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    Haïti

    Message par bye le Jeu 21 Jan - 7:30

    Communiqué : Mom - Collectif Haïti - PAFHA - associations de la Caraïbe
    Un impératif après le séisme : régulariser tous les exilés haïtiens


    Le tremblement de terre qu’a subi Haïti est l’une des plus grandes catastrophes « naturelles » de ces dernières décennies. L’ampleur de la réponse humanitaire s’annonce également forte, mais cette « aide » des pays du Nord doit être accompagnée de profonds changements de leur politique.

    Si la catastrophe géologique relevait des risques certains dont l’irruption est imprévisible, l’instabilité politique, amplifiée par le séisme, régnait de
    longue date. Cela n’empêchait pas de nombreux pays – dont la France, en particulier dans les départements de la Caraïbe – de maltraiter les migrants haïtiens. Les obstacles mis à leur régularisation, les arrestations et les expulsions se sont d’ailleurs multipliés ces dernières années, souvent au mépris du droit en vigueur. De plus, alors que la situation du pays est connue depuis longtemps, un accord de gestion des flux migratoires, contenant notamment une clause sur la réadmission automatique des Haïtiens interpellés, est en cours de négociation.

    La « suspension » des expulsions annoncée par Eric Besson relève une nouvelle fois de l'effet d’annonce : les expulsions vers Haïti sont matériellement impossibles à mettre en œuvre. Le ministre tente par ailleurs de se donner une image d’humanité par quelques dispenses de visa (évacuation sanitaire et regroupement familial dont la procédure en France a déjà abouti favorablement) et par l’octroi de certaines facilités, dont les modalités restent floues, concernant les Haïtiens en situation régulière. Mais il n’apporte aucune réponse à la détresse des Haïtiens qui vivent en France sans papiers ou dans une grande précarité juridique. Leur retour en Haïti est pourtant moins que jamais envisageable.

    Pour apporter un véritable soutien à la reconstruction sociale et économique de ce pays, il faut attribuer aux Haïtiens exilés le droit au séjour et au travail. L’administration Obama a annoncé qu’elle allait accorder une protection temporaire et un permis de travail aux dizaines de milliers d’Haïtiens vivant en situation irrégulière aux États-Unis. Le Conseil européen peut prendre le même type de décision, en application d’une directive européenne de 2001. Au niveau européen peut également se coordonner l’action des États membres afin que soient systématiquement accordés des visas aux Haïtiens qui voudraient temporairement ou durablement s’installer hors de leur pays détruit.

    En raison des liens particuliers qui unissent Français et Haïtiens, ainsi que des responsabilités historiques de la France dans la situation politique et sociale d’Haïti, le gouvernement français doit avoir une action rapide et exemplaire. Les signataires demandent la régularisation immédiate de tous les exilés haïtiens et appellent à ce que l’ensemble des Haïtiens présents en métropole et dans les DOM bénéficient d’un véritable, droit stable et durable, au séjour et au travail.

    La nouvelle catastrophe qui a frappé le peuple haïtien ne doit pas faire oublier les autres migrants qui fuient des situations dramatiques et sont traités eux aussi avec inhumanité par l’administration française. La reconstruction d’Haïti sera longue mais, dès aujourd’hui, les pays qui appellent à la solidarité internationale ont plus que jamais le devoir de respecter les droits et d’améliorer la situation sociale de tous les exilés, parmi lesquels des centaines de milliers d’Haïtiens.

    20 janvier 2010


    http://www.migrantsoutremer.org/Un-imperatif-apres-le-seisme





    Signataires

    Collectif Mom (Migrants outre-mer - http://www.migrantsoutremer.org/)
    Collectif Haïti de France (http://www.collectif-haiti.fr/)
    Plateforme d’associations franco-haïtiennes (PAFHA - http://assofrancohaitiennes.online.fr/)
    Associations de la Caraïbe :
    Guadeloupe : Collectif contre la xénophobie, LDH-Guadeloupe
    Guyane : Cimade-Guyane, Grand pays, LDH-Guyane
    Martinique : Assoka (Asosyasion solidarité Karaïb)
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    Re: Haïti

    Message par bye le Ven 22 Jan - 9:20

    Suite au séisme qui a ravagé Haïti le 12 janvier, le Mouvement de la Paix exprime sa compassion et sa solidarité au peuple d’Haïti, aux victimes et familles de victimes, à tous ceux qui sont toujours dans l’attente angoissée de nouvelles de leurs proches.
    (...) La France continue d’accueillir l’ancien dictateur Duvalier dont la fortune indue, bien supérieure à la dette du pays, aurait probablement permis de construire des bâtiments anti-sismiques. Notre pays doit aider Haïti à récupérer l’argent volé.
    http://www.mvtpaix.org/communiques/2010/Haiti-2010.php
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    Re: Haïti

    Message par bye le Ven 22 Jan - 9:31

    Gaza vient en aide à Haïti
    Un petit chargement de jouets, de bonbons, d’argent et d’autres biens a quitté le territoire palestinien, direction Port-au-Prince.
    http://fr.euronews.net/2010/01/18/tremblement-de-terre-a-haiti-gaza-vient-en-aide-a-haiti/
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    Re: Haïti

    Message par bye le Jeu 28 Jan - 19:18

    "Haïti est figé en-dessous du seuil de la misère absolue", tel était le constat que faisait l'écrivain haïtien René Depestre en 2004. Ce diagnostic est toujours d'actualité en 2009 puisque:
    80 % des Haïtiens vivent en-dessous dus euil de pauvreté.
    Le taux de chômage atteint 65 % de la population active.
    L'espérance de vie à la naissance est de 61 ans.
    Les dépenses de santé par habitant se chiffrent à 42 dolalrs pa habitant.
    La mortalité infantile ( pour mille naissances vivantes ) atteint 57.
    Le PIB est de 7 milliards de dollars.
    Les recettes annuelles de l'Etat haïtien avoisinent 600 millions de dollars.
    1 % de la population capte plus de 60 % de la richesse du pays.
    Les flux monétaires en provenance de la diaspora tournent autour de 1,7 milliard de dollars ( année 2006 ).
    L'Etat consacre à l'éducation 8 % de son budget, la moitié de la somme consacrée au remboursement de la "dette".
    Plus de 80 % de ceux et celels qui ont un diplôme universitaire quittent le pays pour aller s'établir majoritairement aux Etats-Unis ou au Canada;
    Les Eglises sont le 1° employeur du pays!
    Le budget national dépend, pour plus de la moitié, de l'aide exstérieure. Le FMI a imposé à Haïti, en sus de sess empiternels "plans d'ajustement structurels", de baisser ses taxes aux frontières de 50 % à 3 %, ce qui a provoqué l'invasion du riz américain moins cher car fortement subventionné ( vous pouvez vérifier, l'autosuffisance alimentaire ne figure pas dans le bréviaire du FMI ).
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    Re: Haïti

    Message par bye le Jeu 28 Jan - 19:38

    Haïti : Appel de Cayenne

    Bonjour à tous,

    Nous avons tenu une réunion ce soir en présence des principales associations haïtiennes de Guyane, RESF, Sud Education Guyane, la CIMADE et
    plusieurs autres associations travaillant avec les étrangers (Arbre Fromager, Grand Pays, CASNAV, LDH).
    Notre réunion a abouti à la rédaction d'un appel au Gouvernement Français (cela concerne plusieurs ministères).
    Nous avons opté pour un texte court mai précis qui prenne en compte la situation spécifique de la Guyane et qui demande des mesures d'accompagnement.

    Ce texte est déjà en ligne et peut être signé par chacun.
    http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=25559

    Pouvez-vous nous aider à ce que ce texte soit signé au niveau national par un maximum d'organisations.

    Nous sommes dans une situation de grande détresse. Les Haïtiens ici sont au taquet. La Préfecture continue de demander placidement des extraits d'archives. Le bâtiment des archives à Port au Prince est détruit... Si des mesures exceptionnelles ne sont pas prises, aucun Haïtien ne pourra plus être régularisé avant plusieurs années.

    Toute la population de Guyane se démène tous les jours pour des actions de solidarité mais les institutions restent totalement sourdes.

    Un appui national est indispensable.

    Merci à vous tous par avance de votre solidarité.
    Amicalement,
    Marc Grossouvre
    RESF Guyane

    Haïti : Appel de Cayenne
    P1424 - Demande au Gouvernement Français pour la communauté haïtienne

    A la suite du séisme qui a eu lieu en Haïti, la communauté haïtienne de France et en particulier de Guyane se trouve dans une situation catastrophique. Les Haïtiens ne sont plus en mesure de prouver leur état-civil et n'ont aucun espoir de satisfaire aux exigences en vigueur pour leur régularisation.

    Face à cette situation humanitaire dramatique, nous demandons au Gouvernement Français :

    - une régularisation exceptionnelle et durable de tous les Haïtiens présents sur le territoire français,
    - le regroupement familial exceptionnel pour les proches, tout particulièrement enfants et personnes âgées en danger en Haïti alors qu'ils ont de la famille sur le territoire français,
    - des mesures spécifiques pour la prise en charge des enfants de Guyane devenus orphelins,
    - l'abandon des exigences administratives en matière d'état-civil devenues impossibles à satisfaire,
    - des moyens supplémentaires humains et financiers pour gérer la situation à la Préfecture de la Guyane.
    La Guyane a déjà su accueillir les Martiniquais victimes de La Souffrière et les Hmongs par exemple. Nous demandons maintenant, avec le soutien de l'Union Européenne, un plan de développement pour la Guyane, intégrant la communauté haïtienne et incluant l'éducation, la formation, le logement, la santé et le travail.

    A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles.

    Rédacteurs et premiers signataires :
    Collectif pour Haïti en Guyane
    Association de Soutien aux Familles des Malades et de Formation (ASFMF)
    Association Aide, Insertion, Développement, Education (AIDE)
    Réseau Education Sans Frontières en Guyane (RESF Guyane)
    SUD Education Guyane
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    Re: Haïti

    Message par bye le Lun 15 Fév - 3:42

    Un article du quotidien québécois "Le Devoir" (je ne connais pas mais
    certains articles sont repris dans le Courrier International).

    ]http://www.ledevoir.com/politique/quebec/282392/haiti-quebec-assouplit-ses-criteres-d-immigration]

    Haïti: Québec assouplit ses critères d'immigration Yolande James
    facilitera le parrainage de 3000 haïtiens*


    La tragédie justifie l'exception. Le gouvernement du Québec a annoncé
    hier un assouplissement temporaire des critères d'immigration afin de
    faciliter, d'ici la fin de l'année, le parrainage de 3000 Haïtiens
    victimes du séisme. La mesure a été qualifiée d'humanitaire et demeure
    dans «les limites des objectifs d'accueil» des immigrants pour 2010,
    tout en respectant «le souhait du premier ministre haïtien de ne pas
    voir son pays vidé de ses ressources», a précisé la ministre de
    l'Immigration et des Communautés culturelles, Yolande James.

    Dans les grandes lignes, Québec ajoute donc les frères, les soeurs, les
    enfants âgés de plus de 22 ans ainsi que leurs conjoints et enfants à
    charge dans la liste des personnes qu'un résident permanent ou citoyen
    canadien d'origine étrangère peut faire venir ici, dans le cadre du
    programme de réunification familiale. En temps normal, ce parrainage ne
    touche que les conjoints, les enfants et les parents directs (père et mère).

    Qui plus est, Québec modifie ses règles de responsabilité des parrains,
    qui seront liés financièrement aux membres de leur famille pendant cinq
    ans au lieu de dix ans. Cette responsabilité va pouvoir également être
    partagée par plusieurs personnes, y compris celles qui ne sont pas
    apparentées à l'immigrant, comme un bienfaiteur. Le tout est en vigueur
    jusqu'au 31 décembre prochain.

    «C'est une très bonne nouvelle, a commenté hier Marjorie Villefranche,
    directrice des programmes à la Maison d'Haïti. Nous demandions cet
    élargissement de la notion de famille pour que notre communauté puisse
    prendre en charge les membres de nos familles qui se retrouvent sans
    maison, sans travail, sans famille à Port-au-Prince. Nous avons été
    entendus.»

    Pour le moment, le Québec est une des seules administrations au monde à
    avoir assoupli ses règles d'immigration pour faciliter la réunification
    des familles haïtiennes touchées par le tremblement de terre. La
    province a un pouvoir discrétionnaire en la matière.

    Outre ces allégements temporaires, le gouvernement Charest a également
    décidé de venir en aide à 350 étudiants d'origine haïtienne actuellement
    inscrits dans les universités du Québec. Comment? En assumant leurs
    droits de scolarité pour le trimestre d'hiver 2010, le tout pour une
    facture de 1,3 million de dollars, a précisé la ministre.

    «Ce sont des mesures exceptionnelles et rares qui ne peuvent qu'aider
    les rapprochements», a reconnu hier David Chalk, président de
    l'Association québécoise des avocats en droit de l'immigration, qui
    rappelle que, par le passé, Québec a déjà allégé ses règles
    d'immigration, par exemple pour les Algériens dans les années 90 et les
    Vietnamiens dans les années 70. «Dans le cadre normal, le parrainage
    répond à des règles rigides qui sont maintenant suspendues pour les
    Haïtiens.»

    Près de 100 000 Canadiens d'origine haïtienne vivent actuellement au
    pays. De ce nombre, 90 % sont installés au Québec, qui, l'an dernier, a
    accueilli 2000 personnes originaires de la Perle des Antilles.


    :
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    Re: Haïti

    Message par bye le Mer 7 Avr - 4:33

    APPEL A LA MOBILISATION
    DES HAÏTIENS DE FRANCE ET DE LEURS AMIS

    TROIS MOIS APRES LE SEISME
    Où sont passées les promesses d’aide et d’accueil du gouvernement français ?
    • De nombreuses familles haïtiennes se voient refuser l’accueil en France de leurs enfants
    et leurs proches,
    • Les reconduites à la frontière ne sont pas supprimées,
    • Les régularisations ne sont pas facilitées.
    Il est urgent de prendre en compte la situation des Haïtiens en France !
    Permettre aux Haïtiens de vivre dans la dignité, leur garantir le droit à une vie familiale normale,
    avec tous les proches qui le souhaitent, donner à tous le droit aux études, au travail et au séjour :
    c’est aussi de cette façon que nous aiderons Haïti et ses ressortissants à surmonter l’épreuve sans
    créer de nouvelles angoisses.

    MOBILISONS-NOUS POUR :
    • Que soit accordé aux Haïtiens un titre de séjour avec autorisation de travail
    • Que soient facilités les rapprochements et le regroupement des familles en France
    • Que soient supprimées les exigences irréalisables en matière de documents d’état-civil.

    RASSEMBLEMENT
    SAMEDI 10 AVRIL 2010 à 15H précises
    Place de l’Hôtel de Ville – 75004 Paris
    Métro lignes 1 et 11 : arrêt Hôtel de Ville
    VENEZ NOMBREUX
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    Re: Haïti

    Message par bye le Sam 10 Avr - 4:06

    Le MRAP s’élève contre le renvoi vers Haïti à partir de la Guadeloupe de
    Stéphanie, jeune réfugiée haïtienne de quatorze ans dont les parents
    vivent en France

    Avant-hier 7 avril, l’avocate de Stéphanie, jeune mineure haïtienne de
    quatorze ans, retenue en zone d’attente en Guadeloupe depuis le lundi 5 avril - après s’être présentée à la douane de Pointe-à-Pitre en
    provenance d’Haïti qu’elle quittait pour rejoindre ses parents -
    saisissait le Préfet de ce département d’une demande de sursis immédiat
    au renvoi, programmé pour le 8 avril au soir par la Police de l’Air et
    des Frontières, de la jeune fille en Haïti.

    Comme en témoigne une dépêche de l’AFP de ce jour, cette reconduite a
    bien eu lieu au motif, invoqué par le préfet et la police, que la jeune
    fille avait déjà tenté de se faire admettre en présentant de « faux
    papiers », ajoutant qu’ "Il faut faire très attention à tout ce qui est
    trafic d'enfants et de faux papiers".

    Dans la situation de tragique chaos qu’a provoqué le séisme haïtien –
    effondrement de milliers de demeures et de bâtiments administratifs,
    perte lourde de conséquences de toutes possessions personnelles dont les
    documents d’état civil – le choix des autorités administratives
    françaises de renvoyer une mineure isolée fait preuve d’une cruelle
    inhumanité.

    Un tel renvoi se trouve en totale contradiction avec le communiqué du
    ministère de l’Immigration du 13 janvier dernier, au lendemain du séisme
    en Haïti, donnant « instruction à ses services de suspendre
    immédiatement toutes procédures de reconduite dans leur pays d’origine
    des ressortissants haïtiens en situation irrégulière sur le territoire
    national ».

    Comme l’écrivait son avocate « Il va sans dire qu’une fois encore ce
    sont toutes les réglementations applicables en matière de droits des
    étrangers mineurs qui vont être bafouées allègrement »

    Le MRAP s’insurge contre une procédure qui méconnaît totalement
    - les articles 3 et 8 de la convention européenne des droits de l’homme
    et des libertés fondamentales,
    - les articles 3 et 9 de la CIDE (convention internationale pour les
    droits de l’enfant) stipulant que « l’intérêt supérieur de l’enfant doit
    être une considération primordiale » et que « Les États-parties
    veillent à ce que l’enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur
    gré ».

    Le MRAP demande avec force que Stéphanie reçoive en urgence des
    autorités consulaires françaises en Haïti un visa de long séjour pour la
    France afin que ses parents qui y résident puissent y solliciter un
    regroupement familial sur place.


    Paris, 9 avril 2010
    --
    Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples
    43 bd Magenta - 75010 Paris - Tél. : 01 53 38 99 99
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    Re: Haïti

    Message par bye le Dim 21 Nov - 19:52

    L’aide humanitaire à l’endroit d’Haïti
    Berthony Dupont | lautjournal.info | 09 novembre 2010

    mercredi 17 novembre 2010

    La présentation suivante fut livrée au cours de la neuvième Conférence annuelle à New College (Toronto) d’études sur les Caraïbes le 30 octobre 2010.

    Berthony Dupont est directeur d’Haïti Liberté, hebdomadaire haïtien publié à Port au Prince et à New York.

    De graves dangers, des dangers imminents, menacent l’existence souveraine du peuple haïtien. La misère et la pauvreté ont atteint en Haiti un degré inestimable rendant accablante, déchirante et même impossible la vie des masses populaires.

    Pourtant, par une tragique ironie, il ne se passe pas de jour sans qu’on entende parler de solidarité humanitaire à l’endroit d’Haïti, c’est-à-dire de l’aide que le pays reçoit de la part des grands manitous de la Communauté Internationale.

    En effet, cette solidarité combien importante met déjà en cause la souveraineté nationale haïtienne, si l’on tient compte de l’état de délabrement dans lequel se trouve le pays actuellement avec tous ces experts internationaux qui dirigent l’Etat.

    Pour mieux saisir la portée de ce phénomène, il nous faut partir de l’époque coloniale avec l’arrivée de l’expédition de Leclerc envoyée pour rétablir l’esclavage à Saint-Domingue en 1802.

    Cette expédition ne fut pas particulièrement un projet de la France mais bien celui d’une Communauté internationale naissante, parce qu’elle était composée de la France, de l’Espagne, de la Hollande, de la Pologne et de l’Angleterre.

    Le général Leclerc, commandant de cette expédition avait reçu des instructions claires et précises de Napoléon Bonaparte, à savoir : « utiliser la violence pour tracer un exemple sûr afin que plus jamais de nègre, se libérant de l’esclavage et de la domination coloniale, ne constitue un modèle de référence pour le monde noir »

    C’est dans ce but que 24.000 hommes avaient envahi la colonie française de Saint-Domingue pour buter sur leur défaite en novembre 1803, suite à la bataille de Vertières qui se traduira par l’indépendance de ce coin de terre, symbolisant la Première Nation noire, souveraine de l’hémisphère.

    On ne peut s’empêcher de penser que les esclavagistes occidentaux n’ont toujours pas digéré leur échec. Et depuis, Haiti s’est trouvée confrontée à pas mal de persécutions et de problèmes politiques venus de toutes parts.

    Comme nous le savons, son fondateur a été assassiné, deux années après l’indépendance, occasionnant la scission du pays en deux États : le royaume du nord et la république du sud ; scission encouragée par une campagne de déstabilisation orchestrée par ces puissances esclavagistes qui avaient vu Haiti comme une menace à leur économie qui, en ce temps là, était essentiellement basée sur le système esclavagiste.

    Depuis cette époque, la paix ne règne plus en Haiti. Les forces esclavagistes, aujourd’hui impérialistes n’ont jamais pardonné Haiti ni cessé de la déstabiliser pour non seulement la reconquérir mais la punir, du fait d’avoir posé le jalon incontournable de mettre fin à la traite négrière, à l’esclavage et au colonialisme.

    Bien que la classe dominante haïtienne reste toujours inféodée à la politique de son ancienne métropole, la France n’a jamais eu la possibilité de redevenir maîtresse de son ancienne colonie ; mais aujourd’hui, grâce à la filière de l’aide humanitaire, elle s’ y est infiltrée pour manœuvrer et manigancer des actes négatifs dans le pays dont la plus récente a été sa participation souterraine mais active à la campagne de propagande contre la célébration du Bicentenaire de notre indépendance en 2004, qui s’est soldée par un coup d’Etat chapeauté par la Communauté internationale. Qui pis est, le gouvernement français a profité de cette situation pour envoyer ses militaires sur le sol Dessalinien et ils sont présents dans le pays jusqu’à nos jours.

    A chaque moment historique d’importance, l’oligarchie dirigeante internationale ajuste toujours son tir pour ne pas perdre le contrôle hégémonique d’Haïti. En fait, la première grande initiative de mettre Haiti à genoux sous les bottes étrangères n’aura pas été réalisée par la France, mais bien par les Etats-Unis, encore sous le même prétexte d’une aide humanitaire.

    En préparation de leur sale besogne, le ministre des États-Unis d’alors en Haiti le Dr. Henry W. Furniss avait envoyé ce rapport, au Département d’État en 1909 pour justifier leur plan d’occupation du pays qui allait se réaliser 6 ans plus tard : « Après environ trois ans de résidence en Haïti et une étude très approfondie des gens et du gouvernement, j’en suis arrivé à la conclusion que dans le cadre du système actuel, il est impossible d’avoir un bon gouvernement tant qu’il sera dirigé par des Haïtiens. A la lumière des informations recueillies au cours de mes voyages effectués de ville en ville à travers le pays, je suis convaincu que, bien que ce soit l’un des pays les plus riches des Tropiques en matière de ressources naturelles, Haïti ne peut se développer et devenir une nation paisible et prospère, sans changer entièrement de système de gouvernement, ce qui nécessiterait l’appui moral et matériel d’une nation plus puissante (Entendez par là celui des États-Unis), vu qu’un tel changement ne pourrait être accompli par les Haïtiens tout seuls ».

    Et au président des Etats-Unis, Franklin Delano Roosevelt, de déclarer plus tard « Il faut constamment soulever les va-nu-pieds contre les gens à chaussures et mettre les gens à chaussures en état de s’entre-déchirer les uns les autres ; c’est la seule façon pour nous d’avoir une prédominance continue sur ce pays de nègres qui a conquis son indépendance par les armes. Ce qui est un mauvais exemple pour les 26 millions de Noirs d’Amérique ».

    Voilà pourquoi le 28 juillet 1915, les colons de l’Amérique accomplissaient leur rêve. Ils ont envahi militairement Haiti, sous prétexte de rétablir l’ordre et l’ont occupée.

    A peine débarqués, leur première préoccupation fut d’orienter l’économie du pays dans le sens de leurs intérêts. Pour ce faire, ils avaient rapidement pris le contrôle de deux importants batiments financiers du pays, en l’occurrence la Douane et la Banque Centrale. Cette dernière a été vite vidée de sa réserve en or qui a été volée pour être expédiée à la City Bank de New York.

    Pour l’histoire, rappelons qu’en ce temps là, on pratiquait encore la ségrégation raciale aux Etats-Unis. On n’acceptait pas de noirs au sein du corps des Marines yankees et la majorité des troupes d’occupation venait du Sud des États-Unis, région où la ségrégation était la plus forte. Dès lors, on peut imaginer, la férocité de la violence raciale avec laquelle les occupants ont traité le peuple haïtien.

    Heureusement, nos paysans avaient organisé une résistance à travers les Cacos sous la direction de Charlemagne Péralte et de Benoît Batraville qui en quelque sorte, peu ou prou, avaient altéré cette violence et cette humiliation.

    Cette occupation de 19 ans n’a pas été favorable au peuple haïtien. C’est une illustration des méthodes utilisées par l’impérialisme pour démanteler, précisément, les forces progressistes. Au sujet des besoins du pays au point de vue socio-économique, cette occupation en guise de l’orienter ne cesse de l’enterrer beaucoup plus dans le sous-développement.

    En réalité, outre l’effet psychologique de domination et la fonction politique de cette occupation de 19 ans, elle ne nous a laissé rien d’autre en héritage qu’une armée d’occupation.

    Et la majorité des officiers de cette Gendarmerie nationale laissée en place par l’occupant avaient des liens secrets avec les services d’intelligence américains, qui la manipulaient pour faciliter leur complète ingérence dans la politique interne du pays.

    Cette Gendarmerie allait devenir plus tard Forces Armées d’Haiti dissoutes en 1995 par l’ex-président Aristide lui-même victime d’un coup d’Etat exécuté par ces Forces Armées manipulées par les Etats-Unis.

    Dans ce sens, bien que les marines fussent partis en 1934, Washington continuait cependant de contrôler le pays par la filière de gouvernements réactionnaires qu’il manipulait à sa guise : les approuvant et les appuyant s’ils se conformaient à sa politique, les renversant s’ils manifestaient la moindre velléité d’autonomie ou lorsqu’ils lui déplaisaient.

    Ainsi le gouvernement des Duvalier et celui de l’actuel président Préval sont deux exemples concrets qui illustrent clairement la domination coloniale des Etats-Unis sur Haiti.

    Il y a fort longtemps, que cette domination se présente sous un visage humanitaire, avec des centaines d’ONGs jouant un rôle politique majeur, voire pernicieux puisque financés par les pays impérialistes ; il leur a été assigné la mission d’influencer et de coopter les esprits pour les amener à jouer le jeu de l’occupant.

    C’est donc à partir de cette présence humanitaire comme nouvelle formule de domination, que les soi-disant aides étrangères provenant de la Communauté internationale s’octroient à nouveau le contrôle du pays au profit notamment des puissances tutrices comme la France, les Etats-Unis, le Canada et l’Union Européenne.

    En vérité, l’aide humanitaire n’a pas pour objectif de sortir les déshérités de la misère ou de la pauvreté, mais d’utiliser le drame humain en cours pour servir les intérêts de ceux qui les manipulent.

    C’est la raison pour laquelle l’aide n’est pas déployée pour servir les masses populaires, en créant des routes, des écoles, des hôpitaux, des infrastructures, mais bien pour enrichir l’oligarchie et des gouvernements anti-populaires.

    En somme l’aide favorise le maintien au pouvoir de gouvernements corrompus et d’autres réalisations politiques qui n’ont rien à voir avec nos problèmes économiques et sociaux.

    Au contraire cette aide a entraîné la destruction de notre agriculture et d’autres domaines importants du pays. En réalité, cette aide humanitaire affublée d’un masque de solidarité internationale a servi d’ingérence sous couverture humanitaire, pour mieux orienter leur domination politique.

    En 1991 et en 2004, les Etats-Unis ont concocté deux coups d’état pour renverser le président constitutionnel d’alors, Jean-Bertrand Aristide, la première fois seuls, la deuxième fois avec la complicité agissante de puissances tutrices comme la France, le Canada et l’Union Européenne.

    Deux coups qui ont entraîné deux interventions étrangères. Le but prétendu de ces interventions était la restauration de l’ordre et le maintien de la paix, quand, en fait, le premier coup avait des raisons très spécifiques : éliminer les masses populaires qui supportaient le gouvernement Lavalas et également faciliter la pénétration en profondeur du fléau néolibéral, commencé dans les années 80 sous le régime de Jean-Claude Duvalier, imposé à Haïti par l’impérialisme américain, avec l’aide active de sa propre classe dirigeante encombrante et réactionnaire.

    Le second coup en 2004, perpétré par les USA et la France, c’est pour avoir soulevé la question du remboursement des 21 milliards de dollars extorqués par la France aux Haïtiens à partir de 1825, pour prix de leur liberté. La France dépitée a alors soutenu à fond le coup d’État de 2004.

    Cette troisième occupation des Etats-Unis, maintenant sous couverture des Nations Unies est relayée par une Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haiti (Minustah) est soutenue et malheureusement largement considérée, pas seulement aux États-Unis mais à travers le monde, comme une « opération humanitaire » censée stabiliser la situation à Haïti, afin d’aider le peuple haïtien dans sa quête de développement et de la consolidation d’un climat politique stable.

    Or il n’en est rien. C’est dans ce contexte systématique de mensonges et de confusion qu’un grand nombre de pays a rejoint cette force d’occupation.

    Le Brésil, à qui le chef de file des pays impérialistes a confié la tache de diriger cette occupation, a engagé son armée dans une honteuse agression contre Haiti en illustrant également son rôle de subalterne des Etats-Unis.

    A ce compte, dans le cas de l’Amérique latine, il affiche un statut de sous-impérialisme et espère gagner une crédibilité pour obtenir un siège permanent au conseil de sécurité de l’ONU.

    Mais une chose demeure certaine, la présence de la Minustah est pour rassurer les capitalistes occidentaux notamment les Etats-Unis, la France, le Canada et l’Union européenne, bastions et principales forces du colonialisme contemporain et pour garantir une certaine stabilité afin qu’ils puissent atteindre sans aucune contrainte leur objectif à savoir nous imposer leur civilisation, leur pratique, leur idéologie, leur façon d’agir et de vivre et, en un mot, la recolonisation.

    Ceci n’est rien de plus que la persistance de l’opinion raciste de ces gouvernements – qui n’est pas récente – et selon laquelle nous sommes incapables de conduire nos affaires intérieures de manière adéquate.

    Cela ne veut pas dire qu’Haiti n’a jamais eu aucun lien ni ne souhaite aucune solidarité avec d’autres pays frères. Loin delà ! Car il y a l’aide de la République révolutionnaire de Cuba et celle du Venezuela par exemple et d’autres pays qui ne s’immiscent pas dans nos affaires. On ne peut que les féliciter.

    Ce sont que des manifestations désintéressées de solidarité internationale de peuples frères. L’aide de Cuba à Haiti est spontanée, libre de pression politique. C’est une aide offerte aux secteurs de l´industrie de la pêche, de la formation de techniciens ou de la mécanisation de l’industrie de la canne à sucre pour l´augmentation de la production sucrière.

    D´autres exemples de coopération de Cuba avec Haïti sont dans le cadre de la santé avec des médecins cubains travaillant gratuitement dans le pays, et également de nombreux jeunes haïtiens qui sont allés étudier dans différentes universités de Cuba.

    Nous ne pouvons pas oublier de citer aussi l’UNASUR et l’ALBA. Grâce aux initiatives solidaires des gouvernements progressistes et internationalistes cubain et vénézuélien, l’ALBA a fait faire des progrès significatifs à Haïti bien avant le tremblement de terre, en construisant des hôpitaux ruraux , des écoles de campagne, en fournissant de l’essence subventionnée ainsi que des prêts de développement à taux réduit.

    Lors de la catastrophe du 12 Janvier 2010, au cours de laquelle plus de 300.000 Haïtiens ont perdu leur vie, les villes de Port-au-Prince, de Jacmel, de Léogane, de Petit Goâve et de Grand Goâve ont été dévastées ; l’attention de la planète entière était convergée vers Haiti, apportant sa solidarité humanitaire.

    Que c’était beau ! On ne peut guère nier cet immense élan de solidarité qui s’est manifesté à l’égard du peuple haïtien. Peu après, il y a eu des conférences par-ci par là. C’est ici même au Canada le 25 janvier 2010 qu’a eu lieu la première grande conférence sur le sujet à savoir, comment reconstruire le pays ?

    Du 15 au 17 mars 2010, était tenue en République Dominicaine, à l’hôtel Santo Domingo une seconde réunion dite préparatoire à celle du 31 mars aux Nations-unies.

    Malheureusement, malgré toutes ces conférences à grand renfort de publicité, la montagne n’a accouché que d’une souris, vu qu’en dépit de ces millions promis par les pays donateurs, jusqu’à nos jours, rien ou presque rien n’a été fait pour la population qui continue à vivre dans des conditions inhumaines.

    Certains pays peuvent être de bonne foi en voulant solidairement aider un pays frère ; mais ce n’est pas l’objectif et l’idéal des grandes puissances, représentant des multinationales qui ne pensent qu’à s’accaparer des richesses des plus petits pays.

    Alors aujourd’hui que l’opportunité lui a été offerte pour en faire une bouchée, d’absorber un petit pays sous prétexte d’aide au développement, l’impérialisme est en train de se frotter les mains, profitant des catastrophes naturelles qui s’y abattent.

    En ce sens, ce qui se passe en Haiti, n’est rien d’autre que la manifestation de la volonté des exploiteurs impérialistes de s’approprier légalement les richesses de notre terre par le biais de la dévastation sociale dont ils sont à l’origine.

    Il y a belle lurette, que le Conseil de sécurité des Nations Unies réfléchissait sur les moyens de mettre Haiti sous protectorat, puisque selon eux, c’est un pays qui a échoué, mais ils n’ont pas le courage de dire la vérité que c’est le pillage du pays qui l’a voué à l’échec. Car c’est un pays qu’on a ruiné et appauvri.

    Aussi il est important de rappeler que tout ce qui est arrivé en Haiti est l’échec programmé d’un système corrompu et pourri mis en place depuis bien longtemps contre le peuple haïtien par les pays impérialistes, eux qui, pour cacher leur mésaventure, ont adopté le nouveau label au vernis humanitaire de « Communauté internationale ».

    Haïti a déjà été en plusieurs fois colonisée, mais aujourd’hui elle est recolonisée, suite au tremblement de terre du 12 Janvier.

    La communauté internationale, dix mois après la catastrophe, reste passive alors que les victimes du séisme ne sont pas encore relogées dans des maisons convenables. Les Etats-Unis, la France, le Canada et les Nations unies sans parler d’une série d’organisations non gouvernementales, n’ont pratiquement rien fait pour reloger les sinistrés jusqu’à date.

    Deux faits importants éclairent l’évolution de la situation. Le premier est que le tremblement de terre du 12 janvier sert de prétexte à la Communauté internationale pour accélérer la mise en place de son programme néo-libéral et pour renforcer l’occupation du pays.

    Car les Etats-Unis, au lendemain du séisme n’avaient pas hésité à envoyer plus de 20.000 soldats sous prétexte de solidarité humanitaire. En d’autres termes, l’humanitaire n’est qu’un cynique prétexte utilisé par les puissances capitalistes pour servir leurs propres intérêts.

    Ce sont ces mêmes impérialistes qui ont détruit, à travers leurs programmes d’ajustement structurel, les services publics pour les remplacer par la charité des ONG humanitaires.

    L’aide humanitaire est subordonnée aux calculs et aux stratégies des puissances impérialistes notamment des États-Unis qui l’instrumentalisent cyniquement pour leurs seuls intérêts.

    L’humanitaire est une forme de corruption à travers des aumônes déguisées en dons. Il sert à maintenir dans la dépendance les dominés pour mieux les asservir.

    Le second fait est que, quoi qu’en dise la propagande officielle, la création de la Commission intérimaire de Reconstruction d’Haiti (CIRH), une institution internationale dominée par le fonds monétaire international (FMI) et la Banque Mondiale reste aux yeux de l’opinion publique un objectif de conquête.

    Haiti n’a pas été détruite, ce sont seulement quelques villes qui ont été endommagées par le séisme, alors pourquoi parler de « Reconstruire Haiti » ?

    La CIRH, comme l’a si bien signalé Camille Charlmers dans un sursaut de loyauté, « ressemble étrangement aux commissions envoyées par les colons français avant 1804. Elle est sans aucun doute une répétition du “receveur général” nommé par l’occupation américaine après 1915 pour gérer les finances publiques de notre pays. Elle consacre “l’incapacité des Haïtiens à diriger leur pays” proclamée dans le discours colonial et néocolonial tout au cours des 206 dernières années. Elle complète le dispositif mis en place depuis 2004 avec la Force Multinationale Intérimaire (FMI) en février 2004 et la MINUSTAH en juin 2004. La CIRH parachève un dispositif d’occupation et d’administration internationale avec l’élimination complète de nos espaces de gestion administrative et de notre souveraineté. »

    Et il ajouta que « les décisions prises en 1915 sont, en partie, à l’origine du naufrage actuel de notre pays. L’occupation militaire de 1915 n’a apporté ni la paix, ni la prospérité promises. L’occupation militaire américaine a aggravé la crise structurelle du début du XXème siècle comme la CIRH va aggraver la crise actuelle en accélérant l’effondrement national. »

    A ce stade, nombreux sont ceux qui disent que tout est fini pour Haïti, vu que la situation est complètement révoltante, l’état des lieux désastreux, le pays vidé de sa substance.

    De fait la priorité du moment de la Communauté internationale n’est pas une aide effective aux sinistrés qui vivent sous les tentes mais bien de reconstruire le centre commercial pour faciliter les grandes compagnies industrielles.

    En réalité, le rôle des multinationales dans cette affaire n’est jamais apparu plus clairement, face à ce qu’il faut bien appeler une conspiration, la plus grave sans doute qu’ait connue le peuple haïtien.

    Tout indique que la Communauté Internationale est déterminée à s’aventurer dans une politique criminelle de fuite en avant qui menace d’embraser le pays tout entier.

    Ainsi, dans une période de crise comme celle que traverse actuellement le pays, la Commission intérimaire de Reconstruction d’Haiti que dirige Bill Clinton, n’est qu’un instrument, visant non seulement à parachever le processus de recolonisation du pays, mais bien à reconstruire le capitalisme en Haiti.

    Il n’est pas sans importance de rappeler que la CIRH est un plan conçu pour enrayer brutalement tout processus progressiste voire même révolutionnaire qui déboucherait sur un développement authentique de libération nationale de notre pays.

    Par ailleurs, les élections programmées pour le 28 novembre 2010 ne serviront à rien sinon qu’à soutenir toujours les intérêts de l’impérialisme américain et de la bourgeoisie locale dans l’unique but d’empêcher les masses populaires d’occuper la scène politique. Il faut donc s’attendre non pas à une élection mais bien à une sélection, car ce sont les forces occupantes qui choisiront leur marionnette.

    Je profite de l’occasion pour adresser mes condoléances aux victimes de l’épidémie de choléra, cette maladie n’étant qu’une autre catastrophe liée à la politique anti-peuple du gouvernement haïtien et des pays impérialistes . En d’autres termes c’est une maladie de la pauvreté, une plaie du sous-développement et de l’occupation du pays.

    Malgré nos malheurs, Haiti ne peut rester en panne à la croisée des chemins tout comme le peuple ne doit pas se laisser influencer par les fausses sirènes de reconstruction qui l’incitent à la subordination et à la démobilisation.

    Comment pouvons-nous faire confiance à ceux dont les mains sont encore souillées du sang innocent de nos frères et sœurs qu’ils oppriment depuis si longtemps ? Il faut en finir avec cette mainmise néocoloniale pour avant tout laisser au peuple haïtien la responsabilité de son avenir.

    Et cette obligation nous mène tout droit à compter sur nos propres forces et sur l’initiative créatrice des masses populaires pour propulser la nation vers d’autres horizons. Sur ce déclarons de toutes nos forces :

    Justice pour les masses haïtiennes !
    Hors du pays les forces d’occupation !
    Canada, hors d’Haïti !
    USA, get your hands off Haiti !
    France, hors d’Haïti !
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    Re: Haïti

    Message par bye le Sam 8 Jan - 7:58

    Le Collectif Haïti de France
    La Plateforme des Associations Franco-haïtiennes
    L'ANAFE (association nationale d'assistance aux frontières pour les étrangers)
    MOM (collectif migrants outre-mer)
    La Ligue des Droits de l’Homme

    vous invitent à une :


    Conférence de presse : Les Haïtiens et la France, un an après le séisme

    Les victimes ne sont pas les bienvenues au pays de l’immigration choisie

    Un an après le séisme, alors que la situation humanitaire à Haïti reste dramatique, qu’en est-il de l’accueil des victimes et de leurs proches au pays des droits de
    l’Homme ?

    Lors de cette conférence de presse commune, les associations franco-haïtiennes et plusieurs organisations investies dans la solidarité avec Haïti comme dans le
    soutien aux droits des migrants dresseront devant vous un constat sans appel, avec la participation de témoins haïtiens.


    Mardi 11 janvier 2011 à 11 h

    Au siège de la Ligue des Droits de l’Homme
    Salle Alfred Dreyfus
    138 rue Marcadet 75018 Paris
    M° Lamarck-Caulaincourt


    A l’appel des associations et collectifs inter-associatifs suivants :
    - Collectif Haïti de France

    - Plateforme des associations franco-haïtiennes (PAFHA)

    - ANAFE (Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers)

    - Collectif MOM
    (ADDE : avocats pour la défense des droits des étrangers/AIDES/ CCFD : Comité catholique contre la faim et pour le développement/ Cimade : service œcuménique
    d’entraide/ Collectif Haïti de France/ Comede : comité médical pour les exilés/ Gisti : groupe d’information et de soutien des immigrés/ Elena : les avocats pour le droit
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    Re: Haïti

    Message par bye le Dim 16 Jan - 11:12

    Le "modèle humanitaire dominant" est mis en question en Haïti

    Parmi les voix qui s’élèvent pour s’inquiéter de la situation qui prévaut en Haïti un an après le terrible séisme qu’a connu le pays le plus pauvre d’Amérique latine, certaines expriment de façon parfois véhémente un certain ressentiment à l’égard des ONG. Deux critiques majeures émergent de la part d’intellectuels haïtiens ou d’observateurs étrangers : une certaine inefficacité dont témoignerait le retard à la reconstruction et une complicité affichée avec les intérêts de plusieurs des pays mobilisés au décours immédiat du séisme. A celles-ci s’ajoute, particulièrement de la part du secteur gouvernemental, l’argument que les fonds destinés à l’Etat seraient détournés vers les ONG.

    Sans angélisme compassionnel, il convient d’être prudent à l’égard d’un raisonnement qui, conduisant à une généralisation définitive, serait intellectuellement suspect.

    Cela ne dédouane cependant pas d’une analyse critique qui peut pointer les limites de l’efficacité des organisations humanitaires non gouvernementales. C’est précisément le propos visé ici. Mais cela ne conduit pas pour autant à balayer d’un revers de main les aides concrètes apportées à la population juste après la catastrophe, et depuis, pour lui permettre de survivre. Nous parlons dans les lignes qui suivent de la phase qui suit la réponse à l’extrême urgence. Celle qui a débuté quelques semaines après le séisme.

    La première nuance à apporter consiste en effet à distinguer la réponse immédiate à la catastrophe, des phases chronologiques suivantes. Celles-ci sont supposées conduire à une reconstruction ici repoussée à des échéances insupportables pour la vie et la dignité des personnes frappées par le tremblement de terre.

    UN MOUVEMENT HUMANITAIRE PROTÉIFORME

    Parler des ONG comme d’un tout homogène et indistinct, dans lequel le public inclut souvent et faussement les agences internationales, est aussi un raccourci. Les organisations humanitaires constituent en effet une constellation d’associations dont les domaines de compétence, les tailles, les modalités opératoires, le caractère laïque ou non sont variables.

    Il est clair que le mouvement des ONG internationales est largement dominé par des organisations issues de pays occidentaux. Les cinq plus grosses en termes de budget sont World Vision, Save the Children, Care international, MSF et Oxfam. L’ancrage occidental représente l’un des principaux points communs de cette entité protéiforme que constitue le mouvement humanitaire.

    Mais positionner les ONG comme un outil systématiquement au service de la politique étrangère des pays occidentaux, c’est oublier qu’en la matière les "cultures" et les pratiques au sein du mouvement humanitaire sont différentes selon les organisations. Elles ont ainsi historiquement des positionnements vis-à-vis de leurs gouvernements qui sont schématiquement sur trois registres : la collaboration (modèle dit "scandinave"), la mise en tension (modèle dit "méditerranéen") ou la complémentarité sur un mode privé (libéral) avec les pouvoirs publics de leurs pays d’origine (c’est le modèle dit "anglo saxon").

    Dans les urgences majeures comme le tsunami en Asie ou le séisme en Haïti, des centaines d’ONG sont présentes sur le terrain dans une turbulence générale qui rend les distinctions peu lisibles, aboutissant à ce que le positionnement ostentatoire de quelques-unes puisse être attribué à toutes (leur nombre est actuellement estimé à près d’un millier en Haïti).

    Il n’en demeure pas moins que dans les trois modèles sociologiques la référence reste l’Etat, un Etat-nation démocratique, que l’on accompagne en bénéficiant de ses financements, en le renforçant par une offre de service privée, ou dont on nuance la politique étrangère par des positionnements opérationnels et politiques qui peuvent être discordants. Ce sont ces approches que les ONG internationales, au gré de la sensibilité de chacune, tentent de reproduire vis-à-vis des politiques sanitaires et sociales des pays d’intervention. Transposée dans un contexte comme celui d’Haïti cette approche dans la relation avec le gouvernement est inopérante, du fait même de la faillite de l’Etat.

    L’analyse critique ne doit pas occulter la dimension politique et la part de responsabilités des leaders haïtiens pour désigner l’action humanitaire comme cause primordiale de la situation locale (le taux de croissance en 2010 devrait connaître un recul de 7 %, alors qu’il connaît une progression de 6 % pour l’ensemble de l’Amérique latine). Il y a en effet une paralysie préoccupante du pouvoir que la crise électorale actuelle renforce éloignant encore la perspective d’un système haïtien de gouvernance démocratique et robuste.

    UN HUMANITAIRE DOMINANT REMIS EN CAUSE

    Fort de ces constats, c’est ainsi le "modèle humanitaire dominant" qui est questionné et remis en cause, celui qu’ont produit les pays occidentaux au XIXe et XXe siècle, avec ses logiques politiques, techniques et managériales.

    Dès lors l’approche des ONG dans la post-urgence ne devrait-elle pas être résolument tournée vers les organisations communautaires ? Ne devrait-elle pas en particulier mettre l’accent sur un soutien au redémarrage économique des familles et des communautés plutôt que de s’inscrire dans une approche strictement matérielle pour remplacer les professionnels, les infrastructures et les consommables perdus ? Ne devrait-elle pas être la plus participative possible dans la place laissée à la population elle-même ? Ne devraient-elles pas dans cette approche privilégier les partenariats avec des ONG locales en vue d’un meilleur accompagnement de ces familles et communautés ? Ne devrait-elle pas intégrer dans ses stratégies et ses modes opératoires des modalités d’intervention inspirées de pays non occidentaux ? De pays dans lesquels les concepts de démocratie et d’Etat de droit ne sont pas nécessairement identiques dans leur capacité réelle à exercer des responsabilités telles qu’elles sont en vigueur dans les pays dont sont issues les principales ONG internationales, celles de pays riches ? Les 20 ans de perfusion financière internationale, ne témoignent-ils pas de façon flagrante de l’impasse de cette approche à ce jour ?

    Chaque année se sont environ 18 milliards de dollars d’aide humanitaire internationale qui sont mobilisés de par le monde. C’est dire combien cette aide, souvent vitale, n’en demeure pas moins modeste au regard des sommes en jeu pour aider au relèvement effectif d’un pays confronté à une crise majeure et complexe telle que celle que connaît Haïti. Rien que dans ce pays les besoins, assortis de promesses de dons qui connaissent un important retard dans leur décaissement effectif, sont estimés à près de 8 milliards pour 2010 !

    On ne peut attendre de l’action humanitaire plus qu’elle ne peut réellement apporter. Ni au plan opérationnel, ni au plan politique. De ce fait sa dynamique et ses acteurs participent aussi d’une construction symbolique. Cela ne nie pas son efficacité concrète dans de nombreux contextes, mais ne doit pas à contrario empêcher une réflexion devenue urgente sur les nécessaires adaptations de ses modalités de mise en œuvre. En Haïti comme ailleurs.


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    Pierre Micheletti, professeur associé à l’IEP de Grenoble et ancien président de Médecins du monde-France ;

    Daniel Henrys, membre fondateur du Service œcuménique d’Entraide-Haïti et du GRET-Haïti (Groupe de recherche et d’échanges technologiques), et ancien ministre de la santé de la République d’Haïti.

    Pierre Micheletti, ancien président de Médecins du monde-France et Daniel Henrys, fondateur du Service œcuménique d’Entraide-Haïti et du GRET-Haïti


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    Haïti : l’aide internationale en question

    Point de vue L’imposture des Nations unies en Haïti

    Point de vue Haïti : Tenez vos promesses !

    Point de vue L’Europe est et sera encore solidaire avec Haïti

    Point de vue Un an après le séisme, faire plus pour Haïti

    Medecins du Monde


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    Re: Haïti

    Message par bye le Ven 27 Fév - 19:18

    5 ans après le tremblement de terre qui frappait Haïti le 12 janvier 2010, la situation du pays reste critique. La reconstruction se fait attendre dans la capitale et de nombreux Haïtiens à travers le pays vivent toujours dans des conditions sanitaires déplorables, sous la menace des flambées de choléra.

    A PORT-AU-PRINCE, DÉSORDRE POLITIQUE ET CHAOS SOCIAL

    Le 1er janvier, Haïti célébrait son indépendance. Cela fait 211 ans que la première république noire de l’Histoire a renvoyé l’armée napoléonienne dans ses frégates direction la métropole. 211 ans que les régimes politiques s’y succèdent, souvent autoritaires, parfois militaires. Enfin démocratiques aujourd’hui, mais toujours englués dans une corruption qui creuse les inégalités et nourrit la misère.

    Une situation que dénoncent les Haïtiens. Port-au-Prince, qui rassemble un quart des 10 millions d’habitants du pays, est le théâtre de manifestations menées par l’opposition au président Michel Martelly. La colère monte et la foule des mécontents grandit chaque jour. Car le pays est dans une impasse politique. Le Premier Ministre, Laurent Lamothe, a posé sa démission en décembre. Les élections parlementaires qui doivent être organisées depuis 3 ans n’ont toujours pas eu lieu. Le 12 janvier, députés et sénateurs seront parvenus au terme de leur mandat. C’est par décret que le président pourra gouverner, laissant craindre des abus de pouvoir. Comme aux heures sombres de la dictature des Duvalier père et fils.

    Le 12 janvier, c’est aussi la date anniversaire du violent séisme qui secouait Haïti il y a 5 ans. Un hasard du calendrier qui souligne tristement les liens entre instabilité politique et précarité sanitaire. Seul 5 % du budget de l’Etat est consacré à la santé. Bien trop peu pour subvenir aux besoins d’une population qui, à 78 %, vit sous le seuil de pauvreté (moins de 2 $/jour), souffre de malnutrition et subit des catastrophes naturelles à répétition - séismes, ouragans, inondations.

    Des milliers d’Haïtiens sont encore « provisoirement » logés dans des camps de déplacés autour de Port-au-Prince, notamment parce que toutes les promesses d’aide financière de la communauté internationale n’ont pas été tenues. Le centre-ville, sévèrement détruit par le séisme de 2010, est toujours en ruine. Partout dans la ville, pour s’en sortir, on vend sur des étals sommaires quelques denrées alimentaires, des produits d’entretien ou de l’essence en bouteille. Les conversations se perdent dans les bruits de circulation, dans le klaxon des tap-taps, ces taxis collectifs bondés, couverts de figures peintes et de louanges à la gloire du Bon Dieu. Dans l’air flotte le parfum âcre des détritus que l’on brûle, faute de gestion des déchets, quand ils débordent des fossés où on les entasse.

    EN GRAND’ANSE, LE DIFFICILE COMBAT CONTRE LE CHOLÉRA

    À 7 heures de route de Port-au-Prince, au bout de la presqu’île du Sud, la Grand’Anse fait face au Golfe de la Gonâve. Dans ce département particulièrement pauvre d’Haïti, c’est l’odeur du charbon que les paysans produisent en forêt que l’on respire. Considérée comme le dernier poumon vert du pays, la Grand’Anse subit une déforestation intensive et anarchique. Ses acajous, arbres à pain, bayahondes et autres tamariniers sont abattus sans réglementation. Mais comment interdire une pratique qui seule permet de gagner un peu d’argent ? Car le charbon est ensuite vendu aux habitants de Port-au-Prince qui l’utilisent pour cuisiner. « Une gazinière coûte au moins 400 $ et une bonbonne de gaz pour 10 jours vaut trois fois plus cher qu’un sac de charbon avec lequel on peut tenir un mois », nous explique Oddy Naval, coordinateur administratif de Médecins du Monde en Grand’Anse. Nécessité fait loi, et le patrimoine naturel part en fumée au nom de la subsistance.

    La ville de Jérémie, chef-lieu de la Grand’Anse, accueille les bureaux de Médecins du Monde France sur les rives du Golfe. C’est là qu’a été coordonnée la réponse à l’épidémie de choléra apparue fin 2010, qui a fait plus de 500 victimes pour quelque 32 000 cas répertoriés officiellement en 4 ans. « Après le tremblement de terre, explique Jean-Kith Dely, coordinateur médical de Médecins du Monde en Grand’Anse, 120 000 déplacés de la capitale ont rejoint le département. Les besoins de ces populations ont renforcé la fragilité économique. Et quand le choléra est arrivé, la malnutrition a favorisé son développement. » L’autre facteur décisif dans la propagation de l’épidémie est le relief géographique de la Grand’Anse. A la saison des pluies, surtout, l’eau ruisselle depuis les sommets vers les villes côtières. La rivière de Grand’Anse, où les familles se lavent, charrie ainsi la bactérie jusqu’à Jérémie.

    Au début de l’épidémie, Médecins du Monde construit et gère directement 4 unités ou centres de traitement du choléra (UTC ou CTC) dans 4 communes du département. Ils sont équipés de pédiluves, fontaines à eau chlorée, lits, latrines, systèmes d’évacuation et du sérum à boire ou à transfuser pour réhydrater et sauver les malades. Dès 2012, l’association supervise la réponse choléra de l’ensemble des dispensaires et hôpitaux de la Grand’Anse. Elle fournit des équipements médicaux ou du personnel selon les besoins, forme des relais communautaires pour qu’ils diffusent le message de prévention jusque dans les villages reculés. En 2014, environ 1 000 cas de choléra ont été enregistrés dans le département, contre 4 920 en 2013.

    Moron, l’une des villes dans lesquelles Médecins du Monde lutte contre l’épidémie, est située dans les montagnes qui surplombent Jérémie. Lucia, infirmière de l’association se souvient : « Moron a été particulièrement touchée par le choléra. Dans les premiers jours de l’épidémie, en novembre 2010, nous pouvions y accueillir 100 malades par jour. Nous devions enjamber des personnes allongées par terre, certaines déjà mortes. Toutes les salles du centre jusqu’aux cours extérieures étaient occupées par des malades du choléra. Par manque de place les brancards étaient soutenus à bout de bras pour que nous posions des perfusions de sérum. Il fallait surveiller les patients jour et nuit, sans prendre le temps de dormir ou de manger. » Au centre de santé de Moron comme dans celui de Prévilé, autre commune dans les hauteurs, Médecins du Monde a alors construit des dortoirs pour le personnel sur le toit-terrasse, installé des générateurs électriques et des panneaux solaires pour fournir la lumière là où seuls les écrans de téléphones portables permettaient de trouver les veines et de poser les cathéters.

    LES AUTORITÉS SANITAIRES HAÏTIENNES DÉPASSÉES

    Aujourd’hui encore, 4 ans après le début de l’épidémie et malgré la baisse du nombre de cas, les autorités sanitaires ne peuvent assurer la prise en charge des malades au cours des flambées. Amos Polycape est directeur médical au centre de santé d’Abricots, la commune où Médecins du Monde s’est implanté en 1989. « Je ne parviens même pas à joindre le district pour une simple évaluation des besoins, explique-t-il. Sans Médecins du Monde nous ne pouvons pas nous en sortir. » A ses côtés une seule infirmière pour assurer les soins, les accouchements, les vaccinations... La démotivation menace ces fonctionnaires qui ne sont pas relayés et reçoivent leurs salaires avec des mois de retard. Fin décembre, le centre a enregistré une dizaine de cas. Mais son personnel de soutien non formé à la prise en charge du choléra ne lui permet pas de faire face. Médecins du Monde a alors dépêché une infirmière pour renforcer l’équipe.

    Le CTC d’Abricots a été installé à l’écart du dispensaire et du centre de la commune, de l’autre côté d’une rivière. Il est accessible par un radeau de fortune guidé par une corde, à la force des bras. C’est là qu’a été soignée Miglise Marseille, 38 ans et mère de 4 enfants, contaminée par le choléra en novembre 2013. Son cas était si grave, ses veines si flasques que le docteur Polycape a dû passer par voie fémorale pour la perfuser. Miglise a passé 7 jours au centre et mis près d’un mois à se remettre. « Je vends les produits cultivés par mon mari. Mais pendant que j’étais malade, je ne pouvais pas nourrir mes enfants. Même lorsque j’ai repris le travail, les gens ne voulaient rien m’acheter car ils avaient peur que je les contamine. »

    La stigmatisation engendrée par le choléra est forte. D’anciens malades refusent même de prononcer le nom de la maladie, de peur d’être considérés comme malpropres. Ou pire, comme possédés. Certains ougans, les sorciers traditionnels vaudous auxquels les Haïtiens ont recours pour soigner maux physiques et mystiques, ont même été accusés de répandre de la poudre de choléra et lynchés par leurs concitoyens. La honte est telle que de nombreux cas n’ont pas été déclarés et des morts cachés, enterrés sans sac mortuaire ni chaux, les précautions d’usage.

    Si aujourd’hui la population est mieux informée et que des relais sont en mesure d’apporter les premiers soins aux malades dans les zones reculées puis de les transporter vers les centres de traitement, les autorités sanitaires restent dépassées. Et Médecins du monde demeure un acteur-clé de la réponse au choléra, crise sanitaire majeure liée au séisme. Son action en Haïti depuis 25 ans, en matière de soins de santé primaires ou de prise en charge gratuite des femmes enceintes et des jeunes enfants, est toujours sans commune mesure avec les actions du gouvernement. Un habitant d’Abricots le crie aux équipes de passage : « medsen di mond se chouchou nou ! » Médecins du Monde c’est notre chouchou.



    Thomas Flamerion

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