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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Jeu 27 Mar - 20:07

    Alerte à la pollution aux particules fines : que faire et ne pas faire pour éviter les risques
    http://www.huffingtonpost.fr/2013/12/12/conseils-pollution-particules-fines_n_4431050.html

    Le HuffPost | Publication: 12/12/2013 11h48 CET | Mis à jour: 12/12/2013 17h21 CET
    ENVIRONNEMENT - L'épisode de pollution aux particules, favorisé par un temps froid, sec et sans vent, continue jeudi 12 décembre d'affecter une grande partie de la France, notamment la région parisienne qui maintenait son niveau d'alerte pour le quatrième jour consécutif, et la région Rhône-Alpes.
    Il sera toujours en vigueur vendredi en région parisienne, a indiqué Airparif, agence régionale de surveillance de la qualité de l'air. En Île-de-France, "un épisode aussi long, c'est assez rare avec des niveaux aussi soutenus. La dernière fois, c'était en décembre 2007 avec des conditions météorologiques similaires", a déclaré à l'AFP Fabrice Joly, ingénieur à Airparif. En 2013, le seuil d'alerte n'avait été déclenché qu'une seule fois avant cet épisode, le 3 décembre. Il l'avait été quatre fois en 2012, et jamais en 2011 et 2010.
    Le niveau d'alerte était également activé sur toute la région Rhône-Alpes pour la deuxième journée consécutive, dans l'Oise, le Vaucluse, l'agglomération de Rouen et de Strasbourg. Dans plusieurs régions, les vitesses autorisées ont été réduites de 20 km/h. Contrôles et dispositifs policiers ont été renforcés.
    Cette pollution devrait s'atténuer vendredi après-midi avec une légère dégradation météorologique.
    Les pollutions aux PM10, poussières de compositions diverses, sont fréquentes en hiver, avec l'augmentation des émissions liées au chauffage, principalement à bois mais aussi au fioul. Les conditions météorologiques sont également souvent défavorables à la dispersion des polluants. Un phénomène dit d'"inversion de température" tend notamment à favoriser les pollutions: en situation normale, la température de l'air diminue avec l'altitude et l'air chaud contenant les polluants s'élève naturellement. En situation d'inversion de température, le sol se refroidit pendant la nuit en hiver et les polluants se trouvent piégés sous un effet de "couvercle" d'air chaud.
    Générées par l'industrie, le chauffage et le transport (diesel), les particules peuvent provoquer de l'asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardiovasculaires. Les plus fines d'entre elles (moins de 2,5 microns), pénètrent dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires et le sang, et ont été classées "cancérogènes certains" par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).
    Découvrez ci-dessous quelques conseils en cas d'alerte à la pollution aux particules fines Générées par l'industrie, le chauffage et le transport (diesel), les particules fines peuvent provoquer de l'asthme, des allergies, des maladies respiratoires ou cardiovasculaires. Les plus fines d'entre elles (moins de 2,5 microns), qui pénètrent dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires et le sang, ont été classées "cancérogènes certains" par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS)
    EVITEZ DE FUMER
    • Évitez de fumer lorsque le seuil d'alerte est atteinte afin de ne pas aggraver les effets de cette pollution en ajoutant des facteurs irritants ou émetteurs de particules.
    NE PAS FAIRE DE TRAVAUX
    • Vous pouvez monter le meuble en kit pour la chambre de bébé, mais évitez d'utiliser des substances polluantes comme les solvants, colles et peintures, qui aggravent les manifestations cardio-respiratoires. Respectez également les interdictions de brûlage de déchets verts.
    NE PAS FAIRE DE SPORT
    • Ou, plus généralement, éviter toutes les activités physiques qui augmentent le volume d’air inhalée (un adulte inspire et expire environ 6 à 10 litres d'air par minute et jusqu'à 200 litres lors d'un effort, indique FTVI. Si vous ne pouvez vous passer de votre footing quotidien, évitez de le faire à proximité des axes routiers, préférez les heures les moins chaudes de la journée ou quand la nuit est tombée. Les mamans éviteront de sortir bébé quand la circulation automobile est forte.
    NE PAS SURCHAUFFER
    • Dans certaines régions, le chauffage au bois est la première cause de pollution aux particules fines. Évitez également le chauffage au fioul et privilégiez un chauffage électrique pendant les alertes. Si vous n'avez pas le choix, vous pouvez toutefois changer ou ramoner cheminées et poêles, et brûler un bois de bonne qualité (sec et sain).
    NE PAS CONDUIRE
    • Le conseil est valable tout le temps mais est particulièrement vrai en cas d'alerte aux particules fines. "On estime que 80% des particules fines mesurées dans l'air sont dues aux moteurs diesels", indique au Figaro le chef du service de pneumologie au CHU de Marseille. Privilégiez les transports en commun ou le covoiturage ! "À pied, choisissez les rues les moins encombrées et à vélo, empruntez les aménagements qui permettent de s'éloigner du trafic", conseille AirParif.
    ADAPTER SA CONDUITE
    • Si vous n'avez pas de solution alternative, essayez tant que possible de réduire votre vitesse moyenne, notamment si vous conduisez un véhicule diesel non équipé d'un filtre à particules. En cas d'alerte pollution, la préfecture de police instaure le plus souvent une baisse de la vitesse autorisée. Souvenez-vous que "l'habitacle d'un véhicule est l'endroit où l'on respire le plus de particules, deux fois plus qu’un piéton en moyenne". Évitez si possible les axes embouteillés, n'ouvrez pas les fenêtres dans un parking ou un tunnel e
    PORTER UN MASQUE (MAIS LE BON)
    • Rien ne sert de porter un masque en papier ou un foulard: les particules sont assez fines pour passer au travers. Ils n'arrêtent que les plus grosses particules qui sont également filtrées par le nez. Or, "plus elles sont fines, plus elles sont agressives et rentrent loin dans les bronches, et plus l'effet inflammatoire est grand", explique au Figaro le chef du service de pneumologie au CHU de Marseille. Seuls les masques à cartouches, dont ceux équipés de filtres à charbon, peuvent avoir une certaine efficacité, indique AirParif. Et puis vous
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Jeu 17 Avr - 10:41

    Lutte contre la pollution atmosphérique : où en est-on ?
    http://www.actu-environnement.com/ae/news/lutte-pollution-atmospherique-france-particules-fines-circulation-alternee-21403.php4#xtor=EPR-1
    Les pics de pollution et l'agitation médiatique qui les a accompagnés sont maintenant retombés. Mais où en est réellement la France dans sa lutte contre la pollution atmosphérique ?
    Décryptage | Air | 15 avril 2014 | Actu-Environnement.com


    © MmeEmil
    La France a connu ce printemps un sévère épisode de pollution aux particules fines, qui a conduit le Gouvernement à imposer la circulation alternée en Ile-de-France le lundi 17 mars.
    Ce pic de pollution et les mesures prises pour y faire face, en pleine campagne électorale pour les municipales, ont suscité de très nombreuses réactions. Si la mise en œuvre de la mesure de circulation alternée a été plutôt une réussite, elle a aussi montré les limites des mesures d'urgence et la nécessité de prendre des mesures pérennes en matière de lutte contre la pollution de l'air.
    "Le gouvernement n'est pas spectateur de la situation", avait indiqué le 11 mars le ministre de l'Ecologie. La Commission européenne a également annoncé en décembre dernier l'adoption d'un nouveau "paquet" sur la qualité de l'air. Alors peut-on dire que des mesures pérennes sont prises par les pouvoirs publics pour lutter contre la pollution atmosphérique ? Ou restons-nous dépendants des caprices de la météo qui, lors des épisodes anticycloniques, révèlent le degré véritable de pollution de nos villes ?
    La France en infraction
    Au niveau de l'Union européenne, la Commission a préféré prendre des mesures pour que les Etats membres respectent d'ici 2020 les seuils actuels de la directive sur la qualité de l'air ambiant plutôt que de renforcer les seuils existants ou d'ajouter de nouveaux paramètres à surveiller.
    Il faut dire que nombre de ces Etats sont d'ores et déjà en infraction. La France a été assignée en mai 2011 par la Commission devant la Cour de justice pour dépassement des concentrations en particules (PM10) dans l'air ambiant. Elle devrait l'être de la même manière pour le dioxyde d'azote (NO2), l'exécutif européen ayant rejeté en février 2013 une demande de report réclamée par Paris.
    La stratégie de la Commission passe par ailleurs par des actions dirigées vers les sources industrielles : révision de la directive sur les plafonds d'émissions nationaux (directive NEC) et adoption d'une nouvelle directive limitant les émissions polluantes des installations de combustion de taille intermédiaire.
    Retard dans la mise en œuvre du plan d'urgence
    En France, face au retard pris dans la mise en œuvre du plan d'urgence de lutte contre la pollution atmosphérique annoncé par Delphine Batho en février 2013 et aiguillonné par une plainte déposée par l'association Ecologie sans frontières pour mise en danger d'autrui, Philippe Martin a établi à la mi-mars un état des lieux des mesures prises par le Gouvernement.
    Sur les 38 mesures du plan d'urgence pour la qualité de l'air, 26 étaient achevées ou en passe de l'être, avait-il précisé. Parmi les mesures examinées par le Comité interministériel de la qualité de l'air (Ciqa) figurent l'identification des véhicules en fonction de leur impact sur la qualité de l'air, la charte de logistique propre en ville, le versement d'une indemnité kilométrique pour les trajets domicile/travail effectués à vélo, ou encore l'extension de la possibilité d'instaurer la circulation alternée en cas pic de pollution aux particules (PM10) ou aux oxydes d'azote (NOx).
    Faisant feu de tout bois, l'ancien ministre de l'Ecologie avait également cité la baisse de la vitesse sur le périphérique parisien, les outils donnés aux collectivités locales par la loi Mapam pour améliorer la mobilité urbaine, le plan d'action pour le vélo, l'arrêté interministériel réorganisant le dispositif de gestion des pics de pollution, la mise en œuvre des plans de protection de l'atmosphère (PPA) ou encore un volet consacré à la qualité de l'air dans la loi de transition énergétique.
    La difficile réduction du trafic routier et du diesel
    Reste que les questions cruciales de la réduction du trafic routier et de la "dédiésélisation" du parc automobile ne sont que peu ou pas traitées. La contribution du trafic routier aux pics de pollution aux particules a été relativisée, le CNRS indiquant notamment que l'agriculture était la principale émettrice de particules en Ile-de-France suivie par le chauffage au bois et les transports. Il faut toutefois distinguer entre la pollution de fond et la pollution de proximité, rappelle Airparif. "Plus on se rapproche des axes routiers, plus la part du trafic augmente pour atteindre près de 50% à proximité directe des axes principaux", indiquait le 19 mars l'association francilienne de surveillance de la qualité de l'air.
    Relayant ces travaux, Les Amis de la Terre montrent que les dépassements des seuils en particules fines sont le lot des stations situées au plus près du trafic routier. "Les mesures de diminution du trafic prises lors d'un épisode de pollution sont donc pertinentes", constatent-ils avec Airparif. Mais ces mesures d'urgence restent insuffisantes, ajoute l'ONG. Compte tenu de la pollution chronique supportée par les citadins, "la réduction progressive et permanente du trafic routier est un impératif sanitaire de premier plan", estime-t-elle.
    En ce qui concerne le diesel, le Comité pour la fiscalité écologique (CFE) a préconisé en avril 2013 une réduction progressive de l'écart de fiscalité avec l'essence, le gazole bénéficiant d'avantages injustifiables. Les émissions des moteurs diesel sont en effet pointées du doigt tant dans les pics de pollution aux particules que dans ceux aux oxydes d'azote, et sont classées "cancérogènes certains" par l'OMS. Mais aucune mesure n'a été prise en ce sens, mise à part l'instauration de la contribution climat-énergie qui réduit à la marge cet écart de taxation, sans que ce soit là son objet principal.
    En plein pic de pollution aux particules, le ministre de l'Ecologie Philippe Martin, ne déclarait-il pas "en aucune façon, la question de la lutte contre la pollution ne saurait se résumer à celle sur la fiscalité du diesel". Manière de dire qu'il ne s'agissait pas là d'une priorité du Gouvernement. Il n'est pas sûr que Ségolène Royal, qui a pris entre-temps les rênes du ministère de l'Ecologie, soit plus allante sur la question. L'une de ses premières interventions visait en effet à fustiger la fiscalité "punitive".
    Laurent Radisson
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Jeu 17 Avr - 10:42

    Pollution de l'air : les modestes espoirs européens de réduction des impacts sanitaires
    http://www.actu-environnement.com/ae/news/pollution-atmospherique-impact-sanitaire-ville-21249.php4

    L'Europe cible en priorité la réduction des impacts sanitaires liés à la pollution atmosphérique. Les mesures proposées y participent, mais des mesures supplémentaires s'imposent en zone urbaine pour atteindre une qualité de l'air correcte.
    Air | 01 avril 2014 | Actu-Environnement.com


    "La population urbaine est toujours exposée à des niveaux de pollution extrêmement élevés", a rappelé Fred Neuwahl, de la direction générale à l'environnement de la Commission européenne, ajoutant que "même lorsque la conformité à la directive sera atteinte, les impacts environnementaux et sanitaires perdureront". Telle est une des principales conclusions de la journée technique sur le thème des "enjeux technico-économiques du nouveau paquet Air européen", organisée mercredi 26 mars, par le Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique (Citepa).
    A cette occasion, la Commission européenne a rappelé toute l'importance qu'elle accorde à la réduction des impacts sanitaires et au respect total de la directive sur la qualité de l'air ambiant d'ici 2020. Cependant, "la réduction des émissions polluantes réduit l'exposition des citoyens, mais pas dans les mêmes proportions", a expliqué Laurence Rouïl, responsable du pôle modélisation environnementale et décision de l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris).
    Plafonner les émissions des installations de combustion de 1 à 50 MW
    Pour parvenir à réduire l'impact sanitaire, un premier chantier a été ouvert avec une proposition de révision de la directive sur les plafonds d'émission nationaux (directive NEC). En l'occurrence, l'exécutif entend abaisser de 81% le plafond d'émission pour le dioxyde de soufre (SO2) par rapport à celui fixé en 2005, de 69% celui des oxydes d'azote (NOx), de 51% celui des particules fines de diamètre inférieur ou égal à 2,5 micromètres (PM2,5), de 50% celui des composés organiques volatils (COV hors méthane), de 33% celui du méthane (CH4) et de 27% celui de l'ammoniac (NH3).
    Selon Markus Amann, directeur du programme Air et climat de l'Institut international d'analyse des systèmes appliqués (IIASA), l'effort supplémentaire imposé par la révision de la directive NEC est en réalité plus modeste, compte tenu des réductions d'émissions polluantes escomptées grâce aux mesures déjà en cours d'application. Cet effort supplémentaire reviendrait à abaisser de 24% les émissions de PM2,5, de 20% celles de NH3, de 9% celles de COV et de CH4, de 8% celles de SO2 et de 4% celles de NOx.
    Le second volet de cette nouvelle politique est l'introduction d'une nouvelle directive encadrant les émissions polluantes des installations de combustion d'une puissance comprise entre 1 et 50 mégawatts (MW). L'objectif est d'atteindre grâce à cette nouvelle directive 20% de l'objectif global de réduction des émissions de SO2, de NOx et de particules fines. Cette réglementation imposera des valeurs limites d'émissions en tenant compte du combustible utilisé et en distinguant les nouvelles unités et les unités existantes. De même, des valeurs de référence devraient être imposées dans les zones en infraction avec la législation européenne. Enfin, pour simplifier la préparation et l'instruction des dossiers, la directive devrait s'appuyer sur la procédure d'enregistrement.
    Reste cependant à savoir ce qu'il adviendra de ces objectifs lors des négociations entre le Conseil de l'Union européenne et le Parlement européen. En l'occurrence, Edwige Duclay, chef du bureau de l'air au ministère de l'Ecologie, a relayé l'inquiétude des industriels, les niveaux d'émissions proposés par la directive étant plus bas que ceux inscrits dans la règlementation française. L'obligation de remplacer les unités ne respectant pas ces normes est au cœur de leurs inquiétudes, a-t-elle expliqué, indiquant que "la France demande une meilleure prise en compte du ratio coûts / bénéfices".
    Les villes devraient rester en infraction
    Le niveau d'ambition proposé par la Commission ne semble pourtant pas excessif au regard de l'impact sanitaire attendu, selon les experts présents lors de la journée organisée par le Citepa. Si l'objectif européen est atteint, on assistera à une stabilisation des impacts sanitaires entre 2020 et 2030, la part la plus importante de la diminution étant attendue avant 2020.
    Les décès prématurés liés à la pollution aux particules et à l'ozone diminueraient de 406.000 en 2010 à 340.000 en 2020. Par contre, la baisse serait plus limitée ensuite, puisqu'on compterait encore 330.000 décès prématurés en 2025 et 327.000 en 2030. Le constat est le même concernant les coûts attribués à la pollution : compris entre 330 et 940 milliards d'euros en 2010, ils atteindraient en 2020 de 243 à 775 milliards et se stabiliseraient en 2030 (de 212 à 740 milliards).
    Par ailleurs, si l'objectif est atteint en 2020, 31% de la population seront encore exposés à des niveaux de pollution aux PM2,5 supérieurs à la législation européenne. Ce chiffre est porté à 96%, si l'on se réfère aux recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Pour les autres polluants, la situation sera comparable : pour les PM10, la population impactée variera de 33% (valeur européenne) à 88% (valeur OMS), pour l'O3 de 14% (valeur européenne) à 98% (valeur OMS) et pour le NO2 la population soumise à des niveaux excessifs sera de 5% (la réglementation européenne suit les recommandations de l'OMS).
    En France, nous devrions assister à une réduction de la pollution aux particules (PM10 et PM2,5), sauf dans le Nord, en Ile-de-France, en Rhône-Alpes et en certains endroits de Provence-Alpes-Côte-D'azur, a complété Laurence Rouïl. Quant à la pollution à l'ozone, elle devrait reculer, sauf en ville sous l'effet de la réduction des émissions des NOx. En conséquence, les aires urbaines devraient rester en dépassement par rapport à la règlementation européenne, et cela malgré des baisses parfois significatives des concentrations. En ville, des "efforts additionnels seront nécessaires", a expliqué la spécialiste de l'Ineris, précisant qu'il s'agira "principalement de mesures locales". Laurence Rouïl avance aussi un autre moyen de réduire l'exposition des Français à la pollution atmosphérique : limiter l'installation de nouvelles populations dans les zones les plus polluées.
    Philippe Collet
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Jeu 17 Avr - 10:43

    Qualité de l'air : réduire l'exposition des Européens, priorité de la Commission
    http://www.actu-environnement.com/ae/news/qualite-air-exposition-sante-europeens-21219.php4
    En décembre 2013, la Commission a proposé une nouvelle série de mesures pour réduire la pollution atmosphérique. En ligne de mire, les impacts sanitaires qu'elle souhaite réduire de moitié. Reste à convaincre des Etats membres réticents.
    Air | 28 mars 2014 | Actu-Environnement.com
    Mercredi 26 mars, le Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique (Citepa) organisait une journée technique sur le thème des "enjeux technico-économiques du nouveau paquet Air européen". L'occasion pour la Commission européenne de revenir sur sa stratégie d'amélioration de la qualité de l'air et de mettre en avant les avantages économiques attendus.
    Au cœur de cette stratégie, figure la volonté de réduire le nombre d'Européens exposés aux dépassements des seuils règlementaires. En d'autres termes, la Commission espère que la directive sur la qualité de l'air ambiant, qui limite les dépassements des seuils de concentration dans l'air des différents polluants encadrés, sera intégralement respectée d'ici 2020.
    En conséquence et contrairement à ce qui était initialement envisagé, la Commission a renoncé à réviser cette directive pour ajouter de nouveaux seuils (pour les particules fines de diamètre inférieur ou égal à 2,5 micromètres (PM2,5) notamment) ou en abaisser certains qui restent élevés au regard des recommandations sanitaires de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette approche se veut surtout pragmatique, compte tenu du risque de voir les très nombreux Etats membres en infraction tenter d'affaiblir cette législation européenne.
    Plus modestement, l'exécutif européen souhaite améliorer certains outils règlementaires portant principalement sur les industriels. Elle propose ainsi de réviser la directive sur les plafonds d'émissions nationaux (directive NEC), d'adopter une nouvelle directive encadrant les émissions polluantes des installations de combustion d'une puissance comprise entre 1 et 50 mégawatts (MW) et de ratifier les amendements apportés au protocole de Göteborg.
    Diviser par deux les impacts sanitaires
    Si "l'Europe a réussi à découpler sa croissance et la hausse des émissions polluantes", explique en introduction Fred Neuwahl, de la direction générale à l'environnement de la Commission européenne, "il reste encore de graves problèmes". Ces derniers sont connus, puisque 17 Etats membres, dont la France, sont poursuivis pour non respect des valeurs limites applicables depuis 2005 aux particules fines de diamètre inférieur ou égal à 10 micromètres (PM10). Des poursuites similaires devraient être lancées concernant les dépassements de la valeur limite pour le dioxyde d'azote (NO2) devenue contraignante en 2010. L'ozone (O3) se démarque quelque peu car les pics de pollution sont moins fréquents, même si la pollution de fond reste préoccupante.
    Partant de ce constat, la révision de la stratégie européenne présentée en décembre dernier s'est appuyée sur une logique de réduction des impacts sanitaires de la pollution atmosphérique. Concrètement, la Commission a décidé de réduire de 52% les impacts sanitaires entre 2005 et 2030. Selon les calculs des experts de l'exécutif européen, la réduction attendue, sans intervention particulière des pouvoirs publics, serait de l'ordre de 40%.
    Cet objectif de réduction se base sur des "hypothèses très conservatrices", estime Markus Amann, directeur du programme Air et climat de l'Institut international d'analyse des systèmes appliqués (IIASA), précisant que ces hypothèses ne se basent sur aucun changement de comportement, de mix énergétique ou de production. De même, elles tiennent compte des difficultés exprimées par certains Etats membres et n'appliquent les meilleures techniques disponibles qu'aux nouvelles installations sans envisager de remplacement des installations existantes.
    Convaincre les Etats grâce à l'approche coûts-bénéfices
    Afin de persuader les Etats d'agir, la Commission met en avant les bénéfices sanitaires attendus de cette réduction de la pollution de l'air. En 2030, les bénéfices sanitaires seraient compris entre 38,5 et 138,7 milliards d'euros par an, selon l'analyse coûts-bénéfices basée sur la valeur des aménités, telles que la valeur statistique de la vie. Ces coûts tiennent notamment compte, pour 2030, de la réduction du nombre d'années de vie perdues du fait des décès prématurés dans la population âgée de 30 ans et plus, de la réduction des journées de travail perdues et des journées d'activité restreinte, ou encore de la baisse des hospitalisations pour des symptômes cardiaques ou respiratoires.
    A cela s'ajoutent des gains directs, estimés à 2,8 milliards d'euros par an, liés à une meilleure productivité des travailleurs, une réduction des charges de santé publique ou encore une hausse des rendements agricoles associée à la baisse de la pollution à l'ozone.
    En contrepartie, le coût des mesures proposées est de l'ordre de 3,3 milliards. Environ 40% de ces coûts seront supportés par les installations de combustion, 25% par l'industrie et 25% par l'agriculture. Ces coûts sont de 12 à 42 fois moins élevés que l'ensemble des bénéfices escomptés, avance la Commission.
    Enfin, l'impact sur la croissance économique et l'emploi est positif, assurent les experts de la Commission. Reste qu'ils sont bien faibles, avec une estimation à 0,0072% (en l'occurrence un impact positif de l'ordre de 1,2 milliard d'euros sur le PIB de l'Union européenne) pour la croissance européenne et la création de 98.000 emplois en équivalent temps plein au niveau de l'Europe.
    Pour la France, le coût des mesures serait de l'ordre de 300 millions par an (soit environ 0,012% du PIB) pour des bénéfices d'environ 700 millions à 1 milliard d'euros par an. A cela s'ajouteraient de 3 à 9 milliards de bénéfice du fait de la réduction de 4,4 à 3,8 mois de la perte moyenne d'espérance de vie des Français. Quant au secteur le plus impacté par ces mesures, ce devrait être l'agriculture du fait de l'effort attendu sur les émissions d'ammoniac.
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Jeu 17 Avr - 10:44

    Qualité de l'air : des politiques plus radicales sont nécessaires, plaide l'INVS
    http://www.actu-environnement.com/ae/news/beh-invs-air-pollution-sante-17468.php4
    L'INVS, à l'occasion de la publication du dernier Bulletin épidémiologique, appelle à la mise en œuvre de politiques plus radicales et globales lors de la révision de la réglementation européenne en 2013.
    Air | 08 janvier 2013 | Actu-Environnement.com
    "L'accumulation de preuves sur les effets [de la pollution atmosphérique] sur la santé invite à des approches politiques plus radicales et globales." Tel est l'appel lancé par Michal Krzyzanowski, du Centre européen de l'environnement et de la santé de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), dans l'éditorial de la dernière livraison du Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) de l'Institut de veille sanitaire (INVS). Pour l'expert de l'OMS de telles politiques devraient avoir pour objectif "non seulement [de] maintenir les niveaux de pollution en dessous des niveaux imposés par certaines normes légalement contraignantes ou par des valeurs limites, mais aussi [de] réduire davantage l'exposition de la population, même lorsque les normes sont respectées".
    "La révision, en 2013, des politiques de l'Union européenne relatives à la qualité de l'air devrait être une bonne occasion pour élaborer des politiques efficaces et fondées sur des faits pour la protection de la santé en Europe", estime-t-il.
    Le BEH publié ce 8 janvier 2012 est dédié à la qualité de l'air et est titré "épidémiologie et pollution atmosphérique urbaine : l'observation au service de l'action". Il réuni des articles scientifiques abordant la question de la pollution atmosphérique via des approches techniques, épidémiologiques et socio-économiques.
    Accumulation de preuves
    "Les preuves des effets nocifs de la pollution atmosphérique sur la santé se sont multipliées ces dix dernières années", explique Michal Krzyzanowski, précisant que "ces éléments de plus en plus nombreux confirment et renforcent les conclusions des lignes directrices de l'OMS relatives à la qualité de l'air sur les polluants les plus courants, actualisées en 2005".
    Le représentant de l'OMS cite en particulier deux avis émis par les autorités sanitaires qui pointent les problèmes sanitaires liés à la pollution aux particules. En 2010, l'American Heart Association a souligné la relation de cause à effet existant entre l'exposition aux particules fines (PM2,5) et la morbidité et la mortalité cardiovasculaires. L'an dernier, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) de l'OMS a classé les gaz d'échappement des moteurs diesel comme étant "cancérigènes pour les êtres humains".
    Bien sûr, l'étude Aphekom, coordonnée par l'INVS, est citée par Michal Krzyzanowski. "[Elle] a démontré l'ampleur des effets sur la santé publique des niveaux actuels de pollution dans les villes européennes sélectionnées", estime-t-il, rappelant que "près de deux ans d'espérance de vie pourraient être gagnés dans les villes les plus polluées d'Europe si la pollution pouvait être ramenée aux niveaux préconisés dans les lignes directrices de l'OMS relatives à la qualité de l'air". Un article rédigé par Laurence Pascal de l'INVS synthétise 15 ans de surveillance de la pollution atmosphérique en Europe et reprend les grandes conclusions du projet Aphekom. Par ailleurs, une étude a démontré que "près de 15% du gain d'espérance de vie aux États-Unis entre 1980 et 2000 ont été attribués à l'amélioration de la qualité de l'air", ajoute l'expert de l'OMS.
    Action internationale
    Face à ce constat, quelles pourraient être les "politiques plus radicales et globales" envisagée par le représentant de l'OMS ?
    On pense en premier lieu à des politiques locales, à l'image des Plans de protection de l'atmosphère (PPA) actuellement en révision ou la mise en place de Zones d'actions prioritaires pour l'air (Zapa). "Des actions locales sont essentielles", confirme Michal Krzyzanowski, ajoutant que "toutefois, à elles seules, elles ne seront pas suffisamment efficaces dans une Europe densément peuplée, avec une agriculture, une industrie et des transports extrêmement motorisés, et des polluants dangereux pouvant être transportés dans l'atmosphère sur des milliers de kilomètres".
    S'agissant des politiques internationales, l'expert de l'OMS revient sur la convention sur la pollution atmosphérique transfrontalière à longue distance et sa révision en mai 2012 afin de prendre en compte les particules fines. "Cette révision identifie la réduction des risques pour la santé comme étant l'un des principaux objectifs de la convention", rappelle-t-il, ajoutant que "grâce à la mise en place des réductions d'émissions prévues par le protocole [de Göteborg], chaque pays réduira non seulement l'exposition de sa population aux PM, mais contribuera également à une réduction du niveau initial de particules fines touchant les populations bien au-delà de ses frontières".
    Approfondir les recherches
    Les aspects sociaux ne sont pas laissés de côté et font l'objet d'un article rédigé par Séverine Deguen, chercheur à l'Ecole des hautes études en santé publique. "Des inégalités de santé persistent entre différents groupes de population et, en particulier, entre les différentes catégories sociales", rappelle-t-elle, précisant que "globalement, les personnes appartenant aux catégories socioéconomiques les moins favorisées vivent moins longtemps et sont en moins bonne santé". Si la recherche a bien progressé, tout particulièrement concernant l'impact de l'alimentation en fonction des catégories sociales, de nombreuses inconnues demeurent. "C'est précisément dans ce contexte que les nuisances environnementales, et en particulier l'exposition à la pollution atmosphérique, ont été suspectées comme pouvant contribuer aux inégalités sociales de santé", explique Séverine Deguen, qui passe en revue les principales connaissances relatives à deux mécanismes susceptibles d'expliquer le phénomène. Tout d'abord, les populations défavorisées seraient exposées à un plus grand nombre de nuisances et/ou à des niveaux d'expositions plus élevés. Ensuite, ces populations seraient plus vulnérables aux effets de l'environnement en raison d'un état de santé plus fragile.
    Enfin, le BEH insiste sur la nécessité de poursuivre les recherches sur les effets de la pollution atmosphérique sur la santé. Un article rédigé par Frank J. Kelly, chercheur au Centre for Environment and Health de l'Ecole des sciences biomédicales du King's College de Londres (Angleterre), pointe la complexité associée à l'identification et la quantification des influences sur la santé des différents composants des particules. Il s'agit là d'"un des domaines les plus complexes de la recherche en santé environnementale, explique Frank Kelly, notamment lorsque les particules interagissent avec d'autres co-polluants". En l'état des connaissances, il n'est pas possible d'identifier clairement les composés les plus à risque, même si "certains résultats suggèrent un degré de toxicité différentielle, c'est-à-dire des associations plus fréquentes entre les particules liées au trafic automobile, les particules fines et ultrafines, les métaux particulaires et le carbone élémentaire, et différents effets sanitaires graves". En conséquence, l'article plaide pour un programme approfondi de recherche toxicologique et épidémiologique et pour une collaboration optimale entre des équipes pluridisciplinaires.
    Philippe Collet
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Jeu 17 Avr - 10:45

    Le combat contre la pollution ne peut plus attendre
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/03/18/le-combat-contre-la-pollution-ne-peut-plus-attendre_4385008_3232.html
    Le Monde.fr | 18.03.2014 à 17h01 | Par André Cicolella (président du Réseau environnement santé )

    L'épisode de pollution que vit actuellement la région Ile-de-France, est géré comme d'habitude, par des mesures insuffisantes. Personne n'ignore que la pollution atmosphérique ne se combat pas uniquement à l'occasion des pics, mais par des changements majeurs de nos modes de vie. Et ce type de décisions ne se prend pas dans l'urgence.
    La question de la pollution atmosphérique vient illustrer une nouvelle fois la faiblesse de la politique de santé environnementale en France. Un épisode marquant de la difficulté à se doter d'une politique en ce domaine a été l'exclusion du champ santé environnement lors de la dernière conférence environnementale qui s'est déroulée en septembre 2013. En conséquence, le Conseil national de la transition écologique a été constitué sans les associations spécialisées.
    Autre exemple d'actualité : le 3e plan cancer. Quelque 1,4 milliard d'euros vont être dépensés pour une stratégie qui a pourtant fait la preuve de son inefficacité. Qui peut croire encore que la solution à l'épidémie de cancer soit de trouver de nouveaux médicaments ? Le président américain Richard Nixon avait déclaré en 1971 : « Dans vingt ans, nous aurons vaincu le cancer », en prônant ce type de stratégie. On sait ce qu'il en est advenu.
    LA NÉGATION DE LA CRISE SANITAIRE
    Depuis plus de quarante ans, le taux de cancer n'a cessé de progresser pas seulement dans les pays développés, mais dans le monde entier. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estimait le nombre de décès 8,2 millions en 2012 et ses projections dans deux décennies sont de 22 millions. Les cancers hormono-dépendants progressent au point que le cancer du sein est le premier cancer féminin pour 90 % de la population mondiale.
    La France est le seul pays au monde à figurer dans les trois premiers pays au monde pour le cancer du sein et le cancer de la prostate. L'explication plausible est celle des perturbateurs endocriniens. Mais le plan cancer fait l'impasse sur cette situation et continue de tout vouloir expliquer par le tabagisme.
    Beaucoup de responsables politiques continuent de nier l'urgence d'une politique ambitieuse en santé environnementale en se raccrochant à l'idée que « l'état de santé des Français n'a jamais été aussi bon au motif que l'espérance de vie progresse » et que le tabagisme est le seul facteur de risque majeur. Ce discours dominant repose sur la négation de la crise sanitaire.
    Loin d'être à un niveau d'excellence jamais atteint, l'état de santé des Français se caractérise au contraire par un niveau jamais atteint de maladies chroniques. Aujourd'hui 9,5 millions de personnes sont reconnues en affections de longue durée (ALD) par le régime général d'assurance-maladie. En outre, 27 millions de personnes, soit près d'un Français sur deux, sont confrontées à une maladie chronique au vu de cette reconnaissance ou de leur consommation médicamenteuse.
    Ces mêmes statistiques montrent que sur la période 2003-2011 des maladies chroniques, la croissance est beaucoup plus rapide que le seul vieillissement. Le nombre d'accident vasculaire cérébral a progressé de 91 % en Alsace, le nombre de diabète de 72 % en Basse-Normandie et celui du cancer de 39 % en Languedoc-Roussillon. Dans le même temps la proportion de la population âgée de plus de 60 ans progressait de 10 %.
    IL Y A TROP DE MALADES
    Le vieillissement souvent avancé comme la seule raison n'explique que de façon partielle ces progressions. Quand le cancer touche un homme sur deux et deux femmes sur cinq, quand les maladies cardiovasculaires frappent deux personnes sur trois, quand 27 millions d'indicidus sont victimes d'une maladie chronique, dont 9,5 millions au titre des affections de longue durée, il n'est plus possible de continuer à considérer la situation comme normale.
    En plus du coût sanitaire, le coût économique est également tout aussi anormal. Le surcoût pour la période 1994-2009 est de l'ordre de 400 milliards d'euros soit deux fois la dette sociale. Malgré l'évidence des chiffres, la Stratégie nationale de santé reste basée sur le paradigme ancien, c'est-à-dire sur le soin et la référence à la prévention y est symbolique. Il est temps de comprendre que le problème du système de santé n'est pas comme certains le prétendent qu'il y a trop de médecins dans les hôpitaux, mais c'est qu'il y a trop de malades.
    Il est temps de se rappeler que ces maladies ne sont pas des fatalités et qu'elles ont des causes sur lesquelles il est possible d'agir. C'est en ce sens que la Stratégie nationale de santé devrait être orientée. La crise de ces derniers jours vient de rappeler l'urgence de changer de stratégie.
    • André Cicolella (président du Réseau environnement santé )
    Le Réseau environnement santé (RES) réunit plusieurs associations écologistes autour de la question de la santé environnementale.
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Mer 17 Sep - 13:29

    Ile-de-France : le pic de pollution de l'air se prolonge
    http://www.leparisien.fr/paris-75/ile-de-france-le-pic-de-pollution-de-l-air-devrait-se-prolonger-mercredi-16-09-2014-4139843.php
    Publié le 16.09.2014, 17h34 | Mise à jour : 17.09.2014, 06h56
    Paris, le 14 mars 2014, lors d'un épisode de forte pollution de l'air. | LP/OLIVIER ARANDEL
    Selon Airparif, l'organisme de surveillance de la qualité de l'air, le pic de pollution aux particules fines, qui frappe Paris et sa région depuis lundi, devrait se maintenir ce mercredi.

    Le «niveau d'information» (pollution dépassant 50 microgrammes de poussières en suspension par mètre cube en moyenne sur la journée) a été frôlé lundi et devrait être dépassé ce mardi, avec une atmosphère «plus chargée» encore que la veille, souligne l'agence.

    Une des principales sources de pollution de l'air, les particules PM10, sont des matières microscopiques en suspension, qui affectent les systèmes respiratoire et cardiovasculaire, et qui ont été déclarées cancérigènes par l'Organisation mondiale de la santé.

    En Ile-de-France, les particules sont émises notamment par le trafic routier, l'industrie et, l'hiver, le chauffage. Actuellement, leur concentration est favorisée par le manque de vent et la différence de températures entre le jour et la nuit qui crée un couvercle bloquant la dispersion des polluants. Une possible arrivée de la pluie mercredi soir, ou jeudi, devrait soulager l'atmosphère.



    Gratuité du stationnement parisien

    En attendant, les pouvoirs publics recommandent aux populations les plus sensibles de réduire leurs activités physiques, en plein air comme en intérieur (personnes âgées, femmes enceintes, jeunes enfants, asthmatiques... mais aussi populations ayant une sensibilité aux pics ou une exacerbation de leurs symptômes: diabétiques, immunodéprimées, souffrant d'affections neurologiques, etc).

    De son côté, la préfecture de police invite les conducteurs à différer leurs déplacements, contourner l'agglomération pour le trafic de transit et à réduire la vitesse de 20 km/h sur l'ensemble de l'Île-de-France. A Paris, la mairie a annoncé avoir rendu le stationnement résidentiel gratuit afin de favoriser les déplacements en transports.


    La maire PS de la capitale, Anne Hidalgo, a également annoncé que la municipalité offrait une heure de gratuité aux abonnés du service Autolib.


    Le 17 mars dernier, lors d'un épisode de forte pollution en Ile-de-France, une journée de circulation alternée en Ile-de-France avait été mise en place.
    LeParisien.fr
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Mer 17 Sep - 13:30

    Alerte pollution : Paris prolonge la gratuité du stationnement résidentiel mardi
    http://www.paris.fr/accueil/Portal.lut?page_id=1&document_type_id=7&document_id=148095&portlet_id=24052

    15/09/2014

    AIRPARIF prévoit que l’épisode de pollution atmosphérique aux particules (PM10), qui touche la capitale depuis aujourd’hui, se poursuivra mardi, entraînant le maintien de la procédure d’information du public.

    Conformément aux dispositions adoptées en mai par le Conseil de Paris, sur proposition de l’Exécutif, la Ville de Paris maintient mardi 16 septembre le stationnement résidentiel gratuit, déjà enclenché aujourd’hui.

    Des messages de prévention sanitaire seront diffusés sur les panneaux lumineux de la Mairie et sur paris.fr afin d’inciter les personnes fragiles à limiter leurs activités durant toute la durée de cet épisode de pollution.

    La Ville de Paris poursuit sa mobilisation contre la pollution atmosphérique en y associant étroitement les Parisiens. Un grand débat citoyen sera organisé à l’automne afin de rassembler tous les acteurs autour de solutions concrètes pour lutter durablement contre la pollution de l’ai
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Mer 17 Sep - 13:33

    Pollution de l'air : «Trop de gens ignorent les précautions à prendre»
    http://www.liberation.fr/societe/2013/12/12/pollution-de-l-air-trop-de-gens-ignorent-les-mesures-de-precaution-a-prendre_966086

    Marie PIQUEMAL 12 décembre 2013 à 18:45 (Mis à jour : 11 mars 2014 à 09:50)

    Alors que la France traverse un nouvel épisode de pollution aux particules, entretien avec le professeur Jocelyne Just, de l’hôpital Trousseau.
    [L'ONG Ecologie sans frontière doit déposer ce mardi une plainte contre X pour «mise en danger d'autrui» pour dénoncer «l’inertie des pouvoirs publics» contre la pollution de l’air, alors qu’un épisode de pollution aux particules touche la France depuis quelques jours. Lors d'un précédent pic de pollution, en décembre, «Libération» avait interrogé une spécialiste de l'asthme et des allergies sur les conséquences sanitaires de cette pollution.]
    Les pics de pollutions aux particules sont assez fréquents en hiver, accentués ces jours-ci par le temps froid, sec et sans vent. En 2012, le niveau d’alerte avait été atteint quatre fois. Des consignes sont adressées aux automobilistes et à l’ensemble des citoyens pour limiter les émissions et se protéger. Car les particules fines sont dangereuses pour la santé, comme le rappelle le professeur Jocelyne Just, qui dirige le centre de l’asthme et des allergies pour enfant à l’hôpital Trousseau.
    Faut-il s’inquiéter pour notre santé ?
    Oui, évidemment qu’il y a des raisons d’être inquiet. Il y a une relation très claire entre ces pics de pollution de l’air et l’exacerbation des crises d’asthmes et d’allergies aiguës. Les études épidémiologiques le montrent de façon très nette. Elles montrent aussi, d’ailleurs, que la pollution de fond, en dehors des périodes de pics, a des conséquences néfastes sur notre santé.
    D’où viennent ces particules ?
    Il y a plusieurs sources. Pour la pollution de l’air extérieur, c’est essentiellement le diesel et les feux de cheminées. Il ne faut pas oublier non plus que l’air intérieur est aussi pollué, avec la fumée du tabac notamment. Le problème, c’est surtout l’accumulation, dangereuse pour la santé. En particulier pour les enfants et les personnes fragiles.
    A défaut de pouvoir arrêter de respirer, que peut-on faire pour se prémunir ?
    Quand le niveau d’alerte est déclenché, il y a les consignes citoyennes à respecter pour le bien de tous : éviter de prendre la voiture, ne pas allumer sa cheminée… Ensuite, si possible, limiter les déplacements dehors. Surtout, ne pas faire de sport a l’extérieur (particulièrement courir). Que vous soyez asthmatique ou non d’ailleurs. Des études ont montré que même chez un sujet sain, ces particules inhalées en grande quantité peuvent entraîner une inflammation pulmonaire. Quand on court, on accélère l’activité respiratoire et donc la fréquence à laquelle on inhale l’air extérieur et les particules fines qui vont avec… Les enfants, surtout les plus jeunes, sont encore plus touchés car justement ils respirent plus vite que les adultes.
    Pour les enfants, conseillez-vous des mesures particulières ?
    Eviter les promenades shopping, tous les déplacements qui ne sont pas indispensables. Et de manière générale, des mesures de bon sens : la poussette canne est à déconseiller car l’enfant est à hauteur des pots d’échappement. De la même manière, aux feux de circulation, éviter de rester planté, la poussette au bord de la route.
    Ne faudrait-il pas renforcer les messages sanitaires ?
    Bien évidemment. Trop de gens ignorent les mesures de précaution à prendre. On parle beaucoup des risques d’obésité dans les publicités par exemple, c’est très bien. Il faudrait faire pareil pour les dangers de la pollution de l’air. Il faut informer le public des conséquences de la pollution sur la santé pour que la société civile pousse nos politiques à prendre des mesures pour réduire la pollution automobile, et donner des consignes claires en cas de pic de pollution notamment concernant les activités en plein air (vélo, course, cours d’éducation physique), ou encore l’interdiction de circuler en voiture pour une partie des particuliers – ou tous.
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Mer 17 Sep - 13:35

    Quelle est la responsabilité de la voiture dans la pollution de l'air ?
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/03/17/quelle-est-la-responsabilite-de-la-voiture-dans-la-pollution-de-l-air_4384198_3244.html
    Le Monde.fr | 17.03.2014 à 16h57 • Mis à jour le 17.03.2014 à 18h50 | Par Audrey Garric
    La circulation alternée des véhicules a été mise en place à Paris et sa petite couronne, lundi 17 mars, pour lutter contre un épisode de pollution de l'air persistant en Ile-de-France, sept jours consécutifs. Mais à quelle hauteur les automobilistes contribuent-ils aux rejets toxiques alors que l'industrie et l'agriculture polluent également ? Et quelle est la part de responsabilité du diesel ?
    Si à l'échelle globale de la France, le trafic routier n'est pas le premier émetteur de particules fines – ces poussières en suspension dans l'air qui réduisent l'espérance de vie des populations et provoquent des maladies respiratoires et vasculaires –, les voitures sont bel et bien les premières responsables de la pollution que respirent les habitants dans les agglomérations.
    L'INDUSTRIE ET CHAUFFAGE, SECTEURS LES PLUS POLLUANTS EN FRANCE
    Selon le rapport d'avril 2013 du Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique (Citepa), les principaux secteurs émetteurs de PM10 (particules d'un diamètre inférieur à 10 micromètres) sont la transformation d'énergie par l'industrie (31 %), la combustion de bois pour chauffer les habitations (30 %) et l'agriculture avec l'utilisation d'engrais (20 %) devant le trafic routier (15 %).
    Lire : Tout comprendre à la pollution de l'air aux particules fines
    La situation diffère grandement dans les agglomérations. Ainsi, selon un rapport sur l'origine des polluants en Ile-de-France réalisé par Airparif, l'agence de surveillance de la qualité de l'air dans la région, la part du trafic routier bondit à 25 % des émissions, juste derrière le chauffage du secteur résidentiel (27 %) et devant les chantiers et carrières (20 %) et l'agriculture (14 %).

    LES CONCENTRATIONS DES POLLUANTS PLUS IMPORTANTES QUE LES ÉMISSIONS
    Mais là encore, ce chiffre ne traduit pas l'importance de la pollution en ville. « En réalité, ce qui compte, c'est l'air que l'on respire. C'est pourquoi il faut analyser les concentrations de polluants davantage que leurs émissions, estime Jean-Félix Bernard, président d'Airparif. Et aujourd'hui, les agglomérations sont confrontées à un excès de polluants dus aux transports et à la diésélisation du parc des voitures particulières. »

    En 2011, Airparif s'est ainsi penché sur l'origine des particules que l'on respire en Ile-de-France. Cette fois, les experts n'ont pas analysé les PM10 mais une sous-catégorie : les PM2,5, les plus dangereuses car leur petite taille (2,5 micromètres) leur permet de pénétrer plus profondément dans les voies respiratoires.
    Résultat : dans les stations proches du trafic routier – le boulevard périphérique mais aussi tous les axes majeurs de circulation – 51 % des particules, qu'elles soient produites localement, importées de l'agglomération ou des régions et pays voisins, proviennent des transports (voitures individuelles, véhicules utilitaires et poids lourds), loin devant, donc, le chauffage des habitations et l'industrie. Surtout, 70 % de ces véhicules polluants roulent au diesel.
    51 % des particules en Ile-de-France viennent dutrafic routierOrigines des particules fines PM2.5 mesurées près du trafic routierproduites localement, importées de l'agglomération et des régions et pays voisins.LocalAgglomérationRégionset pays voisinsTrafic: 44 %Trafic: 4 %Chauffage: 4 %Réactions chimiques: 5 %Industrie: 2 %Autres: 2 %Trafic: 3 %Chauffage: 9 %Réactions chimiques: 19 %Industrie: 2 %Autres: 5 %Trafic 3 %
    Or, 35 % des Franciliens résident à moins de 200 mètres d'un axe routier important, sur lequel transitent 15 000 véhicules par jour. Au final, ce sont 2,5 millions de Franciliens qui sont concernés par des dépassements des valeurs limites d'exposition.
    Lire : Pollution de l'air : quels sont les risques pour la santé ?
    DES ÉMISSIONS DE PARTICULES EN BAISSE, MAIS DES CONCENTRATIONS STABLES

    En ville, la qualité de l'air ne s'est au final pas vraiment améliorée. Les émissions de particules sont certes en baisse depuis 1990, date des premières mesures. Cette diminution s'explique par l'arrêt d'industries polluantes comme les mines, par de nouvelles normes dans les transports et des modes de chauffage plus efficaces (notamment pour les poêles à bois) ;  elles sont ainsi passées de 534 000 tonnes en 1990 à 260 000 en 2011, soit une baisse de 51 %, selon le Citepa.
    Mais, dans le même temps, les concentrations de particules sont restées plutôt stables et alors même que le trafic a diminué. Ainsi, dans l'agglomération parisienne, la concentration moyenne de PM10 était de 25 microgrammes par mètre cube d'air (25 µg/m3) en 2011 contre 21 µg/m3 en 2000, selon le bilan 2012 d'Airparif – le changement de méthode de calcul de l'agence en 2007 a entraîné une hausse des valeurs moyennes annuelles de l'ordre de 30 %. Quant aux concentrations de PM2,5, elles s'élevaient à 16 µg/m3 en 2012 contre 14 µg/m3 en 2000.

    Audrey Garric
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Mer 17 Sep - 13:36

    Les différents polluants et leur évolution
    http://www.airparif.asso.fr/pollution/differents-polluants
    L'origine des polluants
    Composé principalement :
    De diazote N2 (78 % en volume).
    De dioxygène O2 (21 % en volume).
    D'argon (0,95 % en volume).
    L'air est plus ou moins contaminé par des polluants gazeux, liquides ou solides d'origine naturelle (émissions par la végétation, les océans, les volcans...) ou produits par les activités humaines (cheminées d'usines, pots d'échappements...).

    Finalement, la qualité de l'air résulte d'un équilibre complexe entre les apports de polluants et les phénomènes de dispersion et de transformation dans l'environnement.

    Les espèces polluantes émises ou transformées dans l'atmosphère sont très nombreuses. Même si leurs concentrations sont très faibles (mesurées en général en microgrammes par mètre cube), elles peuvent avoir des effets notamment sur la santé.
    Deux grandes familles de polluants
    Les principaux polluants atmosphériques se classent dans deux grandes familles bien distinctes : les polluants primaires et les polluants secondaires.

    Les polluants primaires sont directement issus des sources de pollution (trafic routier, industries, chauffage, agriculture...).

    Il s'agit par exemple :
    Des oxydes de carbone.
    Des oxydes de soufre.
    Des oxydes d'azote.
    Des hydrocarbures légers.
    Des composés organiques volatils (COV).
    Des particules (PM10 et PM2.5).
    Des métaux (plomb, mercure, cadmium...).
    En revanche, les polluants secondaires ne sont pas directement rejetés dans l'atmosphère mais proviennent de réactions chimiques de gaz entre eux. C'est le cas notamment :
    Des particules secondaires.
    De l'ozone.
    Du dioxyde d'azote...
    L'ozone (O3) résulte ainsi de la transformation chimique de l'oxygène au contact d'oxydes d'azote et d'hydrocarbures, en présence de rayonnement ultra-violet solaire et d'une température élevée. L'ozone ainsi que d'autres polluants photochimiques (les PAN ou nitrates de peroxyacétyle, aldéhydes, cétones...) constituent le smog, ce nuage brunâtre qui stagne parfois au-dessus des grandes villes comme Paris.

    La formation d'ozone nécessite un certain temps durant lequel les masses d'air se déplacent. Ce qui explique pourquoi les niveaux d'ozone sont plus soutenus en zone rurale autour de la région parisienne que dans l'agglomération parisienne où leur précurseurs ont été produits.

    Certains polluants comme le dioxyde d'azote et les particules sont à la fois des polluants primaires et secondaires.
    Les principaux indicateurs de pollution
    Airparif suit une 60aine de polluants atmosphériques parmi lesquels une 15aine fait l'objet de réglementations françaises et européennes compte tenu de leurs effets sur la santé et l'environnement.

    Mais les polluants atmosphériques sont trop nombreux pour être surveillés en totalité. Certains d'entre eux sont choisis parce qu'ils sont caractéristiques d'un type de pollution (industrielle, automobile ou résidentielle), parce que leurs effets nuisibles pour l'environnement et la santé sont déterminés et que l'on dispose d'appareils de mesure adaptés à leur suivi régulier. Ce sont les indicateurs de pollution atmosphérique, ils font l'objet de réglementations.
    Principaux polluants réglementés :
    Pour consulter le tableau récapitulatif (origine, impacts sur l'environnement et sur la santé) des principaux polluants et des autres sources de nuisances, c'est ici ( pdf - 78 ko).
    NOx (Oxydes d'azote)
    Les émissions d'oxydes d'azote (monoxyde d'azote plus dioxyde d'azote) apparaissent dans toutes les combustions, à haute température, de combustibles fossiles (charbon, fuel, pétrole...). Le monoxyde d'azote (NO) n'est pas toxique pour l'homme aux concentrations auxquelles on le rencontre dans l'environnement mais le dioxyde d'azote (NO2) est un gaz irritant pour les bronches.

    Le secteur du trafic routier est responsable de plus de la moitié des émissions de NOx (les moteurs diesel en rejettent deux fois plus que les moteurs à essence catalysés) et le chauffage de 20%.

    Le dioxyde d'azote provient quant à lui de l'oxydation du monoxyde d'azote rejeté dans l'atmosphère par l'ozone. Mais une partie du dioxyde d'azote est également émise telle quelle dans l'atmosphère.
    PM (Particules en suspension)
    Les microparticules, de la taille du micromètre (µm, un million de fois plus petit qu'un mètre) ne sont pas visibles à l'œil nu. Ce sont celles qui sont mesurées dans l'air à travers :

    - Les particules PM10, de taille inférieure à 10 µm (6 à 8 fois plus petites que l'épaisseur d'un cheveu ou de la taille d'une cellule) et qui pénètrent dans l'appareil respiratoire.

    - Les particules fines ou PM2,5, inférieures ou égales à 2,5 µm (comme les bactéries) et qui peuvent se loger dans les ramifications les plus profondes des voies respiratoires (alvéoles).

    Ces particules ont des effets sur la santé, principalement au niveau cardiovasculaire et respiratoire. Elles ont trois origines :


    Les rejets directs dans l'atmosphère. En Île-de-France, l'industrie rejette un tiers des particules PM10 émises dans la région, toutes activités confondues.Les activités domestiques, entreprises, commerces, artisanat, en particulier le chauffage (dont le chauffage au bois) produisent un quart des PM10 rejetées dans l'air francilien. Idem pour le trafic routier.


    Les remises en suspension des particules qui s'étaient déposées au sol sous l'action du vent ou par les véhicules le long des rues.


    La transformation chimique de gaz. Par exemple, dans certaines conditions, le dioxyde d'azote pourra se transformer en particules de nitrates et le dioxyde de soufre en sulfates.

    Ces deux dernières sources donnent lieu à des transports de particules à travers l'Europe, comme pour l'ozone. Ce sont à la fois les plus difficiles à quantifier et celles sur lesquelles il est le plus compliqué d'agir pour faire baisser les niveaux de particules dans l'air.
    O3 (Ozone)
    A très haute altitude, dans la haute atmosphère, l'ozone protège les organismes vivants en absorbant une partie des rayons UV. Mais à basse altitude, là où nous vivons et respirons, c'est un polluant qui irrite les yeux et l'appareil respiratoire, et qui a des effets sur la végétation.

    L'ozone est un polluant, qui pose problème essentiellement en été, car pour produire beaucoup d'ozone la chaleur et un ensoleillement suffisant sont nécessaires. En effet, ce polluant n'est pas directement émis dans l'atmosphère mais se forme par réaction chimique à partir d'autres polluants, en particulier les oxydes d'azote et des hydrocarbures, sous l'action des rayons UV du soleil.

    C'est aussi un polluant qui voyage et qui peut traverser toute l'Europe.
    Pour en savoir plus : dossier sur l'ozone ( pdf - 1 012 ko).
    SO2 (Dioxyde de soufre)
    Les émissions de dioxyde de soufre dépendent de la teneur en soufre des combustibles (gazole, fuel, charbon...). Ce gaz irrite les muqueuses de la peau et des voies respiratoires supérieures.
    A plus de 50% il est rejeté dans l'atmosphère par les activités industrielles, dont celles liées à la production d'énergie comme les centrales thermiques. Mais il est également émis par le chauffage résidentiel, commercial ou des entreprises.
    COV (Composés Organiques Volatils)
    Les composés organiques volatils sont libérés lors de l'évaporation des carburants, par exemple lors du remplissage des réservoirs, ou par les gaz d'échappement. Ils provoquent des irritations et une diminution de la capacité respiratoire, et certains composés sont considérés comme cancérigènes comme le benzo(a)pyrène.

    Plusieurs familles de polluants font partie des COV, elles sont réglementées et surveillées par Airparif :

    - Les BTEX (benzène, toluène, éthyl benzène, m+p xylène et ortho xylène), autrement appelés HAM (Hydrocarbures aromatiques monocycliques).

    - Les HAP (Hydrocarbures aromatiques polycycliques), notamment le benzo(a)pyrène.

    - Les aldéhydes, dont le formaldéhyde, polluant principalement relevé en air intérieur .
    Les COV sont émis par le trafic automobile, par les processus industriels, par le secteur résidentiel, par l'usage domestique de solvants, mais également par la végétation.
    CO (Monoxyde de carbone)
    Les émissions de monoxyde de carbone sont liées à des combustions incomplètes (gaz, charbon, fioul ou bois), elles proviennent majoritairement des gaz d'échappement des véhicules. A fortes teneurs, le monoxyde de carbone peut provoquer des intoxications.
    Les métaux lourds
    Cette famille comprend le plomb (Pb), le mercure (Hg), l'arsenic (As), le cadmium (Cd) et le nickel (Ni). Les métaux proviennent de la combustion des charbons, pétroles, ordures ménagères mais aussi de certains procédés industriels.

    Le plomb pour sa part était principalement émis par le trafic routier jusqu'à l'interdiction totale de l'essence plombée en 2000, mais avec la suppression de l'essence plombée, il ne pose plus problème dans l'air francilien.

    Ces polluants peuvent s'accumuler dans l'organisme, avec des effets toxiques à plus ou moins long terme.
    Polluants non réglementés :
    Airparif surveille un certain nombre de polluants non réglementés dans l'air soit parce qu'ils sont sujet à des interrogations importantes (dioxines, pesticides...), soit parce qu'ils servent de référence pour les études sanitaires (c'est le cas des fumées noires).
    Différents polluants, différentes méthodes
    En termes de mesure, Airparif utilise soit :
    Des méthodes automatiques pour : SO2, NO/NOx, O3, CO, Particules PM10 et PM2.5, BTEX et certains COV.
    Des méthodes fournissant des résultats en différé après analyse en laboratoire pour : les métaux, HAP, HAM, aldéhydes, Fumées noires.
    Des campagnes ponctuelles. Par exemple, le mercure, les pesticides ou les dioxines ne sont pas surveillés de manière permanente, en l'absence de réglementation dans l'air mais des états des lieux dans l'air francilien sont effectués par des campagnes de mesure spécifiques.
    En complément, les outils de modélisation et de cartographie sont utilisés pour les polluants suivants : NO2, PM10, PM2,5, O3, et SO2.
    Documents à télécharger :
    Atmosphère capitale ( pdf - 2 800 ko).
    L'AIR que nous respirons ( pdf - 3 852 ko).
    Évolution des polluants
    Pour certains polluants, les niveaux restent stables et problématiques. Pour d'autres, la situation s'améliore.

    Le tableau ci-dessus présente ­l'évolution des niveaux de pollution observés les dernières années
    et la situation de chaque ­polluant vis-à-vis du respect de la réglementation - Situation en 2009
    Source : Airparif
    Le dioxyde d'azote : un problème actuel et pour les années à venir
    En situation éloignée du trafic, la baisse observée depuis plusieurs années pour le dioxyde d'azote semble ralentir. L'objectif de qualité n'est toujours pas respecté dans Paris et une partie de la petite couronne.
    A la pollution de fond s'ajoute la pollution à proximité du trafic le long des axes routiers où aucune amélioration pour le dioxyde d'azote n'est observée. Les niveaux restent jusqu'à deux fois plus élevés que les objectifs de qualité. Chaque année, plus de 3 millions de Franciliens sont potentiellement exposés à un air de qualité non satisfaisante. Et en 2010, l'objectif de qualité est devenu une valeur limite contraignante (voir réglementation européenne).
    Les particules : des niveaux soutenus et stables
    La tendance pour les PM10 (inférieures à 10 µm) et les PM2,5 (inférieures à 2,5 µm) est globalement stable ces dernières années, avec des niveaux largement supérieurs aux valeurs limites à proximité du trafic. Chaque année, entre 2 et 3 millions de Franciliens sont potentiellement concernés par un risque de dépassement des valeurs limites pour les PM10. Pour les PM2,5, la valeur limite est respectée loin du trafic mais pas la valeur cible française sur certaines stations de mesure.
    L'ozone : toujours des niveaux élevés
    Depuis une quinzaine d'années, les moyennes annuelles d'ozone ont quasiment doublé dans l'agglomération parisienne. Une augmentation est aussi observée en zone rurale. Les niveaux de fond planétaires sont également en hausse régulière depuis le début du siècle. Il semblerait que cette augmentation tende à se stabiliser. L'objectif de qualité français est dépassé tous les ans sur toute la région Île-de-France pendant la période estivale : plus particulièrement dans les zones rurales, mais de manière plus ou moins marquée selon les conditions météo estivales.
    Benzène : fin d'une période de baisse
    La baisse amorcée pour le benzène à la fin des années 1990 et accélérée à partir de 2000 suite à la réduction en Europe du taux de benzène dans les carburants semble terminée. Polluant émis majoritairement par les véhicules à motorisation essence, le benzène a désormais des niveaux globalement stables. Loin du trafic, l'objectif de qualité français est respecté, mais pas à proximité du trafic où plusieurs centaines de kilomètres d'axes routiers sont concernés par un dépassement. Près d'un million de Franciliens, situés dans l'agglomération, sont potentiellement exposés au dépassement de l'objectif de qualité.
    Dioxyde de soufre : une large diminution
    Les concentrations ont été divisées par 20 depuis les années 50 du fait d'une forte diminution des émissions (notamment industrielles) et de mesures techniques réglementaires (baisse du taux de soufre dans le gasoil depuis 1996). Ce polluant respecte, maintenant, largement les critères nationaux de qualité de l'air.
    Niveaux moyens annuels en agglomération parisienne, échantillon évolutif de stations urbaines et périurbaines ( pdf - 90 ko).
    Niveaux moyens annuels en agglomération parisienne, échantillon constant de stations trafic
    ( pdf - 90 ko).
    Les grands cycles de la pollution
    Les évolutions des niveaux de tel ou tel polluant dans l'environnement sont la résultante de deux facteurs principaux : les fluctuations des conditions météorologiques et celles des émissions. Ainsi les polluants présentent des cycles qui leur sont propres.
    Le cycle annuel
    Il représente l'évolution mois par mois des concentrations de chaque polluant. Cette évolution, à l'échelle de l'année, permet de mettre en évidence, soit l'influence de la saison dans les émissions de polluants, soit l'influence directe de conditions météorologiques particulières sur le comportement des polluants (transformation chimique notamment).

    Par exemple, les niveaux de dioxyde d'azote sont plus soutenus en période hivernale qu'en période estivale pour deux raisons :
    Émissions : le dioxyde d'azote est rejeté majoritairement par le trafic routier qui connaît un fléchissement au mois d'août (voir station trafic). Il est également émis en partie par le chauffage résidentiel (plus soutenu pendant la période hivernale).
    Réaction chimique : en période estivale, le dioxyde d'azote subit une transformation chimique pour former de l'ozone. Ses concentrations dans l'air ambiant sont donc moins soutenues (voir station de fond).
    Autre exemple, les concentrations d'ozone présentent un maximum pendant les mois d'été. L'ozone est un polluant, dit secondaire, issu de la transformation de gaz précurseurs primaires sortant directement des pots d'échappement (hydrocarbures et oxydes d'azote). Les mois d'été correspondent aux conditions favorables à la production d'ozone dans la troposphère (température élevée, fort rayonnement UV, durée d'insolation importante et vent faible).
    Évolution annuelle du dioxyde d'azote en 2010 ( pdf - 83 ko).

    Évolution annuelle de l'ozone en 2010 ( pdf - 84 ko).
    Le cycle hebdomadaire
    Il représente une semaine type obtenue en moyenne tous les jours de la semaine.
    Ce cycle permet de mettre en évidence les variations dans les émissions notamment liées aux activités humaines à l'échelle de la semaine (jours ouvrés/week-end).
    Le cycle journalier
    Il représente un jour type obtenu en moyenne toutes les heures de la journée.
    Ce cycle permet de mettre en évidence les variations dans les émissions liées aux activités humaines à l'échelle de la journée ainsi que les grands phénomènes physiques et chimiques induits par le cycle solaire.
    Ce cycle permet également de mettre en évidence l'évolution des conditions dispersives de l'atmosphère au cours de la journée (stabilité des basses couches pendant la nuit).

    Par exemple, les profils journaliers moyens du dioxyde d'azote et du monoxyde de carbone mesurés à proximité immédiate du trafic (place Victor Basch, Paris 14e arrondissement et porte d'Auteuil sur le périphérique) présentent des maxima corrélés aux heures de pointe de trafic du matin et du soir (les pics sont très accusés pour le monoxyde de carbone).

    Les samedis et les dimanches, les profils sont plus amortis et présentent une hausse régulière des concentrations avec une chute brutale le samedi soir et plus étalée le dimanche avec les retours de week-ends dès la fin de l'après-midi.

    Pour les particules PM10, la pointe de trafic du matin est bien marquée sur les profils journaliers moyens. Dans la journée, les niveaux soutenus de la station sur le périphérique traduisent entre autres l'importance sur cet axe du trafic de poids lourds et de véhicules utilitaires.
    Cycle journalier moyen du dioxyde d'azote, des particules PM10 et du monoxyde de carbone :
    Sur le site trafic de la place Victor Basch (Paris 14e) ( pdf - 60 ko).

    Sur le site trafic de la porte d'Auteuil (boulevard périphérique) ( pdf - 62 ko).
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Mer 28 Jan - 18:20

    OMS - Informations sur la pollution de l’air en milieu urbain
    http://www.who.int/phe/health_topics/outdoorair/databases/background_information/fr/
    Quelle est la différence entre la pollution atmosphérique et la pollution de l’air à l’intérieur des habitations? La pollution atmosphérique en milieu urbain contribue-t-elle à la pollution de l’air à l’intérieur des habitations? Et vice versa?
    La pollution de l’air est pour l’essentiel d’origine humaine et due à une mauvaise combustion des combustibles fossiles ou de la biomasse (par exemple gaz d’échappement des véhicules, et fumées des fourneaux ou poêles à bois).
    On entend par pollution de l’air en milieu urbain la pollution atmosphérique ressentie par les populations vivant dans les zones urbaines et périurbaines.
    La pollution de l’air à l’intérieur des habitations est due aux polluants que l’on y trouve. La principale cause de cette pollution est une mauvaise combustion des combustibles utilisés de façon rudimentaire pour la cuisine, le chauffage et l’éclairage. Il existe également des polluants naturels de l’air à l’intérieur des habitations, tels que le radon et les polluants chimiques provenant des matériaux de construction et des produits de nettoyage, qui ont également des effets sur la santé.
    La pollution de l’air en milieu urbain peut être un facteur important de la qualité de l’air à l’intérieur des habitations, en particulier dans les habitations très ventilées ou les habitations à proximité de sources de pollution. De même, les sources de pollution de l’air à l’intérieur des habitations peuvent également être des causes importantes de pollution atmosphérique, notamment dans les villes où de nombreuses habitations utilisent des combustibles de la biomasse ou le charbon pour le chauffage et la cuisine.
    Quelle est la différence entre pollution de l’air ambiant et pollution atmosphérique en milieu urbain?
    La pollution de l’air ambiant est un terme plus général utilisé pour décrire la pollution de l’air dans les environnements extérieurs. La pollution de l’air en milieu urbain est un terme plus spécifique qui a trait à la pollution atmosphérique à laquelle sont exposées les populations vivant en milieu urbain, généralement dans les villes et autour de celles-ci.
    Quelles sont les principales sources ou causes de pollution de l’air en milieu urbain?
    Tant des sources mobiles (voitures, par exemple) que stationnaires (cheminées d’usines, par exemple) peuvent contribuer sensiblement à la pollution de l’air des villes. Parmi les principales sources figurent les gaz d’échappement des véhicules, les émissions des usines et des centrales énergétiques (par exemple cheminées de centrales à charbon). De la même façon, dans les villes où l’utilisation du charbon est autorisée pour la cuisine et le chauffage, les émissions des habitations utilisant ce combustible peuvent contribuer de façon importante au niveau de pollution de l’air en milieu urbain.
    Quelles sont les villes les plus polluées au monde? L’OMS effectue-t-elle un classement ou une comparaison des villes en fonction de la qualité de l’air?
    De nombreuses villes, y compris certaines dont on pourrait s’attendre à ce qu’elles soient les plus polluées, ne recueillent pas ou ne notifient pas d’informations sur la qualité de l’air. L’OMS ne peut donc pas effectuer de comparaison sur la base des niveaux de pollution atmosphérique.
    L’OMS rassemble donc plutôt des informations sur la pollution de l’air réunies par les villes elles-mêmes afin de sensibiliser et de faciliter une réponse adéquate pour protéger la santé publique des effets préjudiciables de la pollution atmosphérique.
    Les villes qui recueillent et diffusent des informations sur la qualité de l’air doivent en être félicitées. C’est en effet la première mesure essentielle pour déterminer s’il existe un problème de pollution atmosphérique et pour commencer à prendre des mesures pour y remédier. Les villes qui ont investi dans la capacité de surveiller la qualité de l’air et de communiquer régulièrement des mesures font déjà la preuve de leur engagement à s’attaquer aux problèmes de qualité de l’air et de santé publique.
    Quelles informations la base de données sur la pollution de l’air en milieu urbain comprend-elle? Comment ces informations ont-elles été recueillies et organisées?
    Dans la base de données sur la pollution de l’air en milieu urbain, on trouvera les concentrations moyennes annuelles de particules en suspension (PM10 ou PM2,5 ) sur la base de mesures quotidiennes ou de données qui ont pu servir à établir des moyennes annuelles. Dans quelques cas exceptionnels, lorsque les moyennes annuelles n’ont pu être calculées, des mesures couvrant une partie de l’année seulement ont été utilisées. Afin de présenter des données de qualité de l’air largement représentatives de l’exposition humaine, on utilise des mesures urbaines caractérisées comme le niveau de fond urbain, le trafic urbain, les zones résidentielles, les zones commerciales et mixtes. Les stations caractérisées comme des «points chauds» particuliers ou les zones exclusivement industrielles ne sont pas prises en compte, sauf si elles ont été prises en compte dans le calcul des moyennes urbaines notifiées et n’ont pu être dissociées.
    Les sources de données primaires de la base de données sur la pollution de l’air des villes sont des rapports officiels nationaux ou locaux ou des sites Web où figurent des mesures des PM10 ou PM2,5. D’autres sources de mesure de la pollution atmosphérique proviennent d’autres institutions des Nations Unies, d’autres organismes de développement, d’articles de revues à comité de lecture et de réseaux régionaux : la Clean Air Initiative pour l’Asie et l’Airbase pour l’Europe ont également été utilisées.
    • Base de données de l'OMS sur la pollution atmosphérique - en anglais
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Mer 28 Jan - 18:21

    Anne Hidalgo : « dès le 1er juillet, j’interdirai la circulation des cars et poids-lourds les plus polluants »
    http://www.lemonde.fr/pollution/article/2015/01/27/anne-hidalgo-en-2020-plus-aucun-vehicule-diesel-ne-roulera-dans-paris_4564657_1652666.html

    LE MONDE | 27.01.2015 à 21h32 • Mis à jour le 28.01.2015 à 09h33 | Propos recueillis par Laetitia Van Eeckhout


    La maire de Paris, Anne Hidalgo, qui soumettra son plan antipollution début février, veut agir « dans l’urgence » pour bannir les véhicules polluants de la capitale. Les premières mesures d’interdiction s’appliqueront dès le 1er juillet 2015.
    Vous présentez le 9 février votre plan antipollution au Conseil de Paris. C’est l’un des premiers grands dossiers que vous faites adopter. Qu’est-ce qui dicte cette priorité ?
    Anne Hidalgo : Je tiens une promesse de campagne. Et nous sommes déterminés à agir vite, car la lutte contre la pollution aux particules fines, liée notamment à la diésélisation du parc automobile, est un enjeu de santé publique majeur. Bertrand Delanoë a déjà beaucoup fait pour proposer des mesures alternatives de transport. Mais il faut aller encore plus loin dans la lutte contre la pollution. Les politiques qui ne posent pas aujourd’hui les actes seront demain redevables de ce qu’ils n’ont pas fait. Je ne serai pas de ceux là.
    Concrètement, qu’est ce que vous pouvez faire de plus que votre prédécesseur ?
    Comme l’ont déjà fait près de 200 villes européennes, nous allons mettre en place une « zone à basse émission » dont nous allons progressivement interdire l’accès aux véhicules polluants, diesel comme essence. Je souhaite dès le 1er juillet 2015 interdire la circulation des cars et des poids lourds les plus polluants. Et le 1er juillet 2016, en s’appuyant sur la loi de transition énergétique, cette interdiction s’appliquera à tous les véhicules les plus polluants. Nous sommes encore en discussion avec l’Etat sur le périmètre concerné par cette interdiction, mais le gouvernement partage notre volonté d’agir. Je souhaite que cette interdiction soit dans un premier temps applicable à l’ensemble de Paris, à l’exception du périphérique et des bois de Paris.
    Les cars et les poids lourds les plus polluants seront les premiers interdits, et ce, 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Que prévoyez-vous pour que les livraisons et dessertes intramuros puissent être assurées sans encombre ?
    Notre démarche s’appuie sur une méthode très impliquante. Nous avons organisé une conférence citoyenne avec un panel de citoyens franciliens et nous avons engagé des concertations avec les élus de la Ville, de la métropole, et avec les professionnels. Cette discussion avec la chambre des métiers et les syndicats professionnels est très constructive : les opérateurs se montrent très intéressés par le passage à des véhicules plus propres. Il ne s’agit pas d’avoir une mesure couperet qui ne leur permettrait plus d’exercer leur activité. Je suis garante de la bonne poursuite de leur activité. Nous leur proposons ainsi de les accompagner par une aide financière à l’acquisition d’un véhicule propre, qui viendra s’ajouter à celle de l’Etat. L’aide des pouvoirs publics représentant ainsi 50 % du prix d’achat du véhicule. Et pour les 50 % restants, je souhaite favoriser la création d’un crédit à taux préférentiel. Je vais mettre autour de la table le secteur bancaire parisien et les commerçants pour avancer sur ces prêts.
    Vous voulez éradiquer le diesel à Paris d’ici à 2020. Autrement dit, à cette date, plus aucun véhicule diesel, qu’il s’agisse de bus, de camions, de voitures individuelles, ne sera autorisé à rouler dans Paris ?
    Oui, c’est l’objectif. Il est vrai qu’entre les véhicules de la fin des années 1990 et les nouveaux diesels d’aujourd’hui, il existe des améliorations technologiques. Mais les particules très fines – et les plus dangereuses pour la santé – ne sont pas captées par les filtres les plus puissants. En tant qu'acteur de terrain, je me veux très volontariste : je ne négocierai pas sur l'essentiel, à savoir la santé des parisiens. Pour autant, je souhaite faciliter ces transitions.
    Je vais pour cela aussi engager la discussion avec les constructeurs automobiles. Parce que là encore, il ne s'agit pas d'être dans des logiques d'affrontement. Il faut que chacun comprenne que l'avenir de nos villes passe par des changements radicaux. A la Ville, nous avons par exemple encore recensé 300 poids-lourds particuliers, comme des bennes ou des véhicules de nettoyage qui roulent encore au diesel et qui n’ont pas sur le marché d’équivalent non polluant. Avant la fin de l’année, je souhaite que plus aucune fourgonnette au diesel ne soit présente dans le parc de la ville. Il faut susciter une offre de la part des constructeurs. Le 26 mars, je vais réunir les maires des villes françaises et européennes pour travailler sur les groupements de commandes. Cela permettra de créer un effet de levier pour faire émerger une offre compétitive de véhicules propres. Cette demande sera génératrice d’activité et d’emplois.
    Comment entendez-vous inciter les citoyens à évoluer vers des mobilités plus propres ?
    Les comportements changent déjà fortement. En 2001, plus 60 % de Parisiens avaient un véhicule personnel, aujourd’hui, leur nombre est tombé à 40 %. Mais il faut encore accélérer ces évolutions. Nous voulons pour cela, sans attendre, développer une batterie de mesures alternatives pour accompagner les usagers vers des mobilités moins polluantes. Nous prévoyons ainsi des aides financières à l’achat d’un véhicule moins polluant (vélo ou voiture), mais aussi des abonnements à Autolib' et le remboursement du forfait Navigo. Un accompagnement financier sera proposé aux copropriétés pour installer des bornes de recharge pour véhicules électriques, ou s’équiper d’abris vélos sécurisés.
    Nous allons par ailleurs développer le réseau des bornes de recharge électrique avec des tarifs attractifs, accroître les possibilités d'autopartage avec Autolib' mais aussi d’autres sociétés travaillant sur des trajets plus longs. Et nous assurons la gratuité du stationnement à toute personne entrant et circulant dans Paris avec un véhicule propre, électrique ou rechargeable, avec la possibilité de le recharger gracieusement la nuit.
    Toutes ces mesures incitatives, qui représenteront plus de 5 millions d’euros en année pleine, s’appliquent tout de suite. Cela permettra aux personnes d’anticiper l’interdiction des véhicules polluants qui va progressivement être mise en place. Un centre des mobilités va être créé qui informera sur l’ensemble de ces aides et répondra à toutes les questions que peuvent se poser les Parisiens.
    Vous comptez mettre en place des « voies à ultra basse émission » sur quelques axes particulièrement pollués, et transformer l’hypercentre de Paris notamment « en zone à trafic limité » réservée aux seuls piétons, vélos, transports en commun et riverains. C’est une guerre contre les automobilistes ?
    On a dépassé ce genre de polémique. La question n'est plus de savoir pourquoi il faut agir, mais comment et à quel rythme. Le rythme, c'est dans l'urgence, du moins à l'échelle du mandat avec des étapes bien sûr. Le « comment », c’est en offrant une large palette d’alternatives et en accompagnant la transition par des aides. Nous avons augmenté les tarifs pour le stationnement rotatif et résidentiel, c'est vrai, mais en même temps nous proposons la gratuité de stationnement à toute personne qui circule à Paris avec un véhicule propre. Il ne s’agit pas d’empêcher de circuler mais de permettre de circuler sans polluer. La conférence sur le climat aura lieu à Paris en décembre 2015, nous ne pouvons être en dessous de l'ambition qui sera portée par la France.
    Toutes ces décisions ne sont-elles pas prématurées alors que la « métropole du Grand Paris » sera créée le 1er janvier 2016 et que la pollution ne s’arrête pas aux portes de Paris ?
    Nous nous inscrivons pleinement dans une dimension métropolitaine. Si nous n’avons pas souhaité inclure le périphérique dans le périmètre concerné par les premières mesures d’interdiction de circulation, c’est parce que nous sommes bien conscients qu’il est un axe structurant pour les déplacements des Franciliens. De même, les aides financières à l’achat d’un véhicule propre, que nous proposons aux artisans et commerçants, s’adressent aux professionnels parisiens mais aussi aux professionnels de la petite couronne.
    Le 9 janvier, nous avons réuni les maires de la métropole pour travailler avec eux. Car dès que la loi sur la transition énergétique sera promulguée, nous souhaitons que le dispositif mis en place s’applique à l’échelle du Grand Paris, avec toutes les collectivités qui le souhaitent. Des groupes de travail ont été mis en place pour réfléchir à cette mise en œuvre. Tout le monde a conscience que l’on doit travailler ensemble. En même temps, Paris ne peut pas attendre que tout le monde bouge pour avancer. La ville doit jouer un rôle d'éclaireur, de pionnier.
    • Laetitia Van Eeckhout
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Mer 28 Jan - 18:22

    Les sénateurs demandent un rapport sur les sources des émissions de polluants des véhicules
    http://www.ccfa.fr/Les-senateurs-demandent-un-rapport-144222
    Publié le 27/01/2015
    Le Sénat a adopté en commission un amendement au projet de loi sur la transition énergétique demandant au gouvernement la rédaction d’un rapport sur les émissions de particules fines des transports routiers. Le Sénat demande que ce rapport dresse un état des lieux précis des particules émises à l’échappement des véhicules et celles dues à l’abrasion des systèmes de freinage, à l’usure des pneumatiques ou de la route. Ce bilan devra encore indiquer le niveau de particules secondaires ultrafines formées à partir des gaz précurseurs émis à l’échappement des véhicules.
    Si le Sénat adopte cette proposition en séance publique, le gouvernement aura un an pour la rédiger. Ces derniers mois, désigné comme coupable des pics de pollution, le diesel était systématiquement dans le viseur des parlementaires et du gouvernement. Un tel rapport permettrait de faire apparaître le rôle des autres organes du véhicule dans les émissions. D’après les données de différents instituts de recherche, l’abrasion des plaquettes de frein, des routes et des pneumatiques est à elle seule responsable de 35 % des émissions de particules du trafic routier. (AUTOACTU.COM 27/1/15)
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    Re: pollution de l'air

    Message par bye le Mar 24 Mar - 18:42

    Pollution atmosphérique : l’urgence

    http://www.lesechos.fr/politique-societe/dossiers/0203377439395-pollution-lurgence-1043714.php



    Les Echos | Le 23/03 à 11:00, mis à jour à 11:11



    La France connaît depuis plusieurs jours un épisode de pollution majeur, un an après un autre pic qui avait conduit à décider de la circulation alternée en région parisienne. Cette mesure est à nouveau en vigueur ce 23 mars. En attendant des solutions plus pérennes, promises par le gouvernement.

    Des mesures d'urgence, en attendant mieux...

    Le pic de pollution qui a frappé la France début et mi-mars 2014, avec plus de 30 départements placés en alerte maximale, a souligné à nouveau l'urgence de lutter activement contre la pollution atmosphérique. Le 15 mars, le Premier ministre de l’époque, Jean-Marc Ayrault, avait décidé de déclencher la circulation alternée en région parisienne le 17 mars. Une initiative prise à reculons, étant données les « difficultés » qu’elle risquait « d’entraîner dans la vie quotidienne des Franciliens ». Cette mesure n’a connu qu’un précédent, le 1er octobre 1997. Elle avait permis, selon Airparif, « de réduire de 15% les émissions liées au trafic routier en particules PM10 [d’un diamètre inférieur à 10 microns, NDLR] et de 20% les émissions d’oxyde d’azote ».



    Au-delà de cette action d’urgence, le gouvernement avait promis un plan de protection pour les zones les plus touchées. De premières mesures – ­timides – concernant les véhicules diesel ont été annoncées à l’automne 2014 puis début 2015 (lire ci-dessous). En mars 2015, la France a de nouveau connu un épisode de pollution majeur. Paris aurait même été, selon Plume Labs, durant la journée du 18, la ville la plus polluée du monde. Après plusieurs jours de tergiversations, l’expérience de circulation alternée a été réitérée. La mairie de Paris en avait fait la demande, sans succès, pour le 20 puis pour le 21 mars. La mesure n’a été mise en place que le 23, à Paris et en proche banlieue.



    Pollution : la circulation alternée à Paris sème la pagaille dans la majorité (21/03/2015)



    Paris a été la ville la plus polluée au monde mercredi (19/03/2015)



    Pollution : Paris ne demandera pas la circulation alternée pour jeudi (18/03/2015)





    Le danger des particules fines



    L’utilisation d’un masque ne permet pas de se protéger des particules fines en suspension dans l’air. - AFP

    Les particules fines en suspension dans l’air –poussières émises par les véhicules diesel non équipés de filtres, par les activités industrielles ou encore par le chauffage domestique au fioul et au bois ou certaines pratiques agricoles– tirent leur dangerosité de leur extrême petitesse. Leur taille leur permet de s’infiltrer profondément dans les voies respiratoires, créant des inflammations. L’utilisation d’un masque ne permet pas de s’en protéger, pas plus que de rester calfeutré chez soi. Certains épisodes de beau temps peuvent entraîner leur accumulation dans l’air, comme ce fut le cas début et mi-mars 2014 : les vents faibles n’ont pas suffi à disperser les nuages de particules, tandis qu’une « couche d’inversion » –c’est à dire une couche d’air dont la température croît avec l’altitude– a contribué à nous étouffer. Quant au pic de pollution qui a frappé Paris en décembre 2013, il aurait eu le même effet que du tabagisme passif, selon une étude récente (les auteurs le comparaient même au fait d'être enfermé avec huit fumeurs dans une pièce de 20 mètres carrés). Mais au-delà des pics de pollution, la pollution chronique est tout aussi néfaste, entraînant aggravation de l’asthme, atteintes au système immunitaire, maladies vasculaires et enfin cancers. Selon une étude de l’Institut de veille sanitaire publiée en janvier 2015, les particules fines sont aussi un facteur aggravant de mortalité à court terme dans les grandes villes. A noter que la pollution de l’air ne se résume pas aux particules fines. Le doxyde de souffre, les oxydes d’azote ou le monoxyde de carbones sont d’autres polluants particulièrement nocifs.



    L'éclairage des EchosTV (14/03/2014)


    En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/politique-societe/dossiers/0203377439395-pollution-lurgence-1043714.php?fxBQLCiOWFAeLw1w.99





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