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    perturbateurs endocriniens

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    perturbateurs endocriniens

    Message par bye le Dim 17 Juil - 20:33

    http://www.courtage-sante.com/actualites-mutuelles/20110715perturbateurs-endocriniens-proteger-les-femmes-enceintes-et-les-enfants.html
    Perturbateurs endocriniens : protéger les femmes enceintes et les enfants
    Le rapport du sénateur Gilbert Barbier préconise la protection des personnes fragiles contre les perturbateurs endocriniens.

    Demande d’étiquetage particulier pour les produits de la vie courante

    Ce sénateur du Jura vient de remettre son rapport sur les perturbateurs endocriniens à l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques. Substances naturelles ou artificielles non reconnues par l’organisme, ces perturbateurs endocriniens peuvent influer sur la bonne marche du système hormonal et produire des effets délétères sur une personne et sa descendance. Les effets des perturbateurs endocriniens peuvent apparaître après l’ingestion d’une faible dose mais seront atténués à forte dose.

    Les perturbateurs endocriniens sont très présents dans l’environnement et la vie quotidienne, c’es-à-dire à l’intérieur des médicaments, des cosmétiques, des jouets, des boites alimentaires plastiques, des dentifrices, etc. Les plus connus sont le parabène, le bisphénol A et les pesticides. Selon le rapport du sénateur Gilbert Barbier, ils peuvent avoir favorisé plusieurs maladies cancéreuses comme celle de l’ovaire, de la thyroïde, de la prostate, du sein, des testicules, etc. Les personnes fragiles comme les femmes enceintes et les bébés sont les plus vulnérables. Il propose alors plusieurs mesures pour les protéger comme l’étiquetage des produits contenant des perturbateurs endocriniens, la création d’un test détectant leur présence et leur interdiction de leur présence dans les produits destinés aux personnes sensibles.

    SOURCES :

    http://www.viva.presse.fr/Perturbateurs-endocriniens-un-logo_15598.html

    http://www.lefigaro.fr/sante/2011/07/12/01004-20110712ARTFIG00643-les-perturbateurs-endocriniens-en-question.php

    http://www.leparisien.fr/laparisienne/sante/perturbateurs-endocriniens-vers-un-renforcement-de-l-information-des-consommateurs-13-07-2011-1532700.php

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    Re: perturbateurs endocriniens

    Message par bye le Ven 28 Fév - 12:36

    2014, année de la stratégie sur les perturbateurs endocriniens ?
    http://www.actu-environnement.com/ae/news/rapport-information-roumegas-assemblee-definition-strategie-perturbateurs-endocriniens-france-europe-20899.php4
    Un rapport parlementaire appelle le gouvernement et l'UE à adopter la stratégie sur les perturbateurs endocriniens prévue fin 2013, pointant leurs risques majeurs. Reste à élaborer les critères pour définir ces substances. Ce qui relève du défi.
    Hygiene / Securite / Sante | Aujourd'hui à 18h25 | Actu-Environnement.com

    Missionné par la commission des affaires européennes de l'Assemblée nationale, le député écologiste (Hérault) Jean-Louis Roumegas a présenté le 25 février les conclusions de son rapport d'information portant sur la définition européenne des perturbateurs endocriniens (PE) et la future stratégie européenne en la matière. Il a entamé, pour ce faire, une série d'auditions (institutions européennes, pouvoirs publics, scientifiques, ONG…). "Nous avons auditionné 45 personnes, au cours d'une trentaine de séances de travail, à Paris et à Bruxelles", a indiqué le député.
    L'UE avait prévu d'adopter sa Stratégie PE et ses critères d'ici la fin de l'année 2013 mais cette échéance n'a pas été tenue. Aucune indication de calendrier n'est connue à ce jour. Le point d'achoppement ? L'élaboration d'une définition consensuelle des perturbateurs endocriniens. Or celle-ci est essentielle à l'établissement du cadre réglementaire afin d'améliorer la surveillance et la gestion de ces substances chimiques, susceptibles d'interférer avec la régulation des hormones.
    La question clef reste la définition du "caractère perturbateur endocrinien" que la Commission européenne devait finaliser pour décembre 2013 alors que plusieurs législations européennes (directive sur les biocides, règlement Reach sur les produits chimiques, règlement sur la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques) prévoyaient un retrait du marché des PE les plus dangereux dès 2013.
    Les perturbateurs endocriniens sont définis par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) comme des substances chimiques d'origine naturelle ou artificielle étrangères à l'organisme, qui peuvent interférer avec le fonctionnement du système hormonal. Ils sont tous liés à "des objets familiers de notre quotidien et sont systématiquement présents" dans l'environnement et le corps humain (urines, sang, cordon ombilical, lait maternel), explique le rapporteur en citant le bisphénol (tickets de caisse, biberons, contenants alimentaires), les phtalates, (revêtement du sol, matériel médical), ou encore les parabènes (produits cosmétiques) ou les pesticides agricoles.
    Les enjeux autour de la définition des perturbateurs endocriniens à exclure sont des plus importants pour les secteurs de l'industrie, la santé et l'agriculture car elle servira de base à ces législations.
    Dans son rapport, M. Roumegas juge "indispensable" que l'Union européenne se dote "au plus vite" d'une définition unique des perturbateurs endocriniens, fondée sur le "critère de danger intrinsèque", incluant substances "avérées" et substances "suspectées", afin d'en faire "une classe distincte des autres produits chimiques toxiques ". Cette définition devra être "unique et faire autorité pour toutes les politiques sectorielles, quels que soient les usages des substances".
    Mieux comprendre les modes d'exposition
    Autre problème : les scientifiques se heurtent à des difficultés méthodologiques pour mesurer l'exposition aux perturbateurs endocriniens et évaluer son effet sur la santé humaine. Au premier trimestre 2013, l'Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa) et les experts du Centre commun de recherche de l'UE (JRC) ont souligné la difficulté d'établir un lien de causalité plausible entre les effets et les modes d'actions de ces substances et ont appelé àpoursuivre les recherches.
    Jean-Louis Roumegas s'est appuyé sur les travaux du Professeur Andreas Kortemkamp qui confirment les "risques majeurs" sur la santé humaine et les générations futures. Le rapport "Kortemkamp" de 2011 revient sur les avancées scientifiques enregistrées depuis 2002 et trace "des pistes" pour traiter la question des PE dans l'appareil réglementaire européen relatif aux produits chimiques. Il établit que les preuves "de la tendance à la hausse des désordres endocriniens chez l'homme se sont renforcées au cours des deux décennies passées". Les périodes d'exposition "les plus problématiques" sont la vie prénatale (fœtus), la petite enfance et la puberté. L'effet des perturbateurs endocriniens peut se manifester "quelques années" voire "plusieurs décennies" après l'exposition, ajoute le rapporteur. Leur "nocivité" tient à deux effets "multipliant le risque" : l'effet cumulatif (PE qui se trouvent dans des produits différents) et l'effet cocktail (interaction entre les molécules différentes).
    Andreas Kortemkamp récuse l'emploi des seuils d'exposition "rigides comme critères décisifs" et préconise une définition des perturbateurs endocriniens qui soit "uniquement fondée sur le critère de nocivité au regard des modes d'action endocriniens". Une définition approuvée par un "consensus scientifique" : une substance doit être classée parmi les PE "en fonction de ses caractéristiques intrinsèques de dangerosité et non du risque qu'elle fait peser à partir d'une dose d'exposition donnée", a souligné le député. La distinction entre perturbateurs endocriniens avérés et suspectés "font aussi l'objet d'un consensus scientifique". Cette distinction "a l'aval des autorités françaises" qui considèrent que des tests in vitro "peuvent suffire pour faire entrer une substance dans la seconde catégorie".
    Une future stratégie européenne inspirée de la France ?
    Il est par conséquent "indispensable que les pouvoirs publics prennent des dispositions protectrices, conformes au principe de précaution". La démarche européenne doit s'articuler avec "les mesures prises par la France à l'échelon national", a prévenu M. Roumegas. Une stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens est en effet "en cours d'arbitrage" au niveau interministériel.
    "L'idée maîtresse est de capitaliser sur la dynamique enclenchée par la France sur le dossier du bisphénol A" et "de peser sur la future stratégie européenne". Les autorités françaises soutiennent l'adoption d'une définition fondée sur des propriétés de danger, autrement dit les caractéristiques intrinsèques des substances (les considérations de risques ou les approches socio-économiques relevant des mesures de gestion au cas par cas). Une position non partagée par les industries qui préfèrent y associer une notion de puissance d'action, de sévérité des effets.
    Reste à la Commission européenne de trancher. Mais quand ? Alors que la législation sectorielle aurait dû être révisée avant la fin 2013, l'industrie" a obtenu l'organisation d'une étude d'impact, une procédure qui ne fait pas l'unanimité et ne permet pas de clarifier le calendrier", indique le parlementaire. Rien "de concret" ne sera donc acté avant les élections au Parlement européen fin mai 2014 et le renouvellement de la Commission européenne qui s'en suivra.
    En France, l'adoption de sa stratégie était attendue l'automne dernier. Le texte devrait être présenté devant le Conseil national de la transition écologique," lors de sa réunion d'avril 2014", a précisé M. Roumegas. Les associations de protection de la santé et de l'environnement s'inquiètent des freins mis à l'élaboration de la stratégie nationale "et de l'incertitude quant à la teneur des arbitrages ministériels en cours, d'autant que le document qui a servi de base à la consultation publique et qui constitue la dernière version du rapport du groupe de travail ne les satisfait pas totalement", a souligné le député.
    Le rapport appelle donc le gouvernement à "adopter rapidement" une stratégie nationale "d'un haut niveau d'exigence", notamment "en ne retenant pas la possibilité que la France puisse demander la révision des critères d'exclusion des pesticides PE", se sont félicitées les ONG Générations futures et Réseau Environnement Santé.
    Rachida Boughriet
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    Re: perturbateurs endocriniens

    Message par bye le Ven 28 Fév - 12:37

    Perturbateurs endocriniens: comment l’industrie a saboté la réglementation européenne
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/perturbateurs-endocriniens-comment-l-industrie-a-sabote-la-reglementation-europeenne,43328?xtor=EPR-9

    Le 26 février 2014 par Marine Jobert


    Jean-Louis Roumégas, député écologiste.
    DR
    C’est à une bataille d’influence homérique, et pour l’heure payante, que se livre l’industrie des produits chimiques, pour que l’Union européenne n’adopte pas -ou en tout cas, pas trop rapidement- de réglementation sur les perturbateurs endocriniens (PE). C’est ce que décrit le député écologiste français Jean-Louis Roumégas dans un rapport d’information sur la stratégie européenne en matière de PE, ces substances qui, par centaines, agissent sur le système hormonal des humains comme des animaux. Ce rapport vient d’être adopté à l’unanimité par la commission des affaires européennes de l’Assemblée nationale.
    Pourtant, la prise de conscience au plan communautaire avait l’air bien lancée quand en 1999 –soit 8 ans seulement après les premières alertes scientifiques sur le sujet- la Commission européenne adopte une communication stratégique ambitieuse, qui combinait études scientifiques, information de la population et action politique. «Depuis, rien n’a été fait», constate Jean-Louis Roumégas. Ou presque[1]. Certes, le critère de puissance (potency) n’a pas été retenu pour définir les PE, et le Parlement européen a adopté en mars 2013 une résolution offensive sur le sujet. Mais le bilan se révèle maigre.
    Lobbying à la Commission
    C’est que l’essentiel se joue à l’ombre des couloirs bruxellois. «Les lobbies industriels, amenés par leurs intérêts particuliers à rejeter l’idée d’une réglementation plus sévère (…) cherchent d’abord à empêcher toute nouvelle mesure puis, lorsqu’une nouvelle réglementation apparaît inévitable, ils s’efforcent de limiter sa portée et de retarder son adoption», écrit sans fard Jean-Louis Roumégas.
    Toxique incertitude
    Leur mode d’action? S’adresser directement «à des fonctionnaires et contractuels des directions générales de la Commission européenne, ainsi qu’[aux] membres de leurs groupes d’experts». Une offensive rendue d’autant plus nécessaire que les critères pour définir les PE commencent à prendre forme, grâce au travail du professeur en toxicologie humaine Andreas Kortenkamp. A la demande de la direction générale de la santé de la Commission, il a en effet rendu un rapport en décembre 2011 qui clarifie les fondements méthodologiques sur lesquels asseoir une définition. En mai 2013, la déclaration dite de Berlaymont, signée par 89 scientifiques phares dans le domaine, somme la Commission d’être ambitieuse pour que «l’incertitude scientifique ne [retarde pas] la mise en place d’une réglementation». C’est pourtant très exactement ce qui va se produire.
    Contre-feu scientifique
    L’été 2013, 18 scientifiques publient un même éditorial dans 14 revues scientifiques différentes. Leur objectif: décrédibiliser la position scientifique de la DG Environnement, basée sur le principe de précaution. 41 scientifiques ripostent et publient une critique des auteurs et de leurs positions, peu ou mal étayées. En apparence technique, cette controverse donne l’occasion de voir à l’œuvre une opération de lobbying d’une part, mais aussi les liens parfois troubles que la science peut entretenir avec le secteur privé. Car, comme le démontre la journaliste Stéphane Horel au terme d’une enquête fouillée sur les conflits d’intérêts, la quasi-totalité des cosignataires du premier éditorial nourrissent des liens forts avec les industries dont leur texte défend les intérêts. Ce «contre-feu bien organisé» débouche sur une réunion de consensus en octobre 2013 à l’initiative de la Commission, et «la controverse se dégonfle». Officiellement, les deux parties repartent d’accord sur un certain nombre de points (définition des PE, effets de seuil, effets non monotones, essais).
    La Commission bat en retraite
    Sauf que le poison du doute a fait son œuvre: alors que les critères de définition et une nouvelle stratégie communautaire devaient être publiés en décembre 2013, la Commission annonce le lancement d’une consultation publique pour janvier 2014 (qui devrait durer trois mois et dont la date reste pour l’heure inconnue) et une évaluation d’impact sur le sujet pour mars 2014 (mais qui n’a connu aucun développement pour l’instant), au motif qu’il y aurait «une absence de consensus international sur la pertinence des effets dits à faible dose», dénonce le député européen socialiste Gilles Pargneaux dans un communiqué. Une tactique éculée, selon le député de Montpellier, puisque «le principe des études d’impact a été clairement suscité, naguère, par l’industrie du tabac, avec pour dessein de faire entrer dans les mœurs institutionnelles ce nouvel outil afin de contrecarrer la régulation sanitaire et environnementale».
    Une évaluation purement économique
    Cette évaluation des impacts, au passage, n’a aucune visée scientifique: elle doit examiner les conséquences socioéconomiques des différentes options réglementaires envisageables, «c’est-à-dire une démarche contradictoire avec le principe de précaution, qui exige de se conformer aux dangers sanitaires et environnementaux mis en évidence par les travaux scientifiques. L’étude d’impact risque de préconiser l’assujettissement de l’exclusion d’une molécule à la disponibilité, sur le marché, d’une substance active substituable, et donc d’entériner définitivement des impasses techniques sans se donner les moyens de les dépasser», écrit Jean-Louis Roumégas[2].
    Industrie 1- Europe 0
    En conclusion sur le pan européen du dossier, le député constate avec amertume que «le dossier des PE s’est donc enlisé, au point que rien de concret ne sera acté avant les élections au Parlement européen et le renouvellement de la Commission européenne qui s’en suivra (…) Les lobbies industriels résistants à la réglementation ont donc atteint leur meilleur objectif possible au vu du consensus scientifique récemment acté: reporter l’échéance au-delà d’un scrutin qui, espèrent-ils, verra se renforcer les effectifs des députés eurosceptiques, opposés par principe aux réglementations communautaires contraignantes».
    La France en panne
    L’espoir pourrait-il venir de la France, pays pionnier? C’est elle qui a interdit le bisphénol A (BPA) dans les biberons en 2011, qui a voté l’étiquetage obligatoire en 2015 pour les contenants alimentaires constitués de ce même BPA et qui a, de façon inédite dans l’espace européen, lancé en février 2013 une stratégie nationale sur les perturbateurs endocrinien (SNPE). En résumé, la réponse est… non.
    Une SNPE paralysée
    Même si l’agence sanitaire hexagonale se montre volontariste sur le sujet –avec notamment un rapport publié en avril 2013 sur les substituts au BPA- la volonté politique d’avancer sur ce dossier de santé publique semble à l’arrêt. En témoigne la réaction des associations parties prenantes à la SNPE, qui lançaient en juin 2013 un appel critique intitulé «Perturbateurs endocriniens: le temps de l’action». Depuis plus de 6 mois, rien ne s’est passé: Jean-Louis Roumégas s’étonne d’ailleurs «de l’enlisement en cours [de la SNPE] dans les méandres des arbitrages interministériels. Je crains que cette phase d’arbitrage n’expurge le rapport des élément les plus exigeants». C’est d’ailleurs un secret de Polichinelle: quand l’hôtel de Roquelaure pousse pour l’adoption de mesures concrètes, le ministère de la santé est décrit comme «fossilisé» dans des approches inadaptées au changement de paradigme qu’imposent les PE. «Ils les considèrent comme un supplément d’âme, sans en faire un axe principal de politique de santé publique», déplore Jean-Louis Roumégas.
    Leadership en berne
    Pas étonnant, dans ce contexte, que la France «ne [tienne] pas son rôle dans les négociations européennes», comme il est écrit dans le rapport, puisque c’est le ministère de Marisol Touraine qui est compétent pour siéger au Conseil européen ad hoc. «La France attend que la Commission fasse des propositions au lieu d’être elle-même moteur», confirme Danielle Auroi, la présidente de la commission des affaires européennes de l’Assemblée. Pas certain, dans ces conditions, que l’appel lancé par le réseau Environnement-Santé soit suivi d’effets. Le réseau souhaite en effet que la France «[intervienne de toute urgence pour que les blocages résultant de l’action de lobbying des groupes de pression industriels soient levés au plus vite et qu’une définition protectrice des PE soit enfin prise dans l’Union».
    Recommandations
    Le sénateur de l’Hérault achève son rapport sur plusieurs recommandations. Il enjoint la Commission de publier «sans délai» une nouvelle communication stratégique d’ensemble et une définition unique des PE, «fondée sur le critère de danger intrinsèque, incluant substances avérées et substances suspectées, afin d’en faire une classe distincte des autres produits chimiques toxiques». Dans l’attente de l’interdiction absolue d’un perturbateur endocrinien avéré ou suspecté, sa présence dans tout produit, article ou emballage «doit être précisée dans un avertissement sanitaire bien visible sur l’étiquette, mettant particulièrement en garde les publics sensibles», en parallèle d’une information de la population et du renforcement de la recherche scientifique. Il invite également la Commission, le Parlement européen et les Etats à développer des instruments de responsabilité élargie des producteurs et utilisateurs de PE, «afin de pénaliser la poursuite de leur usage, d’inciter à l’innovation et de financer des efforts collectifs de recherche et de développement en éco-conception». Enfin, il enjoint les représentations nationales des 28 à se saisir du dossier.



    ________________________________________
    [1] Quatre rapports d’évaluation ont bien été réalisés, une liste prioritaire de substances a été édictée et des programmes de recherche sont en cours.
    [2] Qui consacre par ailleurs une partie de son rapport aux avantages compétitifs qu’engendrerait une réglementation stricte.

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    Re: perturbateurs endocriniens

    Message par bye le Mar 4 Mar - 13:42

    Le statu quo européen sur les perturbateurs endocriniens irrite la Suède et la France
    http://www.euractiv.fr/sante/la-commission-est-invitee-prendr-news-533864
    Publié 03 mars 2014
    Après l'appel des parlementaires français, la Suède a officiellement annoncé qu'elle déposerait plainte en l'absence d'avancée sur le dossier des perturbateurs endocriniens.
    Les députés français veulent faire avancer le dossier des perturbateurs endocriniens. Ils ont publié un rapport révélant que la santé publique subit les effets négatifs des perturbateurs endocriniens. Il en ressort que l’inaction politique risque d'engendrer des surcoûts financiers dans le secteur de la santé.
    Selon eux, l'UE doit adopter une nouvelle stratégie globale sur les perturbateurs endocriniens afin d'encourager l'action publique. Pour celà, les parlementaires estime qu'il faut établir une définition unique de perturbateurs endocriniens, qui se fonderait sur le critère de danger intrinsèque, et non sur la notion d'impact, mise en avant par l’industrie.
    Les phtalates (composants chimiques du plastique), les produits ignifuges à base de brome (souvent utilisés dans les textiles ménagers ou les meubles) et les métaux, tels que le plomb et le mercure, sont des perturbateurs endocriniens.
    Certaines de ces substances sont naturelles alors que d’autres, présentes dans les pesticides, les appareils électroniques, les produits d’hygiène personnelle et les cosmétiques, sont synthétiques. Certains additifs alimentaires ou contaminants présents dans l’alimentation sont également susceptibles de perturber le système endocrinien.
    La Commission européenne envisageait à l’origine de publier une définition des perturbateurs endocriniens en décembre 2013, mais cette date a été reportée, car le commissaire à l'environnement, Janez Potočnik, a déclaré que la Commission souhaitait mener au préalable une étude d'impact.
    En raison de ce retard, la ministre suédoise de l'Environnement, Lena Ek, a menacé le 26 février dernier l’exécutif européen de poursuite pour violation d'un accord financier.
    « Si ce n'est pas fait d'ici deux mois, alors qu’il s’agit d’une question grave du point de vue de l'environnement et de la santé, nous entamerons un procès à l'encontre de la Commission, » a soutenu la ministre suédoise lors d’une intervention à une radio suédoise.
    Génon Jensen, directrice exécutive au sein de l'ONG Alliance pour la santé et l'Environnement (HEAL), a également exhorté la Commission à respecter ses engagements et à publier une stratégie sur les perturbateurs endocriniens le plus rapidement possible.
    « Un report de sa publication le temps que la nouvelle Commission se constitue signifierait aux yeux des citoyens européens que les procédures bureaucratiques priment sur leur santé et la prévention de maladies chroniques, » a-t-elle déclaré.
    « En vue de réduire des problèmes de santé et des coûts pour les systèmes de santé inutiles, nous devons enregistrer rapidement des progrès en matière de politiques sur les perturbateurs endocriniens et entreprendre des initiatives en vue de réduire l’exposition des citoyens à des substances chimiques liées à des maladies chroniques », a-t-elle ajouté.
    Prochaines étapes :
    • 13 mars 2014 : date butoir pour émettre des commentaires dans le cadre de la consultation en ligne publique menée par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) sur le composé chimique Bisphenol A.
    • Juin 2018 : date butoir pour le second enregistrement de substances produites ou importées dans des quantités allant de 1 à 1000 tonnes par an par producteur
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    Re: perturbateurs endocriniens

    Message par bye le Mar 4 Mar - 13:43

    Montpellier : le rapport Roumégas accuse les "perturbateurs endocriniens"
    http://www.midilibre.fr/2014/03/02/perturbateurs-endocriniens-le-rapport-roumegas-accuse,829457.php
    SOPHIE GUIRAUD
    03/03/2014, 11 h 00 | Mis à jour le 03/03/2014, 11 h 04


    Epandage de produits chimique, emballages, ou encore alimentation sont incriminés. (C.P.)
    L'état des lieux "scientifique et politique sur les perturbateurs endocriniens", remis par le député de l’Hérault, coprésident du groupe santé environnement à l’Assemblée nationale et membre de la commission des affaires européennes, vise à "Mettre en œuvre une stratégie européenne" protectrice. On n’y est pas.
    1 Le constat : les perturbateurs endocriniens sont des "substances chimiques présentes dans toutes sortes de produits industriels ou agricoles de consommation courante", rappelle le rapport : Bisphénol A, phtalates, pesticides... ces molécules "modifient le fonctionnement hormonal". Avec des conséquences d’autant plus lourdes qu’un individu y est exposé tôt. Les effets se manifestent parfois avec des années de retard.
    Ils "font peser un risque majeur sur la santé", rappelle le rapport, qui fait le lien avec l’"épidémie mondiale" de maladies chroniques : diabète, obésité, cancer, allergies, Parkinson, malformations... Sur ces questions, Montpellier est à la pointe, avec les travaux de l’équipe du professeur Sultan au CHRU, les alertes du docteur Chevallier.
    2 Une réglementation à inventer : la stratégie européenne sur la question (en 1999) est "complètement obsolète". Mais c’est là qu’il faut agir : "Ce dossier doit impérativement être traité à l’échelle communautaire", insiste Jean-Louis Roumégas, qui rappelle que "la réglementation actuelle ne protège pas la santé des gens". Parmi ses propositions : adopter une "définition unique", interdire les molécules incriminées, réduire l’exposition, mieux informer le public, intensifier la recherche...
    3 Lobbies, controverses qui bloque. Le "dossier s’est enlisé", regrette le député héraultais qui pointe les manœuvres des lobbies et les conflits d’intérêt qui ont retardé la mise en place d’une législation européenne prévue fin 2013. Il ne perd pas espoir. Pour lui, la France, premier pays à avoir interdit le Bisphénol A, "a un rôle moteur" à jouer, avec une échéance dès avril prochain. C’est demain. Pour l’Europe, il faut attendre après les élections de mai prochain.
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    Re: perturbateurs endocriniens

    Message par bye le Mar 4 Mar - 13:44

    Ces perturbateurs endocriniens jugés préoccupants pour la fertilité de l’espèce humaine
    http://www.actualites-news-environnement.com/26404-perturbateurs-endocriniens-juges-preoccupants-fertilite-espece.html

    20/04/2011 17:56
    (Par Jean-Charles BATENBAUM)
    Ces perturbateurs endocriniens jugés préoccupants pour la fertilité de l’espèce
    L’impact de l’environnement sur ces évolutions temporelles suscite de nombreux débats de société. L’exposition aux substances chimiques et en particulier aux perturbateurs endocriniens est actuellement au cœur de ces débats
    Pour l’UE, un perturbateur endocrinien (PE) est un agent qui parait perturber (ou influencer sans contrôle) le fonctionnement du système endocrinien et plus précisément « une substance ou un mélange exogène altérant les fonctions du système endocrinien, et induisant donc des effets nocifs sur la santé d’un organisme intact, de ses descendants ou sous-populations »
    Le perturbateur endocrinien en tant qu'altéragène biologique, physique ou chimique répond à la définition normalisée du mot polluant retenue par l'AFNOR en France.

    La réglementation REACH permet d’identifier les perturbateurs endocriniens comme substances extrêmement préoccupantes, susceptibles de faire l’objet de mesures de gestion spécifiques.
    « L’impact de l’environnement sur ces évolutions temporelles suscite de nombreux débats de société. L’exposition aux substances chimiques et en particulier aux perturbateurs endocriniens est actuellement au cœur de ces débats »

    Il faut savoir qu’au cours des dernières décennies, de nombreuses études indiquent une augmentation de la prévalence des troubles de la reproduction de l’homme adulte dans plusieurs pays occidentaux. L’incidence du cancer du testicule a augmenté régulièrement depuis une cinquantaine d’années ; deux types de malformations relativement fréquentes chez le petit garçon, l’hypospadias et la cryptorchidie, semblent également en augmentation même si d’importantes variations géographiques sont observées ; une détérioration des caractéristiques spermatiques chez l’homme adulte (concentration, mobilité des spermatozoïdes) est constatée avec, là encore, des différences régionales. Par ailleurs, le cancer de la prostate et le cancer du sein, deux cancers hormono-dépendants sont en augmentation.
    Ainsi, l’impact de l’environnement sur ces évolutions temporelles suscite de nombreux débats de société. L’exposition aux substances chimiques et en particulier aux perturbateurs endocriniens est actuellement au cœur de ces débats, peut on lire dans un communiqué de presse.
    Les experts de l'Institut national de santé et de recherche médicale (Inserm) ont mis au banc d'essai cinq substances chimiques avec lesquelles l'être humain peut être en contact de façon quasi journalière et qui sont soupçonnées d'être des perturbateurs endocriniens.
    Phtalates, parabènes, composés perfluorés, bisphénol A (BPA), et autres retardateurs de flamme sont contenus dans des produits tels que les cosmétiques, les détergents, les adhésifs, certains revêtements, mais aussi dans quelques textiles.
    C’est le Ministère de la Santé qui a sollicité l’Inserm pour une analyse des données disponibles sur leurs effets sur la reproduction, et ce, pour faire face aux interrogations de la société sur une possible dangerosité de telles substances chimiques auxquelles le grand public est exposé.
    L’Inserm a réuni un groupe pluridisciplinaire d’experts composé d’épidémiologistes, de toxicologues, de chimistes, d’endocrinologues, de biologistes spécialistes de la reproduction, du développement et de la génétique moléculaire, afin de mener une analyse critique de la littérature scientifique internationale publiée sur les 5 grandes familles de substances chimiques :
    • le Bisphénol,
    • les phtalates,
    • les composés polybromés (retardateurs de flamme),
    • les composés perfluorés
    • et les parabènes.
    Après avoir passé au crible pas moins de 1 200 publications internationales, les experts restent très prudents dans leurs conclusions, estimant que les données restent incomplètes pour avoir des certitudes quant à l'impact de ces substances sur l'organisme.
    Le groupe d’experts souligne la nécessité d’amplifier l’effort de recherche au plan national et international pour lever les incertitudes concernant les effets d’expositions combinées et permanentes aux substances chimiques présentes de façon ubiquiste dans l'environnement humain.
    En attendant, des approches par des disciplines complémentaires et l’interaction entre les épidémiologistes, les physiologistes, toxicologistes, les biologistes de la reproduction devraient conduire à une vision plus intégrée des effets des substances et devraient permettre de répondre aux défis sociétaux de la santé reproductive grâce à un ensemble de méthodologies aujourd’hui disponibles, peut on lire dans un communiqué de presse.
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    Re: perturbateurs endocriniens

    Message par bye le Mar 4 Mar - 13:45

    Fertilité masculine : les dangers avérés des perturbateurs endocriniens
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/12/05/fertilite-masculine-les-dangers-averes-des-perturbateurs-endocriniens_1800127_3244.html
    LE MONDE | 05.12.2012 à 14h50 • Mis à jour le 05.12.2012 à 15h12 | Par Stéphane Foucart
    La concentration du sperme des Français en spermatozoïdes a chuté d'environ 32 % entre 1989 et 2005. Les résultats des travaux conduits par l'épidémiologiste Matthieu Rolland, de l'Institut de veille sanitaire (InVS), et publiés mercredi 5 décembre dans la revue Human Reproduction, sont interprétés par leurs auteurs comme "pouvant être liés à des facteurs environnementaux, dont les perturbateurs endocriniens".
    L'altération de la fertilité masculine est l'un des effets attendus de l'exposition à ces molécules de synthèse, qui interfèrent avec le système hormonal. "Ce peut être des molécules qui miment l'action de certaines hormones ou qui au contraire en sont des antagonistes", explique l'endocrinologue Ana Soto – de la Tufts University à Boston, aux Etats-Unis –, l'une des premières biologistes à avoir mis en évidence, dans les années 1990, les effets de ces molécules, qui entrent dans la composition de plastiques alimentaires (bisphénol A), d'insecticides, de retardateurs de flamme, de cosmétiques, etc. Un grand nombre d'autres pathologies leur sont associées.
    En particulier, l'augmentation de l'incidence des cancers hormono-dépendants (prostate, sein, testicule, thyroïde) constatée depuis une trentaine d'années, est probablement, en partie au moins, liée à ces substances. Certaines – comme le bisphénol A – imprègnent l'ensemble de la population.
    Selon les données de l'InVS, citées dans un récent rapport de l'Académie de médecine, l'incidence du cancer de la prostate en France a ainsi plus que quintuplé entre 1978 et 2008, avec un déplacement du pic d'incidence vers des catégories plus jeunes de la population. Au cours de la même période, les incidences des cancers du sein et du testicule ont doublé.
    Dans ces tendances à la hausse, les effets de sur-diagnostic liés aux campagnes de dépistage sont impossibles à mesurer précisément. Mais, souligne Mme Soto, "les dégâts de perturbateurs endocriniens sur l'appareil reproducteur mâle ont été montrés sur l'animal, de longue date".
    Les premiers travaux en ce sens ont été publiés en 1998 par le biologiste américain Frederick vom Saal, de l'université du Missouri. Ils mettaient en évidence une altération du système reproducteur et une baisse de la production de sperme chez les rats qui avaient été exposés in utero à de faibles doses de bisphénol A.
    AGE DE LA PUBERTÉ
    La baisse de la fertilité, l'augmentation d'incidence des cancers hormono-dépendants ne sont pourtant pas tout. Depuis quelques années, le perturbateur endocrinien le plus étudié, le bisphénol A, est, par exemple, suspecté d'être impliqué dans un vaste registre d'effets délétères, désormais bien documentés sur l'animal, en laboratoire : obésité, troubles du comportement (hyperactivité, déficit d'attention, anxiété) et surtout avancement de l'âge de la puberté chez les femelles. Mais ils sont, dans la population humaine, moins facilement mesurables que la qualité du sperme. L'avancement de la puberté chez les filles devrait ainsi faire l'objet d'une attention particulière, en 2013, de l'Institut de veille sanitaire.
    La régulation des perturbateurs endocriniens est au centre de nombreuses discussions au niveau européen depuis une décennie. En France, le bisphénol A doit être banni, dès 2015, des contenants alimentaires. Mais de nombreuses agences de sécurité sanitaire, comme la Food and Drug Administration américaine ou encore l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) le considèrent toujours comme sans danger aux niveaux d'imprégnation mesurés dans la population générale.
    Stéphane Foucart
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    Re: perturbateurs endocriniens

    Message par bye le Ven 18 Avr - 15:20

    Des polluants hormonaux
    http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/article-des-polluants-hormonaux-25911.php
    Les perturbateurs endocriniens sont des substances de l'environnement qui agissent comme les hormones dans l'organisme ou en bloquent l'activité. Ils auraient des conséquences néfastes sur la santé. Reste à mieux comprendre leurs modes d'action pour limiter leurs effets.
    Marie Tohmé, Jean-Pierre Cravedi et Vincent Laudet


    L'auteur
    Marie TOHMÉ et Vincent LAUDET travaillent à l'Institut de génomique fonctionnelle de Lyon (CNRS UMR 5242, INRA, Université Claude Bernard Lyon 1, École normale supérieure de Lyon). Jean-Pierre CRAVEDI dirige l'Unité xénobiotiques (UMR1089 INRA, ENV), à Toulouse.
    Depuis 50 ans, les scientifiques ont découvert divers animaux sauvages qui présentaient des anomalies souvent spectaculaires de leurs organes reproducteurs. Un des cas les plus notables est celui des alligators de Floride. Ainsi, Louis Guillette et ses collègues, de l'Université de Floride, avaient constaté une diminution importante du nombre d'alligators et une augmentation des mâles ayant un micropénis et diverses anomalies des testicules.
    En analysant les sédiments du lac Apopka où vivent ces animaux, les chercheurs ont remarqué que ce lac avait été contaminé accidentellement par des insecticides organochlorés. Ils y ont retrouvé un produit de dégradation du DDT (le dichlorodiphényltrichloroéthane) : le DDE (le dichlorodiphényldichloroéthylène). Cette molécule était-elle responsable des anomalies observées chez les alligators ?
    À la fin des années 1990, L. Guillette et ses collègues avaient montré que le sang des alligators du lac Apopka contenait 10 à 20 fois plus de DDE que celui des animaux des lacs voisins non contaminés. Et les œufs d'alligators dans ce lac renfermaient 100 fois plus de pesticides organochlorés que les œufs des autres lacs. En outre, on savait que l'exposition de jeunes alligators à ces mêmes concentrations de pesticides perturbe le développement du pénis. Ces défauts des organes reproducteurs, associés au produit chimique incriminé, ont orienté les scientifiques vers une explication inédite : les systèmes hormonaux des alligators étaient perturbés.
    En effet, on savait que le DDE agit comme certaines hormones, tels les estrogènes qui ont une action féminisante. De plus, le DDE inhibe les androgènes, les hormones responsables de la mise en place des caractères sexuels mâles, tel le pénis. Et les alligators mâles du lac Apopka avaient moins de testostérone, la principale hormone masculine, dans leur sang. Le DDE semblait bien responsable de la féminisation des alligators.
    Le DDE est un perturbateur endocrinien. Ce terme regroupe un grand nombre de molécules différentes qui ont la particularité de se comporter comme des hormones dans l'organisme ; soit elles imitent l'action des hormones naturelles, soit elles entrent en compétition avec ces dernières et bloquent (de façon directe ou indirecte) leurs récepteurs – les protéines sur lesquelles les hormones se fixent.
    Comment le concept de perturbateurs endocriniens est-il né ? Quel est leur mode d'action dans l'organisme ? Comment s'inscrivent-ils dans les problématiques environnementales et de santé publique ? Examinons ces différents aspects d'une question qui préoccupe de plus en plus les autorités sanitaires des pays industrialisés où les perturbateurs endocriniens sont omniprésents.
    Anomalies des organes reproducteurs
    De nombreux exemples semblables à celui des alligators du lac Apopka ont été répertoriés. C'est le cas par exemple du phénomène de pseudo-hermaphrodisme décrit pour divers mollusques, tels les bulots : les individus femelles développent des caractères sexuels mâles. Cette anomalie serait due au tributylétain, une substance contenue dans les peintures antisalissures – antifouling – utilisées pour protéger la coque des navires contre les organismes marins qui s'y fixent. On décrit aussi des anomalies de la reproduction ou du développement chez des espèces prédatrices – ours blancs, phoques, rapaces – situées au bout de la chaîne alimentaire et qui accumulent des composés chimiques déséquilibrant les systèmes endocriniens.
    Ainsi, en Inde, on a récemment constaté une diminution importante et brutale (97 pour cent en dix ans) des populations de vautours qui consomment les carcasses de bovins. On a attribué cette catastrophe à l'utilisation, chez ces mêmes bovins, d'un anti-inflammatoire : le diclofenac. Cette molécule, chez les vautours, interrompt le fonctionnement du rein et entraîne la mort.
    D'où viennent les perturbateurs endocriniens ? Soit des pesticides, utilisés en grande quantité par l'agriculture et qui persistent dans l'environnement, soit des médicaments, rejetés par les urines des personnes traitées dans l'environnement et les rivières (voir la figure 2). On en trouve aussi dans des plastiques (c'est le cas du bisphénol A et des phtalates), dans des conservateurs, tels les parabènes de nombreux produits cosmétiques, dans divers composés chimiques industriels, tels les polychlorobiphényles (ou PCB, interdits depuis plus de 20 ans, mais qui persistent dans l'environnement) ou les produits polybromés (PBDE), et dans des polluants (les dioxines ou les hydrocarbures aromatiques polycycliques).
    Tous ces produits restent dans l'environnement après leur utilisation par l'homme, parfois durant plusieurs dizaines d'années. Les animaux et l'homme y sont alors exposés. Dans l'organisme, ils modifient d'une façon complexe les réactions des hormones, leur formation, leur transport ou leur dégradation.
    Le concept de perturbateur endocrinien est apparu à la conférence de Wingspread aux États-Unis en 1991 ; on admit alors que les altérations du développement observées chez diverses espèces sauvages pouvaient être dues à la présence dans leur milieu de substances chimiques. Depuis, de nombreuses équipes de recherche ont étudié comment les contaminants présents dans l'environnement et la chaîne alimentaire modifient les équilibres hormonaux des organismes vivants. Pour lutter contre ces dommages, diverses réglementations commencent à être mises en place (voir l'encadré page 40).
    Deux exemples ont permis à la communauté scientifique de comprendre un point essentiel : des modifications, même faibles, des équilibres hormonaux peuvent avoir des effets importants, parfois...
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    Re: perturbateurs endocriniens

    Message par bye le Ven 18 Avr - 15:21

    Dockers, coiffeurs ou infirmières: de nombreux travailleurs face aux produits toxiques
    http://lentreprise.lexpress.fr/gestion-entreprise/dockers-coiffeurs-ou-infirmieres-de-nombreux-travailleurs-face-aux-produits-toxiques_47056.html
    publié le 17/04/2014 à 10:23, mis à jour à 10:23
    Paris, 17 avr 2014 - Du formol pour les infirmières, des pesticides pour les agriculteurs, du "perchlo" dans les pressings, un mélange varié pour les dockers...: les produits toxiques sont partout, avec parfois des conséquences désastreuses pour la santé.
    La journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail, le 28 avril, sera placée sous le signe de ces risques chimiques, qui souvent se cumulent pour former des cocktails très nocifs.
    Dans un rapport rédigé pour l'occasion, l'Organisation internationale du travail (OIT) relève que "les produits chimiques posent un problème potentiel dans tous les types d'emploi", des salons de coiffure (méthacrylate de méthyle) aux chantiers (amiante, diluants et autres vapeurs de soudage) en passant par le secteur du nettoyage.
    "Même dans les bureaux, le personnel est exposé aux particules de toner et autres produits similaires", souligne l'OIT, notant que l'exposition à certains de ces produits peut se traduire par des cancers des années après.
    L'OIT avance le chiffre de 4,9 millions de morts dans le monde en 2004 (8,3% du total) directement imputables aux produits chimiques (au travail ou ailleurs).
    En France, selon le ministère du Travail, 10% des salariés, soit près de 2,2 millions de personnes, ont été exposés à au moins un cancérogène au cours de la dernière semaine travaillée (enquête Sumer 2009-2010).
    'Sous-estimation des effets'
    Pour Annie Thébaud-Mony, spécialiste des cancers professionnels, "les risques chimiques ne sont pas du tout maîtrisés dans le travail" et leurs effets sont "sous-estimés".
    Elle explique à l'AFP que, souvent, sont exposés "les très jeunes, les intérimaires, les stagiaires, les sous-traitants et les femmes" et que "les dispositifs de protection qui existent ne sont même pas utilisés".
    Elle pointe le cas du nettoyage et de la gestion des déchets où la situation est "hors de contrôle et complètement catastrophique".
    Chez les dockers, une "Association pour la protection de la santé au travail dans les métiers portuaires 44" s'est créée lorsqu'un Nantais s'est interrogé en 2008 sur les causes de son cancer du rein.
    Lorsque les bateaux transportent des produits périssables par exemple, ils sont "traités à mort" pour éviter que des rats viennent dans les cales. "Et les gars, quand ils ouvrent les cales, ils inhalent ces produits", raconte à l'AFP Serge Doussin, aujourd'hui président de l'association.
    Une consultation auprès de dockers en activité depuis 1992 a rapidement montré "un taux anormalement élevé de pathologies graves" (cancers du rein, larynx, vessie, prostate...). Dans le cadre d'un projet baptisé "Escales", un chercheur a travaillé pendant 18 mois sur une reconstitution des carrières des dockers malades.
    Ses travaux ont montré que "les dockers et les portuaires du port de Nantes Saint-Nazaire ont été soumis à une poly-exposition à des cancérogènes", selon M. Doussin.
    "Pour la première fois, c'est écrit noir sur blanc", dit-il, espérant que cela facilitera la reconnaissance de maladies professionnelles.
    Le compte pénibilité, qui doit entrer en vigueur en 2015, doit aussi permettre aux salariés exposés de cumuler des points afin de se reconvertir, de travailler à temps partiel ou de partir plus tôt à la retraite. Reste à fixer les seuls d'exposition (intensité et durée) ouvrant droit à des points.
    Mais Mme Thébaud-Mony souligne que l'exposition à des cancérogènes peut être néfaste "dès la première molécule, la première fibre, la première poussière". Fixer des seuils n'a donc pas de sens et ceux-ci pourraient même être "utilisés comme une permission d'exposition", prévient-elle.
    La chercheuse a piloté pendant plus de dix ans une enquête baptisée "Giscop", qui reconstitue, avec trois hôpitaux de Seine Saint-Denis, le parcours professionnel de patients atteints d'un cancer.
    "Sur 1.200 patients, 84% de personnes ont été lourdement exposées à des cancérogènes, souvent en poly-exposition sur des durées supérieures à 20 ans", relève-t-elle.
    Et Mme Thébaud-Mony s'insurge: comme avec l'amiante, le délai de latence entre l'exposition aux produits et la maladie "est mis à profit" alors que "les produits sont connus, les employeurs les connaissent et ils ont une obligation de sécurité".
    "Quand on expose quelqu'un à un produit mortel", c'est de l'ordre de la "criminalité", dit-elle.
    Par http://lentreprise.lexpress.fr/gestion-entreprise/dockers-coiffeurs-ou-infirmieres-de-nombreux-travailleurs-face-aux-produits-toxiques_47056.html

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    Re: perturbateurs endocriniens

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