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    pour ou contre le nucléaire?

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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Sam 25 Avr - 6:09

    Le savoir-faire dans la maîtrise de cette énergie mérite quelques clarifications: depuis que la décision a été prise d'investir massivement dans l'électricité à source nucléaire ( De Gaulle, puis Messmer 1° ministre de Pompidou ), des sommes énormes ont été injectées.
    Où se situerait la recherche dans l'énergie solaire à l'issue d'un investissement de crédits analogue ?
    En effet, les autres pistes ont été écartées à l'époque: solaire ( centrale de Thémis vite abandonnée,..). La spécificité française , c'est d'avoir subi sans broncher la domination du lobby militaro-industriel EDF-armée au profit de monopoles comme CEA, puis Areva,... d'une part et de l'armée ( privilège de celle-ci de bénéficier en priorité des recherches, et donc des crédits pour les travaux à but civils ), pour la conception de l'arme nucléaire.Tout celà, encore une fois,en écrasant les autres pistes, aujourd'hui explorées: géothermie, biomasse, éoliennes,...et économies d'énergie!
    Il ne faut pas non plus, écarter tous les incidents à niveau gradué, qui ont échelonné cette utilisation de l'énergie nucléaire: les récents faits constatés à proximité de la centrale de Tricastin n'en constituent qu'un simple ( mais grave ) épisode.
    Sur les conséquences actuelles constatées notamment dans le nombre élevé des cancers de la peau,..pour les populations vivant tout près de ces CPN( Centrales de Production Nucléaire ), je crains que la science et la médecine ne puissent réduire de manière significative ces graves fléaux.
    Et les risques subis par les salariés exposés aux radiations les plus vives, ne diminuent pas.

    Sur l'efficacité du nucléaire, j'ai là aussi quelques doutes: le prix du kwh ( du moins, chez les opérateurs historiques EDF et GDF ) est un prix administré, soumis à la décision du gouvernement.
    Pour plusieurs raisons: l'Etat reste majoritaire à EDF et à hauteur de 30 % dans le couple GDF-Suez, mais majoritaire dans GDF.
    De plus, c'est un choix politique: le coût du kwh intervient dans toute la gamme des produits manufacturés, donc dans l'indice INSEE. Celui-ci est important dans l'évaluation de l'inflation des prix, de l'augmentation des salaires, de la revalorisation des allocations sociales,..Et constitue donc un levier social et économique puissant!
    Pour terminer sur ce point, le coût exact de l'exploitation, voire du remplacement, du démontage,.. des centrales nucléaires n'est jamais considéré dans le coût de revient du kwh ( pour les raisons évoquées ci-dessus notamment ), et en fausse ainsi le calcul de la charge réelle.
    Il est à craindre que la fin du tarif administré ( vers 2010, 2011 ), et donc de la liberté totale du prix de l'électricité ( même si la CRE doit veiller à tout excès, normalement! ) ne corresponde à la provision budgétaire nécessaire pour entreprendre le démantèlement des plus vieilles centrales nucléaires , à l'installation à coût pharaonique de l'EPR,..
    Lorqu'une recherche est jugée trop dangereuse, chère, la pression des usagers et des associations peut conduire à des décisions salutaires ( arrêt de Super-Phénix).

    Un certain nombre de pays ont refusé l'énergie nucléaire, comme l'Autriche, suite à un référendum. A quand une véritable consultation nationale, en France, sur la poursuite ou l'abandon de cette énergie nucléaire ? Celà nous concerne, dans nos vies quotidiennes, notre environnement, notre conception de la vie en société !
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Mar 28 Avr - 6:22

    La plus ancienne centrale espagnole
    contrainte de s'arrêter à cause d'un problème de générateur



    La plus vieille centrale nucléaire en activité en
    Espagne, située à Santa Maria de Garona (nord), a été contrainte de s'arrêter
    vendredi à cause d'un problème avec son générateur principal, a annoncé
    l'autorité de sûreté nucléaire espagnole.


    Le Conseil de sûreté nucléaire a précisé qu'il n'y
    avait aucun risque de fuite radioactive ou de dommages pour l'environnement. Il
    a également indiqué que les systèmes de sécurité avaient été activés
    correctement et qu'une enquête avait été ouverte sur l'incident.


    L'organisation écologiste Greenpeace demande depuis
    longtemps la fermeture de cette centrale pour des raisons de
    sécurité.


    La centrale a ouvert en 1970 et approche de la fin
    de sa durée de vie en fonctionnement estimée à 40 ans. Les autorités espagnoles
    envisagent toutefois de l'utiliser dix années supplémentaires. La décision de
    prolonger ou non son activité devrait être rendue en juin.


    L'Espagne compte six centrales nucléaires qui
    fournissent jusqu'à 30% de l'électricité du pays. Un moratoire sur la
    construction de nouvelles centrales a été instauré en 1983.


    AP

    © Le Nouvel
    Observateur


    source: http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/europe/20090424.FAP8307/europe/
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Ven 1 Mai - 19:07

    Arguments contre la folie nucléaire



    jeudi 30 avril 2009

    Le gouvernement a annoncé le lancement d’un deuxième réacteur nucléaire EPR (à eau pressurisée). Un investissement dans une technologie dangereuse, qui ne correspond pas aux besoins d’énergie du futur.
    L’histoire du nucléaire, commencée par le largage de deux bombes sur la population japonaise, est jalonnée d’incidents, d’accidents et de catastrophes.
    La situation actuelle est celle d’une inflation de l’offre et de la demande mondiale pour le nucléaire civil, expression trompeuse car il a toujours été lié au nucléaire militaire.

    La France, l’un des principaux promoteurs de cette production énergétique dans le monde, a mené une politique nucléaire dès la fin de la Deuxième Guerre mondiale.
    Cela nous a conduits à la surproduction actuelle et, orrélativement, à une faiblesse structurelle des énergies alternatives «douces». Ce secteur est depuis toujours le domaine réservé du chef de l’État. Les acteurs de cette politique sont principalement l’État français, Areva et ses partenaires. Les investissements sont colossaux et s’étalent sur plusieurs décennies. Or, Areva ne dispose plus de liquidités et son cours boursier baisse. Le nucléaire français a donc besoin d’argent frais et sa seule solution est d’augmenter la
    consommation électrique afin de placer de nouveaux réacteurs. On veut enfermer le débat sur l’énergie dans des termes techniques, alors qu’il s’agit avant tout d’une question démocratique et politique: quels choix industriels pour répondre à quels besoins, en donnant la priorité à la sobriété et aux économies d’énergie ?

    Du projet « Manhattan » à l’EPR

    La mise en évidence de la fission nucléaire, au début de l’année 1939, et la certitude, trois ans plus tard, qu’une bombe était possible ont conduit le président des Etats-Unis, Franklin Delano Roosevelt, à rassembler les initiatives éparses en un seul projet, baptisé « Manhattan ». Gaget, la première bombe expérimentale, explosa le 16 juillet 1945. Le 6 août, « Little Boy » était lâché sur Hiroshima et, le 9 août, « Fat Man » sur Nagasaki. 150000 personnes ont été immédiatement carbonisées et des centaines de milliers d’autres grièvement et durablement blessées. L’ère du nucléaire s’ouvrait en ce milieu de xxe siècle…
    Dès le début, des bombes nucléaires ont été « perdues », des sous-marins à propulsion nucléaire ont coulé (environ une dizaine de naufrages connus) ou, comme récemment, se percutent. En 1979, à Three-Miles-Island (Pennsylvanie), un accident d’alimentation en eau amena rapidement à un cafouillage de très grande ampleur et la catastrophe fut évitée de justesse. Six ans plus tard, une caméra introduite dans la cuve montra qu’une grande partie du cœur de la centrale avait fondu. En 1986, la catastrophe de Tchernobyl (Ukraine) entraîna la fusion du cœur d’un réacteur et l’irradiation de centaines de milliers de personnes avec des conséquences dramatiques. Beaucoup ont développé toutes sortes de cancers rares et les survivants ne sont pas encore à ce jour décemment indemnisés. Plus près de nous, le site du Tricastin (Drôme) multiplie les incidents mettant en relief les manques de transparence et d’information.

    Danger maximal

    Les dangers du nucléaire ne viennent pas seulement des aléas du transport ou du fonctionnement des réacteurs, mais aussi des irradiations et des contaminations par l’air, l’eau ou les aliments. Les effets sont plus ou moins néfastes selon les doses de radiation reçues, le type de rayonnement et le temps d’exposition.
    La particularité du nucléaire est de générer quantité de déchets radioactifs dont on ne sait que faire. Les blouses, masques, gants et chaussons sont des déchets, tout comme les filtres, les outils et le petit matériel. L’ensemble des déchets faiblement radioactifs représente, chaque année, 200000 tonnes, soit un cube d’environ 60mètres de côté.

    Les déchets hautement radioactifs, extrêmement dangereux, représentent un cube de 20 mètres de côté. Il faudra y ajouter les gravats, ferrailles et autres tuyauteries provenant du démantèlement des centrales, sans oublier les quelque 50 millions de tonnes de résidus issues du traitement des minerais d’uranium, du temps où la France exploitait ses propres mines. Le problème du stockage de tous ces déchets n’est absolument pas résolu.

    Les alternatives existent

    La France dépend fortement du pétrole et du nucléaire, deux formes d’énergie non pérennes. Aujourd’hui, il ne faut pas investir dans le nucléaire, mais, au contraire, préparer activement son remplacement. Cela nécessite d’investir massivement dans la recherche et la production d’énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse, cycle de l’eau, marées, géothermie, etc.).

    La part de marché mondiale du nucléaire dans la production électrique va passer de 15% en 2006 à 13% en 2015 et 10% en 2030, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Pourtant, la demande d’électricité ne va pas ralentir. Au sein de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), elle va
    augmenter de 1,1% par an en moyenne entre 2006 et 2030, et autour de 4% pour les pays non membres.


    A la suite du protocole de Kyoto de 1997, l’Europe a décidé, en 2003, sur une idée d’Al Gore, de limiter la production de dioxyde de carbone (CO2) par un système très libéral d’échange de droits à produire du CO2 mis en application dès 2005.
    Depuis, les Bourses « vertes » fleurissent partout et on s’appuie encore sur l’économie de marché pour organiser cette diminution.


    Les industriels du nucléaire ont le culot de déclarer leur énergie propre car elle dégage peu de gaz à effet de serre. Mais cet avantage est loin de compenser les terribles dangers que cette énergie présente.

    La fusion, leurre énergétique

    La France accueille l’International Thermonuclear Experimental Reactor, l’Iter, un projet expérimental et international ayant pour but d’utiliser la fusion nucléaire comme énergie propre et durable. Il se situe à Cadarache (Bouches-du-Rhône), sur la plus active des failles sismiques. Ce projet est très coûteux et son succès est loin d’être assuré. Il s’agit de maîtriser un petit soleil à la surface de notre planète. Cela nécessite des matériaux de confinement (qui n’existent pas) pour un plasma à très haute température et un
    combustible, le tritium. Le tritium n’existe qu’à l’état de traces, et il faut le produire à des coûts exorbitants. Il est hautement pénétrant et augmente les risques d’accident grave du travail et aussi de prolifération nucléaire, car il est très recherché par les militaires pour doper les bombes H.


    Cependant le problème insurmontable est posé par les neutrons rapides qui irradieront les matériaux de l’enceinte de confinement qu’il faudra changer régulièrement. Il est donc faux de soutenir que la fusion ne générera pas de déchets radioactifs.
    Outre les crédits captés par Iter qui pourraient servir au développement des énergies propres, si jamais le projet était mené à terme, ce serait trop tard pour répondre à la crise énergétique et climatique.

    La santé des travailleurs méprisée

    On constate plutôt un bon accueil des populations et des élus pour toute nouvelle implantation nucléaire. L’EPR de Flamanville en est un exemple. Tout récemment, 3000 communes se sont portées volontaires pour accueillir des déchets radioactifs (une commune sur douze). Mais 70% des Français se déclarent mal informés sur le nucléaire.
    À la mi-janvier, à l’appel de la CGT, la grève des personnels de conduite des centrales nucléaires d’EDF a provoqué une baisse de 10% de la production électrique française. Il s’agissait de réclamer la reprise du dialogue social.
    Souvent, de filiale en filiale et de sous-traitance en sous-traitance, les travaux les plus exposés à la radioactivité, comme le maniement du MOX (combustible constitué d’uranium et de plutonium), sont réalisés par du personnel intérimaire ne travaillant que quelque temps dans le nucléaire, qui n’est pas réembauché et disparaît dans la nature. Certains ont des cancers qui ne sont donc pas attribués à l’industrie nucléaire, pourtant en cause.


    Pour un vrai Service public

    Historiquement, EDF et GDF sont issus du Conseil national de la
    Résistance. Les changements de statut, la privatisation et la séparation de ces deux grands groupes puis la fusion de GDF avec Suez sont des absurdités libérales. Le gouvernement s’abrite aujourd’hui derrière des directives européennes pour refuser d’acter son échec : la concurrence n’a pas amené les baisses de prix annoncées. Les services rendus ont été dégradés et les
    solidarités liées au service public détruites. Il y a urgence à réinventer un service public de l’énergie radicalement transformé, qui permette de sortir du nucléaire, en s’appuyant sur des unités de productions localisées, et facilitant un contrôle par les salariés et les usagers.


    Les propositions du NPA

    - Stopper toute nouvelle construction de réacteur nucléaire[/size]

    - Fermer la centrale de Fessenheim[/size]

    - Promulguer une loi interdisant l’enfouissement des déchets
    nucléaires

    - Supprimer le traité européen Euratom.[/size]

    - Renationaliser les grands acteurs du secteur public de
    l’énergie


    - Réclamer un audit général sur le nucléaire.

    Le contrôle public sur ces grands groupes doit permettre d’investir en priorité dans les énergies propres, les économies et la sobriété énergétique. Il y a urgence, car on voit déjà fleurir des annonces de mini-centrales nucléaires transportables, de quelques mètres cubes, en provenance des États Unis, du Japon et aussi de la Russie (une centrale flottante).

    Source:http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article10413
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Ven 1 Mai - 19:29

    Le lobbying d’AREVA pour l’uranium du
    Niger



    L’indépendance énergétique française repose sur le
    nucléaire, mais aussi sur des amitiés avec des pays pas toujours fréquentables.
    Par exemple, le Niger, principal fournisseur de l’uranium utilisé dans les
    centrales françaises. Charlie a obtenu des preuves sur les tueries commises par
    les autorités de ce pays.


    Notre enquête révèle les détails des prochaines
    actions de lobbying que compte entreprendre l’industriel français du nucléaire,
    Areva, pour faire oublier les origines politiques de cet uranium.


    Au cours de notre enquête. Nous avons appris que le
    groupe Areva prépare pour le 25 mai une conférence de presse commune avec l’ONG
    Sherpa, une organisation spécialisée dans la défense des droits de l’Homme,
    fondée par l’avocat William Bourdon. A cette occasion, les dirigeants de Sherpa
    et d’Areva rendront publique la signature d’une convention pour la mise en place
    d’observatoires sanitaires et sociaux, d’abord au Gabon, puis éventuellement au
    Niger. Une manière pour l’industriel de donner des gages de sa bonne volonté.
    L’ONG garantira l’indépendance du dispositif.


    Selon nos informations, le 4 avril dernier, Sherpa
    et Areva sont parvenus à un texte qui les a satisfaits. Interrogé sur ce
    partenariat, Yann Queinnec, le directeur de Sherpa, a refusé de commenter cette
    information, tout en confirmant l’existence de ces discussions.


    A l’intérieur des mines, le droit
    social
    règne.


    La communication d’Areva autour de cette initiative
    s’intègre dans une campagne de lobbying plus large en faveur de son activité au
    Niger. Elle passe par l’organisation, le 4 mai prochain, d’un voyage de presse
    vers ses mines d’uranium dans ce pays. Une façon de rassurer les journalistes,
    en montrant que « les salariés nigériens bénéficient des mêmes normes que les
    salariés français », selon les propos que nous a confiés le directeur de la
    communication du groupe, Jacques-Emmanuel Saulnier.


    Tandis qu’à l’Assemblée nationale l’industriel
    soigne ses réseaux d’influence. Au sein de la direction du groupe, un lobbyiste,
    Edouard Philippe, « chargé des relations avec les élus », suit les
    parlementaires chargés du Niger. Un entregent pas toujours assumé. Nous avons
    ainsi sollicité Marc Vampa, député de l’Eure et président du groupe d’amitié
    France-Niger à l’Assemblée. Nous souhaitions connaitre la nature de ses échanges
    avec Areva. Son assistante nous a rappelés pour nous expliquer qu’un « entretien
    ne leur semblait pas justifié ».


    À l’entendre, Marc Vampa « ne rencontre pas les gens
    d’Areva. Il se contente d’animer des rencontres bilatérales avec les députés du
    Niger ». Des propos en contradiction avec ce que nous a déclaré le directeur de
    la communication d’Areva, qui nous a affirmé : « Edouard Philippe [le lobbyiste
    d’Areva] est en contact régulier avec Marc Vampa pour parler de la situation au
    Niger. »


    On comprend mieux les efforts déployés par le
    directeur de la communication d’Areva, Jacques·Emmanuel Saulnier, qui a pour «
    obsession qu’il n’y ait pas de tabou » sur les activités nucléaires de son
    groupe. Un cap pas toujours facile à tenir. Parfois, à l’extérieur des mines
    d’Areva, la barbarie se banalise.


    A l’extérieur des mines l’horreur
    règne


    Au Niger, des inspecteurs de l’ONU attestent de
    nombreuses dérives sécuritaires, en marge des combats entre les autorités et un
    mouvement d’opposition armé touareg. le MNJ. Les forces gouvernementales
    pratiqueraient, de manière systématique, des exécutions sommaires de villageois
    suspectés de sympathie avec les rebelles. Dans une lettre du 13 août 2008, dont
    nous avons obtenu copie (voir fac-similé ci-contre), le rapporteur spécial des
    Nations unies, Philip Alston, estime que, depuis juin 2007, « au moins 78
    personnes [...) appartenant à la communauté touarègue auraient été abattues de
    manière extrajudiciaire dans les régions du nord » du Niger. Selon lui, il
    s’agirait de « représailles » contre des populations civiles perpétrées par les
    forces gouvernementales. En annexe de ce courrier sont référencées quinze
    tueries, intervenues entre le 10 juin 2007 et le 29 juin 2008, avec les actes de
    torture qui les ont accompagnées et les noms des victimes. Ainsi, entre le 21 et
    le 25 mars 2008, à Tamazlakh, deux enfants auraient été exécutés par l’armée,
    pour l’exemple. Le 26 mars, à Dabaga, des militaires auraient pris à partie un
    commerçant ; ils lui auraient coupé les oreilles à vif et mis le feu à ses
    cheveux avant de le poignarder.


    Chez Areva, le directeur de la communication,
    Jacques-Emmanuel Saulnier, précise : « Nous n’intervenons pas sur ce qui se
    passe à l’extérieur de nos sites, nous sommes des industriels, nous ne faisons
    pas de politique. » Une appréciation que lui conteste un avocat français, Jérôme
    Be1kaIm, défenseur d’une association représentant des Touareg. Il accuse la
    direction d’Areva d’avoir déjà pris parti en faveur de l’armée nigérienne. À ce
    titre, Mr Belkaim a cité à comparaître Thierry d’Arbonneau, directeur de la
    sécurité au sein du groupe nucléaire, auquel il reproche d’avoir publiquement
    demandé à l’état français de donner des armes au Niger pour « mater la rébellion
    des Touareg », lors d’une réunion du Medef, en présence de la ministre de
    l’intérieur, Michèle Alliot-Marie. L’affaire sera plaidée le 23 juin prochain
    devant le tribunal de grande instance de Paris.


    Quelle qu’en soit l’issue, pour l’avocat des Touareg il
    ne s’agit que de « la première étape d’une longue affaire judiciaire ». Selon
    lui, le véritable enjeu consiste, à terme, à « obtenir une reconnaissance du
    droit foncier des Touareg sur les tems dont ils ont été chassés et où sont
    exploitées des mines d’uranium »


    Areva occulte la question de
    fond


    Selon lui, au regard du droit des peuples
    autochtones, tel qu’il est reconnu par les Nations unies, les compagnies
    nucléaires occidentales, dont Areva, devraient verser « près de 200 millions
    d’euros » à ces peuples nomades autrefois expropriés (la Cogema, ancêtre
    d’Areva, opérait dans les mines du Niger dès 1969). D’autant que ces zones ont
    été rendues partiellement impropres à l’agriculture. Plusieurs nappes d’eau
    potable ont été contaminées par l’exploitation de l’uranium, quand elles n’ont
    pas été simplement asséchées, les installations minières d’Areva nécessitant, à
    elles seules, une consommation annuelle estimée à 8 millions de mètres cubes
    d’eau. De tels enjeux pourraient inciter les industriels à ne pas se préoccuper
    des civils touareg massacrés.


    À travers ce dossier s’opposent ainsi deux analyses
    de la responsabilité sociale des grands opérateurs énergétiques. Pour les uns,
    au nom de l’indépendance énergétique de nos économies, le caractère stratégique
    de leurs implantations dans ces pays et les relations diplomatiques qui les
    sous-tendent les placent, bon gré mal gré, en position de partenaires, voire de
    complices, des dirigeants locaux qui leur permettent de prospérer. Pour les
    autres, leur responsabilité se limite aux événements qui se déroulent à
    l’intérieur de leurs sites. Point. C’est cette deuxième analyse que préfère
    retenir Areva. Et son lobbying se déploie pour nous convaincre du bienfondé de
    son choix.


    Guillaume Dasqué avec Agathe André-Charlie
    Hebdo-29-04-09


    source: http://www.temoust.org/spip.php?article10363
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Mar 12 Mai - 7:12

    Nouveau rebondissement pour l'EPR
    finlandais



    11/05/09

    L'association écologiste Greenpeace annonce avoir
    demander en Finlande l'annulation du permis de construire de l'EPR actuellement
    en construction sur le site d'Olkiluoto.


    A l'origine de cette demande , la révélation par la
    télévision finlandaise de l'existence d'une lettre de l'autorité de Sureté et de
    Contrôle finlandaise, STUK, adressée à Areva et faisant état de graves problèmes
    ainsi que d'un manque "réel" de progrès dans la conception des systèmes
    électroniques de contrôles de sécurité.


    Dans cette lettre, Jukka Laaksonen, le directeur
    général de STUK qui expose les problèmes rencontrés dans la construction de
    l'EPR, explique que "cela justifie que la construction va s'arrêter et qu'il
    n'est pas possible de commencer les essais".


    Dans son communiqué, Greenpeace indique que le
    respect de la réglementation en matière de conception des systèmes de contrôles
    électroniques faisait partie des conditions posées par l'autorité de régulation
    finlandaise, avant l'attribution du permis de construire, accordé en 2005. Or,
    aujourd'hui ces conditions ne semblent plus être remplies.


    Flamanville

    En France, un réacteur de type EPR est actuellement
    en construction sur le site de Flamanville, dans la Manche et là aussi, le
    chantier cumule les problèmes. L'Autorité de Sureté Nucléaire a déjà ordonné
    l'arrêt du chantier à l'été 2008 pour des malfaçons dans la qualité du béton et
    du liner, qui nécessitait un fort taux de réparation des soudures. Et le 4
    février 2009, elle demandait à EDF de "présenter un plan pour améliorer
    significativement la qualité de leur réalisation et, dans l'attente de nette
    amélioration, de les contrôler à 100%".


    Face à ces irrégularités constantes, Greenpeace
    demande l'arrêt immédiat du programme EPR dans sa globalité, qu'il s'agisse de
    Olkiluoto 3, Flamanville 3 ou du projet de Penly, annonçé le 30 janvier dernier,
    par le Président de la République. L'association invite l'industrie a ne peut
    plus continuer à présenter le nucléaire comme la solution à la crise énergétique
    et au changement climatique. Elle ne doit plus empêcher le développement des
    vraies solutions, conclut le communiqué de Greenpeace.


    ©
    2009 Enviro2B - Tous droits réservés


    source: http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpement-durable/32224/article.html
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Jeu 14 Mai - 17:19

    L'Australie veut vendre davantage
    d'uranium à la Chine



    CANBERRA, 14 mai (Reuters)

    L'Australie a l'intention d'accroître ses ventes
    d'uranium à la Chine avec un objectif exclusivement civil, révèlent des
    documents rendus publics par erreur par le ministère australien des Affaires
    étrangères.


    Le ministre des Affaires étrangères Stephen Smith a
    présenté au parlement une liste confidentielle de négociations d'accords
    internationaux avec plusieurs pays. Il a ce faisant révélé des détails de
    négociations entre l'Australie et la Chine visant à augmenter les exportations
    d'uranium à partir de la mine Olympic Dame du groupe anglo-australien BHP
    Billiton (BHP.AX: Cotation) (BLT.L: Cotation).


    D'après les documents produits, des diplomates
    australiens ont eu des discussions à Pékin en janvier sur une proposition de BHP
    Billiton d'envoyer du concentré d'uranium récupéré à partir du cuivre vers la
    Chine à partir d'Olympic Dam. BHP a entrepris une étude de faisabilité de deux
    ans sur l'expansion d'Olympic Dam, plus gros gisement d'uranium au monde,
    quatrième pour le cuivre et cinquième pour l'or.


    Ce projet d'expansion, qui nécessite le feu vert du
    gouvernement, transformerait le site souterrain en une mine à ciel ouvert parmi
    les plus importantes au monde. La production serait multipliée par
    six.


    La Russie, la Chine et l'Inde veulent acheter de
    l'uranium australien pour développer une énergie nucléaire civile. L'Australie
    détient 40% de l'uranium exploitable dans le monde.


    Le gouvernement travailliste refuse de vendre du
    combustible nucléaire à l'Inde parce que le pays n'a pas signé le Traité de non
    prolifération (TNP). L'Australie, membre du conseil de l'agence internationale
    de l'énergie atomique (AIEA), vend de l'uranium à 36 pays.


    L'accord d'exportation d'uranium en cours entre
    l'Australie et la Chine traite principalement de la fourniture d'uranium pour
    des concentrés de minerai d'uranium. Il existe une annexe pour l'extraction
    d'uranium à partir d'autres minerais et concentrés mais seulement pour des
    objectifs non nucléaires.


    (Rob Taylor, version française Danielle
    Rouquié)


    © Thomson Reuters 2009 Tous
    droits réservés.


    source: http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRLE39549720090514
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Lun 18 Mai - 16:46

    Nucléaire : le MOX arrivé au Japon


    La cargaison de combustible nucléaire MOX vient d'achever son long voyage en mer, traversée qui avait soulevé de nombreuses
    protestations, en particulier de Greenpeace.


    Après plus de deux mois de traversée, le MOX, partit de France, vient d'arriver au Japon. Le navire Pacific Heron, un bateau
    spécialement équipé pour ce type de transport, a accosté ce matin dans le port d'Omaezaki, rapporte une journaliste de l'AFP.


    Le voyage n'est pour autant pas encore terminé : une
    partie de la cargaison de MOX, mélange de plutonium issu du retraitement de combustible usé et d'uranium, va être déchargée lors de cette première étape, puis le navire se rendra dans deux autres ports du sud-ouest du Japon situés à proximité de centrales nucléaires.


    Un transport controversé

    Ce transport de combustible nucléaire MOX a fait l'objet de nombreuses critiques, principalement de la part de Greenpeace et de diverses associations écologistes.

    Selon l'organisation écologiste Greenpeace, cette cargaison de matière fissible est en effet la plus importante jamais transportée, et pourrait permettre de fabriquer 225 bombes atomiques. Mais,
    selon une source proche de l'industrie nucléaire française, la cargaison ne peut pas être assimilée à du plutonium permettant de fabriquer des armes.


    Des organisations écologistes japonaises alertent quant à elles sur la menace pour l'environnement que représente le MOX. Pour
    Yoshika Shiratori, dirigeant d'une association locale, « Il est suicidaire d'utiliser du combustible MOX dans une centrale nucléaire ici. (...) Lorsqu'un tremblement de terre et un tsunami auront englouti la centrale nucléaire, toute la baie, l'Océan Pacifique et toutes les mers autour du Japon seront contaminés ».


    L'archipel du japon enregistre en effet, chaque année, 20% des séismes les plus violents frappant la planète, attisant les
    craintes des écologistes face à un éventuel accident nucléaire.


    Pour plus d'informations sur le combustible nucléaire MOX, cliquez ici: http://www.ushuaia.com/ushuaia-terre/info-planete/actu-en-continu/energie/0,,4280824,00-tout-savoir-sur-le-mox-.html

    source: http://www.ushuaia.com/ushuaia-terre/info-planete/actu-en-continu/energie/0,,4415948,00-nucleaire-le-mox-arrive-au-japon-.html
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Mar 26 Mai - 7:29

    Du combustible nucléaire civil pour tous


    Le 25 Mai 2009


    Le projet d’une banque mondiale d’uranium faiblement enrichi, évoqué à Prague par Barack Obama, sera bientôt examiné par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA)

    Il aura fallu un véritable engouement planétaire pour l’énergie nucléaire et un discours remarqué du président américain Barack Obama pour que l’idée d’une banque internationale de
    combustible nucléaire fasse son chemin. Au moment où une soixantaine de pays affichent ouvertement l’ambition de développer un programme nucléaire civil, ce vieux projet, serpent de mer de la politique internationale depuis 1946, pourrait fort voir le jour dans un avenir proche.


    Montrer patte blanche

    Le 15 juin à Vienne, le conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), examinera pour la première fois trois propositions parallèles, une russe, une allemande et une kazakhe, visant à ériger une telle banque. Le principe est simple: il s’agirait de confier à l’AIEA une réserve importante d’uranium faiblement enrichi (UFE), le combustible classique utilisé par les 436 centrales nucléaires actuellement en activité dans le monde, pour le revendre à tous les pays demandeurs, à un prix équitable, sans préconditions politiques ou idéologiques.

    Ce système permettrait de faire entrer un maximum de pays dans un nouvel âge nucléaire, à l’heure où s’épuisent les réserves mondiales d’hydrocarbures, sans accroître les risques de prolifération. La maîtrise du cycle de l’atome resterait l’apanage de quelques puissances nucléaires maîtrisant cette coûteuse technologie, mais l’obtention de combustible ne serait plus réservée à une poignée de «nantis». Dorénavant, tout pays aux besoins énergétiques justifiant de s’engager dans le nucléaire civil pourrait frapper à la porte de l’AIEA et obtenir de la matière fissile pour ses
    centrales nucléaires, après avoir «montré patte blanche».


    Pour les futurs clients, le cahier des charges est déjà préétabli: ils devraient renoncer à enrichir eux-mêmes l’uranium, signeraient des accords de garantie nucléaire avec l’AIEA, ainsi qu’un régime d’inspections renforcé, afin d’éviter tout détournement de matière
    fissile vers des applications militaires clandestines. Des propositions soumises à l’AIEA, celle de Moscou paraît la plus simple et la plus rapide à mettre en œuvre: 120 tonnes d’uranium faiblement enrichi (UFE) seraient stockées dans le complexe nucléaire d’Angarsk (Sibérie) et chaque transaction interviendrait après le feu vert de l’AIEA.


    Plus ambitieuse, la proposition kazakhe, qui recoupe l’allemande, vise à créer de toutes pièces un centre international d’enrichissement de l’uranium, qui serait cette fois placé sous l’autorité directe de l’AIEA, le pays hôte prenant à sa charge les dépenses de fonctionnement et la protection physique des
    installations.


    Les dirigeants de l’AIEA n’en font pas mystère: une telle mise sous contrôle multilatérale ne constitue à leurs yeux que le premier pas vers une mise en commun, à un horizon plus lointain, de toute
    la production d’uranium enrichi sur la planète. Le pari semble insensé, mais le discours proféré le 5 avril a Prague par Barack Obama, dans lequel il appelait de ses vœux la création d’une telle banque de combustible au nom de la lutte antiprolifération et du désarmement nucléaire, indique un infléchissement notable de Washington sur la question.


    L’apport de Warren Buffett

    Outre Barack Obama et le président kazakh, Noursoultan Nazerbayev, le directeur général de l’AIEA, Mohamed ElBaradei, qui quittera son poste en novembre prochain, peut compter sur le
    soutien inconditionnel de l’homme le plus riche des Etats-Unis, le milliardaire Warren Buffett. En 2006, celui-ci avait promis de contribuer pour 50 millions de dollars au lancement d’une telle banque, à condition que les Etats membres de l’AIEA fournissent les 100 millions de dollars manquants pour acheter les premières 60 à 80 tonnes d’uranium faiblement enrichi nécessaires au démarrage
    du projet.


    C’est chose faite: les Etats-Unis ont mis 49 millions de dollars sur la table, le Koweït et les Emirats arabes unis (EAU) 10 millions chacun, la Norvège 5 millions et l’Union européenne 25 millions d’euros. Le choix du Kazakhstan revêt en outre une dimension symbolique
    susceptible de faciliter l’adhésion des plus réticents: après l’effondrement de l’URSS en 1991, cette ancienne république soviétique avait d’elle-même restitué les ogives nucléaires abandonnées sur son territoire par l’ex-Armée rouge.


    Reste à convaincre certains Etats membres de l’AIEA, à commencer par l’Italie, l’Afrique du Sud et l’Egypte, qu’il ne s’agit pas d’une nouvelle manœuvre des grandes puissances, peu désireuses de
    partager un savoir-faire aussi éminemment stratégique.

    Source :http://www.letemps.ch/Page/Uuid/51836640-48a2-11de-bbb7-9d8eeb0af688/Du_combustible_nucl%C3%A9aire_civil_pour_tous
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Mer 1 Juil - 6:32

    Déchets nucléaires: 385 piscines olympiques




    Le 30 Juin 2009

    Jolie actualité atomique aujourd'hui. D’un côté, Areva, à la recherche de liquidités, s’annonçait comme le leader incontestable des énergies décarbonées.
    De l’autre, l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra) présentait aux Invalides son troisième inventaire national des déchets et matières radioactives. D’un côté, l’industriel majeur du nucléaire qui vantait une énergie propre et fort concurrentielle. De l’autre, une agence gouvernementale en charge d’exposer la comptabilité des déchets de la même industrie.


    Tous les trois ans, l’Andra collecte et recoupe les données fournies par les opérateurs du nucléaire français (EDF mais aussi Areva, le Cea, …). Elle a arrêté ses comptes au 31 décembre 2007. A cette date, l’Andra a répertorié plus de 1,15 million de mètres cubes de déchets radioactifs en France. Soit l’équivalent d’environ 385 piscines olympiques. Ces déchets ne sont pas tous entreposés dans des piscines. La plupart sont conditionnés dans des colis
    spécifiques, environ 70% d’entre eux sont stockés, les autres attendent des solutions correspondantes à leur dangerosité.

    Que recouvre cet inventaire exactement? Tout ce que le nucléaire civil a pu produire en trois décennies d’exploitation. Parmi ces colis, on trouve du super dangereux (les déchets de haute activité, soit 0,2% du total avec 2293 m3) et du assez anodin (les déchets de très faible activité, soit environ 20,1% du total avec 230000 m3 de stockés). Entre les deux, toute une gamme de déchets de faible et
    moyenne activité à vie courte ou longue. Près de 70% font partie de la famille "faible et moyenne activité à vie courte".


    La vie courte est une façon de voir qui n’appartient qu’à certains domaines scientifiques. Car les déchets classés dans cette catégorie ont des périodes radioactives de moins de 31 ans. Cela signifie qu’ils perdent la moitié de leur radioactivité après 31 ans. Il est communément accepté qu’au bout de 10 périodes, les déchets ne présentent plus de risque majeur. Ainsi, après 310 années, les déchets à vie courte ne seront plus considérés comme actifs. 310
    années = dix générations.


    Pour les déchets à vie longue, l’échelle de temps convie le cerveau humain à une gymnastique improbable consistant à imaginer les 200000 années à venir, voire les 20 millions de prochaines années… A titre de comparaison, les pharaons d’Egypte ont été installés dans des pyramides qui ont à peine 5000 ans.

    Notons que l’inventaire concerne aussi des «matières radioactives». A la différence des déchets, celles-ci sont considérées comme valorisables. Et c’est là toute la subtilité de l’inventaire: une barre de combustible en train de réagir dans un réacteur nucléaire en ce moment même (4800 tonnes) ou des combustibles irradiés en train de refroidir dans des piscines (13000 tonnes) font partie de la famille des matières valorisables et ne sont pas considérées
    comme des déchets. Idem pour le plutonium (82 tonnes dont 60 de propriété française), l’uranium de retraitement (21000 tonnes), l’uranium appauvri (255000 tonnes), l’uranium enrichi (3300 tonnes), l’uranium naturel extrait de la mine (27000 tonnes), le thorium de Rhodia (9399 tonnes), les matières en suspension (21600 tonnes), et certains combustibles de la Défense nationale. Sans oublier
    les 1000 tonnes de MOX en attente de traitement (prévu à partir de 2030…).


    Source :http://environnement.blogs.liberation.fr/noualhat/2009/06/d%C3%A9chets-nucl%C3%A9aires-385-piscines-olympiques.html
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Jeu 2 Juil - 5:42

    Spectaculaire action de Greenpeace à la centrale
    nucléaire de Tihange



    Des militants de Greenpeace ont voulu marquer le coup ce matin. Avec un
    paramoteur, l'un d'entre eux a survolé la centrale de Tihange pour sensibiliser
    le grand public aux risques liés à l'exploitation de l'énergie nucléaire.

    L'idée est originale, comme bien souvent lors des actions de l'ONG
    Greenpeace. Avec un paramoteur, un militant a survolé la centrale nucléaire de
    Tihange avant d'atterrir à quelque 500 mètres des réacteurs. Le tout avec un
    seul objectif en tête: démontrer les risques liés à la production d'énergie et
    la facilité avec laquelle il est possible d'amener le danger aux abords du site
    nucléaire.
    Par cette action, Greenpeace demande la fermeture des trois réacteurs les
    plus anciens du pays. L'un d'eux se situe à Tihange, les deux autres sont près
    d'Anvers. "Tous ensembles, ils ne représentent qu'une petite partie de la
    production d'électricité. A peine 10% en Belgique. Fermer ces trois réacteurs,
    les plus anciens, les plus dangereux et les moins fiables, serait vraiment plus
    raisonnable
    ", a déclaré Jan Vande Putte, chargé de mission nucléaire au
    sein de Greenpeace.
    Une première étape pour laquelle lutte Greenpeace avant la fin du nucléaire,
    prévue entre 2015 et 2025. Mais peut-on réellement se passer du nucléaire ?
    "Techniquement, c'est toujours possible", a confié Philippe Mathieu,
    Professeur de Production d'énergie à l'ULG, avant d'ajouter que "sortir
    d'une option sans alternative valable, ça peut nous mettre en danger
    ."
    D'après les experts, la fin du nucléaire n'est pas envisageable avant 20 à 50
    années. Le temps, en quelques sortes, de changer les mentalités et de créer
    d'avantage d'énergies vertes.

    Source : http://www.rtlinfo.be/rtl/news/article/254046/--Spectaculaire+action+de+Greenpeace+%C3%A0+la+centrale+nucl%C3%A9aire+de+Tihange
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Jeu 2 Juil - 6:29

    Areva ouvre son capital pour financer son avenir




    Le 01 Juillet 2009

    Après des mois d'atermoiements de l'Etat actionnaire, le groupe nucléaire Areva tient enfin le financement du plan de développement industriel qui lui permettra, selon ses dirigeants, de rester numéro un mondial du secteur dans les prochaines années. Présidé par Jean-Cyril Spinetta (également président
    non-exécutif d'Air France-KLM), le conseil de surveillance en a arrêté les modalités, mardi 30 juin, pour la période 2009-2012 : il prévoit une augmentation et une ouverture de capital à des "partenaires stratégiques" et la cession de son pôle transmission et distribution d'électricité (T & D).


    Ainsi s'éloigne le scénario - rejeté par la présidente du directoire
    d'Areva, Anne Lauvergeon - d'une fusion avec Alstom. Sérieusement envisagée par Nicolas Sarkozy dès son accession à l'Elysée, l'opération aurait fait passer au moins une partie du nucléaire civil sous le contrôle du géant du BTP Bouygues,
    premier actionnaire du groupe d'équipements ferroviaires et énergétiques. "Tout cela est terminé", veut croire la patronne d'Areva.


    Jusqu'à présent, Areva était parvenu à financer son développement tout en versant de généreux dividendes à l'Etat. Les projets de construction de centrales nucléaires se multipliant dans le monde, ses bénéfices ne sont plus suffisants. Ce plan doit lui permettre de disposer des 10 milliards d'euros (hors acquisitions) nécessaires à ses projets : sécurité des installations, développement des mines (Niger, Namibie, Kazakhstan) pour doubler la production
    d'uranium en 2012, construction d'usines de combustible (Georges-Besse-2 à Pierrelatte...) et fabrication de gros composants (Etats-Unis), certification du nouveau réacteur EPR auprès des autorités de sûreté nucléaire... D'ici trois ans, le groupe devra aussi racheter les 34 % que l'allemand Siemens détient dans Areva NP (réacteurs), participation aujourd'hui évaluée à 2 milliards.[/size]


    [size=9]Petite révolution dans le nucléaire français encore contrôlé à plus de 90 % par l'Etat à travers le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) : des industriels et des financiers, privés et étrangers, entreront chez Areva d'ici la fin de l'année. L'entreprise va "offrir à des partenaires stratégiques et industriels l'opportunité d'entrer à son capital, à hauteur de 15 %, et essentiellement par augmentation de capital", précise-t-elle dans un communiqué,
    la part de l'Etat descendant à environ 78 %.


    Cette opération sera ouverte aux salariés, aux porteurs de certificats d'investissement (actions sans droit de vote) et à des partenaires étrangers, dont Mme Lauvergeon n'a pas révélé les noms. Elle a seulement indiqué qu'elle comptait ainsi " aller plus loin et plus vite sur le plan économique et géopolitique". Ces partenaires ont un intérêt stratégique : aider le groupe à prendre un tiers du marché des deux à trois cents nouveaux réacteurs prévus dans
    le monde au cours des prochaines décennies. Dans les prochaines années, il veut vendre ses réacteurs EPR de troisième génération aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Inde et dans le Golfe, après son succès mitigé en Chine.


    Un accord avec des fonds souverains du Koweït, d'Abou Dhabi ou du Qatar aurait un sens, ces émirats envisageant de développer l'énergie nucléaire. Areva pourrait aussi inviter à son tour de table le japonais Mitsubishi Heavy Industries, déjà partenaire dans la commercialisation future d'Atmea (un réacteur de 1 100
    mégawatts) et la fourniture de combustible.


    Sous la pression de l'Etat, la patronne d'Areva a néanmoins dû mettre en vente T & D, racheté à Alstom en 2004 pour 920 millions d'euros. Areva a redressé et développée cette activité, notamment sur les marchés asiatiques, et T & D vaut désormais entre 3 et 5 milliards. S'il ne fait pas partie de son coeur de métier, il lui assure des revenus confortables : avec un résultat opérationnel
    de 560 millions (+ 41,1%), il a contribué pour la moitié au résultat
    opérationnel 2008 (hors provisions). Mme Lauvergeon a prévenu qu'elle n'entendait pas brader ce "fleuron". "Selon la qualité des offres, précise Areva, la décision de céder ou pas T & D et le choix d'un éventuel acquéreur seront pris avant la fin de l'année." Appuyée par les syndicats, elle a obtenu que T & D (près de 30 000 salariés sur un total de 75 000) ne soit pas vendu "à la découpe".


    [size=9]Alstom est prêt à faire "une offre en cash", a annoncé son PDG, Patrick Kron. Siemens est intéressé, tandis que le français Schneider Electric et deux fonds d'investissement, Axa Private Equity et CVC Capital, sont cités comme d'éventuels repreneurs. La cession de participations minoritaires d'Areva dans plusieurs sociétés cotées doit compléter le financement. Areva détient 26 %
    d'Eramet (mines de nickel) et 11,4 % de STMicroelectronics. Il cédera ces participations, mais elles "resteront sous actionnariat public", prévient Areva.


    Enfin, l'Etat se montrera désormais moins gourmand. Le taux de
    distribution de dividendes sera ramené de 42 % (en 2008) à 25 % du résultat net pour les exercices 2010, 2011 et 2012.


    Source :http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/07/01/areva-ouvre-son-capital-pour-financer-son-avenir_1213901_3234.html

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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Sam 4 Juil - 6:21

    La France, véritable déchetterie nucléaire !




    Le 01 Juillet 2009

    Tous les trois ans, l’Andra, le centre national de stockage des déchets radioactifs, publie son inventaire. Détail des matières et déchets radioactifs, localisation… l’outil doit permettre de mettre en œuvre une politique de gestion adaptée pour le long terme. Le troisième inventaire, publié hier (30 juin), annonce un volume
    de 1 153 000 m3 de déchets. Un chiffre appelé à doubler d’ici
    2030…


    1 121 sites de stockage. 1 153 000m3 de déchets. Le double en 2030. Des chiffres à faire pâlir les anti-nucléaire ! De quoi remplir 385 piscines olympiques, ironise Libération.
    Provenant pour la plupart du secteur électronucléaire (62 %), les déchets radioactifs sont aussi issus de la recherche (17 %), de la défense (17 %), de l’industrie non électronucléaire (3 %) et du secteur médical (1 %). De dangerosité différente, ils se répartissent en cinq catégories : très faible activité (TFA), faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC), faible activité à vie longue (FA-VL), moyenne activité à vie longue (MA-VL), haute activité (HA).

    Ces derniers, les déchets hautement radioactifs, ne représentent qu’une part infime du volume total (0,2 %) mais en termes de radioactivité, ils détiennent la palme : 94,98 % du total. Ceux-ci, à la différence des déchets FMA-VC, mettront des centaines de milliers d’années avant de ne plus présenter de risques. Stockés
    avec les déchets MA-VL, issus des centrales nucléaires, ils sont conservés sur les sites de La Hague, de Marcoule et de Cadarache.


    310 ans plus tard…

    Les déchets de MA-VL mettront eux plus de 31 ans pour perdre de leur radioactivité et représentent 3,6 % du volume total pour 4,98 % des rayonnements. Les FMA-VC mettront eux, moins de 31 ans pour diminuer leur taux de radioactivité par deux.
    La majorité des stocks étant composés de déchets de faible activité, on estime qu’ils ne présenteront plus aucun risque au bout de… 310 ans ! Stockés par l’Andra dans ses centres de l’Aube, ils constituent 68,8 % du volume.

    L’Andra, dont la création a été instaurée par la loi du 30 décembre 1991 est chargée de « répertorier l’état et la localisation de tous les déchets radioactifs se trouvant sur le territoire national ». Les premiers inventaires se bornant à établir une liste des déchets existants sans proposer de perspectives d’avenir, la loi du 30 juin 2006 a imposé qu’on prenne en compte les estimations pour mieux préparer l’avenir. Cet inventaire est désormais un « outil de gestion qui permet d’assainir des situations passées et d’anticiper les
    besoins de stockage pour l’avenir », a résumé le président du conseil d’administration de l’Andra, François-Michel Gonnot.

    Un nouveau site de stockage des déchets de faible activité à vie longue sera par ailleurs mis en service en 2019. Deux communes de l’Aube viennent d’être pré-selectionnées : Auxon et Pars-lès-Chavanges.

    Source :http://www.developpementdurable.com/technologie/2009/07/A2186/la-france-veritable-dechetterie-nucleaire.html

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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par Rabasse du sud le Dim 5 Juil - 9:11

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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Sam 1 Aoû - 6:57

    Communiqués de presse

    27/07/2009
    "Sortir du nucléaire" accuse M Sarkozy de soutenir des atteintes à la
    démocratie au Congo et au Niger au profit d'Areva


    Areva doit se retirer du Congo et du Niger et la France doit exiger :

    - la libération immédiate du militant associatif Golden Misabiko (Congo)
    - l'annulation de référendum anticonstitutionnel prévu le 4 août au Niger



    Le Réseau "Sortir du nucléaire" attire l'attention de l'opinion publique
    sur la gravité de la situation au Congo et au Niger où les autorités
    politiques bafouent les droits de l'Homme et les règles démocratiques
    sur fond de coopération avec la multinationale nucléaire Areva.


    - Au Congo (ex-Zaïre), Golden Misabiko, qui est président d'une ONG de
    défense des droits de l'Homme, a été arrêté vendredi 24 juillet après la
    publication d'un rapport dénonçant l'exploitation illégale de la mine
    d'uranium de Shinkolobwe (Katanga), concédée à Areva depuis le 26 mars
    dernier : lors de la visite express du Président français Nicolas
    Sarkozy, Areva s’est vu octroyer l’exploration et l’exploitation de
    l’uranium sur l’ensemble du sol congolais.

    - Au Niger, où Areva exploite des mines d'uranium depuis 45 ans et a
    récemment obtenu du Président Mamadou Tandja l'autorisation d'ouvrir une
    mine géante à Imouraren, les atteintes à la démocratie sont tout aussi
    graves : contrairement à ce que prévoit la constitution, M Tanja va se
    présenter pour un troisième mandat présidentiel et, pour arriver à ses
    fins, n'a pas hésité à dissoudre la Cour Constitutionnelle et à
    organiser un référendum illégal prévu pour le 4 août.


    Ce n'est pas parce que la supposée "indépendance énergétique de la
    France" n'est qu'un mythe, et que le fonctionnement des réacteurs
    nucléaires français est assuré à 100% par les importations d'uranium, en
    particulier d'Afrique, que la France doit tolérer ou même collaborer aux
    atteintes aux droits de l'Homme.

    Lors de sa campagne présidentielle, et suite à son élection, M Sarkozy a
    promis que la politique française serait "exemplaire" concernant les
    Droits de l'Homme. L'accord nucléaire signé le 25 juillet 2007 à Tripoli
    entre M Sarkozy et le dictateur libyen Kadhafi avait déjà largement
    écorné ces promesses, de même que les accords nucléaires signés lors des
    visites de M Sarkozy dans des pays fort peu démocratiques comme au
    Maghreb, au Moyen-Orient ou en Chine.

    De toute évidence, le militantisme pronucléaire de M Sarkozy et son
    soutien sans faille à la multinationale Areva le poussent à s'accommoder
    ou même à soutenir les atteintes aux Droits de l'Homme, en l'occurrence
    au Congo et au Niger. C'est le "volet radioactif" du système de la
    Françafrique".

    Il est nécessaire de mettre en lumière la complaisance d'Areva avec ces
    agissements antidémocratiques. Dans l'immédiat, les autorités françaises
    doivent se reprendre et exiger la libération immédiate de Golden
    Misabiko au Congo et l'annulation du référendum anticonstitutionnel
    prévu le 4 août au Niger.


    --------------------------------------
    Rappels :
    --------------------------------------


    RDC/uranium : le président d'une ONG congolaise arrêté à Lubumbashi

    AFP - 26 juillet 2009 - LUBUMBASHI (RD Congo) - Le président d'une ONG
    de défense des droits de l'Homme en RD Congo a été arrêté à Lubumbashi
    après la publication d'un rapport dénonçant l'exploitation illégale
    d'une mine d'uranium au Katanga (sud-est), a-t-on appris dimanche auprès
    de l'ONG. Golden Misabiko, président de l'Association africaine de
    défense des droits de l'Homme (Asadho) au Katanga, a été arrêté vendredi
    par des membres de l'Agence nationale de renseignements (ANR) et
    transféré samedi au palais de justice de Lubumbashi où il était toujours
    détenu dimanche.

    Dans un rapport récent, l'Asadho dénonçait "le rôle joué par certaines
    institutions étatiques" dans l'exploitation de la mine de Shinkolobwe au
    Katanga (sud-est), pourtant interdite à toute activité minière depuis
    2004. Le document citait notamment les services "de renseignements
    militaires, le parquet militaire, la police des mines et des
    hydrocarbures" et certaines autorités locales.

    "Selon le procès verbal d'audition (du président par l'ANR) il est écrit
    que nous avons porté atteinte à la sûreté de l'Etat, et que nous avons
    tenu des propos diffamatoires", a expliqué à l'AFP Thimothée Mbuya,
    vice-président de l'association, arrêté lui aussi vendredi mais relâché
    samedi. "C'est une campagne de dénigrement contre les défenseurs des
    droits de l'Homme, on veut nous intimider, nous empêcher de faire notre
    travail", a-t-il estimé. Les ressources de la mine de Shinkolobwe, riche
    en uranium et en cuivre, avaient servi à fabriquer la bombe d'Hiroshima.

    Elle a été fermée en 2004 après un éboulement. A l'époque, une mission
    de l'ONU "avait constaté des risques importants liés à de possibles
    éboulements ainsi qu'à une potentielle exposition chronique à la
    radioactivité ionisante", selon le rapport de l'Adasho. Cette mine
    pourrait être à nouveau exploitée par le groupe nucléaire français
    Areva, dans le cadre d'un accord signé en mars par sa présidente, Anne
    Lauvergeon, avec le ministre congolais des Mines, portant sur la
    recherche et l'exploitation de futures mines d'uranium sur tout le
    territoire de l'ancien Zaïre.
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Sam 1 Aoû - 7:02

    suite au précédent post

    Rappels :
    --------------------------------------


    RDC/uranium : le président d'une ONG congolaise arrêté à Lubumbashi

    AFP - 26 juillet 2009 - LUBUMBASHI (RD Congo) - Le président d'une ONG
    de défense des droits de l'Homme en RD Congo a été arrêté à Lubumbashi
    après la publication d'un rapport dénonçant l'exploitation illégale
    d'une mine d'uranium au Katanga (sud-est), a-t-on appris dimanche auprès
    de l'ONG. Golden Misabiko, président de l'Association africaine de
    défense des droits de l'Homme (Asadho) au Katanga, a été arrêté vendredi
    par des membres de l'Agence nationale de renseignements (ANR) et
    transféré samedi au palais de justice de Lubumbashi où il était toujours
    détenu dimanche.

    Dans un rapport récent, l'Asadho dénonçait "le rôle joué par certaines
    institutions étatiques" dans l'exploitation de la mine de Shinkolobwe au
    Katanga (sud-est), pourtant interdite à toute activité minière depuis
    2004. Le document citait notamment les services "de renseignements
    militaires, le parquet militaire, la police des mines et des
    hydrocarbures" et certaines autorités locales.

    "Selon le procès verbal d'audition (du président par l'ANR) il est écrit
    que nous avons porté atteinte à la sûreté de l'Etat, et que nous avons
    tenu des propos diffamatoires", a expliqué à l'AFP Thimothée Mbuya,
    vice-président de l'association, arrêté lui aussi vendredi mais relâché
    samedi. "C'est une campagne de dénigrement contre les défenseurs des
    droits de l'Homme, on veut nous intimider, nous empêcher de faire notre
    travail", a-t-il estimé. Les ressources de la mine de Shinkolobwe, riche
    en uranium et en cuivre, avaient servi à fabriquer la bombe d'Hiroshima.

    Elle a été fermée en 2004 après un éboulement. A l'époque, une mission
    de l'ONU "avait constaté des risques importants liés à de possibles
    éboulements ainsi qu'à une potentielle exposition chronique à la
    radioactivité ionisante", selon le rapport de l'Adasho. Cette mine
    pourrait être à nouveau exploitée par le groupe nucléaire français
    Areva, dans le cadre d'un accord signé en mars par sa présidente, Anne
    Lauvergeon, avec le ministre congolais des Mines, portant sur la
    recherche et l'exploitation de futures mines d'uranium sur tout le
    territoire de l'ancien Zaïre.



    ------------------------------------

    Niger : le président Tandja dissout la Cour constitutionnelle

    LEMONDE.FR avec AFP - 29.06.09

    Le président nigérien, Mamadou Tandja, a procédé, lundi 29 juin, à un
    remaniement de son gouvernement et limogé les sept juges de la Cour
    constitutionnelle, qui s'opposaient à son projet de référendum
    constitutionnel. Il s'agit des premières mesures du chef de l'Etat
    depuis qu'il s'est adjugé les pleins pouvoirs, vendredi dernier, après
    le refus de la Cour constitutionnelle d'avaliser son projet de
    consultation sur une nouvelle Constitution devant lui permettre de
    rester au pouvoir trois années supplémentaires.

    Dans un communiqué diffusé par la radio nationale, le gouvernement
    précise que Tandja a également suspendu à titre provisoire les
    compétences de la Cour en matière constitutionnelle et électorale. De
    même, la haute juridiction se voit temporairement privée de ses
    prérogatives de contrôle de la régularité et de la transparence des
    référendums et élections politiques.

    Un peu plus tôt dans la journée, le président avait remanié le
    gouvernement, maintenant à son poste le premier ministre, Seini Oumarou,
    et nommant huit nouvelles personnalités appartenant toutes à des
    organisations soutenant le projet de référendum constitutionnel. Ces
    nouveaux entrants succèdent aux huit ministres issus de la Convention
    démocratique et sociale (CDS) qui ont démissionné la semaine dernière
    pour marquer leur opposition à cette consultation.

    Le président Tandja, âgé de 71 ans, achève le 22 décembre un second
    mandat de cinq ans, sans possibilité de briguer sa réélection aux termes
    de la Constitution en vigueur depuis 1999. Cette loi interdit également
    toute modification de la durée du mandat. Mais le chef de l'Etat a
    convoqué les électeurs aux urnes le 4 août pour qu'ils se prononcent sur
    son projet de référendum. Le 12 juin, la Cour constitutionnelle avait
    annulé son décret, jugeant le scrutin contraire à la Constitution.


    Lien permanent vers ce communiqué:
    http://www.sortirdunucleaire.org/actualites/communiques/affiche.php?aff=588
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Sam 5 Sep - 8:30

    Fermons la centrale de Fessenheim et sortons du nucléaire !

    Partout en France, mobilisons-nous pour le rassemblement européen
    à Colmar (Alsace), les 4 et 5 octobre 2009


    => Découvrez le programme (concerts, spectacles, conférences...) : CI-JOINT.

    => Organisez un départ groupé dans votre ville.

    => Commandez gratuitement des tracts et affiches.

    Cliquez maintenant sur : http://www.fermons-fessenheim.org/


    -------------------------------------------
    POUR EN SAVOIR PLUS :

    Exigeons la fermeture de la centrale de Fessenheim, la plus ancienne centrale nucléaire française en activité.

    Les centrales nucléaires françaises ont été prévues à l'origine pour durer 30 ans.
    La centrale de Fessenheim fonctionne depuis maintenant 32 ans. En octobre 2009 commencera la 3em visite décennale qui devrait décider du prolongement ou pas de la centrale.
    Un réacteur nucléaire qui vieillit, ce sont des matériaux fragilisés et des composants qui tombent plus souvent en panne, donc des risques d’accident démultipliés.
    Au mépris de ces risques, l’industrie nucléaire, Areva et EDF en tête, cherche à obtenir l’autorisation d’exploiter les réacteurs pendant 40 voire 60 ans ?

    Il est urgent de changer de politique énergétique :
    - fermons progressivement les centrales nucléaires, à commencer par les plus vieilles (Fessenheim, Tricastin, etc.)
    - développons les énergies renouvelables et les économies d’énergie
    - refusons tout projet de nouveau réacteur et réclamons l’arrêt des travaux du réacteur EPR à Flamanville (50)

    Samedi 3 et dimanche 4 octobre 2009, des citoyens venus de la France entière,
    mais aussi de l'étranger (Allemagne, Suisse, Autriche, etc)
    se rassembleront pour agir lors d’une
    GRANDE MANIFESTATION
    LE SAMEDI 3 OCTOBRE À 14H


    La soirée du 3 et la journée du 4 octobre seront consacrées à des conférences, débats, concerts, ateliers etc.

    Aidez nous à mobiliser le plus grand nombre :
    - organisez des départs groupés (co-voiturage, car, train, vélo, etc.),
    - diffusez des affiches et tracts,
    - diffusez le plus largement possible le programme ci-joint,
    - etc.

    Nous comptons sur vous pour que ce rassemblement soit une réussite et que l’on obtienne la fermeture de la centrale de Fessenheim.

    Je me tiens à votre disposition pour toute question, organisation de départs groupés…

    Informations, programme, départs groupés, etc. :
    http://www.fermons-fessenheim.org

    D’avance merci pour votre mobilisation.

    --
    Jocelyn Peyret

    Coordination nationale actions & groupes
    Reseau Sortir du nucleaire
    30 rue du Nord
    68000 Colmar
    Tel fixe : 03 89 41 80 95
    Mail : jocelyn.peyret@sortirdunucleaire.fr
    Web : http://www.sortirdunucleaire.org



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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par yunolo le Dim 6 Sep - 18:14

    Fermer! Fermer, Fermer les centrales nucléaires.... J'aurais vite envie de dire oui!
    On fait comment après ? Les gens qui y travaillent... tu les mets où ?
    Avant de fermer, je me battrais bien pour que des spécialistes aillent et remettent en état l'existant! Tu crois pas ? C'est de la première responsabilité de l'Etat non!
    Doit-on revenir à la bougie ? Un peu naze non ?
    Je suis batailleuse, voire chiante! Mais je ne peux pas accepter les "ouè y'en a marre" sans discuter!
    La France est pour le tout nucléaire! Ce n'est pas nouveau quand même!!!!! Si nous devons être vigilants c'est sur la bonne marche et la sécurité de nos usines!
    Si on doit crier aujourd'hui (vu qu'elles existent ces putains d'usines) C'est que le gouvernement nous donne un état des lieux de mises aux normes de ces centrales! Nettement plus dur à avoir!!!! ET C'EST A CE NIVEAU LA QU'ON DOIT GUEULER! C'EST TOUT! Ce n'est pas quand le torchon a brûlé qu'il faut réagir! Trop tard!
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Mar 22 Sep - 17:33

    Malgré les pressions répétées des autorités, le grand rassemblement européen pour exiger la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim et la sortie du nucléaire aura bien lieu à Colmar le week-end des 3 et4 octobre prochains !

    Pour en savoir plus sur le programme du rassemblement et sur les pressions exercées :http://www.fermons-fessenheim.org/

    La liberté de manifester, garantie par la constitution française, ne doit pas être bafouée !

    Agissez maintenant en interpellant le préfet du Haut-Rhin et le maire de Colmar.

    1/ Envoyez un mail et/ou un courrier postal aux adresses ci-dessous. Nous vous proposons le modèle de lettre ci-dessous que vous pouvez personnaliser pour lui donner encore plus de poids.

    2/ Téléphonez aux numéros suivants et, si possible, renouvelez plusieurs fois votre appel jusqu'au 3 octobre 2009.
    Tel. Préfecture du Haut-Rhin : 03 89 29 20 10 ou 03 89 29 20 00
    Tel. Mairie de Colmar : 03 89 20 68 68

    3/ Diffusez cet appel par e-mail à l'ensemble de vos connaissances : chacun-e doit se sentir concerné-e par le respect des droits fondamentaux par les autorités !

    4/ Pour mesurer l'impact de cette action, n'oubliez pas de nous le faire savoir en nous envoyant un mail à action@fermons-fessenheim.org
    MODÈLE DE LETTRE À ENVOYER

    Monsieur Pierre-André PEYVEL
    Préfet du Haut-Rhin
    7, rue Bruat
    B.P. 10489
    68020 COLMAR Cedex
    Mail : pierre-andre.peyvel@haut-rhin.pref.gouv.fr
    Copie à : action@fermons-fessenheim.org

    Monsieur Gilbert MEYER
    Maire de Colmar
    1, place de la Mairie
    68000 COLMAR
    Mail : gilbert.meyer@ville-colmar.fr
    Copie à : action@fermons-fessenheim.org


    OBJET : Manifestation à Colmar : pour la vie, contre l'énergie nucléaire, contre la centrale de Fessenheim !


    Monsieur le Préfet du Haut-Rhin,
    Monsieur le Maire de Colmar,

    C'est avec stupéfaction que je constate les entraves que vous opposez à la manifestation qui doit avoir lieu le 3 octobre prochain à 14 h, Place Rapp, à Colmar. J'accorde mon soutien entier au Réseau "Sortir du nucléaire" et au Collectif "Fermons Fessenheim" qui l'organisent pacifiquement.

    J'entends parler de "restriction de la liberté de manifester", de "parcours impossible pour la manifestation" et de "mise en danger de la sécurité de la population à Colmar à cause d"une violence latente". Issu d'un temps qu'on croyait révolu, on voit réapparaître l'épouvantail de "l'émeutier allemand" pour monter les uns contre les autres, par delà les frontières.

    La violence ?

    Elle réside à mon sens dans les cancers provoqués par la radioactivité que rejettent les centrales nucléaires, dans les risques d'accidents graves dont celles-ci sont porteuses, dans la prolifération internationale de l'arme atomique que permet la technologie nucléaire civile.

    Le 5 septembre dernier, plus de 50 000 personnes se sont rassemblées à Berlin, lors d'une manifestation antinucléaire pacifique couronnée de succès. Aucun débordement n'a été à déplorer.

    Seuls EDF et/ou le lobby pro-nucléaire peuvent avoir un intérêt à ce que des débordements violents entachent la manifestation prévue à Colmar, afin de discréditer à peu de frais le mouvement antinucléaire.

    Avec inquiétude, je me rends compte qu'en parlant et en écrivant sur la violence, il est possible de la provoquer. C'est malheureusement ce qui se passe actuellement, dans les médias régionaux en Alsace. Cette distortion dans l'information sert les seuls intérêts d'EDF.

    Pacifiquement et consciemment, je soutiens la manifestation européenne qui aura lieu, samedi 3 octobre à 14 h, sur la Place Rapp, contre le danger nucléaire.

    Même si vous ne partagez pas l'idéal, que je fais mien, d'une Europe citoyenne sans menace nucléaire, vous avez le devoir de respecter la liberté de manifester et de ne pas y faire obstacle.

    Dans l'attente de votre réponse, je vous prie de recevoir mes sincères salutations.

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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par Rabasse du sud le Mar 22 Sep - 21:44

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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par Rabasse du sud le Sam 26 Sep - 16:55


    24/09/2009 : Terra eco
    Russie - Il enquête sur les déchets nucléaires : 4 ans de prison




    Grigory
    Pasko, journaliste russe, a fait quatre ans de prison pour avoir
    dénoncé les déversements de déchets nucléaires par des militaires
    russes dans la mer du Japon. A l’occasion de la parution d’un rapport
    de Reporters sans frontières sur les risques encourus par les
    journalistes qui traitent d’environnement, il raconte.




    "Je travaillais pour un journal de la marine à Vladivostok. Je
    portais l’uniforme militaire mais j’étais aussi journaliste et
    j’obéissais à la législation sur les médias. Après l’effondrement de
    l’URSS au début des années 90, de nouvelles lois ont autorisé les
    journalistes à traiter de questions jusqu’ici gardées secrètes. Parmi
    celles-ci, il y avait celle des déchets radioactifs. J’ai été le
    premier journaliste russe à m’intéresser à ces déchets et je crois bien
    que je serai le dernier.



    J’ai rapporté que les militaires rejetaient des déchets nucléaires
    liquides dans la mer du Japon. J’ai écrit plusieurs articles. Et au
    début, je n’ai pas eu de problèmes. Mais en octobre 1994, j’ai filmé et
    photographié directement ces déversements. A partir des images j’ai
    fait un film d’une trentaine de minutes qui est passé sur la télévision
    russe tandis qu’un extrait de quelques minutes était diffusé sur la
    NHK, la télévision publique japonaise. Dès le lendemain, le
    gouvernement japonais envoyait une note officielle au gouvernement
    russe. Il accusait la Russie de bafouer le droit international. La
    Russie a stoppé ces pratiques. Mais les autorités ont décidé de me
    punir moi pour les erreurs de l’armée.



    Entre 1994 et 97, ils ont compilé un dossier contre moi. J’étais
    suivi, ma ligne était sur écoute, mes lettres ouvertes. Je le savais.
    L’arrestation est arrivée en 1997. Alors que je revenais d’une mission
    au Japon, ils m’ont arrêté à la descente de l’avion. Ils étaient huit,
    armés jusqu’aux dents. C’était comme dans un film policier.



    J’ai été accusé de trahison de l’Etat et emprisonné. Le procès
    n’est venu que deux ans plus tard, en 99. Ca a eu lieu devant un
    tribunal militaire, en huis clos. Ils m’accusaient d’être à la solde
    des Japonais. Le premier procès a duré huit mois. Les juges ont conclu
    que je n’étais pas un espion mais que j’avais enfreint le code
    militaire. J’ai quand même été libéré et j’ai fait appel contre ce
    verdict qui me déclarait coupable. Mais en appel, en 2001, les mêmes
    juges m’ont condamné à 4 ans de prison. Parce que j’avais déjà fait
    deux ans de préventive entre 97 et 99, il ne me restait plus que deux
    ans à faire. Mais c’était très pénible. J’ai été transféré très vite
    vers un camp de travail dans la taïga, à l’Est du pays. On était logés
    dans des baraquements, employés comme charpentiers. Il faisait -30°C.
    En 2007, à cause de tout ça, on m’a diagnostiqué avec un cancer des
    reins.



    Après ma libération, je me suis remis à travailler. Mais avec
    difficulté. J’ai écrit pour un journal à Vladivostok. Mais il a été
    menacé de fermer pour des raisons fiscales. Sauf que quand j’ai quitté
    le journal, les poursuites ont cessé. Tout était lié à ma présence.
    Plusieurs fois pendant ces années-là, j’ai été menacé, ma voiture
    fouillée, les autorités m’accusaient d’être un narco-trafiquant, un
    terroriste. J’ai dû quitter Vladivostok pour Moscou en 2003.



    Aujourd’hui, je suis journaliste indépendant. Je continue d’avoir
    des problèmes mais je ne suis pas le seul. Tous les journalistes qui
    n’ont pas les même opinions que les autorités ont ce genre de
    difficultés. Les problèmes d’écologie sont devenus particulièrement
    sensibles pour le gouvernement. A l’époque d’Eltsine, il y avait un
    programme sur l’environnement sur chaque chaîne de télévision. Beaucoup
    de journaux, de magazines écrivaient sur ce thème. Mais Poutine a
    décrété que les écologistes étaient des espions. Alors personne ne
    parle plus d’environnement. A part sur internet. Et encore... Seulement
    sur des sites très spécialisés...”
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par yunolo le Dim 27 Sep - 21:51

    Doit-on s'inquiéter ? Mais NON!
    Le Gouvernement A DIT QUE LE NUAGE NUCLEAIRE S'EST ARRETE AUX FRONTIERES!
    Que dire de plus:!?!?! RIEN!
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par yunolo le Dim 27 Sep - 22:54

    Aujourd'hui l'Iran se dote du nucléaire!!!!! Juste pour l'énergie !
    Vous y croyez ? PAS MOI! MAIS ALORS PAS DU TOUT!.
    Mais comme vous êtes des pacifistes avant tout et anti-militaristes!!!! LAISSONS FAIRE LES CHOSES!!!! ELLES FINIRONT PAR RENTRER DANS L'ORDRE!


    HORS-SUJET

    Sur ce fil nous parlons de l'écologie, du nucléaire face aux répercutions écologique (centrale nucléaire ...) et non d'armement et encore moins de la politique iranienne en matière d'armement !

    Pour cela il y a un sujet déjà ouvert qui se trouve ici =>Que pensez-vous du nucléaire iranien ?

    Merci de respecter les thèmes des sujets abordés !
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Mer 30 Sep - 17:42

    suite du précédent communiqué du 22 septembre:
    Rassemblement européen de Colmar des 3/4 octobre 2009

    NUCLÉAIRE = DÉMOCRATIE BAFOUÉE !

    Voir l'excellente vidéo de France 3 Alsace sur :
    http://www.fermons-fessenheim.org/



    => Suite aux pressions de la préfecture et de la mairie et afin d'éviter toutes tensions, le rassemblement à Colmar du samedi 3 octobre à 14 h aura lieu "PLACE DE LA GARE" au lieu de la "PLACE RAPP" comme initialement prévu.


    • Venez manifester avec un bâillon pour montrer aux médias que notre parole est censurée.

    • Habillez-vous en jaune pour porter le message d'espoir des alternatives au nucléaire.

    • Imprimez et portez le panneau en fichier attaché "Nucléaire = démocratie bafouée" lors de la manifestation.

    => Le Réseau "Sortir du nucléaire" a attaqué en référé l'arrêté du maire de Colmar qui vise à interdire le centre ville de tous les déplacements - y compris à pieds et à vélos (!) - le samedi 3 septembre.
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Sam 3 Oct - 18:32

    Réseau "Sortir du nucléaire" - Fédération de 840 associations
    Communiqué du 3 octobre 2009 - Contact : 06.64.100.333

    Manifestation antinucléaire à Colmar

    Belle réussite avec plus

    de 10 000 manifestants

    mais la police perturbe gravement le rassemblement


    - Beaucoup de manifestants sont bloqués hors de la ville
    - Avec plus de 10 000 manifestants, la mobilisation antinucléaire est néanmoins très réussie
    - Une fois de plus, les autorités françaises bafouent la démocratie
    - La question de la prolongation ou de l'arrêt des réacteurs nucléaires est posée


    Le Réseau "Sortir du nucléaire" se félicite de la réussite de la mobilisation antinucléaire à Colmar, avec plus de 10 000 manifestants pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, la plus vieille et une des plus dangereuses de France. Des débats ont lieu ce samedi soir et demain dimanche à propos des différents problèmes causés par l'industrie nucléaire : accidents, déchets radioactifs, fuites d'uranium, prolifération, etc…

    Par contre, le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce avec force les manœuvres injustifiables des autorités : à 15h30, le rassemblement est scindé en plusieurs tronçons et, pire, de très nombreux manifestants ont été bloqués à l'extérieur de la ville et en particulier aux frontières pour les manifestants allemands et suisses.

    Les autorités (mairie, préfecture) n'ont pas réussi à démobiliser les citoyens qui se sont donc exprimés de façon parfaitement démocratique et pacifique : une fois de plus, ce sont les antinucléaires qui ont fait preuve de responsabilité et les tenants du nucléaire qui tenté de porter tort à la démocratie.

    Pourtant, les raisons de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim sont nombreuses (cf annexe A) et le risque nucléaire est plus élevé que jamais (cf annexe B). Qui plus est, alors que la construction du parc nucléaire français a coûté des sommes gigantesques (que EDF n'a pas encore fini de payer !), des dizaines de milliards d'euros sont à nouveau en jeu.

    Prolongation des réacteurs : 20 milliards d'euros… et pas de débat public !

    Il est intolérable que EDF et l'État aient décidé sans le moindre débat public d'investir 400 millions d'euros dans chaque réacteur nucléaire français pour lui permettre de continuer à fonctionner… tant bien que mal. Cette somme, multipliée par 58 réacteurs, amène à un total de plus de 20 milliards d'euros.

    Alors qu'un débat public est désormais exigé par la loi pour des investissements coûtant parfois moins d'un milliard, aucun débat public n'est prévu pour cet investissement gigantesque. Une fois de plus, le lobby nucléaire tente de passer en force… et sans que les citoyens ne soient avertis des enjeux.

    Le Réseau "Sortir du nucléaire" pose la question : quelles que soient leurs positions sur le nucléaire, les citoyens sont-ils vraiment d'accord pour que cet investissement gigantesque soit une fois de plus attribué à l'atome ? Ces 20 milliards d'euros seraient assurément plus utiles dans les plans d'économie d'énergie et le développement des énergies renouvelables.

    Le Réseau "Sortir du nucléaire" va saisir la Commission nationale du débat public pour demander que la question de ces 20 milliards d'euros soit mise en débat avec les citoyens.

    ANNEXE A :

    Pourquoi il faut fermer
    la centrale nucléaire de Fessenheim


    Une centrale nucléaire est toujours dangereuse, même lorsqu'elle est toute neuve. Mais les risques augmentent avec le temps. A plusieurs reprises, une catastrophe nucléaire a été frôlée en France. Au lieu de continuer à compter sur la chance, il faut profiter de ce que les centrales nucléaires arrivent à 30 ans de fonctionnement pour les fermer au fur et à mesure.

    Les centrales nucléaires subissent tous les dix ans des inspections approfondies (dites "visites décennales") qui sont censées permettre aux inspecteurs de la sûreté nucléaire de décréter si chaque réacteur est apte ou non à continuer à fonctionner.

    Mais le Réseau "Sortir du nucléaire" dénonce des décisions favorables imposées à l'avance par EDF et par les autorités françaises. Ainsi :

    - Depuis septembre 2003, EDF publie des comptes d'entreprise basés sur une durée de vie de ses réacteurs nucléaires de 40 ans.

    - Le 13 novembre 2008, le directeur de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), M André-Claude Lacoste, a déclaré : "On peut imaginer que Fessenheim ne puisse plus continuer à fonctionner. Ça me paraît très improbable." (L'Alsace, 15 novembre 2008)

    Il est clair que les dés sont pipés et que l'autorisation de continuer à fonctionner sera accordée malgré l'accumulation des incidents à Fessenheim et malgré de graves défauts déjà détectés (Voir en annexe B).

    C'est donc aux citoyens de se mobiliser pour assurer leur sécurité, en imposant la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim puis de toutes celles qui arriveront à 30 ans de fonctionnement.

    EDF ayant prévu d'investir 400 millions d'euros par réacteur prolongé, il est donc possible d'économiser ces sommes très importantes et de les investir dans les économies d'énergie et le développement des énergies renouvelables.

    Annexe B - Risque nucléaire :

    - Le vieillissement des installations nucléaires

    - De graves situations accidentelles en France

    - Le risque sismique : les falsifications d'EDF


    - Le vieillissement des installations nucléaires


    Le quotidien Les Échos du 8 avril 2009 précise que "lors des dernières visites décennales, vers 1999, les cuves de réacteurs situés au Tricastin et à Fessenheim avaient présenté des défauts de revêtement." On a vraiment du mal à imaginer que, 10 ans plus tard, les cuves des réacteurs de Fessenheim se portent mieux.

    Et pourtant les incidents plus ou moins graves se multiplient dans les centrales nucléaires, à tel point qu'il est impossible de les lister. Nous nous contenterons donc d'en rappeler quelques uns des plus récents, qui concernent les réacteurs de 900 MW de Fessenheim ou identiques à ceux de Fessenheim :

    - "Le 18 février 2008, un tube d’un générateur de vapeur du réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Fessenheim s’est fissuré à la suite d’une "anomalie de supportage", conduisant à une fuite du circuit primaire vers le circuit secondaire." (Communiqué de l'ASN, Paris, le 21 octobre 2008)

    - "Soulagement à EDF : les deux assemblages de combustible nucléaire suspendus depuis un mois et demi au-dessus du cœur du réacteur n° 2 de la centrale du Tricastin (Vaucluse) ont été "sécurisés". Ils ne risquent plus de tomber et d'occasionner des fuites radioactives dans l'enceinte du site, voire au-delà." (Le Monde, 25 octobre 2008)

    - "Un incident technique qualifié par la direction de la centrale de Gravelines d' "exceptionnel et de "délicat", est survenu lors du déchargement du combustible situé au cœur du réacteur n°1 (…) Une barre d'uranium de plusieurs centaines de kilos est suspendue dans la piscine avec le risque qu'elle se décroche et retombe sur les 156 barres similaires fixées au fond de la cuve du réacteur. Ce serait le pire des scénarios pour la centrale". (La Voix du Nord, 11 août 2009)

    Par ailleurs, vous ne pouvez ignorer la dramatique dégradation des conditions de travail dans les centrales nucléaires EDF, avec en particulier un recours maximal à la sous-traitance, situation qui s'est traduite ces derniers mois par des grèves (pour la première fois dans le nucléaire français), mais aussi des suicides et tentatives de suicides :

    - "La production nucléaire reste perturbée depuis six semaines par un conflit sur les salaires et l'embauche de prestataires extérieurs surnommés les "nomades du nucléaire", qui amène EDF à réquisitionner les grévistes, certains syndicats craignant pour la sécurité."' (AFP, 18 juin 2009)

    - "Trois salariés du site d'EDF à Chinon (Indre-et-Loire) se sont suicidés depuis août 2006" (Le Monde, 5 avril 2007) ;

    - "La fédération CFTC de l'énergie a dénoncé mercredi dans un courrier à EDF un "harcèlement managérial" à l'origine, selon elle, d'une récente tentative de suicide dans la centrale nucléaire de Saint-Alban (Isère) (…) Ce salarié avait alerté à plusieurs reprises les syndicats pour dénoncer "le manque de moyens mis à sa disposition pour assurer la sécurité du site" (AFP, 1er octobre 2008)"

    - De graves situations accidentelles en France

    EDF ne manque jamais de rappeler que, en 40 ans de nucléaire, aucune catastrophe ne s'est produite en France. Pour notre part, nous n'oublions pas que le pire a été frôlé à plusieurs reprises. Par exemple :

    - deux fusions partielles du cœur à la centrale nucléaire de St-Laurent-les-Eaux (Loir-et-Cher) le 17 octobre 1969 et le 13 mars 1980.

    - une catastrophe frôlée à St-Laurent (encore !) le 12 janvier 1987 : EDF n'avait pas pensé que la Loire puisse geler et que de fait la centrale soit… impossible à refroidir.

    - un autre catastrophe frôlée le 27 décembre 1999 à la centrale nucléaire du Blayais (Gironde), gravement inondée. Les "responsables" d'EDF avaient calculé que l'eau de la Gironde ne pouvait pas passer par-dessus les digues de la centrale… mais elle est quand même passée.

    - Le risque sismique : les falsifications d'EDF

    Par ailleurs, le Réseau "Sortir du nucléaire" a révélé que EDF a mis en place des actions de lobbying "au plus haut niveau" pour empêcher la prise en compte de données sismiques qui auraient entraîné de coûteux travaux de remis à niveau des centrales :

    - "Ce débat serait sans doute resté confidentiel sans la publication par «Sortir du nucléaire» de courriers internes d'EDF, le 26 mai. Des ingénieurs d'EDF y formulaient clairement le souhait d'appliquer des références moins sévères que l'IRSN. Car les travaux de renforcement de certaines centrales pourraient coûter jusqu'à 1,9 milliard d'euros à l'entreprise." (Le Figaro, 27 juin 2003)

    - "sortir du nucléaire accuse EDF d'avoir "falsifié des données sismiques" (AFP, 24 juin 2003). Nous attendons encore d'être attaqués pour "diffamation" par EDF qui, il est vrai, aurait eu du mal à contester ses propres documents : "Sortir du nucléaire a mis la main sur des courriers électroniques et des notes internes à EDF qui vilipendent les nouvelles normes sismiques de l'autorité de sûreté, jugées trop sévères et trop coûteuses." (Le Point, 11 juillet 2003)
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    Re: pour ou contre le nucléaire?

    Message par bye le Ven 9 Oct - 6:05

    Le 3 octobre 2009, la démocratie a été gravement bafouée à Colmar lors du rassemblement pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim.

    Je vous invite à consulter le bilan de ce rassemblement, placé sous très haute surveillance policière en cliquant sur :
    http://www.fermons-fessenheim.org/

    Vous y découvrirez des reportages télévisés, des articles de presse et de nombreuses photos.

    Pour prendre la mesure du dispositif répressif et des pressions exercées, lisez les témoignages édifiants de nombreux manifestants :
    http://www.fermons-fessenheim.org/spip.php?rubrique55

    De quoi être inquiets quant à l'état de la démocratie dans notre pays !

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    Re: pour ou contre le nucléaire?

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