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    pollution de l'air

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    pollution de l'air

    Message par bye le Ven 29 Nov - 10:24

    Pollution : une étude pointe une mortalité accrue
    http://www.lepoint.fr/auto-addict/securite/pollution-une-etude-pointe-une-mortalite-accrue-20-02-2013-1629988_657.php
    Le Point.fr - Publié le 20/02/2013 à 13:14 - Modifié le 21/02/2013 à 10:19
    Selon une étude de l'"European Heart Journal", l'exposition à la pollution de l'air entraînerait une mortalité accrue pour les personnes ayant eu un infarctus du myocarde ou une angine de poitrine.
    La pollution aux particules fines émises par l'industrie et les moteurs diesel serait à l'origine d'une surmortalité d'origine cardiaque des personnes exposées.
    Sur le même sujet
    • Faut-il interdire le diesel ?
    Réalisée sur 154 204 patients britanniques hospitalisés après un accident ou malaise cardiaque entre 2004 et 2007, l'étude publiée aujourd'hui par l'European Heart Journal montre que le taux de mortalité augmentait en même temps qu'une exposition accrue aux particules fines ayant un diamètre de 2,5 micromètres ou moins (PM 2,5), soit 30 fois moins qu'un cheveu. Ces particules pénètrent dans l'appareil respiratoire plus profondément que les particules plus larges. Elles proviennent principalement de la circulation automobile et de l'industrie (lire notre article : "Faut-il interdire le diesel ?).
    "Nous avons découvert que, pour chaque hausse de 10 µg/m3 de PM 2,5, le taux de mortalité augmentait de 20 %", précise le Dr Cathryn Tonne, une épidémiologiste londonienne, qui a codirigé les travaux avec Paul Wilkinson, professeur d'épidémiologie à Londres. Les deux chercheurs ont estimé que le taux de mortalité aurait été réduit de 12 % si les patients n'avaient pas été exposés à la pollution atmosphérique, tandis que 4 783 décès seraient intervenus plus tardivement. Interrogée par l'AFP, le Dr Tonne a indiqué que peu de recherches existaient sur les grandes villes des pays en développement, où le niveau de pollution est en général bien supérieur et où le pourcentage des maladies cardiovasculaires augmente rapidement.
    La pollution de l'air fortement soupçonnée
    La pollution de l'air est fortement soupçonnée de jouer un rôle dans les maladies cardiaques, mais peu d'études avaient étudié son impact sur la survie après un infarctus du myocarde. Les chercheurs britanniques ont bénéficié d'informations médicales détaillées sur les 154 000 patients hospitalisés après un infarctus. Mais ils n'ont pas pu obtenir les causes exactes des 39 863 décès intervenus entre 2004 et 2007 - ce qui constitue une limite de l'étude -, même s'ils suspectent la majorité d'entre eux d'être liés à la maladie cardiaque. L'exposition à la pollution a par ailleurs été évaluée uniquement en fonction du lieu de résidence, sans prendre en compte d'éventuels déplacements.
    "Le message le plus important est que la réduction de la pollution dans les zones métropolitaines diminue la mortalité cardiovasculaire dans un laps de temps de seulement quelques années", relève le Pr Pier Mannucci, de Milan, dans un commentaire joint à l'étude. "Quand vous pensez qu'à Milan on s'inquiète lorsque les concentrations de particules fines PM 2,5 atteignent 100, alors qu'elles peuvent atteindre 1 000 en Chine, vous avez une idée de la différence en termes de risques et d'effets sur la santé", relève le Pr Mannucci.
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Ven 29 Nov - 10:33

    Pollution : les médecins parisiens tirent la sonnette d’alarme
    http://www.leparisien.fr/paris-75/paris-75005/pollution-les-medecins-tirent-la-sonnette-d-alarme-14-02-2013-2566415.php
    Les effets de la pollutions ont connus par les médecins. Aujourd’hui, ils veulent faire sortir le problème du silence de leur cabinet.
    Céline Carez | Publié le 14.02.2013, 03h59
    L’Institut de veille sanitaire évalue à 3000 le nombre de décès annuels dus à la pollution dans les neuf principales villes françaises, dont Paris et sa banlieue. | (LP/Olivier Corsan.)
    La sentence est lourde : aux abords du périphérique, un habitant a une espérance de vie amputée de sept mois. La faute à la pollution et notamment aux particules fines. Le constat a été dressé par l’InVS (Institut de veille sanitaire) en 2011. Mais aujourd’hui, des médecins généralistes de Paris tirent la sonnette d’alarme.
    Regroupés en collectif (http://appeldesmedecinsdeparis.overblog.com), une trentaine de praticiens, dont un médecin précurseur dans la lutte contre le saturnisme, un membre du Syndicat des médecins, un élu écologiste, interpellent les pouvoirs publics « sur la gravité de la situation » et appellent leurs confrères à signer une pétition.

    Les doléances ne sont pas nouvelles : la progression de 20% de l’asthme chez les enfants est connue… La progression des toux chroniques a déjà été déplorée ainsi que les rhinopharyngites sans cause, les trachéites des villes, les pathologies cardiovasculaires chez les plus de 65 ans. Bernard Jomier, médecin de quartier, également élu (EELV) dans le XIXe arrondissement, estime cependant qu’« il faut refuser l’indifférence face à cette atteinte à la santé de nos patients ».
    Le généraliste rappelle que dans la lutte contre le tabac, un autre dossier de santé publique, il aura fallu plus de vingt ans entre les premières alarmes et la loi Evin de 1991, interdisant de fumer dans les lieux publics et encadrant la publicité.

    A l’origine du sursaut de ce collectif, la vaste étude Aphekom de mars 2011, menée par 60 scientifiques et coordonnée par l’InVS. Le 8 janvier dernier, elle a été réactualisée dans le bulletin épidémiologique. « Nous nous sommes alors décidés à agir », lance le médecin. L’InVS évalue à 3000 le nombre de décès annuels dus à la pollution dans les neuf principales villes françaises, dont Paris et sa banlieue.

    « Il faut sortir de la confidentialité de notre cabinet médical, glisse Gauthier Desmarchelier. Et dénoncer ce que nous vivons tous les jours à ausculter nos patients. Nous devons prendre nos responsabilités. »

    « La qualité de l’air à Paris s’est dégradée », assure Bernard Jomier. L’Union européenne a même entamé une procédure de sanctions contre le mauvais élève France, avec à la clé de lourdes pénalités financières et des « conséquences désastreuses » en matière de santé publique pour les Franciliens.

    Le collectif de médecins ne propose aucune solution mais demande à l’Etat et à la Ville de Paris d’agir. Airparif (réseau de surveillance de la qualité de l’air en Ile-de-France agréé par le ministère de l’Environnement), qui mesure les pics de pollution sur la capitale, explose trop souvent les compteurs…
    Le Parisien
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Lun 10 Mar - 15:43

    LOI SUR L’AIR (LAURE – 1996)
    http://www.respire-asso.org/loi-sur-lair-laure-1996/
    Loi n°96-1236 du 30 décembre 1996 sur l’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Energie (LAURE)
    Cette loi-cadre, édictée le 30 décembre 1996 vise à rationaliser l’utilisation de l’énergie et à définir une politique publique intégrant l’air en matière de développement urbain. Le droit de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé est reconnu à chacun. Elle est codifiée dans le code de l’environnement.
    La loi rend obligatoire :
    • la surveillance de la qualité de l’air assurée par l’Etat ;
    • la définition d’objectifs de qualité ;
    • l’information du public.
    La surveillance porte sur l’ensemble du territoire national depuis le 1er janvier 2000. Une information du public, dont l’Etat est le garant, doit être réalisée périodiquement et une alerte doit être déclenchée en cas de dépassement de seuil. L’Etat délègue ses missions de surveillance à des organismes agréés et « équilibrés » regroupant 4 collèges (Etat, collectivités territoriales, industriels, associations). Pour garantir la qualité des mesures, l’Etat a mis en place le Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air (INERIS, LNE, Ecole des Mines de Douai).
    La loi prescrit l’élaboration d’un Plan Régional de la Qualité de l’Air , de Plans de Protection de l’Atmosphère et pour les agglomérations de plus de 100.000 habitants d’un Plan de Déplacement Urbain (PDU) . Ce dernier vise à développer les transports collectifs et les modes de transport propres, à organiser le stationnement et à aménager la voirie. Des itinéraires cyclables devront être réalisés à l’occasion de réalisation ou de rénovation de voirie.
    La loi instaure une procédure d’alerte, gérée par le Préfet. Celui-ci doit informer le public et prendre des mesures d’urgence en cas de dépassement de seuil (restriction des activités polluantes, notamment de la circulation automobile).
    La loi intégre les principes de pollution et de nuisance dans le cadre de l’urbanisme et dans les études d’impact relatives aux projets d’équipement. Elle définit des mesures techniques nationales pour réduire la consommation d’énergie et limiter les sources d’émission, instaure des dispositions financières et fiscales (incitation à l’achat de véhicules électriques, GPL ou GNV, équipement de dispositifs de dépollution sur les flottes de bus).
    18 décrets ont été pris en application de cette loi parmi lesquels nous pouvons citer :
    • Décret n° 2001-449 du 25 mai 2001 relatif aux plans de protection de l’atmosphère et aux mesures pouvant être mises en œuvre pour réduire les émissions des sources de pollution atmosphérique, codifié dans les articles R222-13 à R222-36 du Code de l’Environnement ;
    • Décret n° 98-361 du 6 mai 1998 relatif à l’agrément des organismes de surveillance de la qualité de l’air, codifié dans les articles R221-9 à R221-14 du Code de l’Environnement ;
    • Décret n° 98-360 du 6 mai 1998 relatif à la surveillance de la qualité de l’air et de ses effets sur la santé et sur l’environnement, aux objectifs de qualité de l’air, aux seuils d’alerte et aux valeurs limites, codifié dans les articles R221-1 à R221-8 et R223-1 à R223-4 du Code de l’Environnement ;
    • Décret n° 98-817 du 11 septembre 1998 relatif aux rendements minimaux et à l’équipement des chaudières de puissance comprise entre 400 kW et 50 MW ;
    • Décret n° 97-432 du 29 avril 1997 relatif au Conseil national de l’air, codifié dans les articles D221-16 à D221-21 du Code de l’Environnement.
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Lun 10 Mar - 15:44

    Les effets de la pollution
    http://www.airparif.asso.fr/pollution/effets-de-la-pollution-generalites
    1. Sur la santé
    2. Sur l’nvironnement
    La pollution atmosphérique a des effets sur la santé et sur l'environnement et donc des répercussions économiques.
    Selon l'OMS (Organisation mondiale de la santé) dans ses lignes directrices relatives à l'air (synthèse de l'évaluation des risques, mise à jour 2005) : « Le fait de respirer de l'air pur est considéré comme une condition essentielle de la santé et du bien-être de l'homme. Cependant la pollution de l'air continue de faire peser une menace importante sur le plan sanitaire partout dans le monde. […] Plus de 2 millions de décès prématurés peuvent chaque année être attribués aux effets de la pollution de l'air extérieur dans les villes et de l'air à l'intérieur des habitations […] à travers le monde ». Compte tenu de cette situation, l'OMS émet des recommandations visant à réduire les effets sanitaires de la pollution ( pdf - 798 ko). Le Centre international de recherche sur le cancer (IARC), agence spécialisée de l'OMS, a également classé en 2013 la pollution de l'air extérieur et plus spécifiquement les particules comme cancérigènes.

    De même, dans le programme CAFE (Clean Air for Europe, un Air propre pour l'Europe), la Commission européenne estimait à près de 300 000 le nombre de décès anticipés liés à l'exposition aux niveaux de particules observés en 2000 à travers les Etats membres (soit une perte d'espérance de vie de 9 mois en moyenne en Europe) et à 21 000 pour l'ozone. Le coût sanitaire pour ces deux polluants était évalué à un montant compris entre 189 et 609 milliards d'euros par an en 2020.

    Nombre de mois de perte d'espérance de vie ¬moyenne dans l'UE due aux particules fines (PM2,5)
    Source : International Institute for Applied Systems Analysis

    Principaux résultats des évaluations de l'impact sanitaire des particules mesurées par la commission européenne (programme CAFE - Clean Air for Europe)
    Source : L'environnement pour les Européens, Magazine de la direction générale de l'environnement
    - Commission européenne, 2005

    Compte tenu de ces effets, un certain nombre de polluants sont réglementés, tant au niveau français qu'au niveau européen. La plupart de ces réglementations s'inspirent des recommandations de l'OMS.


    Les effets sur la santé
    Les polluants sont des gaz ou des particules irritants et agressifs qui pénètrent plus ou moins loin dans l'appareil respiratoire et qui peuvent induire des effets respiratoires ou cardiovasculaires tels que :
    • Une augmentation des affections respiratoires : bronchiolites, rhino-pharyngites, etc...
    • Une dégradation de la fonction ventilatoire : baisse de la capacité respiratoire, excès de toux ou de crises d'asthme.
    • Une hypersécrétion bronchique.
    • Une augmentation des irritations oculaires.
    • Une augmentation de la morbidité cardio-vasculaire (particules fines).
    • Une dégradation des défenses de l'organisme aux infections microbiennes.
    • Une incidence sur la mortalité à court terme pour affections respiratoires ou cardio-vasculaires (dioxyde de soufre et particules fines).
    • Une incidence sur la mortalité à long terme par effets mutagènes et cancérigènes (particules fines, benzène).
    Les données de qualité de l'air relevées par Airparif et les autres associations de surveillance de la qualité de l'air françaises sont utilisées par des organismes tels que l'InVS (Institut national de veille sanitaire) ou l'ORS (Observatoire régional de la santé) pour évaluer l'impact de cette pollution sur la santé grâce à des études épidémiologiques.
    Exemple d'études épidémiologiques :
    • En Île-de-France : Erpurs.
    • En France : PSAS 9.
    • En Europe : Apheis, Aphekom.
    • Pour en savoir plus :
    Évaluation des risques de la pollution urbaine sur la santé en Île-de-France par l'ORS
    Les effets sur l'environnement
    Les effets de la pollution atmosphérique sur l'environnement peuvent se ressentir à différentes échelles géographiques.
    Au niveau local
    • Sur les matériaux :
    La pollution atmosphérique induit de la corrosion due au dioxyde de soufre, des noircissements et encroûtements des bâtiments par les poussières issues en grande partie de la combustion des produits pétroliers, ainsi que des altérations diverses en association avec le gel, l'humidité et les micro-organismes.

    Lion en calcaire (pont Alexandre III). Des croûtes noires gypseuses se développent à l'abri de la pluie
    Source : Airparif
    • Pour en savoir plus :
    Effets de la pollution atmosphérique sur les bâtiments par le LISA
    • Sur les végétaux :
    De fortes concentrations de certains polluants peuvent conduire à des nécroses visibles sur les plantes. La pollution de l'air peut également entrainer une réduction de la croissance des plantes, même sans dommages visibles (par exemple l'ozone peut provoquer une baisse de la production agricole de céréales comme le blé) ou une résistance amoindrie des plantes à certains agents infectieux.
    • Pour en savoir plus :
    Effets de l'ozone sur la végétation par l'INRA
    Au niveau européen
    Le principal effet des polluants atmosphériques à cette échelle est leur contribution aux phénomènes de pluies acides qui, en liaison avec d'autres facteurs (sécheresse, parasites...) entraînent le dépérissement des forêts et la dégradation des sols. Dioxyde de soufre (formation d'acide sulfurique) et oxydes d'azote (formation d'acide nitrique) sont liés directement à la formation des pluies acides tandis que l'ozone altère la physiologie des arbres forestiers.
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Lun 10 Mar - 15:45

    Effets sur la santé de la pollution de l’air
    http://www.sante.gouv.fr/effets-sur-la-sante-de-la-pollution-de-l-air.html


    12 décembre 2013
    Les effets sur la santé de la pollution atmosphérique sont complexes à caractériser. Si l’ensemble de la population est concernée par la qualité de l’air, il existe une grande variabilité dans l’exposition aux polluants atmosphériques, la nature et les effets de ceux-ci, la sensibilité des personnes, les conditions mêmes de l’exposition… De nombreux travaux scientifiques viennent cependant étayer l’importance des effets sur la santé de la pollution atmosphérique en termes de morbidité (c’est-à-dire de pathologies) et de mortalité, que ce soit à court terme ou à plus long terme. Le schéma ci-après mentionne leur échelle de gravité, ainsi que la proportion de population concernée par chacun de ces effets.
    Les effets sur la santé des polluants atmosphériques, notamment des polluants visés par les réglementations européennes et françaises (particules, ozone, dioxyde d’azote, dioxyde de soufre, …), sont de mieux en mieux connus que soient dans le cas d’expositions de courte durée (expositions aiguës) ou d’expositions à moyen et à long terme (expositions sub-chroniques et chroniques). Ces effets sont décrits sur le site de l’Institut de veille sanitaire (InVS).
    Données internationales et européennes
    En 2013, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a réalisé pour le compte de la Commission européenne une importante mise à jour des connaissances sur les effets sur la santé de la pollution atmosphérique.
    Consulter le rapport final du projet REVIHAAP (Review of evidence on health aspects of air pollution)
    Pollution atmosphérique et cancer :
    Par ailleurs, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), instance spécialisée de l’OMS a classé, en octobre 2013, la pollution de l’air extérieur et les particules de l’air extérieur comme étant « cancérogènes pour l’homme ». Voir le communiqué de presse n°221 du CIRC. Voir également le « Questions/Réponses » du CIRC. Ces classifications font notamment suite aux classifications du CIRC en 2012, des effluents des moteurs diesel comme étant « cancérogènes pour l’homme » et des effluents des moteurs essence comme « probablement cancérogènes pour l’homme ». Voir le communiqué de presse n°213 du CIRC.
    Voir également la Fiche repère de l’Institut national du Cancer (INCa) « Particules fines, dont diesel, et risque de cancer » (2013)
    Pollution de l’air et santé en Europe (2011)
    Le projet européen Aphekom (Amélioration des connaissances et de la communication sur la pollution de l’air et la santé en Europe), coordonné par l’Institut de veille sanitaire, s’est intéressé aux questions suivantes :
    • Que sait-on aujourd’hui des impacts sur la santé de la pollution atmosphérique dans les villes européennes ?
    • Quelles évaluations d’impact sanitaire sont à mener pour le développement de politiques et de recommandations sur la pollution atmosphérique en zones urbaines ?
    • Les politiques de réduction de la pollution de l’air sont-elles efficaces ?
    • Quels bénéfices économiques sont associés à une réduction de la pollution atmosphérique ?
    • Comment peut-on améliorer la communication entre les scientifiques et les décideurs concernés par les impacts sanitaires de la pollution atmosphérique ?
    Cofinancé par la Commission Européenne et par les institutions participant au projet, Aphekom a porté sur 25 grandes villes européennes dont 9 villes françaises (Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse) et mobilisé plus de 60 scientifiques pendant trois années.
    Voir les résultats du projet européen Aphekom.
    Données françaises
    Le programme de surveillance "air et santé" (PSAS) de l’Institut de veille sanitaire (InVS) de l’Institut de veille sanitaire (InVS)]
    Ce programme a été crée en 1997 dans le contexte de la loi sur l’air de 1996 qui reconnaît à chacun le droit de respirer un air qui ne nuise pas à sa santé. Il a pour objectifs d’évaluer les risques sanitaires associés à l’exposition à la pollution atmosphérique et de suivre leurs évolutions, de permettre la réalisation d’évaluations d’impact sanitaire de la pollution atmosphérique (EIS-PA) (Cf. ci-après), notamment à l’échelle locale des agglomérations, de fournir une aide à la décision aux acteurs locaux et nationaux pour la gestion de la qualité de l’air, et de disposer d’une expertise sur les effets sanitaires de la pollution atmosphérique, mobilisable en cas de besoin (situation accidentelle par exemple).
    Les résultats obtenus depuis 10 ans ont permis d’objectiver l’impact à court-terme de l’exposition aux polluants, notamment celui des particules en suspension et de l’ozone, sur la mortalité et la morbidité (hospitalisations), en fonction des niveaux d’exposition actuellement observés dans les villes françaises. Des travaux complémentaires du programme ont porté sur la part de la pollution atmosphérique dans la surmortalité survenue durant la vague de chaleur de l’été 2003, et ont permis d’explorer l’influence de la taille des particules sur les effets sanitaires, ainsi que d’étudier les interactions entre les effets de la température et ceux des polluants sur la mortalité.
    Voir les principaux résultats du PSAS dans le numéro thématique "Épidémiologie et pollution atmosphérique urbaine : l’observation au service de l’action" du Bulletin épidémiologique hebdomadaire thématique de InVS (2013)
    Evaluation de l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique
    L’Institut de veille sanitaire (InVS) a développé une méthode permettant de mener des études d’évaluation de l’impact de la pollution atmosphérique (EIS-PA) à l’échelle d’une ville ou d’une agglomération. Voir les guides Évaluation de l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique urbaine Concepts et méthodes (2008) et Comment réaliser une évaluation de l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique urbaine ? (2013) sur le site de l’InVS.
    Plusieurs études ont été menées selon cette méthode dans différentes villes françaises et sont disponibles sur le site de l’InVS.
    Rapports sur l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique (2004)
    Un rapport de l’agence française de sécurité sanitaire de l’environnement (AFSSE, désormais intégrée à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, ANSES) situe les enjeux en termes de santé publique, en proposant une estimation de l’impact sur la santé d’une exposition chronique aux particules fines présentes dans l’air dans 76 agglomérations urbaines françaises. Sont retenus comme indicateurs sanitaires pertinents : la mortalité globale, la mortalité par cancer du poumon et celle par maladies cardio-respiratoires. Le gain en termes d’espérance de vie que représenterait une diminution du niveau moyen de pollution aux particules fines dans un ensemble d’agglomérations françaises est également mentionné.
    Un autre rapport de l’ANSES s’attache à étudier un ensemble de mesures de nature à contribuer à la poursuite de la réduction des émissions des polluants et des expositions de la population en milieu urbain. Il procède à l’analyse des expériences conduites et des propositions formulées dans différentes enceintes sur le plan national et international.
    Ces documents sont disponibles en ligne sur le site de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES)
    Recommandations pour prévenir les effets sur la santé de la pollution atmosphérique
    Le Conseil supérieur d’hygiène publique de France (CSHPF) a publié en 2000 un avis relatif aux conduites à tenir lors d’épisodes de pollution atmosphérique Avis du CSHPF du 18 avril 2000. Les ministères chargés de la santé et du développement durable ont conjointement demandé au Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) de mettre à jour ces recommandations en cas de pics de pollution par les particules, l’ozone, le dioxyde d’azote et/ou le dioxyde de soufre. Cet avis a été publié le 11 décembre 2013.
    Voir la page Recommandations sanitaires.
    Pollution atmosphérique et pollens
    L’exposition conjointe à la pollution atmosphérique et aux pollens présents dans l’air peut entraîner une exacerbation des effets sur la santé. Voir le dossier Pollens et allergies.
    [1] Pyramide des effets sur la santé. Source : Santé Canada
    Source :
    Direction générale de la santé.
    Sous-direction "Prévention des risques liés à l’environnement et à l’alimentation"
    Bureau environnement extérieur et produits chimiques (EA1)
    14, avenue Duquesne
    75007 Paris
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Lun 10 Mar - 15:46

    Santé et qualité de l'air
    http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs313/fr/
    Aide-mémoire N°313
    Septembre 2011
    Principaux faits
    • La pollution de l’air représente un risque environnemental majeur pour la santé En diminuant les niveaux de pollution atmosphérique, on peut aider les pays à réduire la charge mondiale de morbidité imputable aux infections respiratoires, aux cardiopathies et au cancer du poumon.
    • La santé respiratoire ( à court et à long terme) et cardiovasculaire de la population d’une ville dépend directement du niveau de pollution de l’air.
    • On estime que la pollution de l’air intérieur est responsable d’environ 2 millions de décès prématurés, principalement dans les pays en développement. Pratiquement la moitié de ces décès sont dus à la pneumonie chez les enfants de moins de 5 ans.
    • La pollution atmosphérique en milieu urbain serait responsable d’1,3 million de décès dans le monde par an.. Les habitants des pays à revenu moyen supportent une part disproportionnée de ce fardeau.
    • L’exposition aux polluants atmosphériques échappe en grande partie au contrôle individuel et nécessite que les autorités publiques prennent des mesures aux niveaux national, régional et même international.
    • Les lignes directrices de l’OMS concernant la qualité de l’air consituent l’évaluation la plus largement reconnue et la plus à jour des effets de la pollution de l’air sur la santé. Elles préconisent des objectifs de qualité de l’air qui permettraient de réduire fortement les risques sanitaires. Les lignes directrices indiquent qu’en ramenant les concentrations de particules (PM10) de 70 à 20 microgrammes par mètre cube, on pourrait faire baisser la mortalité liée à la qualité de l’air de 15%.
    ________________________________________
    Informations générales
    La pollution de l’air, à l’intérieur des locaux comme à l’extérieur, est un problème majeur de santé environnementale touchant aussi bien les pays développés que ceux en développement. Les lignes directices OMS 2005 concernant la qualité de l’air sont conçues pour donner des orientations mondiales et réduire les conséquences de cette pollution sur la santé. Les directives parues pour la première fois en 1987 [1] puis actualisées en 1997 [2] concernaient l’Europe. Les nouvelles directives (2005) s’appliquent au monde entier et se fondent sur l’évaluation des données scientifiques actuelles par des experts. Les concentrations limites recommandées ont été révisées pour un certain nombre de polluants: particules en suspension, ozone (O3), dioxyde d’azote (NO2) et dioxyde de soufre (SO2), et concernent toutes les régions de l’OMS.
    Observations fondamentales des lignes directrices de 2005:
    • Actuellement, les particules en suspension (ou matières particulaires) et l'ozone constituent un risque sanitaire grave dans de nombreuses villes des pays développés et en développement. On peut établir une relation quantitative entre le niveau de pollution et certains critères sanitaires (augmentation de la mortalité ou de la morbidité). On obtient ainsi des indications précieuses sur les progrès de la santé auxquels on peut s'attendre si l'on réduit la pollution de l'air.
    • Même à des concentrations relativement faibles, on a associé les polluants atmosphériques à divers effets nuisibles sur la santé.
    • La mauvaise qualité de l'air à l'intérieur des locaux pourrait constituer un risque sanitaire pour plus de la moitié de la population mondiale. Dans les domiciles utilisant des biocombustibles ou du charbon pour la cuisine et le chauffage, les teneurs en particules peuvent être de 10 à 50 fois supérieures aux valeurs indiquées par la directive.
    • On peut obtenir une baisse importante de l'exposition à la pollution de l'air en abaissant les concentrations de plusieurs polluants les plus courants émis en brûlant les combustibles fossiles. Ces mesures auraient également des effets avantageux sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
    En dehors des valeurs établies, les directives fixent des cibles intermédiaires pour chaque polluant de l'air atmosphérique de façon à faire baisser progressivement les concentrations. En atteignant ces cibles, on observera des réductions significatives des risques de maladies chroniques ou aiguës imputables à la pollution atmosphérique. Il n'en reste pas moins que les valeurs guides sont l'objectif ultime à atteindre.
    ________________________________________
    Particules en suspension
    Valeurs recommandées
    PM2.5
    10 μg/m3 moyenne annuelle
    25 μg/m3 moyenne sur 24 heures
    PM10
    20 μg/m3 moyenne annuelle
    50 μg/m3 moyenne sur 24 heures
    Les directives 2005 déterminent pour la première fois des valeurs guides pour les particules en suspension (PM). L'objectif est de parvenir à la plus faible concentration possible. Comme l'on n'a pas établi de seuil en dessous duquel on n'observe aucun effet néfaste pour la santé, les valeurs recommandées représentent un objectif acceptable et réalisable pour réduire le plus possible les effets sanitaires en fonction des limitations locales, des moyens disponibles et des priorités de la santé publique.
    Définition et principales sources
    Les particules en suspension ont plus d'effets sur la santé que tout autre polluant. Les principaux composants en sont les sulfates, les nitrates, l’ammonium, le chlorure de sodium, le carbone, les matières minérales et l’eau. Elles se composent d'un mélange de substances organiques et minérales, sous forme solide ou liquide, et on les classe en fonction de leur diamètre aérodynamique: PM10 (diamètre de moins de 10 μm); PM2,5 (diamètre de moins de 2,5 μm). Ces dernières sont plus dangereuses car, après inhalation, elles peuvent atteindre la région alvéolaire et altérer les échanges gazeux à l'intérieur des poumons.
    Effets sur la santé
    Aux concentrations auxquelles sont exposées la plupart des populations urbaines et rurales des pays développés et en développement, les particules ont déjà des effets nuisibles sur la santé. L'exposition chronique contribue à augmenter le risque de contracter des maladies cardiovasculaires et respiratoires, ainsi que des cancers pulmonaires. Dans les pays en développement, l'exposition aux polluants émis en brûlant des combustibles solides à l'intérieur des habitations sur des foyers ouverts ou dans des fourneaux traditionnels augmente le risque d'infections aiguës des voies respiratoires inférieures et la mortalité qui s'y associe chez le jeune enfant.
    Cette pollution représente également un risque majeur de maladies respiratoires obstructives chroniques et de cancer du poumon chez l'adulte. Dans les villes où l'on observe des niveaux de pollution élevés, la mortalité dépasse de 15 à 20% celle enregistrée dans d'autres villes où l'air est relativement plus sain. Même dans l'Union européenne, l'exposition aux PM2,5 produites par les activités humaines réduit en moyenne l'espérance de vie de 8,6 mois.
    Ozone (O3)
    Valeurs recommandées
    O3
    100 μg/m3 moyenne sur 8 heures
    La concentration limite recommandée auparavant, 120 mg/m3 (moyenne sur 8 heures), a été ramenée à 100 mg/m3 sur la base des liens concluants établis récemment entre la mortalité quotidienne et des concentrations en ozone inférieures à 120 µg/m3.
    Définition et principales sources
    Il ne faut pas confondre l'ozone de la couche protectrice dans la haute atmosphère avec celui qui l'on retrouve au niveau du sol et qui est l'un des principaux constituants du smog photochimique. Dans ce cas, l'ozone se forme sous l'effet de réactions photochimiques (c'est-à-dire en présence du rayonnement solaire) entre divers polluants, comme les oxydes d'azote (NOx) émis par les véhicules et l'industrie et les composés organiques volatiles (COV), émis par les véhicules, les solvants et l'industrie. On observe des pics de concentration pendant les périodes de temps ensoleillé.
    Effets sur la santé
    À des concentrations trop élevées, l'ozone a des effets marqués sur la santé de l'homme. On observe alors des problèmes respiratoires, le déclenchement de crises d'asthme, une diminution de la fonction pulmonaire et l'apparition de maladies respiratoires. En Europe, on considère actuellement que l'ozone est l'un des polluants atmosphériques les plus préoccupants. C'est ainsi que plusieurs études européennes ont signalé un accroissement de la mortalité quotidienne de 0,3% et des maladies cardiaques de 0,4% pour chaque augmentation de 10 μg/m3 de la concentration en ozone.
    Dioxyde d’azote (NO2)
    Valeurs recommandées
    NO2
    40 μg/m3 moyenne annuelle
    200 μg/m3 moyenne horaire
    La valeur guide actuelle de l'OMS de 40 μg/m3 (moyenne annuelle), fixée pour protéger le public des effets du NO2 gazeux sur la santé, reste inchangée par rapport aux directives précédentes.
    Définition et principales sources
    Dans l'air, le NO2 a les effets suivants:
    • À des concentrations dépassant200 μg/m3, sur de courtes durées, c'est un gaz toxique entraînant une inflammation importante des voies respiratoires.
    • C'est le principal agent responsable de la formation des aérosols de nitrates, qui représentent une proportion importante des PM2.5 et d'ozone, en présence de rayons ultraviolets.
    Les émissions anthropiques de NO2 proviennent principalement de la combustion (chauffage, production d'électricité, moteurs des véhicules automobiles et des bateaux).
    Effets sur la santé
    Les études épidémiologiques ont montré que les symptômes bronchitiques chez l'enfant asthmatique augmentent avec une exposition de longue durée au NO2. On associe également une diminution de la fonction pulmonaire aux concentrations actuellement mesurées (ou observées) dans les villes d'Europe et d'Amérique du Nord.
    Dioxyde de soufre (SO2)
    Valeurs recommandées
    SO2
    20 μg/m3 moyenne sur 24 heures
    500 μg/m3 moyenne sur 10 minutes
    La concentration de SO2 ne doit pas dépasser 500 μg/m3 en moyenne sur 10 minutes. Selon certaines études, une proportion d'asthmatiques voient leur fonction pulmonaire s'altérer et des symptômes respiratoires apparaître après une exposition au SO2 de seulement 10 minutes.
    La révision de la directive concernant l'exposition sur 24 heures et ramenant la concentration de 125 à 20 μg/m3 de SO2 se fonde sur les considérations suivantes:
    • On sait maintenant que le SO2 a des effets sur la santé à des concentrations bien plus faibles qu'on ne le soupçonnait auparavant.
    • Il faut s'en protéger davantage.
    • Bien que l'on ne connaisse pas encore exactement la cause des effets du SO2 à de faibles concentrations, il est probable qu'en abaissant celles-ci on obtiendra aussi une réduction de l'exposition aux polluants associés.
    Définition et principales sources
    Le SO2 est un gaz incolore, d'odeur piquante. Il est produit par la combustion des énergies fossiles (charbon et pétrole) et la fonte des minerais de fer contenant du soufre. La source anthropique principale de SO2 est la combustion des énergies fossiles contenant du soufre pour le chauffage domestique, la production d'électricité ou les véhicules à moteur.
    Effets sur la santé
    Le SO2 affecte le système respiratoire, le fonctionnement des poumons et il provoque des irritations oculaires. L'inflammation de l'appareil respiratoire entraîne de la toux, une production de mucus, une exacerbation de l'asthme, des bronchites chroniques et une sensibilisation aux infections respiratoires. Le nombre des admissions à l'hôpital pour des cardiopathies et la mortalité augmentent les jours de fortes concentrations en SO2. La réaction avec l'eau produit de l'acide sulfurique, principal composant des pluies acides à l'origine de phénomènes de déforestation.
    L’OMS aidera les États Membres à échanger les informations sur les approches fructueuses, les méthodes d’évaluation de l’exposition et le contrôle des effets de la pollution sur la santé.
    ________________________________________
    [1]: Air quality guidelines for Europe. Copenhague, Bureau régional de l’Organisation mondiale de la Santé pour l’Europe, 1987 (Publications régionales de l’OMS, Série européenne, N° 23).
    [2]: Air quality guidelines for Europe, 2ème édition. Copenhague, Bureau régional de l’Organisation mondiale de la Santé pour l’Europe, 2000 (Publications régionales de l’OMS, Série européenne, N° 91).
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    Téléphone: +41 22 791 2222
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    Liens connexes
    • Lignes directrices OMS relatives à la qualité de l’air – mise à jour mondiale 2005
    • Cancers dus à l’environnement et au milieu professionnel
    Principaux repères
    • Urbanisation et santé
    Article du Bulletin de l'OMS
    • Pollution de l’air
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Jeu 13 Mar - 19:34

    Pollution : attention aux particules fines
    http://www.gazetteinfo.fr/2014/03/12/pollution-attention-aux-particules/

    Mercredi 12 mar 2014 à 10:03 | Par Amandine Chauve

    L’hexagone connaît actuellement un pic de pollution aux particules fines. De nombreuses régions sont touchées, dont la Bourgogne. Hier mardi, au nord de la région, le seuil dit « d’information » a été franchi. « La faute aux vents qui viennent du nord et du nord-est, qui charrient les pollutions qui touchent le bassin parisien » explique David Thomas, technicien d’exploitation à l’association Atmosf’air, chargée d’analyser la qualité de l’air. Ce mercredi, avec l’inversion des vents, c’est le sud de la région, soit la Saône-et-Loire et le sud de la Côte-d’Or (plaine de Saône), qui sont concernées en première ligne.

    Inférieures à 10 microns, les particules fines, du fait de leur petite taille, ne sont pas arrêtées par les voies respiratoires supérieures et pénètrent ainsi dans l’organisme. «D’où leur dangerosité », appuie David Thomas. « Leur nature est d’origine diverse. Il peut s’agir de sable, elles peuvent être issues de produits de l’agriculture ou de l’industrie, provenir des voitures… Elles peuvent donc se révéler cancérigènes et engendrer différents problèmes de santé, allant de la simple gêne à l’asthme et autres affections graves ».

    Les personnes fragiles, premières touchées

    Le seuil dit « d’information » est déclenché lorsque la moyenne journalière des particules fines relevées dépasse les 50 microgrammes par mètre cube. S’il peut être préoccupant, il concerne d’abord les personnes les plus fragiles, notamment celles souffrant de maladies respiratoires chroniques. « Le confinement n’est pas du tout préconisé », souligne David Thomas. « Il pourrait même être contre-productif. Avec le seuil d’information, il s’agit surtout d’alerter les profils les plus sensibles. Les conseils sont alors les suivants : il faut respecter son traitement en cours, éviter les efforts physiques intenses, et ne pas aggraver la situation avec des produits tels que les solvants contenus dans les peintures ou la fumée de cigarette. Surtout, si une gène est constatée, il s’agit de consulter au plus vite son médecin ».

    Trois associations portent plainte contre X

    S’il est approché dans plusieurs régions de France, le seuil d’alerte (soit le palier supérieur) n’est pas à craindre dans les prochains jours en Bourgogne. La situation est différente en Île-de-France, qui fait face à ces épisodes répétés. Les associations Ecologie sans frontière, Respire et le Rassemblement pour la planète ont même décidé de porter plainte contre X mardi pour mise en danger d’autrui. Une première en France, et un geste radical, qui tend à pointer du doigt les pouvoirs publics. « Les slogans et les petites manifs, ça ne suffit plus » affirmait lundi Nadir Saifi, vice-président d’Ecologie sans frontière, au micro de France Info.
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Jeu 13 Mar - 19:34

    Pollution atmosphérique : la santé des Européens en danger
    http://www.bioaddict.fr/article/pollution-atmospherique-la-sante-des-europeens-en-danger-a4176p1.html

    Publié Le 15 Octobre 2013 à 15h34

    Environ 90 % des citadins de l'Union européenne (UE) sont exposés à l'un des polluants atmosphériques les plus nocifs et à des niveaux jugés dangereux pour la santé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). C'est ce qui ressort de la dernière étude de la qualité de l'air en Europe, publiée par l'Agence européenne pour l'environnement (AEE).
    Sur le même thème
    Les véhicules, l'industrie, l'agriculture et les habitations contribuent à la pollution de l'air en Europe. Le rapport de l'AEE* montre que, malgré la diminution des rejets et la baisse de la concentration de certains polluants atmosphériques au cours des dernières décennies, le problème de la pollution de l'air en Europe est loin d'être résolu. Deux polluants particuliers, les particules fines et l'ozone au niveau du sol, continuent d'entraîner des problèmes respiratoires, des maladies cardiovasculaires et des décès précoces. De nouveaux résultats scientifiques montrent que la pollution de l'air peut être dangereuse pour la santé humaine à des niveaux de concentration inférieurs à ceux admis jusqu'à présent.
    Hans Bruyninckx, directeur exécutif de l'AEE a déclaré : " La pollution de l'air est nocive pour la santé de l'homme et pour les écosystèmes. Selon les normes actuelles, une grande partie de la population ne vit pas dans un environnement sain. Pour s'engager sur la voie de la durabilité, l'Europe devra se montrer ambitieuse et aller plus loin que la législation en cours. "
    Janez Potočnik, commissaire européen à l'Environnement, a ajouté : " La qualité de l'air est l'une des principales préoccupations de nombreux citoyens. Des enquêtes révèlent qu'une large majorité d'Européens a parfaitement conscience de l'impact de la qualité de l'air sur la santé, et réclame des autorités publiques qu'elles agissent aux niveaux européen, national et local, même en période d'austérité et de crise. Je suis prêt à répondre à ces préoccupations au travers de la révision prochaine de la politique de qualité de l'air par la Commission. "
    Entre 2009 et 2011, jusqu'à 96 % des citadins ont été exposés à des niveaux de concentrations en particules fines (PM2.5) supérieurs aux seuils définis par l'OMS, et jusqu'à 98 % ont été exposés à des niveaux d'ozone (O3) supérieurs aux niveaux indiqués par l'organisation. Des proportions moins importantes d'Européens ont été exposées à des niveaux de ces polluants qui dépassent les limites ou objectifs définis par la législation européenne. Dans certains cas, de tels limites ou objectifs imposés par l'UE sont moins stricts que les directives de l'OMS. Voir les données de l'AEE sur l'exposition aux polluants dans l'UE.
    Le rapport révèle également que la pollution excessive n'est pas l'apanage des villes, certaines zones rurales présentant aussi des niveaux élevés. Les différences nationales au sein de l'UE sont présentées dans une série de fiches par pays qui accompagnent les résultats principaux.
    "Des succès ont été enregistrés dans le domaine de la réduction des émissions de polluants atmosphériques. Par exemple, les émissions de dioxyde de soufre des centrales électriques, de l'industrie et des transports ont été réduites au cours des dix dernières années, limitant ainsi le risque d'exposition. La suppression de l'essence au plomb a également contribué à réduire la concentration atmosphérique de plomb, lequel affecte le développement neurologique" nuance cependant l'AEE dans un communiqué.
    La biodiversité menacée par l'eutrophisation
    Parallèlement aux risques pour la santé, le rapport met aussi en évidence des problèmes environnementaux tels que l'eutrophisation, un phénomène lié à un excès d'azote nutritif, ayant pour effet d'endommager les écosystèmes et de menacer la biodiversité. L'eutrophisation reste un problème répandu qui touche la plupart des écosystèmes européens.
    Selon l'AEE, les émissions de certains polluants contenant de l'azote ont été réduites. Par exemple celles d'oxydes d'azote et d'ammoniac ont diminué respectivement de 27 % et 7 % depuis 2002. Toutefois, la réduction de ces émissions n'a pas atteint les niveaux anticipés, et huit États membres de l'UE enfreignent encore les seuils légaux un an après le délai de mise en conformité. Pour remédier à l'eutrophisation, des mesures supplémentaires de réduction des émissions d'azote sont ainsi encore nécessaires selon l'AEE.
    ME
    *Le rapport 'Air quality in Europe - 2013', est une contribution de l'AEE à la révision par la Commission européenne de la politique européenne de la qualité de l'air et à l'Année de l'air de l'UE.
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Jeu 13 Mar - 19:35

    L'impact sanitaire de la pollution de l'air en France coûte au moins 20 à 30 milliards d'euros par an
    www.actu-environnement.com/.../couts-morbidite-mortalite-qualite-air-1...‎
    Une étude du ministère de l'Ecologie, non publiée, évalue entre 20 et 30 milliards le coût sanitaire de la pollution de l'air. Une évaluation minimale qui ne comptabilise pas tous les coûts et repose sur des évaluations financières délicates.

    Air | 13 juillet 2012 | Actu-Environnement.com
    Réduire la taille du texteAugmenter la taille du texteImprimer cette pageEnvoyer par e-mail
    "Les polluants de l'air extérieur sont notamment impliqués dans les pathologies respiratoires (asthme, insuffisance respiratoires, cancers) et cardio-vasculaires et occasionnent chaque année des coûts pour la société. Ces coûts peuvent être estimés, a minima, entre 20 et 30 milliards d'euros par an pour la France métropolitaine". Telle est la conclusion d'une étude – non publiée à ce jour - commandée par le ministère de l'Ecologie à la Commission des comptes de l'économie et de l'environnement (CCEE) et titrée "Santé et qualité de l'air extérieur".
    Une première partie propose une présentation rapide de la pollution de l'air avant de passer des effets sanitaires à l'évaluation de leurs impacts économiques. Le deuxième chapitre présente en particulier des études qui ont établi un lien quantifié entre la pollution de l'air et la santé, que ce soit en termes de mortalité, c'est-à-dire les décès prématurés, ou de morbidité, c'est-à-dire les journées de symptômes respiratoires ou les nouveaux cas de bronchites chroniques. Les coûts supportés par la société sont ensuite évalués. Il s'agit de coûts marchands (du coût des soins, de la perte de revenus liée à l'absentéisme) et de coûts non marchands (perte de bien être liée à l'inquiétude, à l'inconfort ou à la restriction des activités de loisir ou domestiques). L'essentiel des coûts supportés par la collectivité nationale est constitué de coûts non marchands, indique le document. Enfin, la troisième partie du document aborde les politiques d'amélioration de la qualité de l'air.
    Une approche à compléter
    En préambule, le rapport explique que "c'est dans le domaine de l'air que les relations entre santé et qualité de l'environnement sont le mieux connues", notamment grâce aux nombreuses études qui depuis une quinzaine d'années se sont penchées sur le sujet. Dans ce contexte, "le présent rapport apporte une pierre à cet édifice en fournissant des éléments chiffrés sur le coût sanitaire lié à la qualité de l'air". Cependant, il ne s'agit bien que d'une "pierre" puisque le rapport ne prétend pas épuiser le sujet et ne tient pas compte de certains coûts, et tout particulièrement de ceux liés aux particules.
    "La problématique de l'air intérieur n'est pas abordée [dans le rapport], et ce, même si la qualité de l'air intérieur peut être étroitement dépendante de la qualité de l'air extérieur", indique le document, ajoutant que "de même, le rapport ne traite pas des coûts environnementaux", tels que ceux liés aux changements climatiques, les dommages aux bâtiments et aux structures, les dommages aux écosystèmes ou à l'agriculture. "L'ampleur [de ces coûts] restera à préciser", avertissent les rapporteurs.
    De même, "l'analyse menée dans le rapport ne vise pas à analyser les impacts sanitaires d'un secteur en particulier, ni l'impact sanitaire d'une politique qui cible un secteur particulier ou encore à réaliser un bilan coûts avantages d'une politique", signalent les rapporteurs soulignant néanmoins que "compte tenu de l'implication du transport routier dans la pollution de l'air (en particulier pour les particules), celui-ci a fait l'objet d'une attention particulière".
    "Enfin, les coûts sanitaires chiffrés dans ce rapport doivent être vus comme des ordres de grandeur", indique le texte, rappelant que "l'évaluation des coûts sanitaires liés à la qualité de l'air reste, à ce jour, sujette à plusieurs limites". Il s'agit principalement d'incertitudes attribuées à des effets mal connus (difficultés à quantifier la fonction dose-réponse par exemple) ou à l'interaction entre les polluants.
    Evaluation a minima
    L'évaluation des coûts est complexe et se base en grande partie sur "la valeur statistique de la vie humaine" qui est longuement discutée dans le document. Un encadré précise que cette valeur est la somme de la perte de production du travail, fruit du travail futur potentiel du défunt, de la perte affective pour ses proches évaluée à partir des indemnités accordées par les tribunaux et d'un pretium vivendi, c'est-à-dire le prix que chacun attache à la vie, d'un montant assez arbitraire.
    Le rapport rappelle que le montant de cette valeur statistique varie, selon une étude de l'OCDE, de 1.920 euros à plus de 14 millions d'euros. Pour ce travail, le ministère de l'Ecologie a retenu une valeur statistique de 504.000 euros pour la mortalité liée à la pollution atmosphérique. "La Commission européenne propose des valeurs plus élevées", souligne le document qui précise que, "pour la pollution atmosphérique, la valeur de la vie humaine est prise égale à 1 million d'euros".
    Le même type de difficultés méthodologiques s'applique au coût de morbidité calculé à partir des coûts financiers liés au traitement médical des maladies, des coûts d'opportunité (pertes de productivité et perte de loisir ou de travail domestique) et des autres coûts sociaux économiques (le coût de la souffrance, l'anxiété vis à vis de l'avenir et les autres problèmes des membres de la famille et des amis).
    Pour calculer le coût sanitaire de la pollution atmosphérique, le rapport applique différentes valeurs aux résultats de deux études : une étude réalisée dans le cadre du Programme de recherche et d'innovation dans les transports terrestres (Predit) qui quantifie les impacts sanitaires liés à l'exposition aux particules PM10 et l'étude Clean Air for Europe (Cafe) qui quantifie les impacts sanitaires de mortalité et de morbidité pour l'exposition à long terme aux PM2,5.
    Il ressort de ces calculs une évaluation minimale à 20,8 milliards d'euros par an (en appliquant les valeurs françaises aux données de l'étude Predit) et une évaluation maximale à 28,6 milliards (en appliquant les valeurs françaises aux données de l'étude Cafe).
    Philippe Collet
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Jeu 13 Mar - 19:36

    Pollution: 90% des urbains exposés à trop de particules dans l'UE
    http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/nature-environnement/20131015.AFP8753/pollution-90-des-urbains-exposes-a-trop-de-particules-dans-l-ue.html?xtor=RSS-16
    Publié le 15-10-2013 à 11h01 - Mis à jour le 16-10-2013 à 07h45

    Quelque 90% des urbains européens restent toujours exposés à une pollution aux particules, et encore plus à l'ozone, qui dépasse les niveaux recommandés par l'OMS, alerte mardi un rapport de l'Agence européenne de l'environnement. (c) Afp
    Paris (AFP) - Malgré des progrès, quelque 90% des urbains européens restent toujours exposés à une pollution aux particules, et encore plus à l'ozone, qui dépasse les niveaux recommandés par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), alerte mardi un rapport de l'Agence européenne de l'environnement (AEE).
    "De grandes parties de la population ne vivent pas dans un environnement sain (...). L'Europe doit faire preuve d'ambition et aller plus loin que la législation qu'elle a mise en place", et qui est moins stricte que les recommandations de l'OMS, estime le directeur exécutif de l'AEE, Hans Bruyninckx.
    Les émissions de particules, PM 10 (dont le diamètre est inférieur à 10 microns) et PM 2,5, ont diminué respectivement de 14 et 16% dans l'Union européenne entre 2002 et 2011, indique le rapport de l'AEE.
    Mais en 2011, 33% des urbains de l'UE vivaient dans des zones où les concentrations maximum autorisées de PM 10 sur 24 heures ont été dépassées.
    Au regard des normes de l'OMS, non-contraignantes, il s'agit de 88% de la population urbaine.
    Les particules, dont les plus petites pénètrent profondément dans les poumons et le sang, sont à l'origine de pathologies respiratoires et cardio-vasculaires. Les PM 10 sont essentiellement émises par des processus mécaniques comme les activités de construction, et les PM 2,5 sont issues de combustion (bois, carburants, notamment gazole...)
    Par ailleurs, 98% des populations urbaines étaient exposées en 2011 à des concentrations d'ozone supérieures aux recommandations de l'OMS. L'ozone résulte de la transformation, sous l'effet des rayons solaires, des émissions du trafic routier et des activités industrielles, et est irritant pour les voies respiratoires.
    Une étude européenne publiée mardi par le Lancet Respiratory Journal, basée sur 14 études menées dans 12 pays sur 74.000 femmes, montre qu'une exposition, même faible, à des PM 2,5 lors de la grossesse augmente les risques d'un faible poids de l'enfant à la naissance.
    Ce poids, estimé à moins de 2,5 kg après 37 semaines de grossesse, peut engendrer des problèmes respiratoires lors de l'enfance et des difficultés cognitives.
    Pour les PM 2,5, L'UE a posé comme valeur limite 25 microgrammes par m3 d'air en 2015. L'OMS recommande 10 microgrammes.
    Toute augmentation de 5 microgrammes par m3 augmente le risque de faible poids à la naissance de 18% selon l'étude qui précise que ce risque intervient même à des niveaux inférieurs aux normes européennes.
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Jeu 13 Mar - 19:36

    Les principaux polluants dans l'air
    http://www.dhnet.be/dernieres-depeches/afp/les-principaux-polluants-dans-l-air-525fdd4a3570225c19f0beed
    Publié le 17 octobre 2013 à 14h49
    Paris (AFP)
    Particules, ozone, dioxyde d'azote, métaux lourds... La pollution atmosphérique d'origine humaine provient notamment de l'industrie, du chauffage et du transport, et en particulier de la combustion des énergies fossiles. Outre le cancer, mis en avant par l'OMS, ses effets sur la santé sont multiples. Voici les principaux polluants:
    - LES PARTICULES: aussi appelées PM (en anglais, pour Particulate Matter) sont des matières microscopiques en suspension dans l'air. En ville, ce sont elles qui noircissent les façades des immeubles.
    On distingue les PM10 (diamètre inférieur à 10 microns, 6 à 8 fois plus petites que l'épaisseur d'un cheveu) qui proviennent surtout des processus mécaniques comme les activités de construction, et les particules fines (PM 2,5, diamètre inférieur à 2,5 microns) , issues des effluents de combustion du bois ou des carburants (essentiellement le diesel) ainsi que des vapeurs industrielles.
    Elles sont considérées comme le "polluant atmosphérique le plus nocif pour la santé humaine en Europe", par l'Agence européenne de l'environnement (AEE) qui a récemment indiqué que 90% des urbains y étaient exposés au-delà des seuils recommandés par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
    Les particules les plus petites, qui génèrent le plus d'inquiétudes sur le plan sanitaire, pénètrent dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires, mais aussi le sang. En outre, elles peuvent contenir des métaux toxiques comme de l'arsenic, du mercure ou du nickel.
    Outre le cancer, une exposition aux particules peut entraîner de l'asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardio-vasculaires. Une étude parue récemment indique qu'une exposition même faible augmentait les risques d'un faible poids des enfants à la naissance.
    - L'OZONE (O3): Cet autre polluant majeur est issu de réactions chimiques, sous l'effet du soleil, impliquant plusieurs polluants émis dans l'air, comme les oxydes d'azote et les Composés Organiques Volatils (hydrocarbures, solvants...). Les pics d'ozone interviennent donc surtout pendant la période estivale, mais le vent peut déplacer ce polluant loin de sa zone de production.
    "L'ozone est un gaz puissant et agressif" qui, à des taux élevés, "corrode les matériaux, les bâtiments et les tissus vivants", écrit l'AEE. Il réduit notamment la capacité des végétaux à assurer la photosynthèse et, dans le corps humain, entraîne une "inflammation des poumons et des bronches".
    Transport routier, agriculture, industrie manufacturière sont à l'origine des principaux polluants à l'origine de l'ozone.
    - LES OXYDES D'AZOTE (NOx): Il s'agit du monoxyde d'azote (NO) mais surtout du dioxyde d'azote (NO2), principalement formé lors des processus de combustion, notamment dans les moteurs de voiture ou dans les centrales électriques.
    Le dioxyde d'azote est le plus nocif des deux oxydes pour la santé humaine. Lié au transport routier, il touche surtout les villes. C'est un "gaz irritant qui engendre une hyperactivité bronchique", selon le site du ministère de l'Ecologie. Il augmente la fréquence et l'intensité des crises d'asthme et peut favoriser certaines affections pulmonaires chez l'enfant.
    - AUTRES: Le dioxyde de soufre (industrie) qui est à l'origine de nombreuses pathologies respiratoires et concourt également aux pluies acides, le benzène qui est issu de la combustion du bois de chauffage et du transport et qui est l'un des composés organiques volatils les plus nocifs, ou encore l'ammoniac (NH3) créé par la réaction de l'azote et de l'hydrogène.
    L'industrie émet également des métaux lourds - plomb, cadmium, nickel, arsenic et mercure - qui s'accumulent dans l'organisme et peuvent affecter le système nerveux, les fonctions rénales, hépatiques, respiratoires...
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Jeu 13 Mar - 19:38

    A LA RECHERCHE DE L'AIR PUR: LA SYNTHÈSE DE L'ASEF
    http://asef-asso.fr/ma-ville/urbanisme-et-sante/1257-a-la-recherche-de-l-air-pur-la-synthese-de-l-asef

    Écrit par J. Maherou, S. Norest & L.Ferrer Créé le jeudi 21 février 2013 07:37
    La pollution de l’air est une problématique qui touche chacun d’entre nous. Cette pollution présente des risques pour notre santé puisqu’elle affecte les voies respiratoires et le système cardio-vasculaire. Asthme, allergies, toux chroniques, irritations...sont autant de pathologies liées à la pollution de l’air. D’autres, plus graves, peuvent également survenir. Parmi elles : le cancer du poumon et les infarctus qui entrainent chaque année des millions de décès prématurés. Alors quels sont les polluants les plus néfastes sur notre santé? Quelles sont les sources de pollution? Quels sont les impacts sanitaires, environnementaux et économiques de cette pollution? Tour d’horizon....


    Quels sont les polluants présents dans l’atmosphère?


    L'air est un mélange constitué de 78% d'azote, 21% d'oxygène et seulement 1% de composés divers (argon, dioxyde de carbone, gaz rares et autres composés fabriqués par l'Homme). Les polluants représentent moins de 0,05% de la composition de l’air mais cette fraction, si faible puisse-t-elle paraître, peut avoir un impact important sur la santé et les écosystèmes. La définition la plus courante de la pollution atmosphérique est celle proposée par la loi sur l'air (30/12/1996-Livre II, Titre II du code de l'environnement) :“L'introduction par l'Homme directement ou indirectement, dans l'atmosphère et les espaces clos, de substances ayant des conséquences préjudiciables de nature à mettre en danger la santé humaine, à nuire aux ressources biologiques et aux écosystèmes, à influer sur les changements climatiques, à détériorer les biens matériels, à provoquer des nuisances olfactives”.
    Les principaux polluants atmosphériques se classent dans deux grandes familles bien distinctes :
    - les polluants primaires, issus directement d’une source polluante :
    PM10, PM2,5, PM1, PM0,1 Particules en suspension dont les diamètres sont respectivement inférieurs à 10, 2,5, 1 et 0,1 µm
    SOx Oxydes de soufre
    NOx Oxydes d’azote
    CO Monoxyde de carbone
    COV Composés Organiques Volatils
    Métaux lourds Plomb, Mercure, Arsenic
    HAP Hydrocarbures Aromatiques Polyclycliques

    - Les polluants secondaires, qui résultent de la transformation chimique des polluants primaires.
    C’est le cas de l’Ozone (O3) : lorsque les polluants primaires (oxydes d'azote, monoxyde de carbone, COV,...) sont présents en grande quantité dans l’atmosphère, une transformation chimique complexe conduit, sous l’effet du rayonnement ultra-violet, à la formation d’ozone. Les régions les plus sensibles sont donc à la fois les zones urbaines et périurbaines à cause des émissions des automobiles et de l'industrie, ainsi que les zones fortement ensoleillées, méridionales ou d'altitude. La formation d'ozone nécessite un certain temps durant lequel les masses d'air se déplacent. Ceci explique pourquoi les niveaux d'ozone sont plus soutenus en zone rurale que dans les grandes villes.

    Quelles sont les sources de pollution ?
    Il existe deux types de sources d’émissions de polluants :


    Les sources d’origine naturelle

    Certains composés considérés comme polluants peuvent être émis par certaines mécanismes naturels, catastrophiques ou non : volcanisme, incendies, marécages, physiologie des organismes vivants… Les polluants émis sont le plus souvent le dioxyde de carbone, le méthane ou les particules en suspension.

    Les sources d’origine anthropique, c'est-à-dire liées à l’activité humaine.


    Tous les scientifiques en sont certains : les activités humaines jouent un rôle dans le réchauffement climatique.
    Les trois principales sources de pollution anthropique sont :
    - Le secteur résidentiel et tertiaire
    La combustion thermique (chauffage des logements et des bureaux, chaudières industrielles) qui émet du dioxyde de carbone, du monoxyde de carbone, des COV ainsi que des oxydes de soufre et d’azote.
    D’ailleurs, un arrêté préfectoral prévoit d’interdire l’usage des cheminées à foyer ouvert en Ile-de-France d’ici à 2015. La raison ? Les cheminées classiques émettraient autant de particules fines dans l’atmosphère que les voitures… En savoir plus !
    - Le trafic routier
    Les principaux polluants par le trafic routier sont les COV, les oxydes d'azote - considérés comme de bons traceurs de la pollution automobile - mais aussi les particules en suspension dont le trafic routier représente la source anthropique la plus importante. Les particules en suspension sont issues des imbrûlés à l'échappement, des pneumatiques (qui perdent 10% de leur masse au cours de leur vie) et surtout de l'usure des pièces mécaniques. L'usure de la chaussée libère aussi des particules minérales abrasives (quartz, gypse, etc.).
    Selon le ministère de l'Ecologie, les particules fines seraient à l'origine de 42 000 décés prématurés chaque année en France.
    Le transport routier est une source d’émission importante principalement à cause des véhicules diesels. Tout d’abord classés cancérogènes probables pour l'homme (groupe 2A), les gaz d’échappement des moteurs diesels sont désormais classés cancérogènes certains pour les humains (groupe 1) depuis juin 2012 par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé). Les experts ont estimé qu'il y avait à présent suffisamment de preuves démontrant qu'une exposition aux gaz d'échappement de moteurs diesel est associée à un risque accru de cancer du poumon. Ils ont également noté une association positive avec un risque accru de cancers de la vessie.
    Favorisé par une politique fiscale avantageuse, le diesel s'est fortement développé en France : il équipe près de 60 % du parc automobile aujourd'hui, contre à peine plus du quart en 1995. (voir l'interview du Dr Surian sur les dangers du Diesel). .
    - L’industrie
    Dans ce domaine, les plus grandes sources de pollution sont les installations de combustion (charbon, gaz, déchets, bois, etc) telles que les centrales thermiques ou les incinérateurs. Celles-ci émettent du dioxyde de souffre, des oxydes d’azote, des particules en suspension, des HAP, etc.
    De plus, une grande partie des émissions de COV est issue de sources naturelles, mais cette part devient minoritaire dans les régions industrialisées. Les COV sont libérés lors de l'évaporation des carburants (notamment pendant le remplissage des réservoirs) ou de leur combustion incomplète.
    La Chine est un pays particulièrement concerné par la pollution de l’air. En janvier 2013, Pékin était plongée dans un épais brouillard - aussi appelé smog - affectant les transports routiers et causant l'annulation de vols dans les aéroports. Les concentrations en particules fines, les PM2,5, ont dépassé 30 fois les valeurs recommandées par l’OMS. Cette pollution résulte d’une vague de froid, qui a augmenté l’utilisation du chauffage, l’absence de vent, mais surtout la croissance exponentielle des véhicules en circulation. En savoir plus sur cet épisode de pollution…

    Quels sont les impacts sur la santé et l’environnement ?


    Effets sur l’environnement


    Les effets de la pollution atmosphérique sur l'environnement peuvent se ressentir à différentes échelles géographiques.
    A l’échelle locale
    - Sur les matériaux : La pollution atmosphérique induit de la corrosion due au dioxyde de soufre, des noircissements et encroûtements des bâtiments par les poussières issues en grande partie de la combustion des produits pétroliers, ainsi que des altérations diverses en association avec le gel, l'humidité et les micro-organismes.
    - Sur les végétaux : De fortes concentrations de certains polluants peuvent conduire à des nécroses visibles sur les plantes. La pollution de l'air peut également entrainer une réduction de la croissance des plantes, même sans dommages visibles (par exemple l'ozone peut provoquer une baisse de la production agricole de céréales comme le blé) ou une résistance amoindrie des plantes à certains agents infectieux.
    Au niveau européen
    Le principal effet des polluants atmosphériques à cette échelle est leur contribution aux phénomènes de pluies acides qui, en liaison avec d'autres facteurs (sécheresse, parasites...) entraînent le dépérissement des forêts et la dégradation des sols. Dioxyde de soufre (formation d'acide sulfurique) et oxydes d'azote (formation d'acide nitrique) sont liés directement à la formation des pluies acides tandis que l'ozone altère la physiologie des arbres forestiers.

    Effets sur la santé


    Les polluants sont des gaz ou des particules irritants et agressifs qui pénètrent plus ou moins profondément dans l'appareil respiratoire. Une mauvaise qualité de l’air peut donc avoir des effets sur la santé en affectant surtout les appareils respiratoire et cardio-vasculaire. Ces effets sont variables, allant d’une détérioration de la fonction respiratoire jusqu’à une anticipation de la mortalité pour les effets les plus graves.
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Jeu 13 Mar - 19:40

    A LA RECHERCHE DE L'AIR PUR: LA SYNTHÈSE DE L'ASEF (suite )


    On peut les classer en deux groupes :
    - Les effets à court terme sont définis comme des "manifestations" cliniques, fonctionnelles ou biologiques survenant dans des délais brefs (quelques jours, semaines) suite aux variations journalières des niveaux ambiants de pollution atmosphérique. Il s’agit d’affections respiratoires notamment chez l’enfant (bronchiolites, rhino-pharyngites, asthme) ou des irritations des yeux, de la peau ou des muqueuses. On observe une augmentation de ces pathologies lors de pics de pollution, et c’est aussi le cas des accidents cardio-vasculaires. En effet, le risque d’infarctus serait multiplié par 3 dans l’heure qui suit une exposition à la pollution atmosphérique.
    - Les effets à long terme surviennent après une exposition chronique (plusieurs mois ou années) à la pollution atmosphérique. Une exposition prolongée peut entrainer des insuffisances cardiaques, des arythmies, des accidents vasculaires cérébraux ou encore des cancers du poumon ainsi que des troubles de la fertilité.
    Selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), la pollution atmosphérique en milieu urbain serait responsable d’1,3 million de décès chaque année dans le monde et les habitants des pays à revenu moyen supportent une part disproportionnée de ce fardeau. Par ailleurs, la Commission Européenne estime à près de 300 000 le nombre de décès anticipés liés à l'exposition de particules en 2000 à travers les Etats membres (soit une perte d'espérance de vie de 9 mois en moyenne en Europe).


    Effets de la pollution de l'air sur notre organisme


    Les différents polluants et leurs impacts sur la santé et l'environnement


    Polluants Sources Effets sur la santé Effets sur l'environnement
    Dioxyde de soufre Activités industrielles, les chauffages individuels et collectifs, le trafic ne constitue qu'une faible part des émissions totales Gaz irritant pouvant entraîner des crises chez les asthmatiques, augmenter les symptômes respiratoires aigus chez l'adulte et l'enfant: gène respiratoire, toux ou crises d'asthme. Pluies acides, dégradation de certains matériaux
    Dioxyde d'azote Gaz d'échappement Gaz irritant pouvant pénétrer profondément dans les poumons. Il altère l’activité respiratoire et augmente les crises chez les asthmatiques Pluies acides, participation à la formation de la couche d'ozone et à l'effet de serre
    Ozone L'ozone est formé par réaction entre les polluants atmosphériques (NO2, SO2, COV...) présents dans les gaz d'échappement et les rayons du soleil. C’est la raison pour laquelle on observe souvent des pics d'ozone en été Gaz agressif, fortement irritant pour les muqueuses oculaires et respiratoires, il pénètre facilement jusqu’aux voies respiratoires les plus fines et peut diminuer la fonction respiratoire Effet néfaste sur la végétation (le tabac et blé y sont particulièrement sensibles par exemple) et sur certains matériaux (caoutchouc). Il contribue à l'effet de serre et aux pluies acides.
    COV Les COV sont émis par le milieu naturel mais aussi par les produits d'usage courant : colles, peintures, cosmétiques, produits ménagers...et entrent dans la composition des carburants. Les composés organiques volatils les plus fréquemment mesurés sont le Benzène, Toluène, Ethylbenzène et Xylène Irritation, diminution de la capacité respiratoire, risques cancérigènes et mutagènes selon le COV Formation de l'ozone
    Les particules en suspension D'origine naturelle (érosion des sols, pollens ...) ou issues majoritairement de la combustion incomplète des combustibles fossiles (incinération de déchets, circulation automobile, centrale thermique ...) et de l'usure des matériaux. Dans les locaux, la principale source de pollution particulaire est la fumée de tabac. Les plus fines (PM2,5) pénètrent profondément dans l'appareil respiratoire où elles peuvent provoquer une inflammation et altérer la fonction respiratoire. Elles sont aussi suspectées de provoquer des effets cardio-vasculaires Salissures sur les bâtiments

    Des études scientifiques qui le prouvent


    Impacts sur l'espérance de vie


    La pollution de l’air est mise en cause par de nombreuses études scientifiques dans la réduction de l’espérance de vie.

    Etude APHEKOM: Espérance de vie et pollution de l’air (2011)[3]
    Menée dans 12 pays européens, cette étude démontre que la diminution des particules fines dans l’air de nos villes permettrait d’augmenter notre espérance de vie ! A Marseille, si on respectait l’objectif de qualité de l’OMS (10μg/m3), l’espérance de vie augmenterait de 8 mois. D'un point de vue économique, le respect de cette valeur guide se traduirait par un bénéfice d'environ 31,5 milliards d'euros (diminution des dépenses de santé, de l'absentéisme, et des coûts associés à la perte de bien-être, de qualité et d'espérance de vie). Il a été estimé notamment que, dans 10 villes européennes, le fait d'habiter à proximité du trafic routier pourrait être responsable d'environ 15 % à 30% des asthmes de l'enfant. On pourrait retrouver des proportions similaires ou plus élevées de pathologies chroniques respiratoires et cardio-vasculaires chez les adultes de 65 ans et plus habitant à proximité du trafic. Au total, pour ces villes, le coût associé à ces impacts s'élèverait à environ 300 millions d'euros chaque année.
    En septembre 2012, l’InVS a publié un rapport spécifique aux 9 villes françaises étudiées lors de cette étude. Il s’agit de Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse. Réparties dans toute la France, ces villes représentent 12 millions d’habitants, dont 6,5 millions dans la zone de Paris.
    La qualité de l’air a été estimée à partir de la mesure des niveaux moyens de particules en suspension (PM2,5 et PM10) et d’ozone pendant la période 2004-2006. Toutes les villes étudiées en France présentent des valeurs de particules et d’ozone supérieures aux valeurs guides recommandées par l’OMS. Pendant la période 2004-2006, le niveau moyen de PM2,5 variait de 14 à 20 µg/m3 selon la ville et la valeur guide journalière de l’ozone (maximum sur 8 heures : 100 µg/m3) avait été dépassée de 81 à 307 fois pendant ces trois années. L’étude a également évalué l’impact sanitaire de la pollution en termes de mortalité et d’hospitalisations dans ces 9 villes, ainsi que les bénéfices économiques potentiels associés. Si les concentrations moyennes annuelles de PM 2,5 respectaient la valeur guide de l'OMS, l’espérance de vie à 30 ans pourrait augmenter de 3,6 à 7,5 mois selon la ville, ce qui équivaut à différer près de 3 000 décès par an. Le bénéfice économique associé est estimé à près de 5 milliards € par an.
    A Marseille par exemple, si la concentration en PM2,5 était de 10 µg/m3, 398 décès par an seraient différés.
    De même, si les concentrations moyennes annuelles de PM10 respectaient la valeur guide de l'OMS (20 µg/m3), près de 360 hospitalisations cardiaques et plus de 630 hospitalisations respiratoires par an dans les neuf villes pourraient être évitées.
    Quant à l’ozone, le respect la valeur guide de l'OMS pour le maximum journalier d'ozone (100 µg/m3) permettrait d’éviter une soixantaine de décès et une soixantaine d’hospitalisations respiratoires par an dans les neuf villes. Le bénéfice économique associé est estimé à près de 6 millions € par an. En savoir plus...
    Le projet Aphekom a été lancé pour fournir aux élus des outils pour décider, et aussi pour aider les professionnels de la santé à mieux conseiller leur patient. Mais, depuis des années, les études se multiplient, toutes aboutissent aux mêmes conclusions et pourtant rien ne change!
    Pour connaître le point de vue de l'ASEF sur cette étude, vous pouvez cliquer ici.

    Ozone, PM2,5 et mortalité prématurée (2010)
    Une équipe américaine a publié en 2010 une étude[4] sur les impacts sanitaires de la pollution à l’ozone troposphérique et aux particules fines (PM2,5). A partir de modélisations atmosphériques (depuis l’époque pré-industrielle), les chercheurs ont mis en évidence l’impact de l’ozone sur la mortalité suite à des problèmes respiratoires, évalué à 400 000 à 1 million de cas par an. Les particules fines (PM2,5), quant à elles, seraient à l’origine de 3,5 millions cas de problèmes cardiovasculaires ayant entrainé la mort et de 220 000 cancers du poumon, chaque année. Les chercheurs ajoutent que la mortalité serait réduite de 30% environ quand les concentrations de ces polluants dans l’air sont inférieures à 33,3 ppb (microgrammes par milliard de litres) pour l'ozone et 5,8 µg/m3 pour les particules fines. Ainsi, l’ozone troposphérique et les PM2,5 contribueraient-ils de façon substantielle à une mortalité globale prématurée. Les présentes estimations quant à la mortalité due aux PM2,5 seraient près de 50% plus élevées que les estimations précédemment réalisées, principalement en raison de méthodologies employées différentes. Ainsi, cette étude a-t-elle inclu les populations rurales ; impliquant des estimations plus élevées. Pourtant, la résolution encore grossière des modèles atmosphériques globaux pourrait encore sous-estimer les expositions urbaines aux PM2,5 !
    Pour en savoir plus, vous pouvez cliquer ici.
    Une autre étude[17] publiée en février 2013 a démontré que la pollution de l’air pouvait entrainer une mortalité accrue chez les personnes ayant eu un infarctus du myocarde ou une angine de poitrine. En observant plus de 154 204 patients britanniques hospitalisés pour un problème cardiaque entre 2004 et 2007, les chercheurs ont constaté que le taux de mortalité était corrélé à l'exposition accrue aux fines particules, les PM2,5. Pour chaque hausse de 10 µg/m3 de PM 2,5, le taux de mortalité augmentait de 20%. Les chercheurs ont également estimé que le taux de mortalité aurait été réduit de 12 % si les patients n'avaient pas été exposés à la pollution atmosphérique, et 4 783 décès seraient intervenus plus tardivement. Pour en savoir plus, consultez notre article en cliquant ici !
    Rapport du World’s Worst Pollution Problems (2012)
    Selon le rapport du World’s worst pollution problems publié le 24 octobre 2012, la pollution industrielle (exploitation minière, fonderies de plomb, décharges industrielles) serait tout aussi dangereuse que le paludisme ou la tuberculose. Elle affecterait la santé de quelque 125 millions de personnes dans 49 pays à faible et moyen revenus.
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Jeu 13 Mar - 19:41

    A LA RECHERCHE DE L'AIR PUR: LA SYNTHÈSE DE L'ASEF (suite )



    L’enquête, qui a duré 4 ans, a étudié l'impact sur la santé publique des polluants industriels les plus répandus – plomb, mercure, chrome, amiante –, rejetés dans l'air, l'eau et le sol de 2 600 sites répartis dans la plupart des régions du monde.

    Pour quantifier les effets de ces polluants sur les populations, les experts ont utilisé l’indicateur AVCI (Années de vie corrigées de l'incapacité). Ce dernier mesure les années de vie en parfaite santé perdues. Il s’agit de la somme des années de vie potentielles perdues en raison d'une mortalité prématurée et des années productives perdues en raison d'incapacités.
    Ainsi, 17 millions d'AVCI ont été attribuées aux polluants industriels. Cet impact est comparable à celui des maladies les plus dangereuses du monde : le paludisme (14 millions d'AVCI), la tuberculose (25 millions) et le sida (29 millions). Pour en savoir plus, consultez notre article en cliquant ici…

    Impacts sur les femmes enceintes et les foetus


    La pollution de l’air extérieur pose également des problèmes importants aux femmes enceintes et à leurs bébés. Voici un petit panorama des études scientifiques qui le prouvent.

    Pollution de l’air et croissance du fœtus (2010)[6]
    Selon une étude espagnole publiée en 2010 dans la revue Environmental Health, les femmes enceintes exposées à la pollution routière dans la ville de Valence, en Espagne, donneraient naissance à des bébés de petite taille.
    L'équipe de chercheurs a suivi 785 femmes enceintes et évalué l’exposition au dioxyde d’azote (NO2) à chaque trimestre de la grossesse et pendant la durée totale de celle-ci. Les données recueillies ont ensuite été corrélées au poids, à la taille et à la circonférence de la tête des nouveau-nés.
    Les résultats montrent qu’un taux de dioxyde d’azote supérieur à 40 µg/m3 pendant les 3 premiers mois de la grossesse réduit, à la naissance, la taille (-0,23cm en moyenne) et le poids du bébé (- 40,3g en moyenne). Une exposition de ce niveau pendant toute la grossesse réduit la circonférence de la tête des nouveaux nés (-0,17cm en moyenne). La relation entre les taux de dioxyde d’azote dans l’air et la réduction du poids et de la taille des bébés est linéaire et continue.
    Les chercheurs concluent que l’exposition prénatale à la pollution de l’air générée par le trafic routier peut réduire la croissance fœtale. Les résultats de cette étude montrent la réelle nécessité de développer des stratégies pour réduire la pollution de l’air et ainsi prévenir les risques pour la santé et le développement des futures générations !Pour en savoir plus sur cette étude, vous pouvez cliquer ici.
    Une autre étude[16] plus vaste publiée en février 2013 a confirmé le lien entre pollution de l’air et bébé de faible poids. Elle a été menée sur plus de 3 millions de naissances dans neuf pays et dans quatorze sites en Amérique du Nord, en Afrique du Sud, en Europe, en Asie et en Australie. Et le constat est sans appel : dans les différents sites étudiés, plus le taux de pollution était élevé, plus le taux de naissances d'enfants avec un poids insuffisant était important. Selon l’un des principaux auteurs de cette étude, le Dr Payam Dadvand, un faible poids à la naissance, c’est-à-dire moins de 2,5 kilos, est lié à des risques accrus de maladies et de mortalités prénatales ainsi qu'à des problèmes de santé chroniques plus tard dans la vie.

    La pollution de l’air affecterait le QI des enfants (2010)[7]

    Une étude prospective conduite en Pologne sur des mères et leurs enfants, met en évidence le rôle de l’exposition prénatale aux polluants atmosphériques urbains de type HAP dans l’apparition de troubles neurocomportementaux, et notamment une baisse des points de QI à l'âge de 5 ans.
    Le but de cette étude, conduite par une équipe du Columbia Center for Children’s Environmental Health (USA), est d’étudier les relations entre exposition prénatale aux hydrocarbones polycycliques (HAP) et le niveau intellectuel des enfants à l’âge de 5 ans.
    Une cohorte de femmes enceintes, en bonne santé et non-fumeuses, a été suivie entre 2001 et 2006. L’exposition du fœtus aux polluants de l’air urbain a été évaluée tout au long de la grossesse. 214 des enfants nés de ces femmes ont ensuite été suivis jusqu’à leurs 5 ans.
    Les résultats de l’étude montrent que les plus fortes expositions aux HAP aériens (+17,96ng/m3 par rapport à la moyenne relevée), sont associées à une diminution notable des facultés de verbalisation à l’âge de 5 ans. La diminution des facultés intellectuelles pour ces expositions élevées aux HAP est évaluée à -3,8 points de QI par l’équipe de chercheurs.
    Ces résultats suggèrent qu’une exposition prénatale aux HAP présents dans l’air urbain aurait des effets néfastes sur le développement cognitif des enfants à l’âge de 5 ans, avec de possibles répercutions sur leurs résultats scolaires. Ces résultats confirment une récente étude effectuée à New York.
    Pour en savoir plus sur ces études, vous pouvez cliquer ici.


    La pollution de l’air augmente le risque d’autisme
    Une étude[13] américaine publiée dans la revue scientifique Archive of General Psychiatry, a confirmé le lien entre la pollution atmosphérique liée au trafic automobile et le développement de l'autisme. Cette étude a été menée auprès de 279 enfants atteints d'autisme et 245 enfants témoins au développement « normal ». Pour estimer l'exposition des enfants à la pollution lors de chaque trimestre de la grossesse et de la première année de vie, les chercheurs ont relevé l'adresse de la mère sur l'acte de naissance et les antécédents de résidence.
    Les chercheurs ont alors constaté que, par rapport aux enfants témoins, les enfants autistes avaient été exposés à des niveaux de pollution atmosphérique automobile plus élevés durant la grossesse de leur mère et pendant leur première année de vie. Pour être plus précis, l’exposition in utero à la pollution de la circulation multiplie le risque d’autisme par 2 et, par 3 durant la première année de vie de l’enfant. Autre constat : l'exposition aux dioxydes d'azote (NO2) et aux particules fines (PM2,5 et PM10) est également associée à l’autisme, tant durant la vie fœtale que pendant la première année de vie.
    En 2011, les mêmes chercheurs avaient déjà publié dans la revue scientifique Environmental Health Perspectives une étude[14] établissant un lien entre l'autisme et la pollution atmosphérique automobile. Cette étude avait mis en évidence un doublement du risque d'autisme chez des enfants dont les mères vivaient à moins de 309 mètres d'une autoroute. En savoir plus...

    Impacts sur l'asthme chez l'enfant


    La pollution de l'air extérieur augmente le nombre d'asthmatique chaque année... Une étude[18] a même montré qu’elle pouvait avoir des impacts comparables au tabagisme passif. En effet, selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), ce dernier pourrait être impliqué dans 4 à 18% des cas d'asthme alors que la pollution automobile est responsable de 14% de l'ensemble des cas d'asthme observés chez ces enfants.

    Pollution routière et asthme chez l’enfant (2010)[8]
    Une équipe américaine a publié le 8 avril 2010 une étude faisant le lien entre les concentrations en polluants dans l’air et les admissions pour crises d’asthme aux urgences pédiatriques. Les chercheurs montrent que même à faible dose, l’ozone est directement associé à leur survenue. Les données ont été collectées entre 1993 et 2004, dans les services d’urgence de 41 hôpitaux d’Atlanta recevant des patients âgés de 5 à 17 ans. Les concentrations en polluants dans l’air originaires du trafic routier ont été relevées par des moniteurs stationnaires. L’ozone et les polluants primaires issus du trafic ont été clairement associés au nombre de visites pour asthme ou sifflement, dans les services d’urgences pédiatriques. Les chercheurs ont mis en évidence, par des modèles multi polluants, le caractère indépendant des effets de l’ozone et ceux des polluants primaires. Ce lien entre polluants dans l’air et accueil pour asthme, était plus marqué (crises plus nombreuses et plus intenses) aux moments de la journée où les niveaux de polluants étaient les plus importants, et les effets étaient ressentis même pour de faibles concentrations dans l'air.
    Pour en savoir plus sur cette étude, vous pouvez cliquer ici.

    Pollution de l’air et inhalateurs pour asthmatiques[9]...
    La pollution de l’air, qui a tendance à affecter les voies respiratoires chez les personnes asthmatiques, pourrait également réduire l’efficacité des produits dispensés par les inhalateurs lors de crises d’asthme, d’après une étude publiée dans le journal Chest. Le professeur Hernández-Cadena et ses collègues, ont étudié 85 enfants asthmatiques vivant à Mexico (Mexique) où la pollution de l’air liée à la circulation automobile est très élevée, pour déterminer si la pollution de l’air extérieure avait un impact quelconque sur l’efficacité de leurs inhalateurs. Une augmentation de 10 ppm (parties par milliards) des taux de NO2 dans l’air semblait faire diminuer l’efficacité des inhalateurs de 15% ! Cette découverte confirme d’autres études et pourrait expliquer pourquoi les asthmatiques développent plus de symptômes lorsqu’ils sont dans un environnement pollué.
    Pour en savoir plus sur cette étude, vous pouvez cliquer ici.

    Etude ISAAC : Pollution atmosphérique et asthme et allergies chez l'enfant (2007)[10]
    Les chercheurs de l’unité Inserm 707, sous la direction d’Isabella Annesi-Maesano, ont publié en 2007 l’étude ISAAC (International study of asthma and allergies in chilhood). Cette enquête réalisée dans six villes françaises a permis pour la première fois en France de déterminer l’effet de la pollution atmosphérique de proximité sur le développement de l’asthme et des allergies. En effet, les enfants résidant depuis huit ans dans des zones avec des pollutions élevées ont 3 fois plus d'eczéma, 1,5 plus d'asthme et presque 2 fois plus d'asthme à l’effort ! De plus, les résultats montrent une augmentation significative de ces pathologies même dans les zones où les niveaux de pollution atmosphérique sont proches des moyennes maximales recommandées par l'OMS.
    Pour en savoir plus sur cette étude, vous pouvez cliquer ici.

    Etude PIAMA : Effet de la pollution automobile chez les enfants (2007)[11]
    Le « Journal européen de pneumologie » a publié une vaste étude mettant en évidence les effets à long termes de la pollution. Elle a porté sur plus de 4 000 petits néerlandais, suivis de la naissance à 4 ans. Les auteurs, canadiens et hollandais, en sont arrivés à la conclusion que les enfants en bas âge qui habitent à proximité de routes à fort trafic ont un risque accru de développer un asthme ou des infections de la sphère ORL. Ils sont également plus sensibles aux allergènes alimentaires.
    Pour en savoir plus sur cette étude, vous pouvez cliquer ici.
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Jeu 13 Mar - 19:43

    A LA RECHERCHE DE L'AIR PUR: LA SYNTHÈSE DE L'ASEF (suite )



    Le sport et la pollution de l’air sont-ils compatibles ?

    Un sportif respire jusqu’à 10 fois plus d’air qu’une personne sédentaire. En inhalant plus d’air, les sportifs respirent aussi plus de polluants et subissent de manière plus prononcée les effets de la pollution. Des études ont montré que, lorsqu’on fait du sport, l’exposition à l’ozone notamment, réduit la capacité pulmonaire, diminue les performances et surtout augmente le risque d’asthme. Une étude[15] a même montré que, pratiqué dans une ville polluée, le sport peut être responsable de déclin mental. En savoir plus sur cette étude !
    Ce n’est pas pour autant qu’il faut arrêter le sport… Faites-le de préférence tôt le matin ou tard le soir et évitez les abords des axes routiers.
    Pour aller plus loin, consultez notre petit guide vert du Bio-sportif !



    Y’a-t-il des normes? Sont-elles respectées ?
    Afin de limiter les impacts de la pollution, l’OMS a fixé de nouvelles valeurs cibles pour les principaux polluants en 2005. Ces valeurs s’appliquent au monde entier et sont fondées sur des études épidémiologiques et toxicologiques réalisées par des experts. Elles ont pour principal objectif d’être des références pour l’élaboration des réglementations internationales. Il s’agit de niveaux d’exposition (concentration d’un polluant dans l’air ambiant pendant une durée déterminée) auxquels ou en dessous desquels il n’y a pas d’effet sur la santé.
    Polluants Valeurs recommandées en µg/m3 Durée moyenne d'exposition
    SO2
    500 10 minutes
    20 24 h
    PM 10 50 24 h
    20 1 an
    PM 2,5 25 24h
    10 1an
    O3 100 8 h
    NO2 200 1 h
    40 1 an
    Pb 0,5 1an
    Cd 0,005 1an
    CO 100 000 15 minutes

    Selon l’OMS, en ramenant les concentrations de particules (PM10) de 70 à 20 µg/m3, la mortalité liée à la qualité de l’air diminuerait de 15%. Mais ces normes ne sont pas toujours respectées, comme c'est le cas en France (voir le bilan de la qualité de l'air en 2009). Les pays européens "hors la norme" pourrait d'ailleurs payer des pénalités. En mai 2011, la Commission européenne a assigné la France devant la Cour de justice pour non-respect des valeurs limites de qualité de l'air applicables aux particules en suspension, les PM10. Malgré plusieurs avertissements, la France n’a pas pris de mesures efficaces pour remédier au problème des émissions excessives de ce type de particules. Depuis l'entrée en vigueur de la législation en 2005, les valeurs limites ne sont pas respectées dans de nombreuses villes de l'hexagone. Cette action est toujours en cours d'instruction. Elle peut conduire à une lourde condamnation financière de la France.... Pour lire notre communiqué de presse sur le sujet, vous pouvez cliquer ici.
    En septembre 2012, l’Agence européenne pour l'environnement (AEE) a publié un rapport[12] montrant que de nombreuses régions d’Europe doivent faire face à des problèmes persistants liés à la pollution atmosphérique, et notamment aux particules fines et à l'ozone.
    Les auteurs estiment que 21% de la population urbaine est exposée à des concentrations de PM10 supérieures aux valeurs limites journalières de l'UE. Mais le constat est encore plus alarmant pour les PM2,5 puisque jusqu'à 95 % des citadins y sont exposés à des concentrations qui dépassent les valeurs de référence fixées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). D'après les normes de qualité de l'air de l'Union européenne, moins strictes, près d'un tiers des habitants des villes sont concernés.
    Pour l’ozone, les chiffres ne sont pas plus glorieux puisqu’en 2010, 97 % des habitants des zones urbaines de l'UE ont été exposés à des concentrations d'ozone supérieures au niveau de référence de l'OMS et 17 % ont été exposés à des concentrations supérieures à la valeur cible de l'UE.
    Par ailleurs, toujours en 2010, 7 % des Européens vivant en milieu urbain ont été exposés à des niveaux de dioxyde d’azote (NO2) supérieurs aux valeurs limites de l'UE.
    Le rapport mentionne également le benzo(a)pyrène (BaP), un agent cancérogène dont une proportion considérable de la population urbaine de l'UE (20 à 29 % entre 2008 et 2010) a été exposée à des concentrations dépassant la valeur cible de l'UE. Pour en savoir plus, consultez notre article !

    Combien ça coûte ?


    En plus de ces pénalités financières, la pollution atmosphérique en augmentant le nombre de malades a également des conséquences économiques liées aux frais de santé.
    En Californie, où la qualité de l’air est particulièrement mauvaise, l’exposition de la population aurait coûté plus de 193 millions de dollars en soins médicaux dans les hôpitaux entre 2005 et 2007, selon une étude de la RAND Corporation[2] ! Pour cette étude, les chercheurs se sont basés sur des études épidémiologiques faisant le lien entre des niveaux élevés de pollution et la présence de maladies respiratoires et cardiovasculaires. Ils ont ensuite comparé ces informations aux niveaux de pollution mesurés entre 2005 et 2007 par différentes agences de contrôles. Les enregistrements hospitaliers ont ensuite été comptabilisés en fonction de la maladie, de l’état du patient traité et du type de prise en charge des frais. Les chercheurs ont comptabilisé près de 30 000 admissions pour problèmes respiratoires et cardiovasculaires, sur les trois années d’étude ; les enfants de moins de 17 ans étant les plus touchés avec plus de 12 000 admissions pour bronchites aigües, pneumonies et COPD. L’étude met clairement en évidence l’impact de la pollution de l’air sur l’économie de l’Etat de Californie, avec un coût de prise en charge de plus de 193 millions de dollars pour cette période.
    Sur le vieux continent, on fait le même constat! En novembre 2011, l’Agence Européenne pour l’Environnement a publié un rapport[1] révélant qu’en 2009, les émissions polluantes des 10 000 plus grandes usines et installations électriques d'Europe ont eu un impact sur l'environnement et la santé évalué entre 102 et 169 milliards d'euros. Selon cette étude qui couvre les 27 pays de l'Union européenne ainsi que la Norvège et la Suisse, cela coûterait entre 200 et 300 euros à chaque citoyen! L’estimation de ces coûts est basée sur les données publiques du Registre européen des rejets et des transferts de polluants (E-PRTR) dans lequel les industries déclarent elles-mêmes leurs émissions. L’analyse couvre les établissements industriels tels que les grandes centrales électriques et les raffineries, mais aussi les combustions résultant des activités de fabrication, les processus industriels, les déchets et certaines activités agricoles. L'Allemagne, la France, l'Italie, la Pologne et le Royaume-Uni, possédant le plus grand nombre d'usines et de centrales électriques, sont les plus gros générateurs de coûts. La Bulgarie, la République tchèque et l'Estonie sont également responsables d'une part importante des émissions. Cette analyse a pris en compte uniquement les émissions des établissements industriels. Mais en ajoutant le coût de la pollution atmosphérique engendrée par les transports, le secteur des ménages et de la plupart des activités agricoles, les coûts des dommages atteindraient des sommets !!!
    Et les embouteillages aussi peuvent couter chers… En décembre 2012, le fournisseur d’info-trafic et d’aide à la conduite INRIX et le cabinet britannique CEBR (Centre for Economics and Business Research) ont rendu publique leur étude sur le coût des embouteillages en France. Selon cette étude, les embouteillages en France couteraient chaque année 5,6 milliards d’euros soit 623 euros pour chaque foyer se déplaçant en voiture ! Cette somme est l’addition des coûts directs (en carburant et en temps de travail perdu) et indirects (répercussion sur les prix des biens et services vendus par les entreprises). Les coûts directs liés aux embouteillages s'élèvent à 3,88 milliards d'euros chaque année en France. Dans le détail, le carburant dans les bouchons coûte plus de 530 millions d’euros, l’équivalent de 68 euros de carburant par voiture. Quant au coût du temps de travail perdu dans les embouteillages, il se chiffre en moyenne à 431 euros par conducteur, soit une facture totale de 3,3 milliards d’euros pour le pays. A cela s'ajoutent des coûts indirects liés à la hausse des prix de fourniture de produits et de services pratiqués par les entreprises et occasionnée par les encombrements routiers. Ces coûts sont évalués à 1,67 milliard d'euros chaque année en France (147 euros par foyer). Et c’est à Paris que les bouchons coûtent le plus cher… Les conducteurs passent chaque année 57,8 heures bloqués dans les encombrements de la capitale – soit l’équivalent de près de deux semaines ouvrées - contre 45 heures à Lyon, 36,7 heures à Strasbourg et 21,8 heures à Clermont-Ferrand. Rester immobilisé dans les bouchons parisiens coûterait donc 11,7 euros de l'heure contre une moyenne nationale de 9,5 euros. Pour en savoir plus, cliquez ici !

    Que fait-on en prévention?


    L’exemple du plan particules


    Afin de limiter l’impact sanitaire des particules en suspension, un « plan particules » a été mis en place en juillet 2010 dans le cadre du deuxième Plan National Santé Environnement (PNSE2). Objectif : réduire de 30% en 2015 les teneurs en particules fines dans l’air dans les secteurs de l’industrie, du chauffage domestique et tertiaire, des transports et de l’agriculture relevés en 2008. Pour cela, le plan particules prévoit plusieurs mesures, dont la principale est la mise en place des Zones d’Actions Prioritaires pour l’Air (ZAPA). Ces zones devaient être lancées au début de l’été 2012 et ce, pour trois ans. L’objectif ? Restreindre la circulation des véhicules les plus polluants. Huit villes regroupant plus de 100 000 habitants s’étaient sont portées volontaires: Nice, Paris, Saint-Denis, Lyon, Grenoble, Bordeaux, Clermont-Ferrand et Aix-en-Provence.
    Mais en juillet 2012, Nice a annoncé son retrait du projet et aucune des autres villes candidates au départ n’a finalement déposé de dossier avant la date-limite du 13 juillet 2012. Ces collectivités devaient notamment tester une zone limitant ou interdisant la circulation des véhicules les plus polluants, c'est-à-dire celles qui ne respectent pas la norme « euro 6» pour les diesels et « euro 2 » pour les essences. Jugé trop injuste et peu efficace, le dispositif Zapa sera revu d'ici janvier 2013. En savoir plus…
    Autres mesures envisagées : encourager l'acquisition de véhicules moins polluants, modifier la voirie pour privilégier des modes de transport alternatifs (vélo, transports collectifs, etc.) ou encore optimiser les livraisons de marchandises. Plus de 160 villes en Europe ont déjà mis en place des actions similaires et certaines de ces expérimentations à l'étranger ont démontré qu'il est possible d'obtenir une baisse de 20 à 30 % de la pollution, notamment par l'interdiction de circulation de certains véhicules hautement polluants (diminution des émissions de PM10 de 19 % à Londres, 25 % à Berlin et 40 % à Stockholm).
    Pour en savoir plus sur les modalités techniques de la ZAPA, vous pouvez cliquer ici pour lire l'interview du Dr Gérard Surian sur le sujet.
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Jeu 13 Mar - 19:45

    A LA RECHERCHE DE L'AIR PUR: LA SYNTHÈSE DE L'ASEF (suite et fin )

    Pour connaître le point de vue de l'ASEF, vous pouvez lire l'interview du Dr Patrice Halimi.

    Les mesures prises par le gouvernement


    Sous la menace d'une nouvelle mise en demeure de la Commission européenne, en février 2013, le gouvernement a arrêté 38 mesures pour lutter contre la pollution de l'air. Les principaux polluants visés ? Les particules fines en suspension.
    Oubliées les ZAPA, le ministère de l’Ecologie a opté pour une batterie de mesures plus générales et à portée moins immédiate. Elles concerneraient les transports propres, la régulation des flux de véhicules, les installations industrielles, les cheminées chez les particuliers, la fiscalité des véhicules et l'information des citoyens. Le gouvernement a décidé de laisser les villes décider elles-mêmes du système à mettre en place. Il est donc question de favoriser le covoiturage et d’inciter les villes à adapter leur offre de transports en commun lors des journées de forte pollution. Autre mesure importante : le principe de pastille de couleur identifiant les véhicules les plus propres en fonction de leurs rejets de carbone et de particules fines. Selon le ministère des transports, grâce à la pastille, les villes pourront, en cas de pic de pollution et selon leurs besoins, instaurer plus facilement des limitations de circulation ou des régulations de vitesse. Pour connaitre le détail de ces mesures,consultez notre article…

    L’interdiction des véhicules polluants dans Paris ?


    En octobre 2012, le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a présenté un nouveau plan pour lutter contre la pollution dans la capitale. Ce plan prévoit plusieurs mesures, dont l’interdiction de la circulation aux véhicules les plus polluants dans Paris, c’est-à-dire les véhicules utilitaires de plus de 17 ans et les poids lourds de plus de 18 ans. Pour les deux-roues motorisés, l'interdiction de circuler pourrait s'appliquer aux véhicules de plus de 10 ans. Cette mesure devrait s’appliquer dès septembre 2014 dans Paris et plus largement sur le territoire situé à l'intérieur de l'A86. Autre mesure annoncée : la mise en place d'un péage urbain afin de réduire le trafic routier et les nombreuses nuisances qu'il génère. Bertrand Delanoë souhaite également limiter la vitesse des véhicules à 30 km/h autour des écoles, des équipements sportifs ou culturels. Quant au boulevard périphérique, la ville souhaite que la vitesse passe de 80 à 70 km/h. Bertrand Delanoë souhaite l’interdiction progressive des véhicules qui sont les plus nocifs pour la santé. L’objectif de son plan est de « rééquilibrer » l’espace public au bénéfice des modes de déplacement alternatifs, tout en favorisant la circulation des véhicules les moins polluants, à des vitesses « mieux régulées ».

    En juillet 2012, la Commission des comptes et de l’économie de l’environnement a publié un rapport complet sur la pollution de l’air. Celui-ci fournit aussi des éléments chiffrés sur le coût sanitaire lié à la qualité de l’air, ainsi que des pistes d’actions pour assainir l’air que nous respirons. Pour connaitre les éléments clés de ce rapport, consultez notre résumé en cliquant ici.

    Pour télécharger notre synthèse sur l'air extérieur en version PDF, cliquez ici !!!

    ________________________________________
    Références bibliographiques
    [1] Communiqué de Presse, L’AEE révèle que la pollution atmosphérique a couté jusqu’à 169 milliards d’Euros à l’Europe en 2009, novembre 2011
    [2] The Impact of Air Quality on Hospital Spending. Romley JA, Hackbarth A, Goldman DP. RAND Health, Mars 2010
    [3] APHEKOM (Improving Knowledge and Communication on Air Pollution and Health in Europe), coordonnée par Institut de veille sanitaire, 2 mars 2011.
    [4] Anenberg SC, Horowitz LW, Tong DQ, West JJ., An Estimate of the Global Burden of Anthropogenic Ozone and Fine Particulate Matter on Premature Human Mortality using Atmospheric Modeling, Environ Health Perspect, 2010.
    [5] Kettunen J. et coll “Associations of fine and ultrafine particulate air pollution with stroke mortality in an area of low air pollution levels Stroke 2007 ; 38 : 918-22"
    [6] Ballester F, Estarlich M, Iniguez C, Llop S, Ramon R, Esplugues A, Lacasana M, Rebagliato M. Air pollution exposure during pregnancy and reduced birth size: a prospective birth cohort study in Valencia, Spain. Environmental Health 2010.
    [7] Edwards SC, Jedrychowski W, Butscher M, Camann D, Kieltyka A, Mroz E., Prenatal Exposure to Airborne Polycyclic Aromatic Hydrocarbons and Children’s Intelligence at Age 5 in a Prospective Cohort Study in Poland. Environ Health Perspect, 2010.
    [8] Matthew J Strickland, Lyndsey A Darrow, Mitchel Klein, W Dana Flanders, Jeremy A Sarnat, Lance A Waller, Stefanie E Sarnat, James A Mulholland, and Paige E Tolbert. Short-term Associations between Ambient Air Pollutants and Pediatric Asthma Emergency Department Visits. Am. J. Respir. Crit. Care Med., 2010
    [9] Hernández-Cadena L, Holguin F, Barraza-Villarreal A, Del Río-Navarro BE, Sienra-Monge JJ, Romieu I. Increased levels of outdoor air pollutants are associated with reduced bronchodilation in children with asthma. Chest. 2009 Dec; 136(6):1529-36
    [10] Isabella Annesi-Maesano, David Moreau, Denis Caillau, François Lavau, Yvon Le Moullec, André Taytard, Gabrielle Pauli and Denis Charpin, Residential proximity fine particles related to allergic sensitisation and asthma in primary school children, 2007.
    [11] Marjan Kerkhof1, Alet Wijga, Henriëtte A. Smit, Johan C. de Jongste, Rob C. Aalberse, Bert Brunekreef, Jorrit Gerritsen, Dirkje S, Etude PIAMA (Prevention and Incidence of Asthma and Mite Allergy), 2007.
    [12] European Environment Agency, Air quality in Europe – 2012 report, September 2012
    [13] Volk HE, Hertz-Picciotto I, Lurmann F, McConnell R, Penfold B,Traffic-Related Air Pollution, Particulate Matter, and Autism, Arch Gen Psychiatry. 2012;():1-7.
    [14] Volk HE, Hertz-Picciotto I, Delwiche L, Lurmann F, McConnell R., Residential proximity to freeways and autism in the CHARGE study., Environ Health Perspect. 2011 Jun;119(6):873-7.
    [15] Bos I, De Boever P, Vanparijs J, Pattyn N, Panis LI, Meeusen R., Subclinical Effects of Aerobic Training in Urban Environment. Med Sci Sports Exerc. 2012 Oct 15.
    [16] Dadvand P. et al, Maternal Exposure to Particulate Air Pollution and Term Birth Weight: A Multi-Country Evaluation of Effect and Heterogeneity, Environmental Health Perspectives, February 6 2013.
    [17] Tonne C., Wilkinson P., Long-term exposure to air pollution is associated with survival following acute coronary syndrome, European Heart Journal, February 20 2013.
    [18] Perez L, Declercq C, Iñiguez C, Aguilera I, Badaloni C, Ballester F, Bouland C, Chanel O, Cirarda F, Forastiere F, Forsberg B, Haluza D, Hedlund B, Cambra K,Lacasaña M, Moshammer H, Otorepec P, Rodríguez-Barranco M, Medina S, Künzli N., Chronic burden of near-roadway traffic pollution in 10 European cities (APHEKOM network). Eur Respir J. 2013 Mar 21.
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Jeu 20 Mar - 19:22

    La pollution en France vient-elle d'Allemagne ?
    http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/03/18/la-pollution-en-france-vient-elle-d-allemagne_4384927_4355770.html
    Le Monde.fr | 18.03.2014 à 11h14 • Mis à jour le 20.03.2014 à 09h19 | Par Audrey Garric
    C'est une petite musique qui commence à se faire entendre çà et là : l'épisode de pollution aux particules fines que connaît la France ne devrait pas grand-chose aux automobilistes hexagonaux, mais serait avant tout dû à... l'Allemagne. Un article des Echos, mais aussi du Figaro, pose la question. Avec, souvent, une idée en tête : le retour de Berlin aux centrales à charbon du fait de son abandon du nucléaire, ainsi qu'un léger vent de nord-est, pourrait expliquer une présence plus forte de particules fines.
    Vrai ou faux ? En réalité, les choses sont plus complexes : la pollution fait fi des frontières nationales, et les particules fines ne sont pas arrêtées par le Rhin. Il est donc possible que les vents aient amené un certain nombre de particules depuis l'Europe de l'Est, plus riche en industries polluantes émettrices de ces particules. Mais dans quelle mesure précisément ?
    Lire nos explications : Quelle est la responsabilité de la voiture dans la pollution de l'air ?
    UNE POLLUTION QUI PROVIENT AVANT TOUT DU LOCAL
    En 2011, Airparif s'est penché sur l'origine des particules fines que l'on respire en Ile-de-France. Les experts ont analysé les PM2,5, les plus dangereuses car leur petite taille (2,5 micromètres de diamètre) leur permet de pénétrer plus profondément dans les voies respiratoires.
    51 % des particules en Ile-de-France viennent du trafic routierOrigines des particules fines PM2.5 mesurées près du trafic routierproduites localement, importées de l'agglomération et des régions et pays voisins.LocalAgglomérationRégionset pays voisinsTrafic: 44 %Trafic: 4 %Chauffage: 4 %Réactions chimiques: 5 %Industrie: 2 %Autres: 2 %Trafic: 3 %Chauffage: 9 %Réactions chimiques: 19 %Industrie: 2 %Autres: 5 %

    Pollution: la circulation alternée a surtout fluidifié la circulation - 18/03
    Le lundi de circulation alternée, où seuls les véhicules immatriculés en impair ont pu rouler, a-t-il permis de réduire la pollution? Pas vraiment, ou alors vraiment à la marge, dans des proportions qui avoisinent 1% pour les particules fines. La pollution a essentiellement été atténuée par les vents qui ont soufflé dimanche matin sur la région parisienne. Certains chercheurs estiment que d'autres mesures comme l'interdiction du chauffage au bois ou l'interdiction des épandages agricoles pendant les pics se révéleraient plus utiles.

    1:22
    Résultat : dans les stations proches du trafic routier – le boulevard périphérique mais aussi tous les axes majeurs de circulation –, une majorité des particules proviennent bien des émissions locales (44 %) ou du reste de l'agglomération (17 %). A l'inverse, 39 % des particules sont importées d'autres régions et pays étrangers.
    « Il est très difficile de dire d'où viennent précisément ces particules importées. En cas de vent du nord-est, elles proviennent d'Allemagne, mais aussi de la Belgique et des Pays-Bas, deux pays avec des fortes émissions, explique Matthias Beekmann, directeur de recherches au Laboratoire inter-universitaire des systèmes atmosphériques (CNRS/université Paris-Est Créteil/université Paris-Diderot). Sur l'ensemble de l'année, on envoie davantage de particules fines en Allemagne qu'on n'en reçoit de là-bas. »

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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Jeu 20 Mar - 19:23

    Améliorer le transport urbain pour mieux vivre en ville
    http://www.actu-environnement.com/ae/news/ameliorer-transport-urbain-pour-mieux-vivre-en-ville-20140.php4
    Si certaines villes européennes mènent des expérimentations prometteuses pour réduire la facture carbone des transports urbains, les indicateurs de l'AEE montrent que ces exemples devront se généraliser pour atteindre les objectifs fixés.
    Transport | 06 décembre 2013 | Actu-Environnement.com


    © Mellow10 Si les niveaux d'utilisation du vélo dans l'UE-27 étaient les mêmes que ceux du Danemark, les cycles contribueraient à atteindre l'objectif de réduction de 60% des émissions, pour une part comprise entre 12 à 26%
    "Vivre en ville ne signifie pas nécessairement air pollué, congestion, bruit et longs temps de transport, de nouvelles idées dans les transports urbains sont en train de rendre de nombreuses villes plus saines et plus agréables à vivre", souligne Hans Bruyninckx, directeur exécutif de l'Agence européenne de l'environnement (AEE). Cette évolution s'avère d'autant plus essentielle que plus de 74% de la population de l'UE-27 vit aujourd'hui en zones urbaines et que ce chiffre passera à plus de 80% d'ici 2030, selon l'ONU.

    Le secteur aérien pointé du doigt Un des secteurs impliqués dans la faible réduction de la pollution atmosphérique : le transport aérien de passagers. "Les réductions d'émissions ont été limitées par la hausse des émissions du secteur de l'aviation, qui ont augmenté de 2,6 % entre 2010 et 2011, note dans son rapport l'AEE, cette augmentation suit la tendance plus générale de la demande de transport aérien de passagers, qui a augmenté de deux tiers entre 1995 et 2009".

    Le dernier rapport annuel de l'AEE montre toutefois que pour de nombreuses villes des efforts restent encore à accomplir pour atteindre cet idéal. En effet, si les émissions de gaz à effet de serre liées aux transports ont légèrement baissé (0,6 %) entre 2010 et 2011 en Europe, elles restent 25% au-dessus des niveaux de 1990. Pour mémoire, l'objectif à atteindre pour 2050 est une réduction des émissions de 60% par rapport au niveau de 1990.
    De 20 à 40% des émissions liées au transport de marchandises
    Concernant le transport de passagers, les voitures dominent toujours les transports terrestres dans l'UE-28 (80%). Même si les véhicules deviennent plus vertueux, ce mode de transport serait responsable d'environ 25% des émissions de CO2, selon AEE.
    Et dans ce contexte, l'assouplissement de la limite de 95gCO2/km fixée aux voitures particulières neuves d'ici 2020 ne constitue pas un signal positif. En outre, les valeurs pourraient être sous-estimées : des différences existent en effet entre les émissions pendant la conduite en conditions réelles et les émissions enregistrées pendant le cycle d'essai.
    Selon l'AEE, au niveau européen, le fret de marchandise représente de 10 à 18% du trafic routier urbain. Sa part pèse plus lourd en revanche dans le total des émissions du trafic urbain : entre 20% à 30% voir 40%, selon les situations.
    Mis à part les polluants atmosphériques, les bruits de circulation affectent également la qualité de vie urbaine. Sofia, Luxembourg, Paris, Tallinn, etc. 40% de la population européenne vivraient ainsi dans des zones où les niveaux de bruits la nuit dépassent ceux recommandés par l'OMS.
    Les bonnes recettes de nos voisins européens
    Pour améliorer l'environnement urbain, le rapport préconise trois approches avec en première ligne la réduction des besoins de déplacements : parmi les outils, l'AEE identifie les technologies de l'information et la communication (télétravail, e-commerce, etc.), l'optimisation de la livraison de marchandises, la restriction de l'accès de certaines zones, la suppression de parkings ou encore l'aménagement urbain (densité, zones mixtes commerce-habitat-écoles, espaces verts, etc.). "Des exemples d'aménagements publics réussis sont la piétonisation du centre de Copenhague (Danemark) et la Clear Zone de Nottingham (Angleterre), où les véhicules sont interdits de 10 heures à 16h30", illustre le rapport.
    Ensuite, l'AEE considère que des modes plus "doux" comme la marche, le vélo, sont les "clefs de la transition vers une mobilité plus durable". Le rapport rappelle notamment que si les niveaux d'utilisation du vélo dans l'UE-27 étaient les mêmes que ceux du Danemark, les cycles contribueraient à atteindre l'objectif de réduction de 60% des émissions, pour une part comprise entre 12 à 26%.
    Parmi les bons élèves figurent également Séville (Espagne) : elle vient de décrocher la quatrième place selon l'indice Copenhagenize. Ses nouvelles infrastructures cyclables étendues lui ont permis de faire passer la part des kilomètres parcourus en vélo de 0,5% à 7%. Autres avantages de ce mode de déplacement : les cyclistes seraient exposés à de plus faibles concentrations de pollutions par rapport à des automobilistes.
    Enfin, le rapport mise sur l'optimisation de la performance environnementale des modes de déplacement. Cela passerait par exemple par des offres comme la location de voiture ou de vélo à la demande, le co-voiturage, ou une gestion des transports "intelligente". Ainsi Utrecht (Pays-Bas) teste un système qui détourne les véhicules des zones à forte pollution.
    Un des leviers également identifiés par l'AEE serait des formations à l'écoconduite. "Selon les conducteurs, la différence de consommation de carburant varie jusqu'à 30%", note le rapport.
    Un plan de mobilité européen homogène
    L'AEE a également mis en exergue dans son rapport l'exemple de la ville de Tallinn (Estonie), première capitale de l'Union européenne à proposer depuis janvier 2013, un transport public gratuit à ses citoyens. Les non-résidents, eux, continuent à payer leurs tickets.
    Les premiers résultats disponibles montreraient qu'au cours du premier trimestre, la congestion dans le centre de Tallinn a été réduite de 15% par rapport à la fin de l'année 2012. L'utilisation des transports en commun a augmenté de 12,6% tandis que la part de voitures dans toute la région de Tallinn s'abaissait à 9%. Toutefois, la ville a également observé une légère baisse des autres modes comme la marche et le vélo.
    L'amélioration des performances globales passera par un échange des retours d'expériences. "Les solutions pour une mobilité durable dans les villes européennes doivent être partagées dans un plan de mobilité homogène et cohérent, intégrée avec d'autres plans et politiques de la ville", estime le rapport de l'AEE.

    Dorothée Laperche © Tous droits réservés Actu-Environnement
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Jeu 20 Mar - 19:24

    La Fnaut réclame des mesures volontaristes pour libérer la ville de l'emprise de la voiture
    http://www.actu-environnement.com/ae/news/fnaut-mesures-volontaristes-ville-voiture-20995.php4

    Transport | 07 mars 2014 | Actu-Environnement.com
    Profitant de la campagne des élections municipales, la Fédération nationale des associations d'usagers des transports (Fnaut) suggèrent aux futurs élus d'expérimenter de nouvelles mesures afin de réduire la place de l'automobile dans la ville.

    "Il ne s'agit pas de « faire disparaître toutes les voitures » car la voiture a un rôle à jouer en ville, mais de réduire son rôle devenu excessif, de la remettre à sa juste place, celle d'un véhicule utilisé occasionnellement et non de manière répétitive, et dont la propriété personnelle ne s'impose pas", précise l'association agréée de consommateurs.

    Le péage urbain, "un dispositif équitable"

    Quelles sont ces nouvelles mesures ? Il s'agit, explique l'association, de favoriser une réelle densification de l'habitat et des activités autour des axes lourds de transport collectif, de prendre des mesures décisives d'encouragement à l'autopartage et, enfin, d'introduire des péages urbains. "Le péage urbain est un dispositif équitable, estime la Fnaut. La réduction de la circulation et l'affectation du produit du péage au transport collectif bénéficient aux ménages urbains les plus modestes, ceux qui n'ont pas de voiture et souffrent le plus de la pénurie de transport collectif et des nuisances de la circulation. Les automobilistes périurbains peu fortunés peuvent utiliser le transport collectif, quitte à se rabattre en voiture sur un parking relais".

    L'association appelle également à mettre en œuvre des mesures dont l'efficacité est déjà connue selon elle. Il s'agit d'un partage plus équitable de la voirie au profit du tramway, du bus, des cyclistes et des piétons, ainsi qu'une circulation ralentie, et une tarification solidaire des transports urbains. La fédération d'usagers préconise également de mieux sélectionner les infrastructures, au profit des transports collectifs en sites propres et du tramway à bas coût, et d'abandonner les projets routiers. "Les nouvelles voiries n'ont aucun impact durable sur la fluidité du trafic", justifie-t-elle.

    La Fnaut appelle en revanche à éviter les fausses bonnes idées. Parmi celles-ci, selon l'association, le transport par câble dont le créneau est très étroit, la voiture électrique, la voiture ou le scooter en libre-service, la gratuité des transports ou encore les parkings mutualisés.
    Laurent Radisson © Tous droits réservés Actu-Environnement
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Jeu 20 Mar - 19:24

    Pollution aux particules fines : des mesures d'urgence à l'efficacité toute relative
    http://www.actu-environnement.com/ae/news/pollutions-particules-fines-ile-de-france-vitesse-brulage-dechets-verts-21061.php4
    La France connaît un sévère épisode de pollution aux particules fines sur une bonne moitié du pays. Des mesures de limitation de la vitesse et de gratuité des transports sont prises dans plusieurs régions, en particulier en Ile-de-France.
    Air | 13 mars 2014 | Actu-Environnement.com


    © sp4764
    "L'ensemble des régions touchées fait l'objet de mesures adaptées : limitation de vitesse sur routes et autoroutes, gratuité du stationnement résidentiel, limitation des épandages agricoles, contacts avec les industriels pour une réduction provisoire de leur activité, priorité donnée aux transports en commun...", a indiqué jeudi soir le ministre de l'Ecologie au cours d'une conférence de presse.
    Réduction des vitesses de circulation
    Suite aux prévisions de franchissement des seuils d'alerte pour pollution aux particules fines en Ile-de-France jeudi 13 et vendredi 14 mars, le préfet de police a annoncé la mise en place de mesures plus coercitives.

    Cela passe en premier lieu par une réduction de la vitesse et un renforcement des contrôles. "Les mesures de réduction de la vitesse ne sont plus simplement recommandées mais rendues obligatoires pour l'ensemble des usagers de la route", avertit la préfecture de police. Les vitesses maximales sont ainsi abaissées à 110 km/h sur les autoroutes normalement limitées à 130 km/h, à 70 km/h sur les voies habituellement limitées à 90 km/h, et à 60 km/h sur le boulevard périphérique.

    La deuxième mesure est une restriction de la circulation de transit des poids-lourds. Les véhicules de plus de 3,5 tonnes sont tenus d'emprunter des itinéraires de contournement.

    Gratuité des transports en commun

    La préfecture demande également aux franciliens de faire preuve de civisme en différant leurs déplacements en voitures, en empruntant les transports en commun et en privilégiant les modes alternatifs de déplacement, le covoiturage ou l'utilisation de véhicules peu polluants. De son côté, la Mairie de Paris a annoncé la gratuité du stationnement résidentiel ainsi que celle des services Autolib' et Vélib'. "A la mi-journée, une augmentation de 46% des parcours réalisés en Autolib et de 72% du nombre de locations de Velib a été constatée par rapport à jeudi dernier", indique jeudi soir la Ville de Paris.
    Le ministre de l'Ecologie a annoncé la gratuité des transports en commun franciliens de vendredi jusqu'à dimanche soir. Un point de situation sera fait samedi "avec l'ensemble des acteurs concernés afin d'examiner la nécessité d'adapter les mesures décidées aux prévisions météorologiques", a ajouté Philippe Martin. Les pouvoirs publics peuvent instaurer la circulation alternée mais le maniement de cette mesure reste politiquement délicat, surtout en période électorale. De plus, ce dispositif ne s'applique que lors des pics d'ozone selon le Citepa.
    "Il a par ailleurs été demandé à l'ensemble des services de l'Etat de limiter au strict minimum l'utilisation des véhicules individuels. Des consignes ont été données pour que les véhicules les plus anciens soient immobilisés", précise le préfet de police d'Ile-de-France.

    Les dernières mesures portent sur la mise en œuvre des prescriptions particulières prévues dans les arrêtés d'autorisation des sites industriels au titre de la réglementation des installations classées (ICPE). "Aucune dérogation à l'interdiction de brûlage des déchets verts, y compris agricole, ne sera accordée", précise par ailleurs la préfecture de police.
    Et les mesures de long terme ?

    Parmi les solutions pour lutter contre la pollution de l'air, il y a celles que l'on prend dans l'urgence, réagit France Nature Environnement (FNE), mais il y a aussi celles que l'on prend sur le long terme. Et l'association de protection de l'environnement de citer les plans de déplacements en entreprises ou interentreprises, le covoiturage, l'autopartage, la création de zones à faibles émissions dans les cœurs de ville ou encore la rénovation énergétique des bâtiments. "Nous n'attendrons pas que le vent dissipe les polluants et que tout redevienne normal. Nous demandons des explications et réactions fortes de nos décideurs. Futurs élus, que proposez-vous ?", interroge José Cambou, pilote du réseau santé environnement de FNE.

    De son côté, l'Automobile Club Association (ACA) dénonce la stigmatisation de la voiture comme "coupable idéal et unique" des épisodes de pollution urbaine. Elle aussi réclame des mesures de fond plutôt que des mesures "d'affichage" provisoires. Mais celles-ci sont tout autres : travailler sur l'offre de stationnement et le remplacement des vieux véhicules polluants, développer des systèmes de gestion du trafic en temps réel, généraliser les programmes d'éco-conduite ou encore renforcer la logistique urbaine.
    Sous la pression des évènements, Philippe Martin a annoncé qu'il réunirait après les municipales l'ensemble des acteurs concernés par la pollution de l'air. En tout état de cause, a-t-il ajouté, "le projet de loi sur la transition énergétique comprendra un volet consacré à la qualité de l'air".
    Laurent Radisson
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Jeu 20 Mar - 19:25

    Pourquoi la France ne sortira pas du diesel malgré la pollution
    http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/pourquoi-la-france-ne-sortira-pas-du-diesel-malgre-la-pollution_1500976.html
    Par Laurent Martinet, publié le 19/03/2014 à 09:55
    Les véhicules roulant au diesel sont pointés du doigt après le pic de pollution aux particules fines qu'a connu la France la semaine dernière. Mais ils gardent de solides défenseurs, surtout au gouvernement.
    Un moteur diesel Audi au Salon automobile de Francfort.
    REUTERS/Pawel Kopczynski
    Le pic de pollution aux particules fines atteint la semaine dernière dans plusieurs régions françaises relance le débat sur le diesel, qui en émet plus que l'essence et qui est considéré cancérogène par l'Organisation mondiale de la santé. En 1999 à Tokyo, pour venir à bout de la pollution, les autorités avaient appelé à "ne pas conduire, ne pas acheter et ne pas vendre de véhicules diesel", rappelle Lemonde.fr. Mais aujourd'hui en France, un tel mot d'ordre n'est pas du tout à l'ordre du jour. Le sénateur écologiste Ronan Dantec propose une taxation spécifique qui financerait une prime à la casse, et le député François de Rugy, contacté par Lexpansion.com, réclame surtout "un signal fiscal de rééquilibrage" pour réduire l'écart de 20 centimes par litre entre diesel et essence. Explications.
    Un pays diésélisé
    Le diesel a représenté 67% des ventes de voitures neuves l'an dernier dans l'Hexagone, selon le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). La part "diesel" de l'ensemble du parc automobile français était de 61,3% au 1er janvier 2013, selon ses derniers chiffres disponibles, alors qu'elle était inférieure à 10% en 1990 et faisait jeu égal avec l'essence en 2007. Les ventes de véhicules diesel ont cependant reculé en 2013, une première depuis 20 ans, les consommateurs leur préférant de plus en plus la motorisation essence pour les petites cylindrées. Mais avec un taux de diésélisation supérieur à 60%, la France n'est pas isolée en Europe, rassure le site Pleinphare-leblog.fr, une émanation de ... PSA qui propose "un éclairage sur le diesel".
    Les constructeurs français, qui revendiquent plus de deux millions d'emplois directs et indirects, sont en effet de fervents défenseurs du diesel. "Il y a un savoir-faire particulier dans le diesel en France", reconnaît Daniel Quéro, président de l'association 40 millions d'automobilistes. "Attaquer le diesel c'est attaquer le made in France", a tout simplement dénoncé le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg en mars dernier sur France 2, pour s'opposer à toute surtaxe.
    Le diesel, un carburant propre?
    Les partisans du diesel jouent aussi la carte... écolo. Puisque les moteurs diesel consomment moins, ils émettent moins de dioxyde de carbone (CO2), le composé chimique jugé responsable du réchauffement climatique. Si les particules fines émises par le diesel posent effectivement un problème de santé publique, leur diffusion est limité par le filtre à particules rendu obligatoire par la norme européenne E5 pour les véhicules en service depuis 2011. Quant aux oxydes d'azotes (NOx), eux aussi très mauvais pour la santé mais que les filtres à particules n'arrêtent pas, ils peuvent être détruits par des catalyseurs qui seront rendus obligatoires par la norme E6 à partir du premier septembre 2015. "Avec la norme E6, les moteurs diesel n'émettent ni particules ni oxydes d'azote", nous certifie-t-on au Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique (CITEPA).
    "Le problème, c'est le parc existant", estime Daniel Quéro. Sur les 19 millions de véhicules diesel circulant en France, seuls 15% sont à la norme E5, selon le CITEPA. Daniel Quéro propose de mettre en place un dispositif de prime à la casse même en cas d'achat d'un véhicule d'occasion satisfaisant à cette nouvelle norme. Un point de vue curieusement rejoint par l'écologiste François de Rugy, qui serait prêt à favoriser l'achat de véhicules d'occasion diesel à la norme E6 pour se débarrasser des anciens véhicules. "Je sais bien, pour l'avoir observé dans ma circonscription", note le député de Loire-Atlantique, "que ce sont souvent les personnes les plus modestes qui achètent des véhicules diesel. Mais le marché diesel de l'occasion est surcoté."
    Un gouvernement pro-diesel?
    Le ministre de l'Écologie Philippe Martin a annoncé vouloir rencontrer "bientôt" Renault et PSA Peugeot Citroën pour parler de leur stratégie industrielle concernant le diesel. Pas sûr que le gouvernement s'attaque à l'avantage fiscal accordé au gazole. Le diesel n'est pas "l'élément prioritaire", a insisté le ministre. Pour Philippe Martin, "en aucune façon" la question de la lutte contre la pollution "ne saurait se résumer à celle sur la fiscalité du diesel".
    "Les constructeurs ont des propositions constructives à faire", estime pour sa part le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg. Constructives, elles ne consistent probablement pas à renoncer aux technologies diesel. D'après le pétrolier ExxonMobil, cité sur Pleinphare-leblog.fr, "le gazole est amené à devenir le carburant numéro un dans le monde". Selon ExxonMobil, le diesel va dépasser l'essence d'ici 2040 et va absorber 70 % de la croissance en carburant.
    François de Rugy, lui, parie sur la norme E6 pour "éliminer le diesel des petites voitures", car son respect les rendrait trop coûteuses. Une tendance qu'il observe déjà dans les catalogues des constructeurs, assure-t-il, puisque les nouveaux moteurs à essence, sobres, sur les petites cylindrées, les rend plus intéressantes pour le consommateur économe. Le diesel, même propre, devrait être réservé "aux véhicules les plus lourds, qui roulent le plus".

    En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/pourquoi-la-france-ne-sortira-pas-du-diesel-malgre-la-pollution_1500976.html#6g1el5XSGSvzr1O2.99
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Jeu 20 Mar - 19:25

    Circulation alternée : le dispositif ne satisfait personne
    http://www.actu-environnement.com/ae/news/circulation-alternee-paris-idf-reactions-automobilistes-associations-21092.php4
    Personne n'est vraiment satisfait de l'application de la circulation alternée. Ceux qui jugent la mesure nécessaire réclament surtout des mesures pérennes. Quant aux opposants affichés, ils dénoncent une stigmatisation du trafic routier.
    Air | 17 mars 2014 | Actu-Environnement.com

    © He2
    Ce lundi 17 mars, pour la première fois depuis une quinzaine d'années, les habitants de Paris et des départements limitrophes font l'expérience de la circulation alternée. Une mesure qui n'aura duré qu'une journée, le ministre de l'Ecologie ayant annoncé ce jour que le dispositif ne sera pas reconduit mardi.
    Depuis samedi et l'annonce de Matignon, les réactions ne manquent pas. Passage en revue des principaux arguments avancés.
    Un épiphénomène et un symbole
    Premier constat, personne n'est particulièrement enthousiaste. Même les partisans d'une lutte plus vigoureuse contre la pollution n'expriment pas une grande satisfaction.
    Ainsi, Corinne Lepage, ancienne ministre de l'Ecologie à l'origine de la loi du 30 décembre 1996 sur l'air et l'utilisation rationnelle de l'énergie (Laure) qui prévoit la circulation alternée, estime dans une tribune que "la mise en œuvre de la circulation alternée (…) n'est en réalité qu'un épiphénomène et un symbole : celui du refus d'agir et de la priorité donnée à de prétendus intérêts économiques sur la santé humaine et les coûts pour les finances publiques".
    Cette longue tribune permet à l'ancienne ministre de mettre en avant certains résultats qui, selon elle, auraient pu être obtenus "si la loi sur l'air avait été appliquée". Parmi ceux-ci figurent des plans de protection de l'atmosphère (PPA) dont l'objectif "aurait été de ramener à l'intérieur de la zone concernée la pollution à un niveau inférieur aux valeurs limites", des plans de déplacements urbains (PDU) qui "auraient expressément visé la réduction de la circulation automobile, l'organisation du stationnement, le transport des marchandises, le covoiturage et les plans de déplacement d'entreprises", et, plus globalement, "la France serait dotée des outils techniques permettant effectivement de réduire la pollution atmosphérique" et d'assurer une meilleur santé pour tous.
    Dernier détail avancée par Corinne Lepage : la loi Laure "prévoyait l'installation du réseau de distribution d'électricité publique pour alimenter en courant électrique des emplacements de stationnement de véhicules permettant la charge des accumulateurs", à l'heure où la mobilité électrique soutenue par le gouvernement peine à décoller.
    "Mais la loi sur l'air a été sabotée, par les gouvernements successifs", critique l'ex-ministre qui dénonce "le rôle des lobbys automobiles et pétroliers".
    Mesure ponctuelle avant des mesures pérennes et efficaces
    Le plaidoyer pour des mesures pérennes et ciblant le diesel est le leitmotiv des acteurs favorables à une action vigoureuse en matière de lutte contre la pollution. La circulation alternée n'est alors, au mieux, qu'une mesure ponctuelle et nécessaire lors des pics de pollutions.
    Ainsi, Agir pour l'environnement affiche sa satisfaction de voir que le gouvernement "a enfin accepté de mettre en place une circulation alternée". Néanmoins, l'association juge qu'il ne s'agit que "[d'une] mesure ponctuelle visant à endiguer une situation extrême". Elle appelle surtout l'Etat à "repenser la politique des transports afin de réduire significativement la pollution de fond" et de mettre un terme à ses tergiversations concernant le soutien fiscal dont bénéficie le diesel, l'abandon de l'écotaxe et le report d'investissements en matière de transports collectifs.
    Approche particulièrement prudente du côté de la Fondation Nicolas Hulot (FNH) qui parvient, ce lundi, à publier un communiqué sur la pollution atmosphérique sans évoquer la mise en œuvre de la circulation alternée… Estimant que "l'année 2013 a été marquée par un véritable jeu de dupes autour (…) du diesel", la fondation appelle les pouvoirs publics à "mettre bas les masques et de s'engager sur trois mesures phares: la sanctuarisation du financement des alternatives au «tout voiture», la mise en place d'une prime à la conversion proportionnée aux revenus et l'application du principe pollueur payeur dans la mobilité". FNH propose, entre autres, de relancer les projets bloqués par le report de l'écotaxe poids-lourds, de créer une nouvelle prime à la casse qui serait une "prime à la conversion, d'en moyenne 1.000 euros, proportionnée aux revenus" et destiné à l'achat, neuf ou d'occasion, de véhicules moins polluants, ou encore d'appliquer le principe pollueur-payeur à la mobilité.
    Mesure inapplicable, précipitée et inefficace

    Premiers constats A la mi-journée, Philippe Martin, le ministre de l'Ecologie, a souligné "le bilan positif de la mise en place de la circulation alternée" et le "civisme dont font preuve les franciliens". Le ministère met en avant quatre éléments.

    La congestion automobile matinale (8h-10h) a chuté de 62% par rapport au lundi précédent pris comme référence. Le pic de bouchon s'est établi à 114 km, contre 259 km lundi dernier. Sur les principales voies d'accès à Paris le trafic a chuté de 25 à 30%.

    Les 179 points de contrôle de la préfecture de police "n'ont engendré aucune difficulté de circulation" et "90% des véhicules en circulation dans la capitale portaient une plaque impaire".

    A 12 heures, 3.859 procès-verbaux pour non-respect de la circulation alternée ont été dressés et 27 contrevenants non-coopératifs ont vu leur véhicule immobilisé.

    Les observations à la mi-journée font apparaître une amélioration de la qualité de l'air sur l'Ile-de-France "principalement liée aux vents légèrement plus forts, aux moindres inversions de température et à la baisse du trafic".

    Du côté des francs opposants à la mesure se trouvent les associations d'automobilistes. Alors que le gouvernement hésitait encore à la mettre en œuvre, 40 millions d'automobilistes avait "[rappelé] son hostilité" à la circulation alternée.
    L'association jugeait alors que "[la] mesure serait inapplicable au niveau économique et favoriserait l'usurpation de plaques d'immatriculation". Autre problème, la différence entre nouvelles et anciennes plaques minéralogiques qui demanderait "une organisation titanesque et irréalisable". De plus, mettant en avant, "notre mode de vie (…) basé sur une société de consommation", l'association dénonce une mesure qui "[diminuerait] le «pouvoir rouler» des automobilistes et donc les [empêcherait] de consommer et d'aller au travail".
    Par ailleurs, 40 millions d'automobilistes indique que "dans certaines régions françaises, le chauffage au bois participe à hauteur de 45 à 73% des émissions de particules lors des pics de pollutions". Quant à l'Ile-de-France, "ce sont les vents nordiques, fortement chargés en particules fines émises par le chauffage, qui amènent une concentration importante".
    De son côté l'Automobile Club estime que la circulation alternée est "une mesure précipitée, inefficace et dont la cible est facile". L'association dénonce "une mesure d'annonce qui va surtout générer la pagaille".
    L'association "admet que la part routière représente près de 18% des émissions de particules dans l'air", citant les chiffres nationaux du Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique (Citepa), mais "se demande : qu'en est-il des 82% restant ?". Estimant que "dans tous les pays où cette mesure a été prise, elle n'a eu aucun effet", l'Automobile Club juge que "tant qu'on ne règlera pas les problèmes de fond comme le stationnement, sachant que 20% des voitures roulent pour trouver une place où se garer, on ne règlera rien !".
    Moins tranchée, la Fédération national du transport routier (FNTR) évoque l'"impact relatif" de la circulation alternée et déplore en particulier le fait que l'ensemble des poids-lourds de plus de 3,5 tonnes soient interdit, sauf dérogation. Elle critique une "mesure brutale", les entreprises n'ayant eu que 24 heures pour se préparer, "l'absence d'anticipation", alors que le pic de pollution dure depuis une semaine, "un défaut de pragmatisme", la liste des dérogations étant trop restreinte, et une "mesure stigmatisante pour le transport routier".
    "Force est de constater aujourd'hui que les entreprises qui ont investi dans du matériel performant d'un point de vue environnemental sont autant pénalisées que les autres", critique la FNTR, rappelant que les véhicules les plus récents sont moins émissifs.
    Philippe Collet
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Jeu 27 Mar - 20:05

    Pollution : la mairie de Paris prend des mesures face à un nouveau pic
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/03/26/pollution-airparif-prevoit-un-nouveau-pic-de-pollution_4390090_3244.html
    Le Monde.fr avec AFP | 26.03.2014 à 13h47 • Mis à jour le 27.03.2014 à 08h33

    Airparif, chargé de surveiller la qualité de l'air en Ile-de-France, prévoit, pour jeudi 27 mars, un taux de pollution aux particules supérieur au seuil d'information, qui déclenche des recommandations pour les populations les plus fragiles.
    Lire notre décryptage : Quatre intox sur la pollution à Paris
    Le seuil d'information est déclenché à partir d'une concentration moyenne de particules prévue au-delà de 50 microgrammes par mètre cube sur vingt-quatre heures. Lorsque le seuil d'information est dépassé, il est recommandé aux sujets les plus sensibles (enfants asthmatiques ou malades, personnes cardiaques) d'éviter les exercices physiques intenses.
    En prévision de ce dépassement, la mairie de Paris a décidé de rendre gratuit jeudi le stationnement résidentiel pour les 170 000 Parisiens détenteurs d'une carte annuelle, afin de les encourager à ne pas prendre leur véhicule. Par ailleurs, la mairie de Paris indique que si le seuil d'alerte venait à être dépassé dans les jours prochains, des mesures complémentaires seraient prises telles qu'une certaine gratuité pour les Autolib' et Velib'.
    « CANCÉROGÈNES CERTAINS »
    La région parisienne, ainsi qu'une bonne partie de l'Hexagone, a connu il y a deux semaines un fort épisode de pollution avec des seuils d'alerte (deuxième et dernier niveau) dépassés dans plus d'une trentaine de départements, et le seuil d'information dans une autre vingtaine. Face à une pollution qui persistait, Paris et 22 communes voisines ont mis en œuvre le 17 mars la circulation alternée, une mesure qui n'avait été expérimentée qu'une seule fois en 1997 et qui doit faire prochainement l'objet d'un bilan par Airparif.
    Les émissions de particules, poussières ultrafines, sont dues au chauffage (au bois ou au fioul), aux transports, à l'industrie et à l'agriculture. Les particules peuvent provoquer de l'asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardio-vasculaires, et les plus fines d'entre elles (moins de 2,5 microns), qui pénètrent dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires et le sang, ont été classées « cancérogènes certains » par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
    Lire nos explications : Quelle est la responsabilité de la voiture dans la pollution de l'air ?
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Jeu 27 Mar - 20:06

    Pollution aux particules : gratuité du stationnement à Paris
    www.leparisien.fr/faits-divers/actualites-informations-videos-faits-divers
    Publié le 27.03.2014, 07h02 | Mise à jour : 07h42

    L'épisode de pollution aux PM 10 -poussières émises par les véhicules (diesel), chauffage (fioul et bois) et l'industrie- qui touche la France depuis quelques jours a conduit le gouvernement à mettre en place la circulation alternée ce lundi à Paris et ses alentours proches. | AFP / François Guillot
    Airparif, chargé de surveiller la qualité de l'air en Ile-de-France, prévoit pour ce jeudi un taux de pollution aux particules entraînant la publication de recommandations aux populations les plus fragiles, a annoncé mercredi l'organisme.
    En prévision du dépassement du seuil d'information (voir encadré), la mairie de Paris a décidé de prendre les devants, en rendant gratuit pour la journée de jeudi le stationnement résidentiel pour les Parisiens, afin de les encourager à ne pas prendre leur véhicule.

    Cette mesure permet aux Parisiens, détenteurs d'une carte annuelle qui leur donne droit à un tarif privilégié de stationnement, de ne pas payer pour stationner leur voiture. Selon la mairie, quelque 170 000 personnes détiennent cette carte. Par ailleurs, la mairie de Paris indique dans un communiqué que si le seuil d'alerte venait à être dépassé dans les jours prochains, des mesures complémentaires seraient prises telles qu'une gratuité pour les Autolib' et Velib'.

    Par ailleurs, il est recommandé aux automobilistes de réduire de 20 km/h leur vitesse sur l'ensemble de l'Île-de-France et de s'en tenir à une vitesse de 60 km/ h sur le boulevard périphérique.

    Difficile de savoir si le seuil d'alerte sera dépassé

    «Pour le moment, d'après Météo France, les conditions sont différentes de celles constatées» lors du dernier pic, il y a deux semaines, a toutefois souligné Airparif dans un communiqué. «En effet, les inversions de températures devraient durer moins longtemps sur la journée du fait des mouvements ascendants permettant le brassage de l'air», selon l'association.

    «A ce stade, il n'est pas possible de déterminer une prévision à moyen terme ni d'anticiper un épisode de longue durée avec des dépassements du seuil d'alerte», ajoute Airparif.

    La région parisienne, ainsi qu'une bonne partie de l'Hexagone, a connu il y a deux semaines un fort épisode de pollution avec des seuils d'alerte (le 2e et dernier niveau) dépassés dans plus d'une trentaine de départements, et le seuil d'information dans une vingtaine d'autres. Face à une pollution qui persistait, Paris et 22 communes voisines ont mis en oeuvre, le 17 mars, la circulation alternée, une mesure qui n'avait été expérimentée qu'une seule fois, en 1997.

    Des effet nocifs pour la santé
    Le seuil d'information est déclenché à partir d'une concentration moyenne de particules prévue au-delà de 50 microgrammes par m3 sur 24 heures. Lorsque le seuil d'information est dépassé, il est recommandé aux sujets les plus sensibles (enfants asthmatiques ou malades, personnes cardiaques) d'éviter les exercices physiques intenses.

    Les émissions de particules, poussières ultra-fines, sont dues au chauffage (au bois ou au fioul), aux transports, à l'industrie et à l'agriculture. En milieu urbain, le trafic routier est une cause majeure.

    Les particules peuvent provoquer de l'asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardiovasculaires, et les plus fines d'entre elles (moins de 2,5 microns), qui pénètrent dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires et le sang, ont été classées «cancérogènes certains» par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
    on aux particules : gratuité du stationnement à Paris
    Publié le 27.03.2014, 07h02 | Mise à jour : 07h42



    L'épisode de pollution aux PM 10 -poussières émises par les véhicules (diesel), chauffage (fioul et bois) et l'industrie- qui touche la France depuis quelques jours a conduit le gouvernement à mettre en place la circulation alternée ce lundi à Paris et ses alentours proches. | AFP / François Guillot

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    En prévision du dépassement du seuil d'information (voir encadré), la mairie de Paris a décidé de prendre les devants, en rendant gratuit pour la journée de jeudi le stationnement résidentiel pour les Parisiens, afin de les encourager à ne pas prendre leur véhicule.

    Cette mesure permet aux Parisiens, détenteurs d'une carte annuelle qui leur donne droit à un tarif privilégié de stationnement, de ne pas payer pour stationner leur voiture. Selon la mairie, quelque 170 000 personnes détiennent cette carte. Par ailleurs, la mairie de Paris indique dans un communiqué que si le seuil d'alerte venait à être dépassé dans les jours prochains, des mesures complémentaires seraient prises telles qu'une gratuité pour les Autolib' et Velib'.

    Par ailleurs, il est recommandé aux automobilistes de réduire de 20 km/h leur vitesse sur l'ensemble de l'Île-de-France et de s'en tenir à une vitesse de 60 km/ h sur le boulevard périphérique.

    Difficile de savoir si le seuil d'alerte sera dépassé

    «Pour le moment, d'après Météo France, les conditions sont différentes de celles constatées» lors du dernier pic, il y a deux semaines, a toutefois souligné Airparif dans un communiqué. «En effet, les inversions de températures devraient durer moins longtemps sur la journée du fait des mouvements ascendants permettant le brassage de l'air», selon l'association.

    «A ce stade, il n'est pas possible de déterminer une prévision à moyen terme ni d'anticiper un épisode de longue durée avec des dépassements du seuil d'alerte», ajoute Airparif.

    La région parisienne, ainsi qu'une bonne partie de l'Hexagone, a connu il y a deux semaines un fort épisode de pollution avec des seuils d'alerte (le 2e et dernier niveau) dépassés dans plus d'une trentaine de départements, et le seuil d'information dans une vingtaine d'autres. Face à une pollution qui persistait, Paris et 22 communes voisines ont mis en oeuvre, le 17 mars, la circulation alternée, une mesure qui n'avait été expérimentée qu'une seule fois, en 1997.

    Des effet nocifs pour la santé
    Le seuil d'information est déclenché à partir d'une concentration moyenne de particules prévue au-delà de 50 microgrammes par m3 sur 24 heures. Lorsque le seuil d'information est dépassé, il est recommandé aux sujets les plus sensibles (enfants asthmatiques ou malades, personnes cardiaques) d'éviter les exercices physiques intenses.

    Les émissions de particules, poussières ultra-fines, sont dues au chauffage (au bois ou au fioul), aux transports, à l'industrie et à l'agriculture. En milieu urbain, le trafic routier est une cause majeure.

    Les particules peuvent provoquer de l'asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardiovasculaires, et les plus fines d'entre elles (moins de 2,5 microns), qui pénètrent dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires et le sang, ont été classées «cancérogènes certains» par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
    on aux particules : gratuité du stationnement à Paris
    Publié le 27.03.2014, 07h02 | Mise à jour : 07h42



    L'épisode de pollution aux PM 10 -poussières émises par les véhicules (diesel), chauffage (fioul et bois) et l'industrie- qui touche la France depuis quelques jours a conduit le gouvernement à mettre en place la circulation alternée ce lundi à Paris et ses alentours proches. | AFP / François Guillot

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    Cette mesure permet aux Parisiens, détenteurs d'une carte annuelle qui leur donne droit à un tarif privilégié de stationnement, de ne pas payer pour stationner leur voiture. Selon la mairie, quelque 170 000 personnes détiennent cette carte. Par ailleurs, la mairie de Paris indique dans un communiqué que si le seuil d'alerte venait à être dépassé dans les jours prochains, des mesures complémentaires seraient prises telles qu'une gratuité pour les Autolib' et Velib'.

    Par ailleurs, il est recommandé aux automobilistes de réduire de 20 km/h leur vitesse sur l'ensemble de l'Île-de-France et de s'en tenir à une vitesse de 60 km/ h sur le boulevard périphérique.

    Difficile de savoir si le seuil d'alerte sera dépassé

    «Pour le moment, d'après Météo France, les conditions sont différentes de celles constatées» lors du dernier pic, il y a deux semaines, a toutefois souligné Airparif dans un communiqué. «En effet, les inversions de températures devraient durer moins longtemps sur la journée du fait des mouvements ascendants permettant le brassage de l'air», selon l'association.

    «A ce stade, il n'est pas possible de déterminer une prévision à moyen terme ni d'anticiper un épisode de longue durée avec des dépassements du seuil d'alerte», ajoute Airparif.

    La région parisienne, ainsi qu'une bonne partie de l'Hexagone, a connu il y a deux semaines un fort épisode de pollution avec des seuils d'alerte (le 2e et dernier niveau) dépassés dans plus d'une trentaine de départements, et le seuil d'information dans une vingtaine d'autres. Face à une pollution qui persistait, Paris et 22 communes voisines ont mis en oeuvre, le 17 mars, la circulation alternée, une mesure qui n'avait été expérimentée qu'une seule fois, en 1997.

    Des effet nocifs pour la santé
    Le seuil d'information est déclenché à partir d'une concentration moyenne de particules prévue au-delà de 50 microgrammes par m3 sur 24 heures. Lorsque le seuil d'information est dépassé, il est recommandé aux sujets les plus sensibles (enfants asthmatiques ou malades, personnes cardiaques) d'éviter les exercices physiques intenses.

    Les émissions de particules, poussières ultra-fines, sont dues au chauffage (au bois ou au fioul), aux transports, à l'industrie et à l'agriculture. En milieu urbain, le trafic routier est une cause majeure.

    Les particules peuvent provoquer de l'asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardiovasculaires, et les plus fines d'entre elles (moins de 2,5 microns), qui pénètrent dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires et le sang, ont été classées «cancérogènes certains» par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Jeu 27 Mar - 20:06

    Pollution aux particules fines : "Nous baignons dans une soupe chimique"
    http://www.lepoint.fr/environnement/pollution-aux-particules-fines-nous-baignons-dans-une-soupe-chimique-12-12-2013-1768673_1927.php
    Le Point.fr - Publié le 12/12/2013 à 19:20
    Pour Sébastien Vray, président de l'association Respire, il est temps d'agir contre la pollution de l'air, très coûteuse à la fois pour la santé et pour l'économie.
    Les préfectures ont été contraintes de réduire la vitesse de 20 km/h sur plusieurs grands axes routiers à cause des pics de pollution enregistrés depuis le début de la semaine. © FREDERICK FLORIN / AFP
    Si vous vivez en Ile-de-France ou en Rhône-Alpes, que vous avez la gorge qui gratte ou les yeux qui piquent, pas de panique ! Vos symptômes sont tout à fait "normaux", puisque ces deux régions viennent de subir quatre jours d'alerte aux particules fines et devraient enchaîner sur un cinquième, vendredi. Temps froid et sec, absence de vent, pollution... Toutes les conditions sont réunies pour rendre l'air irrespirable. Un constat que déplore Sébastien Vray, président de Respire, qui milite pour la préservation et l'amélioration de la qualité de l'air.
    Le Point.fr : Depuis lundi, les seuils d'information puis d'alerte ont été dépassés à Paris et dans d'autres grandes villes de France. Ces résultats vous étonnent-ils ?
    Sébastien Vray : Absolument pas. Cela fait des années et des années que les agences de surveillance de la qualité de l'air enregistrent des dépassements de plus de 35 jours pour les particules fines, de plus de 18 jours pour l'ozone ou le dioxyde d'azote. La preuve, nous sommes en contentieux avec l'Europe depuis plus de deux ans sur les particules fines... et je pense que ce sera bientôt pareil pour le dioxyde d'azote.
    La France est donc un cancre en la matière ?
    Plutôt oui, même si la situation est moins grave qu'en Chine, bien sûr ! Notre principal problème, c'est notre rapport à la santé. Vous avez des symptômes ? On vous prescrit des médicaments pour vous soigner... et on explose le budget de la sécurité sociale. Pourtant, tant qu'on se contentera de traiter les conséquences, on ne comprendra pas qu'il vaut mieux prévenir que guérir. Il faut soigner les causes de nos maladies, dont la qualité de l'air fait partie. Il y a des économies énormes à faire : de 20 à 30 milliards d'euros par an, comme l'a évalué le Commissariat général au développement durable.
    Il y a tout de même eu des progrès. Selon le Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique, la baisse d'émission de particules fines a été d'environ 50 % depuis 1990.
    Cette amélioration a pu avoir lieu grâce à la fin du rejet de certains polluants par le secteur secondaire (comme le soufre ou le plomb). Cependant, la qualité de l'air est un concept vaste. Il y a les particules fines, le dioxyde d'azote, les composés métalliques inorganiques... Mais on peut très bien ajouter à la liste des particules nocives les composés organiques volatiles, comme les perturbateurs endocriniens dans l'agro-alimentaire ou les phtalates dans les plastiques. Autant de poussières qui se libèrent dès qu'elles chauffent légèrement et que nous inhalons de façon chronique. Bref, nous baignons dans une vraie soupe chimique, dont on commence à peine à mesurer l'ampleur.
    Quelles sont "les causes de la maladie" et comment les traiter ?
    D'abord, les voitures au diesel, avec ou sans filtre à particules. En ville, elles participent jusqu'à 40 % à l'émission des particules fines. Il y a aussi les installations industrielles, qui ne sont pas toutes aux normes. Ensuite, on oublie souvent que la sphère domestique est une importante source de pollution, que ce soit via les cheminées à foyer ouvert ou à cause des chaudières au fioul mal réglées. Il faudrait clairement un Grenelle de l'air. C'est une ressource dont on ne peut pas se passer. Elle est au carrefour d'une certaine vision de la société : économie, transports, énergie, urbanisme, tourisme... Il faut repenser, dans chacun de ces secteurs, comment améliorer la qualité de l'air que l'on respire.
    Avez-vous des conseils pour limiter les dégâts les jours de pics de pollution ?
    À part éviter de prendre la voiture, hélas, on ne peut pas faire grand-chose individuellement. Les conseils officiels se résument même en "ne sortez pas !". Ce n'est donc pas à petite échelle, mais collectivement que l'on peut construire autre chose et faire le lien entre environnement dégradé et problèmes de santé. Veut-on continuer à s'asphyxier ensemble ou s'orienter vers des modèles plus respectueux de l'homme et de sa santé ?

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    Re: pollution de l'air

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