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    le hangar illégal de la ferme-usine des Mille vaches doit être détruit

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    le hangar illégal de la ferme-usine des Mille vaches doit être détruit

    Message par bye le Dim 26 Jan - 19:25

    Victoire paysanne : le hangar illégal de la ferme-usine des Mille vaches doit être détruit
    Confédération paysanne // FR3 // La France Agricole

    vendredi 24 janvier 2014


    > Le hangar illégal construit par M. Ramery sur le site du projet de "ferme-usine des Mille vaches" à Ducrat, dans la Somme, doit être détruit. Décision annoncée jeudi 23 par le cabinet de la ministre du Logement, Cécile Duflot, à la Confédération paysanne. Le dossier juridique n’est cependant pas clos.


    --------------------------------------------------------------------------------

    > Communiqué de la Confédération paysanne

    > C’est une victoire de la Conf’ et de ses partenaires. Après des mois d’actions fortes, de manifestations, des gardes à vue, de nombreuses prises de position, la mobilisation a payé ! La ferme-usine des 1000 vaches ne verra pas le jour !

    > Jeudi dernier, une centaine de paysans de la Conf’ bloquaient une nouvelle fois le chantier des 1000 vaches. Dès le lendemain, le préfet de la Somme demandait l’arrêt des travaux et la destruction des bâtiments illégaux ! Une décision confirmée ce matin par la ministre de l’Aménagement du territoire, Cécile Duflot, qui recevait la Conf’ et Novissen.

    >
    - Le hangar illégal -

    > Depuis septembre, nous avons pris la responsabilité de tout mettre en œuvre pour stopper ce chantier. Face au sentiment d’impunité de son promoteur, Michel Ramery, nous n’avons rien lâché ! Et nous sommes fiers aujourd’hui d’avoir eu raison !

    > Nous avons mis à terre un symbole. La ferme-usine des 1000 vaches ne verra pas le jour ! Mais ce n’est pas pour autant que nous cesserons d’être vigilants. Nous savons de quels appuis dispose Michel Ramery pour inverser la vapeur… Mais surtout, c’est l’industrialisation de l’agriculture qui doit être stoppée. Le gouvernement a choisi d’user des moyens légaux pour arrêter le chantier. Il doit désormais utiliser les moyens législatifs à sa disposition pour empêcher que d’autres 1000 vaches ne sortent de terre. La Loi d’avenir agricole, en cours d’examen, doit acter la fin de l’industrialisation de l’agriculture.

    > Mardi, nous avons obtenu que le pouvoir de l’industrie semencière sur les paysans soit contenu. Aujourd’hui nous avons mis fin au projet de ferme-usine des 1000 vaches. La recherche du profit absolu aux dépends des paysans ne doit pas régir leur avenir. Ces victoires ne sont qu’au début, nous ne lâcherons rien, pour l’avenir des paysans, pour leur place essentielle dans la société !


    --------------------------------------------------------------------------------

    > Article de FR 3 Picardie

    > Alors que des représentants de Novissen, l’association d’opposants au projet de la ferme des 1000 vaches à Drucat (80), et de la Confédération paysanne étaient reçus par Cécile Duflot, le préfet de la Somme a saisi le procureur de la République pour des anomalies dans la réalisation des travaux.

    > Des irrégularités par rapport au permis de construire ont été révélées par les services de l’Etat sur le chantier de la ferme des 1000 vaches à Drucat dans la Somme.

    > Le préfet a donc demandé à Michel Ramery, l’initiateur du projet, de se mettre au plus vite en conformité avec le permis de construire qui lu avait été accordé. Il a par ailleurs notifié au procureur de la république les infractions relevées.

    > Charge à ce dernier de saisir un juge qui est le seul habilité à décider de la destruction des bâtiments incriminés.


    --------------------------------------------------------------------------------

    > Article de La France Agricole

    > « Une victoire énorme ! » Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, n’a pas caché son enthousiasme en sortant du ministère de l’Egalité des territoires et du Logement, jeudi.

    > C’est pour parler de la « ferme des 1.000 vaches » qu’il a été reçu durant plus d’une heure par le cabinet de Cécile Duflot, qui a elle-même assisté à une grande partie de cet entretien, accompagné de Michel Kfoury, président de l’association Novissen (1) et de maître Grégoire Frison, leur avocat. Cette rencontre intervenait quelques jours après l’occupation du chantier pendant quelques heures par la Confédération paysanne et l’association Novissen.

    > « Nous avons appris que le préfet avait donné l’ordre à Michel Ramery de démolir son bâtiment, s’est félicité Laurent Pinatel. La Confédération paysanne et Novissen avaient raison : ce bâtiment est illégal et doit être démonté. Le permis n’aurait jamais dû être accordé. M. Ramery a bénéficié de soutiens mais il va devoir maintenant appliquer la loi. » C’est d’ailleurs strictement sur le respect de la loi que s’est prononcée Cécile Duflot ; sa décision « n’est pas un acte militant », a reconnu Laurent Pinatel.

    > Sur le fond, donc, il n’y a pas d’interdiction de la ferme des 1.000 vaches et rien n’empêchera M. Ramery de reconstruire son bâtiment en redéposant une demande de permis, qui sera de nouveau examinée par les services de l’Etat. Si ce n’est qu’un bâtiment représentant 6 millions d’euros d’investissement ne se construit et déconstruit pas à la légère. Et que « certaines règles sont en train de changer dans la loi d’avenir agricole au sujet des montages sociétaires et des prises de participation, qui ont permis à M. Ramery d’acquérir toutes ces terres », espère le porte-parole de la Confédération paysanne, qui souligne toutefois qu’il « va falloir encore travailler dessus ».

    > Contacté par nos confrères de L’Eleveur laitier, Michel Welter, responsable du projet de ferme des « 1.000 vaches », conteste l’annonce faite par la Confédération paysanne et aussitôt reprise par les médias. Il y a bien un problème en cours avec le permis de construire mais, selon lui, il ne concerne que deux bâtiments, et pas le bâtiment principal qui logera les vaches. Un permis de construire modificatif a d’ailleurs bien été déposé en ce sens il y a déjà plusieurs semaines.

    > Pour la Confédération paysanne, le combat ne s’arrête pas là. Le syndicat a également décroché un rendez-vous exclusivement consacré au dossier « des 1.000 vaches » avec le ministre de l’Ecologie, en charge de la délivrance de l’autorisation d’exploiter. Et il continuera à interpeller Stéphane Le Foll sur ce sujet afin qu’il organise le « grand débat parlementaire et citoyen » dont on a besoin pour définir de quelle agriculture on veut. « Le ministre de l’Agriculture n’a pas la main sur ce dossier précis, mais c’est à lui de fixer le cadre politique global », a conclu Laurent Pinatel.

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    Re: le hangar illégal de la ferme-usine des Mille vaches doit être détruit

    Message par bye le Lun 15 Sep - 13:38

    Michel Ramery, l'entrepreneur en BTP derrière la ferme aux mille vaches
    http://www.liberation.fr/economie/2013/11/16/michel-ramery-l-entrepreneur-en-btp-derriere-la-ferme-des-mille-vaches_947268

    Sylvain MOUILLARD 16 novembre 2013 à 13:42

    Manifestation de la Confédération paysanne contre le projet de ferme des 1 000 vaches au siège du groupe Ramery, le 12 septembre 2013. (Photo Philippe Huguen. AFP)
    PORTRAIT
    Ce patron nordiste, 369e fortune de France, porte le projet de ferme des mille vaches dans la Somme. Son profil inquiète les opposants.
    Un symbole des dérives de «l’agrobusiness». C’est le principal argument des opposants au projet de ferme de 1 000 vaches qui doit ouvrir l’an prochain dans la Somme. Mais un autre facteur cristallise les mécontentements : la personne de Michel Ramery, l’homme qui finance cette étable géante et son méthaniseur. «Il n’a pas une démarche agricole. Et son image controversée n’arrange rien», souligne Barbara Pompili, députée (EE-LV) de la Somme.
    Cette image controversée, c’est d’abord celle d’un «financier», qualificatif qui revient très régulièrement chez les antis. Avec une fortune estimée à 120 millions d’euros, selon le magazine Challenges, Ramery est la 369e personnalité la plus riche de France. L’homme, âgé de 64 ans, règne sur le BTP dans le nord de la France, et taille des croupières aux géants du secteur. Depuis 2007, il a remporté 772 marchés publics en Picardie, Haute-Normandie et Nord-Pas-de-Calais, contre… 214 pour Vinci et 74 pour Bouygues.
    L’irruption soudaine d’un acteur si important dans le monde agricole dénote. «On n’a rien contre le projet en tant que tel, mais ce modèle d’investisseur extérieur n’est pas celui qu’on défend, explique Olivier Thibaut, secrétaire général des producteurs de lait de la Somme. On préférerait des regroupements de jeunes agriculteurs, indépendants. Car on sait très bien que les futurs salariés de M. Ramery n’auront pas leur mot à dire.»
    3 550 salariés et 541 millions d’euros de chiffre d’affaires
    Philippe Beauchamps, président du directoire du groupe Ramery, s’insurge contre le «portrait» fait de son patron, une connaissance de trente ans. «On dit que c’est un financier, mais il vient du monde agricole. Il a travaillé dès ses 14 ans chez ses parents, qui étaient agriculteurs à Erquinghem-Lys (Nord). Il dort encore aujourd’hui dans la chambre où il a grandi enfant.» A l’en croire, Michel Ramery n’hésite pas à mouiller la chemise. «L’été, c’est lui qui fait la moisson. Il se couche à cinq heures du matin et se lève à huit heures pour reprendre.»
    Cette belle histoire commence en 1972. Michel Ramery, 23 ans, lance son entreprise de travaux agricoles. Peu à peu, le groupe s’étend - jusqu’en Algérie - et se diversifie. Travaux publics, bâtiment, environnement, gestion des déchets : l’an passé, Ramery employait 3550 personnes et affichait un chiffre d’affaires de 541 millions d’euros. La succession est en bonne voie : le fils Matthieu est président de Ramery Environnement et de Ramery Travaux Publics.
    Mais ces nombreuses activités ne comblent pas entièrement Michel Ramery. «Il avait ce projet de ferme laitière en tête depuis quatre ou cinq ans», explique Philippe Beauchamps. En 2009, Ramery se lance et s’associe à des producteurs de lait locaux au sein d’une société civile laitière, «Lait pis carde». Une structure qui lui permet de constituer le futur cheptel. Par ailleurs, l’entrepreneur nordiste est également gérant de la société civile d’exploitation agricole «Côte de la justice», qui exploitera la ferme des 1 000 vaches.
    «On veut rester en dehors de tout ça»
    Michel Ramery donne de sa personne pour porter le projet. Henri Gauret, maire de Drucat, la commune voisine, se souvient de leur première rencontre, fin 2010. «Je n’avais pas d’idée préconçue sur ce projet d’étable géante. M. Ramery a affrété un avion privé pour une quarantaine de personnes et nous a emmenés en Allemagne pour visiter des fermes de ce type, à côté d’Hambourg et de Brême. J’y suis allé, mais j’ai insisté pour payer ma place, et j’ai bien fait.»
    Dans la Somme, les méthodes de l’entrepreneur font débat. Toutes sortes de bruits circulent. Certains évoquent sa propriété à 500 mètres de la future étable, un ancien corps de ferme qu’il aurait transformé en «forteresse», avec «grillages» et «barbelés». D’autres insistent sur sa proximité supposée avec les élus et notables du coin. Les agriculteurs, eux, s’expriment à mots couverts. «Beaucoup n’osent pas trop dire qu’ils sont contre le projet», dit Henri Gauret. Un exploitant laitier confirme : «On veut rester en dehors de tout ça.» La raison : l’influence supposée de Ramery auprès du Crédit agricole, la banque clé du secteur.
    Il y a aussi la question sensible du foncier, dont Ramery a besoin pour l’épandage du lisier issu de la méthanisation. «Il rachète les terres deux à trois fois leur prix, juge Claude Dubois, membre de l’association Novissen opposée au projet. Ça handicape les jeunes agriculteurs.» Beaucoup redoutent qu’avec sa puissance financière, Ramery n’ait aucun mal à faire aboutir les transactions.
    Conflit d’intérêts et lobbying
    Un autre point est souvent cité par les opposants : le conflit d’intérêts qui toucherait Eric Mouton, le maire de Buigny-Saint-Maclou, la commune qui accueillera la ferme. L’homme, architecte, en a aussi dessiné les plans. Montant du contrat : 40 000 euros. «Tout travail mérite salaire», se défend Mouton, qui conteste tout conflit d’intérêts. Même si, reconnaît-il, c’est bien Ramery qui a payé son déplacement en Allemagne pour y visiter des étables géantes.
    Ce lobbying intensif n’est pas le dernier reproche formulé à l’égard de Michel Ramery. Le 12 septembre, Michel Kfoury, le président de Novissen, a déposé une plainte pour menaces à la gendarmerie d’Abbeville. En cause : une altercation sur le site de la future exploitation avec Michel Ramery, qui lui aurait lâché : «Tu nous emmerdes ! Je sais où tu habites, je vais tout défoncer.»
    Contacté à plusieurs reprises par Libération, le groupe Ramery n’a pas donné suite, se contentant de ces seules explications du service communication : «On a pris le parti de ne plus communiquer. On avait beaucoup investi là-dedans et les retours ont été très mauvais, ça a empiré les choses. On ne souhaite pas mettre d’huile sur le feu sur un sujet très polémique.»
    De multiples procédures judiciaires
    Franck Berton, l’avocat de Ramery, confirme cette situation tendue. Il signale que son client a déposé plusieurs plaintes après avoir subi «injures, menaces et dégradations». Depuis quelques années, l'avocat lillois défend le groupe, dont le nom apparaît dans plusieurs procédures judiciaires en cours. Philippe Beauchamps, son président du directoire, a ainsi été mis en examen en janvier 2012 pour recel d’abus de biens sociaux et corruption privée dans l’affaire Gervais Martel. Le groupe Ramery avait versé deux millions d’euros à l’ancien président du Racing Club de Lens. Rien d’illégal, selon l'entreprise, qui parlait d’une opération réalisée «conformément à la législation». Ce n’était pas l’avis des enquêteurs, qui suspectaient une contrepartie occulte à l’attribution au groupe Ramery de la rénovation du stade Bollaert. Me Berton, lui, «conteste évidemment» cette information judiciaire.
    Par ailleurs, Libération a appris de source judiciaire que le nom du groupe Ramery apparaissait dans deux des trois informations judiciaires ouvertes pour corruption et abus de biens sociaux au sein de la fédération socialiste du Pas-de-Calais. Ce dossier, conséquence de l’affaire Dalongeville, fait l’objet d’investigations confiées à la brigade financière de Paris. Pour le moment, personne n’a encore été mis en examen. 
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    Re: le hangar illégal de la ferme-usine des Mille vaches doit être détruit

    Message par bye le Lun 15 Sep - 13:38

    Drucat (80) : la ferme des 1000 vaches en quelques chiffres
    http://france3-regions.francetvinfo.fr/picardie/2014/09/13/drucat-80-la-ferme-des-mille-vaches-en-quelques-chiffres-550040.html
    Retour sur les chiffres marquants et les dates du projet de ferme géante à Drucat (80).
    PGC
    Publié le 13/09/2014 | 10:58, mis à jour le 14/09/2014 | 12:31

    © Photo Benoît Henrion/ France 3 Picardie
    Le projet :
    À l'origine, construire une exploitation laitière comptant 1000 vaches et une unité de méthanisation de 1,5 Mégawatts au Nord d’Abbeville (80). Pour le moment, l'autorisation délivrée fixe à 500 le nombre de bêtes dans l'étable. 7 millions d'euros investis en 2014, 15 salariés nécessaires au fonctionnement.
    Les hommes du projet :
    Michel Ramery, entrepreneur. Il est financeur par le biais de la "Société civile d'exploitation agricole Côte de la justice" qui regroupe 9 exploitants agricoles (6 participent au projet, pour le moment). Ramery est un groupe de BTP qui s’est diversifié dans l’environnement, les réseaux et l’immobilier. Il compte 3715 collaborateurs en 2014. Sa fortune, estimée à 120 millions d'euros, en fait le 349ème personnalité la plus riche de France.
    Son portrait dans Libération du 16 novembre 2013 : « Michel Ramery, l'entrepreneur en BTP derrière la ferme aux mille vaches »

    Michel Welter, directeur de la ferme. Il est également responsable de l’exploitation de la ferme Lait pis carde à Airaines (80).
    Les opposants principaux :
    L’association Novissen, présidée par un médecin, Michel Kfoury. Créée en 2011, elle regrouperait 2335 adhérents en 2014, selon l'Express.

    La Confédération paysanne. Le syndicat agricole a mené plusieurs opération coup de poing dans la Somme, certains membres sont dans le viseur de la justice, dont son porte-parole Laurent Pinatel. Leur procès est programmé pour le 28 octobre.

    Les élu(e)s EELV de la région Picardie.
    Chronologie « administrative » du projet :
    Avril 2011 : les porteurs du projet organisent un voyage en Allemagne pour faire découvrir à une délégation (dont Nicolas Dumont, préfet et sous préfet, maires des communes concernées..) une exploitation laitière de ce type : 1000 vaches et pôle de méthanisation

    22 Août 2011 : lancement de l’enquête publique sur les 26 communes concernées et en particulier Buigny St Maclou et Drucat.
    Premières craintes exprimées lors d’une réunion publique le 27 septembre 2011 à Drucat : la surface insuffisante du plan d’épandage, l’augmentation du trafic routier, l’unité de méthanisation.

    3 octobre 2011 : réunion au ministère de l’Ecologie : le projet serait limité à 500 vaches. D’après Michel Welter, le point d’équilibre est à 850 bêtes.

    18 octobre 2011 : le conseil municipal de Drucat vote massivement contre le projet.

    2 novembre 2011 : l’enquête d’utilité publique, achevée le 7 octobre, révèle une forte opposition des habitants, mais le commissaire enquêteur rend un avis favorable.

    4 novembre : le conseil municipal de Buigny-Saint-Maclou (80) vote pour le projet (à une voix de majorité).

    Avril 2012 : le Conseil départemental de l’Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques de la Somme donne un avis favorable au projet.

    1er février 2013 :  le préfet de région signe un arrêté autorisant un projet limité à 500 vaches. Limitation motivée par les capacités d’épandage trop faibles. Parallèlement, une instance locale d’information et de suivi est créée.

    14 mars 2013 : le permis de construire est accordé, les panneaux sont plantés sur le futur site.

    28 novembre 2013 : la "Société civile d'exploitation agricole Côte de la justice" dépose une demande de permis de construire modificatif pour des raisons de construction et de circulation.
    Le permis de construire de la ferme des 1000 vaches a été déposé
    Avec Philippe Sallé (association Novissen) et Henri Gauret (Maire de Drucat)/Reportage de Sabine Godard et Bernard Godard


    Décembre 2013 : un membre de Novissen, survolant le site régulièrement, observe des constructions qui ne sont pas présentes sur les plans. Novissen dépose plainte pour construction illégale. Le procureur classe la plainte sans suite car le mis en cause a régularisé la situation.

    23 janvier 2014 : rencontre entre les opposants et Cécile Duflot. Un bâtiment (de stockage de paille) ne respecte effectivement pas le permis de construire, il devra être démonté. Michel Welter reconnaît son erreur.

    12 mars 2014 : le tribunal administratif rejette la demande en référé de suspension du permis de construire.
    « Ferme des 1000 vaches » : le permis de construire débattu au tribunal administratif
    Récit et montage : Sabine Godard et Jérôme Houbron


    17 juin 2014 : visite de presse sur le chantier presque achevé. A l’occasion de cette visite, on apprend que la surface d’épandage nécessaire pour 1000 vaches est atteinte.

    20 juin 2014 : le conseil d’Etat rejette le recours de Novissen relatif à l’ordonnance du tribunal administratif d’Amiens du 12 mars 2014.

    13 septembre 2014 : les premières vaches arrivent sur le site, première traite pour environ 150 bêtes.
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    Re: le hangar illégal de la ferme-usine des Mille vaches doit être détruit

    Message par bye le Lun 15 Sep - 13:39

    Le Dossier de la ferme-usine des Mille Vaches
    http://www.reporterre.net/spip.php?article5221
    Reporterre
    samedi 13 septembre 2014


     Ramery tente le coup de force, plus de 50 bovins sont arrivés dans la nuit, 13 septembre 2014.
     Joyeuse mobilisation populaire à Amiens pour le premier procès des Mille vaches, Vladimir Slonska-Malvaud (Reporterre), 2 juillet 2014.
     Fête anti Mille vaches à Drucat le Plessiel, 29 juin, Novissen, 28 juin 2014.
     Mille vaches : Notre art de vivre ne se monnaie pas !, Thierry Bonnamour, 26 juin 2014.
     Les acheteurs honteux du lait de la ferme-usine des Mille vaches, Barnabé Binctin (Reporterre), 14 juin 2014.
     Activiste contre la ferme-usine des Mille vaches, incarcérée 48 heures, Dominique Henry, 12 juin 2014.
     Mikel Hiribarren, pourquoi vous opposez-vous à la ferme-usine des Mille vaches ?, 2 juin 2014.
     La violente répression contre la Confédération paysanne tranche avec la mansuétude à l’égard des actes de la FNSEA, 31 mai 2014.

     L’affaire du démontage de la salle de traite : le récit précis des événements :
    . 30 mai : Les paysans et Laurent Pinatel enfin libérés.
    . 29 mai soirée : Laurent Pinatel et quatre paysans toujours en garde-à-vue.
    . 29 mai : le reportage sur place : le récit de la journée « démontage » où l’affaire a basculé.

     Mille vaches : les infractions de l’entreprise Ramery ne sont toujours pas poursuivies, Novissen, 30 mai 2014.
     Monsieur Hollande, ça suffit, maintenant. Il faut arrêter la ferme-usine des Mille vaches, Confédération paysanne, 28 mai 2014.
     Au sortir de sa garde à vue, Laurent Pinatel dénonce les connivences entre le promoteur de la Ferme-usine des Mille vaches et François Hollande, 19 avril 2014.
     Mille Vaches : la justice cogne, le gouvernement soutient l’agro-industrie, 13 mars 2014.

     Nous avons publié en janvier 2014 une enquête approfondie sur le projet de Ferme des Mille Vaches dans la Somme, dont voici les premiers volets :
    . 1 - Le projet des Mille Vaches veut transformer l’agriculture en industrie
    . 2 - Les dix embrouilles de la ferme des Mille vaches
    . 3 - Derrière l’usine agricole, les étranges amitiés du PS
    . 4 - Un modèle agro-industriel désastreux
    . 5 - De la ferme des Mille vaches à l’affairisme du PS
    . 6 - Ferme usine : et si l’on pensait aux vaches ?.

    Lire aussi :
     Les paysans opposés à la ferme-usine des Mille Vaches ont gagné un rendez-vous avec les ministres, 16 janvier 2014.
     Contre le projet de Ferme des mille vaches, une vidéo détonnante de La vache en colère, décembre 2013.
     Novissen et Confédération paysanne, libérés après sept heures de garde à vue, 21 novembre 2013.
     Pourquoi s’opposer à la Ferme des mille vaches ?, 16 septembre 2013.
     Paroles de paysans contre l’usine à vaches en Picardie, 13 septembre 2013.
     La Confédération paysanne a pris d’assaut un grand projet agricole inutile, 12 septembre 2013.
     Un village picard résiste à l’usine à vaches, 2 mars 2013.
     Une ferme géante provoque la polémique dans la Somme,16 février 201
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    Re: le hangar illégal de la ferme-usine des Mille vaches doit être détruit

    Message par bye le Lun 15 Sep - 13:40

    "Ferme des 1000 vaches": démarrage de l'exploitation après l'arrivée des premiers bovins
    http://www.huffingtonpost.fr/2014/09/13/ferme-des-1000-vaches-demarrage-exploitation-arrivee-premiers-bovins_n_5814716.html
    Le HuffPost/AFP
    Publication: 13/09/2014 10h29 CEST Mis à jour: 13/09/2014 20h40 CEST
    ANIMAUX - Les 150 premières vaches laitières du projet controversé de la ferme dite des 1000 vaches à Drucat, près d'Abbeville dans la Somme, sont arrivées dans la nuit et la première traite a déjà eu lieu samedi 13 septembre dans la matinée, marquant le démarrage de l'exploitation, a annoncé à l'AFP la direction, au grand dam des opposants.
    "Ce matin, la ferme dite des 1000 vaches (...) a accueilli une première partie de son troupeau. 150 des 500 vaches ont ainsi rejoint l'étable dans un climat serein, après un transfert organisé durant la nuit afin de garantir la sécurité des hommes et le confort des animaux", déclare-t-elle dans un communiqué, confirmant l'arrivée des bovins qu'avait dénoncée un peu plus tôt l'association locale des opposants au projet, Novissen.
    "Un de nos adhérents faisant une ronde a vu arriver au moins deux camions vers 4h30 du matin. Alertés nous sommes allés aux abords de la ferme et avons constaté la présence de dizaines de vaches installées dans leurs boxes. Il y en a au moins une centaine, estimons-nous", avait indiqué un des membres de Novissen accourus sur place.
    "L'installation des vaches, comme la première traite qui a eu lieu à 7h, se sont déroulées dans le respect du bien-être animal, l'un des principes fondateurs de ce projet", a déclaré le directeur de l'exploitation, Michel Welter.
    "Passage en force"
    "La gendarmerie était présente, une de ses patrouilles ayant notamment questionné certains de nos membres sur place", a précisé le président de Novissen, Michel Kfoury, également arrivé sur les lieux. De son côté, un responsable de la ferme a indiqué que la gendarmerie était effectivement sur les lieux pour "surveiller l'opération".
    Kfoury s'est indigné de ce qu'il a qualifié de "passage en force", alors que Novissen avait déposé un référé en suspension d'exploitation devant le tribunal administratif d'Amiens. Des questions relatives à l'accès routier à la ferme et des clôtures l'entourant sont en outre toujours en discussion entre les promoteurs du projet et le conseil général de la Somme.
    "J'avais rencontré jeudi la nouvelle préfète de la Somme (Nicole Klein, ndlr) et rien de ce qui ressortait de notre conversation ne laissait présager un début d'exploitation imminent. Elle m'avait parlé d'une 'évolution' concernant la baisse de la puissance du méthaniseur" prévu dans ce projet pour traiter les digestats, a-t-il ajouté.
    Le projet sans précédent par sa taille en France, et auquel est farouchement opposée, outre Novissen, la Confédération paysanne, a été lancé il y a six ans par Michel Ramery, fils d'agriculteur picard ayant fait fortune après avoir fondé une entreprise de BTP dans le Nord.
    De son côté, Europe écologie-Les Verts a apporté samedi son soutien aux opposants à la ferme et dénoncé un "passage en force".
    La mobilisation continue
    Le permis d'exploitation n'autorise pour l'instant que 500 vaches laitières, plus quelques centaines de génisses. Les installations ont cependant été dimensionnées pour accueillir 1000 vaches en cas d'autorisation d'agrandissement, qui dépendra notamment du plan d'épandage des déchets de la ferme.
    La Confédération paysanne a dénoncé un acte "illégal", et prévenu que la "mobilisation" qui s'est "immédiatement organisée, allait grossir pendant les heures qui viennent".
    "Michel Ramery a profité de la nuit, contourné la veille des riverains de l'association Novissen, et obtenu la protection de la gendarmerie pour cette installation illégale!(...) L'Etat doit prendre ses responsabilités pour empêcher une traite illégale au lieu de protéger cet industriel qui s'octroie tous les droits!", déclare dans un communiqué l'organisation syndicale.
    Dans le communiqué publié par la direction de l'exploitation, les six agriculteurs associés dans la SCL Lait Pis Carde, entité porteuse du projet, "se réjouissent du démarrage de l'activité". "Notre volonté est de poursuivre notre activité laitière, en Picardie. Ce mode d'exploitation apporte une des réponses d'avenir à la filière française du lait, dont 37% des exploitations ont disparu entre 2000 et 2013", déclare Lucie Morgand, l'un de ces associés.
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    Re: le hangar illégal de la ferme-usine des Mille vaches doit être détruit

    Message par bye le Lun 15 Sep - 13:40

    Ferme des 1000 vaches: début de l'exploitation sur fond de contestations
    http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/ferme-des-1000-vaches-debut-de-l-exploitation-sur-fond-de-contestations_1575588.html
    Par L'Expansion.com avec AFP, publié le 13/09/2014 à 15:56
    Les 150 premières vaches laitières du projet controversé de ferme dite des 1 000 vaches à Drucat, près d'Abbeville dans la Somme, sont arrivées dans la nuit et la première traite a déjà eu lieu samedi matin, au grand dam des opposants. 

    Des manifestants devant la ferme des 1000 vaches dans la Somme, en juin 2014.
    AFP PHOTO/PHILIPPE HUGUEN
    "Ce matin, la ferme dite des 1 000 vaches (...) a accueilli une première partie de son troupeau. 150 des 500 vaches ont ainsi rejoint l'étable dans un climat serein, après un transfert organisé durant la nuit afin de garantir la sécurité des hommes et le confort des animaux", affirme la direction de l'exploitation dans un communiqué. 
    "L'installation des vaches, comme la première traite qui a eu lieu à 07H00, se sont déroulées dans le respect du bien-être animal, un des principes fondateurs de ce projet", a déclaré le directeur, Michel Welter. 
    Venu sur place avec d'autres adhérents, le président de Novissen, organisation hostile au projet, Michel Kfoury, a dénoncé un "passage en force", alors que Novissen avait déposé le 5 septembre un référé en suspension d'exploitation devant le tribunal administratif d'Amiens. "J'avais rencontré jeudi la nouvelle préfète de la Somme (NDLR: Nicole Klein) et rien de ce qui ressortait de notre conversation ne laissait présager un début d'exploitation imminent. Elle m'avait parlé d'une 'évolution' concernant la baisse de la puissance du méthaniseur" prévu dans ce projet pour traiter les digestats et produire de l'électricité. 
    Baisse de la puissance du méthaniseur
    La puissance du méthaniseur sera réduite à 0,6 megawatt contre le 1,338 megawatt prévu et il sera "à 100% agricole", puisqu'il utilisera des déchets des animaux et la couverture végétale produite autour de la ferme, a annoncé Michel Welter. Il a évoqué deux motifs pour justifier la réduction de puissance: "le contexte économique a changé et le méthaniseur n'aurait pas été rentable; d'autre part, nous souhaitons faire un geste à l'égard de nos voisins de manière à cohabiter en toute tranquillité à terme". Une information confirmée samedi par la sous-préfécture. Un porte-parole de Novissen s'est félicité de cette décision, due selon lui au combat mené par son association. 
    Cependant, d'autres points restent en suspens. Le trafic supplémentaire prévisible des véhicules sur la D928 située sur l'axe Rouen-Lille longeant la ferme impose notamment un aménagement routier , un "tourne à gauche". "Les discussions sont effectivement en cours avec les services départementaux de l'équipement, mais il y a moins d'urgence puisque le projet est pour l'instant limité à 500 vaches", a estimé M. Welter. 
    M. Kfoury avait également dénoncé l'absence de clôture définitive. "Il y a déjà des barbelés et les travaux de clôture définitive vont commencer lundi", a assuré M. Welter. 
    Quant au lancement de l'exploitation, "il s'imposait pour des raisons techniques", a-t-il affirmé. "Le maïs produit autour du site de la ferme était déjà ensilé et les autres sites de nos associés n'avaient presque plus de fourrage", a-t-il expliqué. 
    Mobilisation des opposants
    Le projet, sans précédent par sa taille en France et auquel est farouchement opposée, outre Novissen, la Confédération paysanne, a été lancé il y a six ans par Michel Ramery, fils d'agriculteur picard et industriel du BTP à la retraite, agissant aujourd'hui à titre d'exploitant agricole. 
    Le permis d'exploitation n'autorise pour l'instant que 500 vaches laitières, plus quelques centaines de génisses. Les installations ont cependant été dimensionnées pour accueillir 1.000 vaches en cas d'autorisation d'agrandissement, qui dépendra notamment du plan d'épandage des déchets de la ferme. 
    Lucie Morgand, qui fait partie des six agriculteurs associés dans la SCL Lait Pis Carde, entité porteuse du projet, s'est félicitée dans un communiqué du démarrage de l'exploitation, qui "apporte des réponses d'avenir à la filière française du lait, dont 37% des exploitations ont disparu entre 2000 et 2013". 
    La Confédération paysanne a cependant appelé l'Etat à "prendre ses responsabilités" contre un acte qu'elle juge "illégal" et prévenu que la "mobilisation" "allait grossir pendant les heures qui viennent". En début d'après-midi, une quarantaine d'adhérents de Novissen, dont le maire de Drucat, Laurent Parsis, qui portait son écharpe tricolore, étaient rassemblés dans le calme sur le chemin de la ferme, en en bloquant l'accès. 
    En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/ferme-des-1000-vaches-debut-de-l-exploitation-sur-fond-de-contestations_1575588.html#Z5VGCYmyiTqSAwiJ.99
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    Re: le hangar illégal de la ferme-usine des Mille vaches doit être détruit

    Message par bye le Jeu 6 Nov - 19:17

    La modernisation de l’agriculture a été un véritable enjeu qui a permis d’améliorer les conditions de travail des paysans. Cette modernisation mal contrôlée conduit aussi à l’industrialisation et à l’agrobusiness de l’agriculture.
    Les normes sanitaires qui sont imposées au monde agricole éloignent de plus en plus la production de matières premières de la transformation de ces matières. Les politiques agricoles, cherchent à agrandir les exploitations agricoles au détriment de la petite agriculture pourvoyeuse de savoir-faire, de main d’œuvre et d’aménagement du territoire.
    La « réalité » économique, à travers en particulier le dernier avatar qu’est la loi d’avenir agricole votée en septembre 2014 va supprimer les quotas laitiers, ce qui entraînera une explosion de la production qui passera par des industries fermières géantes.
    Dans la Somme, « la ferme des 1000 vaches » produira à terme 9 millions de litres de lait par an vendus à 250 euros la tonne. Un éleveur commence à s’en sortir à partir de 350 euros la tonne, et sans faire de folies. Ce lait sera racheté par la société Agrial qui fabrique et commercialise des yaourts et fromages frais à la marque de distributeurs sur le marché français.
    Pendant ce temps la société Senoble qui s’était dans un premier temps engagée à racheter ce lait, vient de céder sa participation à la société Agrial pour se concentrer au marché haut de gamme. Il y aura donc un marché des produits lactés à base de produits sains à un tarif assez élevé et pour le français avec moins de ressources il y aura un marché des produits lactés à bas coûts.
    L’impact social sera très important dans une perspective de développement de ce type d’industrie agricole. Aujourd’hui une ferme sur deux n’a pas plus de 50 vaches laitières sur son exploitation. Si le modèle des « 1000 vaches » devait se développer, le nombre d’exploitations laitières passerait de 60 000 à 2 500 en France à un horizon très rapide. Ce serait une catastrophe sociale, environnementale et économique.
    La santé animale ne sera bien sûr pas prise en compte puisque ces vaches seront parquées et n’auront pas le droit de voir les prés. Leur vie dans cette industrie de production laitière est établie sur 4 ans… temps accordé à une vache pour être rentable. Toutefois cette ferme ne produira pas que du lait, et même le lait ne sera qu’un sous-produit de cette unité industrielle, puisque le premier rapport se fera sur l’énergie produite. Le méthaniseur le plus puissant du secteur agricole sera en passe de produire 1,3 mégawatt et recyclera les résidus d’herbes, de céréales, de lisier et de fumier, qui une fois transformés en électricité sera rachetés par EDF.
    Les résidus d’azote satureront très rapidement les nappes phréatiques et nuiront à la qualité de vie des habitations environnantes. Il y a enfin de forts risques d’épizootie du fait de la concentration animale dans de tels lieux.
    Pour la commission Développement Écologique et Social de l’UFAL ce type de choix économique ne répond en rien à ce que l’avenir de notre alimentation et de notre environnement réclame. Nous sommes dans ce cas solidaires de la lutte que mène la confédération paysanne contre ce projet. Nous nous prononçons pour une agriculture paysanne, écologique et pourvoyeuse d’emplois.
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    Re: le hangar illégal de la ferme-usine des Mille vaches doit être détruit

    Message par bye le Jeu 19 Mar - 20:47

    Sofiprotéol / Avril
    La pieuvre agro-industrielle

    La Confédération paysanne a sorti la veille de l'inauguration du salon de l'agriculture la carte des fermes-usines recensées à ce jour. Cette carte, qui montre que les 1000 vaches sont loin d'être un cas isolé, a placé l'industrialisation de l'agriculture comme thème majeur du salon. Pas un politique, pas un responsable agricole n'a échappé à la question "l'alimentation de demain : dans des fermes ou dans des usines ?"

    Quelle n'a pas été notre surprise en travaillant cette carte, de découvrir que cette industrialisation de l'agriculture profitait à un acteur en particulier, et pas n'importe lequel... "Maître caché de l'industrialisation de l'agriculture" selon Reporterre, le groupe Sofiprotéol / Avril est devenu en quelques années un des pivots de l'agro-industrie française, contrôlant en partie tous les autres. En effet, qui retrouve-t-on à la tête de ce fleuron français de la destruction des campagnes ? Xavier Beulin en personne, le président de la puissante FNSEA. Comment peut-on être à la fois le président du principal syndicat agricole français et le tortionnaire des paysans ?

    Avec comme cœur de métier les agro-carburants, cette multinationale est devenue sous l'impulsion de Xavier Beulin un acteur majeur des semences, des biotechnologies, des huiles alimentaires (Lesieur, Puget), de l'alimentation animale, de la chimie verte, de la génétique animale, de la production d'énergie et des filières porcines et avicoles (œufs matines). Il contrôlerait même les médias agricoles... Non seulement en France, mais aussi en Roumanie, au Maghreb, en Afrique de l'ouest et un peu partout sur la planète. Et ce avec le soutien des pouvoir publics ! (Discours de François Hollande au 30 ans du groupe)

    Découvrez l'enquête exclusive de Reporterre sur Sofiprotéol / Avril.

    De la trentaine de projets recensés par la Confédération paysanne, Sofiprotéol / avril serait aux avant-postes de deux d'entre eux : les usines aux 23 000 porcelets du Trébrivan (Côtes d'Armor) et du Poiroux (Vendée). C'est contre eux qu'Attac a décidé de mener campagne, en ciblant le groupe dans sa campagne requins 2015. Attac demande le retrait de la multinationale de ces deux projets décriés.

    Première journée de mobilisation le 4 avril, avec des actions décentralisées dans toute la France d'appel à boycott des œufs matines (le WE de Pâques...) et surtout un grand rassemblement aux Sables d'Olonne, menacés par l'usine à porcelets du Poiroux (pétition des opposants).

    Après l'emblème des 1000 vaches, il est temps de s'attaquer à la racine de l'industrialisation de l'agriculture... Soyons nombreux le 4 avril !!

    Appel à mobilisation du 4 avril

    http://us7.campaign-archive2.com/?u=1044c0374e5f3d86ab4b89ad1&id=3288d8de49&e=3c3276d0fe

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