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    OGM ! OGM PAS !

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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Mar 26 Mai - 15:27

    Pesticides, OGM, malbouffe : Il est grand temps que tout cela change !




    Pour lutter contre ce fléaux, des alternatives existent ! Une, en particulier : l'agriculture biologique qui, à la différence des autres systèmes d'exploitation agricole, garantit des produits de qualité. Comment ? En privilégiant les traitements d'origine naturelle pour respecter les équilibres écologiques et concilier les intérêts environnementaux, éthiques et économiques.

    Le bio c'est bon pour la santé !



    Riche en éléments nutritifs mais surtout, exempt d'OGM, de pesticides et de conservateurs potentiellement nocifs pour l'organisme !

    Le bio, c’est bon pour l'environnement !



    Un mode de production qui respecte les ressources naturelles, les sols et la biodiversité.
    Sil est local et de saison, c'est moins d'énergie consommée pour sa production et son transport et du coup, moins de gaz à effet de serre pour la planète !

    Le bio, c'est bon pour les finances !



    En bio, les agriculteurs touchent un revenu décent, la production locale bio crée 20 à 30% d'emplois supplémentaires et permet de faire économiser aux contribuables les frais de décontamination et frais médicaux générés par l'utilisation des pesticides.

    En bref, le bio, c'est meilleur pour tout le monde !



    Pourtant, malgré tous ces bienfaits, la France ne compte que 2% de surface agricole biologique C'est peu, au regard de la demande croissante des consommateurs. Pour satisfaire les besoins actuels, nous sommes obligés d'importer des produits bio en provenance d'Europe ou d'autres pays du monde avec tous les transports et les
    émissions de gaz à effet de serre que cela implique ! La France a tout intérêt à favoriser l'installation d'agriculteurs bio sur nos territoires, afin que chacun ait accès à une alimentation saine et respectueuse de l'environnement quel que soit le lieu où il habite. N'hésitez plus !



    Rendez vous le 18 juin pour faire entendre votre voix auprès de vos élus ! Exigez du bio dans vos cantines, en tant que citoyen votre rôle est primordial !



    Plus d'informations sur www.wwf.fr et planete-attitude.fr




    Spot vidéo : http://www.planete-attitude.fr/video/video/show?id=2375131%3AVideo%3A170069




    Source : http://ouiaubiodansmacantine.fr/
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Jeu 28 Mai - 18:38

    Premiers pas du CNC vers un étiquetage « sans OGM »





    28/05/2009 11:11
    (Par Nadja NASDALA)




    Premiers pas du CNC vers un étiquetage « sans OGM ». Le terme « Animaux nourris sans utilisation d’OGM » sur les emballages devra récompenser les industriels qui ont dit « non » aux OGM.



    Dans un avis qui vient d’être rendu public, le Conseil National de la Consommation (CNC) admet pour la première fois la possibilité pour les industriels de l’agroalimentaire ayant fait le choix du sans OGM de le faire savoir par le biais de l’étiquetage.
    Greenpeace prend acte avec satisfaction de cet avis qui devrait permettre de pérenniser les filières sans OGM et d’orienter la demande vers ces produits.




    Pour le CNC, le terme « Animaux nourris sans utilisation d’OGM » pourra donc être apposé sur la viande et les produits laitiers issus de filières excluant l’alimentation à base de soja ou maïs OGM. Cette mesure pragmatique devrait permettre aux industriels
    ayant fait le choix du sans OGM de le valoriser et de pérenniser ces filières.




    En effet, comme l’étude du Centre de recherche en gestion de l’Université de Pau (CREG) l’avait montré en septembre 2008, les surcoûts (tests, coûts de séparation…) imposés aux filières sans OGM par les cultures d’OGM menacent leur existence même.




    Il n’est évidemment pas juste que ce surcoût revienne finalement aux consommateurs, mais l’affichage du sans OGM leur permettra d’avoir le choix et de ne plus cautionner le développement des cultures d’OGM dans le monde, et notamment du soja sud
    américain.




    Pour Greenpeace, deux points positifs sont à noter dans l’avis du CNC. D’une part cette possibilité de valorisation concerne également les produits laitiers. « Malgré les résistances de l’industrie agroalimentaire, et en particulier de l’industrie laitière, le lait et les produits lactés pourront être étiquetés lorsque les
    producteurs auront fait les efforts d’exclure les OGM de l’alimentation des vaches, indique Arnaud Apoteker. Cela ne pourra
    qu’inciter les AOC fromagères et les producteurs de lait à rejeter les OGM. En effet, aujourd’hui, contrairement à ce que beaucoup pensent, les AOC, symboles de qualité, n’excluent pas toujours les OGM !»




    De l’autre, le CNC est ferme sur la définition du « sans OGM ». Il évite de faire croire que sans OGM, c’est un peu d’OGM. En effet, l’allégation qu’il autorise sur les produits issus d’animaux dit « sans utilisation d’OGM » et non « sans OGM ». « Le sans OGM doit rester sans OGM! » ajoute Arnaud Apoteker. « Il est important que
    le CNC rappelle cela à la veille d’un débat important portant sur ce sujet au Haut conseil sur les biotechnologies (HCB). »




    Greenpeace appelle donc tous les industriels, notamment de l’industrie laitière, à s’engager dans la voix du sans OGM.



    Source : http://www.actualites-news-environnement.com/20612-etiquetage-animaux-nourris-sans-ogm.html
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Ven 29 Mai - 7:27

    Soja « durable » : attention à l’arnaque
    !



    Alors que la Table ronde sur le soja responsable
    (RTRS) se réunit aujourd’hui à Campinas (Brésil), avec, entre autres, Monsanto,
    Syngenta et Cargill, pour définir de nouveaux standards volontaires de culture
    du soja, les Amis de la Terre-International dénoncent les tentatives de «
    greenwashing » et de tromperie du consommateur. Même le soja transgénique sera
    étiqueté « responsable » [1].


    Le développement de la monoculture de soja durant
    ces dernières années a eu des conséquences désastreuses bien connues :
    accélération de la déforestation, aggravation des conflits sociaux et fonciers,
    augmentation de l’utilisation de pesticides et émissions importantes de gaz à
    effet de serre. Ce soja sert presque exclusivement à nourrir les animaux des
    pays riches et maintenant à fournir le marché de l’agrodiesel.


    Pour les Amis de la Terre-International, la
    RTRS est une tromperie verte car :


    Elle ne s’attaque pas au problème de l’augmentation
    de la production de soja qui est la cause des dommages à la fois aux populations
    locales, à la biodiversité et au climat.


    En réalité, elle fait le jeu des grands groupes
    agro-industriels et légitime leurs pratiques [2]. Elle va même jusqu’à certifier
    le soja OGM comme responsable alors qu’il est prouvé qu’il entraîne une
    augmentation de l’utilisation de pesticides, avec des conséquences
    catastrophique sur l’environnement et la santé des populations
    locales.


    Les représentants des petits paysans et les
    communautés locales ont été exclus de la RTRS et s’opposent aux critères
    proposés.


    Les Amis de la Terre-International demandent
    :


    -Une réduction de la dépendance au soja pour
    l’alimentation du bétail, en corrélation avec une baisse de la quantité et une
    amélioration de la qualité de la viande consommée dans les pays
    industrialisés


    -L’arrêt de l’utilisation d’huile de soja comme
    agrocarburant


    -La mise en place de politiques agricoles et
    alimentaires équitables et environnementalement soutenables pour permettre à
    toutes les régions et les pays de se nourrir sans dépendre démesurément
    d’importations.


    Pour Martin Drago des Amis de la
    Terre-International, « les standards que développe la RTRS vont
    légitimer un système de culture du soja dévastateur, alliant déforestation et
    destruction des conditions de vie des petits paysans au profit de quelques
    grands propriétaires terriens et multinationales. Le seul soja responsable,
    c’est moins de soja ».


    Pour Christian Berdot des Amis de la Terre-France :
    « Nous devons affronter les vrais problèmes derrière ce système comme la
    sur-consommation dans les pays industrialisés et le partage inéquitable des
    ressources comme l’eau et les terres. Nous avons besoin de vraies solutions qui
    préservent l’environnement et les populations locales et promeuvent la
    souveraineté alimentaire plutôt que les profits de quelques multinationales
    ».


    Plus de 80 organisations de par le monde ont signé
    une lettre d’opposition aux propositions de la RTRS [3].


    Par Jesusparis,jeudi 28 mai
    2009


    Notes
    [1] Les critères peuvent être téléchargés
    ici :
    http://www.responsiblesoy.org/princ...
    [2] Les principaux acteurs du développement du soja sont
    Monsanto, Syngenta, Cargill et Bunge – qui sont aussi des participants très
    actifs de la RTRS.
    [3]
    http://www.bangmfood.org/take-actio...

    Source: http://www.hns-info.net/spip.php?article18755
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Lun 1 Juin - 22:26

    BELGIQUE – Feu vert pour l’essai de
    peupliers transgéniques



    La ministre flamande de la Science et de
    l’Innovation, Patricia Ceysens, du VLD (parti Open Vlaamse Liberalen en
    Democraten, Libéraux et démocrates flamands) a planté, le 6 mai 2009, le premier
    peuplier génétiquement modifié à Zwijnaarde, près de Gand. Il s’agit d’un essai
    en champ obtenu par le Vlaams Instituut voor Biotechnologie (VIB) qui comporte,
    en tout, 448 peupliers.


    Ces arbres sont répartis sur deux lignes de 120 arbres
    transgéniques chacune, entourées par des peupliers non modifiés. Les peupliers
    génétiquement modifiés sont censés produire 20% de lignine en moins, une matière
    collante qui dérègle la transformation en bioéthanol, et 17% de cellulose en
    plus, une substance qui peut être transformée en carburant. La première récolte
    est prévue pour dans trois ans, les arbres seront alors coupés en copeaux,
    lesquels seront transformés en bioéthanol. Nature & Progrès, association de
    promotion de l’agriculture biologique, rappelle que les ministres avaient motivé
    leurs refus de cet essai, notamment à cause de la présence d’un gène marqueur de
    résistance à un antibiotique. Dans son communiqué, l’association conclut donc
    que les ministres ont simplement « oublié » leurs motifs.


    L’opposition n’est pas que nationale. Une coalition
    internationale a, dès le lendemain de cette annonce, réagi fermement et dénoncé
    ces essais en champs qui risquent de contaminer largement les populations
    endogènes de peupliers. Comme le précise le Dr. Miguel Lovera, Président de la
    Global Forest Coalition : « Il existe plus de 30 espèces de peupliers qui vivent
    sous une multitude de climats, du nord de l’Europe et du Canada jusqu’aux zones
    sous tropicales. Leur pollen et leurs semences peuvent se diffuser sur des
    centaines de kilomètres. Ils peuvent aussi se propager de façon asexuée, via la
    multiplication végétative, et peuvent donc repousser à partir de la souche si
    l’arbre est abattu ».


    Par ailleurs, cette coalition, présente via ses membres
    dans 45 pays, estime que les agrocarburants non seulement ne sont pas une
    solution au changement climatique, mais encore ont un impact négatif sur la
    sécurité alimentaire mondiale. Les agrocarburants non alimentaires comme les
    arbres vont monopoliser des terres, soit prises sur les surfaces agricoles
    destinées à l’alimentation, soit gagnées sur les forêts.


    Le peuplier GM augmentera l’effet de
    serre


    Enfin dernier grief exposé par la coalition
    vis-à-vis de cet essai : la crainte que la dissémination de la modification
    génétique, à savoir la faible production de lignine, endommage les forêts
    environnantes, rendues plus vulnérables. La lignine, qui représente de 15 à 36 %
    du bois, assure trois fonctions, selon l’Inra [1] : « elle permet
    d’imperméabiliser les parois des vaisseaux et rend ainsi possible le transport
    de la sève sur de grandes distances, des racines jusqu’aux branches. La lignine
    influe également sur les propriétés mécaniques des fibres de bois, nécessaires à
    l’édification du tronc et au soutien de l’arbre. D’autre part, la lignine aide
    l’arbre à se défendre contre l’attaque des champignons et des insectes. Ainsi
    toute modification de la lignine du bois entraîne potentiellement des
    répercussions importantes sur la croissance et le développement des arbres
    ».


    Enfin, une étude, publiée en 2007 dans The New
    Physiologists [2], précise que les peupliers génétiquement modifiés à taux de
    lignine réduit stockent 30% de moins de carbone que les variétés
    conventionnelles et 70% de moins de carbone dans les sols. Enfin, ces arbres
    pourrissent plus vite, et ainsi relâchent plus rapidement leur carbone dans
    l’atmosphère. Ainsi, pour la coalition, les arbres GM sont loin d’être une
    réponse au changement climatique. Et elle conclut en précisant qu’on ne pourra
    pas convertir notre actuelle consommation énergétique (issue majoritairement du
    pétrole) et qu’il faut en premier lieu réfléchir à limiter les gaspillages,
    réduire notre consommation énergétique globale et ensuite chercher des voies
    durables pour la produire et la transformer pour un usage
    quotidien.


    Par Christophe Noisette, mai 2009

    [1] http://www.inra.fr/layout/set/print...

    [2] « Biomass partitioning and soil carbon formation
    in response to altered lignin biosynthesis in Populus tremuloides », Hancock JE
    et al., Plant growth, New Phytol. 2007, 173(4), 732-42


    Source: http://www.infogm.org/spip.php?article3992
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Mar 2 Juin - 6:52

    Blé OGM de Monsanto... C’est toujours
    NON!



    Montréal, Ottawa, Washington, Canberra - Lundi 1er
    juin 2009. Des organisations d’agriculteurs et de la société civile issues du
    Québec, du Canada, des États-Unis et d’Australie rendent aujourd’hui publique
    une déclaration commune par laquelle ils réitèrent leur opposition au blé
    génétiquement modifié (OGM) et leur engagement à empêcher sa commercialisation
    partout dans le monde. (1)


    La Déclaration contre le blé OGM répond point par
    point à un texte publié le 14 mai dernier (« Wheat Commercialization Statement
    ») par certaines organisations en agriculture agro-chimique au Canada, aux
    États-Unis et en Australie (2) qui annoncent leur intention d’« obtenir la
    commercialisation synchronisée du blé OGM ».


    La Déclaration contre le blé OGM qui a été signée
    par une quinzaine de groupes (1) incluant des groupes du Québec comme l’Union
    paysanne, l’Union Biologique Paysanne au Québec,le Réseau québécois contre les
    OGM (RQcOGM) et Greenpeace, répond aux six arguments des pro-OGM.


    « La question du blé OGM a été réglée en 2004
    lorsque Monsanto a été forcé par les consommateurs et les agriculteurs à retirer
    son projet pour un blé tolérant à l’herbicide Roundup. On ne laissera
    certainement pas Monsanto et ses acolytes en agrochimie réouvrir cette bataille
    », déclare Benoit Girouard de l’Union paysanne.


    « Les consommateurs du monde entier ont déjà
    clairement rejeté l’idée du blé OGM, mais les firmes continuent à insister afin
    de contrôler le blé en le brevetant », réagit Julie Newman de la Network of
    Concerned Farmers en Australie.


    « Monsanto et ses alliés doivent cesser de forcer
    les consommateurs d’accepter le blé OGM qui, en plus, n’est même pas nécessaire
    », affirme Katherine Ozer, la directrice-générale de la National Family Farm
    Coalition aux États-Unis.


    « Monsanto doit, une fois pour toutes, accepter la
    défaite sur le blé OGM au lieu de remettre le sujet sur le tapis. Comme le
    confirme notamment le rapport Pronovost sur l’agriculture au Québec, l’avenir de
    l’agriculture mondiale réside dans des pratiques plus écologiques et non dans
    les OGM qui facilitent uniquement l’utilisation d’herbicides toxiques », dit
    Éric Darier, directeur de Greenpeace au Québec et porte-parole du Réseau
    québécois contre les OGM, organisation également co-signataire.


    Les signataires de la Déclaration invitent d’autres
    organisations partout dans le monde à lutter elles-aussi contre le blé OGM en
    signant la Déclaration contre le blé OGM avant le 31 août 2009 ici :
    http://rcab.ca/content/view/full/503

    Notes
    (1) National Farmers Union, Canada;
    Canadian Biotechnology Action Network; Union Paysanne, Canada; Union Biologique
    Paysanne, Canada; Réseau Québécois contre les OGM, Canada; Saskatchewan Organic
    Directorate, Canada; Network of Concerned Farmers, Australia; Organic Federation
    of Australia; Biological Farmers of Australia; Greenpeace; Gene Ethics,
    Australia; National Family Farm Coalition, USA; Western Organization of Resource
    Councils, USA; Center for Food Safety, USA; Organic Consumers Association, USA.

    (2)
    http://rcab.ca/Resources/Topics/GE-Crops-and-Foods-Not-on-the-Market/Le-ble

    La Déclaration contre le blé OGM: http://www.greenpeace.org/canada/fr/documents-et-liens/documents/declaration-contre-le-ble-ogm

    Source: http://www.greenpeace.org/canada/fr/presse/communiques/ble-ogm-de-monsanto-c-est-t
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Mer 3 Juin - 7:14

    Produits sans OGM. La «pastille» bretonne anticipe

    2 juin 2009

    De petits autocollants «Animaux nourris sans OGM» vont bientôt fleurir sur les produits présentés à la vente dans les commerces bretons. Ce sera sans doute autorisé dans quelques mois, mais
    c'est encore illégal. La Région prend le risque...

    La viande sans organismes génétiquement modifiés (OGM) existe, et on a -heureusement! - le droit de la vendre, mais il est interdit de préciser sur l'étiquette que l'animal n'a jamais avalé le moindre
    organisme génétiquement modifié.
    Aujourd'hui, la seule référence prévue concerne les produits végétaux où la présence d'OGM doit être signalée dès qu'elle dépasse 0,9%. Pour les anti-OGM, conseil régional en tête, cette réglementation a pour effet de maintenir les consommateurs dans l'ignorance de la composition de leur nourriture, et d'interdire ainsi au producteur bio de justifier le surcoût de sa démarche, dû principalement au dispositif de traçabilité des produits.

    Une loi avant la fin de l'année?

    Pour Pascale Loget (vice-présidente du conseil régional, Les Verts),
    cette loi se moque de l'avis de la majorité des Français et des
    Européens, qui sont 70% à ne pas vouloir d'OGM dans leur assiette.
    Aussi se réjouit-elle de l'avis que vient de rendre le Conseil
    national de la consommation (CNC), et selon lequel il convient
    d'autoriser désormais la mention «Animaux nourris sans OGM».
    «L'avis du CNC est toujours suivi, et on peut espérer que la
    réglementation sera modifiée avant la fin de l'année», se félicite l'élue. Elle voit là le résultat du lobbying politique auquel se livrent les 53 régions européennes qui se sont proclamées «libres d'OGM» dans le sillage de la Bretagne, précurseur en la matière depuis 2004.

    Pastilles ou étiquettes...

    Forts de cette évolution prévue de la loi, la Région et le
    réseau Cohérence ont voulu anticiper en éditant deux autocollants: un petit panonceau pour proclamer libres d'OGM les boutiques bio labellisées (*), et une pastille verte destinée à être apposée sur les produits animaux. Evidemment, anticiper sur une loi à venir est une manière de se mettre en infraction avec la loi en vigueur, qui interdit cet étiquetage. «Ce ne sont pas des étiquettes mais des pastilles pédagogiques», précise Pascale Loget dans un large sourire qui en dit long sur la minceur juridique de son argutie. Mais elle ne craint pas une procédure: si les tribunaux devaient être saisis de l'affaire, elle y verrait au contraire une superbe tribune au service de la cause anti-OGM.

    *
    www.consommersansogmenbretagne.org
    est le nouveau site du guide des produits bretons sans organismes
    génétiquement modifiés et des lieux de vente les proposant à la
    vente.

    * Alain Le Bloas


    Source :
    http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/produits-sans-ogm-la-pastille-bretonne-anticipe-02-06-2009-405916.php
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Mer 3 Juin - 14:08

    Blé transgénique : un revirement inattendu





    En 2003, un rapport conduit par le Pr Robert Wisner, économiste à l’Université d’Etat de l’Iowa, annonçait un niveau de « risque élevé » pour la filière américaine de blé, si celle-ci décidait de se lancer dans la production de blé transgénique. Le rapport notait que la filière risquait de subir une perte de 30 à 50% des parts de marchés à l’exportation du blé américain. A cette époque, le « lobby du blé »
    – constitué par l’Association nationale des cultivateurs de blé (NAWG), le Comité du commerce d’exportation de blé (WETEC) et les Associés américains pour le blé (USWA) – avait clairement indiqué à la Secrétaire d’Etat à l’Agriculture, Ann Venemann, ses réticences face à une autorisation de commercialisation du blé
    Roundup Ready de Monsanto. « Nous ne sommes pas prêts à planter du blé transgénique dès demain, mais nous voulons que le travail sur les biotechnologies puisse continuer pour pouvoir mettre sur le marché ce blé transgénique en temps opportun », avait alors déclaré Daren Coppock, membre du NAWG. Il aura fallu six ans pour que ce « temps opportun » advienne.




    En effet, dès novembre dernier, la NAWG a adopté sept principes pour préparer la commercialisation de nouvelles variétés transgéniques de blé. Y figuraient notamment la nécessité d’établir un dialogue entre les cultivateurs et les semenciers avant de chercher l’approbation des autorités de régulation ; l’exigence que les autorisations de mise sur le marché d’aliments à base de blé
    transgénique pour humains et animaux soient coordonnées dans les principaux pays exportateurs ; le fait que l’introduction des nouvelles variétés de blé ne doive pas affaiblir le marché des semences conventionnelles ; la mise au point d’un test de détection de l’évènement et enfin l’assurance par les semenciers d’une formation adéquate des agriculteurs.




    Deux mois plus tard, la NAWG a lancé une enquête nationale auprès de 21.000 producteurs possédant plus de 200 hectares (500 acres) de surfaces cultivées en blé afin de connaître et de mesurer le niveau du soutien qu’ils apporteraient à l’introduction de blé transgénique dans leur filière. Pour la NAWG, il s’agissait de confirmer ou d’infirmer l’hypothèse selon laquelle les producteurs
    de blé souhaitent étoffer leur arsenal d’outils de production grâce aux biotechnologies. Sans ce soutien, les semenciers ont clairement fait savoir qu’aucun d’entre eux n’engagerait d’importants efforts de recherche et de développement dans cette filière.




    Les réponses à l’enquête ayant été largement positives, la NAWG a alors engagé une discussion avec les associations céréalières de blé canadiennes et australiennes. Ensemble, ils ont annoncé le 14 mai 2009 leur intention « de synchroniser la commercialisation de traits biotechnologiques dans la culture de blé ». Dans une
    « déclaration de principes communs », les signataires estiment qu’il est « dans le meilleur intérêt des trois pays d’introduire la biotechnologie d’une façon concertée afin de minimiser la distorsion des marchés ». La déclaration déplore la croissance lente des rendements du blé comparée à celle d’autres cultures, conséquence du manque d’investissements publics et privés dans la recherche sur le blé au niveau mondial. « Les augmentations de rendement du blé ne suivent pas le rythme de celles du maïs et du soja. Nous devons être compétitifs avec d’autres cultures », a noté Byron Richard, président de North Dakota Grain Growers Association.




    Tout en admettant que les biotechnologies ne constituent pas la seule réponse possible, les organisations professionnelles de ces trois grands pays producteurs de blé notent néanmoins qu’elles « permettront de développer des variétés de meilleure qualité nutritionnelle avec des rendements plus élevés pour mieux nourrir le
    monde et que les semences améliorées génétiquement auront une capacité renforcée pour résister aux maladies et aux insectes, mieux utiliser les nutriments du sol, réduire les besoins en eau et accroître la tolérance aux climats extrêmes comme la sécheresse et le gel ».






    Gil Rivière-Wekstein



    Source: http://www.agriculture-environnement.fr/spip.php?article531
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Ven 5 Juin - 6:39

    109 nouveaux OGM à l’assaut de l’Europe





    Vous reprendrez bien une assiette de riz « LL62 » de Pioneer ? Ou une portion de patates sautées BASF ? Peut-être une cuillère de maïs « BT11 » de Syngenta, ou de « Mon 810 » de
    Monsanto ? Vous imaginez la scène… Cette fiction n’est pas si loin de la réalité. Les multinationales biotech n’ont pas renoncé à disséminer leurs OGM en Europe. Plusieurs demandes d’autorisation seront étudiées fin juin par les Etats
    membres. Les associations écologistes travaillent à des alternatives pour leur barrer la route. Car les conséquences écologiques, économiques et sociales des OGM se révèlent chaque jour plus catastrophiques.






    La contre-offensive des OGM en Europe est lancée. Pas moins de 109 plantes transgéniques font l’objet d’une demande d’autorisation à l’importation auprès de la Commission européenne. Plus de la moitié de ces demandes concernent du maïs, comme le « BT11 » de Syngenta ou le « TC 1507 » de Pioneer. On trouve aussi du coton, du colza, du soja, des betteraves sucrières, des tournesols ainsi qu’une pomme de terre de BASF ou un riz, le « LL62 » de Bayer. Ces deux dernières cultures risquent d’être directement destinées à l’alimentation humaine. Autant de noms évocateurs de l’inquiétante mainmise des multinationales de biotechnologies sur l’agriculture qu’Hélène Gassie, de l’association écologiste Les amis de la
    terre, détaille ici :




    Ces multiples demandes d’autorisation montrent que les multinationales de biotechnologies n’ont pas renoncé à s’ouvrir de force le marché européen. Plusieurs de ces demandes (les maïs OGM de Syngenta et de Pioneer) doivent être soumises au vote
    des ministres de l’Environnement des Etats membres le 25 juin prochain. Une majorité des deux tiers des voix est requise pour décrocher le précieux sésame, indispensable à la commercialisation d’un OGM au sein de l’Union européenne. Le rapport de force est pour l’instant favorable aux anti-OGM. La défiance des
    « opinions publiques » et la détermination des associations écologistes ont permis de limiter les cultures OGM à 0,2% de la surface agricole européenne.




    Lobbying agressif



    Du côté des Etats, l’Autriche, la Hongrie, la France, la Grèce et le Luxembourg ont décrété un moratoire suspendant la culture du seul OGM autorisé dans les champs européens, le MON 810 de la tristement célèbre firme Monsanto. Ils ont été rejoints en avril par l’Allemagne. « Si l’Allemagne commence à voter systématiquement
    contre les OGM, on peut espérer des issues positives
    », commente Hélène Gassie, des Amis de la terre. Ces six pays, avec le renfort des pays scandinaves traditionnellement hostiles aux cultures transgéniques, sont en mesure de bloquer toute nouvelle demande d’importation. Mais la pression est forte.
    « Au sein des instances européennes, seule l’action du commissaire à l’environnement Stavros Dimas freine l’industrie biotech. Il ne faut pas le laisser tout seul », s’inquiétait Hélène Gassie lors des états généraux de la biodiversité, organisés près de Toulouse mi-avril. Le commissaire européen grec a publiquement considéré en novembre dernier que les maïs OGM de Syngenta
    et de Pioneer constituaient, au vu de certaines études scientifiques, un « risque trop élevé pour l’environnement ».




    Face à cette résistance, le lobbying industriel de Monsanto et consorts est qualifié de « très agressif » par les associations environnementales. Pioneer a ainsi intenté une action en justice contre la Commission européenne, au prétexte qu’elle n’étudierait pas assez vite les nouvelles demandes d’autorisation (le délai est de deux ans et demi en moyenne en Europe, de plus de trois ans en
    Amérique latine). Paradoxe : le maïs que souhaite commercialiser la firme japonaise est un OGM « pesticide », résistant à l’herbicide glufosinate.
    Celui-ci fait partie d’une liste d’une vingtaine d’herbicides qui seront
    progressivement supprimés du marché européen à cause de leurs graves effets toxiques. L’OGM de Pioneer n’a donc plus aucune raison d’être… Parallèlement, Monsanto ne lâche pas l’affaire. La multinationale états-unienne a renouvelé sa demande de mise en culture pour son MON 810, interdit dans six pays. L’Autorité
    européenne de sécurité des aliments (EFSA) doit rendre son avis
    mi-juillet.




    Les multinationales biotech veulent à tout prix déverrouiller le marché européen. Les considérables bénéfices qu’elles ont réalisés en 2008 ont aiguisé leur voracité. Monsanto a, par exemple, multiplié par deux ses profits, passant de 933 millions de dollars
    en 2007 à deux milliards en 2008. 40% de son chiffre d’affaires dépend de la vente de ses semences génétiquement modifiées. Les bénéfices de ses concurrents, venus du secteur de l’industrie chimique, pharmaceutique ou électronique pour investir l’agriculture, comme la multinationale Suisse Syngenta, l’Allemande
    BASF ou la japonaise Pioneer, suivent la même courbe, grâce à leurs nouvelles activités agroalimentaires. Mais la crise freine la progression de leurs bénéfices par action. Elles doivent donc, d’une manière ou d’une autre, produire et écouler leurs produits en Europe, un marché d’un demi milliard de personnes.




    En réponse, les associations environnementales agissent sur plusieurs fronts. Une pétition européenne en ligne, « stop the
    crop », vise à maintenir la pression sur les Etats membres avant le vote du 25 juin. Elle est soutenue en France par une
    coalition d’associations de protection de l’environnement et de syndicats paysans.




    Les militants anti-OGM continuent leurs actions de résistance. Si, pour l’instant, il n’y a plus de cultures commerciales d’OGM à faucher dans l’hexagone, leur attention se porte vers les importations. Venu principalement du Brésil ou des Etats-Unis, du
    soja et du maïs transgénique débarquent en France par les docks de Saint-Nazaire et de Sète. Ces OGM, destinés à l’alimentation animale, se retrouvent de fait dans les volailles, la viande ou les produits laitiers que nous consommons.
    Comment s’y opposer ? La question est complexe. Certaines associations ciblent la grande distribution pour la pousser à multiplier des filières « non OGM », un levier perçu comme essentiel pour limiter les débouchés des OGM et tarir les importations.




    Vers un nouveau label « sans OGM » ?



    Problème : le coût d’un produit certifié sans OGM est paradoxalement plus élevé qu’un produit OGM. Cela signifie mettre en place des filières totalement indépendantes. Dans les cas où coexistent cultures OGM et traditionnelles (ou même biologique), des « barrières polliniques » doivent séparer les champs pour éviter les contaminations. Le matériel agricole, de la moissonneuse aux silos, doit être spécifique à la filière sans OGM pour empêcher le mélange des semences. La mise en place de système de contrôle pour vérifier que les seuils de contamination ne sont pas dépassés représente encore un coût supplémentaire. Sans oublier les
    pertes financières liées à une contamination éventuelle et au déclassement de la récolte. Pour le soja, cela entraîne des augmentations de 6,5% et 14% du prix de la tonne produite afin de garantir un seuil de contamination d’OGM inférieur à 0,9%, comme le stipule la réglementation européenne.




    Ces surcoûts se répercutent ensuite sur toute la filière. D’où l’importance d’un étiquetage « valorisant » ces produits auprès des consommateurs. Le Conseil national de la consommation vient d’ailleurs de se prononcer favorablement pour un étiquetage spécifique des viandes, œufs et poissons, issus d’animaux nourris sans OGM. Cette question de l’étiquetage est cruciale. « Sans étiquetage, ces sociétés ne pourraient pas reporter ces
    coûts et abandonneraient leurs approvisionnements en maïs non GM
    (génétiquement modifié, ndlr). L’existence d’une demande en maïs non GM (et donc l’existence de cultures de maïs non GM) est donc conditionnée par la possibilité des éleveurs à valoriser leurs produits », pointe une étude « sur le maïs, le soja et le poulet Label Rouge » réalisée par le Centre d’étude et de recherche en gestion (Université de Pau et des Pays de l’Adour). « Les productions ayant un cahier des charges strict sur les OGM, comme le maïs bio,
    sont amenées à disparaître en cas de généralisation des cultures de maïs OGM ; celles qui acceptent un seuil de présence fortuite jusqu’à 0,9% pourraient survivre, mais avec de nouvelles et coûteuses contraintes
    », commente Greenpeace.




    Une « Association pour la suppression des OGM dans l’alimentation », qui regroupe des militants des Amis de la terre, de France nature environnement (FNE) ou du Réseau semences paysannes, a récemment été créée pour mettre en œuvre un nouveau label. Son
    cahier des charges prévoit de garantir une présence éventuelle d’OGM inférieure à 0,5% et l’absence d’aliments issus de la mutagenèse (ceux-ci ne sont pas pris en compte par l’actuelle réglementation européenne).




    OGM, suicides et pénurie alimentaire



    En achetant ces produits ainsi labellisés, le consommateur participerait ainsi à « évacuer le problème des OGM », pas seulement en France ou en Europe mais aussi dans le monde. Les filières sans OGM qui tentent tant bien que mal de survivre, au
    Brésil ou ailleurs, trouveraient ainsi un débouché. Ce seuil de 0,5% fait débat. Pour certains, cela revient à garantir sans OGM un produit qui en réalité peut en contenir une petite dose. Pour d’autres, c’est un compromis nécessaire : « 0,5%, c’est le seuil le plus bas possible pour éviter trop de surcoût », estime le biologiste Frédéric Jacquemart, membre de FNE. Plus le seuil est bas, plus les analyses doivent être précises, et donc onéreuses.




    Parallèlement à cette stratégie, d’autres privilégient les alternatives à l’agrobusiness. Des producteurs mettent en œuvre des alternatives au soja dans l’alimentation animale. D’autres, comme le Réseau semences paysannes, développent les échanges et la préservation des semences traditionnelles pour éviter qu’elles ne succombent aux cultures de synthèse.



    Ces alternatives sont complémentaires et surtout vitales. En Afrique du Sud, 90.000 ha de maïs OGM, censés, selon Monsanto, améliorer les rendements, ont été victimes d’un bug et n’ont rien produits en 2009 (les OGM, une solution pour nourrir le monde, disent-ils).



    En Inde, des milliers de paysans se suicident chaque mois : 16.600 en 2007, plus de 180.000 depuis 1997 ! L’une des raisons de cette tragédie : « L’ouverture aux semences transgéniques de coton Bt provenant des États-Unis, qui s’est avérée catastrophique pour les cultivateurs indiens : augmentation des coûts de production, utilisation intensive de pesticides, obligation de racheter chaque
    année de nouvelles semences
    », écrit Valérie Fernando, du Centre pour l’éducation et la documentation de Bombay. C’est
    cela le monde selon Monsanto, Bayer, Syngenta, Pioneer et
    compagnie.


    Texte : Ivan du Roy



    Source : http://www.bastamag.net/spip.php?article592&id_mot=1
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Ven 5 Juin - 13:57

    L’Académie pontificale des sciences bénit les OGM





    L’Académie pontificale des sciences a organisé, le mois dernier, un séminaire d’étude et de réflexion sur les OGM, parrainé par le Vatican. L’Académie a absous les cultures OGM. Curieux dans une Eglise si prompte à promettre l’enfer à quiconque oserait toucher un brin d’ADN a une créature du bon Dieu. Ils ont loué les OGM car ils
    “améliorent la vie des pauvres (…) la sécurité alimentaire et la santé” le tout en “performance environnementale et de manière soutenable”. N’en jetez plus!




    L’Académie est une émanation du Vatican mais elle ne lui dicte pas ses positions officielles. Cette bénédiction des OGM n’a pas plu à tout le monde. Ca a particulièrement contrarié le père Sean McDonagh. Il a brandi dans Rome une banderole exhortant l’Académie à ne pas “s’allier avec ceux qui contribuent à la faim dans le monde en vantant les OGM” les accusant d’“user du prestige de l’Académie pontificale des sciences”. L’Académie est en effet un prestigieux lieu de savoir et la première académie des
    sciences.




    De tels séminaires ne réunissent pas que des scientifiques en soutane. L’Académie a fait appel à une quarantaine d’experts venus des quatre coins de la terre (plate?). Le père McDonaght n’a pas aimé le casting, comme le rapporte le National catholic reporter qui rapporte l’affaire.

    “Qui sont les experts de l’Eglise en la matière ? Ce sont des personnes œuvrant dans les agences de développement comme Misereor, Cafod ou Carita. L’Académie croit si peu en l’expertise de l’Eglise qu’elle ne convie pas un seul des membres de ces agences. De quoi ont-ils peur ?”

    Pour l’heure, le Vatican n’a pas arrêté de position claire sur la question et, selon le NRC, des indices laissaient croire qu’il étaient plutôt réservé sur les OGM. On verra ce que décidera Benoît XVI.



    Source : http://sciences.blog.lemonde.fr/2009/06/04/lacademie-pontificale-des-sciences-benit-les-ogm/
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Mar 16 Juin - 20:33

    Une association de médecins nord-américains demande un moratoire sur la nourriture OGM


    16 Juin 2009 Par Velveth

    L'American Academy of Environmental Medicine (AAEM) vient juste de publier un appel en faveur d’un moratoire immédiat sur la nourriture génétiquement modifiée.

    Dans une toute nouvelle monographie sur les denrées OGM, l’AAEM déclare que « la nourriture OGM pose un grave risque de santé » et exige un moratoire sur la nourriture génétiquement modifiée. Citant
    plusieurs études sur des animaux, l'AAEM conclut qu’« il y a davantage qu'un simple lien fortuit entre les OGM alimentaires et les effets néfastes de santé, » et que « les denrées génétiquement modifiées posent un grave risque sanitaire en matière toxicologique, allergique et immunitaire, pour l’équilibre de la reproduction, métabolique, physiologique et génétique. » Ce rapport est un coup
    dévastateur contre une industrie agro-alimentaire internationale de plusieurs milliards de dollars, et plus particulièrement contre Monsanto Corporation, le leader mondial des fournisseurs de semences OGM et des herbicides.


    Dans un communiqué de presse daté du 19 mai 2009, l'AAEM, qui se décrit comme « une association internationale de médecins et de professionnels divers soucieux d'aborder les aspects cliniques de la santé environnementale, » a appelé à prendre immédiatement les mesures d'urgence suivantes, en ce qui concerne la consommation humaine des OGM :
    * Un moratoire sur les OGM ; mise en œuvre immédiate sur le long terme de tests sécuritaires et de l'étiquetage des denrées OGM.


    * Les médecins doivent prévenir leurs patients, la communauté médicale et le public, qu’il faut éviter la nourriture OGM.


    * Les médecins doivent envisager le rôle des denrées OGM dans le
    processus pathologique de leurs patients.


    * D’autres études scientifiques indépendantes de longue durée doivent commencer à rassembler des données pour étudier le rôle des aliments OGM sur la santé humaine.

    Le Dr Amy Dean, président de l’AAEM, constate que « de multiples études animales ont montré que la nourriture OGM endommage divers systèmes de l’organisme. Devant la montée de ces évidences, il est impératif, pour la sécurité de nos patients et la santé publique, d'obtenir un moratoire sur les denrées génétiquement modifiées. » Le président de l'AAEM et le Dr Jennifer
    Armstrong ont souligné que « les médecins voient sans doute les effets sur leurs patients, mais ont besoin de savoir comment poser les bonnes questions. Les aliments OGM les plus communs en Amérique du Nord, sont le maïs, le soja, l’huile de colza et de graines de coton. » La monographie de l’AAEM sur les OGM
    peut être trouvée sur aaemonline.org.


    Ce document précise par ailleurs que le génie génétique « abroge le
    processus reproductif naturel, la sélection se faisant au niveau d’une cellule unique, la procédure est extrêmement mutagène et ouvre systématiquement une brèche dans la barrière génétique, et que la technique est utilisée à des fins commerciales depuis 10 ans. »


    Le document de l’AAEM précise en outre que plusieurs études sur des animaux montrent de graves risques de santé liés à la consommation des aliments OGM, notamment l'infertilité, le dérèglement de la fonction immunitaire, le vieillissement accéléré, le dérèglement des gènes liés à la synthèse du cholestérol, à la régulation de l’insuline, aux transmissions cellulaires, et à la formation des protéines, et à des altérations du foie, des reins, de la rate et du système gastro-intestinal. »

    Il ajoute : « Il y a davantage qu'un simple lien fortuit entre les OGM
    alimentaires et les effets néfastes de santé. Il y a un lien de causalité, tel que défini par les critères de Hill, en matière de niveau élevé d’associations, de constance, de spécificité, de gradient biologique, et de plausibilité biologique. La constance et le niveau élevé des associations entre les denrées OGM et de la maladie sont confirmés par plusieurs études sur les animaux. »

    Les OGM sont toxiques


    Le document de l’AAEM doit donner des motifs de remise en cause du quasi laissez-faire dans le contrôle des OGM de la position officielle, pour laquelle la parole solennelle des compagnies semencières, telles que Monsanto, est considérée comme une solide preuve scientifique d’innocuité. L’étude de l’AAEM mérite d'être citée en détail à ce sujet :

    La spécificité de l'association des denrées OGM et de processus
    pathologiques précis est également soutenu. Plusieurs études animales montrent d'importants dérèglements immunitaires, notamment une régulation à la hausse des cytokines associées à l'asthme, à l'allergie et aux inflammations. Les études
    chez l'animal montrent aussi des altérations structurelles et fonctionnelles du foie, notamment un changement du métabolisme des lipides et des glucides, ainsi que des altérations cellulaires pouvant entraîner l’accélération du vieillissement et peut-être provoquer l’accumulation des radicaux libres (ROS, reactive oxygen species). Des changements dans les reins, le pancréas et la rate
    ont aussi été documentés. Une récente étude de 2008, reliant le maïs OGM à la stérilité, montre, de manière sensible au cours du temps, une importante diminution de la progéniture et du poids des portées chez les souris nourries de maïs OGM. Cette étude a aussi révélé que plus de 400 gènes ont été découverts s’exprimant différemment chez les souris nourries de maïs OGM. On sait que ces
    gènes contrôlent la synthèse et la modification des protéines, la transmission cellulaire, la synthèse du cholestérol et le contrôle de l'insuline. Les études montrent aussi des dommages intestinaux chez les animaux nourris d’OGM, notamment la prolifération d’excroissances cellulaires et des perturbations du système immunitaire intestinal.


    L'étude de l’AAEM révise les affirmations de l'industrie de la
    biotechnologie, selon lesquelles les aliments OGM pourraient nourrir le monde grâce à des rendements plus grands. Elle cite la preuve contraire indiquant que l'inverse paraît être vrai, c’est-à-dire que, avec le temps, les récoltes OGM ont produit moins que le rendement conventionnel, et ont exigé avec le temps, plus pas moins, de produits chimiques herbicides hautement toxiques, tels que le glyphosate. Le rapport relève, « Au cours des 20 dernières années, plusieurs milliers d'essais en champs, sur des gènes destinés à augmenter le rendement opérationnel ou intrinsèque (des cultures), montrent l’importance de l’entreprise. Pourtant, aucun de ces essais en champs n’a permis d’améliorer le
    rendement des récoltes alimentaires et fourragères commercialisées, à l'exception du maïs Bt. » Cependant, le léger gain de rendement du maïs Bt qui a été rapporté était dû largement à l'amélioration de la reproduction traditionnelle, et non pas au génie génétique.


    L’AAEM conclue que, puisque les denrées OGM « posent un grave risque sanitaire en matière toxicologique, allergique et immunitaire, pour la santé de la reproduction, métabolique, physiologique et génétique, et sont dénuées d’avantages, il est impératif d'adopter le principe de précaution, qui est l'un des principaux outils de réglementation de la politique de santé et environnementale de l'Union Européenne, et sert de base à plusieurs accords
    internationaux. La définition la plus communément utilisée est la Déclaration de Rio de 1992, qui stipule : « Afin de protéger l'environnement, des mesures préventives doivent être largement appliquées par les États, en fonction de leurs capacités. Quand il existe des menaces de dommages graves ou irréversibles, l'absence de certitude scientifique ne doit pas servir de prétexte pour renvoyer à plus tard les mesures économiques rentables destinées à empêcher la dégradation de l'environnement. »


    Sous l’intense pression de l'opinion publique, la Ministre allemande de l'Agriculture a récemment publié l’interdiction les plantations de maïs OGM MON810 de Monsanto. Malheureusement, deux semaines plus tard, elle a autorisé les plantations de semences de pomme de terre OGM. Le ministère allemand a annoncé que, Amflora, la pomme de terre génétiquement modifiée, fabriquée par le
    géant de la chimie BASF (une coentreprise d’OGM, partenaire de Monsanto), ne présente « aucun danger pour la santé humaine ou l'environnement. » Pour justifier sa décision imprudente, le ministère a cité un « examen approfondi » et des entretiens avec des experts scientifiques et économiques.


    La publication de la sensationnelle critique des OGM de l'American Academy of Environmental Medicine a été accueillie par un silence de mort par la plupart des grands médias étasuniens et internationaux.

    L’intrigue des OGM

    Comme je l'ai décrit en détail dans mon livre, OGM : Semences de
    destruction - L’arme de la faim, les OGM ont été lâchés dans le grand public aux Etats-Unis au début des années 90, après une décision du pouvoir exécutif du Président George Herbert Walker Bush, qui aurait suivi des réunions à huis clos avec les principaux dirigeants de Monsanto. Le Président Bush a décrété l’obligation, pour les agences gouvernementales étasuniennes, de ne faire aucun test de santé et de sécurité particulier, avant la mise en vente des OGM pour la consommation alimentaire. Ce fait est arrivé à être connu en tant que Doctrine de l'Équivalence Substantielle.


    Le gouvernement étasunien, sur les conseils pressants de Monsanto et du lobby des OGM, a décidé en outre d’interdire l'étiquetage « sans OGM » des produits alimentaires naturels, en recourant à la « doctrine » vaguement formulée et totalement non-scientifique, proclamée par le Président Bush en 1992, selon laquelle les OGM sont « substantiellement équivalents » aux plantes
    ordinaires, et n’ont donc pas besoin d’être testés avant d'être mis en vente dans le public.


    La Doctrine de l'Équivalence Substantielle, en dépit du fait qu'elle
    contredit directement la prétention des compagnies en leurs droits de propriété exclusifs sur leurs semences OGM, présentées comme « uniques » et différentes des graines ordinaires, a permis à Monsanto, Dow Chemicals, DuPont et à d'autres détenteurs de brevets OGM de faire proliférer leurs produits sans aucun contrôle. La plupart des Étasuniens croient naïvement que la Food and Drug
    Administration et le ministère de l'Agriculture des États-Unis sont là pour assurer la totale innocuité des produits alimentaires industriels pour la consommation humaine et animale, avant l'octroi de licences.


    De fait, l’interdiction de l'étiquetage des denrées OGM signifie que la plupart des Étasuniens n'ont aucune idée de l’ampleur de la contamination par les OGM de leur ration quotidienne de Corn Flakes, soja, maïs et additifs, dans chaque aliment trouvée dans le commerce sur les étagères des supermarchés.


    Aux États-Unis, à la fin des années 90, coïncidant avec l'introduction en masse des OGM dans l'alimentation humaine et animale, ont été signalés chez l'homme à une échelle épidémique, des cas d’allergies, d'étranges maladies et de nombreux autres problèmes de santé. L’interdiction d'étiquetage des produits OGM
    par la loi fédérale signifie que la plupart des professionnels de santé ne savent même pas que cela pourrait avoir un lien avec la nourriture OGM des millions d'Étasuniens. Depuis la décision de 1992 du Président Bush, une décision confirmée par les présidents Clinton, George W. Bush, et maintenant par Barack Obama et le Secrétaire de l'Agriculture pro-OGM, Tom Vilsack, la population étasunienne est en réalité traitée en cobayes humains dans des
    expériences de masse avec les substances jamais démontrées sans danger sur le long terme (dix ans ou plus) par des études indépendantes.

    Il reste à voir s’il sera accordé l'attention qu'elle mérite à la
    critique scientifique de l'AAEM.


    Original : A Moratorium on Genetically Manipulated (GMO) Foods (http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=13701),
    publié le 22 mai 2009.


    Traduction : Pérus Lombard.

    http://www.mediapart.fr/club/blog/velveth/160609/une-association-de-medecins-nord-americains-demande-un-moratoire-sur-la-nou
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Mar 23 Juin - 18:36

    Gentech-news 199


    1. USA : des médecins demandent un moratoire sur la nourriture OGM

    Pour l’American Academy of Environmental Medecine (AAEM), la nourriture génétiquement modifiée pose un grave risque de santé, comme le laissent supposer de multiples études animales.
    Cette association demande un moratoire immédiat sur la nourriture génétiquement modifiée, la mise en œuvre d’études indépendantes sur le long terme et un étiquetage obligatoire des aliments OGM. (AAEM, 19.5.09)




    2. USA : brevets contestés sur les »gènes du cancer du sein«

    Quelque 150'000 chercheurs, médecins, personnel de laboratoire et malades du cancer ont déposé une plainte contre la mise sous brevet des gènes BRCA1 et BRCA2 impliqués dans certains cancers du sein. Ils estiment que ces brevets entravent la recherche scientifique et compliquent massivement l’accès des femmes à d’importantes informations médicales. De nombreuses femmes ne peuvent se permettre d’effectuer le test de diagnostic facturé à 3000$. (ACLU, 12.5.09)


    3. Lettonie et Tasmanie (Australie) restent sans OGM

    La Lettonie a décidé d’interdire la culture des plantes transgéniques sur tout son territoire. La Tasmanie prolonge de 5 ans son moratoire sur les cultures d’OGM. (The Baltic Course, 13.5.09)


    4. Canada : stoppez la luzerne transgénique !

    80 groupements, parmi lesquels figurent notamment des producteurs alimentaires et des organisations paysannes de tout le
    Canada, demandent que l’on interdise l’introduction et les essais en plein champ de la luzerne OGM de Monsanto. Au Canada, le marché du colza biologique s’est déjà effondré en raison des contaminations dues aux cultures transgéniques et ce pays ne peut se permettre de perdre aussi celui de la luzerne. (CBAN, 28.4.09)




    5. USA : De l’ancien avec du nouveau en matière de pommes de terre résistantes

    De petits vers – les nématodes à galles – peuvent parasiter le système racinaire de la pomme de terre et lui causer d’importants dégâts. A l’heure actuelle, ils sont combattus au moyen de
    pesticides. En combinant d’anciennes méthodes connues avec de nouvelles méthodes, des chercheurs ont réussi à cultiver des variétés de pommes de terre à haute résistance et dont le rendement est supérieur – sans génie génétique. (USDA, 1.4.09)




    Vous pouvez consulter les références et les articles de fond correspondants sur la rubrique "Gen-Lex-News français" de notre site [/size][size=9]http://www.blauen-institut.ch

    Le bulletin est rédigé par Florianne Koechlin du Blauen Institut (en collaboration avec le Groupe suisse de travail sur le génie génétique
    GTG)


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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Jeu 25 Juin - 11:25

    L'étiquette « sans OGM » fleurit dans les rayons


    Par Xavier BONNARDEL

    Les poulets de Loué, les porcs fermiers de la Sarthe, les boeufs du Maine Label rouge ne mangent pas de soja transgénique. Un
    macaron le dit désormais au consommateur.
    Une nouvelle étiquette fleurit dans les rayons. Le consommateur peut y lire la mention « nourri sans OGM minimum garanti 99,1 % ». Toute filière d'élevage capable de garantir que ses animaux ne
    mangent pas d'aliment transgénique est - enfin - autorisée à étiqueter cette information sur la viande ou les oeufs vendus en magasin.


    Réuni sous l'égide de la Direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, le Conseil national de la consommation a donné son feu vert, le 19 mai, en attendant la promulgation d'un décret interministériel.

    « On sort enfin du « ni-ni » : ni étiquetage pour les productions animales nourries avec OGM, ni étiquetage pour les productions
    animales nourries sans OGM. C'est une petite révolution. La France rejoint l'Allemagne, l'Autriche et l'Italie », se félicite Yves de la Fouchardière, directeur des Fermiers de Loué.

    Un million de macarons « sans OGM » par semaine
    La coopérative sarthoise, n° 1 français de la volaille Label rouge, s'est battue bec et ongles pour obtenir cette avancée dans
    la transparence et dans l'information du consommateur. Elle va coller chaque semaine un million de macarons « sans OGM » sur ses poulets, oeufs et autres escalopes !


    Dès la mise en culture des premiers arpents d'OGM sur la planète dans les années 90, elle a clairement fixé le cap : pas plus qu'ils n'ont trempé le bec dans les farines animales, nos poulets ne picoreront pas d'OGM.
    Avec d'autres coopératives régionales (Terrena, la Cavac), elle a construit une filière tracée et sécurisée d'approvisionnement
    en soja non transgénique en provenance du Brésil. « Ces efforts, non répercutés sur le prix de vente, nous ont coûté sept millions d'euros, chiffre Alain Allinant, président des Fermiers de Loué. Nous ressentions comme une injustice de ne pas pouvoir le faire savoir. Désormais, la parole est aux consommateurs : ils vont pouvoir dire ¯ concrètement ¯ s'ils veulent ou pas des OGM. »

    La locomotive des poulets de Loué a entraîné dans son sillage d'autres filières de qualité, toutes réunies par la même exigence
    d'une alimentation sans OGM pour leurs animaux et par la volonté de le faire savoir sur des étiquettes : Labels rouges porcs fermiers de la Sarthe et boeuf fermier du Maine, viande AOC Maine-Anjou, beurre d'Échiré, fromages Sèvre et Belle, tome de Laguiole... En s'agglomérant, toutes ces filières et leurs 3 500 agriculteurs vont conforter et pérenniser la culture du soja non-OGM.


    « Notre cahier des charges interdit le soja dans l'alimentation de nos animaux. Nos fournisseurs nous garantissent un aliment
    exempt d'OGM. C'est pour nos 700 éleveurs un aboutissement de pouvoir le communiquer aux bouchers artisans et à leurs clients », déclare Emmanuelle Dupont, de l'association boeuf fermier du Maine. « Il faut un contrepoids au lobby des OGM. Notre initiative préserve la liberté de choix du consommateur », conclut Alain Cabannes, directeur du porc fermier de la Sarthe.

    http://www.ouest-france.fr/actu/actu_PdlL_-L-etiquette-sans-OGM-fleurit-dans-les-rayons-_8620-981556_actu.Htm
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Ven 3 Juil - 6:13

    Génétiquement pro-OGM


    PARME (ITALIE), ENVOYÉ SPÉCIAL - Pierre Le Hir

    Parme, sa cathédrale, son baptistère, ses fresques du Correggio, son parmigiano reggiano et son prosciutto. Les guides touristiques ajoutent désormais : son Autorité européenne de sécurité des
    aliments (EFSA). L'agence chargée, au niveau communautaire, d'évaluer les risques liés à la chaîne alimentaire. En particulier aux organismes génétiquement modifiés (OGM). C'est sur ses avis que s'appuient les décisions de la Commission de Bruxelles, du Parlement européen et des Etats membres de l'Union européenne. D'où son rôle crucial.


    Loin des marbres patinés des palais des Farnèse, l'institution s'est installée dans un moderne bâtiment de verre. Façon, peut-être, d'afficher sa "transparence", l'une de ses vertus cardinales, annonce sa directrice, la Française Catherine Geslain-Lanéelle, avec l'"excellence scientifique", l'"indépendance" et la "réactivité". L'affirmation fait s'étrangler les écologistes. "Autant demander à un renard de surveiller un poulailler !" s'écrit Greenpeace.

    Les ministres de l'environnement des pays européens ne sont pas loin de penser la même chose. Au point que onze d'entre eux - Autriche, Bulgarie, Chypre, Grèce, Hongrie, Irlande, Lettonie, Lituanie, Malte, Pays-Bas et Slovénie -, affichant leur défiance à l'égard des instances communautaires, viennent de réclamer la possibilité d'interdire, de leur propre initiative, la culture de séquences génétiquement modifiées sur leur territoire.
    Sans souscrire à cette demande de nationalisation des autorisations de culture, la secrétaire d'Etat française à l'écologie, Chantal Jouanno, plaide elle aussi pour "que les procédures d'expertise soient revues".


    Quand l'EFSA voit le jour, en janvier 2002, l'Europe sort des crises de la vache folle et du poulet à la dioxine belge. La confiance des consommateurs est ébranlée. La filière agroalimentaire discréditée. L'Union européenne décide de se doter d'une expertise scientifique
    incontestable. Et de séparer l'évaluation des risques de la décision
    politique.


    Maladies animales, additifs alimentaires, OGM, pesticides, risques biologiques... L'agence ne chôme pas. Chaque année, sa
    charge de travail double : en 2009, elle rendra un millier d'avis scientifiques.
    Trop, trop vite ? Avec 400 permanents et un financement communautaire de 73 millions d'euros, elle a atteint "la taille critique" et "la maturité" qui garantissent aux citoyens européens "un système d'évaluation des risques extrêmement robuste", assure Mme Geslain-Lanéelle. Dix panels de scientifiques externes ont été mis en place pour couvrir les différentes disciplines, soit un réseau de 200 experts, réunis 10 à 12 fois par an. S'y ajoutent un millier de
    spécialistes consultés ponctuellement, dont la directrice souhaite tripler ou quadrupler le nombre.


    Sur certains dossiers, l'EFSA a fait la preuve de l'indépendance qu'elle revendique. Par exemple en concluant, en 2007, que le
    colorant alimentaire Rouge 2G (E128), utilisé depuis trente ans dans les saucisses et les hamburgers, pouvait avoir des effets cancérigènes. Son bilan en matière d'OGM laisse en revanche perplexe.


    Depuis sa création, l'autorité a reçu des industries agroalimentaires 119 demandes d'autorisation ou de renouvellement d'organismes génétiquement modifiés. Plus de la moitié (69) sont encore à
    l'étude, tandis que 8 ont été finalement retirées. Elle a donc rendu 42 avis... tous positifs. Qui plus est, adoptés à l'unanimité - le vote se faisant à main levée - des membres du panel OGM présents.


    Pour les écologistes, la cause est entendue. En choeur, Greenpeace, les Amis de la Terre et le réseau d'associations France
    Nature environnement dénoncent "l'incapacité scandaleuse" de l'EFSA, à leurs yeux jouet du lobby industriel. Mieux vaut, fulminent-ils, qu'elle mette la clé sous la porte, en attendant sa "réforme complète".


    L'autorité européenne se défend. Tous les avis, fait-elle valoir, ont été émis "après beaucoup de discussions". S'ils sont fondés sur les dossiers fournis par les industriels - l'EFSA n'a pas de moyens
    de recherche propres -, "ils prennent aussi en compte l'ensemble des articles scientifiques disponibles". Ainsi d'une étude, publiée en novembre 2008 par des chercheurs autrichiens, qui suggérait une altération de la fertilité de souris nourries au maïs transgénique MON 810-NK 603. Le panel OGM s'est saisi de ce travail et a conclu qu'il posait "des problèmes de méthodologie" qui l'invalidaient. Ce qu'a aussi estimé, voilà quelques semaines, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). L'EFSA admet toutefois
    qu'elle "devrait peut-être, lorsque l'industriel ne fournit pas les informations supplémentaires demandées dans un délai fixé, rendre un avis négatif".


    D'où vient, alors, le tropisme pro-OGM des experts européens ? Tous les ans, chacun d'entre eux remplit une déclaration détaillée, attestant qu'il n'existe pas de conflit d'intérêts - financier ou
    intellectuel - entre sa mission et ses activités professionnelles (recherches payées par des firmes du secteur, travaux de consultant, détention d'actions ou de brevets...). Avant chaque réunion, il signe en outre une déclaration d'intérêts spécifique pour les sujets à l'ordre du jour. Pour avoir tu ses accointances avec un groupe industriel, un expert d'un autre panel, spécialiste de nutrition, a dû, début 2009, démissionner.

    Les Amis de la Terre ont contesté la neutralité de plusieurs membres du panel OGM, pour leurs liens, directs ou indirects, avec
    des entreprises de biotechnologies. A commencer par son président, le Néerlandais Harry Kuiper, coordonnateur, de 2000 à 2003, d'un programme de recherche européen auquel participaient Monsanto, Bayer CropScience et Syngenta.
    "Il s'agissait d'un programme communautaire public, répond la directrice de l'EFSA. Du reste, s'il fallait disqualifier définitivement tous ceux qui ont travaillé avec l'industrie, on ne trouverait personne. Un bon expert n'ayant jamais collaboré avec le privé, c'est même suspect."


    Si les garants de la sécurité alimentaire sont invariablement favorables aux OGM, c'est plutôt qu'ils portent des lunettes
    sélectives, pense l'écophysiologiste Yvon Le Maho, directeur de recherche au CNRS. C'est lui qui a été chargé, en 2008, de rédiger un rapport scientifique répondant aux critiques de Monsanto contre la clause de sauvegarde activée par la France - en vertu du principe de précaution - pour suspendre la culture du maïs transgénique MON 810.


    En octobre 2008, il a été auditionné, avec trois autres chercheurs français - un botaniste, Pierre-Henri Gouyon, un agronome,
    Denis Bourguet, et un statisticien, Marc Lavielle -, par les experts de l'EFSA.
    "Nous avons eu le sentiment que leur opinion était faite d'avance,
    rapporte-t-il. Ils n'étaient que six ou sept présents (le panel OGM compte 21 membres) et le début de la réunion a été très tendu. Nous avons dû menacer de partir pour obtenir la discussion ouverte que souhaitait la Commission de Bruxelles." Le procès-verbal - qui ne leur a pas été soumis - conclut : "Il n'existe pas de preuve de la possible toxicité du maïs MON 810. Les deux parties étaient d'accord sur ce point." Pour la délégation française, il aurait fallu
    ajouter : "Il n'existe pas de preuve de l'absence de toxicité à long terme du maïs MON 810. Les deux parties étaient également d'accord sur ce point."


    Pierre-Henri Gouyon décrypte : "Nous avons affaire à des spécialistes de la biologie moléculaire, qui connaissent bien les
    problèmes de contamination aiguë, beaucoup moins les effets à long terme sur la santé et l'environnement. Tester des OGM sur des rats pendant 90 jours, même à fortes doses, c'est très insuffisant. Certaines pathologies ont une latence beaucoup plus longue."


    Le ministère français de l'écologie fait une analyse similaire. "L'EFSA a été créée pour répondre à des questions sanitaires.
    Sur les OGM, on lui demande de répondre aussi à des questions environnementales. Est-elle bien armée pour le faire ?" s'interroge-t-on au cabinet de Jean-Louis Borloo.


    Et d'expliciter : "Ses experts représentent-ils un spectre de disciplines suffisamment large ? Sont-ils à même de traiter des
    OGM non pas comme des produits isolés, mais comme des cultures intégrées à un écosystème vivant ? Se préoccupent-ils de la coexistence entre les filières OGM, conventionnelle et bio ? Enfin, les données fournies par les semenciers, qui ne donnent pas aux chercheurs l'accès aux séquences génétiques, assurent-elles une
    information scientifique équilibrée ?"


    A toutes ces questions, la réponse est négative.
    Fin 2008, les ministres européens de l'environnement ont appelé à "améliorer" le système d'expertise communautaire sur les OGM. En insistant sur "une évaluation détaillée des effets à long terme sur l'environnement". L'une des premières tâches confiées par le ministre d'Etat français, ministre de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer, Jean-Louis Borloo, au Haut
    Conseil des biotechnologies mis en place voilà quelques semaines, est de faire des "propositions" de réforme à l'Europe dans ce sens. La maison de verre de Parme doit se préparer à une mutation génétique.


    Source : http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/06/29/genetiquement-pro-ogm_1213019_3244.html
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Mer 16 Déc - 12:26

    Nocivité maïs OGM : un député saisit le Haut conseil des biotechnologies
    Le député UMP de la Moselle François Grosdidier a décidé de saisir le Haut conseil des biotechnologies après la publication d'une étude sur la nocivité suspectée de trois variétés de maïs OGM du semencier américain Monsanto, a-t-il annoncé mardi dans un communiqué.



    AFP - Le député UMP de la Moselle françois Grosdidier a décidé de saisir le Haut conseil des biotechnologies après la publication d'une étude sur la nocivité suspectée de trois variétés de maïs OGM du semencier américain Monsanto, a-t-il annoncé mardi dans un communiqué.
    "Des effets particuliers sur la santé humaine sont très fortement suspectés, notamment sur le foie, les reins et le coeur", a-t-il indiqué, estimant que "cela confirme le bienfondé du moratoire" décidé en France sur le maïs Mon810.
    Les trois variétés de maïs OGM concernées sont le Mon810, le Mon863 etle NK603.
    Il est "urgent d'exiger l'extension du principe de précaution à toutes ces variétés de maïs autorisées pour la consommation animale et humaine dans l'Union européenne", a estimé le député.
    Les conclusions de cette étude ont été diffusées le 11 décembre par le Comité de recherche et d'information indépendant sur le génie génétique (Criigen, basé à Caen) qui y a participé.
    "Nous avons prouvé pour la première fois au monde que ces OGM n'étaient pas sains, ni suffisamment corrects pour être commercialisés", avait indiqué Gilles-Eric Séralini, de l'université de Caen, un des auteurs de l'étude publiée dans l'International Journal of Biological Sciences.
    Les scientifiques ont demandé en conséquence la "ferme interdiction" de l'importation et de la culture de ces OGM.


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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par Rabasse du sud le Mer 23 Déc - 20:25

    c'est un peu doublon mais monsanto est un barbare









    OAS_AD("Middle4");


    Maïs OGM MON 810 : avis critique du Haut conseil des biotechnologies




    [ 22/12/09
    - 15H26
    - actualisé à 15:56:00

    ]
    Le
    HCB estime que la culture du maïs de Monsanto présente plus
    d'inconvénients que d'avantages. Les ONG en demandent l'interdiction
    définitive.


    La culture du maïs OGM MON 810
    du semencier américain Monsanto présente plus d'inconvénients que
    d'avantages, estime le Haut conseil des biotechnologies (HCB) dans un
    avis publié mardi. Le HCB avait été saisi par le gouvernement d'une
    demande concernant l'éventuelle autorisation de ce maïs transgénique
    qui est sous le coup d'une interdiction de culture en France depuis
    2008.
    Précisément, une majorité de
    membres du Comité économique, éthique et social (CEES) - une des deux
    composantes du HCB - a considéré que les inconvénients globaux d'une
    mise en culture du MON 810 l'emportaient sur ses avantages. Par
    ailleurs, le Comité scientifique - l'autre composante du HCB - a noté
    que certaines questions posées à l'Autorité européenne de sécurité des
    aliments (Aesa) n'avaient pas obtenu de réponse, "du fait de
    l'absence d'effets majeurs et/ou faute de données suffisantes, que
    seule l'expérimentation en champ ou en laboratoire permettrait
    d'obtenir"
    .
    Dans ces conditions,
    les associations de défense de l'environnement demandent que la culture
    du MON 810 soit définitivement interdite. "Il serait difficile de
    comprendre et d'admettre que le MON 810 soit à nouveau autorisé, alors
    même qu'on ne peut pas, scientifiquement, se prononcer sur sa possible
    toxicité"
    , estime Frédéric Jacquemart, de la fédération France nature environnement (FNE).
    La
    culture du MON 810 est interdite dans cinq autres pays européens
    (Allemagne, Autriche, Grèce, Hongrie, Luxembourg) qui ont fait jouer la
    clause de sauvegarde prévue par la législation sur les OGM, souligne de
    son côté Greenpeace. "Les Amis de la terre attendent maintenant
    que le gouvernement français suive courageusement cette recommandation
    et alerte les autres gouvernements européens pour obtenir face à la
    nouvelle Commission Barroso, plus pro-OGM que jamais, un refus
    d'autorisation à Bruxelles"
    , indique de son côté Patrick de Kochko, représentant de cette association.
    La
    réautorisation éventuelle du MON 810 par la Commission européenne doit
    être discutée prochainement. Ce maïs transgénique produit par lui-même
    un insecticide, protégeant les cultures des attaques de pyrale ou de
    sésamie.
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par yunolo le Jeu 24 Déc - 5:35

    Ici encore nous nous battons!
    Protégeons-nous! Protégeons-nous! Contre les OGM!
    Vivons BIO!
    Revêtons nos habits d'antan! Vivons à la bougie! Faisons un bon feu dans l'âtre!!! D'ailleurs demain soir nous fêterons Noël!
    OU COMMENT OUBLIER POUR UN TEMPS TOUS LES NECESSITEUX QUI COMPTENT SUR NOUS!
    NE SOYONS PAS INQUIETS! ILS SERONT LA A NOTRE RETOUR!
    Pendant que nous aurons bien "bouffé", au chaud! près d'un sapin et en famille! Avec toute cette débauche de cadeaux! (3-4 pour un enfant... pendant que d'autres crèveront la dalle! et n'auront pas de cadeaux! Même pas leur papa!!!!!)
    Comme vous... je constate mais je ne fais rien!
    J'ai trop envie de voir "LES MIENS"!
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Mar 9 Fév - 20:32

    Cyber @ction 340 pas d'OGM en Europe

    Pour participer un seul clic suffit[/size]

    Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso veut relancer le processus d'autorisation de la culture de deux OGM controversés très vite après la prise de fonction de sa nouvelle équipe la semaine prochaine, ont assuré à l'AFP plusieurs sources européennes.
    Mais la Commission a démenti cette assertion.
    "L'autorisation de la culture du maïs MON 810 et de la pomme de terre Amflora est une de ses priorités", a confié une source au sein de l'exécutif bruxellois sous couvert de l'anonymat.
    "Il veut aller vite pour se débarrasser de ce problème qui lui a pourri son premier mandat", a confirmé un responsable européen.
    "Le président Barroso n'a aucune intention d'imposer la culture des OGM", a affirmé lundi soir à l'AFP sa porte-parole Pia Ahrenkilde Hansen.
    "Aucune décision n'a été prise concernant ces deux produits", a-t-elle assuré.
    "Aucune date précise n'a été fixée pour le moment", a pour sa part précisé la représentation de la Commission en France dans une mise au point à l'AFP.


    voir la suite
    htm]http://www.lesechos.fr/depeches/science-environnement/afp_00228669-barroso-veut-imposer-la-culture-des-ogm-dans-l-ue.htm


    Comme il n'y a pas de fumée sans feu, nous avons décidé de prendre les devants en vous invitant à interpeller le Président de la Commission pour lui dire votre refus de l'autorisation de la culture d'OGM en Europe.


    Merci de votre mobilisation.


    Alain
    ,__o Alain UGUEN Association Cyber @cteurs
    _-\_<, fédérateur d'énergies
    (*)/'(*) http://www.cyberacteurs.org
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par ecotone le Mar 15 Juin - 14:55

    Incroyable – Presque 900 000 d'entre nous ont signé la pétition sur les OGM! L'Union Européenne nous demande plus d'informations pour que nos signatures comptent, merci de cliquer pour mettre à jour votre signature, puis faites passer le message pour atteindre 1 million! 



    ---










    La Commission Européenne vient d'autoriser la culture de plantes génétiquement modifiées, plaçant les profits du lobby OGM avant les préoccupations sanitaires des citoyens.Cliquez ci-dessous pour signer la grande pétition citoyenne et nous aider à atteindre 1 million de signatures appelant à une recherche scientifique indépendante et à une forte régulation des OGM: 



    Chers amis,



    La Commission Européenne vient d'autoriser la culture d'organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l'Union Européenne pour la première fois depuis 12 ans! 



    Cédant au lobby pro-OGM, la commission a ignoré l'avis de 60% des Européens qui estiment que nous devons d'abord établir les faits avant de cultiver des plantes qui pourraient menacer notre santé et notre environnement. 



    Une nouvelle initiative permet à 1 million de citoyens européens de présenter officiellement des propositions de loi à la Commission Européenne.Rassemblons un million de voix pour demander un moratoire sur les plantes OGM jusqu'à ce que la recherche soit menée à terme. Cet appel sera remis au Président de la Commission Européenne Barroso. Signez la pétition et faites suivre ce message à vos amis et vos proches: 



    http://www.avaaz.org/fr/eu_gmo/?vl 



    Les associations de défense des consommateurs, de l'environnement, de la santé publique et les syndicats paysans se mobilisent depuis longtemps contre l'emprise exercée par les multinationales productrices d'OGM sur l'agriculture européenne. Les préoccupations liées à la culture de plantes génétiquement modifiées incluent: la contamination des cultures biologiques et du reste de l'environnement; l'impact sur le climat en raison d'un besoin excessif en pesticides; la destruction de la biodiversité et de l'agriculture locale; et enfin les effets des plantes OGM sur la santé. 



    Certains Etats membres de l'Union ont fait part de leur vive opposition à la décision prise il y a quelques jours et qui autorise la culture de la pomme de terre produite par BASF et de variétés de maïs Monsanto. L'Italie et l'Autriche s'y opposent et la France a demandé la poursuite de la recherche scientifique



    Il n'y a toujours pas de consensus quant aux effets des OGM sur le long terme. Et c'est l'industrie des OGM, faisant passer le profit avant la santé publique, qui finance la recherche scientifique et influence le cadre réglementaire. C'est pour cela que les citoyens européens réclament l'indépendance de la recherche et davantage de tests et de précautions avant que ces plantes ne soient dispersées dans la nature. 



    Aujourd'hui, "l'Initiative Citoyenne Européenne" donne à 1 million de citoyens européens la possibilité de soumettre à la Commission Européenne des propositions de loi et nous offre une chance unique de contrer l'influence des lobbyistes. 



    Faisons entendre 1 million de voix pour obtenir un moratoire sur l'introduction de plantes génétiquement modifiées en Europe et mettre en place un organisme éthique et scientifique indépendant chargé de mener à bien la recherche et la régulation des OGM. Signez la pétition maintenant et diffusez largement l'appel



    http://www.avaaz.org/fr/eu_gmo/?vl 



    Avec détermination, 



    Alice, Benjamin, Ricken, Raluca, Luis, Graziela et toute l'équipe d'Avaaz. 



    Plus d'information: 



    Dernier sondage Eurobaromètre 2008 'Attitudes des citoyens européens vis-à-vis de l'environnement', page 67:

    bit.ly babOiV 



    L'innocuité de la pomme de terre transgénique mise en cause, Le Monde :

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/03/03/l-innocuite-de-la-pomme-de-terre-transgenique-mise-en-cause_1313674_3244.html 



    Retour sur l'autorisation de la pomme de terre Amflora, Inf'OGM:

    http://www.infogm.org/spip.php?article4372 



    OGM et pesticides - un bilan désastreux, Greenpeace:

    http://www.greenpeace.org/luxembourg/press/releases/duo-infernal-ogm-pesticide 



    Résumé du Rapport d'Évaluation internationale des connaissances, des sciences et des technologies agricoles pour le développement (IAASTD), incluant des préoccupations sur l'usage des OGM:

    bit.ly 8WZb7F 



    --------------





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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par ecotone le Mar 15 Juin - 14:56



    9 juin 2010


    Vous pouvez consulter ce message en ligne


    AtankaLa bio hors-la-loi ! Quelle loi ? Résistance !


    • Des agriculteurs bio accusés de préconiser un "pesticide interdit"... (l'huile de neem, ou margousier, utilisée depuis des siècles par les indiens comme antiparasitaire).

    • Une association traînée en justice et poursuivie par l'Etat pour la "vente illégale" de simples graines de tomates et autres fruits et légumes... (les semences de variétés anciennes conservées, répertoriées et distribuées par Kokopelli).

    • Un horticulteur perquisitionné et le contenu de son ordinateur saisi par la Répression des Fraudes parce qu'il fait la promotion du purin d'ortie pour soigner son jardin... (Eric Pétiot, co-auteur du livre "Purin d'ortie et compagnie", préparation plébiscitée par les jardiniers depuis des générations).

    Ca se passe aujourd'hui, en France !

    Alors, paysans ou gangsters ?!


    Qui fait la loi ?


    La loi est l'expression du pouvoir en place. Même s'il est auréolé d'une légitimité plus ou moins démocratique (c'est un autre débat), ce pouvoir a pour vocation essentielle le maintien du système économique actuel, coûte que coûte ! Et les petits ajustements de gauche ou de droite ne changent rien aux vraies règles du jeu : tout doit devenir marchand !


    Mais il faut respecter la loi !?


    La loi est bonne aux yeux de ceux qui la font. Elle ne l'est jamais dans l'absolu. Il fut un temps, en France, où la loi obligeait certains d'entre nous à porter une étoile jaune. Où elle refusait le droit de vote aux femmes et "accordait" celui de travailler aux enfants...


    Aujourd'hui, elle autorise la culture de certains OGM alors que 70 à 80% des français y sont opposés. Elle interdit la diffusion des semences anciennes et plus des trois quarts des variétés de tomates autorisées à la vente sont des "hybrides F1" stériles dont il faut racheter les graines tous les ans, et 98% sont sous brevet ! Vous êtes d'accord ?


    Pourtant il y a de la bio dans les hypermarchés !?


    Le capitalisme néolibéral possède en effet une étonnante capacité à tout récupérer... Deux approches existent aujourd'hui :


    > Une bio "récupérée" qui fondamentalement ne remet pas en cause le système. Elle s'appuye sur l'Union européenne où les lobbys sont puissants, véritable machine de guerre néolibérale contre les peuples. Ainsi, depuis le 1er janvier 2009, la norme bio européenne s'impose aux Etats membres qui ont l'interdiction de définir des normes publiques plus restrictives.


    Depuis cette date, le label "AB" français ne signifie plus vraiment la même chose. De plus, il devra progressivement s'effacer au profit du label européen... D'où l'importance des autres labels privés ou coopératifs (Demeter, Nature & Progrès) et l'émergence en France d'un nouveau label (privé) "Bio Cohérence".


    > Une bio "militante" qui se nourrit d'une réflexion profonde sur l'agriculture et le métier de paysan, sur la fertilité des sols, l'autosuffisance alimentaire et au-delà sur les conditions économiques et sociales de la production de notre alimentation.


    Cette démarche est perçue comme dangereuse par le pouvoir en place car, inévitablement, elle aboutit à une remise en cause des règles du jeu économique, à une approche différente des relations entre les hommes et la nature, et entre les hommes eux-mêmes.


    La loi est l'un des outils dont dispose le pouvoir en place pour réagir, en criminalisant cette bio militante pour justifier la répression, et en harcelant les paysans qui s'engagent dans cette voie.


    Vive la résistance !


    Des paysans, des scientifiques et différentes organisations se mobilisent, en prenant le risque de s'opposer à la loi, qu'elle soit française ou européenne. Ils le payent au prix fort (convocations à la gendarmerie, procès, amendes, suicides...). En première ligne de la lutte contre un système néolibéral devenu fou, leur courage est exemplaire.


    Ils font partie des nouveaux résistants.


    Comment les soutenir ? Comment agir ?


    Le système en place essaye de nous faire croire qu'il n'y a pas d'alternative. Or si, il y en a. Un peu partout en France, dans nos campagnes et sur Internet, la résistance s'organise pour construire un autre monde. Et vous pouvez y prendre part :


    > D'abord en vous informant. Lisez les médias alternatifs, les blogs et autres sites qui relaient ces luttes. Parlez-en autour de vous. Allez voir les documentaires qui présentent ces alternatives : "Solutions locales pour un désordre global" de Coline Serreau, mais aussi"Sans terres et sans reproches" de Stéphanie Muzard le Moing et Eric Boutarin, qui illustre les problèmes d'accès à la terre, les combats mais aussi l'enthousiasme des paysans du Lot.


    > En choisissant leurs produits. Dans la mesure du possible, évitez les circuits de la grande distribution. Adhérez à une AMAP pour les produits frais. Pour les autres produits, participez aux commandes groupées de circuits alternatifs tels que ceux que nous développons avec la Coopérative Atanka. Non seulement vous soutiendrez les paysans qui réinventent l'agriculture de demain, mais en plus vous allez vous régaler !


    > En interpellant vos élus. Ce sont eux qui ont voté ces lois qui criminalisent les paysans, et eux seuls qui aujourd'hui peuvent les défaire. Interpellez-les à chaque occasion sur les sujets qui vous tiennent à cœur : OGM, subventions, accès à la terre...


    > En participant aux pétitions et actions de soutien. Privilégiez les pétitions et actions concrètes s'articulant avec une lutte précise. Nous avons ainsi lancé une pétition de soutien aux agriculteurs en lutte contre l'obligation de vaccination FCO. Les premiers procès commencent à se tenir, et grâce à la mobilisation des consommateurs engagés aucune condamnation n'a pour l'instant été prononcée ! C'est une victoire !


    Ensemble, nous en remporterons d'autres !


    Philippe Lelong

    Coopérative Atanka


    Pour en savoir plus :

    www.atanka.com

    www.aspro-pnpp.org

    www.kokopelli.asso.fr

    www.petioteric.fr

    www.atanka.com/actions/fco.aspx


    Atanka est une SCOP !

    N'hésitez pas à faire largement circuler cet e-mail, et à très bientôt !



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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Jeu 5 Aoû - 9:11

    Bonjour,
    >
    > Il manque à ce jour (2 août 2010) un peu plus de 320 000 signatures sur 1 000 000 pour pouvoir déposer une demande auprès de la commission européenne. S'il vous plaît, faites suivre au maximum de personnes de vos carnets d'adresses.
    >
    > Merci à tous et à toutes.
    > Cliquez sur le lien : https://secure.avaaz.org/fr/eu_health_and_biodiversity/]]
    > La Commission Européenne vient d'autoriser l'entrée et la culture d'OGM en Europe, contre le souhait des citoyens, et contre l'avis de plusieurs Etats Membres !
    >
    > La gouvernance européenne nous permet de déposer une demande officielle auprès de la Commission, pour peu qu'elle soit soutenue par un minimum d'un million de citoyens européens. Aujourd'hui, et après 1 mois d'action, Greenpeace et Avaaz ont réussi à rassembler près de 860.000 signatures.
    >
    > Voici le lien vers la pétition : ça vous prendra 30 secondes, nous laissera peut-être une chance d'obtenir un moratoire au niveau européen, et d'éviter l'entrée massive en Europe de cultures invasives (elles menacent la biodiversité), potentiellement nocives pour notre santé (de nombreux avis médicaux mettent en garde contre les conséquences de la consommation d'OGM), potentiellement dangereuses pour l'indépendance économique des agriculteurs (les semences sont chères car brevetées, doivent être rachetées chaque année, et demandent l'utilisation de produits spéciaux disponibles uniquement chez les semenciers), et polluantes (ces cultures nécessitent énormément l'utilisation de produits chimiques).
    > Merci à vous.
    > _______________________________________________
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Lun 30 Aoû - 13:55

    Accueil du site > Truks de dernière minute > Lettre ouverte Des Faucheurs Volontaires des 70 pieds de vignes
    Lettre ouverte Des Faucheurs Volontaires des 70 pieds de vignes
    samedi 28 août 2010

    Transmis par JP de Loupian Sat, 28 Aug 2010


    --------------------------------------------------------------------------------

    Lettre ouverte( aux politiques et à la presse) DES Faucheurs Volontaires des 70 pieds de vignes transgéniques(1)

    Lettre ouverte

    Nous, Faucheurs et Faucheuses Volontaires, avons procédé à l’arrachage de 70 pieds de vignes transgéniques sur une parcelle de l’Inra de Colmar, le 15 août 2010.

    Nous avons constaté la répercussion importante de notre acte dans la presse, à travers les déclarations de cadres de l’Inra, de certains membres du gouvernement et d’autres institutions. Nous souhaitons par cette tribune apporter une explication claire, précise et approfondie de notre geste, par ailleurs pleinement réfléchi et assumé.

    L’acte que nous avons posé s’inscrit dans le combat mené depuis de longues années contre le développement des manipulations génétiques dans l’agriculture, le brevetage, et la marchandisation du vivant, bien commun de l’humanité. Nous ne sommes pas contre la recherche fondamentale sur les OGM, mais elle doit s’effectuer selon des protocoles rigoureux en milieu confiné. Surtout, elle doit répondre sans préjudice aux véritables besoins de la société, et ne pas faire le jeu du marché.

    De par son caractère publique, notre geste s’adresse à l’ensemble de la société civile et particulièrement aux décideurs politiques qui autorisent, et finalement organisent, la dissémination des OGM dans les champs et dans les assiettes. Ces choix vont à l’encontre de la société qui refuse très largement leur développement. Nos élus ne font donc acte ni de représentativité ni de responsabilité.

    Le dossier OGM est brûlant parce qu’il ne se réduit pas à un simple problème d’agronomie. Nous invitons l’ensemble de notre société à ne pas être dupe face à de tels essais : il s’agit bien de fausses solutions pour de faux problèmes. Car le problème -ou la réalité- est tout autre. Il est en premier lieu d’ordre démocratique et politique, puis agronomique, et non l’inverse comme on essaye de nous le faire croire.

    Notre système agricole est majoritairement productiviste, avec une très forte dépendance à l’égard des firmes multinationales de l’agrochimie et de la génétique. Ce type d’organisation de l’agriculture découle de choix politiques et techniques réalisés en amont, qui appréhendent l’agronomie d’une certaine façon.

    « Il s’agit là d’un enjeu primordial ou « ce qui se joue est le modèle de société. Le combat ne porte pas entre modernité et tradition, mais entre des définitions concurrentes de l’avenir : il s’agit de déterminer quelle sera la "modalité dominante de globalisation". Marchande, productiviste et capitalistique, ou communautaire, culturelle et coopérative ? C’est l’alternative de l’époque. (Hervé Kempf) [1] »

    Nous pourrions faire d’autres choix, car il existe d’autres manières de faire de l’agriculture, qui s’appuient notamment sur le respect du vivant et des hommes, et qui ont depuis longtemps démontré leur capacité à nourrir l’humanité en quantité et en qualité. Nous invitons la recherche française à se tourner vers ce type d’orientations, car la question centrale n’est pas d’être pour ou contre l’investigation scientifique, mais plutôt : quelle recherche veut-on privilégier ? Nous intervenons rarement dans son pré carré, seulement cet essai était particulièrement symbolique, car il est au carrefour des nombreuses questions de société que posent les OGM. Dans le cas d’une technologie de plus, non maîtrisable à terme, comme les OGM, nous serions effectivement contraints de chercher continuellement des solutions à des problèmes que nous aurons nous-mêmes créés.

    Si l’objectif de l’Inra est de répondre aux attentes des citoyens, alors la meilleure réponse qu’ils pourront leur apporter -parce qu’elle est déjà connue- c’est que la culture d’OGM en plein champ n’est pas possible sinon à condamner les autres modes de productions agricoles, et l’agriculture biologique en particulier. Partout dans le monde où les plantes génétiquement modifiées sont utilisées, l’usage des pesticides augmente et la paysannerie disparaît. Les plantes sauvages sont contaminées, la diversité semencière s’écroule et la souveraineté alimentaire est menacée.

    L’Espagne, devenue la poubelle transgénique de l’Europe, en est un triste exemple. Les dizaines de cas de contamination des maïs biologiques et conventionnels ont montré que la coexistence entre cultures GM et non-GM est entièrement impossible. Cette situation a déjà entraîné la réduction de 95% des cultures de maïs biologiques entre les années 2002 et 2008.

    Le monde de la recherche, qu’il soit public ou privé, ne doit donc pas s’isoler au prétexte de neutralité scientifique. Ne lui en déplaise, ses choix sont aussi ceux de la société toute entière, ou devraient l’être, car ses choix peuvent s’avérer, à terme, trop déstructurants pour les organisations humaines en place, et trop dangereux pour les générations futures. Dans ce sens, le premier objectif des chercheurs ne devrait pas être une application immédiate de leurs découvertes. Avant de vulgariser ces dernières ou de chercher à les commercialiser, ils doivent auparavant en avoir simulé les impacts environnementaux et les conséquences sociétales.

    Faire croire que la dissémination des transgènes ne se fait pas lorsqu’un OGM passe au stade commercial, c’est au mieux nous prendre pour des imbéciles, au pire ignorer totalement les lois biologiques. D’un point de vue purement scientifique, l’essai de vigne transgénique résistante au court noué a déjà démontré des contradictions majeures. Sans fleurs ni raisins qui n’auraient pu être laissés qu’en milieu confiné, cet essai ne pouvait en effet donner aucun résultat scientifique valable sur les risques de transmission de l’OGM au raisin et au vin, ni sur son efficacité dans la lutte contre le court noué après la floraison de la vigne. Par ailleurs, il n’a jamais été question d’évaluer les atteintes au terroir, notamment la modification de la microbiologie du sol et des levures. Le passage du transgène du porte-greffe au greffon a aussi déjà été constaté. P ourquoi l’INRA, financé par nos impôts, affiche-t-il publiquement le contraire de certains résultats ayant un lien avec certains risques de contamination ?

    En effet, le transgène présent dans cette vigne étant un gène viral, il offre la possibilité au virus infectant (court noué ou autre virus) d’échanger une partie de son ADN avec celui du transgène. Il s’agit du phénomène de recombinaison, qui a lieu avec une très grande efficacité chez les virus, et qui peut conduire à l’apparition de virus nouveaux, dits « recombinants », à pouvoir pathogène plus élevé. Cette vigne représente donc un véritable réservoir à virus recombinants dont on ne maîtrise rien et qui vont pouvoir se propager dans la nature.

    La planète n’est pas une paillasse de laboratoire.

    Actuellement, l’Europe finance l’arrachage définitif de 400 000 hectares de vignes, car nous sommes dans un contexte de surproduction chronique de vin.

    L’uniformisation des méthodes de production, celle des terroirs et des vins, sera-t-elle alors un facteur déterminant pour résoudre la crise viticole ? Nous en doutons très fortement, et il nous semble, bien au contraire, que c’est la diversité des agrosystèmes qui protège les producteurs de la concurrence en leur permettant d’identifier clairement leurs produits autour de cahiers des charges . Certaines pratiques agricoles considèrent notamment de manière qualitative le court noué, car il réduit la production et augmente la qualité.

    Cultiver de la vigne transgénique en plein champ sur une maladie qui ne menace pas la production française vise donc à l’acceptation sociale des vignes OGM en France.

    Les OGM menacent l’ensemble des régions viticoles, patrimoine français exceptionnel.

    Pour nous, le passage beaucoup trop rapide de la technologie OGM à un niveau industriel est hautement révélateur de cette nouvelle approche relativement totalitaire : il s’agit bien ici, de nous imposer le plus rapidement possible les OGM à travers un dispositif de recherche totalement « bunkérisé ». Un dispositif aliénant qui empêche, on l’a vu avec l’Espagne, toute autre forme de progrès et de différenciation.

    Plus personne n’est dupe sur les finalités pratiques du développement des technologies OGM. A moins que l’on cherche à nous les faire accepter par tous les moyens. Mais alors, qu’est ce que la démocratie : est-ce l’art de faire accepter ou celui de respecter et de représenter ce qui profite à l’intérêt général ?

    Un tel enjeu démocratique ne peut faire l’économie d’un vrai débat, ni de décisions courageuses, afin de respecter la volonté, sinon les doutes, de la population. Les effets néfastes des OGM agricoles sont avérés, ils ont depuis longtemps démontré qu’ils n’étaient pas conçus pour le bien des hommes et des écosystèmes, mais pour ce qui fait leur raison d’exister : remplir les comptes en banque des actionnaires de l’agrochimie et de la génétique.

    Quant au fait d’abandonner l’expertise et la maîtrise des OGM aux multinationales, la question est plutôt la suivante : voulons-nous suivre cet exemple qui a condamné des paysanneries riches de savoir-faire et de diversité, et qui conduit à une dépendance totale

    vis-à-vis de l’industrie des pesticides ?

    Voulons-nous que les campagnes françaises ne soient plus vouées, à terme, qu’aux seules cultures transgéniques ?

    Les OGM sont finalement un projet de société à part entière qui lègue des contaminations irréversibles aux générations futures. Reste à savoir si la société civile pourra ou non participer à ce choix, si on le lui permet.

    En attendant que la classe politique fasse son travail, et parce que les rouages de la démocratie ne traduisent plus les aspirations de la société, la nécessité fait loi, et la désobéissance civile s’invite pour faire entendre cette voix.

    25 août 2010,

    Le Collectif des Faucheurs Volontaires d’OGM

    Pour plus d’informations, un de nos sites Internet régulièrement mis à jour :

    www.soutienfaucheursbretagne.fr/


    --------------------------------------------------------------------------------

    Pétition

    SOUTIEN DE L’ACTION DES FAUCHEURS VOLONTAIRES POUR UNE VITICULTURE SANS OGM

    Aujourd’hui, 15 août 2010, une vigne génétiquement modifiée résistante au court noué a été neutralisée par les Faucheurs Volontaires à l’INRA de Colmar. Cette même parcelle avait déjà été coupée par Pierre Azelvandre le 7 septembre 2009. Quelques jours auparavant, le tribunal administratif de Strasbourg avait annulé l’autorisation de cet essai – déjà en place depuis 5 ans – estimant que celle-ci, délivrée par le ministère de l’agriculture, était illégale. L’INRA a fait appel de cette décision. Le procès de Pierre Azelvandre pour destruction de biens destinés à l’utilité publique s’est tenu le 7 octobre 2009 et a abouti à une condamnation à une amende de 2000 euros.

    La question de la définition des biens destinés à l’utilité publique se pose. Le court-noué est une virose de la vigne transmise par des vers microscopiques piquant les racines. Cette maladie est rare dans la région où la parcelle GM a été plantée. L’intérêt scientifique de cette expérimentation est également mis en doute par le fait que cette maladie est mineure et que l’on sait déjà la gérer. : on arrache les pieds infectés puis on laisse reposer la terre pendant plusieurs années. La rotation des cultures a des vertus connues depuis des siècles : les temps de jachère entre 2 plantations de vigne reconstituent les réserves du sol et sont écologiquement et économiquement indispensables. D’autant que, le secteur viticole connaissant une crise de surproduction, supprimer les périodes de repos du sol aggrave cet excédent, fait baisser les cours du vin, et crée finalement une augmentation de la dépense communautaire liée aux primes d’arrachage et aux distillations exceptionnelles. Dans certaines régions où le foncier est inabordable et où les zones AOC sont totalement occupées, ce repos de la terre est difficilement envisagé pour des motifs économiques de rentabilité à outrance. La mise sur le marché de porte-greffes GM résistants au court-noué inciterait donc les viticulteurs à développer des pratiques agricoles néfastes des points de vue sanitaire, économique et écologique.

    En tant que vignerons, cavistes, restaurateurs et professionnels du vin, nous soutenons sans réserve l’action des Faucheurs Volontaires d’OGM du 15 août 2010 qui les a amenés à neutraliser l’essai de vignes génétiquement modifiées de l’INRA de Colmar. Nous sommes contre les essais de cultures d’OGM en plein champ, parce que nous considérons que :

    les champs d’expérimentation d’OGM sont le premier pas d’une démarche commerciale visant à imposer, avec l’aval de la Commission européenne, des cultures actuellement non autorisées, et surtout non plébiscitées ni par la population ni par les professionnels.

    cet essai est inutile et inabouti : les fleurs ayant été supprimées, cette étude ne peut statuer sur le possible passage d’éléments du transgène dans le fruit ou le vin.

    nous ne pouvons fermer les yeux quand les firmes brevètent le vivant et rendent dépendants de leurs plants et semences, agriculteurs, vignerons, travailleurs de la terre.

    Pour signer :

    http://lapetition.be/sign_petition....


    --------------------------------------------------------------------------------

    [1] présentation de l’ouvrage de Jean Foyer : Il était une fois la bio-révolution. PUF "Le Monde", 228 pages, 28 €.

    (1)Au passage de la lettre ouverte des FV après le fauchage de Colmar sur votre boite à courrier électronique,j’en profite pour exprimer comme "ouvrier "aide soignant sur le 34 ,et donc comme agent de santé ,mes doutes sur la mobilisation du 7 pour "avoir la retraite". Je pense savoir que notre unique acquis Kpitalisable n’est pas l’argent du retraité ,mais notre Kpital Santé qui peut se "grever" en cas de mauvaise nutrition . Salut les décideurs Salut les communicateurs

    JP qui fait partie des décidés .

    MICHEL Jean-Pascal, avec les informations suivantes :

    Voir en ligne : Lettre ouverte DES Faucheurs Volontaires des 70 pieds de vignes
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Dim 12 Sep - 18:59

    Suisse : champignon vénéneux dans les céréales OGM
    mercredi 8 septembre 2010

    Cette année, l’EPFZ a réalisé des essais en plein champ d’une variété de blé transgénique contenant un gène de résistance à l’oïdium. Le rendement du blé transgénique est de 50% inférieur à celui du blé sans OGM. Mais surtout : la modification de la forme des épis au cours de leur croissance favorise l’apparition d’un champignon vénéneux, l’ergot du seigle. Cette infestation est 40 fois plus importante sur le blé OGM.

    Autrefois, les épidémies de »Feu de saint Antoine« causées par l’ergot du seigle étaient particulièrement redoutées. (PLOSone, juillet 10)


    --------------------------------------------------------------------------------

    Gentech-news 221 August 2010, http://www.blauen-institut.ch/pg_bl... Schweiz : Giftpilz in Gentech-Getreide


    --------------------------------------------------------------------------------

    Attachment : http://mapinc.org/temp/24Qt3cVgJDDR...

    Voir en ligne : Suisse : champignon vénéneux dans les céréales OGM

    http://www.blauen-institut.ch/pg_blu/pg/pg10/p_gf.html
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Jeu 30 Sep - 13:18

    29/09/2010 à 00h00 Libération
    > Europe : le lobby OGM infiltré à la tête de la sécurité alimentaire
    Diána Bánáti, la présidente de l¹agence qui délivre les autorisations
    d¹importation, a maquillé son CV pour minorer son passé dans l¹agrobusiness.

    Par JULIE MAJERCZAK et JEAN QUATREMER Correspondants à Bruxelles

    La Commission européenne a toujours été l¹amie des OGM, comme en témoignent
    les 125 autorisations d¹importation accordées depuis 1998. Mis à part les
    six dossiers retirés par les industriels eux-mêmes, on ne compte absolument
    aucun refus en douze ans ! Les instances communautaires écartent
    systématiquement les objections avancées tant par les scientifiques que les
    autorités sanitaires nationales ou les associations de défense de
    l¹environnement. La création, en 2002, de l¹Agence européenne de sécurité
    alimentaire (AESA), au lendemain du scandale de la vache folle, n¹a
    strictement rien changé à ce biais favorable aux champions des
    biotechnologies. Et pour cause : la Commission a peuplé l¹AESA de
    personnalités acquises à la cause des OGM quand elles ne sont pas
    directement issues de l¹industrie elle-même. José Bové, eurodéputé vert et
    vice-président de la commission agriculture du Parlement européen, vient
    ainsi de lever un beau lièvre : la présidente du conseil d¹administration de
    l¹AESA, la Hongroise Diána Bánáti, a dissimulé qu¹elle avait été membre du
    comité des directeurs de la branche européenne de l¹International Life
    Science Institute (Ilsi), le «lobby de l¹agrobusiness», comme le qualifie
    Bové.

    > Dangers. Cet organisme prétend donner des conseils scientifiques
    > indépendants dans tous les domaines agro-alimentaires, alors qu¹il ne fait
    > que reprendre à son compte les données fournies par ses membres, au rang
    > desquels on compte tous les grands des OGM que sont Monsanto, Syngenta,
    > Bayer, BASF, etc. L¹Ilsi s¹est par exemple illustré aux Etats-Unis en
    > fournissant des études «scientifiques» sous-estimant les dangers du tabac,
    > ce qui a conduit la justice américaine à s¹intéresser à son fonctionnement.
    > A la suite de cette affaire, l¹Organisation mondiale de la santé l¹a retiré
    > de sa liste d¹organisations «partenaires». On retrouve aussi l¹Ilsi dans
    > l¹affaire du Teflon créé par le groupe DuPont : son étude prouvant
    > l¹innocuité de cette matière ne reposait sur aucune base sérieuseŠ
    >
    > Nommée membre du conseil d¹administration en 2006, sur proposition de la
    > Commission et décision du Conseil des ministres, Diána Bánáti a été élue
    > présidente de l¹Agence européenne de sécurité alimentaire en 2008, puis
    > réélue en juillet cette année. C¹est en épluchant sa «déclaration d¹intérêt»
    > que José Bové a découvert le pot aux roses. Elle avait simplement mentionné
    > qu¹elle avait été «membre du comité scientifique de l¹Ilsi» et juré aux
    > députés européens «[qu¹]elle n¹a jamais été approchée par des lobbyistes».
    >
    > «Un conflit d¹intérêts scandaleux», s¹emporte José Bové, qui exige sa
    > «démission immédiate». «J¹ai averti la Commission le 14 juillet, j¹attends
    > toujours une réponse.» L¹ancienne ministre de l¹Environnement Corinne
    > Lepage, elle aussi députée européenne, est sur la même longueur d¹ondes :
    > «Il est choquant qu¹aucun contrôle des déclarations d¹intérêts ne soit
    > effectué par la Commission européenne. Si des gens représentent l¹industrie,
    > qu¹ils se présentent en tant que tel.» Joints au téléphone, ni la Commission
    > ni l¹AESA n¹ont souhaité faire de commentaire sur cette affaire.
    >
    > Depuis l¹origine, les écologistes dénoncent le mode de fonctionnement de
    > l¹AESA : elle ne mène aucune étude elle-même, mais s¹appuie sur les dossiers
    > transmis par les industriels à qui il appartient de démontrer l¹innocuité de
    > leurs produits. Autre lacune de taille : aucune évaluation des risques à
    > long terme n¹est exigée. Alors que pour les pesticides, les industriels
    > doivent tester leurs substances sur des rats durant deux ans, pour les OGM,
    > trois mois suffisent.
    >
    > Positifs. La composition de l¹AESA explique sans aucun doute cette coupable
    > inclination. Car Diána Bánáti n¹est pas un cas isolé. En avril, l¹ancienne
    > directrice du département OGM de l¹AESA, Suzy Renckens, a été embauchée par
    > l¹agrochimiste SyngentaŠ L¹actuel président du comité scientifique OGM de
    > l¹agence, le professeur Harry Kuiper, est, par ailleurs, le coordinateur
    > d¹Entransfood, un projet soutenu par l¹UE visant à «favoriser l¹introduction
    > des OGM sur le marché européen et rendre l¹industrie européenne
    > compétitive». On comprend mieux pourquoi les avis de l¹agence sont toujours
    > positifs. Quelles que soient les objections, elle ne change pas d¹avis.
    > Ainsi, dans le cas du maïs MON 810 de Monsanto, la Commission lui a demandé
    > à trois reprises son avis, des études récentes, notamment de l¹Institut
    > Pasteur, ayant mis en avant les incertitudes existantes sur les effets à
    > long terme de cet OGM. L¹AESA n¹a pas revu sa copie. Or, les avis de
    > l¹agence sont cruciaux, la Commission s¹y rangeant dans tous les cas. Le
    > Conseil des ministres, sur proposition de la France, a demandé à la
    > Commission de revoir le fonctionnement de l¹AESA. C¹était en 2008. On attend
    > encore.

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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Dim 31 Oct - 19:02

    La catastrophe des OGM aux États-Unis, une leçon pour l’Union européenne

    Dernièrement, à Bruxelles, les potentats non-élus de la Commission européenne ont cherché à passer outre à ce qui a été maintes fois démontré : l’opposition écrasante de la population de l’Union européenne à la propagation des organismes génétiquement modifiés (OGM) dans leur agriculture. Pour entériner sans discussion l’adoption des OGM, le président de la Commission de l’Union européenne dispose à présent d’un expert-comptable maltais en tant que commissaire à la santé et à l’environnement. Originaire de Grèce, l’ancien commissaire à l’environnement était un farouche adversaire des OGM. En outre, le gouvernement chinois a fait savoir qu’il pouvait approuver une variété de riz OGM. Avant que les choses n’aillent trop loin, ils seraient bien d’examiner de plus près le laboratoire de test mondial des OGM, les États-Unis. Là-bas, les cultures d’OGM sont loin d’être bénéfiques. C’est plutôt exactement le contraire.

    Ce qui est soigneusement resté en dehors de la propagande de Monsanto et des autres compagnies de l’agroalimentaire lors de leur promotion des cultures génétiquement manipulées comme alternatives aux cultures classiques, c’est le fait que, jusqu’ici, dans le monde entier, toutes les cultures d’OGM ont été manipulées et brevetées dans l’unique but de deux choses : être résistantes ou « tolérantes » à des produits chimiques brevetés hautement toxiques – au glyphosate herbicide que Monsanto et les autres obligent les agriculteurs d’acheter en condition d’acquisition de leurs OGM brevetés – et être résistantes à des insectes spécifiques. Contrairement aux mythes de relations publiques dispensés dans leur propre intérêt par les géants de l’agroalimentaire, il n’existe pas une seule semence d’OGM qui ne fournisse un rendement supérieur aux récoltes conventionnelles, ni qui n’ait besoin de moins d’herbicides chimiques toxiques. Pour cette simple raison, il n’y a aucun profit à en tirer.

    Le fléau des super-mauvaises herbes géantes

    Comme l’a fait remarquer le Dr Mae-Wan Ho, adversaire des OGM et biologiste éminente de l’Institut des sciences de Londres, les compagnies comme Monsanto incorporent dans leurs semences une tolérance aux herbicides grâce à la formule d’insensibilité au glyphosate du gène codant l’enzyme ciblée par l’herbicide. Cette enzyme est dérivée d’une bactérie du sol, l’agrobacterium tumefaciens. La résistance aux insectes est due à un ou plusieurs gènes de toxines provenant de la bactérie du sol Bt (bacillus thuringiensis). Vers 1997, les États-Unis ont inauguré les plantations commerciales à grande échelle de plantes génétiquement modifiées, surtout le soja, le maïs et le coton. À l’heure actuelle, aux États-Unis, les cultures génétiquement modifiées ont envahi entre 85 et 91 pour cent des surfaces de cultures de ces trois principales plantes, soja, maïs et coton, soit près de 171 millions d’acres (692.000 kilomètres carrés).

    Selon le Dr Ho, la bombe à retardement écologique associée aux OGM est sur le point d’éclater. Après plusieurs années d’application constante des herbicides au glyphosate brevetés, comme le très célèbre Roundup de Monsanto, la nature a réagi aux tentatives de l’homme de la violer en développant de nouvelles « super-mauvaises herbes » résistantes aux herbicides. Le contrôle de ces super-mauvaises herbes nécessite nettement plus, pas moins, d’herbicide.

    ABC Television, un grand réseau national des États-Unis, a produit un nouveau documentaire intitulé « Les super-mauvaises ne peuvent être détruites. » (1)

    Interviewés, les agriculteurs et les scientifiques de l’Arkansas décrivent des champs envahis de plants d’Amaranthus palmeri géants, capables de résister à toutes les pulvérisations de glyphosate que peuvent faire les agriculteurs. Un agriculteur interviewé a dépensé près de 400.000 euros en à peine trois mois dans une vaine tentative de destruction des nouvelles super-mauvaises herbes.

    Les nouvelles super-mauvaises herbes sont tellement robustes que les moissonneuses-batteuses sont dans l’impossibilité de moissonner les champs, et les outils à main se brisent en essayant de les couper. En Arkansas, au moins 400.000 hectares de soja et de coton ont été investis par ce nouveau fléau biologique mutant. Les données détaillées sur les autres régions agricoles sont indisponibles, mais on estime qu’elles sont similaires. Le ministère de l’Agriculture des États-Unis, pro-OGM et pro-agroalimentaire, a été signalé mentir sur l’état réel des récoltes, en partie pour masquer la triste réalité et prévenir une révolte explosive contre les OGM sur le plus grand marché mondial des organismes génétiquement modifiés.

    L’Amaranthus palmeri, une variété de super-mauvaises herbes, peut atteindre jusqu’à 2,4 mètres de hauteur, résister à la forte chaleur et à la sécheresse prolongée, et produit des milliers de graines avec un système racinaire qui épuise les nutriments des cultures. Quand rien n’est fait, elle envahit un champ entier en un an. Certains agriculteurs ont été contraints d’abandonner leurs terres. Jusqu’à présent, en plus de l’Arkansas, l’invasion d’Amaranthus palmeri dans les régions de cultures d’OGM a aussi été identifiée en Géorgie, Caroline du Sud, Caroline du Nord, au Tennessee, Kentucky, Nouveau-Mexique, dans le Mississippi, et plus récemment dans l’Alabama et au Missouri.

    Les spécialistes des mauvaises herbes de l’université de Géorgie estiment que seulement deux plants d’Amaranthus palmeri tous les 6 mètres dans les rangées de coton, sont capables de réduire le rendement d’au moins 23 pour cent. Un seul plant de mauvaise herbe peut produire 450.000 graines. (2)

    La dissimulation du danger toxique du Roundup

    Le glyphosate est l’herbicide le plus largement utilisé aux États-Unis et dans le monde entier. Breveté et vendu par Monsanto depuis les années 70 sous le nom commercial de Roundup, c’est un élément obligatoire de l’achat de semences d’OGM de Monsanto. Allez juste à votre magasin de jardinage local, demandez-le et lisez attentivement l’étiquette.

    Comme je l’ai exposé en détail dans mon livre, Seeds of Destruction,The Hidden Agenda of Genetic Manipulation (Semences de destruction : L’arme de la faim), les cultures d’OGM et les semences brevetées ont été développées dans les années 70, grâce à l’important soutien financier d’un organisme pro-eugéniste, la Fondation Rockefeller, essentiellement par des compagnies de produits chimiques : Monsanto Chemicals, DuPont et Dow Chemicals. Toutes trois ont été impliquées dans le scandale du hautement toxique agent orange, utilisé au Viêt-nam, et de la dioxine dans les années 70, et ont menti pour cacher la réalité des atteintes à leurs propres employés, ainsi qu’aux civils et militaires des populations exposées.

    Leurs semences d’OGM brevetées ont été envisagées comme un moyen intelligent pour forcer le renouvellement des achats de leurs produits chimiques agricoles du style Roundup. Les agriculteurs doivent signer avec Monsanto un contrat légal qui stipule que seul son pesticide Roundup peut être utilisé. Les agriculteurs sont ainsi piégés, obligés d’acheter à la fois de nouvelles semences de Monsanto à chaque récolte et du glyphosate toxique.

    À l’université de Caen, en France, dans une équipe dirigée par le biologiste moléculaire Gilles-Eric Séralini, une étude a montré que le Roundup contient un ingrédient inerte spécifique, l’huile de suif polyéthoxylés, ou POEA. L’équipe de Séralini a démontré que le POEA du Roundup est même plus mortel pour les embryons humains, les cellules du cordon ombilical et placentaires, que le glyphosate lui-même. Monsanto, qualifiant de « breveté » le contenu détaillé de son Roundup, à part le glyphosate, refuse de le communiquer.(3)

    L’étude de Séralini a constaté que les ingrédients inertes du Roundup amplifient l’effet toxique sur les cellules humaines – même à des concentrations beaucoup plus diluées que celles utilisées dans les fermes et sur les pelouses ! L’équipe française a étudié de multiples concentrations du Roundup, depuis la dose typique agricole ou sur pelouse, jusqu’à des concentrations 100.000 fois plus diluées que les produits vendus sur les rayons. Les chercheurs ont constaté des dommages cellulaires à toutes les concentrations.

    Dans une brochure de l’Institut de biotechnologie qui promeut les cultures OGM comme des « combattants de mauvaises herbes, » le glyphosate et le Roundup sont annoncés « moins toxiques pour nous que le sel de table. » Treize ans de cultures d’OGM aux États-Unis ont augmenté globalement le recours aux pesticides de 318 millions de livres, et non pas diminué comme l’ont promis les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse OGM. La charge de morbidité supplémentaire due à uniquement cela est considérable sur la nation.

    Quoi qu’il en soit, après l’introduction commerciale des semences d’OGM Monsanto aux États-Unis, l’utilisation de glyphosate a augmenté de plus de 1500% entre 1994 et 2005. Aux États-Unis, quelque 100 millions de livres de glyphosate sont utilisées sur les pelouses et les exploitations agricoles chaque année, et au cours des 13 dernières années, il a été appliqué sur plus d’un milliard d’acres (environ 4 millions de kilomètres carrés). Interrogé, le directeur du développement technique de Monsanto Rick Cole, aurait dit, les problèmes sont « gérables ». Il a conseillé aux agriculteurs d’autres cultures ainsi que l’utilisation de marques d’herbicides différents produits par Monsanto.

    Monsanto encourage les agriculteurs à mélanger le glyphosate avec ses plus anciens herbicides tels que le 2,4-D, interdit en Suède, au Danemark et en Norvège pour ses liens avec le cancer, la reproduction et des dommages neurologiques. Le 2,4-D est un composant de l’agent orange, produit par Monsanto pour être utilisé au Viêt-nam dans les années 60.

    Les agriculteurs étasuniens se tournent vers le biologique

    Partout aux États-Unis on signale que les agriculteurs reviennent aux cultures traditionnelles (non génétiquement modifiées). Selon un nouveau rapport du ministère de l’Agriculture, la vente au détail des aliments biologiques a bondi de 3,6 milliards de dollars en 1997 à 21,1 milliards de dollars en 2008.(4) Le marché est si florissant que les fermes biologiques se démènent parfois pour produire une offre suffisante, capable de suivre la montée rapide de la demande du consommateur qui amène des pénuries périodiques de produits biologiques.

    Au Royaume-Uni, le nouveau gouvernement de coalition libéral-conservateur soutient fortement la levée de l’interdit de facto des OGM dans leur pays. Le conseiller scientifique en chef du Royaume-Uni, le professeur John Beddington, a récemment écrit un article où il affirme de manière trompeuse : « La prochaine décennie verra le développement de combinaisons de caractères désirables et l’introduction de nouvelles caractéristiques comme la tolérance à la sécheresse. Au milieu du siècle, des options bien plus radicales, impliquant des traits hautement polygéniques, seront faisables. » Il a en outre promis « des animaux clonés, créés avec une immunité innée aux maladies, » et plus encore. Merci bien ! Je pense que nous pouvons décliner tout ça.

    Une récente étude, de l’université d’État de l’Iowa et du ministère de l’Agriculture, visant à évaluer la performance des exploitations agricoles pendant les trois années de transition nécessaires pour passer de la production classique à la certifiée biologique, a montré les avantages notables de l’agriculture biologique sur les OGM et même sur les plantes classiques non génétiquement modifié. Dans une expérience de quatre ans – trois ans de transition et la première année biologique – l’étude a montré que, bien que les rendements diminuaient d’abord, ils s’égalisaient dans la troisième année et, à partir de la quatrième année, les rendements biologiques devançaient les classiques pour à la fois le soja et le maïs.

    En outre, l’Évaluation internationale des connaissances agricoles de Science et technologie pour le développement (IAASTD) – le résultat de trois ans de délibération de 400 participants scientifiques et représentants non-gouvernementaux venant de 110 pays à travers le monde – a été publié récemment. On en a conclu que l’agriculture biologique à petite échelle est la voie à suivre pour faire face à la faim, aux inégalités sociales et aux catastrophes écologiques.(5) Comme le soutient le Dr Ho, un changement radical dans la pratique agricole est urgent, avant que le cataclysme agricole s’étende davantage en Allemagne et de l’Union européenne vers le reste du monde.(6)


    --------------------------------------------------------------------------------

    Notes

    [1] Super weed can’t be killed, abc news, 6 octobre 2009. See also,Jeff Hampton, N.C. farmers battle herbicide-resistant weeds, The Virginian-Pilot, 19 July 2009, http://hamptonroads.com/2009/07/nc-...

    [2] Clea Caulcutt, ‘Superweed’ explosion threatens Monsanto heartlands, Clea Caulcutt, 19 avril 2009, http://www.france24.com/en/20090418...

    [3] N. Benachour and G-E. Seralini, Glyphosate Formulations Induce Apoptosis and Necrosis in Human Umbilical, Embryonic, and Placental Cells, Chem. Res. Toxicol., Article DOI : 10.1021/tx800218n Publication Date (Web) : 23 décembre 2008.

    [4] Carolyn Dimitri and Lydia Oberholtzer, Marketing U.S. organic foods : recent trends from farms to consumers, USDA Economic Research Service, Septembre 2009, http://www.ers.usda.gov/Publication...

    [5] International Assessment of Agricultural Knowledge, Science and Technology for Development, IAASTD, 2008, http://www.agassessment.org/index.c...

    [6] Ho MW.UK Food Standards Agency study proves organic food is better. Science in Society 44, 32-33, 2009.

    Texte original en anglais, Genetically Manipulated Crops : The GMO Catastrophe in the USA. A Lesson for the World, publié le 18 août 2010.

    Traduction : Pétrus Lombard

    F. William Engdahl est est associé du Centre de recherche sur la mondialisation et l’auteur de plusieurs ouvrages en anglais dont deux sont traduits en français :

    OGM : Semences de destruction : L’arme de la faim (le livre original en anglais, Seeds of destruction)

    et Pétrole, une guerre d’un siècle : L’ordre mondial anglo-américain. Il est joignable depuis son site.

    Pour contacter l’auteur : www.engdahl.oilgeopolitics.net


    --------------------------------------------------------------------------------

    Transmis par Ursula Peze

    Mon, 25 Oct 2010 22:09:17

    Je fais passer ce texte surtout pour ceux qui doutaient encore du danger que le monde court avec les OGM... Les USA commencent à comprendre !
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    Rabasse du sud

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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par Rabasse du sud le Mar 16 Nov - 22:30

    http://www.combat-monsanto.org/

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    Re: OGM ! OGM PAS !

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