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    pour ou contre le nucléaire?

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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Mar 15 Mar - 6:58

    Réseau "Sortir du nucléaire"
    Fédération de 875 associations agréée pour la protection de l'environnement
    http://www.sortirdunucleaire.org/

    Communiqué de presse du 14 mars 2011 - 21h45


    Le Réseau "Sortir du nucléaire" déplore le triomphalisme déplacé et l'incompétence du Président Sarkozy

    Alors que des millions de Japonais souffrent dans leur chair du tremblement de terre et du tsunami qui ont ravagé la côte est du Japon le 11 mars dernier, et que les coeurs de trois réacteurs nucléaires incontrôlables sont entrés en fusion, provoquant des explosions et des rejets radioactifs massifs, Nicolas Sarkozy fanfaronne sur la sûreté du réacteur EPR en affirmant ce matin que "si un Boeing 747 s’écrase sur une centrale, le réacteur n’est pas touché" (1).

    Le Réseau « Sortir du nucléaire » a pourtant rendu public en 2003 avec d'autres associations, un document « confidentiel défense » d’EDF, démontrant que le réacteur nucléaire EPR ne résisterait pas au crash d'un avion de ligne (2), pas plus qu'aucun autre réacteur nucléaire au monde.

    Le Réseau "Sortir du nucléaire" souligne combien il est insensé de vanter la sécurité d'un réacteur qui n'a jamais fonctionné et dont les défauts de construction sont légions. L'EPR est surtout connu pour ses retards à la livraison, des surcoûts qui se chiffrent en milliards d'euros et l'utilisation prévue d'une quantité record du combustible au plutonium qui en ferait le réacteur le plus dangereux au monde, s'il devait jamais voir le jour.


    Non Monsieur le Président, la nationalité d'un réacteur ne change rien à sa dangerosité structurelle.

    Evoquant l'industrie nucléaire française, le Président a déclaré "si on est les plus chers, c’est parce qu’on est les plus sûrs !". Nicolas Sarkozy doit ignorer la dernière révélation d'EDF : 19 réacteurs français possèdent des générateurs de secours qui ne démarreraient pas en cas de besoin (3). A coup sûr il ignore aussi que la catastrophe nucléaire japonaise a été enclenchée par la défaillance de générateurs de secours et des injections de sécurité.

    Nicolas Sarkozy se distingue à nouveau par son cynisme et son incompétence en matière de nucléaire.


    Plus que jamais, il est temps de sortir du nucléaire!




    Notes :

    (1) rapporte le Parisien dans un article publié le 14.03 :

    http://www.leparisien.fr/politique/quand-sarkozy-vante-le-nucleaire-francais-le-plus-sur-du-monde-14-03-2011-1358543.php

    (2) Le document « confidentiel défense » d’EDF est téléchargeable à cette adresse : http://www.sortirdunucleaire.org/sinformer/themas/epr-confidentiel/DGSNR-EDF.pdf

    (3) http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=760


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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Mer 16 Mar - 7:51

    25 ans de Tchernobyl - 25 jours d’actions du 2 au 26 avril 2011

    Comment aurions-nous pu imaginer qu’en préparant un mois d’actions pour les 25 ans de Tchernobyl, une nouvelle catastrophe gravissime aurait lieu peu de temps avant au Japon ? Une coïncidence des plus tragiques ! Participez à notre action phare et médiatique "Tcherno-ville", facile à réaliser à quelques-uns dans votre village ou votre ville partout en France.

    http://www.chernobyl-day.org/
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Sam 19 Mar - 11:11

    L’indécence nucléaire

    Ceux qui aujourd’hui encore, en dépit des évènements et du bon sens persistent à défendre l’option nucléaire sont assurément des irresponsables et des criminels, ce pour des dizaines, voire des centaines de millénaires. Méprisant les citoyens et les générations futures à un point tel qu’ils semblent réellement ne pas réaliser que leur discours défiant la raison les discrédite à jamais.

    Une centrale nucléaire explose littéralement et par deux fois sous vos yeux mais la situation est sous contrôle !

    Divers experts péroraient hier encore : "Le taux de radioactivité constaté ne dépasse pas celui acceptable dans l’année", affirmaient-ils sur un ton docte et rassurant…Le taux "acceptable" dans une année en l’espace de 24h et cela devrait nous rassurer ?!

    Particulièrement quand on connait le poids du lobby nucléaire au Japon - où la population s’est pourtant régulièrement prononcée contre le nucléaire - et que l’on imagine sans peine les efforts qu’ils déploient au niveau national et international pour tenter de minimiser les nouvelles catastrophes nucléaires en cours.

    Écoutez les improviser et se ridiculiser quand ils déclarent que "ce n’est pas tant le tremblement de terre qui a posé problème mais le tsunami".

    Dites-nous mesdames et messieurs les "experts" depuis quand les secousses sismiques ne seraient généralement plus suivies de tsunamis en région côtière… sur une île ? Ainsi nous apprenons que ce n’est pas la bombe qui tue, en fait c’est son souffle, est-ce clair ?

    Tout comme ceux qui affirmaient avec aplomb hier aussi qu’un tel tremblement de terre est absolument exceptionnel et que rien de tel ne surviendrait plus sur Terre dans le siècle à venir, avant que le gouvernement Japonais ne doive signaler que des répliques allant jusqu’à 7 sur l’échelle de Richter sont à redouter dans les prochains jours. Discrédités pour des siècles et des siècles.

    Car ils savent que nous savons qu’aucun pays n’est à l’abri des humeurs diverses de la nature.

    Image pathétique de cette ministre de l’écologie Française osant parler de décence tandis qu’elle ment effrontément -en directe et si mal- aux citoyens qui se rappellent soudain la proximité des centrales atomiques de leur région. Une langue de bois renvoyant certains staliniens au rang d’amateurs de seconde zone.

    Le nucléaire contre la raison.

    Prenons un pays, un des plus densément peuplé au monde, choisissons des zones aux activités sismiques très denses, de préférence en bordure de mer et contre l’avis de la population construisons-y des dizaines de réacteurs nucléaires ! Et quand la catastrophe prévisible survient, minimisons.

    C’est ce qu’ils ont fait, c’est ce qu’ils font !

    Prétendons qu’il n’y pas de danger mais construisons nos centrales aux frontières… Ou tout simplement au beau milieu du pays.

    En Belgique, classée juste avant le Japon en densité de population, il y a deux centrales en activité dans un rayon de moins de 80km autour de Bruxelles. Aucune ville n’est à l’abri, sans compter les nombreuses centrales construites par nos voisins Hollandais, Allemands, Anglais et Français à leur frontière ou en enclave comme à Chooz.

    Le puissant lobby nucléaire ne pourra plus masquer la sinistre réalité bien longtemps. Certes la recherche nucléaire et certaines de ses applications en médecine et ailleurs sont indéniablement profitables mais rien et certainement pas ces dernières ne justifient cette prolifération, cette menace permanente contre la vie elle-même.

    Energie mortifère car sa seule et unique justification réelle est la bombe, la domination et le suicide global pour horizon.

    L’énergie nucléaire n’est pas "rentable", comparativement elle coûte financièrement, humainement et écologiquement bien trop cher, contrairement aux mensonges des "experts". Mais elle permet l’arme absolue ! C’est un choix de société qui nous est imposé sans consultation.

    Malgré eux, c’est pourtant ce qu’ils sont bien obligés d’avouer pour nous faire peur de l’Iran : Le nucléaire "civil" n’est qu’un leurre !

    Et surtout qu’ils cessent de tenter de nous faire croire que le nucléaire serait la réponse "verte" par excellence aux changements climatiques ! Qu’ils cessent aussi d’insulter notre capacité à raisonner en prétendant qu’il n’y a actuellement aucune alternative ! Et non, il ne s’agit pas surfer sur la vague de la peur mais sur celle de la raison.

    Après eux, les déchets (et/ou la vitrification)

    C’est ici que l’on touche -avec le concept né dans des esprits malades de la "dissuasion nucléaire" et d’un éventuel suicide global sur la décision de quelques élites voire suite à une erreur d’interprétation d’un vol d’oies en migration (authentique)- aux aspects qui démontrent à eux seuls toute l’inhumanité, l’irresponsabilité patente et vérifiée de l’option nucléaire.

    Les "déchets" nucléaires, nous y avons tous pensé mais revenons-y juste un instant et écoutons-les, ces prétentieux ridicules qui osent se projeter dans les millénaires ! Voyez-les vous affirmer sans rire qu’ils sont en mesure de vous garantir un confinement multi-millénaire alors que leurs centrales endurent mal quelques décennies ! Il y a deux milles ans à peine serait né un certain Jésus et voici nos prophètes atomiques censés êtres des gens "sérieux" qui sans aucune gêne visible osent nous prétendre que le processus est sous contrôle par delà les dizaines, voire centaines (sic) de millénaires, un comble pour ces larbins des profits à court terme au mépris flagrant pour l’avenir ! Ils ne seraient que pathétiques s’ils ne prenaient pas la vie de chacun et des générations futures en otage. Le système productiviste est malade, le nucléaire est son cancer, sa leucémie.

    Ou quand comme aujourd’hui ils mentent aux populations dont la première concernée, admettant à reculons, tentant encore et toujours de minimiser, de travestir, ergoter alors que des centaines de milliers de vies sont en jeu, alors qu’ils utilisent de l’eau de mer pour tenter de refroidir un réacteur pratiquement à l’air libre ! Comme lors des catastrophes précédentes, ils n’apprendront jamais, en fait ils ont choisi leur camp. Ce sont des assassins et il nous appartient de nous défendre, nous et les arrières arrières arrières (etc.) petits enfants de nos arrières petits enfants aussi !

    A nous d’imposer la sortie définitive et urgente du nucléaire, autant du prétendument civil que du militaire, l’humanité a assez de défis à relever que pour se permettre de telles aventures mortifères et suicidaires pour l’unique bénéfice à court terme d’une élite sans scrupule. Voilà ce que raconte et démontre le Japon, hier comme aujourd’hui.

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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Sam 19 Mar - 11:15

    Catastrophe nucléaire : on vous l’avait bien dit

    « L’apocalypse » en cours au Japon est tout sauf inattendue et imprévue. On peut en dire comme de bien d’autres malheurs : vous en savez déjà suffisamment, nous aussi. Ce ne sont pas les informations qui nous font défaut, ce qui nous manque, c’est le courage d’admettre ce qui nous arrive et d’en tirer enfin les conséquences. Voici cinquante ans que nous vous mettons en garde, nous, prophètes de malheur, oiseaux de mauvais augure, cassandres, obscurantistes, rabat-joie, écolos rétrogrades, punitifs, intégristes, ayatollah verts, anarchistes irresponsables, baba cool… Cinquante ans que vous nous invitez à retourner vivre dans une caverne d’Ardèche, vêtus de peaux de bêtes, éclairés à la bougie et nourris de lait de chèvre.

    Vous n’avez jamais eu le temps ni l’envie de vous opposer au nucléaire. Vous n’avez jamais manifesté, pas même contre SuperPhénix à Malville en 1977. À Grenoble, vous vous êtes accommodés des années durant de la présence de trois réacteurs nucléaires en zone urbaine (Siloë, Siloette, Institut Laue Langevin). Votre mode de vie n’est pas négociable. Vous vous éclairez au nucléaire, à en tuer l’obscurité nocturne dans les villes ; vous vous chauffez au nucléaire ; vous produisez et consommez au nucléaire ; vous vous connectez au nucléaire ; vous vous déplacez au nucléaire (TGV, voitures électriques) ; vous travaillez pour le nucléaire et vos emplois valent plus que vos vies. Vous votez pour le nucléaire, vous élisez maire de Grenoble Hubert Dubedout, Michel Destot, ingénieurs du Commissariat à l’énergie atomique, et bien d’autres de leurs semblables dans la cuvette. Vous vivez par le nucléaire, il n’est que trop normal que vous mourriez par le nucléaire ; lentement à coup de cancers disséminés dans l’environnement ; brutalement quand « l’accident qu’on ne pouvait pas prévoir » fait enfin sauter Bugey, Cruas, le Tricastin ou l’une des 58 centrales qui vérolent le pays le plus nucléarisé du monde. Jamais vous ne vous y êtes opposés. Le nucléaire paie la taxe professionnelle, vos piscines municipales, vos salles polyvalentes, vos courts de tennis. Vous l’avez choisi. Vous l’avez mérité. Pas de jérémiades le jour où vous devrez bondir avec toute votre famille dans votre voiture pour fuir une zone irradiée et bouclée par l’armée. Ne nous parlez pas de vos enfants, des générations futures, de leur avenir, de « développement durable » et « d’énergies alternatives ». Toute votre existence prouve assez que vous vous moquez de ces mots creux. Que si ces lignes vous scandalisent, joignez le geste à la parole et prouvez enfin par vos actes que vous n’êtes pas complices du sort qu’on vous fait. Mais comment le croire.

    Vous en savez suffisamment, nous aussi. Mais qu’à cela ne tienne, on va faire semblant encore une fois. On va encore une fois faire comme s’il vous manquait les informations et les idées pour vous faire une opinion et agir en conséquence. Et vous pourrez toujours nous renvoyer dans nos cavernes d’Ardèche.

    ***
    Tandis que fondent les réacteurs nucléaires à Fukushima, experts et décideurs s’empoignent sur les avantages comparatifs entre désastre nucléaire, climatique (pétrole, charbon, gaz de schiste) et alternatif (photovoltaïque, éolien). Et chacun de nier l’évidence : il n’y a pas de survie à long terme pour les goinfres. La course à la croissance nous condamne, et ceux qui placent l’économie, l’emploi et l’argent avant la vie sont coupables. Les victimes de Tchernobyl, de Fukushima et des prochaines catastrophes sont victimes de la voracité, que les technocrates dissimulent sous l’impératif de l’innovation. C’est un ingénieur nucléaire qui le dit : "A travers elle (NDR : l’innovation) apparaît le développement des activités économiques qui génère lui-même des emplois pour l’ensemble de nos concitoyens. Il y a là une véritable mine d’or, prenons-en conscience." Ainsi parle Michel Destot, maire CEA-PS de Grenoble, toujours prompt à louer la dernière « révolution technologique majeure porteuse de nombreuses promesses pour notre santé, notre qualité de vie, l’avenir environnemental de la planète » , et qui n’a pas trouvé le temps, cinq jours après le début de la catastrophe nucléaire japonaise, de commenter cette expérience scientifique à ciel ouvert. Mercredi 16 mars 2011, son blog titre en une sur la « 9e édition des Trophées des sports ».

    En janvier 2007, Pièces et main d’œuvre publiait « Minatec survolté, énergie engouffrée », texte qui soulignait l’un des innombrables mensonges des nécrotechnologies. L’industrie high-tech n’est pas plus propre ou « économe » que la métallurgie ou la pétrochimie. L’ouverture de Minatec fait bondir la consommation électrique de Grenoble de 17,6 %. Pour répondre aux besoins énergétiques des labos de nanotechnologies (vous savez, ces technologies qui nous sauveront de la catastrophe écologique), Gaz et Electricité de Grenoble a créé un nouveau poste d’alimentation délivrant « une puissance exceptionnelle de 70 mégawatts » (GEG Infos, 2006). Du côté de la « Silicon Valley grenobloise », à Crolles, l’Alliance STMicroelectronics/IBM et son usine à puces électroniques engloutissaient 370 millions de kWh en 2008, contre 320 en 2004, soit une augmentation de 16 % en quatre ans . François Brottes, député-maire de Crolles, à propos de la rénovation d’un poste de transformation électrique 225 000 volts dans le Grésivaudan : « C’est vital sur notre territoire, où beaucoup d’emplois dépendent d’un approvisionnement en énergie sûr et continu. Si le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics a choisi de s’implanter à Crolles, c’est parce que nous avons pu lui apporter des garanties sur la fourniture d’électricité. » Comme pour l’eau, faut-il le rappeler.

    La « révolution industrielle » des nanotechnologies exige toujours plus d’énergie, pour faire tourner les « fab » de nanomatériaux et de puces électroniques. Pire, elle crée un monde encore plus vorace en électricité. Comment croyez-vous que fonctionnent les gadgets que vous accumulez sur injonction publicitaire, par peur de rater la dernière vague du progrès ? Votre portable, votre ordinateur, votre lecteur DVD, votre écran plat, votre box Internet, votre lecteur MP3, votre tablette numérique, votre machin à lire des « livres électroniques », à quoi tournent-ils ? Cette quincaillerie moderne et tellement pratique nous précipite dans l’abîme – carbonique ou nucléaire. Écoutez cet expert de la Direction régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement (DRIRE Rhône-Alpes) : "On ne pourra jamais répondre aux besoins actuels avec ces énergies alternatives".

    La vie numérique et connectée que nous vendent Minatec, Minalogic et les boîtes pour lesquelles travaillent les ingénieurs grenoblois contient, parmi ses multiples promesses, celle des futures catastrophes nucléaires. Voyez plutôt :

    chaque recherche sur Google brûle autant qu’une ampoule basse consommation pendant une heure .
    les technologies de l’information et de la communication (TIC) gaspillent 13,5 % de la consommation électrique française (soit 58,5 TWh) ; les téléviseurs à écran plat et leurs périphériques (décodeurs, équipement TNT) constituent le coût le plus important. Avec un taux de croissance moyen de 10 %, les TIC pèseront pour 20 % de la consommation d’électricité française dès 2012 - soient 9 centrales nucléaires.
    la consommation d’électricité dans le secteur résidentiel de l’Union européenne a crû ces dernières années à un rythme comparable à celui du PIB global (10,8 %). Cette demande croissante est due à l’usage généralisé d’appareils comme le lave-vaisselle, le sèche-linge, le climatiseur, l’ordinateur personnel, et à l’essor de l’électronique grand public et des équipements informatiques et de communication - décodeurs, lecteurs de DVD, équipements à haut débit et téléphones sans fil (source : Reuters).
    en 2006 les « datacenters » (qui hébergent des serveurs informatiques et équipements de télécommunications) aux Etats-Unis ont consommé 61 milliards de kWh - l’équivalent de la consommation du Royaume-Uni en deux mois – soit deux fois plus que cinq ans plus tôt .
    selon un chercheur de l’université de Dresde, Internet consommera dans 25 ans autant d’électricité que l’humanité en 2008 (source : www.dotgreen.fr).

    Les technologies numériques tuent ces jours-ci au Japon. Ceux qui vous disent qu’on peut à l’infini augmenter la production et la consommation, le pillage des ressources naturelles, la pollution du milieu naturel, sont des criminels qui vous mentent et nient la réalité. Les limites de la Terre s’imposent à nous et nous imposent des choix. Ce n’est pas grave. Nous n’avons pas besoin d’objets « intelligents ». Nous avons besoin d’être intelligents, de déchirer le voile de la propagande techno-scientiste, de refuser la consommation meurtrière et abrutissante, de jouir de notre existence de Terriens.

    La vie est tout ce que nous avons. Ce n’est pas parce qu’EDF, Areva et le CEA nous détruisent que nous devons être leurs complices.

    Débranchons-nous.


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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Ven 25 Mar - 20:48

    AFP - 25/03/2011 à 14:38

    http://actu.orange.fr/france/nucleaire-sarkozy-promet-de-fermer-les-centrales-pas-sures_116901.html
    Nucléaire: Sarkozy promet de fermer les centrales pas sûres
    Le président français Nicolas Sarkozy, dont le pays est l'un des principaux utilisateurs d'énergie nucléaire au monde, a promis vendredi de fermer les centrales qui ne passeraient pas des tests de résistance prévus de l'UE après l'accident nucléaire au Japon.
    "Si une centrale, et je parle pour la France, ne passait pas ces tests, elle serait fermée", a-t-il assuré devant la presse à l'issue d'un sommet européen à Bruxelles.

    "Nous en tirerions immédiatement les conséquences, et il y a une seule conséquence, c'est la fermeture", a-t-il martelé.

    Les dirigeants européens ont entériné vendredi le principe de tests de résistance à mener dans l'eensemble des 143 réacteurs nucléaires civils de l'Union européenne, tenant compte du risque d'inondation, de séisme, de panne d'électricité majeure ou encore d'attentat terroriste ou d'accident aérien.

    Ils entendent par ce biais rassurer leurs opinions préoccupées depuis l'accident de la centrale de Fukushima au Japon.

    Les résultats des tests doivent pouvoir être publiés d'ici la fin de l'année.

    La Commission européenne "établira le cadre des contrôles, les normes des contrôles, les autorités indépendantes procéderont à ces contrôles, rendront publics ces contrôles, et la Commission et les régulateurs européens du nucléaire diront le sérieux ou les insuffisances" de chacune des centrales, a précisé M. Sarkozy.

    La nature des tests de résistance doit encore être définie, mais la conséquence sera "l'élimination des installations les plus vulnérables", a confirmé à l'AFP un responsable de la Commission européenne.

    La principale leçon à tirer de ce qui s'est passé au Japon, "c'est la lutte contre les tsunamis", a souligné M. Sarkozy. "Evidemment ça se pose de manière différente pour des régions où il y a des centrales mais pas de mer, ou des régions qui de toute éternité n'ont jamais connu de tsunami", a-t-il reconnu.

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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Dim 3 Avr - 19:40

    Pour un tribunal Russell contre les crimes du nucléaire civil en 2012 !

    En 1966, le Tribunal Russell-Sartre jugea les crimes de guerre contre l’humanité notamment commis par les Etats-Unis au Viêt-Nam. On y condamna aussi le nucléaire militaire. En 2012, un nouveau Tribunal d’opinion doit juger les crimes du nucléaire civil.

    Les Tchernobyl et les Fukushima passent mais le nucléaire ne trépasse pas. Le gouvernement japonais lui-même ne cesse de se plaindre de l’opacité que pratique la société gestionnaire donc responsable de la catastrophe humaine et écologique.

    Ce nouveau Tribunal Russell est indispensable pour que la vérité succède aux mensonges.

    Ce nouveau Tribunal Russell est indispensable pour que la politique succède à la peur.

    La parole doit revenir d’abord aux citoyens et à leurs élus et non aux experts mercenaires.

    Nous ne pouvons pas rester sans agir dans l’attente d’une nouvelle catastrophe

    (Etats-Unis 1979, URSS 1986, Japon 2011) alors que nous sommes le principal pays nucléocrate.

    Nous entendons faire entendre notre voix d’ici 2012 et bien sûr au-delà.

    Nous, citoyens, élus, intellectuels appelons donc l’ensemble de la population à signer cet appel le plus massivement possible et à le faire connaître par tous les moyens.

    Pour signer la pétition


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    http://www.tribunalrusselnucleaire.org/?q=node/1
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Dim 3 Avr - 20:54

    En réaction à la catastrophe de Fukushima, un texte envoyé par la physicienne Bella Belbeoch, auteur avec Roger Belbeoch, du livre “Tchernobyl : une catastrophe” (Edition Allia, Paris, 1993)
    >

    > Aux antinucléaires d'Alsace, et d'ailleurs.
    >
    >
    > Il faut arrêter tous les réacteurs...
    >
    > -L'exemple de l'incident très grave au Blayais lors de la tempête du 27décembre 1999. Conjonction d'erreurs de conception et d'une très grosse tempête. Lors de la construction de l'îlot nucléaire on a ignoré la cote réelle du niveau d'eau en Gironde et on a ignoré l'existence de vagues dans la Gironde (les surfeurs savent pourtant qu'il y a un mascaret). Il y a eu inondation du réacteur proche de la Gironde et tous les circuits de secours ont été noyés. L'incident grave a été finalement bien géré et depuis on a rehaussé les digues. Cependant les dossiers IPSN ne font pas mention du coefficient de marée qui n'était que de 77. Que se serait-il passé avec un coefficient de marée plus élevé de 100, voire 110 ? Aurait-on pu gérer l'incident sans qu'il dégénère en accident ? Qu'en sera-t-il dans le futur ?
    >
    >
    > ...et pas seulement les vieux.
    >
    >
    > -Et les réacteurs « jeunes » ?A titre d'exemple d'accident sur un réacteur "jeune":
    > L'accident du réacteur de Three Mile Island TMI 2 s'est produit le 28 mars 1979. Or sa mise en exploitation commerciale datait du 30 décembre 1978.
    >
    >
    > Réacteur PWR (Babcock et Wilcox) d'une puissance nette de 906 Mwe.
    >
    >
    > -Un exemple d'incident à Civaux (1450 MW), réacteur jeune, connecté au réseau en décembre 1997 : fuite sur le circuit RRA (circuit de refroidissement à l'arrêt) de Civaux par corrosion de la tuyauterie. C'est une erreur de conception :on a ignoré la corrosion là où se mélangent eau froide et eau chaude.
    >
    >
    > Mais il faut bien comprendre que :
    >
    >
    > C'est le réacteur en fonctionnement qui permet de valider non seulement les matériaux utilisés mais également de mettre en évidence des phénomènes physico-chimiques en jeu. C'est ainsi, par exemple, qu'on met en service de nouveaux alliages pour les gaines, qu'on augmente les taux de combustion etc. Or toute modification réagit sur l'ensemble de l'installation.
    >
    >
    > Et il n'est pas tenu compte de dysfonctionnements aggravés par la conjonction possible d' événements naturels (dont canicule, gel de la Loire, séismes, tempêtes, inondations).
    >
    >
    >
    >
    >
    > Le Directeur de l'Autorité de Sûreté Nucléaire, André-Claude Lacoste, reconnaît dans Le Monde daté du 31 mars 2011, page 6 : « On ne peut garantir qu'il n'y aura jamais d'accident grave en France ». Il admet que « des problèmes nouveaux » se posent.
    >
    >
    > N'était-ce pas prévisible ? Il a fallu que le Japon soit lourdement touché pour que nos « élites » et géniaux concepteurs s'en aperçoivent ?
    >
    >
    > Avec un système aussi complexe, quand un accident arrive, on sera toujours en retard d'un accident car; comme l'admettait Pierre Tanguy (Inspecteur Général pour la Sûreté et la Sécurité, Direction Générale, EDF):
    >
    >
    > « L'ensemble des accidents possibles est tout de même limité, de sorte que nous pensons pouvoir couvrir avec le temps la totalité des cas possibles. Mais je reconnais que nous ne sommes pas sûrs d'être absolument exhaustifs et que s'il doit se produire un accident, ce sera celui que nous n'aurons pas prévu ».
    >
    >
    > Et nos autorités se préparent à l'accident, avec la « doctrine » CODIRPA (Comité Directeur pour la gestion de la phase post-accidentelle).
    >
    >
    > Bella Belbéoch, 30 mars 2011
    >
    >
    >
    >
    >
    > http://resosol.org/Gazette/1979/26_27.html
    >
    >
    > http://resosol.org/Gazette/1982/5051.html
    >
    >
    > http://resosol.org/Gazette/2000/181_182.html
    >
    >
    > http://www.dissident-media.org/infonucleaire/blayais_dossier.html
    >
    >
    > Pierre Tanguy, Actes du Colloque de Montauban, nucléaire, santé, sécurité, Conseil général de Tarn & Garonne, 21-23 janvier 1988, p.496.
    >
    >
    > CODIRPA Les groupes de travail ont remis leurs travaux. Le Canard Enchaîné, 23 mars 2011.
    >

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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Sam 9 Avr - 0:17

    http://www.chernobyl-day.org/

    25 ans de Tchernobyl
    25 jours d’actions internationales du 2 au 26 avril
    Changeons d’ère, Sortons du nucléaire

    Fukushima, Tchernobyl, plus jamais ça !



    Appel à action ce dimanche 10 avril en soutien aux actions organisées à Tokyo par les antinucléaires japonnais

    Ce dimanche 10 avril, une grande journée internationale d'actions pour l'abolition du programme nucléaire est impulsée par nos amis anti-nucléaires du Japon. Afin de soutenir le peuple japonais face à la catastrophe qu'il subit et de montrer notre solidarité avec le mouvement antinucléaire japonais, le Réseau "Sortir du nucléaire" vous invite à organiser des actions spontanées ce dimanche 10 avril. Vous pouvez utiliser le soleil antinucléaire japonais que vous trouverez sur notre site à l'adresse suivante: http://groupes.sortirdunucleaire.org/alerte-japon/fichiers/nonmerci-japanese.pdf

    Vous trouverez toutes les informations relatives à cet appel à actions ici:
    http://410nonuke.tumblr.com/


    25 jours d’actions : Fukushima, Tchernobyl, plus jamais ça !

    Les 25 jours d'actions coordonnés par le Réseau "Sortir du nucléaire" ont commencé ce samedi 2 avril.
    De nombreuses actions ont déjà été organisées, dont un murage des bureaux d'AREVA à Rennes, ainsi qu'un blocage de la centrale nucléaire de Golfech.

    Beaucoup d'autres sont prévues dans les jours et les semaines à venir. En France, 182 actions sont annoncées, dont 24 rassemblements entre le 23 et le 26 avril (week-end de Pâques).

    Pour consulter l'agenda des actions en France et à l'international:
    http://www.chernobyl-day.org/spip.php?page=affichage-actions

    Il est encore temps de nous rejoindre en organisant des actions près de chez vous. Vous trouverez toutes les informations nécessaires à votre mobilisation, ainsi qu'un formulaire pour commander du matériel ou inscrire vos actions sur notre site
    http://www.chernobyl-day.org/

    Ensemble, faisons de ces 25 jours d'actions un moment historique de la lutte antinucléaire.
    Ensemble, pour éviter un nouveau Tchernobyl, pour dire "Fukushima, plus jamais ça", faisons entendre notre voix!

    Pour le Réseau "Sortir du nucléaire"
    Laura Hameaux

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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Dim 10 Avr - 21:11

    Indécence

    Philippe Frémeaux | alternatives-economiques.fr | 18 mars 2011

    mercredi 6 avril 2011

    Le drame de Fukushima questionne la sécurité des centrales nucléaires en France. Et, face au risque d’accident aux conséquences irrémédiables, repose le débat éthique sur la légitimité de l’industrie nucléaire.

    La catastrophe nucléaire de Fukushima a relancé le débat sur la pertinence du choix de l’énergie nucléaire. Hier encore, elle était présentée comme le moyen de faire face à la hausse annoncée du prix des énergies fossiles tout en satisfaisant aux exigences de baisse des émissions de gaz à effet de serre imposées par la menace de changement climatique. Désormais, chacun s’interroge : est-il souhaitable de sortir du nucléaire ? Et est-ce possible ?

    Profil bas

    Passons sur le procès en indécence fait à tous ceux qui réclament l’ouverture d’un débat sur le sujet. Surtout quand le discours est tenu par ceux qui n’hésitaient pas voici quelques jours à dire que la catastrophe de Fukushima était finalement plutôt positive pour l’industrie nucléaire française, un peu chère certes, mais la-plus-sûre-du-monde. Ceux-là mêmes qui, hier encore, étaient prêts à vendre des centrales à notre ex-ami Kadhafi… On mesure ici pleinement l’irresponsabilité partagée de nos dirigeants politiques et des élites de l’industrie nucléaire française. Les proportions prises par la catastrophe de Fukushima ont cependant contraint même les plus ardents défenseurs du nucléaire à faire profil bas. Nos ingénieurs qui avaient pourtant absolument tout prévu affirment désormais qu’ils vont tirer les leçons du drame que connaît le Japon pour améliorer encore la sûreté de notre parc nucléaire (et notamment prévenir les menaces qui pourraient peser sur les dispositifs assurant la permanence du refroidissement des réacteurs). Cherchez l’erreur : on nous serine depuis des années que tout est prévu, pourquoi alors faudrait-il changer quoi que ce soit à nos méthodes, à nos procédures ? Le simple fait d’annoncer qu’on va « tirer les leçons » de Fukushima n’est pas fait pour rassurer quand on y réfléchit bien : certaines éventualités n’auraient donc pas été prévues ?

    Le risque de l’accident irrémédiable

    Mais laissons aux spécialistes le débat sur la sûreté du parc nucléaire français. Et admettons que la technologie mise en œuvre en France est plus sûre que ne l’est celle utilisée à Fukushima. Cela ne retire rien aux questions fondamentales posées par l’industrie nucléaire, et notamment la nature spécifique du risque qui lui est lié. De même qu’on ne peut chiffrer la perte économique que représente le recul de la biodiversité, dès lors que nous sommes incapables de recréer une espèce végétale disparue, le risque nucléaire a un caractère absolu qui rend caducs les calculs probabilistes. On peut toujours dire que le nombre de morts engendrées par le nucléaire civil est très faible en comparaison de celui des décès liés à l’exploitation du charbon. Et ce ne sont pas les travailleurs chinois du secteur qui diront l’inverse : plusieurs milliers de mineurs trouvent la mort chaque année dans les mines chinoises. Mais l’argument ne tient pas : car ce qui est en cause dans le nucléaire n’est pas son bilan passé, mais la possibilité, même très faible, qu’un accident au caractère irrémédiable se produise, sachant qu’il faut 171 000 ans pour que le plutonium produit par les centrales perde 99 % de sa radioactivité. D’ores et déjà, au-delà des dégâts irrémédiables entraînés pour le périmètre immédiat proche de la centrale de Fukushima, les rejets dans l’atmosphère de ces derniers jours vont polluer durablement l’océan Pacifique et avec lui l’ensemble de la chaîne alimentaire halieutique.

    Les dangers du colbertisme atomique

    Les défenseurs du nucléaire nous expliquent aujourd’hui que tout cela est sans doute vrai, mais que l’énergie nucléaire présente des qualités telles que le risque vaut la peine d’être couru. Deux arguments sont régulièrement invoqués : le premier serait que le nucléaire assurerait la sécurité d’approvisionnement en énergie du pays et de son économie. A la différence du pétrole et du gaz, qu’il faut importer en permanence de pays à la stabilité incertaine, l’électricité nucléaire est en effet produite à domicile. A l’heure où la ville de Tokyo est menacée d’un black-out durable, on ne peut que rappeler que le choix du tout-nucléaire, tout-électrique français est plutôt un facteur d’insécurité. Penser que 80 % de notre énergie électrique provient de centrales nucléaires de technologie quasi identique n’est pas du tout rassurant. Imaginons qu’un accident sérieux apparaisse sur telle ou telle centrale qui justifierait la fermeture, à titre préventif, d’une large partie du parc : où serait alors la sécurité d’approvisionnement ? Sur un mode mineur, on a déjà pu constater, ces dernières années, que les opérations de maintenance rendues nécessaires par l’usure précoce de certains composants des réacteurs français ont rendu une bonne partie du parc indisponible, obligeant EDF à faire tourner ses vieilles centrales au fuel et à importer du courant en période de pointe. Le bon sens inciterait plutôt à ne pas « mettre tous ses œufs dans le même panier » et donc à diversifier fortement les technologies utilisées au lieu de suivre cette logique colbertiste à la française qui consiste à imposer une seule source d’énergie, produite par une seule technologie, décrétée la meilleure possible par nos polytechniciens. Des polytechniciens dont les certitudes d’hier peuvent se révéler les mensonges d’aujourd’hui : un grand merci au passage à Carlos Ghosn, qui vient de nous le rappeler avec éclat, grâce à la clochemerlesque histoire d’espionnage de Renault !

    Second argument : le nucléaire assurerait notre indépendance énergétique. C’est oublier un peu rapidement que le nucléaire consomme aussi un matériau rare et importé : l’uranium. Or, en l’état des réserves mondiales prouvées, le stock d’uranium, au train où vont les choses, devrait être épuisé à la fin du siècle. Autant dire que le recours au nucléaire porte des coûts et des risques d’une durée quasi infinie alors qu’il n’apporte qu’une solution de relativement court terme.

    Dernier argument apporté par les défenseurs du nucléaire : il ne serait désormais plus possible de s’en priver sans revenir à la bougie – ce que nul ne veut – tant nous sommes désormais dépendants de cette énergie. Nos erreurs passées viendraient ainsi justifier de persister dans les mêmes erreurs !

    Un choix de mode de vie

    Il va de soi qu’en raison même du poids du nucléaire dans la production électrique française, on ne peut abandonner cette énergie du jour au lendemain. En tout état de cause, il nous faudra bien assumer l’héritage : il va falloir gérer le stock de déchets en évitant toute solution irréversible et assumer les coûts de démantèlement des installations. Mais est-ce une raison pour ne rien faire ou au contraire une raison supplémentaire pour agir dès aujourd’hui ? La vérité est qu’il est parfaitement possible de sortir du nucléaire et qu’il ne s’agit pas d’un choix technique, mais bien d’un choix politique, d’un choix de société, d’un choix éthique même, au cœur de la nécessaire réflexion sur notre responsabilité d’êtres humains à l’égard de nos semblables et des générations futures. Un choix de mode de vie qui questionne les finalités mêmes du système économique. Ce n’est qu’à titre secondaire un choix économique stricto sensu, dans la mesure où l’arrêt du nucléaire, même progressif, supposerait de profondes modifications de notre système de production, d’autant qu’il nous faut dans le même temps continuer de réduire le recours aux combustibles fossiles, changement climatique oblige.

    Et sur ce plan, les scénarios de sortie du nucléaire sont bien documentés. Ils reposent tous sur un effort majeur en matière d’économies d’énergie, qui devrait y contribuer pour un bon tiers, et par un recours massif aux différentes énergies renouvelables, sachant qu’un recours temporaire au méthane serait sans doute nécessaire, ce combustible fossile étant le moins polluant en termes d’effet de serre. Un tel choix imposerait de lourds investissements (dans le bâtiment notamment) et des changements de nos modes de vie afin de réduire au maximum les mobilités subies pour ne pas avoir à sacrifier les mobilités choisies. Il faudrait également augmenter sensiblement le prix de l’énergie électrique. En partie parce que le coût de production de l’électricité issue de technologies renouvelables demeure aujourd’hui plus élevé que celui de l’électricité nucléaire (sachant que le débat reste ouvert sur les « vrais coûts » du nucléaire, qui sont en partie socialisés et qui risquent de l’être toujours plus à l’avenir, quand l’heure viendra de démanteler les centrales existantes). L’augmentation du prix de l’énergie a aussi pour objectif de modifier les comportements des consommateurs et des offreurs d’équipement, comme on l’attendait de la taxe carbone. Reste à rendre cette augmentation acceptable en veillant à ce que la hausse des prix ne punisse pas les plus pauvres. Il suffirait pour cela de pratiquer des tarifs progressifs et non dégressifs et d’aider massivement les ménages les moins aisés à réduire leur consommation domestique. En revanche, le recours aux renouvelables, dont la production est plus intense en main-d’œuvre, profiterait massivement à l’emploi sur le territoire national, comme le montre l’exemple allemand, où le développement de l’éolien et du photovoltaïque a déjà engendré plus de 350 000 créations d’emplois.

    Il est accablant de constater qu’il faut une catastrophe aussi dramatique que celle que subit aujourd’hui le Japon pour que le débat sur le nucléaire soit rouvert. Il est vrai que le choix nucléaire est au cœur du logiciel de l’Etat français. Au point qu’un quasi-consensus règne sur le sujet parmi les grands partis de gouvernement. C’est que le nucléaire civil s’inscrit dans un héritage moins économique que stratégique : il s’inscrit dans la saga gaulliste comme un élément majeur de l’indépendance nationale, dans la filiation de l’effort technologique qui a permis à la France de devenir une puissance atomique, un effort qui nous a permis historiquement de maîtriser le cycle du combustible. Même la DCNS, la direction des constructions navales en voie de privatisation, propose aujourd’hui de mettre sur le marché des mini-réacteurs construits sur le modèle des réacteurs nucléaires qui propulsent nos sous-marins, des mini-réacteurs qui seraient posés sur les fonds marins. En voilà une idée qu’elle est bonne ! Dommage qu’on ne puisse plus proposer à Kadhafi de nous en acheter un ou deux. Sans doute aurait-il été intéressé. Nos réacteurs ne sont-ils pas les meilleurs au monde, quoiqu’un peu cher ?

    Philippe Frémeaux Article Web - 18 mars 2011

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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Mer 13 Avr - 14:54

    Fait historique : majorité PS-Verts et opposition UMP-Nouveau centre ont voté hier 11 avril comme un seul homme pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim. Portée par les écologistes, cette motion a été adoptée à l’unanimité moins une abstention.




    Vous trouverez en fin de message la motion telle qu'elle a été présentée au Conseil Municipal de Strasbourg le 11/04/2011. Nous vous invitons à la faire connaître à vos élus municipaux, départementaux et régionaux pour qu'ils s'en inspirent pour faire la même chose.


    A l'heure où l'Allemagne et la Suisse envisagent sérieusement la sortie du nucléaire, il serait inconcevable que la France en donne aucun signal aux populations de la planète qui suivent avec inquiétude les développements de la catastrophe de Fukushima.


    Nous vous proposons de transformer en cyber @ction adressée au Président de l'Autorité française de Sûreté Nucléaire la conclusion de cette motion.


    Merci de diffuser largement cette cyber @ction.


    Alain Uguen
    Association Cyber @cteurs






    >>> COMMENT AGIR ?


    > signer en ligne
    http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/presentation.php?id=286


    > signer par courriel


    C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :


    1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les ############
    2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte
    3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville
    4- Rajouter l'objet de votre choix : fermer Fessenheim
    5- Adressez votre message aux adresses suivantes :
    andre-claude.lacoste@asn.fr
    cyberacteurs@wanadoo.fr


    Cliquer ici :


    ou ici selon votre logiciel de messagerie



    rajoutez le député de votre circonscription dont vous trouverez l'adresse
    http://www.cyberacteurs.org/institutions/index.php


    6- Envoyez le message


    Par cette action, au Président de l'ASN, au député de votre circonscription et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette action.






    ############


    Prénom, Nom
    Profession :
    Adresse :
    Localité :
    Pays :




    Monsieur le Président de l'ASN
    Madame, Monsieur le député,


    En soutien au conseil municipal de Strasbourg unanime, je demande aux autorités compétentes
    - l’arrêt de la centrale de Fessenheim
    - sa reconversion en site pilote de recherche-développement qui permettra de mettre en œuvre des savoir-faire et des technologies pionniers, générateurs d’emplois et nécessaires au démantèlement des centrales nucléaires en fin de vie
    - la mise en place et le développement d’un plan de réduction de la consommation d’énergie dans tous les secteurs (en particulier le chauffage électrique)


    Veuillez croire en ma mobilisation citoyenne sur ce dossier.


    ############


    CONSEIL MUNICIPAL DU 11 AVRIL 2011


    MOTION


    Arrêtons Fessenheim


    Il y a 40 ans, le gouvernement Français décidait de développer massivement le nucléaire civil. Depuis lors, l’industrie du nucléaire a prospéré en ne prenant pas suffisamment en compte la question du retraitement des déchets et l’avenir des installations.
    La plus vieille centrale nucléaire française encore en activité a été construite en Alsace, à Fessenheim, en 1970. Ses installations sont vraisemblablement frappées d’obsolescence comme de nombreux dysfonctionnements permettent de le penser (avec une fréquence quatre fois supérieure à celle du reste du parc nucléaire français) et le fait que pour l’ensemble des spécialistes, les standards de sécurité de l’époque sont aujourd’hui dépassés.


    La catastrophe nucléaire survenue à Fukushima, centrale construite la même année que Fessenheim, nous interpelle à plusieurs titres :


    - Le déroulement des événements au Japon montre qu’un haut niveau de maitrise scientifique et technique n’est pas un gage suffisant de sécurité en matière de gestion nucléaire. Or l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) et l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) ont mis cette année en lumière de nouveaux dysfonctionnements impactant la sécurité des installations.
    - La centrale de Fukushima devait être fermée pour respecter le délai d’usure matérielle estimé à 30 ans. A la demande de l’opérateur Tepco, les autorités ont accordé un délai d’exploitation supplémentaire de dix ans.


    Certes des missions d’évaluation sont en cours, mais quels qu’en soient les conclusions et plutôt que de reporter le problème par une prolongation de 10 ans de la durée d’exploitation de Fessenheim, nous proposons d’anticiper la conversion nécessaire et inévitable du site de Fessenheim.
    La sûreté nucléaire ne s’arrête pas à nos frontières : c’est avec toutes les collectivités alsaciennes et avec nos voisins suisses et allemands que cette question doit être traitée et débattue.


    En conséquence, le Conseil Municipal de la Ville de Strasbourg réuni le 11/04/2011 demande aux autorités compétentes :


    - l’arrêt de la centrale de Fessenheim
    - sa reconversion en site pilote de recherche-développement qui permettra de mettre en œuvre des savoir-faire et des technologies pionniers, générateurs d’emplois et nécessaires au démantèlement des centrales nucléaires en fin de vie
    - la mise en place et le développement d’un plan de réduction de la consommation d’énergie dans tous les secteurs


    voir
    http://www.groupe-ump-nouveaucentre-strasbourg.eu/?p=2219


    Autre manif contre l'exploration des gaz et huiles de schiste
    dimanche 17 avril à Cahors, place de Gaulle à 15 h
    Gérer ses inscriptions et désinscriptions sur cette pagehttp://www.cyberacteurs.org/liste_dif/gestion.php

    Donner à Cyber @cteurs, c’est une façon d'être partenaire des Réseaux qui se battent pour la préservation de l'environnement et les droits de l'être humain dans le monde. D'avance, MERCI ! Faire un don en ligne

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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Ven 15 Avr - 22:21

    Le nucléaire civil et militaire, c'est de 1,1 à 61 millions de morts et de 2,3 à 123 millions de cancers

    D'après le CERR (Comité européen sur le risque de l'irradiation) le nucléaire est responsable de 61,6 millions de morts par cancers depuis 1945, contre 1,1 million selon les sources officielles, le nombre de cancers est pour sa part évalué à 123,2 millions contre 2,3 et l'étude estime en outre que les radiations ont induit une importante mortalité infantile et foetale (3,4 millions).
    http://www.dissident-media.org/infonucleaire/millions.html
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Jeu 28 Avr - 23:30

    Communiqué de réaction - 28 avril 2011
    Le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce l'ineptie des propos du Chef de l'État

    "Au nom de l'environnement, on voudrait tuer le développement en France" a affirmé Nicolas Sarkozy cet après-midi, ajoutant que sortir du nucléaire reviendrait à "se couper un bras" (1). Est-ce d'avoir assisté quelques instants plus tôt à une démonstration d'élagage qui a inspiré au chef de l'État cette métaphore aussi tranchante qu'inepte ?

    Le chef de l'État ignore manifestement que d'autres pays "développés" se débrouillent très bien sans nucléaire - citons par exemple l'Autriche, qui interdit le recours au nucléaire dans sa constitution. Quant à l'Allemagne s'est engagée sur la voie de la sortie du nucléaire. M. Sarkozy considère-t-il donc que la première économie européenne est un pays "manchot" ?

    Non seulement la France peut sortir du nucléaire, mais ce serait même pour elle une formidable opportunité économique : création de centaines de milliers d'emplois qualifiés, développement de nouvelles filières et activités, possibilité de devenir leader mondial du démantèlement des installations nucléaire, etc. Pour l'aider à prendre conscience des possibilités effectives de sortie du nucléaire, le Réseau "Sortir du nucléaire" invite le chef de l'État à consulter le scénario énergétique de l'association Négawatt (2) - une lecture peut-être plus à la portée de M. Sarkozy que "La Princesse de Clèves" ?

    La bêtise des propos de M. Sarkozy est saisissante, au lendemain du tragique 25ème anniversaire de Tchernobyl, dont le bilan se monte à ce jour à un million de morts selon l'Académie des Sciences de New-York (3). Même en fonctionnement normal, les centrales nucléaires ont des effets plus graves que "couper un bras" : en 2008, une vaste étude épidémiologique commanditée par le gouvernement allemand a démontré une hausse de 117 % des leucémies infantiles dans un rayon de 5 km autour des réacteurs nucléaires (4).

    En regard du sort des victimes du nucléaire, la métaphore pseudo-médicale du chef de l'État sur la sortie du nucléaire est tout simplement sordide.


    Porte-parole :
    Nadine Schneider - 06 85 50 82 77

    Attachée de presse :
    Opale Crivello - 06 12 40 59 51

    Sources :

    (1) http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/04/28/sarkozy-sortir-du-nucleaire-reviendrait-a-se-couper-un-bras_1514207_823448.html

    (2) http://www.negawatt.org

    (3) http://www.chernobyl-day.org/article/tchernobyl-consequences-de-la

    (4) http://www.bmu.de/files/pdfs/allgemein/application/pdf/hintergrund_kikk_studie.pdf
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Sam 14 Mai - 11:48

    « Entrer au cœur du réacteur, c’était ça mon travail » Témoignage d’un gitan du nucléaire

    Cet article est la traduction d’un témoignage paru en décembre 2010 sur le site d’informations japonais en ligne JANJAN. Il a été écrit par Takeshi Kawakami, blogueur qui a travaillé pendant dix ans comme nomade du nucléaire, puis de 2003 à 2008 dans la centrale d’Hamaoka, au sud de Tôkyô. Il réside toujours à Omaezaki, à un kilomètre de cette centrale.

    J’ai travaillé plus de cinq ans dans la centrale d’Hamaoka, mais avant ça, j’ai aussi travaillé 10 ans dans différentes centrales. A cette époque, je n’avais pas de lieu de travail fixe et je changeais constamment de centrales nucléaires. Ces gens-là, on les appelle les « gitans du nucléaire » (genpatsu jipushi) et c’était comme ça que je vivais à l’époque.

    Durant la deuxième année de cette vie flottante de « gitan », je travaillais à la centrale Genkai, dans la préfecture de Saga (sur l’île de Kyûshû), et j’en vint à entrer au cœur du réacteur. Le cœur du réacteur, c’est l’endroit où les combustibles d’uranium sont brûlés. Le déclenchement de la réaction nucléaire provoque l’émission d’une gigantesque énergie qui fait tourner la turbine et créé de l’électricité. Mais parce qu’on consomme du combustible d’uranium, cette zone devient aussi extrêmement radioactive. Entrer à l’intérieur du cœur du réacteur, installer des robots de mesures, c’était ça mon travail.

    Un jour, alors que ce n’était pas moi qui était en charge de l’installation, un accident se produisit. Le robot qu’on venait d’installer ne réagissait pas alors qu’on essayait de le faire fonctionner de l’extérieur. On avait fait sur les parois du réacteur d’innombrables petits trous où venaient s’insérer les « pattes » du robot, ce qui permet de le faire fonctionner à distance. Cependant, les pattes n’ayant pas été positionnées au bon endroit, un contrôle des installations était nécessaire. Si l’on ne faisait rien, ce sont des instruments de haute précision de plusieurs dizaines de millions de yens qu’on laissait se détériorer. Avant que cela n’arrive, je suis retourné à l’intérieur pour remettre le robot à sa place.

    Un immense édifice

    Alors que je m’approche de la zone du réacteur, je dois mettre combinaison et équipement. Pour mettre la combinaison, je reçois l’aide de deux autres ouvriers. Les vêtements d’un opérateur se composent de deux couches sur lesquels on rajoute une combinaison Tyvek en plastique et en papier. On se couvre d’un masque et par crainte de laisser des interstices, on entoure les poignets, les chevilles et le cou de bande adhésive.

    Après avoir enfilé cette sorte de combinaison spatiale, je me dirige vers le cœur du réacteur. Quand j’arrive aux abords du cœur, deux ouvriers de la compagnie japonaise des contrôles non-destructifs (Nihon Hihakai Kensa, JNDI) se tenaient là. Ce qui me surpris, c’est que malgré que nous nous trouvions dans une zone hautement radioactive, ils étaient habillés normalement et ne portaient même pas de masques. Le responsable me fit signe de la main. Me regardant dans les yeux, à travers le masque, il me fit alors à nouveau un grand signe de la tête. Il jaugeait ma capacité d4endurer le travail au cœur du réacteur.

    Ensemble nous nous approchèrent du réacteur. C’était la première fois que j’en voyais un d’aussi près. Si ma mémoire est bonne, le diamètre de la cuve était d’environ 3 mètres et de forme sphérique ou ovale. Et nous nous tenions là, en face de cet immense édifice. La base du réacteur m’arrive à peu près aux épaules. A cet endroit, il y a une étroite bouche d’entrée. Il ouvre cette sorte de bouche d’égout et je compris alors que c’est par là que j’allais devoir plonger.

    Une envie irrésistible de fuir

    J’approche ma tête de cette bouche pour jeter un œil. A l’intérieur, tout est sombre, l’atmosphère est dense et donne l’impression que quelque chose de mauvais s’y trouve. Je commence à éprouver de la peur, mes traits se tendent. Mes oreilles bourdonnent, et d’un coup, je n’ai plus du tout envie de rentrer à l’intérieur. Alors que j’essaye de me reprendre, le chef me montre la paroi sur lequel est fixé le robot. C’est parce qu’il est mal installé que je dois rentrer. Mais quelque chose de sinistre flotte dans l’air et je résiste à l’envie violente de fuir qui s’empare de moi. Mais je n’avais plus le choix, je ne pouvais plus revenir en arrière.

    Le robot de recherche de fissure (kizu robotto) fait 40 cm de long et 20 cm de large. On appelle ça un « robot araignée ». Le chef prend de longues minutes pour me donner des explications, la tête enfoncée dans le hublot. A l’époque, je n’avais pas conscience de la folie qu’il y avait à s’exposer ainsi aux radiations. J’éprouve un certain malaise aujourd’hui quand je pense au comportement « audacieux » des ouvriers.

    Cet homme qui continue à regarder imperturbablement l’intérieur du cœur n’éprouve-t-il pas de la crainte ? me disais-je. Alors que j’étais protégé de la tête aux pieds, lui ne mettait pas même son masque. J’ai appris récemment qu’un gars qui travaillait à Hamaoka (centrale nucléaire située au sud de Tôkyô) et qui faisait beaucoup d’inspections non-destructives, a eu un cancer de la mâchoire. Ses collègues s’en sont inquiétés mais l’exploitant Chûbu Electric Power Company a refusé de reconnaître qu’il s’agit d’une maladie professionnelle. De nombreux collègues n’ont pas osé prendre la parole pour exprimer leurs craintes concernant les conséquences du travail en zone sur la santé. Mais ils portent un regard plein de haine sur la Chûbu maintenant.

    Ce travailleur atteint d’un cancer lui s’est battu, a porté l’affaire devant les tribunaux mais a perdu. J’ai appris qu’il est mort d’une hémorragie provoquée par sa maladie. S’exprimant sur ce cas, le professeur Akio Ôhashi de l’université de Shizuoka a expliqué qu’il avait l’intime conviction que l’origine de son cancer venait de son travail à la centrale d’Hamaoka. Il y a 30 ans, lorsque j’écoutais les explications de l’employé de la JNDI, j’ai du être moi-aussi touché par ces radiations extrêmes.

    Les crabes du réacteur

    Une fois les explications terminées, je me préparais à entrer. On plaça un escabeau devant la bouche d’entrée, puis accroupis, j’attendais le signal du chef. D’un signe de tête de sa part, j’entre de moitié. Aussitôt, une sensation violente m’atteint et ma tête est comme comprimée. N’écoutant que mon courage, je plonge entièrement à l’intérieur du cœur du réacteur. Le bourdonnement dans mes oreilles s’intensifie. Beaucoup d’ouvriers disent que lorsqu’on plonge dans un réacteur, on entend comme des crabes ramper au sol. Une fois le travail terminé, lorsqu’on rentre chez soi ce bruit vous poursuit. Un écrivain en a même fait un roman en 1981, qui s’appelle « les crabes du réacteur » (genshiro no kani)

    Dans mon cas, je n’ai pas entendu ce son mais plutôt un bruit continu, comme des soutras récités sur un tempo rapide. Et cette sensation affreuse d’avoir la tête comprimée. Je me relève rapidement et fixe le casque sur ma tête. Forcé de rester courbé, j’attrape le robot et crie « ok » aux techniciens restés dehors. Une fois désactivé, je le défais de la paroi et constate surpris qu’il est très léger. Je replace les pieds dans les trous convenablement et crie à nouveau « ok ». Une fois vérifié un à un que les pieds sont correctement mis en place, je hurle « ok » et ressort en courant de la cuve, pris de panique. Cela n’avait duré que 15 secondes.

    Une fois ressortit, l’employé de la JDNI continue de pencher sa tête à l’intérieur de la cuve pour vérifier que le robot est bien mis. Je me dis que ce gars a toutes les qualifications requises pour un cancer du globe oculaire. Je m’éloigne rapidement de cette zone pour aller enlever ma tenue de protection. Ma combinaison étant désormais extrêmement contaminée, je la retire avec prudence. Une fois la combinaison Tyvek retirée et mise à l’envers, les ouvriers la prennent et la jettent dans un sac en plastique. Je pouvais enfin respirer à l’air libre.

    180 millisieverts en 15 secondes

    Distraitement, je sors mon compteur geiger et je constate qu’il indique plus de 180 millisieverts. J’avais peine à croire qu’en seulement 15 secondes, j’avais absorbé une dose aussi importante. Après cela, j’ai continué à travailler dans le nucléaire. J’ai eu l’occasion de replonger une seconde fois dans le cœur d’un réacteur. Je n’ai jamais réussi à surmonter l’angoisse qui s’emparait alors de moi, et ce bourdonnement dans les oreilles.

    Takeshi Kawakami

    (traduit par Mathieu Gaulène)


    http://www.bbec.lautre.net/www/spip_truks-en-vrak/spip.php?article1264--------------------------------------------------------------------------------

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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Ven 27 Mai - 4:37

    25 ans de Tchernobyl : 532 actions dans 27 pays !
    Du 2 au 26 avril, grâce à vous, ce ne sont pas moins de 366 actions, d’une grande diversité, qui ont été organisées rien qu’en France ! Et pendant le week-end de Pâques, plus de 100 rassemblements ont eu lieu, totalisant plus de 20 000 personnes.

    http://www.chernobyl-day.org/Comptes-rendus-d-actions
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Ven 27 Mai - 4:39

    Samedi 11 juin - Opération "Carton rouge pour le nucléaire"
    Le 11 juin, les associations antinucléaires japonaises appellent à de grandes manifestations. Nous relayons en France cet appel et nous invitons tous les militants et sympathisants à participer à cette journée d’action. Fukushima, plus jamais ça !

    http://groupes.sortirdunucleaire.org/Samedi-11-juin-2011-3-mois-de
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Mar 31 Mai - 4:59

    Réaction – 30 mai 2011
    Le Réseau “Sortir du nucléaire“ salue la décision de l'Allemagne de sortir du nucléaire d'ici 2022

    Le Réseau "Sortir du nucléaire" salue la décision raisonnable de l’Allemagne de sortir du nucléaire d'ici 2022. Elle fait preuve aujourd’hui d'une vraie ambition, non seulement en matière de politique énergétique, mais également en terme d’investissement pour l’avenir économique. L’Allemagne démontre également qu’elle a su tirer les leçons de Fukushima.

    Ce choix politique va en effet entraîner une augmentation des investissements dans les énergies alternatives, investissements qui, nous le rappelons, ont déjà créé plus de 370 000 emplois pérennes et non délocalisables en moins de 10 ans dans ce pays. Ce développement des énergies renouvelables ne se fera pas sans un programme ambitieux d’efficacité énergétique et d’économies d’énergies.

    Le gouvernement français et les artisans du nucléaire dont AREVA, en voulant sauver à tout prix le soi-disant "fleuron industriel" de la France, mènent une politique de plus en plus isolée, dangereuse et passéiste, en désaccord avec une majorité de Français réticents au nucléaire (1).



    Quand la France se décidera-t-elle à prendre exemple sur ses voisins allemand et suisse ?


    Contacts presse :
    Jean-Pierre Minne : 06 71 07 24 47
    Charlotte Mijeon (sur Paris) : 06 75 36 20 20
    Opale Crivello : 06 64 660 123

    (1) 70% des Français sont favorables à la sortie du nucléaire, selon un sondage IFOP réalisé du 15 au 17 mars 2011 et un sondage Opinion Way, réalisé les 16 et 17 mars 2011.





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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Jeu 16 Juin - 5:14

    Bernard Laponche : “Il y a une forte probabilité d'un accident nucléaire majeur en Europe”

    Physicien nucléaire, polytechnicien, Bernard Laponche est formel : la France est dans l'erreur. Avec le nucléaire, elle s'obstine à privilégier une énergie non seulement dangereuse mais obsolète. Alors que d'autres solutions existent, grâce auxquelles les Allemands ont déjà commencé leur transition énergétique.

    Il est des leurs. Enfin, il était des leurs. Polytechnicien, physicien nucléaire, Bernard Laponche a participé, dans les années 1960, au sein du Commissariat à l'énergie atomique, à l'élaboration des premières centrales françaises. La découverte des conditions de travail des salariés de la Hague sera pour lui un choc : il prend conscience du danger de l'atome, qu'il juge moralement inacceptable. Dès les années 1980, Bernard Laponche, désormais militant au sein de la CFDT, prône la maîtrise de la consommation énergétique et le développement des énergies renouvelables. Les décennies suivantes lui ont donné raison. Mais la France, seul pays au monde à avoir choisi l'option du tout-nucléaire, s'obstine dans l'erreur, déplore-t-il, et s'aveugle : énergie du passé, sans innovation possible, le nucléaire ne représente pas seulement une menace terrifiante, pour nous et pour les générations qui suivront ; il condamne notre pays à rater le train de l'indispensable révolution énergétique.

    On présente toujours l'énergie nucléaire comme une technologie très sophistiquée. Vous dites qu'il s'agit juste du « moyen le plus dangereux de faire bouillir de l'eau chaude » (1) . C'est provocateur, non ?
    Pas vraiment... Un réacteur nucléaire n'est qu'une chaudière : il produit de la chaleur. Mais au lieu que la chaleur, comme dans les centrales thermiques, provienne de la combustion du charbon ou du gaz, elle est le résultat de la fission de l'uranium. Cette chaleur, sous forme de vapeur d'eau, entraîne une turbine qui produit de l'électricité. L'énergie nucléaire n'est donc pas ce truc miraculeux qui verrait l'électricité « sortir » du réacteur, comme s'il y avait une production presque spontanée...

    Pourquoi cette image s'est-elle imposée ?
    Les promoteurs du nucléaire ne tiennent pas à mettre en avant la matière première, l'uranium. C'est lié au fait qu'à l'origine le nucléaire était militaire, donc stratégique. Et puis en laissant penser que l'électricité est produite directement, ils lui donnent un côté magique, ainsi qu'une puissance trois fois plus élevée, car c'est la chaleur produite que l'on évalue, pas l'électricité. Or les deux tiers de la chaleur sont perdus, ils réchauffent l'eau des fleuves ou de la mer qui sert à refroidir les réacteurs.

    Parlons donc du combustible...
    Ce sont des crayons d'uranium, de l'uranium légèrement enrichi en isotope 235, pour les réacteurs français. La fission est une découverte récente (1938) : un neutron tape un noyau d'uranium qui explose, produit des fragments, donc de l'énergie, et des neutrons, qui vont taper d'autres noyaux – c'est la réaction en chaîne. La multiplication des fissions produit de la chaleur. Or les fragments de la fission sont de nouveaux produits radioactifs, qui émettent des rayons alpha, bêta, gamma... A l'intérieur des réacteurs, vous produisez donc de la chaleur, c'est le côté positif, mais aussi des produits radioactifs, notamment du plutonium, le corps le plus dangereux qu'on puisse imaginer, qui n'existe qu'à l'état de trace dans la nature. On aurait dû s'interroger dès l'origine : ce moyen de produire de l'eau chaude est-il acceptable ?

    Cette réaction en chaîne, on peut tout de même l'arrêter à chaque instant, non ?
    Dans un fonctionnement normal, on abaisse les barres de contrôle dans le cœur du réacteur : elles sont constituées de matériaux qui absorbent les neutrons, ce qui arrête la réaction en chaîne. Mais il faut continuer de refroidir les réacteurs une fois arrêtés, car les produits radioactifs continuent de produire de la chaleur. La nature même de la technique est donc source de risques multiples : s'il y a une panne dans les barres de contrôle, il y a un emballement de la réaction en chaîne, ce qui peut provoquer une explosion nucléaire ; s'il y a une fissure dans le circuit d'eau, il y a perte de refroidissement, la chaleur extrême détruit les gaines du combustible, certains produits radioactifs s'échappent, on assiste à la formation d'hydrogène, cet hydrogène entraîne des matières radioactives et peut exploser.

    “Puisque le point de départ, c'est la création
    de produits radioactifs en grande quantité, la catastrophe
    est intrinsèque à la technique. Le réacteur fabrique
    les moyens de sa propre destruction.”

    Mais on multiplie les systèmes de protection...
    Vous avez beau les multiplier, il y a toujours des situations dans lesquelles ces protections ne tiennent pas. A Tchernobyl, on a invoqué, à juste titre, un défaut du réacteur et une erreur d'expérimentation ; à Fukushima, l'inondation causée par le tsunami. Au Blayais, en Gironde, où la centrale a été inondée et où on a frôlé un accident majeur, on n'avait pas prévu la tempête de 1999. Mais on a vu des accidents sans tsunami ni inondation, comme à Three Mile Island, aux Etats-Unis, en 1979. On peut aussi imaginer, dans de nombreux pays, un conflit armé, un sabotage... Puisque le point de départ, c'est la création de produits radioactifs en grande quantité, la catastrophe est intrinsèque à la technique. Le réacteur fabrique les moyens de sa propre destruction.

    Y a-t-il eu des innovations en matière nucléaire ?
    Aucun progrès technologique majeur dans le nucléaire depuis sa naissance, dans les années 1940 et 1950. Les réacteurs actuels en France sont les moteurs des sous-marins atomiques américains des années 1950. En plus gros. Les réacteurs, l'enrichissement de l'uranium et le retraitement, sont des technologies héritées de la Seconde Guerre mondiale. On a juste augmenté la puissance et ajouté des protections. Mais parce que le système est de plus en plus compliqué, on s'aperçoit que ces protections ne renforcent pas toujours la sûreté.

    On a du mal à croire qu'il n'y ait eu aucune innovation majeure...
    Si, le surgénérateur ! Avec Superphénix, on changeait de modèle de réacteur. Et heureusement qu'on l'a arrêté en 1998, car il était basé sur l'utilisation du plutonium. Le plutonium est un million de fois plus radioactif que l'uranium. Comment a-t-on pu imaginer faire d'un matériau aussi dangereux le combustible d'une filière de réacteurs exportable dans le monde entier ?

    Nicolas Sarkozy affirme que si l'on refuse le nucléaire, on doit accepter de s'éclairer à la bougie. Qu'en pensez-vous ?
    Il est lassant d'entendre des dirigeants qui n'y connaissent rien continuer à dire n'importe quoi. Nicolas Sarkozy ne croit pas si bien dire ; un jour, et pourquoi pas dès cet été, les Français s'éclaireront à la bougie : comme nous sommes le seul pays au monde à avoir choisi de produire 80 % de notre électricité avec une seule source, le nucléaire, et une seule technique, le réacteur à eau pressurisée, si nous sommes contraints d'arrêter nos réacteurs, nous retournerons à la bougie ! Pas besoin d'une catastrophe, juste un gros pépin générique, ou une sécheresse et une canicule exceptionnelles. Car on ne peut pas faire bouillir l'eau des rivières. En revanche, si l'on décidait de sortir du nucléaire en vingt ans, on pourrait démultiplier notre inventivité énergétique pour justement éviter la bougie.

    Les défenseurs du nucléaire disent qu'en France, avec notre nouveau réacteur, l'EPR, que l'on construit à Flamanville, on arrive à un risque quasi nul...
    Chaque pays assure que ses réacteurs sont mieux que les autres. Avant Fukushima, le discours des Japonais était le même que celui des Français. On en est déjà à cinq réacteurs détruits (Three Mile Island, Tchernobyl, et trois réacteurs à Fukushima) sur quatre cent cinquante réacteurs dans le monde, des centaines de kilomètres carrés inhabitables. La probabilité théorique, selon les experts de la sûreté nucléaire, devait être de un pour cent mille « années-réacteur » [une année-réacteur, c'est un réacteur fonctionnant pendant un an, NDLR], voire un million d'années-réacteur pour un accident majeur, type Tchernobyl ! La réalité de ce qui a été constaté est trois cents fois supérieure à ces savants calculs. Il y a donc une forte probabilité d'un accident nucléaire majeur en Europe.

    Une innovation majeure pourrait-elle vous conduire à revoir votre jugement ?
    Je ne vois pas de solution dans l'état actuel, non pas de l'ingénierie, mais de la connaissance scientifique. Je ne dis pas qu'un jour un savant ne trouvera pas un moyen d'utiliser l'énergie de liaison des noyaux de façon astucieuse, qui ne crée pas ces montagnes de produits radioactifs. Mais pour le moment, il n'y a pas !

    Pourquoi vous opposez-vous à Iter, expérience sur la fusion menée à Cadarache, sous l'égide de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ?
    La fusion, c'est l'inverse de la fission. On soude deux petits noyaux, deux isotopes de l'hydrogène, le deutérium (un proton et un neutron) et le tritium (un proton et deux neutrons), et cette soudure dégage de l'énergie. Mais il faut arriver à les souder, ces noyaux ! Dans le Soleil, ils se soudent du fait de la gravitation. Sur Terre, on peut utiliser une bombe atomique, ça marche très bien. L'explosion provoque la fusion des deux noyaux, qui provoque une seconde explosion beaucoup plus forte : c'est la bombe à hydrogène, la bombe H. Pour une fusion sans bombe, il faut créer des champs magnétiques colossaux afin d'atteindre des températures de cent millions de degrés. Iter, à l'origine un projet soviétique, est une expérience de laboratoire à une échelle pharaonique, des neutrons extrêmement puissants bombardent les parois en acier du réacteur, ces matériaux deviennent radioactifs et doivent d'ailleurs être remplacés très souvent. Je ne suis pas spécialiste de la fusion, mais je me souviens que nos deux derniers Prix Nobel français de physique, Pierre-Gilles de Gennes et Georges Charpak, avaient dit qu'Iter n'était pas une bonne idée. Ils prônaient les recherches fondamentales avant de construire cet énorme bazar. Personne n'a tenu compte de leur avis, et nos politiques se sont précipités, sur des arguments de pure communication – on refait l'énergie du Soleil – pour qu'Iter se fasse en France.

    Pourquoi ?
    Parce que les Français veulent être les champions du nucléaire dans le monde. Les Japonais voulaient Iter, mais leur Prix Nobel de physique Masatoshi Koshiba a dit « pas question », à cause du risque sismique. Je pense que ce projet va s'arrêter parce que son prix augmente de façon exponentielle. Et personne ne s'est posé la question : si jamais ça marchait ? Que serait un réacteur à fusion ? Comme disent les gens de l'association négaWatt, pourquoi vouloir recréer sur Terre l'énergie du Soleil puisqu'elle nous arrive en grande quantité ?

    Que répondez-vous à ceux qui pensent que l'impératif du réchauffement climatique, donc la nécessaire réduction des émissions de CO2, nous impose d'en passer par le nucléaire ?
    Tout d'abord, on ne peut pas faire des émissions de CO2 le seul critère de choix entre les techniques de production d'électricité. Faut-il accepter qu'au nom du climat, tous les cinq ou dix ans, un accident de type Fukushima se produise quelque part dans le monde ? Ensuite, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a montré que si l'on voulait tenir nos objectifs de réduction des émissions de CO2, la moitié de l'effort devait porter sur les économies d'énergie. Pour l'autre moitié, le recours aux énergies renouvelables est essentiel, la part du nucléaire n'en représentant que 6 %. Il faut donc relativiser l'avantage du nucléaire.

    “Comme on a fait trop de centrales nucléaires,
    il y a eu pression pour la consommation d'électricité,
    en particulier pour son usage le plus imbécile, le chauffage
    électrique, pour lequel la France est championne.”

    Vous avez commencé votre carrière au CEA et avez été un artisan de cette énergie. Que s'est-il passé ?
    J'ai même fait une thèse sur le plutonium, et je ne me posais aucune question. Tout est très compartimenté au CEA, je faisais mes calculs sur la centrale EDF 3 de Chinon, n'avais aucune idée des risques d'accident ni du problème des déchets. Je travaillais avec des gens brillants. Et puis j'ai commencé à militer à la CFDT, après 68, et on s'est intéressé aux conditions de travail des travailleurs de la Hague. Je me suis aperçu que, moi, ingénieur dans mon bureau, je ne connaissais rien de leurs conditions de travail, et que les gens de la Hague ne savaient pas ce qu'était un réacteur nucléaire. On a donc écrit, en 1975, un bouquin collectif qui a été un best-seller, L'Electronucléaire en France. Le patron du CEA de l'époque a d'ailleurs reconnu la qualité de ce travail. Pour cela, j'ai travaillé pendant six mois à partir de documents américains, parce qu'en France il n'y avait rien. La CFDT a alors pris position contre le programme nucléaire. J'ai commencé à travailler sur les alternatives au nucléaire et, en 1982, je suis entré à l'Agence française pour la maîtrise de l'énergie.

    Cela fait trente ans... Que prôniez-vous à l'époque ?
    Mais la même chose qu'aujourd'hui : économies d'énergie et énergies renouvelables ! Les principes de l'électricité photovoltaïque, donc des panneaux solaires, étaient déjà connus. Aujourd'hui, on ne parle que de l'électricité, mais ce qu'il faudrait d'abord installer partout, c'est des chauffe-eau solaires ! Rien de plus simple : un fluide caloporteur circule dans un tube sous un panneau vitré, et permet d'obtenir de l'eau à 60 degrés. L'Allemagne, pays moins ensoleillé que la France, a dix fois plus de chauffe-eau solaires. Dans le Midi, il n'y en a pas, ou si peu !

    Cela ne demande pas beaucoup d'innovation...
    L'innovation permet avant tout de réduire les coûts. L'éolien, sa compétitivité face au nucléaire est acquise. En ce qui concerne le photovoltaïque, les Allemands anticipent des coûts en baisse de 5 % chaque année. Il y a beaucoup de recherches à faire sur les énergies marines, les courants, l'énergie des vagues, la chaleur de la terre avec la géothermie. Les énergies renouvelables, sous un mot collectif, sont très différentes, et peuvent couvrir à peu près tous les besoins énergétiques. Les Allemands estiment qu'elles couvriront 80 % des leurs d'ici à 2050. C'est plus que crédible, à condition de toujours rechercher les économies d'énergie.


    Le fait qu'on ait produit de l'électricité à partir du nucléaire à un coût modique, ne prenant pas en compte les coûts du démantèlement et de la gestion à long terme des déchets radioactifs, a-t-il pénalisé les énergies renouvelables ?
    Oui, et comme on a fait trop de centrales nucléaires, il y a toujours eu pression pour la consommation d'électricité, et en particulier pour son usage le plus imbécile, le chauffage électrique, pour lequel la France est championne d'Europe. On construit des logements médiocres, l'installation de convecteurs ne coûte rien, cela crée du coup un problème de puissance électrique globale : en Europe, la différence entre la consommation moyenne et la pointe hivernale est due pour moitié à la France ! Résultat, l'hiver, nous devons acheter de l'électricité à l'Allemagne, qui produit cette électricité avec du charbon… Hors chauffage, les Français consomment encore 25 % de plus d'électricité par habitant que les Allemands. Qui n'ont pas seulement des maisons mieux isolées, mais aussi des appareils électroménagers plus efficaces, et qui font plus attention, car l'électricité est un peu plus chère chez eux.

    “Les Allemands étudient des réseaux
    qui combinent biomasse, hydraulique, éolien,
    photovoltaïque. Ils réussissent la transition
    énergétique. Parce qu'ils l'ont décidée.”

    Quelles sont les grandes innovations à venir en matière d'énergie ?
    Les « smart grids », les réseaux intelligents ! Grâce à l'informatique, on peut optimiser la production et la distribution d'électricité. A l'échelle d'un village, d'une ville ou d'un département, vous pilotez la consommation, vous pouvez faire en sorte, par exemple, que tous les réfrigérateurs ne démarrent pas en même temps. Les défenseurs du nucléaire mettent toujours en avant le fait que les énergies renouvelables sont fluctuantes – le vent ne souffle pas toujours, il n'y a pas toujours du soleil – pour asséner que si l'on supprime le nucléaire, il faudra tant de millions d'éoliennes... Mais tout change si l'on raisonne en termes de combinaisons ! Les Allemands étudient des réseaux qui combinent biomasse, hydraulique, éolien, photovoltaïque. Et ils travaillent sur la demande : la demande la nuit est plus faible, donc avec l'éolien, la nuit, on pompe l'eau qui va réalimenter un barrage qui fonctionnera pour la pointe de jour... C'est cela, la grande innovation de la transition énergétique, et elle est totalement opposée à un gros système centralisé comme le nucléaire. Le système du futur ? Un territoire, avec des compteurs intelligents, qui font la jonction parfaite entre consommation et production locale. Small is beautiful. Les Allemands réussissent en ce moment cette transition énergétique. Parce qu'ils l'ont décidée. C'est cela, le principal : il faut prendre la décision. Cela suppose une vraie prise de conscience.

    Comment expliquez-vous l'inconscience française ?
    Par l'arrogance du Corps des ingénieurs des Mines, d'une part, et la servilité des politiques, de l'autre. Une petite caste techno-bureaucratique a gouverné les
    questions énergétiques depuis toujours, puisque ce sont eux qui tenaient les Charbonnages, puis le pétrole, et ensuite le nucléaire. Ils ont toujours poussé jusqu'à l'extrême, et imposé aux politiques, la manie mono-énergétique.

    Cela vient de notre pouvoir centralisé ?
    Complètement ! Dans les années 1970, un chercheur suédois a écrit une étude sur le fait que le nucléaire marche dans certains pays et pas dans d'autres. Et il en a conclu qu'une structure politico-administrative autoritaire et centralisée avait permis qu'il se développe dans deux pays : l'URSS et la France. Pour de fausses raisons – indépendance énergétique, puissance de la France –, on maintient le lien entre le nucléaire civil et militaire – le CEA a une branche applications militaires, Areva fournit du plutonium à l'armée. Ce complexe militaro-étatico-industriel fait qu'ici on considère madame Merkel comme une folle. Au lieu de se dire que si les Allemands font autrement, on pourrait peut-être regarder… Non, on décide que les Allemands sont des cons. Nos responsables claironnent qu'on a les réacteurs les plus sûrs, que le nucléaire c'est l'avenir, et qu'on va en vendre partout. C'est l'argument qu'on utilise depuis toujours, et on a vendu péniblement neuf réacteurs en cinquante ans, plus les deux qui sont en construction en Chine. Ce n'est pas ce qui était prévu… En dix ans, les Allemands, eux, ont créé près de 400 000 emplois dans les énergies renouvelables.

    En dehors des écologistes, personne, y compris à gauche, ne remet en cause le nucléaire...
    Les choses évoluent vite. Fukushima ébranle les pro-nucléaire honnêtes. Je pense que la décision allemande aura une influence, pas sur nos dirigeants actuels, mais sur nos industriels et aussi sur les financiers. Ils doivent se dire : vais-je continuer à mettre mes billes dans un truc comme ça ? Il y avait jadis l'alliance Areva-Siemens pour proposer des réacteurs EPR, mais Siemens en est sorti depuis des années. On peut toujours se rassurer en pensant que les Allemands se trompent, mais on peut difficilement soutenir qu'ils aient fait ces dernières décennies de mauvais choix et que leur industrie soit faiblarde...

    Les écologistes peuvent-ils peser sur les socialistes ?
    Bien sûr. Déjà, en 2000, tout était prêt pour l'EPR, mais Dominique Voynet, ministre de l'Environnement, a dit à Lionel Jospin : « Si tu fais l'EPR, je démissionne. » C'est la seule fois où elle a mis sa démission dans la balance et l'EPR ne s'est pas fait à l'époque. Je travaillais auprès d'elle comme conseiller sur ces questions, j'ai pondu trois cent cinquante notes. Il y avait une bagarre quotidienne entre le ministère de l'Environnement et le ministère de l'Industrie, qui se moquait complètement de la sécurité. Malheureusement, l'EPR est reparti avec Chirac en 2002. Et il va nous coûter très cher. En un demi-siècle, on a gaspillé l'énergie, on a fait n'importe quoi. Il est urgent de choisir une civilisation énergétique qui ne menace pas la vie.

    .
    http://www.telerama.fr/monde/bernard-laponche-il-y-a-une-forte-probabilite-d-un-accident-nucleaire-majeur-en-europe,70165.php
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Sam 25 Juin - 6:13

    Nucléaire: Un ancien technicien d'Areva dénonce le manque de sécurité à la Hague

    Un retraité d'Areva a tenté de convaincre la commission locale d'information (CLI) du site, de faire construire une «cathédrale de béton» contre les éventuels projectiles, par avion ou tir de mortier depuis la campagne environnante.

    http://www.20minutes.fr/article/739671/nucleaire-ancien-technicien-areva-denonce-manque-securite-hague
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Sam 25 Juin - 6:51

    Nucléaire : incidents en série à la centrale de Paluel

    Fuites à répétition, rejets de gaz radioactif, déclenchements de balises d’alertes, contaminations de travailleurs : depuis plus d’un mois, l’une des plus grosses centrales nucléaires françaises, le site de Paluel, en Haute-Normandie, connaît des dysfonctionnements en série. La multiplication des incidents crée un vent de panique chez les agents qui y travaillent, selon des témoignages et des documents exclusifs recueillis par Mediapart. La centrale de Paluel produit, à elle seule, environ 7% de l’électricité nationale.

    L’inquiétude collective commence à se manifester sur Internet : « Centrale de Paluel : EDF sur les traces de Tepco ? » Cette formule provocatrice, qui compare l’électricien français à l’exploitant de la centrale de Fukushima, n’émane pas d’un groupe antinucléaire. Elle figure en tête d’un communiqué de la CGT de la région dieppoise (à lire ici), où se trouve la centrale de Paluel.

    Avec quatre réacteurs de 1300 mégawatts (MW), ce site qui emploie 1250 salariés d’EDF est l’une des trois plus importantes centrales nucléaires françaises (avec celles de Gravelines et de Cattenom). Mis en service entre décembre 1985 et juin 1986, le site de Paluel n’a pas posé de problème particulier pendant les deux premières décennies de son fonctionnement.

    Mais depuis quelque temps, divers problèmes techniques se sont accumulés sur le réacteur n°3, que l’un de nos interlocuteurs qualifie de « tranche la plus poissarde du site » : une fuite d’huile sur l’alternateur, une fuite d’eau du circuit primaire, une fuite de gaz radioactif dans le bâtiment réacteur, ainsi qu’une fuite dans une ou plusieurs gaines de combustible.

    Jusqu’ici occultés, ces dysfonctionnements ne sont pas contestés par la direction de la centrale. Mais l’interprétation de leur gravité diverge radicalement d’une source à l’autre. Tous s’accordent cependant à décrire une inquiétude grandissante chez les agents et, pour certains, de l’angoisse et de la panique. L’un de nos interlocuteurs parle même de « terreur étouffée » !

    Il raconte qu’un bâtiment proche du réacteur a dû être évacué plusieurs fois à cause du déclenchement de l’alarme mesurant la présence de gaz nocifs dans l’air. Des salariés « ont forcé des coffrets contenant des pastilles d’iode » pour se prémunir contre une éventuelle contamination. Cette réaction révèle un niveau élevé de stress chez des personnels pourtant formés à travailler dans le contexte particulier des installations nucléaires. Inquiétude nourrie par le fait que « l’alarme se déclenchait tout le temps », selon une autre source. Si bien que les seuils de détection de ces rejets gazeux ont fini par être relevés pour obtenir le silence.



    « Le xénon, c’est comme une cigarette »
    Pour remédier à certaines des fuites, le réacteur n°3 de Paluel a fait l’objet d’un arrêt lors du week-end de la Pentecôte. Un « arrêt à chaud » dans lequel le réacteur tourne au ralenti sans être complètement arrêté. Seize agents EDF et sous-traitants ont accidentellement inhalé du xénon, un gaz radioactif, lors de cette intervention. Ils ont été contaminés : des traces de ce gaz rare ont été trouvées à l’intérieur de leur organisme.

    L’un d’entre eux explique à Mediapart avoir travaillé sans porter la cagoule et la bouteille d’oxygène permettant de ne pas respirer l’air environnant. « La réserve de l’appareil respiratoire individuel est trop limitée par rapport au temps d’intervention, cela nous aurait obligé à entrer et sortir plusieurs fois du bâtiment, ce qui aurait prolongé le temps d’intervention », ajoute-t-il, sous le sceau de l’anonymat.

    Faux, conteste Claire Delebarre, chargée en communication de la centrale de Paluel : « Ils n’ont pas porté leur appareil respiratoire car ils n’en avaient pas besoin. » Et d’ajouter : « Il ne s’agit pas de contaminations internes car le xénon ne se fixe pas dans l’organisme, il est rejeté au bout de quelques expirations, c’est comme une cigarette. »

    La quantité de gaz inhalé par ces agents est minime et sans danger, assure un militant CGT de la centrale qui a étudié le cas de ces personnes. « C’est en dessous des seuils acceptables reconnus par l’Autorité de sûreté du nucléaire », confirme le salarié contaminé. Mais « seize personnes contaminées, c’est énorme ! » commente un autre agent. Et cela prouve, d’après lui, la présence d’une grande quantité de gaz radioactif dans la salle où ont travaillé les volontaires de la Pentecôte. L’un des travailleurs pressentis aurait refusé de participer à l’intervention, jugeant les conditions trop peu sûres.

    Le 21 juin, l’incident de la Pentecôte n’avait pas été signalé par l’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN)

    sur son site internet. Au demeurant, il ne lui a même pas été notifié. « C’est normal, ce n’est pas un événement, on est dans le ressenti », répond le service communication de la centrale. « Les faits sont dissimulés », veut croire un agent de Paluel. Au local d’un syndicat de la centrale, contacté par téléphone, la première réaction est lapidaire : « Seize contaminations ? Mais c’est un roman que vous écrivez ! »

    Il ne s’agit pas d’une fiction, mais bien de la réalité. Qui plus est, l’intervention de la Pentecôte n’a résolu qu’une partie du problème : la fuite gazeuse est aujourd’hui réparée, mais l’eau du circuit primaire, elle, s’échappe toujours. La réparation est reportée. Les ennuis de l’alternateur avaient été traités précédemment. Mais il reste la fuite qui affecte une ou plusieurs gaines de combustible. Là, pas de réparation possible : il faut arrêter le réacteur et remplacer les éléments de combustible défaillants. Or, cela ne se fera qu’au prochain arrêt de tranche programmé, dans environ un an.

    De toutes les difficultés qui affectent Paluel, la plus inquiétante est la défectuosité de certaines gaines de combustible, estime l’une de nos sources. Pourquoi ? Parce que ces gaines en alliage métallique constituent la première des barrières qui isolent la matière radioactive de l’environnement extérieur. Elles ont la forme de longs cylindres dans lesquels sont empilées de petites pastilles d’uranium radioactif. Ces « crayons » sont réunis en « assemblages » qui forment le cœur du réacteur.



    « C’est comme du vin, parfois, il est bouchonné »
    Le réacteur est une sorte de chaudière : les réactions nucléaires qui se produisent dans le combustible radioactif font chauffer l’eau du circuit primaire, qui à son tour transfère sa chaleur au circuit secondaire ; l’eau du circuit secondaire est vaporisée et la vapeur fait tourner la turbine qui produit l’électricité.

    Le combustible radioactif, contrairement au charbon d’une chaudière classique, ne doit jamais être en contact avec l’environnement extérieur. A cette fin, les autorités nucléaires françaises ont élaboré une « doctrine de la sûreté » dont un principe de base consiste à enfermer la matière radioactive derrière trois « barrières » : d’abord la gaine du combustible ; ensuite la cuve et le circuit primaire ; enfin, l’enceinte de confinement du réacteur.

    Or, à la centrale de Paluel, il est avéré, par les témoignages que nous avons recueillis et les documents que nous avons pu consulter, qu’au moins un assemblage du cœur de la tranche 3 contient un ou plusieurs crayons défectueux. Autrement dit, dont la gaine est fissurée. Comme il y a toujours une fuite dans le circuit primaire, cela signifie que deux des trois fameuses barrières ne sont plus étanches. Le ou les assemblages en cause sont neufs et ont été placés dans le cœur lors du dernier rechargement, survenu en mars 2011. D’après la direction de la centrale, les éléments concernés ont été fabriqués par Westinghouse.

    « On est en train de pourrir tout le bâtiment réacteur ! » s’inquiète un agent, qui considère que la fuite actuelle de combustible à Paluel « peut basculer sur des phénomènes incontrôlables ». Or EDF a pour l’instant décidé de laisser tourner le réacteur en l’état, potentiellement jusqu’à la fin du cycle (autrement dit le prochain arrêt pour rechargement du combustible), dans un an environ. « Je ne comprends pas qu’on ne décide pas d’arrêter », insiste l’une de nos sources.

    « Ce sont des micro-fuites, elles n’ont pas de conséquences directes sur le personnel : elles sont mesurées, analysées, contrôlées, maîtrisées », explique un militant de la CGT de Paluel. « Nos investigations indiquent qu’il y a un défaut de gainage, mais ce n’est pas une rupture, c’est légèrement poreux, et cela ne concerne qu’un seul assemblage », assure Claire Delebarre, la chargée de la communication de la centrale de Paluel. Rappelons qu’un assemblage contient 264 crayons, soit 264 possibles sources de fuite. Mais « fonctionner avec une légère fuite, ce n’est pas grave en soi. C’est comme du vin, parfois, il est bouchonné ! » assure la communicante du site de Paluel.

    La radioactivité occasionnée par la fuite est estimée à 30.000 MBq/t (mégabecquerels par tonne d’eau), sachant qu’à partir de 100.000 Mbq/t par jour pendant sept jours consécutifs, un réacteur doit impérativement être mis à l’arrêt. Les problèmes techniques de Paluel révèlent ainsi le secret le mieux caché au grand public mais le plus connu du monde du nucléaire : en contradiction flagrante avec la doctrine de sûreté martelée par l’autorité de sûreté, des centrales fuient, et en toute légalité !

    « Des fuites, il y en a, c’est normal, ce sont des incidents d’exploitation tout à fait classiques », poursuit Claire Delebarre. Sollicitée par Mediapart, l’ASN ne nous a pas répondu à l’heure où nous mettons en ligne cet article.

    « Les fuites, c’est normal »
    « Les fuites, c’est normal, il y en a toujours eu dans le nucléaire », explique un spécialiste de la radioprotection. C’est si vrai que Mediapart a pu reconstituer un long historique des fuites de gaines de combustibles dans les centrales françaises. Une chronologie qui ne date pas d’hier puisqu’elle remonte à... il y a douze ans.

    Le premier événement date d’octobre 1999 : à la centrale de Cattenom, en Lorraine, on détecte un taux élevé de radioactivité sur le circuit primaire et la présence de xénon 133. En août 2000, des mesures révèlent la dissémination de combustible dans le circuit primaire, et en septembre, de l’activité alpha qui témoigne d’une rupture de gaine sérieuse. Le 15 mars 2001, EDF découvre 28 assemblages de combustibles présentant des défauts d’étanchéité. L’incident est classé au niveau 1.

    Après Cattenom, des pertes d’étanchéité de crayons de combustible ont affecté la centrale de Nogent-sur-Seine, à 50 km de Troyes. Cette fois, le problème était lié à un élément nouveau : les crayons défectueux étaient fabriqués dans un nouvel alliage au zirconium appelé « M5 », différent du zircaloy 4 utilisé habituellement. L’alliage M5, produit par Areva, a été introduit par EDF afin d’améliorer la rentabilité du combustible : il s’agit d’augmenter le « taux de combustion », ce qui permet de réduire le nombre d’arrêts pour rechargement du cœur.

    Mais ce M5 entraîne une complication imprévue : le taux de défaillances des crayons est, d’après une étude

    de l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), « quatre à cinq fois supérieur à celui des crayons à gainage en zircaloy 4 ». En 2002, le premier cycle réalisé avec une recharge complète de M5 dans un réacteur, la tranche 2 de Nogent, « a dû être arrêté suite à une contamination du circuit primaire après un record de 39 ruptures de gaines sur 23 assemblages », d’après une étude du cabinet indépendant Global Chance (Cahiers de Global Chance, n°25, septembre 2008).

    Au total, entre 2001 et 2008, une trentaine de fuites d’assemblages de combustible en alliage M5 ont été détectées, d’après l’IRSN. En 2006, l’ASN a estimé qu’il était nécessaire « d’adopter une démarche prudente » quant à l’introduction du M5. EDF a fait des efforts pour améliorer la fabrication des assemblages et éliminer les défauts, mais ils n’ont pas disparu.

    En 2008, selon l’IRSN, « du combustible à gainage en alliage M5 (était) présent dans 17 des réacteurs de 900 MW, trois réacteurs de 1300 MW et les quatre réacteurs de 1450 MW », ce qui représente environ la moitié du parc. Depuis, le déploiement de l’alliage M5 s’est poursuivi et en particulier, il est présent dans les nouveaux assemblages de Paluel (voir l’onglet Prolonger).

    « Les liquidateurs de tous les jours »
    En fait, dès 2006, les gaines de combustibles ont connu des défaillances à Paluel. Cette année-là, un arrêt de tranche se prépare sur le réacteur n°4. Les agents sont prévenus qu’il risque d’être « dosant », c’est-à-dire de les exposer à de fortes doses de rayonnements ionisants. « L’indice de radioactivité de la tranche était 50 fois supérieur à celui de la tranche d’à côté », se souvient Philippe Billard, alors décontaminateur du site, et militant CGT.

    Ce haut niveau d’activité l’inquiète. Il dépose un droit d’alerte et s’affronte au staff EDF de la radioprotection qui lui reproche d’exagérer. L’intervention est maintenue. Lors d’une opération de décontamination du matériel, des salariés de Framatome – l’ancien nom d’Areva – expertisent l’état du combustible à l’aide d’une caméra placée sous l’eau : « J’ai vu les films, j’ai vu les gaines de combustible : sur 15 cm, il y avait plus rien, raconte Philippe Billard. La gaine était ouverte, il y avait une fente, et derrière, il n’y avait plus rien. Les pastilles de combustible avaient dégagé. Elles étaient passées dans le circuit primaire. »

    Au cours de cet arrêt de tranche de 30 jours, certains agents reçoivent la moitié de la dose annuelle autorisée de radioactivité. Parmi eux, un agent de conduite EDF a fait examiner ses selles. Mediapart a eu accès au résultat de son examen médical (voir ci-dessous) : son organisme recèle des traces de césium, d’uranium et de plutonium. Tous cancérigènes à partir d’une certaine dose.

    « Il avait avalé des poussières radioactives », explique Philippe Billard. Des microdoses, chaque fois en dessous des normes, qui ne s’en accumulent pas moins dans l’organisme. Le syndicaliste adresse alors un courrier à la direction de la centrale (voir ci-dessous) pour l’alerter sur la présence de rayonnement alpha, très dangereux pour la santé, sur la tranche n°4. L’homme contaminé a depuis quitté le nucléaire.

    Philippe Billard, lui, a fondé une association, « Santé-sous-traitance ». Pour défendre la santé des sous-traitants qui représentent aujourd’hui environ la moitié des travailleurs du nucléaire. « La peur aujourd’hui de la population dans un accident nucléaire, c’est d’être contaminée et d’attraper un cancer. Eh bien nous, nous sommes contaminés régulièrement dans les centrales. Et on attrape des cancers. L’accident est déjà arrivé chez nous. Nous sommes les liquidateurs de tous les jours. »

    Des liquidateurs en France ? Ne nous a-t-on pas dit et répété que la catastrophe, c’était pour les autres, ceux qui n’appliquent pas nos principes de sûreté, qui n’ont pas la chance de posséder notre organisation d’expertise et notre autorité nucléaire « indépendante » ?

    Ni franchement catastrophique ni vraiment rassurante, la situation de Paluel illustre au quotidien le fait que le système est vulnérable. Qu’il fonctionne avec des défaillances permanentes techniques et humaines, qui alimentent un climat général de méfiance, sinon de paranoïa. Que les grands principes de la sûreté ne sont pas respectés dans la dure réalité. Que la course à la productivité tend à prendre le pas sur l’exigence de sécurité. Et que la multiplication des contraintes à respecter pour que ce système continue à fonctionner le rend de plus en plus inhumain.


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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Sam 2 Juil - 14:31

    Un centre de recherche nucléaire américain menacé par les flammes

    ETATS-UNIS — Ayant conduit à l’évacuation de plusieurs milliers de personnes par les autorités américaines, un feu de forêt dans le Nouveau-Mexique menace les installations du centre de recherche nucléaire américain de Los Alamos.
    Les autorités américaines ont assurés que la situation était sous contrôle et que le matériel nucléaire était sécurisé. Le Laboratoire National de Los Alamos (LANL) restera fermé jusqu’à mercredi au moins, ont-ils indiqués.

    Le laboratoire, dont 42% des employés (11 800 personnes) habitent à proximité, indique de son côté que les employés affectés à des missions indispensables seront les seuls à avoir accès au centre de recherche tant qu’il restera fermé.

    Les autorités indiquent que les flammes n’ont pas encore atteint les terrains du centre de recherche et qu’aucun dispersion de matière radioactive n’a été observé. Les produits radioactifs présents dans les batiments du LANL ne sont pas les seuls à inquiéter. En effet, sur ses terrains le LANL stocke des déchets radioactifs.

    Alors que les flammes ont franchis les lignes de sécurité, les autorités ont procédés à l’évacuation de Los Alamos et des régions alentour. Les flammes devraient continuer de progresser en raison du vent, cependant le porte-parole des pompiers indique qu’ils ont le temps de s’y préparer et qu’ils sont prêts.

    Après Fukushima, les installations nucléaires donnent le frisson un peu partout dans le monde. Encore aux Etats-Unis, mais cette fois-ci dans le Nebraska, c’est la centrale nucléaire de Fort Calhoun qui est menacée par les inondations. Une barrière de protection de 600 mètres sur le fleuve Missouri a cédé ce dimanche, depuis les eaux ont envahi la centrale.

    Les autorités nucléaires ont indiquées dans un communiqué que ces installations nucléaires ont la capacité de résister à un niveau d’inondation de 309 mètres au dessus du niveau de la mer. Actuellement, les eaux sont à 306,7 mètres mais ne devraient pas excéder 307,2 mètres selon elles.

    http://www.ecologie.tv/environnement/un-centre-de-recherche-nucleaire-americain-menace-par-les-flammes-29062011-2761.html
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Ven 29 Juil - 19:38

    Enfouissement des déchets : l’Europe passe la vitesse supérieure
    Une directive européenne a été adoptée fin juillet, qui somme les États membres d’accélérer leurs programmes d’enfouissement en profondeur des déchets nucléaires. Elle ouvre aussi la voie à des poubelles radioactives européennes.

    http://groupes.sortirdunucleaire.org/Feu-vert-pour-des-poubelles
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Ven 29 Juil - 19:39

    Fessenheim : le risque d’accident majeur prolongé de 10 ans
    Le 4 juillet, l’Autorité de Sûreté Nucléaire a annoncé la prolongation pour 10 ans de la plus vieille centrale de France, Fessenheim (Alsace). Le BUND-Freiburg, une association mobilisée pour la fermeture de Fessenheim, a réalisé une vidéo sur les risques que cette centrale fait courir aux populations française, allemande et suisse.

    http://groupes.sortirdunucleaire.org/Fessenheim-le-risque-d-accident,155
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Lun 15 Aoû - 14:04

    Fermeture de Sellafield: la France restera seule à produire du Mox
    (©AFP / 03 août 2011 18h45)


    PARIS - La décision des autorités britanniques de fermer l'usine de Sellafield (nord-ouest), qui fabriquait du Mox, signifie que la France restera le seul pays au monde à produire de manière industrielle ce mélange d'uranium et de plutonium, a souligné Greenpeace mercredi.

    L'agence gouvernementale chargée du site de Sellafield a expliqué que cette décision était liée à l'impact de la catastrophe nucléaire de Fukushima sur les ventes de combustible Mox. Les commandes de Mox en provenance du Japon assurent en effet l'essentiel des débouchés de cette usine dans laquelle travaillent 800 personnes.

    Après la fermeture de lusine de Mox de Dessel en Belgique, cette décision signifie que dans le monde, seule la France va continuer à produire du Mox de manière industrielle. Cest le mythe du nucléaire recyclable qui seffondre un peu plus, a réagi dans un communiqué Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire pour Greenpeace.

    La décision des Britanniques va dans le sens de lhistoire, estime-t-il, jugeant que les Britanniques ont compris que le Japon nutiliserait plus ce combustible alors que la France continue de nier lévidence et espère toujours vendre du Mox aux Nippons en ne tirant ainsi aucune leçon de Fukushima.

    Le Mox est fabriqué à partir de plutonium issu de combustibles usés sortant des centrales nucléaires et d'uranium appauvri.

    Selon le groupe français Areva, 4 des 55 réacteurs nucléaires japonais fonctionnent avec du Mox, dont un à Fukushima.

    Selon Greenpeace, il s'agit d'un combustible dangereux car en cas d'accident il a un point de fusion beaucoup plus bas et, si une fuite survient, le potentiel de rejets radioactifs est le double par rapport à l'uranium classique.

    AREVA



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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Jeu 25 Aoû - 14:08

    Appel à mobilisation - à faire circuler merci

    15 octobre - Journée de mobilisation nationale contre le nucléaire


    Le 15 octobre 2011, des manifestations régionales ou inter-régionales seront organisées par les coordinations régionales, avec le soutien du Réseau "Sortir du nucléaire".

    Voici la liste provisoire des manifestations organisées:

    Pour l'ouest à Rennes

    http://www.sdn-rennes.org/index.php/page-web-coordination-ouest
    Contact: coordination-antinucleaire-ouest@laposte.net

    Pour le sud-est à proximité de la centrale du Bugey
    Contact:
    Xavier Lurthy xlurthy@free.fr et Joel Guerry jguerry51@orange.fr

    Pour le sud-ouest à Bordeaux, (en cours de discussion pour Toulouse)
    Contact:
    tchernoblaye@free.fr et moniqueguittenit47@orange.fr

    Pour l'est et le nord des discussions sont prévues lors de réunions de rentrée

    Plus d'informations sur cette journée d'action nationale prochainement sur:
    http://groupes.sortirdunucleaire.org/Manifestation-Contre-le-Nucleaire


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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Jeu 1 Sep - 10:44

    http://www.rue89.com/planete89/2011/08/30/en-cas-daccident-nucleaire-la-france-a-la-ramasse-sur-liode-219737



    En cas d'accident nucléaire, la France manque d'iode



    Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 30/08/2011 | 18H22



    En France, les stocks d'iode, comprimés distribués lors de catastrophes nucléaires, sont insuffisants et périmés.

    Dormez tranquilles, bonnes gens ! L'Etat veille sur vous. C'est le message que l'on veut nous faire passer sur la préparation à un éventuel accident nucléaire type Fukushima. Pourtant, quand un simple citoyen mène son enquête, il a le plus grand mal à avoir des infos rassurantes.

    Raymond, militant antinucléaire dans l'association Tchernoblaye, habite à une trentaine de kilomètres de la centrale du Blayais, qu'il aimerait voir fermer. Un jour, il est allé voir le « Livre des risques » disponible en mairie, parce qu'il voulait vérifier que sa commune se préparait sérieusement face au risque nucléaire, notamment concernant le stock d'iode stable, qui empêche la fixation de l'iode radioactive dans la glande thyroïdienne (le cancer de la thyroïde est l'un des principaux dangers de la radioactivité et l'iode le seul moyen de le prévenir).

    A Tchernobyl, faute d'iode, on a observé une progression importante des cancers de la thyroïde chez les enfants dans les années qui ont suivi l'accident de 1986. Au Japon, des comprimés ont été donnés à la population, mais il n'est pas sûr que ce soit en quantité suffisante.

    Or, la France n'a équipé chaque foyer de comprimés d'iode que dans un rayon de 10 km autour des centrales nucléaires (installations disposant d'un « plan particulier d'intervention », qui concerne 400 000 foyers). Pour les autres, les stocks publics sont gardés par l'Etat, chargé de les distribuer au cas où.

    Quand la directrice générale des services de sa commune lui a ouvert les portes du stock de comprimés d'iodure de potassium, il a pu prendre des photos. Il a remarqué que sa commune stockait 2 000 comprimés, au lieu des 3 000 nécessaires à sa population, et surtout, que la date de péremption notée sur les boîtes était dépassée depuis 2007.

    « Une majorité de ces stocks sont à ce jour périmés »

    Raymond a alors alerté le pharmacien de référence de sa zone. Celui-ci a écrit à l'Agence régionale de santé (ARS) d'Aquitaine, qui lui a envoyé un e-mail – que Rue89 a pu consulter –- lui répondant ceci :

    « Pour la région Aquitaine, une majorité de ces stocks sont à ce jour périmés (d'un point de vue réglementaire, des analyses physico-chimiques pourraient démontrer la stabilité de l'iodure de potassium). »

    Périmés… mais prolongés, comme le confirme Gaël Ripoche, le pharmacien de référence :

    « Je me suis protégé en obtenant la confirmation des autorités que les comprimés n'étaient plus valables. L'Etat ne me donne pas les moyens de faire mon travail de pharmacien référent… Mais je n'en parle pas trop car je sais que ça peut angoisser des gens. »

    Ne pas déstocker les stocks périmés

    L'ARS précise aussi dans le même courrier :

    « A ce jour, il n'est pas décidé de déstocker et de renouveler les anciens comprimés à 130 mg, qui doivent être conservés par l'Etat. »

    « Les comprimés sont toujours efficaces et demeurent sans danger », nous rassure d'un ton très docte le Dr Flottes, généraliste interrogé sur le site d'info grand public Distribution-Iode.com.

    S'il fallait donner des comprimés d'iode, l'Etat en donnerait donc des périmés ? Non. L'explication se trouve ici : l'Agence française de sécurité des produits de santé (Afssaps) nous explique avoir autorisé, le 6 mai 2011,« une prolongation de la durée de conservation des comprimés à 130 mg, de cinq à sept ans. Ces prolongations ont été accordées sur la base de données de stabilité en temps réel fournies par la pharmacie centrale des armées, selon les règles de détermination des durées de conservation appliquées à tous les médicaments. »

    Une nouvelle commande est en train d'arriver

    Les autorités ont lancé un grand plan de renouvellement des stocks. La direction générale de la Santé nous confirme :

    « [que] la production par la pharmacie centrale des armées d'un stock de 110 millions de comprimés d'iode dosés à 65 mg a débuté en 2010, sur commande de l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus). 81 millions de comprimés ont déjà été livrés et positionnés sur les plateformes zonales de l'Eprus, les livraisons devant se poursuivre jusqu'à la fin de l'année 2011. »

    Admettons que d'ici l'an prochain, nous disposions partout du bon nombre de comprimés – pas périmés. Reste à être sûr qu'ils puissent être distribués dans les deux heures à toute la population (au-delà, l'efficacité de l'iode est nettement réduite).

    Avant, c'étaient les mairies qui stockaient les comprimés d'iode ; depuis juillet dernier, l'organisation a été revue et mise entre les mains des départements. Voici ce que nous dit la direction générale de la Santé :

    « En cas de crise, les sites de distribution à la population infradépartementaux, identifiés par les préfets, seront activés et approvisionnés directement à partir de ces sites centralisés. »

    Comprendre qu'actuellement, il n'y a qu'un lieu de stockage par département, et qu'en pleine crise, il faudra en deux heures les répartir partout où c'est nécessaire.

    Heureusement que, comme le précise encore le site public, « le recours aux comprimés d'iode ne s'est jamais avéré nécessaire ».

    Photos : des tablettes d'iode dans un colis en partance pour le Japon, dans l'usine Areva d'Erlangen, en Allemagne, le 22 mars (Michaela Rehle/Reuters) ; boîte d'iodure de potassium (Raymond)



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