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    "Le changement climatique représente une menace pour l’

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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Ven 28 Mar - 8:59

    Le réchauffement climatique menacerait l'agriculture
    http://www.lefigaro.fr/matieres-premieres/2011/01/19/04012-20110119ARTFIG00724-le-rechauffement-climatique-menace-l-agriculture.php
    o Par Isabelle de Foucaud
    o Publié le 19/01/2011 à 12:20
    La température de la planète pourrait grimper d'au moins 2,4 degrés d'ici 2020, selon une ONG basée en Argentine. Des prévisions toutefois contestées par les climatologues, qui jugent ce scénario trop alarmiste.
    Le spectre de l'insécurité alimentaire resurgit. Alors que l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a prévenu, le 5 janvier, que les prix alimentaires avaient atteint en décembre leur plus haut niveau depuis juin 2008, année des émeutes de la faim dans plusieurs pays en développement, l'ONG Universal Ecological Fund (FEU-US), filiale américaine du Fundo Ecologico Universal créé en Argentine en 1990, pousse à son tour un cri d'alarme.
    Source : FAO
    Dansun rapport publié cette semaine et intitulé «Déficit alimentaire: les impacts du changement climatique sur la production agricole d'ici 2020», l'organisation estime que la température de la planète pourrait grimper d'au moins 2,4 degrés d'ici 2020 si rien de plus n'est fait pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. En parallèle, la population mondiale devrait atteindre 7,8 milliards d'individus en 2020, soit 900 millions d'habitants de plus qu'aujourd'hui. Conjugués, ces deux phénomènes vont créer des bouleversements dans la production alimentaire du globe, prédit le FEU-US.
    Blé, riz et maïs, des cultures menacées
    Trois des quatre principales cultures agricoles du monde seraient ainsi menacées. La production mondiale de blé subirait un déficit de 14%, par rapport à la demande d'ici à dix ans. Un déficit qui s'établirait à 11% pour le riz et 9% pour le maïs. Seul le soja, qui connaîtrait une augmentation de sa production, afficherait un excédent de 5% sur la demande à l'horizon 2020, selon les projections de l'ONG. «L'eau et le climat, deux éléments essentiels dans la production alimentaire, seront particulièrement affectés par le réchauffement climatique», soulignent les auteurs de l'étude. Ce qui produirait des effets négatifs pour les régions devenant plus sèches, et positifs pour celles plus humides et plus chaudes.
    En Europe, par exemple, les pays du Nord, comme la Suède ou la Norvège, bénéficieraient du réchauffement et verraient leurs rendements de blé grimper de 3 à 4% d'ici à 2020. Les pays européens du bassin méditerranéen, dont l'Italie, l'Espagne et la France subiraient en revanche une baisse de 10% de l'ensemble de leurs récoltes. La Chine, plus grand producteur mondial de riz et de blé et second de maïs ,devrait accroître ces productions de 20%. En Amérique du Nord, les auteurs du rapport prévoient une certaine augmentation des rendements de blé dans les Grandes Plaines, mais prédisent une réduction des récoltes de maïs et de soja dans la «Corn belt». Enfin l'Afrique devrait voir les deux tiers de ses terres arables disparaître d'ici 2025 en raison de la sécheresse.
    Pénurie de terres arables
    Les risques de pénuries alimentaires sont d'autant plus sérieux, selon l'organisation, que la plupart des terres arables dans le monde sont déjà exploitées. La superficie totale de ces terres atteint 1,41 milliard d'hectares, dont 576,2 millions d'hectares (41%) dans les pays développés et 834,9 millions (59%) dans les pays en développement, d'après des données de la FAO, datées de 2009.
    Répartition des terres arables dans le monde, par régions. Sources : FEU-US/FAO.
    La branche des Nations unies a donc insisté lors de la Conférence de Cancún sur le changement climatique, qui s'est tenue du 29 novembre au 10 décembre 2010, sur la nécessité de relancer les investissements dans l'agriculture du monde en développement. «Il sera impossible d'atteindre la sécurité alimentaire sans miser sur des investissements importants dans l'adaptation au changement climatique et la réduction des risques de catastrophes dans le secteur rural», a soutenu Jacques Diouf, directeur général de la FAO. Son organisation a milité en faveur d'une agriculture «intelligente», en s'appuyant sur un rapport qu'elle avait préparé en vue de la Conférence de Cancún. «Par pratiques intelligentes, on entend une agriculture durable en mesure d'accroître la productivité et la résilience face aux pressions exercées par l'environnement tout en réduisant l'empreinte carbone, car on ne peut ignorer le fait que l'agriculture est elle-même un des plus importants émetteurs de CO2», a détaillé Jacques Diouf.
    Une étude trop alarmiste
    Si les inquiétudes de l'ONG Universal Ecological Fund sur les dangers du réchauffement climatique pour la sécurité alimentaire dans le monde sont largement partagées par les experts, son rapport a pourtant fait grincer des dents au sein de la communauté des climatologues. Beaucoup le jugent en effet trop alarmiste. «Tous les scenarii climatiques actuels se basent sur une projection d'une hausse de 2 degrés celsius d'ici à 2050», note Hervé Le Treut, climatologue et directeur de l'Institut Pierre-Simon Laplace. «Une hausse de 2,4 degrés sur les dix prochaines années n'est absolument pas possible», ajoute-t-il. Pour Gavin Schmidt, climatologue de la Nasa, la projection du FEU-US «n'est pas fondée».
    Selon le climatologue Rey Weymann, en effet, «l'étude contient une importante erreur dans la mesure où elle confond la hausse de la température dite 'd'équilibre' avec la montée de la température 'transitoire'». C'est à dire qu'elle ne prend pas en compte le temps nécessaire au réchauffement des océans, qui ralentit l'élévation de la température de l'atmosphère imputable aux émissions de gaz à effet de serre. «L'auteur de l'étude a été averti par plusieurs d'entre nous de cette erreur mais a dit qu'il était trop tard pour la corriger», a affirmé Rey Weymann à l'AFP.

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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Ven 28 Mar - 8:59

    En quoi le changement climatique menace-t-il l’agriculture ?
    http://www.greenfacts.org/fr/agriculture-developpement/l-2/4-menace-rechauffement-climatique.htm
    La présente Evaluation internationale des sciences et technologies agricoles pour le développement (IAASTD) dit :
    Changements climatiques
    4.1 Alors que la demande de produits alimentaires, de fourrages, de fibres et de combustibles ne cesse d’augmenter, les changements climatiques risquent de dégrader irrémédiablement le stock de ressources naturelles dont dépend l’agriculture. La relation entre changements climatiques et agriculture est à double sens : l’agriculture contribue à maints égards aux changements climatiques, et les changements climatiques ont généralement des répercussions négatives sur l’agriculture.
    Aux latitudes moyennes à élevées, un accroissement modéré des températures locales peut avoir un léger effet favorable sur les rendements agricoles ; aux latitudes faibles, l’effet est le plus souvent négatif. Certains effets négatifs se font déjà sentir dans de nombreuses régions du monde ; la poursuite du réchauffement planétaire aura des répercussions de plus en plus lourdes dans toutes les régions. Le manque d’eau et la répartition de la pluviométrie dans le temps créeront des contraintes de production grandissantes. Les changements climatiques imposeront un réexamen de la question du stockage de l’eau pour faire face aux effets de régimes de précipitations de plus en plus extrêmes, des variations intra et inter-saisonnières grandissantes et de l’accroissement des taux d’évapotranspiration dans tous les types d’écosystèmes. Les phénomènes météorologiques extrêmes (inondations et sécheresses) se multiplient et leur fréquence et leur gravité risquent d’augmenter, ce qui aura des conséquences graves pour la production alimentaire et forestière et la sécurité alimentaire dans toutes les régions. On peut par exemple s’attendre à des conflits au sujet des terres habitables et des ressources naturelles comme l’eau douce. Les changements climatiques ont un impact sur la répartition des plantes, des espèces envahissantes, des ennemis des cultures et des vecteurs de maladies, et la couverture géographique et l’incidence de nombreuses maladies touchant les êtres humains, les animaux et les plantes risquent d’augmenter
    4.2 Il convient de suivre une approche globale et de définir un cadre réglementaire équitable, des responsabilités différenciées et des objectifs intermédiaires pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Plus les émissions seront réduites rapidement et radicalement, plus les concentrations pourront être stabilisées rapidement. Les mesures de réduction des émissions sont d’une importance critique car elles peuvent avoir un impact du fait de l’inertie du système climatique. Cependant, comme les changements climatiques se poursuivront inévitablement, il est également impératif de prendre des mesures d’adaptation. Les actions menées pour faire face aux changements climatiques et promouvoir le développement durable doivent également répondre à des objectifs importants tels que l’accès aux ressources et aux technologies appropriées dans des conditions d’équité.
    Certaines options d’atténuation des effets avantageuses pour tous ont déjà été identifiées. Citons par exemple des méthodes d’utilisation des sols telles que le ralentissement de la mise en culture des habitats naturels, le boisement, le reboisement, des efforts accrus pour éviter la déforestation, l’agroforesterie, les systèmes agroécologiques ainsi que la régénération des sols et des zones de parcours sous-utilisés ou dégradés, et des options d’utilisation du sol telles que la séquestration du carbone dans les sols agricoles, la réduction et l’utilisation plus rationnelle des intrants azotés ; la gestion rationnelle du fumier et l’utilisation d’aliments du bétail qui améliorent la digestion. S’agissant de la réglementation et des possibilités d’investir, on pourrait offrir des incitations financières pour préserver et accroître la superficie des zones forestières en réduisant le déboisement et la dégradation des forêts et en améliorant leur gestion, et développer et exploiter les sources d’énergie renouvelables. Le système post-2012 doit inclure toutes les activités agricoles, telles que la réduction des émissions liées au déboisement et à la dégradation des sols, pour tirer pleinement parti des possibilités offertes par l’agriculture et la foresterie.
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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Ven 22 Aoû - 12:23

    Jeudi à Montréal
    Changement climatique : Apocalypse now ?
    http://www.lepoint.fr/environnement/changement-climatique-apocalypse-now-21-08-2014-1855392_1927.php
    Le Point.fr - Publié le 21/08/2014 à 08:17

    Températures extrêmes, vagues gigantesques... La première conférence mondiale sur la météorologie, qui s'est conclue jeudi à Montréal, dresse un terrible bilan.
    Turbulences aériennes accrues, épisodes polaires et caniculaires toujours plus importants, vagues géantes dans les océans : les spécialistes mondiaux du climat ont brossé un tableau apocalyptique de la météo des prochaines décennies lors d'un congrès international qui s'est conclu jeudi à Montréal. À l'initiative de l'Organisation météorologique mondiale, agence des Nations unies, un millier de scientifiques ont débattu autour du thème, "la météo, quel avenir ?" à l'occasion de cette première conférence mondiale sur la météorologie. Près de dix ans après l'entrée en vigueur du protocole de Kyoto qui visait à réduire les émissions de gaz à effet de serre, la question n'est plus d'établir si le réchauffement de la Terre va avoir lieu. "C'est irréversible et la population mondiale continue d'augmenter, il faut que l'on s'adapte", observe Jennifer Vanos, de l'université Texas-Tech.

    La première décennie du XXIe siècle a vu la température moyenne de la surface de la planète augmenter de 0,47 °C. Or, une hausse de 1 degré génère 7 % plus de vapeur d'eau dans l'atmosphère, et comme l'évaporation est le moteur de la circulation des flux dans l'atmosphère, une accélération des phénomènes météorologiques est à prévoir. D'autant que les scénarios retenus par la communauté scientifique privilégient une hausse de 2 degrés de la température moyenne à la surface de la Terre d'ici 2050. "Les nuages vont se former plus facilement, plus rapidement, et les pluies vont être plus fortes", engendrant notamment davantage d'inondations soudaines, note Simon Wang, de l'université Utah-State.

    Turbulences
    D'une manière générale, relève ce chercheur américain, la hausse des températures va avoir "un effet d'amplification sur le climat tel qu'on le connaît actuellement". Les épisodes de grand froid, tel le vortex polaire qui s'est abattu cet hiver sur une grande partie de l'Amérique du Nord, seront plus marqués, plus importants, tout comme les vagues de chaleur et les périodes de sécheresse, ajoute-t-il. Le défi pour les météorologues est donc désormais d'inclure la "force additionnelle" créée par le réchauffement climatique dans des modèles de prévision toujours plus complexes, explique Simon Wang.

    Pour ce faire, les météorologues des prochaines décennies auront besoin d'ordinateurs surpuissants, actuellement extrêmement peu nombreux. Météorologue à l'université britannique de Reading, Paul Williams a par exemple dû recourir au superordinateur de l'université américaine de Princeton, l'un des plus puissants au monde, pour étudier les impacts du réchauffement climatique sur les jet-streams, ces courants d'air rapides situés à une dizaine de kilomètres d'altitude, où les avions de ligne évoluent. Après des semaines de calculs, son verdict est sans appel : "Le changement climatique donne plus de force à ces courants. [...] D'ici 2050, vous passerez deux fois plus de temps en vol dans des turbulences."

    Vagues monstrueuses
    Tout en notant qu'actuellement, en moyenne, seulement 1 % du temps de vol des avions commerciaux subit des turbulences, Paul Williams souligne que si la concentration de dioxyde de carbone augmente de façon exponentielle dans les prochaines années, "on ne sait pas comment les avions vont réagir" à ces masses d'air très agitées. Et pas question de se rabattre sur le transport maritime pour voyager en toute quiétude : il faut en effet s'attendre à des vagues monstrueuses sur les océans. "Les compagnies de transport maritime rencontrent toujours plus de vagues énormes", dont certaines font 40 mètres de hauteur alors qu'auparavant 20 mètres était exceptionnel, dit Simon Wang, de l'université Utah-State.

    "Ce n'est que le début du changement climatique, car les océans auront beaucoup plus d'impact en libérant davantage de chaleur et davantage de vapeur", avertit-il. D'autant que l'épaisse calotte glaciaire du Groenland a commencé à fondre et pourrait à terme - "pas avant le siècle prochain" - engendrer une hausse de six mètres du niveau des océans, rappelle Éric Brun, chercheur chez Météo-France et auteur d'une récente étude sur le sujet. Devant tant de bouleversements, Jennifer Vanos, biométéorologue à l'université Texas-Tech, estime qu'il y a urgence à modifier l'urbanisme des villes et les modes de vie en fonction de cette nouvelle réalité, afin de tenter de protéger les populations.



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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Mer 27 Aoû - 13:39

    Afrique : les défis de l'adaptation au changement climatique
    http://www.actu-environnement.com/ae/news/pnue-afrique-couts-adaptation-changement-climatique-secheresse-refugies-climatiques-22496.php4#xtor=EPR-1
    Alors que la sécheresse et les inondations frappent actuellement l'Afrique, l'ONU insiste sur l'importance d'investir dans des mesures pour renforcer la résilience climatique des pays. Le coût d'adaptation est de 7 à 15 milliards de dollars par an.
    Climat  |  22 août 2014  |  Actu-Environnement.com


    © PAM/Ahnna Gudmunds/ONU Distribution de nourriture dans un site de déplacés dans l'Etat du Haut-Nil, au Soudan du Sud
    Les investissements dans l'adaptation au changement climatique "peuvent aider à promouvoir les moyens de subsistance de 65% d'Africains en 2050", souligne un nouveau rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue) publié le 13 août. Alors que l'Afrique accueillera 2 milliards de personnes en 2050, soit le double de la population actuelle, la majorité "dépendra de l'agriculture pour leurs moyens de subsistance".
    "Avec 94% de l'agriculture dépendant de la pluviométrie, les effets futurs du changement climatique, notamment l'augmentation des sécheresses, des inondations et de la montée du niveau de la mer, peuvent réduire le rendement des cultures dans certaines régions d'Afrique de 15 à 20%", a prévenu Achim Steiner, Directeur exécutif du Pnue.
    L'impact des phénomènes météorologiques extrêmes, qui frappent actuellement le continent, est étroitement lié au degré de préparation des pays ainsi qu'à leur capacité à réagir. "En intégrant les stratégies d'adaptation au changement climatique dans les politiques de développement nationales, les gouvernements peuvent fournir une transition vers la croissance verte, protéger et améliorer les moyens de subsistance de centaines de millions d'Africains", a ajouté M. Steiner.
    D'autant que la sécheresse et les multiples conflits qui sévissent en Afrique de l'Est (Ethiopie, Soudan, Djibouti, Burundi, Ouganda, Somalie, Kenya…) menacent aujourd'hui 14 millions de personnes de famine, a alerté le 9 août le Bureau onusien de coordination des affaires humanitaires (Ocha). Tandis que des pluies torrentielles et inondations impactent, depuis juin dernier, l'Afrique de l'Ouest et centrale entraînant plusieurs dizaines de milliers de sinistrés (Niger, Côte d'Ivoire, Cameroun, Tchad…).
    Stocker l'eau, renforcer les capacités communautaires "pour gérer durablement les écosystèmes", améliorer la productivité agricole sont autant de mesures pour limiter la vulnérabilité des populations face au changement climatique.Un projet d'écosystème aquatique dans une collectivité locale au Togo "a conduit à une augmentation de l'accès à l'eau pour l'usage humain, l'agriculture et l'élevage de 488%", cite le rapport.
    Financements de l'adaptation
    Le continent africain n'est pourtant responsable que de 4% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES). Aujourd'hui, le coût d'adaptation en Afrique est de 7 à 15 milliards de dollars par an. Si le réchauffement est contenu à 2°C, il "s'élèvera à 35 milliards de dollars par an d'ici 2040 et 200 milliards d'ici 2070", a prévenu le Pnue, dans une étude publiée en novembre 2013, en marge de la conférence sur le climat de Varsovie. Mais si aucune mesure d'adaptation n'est prise, les dommages pourraient coûter "jusqu'à 7% du produit intérieur brut (PIB) de l'Afrique d'ici 2100 dans un monde à 3,5-4°C".
    Les fonds dédiés à l'adaptation en Afrique (hors Banque mondiale et banques nationales de développement) s'élevaient à 743 millions de dollars en 2010 et à 454 millions en 2011. Les fonds nécessiteraient une augmentation moyenne de 10 à 20% par an d'ici à 2020 pour couvrir les coûts de résilience à cette échéance, selon l'étude.
    Les pays industrialisés ont promis 100 milliards de dollars par an d'ici 2020, via un Fonds vert annoncé en 2010, pour aider les pays en développement à s'adapter au changement climatique. La première capitalisation du Fonds vert pourrait aboutir avant fin 2014, avec un premier objectif de près de 20 milliards de dollars sur trois ans. Mais "il n'y a aucun aperçu clair du montant qui serait alloué aux pays de la région africaine et de la répartition probable du financement pour les mesures d'adaptation et de réduction", déplore le Pnue.
    L'ONU prévoyait 245 projets de mécanisme du développement propre (MDP) en Afrique d'ici 2012 visant à réduire les émissions. La moitié des projets a été menée.
    Même avec un scénario de réchauffement inférieur à 2°C d'ici 2050, la malnutrition en Afrique "pourrait augmenter de 25 à 90%", a prévenu Achim Steiner en soulignant la nécessité de développer "des cultures résistantes à la sécheresse, de construire des systèmes d'alerte précoce, d'investir dans les sources d'énergies renouvelables et d'assurer que les effets catastrophiques du changement climatique soient contrôlés ou, mieux encore, évités".
    Des réfugiés climatiques
    Les conséquences climatiques sur la sécurité alimentaire continuent de pousser les populations à une immigration transfrontalière. Selon le rapport "Global Estimates 2012", publié en mai 2013 par l'International Displacement Monitoring Centre (IDMC) et le Norwegian Refugee Council (NRC), l'Afrique comptait 8,2 millions de déplacés climatiques en 2012. Soit "plus de quatre fois plus qu'au cours des quatre années précédentes". Au Nigeria, 6,1 millions d'habitants ont été contraints à l'exode du fait d'inondations. Les zones arides en Afrique, qui représentent déjà environ la moitié du continent, pourraient croître de 4% d'ici 2100, selon le Pnue.
    32,4 millions de déplacés climatiques ont été recensés en 2012 dans le monde. Ils devraient être 250 millions d'ici 2050, selon le Haut commissaire adjoint de l'ONU pour les réfugiés.
    La conférence sur le climat prévue à Paris en décembre 2015 pourrait ouvrir la voie à la création d'un statut de déplacé environnemental. En juin dernier, le Tribunal de l'immigration et de la protection néo-zélandais a accordé le statut de réfugié climatique à une famille de l'île de Tuvalu, en Polynésie.
    Rachida Boughriet
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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Mer 27 Aoû - 13:40

    L’Afrique face au changement climatique
    http://www.un.org/africarenewal/fr/magazine/%C3%A9dition-sp%C3%A9ciale-agriculture-2014/l%E2%80%99afrique-face-au-changement-climatique

    Par: Richard Munang and Jesica Andrews
    Afrique Renouveau: 

    Le changement climatique s’accompagnera d’effets sans précédent. On assistera par exemple à une baisse des rendements agricoles, des saisons de végétation brèves et les modifications du régime des précipitations rendront l’accès à l’eau difficile. La population en Afrique devrait atteindre deux milliards dans moins de 37 ans et, dans 86 ans, trois naissances sur quatre se produiront sur le continent.
    La baisse des rendements agricoles et l’accroissement démographique exerceront une pression supplémentaire sur un système de production alimentaire déjà fragile. Dans un tel contexte, les experts signalent que, si la situation actuelle perdure, l’Afrique ne pourra subvenir qu’à 13% de ses besoins alimentaires d’ici à 2050. Cela fera également peser une nouvelle menace sur les quelque 65% de travailleurs africains dont la subsistance dépend de l’agriculture, y compris sur les enfants et les personnes âgées – premières victimes de l’insécurité alimentaire.
    À l’heure actuelle, quelques 240 millions d’Africains souffrent déjà de la faim. D’ici 2050, il suffira d’une augmentation de 1,2 à 1,9 degré Celsius environ pour accroître d’entre 25 et 95% le nombre d’Africains sous-alimentés (+ 25% en Afrique centrale, + 50% en Afrique de l’Est, + 85% en Afrique australe et + 95% en Afrique de l’Ouest). La situation sera catastrophique pour les enfants, dont la réussite scolaire dépend d’une alimentation appropriée. La Commission économique pour l’Afrique (CEA) estime que le retard de croissance infantile provoqué chez les enfants par la malnutrition pourrait priver les pays africains de 2 à 16% de leur produit intérieur brut.
    Une agriculture africaine sous pression climatique
    Des changements climatiques tels que la hausse des températures et la réduction des réserves en eau, ainsi que la perte de biodiversité et la dégradation des écosystèmes, ont un impact sur l’agriculture. Selon la célèbre revue scientifique internationale Science, l’Afrique australe et l’Asie du Sud seront les deux régions du monde dont les productions agricoles seront les plus affectées par le changement climatique d’ici à 2030. À titre d’exemple, les variétés de blé se développent bien à des températures comprises entre 15 et 20 ºC, mais la température moyenne annuelle en Afrique subsaharienne dépasse aujourd’hui cette plage pendant la saison de végétation. Si ces tendances climatiques se poursuivent, la production de blé pourrait donc enregistrer une baisse de 10 à 20% d’ici à 2030 comparé aux rendements des années 1998-2002.
    L’insécurité alimentaire pourrait également être source d’instabilité sociale, comme cela a déjà été le cas par le passé. Entre 2007 et 2008, plusieurs pays avaient connu des émeutes en réaction à une flambée des prix des produits alimentaires de première nécessité. En 2010, des centaines de manifestants étaient descendus dans les rues au Mozambique pour protester contre une hausse de 25% du prix du blé, provoquée par une pénurie mondiale, en partie imputable aux feux de forêts ayant ravagé les cultures en Russie, suite à une période de températures extrêmes. L’augmentation du prix du pain avait provoqué des violences, des pillages, des incendies, et même des morts.
    Le rapport Africa’s Adaptation Gap (L’écart de l’adaptation en Afrique) du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), signale qu’un réchauffement d’environ deux degrés Celsius entraînerait une réduction de 10% du rendement agricole total en Afrique subsaharienne d’ici 2050; un réchauffement supérieur (plus probable) pourrait porter ce chiffre à 15 ou 20%.
    Les mauvaises nouvelles ne s’arrêtent pas là pour l’agriculture africaine : d’ici le milieu du siècle, la production de blé pourrait enregistrer une baisse de 17%, 5% pour le maïs, 15% pour le sorgho, et 10% pour le mil. Si le réchauffement dépassait les trois degrés Celsius, toutes les régions actuellement productrices de maïs, de mil et de sorgho deviendraient inadaptées à ce type de cultures. La question est donc de savoir si le système agricole africain est prêt à relever le défi.
    Protéger les ressources hydriques
    Des précédents montrent qu’il est possible d’accroître la production agricole dans un contexte de changement climatique. Les analystes considèrent donc que les pays africains devront intégrer ces connaissances à leur planification, et qu’il leur faudra protéger et consolider leurs ressources hydriques, cruciales pour la sécurité alimentaire.
    Dans les années à venir, l’eau nécessaire à l’agriculture se fera de plus en plus rare. Selon le PNUE, 95% de la culture africaine est pluviale. Pour la Banque mondiale, la disponibilité totale des eaux «bleues et vertes» (issues des précipitations et des rivières) diminuera très probablement de plus de 10% dans toute l’Afrique d’ici à 2020. Le changement climatique menace aussi la biodiversité et les écosystèmes, qui constituent le pilier de l’agriculture. Ces pertes affecteront la qualité des sols et de la végétation dont dépend le bétail pour son alimentation. Toujours selon la Banque mondiale, la réduction potentielle de la biodiversité, des cultures et des ressources en eau devrait obliger l’Afrique à réexaminer son système alimentaire actuel, obligeant le continent à travailler avec la nature et non contre elle.
    De nouvelles approches plus efficaces
    La capacité de la révolution agricole industrielle à résoudre tout ou une partie des problèmes climatiques en Afrique reste sujette à débat. Les experts soutiennent que l’agriculture industrielle est actuellement responsable du tiers de toutes les émissions de gaz à effet de serre, principale cause du changement climatique. Ils considèrent également que les ressources et les infrastructures nécessaires à l’exploitation d’un système agricole industriel ne sont pas à la portée des petits exploitants africains.
    De nouvelles machines seraient synonymes de réduction de la main-d’œuvre, ce qui pourrait entraîner une hausse du taux de chômage et une baisse des salaires pour les nombreux Africains vivant de l’agriculture. Les pratiques actuelles seront insuffisantes pour satisfaire la future demande alimentaire, l’Afrique se doit donc d’adopter de nouvelles approches plus efficaces.
    En juillet 2013, les dirigeants africains ont pris l’ambitieux engagement d’éradiquer la faim d’ici 2025. Ils comptent encourager les exploitants à abandonner progressivement l’agriculture de rendement, les systèmes agricoles fragiles et les cultures exigeant de grandes quantités d’engrais et de pesticides, au profit de pratiques durables et résilientes au changement climatique. L’épuisement des nutriments représente, à lui seul, une perte de capital naturel comprise entre un et trois milliards de dollars par an, selon les résultats publiés par le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD).
    Une adaptation fondée sur les écosystèmes
    Pour que l’Afrique puisse libérer son potentiel, les décideurs politiques du secteur agricole et de l’environnement doivent joindre leurs forces à celles de la société civile et des organisations non gouvernementales afin d’évaluer les options permettant aux agriculteurs, et à l’environnement, de s’adapter au changement climatique. L’une des options à l’étude est l’adaptation fondée sur les écosystèmes, dont l’objectif est d’atténuer les effets du changement climatique en utilisant des systèmes naturels, comme par exemple des variétés résistantes à la sécheresse, des méthodes de stockage d’eau plus efficaces et des systèmes de rotation culturale variés, indique le PNUE.
    En Zambie, 61% des agriculteurs ayant appliqué ces méthodes fondée sur les écosystèmes, telles que des pratiques de préservation des ressources naturelles ou d’agriculture biologique durable, ont rapporté des excédents de production. Dans certains cas, les rendements ont enregistré une croissance allant jusqu’à 60%, tandis que les ventes d’excédents sont passées de 25,9 à 69%. Au Burkina Faso, les agriculteurs utilisent des méthodes traditionnelles pour restaurer les sols : en creusant des micro-bassins (connus localement sous le nom de zaï) dans une terre dévitalisée, puis en les remplissant de matières organiques, certains fermiers burkinabés sont capables de revitaliser les sols et d’améliorer le stockage des eaux souterraines afin d’accroître leur productivité. Ces exploitants ont ainsi récupéré 200 000 à 300 000 hectares de terres dégradées et produit 80 000 à 120 000 tonnes de céréales supplémentaires, selon les estimations.
    D’autres options consistent à protéger les bassins versants et à améliorer leur capacité à retenir l’eau et à la transporter là où elle est la plus nécessaire; mettre en œuvre des programmes de lutte intégrée contre les nuisibles pour protéger les cultures de manière rentable et naturelle; pratiquer l’agroforesterie, la culture intercalaire et la rotation culturale pour diversifier les apports en nutriments et accroître les rendements de manière durable et naturelle; entretenir les forêts et utiliser les aliments forestiers; utiliser des engrais naturels tels que le fumier; et recourir à des pollinisateurs naturels tels que les abeilles qui, selon une récente étude, pourraient permettre d’accroître de 5% le rendement des arbres fruitiers. Toutes ces alternatives sont rentables : le projet entrepris en Zambie ne coûte que 207 dollars par personne, et des projets similaires développés en Ouganda et au Mozambique reviennent respectivement à 14 et 120 dollars par personne.
    Une lueur d’espoir
    Les prévisions les plus pessimistes concernant les effets du changement climatique suggèrent que l’Afrique pourrait perdre 47% de ses revenus agricoles d’ici à l’an 2100, tandis que les plus optimistes prédisent une perte de 6% seulement. Ce second scénario part du principe que des pratiques et des infrastructures d’adaptation au changement climatique sont déjà en place. Néanmoins, l’écart entre ces deux estimations est suffisamment important pour justifier des investissements dans des stratégies d’adaptation qui permettront à l’Afrique de mettre à profit ses vastes ressources naturelles. Pour parvenir à consolider son agriculture et à enrayer la faim, les analystes considèrent que le continent devra composer avec son environnement naturel afin de le rendre plus productif et résilient au changement climatique.
    À travers le continent, de nombreuses communautés ont déjà commencé à développer une résilience en stimulant les écosystèmes existants et les ressources naturelles disponibles. C’est en mettant en œuvre ces bonnes pratiques et en gérant les effets inévitables du changement climatique de manière appropriée que le continent pourra subvenir à ses besoins  alimentaires. L’Afrique n’est pas inéluctablement vouée à l’indigence.
    Richard Munang est le Coordonnateur régional pour les changements climatiques du Bureau régional pour l’Afrique du PNUE. Pour le suivre sur Twitter : @MTingem.
    Jesica Andrews est spécialiste de l’adaptation des écosystèmes au Bureau régional pour l’Afrique du PNUE.
    - See more at: http://www.un.org/africarenewal/fr/magazine/%C3%A9dition-sp%C3%A9ciale-agriculture-2014/l%E2%80%99afrique-face-au-changement-climatique#sthash.GPUwQvMA.dpuf
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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Mer 27 Aoû - 13:41

    Changement climatique : La liste des 10 pays africains les plus vulnérables
    http://www.ferloo.com/Changement-climatique-La-liste-des-10-pays-africains-les-plus-vulnerables_a4140.html

    Rédigé le Jeudi 31 Octobre 2013 à 11:01 |

    Quels sont les pays les plus vulnérables au changement climatique ? C’est la question que s’est posée le cabinet britannique d’analyse des risques Maplecroft, qui a publié, mercredi, un rapport sur les conséquences des bouleversements en cours mais également sur la capacité des États et des sociétés à s’y adapter. Or l’Afrique, et notamment le Golfe de Guinée a, selon l'étude, de quoi s’inquiéter.



    Tempêtes, inondations, sécheresses, hausse du niveau de la mer… le tableau est inquiétant. Et l’Afrique ne sera pas épargnée. C’est la conclusion du rapport annuel qu’établit depuis 2008 le cabinet britannique Maplecroft sur la vulnérabilité des pays et des villes au réchauffement climatique*.

    Or, si le Bangladesh est le pays le plus vulnérable au monde, six pays africains figurent dans les dix premiers du classement, notamment à l’Ouest du continent avec la Guinée-Bissau, la Sierra Leone et le Nigeria. "Une grande partie des pays les plus vulnérables aux impacts potentiels du changement climatique et des phénomènes extrêmes liés, sont concentrés en Afrique", analyse le rapport. "La vulnérabilité du continent est dû en partie à sa géographie", ajoute-t-il, évoquant "de grands systèmes fluviaux exposées à des phénomènes de graves inondations" ou encore des risques élevés de tempêtes locales, notamment en Afrique centrale, et de sécheresses dans une grande partie de l’Afrique subsaharienne.

    En juin dernier déjà, c'est la Banque mondiale qui avait tiré la sonnette d'alarme à propos des risques concernant le continent. "Avec le développement des villes côtières, les plus pauvres de leurs résidents sont pour la plupart rejetés aux confins des zones habitables, là où les conséquences du changement climatique entraînent les plus grands dangers", expliquait-t-elle, avant de conclure : "Accrochées dans des baraques de fortune sur les berges des cours d’eau ou entassées dans des zones situées à peine plus haut que le niveau de la mer, mal drainées et mal desservies par les services publics, ces populations sont totalement exposées aux assauts des tempêtes, à la montée des eaux et aux crues."

    Adaptation

    Cependant, ajoute le cabinet Maplecroft, c’est "l'extrême sensibilité de la population et la faible capacité d'adaptation à travers le continent, en raison, par exemple, de la faiblesse des économies, et des insuffisances en termes d'éducation, de santé, et de qualité des infrastructures qui rend de nombreux pays particulièrement vulnérables". Un sombre constat qui semble avant tout sanctionner une potentielle incapacité des systèmes politiques à s’adapter.

    L’enjeu est pourtant de taille. Selon l’étude, un tiers de la production économique mondiale, soit plus de 40 000 milliards de dollars, proviendra dans dix ans de pays considérés comme durement impactés par le changement climatique.
    Top 10 des pays africains les plus vulnérables au changement climatiques
     
     
     
    *Celui-ci tient compte de "l'ampleur et du rythme des changements climatiques auxquels un système est exposé, et également de sa sensibilité et de sa capacité d'adaptation", explique le rapport.
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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Mer 27 Aoû - 13:42

    Changement climatique: La voix des pays pauvres doit se faire entendre
    http://www.afriquejet.com/changement-climatique-2011110426670.html
    Agenda mondial pour un développement durable - Les pays en développement devraient jouer un rôle actif pour s'assurer que leurs positions sur le changement climatique soient prises en compte dans le cadre de l'agenda mondial pour un développement durable, a déclaré ce jeudi un haut responsable de l'ONU. Le coordonnateur résident des Nations unies et représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en Tanzanie, Alberic Kacou, a déclaré, 'vu que les pays en développement avaient beaucoup à perdre, et du fait de leur contribution limitée au réchauffement planétaire et au changement climatique, ils devaient se faire entendre'.

    M. Kacou a tenu ces propos à l'occasion de la présentation du Rapport sur le développement humain 2011 du PNUD (RDH) en Tanzanie, au lendemain de sa publication à Copenhague, au Danemark.

    'La viabilité de l'environnement est le plus gros défi du développement du 21-ème siècle. Sous la perspective de la viabilité et du développement équitable, le RDH montre comment la dégradation de l'environnement accroît les inégalités par ses impacts négatifs sur des populations déjà défavorisées, et comment les inégalités en matière de développement humain amplifient la dégradation de l'environnement', a-t-il déclaré.

    Alors que la communauté internationale prépare la Conférence de l'ONU sur le développement durable en juin 2012 à Rio de Janeiro, ce nouveau rapport soutient que la viabilité doit être envisagée comme une question de justice sociale pour les générations actuelles et futures.

    En outre, le rapport trouve des relations profondes entre le nouvel Indice du développement humain (IDH) et la dégradation de l'environnement, bien que les dégâts soient beaucoup plus visibles sur la croissance économique.

    'Ce qui implique que les modèles de développement que nous utilisons de nos jours ne sont pas les plus appropriés pour un développement durable et nécessitent que l'on repense notre approche du développement', selon M. Kacou.

    'La viabilité de l'environnement et l'égalité ne sont pas toujours complémentaires. Il faut des compromis. C'est la raison pour laquelle nous devons accorder une attention particulière à l'identification des synergies positives et envisager des compromis dans un cadre politique contextualisé', a suggéré le responsable onusien, en soulignant qu'une telle politique environnementale doit aller de pair avec 'la volonté et l'engagement  à tous les niveaux'.

    'En l'absence d'engagements, nous assistons à une dégradation de l'environnement sur plusieurs fronts avec des répercussions négatives sur le développement humain, en particulier pour les millions de personnes qui dépendent des ressources naturelles pour leur subsistance', a-t-il souligné.

    Sur la situation en Tanzanie, M. Kacou a déclaré: 'je suis heureux de noter qu'en 2011, la Tanzanie s'est classée à la 152ème place du nouvel IDH sur un total de 189 pays - ce qui fait une place de mieux que l'année dernière. En outre, elle a progressé de sept places dans le classement de l'IDH de 2006 à 2011 - ce qui en fait un des pays qui ont le plus progressé durant cette période'.

    M. Kacou a averti qu'il restait des obstacles à surmonter pour ce pays puisque l'inégalité et les problèmes environnementaux pouvaient bloquer le développement humain.

    'Si l'on considère les inégalités, l'IDH de la Gambie est tombé de 28,8 pour cent en raison des inégalités dans l'espérance de vie et l'éducation. Ceci se reflète dans l'IDH ajusté aux inégalités. L'accentuation de la dégradation de l'environnement pourrait bientôt modifier la progression du développement humain selon les pays, surtout dans les pays en développement', a-t-il ajouté.

    Par ailleurs, le secrétaire général de la Primature tanzanienne, Peniel Lyimo, a déclaré au cours de la même cérémonie, que les progrès en matière de développement dans les pays les plus pauvres du monde pourraient être stoppés ou connaître des revers, à moins que des mesures audacieuses ne soient prises pour ralentir le changement climatique.

    Le rapport, qui a pour thème: 'Viabilité et Egalité: Un avenir meilleur pour tous', soutient que la viabilité de l'environnement dépend de la résolution des inégalités en matière de santé, d'éducation, de revenus et entre les sexes associées à la nécessité d'une action mondiale pour la production d'énergie et la protection de l'écosystème.

    Pana 04/11/2011
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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Mer 1 Oct - 18:42

    Sans lutte contre le réchauffement climatique, la pollution deviendra indestructible
    http://www.usinenouvelle.com/article/sans-lutte-contre-le-rechauffement-climatique-la-pollution-deviendra-indestructible.N287674
    Par Olivier Cognasse - Publié le 30 septembre 2014, à 10h52
    France

    © Guy Goreck - Flickr c.c.
    Les travaux de l’Ineris apportent un élément essentiel pour comprendre la lutte contre la pollution. Cette dernière peut se révéler totalement inefficace si une politique au niveau planétaire n’est pas menée contre le réchauffement du climat. Eléments de réponses avec le programme Salut’Air d’Ineris, qui modélise les prévisions à l’horizon 2050.    
    L’envolée des émissions de dioxyde de carbone (CO2) devient préoccupante. Le rapport annuel du Global Carbon Project (GCP) chiffre à 2,3% l’augmentation des émissions de CO2 en 2013. Et cette année, les chiffres devraient être du même ordre. Si des mesures draconiennes ne sont pas instaurées rapidement, il sera impossible de limiter à 2°C le réchauffement planétaire d’ici à la fin du siècle. L’Europe s’inquiète.
    La Commission européenne a discuté du paquet "qualité de l’air" le 18 décembre 2013. Si les décisions n’ont pas encore été prises, l’idée est d’imposer de nouveaux plafonds d’émission de polluants. Il prévoit en 2030 une réduction de 52 % - par rapport à 2005 - des incidences de la qualité de l’air sur la santé et une baisse de 35 % de la superficie d’écosystèmes dépassant les limites établies concernant l’eutrophisation, processus d’accumulation dans un milieu d’éléments nutritifs comme l’ammoniac ou les azotes qui peut porter atteinte à la biodiversité en favorisant la croissance de certaines espèces au détriment d’autres.
    Mais il ne s’agit plus seulement de lutter contre les polluants. "Sans politique du climat, les mesures et la législation contre la pollution seront inopérantes. Tout sera compensé par le réchauffement climatique, dont les effets seront trop importants. Par contre, si un effort est fait sur le climat, l’amélioration sera significative sur l’ozone et sur les particules, même si ces dernières baisseront moins nettement", résume Laurence Rouil, responsable du pôle environnemental à l’Ineris.
    Une précision de simulation jamais atteinte
    L’Institut national de l’environnement industriel et des risques (Ineris) conduit depuis des années des travaux destinés à évaluer l’impact des politiques de gestion de la qualité de l’air. L’Institut et ses partenaires (CNRS, Université de Strasbourg) ont développé dans le cadre du projet de recherche Salut’Air, financé par le ministère de l’Ecologie et dévoilé ces derniers jours, une chaîne de modélisation intégrant le changement climatique et des facteurs comme la pollution longue distance pour évaluer les politiques de gestion de la qualité de l’air à l’horizon 2050.
    Elle met en cohérence quatre modèles : circulation générale de l’air couplée océan/atmosphère ; climat régional ; modèle global de chimie atmosphérique ; qualité de l’air régional. Ce projet bénéficie d’une technique novatrice de correction d’incertitudes, notamment avec les avancées du programme de simulations régionales Euro-Cordex, qui permet d’atteindre un niveau de résolution spatiale jamais atteint : 12 kilomètres. Les projections en 2050 permettent de comprendre un paramètre déterminant : le changement climatique doit être pris en compte, sans quoi les législations sur la qualité de l’air seront inopérantes. "En effet, on va réduire nos émissions d’oxyde d’azote, de composés organiques volatils, mais comme il fera beaucoup plus chaud parce qu’on n’aura rien fait pour le climat, il y aura un effet de compensation qui fait que les efforts consentis sur la qualité de l’air seront à long terme inopérants", prévient Laurence Rouil. La mise en place d’une politique ambitieuse est inévitable, mais elle ne peut se limiter à une seule région du monde.
    Pas de surcoût financier
    "Les décisions doivent être internationales en raison des transports longue distance des polluants. Sur l’ozone, les niveaux observés en Europe sont influencés par les Etats-Unis. Il existe, par exemple, des phénomènes de traversée de panache de particules partant du Sahara pour aller vers les Antilles y créer un épisode de pollution. En France, l’importation des particules en provenance d’Europe de l’Est peut représenter 10 à 60 % du total. A l’inverse, les émissions partent de France vers le Royaume-Uni - qui s’en plaint - et vers l’Europe de l’Est", explique-t-on à l’Ineris.
    Et pour ceux qui ne voient que le porte-monnaie, les analyses montrent qu’agir pour atténuer le réchauffement climatique conduit certes à une augmentation des coûts, mais l’impact de ces mesures permet d’équilibrer la balance en réduisant considérablement les dépenses de santé et de gestion de la qualité de l’air. Un bon argument pour convaincre les récalcitrants.
    Olivier Cognasse
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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Lun 26 Jan - 17:22

    Changement climatique : Davos fait partie du problème pas de la solution
    http://www.notre-planete.info/actualites/4189-changement-climatique-forum-Davos

    23 janvier 2015, 19 h 05
    forum Davos 2015Forum économique mondial de Davos 2015
    © Forum économique mondial de Davos

    Ce vendredi, François Hollande est à Davos, au Forum économique mondial, pour appeler à une réponse « globale » sur le climat. Comme si la lutte contre les dérèglements climatiques pouvait être menée efficacement par celles et ceux qui en portent la responsabilité.

    Il est aisé de brocarder le Forum économique mondial de Davos pour le décalage abyssal existant entre sa démesure anti-écologique et les engagements affichés. Ce sont plus de 1700 avions privés et des dizaines d'hélicoptères qui vont déplacer la majorité des 40 chefs d'Etat et des 2500 « décideurs politiques et économiques » attendus dans la station de ski suisse. Le faste des réceptions, dîners et soirées – cf cette soirée d'oligarques russes au caviar – organisées pour les riches et puissants de la planète, très majoritairement des hommes (83 %), sont peu en phase avec les exigences de sobriété, de mesure et de partage que suggère l'utilisation soutenable des ressources de la planète. Qu'importe, les « leaders » de la planète vont vivre quelques jours isolés du monde, dans un camp retranché que l'armée et la police suisses protègent du reste de la population, pour débattre de climat, d'inégalités, des risques planétaires etc.

    Le storytelling, cet art de vous vendre une histoire sans fondements sérieux, fonctionne à plein tube. Les leaders de ce monde auraient enfin décidé de se préoccuper de climat et il faudrait les encourager dans la perspective de la conférence de l'ONU sur le climat qui se tiendra à Paris-Le Bourget en décembre 2015. C'est oublier qu'il en était déjà question lors des précédents Forums de davos, notamment en 2013. C'est oublier qu'à l'occasion du G8 à Gleneagles en 2005, le gouvernement du Royaume-Uni avait demandé au Forum Economique mondial de formuler des propositions pour que le monde des affaires réduise les émissions de gaz à effet de serre (GES). Avec grand succès si l'on considère qu'un nouveau record d'émissions de GES à la hausse est battu chaque année.

    On pourra rétorquer que le tonitruant discours d'Al Gore de ce mercredi 21 janvier et l'annonce d'un immense concert planétaire « Live Earth » décentralisé (en Chine, Australie, Brésil, Le Cap, New York, Paris...) touchant deux milliards de personnes (via les TV, radio et Internet) le 18 juin prochain, est bien la preuve que quelque chose est en train de changer. Il est bien-entendu utile de disposer d'initiatives ayant la capacité de sensibiliser l'opinion publique mondiale. Encore faudrait-il se rappeler que la dernière initiative analogue, le Live 8 regroupant huit concerts dans les huit pays du G8 en 2005 pour « faire de la pauvreté de l'histoire ancienne » (Make poverty history), n'a jamais eu les résultats escomptés. Dix ans plus tard, avec 2,2 milliards de personnes de pauvres ou susceptibles de le devenir, la pauvreté est loin d'avoir disparu. Saurons-nous en tirer les leçons ?

    Plus important encore : Al Gore a annoncé que ce concert planétaire sera suivi d'une pétition en ligne avec l'objectif de récolter « un milliard de voix » pour demander « d'agir pour le climat maintenant ». Pharell Williams, qui sera le directeur musical de ce show, a rajouté que « l'humanité entière (sera) en harmonie » lors de ce 18 juin. Alors que les négociations climat se poursuivent depuis deux décennies sans résultats tangibles autres que l'augmentation continue des émissions de GES, il faudrait donc continuer à « appeler les décideurs à passer à l'action ». Il faudrait faire comme si il existait une communauté d'intérêt et de destin qui abolirait les catégories de responsables et de victimes. Mais de quelle « harmonie » s'agit-il lorsque 90 entreprises sont, à elles seules, responsables de 60 % des émissions de GES depuis qu'elles sont comptabilisées ? De quelle harmonie s'agit-il lorsque 20 % de la population mondiale consomme 80 % de l'énergie produite sur la planète ? De quelle harmonie s'agit-il lorsque les 3,5 milliards de personnes qui ne disposent pas plus que les 80 milliardaires les plus riches – dont nombre d'entre eux sont à Davos – seront les plus touchées par les conséquences des dérèglements climatiques ?

    Dans une tribune sur Médiapart écrite avec Nicolas Haeringer et publiée en septembre dernier, nous expliquions pourquoi il fallait « accepter de sortir de l'idée que nous aurions besoin de « tout le monde » pour résoudre la crise climatique ». Diluer les responsabilités, décontextualiser et déshistoriciser la crise climatique, invoquer d'abstraits et confus passages « à l'action », laisser entendre que n'importe quelle action vaut mieux que l'inaction, n'est pas de nature à résoudre les défis climatiques, sociaux, politiques auxquels nous sommes confrontés. Ce n'est pas de nature à mobiliser les populations. Parce que tout le monde n'a pas intérêt à ce que tout change, « nous avons de fait autant besoin de l'implication de certains que d'empêcher d'autres acteurs de nuire ».

    Regardons-y de plus près. François Hollande, comme il l'a fait en d'autres occasions, va évoquer les opportunités de croissance que le changement climatique représente pour les entreprises : de nouveaux produits et de nouvelles sources de revenus. Sans préciser qu'un point de croissance génère en moyenne 0,7 point de croissance d'émissions de GES. Sans énoncer clairement, comme vient de le faire magistralement une étude scientifique parue dans Nature, qu'il faudra laisser une grande majorité des énergies fossiles dans le sol pour conserver une chance raisonnable de rester en deçà des 2°C de réchauffement climatique global. Peut-être faudrait-il également noter que le rapport publié par le Forum économique mondial n'exclut pas fermement l'exploitation des sources de pétrole et de gaz non conventionnels comme les sables bitumineux et les hydrocarbures de schiste – tandis que que François Hollande en avait encouragé l'exploitation le 2 novembre dernier à l'occasion de la parution du rapport du GIEC. C'est le schisme de réalité dans lequel sont plongés les puissants de ce monde et que nous devons éviter.

    Enfin, lorsqu'on regarde attentivement comment le Forum économique de Davos traite des défis climatiques, on se rend compte que c'est essentiellement sous le registre du « risque » que les dérèglements climatiques font courir aux entreprises mondiales, aux secteurs économiques et industriels. Du côté des solutions, le rapport Global Risks se limite à mettre en avant quelques « bonnes pratiques ». Il n'est pas question des transformations systémiques, des transformations extrêmement profondes des modes de production et des consommation que les défis climatiques posent clairement sur la table. Au contraire, il sera préconisé de développer de nouveaux dispositifs d'assurance et des mécanismes financiers innovants pour faire face aux risques climatiques auxquels l'économie mondiale fait face. Plus de finance donc. François Hollande lui-même, loin de son discours du Bourget de 2012, fait de la finance le secteur par lequel il faudrait abonder le Fonds Vert pour le climat, au détriment des fonds publics. Autant de propositions pour préserver le business as usual et autant d'impasses dans la lutte contre les dérèglements climatiques.

    Attendre que les plus riches et les plus puissants de la planète, ces fameux 1% dont la majorité a combattu les propositions des Indignés, d'Occupy et du mouvement altermondialiste, soient ceux qui résolvent les défis climatiques est une impasse. Ne les appelons plus à passer à l'action, une action indéterminée qui leur permet d'imposer leurs fausses solutions. Les alternatives, les véritables solutions aux dérèglements climatiques, c'est à nous de les imposer. Ce sont celles que portent les processus Alternatiba et Blockadia. C'est moins glamour que les concerts d'Al Gore ou de Geldof, mais ce sera terriblement plus efficace.

    Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/actualites/4189-changement-climatique-forum-Davos
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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Lun 26 Jan - 17:25

    Réchauffement climatique: à Davos, Hollande appelle à investir massivement dans l'economie verte
    http://www.romandie.com/news/Rechauffement-climatique-a-Davos-Hollande-appelle-a-investir-massivement-dans-/558206.rom

    Davos (Suisse) - Le président français François Hollande a appelé vendredi à Davos le monde de l'entreprise et de la finance à investir massivement dans l'économie verte à onze mois de la conférence mondiale sur le climat que la France réunira à Paris en décembre.

    Des capitaux doivent s'investir massivement dans l'économie verte, a déclaré le chef français devant le Forum économique mondial de Davos, soulignant que le fonds vert de l'ONU n'a recueilli que 10 milliards de dollars alors que 100 sont nécessaires.
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    Re: "Le changement climatique représente une menace pour l’

    Message par bye le Mer 25 Fév - 19:37

    Nicolas Hulot : "Le changement climatique tue des centaines de milliers de personnes"
    https://www.youtube.com/watch?v=XrBQpyEdzZQ&feature=youtu.be
    Le Point - Publié le 23/02/2015 à 10:37 - Modifié le 23/02/2015 à 11:10
    VIDÉOS. Nicolas Hulot a reçu Audrey Crespo-Mara et l'équipe de LCI chez lui en Bretagne, quelques jours avant son départ pour les Philippines avec Hollande.
    Nicolas Hulot, envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète, reçoit Audrey Crespo-Mara et l'équipe de LCI chez lui en Bretagne. © Capture d'écran / LCI

    Propos recueillis par Audrey Crespo-Mara
    Audrey Crespo-Mara : Alors, c'est là votre thébaïde, à Saint-Lunaire...
    Nicolas Hulot : Les lieux comptent... Je pense que c'est le lot de tous ceux qui bougent beaucoup. Ils aiment bien avoir une bonne base arrière ! Je cite souvent une phrase de Victor Hugo qui est à l'image d'un paradoxe que je traîne depuis des années : "J'ai l'esprit casanier et l'instinct voyageur." En fait, je déteste partir. Parce que je suis bien là, face à la mer, mais évidemment, je suis toujours attiré vers l'horizon... Donc le départ est toujours une souffrance, le retour toujours un plaisir, mais une fois que je suis arrivé à destination, je suis très heureux.


    Vous êtes né à Lille, d'une mère visiteuse médicale et d'un père chercheur d'or au Venezuela !
    Il l'a été un moment de sa vie, oui. Et, j'ai même, dans un tiroir, des titres de concessions de mines d'or d'un petit village au Venezuela où j'ai pu aller vérifier la véracité des faits. Il l'a été, après la guerre, avec un certain nombre de grandes figures parmi lesquelles l'auteur du Salaire de la peur, celui qui était Papillon dans la réalité, ils étaient une bande de copains, ils n'ont pas beaucoup rapporté d'or, mais ça caractérisait le personnage ! Il y a sans doute un peu d'atavisme dans le goût des grands espaces...
    Et le "monsieur Hulot" de Jacques Tati, c'est votre grand-père...
    En réalité, Jacques Tati s'est inspiré du nom et un peu de sa silhouette. Mon grand-père était l'architecte de l'immeuble où vivait Jacques Tati. Et ce qui est très marrant, c'est que, encore aujourd'hui, quand je vais en Afrique, dans les pays francophones, souvent le douanier, en regardant mon passeport, se marre et me dit : "Alors, monsieur Hulot vient en vacances !" Parce que Les Vacances de monsieur Hulot a eu beaucoup de succès en Afrique.
    Vous commencez photoreporter pour l'agence Sipa. Puis débuts dans l'audiovisuel à France Inter. Mais c'est en 1987, sur TF1, que le grand public vous découvre. Vous êtes l'animateur d'Ushuaïa. C'est le tournant de votre vie ! Vous devenez le porte-parole de la sauvegarde de la planète. C'est d'ailleurs en tournant cette émission, qui va durer vingt-quatre ans, que vous devenez écologiste !
    Ushuaïa a été une université absolument incroyable qui fait que, graduellement, j'ai pris conscience de trois choses : de l'étroitesse de la planète sur laquelle on vit, de sa vulnérabilité et de l'impact de plus en plus fort de l'homme et de ses activités. Après 500 tournages d'Ushuaïa, on a évidemment une lecture de la planète très différente. On avait le sentiment d'arriver juste à temps. C'est-à-dire de pouvoir être témoin de cultures, de peuples, de paysages, d'écosystèmes qui avaient traversé les temps et qui, comme d'un fait exprès au moment où on changeait de siècle et de millénaire, venaient à disparaître... Donc on a vraiment été des témoins émerveillés et particulièrement effrayés de la vitesse à laquelle on s'était mis en situation de piller ce patrimoine.
    Et un jour, au printemps 2011, après avoir longtemps hésité, vous vous décidez à arrêter Ushuaïa, qui s'apprête à fêter ses 25 ans, pour vous lancer dans l'élection présidentielle en passant par la case primaire d'Europe Écologie-Les Verts. Regrettez-vous aujourd'hui d'avoir arrêté Ushuaïa et d'avoir choisi EELV ?

    Vous obtenez 41 %, Eva Joly 58 %. Vous claquez la porte d'EELV, déscolarisez vos deux enfants, Nelson et Titouan, pendant six mois et partez faire un mini-tour du monde... C'est en décembre 2012 que vous remontez en selle, en saisissant la main tendue de François Hollande. Désormais appuyé par les équipes du Quai d'Orsay, vous allez de pays en pays pour convaincre chefs d'État et ministres de l'urgence de la situation.
    J'essaie de mobiliser, de rassembler les partis, de développer tous types d'arguments selon mes interlocuteurs pour que chacun comprenne que, sur ces enjeux-là, nous serons tous gagnants ou tous perdants. Ce n'est l'intérêt d'aucun État et d'aucun acteur, qu'il soit économique ou politique, de laisser les phénomènes que nous essayons de juguler se développer. Je fais maintenant à échelle internationale ce que je faisais à échelle française, un peu européenne, depuis vingt ans.
    "C'est un timide qui se force parce qu'il pense qu'il doit le faire", dit de vous Daniel Cohn-Bendit.

    Ce rôle de susurrer à l'oreille des présidents n'est pas nouveau. Vous l'avez tenu auprès de trois présidents successifs : Chirac ("Notre maison brûle", Johannesburg 2002, charte de l'environnement), Sarkozy (pacte écologique, Grenelle de l'environnement), Hollande maintenant. Depuis quelques semaines, lui, qui était jusque-là peu sensible aux sirènes écologistes, affiche le zèle du converti !
    Tous ces hommes politiques, intelligents, ont parfois des angles morts. Parce qu'un énarque, on ne lui a pas forcément ouvert les yeux sur la raréfaction des ressources, sur la fragilité des écosystèmes... Quand François Hollande est arrivé à l'Élysée, il a accepté d'accueillir la Conférence climat qui se tiendra à Paris fin 2015. À cet instant, sans l'imaginer peut-être, il s'est fixé une contrainte, celle de découvrir une réalité et d'en prendre la mesure. Ma collaboration avec lui est faite de séances de travail, il rencontre un certain nombre d'acteurs, de scientifiques, d'économistes sur ce sujet. Il est rentré dans un chemin comme moi. Qu'il en ait forcément déduit que cet enjeu-là l'obligera à changer en profondeur un modèle basé sur la croissance, je ne pense pas qu'il en soit là. Qu'il en ait forcément déduit qu'il y a des choses auxquelles il va falloir renoncer dans les investissements, je ne pense pas qu'il en soit encore là. Mais tout ça est un long chemin. Et moi, ce qui m'importe, c'est que les gens entrent dans ce chemin-là. Parce qu'après, de toute façon, il y a des cliquets anti-retour. Il sera obligé d'être dans la cohérence.
    Comment se passe votre cohabitation avec Ségolène Royal et Laurent Fabius, qui, déjà dans ce domaine, se marchent sur les pieds ?

    Mercredi, vous reprendrez votre bâton de pèlerin. Cap sur les Philippines avec François Hollande. Un pays ravagé par un typhon en 2013...
    C'est le troisième pays - avec le Bangladesh et le Vietnam - le plus impacté par les premières manifestations du réchauffement climatique. Preuve en est : 10 000 morts, des vents à plus de 350 km/h, des vagues qui sont entrées de 8 km dans les terres. Il y a malheureusement ceux qui décèdent, mais aussi ceux qui doivent vivre dans une vulnérabilité encore plus grande. Par exemple, avec le président, on va aller dans un village qui s'appelle Guyane, où 40 000 personnes vivent principalement de la pêche. Tout leur matériel a été détruit par le typhon Haiyan. Sans aide, ils ne peuvent pas rebondir ! Et les gens dont les maisons ont été dévastées ont reconstruit, avec les débris de leur première habitation, au même endroit ! Parce qu'ils n'ont pas la possibilité de s'installer à l'intérieur des terres. Ils savent bien qu'à la prochaine réplique, et il y en aura, ils revivront un drame... L'objet de notre déplacement n'est pas de faire du misérabilisme, mais de mettre une réalité sur un mot. Changement climatique, ça fait encore sourire. Là-bas, ça amène au respect, à la dignité. Il faut savoir que le changement climatique tue déjà des centaines de milliers de personnes chaque année et déplace en moyenne 27 millions de personnes.
    En décembre, Paris accueillera la Conférence mondiale sur le climat, six ans après l'échec de Copenhague, dernière grand-messe du genre. Vous avez moins de dix mois pour convaincre les pays du monde entier. De quoi précisément ?
    Convaincre d'abord que personne n'a intérêt à un échec. Convaincre qu'il y a un modèle économique et énergétique, qu'il y a des solutions et qu'il faut les valoriser. Convaincre que ne rien faire a un coût économique, qu'investir pour la transition est une opportunité économique. Convaincre que, au-delà de nos différences culturelles, économiques, géographiques, c'est bien l'avenir de chaque enfant qui va se déterminer à Paris. Convaincre que c'est un enjeu majeur, supérieur, que c'est l'occasion pour l'humanité de devenir enfin humaine. On peut aussi donner envie de changer !
    Le premier cri d'alerte, c'était Rio, il y a 20 ans. Depuis, qu'est-ce qu'on a fait ?
    On a pris conscience... mais on n'a pas fait grand-chose d'autre ! En fait si, dans l'ombre, les ingénieurs, les laboratoires, les chercheurs se sont mis en marche. Et on a innové sur de nouveaux modes de production agricole, de nouveaux modes de transport, de nouveaux modèles énergétiques... Donc les solutions commencent à poindre. Maintenant, à Paris, si on met les bons objectifs, les bons outils incitatifs, on peut transformer cette exception en norme absolue.
    En vingt ans, on n'a pas inversé la courbe des émissions de gaz à effet de serre. Mais les deux pays qui émettent 42 % de ces gaz, la Chine et les États-Unis, s'engagent enfin...
    Disons qu'ils sont maintenant concernés. Mais il leur reste dix mois pour rehausser leurs ambitions ! Ça fait partie du jeu diplomatique. On ne met pas ses cartes tout de suite sur la table parce qu'on veut regarder un peu ce que son partenaire ou son adversaire - je ne sais pas quel mot il faut employer - va lui-même faire...
    C'est une partie de poker...
    Oui, c'est d'ailleurs triste. Parce qu'on fait du poker sur quoi ? Sur la tête de nos enfants. Le nerf de la guerre, c'est l'argent ! Et, les milliards, on peut les trouver très facilement si on sort de l'orthodoxie financière. Si on s'autorise à faire des choses qu'on s'est autorisé pour sauver des banques et qu'on ne s'autorise pas pour sauver la planète !
    Vous avez déclaré : "Trois fois par jour, j'ai envie de tout abandonner. Et puis je me dis qu'il ne faut pas. À un moment, le bon sens finira par s'imposer."

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