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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Mar 26 Mai - 7:10

    Le climat au cœur des débats internationaux





    À six mois de la conférence de Copenhague, les grands pays affûtent leurs positions sur la meilleure façon de lutter contre le changement climatique. Paris accueille lundi 25 et mardi 26 mai une réunion préparatoire au Forum des économies majeures sur l’énergie et le climat



    Des représentants des 17 principales économies mondiales se retrouvent lundi 25 et mardi 26 mai à Paris dans le cadre du Forum des économies majeures (MEF). À six mois du sommet de Copenhague où doit être conclu un accord mondial sur le climat – « le rendez-vous de l’humanité » pour le ministre français de l’environnement Jean-Louis Borloo –, les positions des grands émetteurs de CO2 évoluent.



    « Les positions bougent et c’est heureux », constate pour La Croix Jean-Pascal van Ypersele, un des vice-présidents du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec). « L’enjeu principal de Copenhague est l’ampleur des engagements
    qui seront pris pour réduire les émissions de CO2. Ensuite, chaque pays, ou groupe de pays décidera des moyens qui lui conviennent le mieux pour les atteindre. »




    Aux États-Unis, l’arrivée à la présidence de Barack Obama a signé « la fin du déni précédent de l’administration américaine sur le changement climatique », constate Jean-Louis Borloo. Du côté des pays émergents, la Chine a inclus dans son plan de relance
    économique des incitations à la réduction des émissions et à l’utilisation des énergies renouvelables.




    Jeudi dernier, la Chine a appelé les pays riches à réduire « de 40 % au moins » leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020, en se gardant de se fixer d’objectif pour elle-même. En Europe, la Suède compte bien faire du rendez-vous de décembre à
    Copenhague le point d’orgue de sa présidence semestrielle de l’Union européenne qu’elle assumera à partir du 1er juillet.




    À Paris, transfert des technologies propres



    Le Forum des économies majeures (MEF) avait été créé par le président George W. Bush, réticent devant le cadre multilatéral onusien sur le climat. Depuis, il a été accepté comme une étape sur la route de Copenhague. Cette enceinte permet de « tester des pistes et des idées » selon le ministre français de l’écologie. «
    Nous n’arriverons pas à protéger le climat sans les acteurs économiques et industriels » souligne Jean-Pascal van Ypersele.




    Ce forum va travailler sur le stockage géologique du carbone ou l’efficacité énergétique. Il évoquera le transfert des technologies propres des pays industrialisés vers les pays émergents. La Chine et l’Inde comprennent ce transfert – gratuit – comme une contrepartie à leur engagement d’agir contre le changement climatique. Ces pays émergents rappellent régulièrement la responsabilité de l’activité des grands pays industrialisés dans l’état actuel de la planète. « Dans les faits, on va se rendre compte assez vite que la Chine et l’Inde détiennent déjà de nombreuses technologies, notamment dans le domaine des énergies renouvelables comme l’éolien ou le photovoltaïque », constate Jean-Pascal van Ypersele. Des technologies parfois « très inspirées » de modèles existants au Nord.



    À Washington, réduction des gaz à effet de serre



    En avril, le gouvernement américain a mis le Congrès au pied du mur avec la décision de l’Agence de protection de l’environnement (EPA) de qualifier les gaz à effet de serre de « danger pour la santé publique ». Les démocrates entendent instaurer un système de marché de droits d’émissions dit « cap and trade » dans lequel ces
    droits seraient vendus, ou accordés gratuitement pour les industries les plus vulnérables.




    Dans leur projet de loi, les alliés démocrates du président Barack Obama prévoient un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre en 2020 de 17 % par rapport au niveau de 2005. Selon le texte, les fournisseurs américains d’électricité devront obtenir 15 % de leur production en énergie renouvelable en 2020. Jeudi, une commission du Congrès a donné un premier feu vert au projet de loi. Il doit passer maintenant par d’autres commissions, ce qui pourrait repousser l’adoption du texte à l’automne. « Il y a un vrai mouvement aux États-Unis. Mais, attention, il sera encore plus difficile de faire passer ce texte au Sénat qu’au Congrès », avertit Jean-Pascal van Ypersele.



    Concernant les émissions de gaz carbonique par les automobiles, le président Barack Obama a annoncé mardi dernier des normes plus strictes, et pour la première fois communes à l’ensemble des États-Unis. Elles commenceront à s’appliquer à partir de 2012 et feront passer d’ici à 2016 la consommation moyenne autorisée du parc automobile à 35,5 miles parcourus avec un gallon d’essence (soit 6,48 litres aux 100 km).



    À Stockholm, priorité à la conférence de Copenhague



    La Suède, qui prend la présidence de l’Union européenne le 1er juillet, mènera le camp européen lors du sommet de décembre à Copenhague. Le ministre suédois de l’environnement annonçait, le vendredi 8 mai, qu’il souhaitait introduire une taxe carbone au
    sein de l’UE dès le début de la présidence, pour encourager les industries à polluer moins. « Aujourd’hui, nous avons un marché de permis européen qui couvre 40 % des émissions de gaz à effet de serre du continent, mais les 60% restants doivent aussi être couverts, a expliqué Andreas Carlgren. Une taxe carbone est,
    de loin, le meilleur moyen d’y aboutir. Nous souhaitons montrer que l’Europe prend le problème au sérieux. »




    Pour montrer l’exemple, Stockholm a annoncé, en mars, une nouvelle politique nationale de l’environnement visant à réduire les émissions de dioxyde de carbone de la Suède de 40 %, par rapport à leur niveau de 1990, d’ici à 2020. C’est plus ambitieux
    que ce que propose l’UE. « Cette nouvelle politique pourra nous aider à conclure un accord à la conférence de Copenhague », ont estimé ensemble les ministres suédois de l’industrie, des finances et de l’environnement.




    « Copenhague est la plus grande priorité que se donne la Suède lors de sa présidence de l’UE. Il y a une détermination de la part du gouvernement – en tout cas dans ses déclarations – à conclure un accord », analyse pour La Croix, Emma Lindberg, experte des
    questions de changement climatique à la Société suédoise pour la protection de la nature. « La taxe carbone est une bonne initiative. La Suède souhaite aussi montrer que le changement climatique est une opportunité économique pour l’Europe, un moyen de créer des emplois et de nouveaux marchés. »




    Mais Emma Lindberg souligne également que des doutes persistent dans les esprits à Stockholm. «Au niveau des conseillers ministériels, on entend souvent dire que “Copenhague n’est qu’un début”, ce qui est en contradiction avec le ton, beaucoup plus
    déterminé, de la Commission européenne. Et le gouvernement évoque peu l’aide financière pour l’adaptation des pays en voie de développement au changement climatique. Résultat, la Suède se déclare ambitieuse, mais sans afficher clairement ses objectifs pour Copenhague. »




    Pierre COCHEZ et Gwladys FOUCHÉ à Oslo



    Source: http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2374504&rubId=1094
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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Mar 2 Juin - 18:07

    Réchauffement climatique : l’UE atteindra les objectifs de Kyoto


    Publié : 01/06/2009 Auteur : Yann Cohignac

    Stavros Dimas, commissaire à l’Environnement de l’Union européenne, a fait vendredi (29 mai) un constat rassurant lors d’une conférence de presse : l’Union va « dépasser » ses
    objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre, pris dans le cadre du Protocole de Kyoto. Il a en revanche déploré le fait que l’Espagne ne joue pas le jeu, et que les rejets engendrés par les transports soient en hausse constante.


    « Pour la troisième année consécutive, les émissions de gaz à effet de serre de l’UE sont en baisse, et nous sommes sûrs de parvenir et même de dépasser l’objectif d’une réduction de 8 % fixé à l’UE pour
    2012 », s’est réjouit M. Dimas. L’Europe a en effet émis 5,045 milliards de tonnes de gaz polluants en 2007 (4,05 milliards pour l’UE à 15 membres signataires de l’accord de Kyoto en 1997), soit 50 millions de tonnes de moins qu’en 2006.


    Cela dit, il reste des mauvais élèves. A commencer par l’Espagne : alors que ses partenaires européens réduisent leurs rejets, le pays continue de polluer, avec 442 millions de tonnes d’équivalent CO2 émis en 2007. Une hausse significative de 2,1 % par rapport à 2006, et de 53 % comparée à 1990 (année de référence). Une situation que le commissaire à l’Environnement a déploré : «
    L’objectif est collectif. L’Espagne n’est pas la seule à ne pas se conformer à ses obligations, et ces pays risquent des amendes ».


    Ces Etats sont l’Autriche, la Finlande, la Grèce, l’Irlande, l’Italie et le Portugal, qui émettent davantage qu’en 1990. Quant à Chypre et Malte, ils n’ont pas d’objectifs de réduction.

    Le fléau du transport

    La Commission européenne s’inquiète de l’avenir des reptiles et des
    amphibiens vivant en Europe. Leur habitat est régulièrement détruit, ce qui nuit fortement à leur survie. Ils sont également victimes du réchauffement climatique. « Plus de la moitié des reptiles (59%) et près de la moitié (42%) des amphibiens d'Europe sont en déclin et sont plus menacés que les oiseaux et les mammifères », a précisé Stavros Dimas, commissaire à l’environnement.
    .

    Autre regret de la Commission : le secteur des transports, qui reste la principale source de pollution de l’Union. Celui-ci accuse une augmentation des émissions de 24,7 % par rapport à 1990, alors que des réductions sont constatées dans tous les autres domaines : 14,1 % pour l’industrie, 7,4 % pour l’énergie, 23,7 % pour l’utilisation des solvants, 11,3 % pour l’agriculture, et 38,9 %
    pour le traitement des déchets.


    Et comme il ne s’agit pas d’un « problème seulement pour l’Europe » (20 000 voitures supplémentaires sont mises en circulation chaque jour en Chine, a-t-il rappelé), M. Dimas souhaite « un Paquet climat et transport », à l’instar du Paquet climat-énergie récemment adopté. Il plaidera donc désormais pour que des obligations de réduction d’émissions soient imposées au niveau international,
    tant auprès des constructeurs automobiles que des transporteurs aériens et des armateurs.


    http://wwwdeveloppementdurable.com/politique/2009/06/A1865/rechauffement-climatique-lue-atteindra-les-objectifs-de-kyoto.html
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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Mar 2 Juin - 18:10

    Le réchauffement provoque 300 000 morts par an





    Le réchauffement climatique n'est plus une menace virtuelle, mais une réalité d'ores et déjà responsable de 300 000 morts par an - l'équivalent du tsunami de 2004, selon les conclusions du rapport rendu public vendredi 29 mai par le Forum humanitaire mondial, la fondation présidée par l'ancien secrétaire général des Nations unies
    Kofi Annan.




    Ce rapport, intitulé "L'impact humain du changement climatique - anatomie d'une crise silencieuse", se veut le premier travail de synthèse sur un sujet jusqu'à présent davantage abordé de manière prospective, à l'image des prévisions de l'ONU annonçant 250 millions de réfugiés climatiques à l'horizon 2050. Alors que
    les négociations internationales sur le climat reprennent la semaine prochaine à Bonn (Allemagne), ses conclusions chargent d'un poids supplémentaire les épaules des gouvernements, responsables de parvenir d'ici au sommet de Copenhague, en décembre, à un accord permettant de réduire de manière drastique les émissions de gaz carbonique dans l'atmosphère.




    "Nous sommes à un moment crucial. Les négociateurs ne peuvent ignorer l'impact actuel du changement climatique. La responsabilité des pays à Copenhague n'est pas seulement de contenir une menace future très sérieuse mais aussi de répondre à une crise contemporaine majeure", estime Kofi Annan. L'élévation des
    températures agit notamment sur les rendements agricoles, l'accès à l'eau et, en conséquence, sur la pauvreté, dont le niveau est étroitement lié à la qualité du milieu naturel dans les pays les moins développés. Selon le rapport, 325 millions de personnes sont chaque année affectées par la dégradation sévère de leur environnement ou les catastrophes climatiques plus fréquentes, comme les inondations ou les cyclones. La très grande majorité d'entre elles vivent dans les pays les plus pauvres. Il évalue à 125 milliards de dollars (90 milliards d'euros) les pertes économiques qui en découlent.




    Tous ces chiffres pourraient être multipliés par deux au cours des vingt prochaines années, selon les auteurs, qui voient dans cette évolution les germes de la plus grave crise humanitaire jamais connue.



    Les conséquences les plus marquées du changement climatique se lisent sur la malnutrition, puisque la moitié des 300 000 décès annuels qui lui sont imputés sont des victimes de la faim. Vient ensuite la santé, le réchauffement apparaissant comme
    le vecteur d'une diffusion plus large de certaines maladies. Dix millions de nouveaux cas de malaria et environ 55 000 morts ont ainsi été identifiés. Les pays pauvres - et là le rapport ne fait que reprendre un constat déjà établi - sont aussi les plus exposés. Du Sahara au Moyen-Orient, jusqu'à l'Asie centrale et à certaines régions d'Asie du Sud-est, ils forment cette ceinture semi-aride
    où les sécheresses récurrentes et la désertification sont déjà à l'œuvre. Somalie, Burundi, Yémen, Niger, Erythrée, Afghanistan, Ethiopie, Tchad, Rwanda et Comores sont à la fois les pays les plus vulnérables au réchauffement et ceux qui ont la plus faible capacité financière pour y répondre.




    EFFORT D'ADAPTATION



    D'où la nécessité, affirme Kofi Annan, de revoir les scénarios de développement que la Communauté internationale s'était engagée à financer (sans jusqu'à présent tenir ses promesses) au travers des Objectifs du millénaire.



    Dans une récente étude, l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) estimait que, dans certains domaines, un tiers des projets financés par l'aide publique au développement pourrait ne pas aboutir du fait du réchauffement. Le
    Forum humanitaire mondial estime qu'il faudrait multiplier par cent l'argent actuellement affecté à l'effort d'adaptation pour déjouer ses sombres prévisions, qui menacent des pays qui ne portent aucune responsabilité dans la situation actuelle.




    Laurence Caramel



    Source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/05/30/le-rechauffement-provoque-300-000-morts-par-an_1200202_3244.html
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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Jeu 4 Juin - 6:21

    Scénarios pour un bouleversement planétaire





    Le réchauffement climatique est un phénomène global : il touche toute la planète et non pas telle ou telle région en particulier. De fait, comme il atteint des zones géographiques variées, ses
    conséquences peuvent être très diverses. De nombreux scénarios sont envisagés. Certains tendent à se vérifier, d'autres restent de l'ordre de l'hypothèse.




    Le réchauffement fait fondre les glaciers et fait donc monter le niveau de la mer. Celui-ci a progressé de 3 mm/an depuis 1993, ce qui reste modeste à première vue, mais le mécanisme est en
    fait plus complexe qu’il n’apparaît. Ainsi, l’effet mécanique de dilatation des océans joue actuellement un rôle important dans ce phénomène. Par ailleurs, la fonte de l’arctique, qui est déjà très avancée et qui pourrait être complète avant la fin du siècle ne modifie pas le niveau de l’eau. C’est comme un glaçon
    qui flotte : il ne fait pas déborder le verre.




    Fonte des glaces et niveau des mers



    Au Groenland, la fonte qu’on pensait modeste crée un écoulement d’eau qui « lubrifie » les glaciers et faciliterait leur écoulement. Le mécanisme pourrait donc s’accélérer considérablement. La fonte totale du Groenland amènerait une augmentation de 6 ou 7 mètres du niveau de la mer.



    La situation en Antarctique est, elle aussi, complexe. C’est un continent immense et la situation à l’Ouest (sous l’Amérique du sud) est différente de celle à l’Est (sous l’Australie). Dans le premier cas, il y a une fonte avérée, dans le second, il y aurait une légère
    augmentation de la quantité de glace ! Par ailleurs, avec des températures atteignant -70°C au cœur du continent, il n’est pas prévu que le continent fonde complètement. Toutefois, si cela arrivait, le niveau de la mer monterait de 60 mètres environ.




    La montée des eaux pose un problème majeur parce qu’un partie importante de la population mondiale vie sur les côtes. C’est les cas des habitants des micro-états du Pacifique dont certains, comme à Tuvalu, sont immédiatement menacés. Mais c’est également le
    cas des habitants de grandes métropoles comme New York, Londres ou Shanghai.




    La fin du gulf stream ?



    Le réchauffement climatique et la fonte de l’Arctique pourrait modifier les courants océaniques intercontinentaux,
    et en particulier le gulf stream. Si celui-ci s’arrêtait, le climat pourrait se refroidir en Europe, entend-on parfois. En fait, les conditions qui amènerait à son arrêt ou même à son ralentissement sont mal connues, de même que l’impact exact qu’il a sur le climat européen. Et dans tous les scénarios, l’Europe continuerait en fait à se réchauffer dans les années à venir.




    Tempêtes



    Après la canicule de 2003 en Europe et l’ouragan Katrina en 2005 aux Etats-Unis, un grand débat a agité la communauté scientifique : le réchauffement favorise t-il les tempêtes et les phénomènes climatiques extrêmes ? Le point est assez technique, et, bien
    entendu, tornades ou sécheresses sont déjà arrivées avant le réchauffement. Aujourd’hui, les chercheurs pensent que le réchauffement va amener une augmentation de l’intensité des cyclones tropicaux et de la fréquence des épisodes de températures extrêmement élevées.




    Sécheresse



    S’il fait plus chaud, on imagine un climat plus sec. Les précipitations vont probablement diminuer dans les zones subtropicales. Mais l’augmentation de la température favorise aussi l’évaporation des océans et donc les précipitations au niveau des latitudes plus
    élevées. Mais ces précipitations seront probablement plus intenses et violentes ; l’eau sera moins bien récupérée par les sols.


    La fonte des glaciers va également diminuer l’alimentation des fleuves de la planète ; de nombreuses zones souffriront d’une baisse de leurs ressources en eau.



    Ecosystèmes



    Des écosystèmes entiers sont menacés par le réchauffement. En général, les espèces animales et végétales migrent vers les pôles ou en altitude pour retrouver les températures auxquelles
    elles sont habituées. Ainsi, l’aire de répartition de nombreux arbres se déplace d’ores et déjà vers le Nord en Europe. Mais ce n’est pas toujours possible.
    C’est ainsi le cas dans l’Arctique : les ours blancs pourraient disparaître car ils n’ont nulle part où aller. La toundra et la forêt boréale sont également menacées.




    Certains animaux dangereux pour l’homme et habituellement cantonnés aux régions tropicales pourraient atteindre des régions plus tempérées. C’est déjà le cas de certains moustiques porteurs du paludisme ou d’autres maladies, comme la fièvre du Nil occidental, qui a tué plusieurs centaines de personnes aux USA, y compris à New York, ces dernières années.



    Océans



    Les océans seront atteints de deux manières. Tout d'abord, le réchauffement menace les récifs coraliens. Or, ceux-ci sont à la base d’écosystèmes très riches. [Voir fiche récifs coralliens]
    Ensuite, plus il y a de CO2 dans l’atmosphère, plus il y en a qui est absorbé par les océans. Or le CO2 acidifie l’eau. Cette acidification pourrait menacer un certains nombre d’organismes en les empêchant notamment de former leur squelette. Le plancton est particulièrement sensible à ce phénomène, or, il est à la base de la chaîne alimentaire marine !




    Positif



    Certaines zones vont bénéficier du réchauffement, s’il reste modeste en tout cas : la production agricole des plaines du Canada, de Russie ou encore de l’Amérique du sud pourrait
    augmenter.




    Les réserves minières présentes dans le sous-sol de ces régions pourraient aussi devenir plus facilement accessibles. Enfin, les transports maritimes pourraient profiter de la fonte de l’arctique : le passage du Nord-Ouest reliant l’Atlantique au Pacifique par le
    nord du Canada, représenterait un raccourci par rapport au canal de Panama. Le passage du Nord-Est, au-dessus de la Sibérie, pourrait également devenir beaucoup plus praticable.




    Conséquences sociétales



    Le réchauffement va transformer nos sociétés en modifiant les récoltes, forçant des gens à migrer. Inondations, tempêtes ou sécheresses auront leur lot de victimes, certaines maladies
    infectieuses pourraient se répandre, etc. Les sociétés d’assurances ont été les premières à essayer d’évaluer combien cela pourrait (leur) coûter. D’autres ont pris le relais et en 2006, le gouvernement britannique a publié un rapport dirigé par Nicholas Stern qui proposait une évaluation globale. Selon cette étude, si l’on ne fait rien, le réchauffement pourrait couter 5 500 milliards
    d’euros sur dix ans ! Prendre les mesures qui s’imposent pour lutter contre le phénomène coûterait environ 1% du PIB mondial par an. Soit 10 à 20 fois moins que ce que coûtera l’inaction !




    Source : http://www.goodplanet.info/goodplanet/index.php/fre/Energie-climat/Consequences/Consequences-du-rechauffement/(theme)/1392
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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Ven 5 Juin - 6:28

    Les autochtones filment les impacts des changements climatiques sur leur environnement




    Le 04 Juin 2009

    Les Bakas, dans l’est du Cameroun, se servent de caméras vidéo fournies par le PNUD et les partenaires du Fonds mondial pour l’environnement afin de documenter la façon dont les changements
    climatiques abîment les forêts où ils vivent. C’est ainsi, entre autres, que le PNUD aide les peuples autochtones, dont les représentants vont se retrouver au siège des Nations Unies à New York du 18 au 29 mai pour débattre de la mise en application de l’accord historique de 2007 concernant
    droits des peuples autochtones.

    Les Bakas, qui vivent dans les forêts d’Afrique centrale, ont créé une organisation appelée Okani (« Debout ! ») pour aider à former d’autres communautés dans l’art de filmer et de raconter une
    histoire, afin qu’ils puissent parler de leur vie. Leur
    premier film
    montre comment ils réagissent aux impacts du changement climatique et à la transformation brutale de leur habitat.

    « Les arbres portent moins de fruits, le sol a perdu de son humidité, explique un chasseur-cueilleur devant la caméra.
    Les femmes bakas aiment pêcher. Cela fait partie de nos traditions. Mais le cours d’eau commence à s’assécher et les poissons meurent. La Terre a changé. »


    Okani est l’un des nombreux projets permettant aux communautés autochtones, partout dans le monde, de s’armer de caméras pour exprimer leurs préoccupations. Cette initiative est financée par le
    Programme de microfinancements du Fonds pour l’Environnement Mondial (GEF-SGP)
    , avec une aide du Programme mondial de renforcement des droits de l’homme du PNUD.

    « Des vidéos participatives, filmées par des populations locales ou autochtones, donnent à celles-ci une voix pour expliquer au monde entier quels sont leurs besoins, explique l’expert en biodiversité du PNUD Terence Hay-Edie. C’est un processus qui permet de
    construire des ponts entre les communautés et les décideurs politiques et donne aux personnes vulnérables et démunies un contrôle plus grand sur leur propre développement, les droits de l’homme et les décisions qui affectent leur vie. »


    Les peuples autochtones ont aussi recours à la vidéo pour soumettre des propositions, pour recevoir des subventions et… pour obtenir des résultats.
    « Il s’agit de former des autochtones, qui apprendront ensuite à d’autres membres de leur communauté à filmer leurs initiatives, reprend Hay-Edie. Une fois le projet terminé, le groupe expliquera,
    avec ses mots à lui, ce qu’il a obtenu et quelles leçons il a apprises. »


    Le programme de microfinancement a investi plus de 300 millions de dollars dans des initiatives qui ont trait essentiellement à la sauvegarde de la biodiversité, l’atténuation des changements climatiques et la prévention de la dégradation des sols. Environ 15
    pour cent des fonds sont contrôlés par des organisations de peuples autochtones et des zones de gestion communautaire dans plus de 100 pays.


    L’internet pour se faire connaître

    L’Internet est un outil essentiel pour se faire connaître. Les films sont téléchargés sur divers sites web, comme PNUD-Youtube
    , le Programme de microfinancement du FEM et Conversations avec la Terre ou projetés lors d’importantes conférences autochtones.

    La vidéo participative faite par les Bakas a ainsi été montrée pour la première fois pendant le Sommet mondial des peuples autochtones sur les changements climatiquesle 24 avril en
    Alaska.


    Débat mondial aux Nations Unies

    Quelque 2000 représentants des communautés autochtones du monde entier se retrouveront lors de la huitième session de
    l’Instance permanente sur les questions autochtones, ou des délégués de divers gouvernements, organisations de la société civile et agences des Nations Unies (dont le PNUD) discuteront de la prochaine mise en œuvre de la
    Déclaration sur les droits des peuples autochtones de septembre 2007. La nécessité de
    recourir à plus grande échelle aux pratiques de responsabilité sociale est également à l’ordre du jour, puisque l’impact du secteur industriel sur les communautés autochtones est particulièrement négatif.


    Les quelque 370 millions d’autochtones constituent près de 5 pour cent de la population mondiale mais comprennent 15 pour cent des pauvres et un tiers des 900 millions de personnes extrêmement
    pauvres qui vivent dans les zones rurales. Leur accès à des services adéquats, comme la santé et l’éducation, est largement en dessous des moyennes nationales.


    Les peuples autochtones sont des partenaires clés d’un type particulier de développement, qui respecte leur système économique et social et œuvre en leur faveur sans violer leur culture et leurs traditions. Le PNUD travaille en partenariat avec les pouvoirs publics et les organisations autochtones du monde entier pour mettre en pratique la Déclaration sur les droits des peuples autochtones, en général par le truchement de processus décisionnels participatifs.

    Auteur

    Programme des Nations Unies pour le développement

    Source :http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2004.php

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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Sam 6 Juin - 19:12

    Réchauffement
    climatique : un enjeu de sécurité internationale






    Le réchauffement
    climatique a finalement été reconnu comme étant un enjeu de sécurité
    internationale par l’Assemblée générale de l’ONU. La résolution sur laquelle les
    membres de l’assemblée se sont entendus appelle les organes compétents de l'ONU
    à renforcer leurs efforts consacrés à l'examen et au traitement du problème des
    changements climatiques, « notamment les répercussions que ceux-ci pourraient
    avoir sur la sécurité ».




    Le texte, parrainé
    par 63 pays membres, demande à Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, de
    concevoir un rapport « sur les répercussions éventuelles des changements
    climatiques sur la sécurité, en tenant compte des vues des Etats membres et des
    organisations régionales et internationales compétentes ». Ce texte devra être
    présenté à l’Assemblée lors de sa prochaine session qui commence en
    septembre.




    Ce texte est un
    aboutissement pour une coalition de Petits Etats insulaires en développement
    (PEID). Cela faisait un an qu’elle faisait campagne pour que la communauté
    internationale se penche sérieusement sur cette question. « Le réchauffement
    climatique menace notre existence même », a déclaré Marlene Moses, actuelle
    présidente du PIED et ambassadrice de Nauru à l'ONU.




    Les PEID sont
    particulièrement fragiles face à la montée du niveau des eaux des océans, dont
    les experts prévoient qu'il pourrait s'accroître d'un mètre ou plus d'ici à
    2100. « Il est vital que le Conseil de sécurité et d'autres organes de l'ONU se
    saisissent d'urgence de l'aspect sécuritaire du changement climatique », a
    précisé Marlene Moses. « Les îles sont comme le canari dans la mine de charbon.
    Nous sommes parmi les premiers à ressentir les effets dévastateurs du changement
    climatique sur nos populations, mais nous ne serons pas les derniers », a-t-elle
    ajouté.




    Source: http://www.developpementdurable.com/environnement/2009/06/A1899/rechauffement-climatique-un-enjeu-de-securite-internationale.html
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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par Rabasse du sud le Dim 7 Juin - 9:33

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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Mar 16 Juin - 17:05

    Bonn, pas d’avancée dans les négociations climat, la faute aux Etats-Unis ?






    (Par Jean-Charles BATENBAUM)



    Selon Greenpeace et Les Amis de la Terre, les Etats-Unis et l'administration Obama bloquent les négociations sur le climat, mauvais présage pour Copenhague ?



    A Bonn, toujours aucune avancée dans les « négociations climat » Greenpeace en appelle à un sursaut lors du sommet des chefs d’Etat de l’UE. Au jour de la clôture des négociations des Nations Unies sur le climat à Bonn, qui n’ont abouti à aucun résultat significatif dans la préparation à un accord fort pour Copenhague,
    Greenpeace appelle les leaders qui se retrouveront lors du G8 dans 4 semaines à prendre leurs responsabilités.




    Pour Karine Gavand, chargée de campagne climat pour Greenpeace France, « il est clair qu’un certain nombre de pays n’a absolument aucune intention de sauver la planète des impacts dévastateurs du dérèglement climatique. Les Etats-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon et le Canada agissent comme s’il n’y avait pas de
    crise climatique, et placent leurs propres intérêts avant l’urgence climatique ».




    Pour l’heure, la moyenne des objectifs fixés par les pays industrialisés se situe entre seulement entre -8 et -15% de réduction de leurs émissions par rapport aux niveaux de 1990. Hier le Japon a confirmé qu’il va seulement réduire de 8% ses émissions ; la Nouvelle-Zélande n’a encore pris aucun engagement ; les émissions du Canada vont très probablement augmenter ; l’Australie se refuse à agir si les autres ne le font pas ; et les Etats-Unis se placent derrière la majorité d’entre eux avec ne réduction d’au maximum 4% de leurs émissions.



    Pour se donner une seule chance de rester en deçà d’une augmentation de 2°C des températures, ces pays doivent s’engager à une réduction globale de leurs émissions de 40% d’ici à
    2020, avant de les réduire à zéro d’ici à 2050. En l’état des choses, leurs objectifs nous conduiraient à une augmentation de 3°C, ou plus, avec un impact dévastateur pour le climat.




    Alors que l’Union européenne pourrait jouer un rôle de leader, les ministres des finances européens ont montré cette semaine qu’eux non plus n’ont aucune intention de tendre la main aux pays les plus vulnérables face aux changements climatiques.
    Ils ont refusé une fois de plus de proposer des financements pour les aider à s’adapter au dérèglement du climat, à stopper la déforestation et à s’orienter vers une économie sobre en carbone.




    « L’Europe doit faire un choix – va t’elle continuer à rester sur la ligne de touche et regarder les autres pays industrialisés ruiner nos espoirs d’un bon traité sur le climat ou va-t-elle se battre pour obtenir un vrai résultat ? », s’interrogeait Karine Gavand. « On ose espérer un signal fort lors du sommet européen des chefs d’Etat
    le jeudi 18 juin à Bruxelles », poursuit-elle.




    « L’urgence climatique ne semble pas traité avec le même sérieux que l’a été la crise économique. Pourtant une augmentation de 3°C des températures mondiales verrait la disparition d’un tiers des espèces vivant sur notre planète, ainsi que presque l’ensemble des forêts tropicales d’Amazonie, et la fonte irréversible des glaces du Groenland et l’Antarctique Ouest », rappelle Karine Gavand.




    Les négociateurs ont en main un traité « référence », celui réalisé par les ONG : Un groupe d’ONG, dont Greenpeace, présentait lundi soir à Bonn ce qui pourrait être le traité idéal à Copenhague. Issu d’un travail d’une année réalisé par les experts climat de près de 20 pays, ce traité de 160 pages est une grande première car c’est la première fois que des organisations et des experts issus de la société civile réalisent un tel travail, en tenant compte évidemment des contraintes des différentes pays, tout en les dépassant. Ce traité devrait servir d’étalon pour les 192 pays qui négocient le futur accord selon Greenpeace.




    De leur cotés, alors que la deuxième réunion des Nations unies sur le climat prend fin à Bonn, selon les Amis de la Terre International, ce sont aussi surtout les États-Unis qui bloquent les avancées des négociations. Alors que cette intersession de Bonn doit préparer la conférence qui se tiendra à Copenhague (Danemark) en décembre
    2009, et dont l’objectif est la signature d’un nouvel accord mondial pour le climat, les Amis de la Terre demandent des engagements beaucoup plus forts des pays « riches ».




    L’administration Obama a remis en question ses responsabilités en tant que plus grand émetteur mondial historique de gaz à effet de serre (GES). L’Union Européenne, qui compte aussi parmi les principaux émetteurs historiques de gaz à effet de serre, n’a
    pas réussi à prendre le leadership à Bonn et a gardé le silence face à l’obstruction scandaleuse des États-Unis (revenir seulement au niveau des émissions de 1990) et à la dangereuse proposition du Japon d’adopter un objectif de réduction des émissions ridiculement bas (- 8 % d’ici 2020 par rapport à 1990). L’actuelle position européenne est pourtant de réduire de 20 % les émissions de GES d’ici 2020 (et de 30 % dans le cas d’un accord international
    ambitieux).




    Les Amis de la Terre insistent pour que l’objectif des pays industrialisés soit compatible avec les impératifs scientifiques, soit 40 % de réduction domestique des émissions d’ici 2020, en accord avec la fourchette haute des recommandations du GIEC
    (Groupement intergouvernemental d’experts sur le climat). « L’élection du président Obama a créé un énorme espoir à travers le monde. Malheureusement pour la survie des populations et de la planète, la position de l’administration Obama lors de ces négociations ressemble de plus en plus à celle de Bush »
    explique Sonja, des Amis de la Terre - Europe.




    Source: http://www.actualites-news-environnement.com/20812-Bonn-negociations-climat-Etats-Unis.html
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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Mer 24 Juin - 7:53

    Le changement climatique serait lié à une ancienne extinction de masse



    Le 23 Juin 2009

    Selon une nouvelle recherche, un évènement d'extinction de masse qui a eu lieu il y a 200 millions d'années pourrait être à l'origine du changement climatique. Ces résultats ont apporté de nouvelles informations sur le rythme de l'extinction de masse, et impliquent que des changements relativement peu importants dans les niveaux de dioxyde de carbone atmosphérique pourraient suffire à déclencher une extinction.

    L'extinction de la période Trias-Jurassique est l'un des cinq évènements d'extinction de masse dans l'histoire de la planète. À cette époque, de nombreuses espèces marines avaient disparu et les premiers dinosaures étaient apparus.
    À l'origine, les scientifiques pensaient que les extinctions de masse avaient lieu plutôt lentement, s'étendant sur des millions d'années. Dans cette étude, des scientifiques d'Irlande, du Royaume-Uni et des États-Unis ont étudié six groupes de plantes fossilisées découvertes sur le site de Kap Stewart Group à l'Est du
    Groenland.


    Ils ont appliqué une nouvelle technique d'analyse sur les roches afin d'observer ce qu'il se passait avant et pendant l'évènement d'extinction de masse. Leurs recherches ont révélé que des signaux d'alarme avertissaient du déclin des écosystèmes bien avant que les espèces ne commencent à disparaître. Au cours de la période étudiée, le nombre de communautés de plantes et de plantes
    individuelles avait baissé.


    «Le déclin abrupt de la diversité des plantes [...] concorde avec les réponses attendues des plantes face à un changement environnemental catastrophique rapide plutôt que progressif», écrivent les chercheurs.

    «Les différences constatées au niveau de l'abondance des espèces dans les 20 premiers mètres de falaises où les fossiles ont été collectés étaient prévisibles», a commenté Peter Wagner du Smithsonian Institution National Museum of Natural History des États-Unis. «Mais les dix derniers mètres présentaient des pertes
    importantes de diversité qui excèdent considérablement ce que nous pouvons attribuer à une erreur d'échantillonnage : les écosystèmes supportaient de moins en moins d'espèces.»


    De plus, le déclin dans les anciennes communautés de plantes a coïncidé avec une augmentation des niveaux de dioxyde de carbone et le réchauffement planétaire.
    Toutefois, les scientifiques font remarquer que les niveaux plus élevés de dioxyde de soufre provenant des éruptions volcaniques pourraient également avoir joué un rôle important dans l'évènement d'extinction.

    «Nous ne disposons d'aucun moyen actuellement pour détecter les
    changements dans les taux de dioxyde de soufre qui ont eu lieu dans le passé ; aussi il est difficile de déterminer si le dioxyde de soufre, en plus d'une augmentation de dioxyde de carbone, a influencé l'extinction», a déclaré Jennifer McElwain de l'University College de Dublin, en Irlande. Parmi les autres causes possibles de l'évènement d'extinction figurent une météorite et une libération massive de méthane.


    Il nous faut cependant tirer des enseignements des évènements passés, avertissent les scientifiques. «Nous devons tenir compte des premiers signes d'avertissement de détérioration au sein des écosystèmes modernes», a déclaré le Dr McElwain.
    «Le passé nous a montré que les extinctions à grande échelle des espèces (à hauteur de 80%) peuvent survenir de façon très soudaine, mais qu'ils sont précédés de longs intervalles de changement écologique.»


    Les scientifiques ont désormais besoin de résultats solides concernant les taux de dioxyde de carbone et de dioxyde de soufre afin de déterminer plus précisément ce qu'il s'est passé il y a 200 millions d'années.
    Source :http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2028.php

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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Mer 1 Juil - 19:26

    La fonte du pergélisol accélère le réchauffement climatique[/size]


    Par Sandra BESSON

    La fonte rapide du pergélisol accélère considérablement le processus de réchauffement climatique dans la mesure où de grandes quantités de gaz à effet de serre stockés dans les sols gelés sont alors relâchées dans l’atmosphère.

    La quantité de dioxyde de carbone emprisonné dans les sols gelés dans l’Hémisphère Nord est deux fois plus importante que ce qu’annonçaient les estimations précédentes et une fonte rapide des glaces pourrait accélérer le réchauffement climatique de manière considérable, d’après ce qu’indique une étude publiée mercredi.
    De grandes parties du nord de la Russie, du Canada, des pays du Nord, et de l’Alaska aux Etats-Unis sont recouvertes d’une épaisse couche de sols gelés près de la surface, appelés pergélisol (ce terme désigne un sous-sol gelé en permanence, au moins pendant deux an).


    Le réchauffement climatique a déjà provoqué une fonte rapide du pergélisol dans certaines régions du monde, qui a libéré de grandes quantités de gaz à effet de serre puissants et dangereux tels que le dioxyde de carbone et le méthane.

    Les prévisions montrent que presque tout le pergélisol proche de la surface disparaîtra d’ici la fin du siècle, conduisant au rejet de gaz à effet de serre

    Alors que le monde se réchauffe de plus en plus, une plus grande quantité de ces gaz à effet de serre devrait être relâchée et pourrait ainsi accélérer encore la situation avec un point de non retour lors duquel de grands volumes de gaz seraient rejetés dans l’atmosphère, faisant augmenter très rapidement et irrémédiablement les températures mondiales, d’après ce que les scientifiques ont indiqué.
    « De grandes quantités de dioxyde de carbone stockées dans les sols gelés dans des latitudes élevées sont de plus en plus vulnérables à l’exposition à l’atmosphère » a déclaré Pep Canadell, directeur exécutif du programme Global Carbon Project de l’Organisation de Recherche Industrielle et Scientifique du
    Commonwealth.

    « La recherche montre que la quantité de dioxyde de carbone stockée dans les sols entourant le Pôle Nord a été largement sous-estimée ».

    L’étude a été publiée dans le dernier numéro du magazine Global
    Biogeochemical Cycle.


    Pep Canadell a déclaré qu’une étude de quatre ans basée sur les dernières recherches réalisées sur le pergélisol, sur les données provenant de nouveaux projets de forage ainsi que sur la publication de données inédites jusqu’alors de l’Académie de Sciences de la Russie, avait conduit à réévaluer les taux de
    dioxyde de carbone présents dans les sols de ces régions.

    « Les prévisions montrent que presque tout le pergélisol proche de la surface disparaîtra d’ici la fin du siècle, exposant de grandes réserves de dioxyde de carbone à la décomposition et conduisant au rejet de gaz à effet de serre » a déclaré Pep Canadell.

    Le scientifique a ajouté que si seulement 10% du pergélisol fondait,
    cela pourrait conduire au rejet de 80 parts par million d’équivalent dioxyde de carbone dans l’atmosphère, ce qui provoquerait une augmentation de 0,7°C des températures mondiales.

    D’après le Groupe Intergouvernemental d’Experts des Nations Unies sur l’Evolution du Climat (GIEC), les températures moyennes ont déjà augmenté d’environ 0,7°C depuis la fin du 19ème siècle et devraient augmenter encore de 1,8 à 4°C d’ici 2100.

    Les scientifiques disent qu’un réchauffement rapide de la planète
    provoquera des tempêtes plus intenses ainsi que des sécheresses, une augmentation du niveau des mers et une fonte des calottes glaciaires.

    Pep Canadell a ajouté que lors d’un voyage récent en Chine du nord, les scientifiques avaient découvert que le pergélisol était loin d’avoir disparu au cours des vingt dernières années à son extrémité sud. Les habitants locaux lui avaient dit que le pergélisol atteignait auparavant 20 centimètres au dessous de la surface et qu’il mesurait désormais plusieurs mètres.

    Le scientifique indique par ailleurs que les modèles climatiques montrent que le réchauffement climatique pourrait entraîner un processus irréversible de fonte. Par exemple, la chaleur générée par l’activité microbienne accrue dans le sol pourrait conduire à des émissions soutenues et sur le long terme de dioxyde de carbone et de méthane.
    De plus, les lacs qui se forment au fur et à mesure que le pergélisol fond pousseront la chaleur dans les couches plus profondes et ramènera à la surface le méthane stocké très en profondeur.
    Source : http://www.actualites-news-environnement.com/20965-pergelisol-rechauffement-climatique.html
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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Sam 4 Juil - 10:19

    Les changements climatiques commencent à avoir des effets négatifs sur la santé




    Le 02 Juillet 2009

    Les changements climatiques se produisent plus rapidement que prévu et commencent à avoir des effets négatifs sur la santé, ont indiqué deux spécialistes.

    Une climatologue de la National Wildlife Federation (association de protection de la nature), Mme Amanda Staudt, et le directeur adjoint du Centre de la santé et de l'environnement mondial relevant de la faculté de médecine de l'université Harvard, le docteur Paul Epstein, qui est également un spécialiste des maladies
    tropicales, ont donné une conférence au Centre international Woodrow Wilson sur la santé et les changements climatiques


    Selon Mme Staudt, un nombre croissant de données scientifiques montrent que les changements climatiques sont plus rapides que ce que l'on avait pensé il y a quelques années et qu'ils ont déjà une incidence sur la vie des populations à travers le monde.
    On se rend de plus en plus compte, a-t-elle dit, que ces changements seront irréversibles et que l'on subit déjà leurs effets, sous la forme notamment de l'accroissement de la gravité des sécheresses, des précipitations, des inondations, des cyclones et des feux de forêt.

    Lorsque ces changements climatiques ont lieu, a dit le docteur Epstein, les risques pour la santé s'aggravent, notamment en ce qui concerne les maladies infectieuses. Dans les montagnes de l'Afrique, de l'Asie et de l'Amérique latine où on observe un recul des glaciers, de nouvelles plantes et les moustiques font leur apparition à une altitude bien plus élevée qu'autrefois. Ces moustiques
    transmettent des maladies jusqu'alors inexistantes dans ces régions, dont le paludisme et la fièvre jaune.

    Le 16 juin, le gouvernement des États-Unis a rendu public un nouveau rapport sur les effets des changements climatiques aux États-Unis, selon lequel le réchauffement climatique contribue aussi à accroître l'ozone de la basse atmosphère. Ce gaz a des effets nocifs sur le fonctionnement des poumons et peut
    endommager de façon permanente les cellules de leur revêtement
    alvéolaire.


    D'après ce rapport, le nombre de grandes vagues de chaleur va augmenter, ce qui entraînera un accroissement des décès et des maladies dus à la chaleur.
    En outre, l'augmentation des précipitations et des inondations entraînera l'apparition de maladies d'origine hydrique.

    Le monde, a souligné le docteur Epstein, doit concentrer son attention sur les solutions à adopter qui sont bonnes pour la santé. Ces solutions vont de l'adoption de sources d'énergie renouvelables, telles que l'énergie éolienne et l'énergie géothermique, à une meilleure gestion des forêts.

    Certaines de ces solutions peuvent être appliquées immédiatement.
    D'autres, telles que le recours aux biocarburants et aux énergies à base de combustibles fossiles, exigent des études plus approfondies afin de pouvoir évaluer leurs effets sur la santé, l'écologie et l'économie.


    De son côté, Mme Staudt a indiqué que les changements irréversibles avaient obligé les écologistes à repenser leur stratégie de lutte contre le réchauffement climatique. Les partisans de la protection de la nature se débattent à l'heure actuelle avec la question de savoir comment le réchauffement climatique va
    modifier leur mission. « Pendant de nombreuses années, peut-être pendant toute l'histoire du mouvement de protection de la nature, il s'agissait surtout de revenir à l'état originel. Ce n'est plus la réalité à l'heure actuelle. Nous avons affaire à des conditions climatiques tout à fait nouvelles. Il nous faut maintenant penser à la manière dont nous pouvons changer tout ce que nous faisons pour nous adapter à un climat en évolution. »


    Si la situation est critique, a-t-elle dit, le monde a la possibilité d'aller de l'avant. « On observe une prise de conscience accrue de la nécessité d'agir vite et de réduire la pollution causant le réchauffement climatique. En même temps, nous avons l'occasion de rééquiper les États-Unis, de favoriser une économie fondée sur des énergies propres et de protéger également la faune et la flore
    sauvages pour l'avenir de nos enfants (…) Je pense qu'il est très important que nous agissions de manière à pouvoir offrir à nos enfants un monde meilleur. »


    Source :http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2040.php
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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Ven 15 Jan - 12:00

    Invitation officielle à la Conférence Mondiale des Peuples sur le Changement Climatique:
    http://cmpcc.org/2010/01/06/85/#more-85

    En allemand, russe, espagnol, anglais, portugais:
    http://cmpcc.org/

    Considérant que le changement climatique représente une menace réelle
    pour l’existence de l’humanité, des êtres vivants et de notre Terre-Mère
    telle que nous la connaissons aujourd’hui;

    Constatant le grave péril pour les îles, les zones côtières, les
    glaciers de l’Himalaya, les Andes et les montagnes du monde, les pôles,
    les régions chaudes comme l’Afrique, les sources d’eau, les populations
    affectées par les désastres naturels croissants, les plantes et les
    animaux, et tous les écosystèmes en général.

    Etant évident que les plus affectés par le changement climatique seront
    les plus pauvres de la planète qui verront leurs foyers détruits, ainsi
    que leurs moyens de survie et seront obligés de migrer et de chercher
    refuge;Confirmant que 75% des émissions historiques de gaz à effet de
    serre proviennent des pays irrationnellement industrialisés du Nord;

    Regrettant l’échec de la Conférence de Copenhague dû à la responsabilité
    des pays appelés « développés » qui ne veulent pas reconnaître la dette
    climatique qu’ils ont envers les pays en voie de développement, les
    futures générations et la Terre-Mère;

    Réaffirmant la nécessité de lutter pour la justice climatique;

    Reconnaissant la nécessité d’assumer des actions urgentes afin d’éviter
    de plus grands désastres et souffrances à l’Humanité, à la Terre-Mère et
    de rétablir l’harmonie avec la nature;

    Et célébrant la Journée International de la Terre-Mère,

    Le gouvernement de l’Etat Plurinational de Bolivie convoque les peuples
    et mouvements sociaux et les défenseurs de la Terre-Mère du monde,
    invite les scientifiques, académiciens, juristes et gouvernements qui
    souhaitent travailler avec leurs peuples à la Conférence Mondiale des
    Peuples sur le Changement Climatique et les Droits de la Terre-Mère qui
    aura lieu du 20 au 22 avril 2010 à Cochabamba en Bolivia.


    La Conférence Mondiale des Peuples sur le Changement Climatique et les
    Droits de la Terre-Mère a pour objectifs :

    1) Analyser les causes structurelles y systémiques qui provoquent le
    changement climatique et proposer des mesures de fond qui rendraient
    possible le bien-être de toute l’Humanité en harmonie avec la nature.

    2) Discuter et se mettre d’accord sur le projet de Déclaration
    Universelle des Droits de la Terre-Mère.**

    3) Se mettre d’accord sur les propositions de nouveaux engagements pour
    le Protocole de Kyoto et pour les futures décisions de la Convention
    Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique. Ces propositions
    guideront l’action des gouvernements engagés sur la voie des
    négociations à propos du changement climatique et dans toutes les
    sphères des Nations Unies sur les thèmes suivants :

    a) dette climatique.
    b) migrants-réfugiés du changement climatique.
    c) réduction des émissions.
    d) adaptation.
    e) transfert des technologies.
    f) financement.
    g) forêts et changements climatiques.
    h) vision partagée.
    i) peuples indigènes
    j) autres.

    4- Travailler pour organiser un Référendum Mondial des Peuples sur le
    changement climatique.

    5- Analyser et tracer un plan d’action en vue de la constitution d’un
    Tribunal pour la Défense du Climat.

    6- Définir les stratégies d’action et de mobilisation pour la défense de
    la vie face au changement climatique et pour les Droits à la Sauvegarde
    de la Terre-Mère.

    Bolivie, le 5 janvier 2010

    Evo Morales Ayma

    Président de l’Etat Plurinational de Bolivie

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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Mer 11 Déc - 14:37

    Le réchauffement climatique sous-estimé ces 15 dernières années
    http://www.futura-sciences.com/magazines/environnement/infos/actu/d/climatologie-rechauffement-climatique-sous-estime-ces-15-dernieres-annees-50415/#xtor=EPR-17-[QUOTIDIENNE]-20131123-[ACTU-Le-rechauffement-climatique-sous-estime-ces-15-dernieres-annees]
    La tendance au réchauffement de ces 15 dernières années est plus importante qu’on le pensait. C’est en tout cas ce que montre une nouvelle étude, dans laquelle la température globale est mieux quantifiée qu'actuellement. L'étude rapporte que l'Arctique joue un rôle dominant dans le réchauffement global.
    Le 22/11/2013 à 11:30 - Par Delphine Bossy, Futura-Sciences
    En Arctique, il existe peu de stations de mesure de la température de surface. Pourtant, cette région est celle du monde qui se réchauffe le plus rapidement, et qui en conséquence influence grandement le réchauffement global. © United States Navy, DP
    La moitié du réchauffement climatique a été sous-estimée depuis 1997. La température mondiale est calculée avec les jeux de données d’observations de trois principales structures : la Nasa, la NOAA et le Met Office. Mais déterminer une température globale à partir des réseaux d’observations pose problème, en raison notamment des données manquantes. Les stations de mesure du Met Office par exemple couvrent 84 % de surface terrestre, mais ne sont pas présentes en Antarctique, en Arctique et dans certaines régions africaines.
    Au Met Office, la température globale est calculée à partir des enregistrements in situ (HadCRUT4), sans combler les données manquantes. Cela ne poserait pas tellement de problèmes si les régions omises se réchauffaient à la même vitesse que les régions voisines. Mais ce n’est pas le cas, l’accroissement de la température de l’air en Arctique s’est considérablement renforcé au cours des dernières décennies. Ainsi ne pas prendre en compte des changements du thermomètre de cette région peut avoir d’importantes répercussions sur la précision de la température globale.
    Pour combler le manque de données directes en Arctique, une méthode, déjà utilisée par la Nasa, consiste à reconstruire le profil de température de toute la région, en interpolant les données des stations les plus proches. Mais récemment, les chercheurs Kevin Cowtan et Robert Way de l’université de York ont développé une méthode qui utilise les mesures satellitaires pour remplir les zones manquantes. Les résultats avec cette méthode sont édifiants : la tendance au réchauffement est doublée.

    Les données de température du Met Office (courbe au trait fin) par rapport à la reconstruction globale corrigée (courbe au trait épais). Les droites rouges indiquent la tendance au cours des 16 dernières années pour les données respectives. L'image de fond illustre la couverture des données du Met Office, avec des couleurs indiquant l'évolution géographique de la température. L'Arctique se réchauffe beaucoup plus vite que le reste de la planète. © Kevin Cowtan et Robert Way, université de York
    Un réchauffement 2,5 fois plus rapide sur ces 16 dernières années
    Les températures globales recalculées avec cette méthode ne changent pas beaucoup sur une année, mais modifient sensiblement la tendance d’évolution de la température globale sur ces 15 dernières années. Durant la période 1997-2012, les températures du produit HadCRUT4 non modifiées montrent un réchauffement global de 0,05 °C par décennie. En appliquant les corrections satellitaires, l’équipe montre que la tendance double, atteignant 0,12 °C par décennie. Leurs résultats sont publiés dans la revue Quarterly Journal of the Royal Meteorological Society.
    Les satellites ne mesurent pas directement la température de surface, mais fournissent par micro-ondes les températures en plus haute troposphère. Ainsi, Cowtan et Way n’utilisent pas directement ces températures, mais plutôt la différence entre les données fournies par les satellites et celles venant du terrain. Ils appliquent pour cela une méthode d’interpolation, dite de krigeage. Un champ de température hybride est obtenu, où lorsque la température est mesurée sur le terrain, la valeur est gardée. Lorsqu’elle n’existe pas, elle est remplacée par la température mesurée par le satellite, convertie en température de surface, par krigeage.
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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Mer 11 Déc - 14:40

    Climat: les conditions d'une réussite de la conférence de Paris
    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20131127trib000798087/climat-les-conditions-d-une-reussite-de-la-conference-de-paris.html

    Bertrand Pancher, responsable du pôle écologie de l'UDI, défend l'idée d'une réduction de 50% des émissions de gaz à effet de serre et la mise en place d'une taxe carbone aux frontières de l'Europe
    Bertrand Pancher | 27/11/2013, 14:42

    Après le flop de la conférence de Varsovie, la France doit prendre le leadership de la lutte contre la réchauffement, en vue de la conférence de Paris, en 2015. Elle doit notamment promouvoir la mise en place d'une taxe carbone aux frontières de l'Europe. Par Bertrand Pancher, député de la Meuse, responsable du « Pôle Ecologie" de l'UDI
    sur le même sujet
    La 19ème conférence internationale sur le réchauffement climatique, qui s'est achevée samedi à Varsovie, était attendue. Le dernier rapport des experts du climat, le GIEC, est sans équivoque : si l'on ne fait rien, la température de la planète va augmenter de 4 à 4,5° à la fin du siècle soit 75cm à 1 mètre d'augmentation du niveau des océans; une catastrophe économique, humaine et environnementale absolue pour tous et notamment pour la France, au climat continental, et encore plus exposée que d'autres pays. Il faut donc tout faire pour limiter la hausse à 2°, ce qui est encore techniquement possible.
    Le flop de Varsovie: deux objectifs manqués
    Cette conférence a malheureusement abouti à un « flop ». Après Copenhague, la plus grande réunion de chefs d'Etats et de gouvernements de tous les temps, puis la conférence internationale de Doha, la rencontre de Varsovie se fixait deux objectifs clairs afin de limiter cette hausse de la température future à 2°:
    1-Construire une feuille de route précise afin de pouvoir aboutir à un accord international et général en 2015 à Paris. L'accord de Doha en 2011 prévoyait en effet de parvenir en 2015 à un accord applicable à tous les pays, entrant en vigueur en 2020 et prenant la forme « d'un protocole, un autre instrument juridique ou un résultat agréé ayant force de loi en vertu de la convention applicable à toutes les parties ».
    L'ensemble des pays avait alors convenu de négociations plus opérationnelles et structurées à Varsovie afin de préparer les premiers éléments d'un texte en 2014, livré à la prochaine conférence internationale de Lima, pour aboutir enfin à un accord définitif à celle de Paris en 2015. Il fallait donc acter un travail interne précis pour chaque État.
    2-Définir le contenu de l'enveloppe de 100 milliards d'euros dégagée par les pays développés à l'horizon 2020, pour compenser les dégâts environnementaux notamment pour les pays fragiles. En 2010, à la conférence de Cancun, l'adaptation avait été affirmée comme défi majeur auquel devaient faire face tous les pays, ceci avec un soutien financier et technologique pour les pays les plus vulnérables. La conférence de Varsovie devait détailler les efforts de soutien, affichés pour le moment à 30 milliards de dollars sous forme d'ailleurs, avant tout, de redéploiements de crédits…
    L'échec de la conférence de Paris se profile
    L'on attendait de Varsovie un accord sur le recensement début 2014 des engagements des principaux pays de la planète, nous n'avons obtenu qu'une demande de remise de contributions début 2015 pour les pays le pouvant… Sur le plan financier l'ensemble des pays en voie de développement s'est heurté à la langue de bois des pays riches… L'échec de la conférence de Paris se profile…
    Il est donc vital que la communauté internationale se ressaisisse et il est indispensable que l'Union Européenne, première puissance économique mondiale, se donne les moyens d'entraîner la plupart des pays de notre planète.
    Deux impératifs pour la conférence de Paris
    La France, qui accueillera la conférence internationale de Paris en 2015, est face à une responsabilité historique. Saura-t-elle entraîner l'Europe pour que l'Europe entraîne le monde ?
    1-Comme nous l'avons fait à travers la présidence française de l'Union Européenne en 2008, par ce que l'on a appelé le « 3 fois 20 » (-20% de GES, -20% de consommation énergétique et +20% d'énergies renouvelables à l'horizon 2020), nous devons maintenant engager notre continent en 2030 sur un objectif de réduction du gaz à effet de serre (GES) de 50% afin d'aboutir à une trajectoire de réduction complète en 2050. C'est possible car, grâce à nos efforts, nous dépasserons très largement les objectifs de baisse de GES de l'époque. Le Royaume-Uni vient d'ailleurs de fixer la voie à suivre.
    2-Nous devons enfin commencer à réguler les échanges au niveau de nos frontières européennes. La mise en place d'une taxe carbone aux frontières de l'Europe est le seul moyen d'orienter de façon vertueuse les échanges et de faire entendre raison à ceux qui inondent nos marchés sur le dos de la planète et qui pillent nos emplois. La Chine, qui s'était laissée convaincre par un début d'engagement à Doha en 2011, a fait avorter la conférence de Varsovie. Il faut maintenant mettre les principaux pays émetteurs au pied du mur…
    La France doit prendre le leadership
    Afin que la conférence de Paris, présidée par la France, ne soit pas un échec, notre pays doit avoir pleinement conscience des enjeux et prendre le leadership de la lutte contre le réchauffement climatique sur le plan national, par une prochaine loi « climat énergie » de grande ambition et, sur le plan européen, par des engagements permettant d'initier un nouveau modèle à l'échelle du monde. Notre continent, qui est la 1ère puissance économique mondiale, en a la possibilité.
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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Mer 11 Déc - 14:40

    L'adaptation au réchauffement climatique pourrait coûter 350 milliards de $ par an à l'Afrique d'ici 2070
    http://www.catnat.net/veille-catastrophes/changements-climatiques/16952-l-adaptation-au-r%C3%A9chauffement-climatique-pourrait-co%C3%BBter-350-milliards-de-$-par-an-%C3%A0-l-afrique-d-ici-2070
    Publié le 5 décembre 2013. Posté dans Veille changements climatiques
    Selon le rapport Africa's Adaptation Gap, publié et approuvé par la Conférence ministérielle africaine sur l'environnement (CMAE), dont le secrétariat est hébergé par le PNUE, les coûts de l'adaptation pour l'Afrique pourraient atteindre environ 350 milliards de dollars par an d'ici à 2070 si l'objectif de deux degrés était dépassé de manière significative. En revanche, si l'objectif était respecté, les coûts pourraient diminuer de 150 milliards de dollars par an.
    Le rapport avertit que même si le monde arrivait à maintenir le réchauffement en dessous de 2° C, les coûts de l'adaptation en Afrique tourneraient autour de 35 milliards de dollars par an d'ici à 2040 et de 200 milliard de dollars par an à partir des années 2070 — avec des coûts totaux qui atteindraient 1 % du PIB du continent en 2100.
    « Perdre l'objectif des 2°C coûtera non seulement aux gouvernements des milliards de dollars mais mettra en danger les vies et les moyens de subsistance de centaines de millions de personnes dans le continent africain et ailleurs », a déclaré le Secrétaire général adjoint des Nations Unies et Directeur exécutif du PNUE, M. Achim Steiner. « Même avec un scénario de réchauffement inférieur à 2 ° C d'ici 2050, la malnutrition en Afrique pourrait augmenter de 25 à 90 pour cent. La production agricole serait réduite dans la majeure partie du continent en raison d'un dépassement de la hausse optimale des températures. La capacité des communautés africaines à faire face aux impacts du changement climatique serait considérablement remise en cause (...) Un financement supplémentaire consacré à l'adaptation et un savoir-faire technique sont indispensables si l'Afrique doit aller vers le chemin d'un futur écologique et résilient au changement climatique. Il y a par exemple la nécessité de développer des cultures résistantes à la sécheresse, de construire des systèmes d'alerte précoce, d'investir dans les sources d'énergies renouvelables et d'assurer que les effets catastrophiques du changement climatique soient contrôlés ou, mieux encore, évités » a-t-il ajouté.
    Le rapport sur l'écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction d'émissions, lancé avant la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique à Varsovie, analyse plus en détails et confirme que les engagements individuels actuels des pays pour limiter les émissions d'ici à 2020 conduiraient à un hausse de la température mondiale d'environ 3,5-4 ° C d'ici à 2100 – sauf si les émissions étaient réduites maintenant et de manière considérable par la suite.
    Même si les nations respectaient leur engagements climatiques actuels, d'ici à 2020 les émissions de GES sont susceptibles d'être dépassées de 8 à 12 gigatonnes de CO2 (GtCO2e) le niveau qui permettraient de recourir à une formule à moindre coût compatible avec un maintien de la hausse de température en dessous de 2°C.
    « L'Afrique ne peut pas risquer l'échec de la mise en œuvre de mesures d'adaptation sérieuses, spécialement avec les prédictions démographiques de 2 milliards d'habitants en 2050 et la trajectoire de dégradation actuelle de l'écosystème » a déclaré le président de l'AMCEN et le Ministre d'Etat chargé de l'environnement de la République-Unie de Tanzanie, le Dr Terezya L. Huvisa.

    Source : PNUE

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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Mer 11 Déc - 14:41

    Sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique
    Changement climatique : un nouvel accord "contraignant" en 2015 à Paris (Déclaration finale)
    http://www.maghrebemergent.com/actualite/breves/fil-monde/item/32541-changement-climatique-un-nouvel-accord-contraignant-en-2015-a-paris-declaration-finale.html
    • APS
    • dimanche 8 décembre 2013 08:35
    Les dirigeants africains réunis à Paris dans le cadre du Sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique ont souligné samedi leur détermination à élaborer, lors de la Conférence des parties à la convention- cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP 21) qui se tiendra dans la capitale française en 2015, un nouvel accord "contraignant".
    Cet entendement s’inscrit dans le cadre de ladite Convention, applicable à tous, qui devra entrer en vigueur au plus tard en 2020, ont-ils affirmé dans la déclaration finale ayant sanctionné les travaux de deux jours (6 et 7 décembre) du Sommet franco-africain.
    Les chefs d’Etat et de Gouvernement ont rappelé, à cet effet, combien il est "vital" d’agir rapidement concernant l’objectif de limiter le réchauffement bien en dessous de 2°C par rapport à l’ère préindustrielle.
    Ils ont souligné la nécessité d’un accord "équilibré" à Paris sur le climat en 2015, portant aussi bien sur l’atténuation que sur l’adaptation, et prévoyant les moyens de mise en oeuvre, en particulier l’intensification des transferts de technologie, des mesures de renforcement des capacités pour les pays les plus vulnérables et la fourniture de ressources financières pour l’Afrique conformément à la Convention.
    La France s’est engagée, sur ce chapitre, à aider les pays africains qui le souhaitent à accéder aux ressources financières et instruments internationaux de préparation et de mise en oeuvre des politiques et plans d’action "climat", et à étendre son propre programme bilatéral d’appui en ce sens.
    Paris s’est également engagé à poursuivre son appui au développement de projets "concrets" d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique à travers l’Agence française de développement et le Fonds français pour l’environnement mondial, affirmant soutenir un développement durable contribuant à l’atténuation et à l’adaptation climatiques en Afrique.
    Tenus à huis clos, les travaux du Sommet de l’Elysée ont porté sur la paix et la sécurité en Afrique, le partenariat économique et le développement, et le changement climatique.
    53 délégations de pays africains et la France ont participé à ce Sommet ainsi que les représentants des Nations unies, de l’Union africaine, de l’Union européenne, du Fonds monétaire international, de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement.

    APS
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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Jeu 13 Fév - 11:03

    Réchauffement : le rôle de l'érosion des sols est trop négligé
    http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d/rechauffement-le-role-de-lerosion-des-sols-est-trop-neglige_37147/#xtor=EPR-17-[QUOTIDIENNE]-20120303-[ACTU-rechauffement_:_le_role_de_l_erosion_des_sols_est_trop_neglige]
    L’érosion chimique des sols par les eaux de pluie serait un facteur trop souvent négligé dans les modèles climatiques. Pourtant elle participe à la capture du CO2 atmosphérique. Une augmentation de la concentration de ce gaz dans l’air provoquerait même un accroissement de la désagrégation des roches et donc une meilleure capture du carbone. Le réchauffement climatique pourrait-il s'autoréguler?
    Le dioxyde de carbone (CO2) présent dans l'atmosphère se dissout dans l'eau de pluie pour former de l'acide carbonique qui, une fois en contact avec les roches, les dissout lentement. Ce carbone d'origine atmosphérique est donc capturé puis emmené par les rivières vers l'océan. Il y est piégé pendant plusieurs milliers d'années, avant de retourner vers l'atmosphère ou bien d'être stocké dans les sédiments marins.

    Ce processus d'érosion chimique des roches stocke dans les rivières, puis dans les océans, environ 0,3 milliard de tonnes de carbone d'origine atmosphérique chaque année. C'est nettement moins que la production de CO2 liée aux activités humaines (environ 8 milliards de tonnes par an), mais du même ordre de grandeur que le flux net d'échange entre l'atmosphère et la biosphère continentale (végétation, sol, humus…), dans les conditions préindustrielles (0,4 milliard de tonnes). Toutefois, l'altération chimique des continents n'a jamais été prise en compte jusqu'ici dans les modèles de l'évolution future du climat : ce flux supposé lent était certes reconnu comme l'un des puits majeurs de carbone à l'échelle du million d'années mais considéré comme inerte à l'échelle du siècle. Des mesures faites récemment par des chercheurs américains sur un bassin très peuplé (le Mississippi) suggéraient néanmoins que ce processus devrait jouer un rôle non négligeable même à l'échelle du siècle. Mais ce rôle restait difficile à évaluer, du fait de la forte activité agricole dans ce bassin.

    Pour éliminer au maximum les impacts liés aux changements d'utilisation des sols et isoler le rôle du climat sur l'altération chimique des roches, les chercheurs du laboratoire Géosciences environnement Toulouse (GET, CNRS/IRD/université Toulouse III - Paul Sabatier), en collaboration avec le Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (CNRS/CEA/UVSQ) et l'université de Bergen (Norvège), ont choisi d'étudier un des plus importants bassins arctiques, celui du fleuve Mackenzie, situé au nord-ouest du Canada. Leurs travaux sont publiés dans la revue Nature Climate Change du mois de mars 2012.

    Changement de consommation de CO2 atmosphérique (en mole par m² et par an) par altération chimique au niveau du bassin du fleuve Mackenzie (Canada) quand celui-ci croît de 355 (niveau actuel) à 560 parties par million en volume (niveau devant être atteint en 2100 ; simulation effectuée à l'aide du modèle numérique B-Witch). © Beaulieu et al., 2012
    Le CO2 agit de manière directe ou indirecte sur les roches
    Ils ont utilisé un premier modèle numérique pour estimer l'évolution climatique future, en imposant un doublement de la quantité de CO2 dans l'atmosphère (niveau qui devrait être atteint avant 2100) : dans ces conditions, la température augmente de 1,4 à 3 °C et les précipitations de 7 % en moyenne sur le bassin Mackenzie. Ce climat calculé est ensuite injecté dans un second modèle capable de simuler la productivité de la biosphère et l'hydrologie dans les sols, ce qui permet finalement de calculer la dissolution chimique des minéraux.
    Résultat : lorsque la quantité de CO2 atmosphérique passe de 355 parties par million en volume (fin du XXe siècle) à 560 ppmv (avant 2100), le bassin Mackenzie répond en capturant 50 % de CO2 atmosphérique en plus par l'altération chimique. Quarante pour cent de cette augmentation est directement liée au changement climatique (l'augmentation des températures et des pluies favorisent la dissolution des minéraux) ; les 60 % restants sont attribués au changement d'activité de la végétation. En effet, l'accroissement du CO2 atmosphérique réduit l'évapotranspiration des végétaux, ce qui augmente la circulation de l'eau dans les sols. Cette circulation accrue accélère l'altération chimique des roches.

    Le réchauffement climatique s’autorégulerait ?
    Les chercheurs mettent donc en évidence une forte réactivité de l'altération chimique des continents face aux changements climatiques d'origine anthropique. La consommation de CO2 atmosphérique par ce processus pourrait augmenter de 50 % avant 2100. Ce flux aurait alors une réactivité aux changements climatiques du même ordre de grandeur que le flux lié à la biosphère continentale. Au niveau du bassin Mackenzie, où les pluies auront tendance à augmenter, les rivières et les fleuves capturent davantage de carbone lorsque le climat se réchauffe et que le CO2 s'accroît dans l'atmosphère.
    Cette tendance sera-t-elle identique dans des zones qui deviennent plus arides ? Compte tenu de sa forte réactivité, l'altération chimique des continents permettra-t-elle d'absorber le CO2 en excès et favorisera-t-elle un « retour à l'équilibre » plus rapide que prévu ? De nombreuses questions restent à élucider, notamment la sensibilité de ce processus aux activités humaines (modification de l'utilisation des sols, pollution atmosphérique…). Une certitude : il devient nécessaire de l'intégrer dans toute modélisation de l'évolution future du climat terrestre.
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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Jeu 13 Fév - 11:03

    France / Environnement -  
    Article publié le : dimanche 19 janvier 2014 à 11:53
    En France, un quart du littoral est rongé par l’érosion marine !
    http://www.rfi.fr/france/20140119-france-quart-littoral-est-ronge-erosion-marine


    Blockhaus de la Seconde Guerre mondiale peu à peu avalés par la mer sur la façade atlantique de la France.
    Photo: Tangopaso, source: Wkipédia
    Par RFI
    Des côtes dévastées, des villages inondés, tout le monde se souvient des images choc provoquées par la tempête qui a balayé les côtes françaises à la fin du mois de décembre 2013. Dans l'Hexagone, le littoral s’érode lentement mais sûrement. Les mesures annoncées cette semaine par le gouvernement ont pour objectif de répondre aux risques croissants de submersion dans les zones habitées.
    L’érosion des côtes françaises est un phénomène naturel, mais pourrait aussi être liée au changement climatique. La main de l’homme est aussi en bonne place pour expliquer ce phénomène. Sylvain Mondon, de l’Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (Onerc) précise cependant : « Le lien entre le réchauffement climatique et l’érosion côtière n’est pas complètement évident. C’est encore un objet de recherche aujourd’hui. Néanmoins, le réchauffement climatique a comme conséquence notamment la hausse du niveau marin puisque, au XXe siècle, le niveau de la mer s’est élevé d’environ 20 cm. Dans tous les cas, l’érosion qu’elle soit aggravée ou atténuée, sera modifiée par l’évolution du niveau marin au cours des prochaines décennies ».
    Images d’Epinal
    Certaines plages françaises pourraient donc devenir des images d'Épinal. Un quart du littoral est rongé par l’érosion venant de la mer ! Un chiffre qui donne le vertige, et appelle la réponses des autorités. Agnès Vince, responsable de l’eau et de la biodiversité au ministère de l’Ecologie : « Nous, ce qu’on souhaite, c’est que véritablement les grands choix qui sont faits en matière d’aménagement, soient des choix conséquents et qui engagent et l’Etat et les collectivités pour pouvoir ne pas aggraver cette vulnérabilité, c’est-à-dire ne pas augmenter les activités qui se déroulent dans ces territoires qui sont en train de s’éroder ».
    Pour protéger les côtes, des opérations de constructions de digues sont souvent réclamées par les collectivités alors que parfois la restitution d’un écosystème naturel, du type dunes ou mangroves, est bien plus favorable à la lutte contre l’érosion.
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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Jeu 20 Fév - 15:57

    La majorité des Français estime que le réchauffement climatique aura un impact sur leur vie
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/02/19/une-majorite-de-francais-veut-une-action-plus-ambitieuse-contre-le-rechauffement_4368923_3244.html
    Le Monde.fr | 19.02.2014 à 15h53 • Mis à jour le 19.02.2014 à 18h13 | Par Laurence Caramel

    La ville de Morlaix, en Bretagne, sous les eaux après le passage de la tempête Dirk dans la nuit du 23 au 24 décembre 2013.

    Une large majorité de français — 76% — considère qu'il existe un lien entre les violentes tempêtes qui ont récemment frappé l'Hexagone et le changement climatique, selon un sondage réalisé par l'IFOP entre le 14 février et le 17 février, auprès d'un échantillon représentatif de 990 personnes.
    Le sondage a été réalisé pour le compte de l'organisation non gouvernementale Avaaz, à l'occasion du Conseil des ministres franco-allemand organisé mercredi 19 février à Paris.

    IMPACT SUR LE MODE DE VIE

    Toujours à l'initiative de cette ONG, l'institut allemand TNS Emnid a de son côté interrogé un panel de 1003 citoyens allemands : selon ce sondage, 77 % des Allemands estiment également que les évènements climatiques extrêmes qui ont touché leur pays dans un passé récent ont un rapport avec le changement climatique.

    Français comme Allemands, avec respectivement 66 % et 63 % de réponses positives, jugent que leur gouvernement n'agit pas suffisamment pour prévenir les conséquences du réchauffement.

    Alors que dans un contexte économique difficile, le chômage et la perte de pouvoir d'achat sont les premières priorités des Français, le sondage revèle que le changement climatique constitue aussi une préoccupation, puisque 73 % des personnes interrogées pensent que si les Etats n'agissent pas davantage, le réchauffement aura un impact sur « les modes de vie au cours de leur propre existence. »

    Leurs voisins d'outre-Rhin ne partagent pas ce sentiment : seuls 39 % d'entre eux imaginent qu'ils subiront les impacts du réchauffement au cours de leur vie. Ce pourcentage passe toutefois à 46 % pour les jeunes de moins de 29 ans.

    RÉGIONS VULNERABLES

    En France, le lien entre évènements extrêmes et réchauffement est d'autant plus affirmé que les sondés sont issus de régions vulnérables comme le sud-ouest (83 %). La sensibilité politique des personnes interrogées jouent peu sur les réponses, même si les sympathisants d'Europe Ecologie-Les Verts sont sans surprise les plus catégoriques (93 %).

    La perception des risques liés au changement climatique à l'avenir est également largement partagé sur l'ensemble du spectre politique et des catégories socio-professionnelles. Les employés sont les plus nombreux (80 %) à penser que le réchauffement aura des conséquences sur leur existence. Ce pourcentage tombe à 68 % pour les artisans et les commerçants.

    Interrogés sur l'effort qu'il conviendrait de réaliser pour limiter les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030, Allemands comme Français se prononcent à plus de 80 % en faveur d'une réduction de 50 % des émissions de CO2.

    CONFERENCE DE PARIS 2015

    Jusqu'à présent les gouvernements des deux pays, suivant la proposition de la Commission de Bruxelles, se sont prononcées en faveur d'une baisse des émissions de gaz à effet de serre limitée à 30 % d'ici 2030.

    Le sujet doit être abordé lors du Conseil européen du 21 mars prochain. Avaaz comme les autres ONG de défense de l'environnement souhaite que les 28 revoient leur ambition à la hausse.

    Le sondage indique également que les Français considèrent, à 80%, qu'il est important que leur pays qui accueillera la grande conférence des Nations Unies sur le climat en décembre 2015 à Paris, « adopte des objectifs ambitieux pour entraîner les autres pays derrière lui. »

    C'est en effet à Paris que les 195 pays membres de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques se sont donnés rendez-vous pour sceller le premier accord mondial de lutte contre le réchauffement qui engagerait tous les grands pays pollueurs.

    Laurence Caramel
    Journaliste au Monde

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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Mar 25 Fév - 18:16

    Le réchauffement climatique serait déjà visible dans toute l’Europe
    http://www.developpementdurable.com/environnement/2012/11/A6496/le-rechauffement-climatique-serait-deja-visible-dans-toute-leurope.html
    Selon un rapport qui vient d’être publié par l'Agence européenne pour l'environnement (AEE), les effets du réchauffement climatique sont d’ores et déjà visibles dans l’ensemble de l’Europe. Un phénomène qui pourrait notamment renforcer les inégalités entre les régions du Vieux continent…
    Dans son rapport publié aujourd’hui et intitulé « Climate change, impacts and vulnerability in Europe 2012 » (« Changement climatique, impacts et vulnérabilité en Europe »), l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) fait un constat inquiétant : les changements climatiques sont déjà apparents aux quatre coins de l’Europe.
    « On a observé en Europe des températures moyennes plus élevées, ainsi qu'une diminution des précipitations dans les régions méridionales et une augmentation de ces dernières en Europe du Nord », fait savoir l’AEE dans un communiqué. Et d’ajouter : « La calotte glaciaire du Groenland fond, de même que les glaces de l’Océan arctique et de nombreux glaciers en Europe ». Sans compter que « le manteau neigeux a diminué et une grande partie du permafrost s’est réchauffée ».
    Multiplication des catastrophes naturelles
    Autre observation de l’AEE : « Ces dernières années, des événements climatiques extrêmes tels que vagues de chaleur, inondations et sécheresses ont entraîné des dommages de plus en plus coûteux en Europe. Il convient certes de disposer de davantage de preuves pour déterminer la part du changement climatique dans cette tendance, mais l'augmentation des activités humaines dans les zones à risque a été un facteur clé ». Ainsi, « l'évolution future du climat devrait augmenter cette vulnérabilité, car les événements extrêmes devraient devenir plus intenses et plus fréquents ».
    Renforcement des inégalités en Europe
    L’AEE prévient par ailleurs que « certaines régions seront moins à même de pouvoir s'adapter au changement climatique que d'autres, en partie à cause des disparités économiques en Europe ». Aussi, « les effets du changement climatique pourraient renforcer ces inégalités ».
    « Le changement climatique est une réalité à l’échelle mondiale, son étendue et sa rapidité deviennent sans cesse plus évidents. Ceci signifie que tous les acteurs de l'économie, y compris les ménages, doivent s'adapter ainsi que réduire leurs émissions », exhorte Jacqueline McGlade, directrice exécutive de l'AEE.
    L'Agence européenne pour l'environnement, c’est quoi ?
    Créée en 1994 et installée à Copenhague (Danemark), l’AEE est une agence de l’Union européenne dont le but est de surveiller l’environnement afin que les Etats membres prennent les décisions nécessaires pour le préserver. Elle participe ainsi au développement durable de l’Europe.
    L’agence compte aujourd’hui 32 membres : les 27 Etats membres de l’UE ainsi que la Suisse, l’Islande, la Norvège, la Turquie et le Liechtenstein, auxquels il faut ajouter six pays collaborateurs (l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, la Macédoine, la Serbie et le Monténégro).
    Site de l’AEE : www.eea.europa.eu
    Pour consulter le rapport « Climate change, impacts and vulnerability in Europe 2012 » (en anglais) : www.eea.europa.eu/publications/climate-impacts-and-vulnerability-2012/
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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Jeu 6 Mar - 13:11

    Réchauffement climatique: état des lieux et conséquences
    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/changement-climatique-causes-consequences_422213.html

    S'interroger sur les causes et identifier les conséquences du changement climatique sont des étapes nécessaires pour une meilleure prise de conscience, mais surtout pour faire face à la problématique en détectant les meilleures solutions contre le changement climatique. Où en est-on? Découvrez également notre état des lieux des sols pollués en France.

    Le climat en France : plus de pluies en hiver, plus de sécheresses en été

    Des projections climatiques d'une précision inégalée - à 12 km près- permettent des prévisions pour les décennies à venir dans toute l'Europe, et notamment en France. Réchauffement climatique confirmé...
    Climat: le réchauffement pourrait s'accélérer

    Selon l'Organisation météorologique mondiale, les gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique ont franchi de nouveaux records de concentration en 2012.
    Réchauffement climatique: la neige pourrait devenir une denrée rare en 2100

    La conférence internationale d'étude sur la neige s'est ouvert ce lundi à Grenoble et Chamonix. Au coeur des discussions, la baisse inquiétante de l'enneigement des massifs.
    Le GIEC exagère-t-il le changement climatique ?

    La "pause" du réchauffement climatique repérée par des scientifiques doit-elle être mise en avant au risque de démobiliser les Etats et les citoyens ? Ou faut-il rester "catastrophiste" pour maintenir la pression ? Le débat est engagé parmi les scientifiques.
    Le réchauffement climatique fait une pause

    Le discours sur le réchauffement climatique a-t-il été excessif ? La température moyenne n'a pas augmenté aussi vite que prévu,mais ce n'est pas une raison pour baisser la garde et arrêter les efforts.
    Réchauffement climatique: le scénario noir de la Banque mondiale

    L'organisation internationale s'alarme d'une hausse de la température de la planète de 4°C dès 2060 malgré l'engagement de la communauté internationale de contenir le réchauffement à +2°C. Elle redoute notamment des inondations, des vagues de sécheresses et l'aggravation de la malnutrition.
    Changement climatique: un papillon exotique fait son apparition au Québec

    Le Jardin botanique de Montréal a vu apparaître les premières chrysalides d'un grand papillon originaire de régions chaudes. Pour l'institution, ceci est un exemple "bien concret" du changement climatique.
    Le réchauffement climatique menace les îlots du Pacifique

    Les atolls pourront-ils s'adapter au changement climatique ?
    Les poissons s'adapteraient bien au changement climatique

    Une étude publiée dans la revue Nature Climate Change relève que les poissons tolèrent des températures et un taux d'acidité plus élevés dans les océans.
    Les bébés phoques meurent à cause de la fonte des glaces

    Les jeunes phoques périssent en masse à l'est du Canada en raison de la fonte des glaces, selon des chercheurs américains. Ils s'interrogent également sur la capacité de l'espèce à survivre face au réchauffement climatique.
    Et si le réchauffement climatique augmentait la productivité agricole ?

    La hausse du thermomètre mondial pourrait " booster " la productivité agricole dans certains pays, la Grande-Bretagne en particulier
    Suivez le changement climatique en temps réel

    Ceux qui souhaitent se forger un avis éclairé sur le changement climatique vont devoir ajouter ClimObs.fr à leurs favoris.
    Réchauffement climatique: tempête sur la météo anglaise

    Météorologie ou idéologie ? Fortes perturbations climatiques sur le service météo anglais, accusé de ne pas bien prévoir le froid pour ne pas affaiblir la thèse du réchauffement.
    Climat
    "C'est surtout le soleil qui est responsable du réchauffement climatique"

    Pour Vincent Courtillot, géophysicien et directeur de l'Institut de physique du globe de Paris, les activités de l'homme ne sont pas responsables du changement climatique. Et la conférence de Copenhague ne sera qu'un moyen de mettre à terre l'économie occidentale. Interview.
    Climat : les régions européennes tirent la sonnette d'alarme

    L"ARE et GE Energy lancent un appel d"urgence climatique du coeur de la " Vallée de l"énergie " européenne, à Belfort. A quelques jours de Copenhague, les régions font valoir leur rôle dans la lutte contre le réchauffement climatique.
    Le créneau du réchauffement bouillonne d'idées

    Des entreprises anticipent déjà les effets des changements climatiques : de l'eau de table issue de la fonte des icebergs aux grands crus suédois, tour d'horizon des nouveaux marchés nés de la hausse du thermomètre.
    Environnement
    Les changements climatiques pourraient être " irréversibles "

    Le GIEC a adopté vendredi un document de synthèse alarmiste
    Pas de viande au self, moins de changement climatique

    C'est la morale d'une étude de la revue médicale britannique The Lancet...
    Nouvelle évaluation astronomique du coût du réchauffement climatique

    Le réchauffement climatique risque de ruiner le monde

    Rédigée par l'ancien chef économiste de la Banque Mondiale, une étude estime que le coût des changements climatiques pourrait atteindre le chiffre vertigineux de 5.500 milliards d'euros, davantage que les deux guerres mondiales ou la grande dépression des années 1930.

    Changement climatique : un rapport alarmiste censuré aux Etats-Unis

    CLIMAT
    "Les pays en voie de développement sont les plus vulnérables aux effets de changement climatique"

    Wim Kok, premier ministre néerlandais, plaidant pour une aide substantielle ...





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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Ven 28 Mar - 8:56

    Agriculture et changement climatique
    http://ec.europa.eu/agriculture/climate-change/index_fr.htm

    Tributaire des aléas météorologiques, l'agriculture est très exposée au changement climatique, même elle contribue aussi aux émissions de gaz à effet de serre. Elle peut cependant apporter certaines solutions au problème.
    Quel sera l'impact du changement climatique sur l'agriculture de l'Union européenne ?

    Nous disposons aujourd'hui de nombreuses données sur le changement climatique: il s'agit d'un phénomène bien réel, qui touchera l'UE et notamment son agriculture :
    • la baisse de la pluviométrie moyenne, annuelle et saisonnière, constituera un problème grave dans de nombreuses régions;
    • l'UE devra de plus en plus souvent faire face à des vagues de chaleur, à des sécheresses, à des tempêtes et à des inondations.
    Certaines régions du nord de l'Europe pourraient certes tirer quelques bénéfices du changement climatique, mais les effets seront dans l'ensemble négatifs, en particulier dans les zones déjà confrontées à des changements, environnementaux ou autres. C'est dans les régions du sud et du sud-est que l'agriculture sera la plus touchée (voir carte).
    Si, d'après le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), les conséquences les plus graves du changement climatique pourraient ne pas se manifester avant 2050, des effets néfastes significatifs se feront sentir, à brève échéance, en raison des conditions météorologiques extrêmes de plus en plus fréquentes.
    >> Vers le site web du GIEC
    Dans une étude de 2007, l'UE a analysé l'impact du changement climatique sur différentes zones agro-climatiques européennes et examiné les possibilités d'adaptation.
    >> Lire le rapport d'étude

    Effets attendus du changement climatique sur différentes régions de l'Union européenne


    En avril 2009 la Commission européenne a publié un livre blanc sur l'adaptation au changement climatique. Ce document établit un cadre d’'ction européen dont l'objectif est d’améliorer la résilience de l'Europe au changement climatique, l'accent étant mis sur la nécessité d'intégrer l'adaptation dans l'ensemble des grandes politiques européennes et de renforcer la coopération à tous les niveaux de gouvernance.
    >> Lire le communiqué de presse
    >> Questions et réponses sur le livre blanc
    >> Lire le livre blanc

    Venant compléter le livre blanc, le rapport "L'adaptation au changement climatique : le défi pour l'agriculture et les zones rurales" résume les principales conséquences du changement climatique sur l'agriculture dans l'Union européenne, examine les besoins en matière d'adaptation, décrit les implications pour la PAC et explore les orientations qui pourraient être données à l'action future. Il vise à faire davantage participer les États membres et le monde agricole au débat et à l'action à mener en ce qui concerne les besoins d'adaptation résultant des pressions climatiques.
    >> Lire le rapport: Text - Annexe [6 MB] - "En bref" [2 MB]

    Le document de travail des services de la Commission "Le rôle de l'agriculture européenne dans la réduction des effets du changement climatique" se concentre sur les émissions de gaz à effet de serre de l'agriculture dans l'UE et leurs évolutions ainsi que les possibilités de les réduire. Il donne également un aperçu des instruments actuels de la PAC qui facilitent l'atténuation du changement climatique, en particulier, en examinant comment les programmes de développement rural pour 2007-2013 contribuent à cet objectif.
    >> Lire le document de travail [306 KB]


    Comment l'agriculture influe-t-elle sur le changement climatique ?

    L'activité agricole génère deux gaz qui contribuent fortement à l'effet de serre :
    • le méthane, résulte des processus de digestion du bétail et du stockage du fumier;
    • le protoxyde d'azote, qui se dégage des engrais azotés d'origine organique et minérale.
    Toutefois, la production de ces deux gaz dans l'Union européenne est limitée et diminue. Aujourd'hui, environ 9 % de l'ensemble des émissions de gaz à effet de serre de l'UE provient de l'agriculture (contre 11 % en 1990).
    Il est encourageant de constater que, dans les 27 États membres de l'UE, les émissions issues de l'agriculture ont chuté de 20 % entre 1990 et 2006 grâce à une réduction significative du cheptel, une utilisation plus efficace des engrais et une meilleure gestion du fumier. Ce pourcentage est nettement supérieur à la baisse moyenne de 11 % constatée dans l'ensemble des secteurs.
    À l'avenir, les émissions provenant de l'agriculture sont susceptibles de diminuer encore pour répondre à la pression croissante de l'opinion et aux ambitieux objectifs de l'UE en la matière.
    >> Pour plus d'informations sur les émissions de gaz à effet de serre, consultez le site web de l'Agence européenne pour l'environnement


    Comment les exploitations agricoles peuvent-elles réduire dès aujourd'hui leurs émissions ?

    Les mesures déjà appliquées dans le cadre de la politique agricole commune (PAC), comme l'écoconditionnalité, et les programmes de développement rural permettront de réduire davantage les émissions issues de l'activité agricole :
    • en encourageant la modernisation des exploitations agricoles (par l'installation d'équipements et de locaux économes en énergie, par exemple);
    • en proposant des services de formation et de conseil;
    • en promouvant le biogaz;
    • en offrant des compensations financières aux exploitants agricoles qui s'engagent volontairement à protéger l'environnement (mesures agro-environnementales).
    La lutte contre le changement climatique étant au cœur de la politique de développement rural européenne, les États membres sont encouragés à adopter des mesures de réduction des émissions lors de l'élaboration et de la mise en œuvre de leurs programmes dans ce domaine.


    Comment l'agriculture peut-elle s'adapter à l'évolution du climat ?

    Les exploitants agricoles peuvent faire face aux changements climatiques à venir:
    • en modifiant la rotation des cultures afin d'utiliser au mieux les ressources disponibles en eau;
    • en procédant à l'ensemencement en fonction de la pluviométrie et de la température;
    • en utilisant des variétés mieux adaptées aux nouvelles conditions météorologiques (plus résistantes à la chaleur et à la sécheresse par exemple);
    • en plantant, sur les terres arables, des haies ou des petites parcelles boisées qui limitent les ruissellements et servent de brise-vent.

    Les exploitants agricoles ne peuvent cependant assumer seuls cette charge. Les pouvoirs publics doivent apporter leur contribution :
    • en les aidant à adapter leurs infrastructures et leurs méthodes de production;
    • en leur permettant de continuer à fournir des services en faveur de l'environnement rural;
    • en les tenant informés des risques climatiques;
    • en leur proposant des possibilités d'adaptation;
    • en leur offrant des services de conseil et de formation.
    La politique agricole commune (PAC) a déjà jeté certaines bases telles que le découplage des aides agricoles (dissociation des subventions de la production) et la politique de développement rural, qui joueront un grand rôle dans la stratégie d'adaptation de l'agriculture.
    Lors des prochaines réformes de la PAC, il conviendra de proposer les adaptations nécessaires pour que les agriculteurs puissent continuer à gérer leur exploitation dans le respect de l'environnement et à servir l'intérêt général par le maintien des communautés rurales et l'entretien des paysages ruraux.
    >> Plus d'information sur la réforme de la PAC
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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Ven 28 Mar - 8:56

    Le réchauffement révolutionne l'agriculture
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/01/le-rechauffement-revolutionne-l-agriculture_1811421_3244.html
    LE MONDE | 01.01.2013 à 11h31 | Par Gilles van Kote
    Les événements climatiques extrêmes de ces dernières années, en Russie, dans la Corne de l'Afrique ou aux Etats-Unis, sonnent comme des avertissements à répétition : le changement climatique est en marche et ses effets commencent à se faire sérieusement sentir sur la production agricole. La sécheresse qu'ont connue les Etats-Unis en 2012 - la pire depuis plus d'un demi-siècle - s'est directement répercutée sur leur production de maïs et de soja. En France, la canicule de 2003 avait provoqué des baisses de la production agricole comprises entre 20 % et 30 %.
    Le phénomène - mondial - se confirmera-t-il ou s'accélérera-t-il en 2013 ? Il n'est évidemment pas possible de le prédire. Mais les tendances sont là. "Les impacts globaux du changement climatique sur l'agriculture devraient être négatifs, menaçant la sécurité alimentaire mondiale", alertait l'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (Ifpri) en 2009.
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    Après des décennies de croissance accélérée des rendements des céréales majeures, les années 1990 ont marqué un net coup de frein. Une équipe de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) a démontré, en 2010, qu'entre 30 % et 70 % de la stagnation des rendements du blé en Europe étaient attribuables au changement climatique, en particulier aux vagues de chaleur qui nuisent au bon développement du grain.
    Une autre étude, parue en 2011 dans la revue Science, quantifie les effets de l'évolution du climat sur les rendements du blé et du maïs dans le monde : leur progression a été amputée respectivement de 5,5 % et de 3,8 % entre 1980 et 2010, en raison notamment de la multiplication des vagues de chaleur et de la modification des régimes pluviométriques. Le riz et le soja ont été relativement épargnés.
    Ce ne sera pas forcément le cas dans les décennies qui viennent, d'autant que la raréfaction des ressources en eau s'ajoutera aux bouleversements climatiques. Selon l'Ifpri, la chute des rendements de la culture irriguée de riz dans les pays en développement pourrait atteindre entre 15 % et 20 % d'ici à 2050. Les projections sont encore plus alarmantes concernant le blé irrigué, qui pourrait voir ses rendements décliner d'environ 30 % dans ces mêmes régions.
    La vulnérabilité du blé dur a conduit récemment le magazine Newsweek, en couverture d'un de ses derniers numéros avant son passage au tout-numérique, à s'interroger sur l'avenir des pâtes, menacées de devenir un aliment de luxe d'ici quelques décennies.
    Mais le changement climatique pourrait également faire des gagnants : des cultures plus résistantes à la chaleur et à la sécheresse, comme l'orge ou le manioc, ou qui verraient leur aire géographique s'étendre, comme la banane. "La capacité des systèmes agricoles à s'adapter au changement climatique sera déterminante pour espérer nourrir 2 milliards de personnes supplémentaires en 2050", estime le Programme de recherche sur le changement climatique, l'agriculture et la sécurité alimentaire.
    La remontée vers le Nord de la viticulture a fait déjà l'objet de nombreuses études et articles. Mais la redistribution géographique des grandes cultures ne va pas forcément de soi : la nature des sols peut varier considérablement d'une région à l'autre ; et la hausse des températures risque de provoquer une recrudescence des maladies et parasites.
    "Des études montrent qu'en Finlande il y aura à l'avenir la possibilité de pratiquer des cultures d'hiver, note Jean-François Soussana, directeur scientifique de l'INRA et membre du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat. Mais cela restera très aléatoire, car il y aura toujours des risques de fortes gelées. Il y a dix ans, la plupart des scientifiques pensaient que le changement climatique n'aurait que des conséquences positives sur le plan agricole aux latitudes élevées. Ce qui s'est passé en Russie en 2010 montre que ce n'est pas si simple que cela."
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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Ven 28 Mar - 8:57

    Le réchauffement révolutionne l'agriculture
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/01/le-rechauffement-revolutionne-l-agriculture_1811421_3244.html
    LE MONDE | 01.01.2013 à 11h31 | Par Gilles van Kote
    Les événements climatiques extrêmes de ces dernières années, en Russie, dans la Corne de l'Afrique ou aux Etats-Unis, sonnent comme des avertissements à répétition : le changement climatique est en marche et ses effets commencent à se faire sérieusement sentir sur la production agricole. La sécheresse qu'ont connue les Etats-Unis en 2012 - la pire depuis plus d'un demi-siècle - s'est directement répercutée sur leur production de maïs et de soja. En France, la canicule de 2003 avait provoqué des baisses de la production agricole comprises entre 20 % et 30 %.
    Le phénomène - mondial - se confirmera-t-il ou s'accélérera-t-il en 2013 ? Il n'est évidemment pas possible de le prédire. Mais les tendances sont là. "Les impacts globaux du changement climatique sur l'agriculture devraient être négatifs, menaçant la sécurité alimentaire mondiale", alertait l'Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (Ifpri) en 2009.
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    Après des décennies de croissance accélérée des rendements des céréales majeures, les années 1990 ont marqué un net coup de frein. Une équipe de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) a démontré, en 2010, qu'entre 30 % et 70 % de la stagnation des rendements du blé en Europe étaient attribuables au changement climatique, en particulier aux vagues de chaleur qui nuisent au bon développement du grain.
    Une autre étude, parue en 2011 dans la revue Science, quantifie les effets de l'évolution du climat sur les rendements du blé et du maïs dans le monde : leur progression a été amputée respectivement de 5,5 % et de 3,8 % entre 1980 et 2010, en raison notamment de la multiplication des vagues de chaleur et de la modification des régimes pluviométriques. Le riz et le soja ont été relativement épargnés.
    Ce ne sera pas forcément le cas dans les décennies qui viennent, d'autant que la raréfaction des ressources en eau s'ajoutera aux bouleversements climatiques. Selon l'Ifpri, la chute des rendements de la culture irriguée de riz dans les pays en développement pourrait atteindre entre 15 % et 20 % d'ici à 2050. Les projections sont encore plus alarmantes concernant le blé irrigué, qui pourrait voir ses rendements décliner d'environ 30 % dans ces mêmes régions.
    La vulnérabilité du blé dur a conduit récemment le magazine Newsweek, en couverture d'un de ses derniers numéros avant son passage au tout-numérique, à s'interroger sur l'avenir des pâtes, menacées de devenir un aliment de luxe d'ici quelques décennies.
    Mais le changement climatique pourrait également faire des gagnants : des cultures plus résistantes à la chaleur et à la sécheresse, comme l'orge ou le manioc, ou qui verraient leur aire géographique s'étendre, comme la banane. "La capacité des systèmes agricoles à s'adapter au changement climatique sera déterminante pour espérer nourrir 2 milliards de personnes supplémentaires en 2050", estime le Programme de recherche sur le changement climatique, l'agriculture et la sécurité alimentaire.
    La remontée vers le Nord de la viticulture a fait déjà l'objet de nombreuses études et articles. Mais la redistribution géographique des grandes cultures ne va pas forcément de soi : la nature des sols peut varier considérablement d'une région à l'autre ; et la hausse des températures risque de provoquer une recrudescence des maladies et parasites.
    "Des études montrent qu'en Finlande il y aura à l'avenir la possibilité de pratiquer des cultures d'hiver, note Jean-François Soussana, directeur scientifique de l'INRA et membre du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat. Mais cela restera très aléatoire, car il y aura toujours des risques de fortes gelées. Il y a dix ans, la plupart des scientifiques pensaient que le changement climatique n'aurait que des conséquences positives sur le plan agricole aux latitudes élevées. Ce qui s'est passé en Russie en 2010 montre que ce n'est pas si simple que cela."
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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Ven 28 Mar - 8:58

    Le lien entre la faim et le réchauffement climatique
    http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article9458
    25 mars
    Alors que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) s’apprête à publier cette semaine une nouvelle étude réévaluant à la hausse l’impact du changement climatique sur la faim, Oxfam produit une analyse du niveau de préparation du système alimentaire mondial face au défi climatique.

    Dans ce rapport, intitulé Faim et réchauffement climatique, même combat, l’ONG internationale (ONG) propose des pistes afin d’empêcher le changement climatique d’enrayer la lutte contre la faim. En effet, bien que l’impact des phénomènes météorologiques extrêmes sur la production et la consommation de denrées alimentaires soit bien documenté, Oxfam considère que le monde n’est pas préparé aux effets du changement climatique sur les questions d’alimentation. Ainsi, l’ONG a évalué les dix facteurs principaux qui influencent la capacité d’un pays à nourrir sa population dans un monde qui se réchauffe. Parmi ceux-ci, on trouve le financement de l’adaptation, la protection sociale, l’aide en cas de crise alimentaire, les réserves alimentaires, l’investissement public dans l’agriculture, la recherche agricole, ou encore, l’irrigation des cultures.

    Pour l’ensemble de ces différents facteurs, Oxfam énonce les différents déficits rencontrés. Ainsi, par exemple, concernant l’égalité hommes-femmes, l’ONG note que, bien qu’elles représentent 43 % de la main d’œuvre agricole mondiale, les femmes bénéficient rarement des droits leur permettant de s’adapter au changement climatique comme le droit à la propriété foncière ou l’accès aux informations climatiques. Ensuite, pour ce qui est de l’assurance-récolte, les situations sont très variées selon les pays. Par exemple, alors que 91 % des agriculteurs américains bénéficient de cette protection, seuls 15 % de leurs homologues indiens et 10 % des paysans chinois peuvent en jouir, le risque de faillite et de famine en cas de catastrophes naturelles étant dès lors quasi-inévitable pour ces populations. Enfin, en ce qui concerne la surveillance météorologiques, les inégalités sont également flagrantes. Ainsi, en Californie, il y a une station météorologique tous les 2.000 km² tandis qu’au Tchad, par exemple, le ratio est d’une station tous les 80.000 km² ce qui réduit grandement la fiabilité de l’information pour les agriculteurs concernés.

    Pour faire face à ces déficits, Oxfam enjoint les gouvernements de prendre certaines mesures urgentes. Ainsi, il faut renforcer la résilience des personnes face à la faim et au changement climatique, notamment en garantissant le droit à l’alimentation dans le système juridique national. Il est également nécessaire de réduire radicalement les émissions de gaz à effet de serre ce qui implique, par exemple, de réduire les investissements dans les énergies fossiles. Il faut aussi conclure des accords internationaux qui s’attaquent aux changements climatiques et à la faim avec notamment la signature d’un traité juridiquement contraignant en matière de changement climatique, et ce, d’ici 2015. Enfin, Oxfam invite les populations à prendre les choses en main en faisant pression sur les gouvernements et les entreprises et en adoptant un mode de vie plus responsable en termes d’alimentation ce qui passe par la diminution de la consommation de viande ou la réduction des déchets alimentaires.
    Sources : Oxfam, Rapport

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