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    G20 à Toronto

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    G20 à Toronto

    Message par bye le Lun 26 Juil - 12:47

    Mensonges, matraques et répression :
    une analyse de ce qui entoure le Sommet du G20 à Toronto
    (Partie 1)
    http://www.pressegauche.org/spip.php?article4910
    mardi 20 juillet 2010, par Jean-Nicolas Denis


    Des centaines de fouilles sans raison, 1105 arrestations, 263 personnes menacées d’accusations bidons, des dizaines de caméras confisquées ou disparues, de nombreuses personnes ayant été battues par les policiers, dont plusieurs journalistes, ainsi que des menaces de viol collectif contre les femmes emprisonnées, en plus des multiples fouilles à nue sans aucune justification… Le moins que l’on puisse dire c’est que le Sommet du G20 laisse derrière lui une très grande confusion.

    Aide mémoire : Groupe intégré de sécurité (GIS). Association canadienne des libertés civiles (ACLC). Société Radio-Canada (SRC).

    Pourtant, étonnamment, la pression publique n’est toujours pas suffisante pour que le gouvernement conservateur de Stephen Harper (Canada) et le gouvernement libéral de Dalton McGuinty (Ontario) annoncent l’ouverture d’une enquête publique et indépendante sur tout ce qui entoure les évènements de la fin de semaine à Toronto : loi modifiée secrètement par décret, confusion dans la chaîne de commandement et problèmes de communication entre les différents corps policiers composant le Groupe intégré de sécurité (GIS), arrestations massives, brutales et possiblement préventives, saisies et parade devant les journalistes d’armes n’ayant aucun rapport avec le G20, etc.

    Après avoir été arrêté, matraqué, incarcéré pendant 26 heures, puis relâché sans accusation, je n’ai pu m’empêcher de me demander pourquoi une telle mésaventure m’était arrivé. Mes lectures des deux dernières semaines m’ont mené à plusieurs réflexions, notamment sur la pertinence du G20, sur l’image qu’en ont donnée les médias, sur l’utilisation de la force pour défendre ou réprimer certaines idées politiques, etc. Je tiens à partager avec vous ces réflexions. Vous en pensez ce que vous voulez : a-t-on besoin d’une enquête publique et indépendance sur ce qui est arrivé ? Débattez en, parlez-en autour de vous, écrivez les résultats de vos réflexions, impliquez-vous activement : voilà comment on peut changer la société.

    Questions avant le début du Sommet

    Déjà, dans un communiqué envoyé quelques jours avant la tenue du Sommet du G20 à Torontoi, l’Association canadienne des libertés civiles (ACLC) se disait préoccupée face à certains préparatifs ne semblant pas être dans les règles de l’art. Par exemple, l’association aurait voulu savoir qui auraient accès aux caméras de sécurité installées par le GIS ? Quelles agences gouvernementales allaient pouvoir visionner les enregistrements ? Ces agences allaient-elles détruire les enregistrements comme la Police de Toronto l’avait déjà promis ? Aussi, l’ACLC faisait remarquer qu’une clôture de sécurité éloignant les manifestants suffisamment pour créer une atmosphère de retraite aux dignitaires étaient illégal en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés (la clôture ne devant servir qu’à protéger les dignitaires, sans empêcher que les manifestants ne puissent se faire entendre par ces derniers). L’ACLC rappelle aussi que la Zone de sécurité n’est pas une Zone à accès restreint : la clôture doit servir de protection contre les actes criminels, jamais de mur pour empêcher les manifestants d’approcher les dignitaires, sans oublier que les fouilles systématiques sont interdites, puis qu’aucune personne ne devrait se faire interdire l’accès à un lieu public si elle refuse d’être fouillée.

    Les arrestations de masse aussi sont à éviter. L’ACLC rappelait que seules les personnes participant à des actes criminels devraient être la cible des forces policières ; les gens manifestant pacifiquement ne devraient jamais être arrêtés parce qu’il y aurait des manifestant non-pacifiques dans leur groupe. On se demande presque pourquoi l’ACLC tenait à le rappeler avant le début du Sommet !

    Suite aux arrestations, l’ACLC rappelait aussi qu’il est interdit de retarder volontairement l’accès à un avocat ou le passage devant un juge. Tel aurait été le cas en 2001 : un procureur avait même démissionné durant l’exercice de ses fonctions, car on lui avait ordonné de commettre un tel acte illégal. Paul Bégin, Ministre de la justice sous le Parti québécois, avait alors ordonné de retarder les passages devant les juges de trois jours pour « keeping them [protesters] off the street for the duration of the Summit ». Selon William Marsden, journaliste à The Gazette, le gouvernement péquiste de l’époque aurait préparé une répression politique contre les citoyens voulant contester la légitimité du Sommet des Amériques, voulant les arrêter et leur coller des accusations bidons pour les retirer de la rue, utilisant la justice contre la démocratie : « One prosecutor said he believes that after the five days of incarceration, charges will simply be dropped in most cases. He said the provincial government is just using the judiciary to keep protesters off the streets. »ii Sachant donc qu’une telle répression aurait déjà été faite, les préoccupations de l’ACLC semblaient tout à fait légitimes.

    Et finalement, l’ACLC semblait s’inquiéter, non sans raison apparemment, d’une utilisation abusive du motif d’arrestation « breach of the peace » (troubler la paix), ainsi que d’un usage inapproprié et exagéré de la force. L’ACLC rappelle que troubler la paix n’est pas une offense criminelle applicable, faisant en sorte que les tribunaux ne les examinent pas. L’association rappelle aussi que la force ne doit être utilisée que lorsqu’elle est strictement nécessaire, puis que les policiers devraient appliquer le plus possible des techniques non-violentes. Et lorsque nécessaire, l’usage de la force doit être proportionnelle au sérieux de l’offense.

    Pourquoi ces gens manifestaient ?

    Il arrive quelques fois que les médias recherchent un peu trop le sensationnalisme (montrer des images de voitures en feu) au détriment de la qualité de l’information (les causes, les positions, les revendications, les explications, etc.). Par exemple, que revendiquaient ou dénonçaient les manifestants présents à Toronto ?

    Un article de la Société Radio-Canada (SRC) nous apprend que plusieurs manifestants étaient à Toronto et à Huntsville (où avait lieu le G8, juste avant l’ouverture du G20) pour y revendiquer que l’accès à l’eau soit reconnu comme étant un droit par les grands de notre monde financier, revendication fort louable étant donné l’importance de cette ressource pour la survie humaine et pour répondre, en pratique, au droit à la vie (déjà reconnu par la Déclaration universelle des droits de l’homme de l’ONU, ainsi que par la Charte canadienne des droits et libertés du Canada). D’autres groupes y étaient plutôt pour dénoncer la politique sur la santé maternelle et infantile présentée par Harper en vue du sommet, politique excluant scandaleusement l’accès à des services d’avortement dans les pays pauvres. Cette politique rappelle aussi la décision du gouvernement de Stephen Harper, il y a quelques mois à peine, de couper le financement allouer depuis plusieurs années à 12 groupes de femmes impliqués dans plusieurs pays en voie de développement, tout en augmentant le financement, en passant par l’ACDI, octroyé à 2 organisations religieuses, « une formant des porteurs de la parole de Jésus, l’autre veillant à la traduction de la Bible dans différents dialectes ».

    Ayant moi-même participé à la grande marche s’étant déroulé samedi après-midi (26 juin, entre midi et 16h00), j’ai eu l’occasion de voir différents groupes et d’interviewer quelques manifestants. Ces gens dénonçaient la dépolitisation de l’économie (notre perte de contrôle sur les orientations économiques), l’éloignement des lieux décisionnels (les décisions se prenant derrière des portes closes, sans que les citoyens ne puissent s’exprimer), la censure des médias et en particulier le contrôle de l’information par le cabinet de Stephen Harper (mise à jour, notamment, par un reportage de l’émission Enquête de la SRC), la production insensée des sables bitumineux en Alberta, ainsi que le comportement irresponsable du Canada, sur la scène internationale, face aux problèmes environnementaux. Aussi, il ne faut pas oublier que des groupes ont profité de l’événement et de la présence des chefs d’État étrangers pour revendiquer, par exemple, le respect des droits humains en Chine et la libération du Tibet.

    Un article de la SRC rappelait aussi que « dans l’ensemble, la manifestation, organisée par des groupes comme Greenpeace, Oxfam et le Congrès du travail du Canada, s’est déroulée pacifiquement ». Je suis du même avis : la manifestation fut festive et joyeuse, plusieurs musiciens et des clowns y ayant même participés. Avant que les policiers ne circulent aux travers des manifestants avec des véhicules de police, sur l’avenue Spadina, puis qu’ils les abandonnent dans le milieu de la foule, je n’avais encore vu aucune détérioration de la propriété matérielle privée. Ce n’est qu’après le retrait des policiers que j’ai vu une vitrine cassée : celle d’un Starbuck.

    Harcèlement et fouilles illégales

    Il semblerait que les forces policières auraient commis du harcèlement et des fouilles abusives et sans motif valable lors du G20, même à de très grandes distances de la Zone de sécurité. Un article de la SRC nous apprend que selon Samantha Nulle, porte-parole de la police de Toronto, les forces de l’ordre auraient recherché activement des « armes d’opportunité », ainsi que des vêtements de couleur noire, puis que plusieurs personnes auraient été arrêtées pour ce genre de possession.

    Selon le témoignage de Camille, une jeune Québécoise, les policiers lui auraient ordonné d’immobiliser son véhicule et d’en sortir les mains en l’air pour qu’ils puissent le fouiller, sans raison apparente. Ils l’ont ensuite arrêtée parce qu’elle avait à bord de la voiture un livre anarchiste : « Un policier a fouillé la voiture et a trouvé un livre sur l’anarchisme. Il l’a brandi devant notre visage en demandant : « What’s that ? » ». Elle a été détenue pendant 10 heures.

    Michaël Lessard du Indymedia-Québec fait aussi remarquer qu’à plusieurs reprises, les policiers ont affirmé qu’avoir écrit le numéro d’un avocat sur sa peau « serait, à leurs yeux, un motif permettant de vous détenir », ce qui est aussi confirmé par la jeune Camille. De plus, il affirme lui aussi que « tout bandeau ou foulard noir trouvé dans les bagages ou sur soi menait presque assurément à une arrestation ».

    Dans un article dans Le Devoir, Alex Castonguay nous apprend aussi que « des individus ont également été interceptés ou interrogés et fouillés parce qu’ils prenaient des photos » selon les observateurs de l’ACLC. Dans un communiqué émis le 29 juin, l’association rappelle que la Charte canadienne des droits et libertés « guarantiees the right of all persons to be free from arbitraty detention and unreasonable search and seizure. These constitutional liberties – and the limits they place on government and police – are the foundations of our free and democratic society ». Ces limitations au pouvoir des policiers semblent donc nécessaires pour nous assurer que notre société soit d’une très grande qualité (comme nous le répètent constamment ceux qui militent pour une plus grande unité canadienne).

    Une répression massive et brutale

    Dès dimanche le 27 juin, l’ACLC a tenu à dénoncer les arrestations massives qui ont eu lieu au G20 : « Reporters arrested, CCLA civil rights monitors arrested, over 500 people in detention, police unwilling to provide access to lawyers, cellphones seizes, what is going on ? ». L’association dénonce un usage excessif de la force pour arrêter les citoyens, comme l’utilisation de centaines de policiers pour arrêter à peine 75 marcheurs pacifiques, ainsi que l’utilisation de vélo par les policiers pour frapper les manifestants.

    Le même jour, la SRC nous révélait que plusieurs manifestants auraient été gravement blessés lors des échauffourées avec le GIS. Dans un autre reportage, la SRC nous apprend que lors d’une altercation, samedi vers 18h00, les policiers ont décidé d’encercler et de charger une foule pacifique, composée notamment d’enfants. Moi-même, lors de mon arrestation à l’entrée de Queen’s Park, samedi vers 22h30, j’ai eu droit à 2 coups de matraque derrière la tête et à 2 autres coups sur le bras droit, après m’avoir fait écraser brutalement le visage sur le sol, sans aucune raison apparente (je n’ai jamais résisté !). Tout porte à croire que ces actes de violence étaient loin d’être isolés.

    Des techniques de « dispersion » très discutables furent aussi utilisées par le GIS. La Presse Canadienne nous apprend que lors d’un défilé pacifique, les policiers auraient bloqué les marcheurs entre l’avenue Spadina et Queen ouest, avant de les encercler puis de les menacer à bout portant avec leurs armes. Ils les ont ensuite retirés un à un de la foule, pour les menotter, sans qu’on ne sache pourquoi.

    L’intervention des policiers devant le Novotel, un hôtel chic se situant sur la rue de l’Esplanade, a été décrite avec précisions par des journalistes de Rue Frontenac qui s’y trouvaient. Dans l’ordre : les manifestants arrivent devant le Novotel, s’y arrêtent et font des signes de paix vers les chambres dont les lumières commencent à s’allumer. Les policiers commencent à les encercler, les manifestants leur répondant « le monde vous regarde » (the world is watching). L’anti-émeute arrive et prend les manifestants en sandwich, sans que ceux-ci ne comprennent ce qui se passe. Ils ordonnent aux contestataires de quitter les lieux : ils le voudraient bien, mais ils sont encerclés et les policiers ne les laissent pas passer ! Ils le font remarquer aux policiers, sans réponse. Les policiers resserrent le piège : des manifestants disent aux policiers qu’ils veulent négocier, mais la police refuse. Par petits groupes, les policiers chargent les manifestants, kidnappent l’un d’eux, puis le ramènent derrière le mur des anti-émeutes : une véritable frappe chirurgicale, se répétant à maintes reprises, « comme un loup sur sa proie ». Des manifestants craquent et commencent à pleurer. « Tous se regardent avec désespoir. Mais qu’est-il en train de se passer ? […] La violence semble gratuite » diront les journalistes. Les manifestants finissent par former une ligne pour se laisser arrêter, sans résister : ils seront tous maltraités par les policiers. Une journaliste demande « sommes-nous toujours au Canada ? » Les manifestants sont finalement arrêtés pour avoir troublé la paix : « c’est le comble de l’ironie ». Avant et tout au long de l’arrestation, les manifestants chantaient en cœur « Give Peace a Chance ».

    Une autre statégie, surnommé « Kettling », a été utilisée par les policiers pour arrêter plus d’une centaine de manifestant et est décrite par le journal The Star de Torontoxix. Deux vidéos sur Youtube montrent en détails comment l’arrestation extrêmement brutale a eu lieu. Le premier vidéo est filmé par un citoyen se trouvant parmi les personnes arrêtées. Le deuxième vidéo a été filmé à partir du toit d’un immeuble adjacent. On y voit très clairement les policiers diviser un groupe plus large de manifestants (environ 200 personnes). Ensuite ils encerclent le groupe le plus petit, contenant environ 30 personnes. Ils se positionnent en triangle, avec deux lignes d’anti-émeutes qui ne bougent pas. Une troisième ligne vient refermer le piège. Ils avancent d’une façon menaçante, obligeant les manifestants à reculer : ceux qui refusent sont frappés par les policiers. Les manifestants finissent par se réfugier sur les deux autres lignes de policiers pour qu’ils les protègent. Les gens sont sous état de choc. Plusieurs ont été frappés et saignent. D’autres policiers anti-émeute arriveront sur les lieux en renfort. Ils répèteront l’expérience avec le groupe plus important de manifestant. Les policiers expliqueront aux journalistes qu’ils pensaient que des membres du Black Bloc se trouvaient dans le groupe. En tout, le processus d’identification et d’arrestation durera plus de 5 heures. Une cinquantaine de personnes seront arrêtées. Cette stratégie est clairement illégale au Canada.

    Un second article du Toronto Star relate et critique l’utilisation du « Kettling » dans les rues de Toronto et rappelle que son utilisation a toujours été critiquée ailleurs. En 2009, un homme de 47 ans en est mort à Londres : il rentrait du travail, puis a été capturé dans la manifestation, sans y avoir participé. Étant mort d’un arrêt cardiaque, les policiers ont voulu s’en laver les mains, disant même que les manifestants, prisonniers et entassés avec la victime, auraient empêché une intervention pour le sauver. Néanmoins, une vidéo prise par une personne en dehors de l’arrestation montre au contraire qu’un policier aurait attaqué l’homme par l’arrière, le frappant avec son bouclier avec suffisamment de force pour le faire s’écrouler sur le sol. Peu importe, semblerait-il. Toujours selon le journaliste, le chef de police de Toronto, Bill Blair, a défendu l’utilisation de cette stratégie, affirmant qu’il est dommage que des innocents aient dû être arrêtés pour mettre la main, selon le GIS, sur des membres théoriques du Black Bloc. Il précise aussi que les manifestants auraient reçus l’ordre de se disperser à trois reprises : ce qui est contredit par les manifestants qui affirment au contraire que la manifestation était pacifique et que l’action policière eu lieu sans crier gare. Aussi, n’est-il pas étonnant que les policiers affirment en même temps avoir utilisé cette stratégie pour capturer quelques supposés criminels (donc nécessairement une action rapide, surprise, visant à contenir les gens), tout en précisant avoir donner plusieurs chances aux manifestants pour se disperser ? Disperser et contenir ne sont-ils pas des objectifs contraires ? Peu importe, semblerait…

    L’intervention au gymnase de l’Université de Toronto est une autre arrestation de masse, dont la pertinence semble difficilement démontrable. La SRC nous apprenait que 70 personnes avaient alors été arrêtées et que les policiers auraient découvert une cache d’armes extrêmement dangereuses : des briques et des bâtons (ce qui contraste avec le discours de la police face à une théorique menace terroristes qui n’est jamais passé près de se concrétiser). Dans une entrevue au Soleil, Emilie Guimond-Bélanger, représentante officielle de Québec solidaire au G20, raconte comment les évènements se sont déroulés, alors qu’elle y dormait : « Il y a des policiers qui sont entrés de façon massive, de façon très agressive, raconte-t-elle. Ils couraient entre les gens, ils avaient leurs guns à balles [de caoutchouc] dans les mains, des matraques. Ils sont allés dans chaque coin de la pièce, ils nous encerclaient vraiment, on était comme coincés, c’était extrêmement stressant. » À l’extérieur du gymnase, voyant qu’Emilie discutait avec un journaliste de la SRC qui semblait la connaître, les policiers ont décidé de lui mettre des menottes aux pieds, sans explication. Selon Michaël Lessard du Indymédia-Québec, devant cet usage abusif de la force, « 72 personnes se sont réveillées avec une armée de policiers pointant leurs armes. Difficile de faire plus arbitraire et d’avoir l’air plus fasciste, bravo ! ». Le processus a été long : la majorité de ces personnes, après une nuit de sommeil, n’ont pas eu accès aux toilettes pendant plus de 6 heures de temps.

    Michaël Lessard nous apprend aussi que d’autres personnes ont été arrêtés, dimanche, devant le Centre de détention de Toronto : « Il s’agissait d’une manifestation de solidarité devant le centre de détention où on ne rapporte strictement aucun geste délictueux. La plupart des gens ont fui voyant que l’antiémeute était à nouveau près de les encercler. » Un vidéo sur Youtube relate l’ensemble de l’intervention des policiers. On y apprend notamment que la manifestation avait été permise par le GIS, puis que les policiers l’encadraient. Même si elle fut pacifique du début jusqu’à la fin, les policiers ont quand même fait usage de matraque et ont ouvert le feu sur les manifestants, à bout portant, avec des armes à balles de caoutchouc (ce qui peut être mortel).

    Le 29 juin, l’ACLC rendit public un rapport préliminaire très sévère contre la police de Toronto. Selon la SRC, l’association accusa alors les policiers de brutalité et d’avoir effectué des détentions arbitraires, qualifiant du même coup leur comportement « d’illégal et d’inconstitutionnel ». L’association fait aussi remarquer que ces témoignages ne sont pas que des cas isolés. De son côté, la Ligue des droits et libertés se dit préoccupée par plusieurs agissement de la police, notamment le fait d’avoir tiré des bombes à lacrymogène à bout portant sur des manifestants, « ce qui est reconnu comme étant dangereux », ainsi que les sévices et menaces sexuels que de nombreuses femmes auraient par la suite reçus en prison.

    Depuis le dépot du rapport de l’ACLC, de nombreux témoignages surprenants ont aussi été rendus publics, notamment par des journaux, sur des blogues, ainsi que sur Youtube. Le 29 juin, la SRC nous apprenait notamment qu’un homme souffrant de problèmes cardiaques aurait été victime d’un policier ayant utilisé contre lui un Taser. La personne en question portait un stimulateur cardiaque et « elle a dit ne pas avoir reçu une attention médicale appropriée après cette décharge ».

    Dans un article du Devoir, le journaliste se demande pourquoi les policiers ne sont jamais intervenus, samedi matin, lorsque quelques personnes ont fait de la casse au centre-ville de Toronto, alors que c’était ce que les 929 millions de $ de sécurité visaient précisément à éviter. Les policiers sont intervenus après la casse, arrêtant les gens présents sur les lieux, alors qu’ils n’y avaient pas participé. Le journaliste voudrait aussi savoir pourquoi, plus tard dans la journée, « les policiers ont fait irruption avec leurs voitures au milieu d’une marche de manifestants. « Ils ont laissé les quatre autos au milieu de la foule et sont partis à pied. C’était tellement bizarre qu’on s’est demandé s’ils ne souhaitaient pas que des casseurs incendient leurs autos » ».

    Mais c’est le site d’informations Niagara At Large qui a rendu public l’un des cas les plus scandaleux de brutalité policière lors du G20 à Toronto. John Pruyn se trouvait avec sa fille à Queen’s Park, samedi en fin de journée, au moment où les policiers y sont intervenus sans raison apparente. L’homme en question, âgé de 57 ans, est handicapé : il a perdu sa jambe gauche lors d’un accident sur une ferme plusieurs années plutôt. Sa jambe a depuis été remplacée par une prothèse artificielle. Lui et sa fille avaient choisis ce lieu pour se reposer, étant donné que la ville de Toronto avait confirmé qu’il pourrait être utiliser dans ce but durant toute la fin de semaine (c’est là que la ville avait installé une vingtaine de toilettes chimiques). Et voilà que tout d’un coup un mur de policiers anti-émeute fit éruption dans leur direction, leur ordonnant de se lever. Le monsieur essaya de se lever rapidement, mais retomba sur le sol. C’est alors que les policiers commencèrent à frapper le monsieur, tandis que sa fille demandait désespérément aux policiers de lui laisser suffisamment d’espace et de temps pour qu’il se relève. Ils ont plutôt préféré lui écraser le visage sur le sol, tout en lui retenant les bras derrière son dos, pour pouvoir plus aisément lui arracher sa prothèse artificielle. Ils lui ont ensuite ordonné à nouveau de se relever : n’y étant évidemment pas capable, ils l’ont traîné sur le sol, lui arrachant beaucoup de peau au passage, avec ses mains attachés dans le dos. Ils l’accusèrent d’avoir résister à son arrestation. Ils l’ont ensuite enfermé pendant 27 heures dans une cellule. Il y avait alors d’autres personnes handicapées avec lui. L’un deux était menotté dans une chaise roulante, car il souffrait d’une paralysie de la moitié de son corps. Il demanda pendant plusieurs heures à ce qu’on l’aide pour pouvoir aller aux toilettes, aide qui lui fut refusée. Il finit par faire ses besoins dans son pantalons, devant ses confrères de cellules, qui ne pouvaient l’aider étant eux aussi menottés. Suite à ces évènements, John Pruyn se demande si toute cette répression n’était pas un message de Stephen Harper, envoyé aux manifestants, que la contestation contre ses politiques gouvernementale ne serait plus jamais tolérée ?

    Dans le préambule d’une pétition, disponible sur Transforming Power, Judy Rebick dénonce les nombreuses invasions de domiciles, par les policiers, sans mandat de perquisition. Un article de Cyberpresse, datant du 28 juin 2010, relate aussi ces intrusions des policiers dans des appartements. Judy Rebick dénonce aussi l’arrestation brutale d’un homme sourd, qui n’a jamais compris ce qui lui arrivait. Un article du Globe and Mail relate aussi les évènements : l’homme en question, Emomotimi Azorbo, a été arrêté et fut accusé d’avoir agressé un policier et d’avoir résisté à son arrestation. M. Azorbo n’a pas eu accès à un interprète du langage des signes durant son arrestation et durant sa détention. Selon Gary Malkowski, de la Société canadienne de l’ouïe, ne pas avoir été en mesures de fournir à M. Azorbo un interprète ne faisant pas partie de GIS, est une violation des Droits humains et de la Charte canadienne des droits et libertés.

    Les derniers chiffres en date, selon l’Association canadienne des libertés civiles, en disent long sur les techniques policières appliquées lors du G20 et sur l’importance de la répression politique dont les manifestants ont été victimesxxxvi. Selon les chiffres fournis par le GIS, date du 7 juillet 2010, sur les 1105 personnes arrêtées :

    - 113 ont été relâchées sur les lieux de l’arrestation sans accusation,

    - 714 ont été accusées d’avoir « troublé la paix », ont été détenues pendant environ 24 heures, puis ont été relâchées sans accusation,

    - 15 ont été accusées « d’offense », ont été détenues, puis ont été relâchées,

    - 263 ont été accusées « d’offense », puis ont été détenues en prison pendant plusieurs jours. De ces 263 personnes, 16 étaient supposées rester en prison pendant encore plusieurs jours,

    À titre de comparaison, la Crise d’Octobre, en 1970, avait mené à 465 arrestations, puis la Loi des mesures de guerre avait alors été invoquée. En 2001, 463 arrestations avaient été effectuées lors du Sommet des Amériques à Québec.

    Le 27 juin 2010, Stephen Harper, premier ministre du Canada, a déclaré aux médias que les quelques gestes de vandalisme justifiaient les dépenses en sécurité, se chiffrant à environ 950 millions de $. Dans un reportage de l’émission 24 heures en 60 minutes, disponible sur le site de la SRC, M. Mathias Tellier, spécialiste en affaires policières, affirme pourtant que jamais la sécurité des dignitaires étrangers réunis pour le Sommet n’a été mise en danger.

    Anecdote intéressante : suite à la répression policière, brutale, massive et arbitraire qui eut lieu cette fin de semaine à Toronto, l’Iran a tenu à dénoncer le comportement des forces policières au Canada (qui s’apparente bien plus à une réelle répression politique anti-démocratique). L’Iran a décrit le comportement des forces policières comme étant des « actes inhumains ». Selon Press TV Iran, le porte-parole du Ministère des affaires étrangères de l’Iran, Ramin Mehmanparast, a aussi tenu à prévenir les Canadiens contre la nouvelle et dangereuse approche adoptée par le Canada contre leurs droits. L’Iran semble préoccupé que plus de 600 arrestations aient eu lieu durant le Sommet, notamment plus de 70 suite à l’invasion du gymnase de l’Université de Toronto par les forces policières.

    Conclusion

    Voilà comment se conclue la première partie de cette synthèse. La suite la semaine prochaine…

    Jean-Nicolas Denis Étudiant en philosophie et science politique Université Laval, Québec

      La date/heure actuelle est Sam 23 Sep - 14:09