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    Message par bye le Dim 28 Nov - 11:43

    Les bonnes idées du Medef pour remettre jeunes et vieux au travail
    Ivan du Roy et Nadia Djabali | 15.11.2010 |

    dimanche 21 novembre 2010

    La réforme des retraites à peine digérée, une nouvelle offensive se prépare sur l’emploi des jeunes et des seniors. Le Medef vient de publier un rapport de l’Institut Montaigne qui liste 15 propositions pour en finir avec la « rigidité inadaptée » des CDI ou du droit du travail. Un rapport qui passe sous silence la question cruciale de la répartition des richesses. Selon le think tank d’inspiration néo-libérale, si les jeunes souffrent particulièrement du chômage et des inégalités, c’est la faute aux principes de solidarité mis en œuvre après 1945. Décryptage.

    Photo : Manifestation contre le CPE, printemps 2006 (© Damien Fellous)

    Le Conseil constitutionnel vient tout juste de rendre un avis favorable sur la loi allongeant l’âge de départ à la retraite, et le mouvement de révolte sociale s’est à peine attiédi, que le Medef repart tranquillement à l’assaut du « pacte de solidarité » hérité de 1945. L’organisation patronale a discrètement mis en ligne, le 26 octobre, un rapport de l’Institut Montaigne avançant « 15 propositions pour l’emploi des jeunes et des seniors ». L’Institut Montaigne ? C’est un laboratoire d’idées créé en 2000 par Claude Bébéar, ancien PDG d’Axa. Ce « think tank » se déclare « dépourvu de toute attache partisane ». Mais il est financé par quatre-vingt grandes entreprises, parmi lesquelles Areva, Barclays, BNP-Paribas, Bolloré, Bouygues, Dassault, Ernst & Young, LVMH, Sanofi-Aventis, SFR, Total, Vinci, Veolia... Des structures absolument pas « partisanes » et qui se gardent bien d’exercer une quelconque influence sur les politiques et le sens de l’intérêt général.

    Que trouve-t-on dans ce rapport ? Le constat peut être globalement partagé. Le taux d’emploi des jeunes de moins de 25 ans et des plus de 55 ans demeure, en France, désespérément bas. Les jeunes connaissent une précarité « alarmante ». Près d’un sur cinq vit sous le seuil de pauvreté. Un sur trois décroche un premier job après plus de deux ans et demi d’interminables recherches. Les possibilités d’accès à la formation professionnelle pour les plus de 40 ans sont méconnues et très largement insuffisantes. Au cours d’une carrière, le « plafond de verre » est quasiment incassable pour qui n’a pas eu la chance, ni les moyens, d’intégrer le système très français des grandes écoles. « Le fossé générationnel s’est désormais creusé entre les « Baby-boomers », qui bénéficient d’une des retraites les plus longues du monde, et la « génération chômage » née dans les années 1980 », assène l’Institut Montaigne. C’est indéniable.

    Du passé faisons table rase

    Mais qui est donc responsable de ce déprimant tableau ? Les grandes entreprises qui, d’un côté, recourent abusivement aux stages, et de l’autre se débarrassent de leurs salariés de plus de 55 ans à la moindre occasion ? Non. Les exonérations sociales et fiscales – 172 milliards d’euros en 2010 ! – dont les sociétés du CAC 40 usent et abusent sans créer d’emplois (et au détriment des PME qui, elles, ont créé des emplois malgré la crise) [1] ? Non plus. Les discriminations que subissent les jeunes, diplômés ou non, issus de nombreux quartiers populaires ? Pas du tout. La quasi absence de représentativité des nouvelles générations au sein des instances démocratiques nationales (seuls 4% des députés français ont moins de 40 ans…) ? Aucunement.

    Le coupable, c’est le « pacte de solidarité » mis en œuvre au sortir de la Seconde Guerre mondiale. À savoir : la Sécurité sociale, l’assurance chômage, la retraite par répartition, la semaine des 40h, la création du salaire minimum, une certaine forme de démocratie sociale… Tout cela ne doit pas être rénové, amélioré, rendu plus juste. Pour l’Institut Montaigne, ce pacte « non seulement ne contribue plus à assurer la cohésion sociale mais il la menace. Dangereusement. » Plusieurs obstacles hérités de cette époque révolue et entravant l’emploi doivent donc être levés. Et ils sont nombreux.

    Transformer les CDI en CDD

    Le sacro-saint CDI d’abord. Pour de nombreuses personnes, il est synonyme d’un minimum de stabilité et de garantie dans ce monde dérégulé. Un jeune qui décroche le sésame peut enfin se projeter au-delà de quelques mois, envisager de chercher un logement par exemple, ou rêver à quelques projets personnels. Pour l’Institut Montaigne, le CDI est au contraire synonyme de « rigidité inadaptée ». Il est donc proposé de le rendre plus « flexible » (proposition n°9). En gros, d’en faire un CDD – ce dernier serait supprimé – sans la prime de précarité. Ce contrat plus flexible permettra aux employeurs de changer unilatéralement la nature du poste, les fonctions, la rémunération ou encore le temps de travail. L’entreprise pourrait ainsi congédier un salarié à l’issue d’une mission soi-disant indéterminée… Et ce, sans contrepartie financière.

    « Actuellement, il n’est pas possible de rompre un CDI pour un motif autre qu’économique », déplore l’Institut. Qu’on le rassure, c’est tout à fait réalisable, encore faut-il payer les indemnités légales prévues par le Code du travail ou la Convention collective. Autant d’horreurs, aux yeux des auteurs du rapport, qui menacent la cohésion sociale : « La France s’illustre par un droit du travail particulièrement contraignant, qui crée des effets de seuil sécurisant pour ceux qui sont du bon côté de la barrière ». Conclusion : faisons passer tout le monde du mauvais côté au nom de l’équité.

    Côté salaires, les experts de l’Institut Montaigne n’estiment pas « qu’il serait juste de baisser le salaire fixe ». Ouf ! On est presque rassuré. Mais le répit est de courte durée : « La hausse continue des salaires tout au long de la carrière professionnelle », à cause de l’ancienneté, est un frein à « l’attractivité des seniors ». À défaut de baisser les salaires, comment ne pas les augmenter ? Très simple. Il est proposé de généraliser, pour « les postes de management », les rémunérations variables qui viendraient compléter un salaire fixe (proposition n°6). On appelle ça des primes individuelles, dont le fonctionnement est souvent discrétionnaire. Et on sait les conséquences néfastes que peuvent provoquer ces primes individualisées uniquement fixées en fonction d’objectifs quantitatifs, dans les centres d’appel par exemple : baisse de la qualité au profit de la quantité, ventes forcées ou abusives, mise en compétition permanente des équipes, soumission au supérieur hiérarchique, stress, mal-être... Généraliser ce système, ça promet !

    44 ans de cotisations

    C’est loin d’être tout. L’institut demande la suppression pure et simple de l’âge légal de départ à la retraite (proposition n°14). Et l’allongement à 44 ans, d’ici 2020, de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein (actuellement fixée à 41 ans à partir de 2012). Le rapport préconise également que le malus – la décote - appliqué aux pensions des salariés qui n’auraient pas assez cotisé, soit alourdi, passant à 7% par an. Actuellement, la perte est de 1,25 % à 2,5 % par année de cotisation manquante (ce qui en fait déjà l’une des décotes les plus fortes d’Europe). Bref, pour le laboratoire d’idées, « choisir le moment de sortie de la vie professionnelle selon ses besoins et selon ses moyens », cela signifie travailler 44 ans en CDD permanent avec des salaires très variables.

    Car la retraite, comme les études, sont considérées comme des temps morts. Le think-tank suggère de développer « l’employabilité tout au long de la vie ». Le travail en alternance et l’apprentissage doivent se généraliser dans l’enseignement secondaire et supérieur (propositions n°1 et 2). Histoire que les étudiants apprennent davantage de compétences utiles pour les actionnaires, plutôt que des savoirs pas vraiment rentables à court terme, et susceptibles d’aiguiser l’esprit critique.

    Les élèves apprentis seraient payés avec « de vrais salaires à temps partiel » sans que l’on sache ce qui, pour les chercheurs de l’institut, constitue un « vrai salaire » (un Smic ? Un salaire de directeur de l’Institut Montaigne ?). En parallèle, la taxe d’apprentissage payée par les entreprises doit être supprimée, mais l’État est invité à verser une allocation de 300 euros par mois pour compléter les « vrais salaires » des élèves apprentis. Ou comment transformer 2,2 millions d’étudiants en main-d’œuvre à bas coût au nom de la lutte contre le chômage, et aux frais de l’État…

    Les pesants silences de l’Institut Montaigne (et du Medef)

    Les animateurs du laboratoire d’idées assurent utiliser une « méthode d’analyse et de recherche rigoureuse et critique ». Pourtant, leurs recherches passent plusieurs faits sous silence. Si le « pacte de solidarité » qui a assuré la prospérité de la France pendant un demi-siècle s’est, selon eux, transformé en lourde menace, ce serait principalement à cause de la démographie : « Tout le problème est ce que ce modèle se heurte aujourd’hui à une situation démographique radicalement différente de celle qui l’a vu naître », les « actifs » – 41% de la population – supportant « la double charge des études et des retraites ». Exit la question du partage des richesses.

    Selon la Commission européenne et l’Insee, la part des salaires dans la valeur ajoutée – la richesse produite – des entreprises a considérablement baissé en trente ans [2]. Cela signifie un niveau de salaire moyen qui reste bas (moins de 1.500 euros nets pour les ouvriers et les employés) et des dizaines de milliers d’emplois non créés, au profit d’une meilleure rémunération du capital. Si les augmentations de salaire liées à l’ancienneté constituent un frein, ce n’est aucunement le cas d’une hausse continue des dividendes versés aux actionnaires (196 milliards d’euros de dividendes en 2007, contre 40 milliards en 1993). D’ailleurs, l’Institut Montaigne n’en parle pas. Dans les 110 pages du rapport, le mot « actionnaire » n’existe pas.

    Autre silence : les dispositifs d’exonérations fiscales dont bénéficient – inégalement – les entreprises. « Au total, les dispositifs dérogatoires fiscaux et sociaux applicables aux entreprises, entendus au sens large, représentent plus de 172 milliards d’euros en 2010 », pointe le récent rapport du Conseil des prélèvements obligatoires. Soit dix-sept fois le déficit actuel des caisses de retraite ! Le nombre de ces dispositifs est passé de 44 en 2005 à 64 en 2010. Plusieurs d’entre eux sont censés avoir été mis en place pour favoriser, directement ou non, la création d’emploi. Étrangement, l’Institut Montaigne n’en tire aucun bilan.

    Quand le travail se résume à l’employabilité

    Plus étrange encore, plusieurs constats présents dans le rapport – et essentiels pour expliquer la situation actuelle – ne débouchent sur aucune proposition. L’institut déplore ainsi une certaine défiance des jeunes et des seniors à l’égard du travail. Les premiers n’en font pas leur priorité, les seconds font tout pour en sortir dès qu’ils en acquièrent le droit. « La détérioration sensible des conditions de travail, le manque de reconnaissance et de considération, la perte d’une ambiance sereine et conviviale engendrée notamment par la course à la rentabilité et à la performance, le stress physique et psychologique, enfin de fortes incitations à cesser l’activité professionnelle expliquent pour l’essentiel ce phénomène de sortie prématurée du monde du travail », détaille le rapport. Puis, plus rien. Comme si l’apprentissage, des contrats de travail plus flexibles et une durée de cotisations plus longue allaient résoudre ce problème pourtant central. Aucune remise en cause du fonctionnement des entreprises. On ne mord pas la main qui vous nourrit.

    Pour les inspirateurs du Medef, cette aggravation du mal-être au travail est peut-être due, elle aussi, au « pacte de solidarité » de 1945. Ne serait-ce pas cette archaïque Sécurité sociale qui permet trop facilement aux salariés de se déclarer malade ou d’être victime d’un accident du travail, ce qui bloque indument un poste de travail ? Nous suggérons une 16ème proposition : supprimons la Sécurité sociale définitivement !

    Ivan du Roy et Nadia Djabali


    --------------------------------------------------------------------------------

    Notes

    [1] Lire l’enquête à ce sujet publié dans Libération du 10 novembre 2010.

    [2] De 74,2 % en 1982 à 65,8 % en 2006, soit un recul de 8,4 points, selon l’Insee. De 66,5 % en 1982 à 57,2 % en 2006, soit une baisse de 9,3 points, selon une étude de la Commission européenne.

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    Re: Le Medef

    Message par bye le Sam 16 Avr - 9:08

    La stratégie du Medef et du gouvernement pour en finir avec les 35 heures

    Droit du travail

    La France serait moins compétitive que l’Allemagne. Medef et gouvernement français mettent en cause des cotisations sociales trop lourdes imputables… aux 35 heures. Mais derrière ces analyses économiques se cache surtout la ferme volonté d’en découdre avec la protection sociale et le droit du travail. Enquête sur une série de contrevérités.

    L’année 2011 s’annonce sportive pour les salariés français. Sous prétexte de dénoncer les 35 heures, une grande opération de communication politique veut les convaincre que non seulement ils ne travaillent pas assez, mais qu’en plus leur travail coûte trop cher. L’issue du conflit sur la réforme des retraites a redonné de l’énergie à ceux qui veulent en découdre avec ce qui s’apparente à la protection sociale. Dont le coût est considéré comme un manque à gagner par les actionnaires des entreprises. De Manuel Valls à Laurence Parisot, en passant par Jean-François Copé, la réduction du temps de travail est dénoncée comme étant la source du manque de compétitivité français et de l’irrésistible ascension de la courbe du chômage. À coups de comparaison avec l’Allemagne, le personnel politique s’étrangle devant la situation catastrophique dans laquelle la France s’enliserait inexorablement.

    Ce raisonnement alarmiste s’appuie sur une sélection d’indicateurs qui abondent dans ce sens. Même si d’autres statistiques émanant de grands organismes économiques viennent les contredire. Eurostat a ainsi publié en décembre 2010 des statistiques erronées sur le temps et le coût du travail en France. L’erreur provenait de l’Insee qui avait surévalué l’impact des RTT. Ces chiffres ont été repris par la présidente du Medef, Laurence Parisot, dans son point presse de janvier. Elle explique que le déficit de compétitivité de la France est dû aux 35 h et à un coût du travail bien plus élevé en France qu’en Allemagne. Résultat ? Une valse aux statistiques sur le coût du travail, début 2011.

    Une main-d’œuvre toujours trop payée

    Pour l’Institut d’étude économiques Coe-Rexecode, proche du patronat, le coût horaire de main-d’œuvre a augmenté d’environ 30% en France entre 2000 et 2008 contre 15% en Allemagne sur la même période. Ce coût horaire se situe, selon l’institut, à 33,2 euros fin 2009 en France, contre 30,6 euros en Allemagne. Pour le Medef, le coût de la main-d’œuvre serait de 37,2 euros en France au troisième trimestre 2010, contre 30,2 euros en Allemagne (on sait maintenant que ces chiffres sont faux !). Au ministère de l’Économie, Christine Lagarde estime que le coût du travail « tourne autour de 31 euros en France contre 27,50 euros en Allemagne ». Tant d’écart laisse songeur sur la fiabilité des outils utilisés et sur leur interprétation possible ! Pendant qu’experts et politiques se disputent à coup de statistiques, d’autres indicateurs sont passés inaperçus : qui s’est intéressé à la rémunération moyenne des dix patrons les mieux payés de France ? 2.070 euros de l’heure pour l’année 2009 [1]… Mais là n’est visiblement pas le problème pour les « experts » du travail !

    Autres données : selon l’OCDE, les Français consacrent à leur activité professionnelle 1.554 heures dans l’année, et les Allemands 1.390 heures. Si l’Allemagne n’a pas réduit le temps de travail des salariés à temps plein, elle a par contre massivement développé le temps partiel : 22% des salariés allemands travaillent à temps partiel, contre 13% des salariés français. Pourquoi Laurence Parisot n’a-t-elle pas mis ces chiffres en avant ?

    Le coût du travail, un enjeu pour les présidentielles

    « Je considère qu’il n’est pas de sujets tabous. Et je le dis d’autant plus clairement que la crise a changé la donne. La question du coût du travail, la question de la compétitivité de nos entreprises sont de véritables questions que nous ne pouvons mettre de côté », a déclaré Nicolas Sarkozy lors de ses vœux aux partenaires sociaux. Du côté du Medef, on annonce déjà que le coût du travail sera un enjeu important de la future élection présidentielle : « Nous ne pouvons pas séparer la question du coût du travail de celle des réformes structurelles que nous devons mener, notamment sur le financement et la gestion, j’insiste, financement et gestion, de notre système de protection sociale », a martelé Laurence Parisot. Et la thématique des 35 h devient prétexte pour aborder cette question du coût du travail. Et de là, évidemment, celle du transfert des cotisations patronales vers l’ensemble des contribuables.

    « Ce que nous appelons main-d’œuvre dans les définitions Eurostat, précise la présidente du Medef, c’est l’ensemble de la population salariée, quel que soit le niveau et le statut de salariat. Donc, cela va de l’ouvrier jusqu’au cadre ». Traduction : comme les bas salaires sont quasiment exonérés de cotisations patronales, il faudrait s’attaquer aux cotisations des emplois qualifiés. En conclusion, la présidente du Medef préconise pour lutter contre le manque de compétitivité des entreprises française, de réduire les cotisations patronales et « de passer à une durée conventionnelle [du temps de travail] à la place d’une durée légale ». Ou comment démanteler pas à pas le droit du travail…

    Moins de cotisations pour les entreprises, plus d’impôts pour le contribuable

    En janvier, le cabinet Coe-Rexecode a remis une étude à Eric Besson, ministre de l’Industrie, sur les raisons du déficit de compétitivité de l’industrie française face à l’industrie allemande. Les conclusions de ce rapport sont un véritable inventaire des mesures prônées par la droite néolibérale. Si le cabinet a émis des doutes sur la fiabilité des statistiques d’Eurostat, les solutions prônées par son étude sont très proches de celles demandées par Laurence Parisot.

    La première cause du manque de compétitivité de la France par rapport à l’Allemagne, selon le cabinet : les coûts de production trop élevés en France. Sa préconisation ? Une baisse rapide de 5% à 10% des coûts de production dans l’industrie française grâce à une réduction des cotisations sociales. Une diminution « compensée autant que possible par une réduction significative des dépenses publiques ». Évidemment. Pour Michel Didier, président de Coe-Rexecode, il faut diminuer les cotisations sociales et taxes de 10 à 15 milliards d’euros, et compenser en augmentant la TVA et la CSG. L’ensemble des contribuables devrait donc supporter les ristournes faites aux entreprises. La France consacre déjà 22 milliards d’euros pour baisser les cotisations sur les salaires situés entre 1 et 1,6 Smic. Ces exonérations n’ont pas prouvé leur efficacité en terme d’emploi ou de compétitivité, mais cela ne suffit pas à nos experts. Et que ces exonérations aient un impact significatif sur le déficit public ne les gêne en rien.

    Des réformes pour augmenter la compétitivité

    Comme Laurence Parisot, le cabinet Coe-Rexecode conseille au gouvernement que les entreprises fixent elles-mêmes la durée du travail. Heureusement, le Comité européen des droits sociaux (une émanation du Conseil de l’Europe) « veille au grain ». Fin décembre 2010, il a jugé « déraisonnable » et non conforme à la charte européenne des droits sociaux, la réforme du temps de travail imposée par Xavier Bertrand en 2008 qui prévoyait à 78 heures la durée maximale de travail hebdomadaire que les employeurs peuvent imposer à leur cadres travaillant au forfait-jour.

    Coe-Rexecode demande sans surprise la suppression de l’ISF et des droits de succession, et l’élaboration d’un « pacte de compétitivité industrielle » entre les pouvoirs publics et les organisations syndicales et professionnelles. Éric Besson a annoncé l’ouverture début février d’une concertation sur ce « pacte » avec tous les acteurs, réunis au sein de la Conférence nationale de l’industrie. Les conclusions de ces travaux sont attendues pour le 30 mai. Parmi les pistes à suivre, la possibilité de transférer une partie du financement de la protection sociale vers d’autres sources. Lesquelles ? Le paquet surprise nous sera peut-être livré pendant la torpeur de l’été.

    Des « mini-jobs » pour les salariés peu qualifiés

    Pour l’économiste Philippe Askenazy, « c’est l’économie allemande qui est une anomalie, non la France ! ». Il convient que le coût travail a plus augmenté en France qu’en Allemagne. Mais, ajoute-t-il, l’Allemagne a fait un effort particulier pour réduire son coût du travail, contrairement à la France, aux États-Unis ou au Royaume-Uni. Les salaires ont été gelés et la TVA sociale créée. Dans son dernier ouvrage [2], il explique que « des paquets de réformes majeures » ont été engagés en Allemagne à partir de 2003 avec des dizaines de nouveaux dispositifs, favorisant « les mini-jobs », des temps partiels très courts, des mi-temps au salaire faible, non couverts par les conventions collectives, avec des cotisations forfaitaires réduites (le titulaire du job ne paie ni impôt ni cotisation sur ses revenus).

    Deux millions de mini-jobs ont été créés de 2003 à 2004. Certains secteurs employant une main-d’œuvre peu qualifiée et à temps partiel, comme la grande distribution, en profitent pour employer massivement des femmes sur les mini-jobs. Résultat ? « Une très forte progression des bas salaires outre-Rhin, les femmes étant les premières concernées. » Ces mesures ne s’attaquent pas au chômage de longue durée, qui touche près d’un chômeur sur deux. D’où la création en janvier 2005 des « Ein euro jobs » (jobs à un euro de l’heure), emplois aidés d’utilité collective. Malgré ce traitement de choc, le taux de chômage a continué de progresser jusqu’à la défaite de Gerhardt Schröder fin 2005.

    Les vrais raisons de la compétitivité allemande

    « Le patronat français relaie cependant en France l’idée que ces réformes ont participé d’une baisse des salaires en Allemagne, favorisant la compétitivité de son industrie manufacturière », poursuit Philippe Askenazy. Les lois Hartz ont effectivement entraîné une baisse des salaires, mais principalement dans les services où se concentrent les précaires. L’impact a été indirect et donc limité dans l’industrie, couverte par des conventions collectives négociées avec des syndicats puissants. En 2007, selon les données du Bureau of Labor Statistics américain, le coût du travail horaire ouvrier allemand dans l’industrie demeure 32% supérieur à celui supporté par les entreprises en France. La différence atteint même 59% dans l’industrie automobile ! Plus que sur les salaires internes, la compétitivité allemande s’est construite sur une sous-traitance opportuniste dans des pays à basse rémunération, en particulier en Europe de l’Est, et sur une innovation croissante.

    Pourtant en France, Laurence Parisot estime que le taux de 50% de cotisations patronales représente un frein à la compétitivité entre la France et l’Allemagne. C’est pour elle « une des explications parmi les plus décisives sur l’écart de compétitivité entre la France et l’Allemagne ». Et si on ne veut pas le comprendre, « c’est qu’on ne veut pas voir la réalité des choses. » Le Medef vivrait-il dans une autre réalité ? C’est ce que laisse penser le rapport du Conseil des prélèvements obligatoires d’octobre 2009. Il remarque qu’il est courant de considérer la France comme désavantagée dans la compétition internationale par un niveau de charges élevé sur le travail, en particulier du fait de l’importance des cotisations patronales. Or, pour les entreprises, le meilleur indicateur économique du coût du travail n’est pas le niveau de prélèvements sur le travail, mais son coût complet. Les seuls prélèvements obligatoires sur le facteur travail ne représentent qu’entre 7 et 10% des coûts totaux.

    Alléger les cotisations sociales pour préserver les profits des patrons ?

    Au Medef, on semble penser que les problèmes de compétitivité sont uniquement dus aux travailleurs... Exit donc les questions touchant à la modernisation des outils de travail et à l’innovation. Mais comment moderniser et innover quand une part de plus en plus importante des bénéfices part dans la poche des actionnaires et des hauts dirigeants au détriment même de la survie des entreprises ? Entre 1993 et 2007, le montant des dividendes versés aux actionnaires des entreprises françaises a bondi de 40 milliards à 196 milliards d’euros.

    « Plutôt que de lutter contre le chômage, l’allégement de charges constitue d’abord une faveur accordée aux employeurs pour diminuer leur masse salariale et ainsi préserver leur taux de profit », explique Éric Verhaeghe. Cet énarque connaît bien le milieu patronal. Membre du Medef et président de l’Apec, il a démissionné le 12 janvier 2011 de ses fonctions et rendu tous les mandats qu’il détenait au nom du Medef (à l’ACOSS, à Pôle emploi, à l’Unedic, à la Cnav...). Il estime que les exonérations de charges sociales ont un impact de 30 milliards annuels sur les recettes de la Sécurité sociale française.

    Dans son dernier ouvrage [3], Éric Verhaeghe regrette que ces exonérations, permettant aux employeurs de se soustraire d’une partie de leurs obligations contractuelles, aient été entièrement financées par le déficit public. La dette de l’État est financée par des bons du Trésor « majoritairement achetés par ceux-là mêmes qui bénéficient des allègements, précise l’ancien président de l’Apec. Jusque récemment, la dette souveraine constituait le meilleur placement financier pour les gens fortunés : D’une part, ce sont les contribuables qui payent leurs engagements à leur place, et d’autre part, les mêmes contribuables leur remboursent une deuxième fois la somme qu’ils ont payé initialement, mais cette fois avec des taux d’intérêt puisque le cadeau fiscal est financé par l’endettement de l’État. » Aucun projet républicain ne peut valider cette conception politique où l’ensemble des leviers de pouvoir est actionné dans le seul objectif d’enrichir quelques individus. Et pendant ce temps, le Front national progresse.

    Nadia Djabali


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    Notes

    [1] Le calcul se base sur une durée de travail de 35 h hebdomadaire. On peut toutefois faire travailler nos dix grands patrons 70 heures par semaine, la rémunération baisse drastiquement à 1.035 euros de l’heure mais demeure bien au-dessus des 37,20 euros qui scandalisent tant Laurence Parisot

    [2] Philippe Askenazy, Les décennies aveugles, emploi et croissance 1970-2010, éditions du Seuil, 2011.

    [3] Éric Verhaeghe, Jusqu’ici tout va bien, éditions Jacob-Duvernet, 2011


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