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    défense des services publics

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    défense des services publics

    Message par bye le Ven 22 Jan - 9:13

    DELEGATION DE SERVICE PUBLIC

    La nouvelle régie municipale d'Annonay baisse le prix de l'eau de 23%
    Après sa décision de changer de mode de gestion de l'eau en optant pour une régie municipale, la ville d'Annonay (Ardèche) a annoncé un changement des tarifs pour les habitants au 1er janvier 2010 : concernant la consommation, le prix du mètre cube d'eau va ainsi passer de 3,48 euros à 2,66 euros, soit une baisse de 23%.

    Pour la part fixe correspondant à l'abonnement eau et à l'assainissement (ce dernier étant transféré à la Communauté de communes du bassin d'Annonay), la tarification va baisser de 101,51 euros à 64,07 euros, soit -36,8%, une mesure plus avantageuse pour les petits consommateurs.

    En outre, tous les usagers bénéficeront de la quasi-gratuité sur la
    consommation des vingt premiers mètres cube facturés à 2 centimes 'euro.
    Cette tarification sociale, selon la mairie, renforcera son action auprès
    des petits consommateurs, notamment les personnes agées vivant seules. Au total, l'économie réalisée sera d'environ 100 euros pour une facture annuelle moyenne de 120 m3, norme standard de comparaison.

    Le contrat de délégation de service public de l'eau arrivé à échéance en 2008 avait été prolongé d'un an pour préparer le passage à la régie
    municipale qui emploie six personnes. Les 14 agents de l'ancien délégataire (SAUR) sont repris en partie par la nouvelle régie et également par les deux sociétés prestataires de services à qui ont été attribués les marchés de prestations de services en eau potable/station de potabilisation (Saur) et pour la station d'épuration (SDEI/Suez).
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    Re: défense des services publics

    Message par bye le Lun 25 Jan - 13:53


    Le 4 décembre 2009, une dizaine de désobéissants membres de la Coordination eau Île-de-France ont investi par surprise le siège du Syndicat des eaux d'Île-de-France (Sedif) vendredi 4 décembre 2009.
    Leur objectif : attirer l'attention sur le marché franciliens de l'eau et militer pour une gestion publique.

    CHARPAL

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    Re: défense des services publics

    Message par CHARPAL le Lun 25 Jan - 23:49

    Dans tous les pays où se sont produites des privatisations de services publics, l 'Angleterre en tête ( sous l'horrible Thatcher relayée par le social- traître, ultra réactionnaire, Blair qui a déshonoré pour des générations le terme de "travailliste"), le scénario a été le même : services en baisse, prix en hausse, parfois spectaculaire, super profits pour les actionnaires parasites qui n'apportent rien.
    Toutes les démocraties ont été touchées par ce phénomène, au nom de la "modernité" ! Qu' ont de "modernes" les phénomènes négatifs que je viens de mentionner ? Il a fallu un intense lavage de cerveau des opinions publiques par les médias, propriété des bénéficaires de ces privatisations - ceci explique cela - pour que les dites opinions gobent de telles escroqueries!
    Mais se battre paie : dans ce domaine, comme dans d'autres, n' en déplaisent aux défaitistes et aux fatalistes, des reculs de la réaction sont possibles et constatés. Des reculs plus grands seront possibles à l'avenir si la mobilisation est plus grande. L' affaire "Proglio" témoigne elle aussi que les choses commencent à bouger, ça n'est à mon avis qu'un début.
    L' eau ne devrait pas dépendre des financiers et les spéculateurs devraient avoir honte de s'enrichir avec un bien commun à toute l'Humanité. Il devrait y avoir depuis longtemps un grand service public européen de l'eau!
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    Re: défense des services publics

    Message par Ego autem semper le Mar 26 Jan - 0:46

    Au regard du budget des Etats, la distribution des dépenses il y a toujour place a la modernisation: réduction des postes aux ministères, avec une bonne éducation réduction du budget de la sécurité, etc

    au contraire les postes des ministères augmentent, alors que des donneurs de leçons incitent la fonction territorielle et l'education a réduire le personnel

    bien entendu; qu'il a y un coût du service public, qu'il faut mutualiser.

    Si vous regardait en détail la fiscalité est supporte par le travail, alors que les beneces du marche financier nesuportent même pas une fiscite proportionnelle aux beneces, devinait pour quoi?
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    Re: défense des services publics

    Message par bye le Ven 29 Jan - 13:32

    le dernier avant de partir!
    " Water makes money : un film sur les multinationales de l'eau, réalisé par
    des cinéastes allemands, notamment au meeting à Mantes la Jolie en mai dernier auquel David Querret participait.

    Ce film qui devait être financé et
    diffusé par ARTE a été ... déprogrammé sous la pression des multinationales
    et de leurs agences publicitaires. Le financement du film est donc assuré par les dons des associarions et de particuliers.

    Le budget est presque
    bouclé..."Presque", seulement ! Si vous souhaitez leur donner un petit coup de pouce,

    consultez le site :


    http://www.watermakesmoney.com/fr/le-film/themes-du-film-.html?showall=1
    http://www.watermakesmoney.com/fr/le-film.html

    Merci pour eux

    CHARPAL

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    Re: défense des services publics

    Message par CHARPAL le Ven 29 Jan - 18:27

    Je ne sais plus exactement combien de personnes, y compris des enfants bien sûr et hélas, meurent par an parce qu'elles n'ont pas accès à l'eau potable, mais ce sont des millions ! Le Monde Diplomatique ( dans lequel je n'ai aucune action ), a fait des reportages forts intéressants sur les "exploits", dans les pays pauvres, des multinationales de l'eau, qui constituent en réalité une véritable mafia : pressions, harcèlement, corruption, pour emporter des marchés avec l'objectif de faire le plus de profits possibles au détriment de la santé des populations.
    C 'est cette mafia qui se pavanne actuellement à Davos, avec les autres mafias ( multinationales, "banques" d'affaires, officines de spéculation ). Davos est probablement la manifestation de la sauvagerie économique mondialisée néo-libérale qui me révolte le plus. Cette grand messe des priviligiés de la planète, esclavagistes, réactionnaires, crypto-fascistes, arrogants ( en dépit de la "crise" dont ils feignent de s'affliger alors qu'ils en sont les auteurs) est un festival international de l'indécence et de l'obscénité la plus abjecte.
    Cette grand messe me rappelle, toutes proportions gardées, celles de Nuremberg. Je rêve d'un "procès de Davos" comme il y a eu un procès de Nuremberg !
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    Re: défense des services publics

    Message par bye le Mer 17 Fév - 13:34

    La Cour des Comptes fustige l'inefficacité des politiques de l'eau

    EAUhttp://www.actu-environnement.com/ae/search/recherche.php4?categorie=21]EAU[/url[/url]]
    - Actu-Environnement.com - 10/02/2010
    Bilan décevant, manque de volonté, attentisme des agences de l'eau… l'analyse de la politique de l'eau par la Cour des Comptes est loin d'être élogieuse. Des ajustements seront donc nécessaires pour relever le défi de la directive cadre sur l'eau.

    Dans son rapport annuel présenté hier, la Cour des Comptes pointe du doigt des insuffisances dans l'application de la politique de l'eau en France. Basé sur le contrôle de l'exercice de la police de l’eau et des comptes des six agences de l’eau, le rapport évoque un ''bilan décevant'' qu’il s’agisse de l’état des ressources en eau ou du respect des échéances communautaires.

    Un manque de volonté de l'Etat

    La cour des comptes avance pour preuve les résultats de l'état des lieux qualitatif et quantitatif réalisé en 2004 : diminution de la pollution par les matières organiques et phosphorées, pollution due aux nitrates encore élevée dans les eaux de surface et souterraines, présence de pesticides dans les deux tiers des eaux souterraines… Au final, la France fait partie des pays les plus condamnés par l'Union européenne pour ne pas avoir respecté les objectifs de qualité fixés par les directives. A l'origine de cette situation, un manque de volonté de l'Etat selon la Cour des Comptes : ''les résultats décevants constatés sur les nitrates comme sur les pollutions par les produits phytosanitaires trouvent en grande partie leur origine dans une insuffisante volonté de l’Etat (…) de remettre en cause des pratiques agricoles durablement marquées par l’encouragement au productivisme et le choix d’une agriculture intensive''.

    Les contentieux sont également d'actualité dans le domaine de l'assainissement puisque la France n'a pas mis en place les niveaux de traitements des eaux résiduaires urbaines demandés par l'UE à l'échéance 1998 ! ''Le contentieux de la directive « ERU » révèle des dysfonctionnements systémiques dans la politique de l’eau, dont il convient de tirer les enseignements : une dilution des responsabilités, une mauvaise coordination entre les services de l’Etat, une forme d’attentisme des agences, le caractère insuffisamment répressif de la police de l’eau, une anticipation insuffisante et un suivi déficient des risques contentieux'', peut-on lire dans le rapport.

    Ajuster le fonctionnement des agences de l'eau

    Suite à l'analyse des agences de l'eau, la Cour des Comptes constate un décalage entre leur fonctionnement et le contexte dans lequel elle évolue estimant qu'elles ''s’apparentent plus à des banques mutualistes chargées de faciliter des initiatives locales (…) qu’à des instruments d’une politique nationale soumise à des obligations de résultats''. L'institution évoque notamment un usage peu satisfaisant des instruments financiers ce qui aboutit aujourd'hui à une distribution non optimale des ressources : ''les agences financent des actions sur l’eau potable, souvent curatives, pour des montants 1,8 fois supérieurs à ce qu’elles consacrent à l’action préventive'', déplore le rapport.
    La Cour regrette également que les agences de l'eau ne fassent pas preuve de plus de sélectivité dans les projets qu'elles subventionnent mais reconnaît qu'il leur est parfois difficile de résister aux pressions des porteurs de projets non prioritaires : ''beaucoup de maîtres d’ouvrage continuent de considérer les agences comme des guichets et leurs aides comme un droit de tirage''. L'institution encourage par conséquent les agences à mettre en place plus de conditionnalité pour optimiser l’effet environnemental de chaque euro investi.

    Mais le défi des agences de l'eau consistera surtout à animer une véritable ''démocratie de l'eau'' capable d'assurer un bon équilibre entre conciliation des intérêts et efficacité collective. La Cour des Comptes remarque en effet que le mode de gouvernance par comités de bassin réunissant l’Etat, les collectivités et les usagers, peut devenir un facteur de dysfonctionnement par sa lourdeur. ''Les décisions sont généralement préparées par des commissions au sein desquelles les groupes professionnels, par leur assiduité et leur expertise, sont mieux à même de faire prévaloir leurs préoccupations dans la durée que les élus et les associations'', note le rapport. L'institution constate que la gouvernance actuelle ne permet pas toujours de dépasser, au niveau des bassins, les contradictions de certaines politiques publiques : politique agricole contre gestion durable de l’eau, préservation des milieux contre développement de l’hydroélectricité.

    Des évolutions nécessaires à l'application de la DCE

    Pour la Cour des Comptes, ces évolutions sont nécessaires pour garantirun mode de gouvernance capable de mettre en œuvre la Directive-Cadre sur l'eau. D'ici à 2015, la France s'est en effet engagée à atteindre un ''bon état écologique'' pour ses lacs et ses cours d'eau. ''Tous les instruments de la politique de l’eau devront donc être rapidement et entièrement mobilisés au service de cette ambition''. Les objectifs de chaque bassin hydrographique ont été arrêtés fin 2009 dans le cadre des Schémas Directeurs d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE). La Cour mise sur la préparation des 10èmes programmes d’intervention des agences de l'eau, qui doit commencer en 2010, pour que ses recommandations soient intégrées.

    Par ailleurs, elle estime que la volonté de l’Etat d’atteindre les objectifs de la directive-cadre sur l’eau (DCE) doit se manifester de façon plus crédible et plus forte. ''Les redevances devraient être plus en rapport avec le coût de la dépollution et l’Etat pourrait durcir l'encadrement réglementaire des pratiques agricoles, renforcer le contrôle de son effectivité et en sanctionner davantage la méconnaissance''.

    En réponse au rapport, le ministre de l'écologie, de l'énergie du développement durable et de la mer Jean-Louis Borloo se défend en précisant que la Cour fonde son analyse et ses recommandations sur les contrôles effectués pour la période 2002-2006. ''Dans cette projection tout à fait utile, il convient de tenir compte de l’immense mouvement de transformation engagé depuis trois ans'', précise le ministre.

    Florence Roussel






    Rapport]http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RPA/24-instruments-gestion-durable-eau.pdf]Rapport de la Cour des Comptes[/url]
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    Re: défense des services publics

    Message par bye le Mer 17 Fév - 13:41

    Distribution d'eau : la concurrence s'éveille, les prix baissent


    Le Monde - 13 février 2010


    Enfin une bonne nouvelle ! Les prix de l'eau sont orientés à la baisse. L'enquête annuelle de la Fédération professionnelle de l'eau, réalisée par la société d'études BIPE, attendue fin février, devrait conclure à une diminution moyenne des tarifs de 5 % à 9 %. La raison : le secteur, qui a longtemps fonctionné en oligopole, s'éveille à la concurrence, sous la pression des élus municipaux.

    http://pubs.lemonde.fr/5c/BUSINESS-LEMONDE/articles_economie/exclu/665412503/x40/OasDefault/default/empty.gif/35363431303363363462346633656130][/url]
    Ainsi, dans l'agglomération toulousaine a été décidé, vendredi 12 février, le principe de la création d'une "autorité organisatrice d'un véritable service public de l'eau". C'est un avertissement lancé à Veolia, l'opérateur privé titulaire, depuis 1990, du contrat d'exploitation d'eau de la ville. Le président de la communauté urbaine et maire de Toulouse, Pierre]http://www.lemonde.fr/sujet/ea37/pierre-cohen.html]Pierre Cohen[/url] (PS), est mandaté pour négocier au nom de l'agglomération. Il a déjà arraché à Veolia une baisse de 25 % du prix de l'eau potable, hors coût d'assainissement, pour la ville intra-muros, qui devrait se traduire, pour l'usager, par une réduction de 12,5 % de sa facture.
    "La nouvelle autorité gérera les régies municipales, coordonnera le patchwork des 25 communes et pourra contrôler les délégations au privé", se félicite Nicolas]http://www.lemonde.fr/sujet/1ef8/nicolas-tissot.html]Nicolas Tissot[/url], adjoint au maire de Toulouse, "avec l'objectif, d'ici à 2020, de faire basculer l'ensemble des communes vers une régie municipale".

    L'intercommunalité pousse les collectivités à se regrouper et à reprendre la main pour obtenir des baisses substantielles de prix. Les élus s'entourent des meilleurs conseillers : "Il arrive que nous retrouvions, face à nous, d'anciens collaborateurs passés au public et très au fait de nos métiers", admet un dirigeant d'entreprise privée.
    Le Grand]http://www.lemonde.fr/sujet/c22a/grand-lyon.html]Grand Lyon[/url] a négocié, avec Veolia, une réduction de 16 % en 2008, et Reims, en régie publique, a baissé ses prix de 10 % en 2009. Veolia a accepté de descendre son tarif de 23 % à Saint-Etienne, depuis le 1er janvier 2009, soit, pour la Société stéphanoise des eaux (SSE, groupe Veolia), une perte de 6,2 millions d'euros sur un chiffre d'affaires annuel de 34 millions d'euros.

    La métropole de Nantes, qui a repris la compétence de l'eau en 2001, avait aussitôt renégocié et obtenu une baisse de 30 % du prix pour la moitié des communes.

    Entre 2010 et 2017, nombre de contrats de distribution d'eau parmi les plus importants arrivent à échéance. "Les collectivités locales ont là une fenêtre de tir exceptionnelle pour renégocier et relancer des appels d'offres en brandissant la menace d'un retour en régie publique", remarque Loïc]http://www.lemonde.fr/sujet/db6d/loic-mahevas.html]Loïc Mahévas[/url], directeur général de Service public 2000, cabinet de conseil aux élus. On devrait ainsi connaître, au printemps, le délégataire de l'énorme contrat du Syndicat des eaux d'Ile-de-France (Sedif), avec ses 4 millions d'usagers, dévolu à Veolia depuis 1923, et qui va forcément se solder par une baisse des prix.

    Les concessions de Marseille et de Brest expirent, elles, en 2012, celles de la Communauté urbaine de Lille, en 2015, et de Lyon, en 2016. Ce calendrier est l'un des effets tardifs des lois Sapin, de 1993, et Barnier, de 1995, qui ont limité à vingt ans la durée des concessions. A Chelles (Seine-et-Marne), la Nantaise des eaux, du groupe allemand Gelsenwasser, a proposé un prix de 40 % inférieur à celui de ses concurrents et remporté le contrat d'assainissement à la barbe de Veolia qui, mauvais joueur, a posé (mais perdu, le 1er février) un recours devant le tribunal administratif.

    "Nous avons l'intention de nous implanter en France et sommes présents dans une trentaine d'appels d'offres en cours", annonce Jean-Pierre]http://www.lemonde.fr/sujet/71d8/jean-pierre-ciglia.html]Jean-Pierre Ciglia[/url], président de Nantaise des eaux services, qui remarque que "les prix de l'eau dans les grandes agglomérations étaient confortables", laissant une marge pour proposer moins cher. La Saur compte, elle, être présente aux prochains appels d'offres de Bordeaux, Lyon et Marseille. "Nous observons une concurrence beaucoup plus ouverte, avec des prix tirés vers le bas", confirme M. Mahévas, de Service public 2000, "car les offres des compétiteurs sont très proches des coûts techniques que nous chiffrons, sur lesquels s'appuient les collectivités locales pour faire leur choix".

    Sans attendre l'expiration des contrats, les élus mettent à profit une autre innovation de la loi Sapin, le rendez-vous quinquennal. La Communauté urbaine de Lille (60 communes, 300 000 abonnés) a ainsi fait appel à une commission d'arbitrage pour tenter de "récupérer une partie des 152 millions d'euros que Suez a provisionnés pour réaliser des travaux, et qui n'ont pas été complètement dépensés", explique Alain]http://www.lemonde.fr/sujet/5ed3/alain-cacheux.html]Alain Cacheux[/url], son président : "Nous attendons de cette négociation ardue une baisse de 10 % du prix de l'eau potable, compensée par une hausse de la "redevance assainissement" afin de financer la construction d'une station d'épuration."


    Marc Daniel et Isabelle Rey-Lefebvre

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    Re: défense des services publics

    Message par CHARPAL le Mar 9 Mar - 20:28

    D' une façon générale, toutes les privatisations des services publics, dans tous les pays se soldent par les mêmes échecs, "logiques" en fait. Un service public appartient à tout le monde et il n'y a pas d'actionnaires à rémunérer. Introduire dans des services publics existants que les usagers ont dejà financés, des actionnaires parasites est vraiment scandaleux : les prix augmentent pour engraisser ces messieurs et les prestations diminuent.
    Pour l'eau c'est différent, ce sont les collectivités locales qui concèdent à des entreprises privées ce service. Ces entreprises sont des quasi monopoles qui ont fait main basse sur le marché et se remplissent les poches. Si certains élus "se rebiffent", dans la plupart des cas ça n'est pas spontanément et par grandeur d'âme, mais sous la pression insistante d'associations d' usagers favorable à un service public de l'eau.
    Je serais pour ma part partisan que l'eau sorte des griffes des rapaces de la finance. En Europe, il devrait n'y avoir que des services publics de l'eau. Ca n'est pas au goût du jour actuellement, mais ça viendra : la roue tourne et il ne faut jamais désespérer ...
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    Re: défense des services publics

    Message par bye le Mer 10 Mar - 5:57

    Entièrement d'accord, Charpal.

    Ci-dessous, un article mettant en évidence, les contradictions au sein d'un parti de gôche.Point de vue
    L'eau, source de vie ou de profit ?, Alexandre Fabry, Nicolas Pagnier...
    LEMONDE.FR | 09.03.10 | 18h17



    La gestion de la distribution d'eau est actuellement un sujet de débat important dans toutes les collectivités. La polémique en cours pour la gestion de la distribution d'eau du Sedif (Syndicat des Eaux d'Ile-de-France) n'est que la partie la plus médiatique d'un débat plus profond. Dans ce contexte, le 30 décembre dernier, un collectif militant se créait au sein du PS pour défendre les grandes multinationales de l'eau contre le "procès en sorcellerie" qui leur serait fait au sein du Parti Socialiste. Passons sur le fait que ce collectif rassemble des cadres de ces multinationales, confondant peut-être ainsi lobbyisme et militantisme, pour aborder la question de fond : la gestion de l'eau peut-elle être confiée à un opérateur privé dont le but structurel est la réalisation d'un profit ?




    Que les grandes multinationales de l'eau aient l'expérience et le savoir-faire de la captation et de la distribution de l'eau, nul n'en doute. Qu'elles fassent mieux que des structures publiques, cela reste à démontrer. Les enquêtes des associations de consommateurs montrent qu'en moyenne, les prix sont supérieurs de 20 à 44% dans les communes qui ont délégué leur service d'eau et d'assainissement au secteur privé ! Quand on sait que 75 % des usagers français regroupés dans 60 % des communes sont alimentés par les 3 multinationales, on mesure l'ampleur de ce surcoût! Qu'elles soient en capacité de proposer une gestion durable de la ressource, il est permis d'en douter, car ces grands groupes n'ont structurellement pas cet objectif. L'objet ici n'est pas de les en blâmer : dans le système capitaliste, ce n'est tout simplement pas leur rôle. Leur rôle, c'est la réalisation d'un profit dans le cadre d'un service lucratif de distribution d'eau.

    Et c'est là le cour du problème : l'eau doit-elle être une source de vie ou une source de profit ? Peut-on éthiquement accepter que l'eau serve à enrichir les actionnaires de ces grands groupes (essentiellement, en France, Véolia, Suez et la Saur) ? Surtout quand des familles n'ont pas accès au minimum d'eau nécessaire pour vivre et que cette ressource est loin d'être inépuisable sur la planète. On sait que la désertification continue sa progression et que l'eau se raréfie. Dans le même temps, la consommation progresse structurellement par le double impact de l'augmentation de la population et de la croissance de nos besoins liée, notamment, à notre mode de production alimentaire. Dans ce contexte, aujourd'hui, 1,5 milliards de personnes n'ont pas accès à l'eau potable, 2 milliards n'ont pas d'installation sanitaire et 2,5 milliards consomment de l'eau polluée.

    Le retour sur l'histoire de cette gestion de l'eau apporte un éclairage intéressant, puisque ce système n'a connu qu'une expansion assez récente hors de France, au moment de la "révolution" conservatrice et néo-libérale des années 80 avec notamment l'attribution du marché de l'eau à des compagnies privées au Royaume-Uni de M. Thatcher et au Chili d'A. Pinochet ! L'argument premier en était donc bien l'idéologie de la suprématie du marché.

    Alors, s'il doit y avoir un débat sur ce sujet (en France en général et au sein du PS en particulier), et en ce sens nous nous joignons à "à contre courant", nous affirmons aujourd'hui : Que le droit à un minimum d'eau est un droit fondamental et universel, quel que soit son pays ou ses moyens. Nous appelons donc à la mise en place de la gratuité des premières tranches d'eau, financée par une élévation progressive du coût des tranches suivantes et calculée en litre d'eau par individu préservant ainsi les familles nombreuses. Ce principe allie justice sociale et écologique, puisque les gros consommateurs payeront pour ceux qui sont économes de la ressource, le mésusage finançant l'usage. L'Afrique du Sud a déjà constitutionnalisé ce principe, fournissant à sa population 25 litres par personne et par jour. A nous de suivre ce mouvement.
    Que l'eau est un bien universellement partagé et qu'il ne peut donc faire l'objet d'un quelconque profit. Nous appelons donc à sa gestion par un système de régie publique ou une SCIC (Société Coopérative d'Intérêt Collectif), permettant d'unir consommateurs et responsables politiques dans une gestion collective et raisonnée de la ressource.


    Il n'y a dans ces prises de position nul procès ou nulle méfiance a priori, mais une réflexion éthique alliée à un souci pragmatique de répondre à un enjeu planétaire de ce XXIème siècle : gérer l'eau en conciliant justice sociale et écologie.

    Alexandre Fabry, porte-parole d'Utopia au PS,

    Nicolas Pagnier, Secrétaire National d'Utopia,

    Nathalie Perrin-Gilbert, Secrétaire Nationale au Logement,

    Gérard Poujade, Maire du Séquestre et 1er féd�ral du Tarn,

    Barbara Romagnan, Conseillère générale du Doubs,

    Géraud Guibert, porte-parole du pôle écologiste,

    Michèle Fournier-Armand, Vice-Présidente du Conseil Général du Vaucluse,

    Jean-Marc Vayssouze-Faure, Maire de Cahors et 1er fédéral du Tarn,

    Fleur Skrivan, Conseillère régionale Provence-Alpes-Cote d'Azur,

    Jean-Paul Chidiac, membre du Conseil National

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    Re: défense des services publics

    Message par CHARPAL le Jeu 11 Mar - 20:38

    Intéressant de voir que dans le parti prétendument socialiste, il y a encore quelques vestiges ... Je me souviens bien qu'en France dans les années 80 tout ce que la France comptait de réac s'était pâmé devant Tatcher qui avait privatisé l'eau. Quel courage, quelle imagination ! On était prié d'admirer. Ce fut un fiasco, comme la privatisation des trains, sans parler du reste ...Mais les dits réac ont oublié de nous en parler, il a fallu chercher l'info dans quelques journaux encore libres, ayant échappé à la voracité des 3 mousquetaires de la pensée unique : Bouygues, Lagardère et Dassault.
    Mais Thatcher a fait des émules, y compris à gauche. Exemple, "couille molle" dit Jospin qui est le Premier Ministre qui a privatisé le plus pendant les trente piteuses ! Vous avez dit social traître ?
    Cela étant, les choses progressent, trop lentement, mais quand même, sous la pression (c'est la cas de le dire ) d' associations opiniâtres qui mettent sur la défensive les monopoles mafieux ...
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    Re: défense des services publics

    Message par bye le Mar 20 Avr - 19:10

    *Veolia, Suez et Saur perçoivent-ils indûment des fonds publics ?*

    Deux jeunes juristes ont publié ce lundi 19 avril 2010 dans la prestigieuse
    « Semaine juridique - Administrations et collectivités territoriales -
    (JCPA) » éd. Lexis-Nexis, une étude (*) qui est une véritable bombe à
    retardement. Veolia, Suez et Saur perçoivent pour le compte de milliers de
    collectivités locales françaises des taxes que les évolutions récentes de la
    réglementation ne leur permettent plus de percevoir. Quant on sait qu’une
    fois perçues, ces taxes, des centaines de millions d’euros chaque année,
    sont placées par ces entreprises avant d’être rétrocédées aux collectivités,
    et constituent une part majeure de leurs bénéfices, aussi occultes qu’indus,
    on mesure l’impact de cette publication, et sur leur chiffre d’affaires, et
    sur leur « notation » par les agences éponymes…

    Lire la suite :

    http://www.eauxglacees.com/Veolia-Suez-et-Saur-percoivent-ils?var_mode=calcul
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    Re: défense des services publics

    Message par bye le Mar 25 Mai - 14:37

    la Chambre régionale des comptes critique le
    contrat SEDIF


    Pour avoir une lecture meilleure et plus rapide des très graves critiques
    portées par la Cour Régionale des Comptes d¹Ile de France à l¹encontre du
    Sedif et de Véolia concernant leur gestion depuis 2001,

    Cliquer sur http://www.ccomptes.fr/fr/CRC13/Accueil.html
    Puis sur la rubrique ³productions² (en bleu à droite)
    ou sur http://www.ccomptes.fr/fr/CRC13/Productions.html
    Et de là sur le rapport d¹observations définitives adressé au Président
    Santini le 30/03/2010 et communicable depuis le 21/05/2010.

    En tant que citoyen, il me semble indispensable que les élus et au premier
    chef les maires des 144 communes concernées par l¹eau en Ile de France
    aient une connaissance complète de ce rapport avant de se déterminer
    définitivement sur le choix déjà annoncé de Véolia.
    La démocratie ne peut se passer de transparence.


    Jean-Pierre Hauguel


    le 22/05/10 7:17, Marc Laimé a écrit :

    SEDIF : la Chambre régionale des comptes critique le contrat SEDIF-Veolia
    On comprend mieux pourquoi le SEDIF et Veolia annonçaient mardi dernier
    que
    Suez était écarté de l¹attribution du « plus grand contrat de l¹eau du
    monde »S Révélée par Caroline Michel du mensuel Capital le vendredi 21 mai
    2010, la publication de ce rapport de 32 pages ne pouvait pas tomber au
    plus
    mauvais moment pour le syndicat des Eaux d¹Ile-de-France (Sedif). Jeudi,
    les
    délégués des 133 communes qui le constituent ont en effet pris
    connaissance
    d¹un rapport de la Chambre régionale des comptes d¹Ile-de-France qui
    critique
    vertement le contrat de « régie intéressée » dont bénéficie Veolia,
    contrat
    qui devrait donc être reconduit..
    Lire la suite :
    http://www.eauxglacees.com/SEDIF-la-Chambre-regionale-des?var_mode=calcul
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    Re: défense des services publics

    Message par bye le Jeu 2 Sep - 17:51

    Lobbying, infiltration ou tout simplement intérêt pour la cause de l'Environnement, de la préservation de la nature

    http://www.fne.asso.fr/partenariats/charte_partenariats.pdf


    http://www.lyonnaise-des-eaux.fr/sites/default/files/presse/CP%20FNE-%20LDE_VDEF.pdf


    http://www.bakchich.info/Suez-s-achete-pas-cher-un-label,09056.html



    Suez s’achète pas cher un label vert
    Coup de com’ / mercredi 14 octobre 2009 par Émile Borne


    Le numéro deux français de l’eau verse 180.000 euros par an à l’association France Nature Environnement.


    L’écologie est-elle soluble dans l’eau des marchands de flotte ? On peut se le demander après la signature en grande pompe début octobre d’un partenariat de trois ans entre Suez-Lyonnaise des Eaux et France Nature Environnement ( FNE) l’une des fédérations d’associations piliers des discussions du Grenelle de l’environnement. Du blabla très formaté délivré de conserve, on retient que la numéro deux français de l’eau et le lobby écolo s’aiment et qu’ils vont agir ensemble pour défendre l’eau potable avec un tas d’actions à la source.

    Mais qui paie quoi ? Très pudique, le roboratif communiqué de presse occulte la question financière, mais la vérité sort toujours du puits. « Nous versons 180 000 euros par an pendant trois ans à FNE pour ce partenariat », indique Suez. La belle affaire ! Simple coïncidence, alors que certaines agglomérations ( Rouen, Paris etc je vérifie ) ont retiré la gestion de leur flotte au privé - les associations de consommateurs comme UFC accusent Veolia, Suez ou la Saur de faire flamber le prix de l’eau du robinet - Suez s’achète ainsi un label très écologiquement correct. Et bien moins coûteux qu’une véritable campagne de com’.

    " La remise en cause de la gestion déléguée de l’eau est un phénomène médiatique. Notre chiffre d’affaires dans l’eau de continuer de progresser, assure un ponte de Suez. Ce type d’alliance est novateur et va nous permettre de nous développer encore, but de toute entreprise". FNE va y aider, le pacte visant notamment « à informer et sensibiliser les citoyens, les collectivités sur les enjeux en matière de gestion de l’eau ». Avec en toile de fond, ce message plus ou moins subliminal : pour préserver cette belle ressource naturelle, rien de mieux que de la confier à des professionnels de la profession…

    Sébastien Genest, le président de FNE admet que cet accord a provoqué un débat interne mais « nous ne pensons pas être instrumentalisés. Il s’agit de prolonger l’esprit du Grenelle qui a permis aux entreprises et aux mouvements écologistes de mieux se comprendre. »

    Et d’apporter aujourd’hui un peu de beurre dans les épinards. Le budget annuel de 2,3 millions d’euros de FNE qui fédère 3000 associations de terrains peut impressionner, « mais ce n’est rien par rapport à celui de Greenpeace et du WWF [respectivement 9 et 12 millions d’euros] » indique une observatrice.

    Or la très active fédération – proche du cabinet d’avocats de Corinne Lepage - a de gros besoins, notamment pour financer ses nombreuses actions en justice destinées à défendre l’environnement à tout crin. Les agriculteurs et chasseurs qui n’aiment pas les loups en savent quelque chose. Chercher des noises à ceux qui pratiquent la nature depuis des siècles et fricoter avec des multinationales, voilà une évolution qui ne coulait pas de source…

    « Les héros de la biodiversité »

    SUEZ ENVIRONNEMENT reconduit en 2010 sa série de programmes courts « Les héros de la biodiversité », produits par Allain Bougrain Dubourg en partenariat avec Océanopolis Brest.
    >
    > Ces programmes seront parrainés cette année par le Ministère du Développement Durable, qui a souhaité montrer son engagement dans le cadre de l’année internationale de la biodiversité.

    http://www.suez-environnement.fr/fr/developpement-durable/actions/les-heros-de-la-biodiversite/

    A compter du 4 janvier et jusqu’au 26 décembre 2010, découvrez les hommes et les femmes qui s’engagent pour la biodiversité, au travers de 44 nouveaux programmes courts. Redécouvrez également les héros de 2009, grâce à la rediffusion des programmes de l’an passé.
    >
    > Ces programmes mettent en lumière la situation inquiétante d’une espèce, les actions exemplaires menées pour la préserver et les raisons d’espérer. Retrouvez-les:




    du 4 janvier au 25 février, du lundi au jeudi à 20h35 sur France 2 ;
    du 6 mars au 26 décembre, les samedi et dimanche à 12h55 sur France 2 ;
    du 17 avril au 26 décembre, les samedi et dimanche à 22h30 sur France 2, et à 20h10 sur France 3.

    Dans Planète Veolia n°28 juin 2010 intitulé Biodiversité : une valeur qui n'a pas de prix avec comme sous titre : la nature a des liens

    "La préservation de la biodiversité est au coeur des préoccupations de Veolia Environnement : gestion des espaces, des services écosystémiques"

    "Si la biodiversité permet de rendre la ville plus attractive pour les citadins, si les agriculteurs sont en mesure d'effectuer des récoltes plus abondantes, sa valeur est indéniable ; la mise en évidence d'une telle plus-value à plusieurs secteurs de l'économie régionale pourrait donner lieu à des CONTRATS d'un nouveau type, scellant le partage des avantages rémunérés dont nous serions tous à terme les bénéficiaires"

    "Devenir acteur de référence sur le marché émergent de l'externalisation des services de logistique et de maintenance des bases militaires, tel est l'objectif de Défense Environnement, joint venture Veolia Environnement et DCNS (acteur européen dessystèmes navals de défense)"


    Dans la lettre n° 87 de Veolia Environnement de juillet-août 2010 :

    "Efficacité 2010, une priorité : Identification et redressement de contrats ou de périmètres insuffisamment profitables (renégociation contractuelle, arrêt d'activité, cession, réduction de coûts, suppression de la surqualité sur un contrat : objectif 15 à 18% de gains)"

    "Union Européenne : objectif 2011 développement des partenariats publics privés ave le concours du commissaire polonais au budget Lewandowski"



    Ghislaine HIERSO très active et présente Directrice des relations institutionnelles de VEOLIA Propreté et Présidente de l'Orée http://www.oree.org/



    http://www.partenariat-francais-eau.fr/IMG/pdf_2010_08_02_Membres_des_instances_de_gouvernance_du_PFE_site.pdf

    un des meilleurs exemples d'infiltration de Suez et Veolia (G Payen, I Semo, P Victoria, P Flicoteaux)


    http://oceans.taraexpeditions.org/?id_page=1







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    Re: défense des services publics

    Message par bye le Ven 3 Sep - 17:46

    Veolia confie les fontaines de Paris… à Jean-Luc Touly !

    Le tranquille petit monde de l’eau croyait avoir tout vu… En cette rentrée 2010, voici de l’inédit. Une multinationale honnie, Veolia, vient de ré-embaucher, Conseil d’Etat oblige, l’infernal Touly, dont elle avait cru pouvoir se débarrasser à moindre frais il y a 5 ans en le licenciant pour faute lourde, au motif que notre ami passait son temps à les diffamer urbi et orbi, et, cerise sur le gâteau, ladite Veolia ne trouve rien de mieux que de lui confier, nonobstant, la gestion des fontaines parisiennes, qui par ailleurs sont à sec, comme on a pu le voir cet été. D’où il appert que ce faisant le diabolique camarade Frérot offre la mairie (de Paris), dans un fauteuil, au sieur Fillon, ce que nous allons vous démontrer illico…

    Lire la suite :

    http://www.eauxglacees.com/Veolia-confie-les-fontaines-de?var_mode=calcul
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    Re: défense des services publics

    Message par bye le Mar 30 Nov - 6:52

    Forum des résistances dans les services publics
    samedi 4 décembre 2010 à 9h
    Lieu :Paris 10e
    Bourse du Travail de Paris
    salles Jean-Jaurès, Fernand-Pelloutier et Louise-Michel
    3 rue du château d’eau
    Métro République

    Le forum des résistances dans les services publics aura lieu le samedi 4 décembre 2010, de 9 heures à 18h30, à la bourse du travail à Paris, 3 rue du Château d'eau.

    Ce forum est organisé par le Réseau des enseignants du primaire en résistance en collaboration avec Élisabeth Weissman, auteure de « La Désobéissance éthique ».

    Il est ouvert à tous les agents de services publics en résistance : enseignants, conseillers Pôle Emploi, postiers, électriciens, gaziers, forestiers, hospitaliers, psychiatres, chercheurs, magistrats, gardiens de la paix...

    Il permettra de réfléchir à la mise en réseau des pratiques initiées par les uns et les autres, et à l'initiation d'une campagne d'informations commune, afin de donner au plus grand nombre le désir et le courage de « s'insoumettre ».

    Les invités seront :

    Stéphane Hessel, résistant d'hier, et résistant, toujours, aujourd'hui.
    Didier Magnin, Président de l'association Citoyens résistants d'hier et d'aujourd'hui
    Bastien Cazals, instituteur-désobéisseur
    Dominique Liot, Robin des bois, EDF.
    Guillaume Gamblin, Mouvement pour une alternative non violente, responsable de la revue « Silence ».
    et aussi :

    Marie-Cécile Plà, enseignante rééducatrice en RASED, et représentante du Réseau éducation sans frontières
    Véronique Decker, directrice d'école résistante de Bobigny,
    Michel Benard, agent forestier ONF,
    Bernard Dhaussy et André Latour, infirmiers psychiatriques des Ardennes,
    Michaël Perinet, postier résistant des Ardennes aussi,
    Dominique Sultan, conseillère Pôle emploi,
    Olivier Labouret, psychiatre à Auch (sous réserve),
    Julie Caupenne, de l'Appel des Appels.
    N.B. : cette liste est évolutive ; voir le site du Réseau des enseignants du primaire en résistance : http://www.resistancepedagogique.org/site/

    La conférence plénière est ouverte à la presse à partir de 16h30. Pour assister à la totalité de la journée, prendre contact avec les organisateurs.

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    Re: défense des services publics

    Message par bye le Lun 15 Aoû - 17:23

    Privatization de l’espace public -> Les routes nationales... dénationalisées ?..
    Catherine maussion | liberation.fr | 29 juillet 2011

    samedi 30 juillet 2011

    Au prétexte de la sécurité et de l’aménagement du territoire, de plus en plus d’axes régionaux jusque-là gratuits pourraient être mis en concession.



    Cette photo a été prise le 31 mai 2010 à Mehun-sur-Yèvre, Centre, France, (Flickr/Олександр)

    Est-ce la fin de la gratuité des routes nationales ? La décision de mise en concession de la RCEA (Route Centre-Europe-Atlantique), l’axe reliant la façade atlantique à Genève, excite les appétits. Témoin, le lobbying discret exercé par certains acteurs économiques et élus locaux pressés de voir démarrer des travaux de mises à 2 X 2 voies de leurs axes majeurs, histoire de désenclaver ces territoires et d’améliorer la sécurité.

    Cette idée sulfureuse - la gratuité des routes est érigée en principe en France au nom de la liberté de circulation - fait son chemin aussi à la tête de l’Etat. Le 24 juin, Nathalie Kosciusko-Morizet, la ministre des Transports (mais aussi du Développement durable), a donné son feu vert pour que la RCEA soit concédée afin d’accélérer les derniers aménagements de mise à deux voies. Six barrières de péages sont prévues sur les portions concernées : de Montmarault à Paray-le-Monial, puis de Paray à Ciry-le-Noble pour la branche nord, et de Paray à Mâcon au sud.

    « Doctrine ». Deux jours plus tôt, à l’assemblée, NKM avait lâché cette bombe : « De plus en plus d’élus me demandent des mises en concession sur des itinéraires qui n’ont pas de trajet alternatif ». Ajoutant : « Nous avons de plus en plus de routes symboliques sur lesquelles sont discutées des mises en concession. » Dans son entourage, on réfute tout revirement : « L’Etat [financeur majoritaire des routes nationales, ndlr] n’a pas changé de doctrine. » Mais, poursuit-on, « quand l’enveloppe financière est contrainte, la mise en concession s’impose comme la seule solution ».

    Les vannes sont ouvertes. A quand le tour de la RN 21 ? 385 kilomètres de bitume reliant Limoges à Tarbes, et venant mourir au Cirque de Gavarnie, au pied des Pyrénées. L’association Euro 21, lobby proconcession piloté par les chambres de commerce (CCI), a marqué des points. Dont un rendez-vous au ministère des Transports. Sa grande victoire, avoir décroché l’inscription de la RN 21 dans le Snit, le schéma national d’infrastructures de transport, dont la révision est attendue sous peu : « Cela ne garantit pas que la deux voies se fera, mais ne pas y être, c’était l’abandon du projet », note François Gaumet, lobbyiste en chef dont la réputation d’efficacité, après son succès en faveur de l’A 89 (Lyon-Bordeaux), n’est plus à faire. Reste le plus dur : le financement.

    Alternative. Et, pour une majorité d’élus, la concession s’impose. Vingt députés et sénateurs des cinq départements traversés par la RN 21 - soit les trois quarts des élus - ont signé l’appel d’Euro 21 en faveur « de la mise à deux voies concédée ». Les élus n’y vont pas tous de gaîté de cœur, mais « par réalisme », dit Daniel Garrigue, député de la Dordogne :« Beaucoup de signataires, notamment de gauche, auraient préféré que la RN 21 reste dans le giron de l’Etat. » Euro 21 a aussi avec lui les constructeurs : « Vinci, Eiffage et Colas nous ont écrit », confie Gaumet. La Fédération nationale du bâtiment public et les autoroutes ASF sont sur les rangs.

    La mise en concession est pavée d’obstacles juridiques. Un péage (sur route comme sur autoroute) ne peut être instauré qu’à la condition qu’une alternative au trajet payant soit proposée. Une exigence difficilement praticable. La RCEA a inventé les péages « ouverts ». On peut éviter la barrière en entrant après celle-ci sur la portion concédée, et en sortant avant la suivante. Une alternative offerte aux gens du cru. Pour Euro 21, les mêmes difficultés sont pointées : le tracé, selon Gaumet, « reprendra en partie le tracé existant ». D’où cette idée de « péages différenciés, voire une exonération » selon que l’on a affaire à « des migrants quotidiens » ou à des voyageurs, note Euro 21.

    Dernier obstacle, que les usagers l’acceptent. Le socialiste Arnaud Montebourg est un farouche opposant à la mise en concession. Le 11 juillet, son conseil général de Saône-et-Loire a voté la tenue d’un référendum au 20 novembre. « Dans mon département, il n’y a pas d’autre route nationale que la RCEA. Et nous y avons mis déjà 84 millions depuis 1984. Donc, nous en avons un peu la propriété morale et financière », dit le député. Or, ses administrés devront acquitter le péage. Sauf à rallonger leurs trajets, qui passeraient de 36 à 57 minutes sur Montceau-Digoin, ou de 1 h 04 à 1 h 46 entre Digoin et Macon. Il a sa solution : un partenariat public-public (PPP), entre Etat et collectivités locales : « On met tout le produit de notre écotaxe payée par les poids lourds dans le PPP, et on paie sur vingt ans des travaux qu’on réalise en six ans. » Il fustige surtout l’Etat : « Villepin [ex-Premier ministre], en privatisant les autoroutes, a privé l’Etat des recettes pour continuer d’améliorer le réseau national. » D’où selon lui, le « chantage » actuel : « Vous voulez plus de sécurité ? Mettez vos routes en concession ! »

    Existe-t-il un rempart à la mise en concession ? La Bretagne veut le croire. La RN 164 (160 km entre Montauban-de-Bretagne et Châteaulin) est inscrite aussi au Snit pour son élargissement. Il reste 60 km à mettre aux normes. Mais Gérard Lahellec, le vice-président de la région, assure que « personne en Bretagne ne pousse dans le sens d’une mise en concession ». L’attachement à la gratuité est « jusque-là unanime, que ce soient les élus, les CCI ou les transporteurs ». La région a l’avantage d’être une péninsule : « On vient en Bretagne et on en part. » La Bretagne sera-t-elle la dernière terre à faire de la résistance ?


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