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    huiles de schiste

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    huiles de schiste

    Message par bye le Sam 5 Mar - 9:35

    Huiles de schiste : voyage au pays de l’or noir, à 60kms de Paris

    A moins de 60 kms de Paris, les sociétés Toréador et Vermilion ont débuté en toute discrétion une campagne d’exploration pour des huiles de schiste, forant dans la source d’eau potable de centaine de milliers de Franciliens.
    A Paris, on n’a pas de pétrole. En tout cas pas à moins de 60 kilomètres de Notre-Dame. Il faut partir à l’Est, dépasser Meaux et La-Ferté-sous-Jouarre, ignorer les hameaux emmitouflés de forêt le long de la D204, continuer après le chapelet de vieilles fermes de La Butheil en direction de Rebai et ralentir pour regarder attentivement à droite quatre talus entourés de piquets de bois.

    C’est là que Toréador, société pétrolière propriété du fonds d’investissement du frère de Patrick Balkany, espère faire fortune en tirant du pétrole des couches de schiste sous le plateau de la Brie. Et, jusqu’ici, le ministère n’a rien fait pour freiner ses ambitions. Surtout pas prévenir les habitants du coin !
    Pour qu’ils l’apprennent il aura fallu beaucoup de chance et un débat national lancé par la révélation de l’exploration massive dans le Sud de la France en vue de l’extraction de gaz de schiste. Depuis quelques jours cependant, les mouvements de camions se sont calmés en Seine-et-Marne : histoire de désamorcer une polémique explosive en période de campagne pour les élections cantonales, Nathalie Kosciusko-Morizet a demandé l’arrêt des opérations dans toute la France jusqu’au 15 avril. Une simple pause. A la mairie de Doue, sur le territoire de laquelle Toréador a installé une de ses trois plates-formes du département (pour celles qui sont connues), une lettre de la préfecture est parvenue à la mi-février annonçant l’arrivée de véhicules et la reprise des travaux pour le lendemain de la fin du « moratoire » décrété par la ministre. Rien d’inhabituel dans ce petit coin de Seine-et-Marne où toutes les étapes de la procédure ont été soigneusement dissimulées aux habitants et aux élus.

    Les ordres « venus d’en haut »
    En septembre, alors que des représentants de l’Association de défense de l’environnement et du patrimoine à Doue participaient aux débats sur le Grenelle II, Jean-Louis Borloo signait l’arrêté ministériel autorisant Toréador à prospecter : en vertu du « permis de Château Thierry », la société se voit attribuer une zone de 779 km à cheval entre Aisne, Seine-et-Marne et Marne sur avis du ministère et des préfectures. Au niveau local, ce n’est que par un courrier envoyé à la mairie de Doue début août 2010 qu’on est informé de l’arrivée des bulldozers à l’automne.

    Face aux demandes d’information du maire, la préfecture fait la sourde oreille et se réclame des « ordres d’en haut ». Début septembre, un dossier parvient à la mairie : le détail des opérations qui vont débuter dans les mois à venir, signé Toréador. Seul oubli : l’annexe 3, qui décrit la technique de fracturation hydraulique, jugée non pertinente dans un dossier décrivant l’exploration. Pas si inapproprié que ça en fait puisque le code minier définit les permis exclusifs de recherche (PER-H pour « hydrocarbures ») comme autorisant l’extraction et même la commercialisation des produits extraits.

    C’est en allant déjeuner dans un restaurant de Doue que deux militants apprennent l’existence d’une deuxième plate-forme de recherche pétrolière.

    Réunis dans un restaurant de Doue pour préparer une réunion sur la question, Caroline Pinet et Pierre Doerler, militants associatifs proches d’Europe écologie, sont interrompus dans leur discussion par le patron : « il avait eu à déjeuner des employés de Toréador qu’il avait remarqué car ils parlaient presque tous anglais, se souvient Pierre Doerler. Celui qui parlait français lui a expliqué qu’une plate-forme était en train de se monter sur le territoire de la commune de Jouarre. Nous avons pris notre voiture pour vérifier et trouvé les engins de chantier entrain de préparer la plate-forme. »

    Quand l’équipe d’OWNI s’est rendue sur la plate-forme de Jouarre jeudi 16 février, les bulldozers avaient déserté, laissant en plan un champ boueux d’un hectare entouré de talus sur trois côtés au milieu duquel trônait un piquet de bois et une tige métallique bleue. Garé le long de la route, un employé de la Direction départementale de l’équipement et un groupe de salariés de Toréador nous ont aimablement salué avant de s’en aller. « Le maire de Jouarre était venu sur le chantier demander l’arrêt des opérations, » nous explique-t-on à la mairie. Mais la vraie décision est venue « d’en haut ». « Conformément à la demande de la ministre, les travaux ont été suspendus, nous répond-on en préfecture. Nous ne nous prononçons pas sur le sujet : nous ne faisons que relayer les communiqués du ministère sur la question. »

    Tout ce qu’il restait des travaux sur le site de Jouarre au moment de notre visite sur le terrain.

    Fracturation dans un château d’eau de l’Île-de-France
    C’est justement en lisant une annexe au courrier de la ministre demandant l’arrêt des explorations que les militants locaux découvrent mention d’un arrêté préfectoral du 12 février 2009. L’arrêté autorise la société Vermillion, propriétaire de l’ancien puits de pétrole d’ESSO de Champotran (à une quinzaine de kilomètres au Sud de Doue), à injecter dans le sol 220 000 mètres cubes d’eau par an jusqu’en 2010 puis 145 000 mètres cubes ensuite. « Les quantités d’eau ne laissaient pas de doute possible : ils comptaient procéder à des fracturations hydrauliques dans d’anciens puits de pétrole », en a vite conclu Caroline Pinet. Les puits « classiques » n’allant pas au delà de 800 mètres de profondeur, il suffit en effet pour atteindre la couche de schiste de continuer le forage et de le couder jusqu’à la roche mère avant de la fracturer pour récupérer les hydrocarbures.

    Or, la source citée n’est pas n’importe quelle nappe phréatique : courant sous le tiers de la Seine-et-Marne, la « nappe de Champigny » pourvoit, selon la régie publique Eau de Paris, aux besoins en eau potable de 10% des Parisiens et de nombreuses communes de la Petite et de la Grande couronne, soit au bas mots quelques centaines de milliers de personnes. Une lourde tâche pour une source qui, depuis plusieurs années, est perpétuellement en « seuil de crise renforcé », le plus haut niveau d’alerte sécheresse qui oblige les habitants à des limitations de pompages industriels et agricoles, des restrictions de consommation, etc. En ponctionnant dans ce réservoir, les projets de forage puisent dans une oasis au bord de la désertification, l’exposant par ailleurs du fait de la méthode de fracturation hydraulique à des fuites de polluants (antibactériens, anticorrosif, etc.) mélangés aux liquides injectés dans le sol.

    Un « triangle des Bermudes » politique
    Au fin fond du Languedoc ou dans les gorges de l’Ardèche, l’absence de personnalité politique d’envergure nationale en dehors de José Bové a longtemps expliqué le silence entourant le dossier. Mais dans ce bout de Seine-et-Marne, les cadres de l’UMP sont en surnombre : le patron de l’UMP, Jean-François Copé, est député-maire de Meaux (6è circonscription), tandis que son successeur à la présidence du groupe parlementaire, Christian Jacob, est représentant de la quatrième circonscription de Seine-et-Marne à l’Assemblée. Un duo complété par la présence dans la 5è circonscription de Seine-et-Marne de Franck Riester, responsable notamment de la campagne européenne du parti présidentiel. « C’est le triangle des Bermudes de la politique cet endroit », résume Marie-François Lepetit, candidate pour le Front de gauche dans le canton de Rebai où se trouve la ville de Doue.

    Face à elle, Anne Chain-Larché (fille de l’ancien président du Conseil général de Seine-et-Marne, Jacques Larché) représente la majorité, avec pour principal soutien Christian Jacob. Interrogée lors du lancement de sa campagne sur l’exploration pétrolière dans le canton, la candidate a déclaré avoir appris l’affaire « dans les journaux », suivi par son collègue député. En tant que rapporteur du Grenelle de l’environnement, Christian Jacob aurait-il été tenu à l’écart des discussions du ministère avec des compagnies pétrolières ? La réponse sera probablement donnée au lendemain des élections cantonales.

    En attendant, les associations guettent : surgit dans la brume, la tour de forage de la plate-forme de Doue a disparu du jour au lendemain. N’en reste qu’un tronçon de tube et un préfabriqué pour lui tenir compagnie et abriter un agent de sécurité à plein temps qui reçoit « de temps en temps » la visite des salariés de Toréador. Écartés du processus de décision, les mairies tentent d’agir, bien que privée, comme tous les élus régionaux ou généraux, du moindre pouvoir de décision sur l’avancée des prospections. « Des salariés de la préfecture se sont déjà plaints de ne pas avoir été mis dans la boucle », confie-t-on au conseil général. C’est à peine si les territoires vont en profiter, « moins de 10 centimes par baril », estime-t-on à Doue : le sol appartient à l’État et seuls les agriculteurs ayant signés des concessions toucheront des bénéfices directs de ces projets.

    Pendant ce temps là, Julien Balkany étale dans la presse ses ambitions : auparavant dispersé, Toréador a recentré toutes les activités en France et se vante de « relocaliser ». Ses objectifs pour le bassin parisien ont de quoi faire rêver les pompes à essence : 4,5 millions de tonne de brut par an.

    L’Arabie Saoudite, on vous dit.

    Photo : Sylvain Lapoix. Iconographie : Marion Boucharlat

    Retrouvez tous nos articles sur les gaz de schiste sur OWNI.fr et OWNIpolitics.com ainsi que nos brèves sur le sujet en suivant OWNIlive.com.

    Voir en ligne : Huiles de schiste : voyage au pays de l’or noir, à 60kms de Paris

    http://owni.fr/2011/02/25/huile-de-schiste-voyage-au-pays-de-lor-noir-a-60kms-de-paris-gaz-de-schiste-balkany-petrole/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+Owni+%28Owni%29
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    Re: huiles de schiste

    Message par bye le Jeu 10 Mar - 18:59

    Gaz de schiste, pétrole de schiste : même combat !
    Le danger des hydrocarbures non conventionnel s'étend. Il est temps de demander des clarifications et d'obtenir l'abrogation de tous les permis.
    http://energie-climat.greenpeace.fr/hydrocarbures-de-schistes-ni-gaz-ni-petrole-ni-ici-ni-ailleurs
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    Re: huiles de schiste

    Message par bye le Ven 15 Avr - 14:00

    A l’occasion du lancement par l’État de la consultation sur les conditions générales de l’appel d’offres pour une centrale électrique à cycle combiné à gaz dans l’aire de Brest, le collectif GASPARE, les associations et membres qui le composent, s’érigent comme véritables « acteurs concernés » et réaffirment leur opposition à ce projet INUTILE, ABERRANT, COUTEUX et DANGEREUX !


    Les membres du collectif dénoncent les contre-vérités, les informations déformées, les omissions coupables du texte de cette consultation, par exemple :


    * Le pacte électrique breton a été signé par la Région le 14 décembre 2010 : FAUX ! Mr JY LE DRIAN ne l’a pas signé ce dit jour.


    * La Bretagne ne produit que 8% de l’électricité qu’elle consomme : FAUX ! La région Bretagne du gaz et de l’électricité est une Bretagne à 5 départements. Cette « Bretagne des réseaux » produit quant à elle 34% de sa consommation.


    * Le réseau de distribution de l’électricité est saturé en Bretagne : ET POUR CAUSE ! Le récent rapport Proriol (député UMP de Haute-Loire) dénonce le manque d’investissement dans l’entretien du réseau électrique, source de pertes en ligne…


    * La centrale projetée a un très haut rendement énergétique (54%) : FAUX ! Ce rendement ne prend pas en compte les pertes en amont (approvisionnement lointain du gaz) et en aval (transport de l’électricité, rendement faible du chauffage électrique…) : quel gaspillage d’une ressource fossile qui ne nous appartient pas !


    * L’Etat s’engage à acheter 1% de la production de cette centrale : BRAVO ! Et quid des 99% « placé librement sur le marché » ? Comment l’État peut-il lancer un appel d’offres public pour un équipement dont il n’utiliserait qu’une infime partie ?


    * « La centrale devra être disponible 24H/24H » : IMPROBABLE ! Le risque de congestion du réseau gaz annoncé par GrDF implique des périodes croissantes de délestage de l’approvisionnement en gaz : 4 jours dans l’hiver 2011, 21 en 2013, puis 52 en 2015 si des dizaines de centrales de ce type sont construites en France,


    En conclusion, ce projet va à l’encontre des engagements pris par ce même État en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre, d’augmentation de son efficacité énergétique, de développement des énergies renouvelables.
    Il détourne l’attention de grandes réformes à mettre en œuvre sans plus attendre : isolation du bâti, abandon de cette « folie française » qu’est le chauffage électrique, recours massif aux énergies renouvelables…


    Nous vous proposons d'apporter votre soutien au Collectif GASPARE (voir sa composition en fin de message) dans cette consultation.


    Merci de votre participation à cette action qui prend fin le 21 avril


    Alain Uguen Association Cyber @cteurs




    >>> COMMENT AGIR ?


    > signer en ligne
    http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/presentation.php?id=290


    > signer par courriel


    C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :


    1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les ############
    2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte
    3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville
    4- Rajouter l'objet de votre choix : NON A LA CONSULTATION SUR LA CENTRALE AU GAZ DU PAYS DE BREST !
    5- Adressez votre message aux adresses suivantes :
    consultation-ccg@developpement-durable.gouv.fr
    cyberacteurs@wanadoo.fr


    Cliquer ici :



    ou ici selon votre logiciel de messagerie



    6- Envoyez le message


    Par cette action, vous ferez connaître votre opinion à la Ministre de l'Ecologie et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette action.


    ############


    Prénom, Nom
    Profession :
    Adresse :
    Localité :
    Pays :




    Madame la Ministre,


    

A l’occasion du lancement par l’Etat de la consultation sur les conditions générales de l’appel d’offres pour une centrale électrique à cycle combiné à gaz dans l’aire de Brest, j'apporte mon soutien au collectif GASPARE qui s’érige comme véritable « acteur concerné » et réaffirme son opposition à ce projet INUTILE, ABERRANT, COUTEUX et DANGEREUX !


    Recevez, Madame la Ministre, mes salutations citoyennes attentives à vos décisions


    ############


    en savoir plus
    http://www.nonalacentrale.fr/


    le contact collectif.gaspare@gmail.com


    Adresses pour télécharger la consultation :
    http://www.developpement-durable.gouv.fr/spip.php?page=article&id_article=22165
    http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Projet_de_conditions_de_l_AO.pdf


    Le Collectif GASPARE (Garantir l’Avenir Solidaire Par l’Autonomie Régionale Énergétique) est composé :


    de riverain-e-s, de citoyen-ne-s, d’élu-e-s, d’associations (Abers Nature, AE2D, Approche Eco-Habitat, Cohérence, Comité de vigilance pour la qualité de l'environnement de Bmo, Cyber@cteurs, DES, Guipavas doit dire non à la centrale, Kersaint-Plabennec doit dire non à la centrale, La Forest-Landerneau doit dire non à la centrale, Saint-Divy doit dire non à la centrale, Saint-Thonan doit dire non à la centrale, S-Eau-S, Solidarité écologie pour Plougastel, Sortir du nucléaire Cornouaille, Vivre dans les monts d’Arrée), de formations politiques (BNC - Autre gauche, Cap 21, Europe Ecologie - Les Verts, FASE 29, Kemper l’écologie à gauche, MRV Landerneau, NPA, UDB, UDB yaouank) et a le soutien du CURC 22.
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    Re: huiles de schiste

    Message par bye le Sam 30 Avr - 8:40

    Gaz de schiste : analyse du rapport remis aux ministres
    gasbull | nonauxgazdeschistelot.blog4ever.com | 26 avril 2011

    vendredi 29 avril 2011

    Le jeudi 21 avril 2011, la mission d’inspection sur les gaz et huiles de schiste a remis aux ministres de l’Ecologie et de l’Economie son « rapport d’étape ».

    Ce rapport, favorable à l’exploitation des GdS, a semé la stupeur parmi ceux des opposants qui s’étaient sentis rassurés par les apparentes reculades du gouvernement et par les projets de loi déposés à l’Assemblée nationale par les groupes PS et UMP, puis au Sénat, dans une touchante unanimité républicaine.

    Ce rapport permet de se faire une idée claire de ce qu’est la stratégie de l’Etat et des industriels en vue de passer, en deux ou trois ans, à l’exploitation massive de cette énergie sur le territoire français. C’est un document d’une cinquantaine de pages, mais on peut se contenter de lire la Synthèse de trois pages qui le termine. Il n’y a pas à rougir : c’est sûrement ce qu’ont fait les ministres. Et ça dit tout.

    Tout d’abord, afin qu’il n’y ait aucun doute sur la portée stratégique de ce texte, précisons qu’il a été rédigé par deux organismes, le Conseil général de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGIET) et le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD), qui sont placés sous l’autorité du ministre de l’Industrie pour le premier et de l’Ecologie pour le second. Autant dire qu’ils ont travaillé dans la bonne direction. Par leur voix, c’est l’Etat qui parle, et plus précisément l’Etat dans son rapport aux industriels, c’est-à-dire au capital. Le CGIET, c’est l’ancien Corps des Mines. Le CGEDD, c’est ce qu’on appelait autrefois les Ponts et Chaussées. Ces gens-là savent de quoi ils parlent, et ils ont un intérêt particulier à ce que l’exploitation des GdS se fasse. Plus que d’un rapport, il s’agit donc d’un programme, ou d’un plan de bataille. La question à laquelle il répond est simple : comment permettre l’exploitation massive des GdS, avec un minimum de contestation, et ce le plus rapidement possible. La question n’est naturellement pas pourquoi exploiter les GdS : ça, on le sait déjà. La question est :

    comment ouvrir un boulevard aux industriels ?

    Si notre hypothèse est juste (mais on peut se tromper), la stratégie choisie est la suivante : céder sur tout dans un premier temps, ou en donner l’impression, afin de désarmer l’opposition, et de pouvoir travailler en paix. Pour cela, on propose des solutions bien connues. Les aspects techniques sont secondaires, ce dont il s’agit, c’est d’arriver là où on veut aller.

    Voilà comment on va s’y prendre :

    Cacher les industriels derrière les scientifiques, afin de pouvoir commencer les forages Les industriels, que ce soient Total, GDF ou les « Américains », font peur. On sait de plus en plus que ces gens-là n’ont pas de moralité et ne visent que leur profit immédiat. Il faut escamoter les industriels. Il n’est donc pas du tout exclu, dans un premier temps, que les permis d’exploration déjà accordés leur soient bel et bien retirés. Cela semble même inévitable. La question est : vont-ils demander dédommagement en contrepartie des sommes déjà engagées pour ces explorations, et qui ne sont pas minces ? Et si oui, combien ? Ce point a son importance, pour comprendre ce qui se trame. Il y a fort à parier que les permis seront retirés, pour rassurer l’opposition aux GdS, c’est-à-dire encore une fois l’endormir et la démobiliser, mais que les dédommagements demandés par les industriels seront faibles ou inexistants. En gros, s’ils ne sont pas trop gourmands, cela signifiera clairement qu’on s’est mis d’accord pour remballer provisoirement le matériel en échange de la garantie de pouvoir entreprendre les forages d’exploitation, plus tard, dans un délai relativement bref. Le rapport nous indique la durée de ce délai : « deux ou trois ans ». C’est sûrement ce délai qui a été négocié avec les industriels par les ministères concernés. C’est aussi le temps qu’il nous reste pour nous battre. Donc, masquage des industriels (du moins pour des projets d’exploitation affichés) derrière les scientifiques. On connaît le coup, celui de la neutralité de la recherche scientifique, on nous l’a déjà fait pour les OGM (sauf qu’un forage gazier, c’est nettement plus compliqué à désherber qu’un champ de maïs), on le fait pour les nanotechnologies, c’est rodé.

    Ils sont tout prêts à reconnaître les difficultés et les incertitudes : on ne sait pas quelles sont les « ressources » ; il reste des problèmes à résoudre, tant pour ce qui est de la rentabilité que de l’impact sur l’environnement ; il y a, en somme, « des progrès à réaliser et des approches innovantes à susciter ». Et c’est justement pour ça qu’il faut faire des recherches. La meilleure façon de faire ces recherches, ce sont naturellement des forages « expérimentaux ». Si on n’essaie pas, comment savoir ce qui peut se passer ? C’est un peu la version kamikaze du principe de précaution.

    Quelle est la différence entre des forages « expérimentaux » et des forages d’exploitation ? On ne sait pas bien. Il semble en tout cas que la fracturation hydraulique, dans un cadre expérimental, ne soit plus du tout si dangereuse, puisqu’on pourra l’utiliser, mais seulement dans ce cas-là. Parce que si c’est pour la science, c’est forcément propre, maîtrisé, responsable. On va l’entendre : « L’expérimentation, ce n’est pas l’exploitation. » Et ça ne sera pas faux : un petit coup de fracturation tous les six mois, avec des produits choisis, etc. Rien à voir bien sûr avec une exploitation industrielle. Et c’est là tout le problème. Quoi qu’il en soit, l’intérêt de l’opération est de mettre en place sur le territoire, de façon sûrement assez discrète, des forages « expérimentaux » de ce type. En petit nombre, pas tous en même temps, de façon à diluer et disperser la contestation. Ce seront peut-être les industriels qui s’en chargeront, mais sous le « contrôle » d’organismes autorisés, tous plus scientifiques et innovants les uns que les autres. Quels organismes, au fait ?

    Le rapport les cite nommément : « un Comité scientifique national, composé d’experts du BRGM, de l’IFPEN, de l’INERIS et d’universitaires ». Une fameuse équipe :

    Le BRGM :

    « Le Bureau de recherches géologiques et minières, placé sous la double tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et du ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement est l’établissement public de référence dans le domaine des sciences de la Terre pour gérer les ressources et les risques du sol et du sous-sol. Il remplit cinq missions : recherche scientifique, appui aux politiques publiques, coopération internationale et aide au développement, prévention et sécurité minière et formation supérieure, avec l’Ecole nationale d’applications des géosciences (ENAG). » Pour indication, le BRGM vient de signer avec l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) « un nouvel accord de partenariat, lundi 20 décembre 2010, au BRGM à Paris. Cet accord prolonge la collaboration des deux établissements publics dans le domaine du stockage profond des déchets radioactifs, initiée il y a 12 ans. » (Communiqué de presse.)

    L’IFPEN :

    « IFP Énergies nouvelles (IFPEN) est l’ancien Institut français du pétrole (IFP). Créé le 13 juin 1944 comme Institut du pétrole, des carburants et des lubrifiants, il a été renommé en 2010 par la loi Grenelle II qui a également changé son statut. Autrefois organisme professionnel chargé par la loi de la « gestion des intérêts professionnels ou interprofessionnels » (…), il devient un établissement public national à caractère industriel et commercial avec des mission de recherche et de formation. » Dans le cadre de ces missions de recherche et de formation, l’IFP a signé divers accords avec Total, pour des projets de recherche conjoints avec les laboratoires de recherche et développement du pétrolier. L’IFP s’intéresse notamment au stockage du CO2 en sous-sol, dont on n’a pas fini d’entendre parler. En outre, Total aime l’IFP. La société propose des parrainages « aux étudiants qui souhaitent intégrer l’IFP School et bénéficier pendant la durée de leur scolarité à l’Ecole d’un parrainage de Total. Ce parrainage peut se faire au travers d’une bourse ou par le biais d’un contrat d’apprentissage, moitié à l’IFP, moitié chez Total). » Le montant de ces bourses est de 1200-1450 euros par mois. On peut imaginer l’hostilité sourde que doivent développer les étudiants de l’IFP School envers l’industrie pétrolière.

    L’INERIS :

    « Créé en 1990, l’INERIS (Institut national de l’environnement industriel et des risques) est un établissement public à caractère industriel et commercial placé sous la tutelle du ministère de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement. »

    « GDF SUEZ et l’INERIS ont conclu le 11 mars 2011 un accord de collaboration sur leurs activités de recherche. Signé pour une durée de 5 ans, cet accord vise à renforcer les échanges scientifiques et techniques dans le domaine de la sécurité industrielle liée aux nouvelles énergies : filières hydrogène ; biogaz et méthanisation ; captage, transport et stockage du CO2. » (Communiqué de presse.) On voit à quel genre d’experts on a affaire. De ceux pour lesquels le sous-sol est soit l’endroit idéal pour cacher ce dont on ne sait plus quoi faire (déchets radioactifs, CO2), soit une vache à lait à exploiter. Ce sont de pures émanations de l’Etat, et leur fonction directe est de donner une caution scientifique aux activités industrielles les plus destructrices. Ce sont également des relais entre les industriels et l’Etat. Ce sont eux qui décideront, en toute indépendance, des lieux et des modalités des forages expérimentaux ». Après tout ce sont des scientifiques, eux, pas de ces méchantes multinationales assoiffées de bénéfices. Une fois qu’ils auront commencé à forer, revenir en arrière sera pratiquement impossible, et Total et consorts pourront tranquillement prendre la suite.

    Rassurer les inquiets : transparence, consultation, participation

    Cacher les industriels derrière les scientifiques n’est qu’une première étape. Le rapport insiste aussi fortement sur la nécessité d’informer, c’est-à-dire sur la création d’une « acceptabilité » des GdS. Trois « cibles », comme on dit en termes de com’, sont désignées : le « public », les élus, les associations. On connaît la méthode : elle a déjà été appliquée, avec succès, entre autres pour l’enfouissement des déchets nucléaires. Pour le public, on peut avoir recours dans un premier temps à une simple information, sous forme de dépliants sur papier glacé, par exemple. C’est le plus simple. Puis des réunions peuvent être organisées, avec buffet et petits fours si possible. On réservera peut-être les petits fours au « public » situé le plus à proximité de forages potentiels… Il faut ensuite impliquer les élus et les associations. Le rapport propose la formation de « comités locaux d’information », composés d’élus et de « représentants d’associations de protection de l’environnement ». Il faudra encore en trouver qui soient prêtes à se livrer à cette mascarade, mais il y a de tout, et au besoin on peut aussi en créer de toutes pièces. Ca s’est déjà vu. Afin de s’assurer la collaboration des élus, le rapport préconise une « révision de la fiscalité pétrolière de sorte que les collectivités locales trouvent un intérêt à une exploitation d’hydrocarbure sur leur territoire ». Et ça, c’est triste, mais ça marche. Il n’y a qu’à voir les jolis centres sportifs autour des centrales nucléaires. Et à chaque étape, un ballet d’experts tous plus rassurants les uns que les autres répondront en toute transparence aux « inquiétudes de la population ». On pourra ensuite passer aux consultations. Il est d’ailleurs amusant de voir combien, alors que les « élus du peuple » se sont très représentativement exprimés à l’Assemblée nationale, les rapporteurs mettent leurs espoirs dans une certaine forme de démocratie directe…

    Rendre l’opposition inaudible

    Une fois la caution scientifique et la caution démocratique assurées, le dialogue avec les opposants va pouvoir reprendre, sur des bases plus solides. Ce sera d’abord : vous vouliez plus de transparence, la transparence est assurée. Voyez, nous dialoguons. Vous êtes consultés, informés. On a même, pour vous faire plaisir, modifié le Code minier : ça n’est pas rien. Vous avez voulu des lois contre l’exploitation, contre la fracturation hydraulique : vous les avez. Et ça sera vrai. Et aussi : Vous invoquiez le principe de précaution, voyez, nous prenons toutes les précautions. Tout ceci est réalisé sous le plus strict contrôle scientifique : l’Ifpen, le BRGM, l’Ineris sont là. Puisqu’on vous dit que c’est seulement expérimental. Vous voulez qu’on organise encore une réunion ? Un nouveau Grenelle ? A qui doit-on envoyer les invitations ? Et lorsqu’on aura bien tourné en rond : Mais qu’est-ce que vous voulez à la fin ? Qu’on revienne au moyen-âge ? Et nos emplois, vous y pensez ? Et vous avez vu le prix du pétrole ? Nous n’allons pas ramener le PIB de la France à celui du Mali parce qu’une bande d’écolos n’aiment pas voir des derricks en ramassant leurs champignons. Décidément, on ne peut pas discuter avec vous. A partir de là, si on est encore quelques-uns à être motivés, ils pourront sereinement nous lâcher leurs chiens à la gorge. Parce que vraiment ils auront fait tout leur possible, de leur côté, question dialogue et concessions. Et de toute façon, dans « deux ou trois ans », ça sera fait. Expérimentalement ou non, ils auront fait des trous dans la nappe phréatique, auront commencé les fracturations. On pourra alors passer à l’exploitation massive, avec une opposition permanente mais résiduelle, et bientôt institutionnellement intégrée, comme pour le nucléaire. Il y aura beaucoup d’autocollants « Non merci » sur les voitures, et plus de poissons dans les rivières. Et voilà.

    Ca, c’est leur scénario. Le principe général est explicite : il n’y a qu’à lire. Si nous sommes d’accord là dessus, si on comprend bien quel jeu joue l’adversaire, la suite risque d’être un (petit) peu plus facile. Maintenant la question est de savoir comment ne pas se laisser entraîner là-dedans. Nous sommes quelques-uns à penser que l’étape purement « citoyenne » de l’opposition aux GdS est terminée, et que le recours à la loi est désormais obsolète.

    Il est assez évident que d’un point de vue démocratique, le dernier mot de cette affaire a été dit : l’Assemblée nationale, de l’extrême gauche à l’extrême droite, est contre l’exploitation des GdS. Elle l’a dit, un projet, puis deux projets, puis trois projets de loi identiques ont été déposés, tous pour nous dire que non, non, non, on ne le fera pas, promis. Le peuple à parlé, par ses représentants. Pourtant, de toute évidence aussi, on va essayer de le faire quand même. Et on nous le dit en face, sans vergogne. La gestion du nucléaire, entre autres, nous a clairement montré que, dans les affaires énergétiques et industrielles plus encore que dans les autres, une seule politique est menée, celle des intérêts économiques. Ce n’est pas une affaire de gouvernement, de droite ou de gauche, d’écolos ou de fachos. On ne discute pas là des questions de logement, du nombre d’élèves par classe ou de la police de proximité. Ce à quoi nous avons à faire, c’est à l’Etat dans son rapport au capital. Le message qu’adresse via ce rapport l’Etat aux opposants aux GdS, c’est : Et alors ? Qu’est-ce que vous allez faire, maintenant ? Qu’est-ce que vous allez faire une fois qu’on aura annulé les permis, que les projets de loi auront été votés, qu’on aura révisé le Code minier et que tout ressemblera légalement à une reculade, alors que vous saurez pertinemment que nous allons le faire, que même nous sommes en train de le faire, à Villeneuvede-Berg ou ailleurs, simplement parce que nous avons décidé de le faire ?

    Quel recours légal aurez-vous contre la loi que vous aurez appelée de vos voeux ?

    Si nous restons dans ce cadre-là, nous sommes pris au piège d’un dialogue truqué. Ce n’est même plus une question politique, c’est simplement une question pratique. Si nous jouons ce jeu-là, ils vont s’arranger pour que nous n’ayons plus qu’à nous taire, en nous donnant raison.

    Et on va atteindre des sommets de ridicule, quand, comme il est prévisible, les collectifs répondront à l’appel de J. Bové à manifester devant l’Assemblée le 10 mai, pendant que les députés voteront un texte que personne ne conteste, et qu’ils sont même tous pressés de voter, pour bien nous entortiller dedans… On ne sait vraiment plus quoi faire pour nous occuper.

    C. Jacob, qui a déposé un des projets de loi qui doivent être examinés le 10 mai, le dit clairement : « En l’état actuel des connaissances scientifiques, notre responsabilité est d’être d’une extrême prudence. Si, à l’avenir, on nous démontre, par une évaluation des risques, que la loi d’interdiction générale mérite des évolutions, nous en discuterons » (Les Echos). Traduction : on va vous voter votre loi, comme ça vous n’aurez plus rien à dire, et on pourra travailler en paix.

    Un vieux briscard de la politique comme J. Bové ne peut pas ne pas voir ça. Alors pourquoi vouloir nous balader à Paris, face à l’Assemblée nationale ? Il nous dit : « Le peuple doit être devant l’Assemblée pour que les élus tiennent promesse. » Mais quand c’est justement en respectant leurs promesses qu’ils nous entourloupent, les élus ? Qu’est-ce qu’on fait ?

    Et M. Rivasi, à la publication du rapport : « Les experts ont beau dire ce qu’ils veulent, maintenant c’est une décision politique qu’il faut prendre. » Elle ne voit pas, elle, que ce rapport est tout à fait politique, justement ? Et que c’est justement la décision politique qui va nous prendre au piège, comme des rats ? Aveuglement, égarement ? Ou simple refus de voir et de dire quelles sont les limites du mode d’action choisi ? Mais si le mode d’action ne correspond pas ou plus au résultat recherché, pourquoi le conserver ? Il semble évident que les raisons sont d’ordre purement politique. Il ne faut pas « détourner le peuple de la démocratie », comme ils disent. Lui montrer que s’il sait comment les prendre, il peut mettre les institutions à son service, etc. Faire en sorte qu’ils retournent quand même voter, la prochaine fois. Parce qu’on a peur de ce qui pourrait se produire si des masses de gens perdaient d’un coup tout espoir dans ce qu’ils appellent la politique. On connaît la chanson, et à vrai dire on s’en fout un peu. Sauf que dans l’état actuel des choses, c’est non seulement contre-productif, mais criminel. Parce que c’est comme ça que les forages vont avoir lieu.

    Parce que ces manoeuvres politiciennes vont aboutir à laisser faire des trous dans les nappes phréatiques. Parce que ces plaisanteries vont nous tuer encore un petit peu plus. Il faut sortir de ce schéma, qui nous prend au piège de nos contradictions. On ne lutte pas contre la loi avec une autre loi. Ceux qui les font, les lois, sauront toujours s’arranger pour nous mener là où ils veulent. Les lois ne sont pas faites pour nous, mais contre nous. Qui croit le contraire est soit un bourgeois, soit un naïf. Il y a un proverbe qui dit : « Qui veut déjeuner avec le Diable doit se munir d’une longue cuillère. » Il semblerait aussi qu’à force de déjeuner avec le Diable, les cuillères de certains se raccourcissent de jour en jour…

    Il nous faut maintenant cesser le dialogue avec les institutions, puisqu’il est évident désormais que ce dialogue n’est qu’un jeu de dupe où ce sont toujours les mêmes qui trient et ramassent les cartes. Il nous faut commencer à jouer selon d’autres règles.

    Cesser le dialogue avec les institutions, c’est forcément aussi à un moment ou un autre sortir de la légalité. Il y a bien des façons de s’écarter de la légalité, qui ne sont pas forcément « violentes », et qui ne se paient pas plus cher que quelques heures dans un poste de police, au pire. On n’est pas obligés d’en venir tout de suite au lance-roquettes. Ce qui, soit dit en passant, serait, sur un puits de gaz, une très mauvaise idée.

    Ont été citées dans ce texte quelques institutions qui possèdent des bureaux, des locaux, des sièges que l’on peut investir, occuper quelques heures, histoire de balancer un coup de projecteur sur ce qu’ils sont. Ils n’apprécieraient pas forcément de se voir ainsi désignés. Ces animaux-là n’aiment pas la lumière. Il y a aussi les ministères, les sociétés pétrolières, GDF, etc. Ca s’est déjà fait, il faudrait continuer. Il nous faut aussi être clairs avec les futures « consultations publiques », c’est-à-dire les boycotter purement et simplement, voire empêcher qu’elles se tiennent, et dire pourquoi. Et ce même si elles sont organisées en toute transparence républicaine par « nos élus ». Si nous acceptons le « dialogue » en participant à une de ces prévisibles mascarades démocratiques, ou simplement en les tolérant, nous n’existons plus en tant qu’opposants, nous devenons des « partenaires ». Nous associer aux décisions, cela fait partie de leur stratégie. Déjouer cette stratégie passe par le refus du dialogue.

    Refuser aussi le chantage aux « propositions alternatives ». Parler « experts contre experts », c’est s’enfermer dans des débats techniques stériles et sans issue. Personne de sérieux ne peut croire qu’on va se sortir du fameux « problème énergétique » par des économies d’énergie. La question qui se pose pour le capital n’est pas comment produire et consommer moins d’énergie, mais comment en vendre toujours plus. Et les GdS le montrent clairement. Nous dirons « éoliennes », et ils diront : D’accord, on s’en occupe. Et ce sera des kilomètres carrés d’éoliennes. Avec des forages de GdS entre les rangs, un réacteur EPR au milieu, et des murs de panneaux solaires tout autour. Nous n’avons pas à résoudre leurs problèmes de perspectives et de débouchés. Parce que si on s’y colle, on va finir nous aussi par rédiger des « rapports préliminaires » et les apporter au ministère. Sous l’Ancien régime, les « propositions alternatives », on appelait ça des cahiers de doléances… Ca a marché un certain temps…

    Tout le monde ne sera pas d’accord avec ces positions. Beaucoup persisteront dans la voie « citoyenne », par respect de la loi, sympathie pour J. Bové, croyance en la politique et en la démocratie, souci de respectabilité, habitudes « militantes », peur de l’aventurisme ou pour toute autre raison. Moins de six mois après le début de la contestation organisée contre l’exploitation des GdS, il semble déjà y avoir quelque chose comme une opposition « officielle ». Ce qui avait inquiété l’Etat au début de la mobilisation, à savoir son caractère populaire et donc imprévisible, est en train de s’étioler. Ca se bureaucratise. Il y a des colères qui se perdent. On parle d’un nouveau Larzac, puis on retourne au Parlement européen. On fait mollement des réunions d’information où on n’ose trop rien dire, de peur que ça ne soit pas dans la ligne… Et après tout, si ça pouvait se régler comme ça, pourquoi pas ? Tant que ça marche… Mais la question est que non seulement ça ne marche pas, mais que l’Etat est en train de retourner ses propres armes contre la contestation. Qu’encore une fois ils vont faire servir la loi contre les GdS à l’acceptation des GdS. Créer des réglementations qui feront accepter ce qu’on règlemente, alors qu’on n’en voulait tout simplement pas. Et ainsi de suite : on connaît la chanson. C’est celle du Grenelle, du développement durable, du partenariat et de la cogestion sous toutes ses formes… Et pendant ce temps-là, les gens qui étaient au départ en colère n’y comprennent plus rien, se demandent, ah, on nous dit qu’on a gagné, et après le contraire, est-ce qu’on doit s’énerver ou pas, c’est compliqué, qui a raison, qui a tort, ainsi de suite. Et on va revoter, faire appel, chercher des recours au niveau européen peut-être, la cour constitutionnelle pourquoi pas, le pape enfin, les Saints du Paradis. Et l’horizon 2012… On complique. On fatigue le monde. On démobilise mieux qu’un bataillon de CRS. Mais nous, on s’en fout, des réglementations, du Code minier, de l’alinéa du paragraphe untel de telle directive. Nous, on veut garder les rivières, ou ce qu’il en reste. On veut des insectes et des animaux, parce que si tout ça disparaît, on va disparaître avec. On veut vivre sans se dire à chaque instant qu’il y a de moins en moins de vie possible. Et ça ne concerne bien sûr pas que les GdS. On sait aussi qu’eux, ceux de l’Etat et du capital, ils s’en foutent, de tout ça : ce qui les préoccupe, ce sont leurs postes, leurs actions, leurs perspectives de croissance. Leur croissance nous rabougrit. Ils nous pompent l’air, et l’eau, et le temps qui nous reste à vivre. Tout ce qu’ils veulent, c’est que ça continue sans cesse. Durable, leur développement. Pourvu que ça dure. Au bout du compte, la question est : les positions « citoyennes » sont-elles compatibles avec d’autres, moins légalistes, au moins localement ou à certains moments ?

    Les groupes « citoyens » vont-ils se contenter de laisser l’opposition s’étioler jusqu’au gazage final, ou va-t-on se poser en commun la question de modes d’action différents ? Va-t-on rester chacun sur son petit quant-à-soi politique, sa chapelle, des « anars » d’un côté, des « citoyens » de l’autre, sans jamais se poser les questions de manière pratique ? Pouvons-nous trouver des points de rencontre ? Où ? Quand ? Comment ? Ce qui nous manque, c’est un front du refus. Un front bas, si on peut dire : un refus de taureau, stupide et obstiné, pas dialogueur pour deux sous. Ca n’empêche pas la ruse, et la stratégie. Mais le refus est le plus important. Il faut travailler ensemble à créer le refus, à le maintenir, à l’étendre. Sinon, ça sera une fois de plus perdu.

    En Cévennes, le 24 avril 2011

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    Re: huiles de schiste

    Message par bye le Sam 14 Mai - 11:56

    Oiseaux morts par milliers à cause des gaz de schiste ?

    Vous vous souvenez des pluies d’oiseaux morts au début 2011 dont nous avions fait état sur ce site ? http://www.la-vie-rurale.ca/contenu/24691 Mais tous se perdent en hypothèses depuis. On peut même dire que le phénomène est tombé dans l’oubli, l’actualité politique et économique reprenant ses droits après la période creuse des festivités de fin d’année. Or, voilà que Rue89 ressort le sujet avec un dossier étoffé. Rue89 a interrogé André Picot directeur de recherche honoraire du CNRS, créateur de l’unité de prévention du risque chimique et président de l’Association Toxicologie-Chimie (ATC) et ce dernier a une explication bien étayée.

    Ce chimiste et toxicologue suggère une explication plausible, selon lui, à la mort de milliers d’oiseaux au début 2011 en Arkansas. La cause de ces morts animales : les gaz de schiste. Pour en arriver à cette explication, le scientifique se base sur des analyses faites durant un mois via des sources officielles américaines et canadiennes, bref, à des endroits où les gaz des schistes sont exploités depuis près de cinq ans.

    Son rapport http://asset.rue89.com/files/BILAN_TOXICOLOGIE__CHIMIE_GAZ_DE_SCHISTE.pdf fait état de plusieurs événements causants la morts d’animaux. Chacun des ces événements mettrait en cause un composé chimique issu de la fracturation. À propos des pluies d’oiseaux morts du début 2011 : « Une émanation d’hydrogène sulfuré pourrait très bien avoir causé la mort massive d’oiseaux en Arkansas en janvier dernier. Rappelons que ce gaz nauséabond tue plus rapidement que le monoxyde de carbone et qu’il est en plus doté d’un effet anesthésiant puissant sur le nerf olfactif » dit le rapport dans cet extrait publié par Rue89.

    André Picot s’inquiète pour les populations installées autour des puits de forages de gaz de schiste. Voici pourquoi en quelques points :

    - L’énorme quantité d’eau utilisée pour l’hydro-fracturation pourrait assécher les nappes phréatiques.

    - Risque de pollution des nappes phréatiques ou ce qu’il en restera.

    - Risque d’évaporation de produits dangereux. Le 20% d’eau qui ressort après le processus de fracturation est placé en bassin de décantation. Des produits comme le benzène s’y évaporent. Cela peut causer des intoxications possibles à court terme et des cancers à long terme dans une perspective allant jusqu’à 25 ans. Certains produits ne sont pas dangereux lors de l’utilisation, mais à long terme, ils peuvent devenir mutagènes et cancérogènes.

    « La fracturation hydraulique est “un ‘réacteur chimique’ extraordinaire : on est face à un circuit fermé, situé à environ 2000 mètres sous le sol, chauffé et sous pression. Ce type de réactions chimiques je ne l’ai vue qu’en laboratoire, mais pas à cette échelle.” A-t-il dit à Rue89.

    En terminant, sachez qu’on parle ici de l’hypothèse d’André Picot ici et non d’une preuve irréfutable. Ceci étant dit, c’est à partir d’hypothèses qu’on en arrive, à un moment donné, à des certitudes. L’hypothèse d’André Picot a en tout cas le mérite d’être assez bien étayée et dénonce le fait que l’industrie, sous prétexte de secret industriel, refuse de publier sa recette chimique servant à la fracturation.

    http://www.la-vie-rurale.ca/contenu/25381
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    Re: huiles de schiste

    Message par bye le Sam 14 Mai - 12:05

    Total dit oui au gaz de schiste, non au cannabis

    Son PDG, Christophe de Margerie, ne perd pas espoir de parvenir, un jour, à convaincre les Français qu’on peut faire de la fracturation hydraulique "propre".



    Total cherche sans relâche les énergies de demain "pour relever le défi energétique du XXIème siècle" mais exclut en tout cas de se diversifier dans le chanvre. Interpellé en assemblée générale par un actionnaire sur la possibilité pour Total de s’intéresser à une "ressource naturelle et renouvelable" et d’investir massivement dans la transformation de la biomasse issue "du chanvre, du cannabis, de la marijuana", le PDG du groupe, Christophe de Margerie, a sans surprise écarté la possibilité pour la "major" de se lancer dans sa culture, de toute façon interdite par la loi française, au moins pour ses espèces psychotropes.

    En revanche, le texte voté cette semaine par l’Assemblée nationale pour interdire la fracturation hydraulique, la technique de production des gaz de schiste – les "gaz de shit", comme appelés par François Fillon dans un superbe lapsus – ne désespère pas Total de parvenir un jour à les exploiter en France.

    Assez en verve sur le sujet, Christophe de Margerie a déploré le vote de cette proposition de loi, qui doit encore passer au Sénat. "Interdire pour interdire sans savoir, ce n’est peut-être pas le siècle des Lumières", a-t-il déploré. Le PDG de Total a estimé nécessaire de "trouver une solution dans les années à venir pour pouvoir faire en France ce que même la Suède, même le Danemark, qui sont quand même des pays connus pour leur sensibilité environnementale, ont accepté". "On va garder nos droits et puis faire en sorte qu’un jour les gens comprennent qu’on puisse faire de la fracturation hydraulique de manière propre", a poursuivi le patron de Total. "On reviendra sur la scène pour expliquer", a-t-il ajouté.

    L’assemblée générale de Total, qui a annoncé vendredi avoir pris des parts dans des concessions d’exploration de gaz de schiste en Pologne, s’est distinguée par un nombre important de questions portant sur le thème de l’environnement. Une femme amérindienne qui interpellait Christophe de Margerie sur l’impact écologique de son projet canadien de sable bitumineux baptisé Joslyn, sur lequel le groupe avait diffusé un film en début d’AG, a été sèchement éconduite. "Le projet de Total est l’un parmi des centaines d’autres dans la région, contribuant à la destruction de notre terre, dec notre eau et de notre air", a-t-elle déclaré en anglais.

    "Sachez que pour obtenir les autorisations pour pouvoir développer le champ de Joslyn, on a déposé un rapport qui fait 4.000 pages", lui a rétorqué Christophe de Margerie. (…) Nous, nous respectons les lois de votre pays, ce sont des pays démocratiques. Si vous pensez qu’il faut changer les lois de ces pays, faites-les changer pour votre camp et ne venez pas chez Total nous faire un cours sur ce que visiblement vous n’arrivez pas à faire accepter à vos propres autorités", a-t-il conclu, salué par les applaudissements de ses actionnaires.

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    Re: huiles de schiste

    Message par bye le Sam 15 Sep - 10:28



    Au secours, les gaz de schiste reviennent !

    Ivan du Roy | bastamag.net | jeudi 13 septembre 2012

    vendredi 14 septembre 2012




    Au secours, les gaz de schiste reviennent !
    Ivan du Roy | bastamag.net | jeudi 13 septembre 2012



    Ambiguïtés ministérielles, lobbying intensif de l’industrie pétrolière et gazière, appels pressants d’éditorialistes et de chroniqueurs en faveur de leur extraction, multiplication de permis d’exploration, camions sismiques en attente d’autorisation… Alors que s’ouvre la conférence environnementale, les gaz de schiste sont loin d’être définitivement enterrés. Retour sur une bataille qui se joue en coulisse depuis un an.









    Il est déjà loin le temps où les leaders socialistes s’opposaient fermement aux gaz de schiste. « Une fausse bonne idée aux risques écologiques démesurés », expliquait il y a un an Arnaud Montebourg [1]. Lors du débat sur la loi du 13 juillet 2011, interdisant la fracturation hydraulique, le futur ministre du Redressement productif, le futur Premier ministre et le futur Président – alors dans l’opposition – ont même signé une proposition de loi « visant à interdire l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels, à abroger les permis exclusifs de recherche de mines d’hydrocarbures non conventionnels et à assurer plus de transparence dans le code minier ». C’était avant d’arriver au pouvoir.

    Depuis, tout a soudainement changé : « Le débat n’est pas tranché », explique Jean-Marc Ayrault le 22 août. « Le 14 septembre va s’ouvrir une conférence environnementale et […] il faut qu’on mette sur la table les différentes solutions qui pourraient exister et [établir s’il faut ou non] les utiliser » [2]. Arnaud Montebourg s’est également dit prêt à reconsidérer la question, le 11 juillet, à l’occasion d’une réunion de la Conférence nationale de l’industrie. Delphine Batho, devenue ministre de l’Écologie après l’éviction de Nicole Bricq, doit se sentir bien seule. « Je pense que la transition énergétique, ce n’est pas d’aller chercher de nouveaux hydrocarbures », a-t-elle déclaré lors des journées d’été d’Europe écologie – Les verts, à Poitiers, où elle était invitée.

    Des permis toujours valides

    La loi du 13 juillet 2011, votée sous le gouvernement Fillon, interdit bien « l’exploration et l’exploitation des mines d’hydrocarbures liquides ou gazeux par des forages suivis de fracturation hydraulique de la roche » (Article 1). Mais le texte laisse quelques fenêtres ouvertes. D’abord, la fracturation hydraulique – la seule technique d’extraction possible, excessivement gourmande en eau et comportant des risques de pollution chimique (lire notre article) n’est pas clairement définie. Ensuite, la loi crée une « Commission nationale d’orientation, de suivi et d’évaluation des techniques d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux » en vue « d’évaluer les risques environnementaux ». Sa composition a fait l’objet d’un décret publié au Journal Officiel le 22 mars 2012 [3], mais la commission n’a toujours pas été installée. Enfin, la loi autorise la « mise en œuvre d’expérimentations réalisées à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public ».

    C’est sur ces bases légales que trois permis d’exploration de gaz de schiste – les plus médiatisés – ont été abrogés en octobre 2011 : ceux de Nant et Villeneuve-de-Berg (détenus par l’entreprise texane Schuepbach) et celui de Montélimar (Total). Les autres – plus d’une soixantaine – sont pour l’instant gelés. Pour prospecter, les industriels doivent remettre à l’administration des rapports « précisant les techniques employées ou envisagées dans le cadre [des] activités de recherches ». De Château-Thierry à Foix, en passant par Alès, au moins une dizaine d’autres permis concernant principalement les gaz de schiste auraient ainsi pu être annulés. En refusant de les abroger, l’ancien gouvernement UMP a-t-il voulu, à sa manière, ne pas clore le débat ? Une continuité dans laquelle semblent s’inscrire les ténors socialistes du gouvernement.

    Des camions sismiques en Ardèche

    Sur le terrain, une multitude de compagnies pétrolières continuent de s’activer, et de saisir les opportunités laissées ouvertes par la loi. Début septembre, la société Mouvoil SA, détentrice du permis « Bassin d’Alès », couvrant une partie de l’Ardèche et du Gard, a ainsi adressé une demande aux préfectures pour faire circuler des camions sismiques. « Ce permis vise en particulier de forer à 1 400 m de profondeur. Il prévoit également l’utilisation d’une technique de fracturation, ce qui paraît extrêmement risqué dans cette zone dont le sous-sol karstique comporte de nombreuses failles dans lesquelles l’eau circule », alerte le collectif ardéchois « Stop aux gaz de schiste ». Précisons que Mouvoil SA est une société basée en Suisse, dans le canton de Zoug, l’un des paradis fiscaux les plus prisés. Elle a été fondée en juin 2008 par d’anciens cadres dirigeants (géologues et financiers) de Total et d’Elf, dont un certain Jack Sigolet, bien connu de ceux qui se sont intéressés de près à l’affaire Elf.

    « Jack Sigolet, spécialiste des « préfinancements pétroliers » (avance de fonds aux Etats producteurs de pétrole, contre gage de barils de brut), était aussi dans les années 1990 président de la FIBA-Banque française intercontinentale, l’une des banques d’Elf-Aquitaine, gérée avec le clan du dictateur gabonais Omar Bongo. Devenu consultant, il a conseillé des responsables du pétrole angolais - via notamment sa société Crossoil Trading -, ce qui lui a valu dès 2008 l’attention du juge d’instruction genevois Yves Aeschlimann dans les nombreux développements de l’affaire dite « Angolagate », rappelle le journaliste suisse Gilles Labarthe. Dans ces conditions, autoriser d’obscures compagnies pétrolières, bien abritées dans des paradis fiscaux, à prospecter est-il vraiment raisonnable ?

    Offensive médiatique en faveur des gaz de schiste

    Qu’importe ! « Profitons de la richesse du sol français en gaz de schiste ! », lance Claude Perdriel, dans une tribune publiée par Challenges du 12 juillet, magazine dont il est le propriétaire [4]. Partant du principe que leur extraction profitera à tout le monde – plus d’emplois, gaz moins cher, indépendance énergétique… Bref, rien à voir avec l’extraction pétrolière, c’est promis… –, Claude Perdriel invite à « y réfléchir rapidement avant de prendre une décision qui engage notre liberté ». Rien que ça.

    « N’enterrons pas le débat sur les gaz de schiste », renchérit un éditorial non signé du Monde, le 26 juillet. « Faut-il vraiment, a priori, renoncer à cette ressource ? (…) Comment savoir, inventer, progresser si l’exploration même est interdite ? Les arguments des scientifiques sont sérieux, ceux des pétroliers aussi », interroge le quotidien, qui au passage place sur le même plan argument scientifique et argument de businessman. L’édito s’accompagne d’un reportage favorable à l’extraction des gaz de schiste [5]. Un reportage qui fait suite à un voyage de presse au Texas, à Fort Worth, la ville aux 2 000 puits. Un voyage organisé par… Total, les 17 et 18 juillet. Trois journalistes, du Monde, du Point et de L’Usine Nouvelle, plus un photographe américain, sont partis, aux frais de la compagnie, visiter les installations de son partenaire américain Chesapeake. Une visite sélective : ni les bassins de décantation, ni le ballet des camions ne sont décrits. Quant à aller à la rencontre des populations qui dénoncent les conséquences environnementales de l’extraction des gaz de schiste...

    Début juillet, c’est l’inévitable Claude Allègre qui lançait dans Le Point son cri du cœur : « Monsieur Hollande, n’ayez pas peur des gaz de schiste  !  » Selon le géochimiste, « la solution, la seule, l’unique » pour retrouver de la croissance « c’est l’innovation technologique, avec comme condition première l’énergie à bon marché ». (…) « L’attitude responsable, c’est donc à la fois d’exploiter une richesse utile et de protéger l’environnement », juge-t-il. Depuis la fin de l’été, et à l’approche de la conférence environnementale, « experts » et représentants de l’industrie pétrolière se succèdent sur les ondes et les plateaux pour promouvoir cette « attitude responsable ».

    Vers une guerre de l’information

    Cette offensive médiatique fait étrangement écho aux préoccupations de l’industrie pétrolière et gazière. « Fermer la porte pour toujours à l’exploitation de cette ressource serait une erreur majeure », regrettait Gérard Mestrallet, PDG de GDF-Suez, en avril 2011 [6]. En janvier 2012, le PDG de Total, Christophe de Margerie annonce que le débat « va nécessairement évoluer ». Au même moment, un colloque est organisé à Paris sous le « haut patronage » de François Fillon et d’Éric Besson, alors respectivement Premier ministre et ministre de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie. Parmi les table rondes : « L’interdiction française, comment en sortir ? », où seuls un intervenant de la Direction générale de l’énergie et du climat (ministère de l’Écologie) et des représentants des multinationales pétrolières et gazières prendront la parole.

    Sans oublier l’affaire du rapport de l’Association de l’École de guerre économique (AEGE). En juillet 2011, ce « réseau d’experts en intelligence économique » publie un rapport intitulé « L’intérêt du gaz de schiste pour la France ». Le texte est initialement présenté comme un « rapport de mission [confidentiel destiné à Total] pour une action de contre-information afin de faire basculer l’opinion française au sujet des gaz de schiste et de leur exploitation ». Contre-information, le mot est lâché. Le rapport propose des « argumentations et éléments de langage » et identifie quatre « cibles stratégiques » : les politiques, les médias, les scientifiques, les populations. Il s’agit par exemple de « faire la pédagogie de la réalité de l’exploitation des gaz de schiste auprès des populations qui n’en ont eu, jusqu’à présent, qu’une présentation partiale ».

    Chantage à l’emploi

    Le rapport est rendu public un an plus tard par le site d’information indépendant whistle.is. L’AEGE dément et assure que le rapport a été réalisé « par des étudiants de l’École de guerre économique, dans le cadre d’un exercice universitaire » et que le document « n’engage en rien Total, qui n’en a jamais eu connaissance » (Lire aussi l’article qu’y a consacré Arrêt sur images). De son côté, le site whistle.is maintient sa version, détaillant les « exercices », sur les OGM notamment, réalisés au sein de l’École de guerre économique, « une fabrique d’influence au service des grandes entreprises » réputée « dans le domaine de la guerre de l’information ».

    Quels que soient les commanditaires de cette étude, ses préconisations constituent aujourd’hui les grandes lignes du dispositif de communication des lobbies pétroliers et gaziers : ne pas fermer la porte aux gaz et pétrole de schiste ; rouvrir un débat étayé par des faits présentés comme « scientifiques » ; insister sur les bienfaits de l’extraction tant en termes d’emplois, de croissance et d’indépendance énergétique, voire de réduction d’émissions de CO2. Autant d’arguments relayés par plusieurs médias « mainstream ». Et partagés par une partie de la haute administration.

    Adieu la transition énergétique ?

    Le rapport remis en février 2012 par des ingénieurs du corps des Mines et du corps des Ponts, des eaux et des forêts aux anciens ministres de l’Énergie Eric Besson et de l’Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet ne préconise pas autre chose : « Il serait dommageable, pour l’économie nationale et pour l’emploi, que notre pays aille jusqu’à s’interdire, sans pour autant préjuger des suites qu’il entend y donner, de disposer d’une évaluation approfondie de la richesse potentielle » [7]. Si le rapport demeure prudent sur la fracturation hydraulique et appelle à davantage de concertation locale avant de délivrer un permis, il préconise des expérimentations techniques : « Ces études et expérimentations contribueront à l’émergence et à la formation d’opérateurs et de sous-traitants nationaux susceptibles de se positionner sur le marché mondial. » De quoi séduire un ministre du Redressement productif en mal d’imagination, à l’heure où les plans sociaux se multiplient.

    Rouvrir le débat sur les gaz de schiste : l’objectif est en passe d’être atteint. Quelle sera la prochaine étape visée par l’industrie pétrolière et gazière ? Le gouvernement socialiste enterrera-t-il toute ambition en matière de transition énergétique pour relancer la dépendance aux hydrocarbures ? Prendra-t-il le risque de susciter de nouvelles mobilisations ? Et de se couper de ses alliés écologistes ? La conférence environnementale et la réforme à venir du code minier devraient nous livrer des éléments de réponse.

    Ivan du Roy


    Notes

    [1] Sur son blog.

    [2] Lire l’article de Libération.

    [3] Voir le décret.

    [4] Claude Perdriel est propriétaire du groupe Nouvel Observateur, qui inclut l’hebdomadaire du même nom, les magazines Challenges et Sciences et Avenir et a racheté début 2012 le site Rue 89.

    [5] A lire dans les archives payantes du quotidien.

    [6] Dans Le Figaro.

    [7] « Les hydrocarbures de roche-mère en France », réalisé par deux administrations françaises, le Conseil général de l’économie l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGEIET) et par le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD).



    http://www.bastamag.net/article2621.html
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    Re: huiles de schiste

    Message par bye le Sam 22 Sep - 9:15



    Pour un Frackdown mondial ! 22 Septembre 2012 : Journée Internationale pour stopper la fracturation hydraulique

    globalfrackdown.org | septembre 2012

    samedi 15 septembre 2012





    Pour un Frackdown mondial !
    Journée Internationale pour stopper la fracturation hydraulique
    22 Septembre 2012
    | globalfrackdown.org | septembre 2012



    Formulaire d’approbation de l’organisation

    Pour un Frackdown mondial !
    Journée Internationale pour stopper la fracturation hydraulique
    22 Septembre 2012

    FORMULAIRE D’ENGAGEMENT

    La fracturation pour le gaz et le pétrole constitue une menace directe et immédiate pour notre eau potable, l’air, la santé et les communautés. L’industrie pétrolière et gazière a intensifié sa vaste campagne de relations publiques de plusieurs millions de dollars pour convaincre les administrations et les élus que leur gaz et pétrole sales sont propres. Il est temps de se défendre avec un Frackdown mondial !

    En tant que mouvement visant à interdire la fracturation, nous avons collectivement atteint des résultats très importants. Au cours de la dernière année, ensemble, nous avons dépassé les 200 mesures locales à travers les États-Unis visant à interdire la fracturation, nous l’avons fait faire interdite en France et en Bulgarie, nous avons poussé pour des moratoires dans plusieurs régions en Europe, nous avons obtenu un moratoire contre la fracturation en Afrique du Sud, nous avons vaincu des législation qui voulaient étendre la fracturation et l’État du Vermont a interdit la fracturation complètement. Nous avons stoppé les projets visant à autoriser la fracturation dans le bassin du Delaware et nous travaillons pour arrêter les pipelines et les installations visant à exporter le gaz de schiste au delà des océans.

    Cet automne, l’industrie du pétrole et du gaz va encore accroître sa propagande pro-fracking et nos élus – dont certains sont apeurés de manière continue – ont besoin d’entendre de leurs électeurs et de manière puissante la vérité. Il est temps d’exposer la propagande de l’industrie pétrolière et gazière pour ce qu’elle est. Il est temps de tenir nos élus pour responsables. Il est temps d’organiser un Frackdown mondial !

    Pourquoi organiser une journée mondiale pour l’interdiction de la fracturation ?
    Parce qu’il y a une énorme quantité d’activités et de mobilisations contre le fracking à travers le monde. Dans les seuls Etats-Unis, des centaines d’organisations locales travaillent pour protéger leurs communautés contre la fracturation. Partout sur la planète, des communautés locales font pression sur leurs élus pour interdire la fracturation. L’industrie tient son pouvoir de sa capacité à nous diviser et à désamorcer notre pouvoir. Une journée mondiale d’action coordonnée nous permettra de repousser avec force la propagande de l’industrie, de maximiser l’attention des médias à un moment critique, et de mettre en lumière les mobilisations locales.

    Cet automne, les États-Unis vont débattre de l’orientation de leur avenir énergétique, alors que des débats similaires se produisent ailleurs sur la planète. Le gaz non conventionnel est promu comme une solution pour un avenir faible en carbone. C’est une opportunité collective pour affirmer que la fracturation n’est pas la réponse. C’est une technique dangereux en elle-même, qui ne peut pas être réglementé de manière sûre, et qui devrait être interdite.

    Quel est le message de ce Frackdown mondial ? Le message de la journée d’action est clair – la fracturation est intrinsèquement dangereuse et ne devrait pas faire partie de notre avenir énergétique. Elle devrait être interdite. Les groupes qui s’engagent à participer à la journée d’action soutiennent les points suivants :

    La fracturation pour extraire du pétrole et du gaz est intrinsèquement dangereuse et ses méfaits ne peuvent pas être totalement atténués par la réglementation.
    Nous rejetons la campagne de relations publiques de plusieurs millions de dollars menée par les grandes sociétés pétrolières et gazières et nous exhortons nos responsables locaux, régionaux et nationaux à rejeter la fracturation.
    Nous sommes unis au sein d’un mouvement mondial et nous appelons les responsables gouvernementaux de tous niveaux à poursuivre un avenir fait d’énergies renouvelables et à ne pas permettre la fracturation dans nos régions et ailleurs.
    La fracturation ne fait pas partie de notre vision pour un avenir énergétique propre et elle devrait être interdite.

    Que vont retirer les organisations de leur participation ?
    •Une occasion d’accroître l’attention des médias locaux en intégrant des événements locaux dans la journée mondiale d’action.
    •Créer un puissant contre-récit face au travail de relations publiques de l’industrie à travers des actions unifiées et bien coordonnées à travers le monde
    •Du matériel à utiliser pour la journée d’action, y compris des modèles d’alerte média, une page internet pour inscrire les activités, des dépliants et documents modifiables
    •La possibilité de renforcer votre organisation en étant partie prenante d’un mouvement en plein essor, puissant, sérieux et qui va gagner.
    •Les évènements seront indiqués sur le site Web de cette journée mondiale d’action avec un lien vers votre organisation et l’évènement.

    Quels types d’évènements devrions-nous entreprendre ?
    Les évènements doivent être amusants, créatifs et pertinents au niveau local. L’idée est d’utiliser la journée mondiale d’action pour amplifier ce qui se passe et ce dont on a besoin au niveau local. Voici quelques idées :
    •Protestations devant les bureaux d’élus ;
    •Théâtre de rue devant le siège de compagnies pétrolières ou gazières ;
    •Projections de films comme Gasland ou Spilt Estate ;
    •Recueil de pétition ;
    •Travaux collectifs pour générer des appels téléphoniques envers des décideurs clefs ;
    •Activités de visibilité à des endroits, intersections clefs ;
    •Assemblées informelles sur le fracking avec les populations locales ;

    OUI ! Nous voulons appuyer et participer au FRACKDOWN mondial : une journée internationale pour stopper la fracturation

    http://www.globalfrackdown.org/endorsement-form-french/
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    Re: huiles de schiste

    Message par bye le Sam 29 Sep - 7:43



    Gaz de schiste, solidarité internationale et transition énergétique : quelques perspectives.

    Maxime Combes | mediapart.fr/blog/maxime-combes | lundi 24 septembre 2012

    lundi 24 septembre 2012





    Gaz de schiste, solidarité internationale et transition énergétique : quelques perspectives.
    Maxime Combes | mediapart.fr/blog/maxime-combes | lundi 24 septembre 2012

    La première journée internationale d’actions contre les gaz et pétrole de schiste du 22 septembre a été une réussite. Y compris en France, malgré les récentes déclarations de François Hollande. Les collectifs citoyens et organisations mobilisées ne manquent pas de raisons pour renforcer et étendre leurs actions, notamment dans la perspective du débat national sur la transition énergétique.



    Ce 22 septembre s’est tenue la première journée internationale d’actions coordonnées contre les gaz et pétrole de schiste, contre la fracturation hydraulique mais également pour repousser avec force la propagande actuellement déployée par l’industrie pétrolière et gazière pour promouvoir ses projets dévastateurs. De la Pennsylvanie à la Bulgarie, en passant par le Texas et l’Afrique du Sud, près de 150 actions ont été organisées dans la très grande majorité des pays concernés : Etats-Unis, Canada, Mexique, Argentine, Irlande, Royaume-Uni, Espagne, Allemagne, Pays-Bas, Autriche, République Tchèque, Bulgarie, Roumanie, Australie, Afrique du Sud, etc. Preuve que la France est loin d’être une exception, à l’inverse de ce que clament industriels et éditorialistes pro-gaz de schiste, oubliant que la fracturation hydraulique fait l’objet d’interdictions, de moratoires ou de restrictions dans plusieurs centaines de lieux de la planète, y compris aux Etats-Unis (voir cet article pour un tour d’horizon quasi-exhaustif des mobilisations contre les gaz et pétrole de schiste).

    En France, ce sont plus de 3500 personnes qui se sont réunies autour d’une journée de forums et actions à Saint-Christol les Alès (Gard), près de 1000 à Tournant en Brie (Seine-et-Marne), plus de 2500 à Aix les Bains (Savoie), 500 à Beaumont de Lomagne (Tarn-et-Garonne), une action symbolique sur le Trocadéro, une autre à Strasbourg, etc. Preuve que les déclarations de François Hollande lors de l’ouverture de la Conférence environnementale n’ont pas mis fin à la mobilisation citoyenne. Comment pourrait-il en être autrement alors que des dizaines de permis concernant les gaz de schiste sont toujours valides ou en cours d’instruction ? Si « personne ne peut affirmer que l’exploitation des gaz et huiles de schiste par fracturation hydraulique, seule technique aujourd’hui connue, est exempte de risques lourds pour la santé et l’environnement » comme l’a affirmé le Président de la République, alors il faut mettre fin à l’ensemble des permis ou demande de permis qui ont pour cible l’exploration et l’exploitation des pétroles de gaz de schiste.

    Pour les collectifs citoyens réunis en coordination nationale, « il n’y a plus, aujourd’hui, en France, de gisements d’hydrocarbures accessibles sans stimulation ou techniques néfastes pour l’environnement à court, moyen et très long terme ». Compte-tenu du flou entretenu par les entreprises détentrices de ces permis, dont la majorité se gardent bien de déclarer vouloir utiliser la fracturation hydraulique pour ne pas tomber sous le coup de la loi, seule une détermination sans faille sur le terrain et une vigilance à toute épreuve permettront de mettre sous le feu des projecteurs médiatiques ces permis oubliés par le gouvernement. C’est donc sans doute un par un que l’on obtiendra l’abrogation des permis existants et le rejet des demandes en cours d’instruction par l’administration.

    Premier sur la liste, le permis des Plaines d’Alès détenu par l’entreprise Mouvoil. Dans cette région, les géologues ont montré qu’il était impossible d’extraire du pétrole ou du gaz sans stimuler ou fracturer les schistes. Pourtant Mouvoil conserve son permis. Pire, l’entreprise a demandé une autorisation préfectorale pour faire circuler ses camions sismiques afin d’identifier les quelques lieux favorables à des forages-test. Et les préfectures du Gard et de l’Ardèche s’exécutent en convoquant les maires des communes concernées. Une vaste opération de solidarité avec les maires peu disposés à laisser ces camions passer sur le territoire de leurs communes est en cours (voir ici). La situation est semblable en région Ile-de-France où de nombreux permis sont à abroger urgemment.

    Cette journée internationale d’actions est aussi l’expression d’une détermination visant à construire des solidarités au delà des frontières nationales. Une solidarité avec toutes les populations concernées par l’extraction de pétrole et gaz de schiste, qu’elles en vivent déjà les conséquences environnementales et sanitaires, ou qu’elles s’opposent à la mise en œuvre de ces projets dévastateurs. Voici quelques exemples des multiples facettes de ce travail de solidarité internationale :

    Soutenir les collectifs Sud-Africains confrontés à la récente décision de leur gouvernement de lever le moratoire sans justification (voir la pétition).


    Appuyer les militants des Etats-Unis qui essaient de desserrer l’étau et d’étendre l’interdiction ou les moratoires sur la fracturation hydraulique à d’autres Etats que les seuls Vermont, New Jersey et New York.


    Féliciter les camarades Québécois ou Autrichiens qui viennent de gagner des moratoires sans date limite de péremption.


    Ou encore exiger de la France et de l’Union Européenne qu’elles interdisent l’importation de pétrole et gaz de schiste provenant de l’étranger, y compris et surtout celui que les entreprises pétrolières et gazières prévoient d’exploiter de l’autre côté de la Méditerranée.


    Exiger que François Hollande et son gouvernement portent au niveau européen les engagements pris au niveau hexagonal, pour un minimum de cohérence politique et intellectuelle.


    Etc.


    Cette solidarité internationale va au delà des gaz et pétrole de schiste. Ainsi, à Saint-Christol les Alès, la présence d’une délégation de Guatémaltèques en lutte contre l’extraction pétrolière dans leurs régions a permis d’élargir le spectre des résistances et de mettre en lumière les agissements trop méconnus de l’entreprise française Perenco. Au prix de nombreuses dégradations de l’environnement et de conséquences sanitaires, de déplacements des communautés indigènes (voir le rapport publié par le collectif Guatémala), Perenco exploite des forages au cœur d’une zone naturelle exceptionnelle du Guatemala, dans la région du Péten. Largement soutenue par des collectifs anti-gaz de schiste, cette délégation guatémaltèque a un programme bien chargé qui les mènera également à Paris.

    Par ailleurs, les collectifs citoyens et organisations engagées contre les pétrole et gaz de schiste sont, jour après jour, plus impliqués dans le débat national et international sur la transition énergétique. Ainsi, pour ne prendre que ces deux exemples, des collectifs contre les gaz et pétrole de schiste sont associés aux trois jours de débat sur la transition énergétique organisés au Vigan (Gard), et au festival des Utopies Concrètes qui se tient du 27 septembre au 7 octobre en région parisienne. Plus largement, il est certain que les collectifs et organisations engagés contre les gaz et pétrole de schiste sauront se saisir du débat franco-français sur la transition énergétique dont une feuille de route vient d’être publiée par le gouvernement. Notamment pour rappeler avec force qu’il n’est pas possible de transiger avec quelques principes essentiels, comme celui de laisser ces hydrocarbures dans le sol.

    Nul doute également que les collectifs citoyens contre les gaz et pétrole de schiste ne se contenteront pas de déclarations vides de contenu. Une véritable transition énergétique nécessite des actes, des décisions et leur mise en œuvre. A cet effet, sachons tirer les leçons des expériences passées, et notamment du Grenelle. Sans un rapport de force social capable d’appuyer et soutenir les propositions les plus ambitieuses, et les seules à être à la hauteur des enjeux, il paraît improbable qu’elles soient adoptées par une « commission nationale à la transition énergétique » au sein de laquelle siègeront des industriels qui n’en voudront pas. Seul un mouvement social et écologique puissant et capable d’imposer ses propres exigences, en s’appuyant sur des luttes et alternatives concrètes, permettra d’éviter que ce soit un nouveau débat pour rien, un rendez-vous manqué.

    Maxime Combes, membre d’Attac France et de l’Aitec, engagé dans le projet Echo des Alternatives (http://www.alter-echos.org/).

    http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-combes/240912/gaz-de-schiste-solidarite-internationale-et-transition-energetique-qu
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    Re: huiles de schiste

    Message par bye le Jeu 28 Nov - 12:43

    La France refuse de transférer à Hess Oil 7 permis pétroliers du bassin parisien
    http://www.romandie.com/news/n/_La_France_refuse_de_transferer_a_Hess_Oil_7_permis_petroliers_du_bassin_parisien48281120130828.asp

    PARIS - Le ministre français de l'Ecologie et de l'Energie Philippe Martin a refusé jeudi de valider le transfert à l'américain Hess Oil de sept permis pétroliers situés dans le bassin parisien, comme le réclamaient des élus et des associations hostiles à l'extraction du gaz et du pétrole de schiste.

    Je refuse de signer la mutation (transfert de propriété, NDLR) de ces permis de recherche d'hydrocarbures qui avaient été octroyés par le précédent gouvernement à Toreador, dans le bassin parisien, a annoncé M. Martin dans un entretien au quotidien Le Parisien paru jeudi.

    Pouvais-je valider ces mutations de permis alors que leur objectif initial était exclusivement d'explorer des gaz de schiste et que la société américaine qui les a rachetés est spécialisée dans l'extraction de gaz de schiste ? Vu les couches géologiques visées par ces forages, cela implique forcément d'avoir recours à la fracturation hydraulique qui est un procédé interdit en France, a justifié le ministre.

    M. Martin, lui-même un farouche opposant à l'exploitation du gaz et du pétrole de schiste, assume au passage le risque que l'Etat doive payer des indemnités à Hess.

    Certes, il y a des astreintes financières. Hess Oil réclame environ 30.000 euros par permis. Mais nous allons tenter d'obtenir lors de l'audience en justice du 6 décembre une remise de ces indemnités. Dans tous les cas, ce n'est rien à côté du coût environnemental et sociétal qu'aurait impliqué cette exploration de notre sous-sol, a-t-il fait valoir.

    Concernant la réforme à venir du code minier, repoussée à plusieurs reprises par le gouvernement et qui pourrait conduire à une modification des procédures d'attribution des permis, le ministre souligne qu'un rapport lui sera remis le 10 décembre.

    Ces sept permis concernant des parties de la Seine-et-Marne, de l'Aisne, de l'Aube, de la Marne, de l'Yonne et du Loiret avaient été attribués à l'origine à la compagnie Toreador, mais ont depuis été rachetés par la société américaine Hess Oil. Ils faisaient l'objet, comme le prévoit le code minier, d'une demande de mutation auprès du ministère.

    Celui-ci, qui refusait d'accorder son feu vert, avait été condamné fin septembre par le tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val-d'Oise) à réexaminer les demandes de Hess Oil.

    fpo/fga/ggy

    HESS CORPORATION


    (©AFP / 28 novembre 2013 08h26)
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    Re: huiles de schiste

    Message par bye le Jeu 28 Nov - 12:44

    Les opposants au gaz de schiste de plus en plus mobilisés dans le monde
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/10/18/la-contestation-contre-le-gaz-de-schiste-essaime-dans-le-monde_3498235_3244.html
    Le Monde.fr | 18.10.2013 à 19h56 • Mis à jour le 19.10.2013 à 07h51 | Par Audrey Garric
    Alors que de plus en plus de pays autorisent l'exploration et l'exploitation des pétrole et gaz de schiste, les contestations se succèdent. Samedi 19 octobre, ils doivent être des milliers à manifester, en France (à Paris, Toulouse, Lille ou Nice), aux Etats-Unis, Canada, Angleterre, Allemagne ou encore Roumanie à l'occasion de la Journée mondiale contre le gaz de schiste.
    Car si ces hydrocarbures non conventionnels font miroiter aux entreprises et aux pays revenus, recettes fiscales et emplois – jusqu'au rêve d'une indépendance énergétique –, ils sont vivement critiqués pour leurs conséquences néfastes sur l'environnement ainsi que sur le climat. Tour d'horizon de ces mouvements d'opposition.
    Voir notre infographie : "Gaz et pétrole de schiste, des positions diverses"
    • En Roumanie : le recul de Chevron
    C'est une victoire importante remportée par les opposants au gaz de schiste. Les deux mois de protestations de villageois contre des projets d'exploration à Silistea, dans le nord-est du pays, ont eu raison de Chevron. Le géant américain de l'énergie a annoncé la suspension de ses activités jeudi 17 octobre, au lendemain d'échauffourées entre gendarmes et protestataires qui bloquaient depuis lundi l'unique voie d'accès au site où le pétrolier comptait forer son premier puits d'exploration.
    Lire : "Gaz de schiste en Roumanie : Chevron recule devant les protestations"
    Le groupe avait obtenu en juillet des permis d'exploration dans trois villages de cette région pauvre, juste après la levée, en mars, par le gouvernement, du moratoire instauré l'année précédente. Après avoir vivement combattu ces hydrocarbures non conventionnels lorsque la coalition de centre gauche, à laquelle il appartient, était dans l'opposition, le premier ministre Victor Ponta s'est finalement rallié à cette nouvelle source d'énergie, rejoignant le président de centre droit Traian Basescu, fervent défenseur du gaz de schiste. Objectif : s'affranchir des coûteuses importations de gaz russe. Selon les dernières estimations de l'Agence d'information sur l'énergie américaine (EIA – Energy Information Administration), publiées en juin, le pays abriterait, avec l'Ukraine et la Bulgarie, 5 500 milliards de mètres cubes de gaz de schiste et 1,6 milliard de barils de pétrole de schiste.
    Les opposants, eux, ne l'entendent pas de cette oreille. Pour eux, la fracturation hydraulique, qui consiste à injecter à haute pression dans la roche d'énormes quantités d'eau additionnées de sable et d'additifs chimiques, pollue les nappes phréatiques, fragilise les sols, voire favorise les tremblements de terre.
    • En Ukraine : une mobilisation naissante
    L'exemple roumain a fait des émules dans l'Ukraine voisine : jeudi 17 octobre, ce sont des centaines d'Ukrainiens qui ont manifesté contre les projets de Chevron d'exploiter le gaz de schiste dans leur pays.
    L'an dernier, le géant américain avait remporté un appel d'offres pour exploiter le gisement d'Olesky, dans l'ouest du pays, dont le gouvernement estime les réserves à 2 980 milliards de mètres cubes de gaz. Un enjeu capital pour cette ex-république soviétique qui cherche à réduire sa dépendance par rapport à la Russie. Mais les populations locales s'inquiètent de l'impact sur l'environnement dans une région montagneuse qui est également un site touristique.
    • Au Canada : une opposition musclée
    Coup de feu, cocktails Molotov et véhicules de la gendarmerie brûlés : au Canada, la mobilisation contre l'exploitation du gaz de schiste a également pris un tour violent jeudi 17 octobre. Une quarantaine d'opposants ont été arrêtés à la suite de heurts avec les forces de l'ordre.
    Lire : "Canada : heurts entre policiers et opposants au gaz de schiste"
    Depuis le mois dernier, ces opposants, dont des Amérindiens, cherchent à empêcher une entreprise gazière canadienne, SNW Ressources, d'effectuer des tests sismiques dans l'est du Nouveau-Brunswick, sur la côte atlantique. Des travaux de prospection ont débuté dans ces zones qui seraient riches en hydrocarbures – le pays compterait 16 000 milliards de mètres cubes de réserves de gaz de schiste selon l'EIA. Les opposants ont notamment érigé des barrages sur une route à proximité de l'entrepôt qui abrite l'équipement d'exploration de l'entreprise, mais la justice a prononcé une injonction pour mettre fin au blocus. Le soir, deux cents personnes ont marché dans les rues de Montréal en signe de solidarité avec les manifestants du Nouveau-Brunswick.
    • Au Royaume-Uni : un mécontentement grandissant
    Alors qu'une campagne de forage est en cours dans le sud de l'Angleterre, l'engouement de la population britannique pour le gaz de schiste s'érode. Selon un sondage publié le 1er octobre par l'université de Nottingham, 55 % des Anglais soutiennent aujourd'hui la fracturation hydraulique, contre 62 % en juillet.
    Entre ces deux mois, des manifestations de milliers d'opposants ont secoué la région du Sussex, après le début des forages par l'entreprise Cuadrilla Resources le 2 août. La société britannique avait obtenu du gouvernement, en décembre 2012, l'autorisation de reprendre ses explorations qu'elle avait dû interrompre en 2011 en raison de secousses telluriques.
    Autre sujet de mécontentement des opposants : le coût de la fracturation hydraulique se révèle deux fois plus élevé qu'aux Etats-Unis, ce qui devrait entraîner une baisse très limitée du prix de l'électricité dans le pays, selon des données de l'agence Bloomberg. Le gouvernement, au contraire, assure que les promesses de ressources de gaz de schiste avancées par Cuadrilla (3 000 milliards de mètres cubes) sont un gage d'indépendance énergétique accrue. Mais rien ne dit à ce jour que les réserves se concrétiseront.
    Lire (édition abonnés) : "Balcombe, le village cossu du Sussex qui se refuse au gaz de schiste"
    • En France : la crainte d'expérimentations
    Le contentieux qui déchaînait depuis plusieurs mois les passions en France a été tranché : la fracturation hydraulique reste interdite dans l'Hexagone. Le Conseil constitutionnel a en effet décidé, le 11 octobre, de valider la loi du 13 juillet 2011, dite loi Jacob, qui interdit l'usage de cette technique, la seule qui existe à ce jour pour extraire du gaz de schiste. Il a ainsi rejeté la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) déposée par l'entreprise texane Schuepbach après l'annulation, en octobre 2011, de ses deux permis miniers du sud de la France.
    Lire : "Gaz de schiste : la fracturation hydraulique restera interdite"
    Si écologistes et ONG se sont réjouis de cette décision, ils estiment que le débat n'est pas totalement clos puisque la loi Jacob prévoit la mise en place d'une commission chargée, entre autres, d'"émettre un avis public sur les conditions de mise en œuvre d'expérimentations réalisées à des fins scientifiques, sous contrôle public". Or, cette commission, dont les membres n'ont pas tous été nommés, n'a jamais été réunie.
    "Les industriels ont déjà commencé leur lobbying sur cette question de l'expérimentation, dénoncent plusieurs ONG, dont les Amis de la Terre, Attac et le Réseau action climat dans un communiqué. Ils jouent sur les difficultés de preuve et jusqu'ici des incertitudes légales pour poursuivre les recherches d'hydrocarbures non conventionnels, comme en Seine-et-Marne avec Hess Oil."
    Lire l'article : "D'étranges forages américains en Seine-et-Marne"
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    Re: huiles de schiste

    Message par bye le Jeu 28 Nov - 12:46

    Gaz de schiste : un rapport parlementaire plaide pour une exploration expérimentale
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/11/28/gaz-de-schiste-un-rapport-parlementaire-plaide-pour-une-exploration-experimentale_3521453_3244.html#xtor=EPR-32280229-[NL_Titresdujour]-20131128-[titres]
    Le Monde.fr | 28.11.2013 à 04h53 • Mis à jour le 28.11.2013 à 08h37
    Des parlementaires ont rouvert, mercredi 27 novembre, le dossier polémique du gaz de schiste, en publiant un rapport favorable à l'exploration expérimentale de cette ressource énergétique. Un travail vivement critiqué pour son « parti pris idéologique ».
    Pour évaluer les ressources françaises en gaz et en pétrole de schiste, les deux co-rapporteurs du texte plaident pour « quelques dizaines de forages expérimentaux » en France, afin de tester « la fracturation hydraulique améliorée ou des techniques alternatives ».
    « Nous constatons que le dossier du gaz de schiste a été diabolisé en France », déplore le sénateur UMP de l'Orne Jean-Claude Lenoir, qui a dirigé le rapport avec le député socialiste du Nord, Christian Bataille. « Nous ne disons pas qu'il faut consommer plus d'hydrocarbures. Nous disons qu'il faut consommer moins d'hydrocarbures progressivement, mais que les hydrocarbures que nous consommons doivent en priorité venir de notre sous- sol si ces ressources sont avérées », a-t-il ajouté.
    Selon une estimation récente de l'Agence américaine d'information énergétique, la France dispose potentiellement de 3 900 milliards de mètres cubes de gaz non conventionnel techniquement récupérable, et 5 milliards de barils de pétrole de schiste, notamment dans le Sud-Est et le bassin parisien.
    Lire : D'étranges forages américains en Seine-et-Marne

    « OBSCURANTISME »
    Les deux parlementaires avaient été chargés d'étudier les « techniques alternatives » à la fracturation hydraulique par l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, qui rassemble des élus de tous bords. La fracturation hydraulique, très controversée en raison des risques qu'elle fait peser sur l'environnement, a été interdite par une loi de juillet 2011, validée en octobre dernier par le Conseil constitutionnel.
    Lire : Gaz de schiste : la fracturation hydraulique restera interdite en France
    Mais depuis l'adoption de cette loi, M. Lenoir estime que les recherches sur cette technologie et d'autres techniques ont évolué « très rapidement ». « La fracturation hydraulique est aujourd'hui la méthode la plus employée, mais ce n'est pas la seule technique disponible et on peut envisager d'autres techniques », comme la fracturation au propane, déjà opérationnelle. « Malheureusement, la recherche se développe partout sauf en France », ajoute-t-il.
    Les auteurs du rapport ont fait remarquer que la loi de 2011 prévoyait également des expérimentations scientifiques, et ont réclamé qu'elle soit « pleinement » appliquée. « S'opposer à la recherche, c'est de l'obscurantisme », s'insurge Christian Bataille.
    Lire l'entretien avec Christian Jacob, auteur de la loi de 2011 : "Sortons de l'obscurantisme, appliquons ma loi jusqu'au bout"
    « IL FAUT SE MÉFIER DES VRP DES HYDOCARBURES »
    Sur la fracturation hydraulique, qui consiste à injecter à haute pression dans la roche d'énormes quantités d'eau additionnées de sable et d'additifs chimiques pour libérer le gaz ou le pétrole, le document conclut que cette technique « ancienne et bien connue de l'industrie » comporte « des risques maîtrisables ». Elle a d'ailleurs été « utilisée à 45 reprises en France », sans dommage, jusqu'à son interdiction, affirme M. Bataille, estimant qu'elle peut être pratiquée « sans destructions environnementales ».
    Ces conclusions ont suscité de vives critiques. « Cette conviction relève, au fil de la lecture du rapport, d'un acte de foi et non de la moindre preuve scientifique », a critiqué Jean-Paul Chanteguet, le président PS de la commission du développement durable de l'Assemblée nationale. Ce rapport s'appuie sur « un parti pris idéologique minimisant les impacts environnementaux et économiques », ont dénoncé le vice-président de l'Assemblée, Denis Baupin, et la sénatrice Corinne Bouchoux, dans un communiqué intitulé « Un rapport très partial et très partiel ».
    Interrogé sur ce rapport dans Le Parisien/Aujourd'hui en France, jeudi matin, le minister de l'écologie Philippe Martin appelle, lui, à « se méfier des VRP des hydrocarbures fossiles » rappelant que « même le PDG de Shell estime que le modèle d'exploitation de ces gaz n'est pas rentable ».
    « Plus de 80 % des personnes auditionnées sont favorables aux gaz de schiste et l'on peine à trouver la présence d'experts critiques », notent également les deux élus écologistes, qui rappellent que la France vise une réduction de 30 % sa consommation d'énergies fossiles à l'horizon 2030. Le gouvernement, par la voix de sa porte-parole Najat Vallaud-Belkacem, a rappelé mercredi la stricte interdiction de la fracturation hydraulique en France « et, par conséquent, l'exploitation des gaz et des huiles de schiste sur tout le territoire national ».
    Lire le décryptage : Faut-il avoir peur du gaz de schiste ?
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    Re: huiles de schiste

    Message par bye le Jeu 28 Nov - 12:48

    La Pologne va exploiter son gaz de schiste
    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/11/27/97002-20131127FILWWW00321-la-pologne-va-exploiter-son-gaz-de-schiste.php
    o Par Lefigaro.fr avec AFP
    o Publié le 27/11/2013 à 13:34
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    L'exploitation commerciale du gaz de schiste en Pologne commencera en 2014, a annoncé mercredi le vice-ministre de l'Environnement. "Après les résultats que j'ai vus, la première exploitation commerciale commencera en Pologne l'an prochain", a déclaré Piotr Wozniak, après la publication par San Leon Energy, une société cotée à la Bourse de Londres, des premiers résultats d'un forage dans le nord de la Pologne.

    Selon un communiqué du groupe, les résultats "ont de loin dépassé les attentes". "Le résultat est très bon", a souligné le ministre, cité par l'agence PAP, espérant que d'autres sociétés pourront également lancer l'exploitation commerciale l'an prochain.
    Soucieuse de garantir son indépendance énergétique, la Pologne compte sur le gaz de schiste dont les réserves sont évaluées à entre 800 et 2.000 milliards de m3. Une première extraction, à titre expérimental, avait été lancée en juillet. Le gouvernement prévoit investir 12,5 milliards d'euros d'ici à 2020 pour exploiter ces gisements. Ce pays de 38 millions d'habitants, la première économie d'Europe centre-orientale, consomme actuellement 14 milliards de m3 de gaz par an, dont deux tiers sont importés de Russie.

    Actuellement, 91% de l'électricité en Pologne est produite à partir de la houille et du lignite, dont les réserves pourraient couvrir les besoins du pays pendant 150 ans, selon les estimations.
    Le chef du gouvernement Donald Tusk a remplacé la semaine dernière, en pleine conférence de l'ONU sur le climat, le ministre de l'environnement Marcin Korolec. Le nouveau ministre Maciej Grabowski avait, dès sa nomination, annoncé que l'exploitation du gaz de schiste en Pologne allait être "sa priorité".

    LIRE AUSSI :
    » La fracturation hydraulique strictement interdite en France depuis la loi de 2011
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    Re: huiles de schiste

    Message par bye le Mer 29 Jan - 18:22

    Gaz de schiste : Total se réjouit des positions de l'UE et Montebourg
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/01/27/gaz-de-schiste-le-pdg-de-total-salue-les-positions-de-bruxelles-et-montebourg_4354782_3244.html#xtor=EPR-32280229-[Alaune]-20140127-[titres]
    Le Monde.fr avec AFP | 27.01.2014 à 02h01 • Mis à jour le 27.01.2014 à 08h02

    Le PDG de Total, Christophe de Margerie, a salué, dimanche 26 janvier, la décision de Bruxelles de laisser la voie libre à l'exploitation du gaz de schiste dans l'Union européenne, et la volonté d'Arnaud Montebourg de convaincre François Hollande d'avancer sur la recherche dans ce domaine.
    « L'Europe dit aujourd'hui : “Nous ne voulons pas interdire le développement du gaz de schiste. Par contre, on va demander à ceux qui veulent le faire d'être extraordinairement respectueux de l'environnement, de faire attention”. Très bien ! C'est le genre de message qu'on aimerait avoir partout. »
    Invité sur Europe 1, le patron de Total réagissait à la décision mercredi de la Commission européenne de ne pas légiférer et de se borner à une « recommandation » de « principes minimaux », de surcroît non obligatoires, à suivre pour l'exploration et l'exploitation des gaz et pétroles de schiste.
    NOUVELLE SORTIE DE MONTEBOURG
    Dans la même lignée, M. Margerie s'est félicité de la nouvelle sortie du ministre du redressement productif sur ce sujet hypersensible pour la majorité. A une question « Montebourg-Margerie, même combat ? », il a répondu : « Dans certains cas, oui. » « Le ministre de l'industrie dit des choses que je ne trouve pas mauvaises », a ajouté le PDG de Total.
    Après six mois de silence consécutifs à une polémique qu'il avait suscitée en juillet, Arnaud Montebourg a affirmé jeudi vouloir « convaincre » François Hollande « d'avancer sur la recherche » de techniques « propres » à « l'exploitation écologique » du gaz de schiste.
    Lire aussi : Gaz de schiste : nouvelle discorde au gouvernement sur le gaz de schiste
    L'an dernier, le chef de l'Etat avait exclu toute exploration du gaz de schiste sous sa présidence. Christophe de Margerie a aussi exprimé son espoir que la première expérience que Total va mener dans le gaz de schiste en Grande-Bretagne puisse faire changer d'avis les autorités françaises.
    Lire (édition abonnés) : Total se lance dans l'exploration et l'extraction du gaz de schiste au Royaume-Uni
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    Re: huiles de schiste

    Message par bye le Mer 29 Jan - 18:23

    En bref : la Commission européenne dit oui au gaz de schiste
    http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/developpement-durable-bref-commission-europeenne-dit-oui-gaz-schiste-51798/#xtor=EPR-17-[QUOTIDIENNE]-20140123-[ACTU-En-bref-:-la-Commission-europeenne-dit-oui-au-gaz-de-schiste]
    En Europe, l’extraction du gaz de schiste par fracturation hydraulique ne sera que très peu réglementée. C’est ce que vient de décider la Commission européenne, qui impose seulement des recommandations.
    Le 22/01/2014 à 17:39 - Par Jean-Luc Goudet, Futura-Sciences
    La fracturation hydraulique est assez discrète en surface mais les puits s'enfoncent très profondément. Ils sont reliés à des forages horizontaux, à l'intérieur desquels de l'eau (et des additifs) sous pression fracturent la roche. Les craintes concernent surtout les risques d'évasion vers d'hydrocarbures vers le haut (et donc les éventuelles nappes phréatiques) mais aussi les petites secousses sismiques qui peuvent être provoquées. © ruhrfisch, Wikipédia, cc by sa 3.0
    La Commission a donné une sorte de feu vert à l’extraction de gaz de schiste en Europe en n’imposant aucune règle juridique contraignante. Les États membres devront seulement respecter des « principes communs » en matière sanitaire et environnementale.
    Pour qu’un site puisse être exploité, il faudra que « l'évaluation des risques démontre que la fracturation hydraulique à haut débit n'entraîne la libération directe d'aucun polluant dans les nappes phréatiques ». La Commission européenne demande la transparence sur les méthodes de fracturation hydraulique et, à partir de décembre 2014, les États membres devront lui signaler une fois par an les mesures prises. Pour l’heure, elle donne six mois aux pays de l’Union pour se mettre en conformité.

    Dans l'Union européenne, les avis sont partagés sur la conduite à tenir devant les risques environnementaux et les gains économiques liés à l'extraction des gaz de schiste par fracturation hydraulique de roches à grande profondeur. Quelques pays, comme la France, l'interdisent. D'autres l'autorisent, et certains hésitent encore ou cherchent à la réglementer strictement, comme l'Allemagne. © Idé
    Il ne s’agit en fait que de recommandations, puisqu’aucune sanction n’a été prévue contre les États qui ne respecteraient pas ces règles. Les associations de défense de l’environnement en sont bien sûr aux protestations devant cette position qui diffère de celle du Parlement européen, lequel avait voté pour une étude d’impact préalable obligatoire, notamment sur les nappes phréatiques. La question reste finalement entre les mains des États membres, divisés sur la question, comme le montre notre carte. En France, l'extraction avait été interdite en juillet 2011 et les permis de prospection avaient été abrogés en octobre de la même année.
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    Re: huiles de schiste

    Message par bye le Mer 29 Jan - 18:23

    Total va investir dans le gaz de schiste en Grande-Bretagne
    http://fr.news.yahoo.com/total-va-investir-dans-le-131048425.html

    Reuters – il y a 20 heures
    LONDRES (Reuters) - Total est sur le point de devenir la première "major" pétrolière à investir dans le secteur du gaz de schiste en Grande-Bretagne, a-t-on appris de deux sources proches du dossier, une initiative qui pourrait accélérer les efforts d'exploration dans ce domaine.
    Total doit annoncer lundi un accord pour investir 30 millions de livres sterling (36 millions d'euros) dans des forages dans le Lincolnshire, dans le centre de l'Angleterre, ont précisé ces sources à Reuters, confirmant des informations publiées par le Telegraph.
    Le groupe français devrait s'associer pour ce faire aux sociétés d'exploration Dart Energy, Egdon Resources, IGas et eCORP.
    Des études géologiques ont conclu que la Grande-Bretagne détenait d'importantes réserves de gaz de schiste qui pourraient lui permettre de réduire sa dépendance aux importations énergétiques, mais de nombreux forages restent nécessaire pour évaluer la viabilité d'une exploitation éventuelle de ces gisements.
    Le gouvernement de David Cameron soutient l'exploration en dépit de la mobilisation soutenue d'associations locales et d'organisations de défense de l'environnement qui critiquent les techniques de fracturation hydraulique utilisées pour extraire le gaz.
    Total, eCORP et Dart Energy n'ont pas pu être joints dans l'immédiat pour commenter ces informations. Egdon et IGas ont refusé de les commenter.
    Sarah Young; Marc Angrand pour le service français
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    Re: huiles de schiste

    Message par bye le Mer 29 Jan - 18:24

    La Pologne va exploiter son gaz de schiste
    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2013/11/27/97002-20131127FILWWW00321-la-pologne-va-exploiter-son-gaz-de-schiste.php
    o Par Lefigaro.fr avec AFP
    o Publié le 27/11/2013 à 13:34
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    L'exploitation commerciale du gaz de schiste en Pologne commencera en 2014, a annoncé mercredi le vice-ministre de l'Environnement. "Après les résultats que j'ai vus, la première exploitation commerciale commencera en Pologne l'an prochain", a déclaré Piotr Wozniak, après la publication par San Leon Energy, une société cotée à la Bourse de Londres, des premiers résultats d'un forage dans le nord de la Pologne.

    Selon un communiqué du groupe, les résultats "ont de loin dépassé les attentes". "Le résultat est très bon", a souligné le ministre, cité par l'agence PAP, espérant que d'autres sociétés pourront également lancer l'exploitation commerciale l'an prochain.
    Soucieuse de garantir son indépendance énergétique, la Pologne compte sur le gaz de schiste dont les réserves sont évaluées à entre 800 et 2.000 milliards de m3. Une première extraction, à titre expérimental, avait été lancée en juillet. Le gouvernement prévoit investir 12,5 milliards d'euros d'ici à 2020 pour exploiter ces gisements. Ce pays de 38 millions d'habitants, la première économie d'Europe centre-orientale, consomme actuellement 14 milliards de m3 de gaz par an, dont deux tiers sont importés de Russie.

    Actuellement, 91% de l'électricité en Pologne est produite à partir de la houille et du lignite, dont les réserves pourraient couvrir les besoins du pays pendant 150 ans, selon les estimations.
    Le chef du gouvernement Donald Tusk a remplacé la semaine dernière, en pleine conférence de l'ONU sur le climat, le ministre de l'environnement Marcin Korolec. Le nouveau ministre Maciej Grabowski avait, dès sa nomination, annoncé que l'exploitation du gaz de schiste en Pologne allait être "sa priorité".

    LIRE AUSSI :
    » La fracturation hydraulique strictement interdite en France depuis la loi de 2011
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    Re: huiles de schiste

    Message par bye le Mer 19 Fév - 12:02

    En Europe, pas de miracle économique à attendre des gaz de schiste
    Le Monde.fr | 14.02.2014 à 18h34 • Mis à jour le 15.02.2014 à 05h44 |
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/02/14/en-europe-pas-de-miracle-economique-a-attendre-des-gaz-de-schiste_4366979_3244.html que à attendre des gaz de schiste

    Le Monde.fr | 14.02.2014 à 18h34 • Mis à jour le 15.02.2014 à 05h44 | Par Jean-Michel Bezat

    Il n'y a pas de miracle économique et écologique à attendre en Europe de la production de gaz de schiste, qui ne permettra pas de réduire sa dépendance aux importations d'hydrocarbures ou de réduire ses émissions de CO2. C'est la conclusion d'une étude publiée, mercredi 12 février, par l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri — Sciences Po).
    Elle a été présentée jeudi au Parlement européen, à Bruxelles, deux semaines après le feu vert donné par la Commission à l'exploitation de ces hydrocarbures « de roche mère » — présents dans plusieurs pays, dont la France — à condition de respecter des « principes communs » (sanitaires, environnementaux…).
    PAS DE BOULEVERSEMENTS ÉCONOMIQUES EN PROFONDEUR
    Le Vieux Continent n'est pas le Nouveau Monde, où les shale gas (« gaz de schiste ») ont entraîné une révolution énergétique depuis cinq ans. Mais pas pour autant de bouleversements économiques en profondeur, nuancent les trois auteurs de l'étude. Leur impact a été « très sectoriel », la forte baisse du prix du gaz donnant un avantage compétitif à quelques secteurs, comme la pétrochimie, mais qui ne pèsent que 1,2 % du produit intérieur brut (PIB) américain, selon l'Iddri.
    en vidéo
    Les exportations de ces secteurs « gazo-intensifs » sont certes passées de 10,5 milliards de dollars en 2006 à 27,5 milliards en 2012, mais il faut rapprocher ces chiffres du déficit de la balance commerciale industrielle des Etats-Unis, qui a atteint 779,4 milliards de dollars en 2012. « Il n'y a aucune évidence que les shale gas ont conduit à une véritable renaissance de l'industrie manufacturière », tranche l'étude.
    IMPACT MINIME SUR LE PIB
    Au total, l'impact sur le PIB américain ne serait que de 0,84 % entre 2012 et 2035, soit une contribution annuelle ridicule (0,04 %) « à comparer avec un taux de croissance réel annuel de 1,4 % ». Entre 2007 et 2012 où la production de gaz de schiste s'est envolée, le stimulus des pétroles et des gaz de schiste a été de 0,88 %, note l'étude, qui ajoute que cette estimation est « optimiste ».
    Les gaz de schiste ne permettront pas davantage aux Etats-Unis d'apporter une contribution solide à la lutte contre le changement climatique et à une réduction « significative et durable » des émissions de carbone, poursuivent ses auteurs. On assiste bien, depuis quelques années, à un remplacement des vieilles centrales au charbon par des centrales à cycles combinés gaz deux fois moins émettrices de CO2.
    Mais ce switch (« revirement ») durera-t-il si le prix du gaz remonte de 4 dollars par million de BTU (28 mètres cubes) à 6-10 dollars sur le long terme et que les pouvoirs publics ne donnent pas d'incitation à sortir du charbon ? En attendant, cet effondrement des prix depuis le pic de 2008 n'a guère profité aux Américains, dont les tarifs de l'électricité continuent d'augmenter.
    INCERTITUDE SUR LES RÉSERVES EN EUROPE
    S'il n'y a pas eu de miracle outre-Atlantique, il y en aura encore moins en Europe, où subsiste une grande incertitude sur l'importance des réserves potentielles, faute de forages exploratoires suffisants. « Un scénario médian indique que l'Union européenne pourrait produire plusieurs dizaines de milliards de mètres cubes en 2030-2035, soit 3-10 % de la consommation », précise l'Iddri.
    Cela ne réduira ni les importations de gaz de Russie, d'Algérie ou du Qatar (54 % de la demande européenne), ni les prix des combustibles fossiles, qui « resteront largement déterminés par les marchés internationaux », prévient l'étude. Cette production supplémentaire pourrait juste rendre le marché plus liquide et résistant dans les pays très dépendants au charbon, tels que la Pologne, ou au gaz russe, comme la Bulgarie, la Slovaquie... Mieux vaut donc que l'Europe développe des politiques d'efficacité énergétique, d'innovation et des sources d'énergie faible en carbone, plaident les auteurs.
    Les Verts n'ont pas tardé à rebondir sur cette étude fouillée qui conforte leur analyse. « Elle devrait servir de livre de chevet à Arnaud Montebourg», ont réagi Michèle Rivasi et José Bové, députés européens Europe Ecologie-Les Verts (EELV). Le ministre du redressement productif s'est en effet prononcé, le 23 janvier, en faveur du développement de « techniques parfaitement propres » (différentes de la fracturation hydraulique) pour extraire ces gaz, ajoutant qu'il « espèr[ait] convaincre le président de la République d'avancer sur la question de la recherche » de telles techniques.
    « Les retombées pour les consommateurs et l'économie américaine sont bien maigres pour 500 000 puits forés ces dernières années, dénoncent les deux élus. Par ailleurs, la baisse des prix du gaz ne bénéficie pas aux consommateurs mais seulement aux industries intensives en énergie. » Bref, concluent-ils, il faut en finir avec « une arnaque énergétique et économique ».
    • Jean-Michel Bezat
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    Re: huiles de schiste

    Message par bye le Dim 2 Mar - 21:07

    Le patron d'ExxonMobil dit non au gaz de schiste... près de chez lui

    C'est l'histoire de l'arroseur arrosé. Celle d'un château d'eau que Rex Tillerson ne veut pas voir aux
    portes de son ranch, situé à Bartonville, au Texas. Avec une poignée de ses concitoyens, le citoyen américain s'oppose au projet depuis des mois. L'édifice est destiné, en particulier, à alimenter en eau les puits d'extraction de gaz de schiste situés à proximité de cette petite ville prospère proche de Dallas, selon la méthode contestée de la fracturation hydraulique.
    La polémique aurait dû rester locale sauf que le propriétaire mécontent, Rex Tillerson, n'est autre que le patron d'ExxonMobil, la plus grosse compagnie pétrolière privée du monde.

    UN RANCH ÉVALUÉ À PLUS DE 5 MILLIONS DE DOLLARS

    M. Tillerson agit en connaissance de cause dans la mesure où il a investi plus de 31 milliards de dollars (22,5 milliards d'euros) dans l'extraction de gaz de schiste depuis qu'il est à la tête de la compagnie américaine. On imagine le nombre de châteaux d'eau que cela représente. Ceux-ci peuvent pousser comme des champignons chez les autres, mais pas sous les yeux du patron d'Exxon.

    Le patron d'Exxon craint, avec un certain nombre de ses concitoyens, que les nuisances du château d'eau fassent perdre de la valeur à son luxueux ranch, évalué à plus de 5 millions de dollars. Outre l'aspect esthétique, c'est surtout le va-et-vient des camions transportant l'eau vers les puits d'extraction, qui inquiètent M. Tillerson. On le comprend : depuis 2007, il s'en est déjà ouvert pas moins de neuf à moins de deux kilomètres de sa propriété. Le dernier en date appartient à XTO Energy, un spécialiste du gaz de schiste racheté par Exxon en 2009, ce qui a permis au groupe de devenir le leader américain dans le domaine.

    PLAINTE EN NOM COLLECTIF

    Trois autres voisins se sont associés au patron d'Exxon pour déposer une plainte en nom collectif en 2013 arguant que « chacun des propriétaires a choisi Bartonville parce que la ville a adopté des réglementations dont le but est de prévenir des constructions indésirables ne correspondant pas à la nature du voisinage », explique le document révélé le 20 février par le Wall Street Journal.

    Fin 2013, M. Tillerson avait rappelé à des membres du conseil municipal que s'il avait investi dans son ranch, c'était après s'être assuré que rien ne pourrait perturber son environnement bucolique. Ce scénario digne d'une série télé tombe assez mal, au moment où Exxon s'est lancé dans une campagne pour convaincre que l'extraction du gaz de schiste ne pouvait avoir que des retombées positives pour les communautés locales.

    « JE SOUTIENS REX »

    Le groupe a pu jusqu'à présent être relativement convaincant au Texas où la densité de population est assez faible, mais se heurte à beaucoup plus de réticences en Pennsylvanie ou dans l'Etat de New York, dont les sous-sols sont également riches en gaz de schiste. Quant aux défenseurs de l'environnement, ils se sont, bien entendu, engouffrés dans la brèche ouverte par cette dispute de voisinage.

    Josh Fox, le réalisateur de Gasland, un documentaire violemment anti-gaz de schiste a même pris la tête d'une touchante campagne de solidarité sur Twitter pour soutenir son nouvel ami d'Exxon sous le mot clé : #ImwithRex (Je soutiens Rex).

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/02/26/le-patron-d-exxon-mobil-contre-le-gaz-de-schiste-pres-de-chez-lui_4373936_3244.html
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    Re: huiles de schiste

    Message par bye le Sam 7 Mar - 20:07

    Gaz de schiste et fracturation hydraulique en Algérie : quel est le rôle de Total et de la France ?
    L’Algérie semble à la croisée des chemins sur la question du gaz de schiste, entre contestation citoyenne et volonté gouvernementale de passer en force. Basta ! et l’Observatoire des multinationales publient un nouveau rapport sur la signification du mouvement citoyen inédit que connaît le Sahara algérien, et sur le rôle joué par les intérêts français, et notamment par l’entreprise pétrolière Total.

    Depuis le 31 décembre 2014, la ville d’In Salah, dans la région saharienne de l’Algérie, est le théâtre de manifestations pacifiques et de blocages de routes pour exiger l’arrêt des explorations de gaz de schiste dans le pays. Ce mouvement s’est étendu au reste de l’Algérie, avec notamment le 24 février une journée de mobilisation nationale, coïncidant avec le 44e anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures. Le 28 février, ce mouvement citoyen a connu ses premiers affrontements avec la police algérienne, et ses premières arrestations.

    Dès le départ, les manifestants algériens ont dénoncé le rôle joué par des entreprises étrangères, au premier rang desquels Total. Malgré les dénégations officielles, ils en appellent aujourd’hui encore à un positionnement clair de la part de l’entreprise française. En France, l’organisation altermondialiste Attac a choisi d’interpeller Total, en partenariat avec les Amis de la terre, dans le cadre de sa campagne sur les multinationales, « les Requins ». Ils exigent que Total annonce clairement son retrait définitif tout projet de gaz de schiste en Algérie ou, au-delà, de tout projet impliquant l’utilisation de la fracturation hydraulique.

    Dans leur rapport Total et le gaz de schiste algérien, publié ce vendredi 6 mars, Basta ! et l’Observatoire des multinationales reviennent sur le contexte et la signification du mouvement actuel, et se penchent sur le rôle exact de Total et des intérêts français dans cette crise. Si Total a démenti - tardivement - son implication dans des projets de gaz de schiste stricto sensu en Algérie, l’entreprise est bel et bien engagée dans des projets d’exploration et d’exploitation de « tight gas », une autre forme de gaz non conventionnel qui nécessite elle aussi l’usage de la fracturation hydraulique. Et ses cadres, comme les représentants officiels français, ont multiplié les signaux ambigus au sujet du développement des gaz de schiste algérien.

    Le rapport revient aussi sur l’histoire lourde de la gestion des hydrocarbures en Algérie, sur le rôle des grandes firmes pétrolières et plus largement des intérêts occidentaux (notamment français) dans le pays.

    L’engouement du gouvernement algérien pour les hydrocarbures non conventionnels intervient à un moment de reflux du gaz de schiste dans le monde, à la fois pour des raisons économiques et du fait de la résistance que cette activité rencontre partout où elle est envisagée. Quelle sera l’issue de ce mouvement citoyen dans le Sahara algérien, qui remet en cause un modèle de développement basé sur l’extraction des hydrocarbures ? Le régime algérien et le gouvernement d’Abdelaziz Bouteflika entendront-ils la voix de leurs concitoyens ? Ou choisiront-ils de persister dans leurs projets, en usant au besoin de la répression, comme les événements du 28 février dernier peuvent le laisser redouter ? Au vu de leur position en Algérie et de leurs déclarations publiques passées, Total et le gouvernement français semblent avoir leur part de responsabilité dans l’issue de ce conflit.

    http://multinationales.org/Gaz-de-schiste-et-fracturation-hydraulique-en-Algerie-quel-est-le-role-de-Total

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