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    Re: agriculture biologique

    Message par bye le Ven 8 Mai - 8:19

    Economie : une rallonge de 3ME pour le bio...





    (Boursier.com) --
    Michel Barnier, le Ministre de l'Agriculture et de la Pêche, annonce la mobilisation de 3 Millions d'Euros supplémentaires pour répondre aux fortes demandes exprimées par les agriculteurs concernant la conversion à l'agriculture biologique en 2009.




    En 2008, les dépenses pour la conversion à l'agriculture biologique se sont élevées à 11 ME.
    12 ME supplémentaires ont déjà été mis en oeuvre par la loi de finances 2009, auxquels s'ajoutent aujourd'hui les 3 ME de crédits. Au total, l'enveloppe dédiée à la conversion a été multipliée près de 2,5 entre 2008 et 2009.



    Ces crédits nationaux sont par ailleurs complétés, dans chaque région, par des crédits européens issus du second pilier de la PAC. Ce cofinancement européen prévoit un financement à 55 % par l'Union européenne quand l'Etat finance à hauteur de 45%.



    Face à une demande croissante des Français pour les produits biologiques et pour inciter plus largement à la conversion des exploitations, notamment dans le secteur des grandes cultures, le Ministre avait annoncé le 27 septembre 2008 le déplafonnement des aides à la conversion vers l'agriculture biologique. Elles
    étaient initialement limitées à 7.600 Euros par exploitation.




    L'augmentation de l'enveloppe dédiée à la conversion vers l'agriculture biologique s'inscrit dans le plan de développement de l'agriculture biologique lancé par Michel Barnier en septembre 2007. Le plan, repris dans les engagements du Grenelle de
    l'Environnement, vise au triplement des surfaces en agriculture biologique d'ici 2012, pour les porter à 6% des terres agricoles.




    "Le cap est fixé vers un développement significatif de l'agriculture biologique en France. La dynamique est enclenchée comme en témoigne le nombre de dossiers déposés cette année. Je souhaite que tous les dossiers de conversion puissent être honorés
    dans le nouveau dispositif. L'agriculture biologique s'inscrit naturellement et pleinement dans la stratégie de développement durable de l'agriculture" a déclaré Michel Barnier.




    Source : http://www.boursier.com/vals/ALL/economie-une-rallonge-de-3me-pour-le-bio-news-331735.htm
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    Re: agriculture biologique

    Message par bye le Dim 17 Mai - 21:10

    Acheter sa nourriture bio oui mais à quel prix ?





    Si le prix a longtemps joué en défaveur du développement de l'agriculture bio, il n'est plus aujourd'hui un facteur dissuasif pour le développement de la filière. La preuve au Salon Vivez Nature



    Au Salon Vivez Nature, qui se tient à Eurexpo jusqu'à ce soir, le
    café bio en salle coûte 2,30 €euros. De quoi s'interroger si acheter bio en vaut la chandelle ? Mais un seul prix sur un unique produit ne doit pas discréditer toute une filière. En quelques années, l'alimentation biologique a su se départir de son image de produit de luxe. Des enseignes de hard discount comme ED, Lidl ou Leader Price développent des gammes conséquentes de produits affichant la certification AB.




    Pour Chantal Malherbe, organisatrice du salon Vivez Nature, le prix n'est pas le seul critère : « Quand le consommateur achète un produit bio, il doit comprendre que l'agriculteur s'inscrit dans une démarche volontaire, il paie pour être contrôlé et obtenir son label et il ne reçoit aucune aide ». Un message qui semble acquis
    auprès d'une majorité de consommateurs. Selon le baromètre 2008 de l'Agence Bio, « les Français sont 39 % à trouver normal de payer plus cher un produit bio par rapport à un produit non bio. En moyenne, les Français se disent prêts à payer 12 % de plus pour les produits biologiques ». L'acceptation de ce surcoût n'est
    pas sans contrepartie pour les consommateurs. Dans cette même étude, une majorité de Français font le lien entre consommation, respect de l'environnement, développement durable et produits de proximité : 91 % privilégient les produits de saison, 80 % la production locale et 69 % les principes du développement durable.




    Certains producteurs locaux affichent même des tarifs équivalents aux produits non biologiques de consommation courante. « Pain de Belledonne » par exemple, une entreprise artisanale présente sur le Salon Vivez Nature est implantée depuis 1991 à La Croix Rochette en Savoie. Si sa gamme de pains spéciaux affiche des tarifs plus élevés que dans la plupart des boulangeries, le prix du kilo de son
    pain de base (3,50 euros) vendu à la coupe, rivalise avec celui de la traditionnelle baguette de 250 grammes, habituellement situé entre 0,85 et 0,90 euro pièce. « C'est un pain qui ne sera pas immangeable le lendemain, on peut le conserver pendant une semaine et il a du goût, argumente Martine Krut responsable des salons pour Pain de Belledonne, c'est également un choix de consommation. »




    Dans un contexte économique difficile, le prix est certes un élément important du développement de la consommation des produits alimentaires biologiques, mais il est de moins en moins un frein au dynamisme de la consommation des produits bio en France.



    Auteur Bruno Crozat



    Le bio en Rhône-Alpes



    Le marché des produits bio est en constante augmentation, près de 10 % par an depuis trois ans en France. La région Rhône-Alpes est la première de France, largement engagée dans le développement de ce secteur. Elle est la première région en nombre d'exploitations agricoles avec 1 467 producteurs bio et une surface agricole utile de près de 4 %.



    La transformation biologique concerne plus de 600 opérateurs et ce nombre s'accroît chaque année.
    Cette production reste toutefois nettement insuffisante pour répondre aux demandes actuelles et à venir. Rhône-Alpes compte également 750 préparateurs certifiés, plus de 300 magasins spécialisés bio, 900 points de vente en grandes et moyennes surfaces, de nombreux marchés et Amap (Association pour le maintien d'une agriculture paysanne).




    > Source : Association Bioconvergence B.C.



    Source : http://www.leprogres.fr/fr/region/le-rhone/rhone/article/1223358,184/Acheter-sa-nourriture-bio-oui-mais-a-quel-prix.html
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    Re: agriculture biologique

    Message par bye le Ven 22 Mai - 17:46

    Echec. Le premier pays agricole d'Europe a raté le virage bio. Enquête

    Madame Bio, c'est elle. Chignon bohème, tailleur pantalon
    élégant, Elisabeth Mercier, ancienne économiste au ministère de l'Agriculture, préside l'Agence bio, l'ambassade du bio français. Dans une rue silencieuse de Montreuil, en banlieue parisienne, quelques bureaux modestes, décorés de posters de coccinelles et de souriantes vaches laitières. Avec une quinzaine de salariés
    et un budget annuel de 4,8 millions d'euros, sa mission consiste, depuis 2004, à mieux organiser cette filière, à la défendre et à la faire connaître. Le retard bio est une expression qui, on s'en doutait, ne lui plaît guère, même si l'ancienne diplomate, qui négocia cinq ans durant nos quotas laitiers à Bruxelles et défendit notre agriculture aux Pays-Bas, ne le laisse guère paraître : « Disons que c'est un monde riche de sensibilités contrastées. La
    consommation bio est une vraie tendance de fond. Depuis cinq ans, les consommateurs sont fidèles, leur panier s'élargit, il faut engager une spirale vertueuse
    . » C'est bien là tout le problème. Les Français adorent le bio-même s'il leur coûte plus cher-, ils en achètent et en redemandent.
    Paradoxalement, la deuxième puissance agricole de la planète est incapable de fournir du bio. Les distributeurs sont donc contraints d'importer massivement.
    Recours qui donne à penser, car si, pour fournir aux Français des pommes ou des carottes bio, on doit leur faire parcourir 2 000 kilomètres en camion, le bénéfice environnemental de l'opération paraît pour le moins amoindri.

    « Nous vivons parfois des moments compliqués pour trouver du lait bio, raconte Gilles Baucher, directeur des marques propres
    Monoprix , l'approvisionnement est tendu . » C'est la rançon du succès, car la marque bio Monoprix, lancée voilà quinze ans, explose : les ventes ont augmenté de 25 % l'an passé. L'entreprise de surgelés Picard est confrontée, elle aussi, chaque jour à cette pénurie de bio. « Nous ne pouvons pas mettre un produit bio à la une de nos catalogues promotionnels. Nous serions incapables
    de suivre le boom de la demande
    », confie Delphine Courtier, directrice du marketing. Le bio chez Picard, c'est près de 40 % de tous ses légumes vendus, 60 000 sacs de haricots verts achetés chaque mois, 20 000 sacs de choux-fleurs, « une explosion phénoménale depuis trois ans ». « Nous avons de plus en plus de
    difficultés à obtenir nos volumes
    », ajoute la directrice marketing. Pour fournir les 758 magasins, les producteurs doivent pouvoir livrer d'imposants volumes, mais aussi fournir des produits particuliers. Pas de carotte torve, de haricot riquiqui ou de petit pois bosselé : les légumes Picard sont soumis à une charte esthétique contraignante. « Il nous faut du beau bio . » Des canons que dame Nature, surtout quand on la laisse faire, peine à respecter.

    Le seul légume bio français vendu chez Picard est donc le
    brocoli. Tout le reste est acheminé par route depuis l'Italie, mystérieusement capable, elle, de produire du beau bio. La chaîne a lancé ce mois-ci ses premiers fruits issus de l'agriculture bio : « Les framboises sont cultivées et usinées sur place en Pologne, raconte Elisabeth Bouton, directrice de la qualité , le cocktail fruits rouges est acheté en Bulgarie . »

    Pour vendre du bio aux Français, on importe donc.
    Etonnant. Car si l'agriculture biologique française est aujourd'hui à la traîne de toute l'Europe, elle fut, voilà vingt ans, la championne de cette filière alors émergente. Le bio en France, c'est l'histoire du lièvre qui démarre la course en tête, s'essouffle, ralentit, s'arrête et se fait dépasser par tous ses concurrents. En pourcentage de surface consacrée au bio par rapport à la surface agricole totale, le classement est sans appel : la Lettonie, l'Estonie, le Timor-Oriental et São Tomé et Principe consacrent une plus grande part de leurs
    terres au bio que nous. Et par rapport à nos voisins européens, nous sommes devancés par l'Autriche, l'Italie, l'Espagne, le Portugal et la Suède. « Lorsque l'Europe débloqua en 1992 des fonds pour inciter les agriculteurs à se convertir au biologique, raconte Stéphane Bellon, coordinateur du programme bio à l'Inra, la France s'en servit pour maintenir son élevage de haute montagne. » Une erreur politique que ne commirent pas ses voisins : l'Italie et l'Espagne investirent massivement dans le bio, parvenant ainsi à inonder aujourd'hui l'Europe de leurs productions. « La volonté politique de soutenir le bio a jusqu'ici été bien faible , confirme Vincent Perrot, de la Fédération nationale des agriculteurs biologiques, porte-voix de 70 % des 11 640 agriculteurs bio. La France agricole est marquée par l'agriculture intensive, dominée par le lobby des grandes exploitations. Notre culture fut trop longtemps celle du produire plus pour exporter plus. » Les agriculteurs sont des chefs d'entreprise ! L'idéologie productiviste de la FNSEA, syndicat majoritaire dans les campagnes, n'a pas fait de place au bio. « Car le bio est une technique d'exploitation qui ne se satisfait d'aucune recette livrée par des représentants en produits phytosanitaires, poursuit Vincent Perrot, il faut faire attention, tout inventer, beaucoup, beaucoup travailler. » Un
    engagement dont témoigne Jacques Frings, 57 ans, maraîcher bio à la tête de 67 hectares sur la commune de Chevry-Cossigny, en Seine-et-Marne. « J'ai repris l'exploitation de mon père, c'est lui qui a choisi la conversion, car il n'en pouvait plus d'arroser ses légumes avec des bidons qui portaient une étiquette à tête de mort. » Ensemble, ils ont « beaucoup galéré sur le plan technique ».

    « vingt ans de galère »
    Quand Frings reprend l'exploitation de son père en 1977,
    il possède 18 hectares de vergers et une équipe d'ouvriers agricoles portugais. « L'avenir du bio a été escamoté par la révolution agricole. Les ouvriers agricoles sont partis parce que les logements étaient trop chers et que l'on gagne plus facilement sa vie en ville. Les avantages historiques de la production locale ont également disparu. Un camion de salades arrive à Rungis depuis Perpignan tout aussi vite que depuis la plaine de la Brie. » Sans
    personnel, sans circuit de distribution compétitif, Jacques Frings a dû tout réinventer. « Avec ma femme et nos deux enfants, on a connu vingt années de galère. Financièrement, on est descendus bien bas. Maintenant, cela va carrément bien. Le biologique, cela ne s'apprend pas à l'école, il faut faire du préventif, connaître parfaitement son sol, afin que les plantes ne tombent pas
    malades »,
    et ainsi éviter de les soigner à grand renfort de pesticides. Désormais, Jacques Frings maîtrise, comme peu d'autres, la production de fruits et légumes bio. L'an passé, il a en tout et pour tout dépensé 10 euros en insecticide biologique, pour guérir « des choux envahis de chenilles », et, luxe inouï, il s'accorde une semaine de vacances trois fois par an. Pour écouler ses produits, le maraîcher s'appuie sur un cycle de distribution court,
    grâce à son propre magasin Biocoop, vaste hangar chauffé au poêle à bois, où 400 clients viennent chaque semaine faire leurs courses. Saumon, poulet, ananas, crème hydratante, huile de sésame, miel, muesli, chocolat et carottes, rien ne manque et tout est géré par sa femme, ancienne infirmière, et leur fille aînée.
    Les fruits et légumes proviennent des champs qui entourent à perte de vue le hangar, le reste est acheté à la coopérative bio. Jacques Frings salarie désormais trois ouvriers, « des néoruraux qui un jour voudront s'installer à leur compte ».

    Le bio est soudain devenu, l'automne dernier, priorité nationale, Grenelle de l'environnement oblige. Michel Barnier, le ministre de
    l'Agriculture, veut que triple d'ici quatre ans la surface agricole bio, de 500 000 hectares à 1,6 million d'hectares. Fort ambitieux. Il faudrait que les agriculteurs se convertissent en masse. « Abandonner l'agriculture conventionnelle est un choix délicat, car, pendant trois ans, votre production, qui faute d'engrais et de pesticides s'effondre, ne peut être vendue sous le
    label bio
    », commente Stéphane Bellon. Ces années dites de conversion-le terme n'est pas anodin-sont financièrement soutenues par les pouvoirs publics. « Jusqu'ici, les aides étaient plafonnées à 7 600 euros par exploitation et par an. Elles sont désormais déplafonnées, de 200 à 600 euros par année et par
    hectare, variable selon le type de production »,
    souligne Vincent Gitz, chargé du bio et de la recherche au ministère de l'Agriculture . L'idée est de séduire les grands réfractaires : les céréaliers, qui, portés par le cours caracolant des céréales, ne songent guère à quitter leur mode de production conventionnel . Or, sans céréales bio, pas d'alimenation bio pour le bétail, et donc pas d'élevage bio. La défection des céraliers, qui ne jurent que par les hauts rendements, pénalise toute la chaîne de l'élevage bio
    français.

    Autre écueil, un grave problème de génération. Les
    militants des années 70 sont, trente-cinq ans plus tard, en fin de course. Pour reprendre cet exigeant flambeau, il faudra que des jeunes s'installent. Le voudront-ils ? Le pourront-ils ? « Ce plan bio ne résout pas l'immense problème du foncier , souligne François Lerique, président de l'Association pour le maintien d'une agriculture paysanne (Amap) en Ile-de-France. Il est impossible de trouver 4 ou 5 hectares pour s'installer comme maraîcher, surtout près des grandes villes. Comment voulez-vous qu'un agriculteur bio débutant dans la profession rivalise avec des promoteurs immobiliers ou un grand céréalier ?
    C'est pourquoi,
    a vec l'association Terre de liens, on achète des
    terrains qu'on loue à des exploitants bio. On vient ainsi d'acquérir 28 hectares sur le plateau de Saclay, au sud de Paris
    . » Les paysans bio sont de bien Petits Poucets, volontaires mais fragiles, face aux géants agricoles. L'agence des espaces verts, organisme public d'Ile-de-France, acquiert des terrains pour les maintenir en terres agricoles, afin de préserver la production autour de
    Paris. Elle a ainsi acheté 13 hectares aux Mureaux, dans les Yvelines, attribués, après appel d'offres, à un céréalier, soutenu par une banque spécialisée. Offre certainement plus viable économiquement que celle, autrement aléatoire, d'un exploitant bio.

    Tonnage trop faible pour les hypers
    Pour rattraper notre retard, les paysans devront se convertir, trouver des terrains et écouler leurs productions. « Le bio ne
    doit plus être un choix idéologique, il doit s'imposer dans le circuit de distribution classique
    , martèle Philippe Mérillon, chef du service de la stratégie agroalimentaire au ministère. Il faut lutter contre l'idée que faire du bio, c'est faire petit . » Le mouvement bio souffre de son image.
    Que chacun produise dans son coin, c'est peut-être bien, mais les grandes enseignes de distribution ne peuvent rassembler à moindre coût les tonnes nécessaires. Voilà pourquoi elles se fournissent auprès des immenses coopératives bio du sud de l'Europe, tandis que nos paysans vendent leur production en direct à la ferme ou sur des marchés locaux. Le Moyen Age !

    Pour convaincre les agriculteurs de passer au bio, Michel
    Barnier veut leur garantir des débouchés importants. Il veut donc que, dans trois ans, 20 % des repas servis dans les cantines soient issus de l'agriculture biologique. Un objectif que tous les spécialistes jugent hors de portée, à moins d'importer en masse. « A l'Inra, nous avons étudié la faisabilité d'un scénario fictif : admettons que Marseille veuille recevoir 1 million de repas
    bio,
    se souvient Stéphane Bellon . On a étudié toutes les possibilités.
    Force a été d'admettre que les quantités étaient impossibles à fournir
    . »
    En attendant, pour oublier, au ministère, on déjeune avec du pain bio, des yaourts bio et des pommes bio. Bien de chez nous.


    Part de l'agriculture bio dans la surface agricole totale :
    Source Agence bio (
    http://www.agencebio.org/
    France : 2 %
    Royaume-Uni : 3,60 %... Lire la suite

    Espagne : 3,73 %
    Allemagne : 4,85 %
    République Tchèque : 6,61 %
    Italie : 9,04
    %
    Suisse : 11,80 %
    Autriche : 13,03 %
    [/size]

    Source : http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2009-05-20/l-incroyable-faillite-du-bio-francais/916/0/345177

    Pour Rappel - Grenelle de l'environnement : L'objectif est d'augmenter la part du bio à 6% des surfaces cultivées en 2013 contre 2% actuellement et à 20% en 2020.
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    Re: agriculture biologique

    Message par bye le Mar 26 Mai - 15:20

    27 vignerons bio récompensés en Aquitaine




    mardi 26 mai 2009

    33 - Gironde




    Le syndicat des vignerons bio d’Aquitaine a mis à l’honneur 27 professionnels, lors de son 13e concours Expression. Ont été décernées 10 médailles d’or, 11 d’argent et 6 de bronze.



    L’or a récompensé :




    la cuvée sauvignon bergerac sec 2008 du Château Grinou ; 1re côtes de blaye blanc 2008 du Château Grand Renard ; Cuvée Andromède 2008, AOC monbazillac du Château Le Clou. Trois bordeaux rouge : Château Planton Bellevue 2008, Château La Chapelle Maillard 2008, Château Pouchaud-Larquey 2006 ; l’AOC bergerac rouge 2007 du Château Laroque ; en AOC
    côtes de castillon, le rouge 2007 de Château Franc
    La Fleur
    ; le bordeaux rosé 2008 du Domaine du Bourdieu ; en bordeaux clairet, le 2008 de Château Cajus.

    Ces vins seront présents lors du salon l’Expression des vignerons bio des 23 et 24 juin, à la base sous-marine de Bordeaux, en présence de 80 vignerons. Une navette gratuite sera mise en place depuis le Parc des Expositions du Lac où se déroulera Vinexpo.




    Issus de raisins produits sans produits chimiques, le vin bio séduit de plus en plus, notamment en Aquitaine où la surface de production a augmenté de plus de 30 % ces cinq dernières années, devenant ainsi la 3e région productrice en France.



    Brigitte Ducasse


    Syndicat des Vignerons Bio d’Aquitaine
    7 le Grand Barrail
    33570 Montagne
    www.vigneronsbio-aquitaine.org
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    Re: agriculture biologique

    Message par bye le Mer 27 Mai - 14:48

    Vêtement bio : quand l’origine naturelle ne suffit pas





    Après les produits alimentaires biologiques, le vêtement bio s'inscrit dans un mode de consommation alternatif. Pour mériter l'appellation « vêtement bio », il ne suffit pas que le modèle soit conçu à partir de fibres naturelles mais que le mode de production de ces fibres soit respectueux de l'environnement. C'est ainsi qu'il existe des
    cotons biologiques et d'autres qui ne le sont pas.




    Vêtement en coton bio : bon pour la peau, bon pour la Terre !



    L’histoire du coton io commence dans les langes ! Car si les marques de vêtements se sont engouffrées dans ce créneau porteur, c’est d’abord sous l’impulsion d’une nouvelle génération de mères, attentives à préférer des matières les plus naturelles et les moins allergènes possibles pour protéger la peau sensible de
    leur bébé. Des études ont en effet prouvé que les pesticides abondamment utilisés pour cultiver traditionnellement le coton se retrouvent en quantités non négligeables dans les fibres des vêtements finis. Le vêtement en coton bio en est exempt. Il ne présente donc aucune nocivité pour la peau et ses techniques de culture n’agressent ni l’environnement, ni les producteurs. Ce
    type de tissu écologique répond ainsi parfaitement aux préoccupations actuelles de préservation de la planète. Et son emploi sort de la layette pour s’étendre largement aux collections femme, homme et enfant.




    Textile bio : traire oui, traiter, non !



    Au-delà du coton, le textile bio se décline sur tous les modes et toutes les tendances. Après la fibre de maïs, la fibre de bambou et celle de soja, la fibre de lait fait son entrée dans le monde de plus en grand du textile vert. Conçue par extraction et déshydratation à partir des protéines du lait, son atout majeur, outre sa
    dimension « écolo », réside dans sa texture d’une extrême douceur, qui absorbe l’humidité. Son inconvénient : elle reste chère. Mais les vêtements fabriqués à partir de fibres de lait jouissent d’une grande espérance de vie, puisque ils conservent toutes leurs qualités, leur beauté et leurs couleurs même après de nombreux lavages. Sans adjonction de formol et d'azoïque, la fibre de lait reçoit la certification Oeko-Tex 100, qui la consacre « textile bio ».




    Vêtement équitable : une démarche éthique



    Le commerce équitable de tissus tient encore une place marginale. Pour revendiquer l'appellation de « vêtement équitable », il faut que la production respecte les principes fondamentaux de ce commerce éthique, soit : le respect des règles de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) et de la personne humaine ; un prix équitable ; un préfinancement des commandes ; le respect de l'environnement dans les techniques de production et les matériaux employés ; l'achat direct et l'engagement dans une coopération durable. L'IFAT (International Federation for Alternative Trade) constitue un des organismes de certification qui contrôlent
    les réseaux de production de vêtement équitable.




    Source: http://www.navi-mag.com/vetement-bio--quand-laorigine-naturelle-ne-suffit-pas-id-3688.html
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    Re: agriculture biologique

    Message par bye le Jeu 28 Mai - 6:59

    Un potager dans le désert
    malien



    L’agroécologie montre la voie d’un développement rural
    durable.


    A Tacharane, les jardins maraîchers se multiplient
    au bord du fleuve. Aubergines, salades, tomates et piments poussent aux portes
    du Sahara.


    Dans ce village du nord-est du Mali, qui s’étire sans
    fin sur les rives du Niger, les villageois parlent d’agroécologie, produisent un
    bon compost et des pesticides naturels.


    Cette originalité ne résulte pas d’un miracle, mais
    a pris ses racines lors de la visite de Pierre Rabhi en 1997. Fon­dateur du
    mouvement agroécologique, qui prône une agriculture responsable et respectueuse
    du monde vivant, cet agriculteur français d’origine algérienne a immédiatement
    séduit ce village sahélien par ses idées faciles à appliquer, même dans le
    dénuement le plus total. Ici, il est perçu comme un demi-dieu.


    A sa demande, les villageois se sont rassemblés en
    une association : l’Union pour un avenir écologique et solidaire (Uaves).
    Travaillant en partenariat avec Terre et humanisme (l’association de Pierre
    Rabhi), l’Uaves a mis en place 20 jardins maraîchers
    agro­écologiques.


    Des pesticides à
    base d’ail et de piments.


    Les jardiniers, formés par l’association,
    enrichissent les sols avec du compost, enseignent aux paysans la rotation des
    cultures (qui permet aux sols de se régénérer), protègent les plants avec des
    pesticides naturels à base d’ail, de piment ou de margousier, un arbre de la
    région. “Nous les vaporisons sur les plantes à l’aide d’un balai en paille, un
    pulvérisateur en plastique étant trop coûteux pour un paysan malien”, précise
    Boncana Touré, jardinier à l’Uaves.


    Parallèlement, les formateurs de l’association
    tentent de sensibiliser les villageois à la dégradation de leur environnement.
    L’association organise des chantiers populaires de construction de diguettes,
    afin de lutter contre l’érosion des sols. Bâties en pierres de la région, ces
    barrières naturelles retiennent l’eau de pluie, le temps que celle-ci
    s’infiltre.


    Mohamadou Assagaye, le jeune responsable de ce
    programme, affirme participer à la lutte contre l’exode rural : “J’ai 25 ans, et
    pas un seul de mes amis n’a quitté le village. Nous offrons du travail pendant
    la période de soudure (entre les récoltes et la saison des pluies), en payant
    chaque brouettée, chaque mètre de diguette construit.” La démarche
    agroécologique se veut en effet accessible à tous : il s’agit de produire
    localement, en prenant en compte la spécificité des sols et les moyens
    financiers des populations.


    Loin d’être issue d’une agriculture de seconde zone,
    la production maraîchère de Tarachane commence à se faire connaître dans la
    région. En se promenant dans le marché de Gao, la ville voisine, on peut voir
    d’autres producteurs vendre leurs salades traitées chimiquement, et acheter
    celles de Tacharane pour leur consommation personnelle.


    Au village, les habitants savourent les légumes dans
    leur riz, se préoccupent de leur environnement, et surtout travaillent ensemble.
    Mohamed Lamine, le chef coutumier du village, ne tarit pas d’éloges sur Pierre
    Rabhi : “La première fois que nous nous sommes rencontrés, il m’a dit qu’un
    jour, des étrangers viendraient pour voir notre travail. Au­jourd’hui, ça
    n’arrête pas.”


    Au Mali, Amélie Griveau


    Source: http://www.metrofrance.com/planete/un-potager-dans-le-desert-malien/mieA!j0DnCMdCPVwDc/
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    Re: agriculture biologique

    Message par bye le Lun 1 Juin - 22:18

    « Les
    rendements du bio sont attrayants »






    René Batiot, président gersois du Centre d'étude technique en
    agriculture (CETA) biologique, est résolument optimiste. Il ne l'a pas caché
    hier en ouverture de l'assemblée générale.




    « La culture bio a,
    désormais, acquis un savoir-faire. Certes, on entend encore « s'il n'y avait que
    du bio on mourrait de faim », mais aujourd'hui le bio obtient des rendements
    intéressants. Sur le soja ou le tournesol par exemple, les rendements sont
    quasiment équivalents aux cultures traditionnelles. » Le président du Ceta bio n'élude pas pour autant le travail qu'il reste à
    réaliser « sur le terrain de l'agronomie, sur la question de la rotation des
    cultures, la recherche variétale » ou encore « les tests nécessaires sur des
    produits capables de maintenir les plantes en bonne santé ou du moins de
    retarder les maladies ».




    Très remarquée fut
    aussi la proposition de René Batiot de « mettre en
    place un groupe de travail qui réunirait producteurs conventionnels et bio. Les
    producteurs biologiques peuvent être en mesure de faire profiter de leur
    expérience, notamment dans l'utilisation de certains produits.
    »




    « Une proposition
    qui va tout à fait dans le sens du plan Barnier », s'est réjoui Anne Glandières, chargée de mission en agriculture biologique à
    la Chambre régionale d'agriculture de Midi-Pyrénées.




    Présent à cette
    assemblée, Rémi Fourcade, président de la FDSEA, se félicite lui aussi de cette
    proposition : « La recherche effectuée par les agriculteurs bio, pour ne pas
    utiliser les pesticides, permet effectivement d'entrevoir des voies différentes.
    »






    Christiane Pieters,
    représentant le président Henri-Bernard Cartier, a rappelé l'implication de la
    Chambre d'agriculture pour la culture bio. « Nous accompagnons cette filière
    avec un ingénieur bio, et faisons en sorte que les cultures traditionnelles et
    bio ne soient jamais mises en opposition, que les circuits de distributions
    soient courts ou longs. »




    Source : http://www.sudouest.com/gers/actualite/article/603765/mil/4585716.html
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    Re: agriculture biologique

    Message par bye le Ven 28 Aoû - 6:14

    L’agriculture biologique pourrait être une solution à l’insécurité alimentaire

    Les fermiers commerciaux échouent parfois dans l’agriculture biologique parce qu’ils décrochent très rapidement, enfouissant tous les produits chimiques, ce qui est aussi traumatisant pour le sol «qu’un toxicomane arrêtant la drogue d’un seul coup».
    Voici comment Cornelius Ootshuizen, le directeur de l’équipe de gestion de l’Institut Biofarm d’Afrique du Sud, explique pourquoi il existe des histoires de succès de l’agriculture biologique, relativement peu nombreuses, en Afrique du Sud. L’Institut Biofarm d’Afrique du Sud fait la promotion d’une agriculture naturelle et biologique durable et rentable.
    L’échec survient lorsqu’un fermier, qui utilise des produits chimiques sur un champ depuis longtemps, tourne soudainement vers 100 pour cent d’agriculture biologique. Si vous avez 1.000 hectares de terre, vous ne pouvez pas commencer une agriculture biologique de monoculture sur toute la terre. L’on doit d’abord cultiver naturellement avec des produits chimiques non nuisibles.
    «Si vous enlevez brusquement tous les produits chimiques sur la terre qui a été chimiquement cultivée, elle est confrontée au traumatisme. C’est comme un toxicomane qui arrête brusquement la drogue».
    Le sol doit être préparé – les micros et macro minéraux doivent être équilibrés; le système écologique doit être rétabli (il doit exister une forte activité des insectes et des vers dans le sol); et l’érosion du sol doit être maîtrisée de diverses façons. Avec l’agriculture naturelle, des produits chimiques non nuisibles sont utilisés alors que l’agriculture biologique ne permet l’utilisation d’aucune sorte de produits chimiques.
    Cela constitue l’un des problèmes qui ont besoin d’être réglés si des agriculteurs sud-africains doivent entamer l’agriculture biologique qui est non seulement lucrative, mais règlera également l’éternel problème de la sécurité alimentaire du continent africain.
    Le marché international pour les produits agricoles biologiques s’élève à 50 milliards de dollars par an, mais le potentiel de l’Afrique dans ce domaine est encore largement inexploité.
    L’agriculture biologique peut être la solution aux problèmes de la sécurité alimentaire du continent. En juin, l’organisation d’aide, Oxfam, a prévenu que l’Afrique subsaharienne connaîtra d’importantes pertes de maïs atteignant deux milliards de dollars chaque année en raison des conditions climatiques changeantes.
    La région est prédisposée à une pénurie d’eau, aux catastrophes naturelles et à la sécheresse. Des experts avertissent que les ressources rares de l’Afrique doivent être exploitées prudemment afin d’assurer la sécurité alimentaire.
    Selon Raymond Auerbach, un célèbre défenseur de l’agriculture biologique en Afrique, une étude faite par un nombre d’organisations montre que l’agriculture biologique peut doubler ou tripler la production dans le monde en développement. Elle réduit l’utilisation de l’énergie solaire de 33 à 56 pour cent; elle utilise l’eau jusqu’à 40 pour cent plus efficacement et les aliments biologiquement produits ont des niveaux plus élevés de nutriments essentiels.
    Auerbach est le directeur de la Fondation Rainman Landcare, basée en Afrique du Sud. L’organisation apprend aux producteurs à cultiver d’une manière écologiquement saine et à faire une utilisation optimale des rares ressources en eau de l’Afrique. Elle aide également les fermiers à s’organiser dans des groupes efficaces et à développer des marchés.
    Un rapport de 2008 du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) a montré que dans 114 projets, dans 24 pays africains, les rendements des cultures ont plus que doublé lorsque des méthodes d’agriculture biologique ont été utilisées.
    Toutefois, l’ignorance et la résistance à l’agriculture biologique ainsi que la domination financière des entreprises de semences et de l’engrais avec des relations politiques solides constituent quelques-unes des raisons pour lesquelles les marchés des produits biologiques n’ont pas été totalement développés.
    Auerbach a confié à IPS que les agriculteurs de produits biologiques sud-africains sont confrontés à beaucoup d’obstacles. «Premièrement, il y a localement peu de recherches pour les guider. Deuxièmement, le gouvernement n’assistera pas souvent les agriculteurs sauf s’ils utilisent des engrais et des poisons. Et, troisièmement, l’obtention de ‘produits biologiques’ certifiés est difficile et coûteuse.
    «La résistance à l’agriculture biologique est alimentée par deux facteurs – les droits acquis et l’ignorance professionnelle. Des entreprises soutiennent les méthodes qui permettent de vendre leurs produits. Mais à qui profitent les produits biologiques? Pas les firmes, mais les fermiers et leurs clients, ainsi que l’environnement», a-t-il affirmé. «Au plan professionnel, il a été dit à ceux qui ont été formés dans nos écoles professionnelles et universités (sud-africaines) que les engrais, les poisons et les semences GE (génétiquement modifiées] sont scientifiques et progressistes, alors que les ‘veilles’ méthodes ne sont pas scientifiques».
    Pourtant, le revenu potentiel issu de l’agriculture biologique est énorme. Selon Auerbach, les agriculteurs des produits biologiques en Ouganda génèrent annuellement 22 millions de dollars de recettes d’exportations. Ils fournissent également des vivres aux communautés locales.
    Oosthuiz en a ajouté que les fermiers commerciaux sont motivés par la recherche du profit, et que la quantité leur est par conséquent plus importante que la qualité. «Les agriculteurs doivent montrer un profit et ils utiliseront les semences et l’engrais qui leur permettent d’atteindre cet objectif – même si le produit résultant est faible en valeur nutritive».
    Les semences génétiquement modifiées assurent des rendements importants des cultures, et les pesticides ainsi que les herbicides sont pulvérisés en grandes quantités sur les cultures. Les entreprises multinationales de semences et de pesticides, qui développent ces produits, ont souvent des relations avec des responsables du gouvernement. Ainsi, ils assurent qu’ils ont le premier accès aux marchés.
    «L’engrais, par exemple, est un sous-produit de l’industrie pétrochimique. Des milliards de dollars ont été investis dans ces industries. Les agriculteurs de cultures biologiques n’achètent pas chez ces multinationales. Alors, il y aura bien sûr la résistance des multinationales à l’agriculture biologique», a expliqué Oosthuizen.
    Selon Auerbach, la sécurité alimentaire réside au cœur du mouvement biologique. En général, les grandes organisations de l’agro-industrie sont moins intéressées par la sécurité alimentaire que par la vente de leurs produits.
    «Même certaines organisations d’aide opérant en Afrique se glorifient que l’essentiel de l’argent qu’ils investissent dans le développement revient aux Etats-Unis sous la forme de paiement aux experts techniques américains et pour la fourniture de technologies et de produits».
    Pour Oosthuizen, la réponse à l’insécurité alimentaire réside dans le retour de l’agriculture au niveau local en Afrique. «Chaque village devrait avoir ses propres champs, son propre moulin et sa propre boulangerie pour nourrir sa population. Lorsque les populations locales sont nourries, alors l’on peut regarder vers des marchés plus larges.
    «C’est là où les gouvernements pourraient jouer un rôle important. Les stratégies de marketing devraient être centralisées et coordonnées. Par exemple: un gouvernement pourrait nommer 20 petits agriculteurs dans une certaine zone pour fournir conjointement cinq tonnes de maïs à un client spécifique».
    L’autonomisation des femmes paysannes peut être réalisée lorsque ce modèle est suivi. En Afrique, les femmes forment l’épine dorsale de l’économie agricole. Les avantages potentiels pour les femmes sont évidents si les gouvernements appliquent un principe de l’égalité de genre dans l’attribution des projets.
    A travers l’Afrique du Sud, les femmes urbaines et rurales pauvres luttent toujours contre la faim avec des jardins communautaires. Les produits agricoles qui en résultent non seulement les nourrissent avec leurs familles, mais l’excédent alimentaire est également vendu dans les marchés locaux, générant un revenu pour les femmes qui sont souvent les seules pourvoyeuses dans les familles élargies.
    Dans les zones rurales, les femmes peuvent bénéficier de l’agriculture biologique de deux façons, affirme Auerbach. «Elles peuvent utiliser les intrants qu’elles trouvent autour de la ferme, alors, elles ne sont pas obligées de voyager loin pour acheter des intrants chers. Elles sont aussi celles qui utilisent la nourriture pour leurs enfants; donc, dans la production et dans la consommation, personne ne sera exposé aux poisons».
    STEPHANIE NIEUWOUDT

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    Re: agriculture biologique

    Message par ecotone le Ven 28 Aoû - 20:08

    Mon cher Bye, merci de cet excellent article, comme les autres d'ailleurs!!

    Le problème de la dépendance alimentaire est très bien expliqué.
    C'est ce problème là qui guette tous le monde...
    En Inde idem, les paysans qui se suicident pour les mêmes raisons, la crise alimentaire à cause des "nécro-carburants" au détriment des céréales comestibles de base, le boomker contenant toutes les semences des variétés alimentaires en Island aux mains des possédants, PRIVÉS ; enfin, la plupart des gens trouvent normal d'acheter de quoi se nourrir, et tous les dirigeants de la planète qui sont complices de ce désastre en nous calomniant de catastrophistes, ou d'utopistes lorsqu'on dit qu'il y a d'autres organisations possibles!!!
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    Re: agriculture biologique

    Message par Rabasse du sud le Ven 28 Aoû - 20:21

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    Re: agriculture biologique

    Message par bye le Lun 15 Mar - 14:35

    Bonjour à tous,


    APPEL A MOBILISATION POUR LE 16 MARS :

    Mobilisation paysanne et citoyenne à Auch le 16 Mars !*

    Le mardi 16 Mars à 14h, Brigitte Baron et Marie Hélène Tarrieux
    éleveuses ovins....défendant une agriculture biologique, paysanne et
    durable seront jugées au Tribunal d'Auch (32, Gers) pour non vaccination
    contre la fièvre catarrhale ovine (FCO). Elles risquent aujourd'hui une
    amende de 4ème catégorie (135 euros/animal non vacciné, pouvant être
    majorée jusqu'à 750 euros/animal). L'avocat des éleveuses sera Maître
    Nicolas Chambaret (31). Vous trouverez ci joint un tract d'information
    et d'appel à la solidarité (à faire circuler partout) pour expliquer à
    toutes et à tous, la situation des éleveuses concernant cette
    vaccination et appelant chacune et chacun à faire un geste pour les
    soutenir. Les éleveurs sont déjà confrontés à un marché très difficile,
    cette attaque supplémentaire va les fragiliser davantage humainement et
    financièrement…frais d’avocats, de justice, d’amende…pertes sur les
    élevages qui vaccinent ! C'est le 1er procès en France sur cette
    question de la FCO, d'où l'enjeu pour les nombreux paysans (nnes), qui
    ont aussi fait le choix d'une prophylaxie alternative en France. Un peu
    partout des procès-verbaux ont été dressés... et des convocations en
    gendarmerie ont eu lieu...avant de possibles citations à comparaître
    devant les Tribunaux.

    Mobilisons-nous le 16 Mars !

    Sans être opposées au droit à la vaccination pour les éleveurs qui le
    souhaitent, les éleveuses et ceux qui les soutiennent revendiquent le
    choix d'adopter une prophylaxie alternative pour la protection de leur
    troupeau contre la FCO, et ce, sans surcoût par rapport à la prophylaxie
    «pharmaceutique». Nous souhaitons développer l'utilisation de pratiques
    non nocives pour les animaux, l'environnement et les consommateurs, qui
    favorisent la résistance naturelle des animaux.

    Nous espérons votre mobilisation active et votre solidarité sans faille
    pour s'opposer à l'adversité...


    Solidairement,

    Le collectif que vous pouvez rejoindre : le GABB32, la CONFEDERATION
    PAYSANNE DU GERS, UFC que Choisir, Sud Solidaires...et des citoyens

    1, rue Dupont de l'Eure
    32000 AUCH
    tél : 05.62.05.30.37
    fax : 05.62.05.30.86
    mail :
    CFEDE.PAYSANNE@wanadoo.fr
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    Re: agriculture biologique

    Message par bye le Dim 27 Fév - 8:22

    Elevage intensif : "Le salon de l’agriculture cache la vérité"

    Une vidéo par jour. En plein salon de l’agriculture, l’association L214 mène une campagne au vitriol contre l’élevage intensif. Les explications de son porte-parole, Brigitte Gothière.

    Vous dénoncez l’élevage en batterie via une campagne "virale" - une vidéo par jour - sur Internet. Pourquoi avoir choisi ce moyen d’action ?

    Tous les jours, au salon de l’agriculture, on vante les mérites de l’agriculture française, présentée comme l’une des meilleurs au monde... Nous voulons contrebalancer cette image : en France, plus de 80% des animaux vivent dans des élevages intensifs ! L’idée est de proposer une alternative au mastodonte publicitaire dont bénéficie le salon et de dénoncer une vérité savamment cachée.

    Les clips ont deux objectifs : interpeller les consciences sur les conditions de vie délétères des animaux, et faire connaître les effets néfastes qu’engendre un tel type d’élevage. A long terme, le but est d’arriver à une nouvelle politique agricole. Elevage intensif : "Le salon de l’agriculture cache la vérité"

    L214 dénonce les conditions des animaux élevés en batterie

    AFP/Archives/Mychele Daniau

    Quelle "vérité" dénoncez-vous dans ces vidéos ?

    L214 dénonce, au travers de ses vidéos, l’élevage intentif qui conduit, par sélection génétique, à l’obésité des oiseaux, devenus même incapables de se reproduire. A booster le développement musculaire des animaux sans que les poumons, les os et le coeur ne puissent le supporter. A parquer des animaux qui manquent de place et souffrent de claustration.

    Cette technique agricole, néfaste pour les animaux, a également des répercussions négatives pour l’Homme. Les animaux élevés en batterie sont soignés aux antibiotiques. Si un animal tousse le matin, des antibiotiques seront administrés à l’élevage tout entier par mesure de précaution tant la proximité favorise les épidémies. Cette utilisation massive d’antibiotiques entraîne inévitablement le développement de bactéries résistantes et conduit à l’inefficacité des traitements sur un nombre croissant de patients dans les hôpitaux.

    De plus, les Français sont plus exposés à ces risques sanitaires que les autres européens car la France est le pays qui consomme le plus de produits d’origine animale (63% du contenu de notre assiette).

    Autre victime de l’élevage intensif : l’environnement, qui est affecté par les gaz à effet de serre que cette méthode produit.

    Pourquoi lancer le dispositif pendant le salon de l’agriculture ?

    C’était risqué, mais le salon de l’agriculture est un condensé des contre-vérités sur l’agriculture française. Nous avons saisi l’opportunité.

    Lorsque Bruno Le Maire, le ministre de l’Agriculture, par exemple, vante le modèle agricole français et annonce qu’il va débloquer 20 millions d’euros d’aide pour les filières de poules pondeuses et de foies gras, il faut préciser que cet argent va servir, comme l’a demandé l’Union européenne, à agrandir de quelques centimètres seulement les cages de ces volailles. Aucune amélioration significative en vue, donc.

    Quelles alternatives proposez-vous à l’élevage en batterie ?

    Le mieux serait de pratiquer l’élevage en plein air ou l’élevage bio. A l’échelle individuelle, la solution est de diminuer de façon drastique notre consommation de produits animaliers. Pour y parvenir et sensibiliser les gens, nous pensons qu’un jour par semaine devrait être sacré "journée végétarienne". C’est déjà le cas dans les cantines du IIe arrondissement de Paris.


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    1 Premier jour du salon : les cochons
    http://www.l214.com/salon-agriculture-2011/1er-jour-elevage-de-cochons

    « Notre modèle agricole et alimentaire est un facteur d’identité dans notre pays. […] Il doit être aussi un exemple et un modèle pour le monde » Bruno Le Maire.

    Bruno Le Maire vante le modèle alimentaire et agricole français au point de vouloir l’étendre à l’ensemble du monde ! En découvrant la vidéo d’enquête tournée récemment dans des élevages de cochons français, le ministre de l’Agriculture sera t-il aussi choqué que lorsqu’il a découvert les images d’un abattoir Charal tournées par L214 ? Aura t-il toujours envie de vanter le modèle français ?

    Dossier sur l’élevage porcin


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    2 L’envers du décor : l’élevage des lapins 100% cages
    http://www.l214.com/salon-agriculture-2011/2eme-jour-elevage-de-lapins


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    3 L’envers du décor : l’élevage des dindons
    http://www.l214.com/salon-agriculture-2011/3eme-jour-elevage-de-dindons

    Au Salon de l’Agriculture, on peut voir quelques dindons emplumés et choyés posant majestueusement dans un décor sympathique.

    L214 vous propose de retrouver leurs congénères restés dans les élevages : pinçons-nous le nez et entrons dans cet immense bâtiment agricole où plusieurs dizaines de milliers de dindons sont sur le point d’être chargés en direction de l’abattoir.


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    4 Cailles en batterie : petits plaisirs et grandes souffrances
    http://www.l214.com/salon-agriculture-2011/4eme-jour-elevage-de-cailles

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    5 Le prix du lait : marchés aux bestiaux
    http://www.l214.com/salon-agriculture-2011/5eme-jour-marche-bestiaux

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    6 Bruno Le Maire soutient l’élevage en batterie
    http://www.l214.com/salon-agriculture-2011/6eme-jour-poules-pondeuses

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    7 Cocorico pour l’élevage des poulets ?
    http://www.l214.com/salon-agriculture-2011/7eme-jour-poulets

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    8 Le foie gras de batterie : gastronomie française garantie
    http://www.l214.com/salon-agriculture-2011/8eme-jour-canards

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    Transmis par Pierro Reve

    Voir en ligne : Elevage intensif : "Le salon de l’agriculture cache la vérité"

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    Re: agriculture biologique

    Message par bye le Sam 15 Déc - 10:34



    L’agriculture biologique prise au piège de la grande distribution

    Sophie Chapelle | bastamag.net | lundi 10 décembre 2012

    mardi 11 décembre 2012



    bastamag.net

    L’agriculture biologique prise au piège de la grande distribution
    Sophie Chapelle | bastamag.net | lundi 10 décembre 2012



    Les produits biologiques ont envahi les rayons des supermarchés. Mais derrière l’étiquette « bio », on trouve aussi des gigantesques fermes, une main d’œuvre sous-payée et sans droits, des aliments importés de l’autre bout du monde. Les produits chimiques en moins, le label bio en plus. Des dérives de « l’industrie du bio » dénoncées par le journaliste Philippe Baqué dans son ouvrage La Bio entre business et projet de société. Entrez dans les coulisses du nouveau business mondial.






    Basta ! : On trouve de plus en plus de produits biologiques dans les rayons des supermarchés. Mais la surface agricole cultivée en bio stagne à 3 % en France. Comment expliquer ce décalage ?

    Philippe Baqué [1] : On assiste depuis 15 ans à un développement fulgurant de l’agriculture biologique. Environ 40 millions d’hectares seraient certifiés bio aujourd’hui dans le monde, selon l’Agence Bio (soit l’équivalent de l’Allemagne et de la Suisse, ndlr). Les deux tiers de ces surfaces sont des prairies qui appartiennent à de grandes exploitations, où paissent des troupeaux qui pour la plupart ne sont même pas vendus en bio. C’est le cas en Argentine où 90 % des 4,4 millions d’hectares labellisés bio sont des terres consacrées à l’élevage de moutons appartiennant à d’immenses fermes.

    En dehors de ces prairies, la majeure partie des surfaces certifiées bio appartiennent à de grandes exploitations, spécialisées dans des monocultures d’exportation – soja, huile de palme, blé ou quinoa. Cette agriculture biologique certifiée se développe surtout en Amérique latine (+26% entre 2007 et 2008), en Asie (+10 %), en Afrique (+6 %), sur des terres où les habitants ne consomment pas, ou très peu, leurs propres productions [2]. Celles-ci sont exportées vers l’Europe, le Japon et l’Amérique du Nord. Cette agriculture bio reproduit le modèle économique agro-industriel dominant qui met les paysans du Sud au service exclusif des consommateurs du Nord et les rend de plus en plus dépendants.

    Sur quelle stratégie commerciale se fonde ce « bio-business » ?

    C’est une véritable OPA de la grande distribution, qui a vu dans le bio un marché qu’elle devait investir à tout prix. Aujourd’hui, en France, 50 % des produits bio sont vendus dans les grandes surfaces. C’est énorme ! Les hypermarchés basent leur stratégie sur la « démocratisation » des produits biologiques. Cela se traduit par de grandes campagnes publicitaires, comme celle d’Auchan qui propose 50 produits à moins de un euro. Ce qui conduit au développement d’une agriculture biologique industrielle intensive, avec l’importation d’une grande quantité de produits à coûts réduits. La France est ainsi devenue importatrice de produits bio, après en avoir été exportatrice.

    Dans le secteur des fruits et légumes, la grande distribution reproduit dans le bio ce qu’elle fait dans le secteur conventionnel. Elle participe à la spécialisation de bassins de production : la province d’Almería en Andalousie s’est ainsi spécialisée dans les légumes ratatouille (tomates, poivrons, courgettes, aubergines...), la région de Huelva dans les fraises. On trouve les mêmes produits dans la plaine d’Agadir au Maroc ou dans le sud de l’Italie. Les producteurs sont mis en concurrence sur l’ensemble du bassin méditerranéen. Si le coût des tomates d’Andalousie est trop élevé, on ira en chercher au Maroc. Le seul coût qui peut être ajusté, c’est celui de la main d’œuvre agricole, exploitée à outrance, immigrée et sans droit.

    Cette stratégie commerciale n’est-elle pas en contradiction avec la réglementation européenne ? Le droit du travail est-il soluble dans l’agriculture biologique ?

    La nouvelle réglementation européenne concernant l’agriculture biologique, entrée en vigueur le 1er janvier 2009, a été taillée sur mesure pour favoriser le développement de cette agriculture industrielle et intensive, et la mise en concurrence de ces bassins de production. Elle se réduit à des principes agronomiques, techniques, et ne fixe aucun critère social. La main d’œuvre n’est pas du tout prise en compte, pas plus que les tailles des fermes.



    La question du transport est aussi évincée. Le fait que des tomates d’Andalousie ou des carottes d’Israël soient exportées par des norias de camions dans toute l’Europe n’entre pas en contradiction avec la réglementation européenne. Nous citons l’exemple du soja bio importé du Brésil, qui provient d’énormes exploitations de 5 000 à 10 000 hectares, conquises sur des forêts primaires dans l’État du Mato Grasso. La réglementation n’interdit pas que des produits bio soient cultivés sur des terres récemment déboisées ! Même chose pour l’huile de palme bio massivement importée de Colombie : des paysans ont été violemment chassés de leurs terres pour pouvoir lancer cette culture.

    N’y a t-il pas un risque que le consommateur trompé se détourne des produits bio ?

    Si cette logique se poursuit, les gens finiront par ne plus s’y reconnaître. On est très loin de l’esprit des fondateurs et de la charte de 1972 de l’organisation internationale de la bio (IFOAM), avec des principes agronomiques très forts, mais aussi écologiques, sociaux et politiques. Il était question de transparence, de prix équitable, de solidarité, de non-exploitation des pays du Sud, de fermes à taille humaine, diversifiées et les plus autonomes possible, de consommation de proximité... Aujourd’hui, les cahiers des charges officiels de la bio ont totalement échappé aux paysans, même si les organisations professionnelles sont invitées à en discuter. Au final, ce sont des techniciens à Bruxelles, soumis à tous les lobbies, qui définissent cette réglementation. Et interdisent aux États d’adopter une réglementation plus stricte. Il y a un risque véritable que la bio soit totalement vidée de son sens.



    Heureusement, des marques et mentions ont un cahier des charges plus rigoureux que la réglementation européenne. A l’instar de Nature et Progrès, Demeter, BioBreizh ou Bio Cohérence, qui se démarquent clairement de la bio industrielle. Certains producteurs ne veulent pas de la certification européenne et ont contribué à la mise en place de systèmes de garantie participatifs : un contrôle fondé sur la confiance, en présence d’un consommateur et d’un producteur. S’ils détectent quelque chose qui ne fonctionne pas bien, ils voient avec le paysan comment l’aider à améliorer ses pratiques. C’est une logique d’échange et de solidarité.

    Vous ne voulez pas diaboliser ces agriculteurs, dites-vous. Ceux qui sont dans le système de la bio industrielle peuvent-ils en sortir ?

    Les paysans deviennent des sous-traitants. Ils sont tenus par des contrats avec les toutes-puissantes coopératives agricoles. La filière des élevages intensifs de poulets bio, dominée par des coopératives comme Terre du Sud, MaïsAdour ou Terrena, illustre cette évolution. Dans le Lot-et-Garonne par exemple, Terre du Sud a récemment recruté des producteurs, souvent endettés, pour faire du poulet bio. Elle leur garantit des contrats avec la grande distribution et la restauration collective. La coopérative aide à trouver les financements, fournit les bâtiments, le matériel, les conseils de ses techniciens... En contrepartie, le producteur signe un contrat d’intégration : il s’engage à acheter à la coopérative les poussins, la totalité des aliments pour ses volailles, ainsi que les produits phytosanitaires et médicaux [3]. Il doit vendre toute sa production à la coopérative qui est la seule à déterminer les prix.

    Un exemple : le producteur signe pour un élevage de 40 000 poulets. Il doit investir 250 000 euros. La coopérative l’aide à obtenir 50 000 euros de subventions, le reste provient d’un prêt du Crédit agricole. Endetté dès le départ, le paysan est entièrement soumis à la volonté des coopératives qui peuvent décider du jour au lendemain de convertir son exploitation dans une autre production, si elles jugent que celle du poulet bio n’est plus assez rentable.



    Dans chacune de ces filières industrielles – volailles, soja, café, huile de palme, fruits et légumes – existe-t-il des alternatives biologiques locales ?

    Dans chaque pays où nous avons voyagé, nous rendons compte de cette autre agriculture biologique en rupture avec le système agro-industriel, qu’elle soit certifiée ou pas. J’ai été très marqué par une rencontre avec un producteur à Almería (Andalousie), la plus grande région de concentration de serres au monde. Ses parents ont été pris dans cet engrenage de production de fruits hors-saison destinés à l’exportation. Pendant plusieurs années, il a refusé de cultiver. Il a beaucoup voyagé pour rencontrer d’autres agriculteurs en bio. Aujourd’hui, en plein milieu de cette mer de plastique, sur deux hectares de serres et deux hectares en plein champs, il fait de l’agriculture biologique paysanne, produisant un grand nombre de variétés à partir de semences paysannes et vendant uniquement aux consommateurs andalous. Partout, les résistances abondent. Avec une très grande richesse dans les formes – ferme familiales, coopératives, communautés, groupements – ou les méthodes de culture – cultures associées, systèmes d’agroforesterie, permaculture...

    Le changement des pratiques ne passe-t-il pas aussi par une réflexion autour de la distribution ?

    Le système des Amap (Association pour le maintien de l’agriculture paysanne) a encouragé l’activité de milliers de maraîchers en France. Les groupements d’achats se développent aussi de façon spectaculaire. Dans le Lot, par exemple, ce sont des personnes bénéficiaires du RSA qui ont décidé de se regrouper afin d’accéder à une alimentation biologique locale. Avec une critique assez radicale de la grande distribution et l’envie d’une relation directe avec les producteurs. Dans l’Aveyron, un groupement a aidé l’un de ses membres à s’installer comme producteur de pâtes locales. Une réflexion plus globale autour de l’alimentation s’amorce.

    La question du prix est-elle essentielle ?

    Des prix de plus en plus bas, la défense du pouvoir d’achat, c’est le combat de la grande distribution. Mais on ne parle jamais du vrai prix des produits « conventionnels », de ce qui n’apparait pas. Pour une tomate « conventionnelle » produite de façon industrielle en Espagne, on ne parle pas du coût du transport, de son coût environnemental, des aides publiques dont cette production bénéficie. Et encore moins des coûts sanitaires dus aux pesticides. Si on prend tout en compte, et que l’on réduit les marges des intermédiaires et des supermarchés, le prix d’une tomate biologique ne serait pas si éloigné du prix d’une tomate conventionnelle. Il n’est pas normal non plus que ce soit les producteurs bio qui paient la certification. Ce devrait être aux pollueurs de payer. Et les maraîchers travaillent 14 heures par jour, six ou sept jours par semaine. Il est essentiel de payer leur travail au juste prix.

    L’agriculture biologique peut-elle être porteuse d’un projet de société ?

    L’agriculture biologique n’est pas une fin en soi. Elle s’inscrit dans un mouvement général basé sur le respect de l’humain et de la nature. On assiste à une querelle d’experts, pour savoir si l’agriculture biologique pourra nourrir ou non la planète en 2050. L’agriculture biologique ne pourra pas nourrir la planète si nous ne changeons pas de système politique. Si nous n’arrêtons pas le transfert massif de populations paysannes vers les bidonvilles des mégalopoles. Si nous n’arrêtons pas de transformer leurs terres en monocultures industrielles destinées à nourrir les élevages des pays riches ou les véhicules. Si nous ne sortons pas de ce capitalisme financier, le plus sauvage à avoir jamais existé. La bio doit nous amener à envisager une société beaucoup plus juste que celle dans laquelle nous vivons. Il existe aujourd’hui un mouvement social diffus et encore peu organisé, mais porteur d’un nouveau projet de société, à l’instar de la lutte du Larzac ou celle de Notre-Dame-des-Landes. Une agriculture biologique ne peut être que paysanne. Si elle est livrée à l’industrialisation, elle ne fera qu’accélérer la disparition du monde paysan.

    Propos recueillis par Sophie Chapelle

    @Sophie_Chapelle sur twitter

    Crédits photo : Philippe Baqué /Alterravia, Les ouvrières de la bio

    A lire : La Bio entre business et projet de société, sous la direction de Philippe Baqué, éditions Agone, 432 pages, 22 euros.


    Notes

    [1] Philippe Baqué est journaliste indépendant, collaborateur du Monde diplomatique, de Politis, de Silence, de Témoignage Chrétien, auteur du livre Un nouvel or noir (Paris Méditerranée, 1999) et réalisateur de films documentaires : Carnet d’expulsion, de Saint-Bernard à Bamako et Kayes ; Melilla, l’Europe au pied du mur ; L’Eldorado de plastique ; Le Beurre et l’argent du Beurre. Il a coordonné l’ouvrage collectif La Bio entre business et projet de société, paru aux éditions Agone en 2012.

    [2] Chiffres cités par le rapport annuel de l’Agence Bio Les chiffres clés de l’agriculture biologique, la Documentation française, 2010.

    [3] notamment allopathiques, désormais permis par la nouvelle réglementation

    http://www.bastamag.net/article2810.html
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    Re: agriculture biologique

    Message par bye le Ven 14 Fév - 10:30

    Agriculture. Si l'écologie intensive dopait le revenu agricole
    http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/agriculture-si-lecologie-intensive-dopait-revenu-agricole-11-02-2014-131164
    Cette nouvelle approche de la production trouvera-t-elle son marché et comment ? Avec cette question, l'AEI entre « dans le dur ».

    C'est Michel Griffon, chercheur et président de l'association AEI, qui le dit : « L'Agriculture Ecologiquement Intensive génère des gains pour l'environnement. Mais en plus, elle confère aux produits qui en sont issus de réelles qualités gustatives. » Et de citer la viande des animaux au pâturage, les vins issus de vignes de pratiques plus écologiques. Pour faire reconnaître ces qualités associées, il faut faire émerger des filières spécifiques, ont estimé les participants lors des Entretiens de l'AEI, les 6 et 7 février à Angers.
    Entraîner
    Ils se sont jusque-là satisfaits d'être fiers de tester des pratiques et concepts nouveaux, « mais les pionniers de l'AEI n'entraîneront leurs collègues dans cette voie que si ces efforts sont rémunérés... » estime Maximilien Rouer (Be Citizen)
    Pour Pascale Hebel (Credoc), la période de crise économique - « car de remise en cause du système » - pourrait s'avérer favorable. « Les choix des jeunes ne sont plus politiques ou syndicaux, mais de consommation. Or ils sortent de l'école avec l'idée que préserver la planète est essentiel. » Et leurs achats sont souvent guidés par la notion de RSE (Responsabilité Sociale d'Entreprise). En outre, via les réseaux sociaux, ces jeunes deviennent prescripteurs, quand certains affichent 30 000 « followers » et plus. Les tenants de l'AEI pourraient trouver là une « fenêtre de tir ».
    Les mots pour le dire
    On ne renie ni le bio ni les labels. Mais pour les futures filières AEI, pas question de nouvelles normes ou cahiers des charges parfois sans valeur ajoutée sonnante et trébuchante. Certes la promesse - par exemple sans antibiotiques, socialement responsable, ou de production locale - doit être tenue et prouvée. Mais la confiance ainsi recréée entre agriculteur et consommateur doit surtout tenir en des mots bien choisis. « Cela passera par des marques véhiculant ces valeurs », estime encore Pascale Hebel. Un pari que veut relever, entre autres, le groupe Terrena (Ancenis) avec ses produits « NA » (Nouvelle Agriculture).
    Aller vite
    Aux États-Unis, Amazon s'est attaqué aux produits frais, preuve que les modèles anciens se chamboulent, jusqu'à la distribution, avec le risque de nouvelles destructions de valeur. « Il faut réagir vite », pense un responsable de coopérative, « parce que demain il sera trop tard ». Et Michel Griffon d'appeler à un nouveau « régime » de relation entre les acteurs : « Dans les filières AEI, il doit demain souffler entre agriculteur, transformateur et distributeur un vent commun de fierté du produit. » Autour d'un principe partagé : « C'est l'agriculteur, le premier facteur de confiance... »

    Gwenaël DEMONT.
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    Re: agriculture biologique

    Message par bye le Ven 14 Fév - 10:31

    La greffe écologique de l'agriculture française
    http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/greffe-ecologique-lagriculture-francaise-14-01-2014-126202
    La loi d'Avenir, qui doit être votée aujourd'hui, parie sur l'environnement pour redonner de la compétitivité aux agriculteurs. Insuffisant aux yeux de la FNSEA et du mouvement coopératif.

    C'est le nouveau fil vert de l'agriculture française. La loi d'Avenir, qui devrait être adoptée cet après-midi par l'Assemblée nationale, parie sur l'agroécologie qui sera inscrite dans les programmes des lycées agricoles. L'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, voyait rouge quand on lui parlait d'environnement. Pas Stéphane Le Foll. Il veut s'appuyer sur l'agronomie et la biodiversité pour inventer une autre agriculture.
    Ce système, moins gourmand en pesticides et en engrais, peut améliorer le revenu des agriculteurs, espère le ministre de l'Agriculture. Un vrai pari, mais pas une rupture. La loi d'Avenir s'inscrit dans le droit fil de la nouvelle Politique agricole commune. Ce texte fixe le cap d'une agriculture capable de s'adapter au changement climatique, en phase avec les attentes des consommateurs.
    Être au moins aussi productif
    L'air pur et les petits oiseaux au détriment de l'économie ? Non, se défend Stéphane Le Foll. Il s'agit d'être au moins aussi productif en s'appuyant sur la recherche et les innovations développées par les agriculteurs. Principale difficulté : beaucoup reste encore à inventer. Il faudra le soutien continu de l'Inra (Institut national de la recherche agronomique) et beaucoup de pragmatisme avant de croquer les fruits de cette nouvelle greffe.
    Cette philosophie bouscule aussi la culture d'entreprise individuelle qui prévaut désormais en agriculture. Relever le défi de l'agroécologie nécessite de retrouver du collectif pour inscrire cette démarche sur un territoire. Du collectif ou du collectivisme, comme semble le craindre Jean-Louis Costes ? Le député UMP du Lot-et-Garonne s'inquiète de la mise en place « de kolkhozes écologistes ». Bruno Le Maire, l'ancien ministre de l'Agriculture, dénonce de son côté « un monstre juridique dont les agriculteurs ne verront pas l'utilité ».
    Au coeur de ces critiques, la création de GIEE (groupements d'intérêt écologique et économique). La loi prévoit en effet de donner un coup de pouce aux agriculteurs qui acceptent de se regrouper pour inventer collectivement des réponses environnementaless. Sans soutien public, de nombreux pionniers défrichent déjà cette nouvelle agriculture. Ils ont reçu ces dernières années le soutien d'entreprises coopératives avec l'agriculture écologiquement intensive (AEI) ou la marque Agriconfiance. Mais ces mêmes coopératives, comme la FNSEA, attendaient davantage de ce texte.


    Patrice MOYON.
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    Re: agriculture biologique

    Message par bye le Ven 14 Fév - 10:32

    Agriculture. Ce qu'il faut retenir de la loi d'avenir agricole
    http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/agriculture-ce-quil-faut-retenir-loi-davenir-agricole-15-01-2014-126507
    Les députés ont voté, mardi, en première lecture, le projet de loi d'avenir pour l'agriculture. Le texte sera débattu au Sénat en avril.

    L’adoption définitive devait avoir lieu au début de l’été. Cette loi a pour ambition de renforcer la compétitivité des filières (agriculture, agroalimentaire, forêt) tout en passant d'un modèle productiviste à une agro-écologie.
    Les syndicats attendent mieux.
    Agroécologie
    Les politiques publiques devront favoriser l'association de « la performance économique et la performance environnementale », et privilégier les pratiques agroécologiques, alliant « autonomie des exploitations agricoles » et protection de l'environnement. En vertu d'un amendement écologiste, la promotion de la « conversion à une agriculture biologique » figurera parmi les finalités de la politique agricole.
    Seront également créés des groupements d'intérêt économique et environnemental (GIEE), sorte de label accordé à des agriculteurs ou des exploitants forestiers se regroupant, afin qu'ils bénéficient d'aides de manière préférentielle ou majorée.
    Délivrance d’antibiotiques par les vétérinaires
    Afin d'éviter que l'antibiorésistance ne se transmette à l'homme via la chaîne alimentaire, la délivrance des antibiotiques pour les animaux sera mieux encadrée. Les remises, rabais et ristournes seront interdits ainsi que la délivrance d'unités gratuites, lors de la vente d'antibiotiques aux éleveurs. Le suivi des ventes sera renforcé.
    Pesticides
    Suivi permanent de leur impact sur l'environnement et la santé, et plus seulement au moment de leur autorisation de mise sur le marché.
    Publicité grand public pour les produits phytosanitaires interdite afin de réduire leur usage par les jardiniers amateurs.
    Installation de jeunes agriculteurs
    Le contrat de génération sera adapté à l'agriculture, en permettant une aide pendant trois ans au maximum à l'exploitant qui voudra transmettre son entreprise à un salarié âgé de 26 à 30 ans ou à un stagiaire de moins de 30 ans. Le gouvernement estime à 2 000 par an le nombre d'exploitations agricoles dont la transmission hors cadre familial sera ainsi accélérée.
    Par ailleurs, l'installation progressive, dispositif aidé, pourra se faire sur cinq ans.
    Relations commerciales
    Pour redonner du poids aux producteurs face à la grande distribution, un médiateur des relations commerciales agricoles pourra être saisi de tout litige sur les contrats et prendre toute initiative, comme ce fut le cas au printemps dernier sur le prix du lait.
    AOP et IGP
    La protection des appellations d'origine et indications protégées sera accrue, par la création d'un droit d'opposition au dépôt d'une marque pouvant les léser. Un amendement du gouvernement a limité ce droit aux cas où le produit protégé est similaire à celui de la marque.
    Importations illégal es de bois
    Les importateurs et vendeurs de bois ou produits en bois ne respectant pas les obligations prévues par le règlement européen en matière de contrôle de la traçabilité des produits s'exposeront à des sanctions pouvant aller jusqu'à deux ans de prison et 100 000 € d'amende.
    Institut agronomique, vétérinaire et forestier de France
    Rassemblant les établissements d'enseignement supérieur agricole public et des organismes de recherche, il doit remplacer en matière de recherche et d'enseignement supérieur une structure plus lâche, Agreenium, et doit renforcer le pilotage national du secteur. Plus généralement, le projet de loi veut faire de l'enseignement agricole un levier d'innovation et d'investissement.
    Agricultures d’Outre-Mer
    Création de comités d'orientation stratégique et de développement agricole (Cosda), placés sous l'autorité du préfet et du président de la collectivité territoriale compétente, pour définir la politique à mener.
    Le bénéfice du contrat de génération pour les salariés et stagiaires travaillant sur les exploitations agricoles sera étendu jusqu'à l'âge de 35 ans, les installations étant plus tardives outre-mer.
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    Re: agriculture biologique

    Message par bye le Ven 14 Fév - 10:33

    Une « loi d'avenir » dans un contexte tendu
    http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/loi-davenir-dans-contexte-tendu-14-11-2013-117670
    Le texte présenté en conseil des ministres pour l'agriculture, l'alimentation et la forêt veut réconcilier compétitivité et environnement.

    « L'environnement n'est pas seulement un coût, c'est une opportunité. L'environnement, ça doit maintenant signifier des marges nettes plus élevées. » Le ministre de l'Agriculture qui a présenté, hier, sa loi d'avenir en conseil des ministres prônant la double performance économique et écologique insiste sur les résultats financiers.

    Si le défi de la compétitivité est en effet une évidence à relever dans un contexte économique et social dégradé, l'enjeu environnemental peine à passer pour prioritaire.
    Favoriser le collectif
    Les professionnels de l'agriculture et de l'agroalimentaire, en conférence de presse, hier matin, ont déjà dénoncé « le manque d'ambition » du texte. « On fait de l'agroécologie ? On torpille la recherche et l'innovation ? Et on se replie sur soi ? C'est un peu maigre », a déploré Xavier Beulin. Le président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) s'est inquiété du repli de l'élevage porcin en France. « 25 millions de porcs en France il y a douze ans, 20 millions aujourd'hui, pendant que l'Allemagne atteignait les 40 millions », a rappelé Xavier Beulin.
    Pour le ministre, les deux visées ne sont pas antinomiques, mais bien à associer. Notamment au sein de Groupements d'intérêt économique et environnementale (GIEE) créés par la loi. C'est la mesure phare. Elle permet aux agriculteurs de se réunir autour de démarches à objectifs économique et environnemental, avec pour bonus, des aides publiques. Le texte ne précise pas davantage. « Alors que les agriculteurs nous demandent moins de contraintes administratives, c'est un outil qui leur donnera précisément plus de souplesse. Et la possibilité de mener leurs propres projets », s'est défendu Stéphane Le Foll.
    Pression pour une trêve fiscale réglementaire
    La compétitivité n'est en outre pas oubliée, a-t-il rappelé : un travail est actuellement mené au sein de chaque filière agricole et agroalimentaire, en vue de programmes stratégiques nationaux, avec des premiers éléments présentés début 2014.
    Le texte de loi introduit par ailleurs le contrat de génération pour favoriser la transmission des exploitations. Il institutionnalise le médiateur des relations commerciales, chargé de faciliter les négociations au sein des filières, de l'agriculteur à la grande distribution. Il crée aussi la Commission départementale de la préservation des espaces naturels agricoles et forestiers. Enfin les vétérinaires pourront bien continuer à délivrer les antibiotiques. Une mesure supprimée et qui, suite à la fronde de la profession, a donc été réintroduite.
    « Il faut redevenir la première agriculture en Europe ! », a donné pour ambition Stéphane Le Foll à l'issue de sa présentation. Tandis qu'en écho, les professionnels du secteur ont demandé, hier matin, une « trêve fiscale et réglementaire ». La pression est mise sur l'écotaxe. Coop de France souhaite ainsi une dispense totale « pour les transports de moins de 200 kilomètres, soit 70 % des trajets autour des coopératives ».

    Rosanne ARIES.
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    Re: agriculture biologique

    Message par bye le Ven 14 Fév - 10:33

    Cuma de l'Ouest. Les 2 500 coopératives agricoles veulent récolter ensemble
    http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/cuma-louest-2-500-cooperatives-agricoles-veulent-recolter-ensemble-22-01-2013-82573
    Les 2 489 coopératives d’utilisation du matériel agricole de l’Ouest réfléchissent au travail intercuma.

    100 millions d’euros par an
    Le réseau des Cuma de l’Ouest (Bretagne, Pays de la Loire, Basse-Normandie) compte 2 489 coopératives d’utilisation du matériel agricole, 51 500 agriculteurs adhérents et emploient 852 salariés permanents.
    Depuis trois ans, les investissements des Cuma ont franchi la barre des 100 millions d’euros par an (111 millions d’euros en 2011). Le chiffre d’affaires global des Cuma de l’Ouest s’élève à 192 millions d’euros. Il est en constante augmentation depuis 10 ans. Malgré la baisse du nombre de Cuma, les activités continuent à se développer. En 2012, les Cuma de l’Ouest ont engagé des actions pour développer les techniques sans labour, la récupération des menues pailles, le désherbage mécanique, les économies de carburants.

    Liste de priorités

    Le 17 janvier, à Rennes, lors de leur assemblée générale, elles ont défini une liste de priorités: l’emploi en Cuma, l’intercuma, l’agriculture écologiquement intensive (AEI), l’évolution des matériels, la transformation et commercialisation de produits agricoles
    Parmi les priorités, le travail en intercuma pour organiser une meilleure rentabilité des machines et apporter un service de qualité (prix, main-d’œuvre, débit de chantier…). « La thématique du maillage des Cuma autour de la récolte me semble incontournable pour l’avenir. Il y a déjà des frémissements sur le terrain. Le réseau Cuma doit imaginer et de proposer des organisations performantes et durables afin de multiplier les initiatives sur ce sujet », a déclaré Jean-Luc Boursier, président de la Fédération régionale des Cuma de l’Ouest.
    En 2013, les Cuma de l’Ouest organiseront le Salon aux Champs à La Chapelle-Caro (Morbihan), les 28 et 29 août, autour de deux thèmes majeurs : la récolte du maïs et l’AEI. Le Salon aux Champs veut s’affirmer comme le temps fort annuel des Cuma et comme un événement référence du machinisme agricole, avec de nombreuses démonstrations aux champs.
    Xavier BONNARDEL
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    Re: agriculture biologique

    Message par bye le Lun 23 Fév - 16:44

    Comment concilier agriculture et écologie ?
    http://www.francetvinfo.fr/societe/salon-de-l-agriculture/comment-concilier-agriculture-et-ecologie_831069.html

    Voir vidéo

    Dans le Finistère, des agriculteurs utilisent des algues pour renforcer les défenses naturelles des plantes, au lieu d'utiliser des pesticides.
    (FRANCE 3)
    Francetv info
    Mis à jour le 22/02/2015 | 00:09 , publié le 22/02/2015 | 00:09
    Comme son père et son grand-père, Georges Guézenoc fertilise ses champs avec du goémon, un mélange d'algues. Cette tradition a failli disparaître. "Ramasser le goémon à la main, à la fourche, le transporter, l'étaler sur la dune, le faire sécher, c'était un travail très difficile qui s'est perdu au profit du développement de l'agrochimie", détaille l'agriculteur de Kerlouan, dans le Finistère, au micro de France 3.
    Une algue pour renforcer les défenses des plantes
    Georges Guézenoc cultive une parcelle de choux en bio. "Le goémon est très riche en potassium, et cela apporte aussi beaucoup d'oligo-éléments qui permettent de maintenir l'équilibre des éléments fertilisants dans le sol. Indirectement, ça a un effet sur la résistance de la plante", explique-t-il. La grande laminaire, une algue, comporte une molécule active très prometteuse. "Elle permet de stimuler les défenses naturelles des plantes, au lieu d'utiliser des pesticides", explique Philippe Potin, directeur de Recherche au CNRS.
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    Re: agriculture biologique

    Message par bye le Lun 23 Fév - 16:45

    Les élevages XXL, des exceptions ou une vraie tendance ?
    http://www.terraeco.net/megaferme-XXL-tendance,58397.html


    (Crédit photo : Pixabay)

    Elles font parler d'elles mais sont-elles vraiment si nombreuses ? Et surtout, que disent-elles de l'avenir de notre agriculture ? Trois experts replacent les mégafermes dans le paysage français.

    Ferme des 1 000 vaches en Picardie, usine aux 92 000 poulets dans le Nord, aux 6 000 porcs dans l’Aisne… La taille de ces troupeaux font frémir les opposants à ces projets. Pourtant, les experts s’accordent sur un point : ils sont bel et bien des exceptions dans le paysage français. « Sur 71 000 exploitations laitières, on a à peine 5 000 ateliers de plus de 100 vaches, 128 de plus de 200 vaches et peut-être deux ou trois de plus de 300 vaches », souligne Gérard You, responsable du service économie des filières à l’Institut de l’élevage. Des chiffres bien loin de rivaliser avec les statistiques à trois chiffres des troupeaux allemands. Même constat pour les porcs : « En France, un élevage de 3 000 porcs est exceptionnel. On est plutôt sur des ateliers de 200 ou 300 truies et de 1 000 porcs à l’engrais », assure Jean-Louis Peyraud, chercheur à l’Inra (Institut national de la recherche agronomique).

    Certes, « la taille va augmenter », poursuit l’expert de l’Inra. « Dans cinq ou dix ans, il ne sera sans doute pas rare de voir, par exemple, des troupeaux de 150 ou 200 vaches ». La raison ? La fin des quotas laitiers, qui ouvrira les vannes des superproductions laitières. « Ça a tracé une ligne d’horizon. Dans la tête des paysans, on a introduit l’idée qu’il faut grossir pour s’en sortir, explique Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne. Même ceux qui ont 40 vaches veulent passer à 80 en pensant qu’ils survivront mieux. Et on leur fait croire qu’avec Tafta (le traité de libre-échange transatlantique, ndlr), ils vont trouver des débouchés à l’exportation vers la Chine et les Etats-Unis. Mais le marché chinois est tourné vers l’Australie, tandis que les Etats-Unis ne sont plus acheteurs. »

    Pas de bouleversements en vue

    S’ils font grossir leurs cheptels bovins, c’est aussi pour tenir la corde, assure Jean-Louis Peyraud : « En ce moment, la France se fait tailler des croupières par les Hollandais, les Allemands, les Danois, parce qu’elle a de trop petites structures. Si on veut que l’élevage perdure, il faut que les tailles des ateliers augmentent et que l’industrie se modernise. Aujourd’hui, on n’a pas atteint la taille critique pour éponger les investissements, et les abattoirs ne sont pas suffisamment grands pour lutter contre la concurrence allemande », assure-t-il. Idem pour les poulets : « La crise de la volaille en France s’explique en partie par une trop petite taille de nos poulaillers. Les Allemands produisent plus que nous et à plus bas prix. Dans la restauration collective, 70% de la volaille vient d’ailleurs. » Un point de vue repris par les autorités et qui fait grincer des dents Laurent Pinatel : « On a l’impression que le gouvernement a perdu la main sur l’agriculture. Qu’ils choisissent de privilégier l’alimentation destinée à l’exportation par rapport à une agriculture de qualité. »

    Parfois encore, l’augmentation de la taille des cheptels n’est pas affaire de décision de la part de l’éleveur, précise Gérard You : « Le manque d’appétit dans la reprise d’exploitation par les enfants d’agriculteurs conduit à une logique de regroupement. » Pour l’expert cependant, pas de « bouleversements en vue. On va surtout assister à un accroissement de la diversité des tailles de cheptel. Les tailles seront sans doute moins homogènes que maintenant ». La généralisation des mégafermes en France ? Ce n’est pas pour demain, poursuit Jean-Louis Peyraud. « C’est un sacré investissement, alors que l’élevage a un retour sur investissement faible. Il faut avoir les reins solides pour investir de telles sommes. Ou alors il faudrait une modification du modèle de financement agricole. Mais on n’en est pas encore là. » « Ces mégafermes sont très compliquées à installer, abonde Gérard You. Dans beaucoup de régions, il y a des contraintes. On ne passe pas de 50 à 100 vaches si on n’a pas les surfaces agricoles pour l’épandage, par exemple. » « Ce n’est pas un phénomène de fond qui va tout transformer, concède Laurent Pinatel. Mais ces mégafermes ont tendance à se développer, et ce n’est pas anodin. On remplace les paysans par des financiers, la mécanisation ou le salariat. »
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    Re: agriculture biologique

    Message par bye le Lun 23 Fév - 16:47

    Ecologie et agriculture : partenaires ou sœurs ennemies ?
    http://www.fnsea.fr/toutes-les-thematiques/agriculture-durable/biodiversite/articles/ecologie-et-agriculture-partenaires-ou-s%C5%93urs-ennemies-/

    La biodiversité au cœur du Grenelle de l’Environnement
    La protection de la biodiversité aura été l'un des volets majeurs du « Grenelle de l'Environnement ». Son objectif - assurer le bon fonctionnement des écosystèmes en protégeant espèces et habitats - est-il compatible avec le maintien d'une agriculture dynamique et compétitive ? Eléments de réponse.

    En 2010, Année Internationale de la Biodiversité oblige, la préservation des écosystèmes, des espèces vivantes et de leurs habitats, aura beaucoup défrayé la chronique. Ainsi la diversité biologique a-t-elle été au centre des débats.
    La loi Grenelle 2 qui en est issue prévoit :
    • d'instaurer la Trame verte et bleue (TVB) : création de « corridors écologiques » reliant les espaces d'habitat naturel et permettant le déplacement des espèces vivantes,
    • de rendre l'agriculture durable par la maîtrise des produits phytopharmaceutiques (protègent les cultures contre les organismes nuisibles) et le développement du bio,
    • de protéger les zones humides et les captages d'eau potable.

    Toutes ces mesures ne sont pas sans conséquences pour l'agriculture. Elles impliquent :
    • une réduction des territoires agricoles au profit de zones écologiques protégées (zones humides, zones de captage…),
    • un recul des surfaces cultivées,
    • une évolution significative des pratiques culturales.

    Comment, dans ces conditions, concilier impératifs économiques et enjeux environnementaux ? « La production agricole s'inscrit pleinement dans les objectifs du développement durable, estime-t-on à la FNSEA, et pourra relever le défi de produire plus et mieux pourvu qu'on ne l'enferme pas dans un carcan règlementaire qui mette en péril les exploitations ».
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    Re: agriculture biologique

    Message par bye le Lun 23 Fév - 16:48

    Xavier Beulin : « Nous sommes prêts à moins de pesticides, mais où sont les solutions alternatives ? »
    http://www.terraeco.net/Xavier-Beulin-president-de-la,58735.html


    (Crédit photo : Olivier Roller - Divergence)

    Interview - Pour le président de la FNSEA, l’environnement, ça commence à bien faire. Trop de réglementations, pas suffisamment d’innovations. L’homme en a assez que l’agriculture soit montrée du doigt.
    Le Baromètre de cet article
    ÉCOLOGIE
    SOCIÉTÉ
    ÉCONOMIE

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    En ce début d’année, les objectifs de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) sont clairs : abattre la réglementation française en matière d’agriculture.

    L’agriculture est devenue un exutoire facile. Dans la plupart des conférences environnementales, elle est montrée du doigt, malmenée et fait l’objet d’attaques. Produits phytosanitaires, gestion de l’eau, bien-être animal, climat… on doit retrouver plus de sérénité sur de nombreux sujets et cesser de faire tourner cette machine réglementaire insupportable pour les agriculteurs. Dernier dossier en date : le compte pénibilité. En agriculture, il est quasiment inapplicable. J’ai assisté à une réunion surréaliste où l’on nous explique que la pénibilité, quand on passe huit heures par jour sur un tracteur, dépend de la dureté du sol. C’est fou. Jusqu’en juin, nous avons obtenu de ne pas mettre en place de compte pénibilité dans nos exploitations. Même si la loi Macron (ministre de l’Economie, ndlr) nous concerne de loin, nous avons deux souhaits : qu’on légifère par ordonnance et par décret pour qu’on ne soumette plus les dossiers à des enquêtes administratives. Pour nous, l’inflation réglementaire se traduit par une complexité insupportable.

    En dépit du plan Ecophyto qui visait la division par deux de la consommation de produits phytosanitaires d’ici à 2020, celle-ci a augmenté. Et en décembre, le député Dominique Potier a rendu un rapport préconisant la révision de ce plan.

    Il y a beaucoup trop de coercition dans ce rapport et nous allons le challenger sans attendre. En général, on confond volumes consommés et impacts sur la santé et/ou l’environnement. Y a-t-il des matières actives à risque pour la santé, l’environnement ? Ça, c’est la bonne question à se poser. Oui, certaines molécules sont nocives. Des agriculteurs tombent malades, les abeilles disparaissent, les deux tiers des cours d’eau français sont pollués. N’est-ce pas assez clair ?

    Nous sommes prêts à moins de pesticides, mais où sont les solutions alternatives, la recherche et développement qui améliore ces méthodes ? En matière de phyto, utiliser moins de produits n’est pas le sujet ; en revanche, il faut intervenir sur la molécule. Nous ne nous contenterons pas d’une solution qui propose une réduction des volumes, ni qu’on nous dise : « la seule solution, c’est l’agroécologie. » Nous ne sommes pas d’accord. Il existe d’autres solutions pour réduire le recours aux produits phytosanitaires, par la semence, notamment. Il faut arrêter d’opposer le tout réglementaire à l’innovation. Regardez ce qu’il se passe du côté d’Orléans (Loiret), où se développe une Vallée numérique du végétal. Avec toutes les applications numériques, l’imagerie satellitaire, les drones, nous serons capables d’améliorer notre impact et d’apporter désherbants et fongicides sur les cultures à des doses infiniment moins importantes. En combinant les données météorologiques, hydrologiques, de composition du sol, on pourra s’approcher au plus près des besoins en eau ou fertilisants.

    Où en est le dossier OGM à la FNSEA ?

    Là aussi, le discours de la FNSEA est clair, mais loin des caricatures : nous défendons un principe d’innovation.

    Quand allez-vous entamer votre révolution ?

    Le couple environnement/agriculture peut fonctionner s’il y a du bon sens. Ne pas épandre de produits phytosanitaires derrière les lieux publics, à côté des écoles, ça coule de source. Mais interdire l’épandage à moins de 200 mètres de toute habitation, c’est n’importe quoi ! Est-on prêt à renoncer à six millions d’hectares de cultures ?

    Il suffit de cultiver sans ces produits…

    Etes-vous sûre que c’est la solution ? Il faut voir aussi toutes les absurdités dans le domaine de l’énergie. Je pense au cas des blés qui contiennent des mycotoxines, impropres à la consommation et que l’on pourrait valoriser avec la méthanisation. Or, dès qu’il s’agit d’un aliment, il est interdit, de manière dogmatique, de les utiliser pour produire de l’énergie. D’ailleurs, pourquoi ne sont-ils pas impropres à la consommation dans des pays comme l’Egypte ? De la même façon, pourquoi les farines animales ne sont-elles pas autorisées en France ? Cela ne signifie pas qu’on les souhaite, mais tout de même, c’est illogique.

    D’où vous vient cette résistance à la mutation ?

    A la suite du Grenelle de l’environnement, le bilan qui a été fait a révélé une chose : le secteur agricole est celui qui s’est le plus réformé depuis 2007-2008. Un paysan aujourd’hui, c’est un chef d’entreprise qui prend des décisions, qui engage son avenir économique, social, personnel. Or l’inflation réglementaire annule tous ses efforts. C’est là qu’est la résistance.

    Par exemple ?

    Il ne se passe pas une semaine sans qu’un maire ou un paysan soit assigné devant les tribunaux. Les agriculteurs ne peuvent même plus entretenir les rigoles dans leurs prés à cause de la réglementation sur les cours d’eau ! Faire des demandes administratives pour nettoyer des bouts de fossé, c’est dingue.

    On assiste aussi à une multiplication de projets absurdes, comme le barrage de Sivens, dans le Tarn…

    Il s’agit d’une retenue d’eau, précisons bien les choses. Ce projet a démarré dans les années 1990 et je me demande aujourd’hui s’il a été bien défendu. S’il avait uniquement eu pour but d’irriguer des plaines de maïs, nous aurions été d’accord pour le stopper, mais il ne s’agissait pas du tout de ça. La retenue visait à sécuriser les approvisionnements en eau d’une agriculture diversifiée – arboriculture, maraîchage, production de semences. Quand un projet a respecté les procédures, il faut aller au bout. Sinon, on ne croit plus en la démocratie.

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