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    Un ANI qui nous veut du mal

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    Un ANI qui nous veut du mal

    Message par bye le Sam 23 Fév - 18:15

    Un ANI qui nous veut du mal
    FONDATION COPERNIC | MEDIAPART.FR | MARDI 19 FÉVRIER 2013
    mardi 19 février 2013




    Un ANI qui nous veut du mal
    Fondation Copernic | mediapart.fr | mardi 19 février 2013


    (Vous trouverez cet Appel en pdf plus bas, et le décryptage de l’ANI par la Fondation Copernic ici)


    Associations, syndicats, partis politiques et citoyen-ne-s, nous lançons un appel afin que l’accord national interprofessionnel (ANI) signé le 11 janvier 2013 par le patronat et trois syndicats ne soit pas transcrit dans la loi. Cet accord illégitime constitue, en effet, un recul social majeur, qui ne fera qu’aggraver la précarité du travail. Nous appelons chacun-e à s’en emparer et à s’engager pour qu’il n’acquière pas force de loi.



    L’appel a été rendu public le 19 février 2013 lors d’une conférence tenue symboliquement devant l’hôtel de Crillon, à Paris. Le Tribunal de grande instance de Paris a, en effet, annulé le 15 janvier dernier le plan social établi par la direction du palace, propriété d’un multimilliardaire, et lui a fait interdiction de le mettre en œuvre. Cette décision ne serait certainement pas intervenue si l’ANI avait été transcrit dans la loi. Ce jugement a, en outre, permis la conclusion d’un accord d’entreprise exemplaire, à mille lieues des accords dits « de maintien dans l’emploi » prévus par l’ANI, qui garantit le maintien des emplois et des salaires pendant les deux ans de fermeture de l’hôtel pour travaux.



    Vous pouvez signer (et faire signer) cet appel à ce lien.



    Le collectif unitaire à l’origine de l’appel organisera une réunion publique le 28 février 2013, à La Bellevilloise, à Paris, avant la journée d’action du 5 mars 2013 décidée par les syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires.





    L’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier signé par le patronat et certaines organisations syndicales représente un recul social majeur. Les soi-disant « nouveaux droits pour les salariés » sont en réalité de portée limitée et comportent nombre de dérogations et de dispositions qui en permettent le contournement. Par contre, les mesures en faveur du patronat portent des coups sévères au droit du travail. Cet accord s’inscrit dans le droit fil des préconisations, appliquées partout en Europe, de la Troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international) : démantèlement du droit du travail, chantage à l’emploi pour baisser les salaires et les droits sociaux au nom de la compétitivité. Il contribuera ainsi à la spirale dépressive dans laquelle les politiques d’austérité enfoncent l’Union européenne.

    L’accord aggrave encore, après les lois Fillon de 2004 et 2008 qu’il faut abroger, la remise en cause de la hiérarchie des normes en permettant de nouveau qu’un accord d’entreprise soit moins favorable que la convention collective et que la loi : en cas de « graves problèmes conjoncturels » de l’entreprise (quelle entreprise ne connaît pas de problème conjoncturels et surtout qui en jugera ?), il ne laisse d’autre choix au salarié que d’accepter la baisse de son salaire et l’augmentation de son temps de travail sous peine de licenciement. L’accord réduit considérablement les droits et les possibilités de contestation et de recours à la justice des salariés et de leurs représentants. Il remet en cause des prérogatives importantes des instances représentatives du personnel et renforce le pouvoir des employeurs, notamment celui d’imposer la « mobilité » des salariés (changement de lieu ou de poste de travail).

    Loin de permettre « la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels des salariés » cet accord va, au contraire, aggraver la précarité du travail en libérant le patronat de nombre d’obligations. En dépit des promesses qui avaient été faites par le gouvernement, l’accord ne réduit pas les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes, alors même que la précarité de l’emploi concerne en premier lieu les femmes, prépondérantes dans le temps partiel (80%) et plus souvent touchées par les CDD, le chômage et le sous-emploi.

    Enfin cet accord est illégitime. Il a été signé par trois confédérations syndicales représentant une minorité de salariés, alors même que les règles de représentativité syndicale sont sur le point de changer. Les parlementaires de droite se disent prêts à voter ses dispositions telles quelles, mais ni le président de la République, ni la majorité de l’Assemblée nationale n’ont été élus pour faire reculer les droits des salariés. Transposer ces reculs sociaux dans la loi représenterait donc un grave déni démocratique.

    Nous appelons les salariés-es, et plus largement, tous les citoyen-ne-s à lire ce texte, à l’analyser, à tenir partout des réunions pour en débattre ensemble et faire entendre leurs exigences auprès de leurs élus, tout particulièrement ceux de gauche, pour qu’ils ne votent pas ce texte. L’heure est bien plutôt à la sécurisation des emplois contre les licenciements, pour un travail de qualité, sans précarité, avec des droits sociaux de haut niveau pour les salariés, les chômeurs et les retraités. Nous ferons tout pour que cet accord n’acquière pas force de loi et nous appelons à soutenir toutes les initiatives en ce sens, en particulier les mobilisations syndicales.



    Appel soutenu par : Attac, CADAC, CGT Commerce Paris, CGT Hôtels Prestiges et Economiques, CGT-Finances, CNDF, CNT-Solidarité ouvrière Ile-de-France, Convergence de défense et développement des services publics, Convergences & Alternative, Fédération pour une alternative sociale et écologique, Fondation Copernic, FSU, Gauche anticapitaliste, Gauche unitaire, Les Alternatifs, Les efFRONTé-e-s, Marches européennes contre le chômage, Mouvement des jeunes communistes de France, Mouvement national des chômeurs et précaires, Nouveau parti anticapitaliste, Osez le féminisme !, Parti communiste français, Parti communiste des ouvriers de France, Parti de gauche, Réseau féministe « Ruptures », Résistance sociale, République & Socialisme, Union syndicale Solidaires...



    Premiers signataires : Richard Abauzit (conseiller du salarié, ancien inspecteur du travail), Etienne Adam (ancien secrétaire général de la CFDT Basse-Normandie), Verveine Angeli (Attac), François Asensi (député de Seine-Saint-Denis, FASE), Eliane Assassi (PCF), Yohann Augé (syndicaliste, inspecteur du travail), Clémentine Autain (militante féministe et directrice de Regards), Ana Azaria (Femmes Egalité), Marinette Bache (Résistance Sociale), Etienne Balibar (philosophe), Jacqueline Balsan (Mouvement national des chômeurs et précaires), Caroline Bardot (inspectrice du travail, conseillère régionale), Louis-Marie Barnier (syndicaliste et sociologue), Pierre Barron (sociologue, expert auprès des CHSCT), Philippe Batifoulier (économiste), Francine Bavay (conseillère régionale, EELV), Stephan Beltran (élu municipal), Nicolas Béniès (économiste), Fatima-Ezzah Benomar (Les efFRONTé-e-s), Mathieu Béraud (économiste), Olivier Besancenot (NPA), Eric Beynel (Union syndicale Solidaires), Jacques Bidet (philosophe), Annie Bidet Mordrel (philosophe), Alain Bihr (sociologue), Martine Billard (PG), Catherine Bloch-London (militante féministe), Frédéric Boccara (économiste), Jean-Jacques Boislaroussie (Les Alternatifs), Paul Bouffartigue (sociologue), Alima Boumediene Thiery (juriste), Vincent Bourdeau (philosophe), Marc Bousseyrol (économiste), Jacques Boutault (maire du 2ème arrondissement de Paris), Isabelle Bruno (politiste), Mireille Bruyère (Les économistes atterrés), Fabrice Canet (syndicaliste, CGT-Pôle emploi), Dominique Cabréra (cinéaste), Rémy Caveng (sociologue), Christian Celdran (administrateur civil), Alexandre Chabriez (syndicaliste, inspecteur du travail), Gérard Chaouat (chercheur émérite CNRS, biologiste), Charb (dessinateur de presse), André Chassaigne (député, Front de Gauche), Michel Chauvière (sociologue), Christian Chevandier (historien), Florence Ciaravola (Les Alternatifs), Jean-Claude Chailley (Résistance Sociale), Alice Colet (syndicaliste, inspectrice du travail), Pierre Concialdi (économiste), Philippe Corcuff (sociologue), Laurent Cordonnier (économiste), Alain Coulombel (conseiller régional), Annick Coupé (Union syndicale Solidaires), Pierre Cours-Salies (sociologue), Thomas Coutrot (Attac), Claude Danglot (médecin biologiste et ingénieur hydrologue), Fanny Darbus (sociologue), Noël Daucé (FSU), Guillaume Dautel (syndicaliste, inspecteur du travail), Claude Debons (syndicaliste), Christophe Delecourt (CGT Finances), Karima Delli (députée européenne, EELV), Sandra Demarcq (NPA), Etienne Deschamps (CNT-Solidarité ouvrière Ile-de-France), Yves Dimicoli (économiste), Keith Dixon (sociologue), Christian de Montlibert (sociologue), Magali de Haas (Osez le féminisme !), Bernard Defaix (Convergence de défense et développement des services publics), Paul Dirkx (sociologue), Jean-Michel Drevon (syndicaliste et militant associatif), Véronique Dubarry (maire-adjointe de Paris, EELV), Vincent Dubois (sociologue), Ian Dufour (inspecteur du travail), Philippe Enclos (juriste, Snesup-FSU), Guillaume Etiévant (PG), Jean-Claude Eyraud (FASE), Jean-Baptiste Eyraud (Droit au logement), Gérard Filoche (inspecteur du travail retraité), David Flacher (économiste), Lison Fleury (syndicaliste, inspectrice du travail), Guillaume Floris (Gauche Anticapitaliste), Sabine Fortino (sociologue), Jean-Pierre Fourré (République et Socialisme), Geneviève Fraisse (philosophe), Hélène Franco (Syndicat de la magistrature), Jacqueline Fraysse (députée des Hauts-de-Seine, FASE), Anne Fretel (économiste), Bernard Friot (sociologue), Sandrine Garcia (sociologue), Antoine Garcia (CGT EFFIA Synergies), Laurent Garrouste (syndicaliste, inspecteur du travail), Jean-Philippe Gasparotto (syndicaliste, CGT), Bertrand Geay (sociologue), Jacques Généreux (économiste), Jean-Pierre Gilly (économiste), Charlotte Girard (juriste), Jérôme Gleizes (économiste), Lucas Gomez (Les efFRONTé-e-s), Julien Gonthier (Solidaires-Industrie), Caroline 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    Re: Un ANI qui nous veut du mal

    Message par bye le Dim 21 Avr - 19:21

    Accord sur l’emploi : plongée dans la vidéo où Filoche n’a pas pleuré (et qui a donc moins buzzé que l’autre)
    GÉRARD FILOCHE - ANNE-SOPHIE JACQUES | ARRETSURIMAGES.NET | VENDREDI 12 AVRIL 2013
    lundi 15 avril 2013


    Accord sur l’emploi : plongée dans la vidéo où Filoche n’a pas pleuré (et qui a donc moins buzzé que l’autre)
    Gérard Filoche - Anne-Sophie Jacques | arretsurimages.net | vendredi 12 avril 2013


    Des sujets qui passent sous le radar, on en trouve à foison. Mais des sujets molestés, c’est plus rare. C’est le cas pourtant de l’accord national interprofessionnel (ANI) conclu entre des partenaires sociaux, et qui a mué en projet de loi adopté mercredi à l’Assemblée. Molesté, car à ce jour, personne n’est capable d’expliquer ce qu’est l’ANI – a fortiori les médias. Personne ? Pas tout à fait. Nous avons trouvé une vidéo de Gérard Filoche, membre du PS et ancien inspecteur du travail, qui donne corps à cet accord. En voici une petite sélection.


    "Ça craint, on n’a pas parlé de l’ANI" me dit Daniel, embêté. L’ANI ? L’accord national interprofessionnel sur la sécurisation de l’emploi. Ça ne vous dit rien ? C’est normal. Après un sondage exclusif réalisé auprès d’un échantillon représentatif (ma mère), vous n’êtes pas tout seul. L’accord signé le 11 janvier entre le Medef, la CFDT, la CFE-CGC et la CFTC – mais refusé par FO et la CGT – est peut-être le sujet le plus maltraité de ces dernières semaines. A commencer par nous, donc, puisque depuis la publication de cet article qui essayait, à travers la presse, de comprendre si cet accord penchait en faveur des employeurs ou des salariés, nous n’avons rien analysé. Et c’est un tort.
    Car cet accord vaut qu’on s’y arrête en détail. Un seul argument pour nous y pousser : l’ANI qui, selon le gouvernement, doit être favorable à l’emploi, est salué par le Medef et l’UMP. Si la droite se dit satisfaite, on peut s’inquiéter. Mais avant de crier au loup, on pouvait encore compter sur les débats au Parlement. Le gouvernement a en effet garanti aux députés la possibilité d’amender le texte de l’accord transposé tel quel en projet de loi. Seulement, à en croire le Monde, Michel Sapin, ministre du travail, a fait le service après-vente auprès des parlementaires récalcitrants et a trouvé les mots pour les rassurer. Emploi, emploi, emploi. Résultat : le projet de loi a été adopté mercredi à l’Assemblée nationale avec "finalement peu de modifications" selon la journaliste de LCP.

    http://www.arretsurimages.net/





     Mais que contient ce damné projet ? Comme en janvier, nous ne sommes guère fixés. La vidéo de LCP nous apprend qu’il permet "plus de flexibilité pour les entreprises tout en garantissant davantage de sécurité aux salariés" avec l’adoption "de l’extension d’une complémentaire santé à tous les salariés, des accords de maintien dans l’emploi, l’encadrement des plans sociaux et la mobilité interne des salariés en cas de difficulté dans l’entreprise". Le tout avec Sapin qui assure que "c’est un texte de lutte pour l’emploi et le chômage". Mais rien que sur ces quatre points de l’accord – qui en contient 27 – impossible de comprendre de quoi il retourne. Qu’est-ce que la mobilité interne ? Elle concerne qui ? Et puis doit-on se réjouir d’avoir une complémentaire santé ? Le "maintien de l’emploi" garantit-il vraiment mon poste ? Heureusement, quelques dispositions sont lisibles pour le commun des mortels, comme l’entrée des salariés au conseil d’administration des entreprises, la taxation des CDD de moins de trois mois ou le report possible des droits de l’assurance chômage quand on retrouve un emploi. Mais est-ce un accord qui va favoriser l’emploi à l’heure où certains ont promis d’infléchir la courbe du chômage ?
    Comprendre l’ANI exige de surmonter la difficulté technique. Le texte de l’accord est relativement court – vingt-quatre pages – mais pour qui n’est pas rompu au code du travail ça devient vite du japonais. Cette difficulté explique en partie la maltraitance médiatique. Il est plus simple, devant la difficulté, de reprendre jusqu’à plus soif des discours prémâchés comme le démontre le site Acrimed. Ne rester qu’en surface. Surtout ne pas plonger. Heureusement j’ai trouvé un maître de plongée : Gérard Filoche, membre du bureau national du PS et ancien inspecteur du travail. Vous l’avez sûrement vu sur le plateau de LCI, la gorge nouée, nous dire sa colère après les aveux de Jérôme Cahuzac. "Un coup de gueule émouvant" repris partout en très peu de temps. La vidéo a été vue et revue 669 000 fois à ce jour sur Youtube. Situation cocasse car Filoche était invité ce jour-là à parler de l’ANI et à nous dire tout le mal qu’il en pensait. Mais de l’ANI on ne parla pas.


    Affaire Cahuzac l’émotion de Gérard Filoche... par Josepha_Coccinelle
    La vidéo du buzz

    Pourtant Filoche a beaucoup à dire. Il a déjà beaucoup écrit sur son blog. Là, avec ou sans scaphandre, il est dur de comprendre pourquoi l’homme est vent debout contre cet accord. J’ai lu les 54 reculs contenus dans les 27 articles de l’ANI mais je n’ai rien compris. Idem dans cet argumentaire très fourni. Et puis, miracle, une autre vidéo de Filoche – beaucoup moins consultée celle-là avec un score de 20 000 vues – se charge de nous guider dans les eaux profondes du code du travail et des conséquences de l’accord signé. Invité à Argelès-sur-Mer le 14 mars dernier, Filoche tient conférence pendant une heure et quart. Sans notes. Juste un micro. Autant le site est confus, autant sa parole est limpide. Excellent tribun, l’homme nous tient jusqu’au bout de sa démonstration. Son fil rouge est de nous prouver que le diable se cache dans les détails. Et des diables, il en éclaire de quoi constituer une équipe de foot au complet. Il y va crescendo, du petit au gros. Une petite sélection ça vous dit ?

    DES AVANCÉES... QUI N’EN SONT PAS
    Sur l’entrée des salariés au conseil d’administration des entreprises tout d’abord (article 13). On se dit : belle avancée. D’ailleurs, le rapport Gallois sur la compétitivité et l’emploi le préconisait. Dans le cahier Eco du Monde du 19 février, deux brillants experts regrettaient que cette disposition soit "reléguée au second plan par les journalistes et les commentateurs, alors même qu’elle représente une avancée sans précédent pour les entreprises. Pour la première fois dans l’histoire des relations professionnelles, syndicats et patronat sont tombés d’accord pour partager le pouvoir dans la gouvernance des entreprises" . Bravo. Et les auteurs de citer l’article de l’ANI en question : "afin de favoriser la prise en compte du point de vue des salariés sur la stratégie de l’entreprise, leur participation avec voix délibérative à l’organe de l’entreprise qui définit cette stratégie doit être assurée dans les entreprises dont les effectifs totaux, appréciés à l’échelle mondiale, sont au moins égaux à 10 000 salariés ou à 5 000 appréciés à l’échelle de la France." Sauf que, rigole Filoche, les entreprises concernées sont au nombre de 229. C’est peu sur les 1,2 millions entreprises que compte le pays. Mieux : ces salariés ne doivent avoir aucun mandat en cours – exit donc les syndicalistes ou les membres du comité d’entreprise – et ils sont soumis à la confidentialité. Une avancée, vraiment ?


    Conference_SalariesCA par asi Filoche a compté : 229 entreprises sont concernées 


    Que penser de la mobilité dite volontaire et sécurisée (article 7) ? Une hypocrisie de plus, soupire Filoche qui rappelle que le volontariat n’existe pas en droit du travail. Bonhomme, il ironise sur le thème d’un colloque organisé par Laurence Parisot autour du concept de "soumission librement consentie". Ca fait rêver non ? Surtout quand on a un penchant sado-maso. Mais fermons cette parenthèse coquine uniquement destinée à vous réveiller un peu, bande d’endormis. Tant qu’à parler mobilité, autant parler du ventre de l’ANI : l’article 15 sur la mobilité interne. En gros, en cas de problèmes conjoncturels, une entreprise peut adapter les horaires de travail, les rémunérations ou envoyer ses salariés sur un autre site. Si le salarié refuse la modification de son contrat, alors, dit l’article, "son refus n’entraîne pas son licenciement pour motif économique. Il s’agit d’un licenciement pour motif personnel" mais heureusement "ouvrant droit à des mesures de reclassement telles qu’un bilan de compétence ou un abondement du compte personnel de formation". Ouf ! On a eu peur. Or, concrètement, le salarié ne peut plus contester le motif de son licenciement, et l’entreprise n’est pas obligée de mettre en place tous les dispositifs liés aux licenciements économiques. C’est en tout point le projet de pacte de compétitivité concocté par Nicolas Sarkozy, jeté aux oubliettes en raison des élections. Samuel Laurent, journaliste du Monde.fr, le disait dès janvier. La droite en rêvait, le parti socialiste l’a fait. 100 EUROS POUR DES LUNETTES ? C’EST MOINS QUE CE QUE PROPOSE LA CMU !
    Voyons la complémentaire santé (article 1). Que dit l’accord ? Au 1er janvier 2016, "les entreprises devront faire bénéficier leurs salariés d’une couverture collective de frais de santé couvrant au minimum, pour le seul salarié, un panier de soins défini comme suit : 100% de la base de remboursement des consultations, actes techniques et pharmacie en ville et à l’hôpital, le forfait journalier hospitalier, 125% de la base de remboursement des prothèses dentaires et un forfait optique de 100 € par an". Là encore, cette disposition est annoncée comme une avancée. Enfin, nous serons tous couverts. Mais lisez bien : 100 euros par an pour une paire de lunettes ? C’est moins que ce que propose la couverture maladie universelle (CMU) complémentaire, nous dit Filoche. Cette dernière prévoit 173 euros pour des lunettes. Idem pour les prothèses dentaires : la CMU, réservée aux plus démunis, fait mieux. C’est dire si la couverture pour tous sera légère. Là encore, une avancée ? Oui, mais pour les sociétés d’assurances. Filoche s’en était déjà ému en janvier sur son blog : "cette couverture payée 50/50 par les salariés et les employeurs rapportera aux grandes compagnies d’assurances qui seront « mises en concurrence » d’ici 2016 avec les mutuelles et la sécurité sociale, car c’est l’employeur qui décidera où vont les fonds. En fait il s’agit de 4 milliards dans les poches d’AXA ou d’Allianz."


    Conference_Caisses-Mutuelles par asi

     Le diable est dans les détails
    On peut enfin parler de la taxe sur les CDD courts vendue comme une façon de contrecarrer son utilisation massive (article 4). Là, Filoche reprend des arguments étayés dans la presse en janvier et relayés dans l’article d’@si déjà cité. A savoir que de nombreux CDD sont exclus de la taxe comme le disait l’Expansion – Filoche précise que seuls 20% des CDD sont concernés – et que cette taxe a permis au patronat de négocier une contrepartie, comme le racontait Le Figaro : la taxe supplémentaire étant un surcoût pour les entreprises estimé à 110 millions d’euros, les patrons ont demandé, en échange, l’exonération de cotisation patronale d’assurance chômage pour les trois premiers mois de CDI accordés aux moins de 26 ans. Une contrepartie évaluée à 150 millions d’euros. "Soit, en l’état, pour le cumul des deux mesures, une balance favorable au patronat de 40 millions" notait Le Figaro. Filoche reprend ces deux points sans pour autant citer les deux titres de presse. Vous verrez, au passage, qu’il ne se prive pas d’allumer David Pujadas et François Lenglet (France 2), Dominique Seux (des Echos et chroniqueur de France Inter à 7h20) et Yves Calvi.
    DE LA MESQUINERIE
    Et puis il y a des toutes petites choses anodines qui, une fois soulignées, paraissent vraiment mesquines. On apprend ainsi que le comité d’entreprise (CE) devra payer 20% des études qu’il aura commandées. Auparavant, ces études étaient totalement prises en charge par l’entreprise. Par exemple, quand les syndicats de SFR veulent savoir si le déménagement des locaux de l’opérateur de téléphonie n’est pas une façon déguisée de se débarrasser d’une partie des employés comme je le racontais ici, ils font appel à un cabinet d’expert indépendant. Avec l’ANI, le CE devra payer un cinquième de la note. Autre grapillage : avant, vous aviez cinq ans pour contester devant les prud’hommes le motif économique du licenciement. Avec l’ANI c’est deux ans. Une dernière ? Lors de plans sociaux engagés dans une entreprise, la liste des licenciés potentiels était examinée en CE. Certains noms pouvaient être écartés sur critère social – mère d’une famille nombreuse ou employé âgé quasi sûr de ne pas retrouver d’emploi–, et ce critère prévalait. Avec l’ANI, le critère qui prévaut est celui de la compétence. Pour Filoche, le critère de compétence, qui n’a rien à voir avec le critère de qualification, jugeable sur pièce, lui, ça ne veut rien dire. C’est à la gueule du client, selon le bon vouloir du patron.
    Vous étiez prévenus : ce n’est qu’une sélection. Je vous invite à regarder entièrement cette vidéo. Sans elle vous aurez du mal à comprendre l’ensemble des enjeux de l’ANI. Je vous invite à la regarder aussi car je sais qu’il faudrait nuancer la véhémence de Filoche et passer à la moulinette chaque point de sa démonstration. L’homme maîtrise son sujet, c’est certain. Mais j’ai repéré un faux-pas sur les CDI accordés aux moins de 26 ans exonérés de cotisations patronales sur trois mois. Filoche sous-entend qu’une fois passée la période d’essai, comme par hasard souvent de trois mois, hop, le jeune peut être licencié et le patron n’aura alors pas cotisé. Ce n’est pas ce que dit l’article sur le sujet : "le contrat à durée indéterminée conclu pour l’embauche d’un jeune de moins de 26 ans est exonéré de cotisations patronales d’assurance chômage, pendant une durée de 3 mois, dès lors qu’il se poursuit au-delà de la période d’essai". Ce faux-pas n’est peut-être pas le seul. Aussi je vous propose de décortiquer patiemment la vidéo dans le forum avant (si nécessaire, pourquoi pas, soyons fous) d’inviter Gérard Filoche pour en discuter. Banco ?



    Par Anne-Sophie Jacques le 12/04/2013


    http://www.dailymotion.com/video/xy...

    http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=5758

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