc.). Elles doivent cibler les coupables : donner les chiffres, la proportion d’agresseurs dans chaque sphère sociale où nous les rencontrons (famille, espace public, etc.) ; dévoiler leurs stratégies, simples et documentées ; prévenir les femmes sur toutes les situations à risque (famille, hétérosexualité, mise en couple, subordination professionnelle, promiscuité avec les hommes). Elles doivent réclamer des moyens de protection immédiats et efficaces : neutralisation et éviction systématique des agresseurs de la vie de la victime et des victimes potentielles ; prévention et intervention dans tous les lieux à risque (famille, école, entreprises, lieux publics, etc.) ; politique anti-raciste et anti-nationaliste (la violence par conjoint et la violence prostitutionnelle profitent sans limite de la persécution des dites « étrangères », avec ou sans papiers), etc. Elles doivent réclamer l’abolition de tous les systèmes de viol qui fleurissent en toute impunité : l’appropriation parentale des enfants, la conjugalité hétérosexuelle, les industries du viol (pornographie et toute forme de prostitution), l’exploitation des femmes par les hommes (qui génère une pression économique, base majeure de la contrainte à l’hétérosexualité et des viols au quotidien). Elles doivent autoriser l’usage de moyens de protection proportionnels au danger encouru.

    http://www.feministes-radicales.org/2012/11/24/quand-une-femme-dit-non/

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    Re: VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

    Message par bye le Sam 1 Déc - 9:26


    25 novembre, Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

    Abdou Semmar | algerie-focus.com & tsa-algerie.com | dimanche 25 novembre 2012

    dimanche 25 novembre 2012





    - Algérie : « 261 femmes sont décédées après avoir été battues »
    Abdou Semmar | algerie-focus.com | dimanche 25 novembre 2012
    - 25 novembre, Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes
    Réseau Wassila/Avife | tsa-algerie.com | dimanche 25 novembre 2012






    Algérie : « 261 femmes sont décédées après avoir été battues »
    Abdou Semmar | algerie-focus.com | dimanche 25 novembre 2012

    extrait
    .../...


    ... Le collectif « Stop à la violence, les droits aux femmes maintenant ! » s’alarme de la « montée » de la violence à l’égard des femmes. Selon les chiffres recueillis auprès des services de sécurité, durant les huit premiers mois de 2012, 261 femmes sont décédées après avoir été battues. Sur les 261 femmes tuées, 90 étaient âgées de 18 à 30 ans. Les chiffres indiquent également une hausse de 426 % des actes de violence contre les femmes durant les huit premiers mois de 2012, par rapport à la même période de 2011. La gendarmerie nationale relève, de son côté, 1 354 cas d’actes de violence dont 297 viols et 329 atteintes à la pudeur subis par les femmes durant la même période. Au total, ce sont 5 797 victimes de coups et blessures qui ont été enregistrées.




    25 novembre, Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes
    Réseau Wassila/Avife | tsa-algerie.com | dimanche 25 novembre 2012


    À l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, TSA s’associe au Réseau Wassila/avife pour la publication d’une série de contributions sur le sujet.

    Nous connaissons toutes et tous le 8 mars, journée internationale de la femme, mais peu connaissent le 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. La problématique des violences exercées contre les femmes est pourtant bien connue de chacune et chacun, violence dans la sphère privée comme dans la sphère publique. La problématique est connue mais reste étrangement engluée dans le non‑dit, le silence ou le chuchotement. Untel bat sa femme ? Ah ! La pauvre ! Mais, nul n’intervient pour faire cesser les coups, « c’est sa femme », justifie‑ton !



    Un père ou un frère bat‑-il sa fille ou sa sœur ? C’est qu’elle a commis l’interdit, c’est pour préserver l’honneur. « Ils l’éduquent, la petite effrontée ! » Un voyou siffle une jeune étudiante dans la rue ? Pourquoi s’habille‑t‑elle de la sorte ? « Elle n’a qu’à se couvrir, l’allumeuse ! »



    Ces justifications de la violence, étayées sur une tradition patriarcale extrêmement ségrégationniste à l’endroit des femmes, donnent la mesure de la situation dans notre pays, mais aussi dans tous les pays du monde où le droit n’est pas égalitaire, où la culture de domination des femmes continue d’agir, parfois même lorsque les gouvernements sont dotés de lois égalitaires. La violence exercée contre les femmes est un fléau social. Nous devons le sortir de la sphère privée, le traiter sur la scène publique sous l’angle du Droit. Les survivantes de violences ont le droit à la protection, et l’État a le devoir de les protéger.





    Mais pourquoi le 25 novembre ?



    Trois sœurs, Patricia, Minerva et Teresa Mirabel, appelées souvent "les sœurs Mirabel", ont été assassinées le 25 novembre 1960 en République Dominicaine, sur ordre du dictateur Rafael Leonidas Trujillo. Cet ignoble assassinat suscita une grande émotion populaire et déclencha un large mouvement de contestation. Le 30 mai 1961, le dictateur fut exécuté dans une embuscade tendue par des membres de ses propres forces armées



    En 1981, se tint à Bogota (Colombie) la première Rencontre féministe pour l’Amérique latine et les Caraïbes. De nombreuses femmes dénoncèrent les violences qu’elles avaient subies au sein de leur famille ou hors du cercle familial, ainsi que celles commises par l’État (tortures, viol des prisonnières politiques, etc.)



    À l’issue de cette rencontre, il fut décidé de faire du 25 novembre la Journée de l’élimination de la violence à l’égard des femmes, commémorée ensuite dans de nombreux pays d’Amérique latine. Et 39 ans après l’assassinat des sœurs Mirabel, à l’Assemblée générale des Nations unies, lors de sa 54e session, le 19 octobre 1999, les représentants de la République Dominicaine et de 74 autres États membres présentèrent un projet de résolution visant à faire du 25 novembre la Journée internationale de l’élimination de la violence à l’égard des femmes.



    Le 17 décembre suivant, ce texte deviendra la résolution 54/134 qui définit cette violence comme tout acte portant un préjudice physique, sexuel ou psychologique aux femmes, que ce soit dans la sphère privée ou publique. Cette résolution a été votée parce que la violence faite aux femmes est le fléau mondial le plus partagé, dans tous les pays, dans tous les groupes sociaux, culturels, économiques. Partout, la violence exercée contre les femmes est tolérée et partout des femmes meurent ou survivent, mutilées physiquement et psychologiquement, à leurs blessures. Les agresseurs sont majoritairement des proches : le mari, le père, le frère, etc.



    Du 25 novembre, journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes, au 10 décembre, journée mondiale des droits humains, s’organise un peu partout dans le monde la quinzaine d’activisme contre les violences faites aux femmes. Le fléau de la violence est tel qu’une quinzaine suffit à peine pour bousculer les consciences engourdies, faire entendre la voix de celles qui souffrent en silence et faire parler celles et ceux, qui, bien que témoins de cette souffrance, ne disent rien.



    Le premier pas vers une société non violente est de dénoncer la violence. Partout. Sous toutes ses formes !



    La violence nous concerne tous. Parlons‑en !


    http://www.tsa-algerie.com/divers/25-novembre-journee-internationale-de-lutte-contre-les-violences-faites-aux-femmes_22868.html
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    Re: VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

    Message par bye le Dim 24 Nov - 11:30

    COMMUNIQUE DE PRESSE
    CGT Educ’action - 263 rue de Paris - case 549 - 93515 MONTREUIL cedex
    Mel : unsen@ferc.cgt.fr - Site : www.unsen.cgt.fr
    Contact : Matthieu Brabant - 06 77 81 34 83
    Tous les 2 jours et demi, une femme meurt en France sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint. En 2012, les chiffres officiels indiquent que 148 femmes ont ainsi été assassinées.
    Ces faits, déjà inacceptables, sont en dessous de la réalité puisqu’ils ne prennent pas en compte les suicides et toutes celles qui survivent à la violence, mais restent gravement marquées physiquement et psychologiquement.
    75 000 viols par an sont perpétrés sur notre sol, 8 % des femmes ont le courage de porter plainte. Mais beaucoup de ces plaintes sont classées sans suite et seulement 2 % des agresseurs sont condamnés. La majeure partie de ces violences sont le fait, non d’inconnus, comme on a tendance à le croire habituellement, mais de proches : conjoint, autre membre de la famille, collègue de travail, supérieur hiérarchique... Elles sont l’expression la plus dure de la domination masculine sur les femmes qui commence dès le tout premier âge avec la répartition sexuelle des rôles et qui se perpétue dans nos sociétés : là, on empêche les filles d’aller à l’école, ici, on nie aux femmes le droit de maîtriser leur fécondité, là encore, les inégalités de salaires et de responsabilités sont criantes, ici et ailleurs, on dit que « la prostitution est le plus vieux métier du monde ». Comment peut-on dire cela, quand on sait que l’âge d’entrée dans la prostitution est 14 ans, que l’espérance de vie d’une prostituée aux USA est de 34 ans ? Où est la liberté quand le corps des femmes est une marchandise ? La prostitution est une violence.
    Ceux qui, ces derniers jours, viennent de signer l’appel « Touche pas à ma pute », sont non seulement lamentables parce qu’ils détournent éhontément des symboles d’égalité et de liberté : celui de l’émancipation des femmes (manifeste des 343 femmes déclarant avoir avorté alors que c’était illégal), et celui de l’antiracisme (Touche pas à mon pote), mais ils se situent aussi, très clairement, dans le camp de ceux qui nient les droits des femmes en s’appropriant leurs corps et en imposant leurs désirs sexuels.
    La CGT Éduc’action combat toutes les discriminations et les inégalités. La lutte contre les violences faites aux femmes est un élément essentiel pour une transformation sociale porteuse de liberté et d’égalité.
    Le 25 novembre prochain, dites NON à toutes les formes de violences à l’encontre des femmes en participant aux différentes manifestations organisées.
    Communiqué rédigé par Fabienne Bodin pour La Collective
    Montreuil, le 21 novembre 2013

    http://www.questionsdeclasses.org/?25-novembre-2013-journee
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    Re: VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

    Message par bye le Jeu 13 Fév - 17:50

    Le jeudi 6 février 2014, lors de la journée mondiale "excision zéro tolérance", l'association "Excision, parlons-en!" a organisé un rassemblement inédit d'actrices et d'acteurs de la société civile. Tout au long de la journée, différentes tables rondes ont permis de mieux cerner la pratique de l'excision et de permettre de trouver des initiatives en faveur de son abandon.
    Dans le monde aujourd’hui, l’excision est pratiquée dans 29 pays d’Afrique et du Moyen-Orient ainsi que dans certaines communautés d’Asie, selon l’enquête Excision et Handicap (INED, 2007-2008). 125 millions de femmes seraient excisées dans le monde, dont 55 000 vivraient en France.
    Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, les Mutilations Sexuelles Féminines (MSF) recouvrent « toutes les interventions incluant l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou autres lésions des organes génitaux féminins pratiquées pour des raisons non-médicales ».

    Le jeudi 6 février 2014, lors de la journée internationale contre les mutilations sexuelles féminines, l’association « Excisions Parlons-en !» a organisé un rassemblement inédit d’actrices et d’acteurs de la société civile : associations, ONG, institutions nationales et internationales, journalistes, médecins.



    IMPLIQUER LES COMMUNAUTÉS ET LES DIASPORAS POUR QU’ELLES DEVIENNENT DES AGENTS DU RESPECT DES DROITS HUMAINS
    « L’accès à l’éducation pour les filles est la pierre angulaire de la lutte contre les violences et mutilations faites aux femmes » - Micelèle Barzach, présidente de UNICEF France.

    Le professeur Gamal Serour, directeur du centre islamique international de l’Université Al-Azhar au Caire en Egypte, a clarifié l’amalgame souvent présent dans les esprits entre l’excision et l’islam. Il a rappelé que l’obligation d’excision ne figurait nulle part dans le Coran, mais aussi l’importance d’informer et de sensibiliser les leaders religieux car leur rôle au sein des communautés est primordial.


    De plus, l’implication de la diaspora est essentielle dans le processus. En Ile-de-France, l’association Equilibres & Populations intervient auprès de la diaspora malienne en partenariat avec l’association Entraide et Espoir. La place des « migrants relais » est primordiale dans la prévention, lorsqu’ils retournent dans leur pays d’origine pour sensibiliser leur communauté au problème des MSF. Ils sont écoutés et respectés. Selon Aurélie Hamelin-Desrumaux, coordinatrice du projet « cela a eu un impact fort sur les changements de comportements dans les villages ».


    UNE QUESTION DE SANTÉ PUBLIQUE
    La Docteure Emmanuelle Piet est revenue sur la longue bataille que mènent depuis 30 ans les Protection Maternité Infantile contre les MSF. Elle a rappelé le rôle clef que peuvent jouer certaines personnes, des maitresses d’écoles qui ont pu éviter l’excision de petites filles en signalant en amont des comportements révélateurs. Elle a aussi rappelé l’importance des mots dans un sujet qui reste encore très tabou « le droit à la sexualité des femmes ». Les témoignages de nombreuses femmes, disaient tous la même chose « en fait ça, je ne l’ai pas voulu ».


    En effet, selon l’UNICEF, dans la plupart des pays où sont pratiquées les MSF, la majorité des femmes et des hommes pensent que cette pratique devrait cesser. Au Bénin environ 95 % des personnes ayant connaissance de ces pratiques pensent qu’elles devraient cesser.


    Le docteur Pierre Foldes a quant à lui expliqué les progrès de la médecine en matière de « reconstruction » suite à des MSF. Cependant, il faut rester prudent et ne pas médiatiser cette chirurgie réparatrice afin de ne pas créer d’effet pervers. Le docteur Morrissanda Kouyaté, directeur du Comité InterAfricain de lutte contre l’excision a révélé la part de responsabilité des médecins occidentaux dans la médicalisation massive des pratiques de MSF. En Egypte, 72 % des excisions sont pratiquées par le corps médical.


    DROIT D’ASILE ET EXCISION
    fatiha-mlatiFatiha Mlati directice de l'intégration de France terre d'asile; José Fischel De Andrade administrateur principal chargé de la protéction du HCR en France; Fadela Novak, administratrice principale du bureau Europe du HCR



    Chaque année environ 20 000 femmes et filles demandent l’asile dans l’Union européenne en provenance de pays pratiquant les MSF afin d’échapper à cette mutilation. La France, avec 4 000 réfugiées, est le principal pays d’accueil de ces femmes et le premier pays à avoir criminalisé cette pratique en 1985.

    Fatiha Mlati, Directrice de l’Intégration de France terre d’asile a évoqué le fait qu’au départ, en France, les MSF n’étaient pas considérées comme motif de persécution pouvant justifier une l’octroi d’une protection internationale. Ce n’est qu’en 2012 que le Conseil d’Etat a reconnu que le risque d’excision pour une femme, dans son pays d’origine, était un motif légitime de demande d’asile. Le droit au séjour des parents des jeunes filles a, quant à lui, été accordé en avril 2013.

    Fatiha Mlati a souligné le fait qu’il manquait encore des lignes directrices claires. « Il faut absolument préserver l’équilibre familial car cela représente un double isolement, celui de l’exil et celui du positionnement contre sa culture. » De plus, il faut former et sensibiliser le personnel de l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra) sur cette question afin que leur accueil soit plus adapté aux victimes de ce traumatisme. Un suivi psychologique de ces femmes est indispensable lors de leur arrivée. Suite au choc provoqué par les MSF elles s’enferment souvent dans le silence.

    http://www.france-terre-asile.org/component/flexicontent/124-slider/9320-qbrisons-les-tabous-de-lexcisionq/?utm_source=Newsletter&utm_medium=e-mail&utm_campaign=Newsletter%2069

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    Re: VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

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