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    OGM ! OGM PAS !

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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Ven 12 Déc - 7:36

    Pour une Europe sans OGM
    >
    >
    > Paris, France, Fin octobre, le Commissaire européen à l'Environnement, Stavros Dimas, s'est courageusement opposé aux grandes compagnies de l'agrobusiness en proposant l'interdiction de la culture de deux maïs OGM (le Bt11 et le 1507) développés par les firmes Syngenta et Pioneer/Dow.
    >
    >
    > Des scientifiques ont en effet démontré que la culture de ces OGM censés combattre des insectes nuisibles au maïs pouvait provoquer des conséquences graves, notamment sur des insectes non nuisibles du maïs, comme le papillon monarque ou sur des "organismes non ciblés" comme des oiseaux. Récemment, il a également été prouvé que les écosystèmes aquatiques pouvaient aussi être affectés.


    >
    > Si la proposition de Dimas était adoptée, il s'agirait d'un véritable tournant. Très favorable aux OGM, la Commission a jusqu'à présent toujours donné son feu vert aux demandes d'autorisation d'OGM, et les autres Commissaires européens, par peur de froisser les puissants intérêts pro-OGM, notamment américains, risquent de s'opposer à l'initiative courageuse de Stavros Dimas. Mais celui-ci vient de confirmer publiquement sa position. « Le risque est trop élevé pour l'environnement selon plusieurs études scientifiques récentes, a indiqué M. Dimas à Bruxelles le 22 novembre. J'envisage de donner un avis négatif pour la demande d'autorisation. »
    >
    >
    > Il faut absolument soutenir la position prise par Stravros Dimas, qui, si elle est adoptée par la Commission européenne, sera le premier rejet d'OGM dans l'histoire de la Commission européenne et représentera un pas décisif pour une Europe sans OGM. Une mobilisation massive est nécessaire pour cette opportunité historique !
    >
    >
    > Cap sur les 100 000 signatures !
    >
    >
    > Le plus grand nombre possible d'Européens doivent interpeller la Commission européenne pour que la santé publique et l'environnement priment sur les intérêts de quelques multinationales et que les maïs Bt11 et 1507 ne soient pas autorisés.
    >
    >
    > Signez et faites signer la pétition à destination de Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, et aux Commissaires Dimas, Kyprianou (consommateurs), Fischer-Boel (agriculture) et Barrot (transports). Plus de 75 000 européens l'ont déjà signée en quelques semaines, dont 10 000 en France... La pétition française s'adresse également à Jacques Barrot, Commissaire européen aux transports, car il votera également sur la proposition de Stravros Dimas et doit tenir compte de l'avis des citoyens français et de la nouvelle ligne politique française sur les OGM à l'issue du Grenelle de l'environnement.
    >
    >
    > Signez la pétition :
    >
    >
    > http://write-a-letter.greenpeace.org/332
    >
    >
    > et transmettez-la à votre réseau de connaissances !
    >
    >
    > Merci !
    >










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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Lun 19 Jan - 16:50

    Nîmes. OGM : le jugement qui change tout
    C'est une première en
    France. La justice reconnaît à un maire le droit de s'opposer aux
    OGM.

    Le jugement du tribunal de Nîmes va relancer la polémique sur
    les OGM et la faible marge de manœuvre des maires.
    http://www.ladepeche.fr/article/2009/01/14/523868-Nimes-OGM-le-jugement-qui-change-tout.html

    C'est
    une première en France qui vient conforter la position des centaines d'élus
    opposés aux OGM. Le tribunal administratif de Nîmes vient de donner raison à la
    ville du Thor (84) qui, dans une délibération du conseil municipal datée du 20
    mai dernier, entendait s'opposer à toute culture de plantes OGM sur son
    territoire. Une décision que la préfecture du Vaucluse avait tenté de faire
    annuler.

    La juridiction administrative a donc arbitré en faveur de cette
    petite commune, alors même que tous les arrêtés pris par les maires dans
    l'ensemble de l'Hexagone, ont été systématiquement cassés par la justice. Le
    ministère de l'Agriculture, seule autorité fondée à faire appel, a indiqué qu'il
    ne ferait pas appel.

    Les opposants, à commencer par la Confédération
    paysanne et Greenpeace, saluent cette « victoire » qui fera peut-être
    jurisprudence. Le jugement est d'autant plus symbolique qu'il s'adresse à une
    commune en pointe dans la contestation des OGM. Voilà un mois encore, elle a
    organisé une fête de la biodiversité paysanne témoin du combat écologique mené
    par ses concitoyens. C'est d'ailleurs ce qu'avait invoqué la commune devant les
    juges. La présence de nombreux agriculteurs bio, le classement de la Sorgue en
    zone de protection Natura 2000 et les plantations de vigne AOC plaidaient en
    faveur du respect du principe de précaution en se préservant contre des risques
    de dissémination d'OGM. Le conseil municipal avait même déclaré le territoire du
    Thor, commune sans OGM.

    Mais pourquoi la justice donne précisément raison
    à cette commune de 7 600 habitants, là où les autres collectivités ont été
    déboutées ? Le tribunal fonde son avis sur le fait que « la question relative à
    la culture des OGM, face à son impact éventuel sur la santé publique et
    l'environnement », était du domaine de l'intérêt public local et relève en
    conséquence de la compétence du maire. De plus, toujours selon le tribunal, les
    élus se sont bornés à « rendre une position de principe sur la question des OGM
    sans édicter d'interdiction de ce type de culture dans la commune.
    »

    Depuis la loi sur les OGM votée au printemps 2008, c'est un des tout
    premiers dossiers devant cette juridiction.

    L'événement prend une
    résonance particulière dans le Grand Sud où se poursuivent les essais en plein
    champ conduits par les principaux semenciers.
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Jeu 12 Fév - 7:21

    Un label "bio" européen qui autorise les pesticides

    Les produits biologiques vendus en Europe pourront dorénavant contenir
    des résidus d’organismes génétiquement modifiés (OGM) sans étiquetage
    particulier, conformément à un nouveau règlement européen qui est entré
    en vigueur ce 1 janvier 2009.

    Adopté en juin 2007 par les ministres européens de l’Agriculture, ce
    nouveau texte législatif autorise la présence « fortuite ou
    techniquement inévitable » d’OGM à hauteur de 0,9% dans les produits «
    bio ». Au-delà de ce seuil, ces aliments devront être étiquetés comme
    contenant des OGM. En deçà, aucune indication au consommateur n’est
    prévue.

    Le ministre de l’Agriculture et de l’Environnement belge, Benoît
    Lutgen, rappelle sur RTL info que ce nouveau règlement sur l’étiquetage
    des produits bio est en totale contradiction avec les objectifs de
    développement d’une « agriculture basée sur des liens de confiance
    forts entre producteurs et consommateurs et sur des produits de haute
    qualité ».

    Le règlement [1] commence par rappeler une évidence, à savoir que « les
    organismes génétiquement modifiés (OGM) et les produits obtenus à
    partir d’OGM ou par des OGM sont incompatibles avec le concept de
    production biologique et avec la perception qu’ont les consommateurs
    des produits biologiques. Ils ne devraient donc être utilisés ni dans
    l’agriculture biologique ni dans la transformation des produits
    biologiques ».

    Avant d’ajouter : « L’objectif est d’avoir une présence d’OGM dans les
    produits biologiques aussi réduite que possible. Les seuils
    d’étiquetage existants constituent des plafonds qui sont exclusivement
    liés à la présence fortuite et techniquement inévitable d’OGM. »

    La contamination : On se souvient que deux agriculteurs spécialisés
    dans la culture de maïs alimentaire biologique, Julien et Christian
    Veillat avaient déposé une plainte car leur production avait été
    contaminée par des gènes de maïs transgénique, alors même que les
    parcelles de maïs OGM les plus proches étaient distantes de plus de 35
    kilomètres de leurs champs.
    Ce n’est pas un cas isolé : de nombreux autres cas sont apparus :
    contaminations par pollinisation, pendant la récolte, le transport, la
    transformation ou la distribution du produit. Il faut rappeler que la
    contamination d’aliments par des organismes génétiquement modifiés peut
    se produire tout au long de la chaîne alimentaire, tel que le démontrent les études scientifiques réalisées à ce sujet [2].
    L’augmentation des cas de contaminations OGM est même extrêmement
    préoccupante. Dès 2002 les Verts alertaient déjà sur la contamination
    lente et irréversible du territoire français par les produits
    transgéniques (OGM : La contamination s’étend, 9 août 2002).

    Mais détecter la présence de gènes manipulés coûte cher et seules
    quelques grosses associations, comme Greenpeace et Genewatch le font,
    partiellement, et uniquement à partir des accidents de contamination
    identifiés.

    Ce nouveau règlement européen rappelle ainsi à ceux qui en doutaient
    qu’on ne parle plus aujourd’hui « de20 risque de contamination par les
    OGM », la contamination par dissémination de produits transgéniques
    dans l’environnement est maintenant plus qu’avérée, elle est convenue :
    elle est en train de se produire.

    Il est impossible d’organiser la coexistence entre variétés
    transgéniques et conventionnelles : la pollution génétique serait
    scientifiquement inévitable.

    Ce nouveau règlement étend donc aux produits « bio » les dispositions
    Européennes déjà en vigueur depuis 2004 pour l’ensemble des aliments issus de l’agriculture conventionnelle.

    Vu qu’il est prévisible qu’à terme tous les produits de l’agriculture
    et donc tous nos aliments seront contaminés par les organismes
    transgéniques, les décideurs politiques viennent donc d’autoriser la
    présence d’OGM, en deçà d’un certain seuil (0,9%) dans les éléments
    étiquetés « biologiques ».

    On peut supposer que lorsque la contamination par les semences
    transgéniques va progresser, il suffira à nos brillants politiques de
    pondre un nouveau règlement permettant, d’augmenter ce seuil, de revoir
    à la hausse les « plafonds qui sont exclusivement liés à la présence
    fortuite et techniquement inévitable d’OGM » :
    Ainsi, rêvons qu’en 2060, seront probablement considérés comme aliments
    issus de l’agriculture biologique des produits agricoles contenant un
    taux de gêne transgénique inférieur « à… disons… 20% ». Voire plus.
    Tout dépendra probablement du degré de contamination...

    Tous les scientifiques savent en effet maintenant qu’il va y avoir
    contamination. Une étude de Greenpeace montre clairement que la
    coexistence est un leurre : « les cultures d’OGM à grande échelle
    empêchent définitivement les consommateurs et les producteurs de
    choisir des produits ou des semences sans OGM. » [3]

    « Ce n’est qu’une question de temps » rappelle le microbiologiste Ignacio
    Chapela [4].

    « Ce n’est qu’une question de temps. Cela mettra, par exemple, plus de
    temps pour le riz, beaucoup moins propice aux croisements que le maïs,
    mais c’est inéluctable. On rencontre le même problème avec les espèces
    invasives. La « coexistence » est un concept clef inventé par
    l’industrie biotechnologique pour négocier le fait que la contamination
    génétique par les OGM est une réalité, c’est la stratégie du cheval de
    Troie. »

    Un logo « bio » européen :

    Un label européen, associé à de nouvelles normes a été décidé par le
    Conseil des ministres de l’Agriculture des 27. Il sera obligatoire sur
    les emballages à partir du 1er janvier 2009 (la date a été repoussée au
    1er janvier 2010) !

    Outre l’introduction de ce seuil controversé de 0,9%, le nouveau texte
    établit une série de règles fondamentales pour l’agriculture biologique
    en Europe. Ainsi, seules les denrées alimentaires contenant au moins
    95% (en masse) d’ingrédients biologiques pourront porter le nouveau
    logo biologique européen. Auparavant, pour bénéficier de cette
    appellation il suffisait qu’un produit fini contienne au moins 70%
    d’ingrédients biologiques : dans le cas contraire il était interdit de
    faire allusion au mot « biologique » sur un produit.

    Aujourd’hui, comme l’explique Henri Thepaut, président de la FNAB
    (Fédération nationale de l’agriculture biologique) : « il suffira de 5%
    d’ingrédients bio. Dès lors qu’on mettra une fraise bio dans un yaourt,
    on pourra le dire sur le paquet". »

    Ce nouveau "label" aurait normalement dû faire son apparition ce 1er
    janvier, en même temps que le nouveau règlement, mais son introduction
    a été reportée.

    Soyez donc patients. Il vous faut attendre encore un peu avant de pouvoir
    acheter des produits « bio européen » ne contenant pas plus de 5% d’OGM…

    Bon appétit.

    Bruno le 14 janvier 2009.

    • Les amis de la Terre et d’autres ONG dénoncent le fait que ce nouveau
    label autorise l’usage des pesticides et que la Commission s’aligne de
    fait "sur les exigences des multinationales et veut rabaisser
    l’agriculture bio au niveau de l’agriculture dite « raisonnée »
    qu’elles soutiennent".

    A lire :

    • L’impossible coexistence (PDF). 7 années d’OGM et de contamination du
    maïs biologique et conventionnel : une approche à partir des cas de la
    Catalogne et de l’Aragon.

    • Les produits bio pourront contenir des OGM

    • Décision européenne : les produits bio pourront contenir des OGM !

    • La contamination par les OGM est inéluctable

    • OGM Contamination Register 2007

    • L’Espagne contaminée par les OGM... Va-t-on laisser la même catastrophe se produire en France ?

    Des sites :

    • Combat Monsanto

    • Greenpeace

    • Les Amis de la Terre

    [1] Conseil relatif à la production biologique et à l’étiquetage des
    produits biologiques et abrogeant le règlement (CEE) n° 2092/91

    [2] http://www.europa.eu.int/comm/food/fs/sc/scp/index_en.html

    [3] L’Espagne contaminée par les OGM
    [4] microbiologiste et professeur à l’université de Berkeley en
    Californie. Ses travaux ont connu un retentissement mondial à
    l’occasion de la publication dans la revue Nature, en 2001, de preuves
    de contamination par du maïs OGM de variétés natives des hauts plateaux
    mexicains d’Oaxaca. Interview à lire sur le site du Collectif 29 Mai

    http://fr.news.yahoo.com/13/20090113/tot-des-ogm-autorises-dans-les-produits-89f340e.html

    http://terresacree.org SOS-Planete, le site de l'association Terre
    sacrée, parce qu'on la massacre! Base vivante d'informations
    environnementales, d'alerte et de réflexion. L'actualité de la planète
    au jour le jour, enjeux écologiques planétaires, réchauffement
    climatique, déforestation, surpopulation mondiale, érosion de la
    biodiversité, derniers peuples premiers, dignité animale et humaine...
    Un dossier énorme sur les nouvelles menaces biotechnologiques. La
    planète est le bien commun de l'humanité. En prendre soin donne un sens
    à la Vie.
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Ven 13 Fév - 9:33

    José Bové affirme que l'AFSSA a "toujours défendu les OGM"

    http://fr.news.yahoo.com/3/20090212/tfr-ogm-monsanto-afssa-bove-56633fe.html

    José Bové a estimé jeudi que l'avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) publié dans "Le Figaro" "ne va rien changer" car "l'AFSSA a toujours défendu les OGM". Ce rapport de l'AFSSA, présenté par le quotidien comme ayant été "tenu secret", déclare que la consommation du maïs transgénique
    MON 810, dont la culture est interdite en France, ne présente pas de risque pour l'homme. Lire la suite l'article

    ARTICLES LIÉS
    Plus d'articles sur :
    José Bové
    Discussion: José Bové
    "Moi je pense que cet article ne va rien changer. L'AFSSA a toujours défendu les OGM et ceux qui mènent aujourd'hui l'AFSSA sont pro-OGM", a déclaré le leader anti-OGM sur France-Info.

    José Bové, qui a souhaité rester "prudent" car il n'a pas lu le rapport de l'AFSSA cité par "Le Figaro", a affirmé qu'"il n'y a pas un rapport depuis dix ans de l'AFSSA qui soit opposé à la dissémination des OGM".

    M. Bové a également déclaré qu'"il y a eu 25 arguments scientifiques différents pour mettre en place la clause de sauvegarde" et non pas un seul rapport, et considéré qu'il
    s'agissait d'"une volonté d'essayer d'inverser la situation au niveau de l'Europe".

    "Le Figaro" révèle dans son édition de jeudi que "dans un avis
    daté du 23 janvier dernier" l'AFSSA "vient en effet de récuser les arguments contenus dans le rapport du professeur Yvon Le Maho, sur lequel la France s'était appuyée, l'an dernier, pour interdire la culture de ce maïs produit par la firme américaine Monsanto, en invoquant la 'clause de sauvegarde' auprès de Bruxelles". AP
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Mar 17 Fév - 6:16

    CLAUSES DE SAUVEGARDE OGM

    accessible directement en ligne
    http://www.cyberacteurs.org/actions/action.php?id=375

    Offensive tous azimuths en faveur des OGM

    Alors que la commission européenne veut relancer les OGM en Europe,
    un avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments
    (Afssa), révélé par Le Figaro du jeudi 12 février, avait lancé la
    polémique en affirmant que cette espèce de maïs OGM ne présentait pas
    de danger pour la santé humaine.

    Le gouvernement a assuré jeudi qu'un avis de l'Agence française de
    sécurité sanitaire des aliments (Afssa) réaffirmant l'innocuité
    alimentaire du maïs OGM ne remettait pas en cause son embargo.

    Cet avis devrait compliquer la tâche du ministre de l'Écologie, Jean-
    Louis Borloo, qui doit défendre, ce 16 février devant la Commission
    européenne, la clause de sauvegarde activée par la France, début
    2008, avance Le Figaro.

    "Nous maintenons la décision de suspension prise en 2008 dans
    l'attente de la décision de la Commission européenne, que nous
    respecterons, cela va de soi", a déclaré à Bruxelles le Premier
    ministre François Fillon, à l'issue d'une réunion avec le président
    de la Commission européenne, José Manuel Barroso.

    La France se prépare donc en fait à suivre une décision européenne
    tout en prétendant maintenir le principe de précaution dans ce
    domaine.

    Voir la revue de presse
    http://www.cyberacteurs.org/forum/viewtopic.php?p=8735#8735


    Il nous paraît donc nécessaire de mobiliser fortement

    Pour cela nous vous proposons 3 choses

    1 la cyber @ction ci-dessous à diffuser largement

    2 L'opération Culture Sans OGM visant à faciliter sur tout le
    territoire l'organisation de concerts destinés à recueillir des fonds
    de soutien aux faucheurs d'OGM que la justice essaye d'étrangler
    financièrement même quand il s'agit de destruction de cultures
    illégales. (plus d'infos dans un message à suivre)
    http://www.cyberacteurs.org/sans_ogm/

    3 Le lancement d'une pétition destinée à demander l'organisation d'un
    référendum d'initiative populaire sur la question des OGM.

    Alain Uguen Association Cyber @cteurs


    LEVEE DES CLAUSES DE SAUVEGARDE HONGROISE, GRECQUE ET FRANCAISE
    ET NOUVELLES AUTORISATIONS DE MAïS OGM BT: FAIRE ECHEC A LA
    COMMISSION EUROPEENNE

    APPEL COMMUN

    Face à la nouvelle offensive d'une Commission européenne en fin de
    course, la France et les autres États-membres dans la même situation
    doivent refuser de renoncer à leur clause de sauvegarde pour la
    culture de maïs génétiquement modifié, et rejeter l'autorisation de
    nouvelles variétés de maïs GM. Tant que les procédures d'évaluation
    des OGM n'ont pas été totalement revues, tout « forcing » de
    Bruxelles doit être repoussé.

    Le 21 janvier dernier, la Commission Européenne a annoncé son
    intention de saisir d'une part , le comité permanent de la chaîne
    alimentaire et, d'autre, le Conseil sur deux sujets concernant les
    OGM en Europe. Le 16 février, ce Comité devrait se prononcer sur une
    demande de levée des clauses de sauvegarde grecque et française
    (Interdiction du maïs OGM Mon810) Le 25 février, c'est l'autorisation
    de mise sur le marché de deux maïs OGM Bt ( TC 1507 de Pioneer et Bt
    11 de Syngenta) qui sera demandée au même Comité de réglementation.

    Le 2 mars, le Conseil Environnement devrait se prononcer sur une
    demande de levée de la clause de sauvegarde hongroise

    Une majorité qualifiée doit être réunie pour rejeter ces demandes. Si
    cette majorité n'est pas réunie, en fonction des procédures
    actuelles, ce serait à terme, la Commission, seule, qui déciderait.

    La France doit honorer les engagements pris au cours du Grenelle de
    l'Environnement, et voter contre de nouvelles propositions
    européennes visant à faciliter et étendre les cultures OGM dans l'UE.
    Et ce, tant que les mesures arrêtées en la matière aux différents
    Conseils de l'Environnement du dernier semestre 2008, en particulier
    celles du 4
    décembre, n'auront été suivies d'actions.

    En effet, les ministres européens de l'environnement ont demandé à ce
    que les effets à long terme des OGM sur l'environnement, les
    organismes vivants et la santé soient correctement évalués. Ils ont
    également appelé l'AESA1 ( au c?ur des décisions prises par l'Union
    européenne sur les OGM) à prendre en considération l'impact des
    herbicides utilisés sur les cultures d'OGM tolérants aux herbicides.

    La France et les autres États-membres doivent faire respecter la
    réforme des systèmes d'évaluations demandée à l'AESA. Aujourd'hui,
    tant pour les levées de clause de sauvegarde que pour les nouvelles
    autorisations, la Commission s'appuie sur des opinions de l'AESA qui
    ne tiennent pas compte de ces recommandations, et ne reflètent pas
    les
    réalités sanitaires et environnementales posées par les
    maïsgénétiquement modifié actuellement en discussion.

    De plus, les avis scientifiques de l'AESA ne sauraient être les seuls
    arguments à prendre en compte. Les différents Conseils Environnement
    ont également recommandé que soient évalués les aspects socio-
    économiques en matière d'utilisation d'OGM et ceci dans l'esprit même
    de la Directive 2001/18.

    LA FRANCE DOIT DONC DEMANDER à SON REPRESENTANT AU COMITE DE VOTER
    CONTRE LES DECISIONS PROPOSEES . ELLE DOIT EGALEMENT AGIR AUPRES DES
    AUTRES ÉTATS-MEMBRES POUR OBTENIR LEUR REJET.

    Les organisations signataires exigent que toutes les décisions sur
    les OGM soient suspendues tant que la révision du processus
    d'évaluation des OGM n'a pas été menée à terme et que l'AESA n'a pas
    acquis la capacité d'évaluer correctement l'impact des OGM à long
    terme.

    Les organisations signataires appellent les citoyen-nes à relayer cet
    appel en direction des instances concernées, des ministères jusqu'au
    plus haut niveau de l'État.

    Contacts: Olivier Keller Confédération paysanne 06 26 45 19 48
    Vincent Perrot FNAB 06 84 10 43 79
    Arnaud Apoteker Greenpeace 06 07 57 31 60

    Attac - Amis de la Terre - Agir pour l'Environnement - Amis de la
    Confédération paysanne - Bio Consom'acteurs - Confédération Paysanne
    - Collectif des Faucheurs volontaires - Fédération Nationale de
    l'Agriculture Biologique - Greenpeace - MDRGF Mouvement pour les
    Droits et le Respect des Générations Futures - Nature et Progrès -
    Réseau Semences Paysannes - UNAF Union Nationale des Apiculteurs
    deFrance

    1 Agence européenne de sécurité alimentaire


    COMMENT AGIR ?

    Sur le site
    Cette cyber @ction est signable en ligne
    http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre_dep.php?id=375

    Par courrier électronique
    C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :

    1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les ############
    2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte
    3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville
    4- Rajouter l'objet de votre choix : OGM maintien de la clause de
    sauvegarde
    5- Adressez votre message aux adresses suivantes :
    petitions1@www.elysee.fr
    ministere@ecologie.gouv.fr
    cyberacteurs@wanadoo.fr

    Ou bien Cliquer ici :

    ou ici (selon votre logiciel de messagerie)


    Vérifiez que les 2 adresses apparaissent bien

    6- Envoyez le message

    Cette cyber @ction est aussi signable en ligne
    http://www.cyberacteurs.org


    Par cette action, vous ferez connaître votre opinion au Président de
    la République, au ministre de l'environnement et à Cyber @cteurs pour
    nous permettre d'évaluer l'impact de cette action.

    ==========
    Prénom NOM
    profession
    adresse
    code postal ville

    Monsieur le Président de la République,
    Monsieur le Ministre de l'Environnement

    Face à la nouvelle offensive d'une Commission européenne en fin de
    course, la France et les autres États-membres dans la même situation
    doivent refuser de renoncer à leur clause de sauvegarde pour la
    culture de maïs génétiquement modifié, et rejeter l'autorisation de
    nouvelles variétés de maïs GM. Tant que les procédures d'évaluation
    des OGM n'ont pas été totalement revues, tout « forcing » de
    Bruxelles doit être repoussé.

    je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, Monsieur le
    Ministre, l'expression de mes salutations citoyennes.

    ==========


    2 Opération Culture sans OGM

    Cyber @cteurs a vocation à essayer de créer des outils à disposition
    de réseaux associatifs oeuvrant dans les domaines de l'environnement,
    des droits de l'être humain, des rapports Nord Sud, de la Paix dans
    le monde en mixant les différents réseaux et en proposant des inform
    'actions (cyber @ctions, revue de presse, forum ...) en complément
    des actions menées par ailleurs par les différents réseaux
    partenaires.

    Dans le domaine de la lutte contre les OGM en plus des cyber @ctions
    nous avons proposé l'idée de primaire pour rassembler tous les
    écologistes et altermondialistes et faire (entre autres) de la
    campagne des européennes une campagne pour recueillir les 4,5
    millions de signatures nécessaires pour obtenir un référendum
    d'initiative populaire sur la question des OGM. Cette initiative a
    débouché sur la création de REAlistes mais il est réaliste de penser
    que cette idée de primaire ne sera malheureusement pas pour 2009.

    Nous proposons donc une autre possibilité pour faire avancer la cause
    de la lutte contre les OGM : l'opération "Culture sans OGM".

    Cette opération consiste à organiser dans toute la France des
    concerts en faveur de la lutte contre les OGM en général et pour
    financer les procès des faucheurs d'OGM en particulier.

    Le principe est le suivant :
    – nous ouvrons un fonds de soutien à cette opération auquel toute
    personne interessée peut souscire. Don déductible des impôts à
    hauteur de 66%.
    – contribution sécurisée en ligne
    http://www.cyberacteurs.org/sans_ogm/

    - avec cet argent nous garantirions le paiement des artistes à
    hauteur de 100 euros brut par personne : il n'y a aucune raison que
    des artistes qui ont du mal à vivre soient toujours tenus de
    participer bénévolement. Nous ouvririons une page de présentation des
    artistes acceptant de participer à de telles manifestations.

    - Cette garantie permettrait à des associations volontaires de mettre
    sur pied des concerts sans avoir à prendre le risque du montant des
    cachets (puisque nous les couvrons) et aux artistes d'être assurés
    d'être défrayés a minima. Nous proposons qu'en contrepartie les
    associations organisatrices de concert proposent aux participants
    + un ordinateur permettant de s'inscrire aux cyber @ctions
    + la signature de la pétition demandant un référendum d'initiative
    populaire sur la question des OGM.

    Une page permettrait de faire connaitre tous les concerts organisés
    dans le cadre de cette campagne.

    Nous proposons enfin selon les mêmes modalités à tous les festivals
    intéressés d'organiser la veille ou le lendemain de leur
    manifestation un concert en faveur de la lutte contre les OGM.

    Merci de vos avis
    *********************

    pétition contre les ogm
    http://www.midilibre.com/RUB_ML_REGION.php5?idsondage=354&idreponse=1267
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Lun 2 Mar - 9:16

    OGM : des scientifiques US, spécialistes du maïs, l’'affirment
    "L’industrie fait obstacle à la recherche "

    Par Christian Berdot

    Dans une réclamation inhabituelle, un groupe de scientifiques universitaires [1] affirment que les compagnies de biotechnologies les empêchent de pouvoir mener des recherches complètes sur l’efficacité et les impacts des plantes modifiées génétiquement, commercialisées par l’industrie. (Article d’Andrew Pollack, paru
    le 19 Février 2009, dans le New York Times - Traduction : Christian Berdot, Amis de la Terre)

    Dans une déclaration présentée au Ministère de la Protection de l’Environnement (EPA), les scientifiques écrivent que « aucune
    recherche vraiment indépendante ne peut être légalement menée sur de nombreuses questions critiques ». L’EPA recherche des commentaires scientifiques provenant de la recherche publique pour des conférences sur les plantes biotechnologiques, qui doivent se tenir la semaine prochaine.

    Cette déclaration viendra certainement soutenir les groupes critiques vis-à-vis des plantes génétiquement modifiées, comme les groupes écologistes, qui se plaignent depuis longtemps déjà, que les plantes n’ont pas été étudiées de façon complète et suffisante et pourraient avoir des effets inattendus sur la santé et
    l’environnement.

    Les chercheurs, 26 scientifiques spécialisés dans l’étude des insectes du maïs, ont retiré leur nom car ils craignaient que les
    compagnies ne les excluent de leurs recherches. Cependant, plusieurs d’entre acceptèrent, lors d’interviews, que leur nom soit cité.

    Pour les scientifiques, il est problématique que les agriculteurs et les autres acheteurs de semences génétiquement modifiées aient à signer un accord visant à garantir que, lors de la culture, les droits des compagnies sur les brevets ainsi que les règlements environnementaux sont bien respectés. Cet accord interdit aussi
    l’utilisation des plantes à des fins de recherches.

    Ainsi, alors que des chercheurs universitaires peuvent acheter librement des pesticides ou des semences conventionnelles pour leurs recherches, ils ne peuvent le faire avec des semences modifiées génétiquement. Il leur faut obtenir la permission des
    compagnies semencières. Et parfois, la permission leur est refusée ou bien les compagnies insistent pour examiner toutes les conclusions avant qu’elles ne puissent être publiées.

    Pour les scientifiques, ces accords sont depuis longtemps un problème, mais ils le font savoir publiquement car la frustration
    s’est accumulée.

    Pour Ken Ostlie, entomologiste à l’Université du Minnesota et lui-même signataire de la déclaration, « Si une compagnie peut
    contrôler les recherches qui paraissent dans le domaine public, elle peut réduire les aspects négatifs potentiels qui peuvent survenir dans toute étude ».

    Il est frappant de constater que les scientifiques qui ont exprimé
    cette protestation - et qui proviennent en grande partie d’universités financées par les états avec de grands programmes agricoles - affirment ne pas être opposés à la technologie. Au contraire, pour eux, en étranglant la recherche, l’industrie les empêche de fournir aux agriculteurs des informations sur les
    meilleurs moyens de faire pousser les plantes. De plus, ajoutent-ils, les données fournies aux organismes de contrôle gouvernementaux sont « excessivement restreintes ».

    Pour Elson J. Shields, professeur d’entomologie à l’Université de Cornell, les firmes « peuvent potentiellement pratiquer le
    blanchissage des données et des informations soumises au Ministère de la Protection de l’Environnement (EPA) ».

    William S. Niebur, le vice-président en charge de la recherche sur les cultures pour DuPont - qui possède la grande compagnie semencière Pioneer Hi-Bred - défend la politique de sa firme. Pour lui, étant donné que les plantes génétiquement modifiées sont
    soumises à la réglementation du gouvernement, les compagnies doivent contrôler avec soin la façon dont elles sont cultivées. « Nous devons protéger nos relations avec les agences gouvernementales en ayant des mesures de contrôle très strictes de cette technologie ». Mais il rajoutait qu’il serait heureux de
    pouvoir parler de leurs problèmes avec les scientifiques.

    Monsanto et Syngenta, deux autres firmes de semences GM, déclarèrent jeudi, qu’elles soutenaient la recherche universitaire. Mais elles affirmèrent comme Pioneer, que leurs contrats avec les acheteurs de semences avaient pour but de protéger leur droit de propriété intellectuelle et de respecter les obligations
    réglementaires. Pourtant, Dale Emery, porte parole du ministère de la Protection de l’Environnement, déclarait jeudi que le gouvernement n’exigeait que la gestion de la résistance aux insectes de la plante et que toute autre restriction contractuelle était mise en place par les compagnies. L’accord de Syngenta avec le cultivateur interdit non seulement la recherche en général,
    mais spécifie qu’un acheteur de semences ne peut comparer le produit de Syngenta avec aucune autre semence rivale.

    Le Dr Ostlie de l’Université du Minnesota avait en 2007, la permission de trois compagnies pour comparer dans quelles mesures leurs variétés de maïs insecticides se comportaient bien contre
    le vers de la racine du maïs, dans cet état. Pourtant, en 2008 Syngenta retira sa permission et l’étude dut être arrêtée. Pour le Dr Ostlie « La compagnie a juste décidé qu’il n’était pas dans son intérêt de la laisser se poursuivre ».

    Mark A. Boetel, professeur associé d’entomologie à l’université d’état du Dakota raconte qu’avant que les semences de betteraves sucrières GM soient vendues pour la première fois aux agriculteurs l’an dernier, il souhaitait tester comment la plante réagirait à un traitement insecticide. L’université n’a pas pu obtenir un accord sur la publication et les droits de propriété intellectuelle, avec les deux compagnies responsables, Monsanto et Syngenta.

    De son côté, Chris DiFonzo, une entomologiste de l’Université
    d’état du Michigan évitait, lorsqu’elle menait des études sur les insectes, les champs avec des plantes transgéniques car sa présence mettrait l’agriculteur en situation de violation de l’accord du cultivateur.

    Un panel scientifique consultatif de l’EPA prévoit de tenir deux réunions la semaine prochaine. Une réunion se penchera sur la demande de Pioneer Hi-Bred concernant une nouvelle méthode qui réduirait la part du champ d’un agriculteur devant être réservée
    comme refuge destiné à prévenir l’apparition de résistance chez les insectes à son maïs insecticide. La deuxième réunion abordera d’une façon plus générale les cultures GM insecticides.

    Christian Krupke, professeur assistant à l’Université de Purdue, a déclaré qu’étant donné que des scientifiques externes n’ont pu étudier la stratégie de Pioneer, « il ne pense pas que les
    inconvénients potentiels ont été évalués de façon critique par autant de personnes que cela aurait été nécessaire ». Le Dr Krupke est le président du comité qui rédigea la déclaration, mais il n’a pas voulu dire s’il l’avait signée.

    Le Dr Niebur de Pioneer, répondit en affirmant que sa compagnie
    avait collaboré lors de la préparation de ses données avec les Universités de l’Illinois de l’Iowa et du Nebraska, les états les plus touchés par ce ravageur particulier.

    Pour le Dr Shields de l’université de Cornell, le
    financement de la recherche agricole est passé graduellement du secteur public, au secteur privé. De nombreux scientifiques universitaires sont devenus dépendants, du financement ou de la coopération technique, de la part des grandes compagnies semencières. Il explique : « Les gens ont peur d’être mis sur
    des listes noires. Si votre seule tâche est de travailler sur des insectes du maïs, que vous avez besoin des dernières variétés de maïs et que les compagnies décident de ne pas vous les donner, vous ne pouvez pas travailler ».

    Article original voir ICI

    [1] Numéro de référence du commentaire : 8084de39

    La déclaration suivante a été déposée par 26 scientifiques de premier plan, spécialistes des insectes du maïs et qui travaillent dans des instituts de recherches publics, situés dans 16 états
    producteurs de maïs. Tous ces scientifiques ont participé activement dans les Projets Régionaux de Recherches NCCC-46 « Développement, Optimisation et mise au point de stratégies de gestion du vers de la racine du maïs et d’autres insectes
    souterrains, ravageurs du maïs » et/ou d’autres projets liés aux ravageurs du maïs. La déclaration peut s’appliquer à toutes les décisions du Ministère de la Protection de l’Environnement sur les PIP, (Protection Incorporées dans les Plantes) et pas seulement à ce panel scientifique consultatif.

    Déclaration :

    « Les accords de technologie / gestion exigés pour l’achat de semences modifiées génétiquement interdisent explicitement la recherche. Ces accords empêchent les scientifiques publics de
    poursuivre le rôle qui leur est imparti au nom du bien public, à moins que l’industrie n’approuve la recherche. Il résulte de cet accès limité qu’aucune recherche vraiment indépendante ne peut être légalement menée sur de nombreuses questions critiques concernant la technologie, ses performances, ses implications pour la gestion (des cultures), la gestion des résistances aux insectes et ses interactions avec la biologie des insectes. Il en résulte que
    les données en provenance du secteur public parvenant à un panel scientifique consultatif de l’EPA, sont excessivement restreintes. »

    Pour voir l’original en anglais : Public Submission : EPA-HQ-OPP-2008-0836-0043


    23 février 2009

    http://www.amisdelaterre.org/OGM-des-scientifiques-US.html
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Mer 8 Avr - 19:05

    Chers internautes,

    Vous faites partie des 103 016 signataires de
    la pétition de Greenpeace pour l'interdiction du maïs OGM en France et en Grèce.
    Grâce notamment à cette mobilisation exceptionnelle, la réunion du Conseil des
    ministres européens qui risquait de lever l'interdiction des cultures OGM en
    France a été reportée à une date encore inconnue.

    Notre victoire n'est
    donc pas définitive, mais nous sommes sur la bonne voie. En effet, après le
    maintien de l'interdiction du maïs OGM en Autriche et en Hongrie, le Luxembourg
    vient à son tour de se prononcer contre les culture de maïs MON 810.
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Mer 15 Avr - 13:38

    Bonne nouvelle : A son tour,
    l'Allemagne suspend le maïs transgénique de
    Monsanto



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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Mar 21 Avr - 19:08

    Les gains de rendement des OGM
    surestimés




    Une étude réalisée par des experts indépendants
    montre que l'utilisation des organismes génétiquement modifiés n'augmente pas
    sensiblement les productions de maïs et de soja.

    Le principal argument de vente de Monsanto et de
    ses collègues semenciers vient de prendre un sérieux coup dans l’aile.
    «Jusqu’ici les performances des cultures génétiquement modifiées pour
    accroître le rendement sont modestes et ce malgré les efforts considérables mis
    en œuvre depuis vingt ans»
    , concluent les auteurs d'une étude de l’Union of
    Concerned Scientist (UCS, groupe indépendant américain de recherche),
    intitulée
    failure to yield. Or l’accroissement de la production est le principal argument avancé par
    les défenseurs des organismes génétiquement modifié (OGM).

    Pour les auteurs du rapport, il faut se tourner
    vers une amélioration des techniques agricoles pour comprendre l’augmentation
    des rendements aux Etats-Unis. Citant des statistiques du Ministère américain de
    l’Agriculture, l’étude note que la production moyenne de maïs par hectare aux
    Etats-Unis a été de 28% plus élevée de 2004 à 2008 que durant une période
    comparable de cinq ans entre 1991 et 1995. Selon eux, seuls 3 à 4% de ce gain
    est attribuable aux OGM. 24 à 25% du gain de production à l’hectare viendrait
    d'autres méthodes d’amélioration des cultures de maïs.

    Coté soja, la production moyenne s’est accrue de
    16%. Les chercheurs de l’UCS ont estimé que le gain attribuable aux OGM était
    quasi inexistant. Pour preuve, le blé qui a vu ses rendements augmenter de 13%,
    alors qu’il n’existe pas de variétés OGM.

    Le principal rédacteur, Doug Gurian-Sherman nuance
    légèrement : «Seul le maïs Bt (Bt pour Bacillus thuringiensis, ndlr) a
    montré dans une certaine mesure de plus grands rendements d’exploitation.»

    Mais ces scientifiques ont calculé que la contribution dudit maïs à
    l’accroissement des rendements depuis sa commercialisation en 1996 n’a été que
    de 0,2 à 0,3% par an.

    Ce maïs transgénique est censé résister aux
    insectes nuisibles. Sur des terres infestées, donc propices à l’utilisation
    d’OGM, sa production est supérieure de 7 à 12% aux cultures traditionnelles.
    Dans des parcelles saines, le gain de rendement par rapport aux maïs normaux est
    évalué à 2,3%

    Des résultats nettement inférieurs à ce qu’annonce
    les semenciers. Sur son site Internet, la firme
    Monsanto affirme que son
    YieldGard offre une augmentation de la production autour de 20% sur les
    parcelles infectées et 12% sur l’ensemble des terres cultivées.

    Quand Monsanto a peur de Monsanto


    Doug Gurian-Sherman s’interroge sur la sagesse de
    consacrer autant d’investissement dans les OGM qui pourraient en outre présenter
    des risques environnementaux.

    D’ailleurs la firme Monsanto elle-même met en garde
    contre l’utilisation de son propre maïs YieldGard sur une brochure de son
    distributeur européen Delkab
    (télécharger le PDF) : «
    En l’absence de mesures de prévention, un phénomène naturel de résistance
    pourrait potentiellement apparaître chez des pyrales et sésamies exposées à la
    protéine Bt.»

    Monsanto admet que des insectes pourraient ne plus
    être sensibles aux propriétés de son maïs. L’entreprise conseille de conserver
    une parcelle saine, représentant (quand même) 20% de la surface cultivée, pour
    que puissent s’épanouir des parasites sains et empêcher la prolifération de
    leurs congénères résistants.

    http://www.liberation.fr/sciences/0101563068-les-gains-de-rendement-des-ogm-surestimes
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Dim 26 Avr - 7:13

    Les scientifiques sud-coréens créent les premiers chiens transgéniques du monde


    2009-04-25 08:08:00

    SEOUL, 24 avril (Xinhua) -- Une équipe de chercheurs sud- coréens a réussi à cloné les premiers chiens transgéniques, qui peuvent produire une protéine fluorescente qui devient rouge sous les lumières ultra-violets.

    Enfin, "nous avons produit la première génération de chiens transgéniques avec quatre femelles et deux mâles avec des protéines fluorescentes rouges (RFP)", a annoncé Byeong-Chun, de l' équipe de recherche de l'université nationale de Séoul dans la version d'avril du journal Genesis.

    Même sous la lumière naturelle, la protéine rouge peut être vue sous la peau et la fourrure.

    Les chiens partagent de nombreuses maladies communes avec les humains et le développement des modèles de maladie utilisant une approche transgénique est depuis longtemps attendu. Cette nouvelle réalisation pourrait ouvrir la porte à des modèles de chiens transgéniques des maladies humaines.

    "La prochaine étape pour nous est de produire un vrai modèle de
    maladie", a dévoilé CheMyong Ko, membre de l'équipe, cité par le journal New Scientists.

    Byeong-Chun Lee et le chercheur sur les cellules souches, Woo Suk
    Hwang, faisaient parties d'une équipe qui a créé le premier chien cloné,
    Snuppy, en 2005. Une partie du travail de M. Hwang sur les cellules humaines s'est avérée frauduleuse, mais Snuppy ne l'était pas, a conclu une enquête menée plus tard.

    http://www.french.xinhuanet.com/french/2009-04/25/content_865448.htm


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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Dim 26 Avr - 7:21

    Comment se nourrir sans soja OGM


    Principale porte d’entrée des OGM en Europe, l’alimentation animale à base de soja entraîne déforestation et destruction de la paysannerie dans les pays producteurs. Ce système induit
    aussi une forte dépendance des pays importateurs. En matière de protéines végétales, indispensables à la croissance du bétail, il existe pourtant diverses alternatives au soja, et aux OGM. Doublées d’un changement d’organisation du système agricole, elles permettraient de sortir de ce cercle aberrant d’importation de millions de tonnes de nourriture pour du bétail dont on ré-exporte une partie ensuite.


    Chez Serge, paysan dans le Sud-ouest de la France, les 50 cochons élevés chaque année n’ingèrent pas un tourteau de soja : « Nous leur donnons un mélange à base d’avoine, de triticale ou de blé et de pois ou de féverole. Nous achetons 40 % de l’orge consommé. Tout le reste est produit sur la ferme. » Avant 1993, la ferme de 60 hectares de Serge et de ses deux associés n’élevait que des porcs, en hors-sol, nourris à 100 % par des céréales, achetés, et du soja, acheté lui aussi, et importé. Bien qu’elle produise 55% de ses protéines, la France est en effet le plus gros importateur et consommateur européen de tourteaux de soja, dont la majorité viennent du Brésil : 22 % du soja exporté par le Brésil est destiné à la France. Des OGM se retrouvent ainsi dans nos assiettes, sans la moindre mention de leur présence sur une
    étiquette.


    Le soja imposé par les Etats-Unis

    Arrivé en Europe au lendemain de la guerre 39-45, dans les valises du plan Marshall, le soja est devenu la source principale d’apport protéique dans l’alimentation animale européenne et française suite aux accords du Gatt de 1961-62, qui accordèrent la quasi-exclusivité de la production de protéines végétales aux Etat-Unis et à leur zone d’influence (Amérique latine), l’Europe étant chargée de produire des céréales. Les négociations successives dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de la Politique agricole commune (PAC) ont toujours validé cette spécialisation céréalière de l’Union européenne. Riche en énergie et en
    protéines, le soja complète parfaitement les céréales et les fourrages que l’on donne par ailleurs au bétail. Il présente en plus une bonne digestibilité pour tous les types d’animaux et des atouts économiques. Son coût reste faible tant que l’on n’intègre pas dans le prix final les conséquences environnementales - déforestation en Amérique du sud, culture OGM et utilisation massive de pesticides - et sociales - disparition des petits paysans.


    Protéines de substitution

    Difficile, parce qu’exigeant une nouvelle organisation, le remplacement du soja dans l’alimentation animale est pourtant
    loin d’être impossible. Les éleveurs bio le prouvent au quotidien. Diverses études ont imaginé des scénarii de substitution, notamment en France, championne européenne de l’élevage Hors sol. Un rapport, publié en janvier dernier par le WWF France et l’Enesad (Etablissement national d’enseignement supérieur
    agronomique de Dijon) souligne que « si les jachères obligatoires sont supprimées et les objectifs du plan biocarburant pour 2010 appliqués (7 % d’incorporation), l’augmentation des surfaces en oléo-protéagineux (colza et tournesol, riches en protéines, ndlr) pourrait se chiffrer à 1,5 million d’hectares, ce qui permettrait de diviser par deux les besoins en tourteaux de soja ». Les tourteaux d’oléagineux ne sont pas les seules alternatives envisageables. Pour remplacer le soja, il y a aussi les légumineuses à graines (pois, féverole, lupin) et les légumineuses fourragères (luzerne, trèfles,
    sainfoin, lotier). « La mise en culture de toutes ces alternatives dans les rotations céréalières présente des intérêts agronomiques et environnementaux : diversification des cultures, amélioration de la structure du sol, apport d’azote par les légumineuses permettant de diminuer les quantités d’engrais à apporter », précise encore le rapport WWF/Enesad. « De plus, hormis le colza et le pois, très sensibles aux maladies et aux ravageurs, ces cultures nécessitent
    peu d’interventions et peu de traitements phytosanitaires. Même si les rendements sont très aléatoires d’une année sur l’autre, la plupart des alternatives (sauf les oléagineux) ont des rendements en protéines par hectare le plus souvent égaux ou supérieurs à ceux du soja. » Alors, qu’attend-on pour s’y mettre ?


    Lobbies industriels contre paysans

    Philippe Desbrosses, agriculteur, auteur d’une thèse de doctorat sur le lupin, a été l’un des principaux acteurs de la tentative de
    réintroduction du lupin en France au début des années 1980. « Lorsque l’on réalise que le lupin, par exemple, peut non seulement diminuer nos importations de soja mais aussi diminuer notablement notre consommation d’engrais chimiques et de produits phytosanitaires, on comprend aisément les barrages mis en place
    depuis 20 ans face à cette opportunité. Les lobbies industriels sont très puissants, et ils influencent nos hommes politiques. Les firmes qui commercialisent des OGM ne voient pas non plus d’un bon oeil ces possibilités de remplacement du soja dans l’alimentation du bétail. » Pour Philippe Desbrosses, il ne reste maintenant qu’à attendre « l ’apogée de la crise alimentaire, et la rélocalisation de l’agriculture, qui s’imposera alors. »


    Changement des modes de consommation

    Si la substitution est possible, elle n’est évidemment pas la seule option à retenir. La fin de la dépendance au soja, c’est aussi, voire avant tout, une révision du modèle agricole dominant qui permettra
    de diminuer et de relocaliser nos besoins en protéines. « Nous ne nous sommes pas contentés de supprimer le soja pour nos porcs, reprend Serge. Nous avons repensé la globalité de notre activité et sommes passés en polyculture élevage bio, avec transformation et vente directe de tous nos produits : huile de tournesol, pain, viande fraîche et charcuterie. Cette diversification de notre
    activité était indispensable pour garantir une rémunération correcte. Nous avons augmenté notre temps de travail, mais sécurisé notre rémunération, puisque nous fixons nous mêmes les prix et sommes en vente directe. » En plus d’une indispensable désintensification des élevages, et de la relocalisation du marché
    de l’alimentation, il faut absolument revoir nos habitudes de consommation, en commençant par diminuer notre consommation de viande, pour la remplacer par des protéines végétales (lentilles, pois, fèves, haricots secs, etc). En plus de lutter très concrètement contre un système de production absurde, cette
    diminution de la part carnée de l’alimentation permet d’acheter, de temps en temps, de la très bonne viande, sans pesticides, sans antibiotiques, et garantie 100 % sans soja OGM importés du Brésil ou des Etats-Unis.


    Nolwenn Weiler

    source: http://www.bastamag.net/spip.php?article549&id_mot=38
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Dim 26 Avr - 7:26

    OGM : la menace des « super mauvaises herbes » s’amplifie





    Cinq mille hectares de culture de soja transgénique ont été abandonnés par les agriculteurs en Géorgie, et 50.000 autres sont gravement menacés par une mauvaise herbe impossible à éliminer, tandis que le phénomène s'étend à d'autres états. La cause : un gène de résistance aux herbicides ayant apparemment fait le grand
    bond entre la graine qu’il est censé protéger et l’amarante, une plante à la fois indésirable et envahissante…




    En 2004, un agriculteur de Macon, au centre de la Géorgie (à l'est des Etats-Unis), applique à ses cultures de soja un traitement herbicide au Roundup, comme il en a l’habitude. Curieusement, il remarque que certaines pousses d’amarantes (amarante réfléchie, ou Amarantus retroflexus L.), une plante parasite, n’en semblent pas incommodées… Pourtant, ce produit est élaboré à partir de glyphosphate, qui est à la fois l’herbicide le plus puissant
    et le plus utilisé aux Etats-Unis.




    Depuis, la situation a empiré. Actuellement, et rien qu’en Géorgie, 50.000 hectares sont atteints et nombre d’agriculteurs ont été contraints d’arracher leurs mauvaises herbes à la main… quand c’est possible, considérant l’étendue des cultures. A l’épicentre du phénomène, 5.000 hectares ont été tout simplement abandonnés.




    Comment en est-on arrivé là ?



    Tous les champs victimes de cette envahissante mauvaise herbe avaient été ensemencés avec des graines Roundup Ready, produites par la société Monsanto. Celles-ci comportent une semence ayant reçu un gène de résistance au Roundup, un herbicide également produit par Monsanto. L’argument publicitaire de la firme repose sur le moindre coût représenté par le traitement d’une culture ainsi protégée contre un herbicide total auquel elle est devenue insensible, plutôt que de l’application d’un herbicide sélectif, plus cher à l’achat.




    Selon un groupe de scientifiques du Centre for Ecology and Hydrology, organisation britannique à Winfrith (Dorset), il y aurait eu transfert de gènes entre la plante OGM et certaines herbes indésirables, comme l’amarante. Bien que considéré comme très faible car n’ayant jamais été détecté lors d’essais, le risque ne serait cependant pas nul.



    Pour Brian Johnson, généticien et chercheur britannique, spécialisé, entre autres, dans les problèmes liés à l’agriculture, la cause ne fait aucun doute. « Il n’est nécessaire que d’un seul évènement (croisement) réussi sur plusieurs millions de possibilités. Dès qu’elle est engendrée, la nouvelle plante est titulaire d’un avantage sélectif énorme, et elle se multiplie rapidement, martèle-t-il.
    L’herbicide puissant utilisé ici, à base de glyphosphate et d’ammonium, a exercé sur les plantes une pression énorme qui a encore accru la vitesse d’adaptation. »




    La firme Monsanto ne nie pas le problème. Lors d’une interview accordée sur la chaîne de télévision France24, Rick Cole, responsable du développement technique, a estimé que ces « super mauvaises herbes » (superweeds, un terme désormais souvent employé) peuvent être maîtrisées. Pourtant, un communiqué émanant directement de la firme annonce que les vendeurs incitent les agriculteurs à alterner Roundup et un autre herbicide comme le 2-4-D (acide 2,4-dichlorophénoxyacétique).



    L’amarante vous salue bien…



    En attendant, l’amarante « mutante » se porte bien et prolifère. Chaque plante produit en moyenne 12.000 graines par an, et celles-ci peuvent rester en état de vie suspendue de 20 à 30 années avant de germer lorsque les conditions lui sont favorables. Profondément enracinées, elles sont très difficiles à arracher,
    comme le constatent de nombreux agriculteurs, non seulement en Géorgie mais aussi en Caroline du Sud, en Caroline du Nord, en Arkansas, au Tennessee et au Missouri, contraints de passer au désherbage manuel… ou de baisser les bras.




    D’autres cultivateurs envisagent de renoncer aux OGM et de revenir à une agriculture traditionnelle. Ainsi Alan Rowland, producteur et marchand de semences de soja à Dudley (Missouri), affirme que plus personne ne lui demande de graines Monsanto de type Roundup Ready alors que ce secteur représentait 80% de son commerce il y a peu. Aujourd’hui, la demande en graines
    traditionnelles est très forte et les grains OGM ont disparu de son catalogue.




    Stanley Culpepper, spécialiste des mauvaises herbes à l’université
    de Géorgie, annonce que de nombreux agriculteurs américains sont en effet désireux de retourner à une semence traditionnelle, mais pas seulement à cause de la résistance des plantes parasites, car « l’utilisation des OGM devient de plus en plus chère et tout se joue sur une question de rentabilité », affirme pour sa part Alan Rowland.




    Un manque flagrant de statistiques et d'informations



    On pourra cependant déplorer le manque de précision des données statistiques permettant de quantifier la relation entre semences OGM, nombre de plants résistants apparus et quantité d’herbicide utilisé. En 2008 en effet, alors que les media agricoles américains relataient de plus en plus de cas de résistance, le gouvernement des Etats-Unis a pratiqué d’importantes coupes budgétaires qui ont contraint le Ministère de l’Agriculture à réduire, puis arrêter certaines de ses activités.




    Entre autres, le programme de recherches statistiques sur les pesticides et les risques associés aux produits chimiques sur des cultures comme le coton, le maïs, le soja et le blé est passé à la trappe, au grand dam des scientifiques. « Je ne serais pas surpris que Monsanto ait mené une campagne de lobby discrète pour mettre fin au programme », accusait alors Bill Freese, du Centre
    pour la Sécurité alimentaire des Etats-Unis (USDA), marquant publiquement son mécontentement.




    Source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/botanique-1/d/ogm-la-menace-des-super-mauvaises-herbes-samplifie_19036/#xtor=RSS-8
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Mar 28 Avr - 0:57

    Le gène du climat sauvera t-il le monde ?





    Le gène du climat sauvera t-il le monde ? Les géants du gène, Monsanto, BASF et Syngenta, se prépareraient à une offensive de
    relations publiques pour promouvoir l’image de leurs gènes sur fond de sauvegarde du climat.




    Dans l’actualité brulante liée au climat, Monsanto, BASF et Syngenta n’ont de cesse d’accumuler les demandes de brevets
    sur des gènes qui permettraient aux végétaux de résister au gel, à la sécheresse, aux inondations, aux rayons ultraviolets, ou encore à la salinité des sols.




    Monsanto, Bayer, Syngenta, Dupont et d’autres groupes des
    biotechnologies ont déposé 532 brevets, pour un total de 55 familles de brevets, dans le monde entier, sur de soi-disant gènes « prêt pour le climat ».




    Tenter d’adapter les plantes au climat n’est en soi pas une idée nouvelle, mais l’ONG canadienne ETC accuse les géants du maïs de ne pas manipuler que des gènes.
    L’ONG canadienne ETC dénonce l’idée de « gène du climat » comme un troisième slogan pour promouvoir les organismes génétiquement modifiés (OGM).




    Les géants du gène, Monsanto, BASF et Syngenta, se prépareraient à une offensive de relations publiques pour promouvoir l’image de leurs gènes sur fond de sauvegarde du
    climat.




    Selon l’ONG, « avec l’annonce prochaine d’un chaos climatique et avec l'aggravation de la crise alimentaire mondiale », les géants du gène « se préparent à une offensive de relations publiques pour promouvoir l’image de leurs gènes sur fond de sauvegarde du climat.



    Après les slogans « champs propres » avec des OGM résistants aux herbicides puis produisant des pesticides, « nourrir la planète » avec des OGM « éthiques » mais pas gratuits, ce serait donc une nouvelle campagne avec des OGM qui permettraient de « survivre au changement climatique ».



    Selon l’ONG, « mettre en avant la soi-disant capacité des gènes qui seraient prêt aux changements du climat est une occasion en or pour présenter les cultures génétiquement modifiées comme la solution miracle au changement climatique. »




    Rappelons que l’humanité a de tous temps vécu sans les OGM, grâce à des gènes adaptatifs, mais que cela n’a pas encore été breveté.



    Source :
    http://www.actualites-news-environnement.com/20334-gene-climat-monde.html
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Ven 1 Mai - 8:31

    Guide des produits avec ou sans OGM VOL. 3





    Rappel des couleurs :



    Vert : le fabricant garantit ne pas utiliser de produits issus d’animaux nourris aux OGM.



    Orange : le fabricant affirme avoir entamé une démarche pour exclure les OGM mais ne peut pas encore garantir qu’il n’en utilise plus du tout.



    Rouge : le fabricant ne garantit pas que la fabrication de ses produits se fait hors de la filière OGM ou bien n’a pas répondu au
    questionnaire.




    PÂTES, PURÉE

    PRODUCTEUR PRODUITS/MARQUES



    Rouge
    Alpina Savoie Taillerins, crozets

    Vert
    Barilla Lasagnes aux œufs, tortellinis au fromage, tagliatelles aux œufs…

    Vert
    Bonduelle Les Purées gourmets

    Vert
    Coopérative Jeune Montagne Aligot de l’Aubrac

    Vert
    HeimburgerPâtes d’Alsace Grand’Mère

    Rouge
    MasterfoodsSuzi Wan

    Rouge
    Nestlé Mousline (saveur à l’ancienne, au lait entier…)

    Vert
    Vico Vico



    SOUPES

    PRODUCTEUR PRODUITS/MARQUES



    Rouge
    Campbell Liebig, Royco Minute Soup

    Rouge
    Nestlé Maggi

    Vert
    Soup’idéaleSoup’idéale

    Rouge
    Unilever Bestfoods Soupes Knorr





    RUBRIQUE : PLATS CUISINÉS, PRODUITS SURGELÉS





    PLATS CUISINÉS

    PRODUCTEUR PRODUITS/MARQUES



    Rouge
    SocopaValtero

    Rouge
    Arrive SA Maître Coq

    Vert
    Arro Arro

    Vert
    Bonduelle Bonduelle

    Rouge
    Compagnie générale de conserve D’Aucy

    Rouge
    CoviPaul et Louise

    Vert
    DelpeyratDelpeyrat

    Rouge
    Doux Père Dodu

    Rouge
    France Champignon Champignons au beurre, à la crème fraîche...

    Rouge
    HoudebineHoudebine

    Rouge
    Jean Henaff Jean Henaff

    Vert
    La Bastide gourmande La Bastide gourmande

    Rouge
    Le Canard du Midi Le Canard du Midi

    Rouge
    Loeul et Piriot Loeul et Piriot

    Rouge
    Marie Groupe Uniq Luang, Marie, Paul Bocuse

    Rouge
    Moy Park Moy Park

    Rouge
    Nestlé Herta

    Rouge
    Raynal et Roquelaure Zapetti, Raynal et Roquelaure

    Rouge
    SocopaValtero

    Rouge
    SodeboSodebo, Kim Tan

    Rouge
    SpangheroSpanghero

    Rouge
    StoefflerStoeffler

    Rouge
    TipiakTipiak

    Rouge
    UnicopaVatelis

    Rouge
    William Saurin Petitjean, William Saurin, Garbit



    PRODUITS SURGELÉS

    PRODUCTEUR
    PRODUITS/MARQUES




    Orange
    AncelRistorante

    Vert
    AqualandeAqualande surgelés

    Rouge
    Arrive SA Maître Coq

    Vert
    Bonduelle Bonduelle

    Rouge
    CelviaAnne d’Arvor

    Vert
    Coopérative Jeune Montagne Aligot de l’Aubrac

    Rouge
    Doux Père Dodu

    Rouge
    Findus Findus

    Vert
    Groupe ABC Charal (porc label rouge)

    Rouge
    Groupe ABC Charal (boeuf non bio)


    Rouge
    HoudebineHoudebine

    Rouge
    Marie Groupe Uniq Marie

    Rouge
    McCainMcCain

    Rouge
    Nestlé Maggi, Buitoni

    Vert
    Picard surgelés Poissons (saumon, truite), viandes (veau, agneau, biche, canard)

    Rouge
    Saveurs de France-Brossard Brossard

    Rouge
    TipiakTipiak



    Source :
    :
    http://www.greenpeace.org/raw/content/france/presse/dossiers-documents/greenpeace-guide-ogm-2008.pdf
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Dim 3 Mai - 20:59

    Les PGM n’augmentent pas les rendements



    par Eric MEUNIER, avril 2009





    Une étude de Doug Gurian-Sherman, chercheur pour l’Union des Scientifiques Concernés (Union of Concerned Scientist – UCS), rendue publique en mars 2009 conclut qu’après treize
    années de mise en culture commerciale de PGM, aucune augmentation de rendement n’a pu leur être directement attribuée.




    Une conclusion qui tranche avec les promesses des entreprises de biotechnologie comme celle toute récente de Monsanto au Mexique annonçant une augmentation des rendements de 15 à 35% avec les PGM ou celles avancées pour justifier en 2008 une augmentation du prix de vente du RoundUp aux Etats-Unis.



    L’étude explique en liminaire que le terme rendement recouvre en fait deux notions : les rendements intrinsèques qui sont obtenus en conditions de culture idéales (également appelés rendements potentiels), et les rendements opérationnels observés en conditions réelles de culture aux champs. Pour les auteurs, ne travailler que
    sur les rendements potentiels (en modifiant les plantes pour résister à un parasite par exemple, en générant une tolérance à des herbicides...) ne suffit pas à améliorer significativement les rendements. L’auteur considère donc que travailler sur les conditions de culture idéales doit tenir de fait une part importante dans la recherche agricole.




    Intégrant l’hypothèse que la production alimentaire mondiale doit être augmentée pour faire face à l’augmentation de la population (hypothèse on le sait contestée par nombre d’économistes qui pensent que la production est suffisante mais son accès aux démunis pas assurée), l’étude s’est donc intéressée aux deux cultures GM majeures pour l’alimentation humaine et animale, le soja et le maïs.



    Et qu’ont observé les auteurs de ce travail ? Aucune variété GM n’a permis d’augmenter les rendements intrinsèques. Si les rendements intrinsèques du maïs et du soja ont augmenté sur les vingt dernières années, c’est le fait de l’amélioration végétale traditionnelle. Pour les rendements opérationnels, l’auteur constate
    que les sojas et les maïs tolérant des herbicides n’ont pas amené d’augmentation de ces derniers.




    Le maïs Bt, résistant à des insectes, a lui, du fait de son caractère transgénique, permis d’améliorer ces rendements opérationnels d’environ 3,3% sur les treize dernières années, soit environ 0,25% par an.



    La grande part des améliorations de rendements sont le fait d’approches non « transgéniques », les données du ministère états-unien à l’agriculture indiquant que, pour le maïs,
    les rendements ont augmenté de 28% entre 1991 et 1995, une période précédant l’arrivée du maïs Bt. Les rendements ont également augmenté pour les autres cultures, sujettes ou non à des modifications génétiques à l’image du blé dont le rendement mondial est passé de trois tonnes à l’hectare en 1961 à plus de
    huit tonnes en 2005, sans être modifié génétiquement.




    L’auteur souligne finalement que les méthodes biologiques ou utilisant peu d’intrants ont des rendements généralement proches de ceux des méthodes conventionnelles, sous-entendant qu’un travail de recherche accentué sur ces méthodes pourraient
    s’avérer tout aussi pertinent, voire plus que celui sur la transgénèse au regard des coûts sociétaux des PGM.




    Enfin, les expériences de cultures génétiquement modifiées pour améliorer directement les rendements (résistance aux maladies ou aux stress abiotiques) n’ont pas abouti, malgré 3 022 autorisations d’essais en champs accordées depuis 1987 pour de telles PGM.



    A partir de ces données, Doug Gurian-Sherman explique donc que pour ce qui est de l’amélioration de la production alimentaire mondiale, après vingt années de recherche et plusieurs milliers d’essais en champs, seul le transgène Bt s’est avéré efficace
    pour augmenter les rendements de culture, à raison de seulement 0,25% par an et uniquement pour le maïs.




    L’UCS conclut cette étude en recommandant de réorienter les financements de la recherche agricole vers des approches qui ont démontré leur efficacité, comme les méthodes traditionnelles d’amélioration végétale, l’agriculture bio et les méthodes utilisant moins d’intrants ; de travailler à augmenter localement la production alimentaire dans les pays en développement ; de mettre en place des techniques efficaces d’identification et d’évaluation des impacts négatifs potentiels des cultures GM.



    Brad Mitchell, Directeur des relations publiques de Monsanto, a réagi en expliquant que l’entreprise considérait l’étude comme trompeuse, l’auteur ayant « choisi les données lui permettant d’arriver à sa conclusion ». Détaillant sa réponse, il explique que « les principaux travaux sur les cultures transgéniques sont pour
    les rendre résistantes aux insectes et tolérantes aux herbicides. Ils
    n’augmentent pas intrinsèquement les rendements. Ils protègent les rendements ».
    Cette précision confirme donc les conclusions de Doug Sheridan.




    Cette étude n’est pas la première remise en cause de la promesse de meilleurs rendements. Il y a deux mois, une étude australienne montrait qu’au cours de la première année de culture, le colza GM n’affichait pas de meilleurs rendements de culture que le colza non GM. En 2002, une étude de la Soil Association donnait déjà les grandes lignes de ce qui figure dans l’étude de l’UCS, allant même jusqu’à constater une baisse des rendements pour le soja (et le colza) tolérant le RoundUp, mais aussi, comme l’UCS, une petite hausse de rendement pour le maïs Bt.





    Source : http://www.infogm.org/spip.php?article3902
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Lun 4 Mai - 6:46

    COREE / JAPON – Se fournir sans OGM





    La Corée du Sud importe 10 millions de tonnes de maïs chaque année, dont 1,6 sont destinées à la transformation alimentaire (amidon et sirop). Mais cette année, les transformateurs coréens n’importeront pas de maïs transgénique ! C’est ce qu’annonce un quotidien national, le Seoul Economic Daily [1].



    L’année dernière, des entreprises - Samyang Genex et ShinDongBang – ont effectivement importé des lots de maïs génétiquement modifié, mais l’expérience ne sera pas renouvelée cette année du fait de la chute des prix des matières agricoles et du refus des consommateurs de consommer des aliments contenant des PGM.



    Si en 2008, Byong Min, du Bureau états-unien de conseil pour les
    semences en Corée, expliquait que l’achat de maïs transgénique s’inscrivait alors « dans une anticipation de la hausse des prix du maïs » [2], l’anticipation n’aura donc été que de courte durée. Par contre, l’explication de savoir pourquoi les prix du maïs transgénique et du maïs non transgénique ne suivent pas les mêmes courbes n’est toujours pas donnée.




    De son côté, le Japon a augmenté ses importations de tourteaux oléagineux en provenance d’Inde par rapport à 2008, en passant de 516 000 à 687 000 tonnes. Cette augmentation s’explique par le fait que le soja à la source de ces tourteaux est non transgénique, répondant ainsi aux souhaits des importateurs japonais de ne pas
    avoir de soja transgénique [3].




    [1] Le Seoul Economic Daily est en coréen. La référence renvoie sur une source indirecte en anglais, http://greenbio.checkbiotech.org/ne...


    [2] CORÉE DU SUD - Importation de maïs transgénique

    [3] The Financial Express, 6 février 2009, http://www.financialexpress.com/new...




    par Eric MEUNIER, avril 2009



    Source : http://www.infogm.org/spip.php?article3923
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Mar 5 Mai - 15:11

    Riz OGM : Greenpeace lance
    l'alerte



    L'ONG dénonce le projet de la Commission européenne
    d'autoriser l'importation du riz LL62 de Bayer.


    Greenpeace vient de lancer une pétition en ligne
    pour que l'Europe refuse la commercialisation sur son territoire du riz
    génétiquement modifié LL62 de Bayer. La commission européenne propose en effet
    d’autoriser son importation.


    Une question qui devrait figurer à l'ordre du jour
    du Conseil permanent de la chaîne alimentaire les 14 ou 15 mai. "Cette date
    pourrait encore être repoussée, comme cela a déjà été le cas en avril, à cause
    des pressions en ce sens de certains gouvernements", a indiqué Arnaud Apoteker,
    responsable de campagne OGM à Greenpeace.


    Aujourd'hui, ce riz OGM n'est cultivé nulle part
    dans le monde. Les Etats-Unis sont le seul pays a en avoir autorisé la culture,
    mais, faute de débouchés, les agriculteurs ne s'y sont pas encore mis.
    L'ouverture du marché européen pourrait changer la donne.


    C'est pourquoi Greenpeace dénonce aujourd'hui les
    risques du LL62. "Le riz constitue l’aliment de base de la moitié de la
    population mondiale. Permettre sa modification génétique constituerait une
    atteinte grave à l’environnement et à la sécurité alimentaire mondiale",
    prévient Arnaud Apoteker.


    De plus, le LL62 a été expressément conçu afin de
    résister aux traitements à base d'un herbicide très toxique, le glufosinate.
    L'utilisation de cet herbicide, qui sera interdit dès 2017 dans l’Union
    européenne notamment pour ses effets sur la reproduction, serait ainsi
    encouragée dans d'autres pays. Une contradiction que Greenpeace ne manque pas de
    souligner.


    La pétition en ligne: http://www.greenpeace.fr/ogmjenveuxpas/riz.php

    Nadia Loddo

    source: http://www.metrofrance.com/planete/riz-ogm-greenpeace-lance-l-alerte/mied!eTZ1a4lOK7nI/
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Mer 6 Mai - 14:49

    Imposture scientifique: Un chercheur rend publiques des études jamais diffusées sur les OGM





    Par Nolwenn Weiler (4 mai 2009)



    Le Haut conseil des biotechnologies, nommé le 22 mars dernier, commencera ses travaux à la mi-mai. Concernant le dossier OGM, il a devant lui un programme chargé, et polémique. Il devra notamment définir le « sans OGM », ainsi que des mesures de coexistence entre culture OGM et cultures non OGM. Pour ce faire, on lui suggère (entre autres) la lecture du petit précis scientifique de Lilian Ceballos, intitulé Plantes Insecticides : évaluation de l’impact sur les insectes auxiliaires, et édité par Le Rés-OGM. L’auteur, écologue et scientifique indépendant, y propose une synthèse d’études scientifiques dont les résultats mettent en doute l’innocuité des Plantes génétiquement modifiées. Ces études n’ont jamais été portées à la connaissance du grand public.



    Bacillus Thuriengensis, ou Bacille de Thuringe, (BT) est le nom barbare d’une bactérie qui vit dans le sol et qui secrète toute une gamme de protéines insecticides (quatre au total). Isolées au début du 20ème siècle, et pulvérisées sur les plantes attaquées, ces protéines ne sont activées par un mécanisme complexe seulement quand elles se trouvent dans l’intestin de l’insecte cible. Cela garantit un spectre d’action restreint, avantage significatif par rapport aux insecticides chimiques qui tuent sans distinction insectes en tout genre mais aussi petits vertébrés, et oiseaux. Cette spécificité d’action fait que l’utilisation de BT est autorisée en agriculture biologique depuis les années 1970.



    Plantes insecticides



    Les fabricants de plantes génétiquement modifiées (PGM) se sont évidemment penchés sur les vertus du BT. Grâce au formidable concept de « l’équivalence en substance », ils ont pu créer et mettre sur le marché des PGM Bt (maïs, soja, coton) sans évaluation toxicologique. Dénoncé par Marie-Monique Robin dans son ouvrage Le monde selon Monsanto, mais aussi par de nombreux scientifiques, le principe d’équivalence en substance indique que, si un aliment ou un composé alimentaire est essentiellement semblable à un aliment ou à un composé alimentaire existant, il peut être traité de la même manière en ce qui concerne la sécurité. C’est ainsi que « l’utilisation des formulations BT en Agriculture biologique a permis d’exclure tout impact négatif sur la biodiversité sans effectuer de suivi environnemental », explique Lilian Ceballos, écologue et scientifique indépendant, auteur d’une étude sur les conséquences des PGM Bt sur les insectes., édité par l’association lyonnaise Res-OGM.



    Supercherie scientifique



    Or, le postulat de départ, à savoir BT= PGM Bt est une supercherie. « L’assimilation des toxines transgéniques Bt aux préparations insecticides autorisées en agriculture biologique n’est absolument pas scientifique, poursuit Lilian Ceballos. Tout biochimiste honnête vous dira que deux molécules qui ne pèsent pas le même poids sont différentes. Or, les protéines des toxines transgéniques sont de plus petite taille que celles du BT. Et ce n’est pas la seule différence. Les PGM Bt produisent des toxines végétales sous forme soluble et active ce qui influe sur l’activité et la spécificité des protéines synthétisées puisque l’activation des toxines ne dépend plus des conditions intestinales spécifiques à l’insecte cible. Bref, ces toxines transgéniques ont une structure altérée, et leurs impacts sur l’environnement sont susceptibles d’être différents de ceux que provoquent la bactérie BT. » La suspension, en janvier 2008, de la culture en plein champ du maïs MON 810 en France a d’ailleurs été justifiée, entre autres, par cette différence : l’ avis du 9 janvier 2008 du « Comité de préfiguration d’une haute autorité sur les organismes génétiquement modifiés » stipule en effet que « la protéine produite par le transgène n’est pas identique à celle que produit le Bacille de Thuringe.(...) Seules les études à partir du maïs contenant l’évènement MON 810 sont pertinentes pour évaluer la toxicité humaine et environnementale. »



    Toxicité élargie



    Eludées par les firmes qui commercialisent les OGM "BT", ainsi que par les instances d’autorisation des PGM, diverses études, dont Lilian Ceballos fait la synthèse dans son ouvrage, semblent effectivement aller dans ce sens d’une différence d’effets, montrant que la toxicité des toxines transgéniques est supérieure à celle des protoxines sécrétées par la bactérie BT.



    Premièrement, les PGM produisent la toxine en permanence, que les ravageurs soient présents ou non, alors que les formulations à base de protoxine BT ne sont appliquées que sur les plantes attaquées. De plus les préparations bios ne sont appliquées qu’à la surface des végétaux et les protoxines sont rapidement détruites pas les UV. Les plantes transgéniques synthétisent les toxines à l’intérieur des cellules, ce qui exclue la dégradation rapide par des UV. « Cette protection intracellulaire leur permet de conserver plus longtemps leur activité insecticide. Elles vont s’accumuler dans l’environnement et en particulier dans le sol, qui vont conserver une activité insecticide plusieurs mois après la fin des cultures transgéniques », avertit Lilian Ceballos.



    « Cette diffusion dans l’écosystème suggère que certains organismes non cibles pourraient être exposés avec des conséquences méconnues sur le fonctionnement des services écosystémiques qui en dépendent »,note-il encore. L’élargissement du spectre d’activité des toxines Bt et leurs répercutions sur l’abondance des groupes d’insectes non cibles dans les champs ont notamment été étudiés par Michelle Marvier en 2007. Son étude, publiée dans la revue Science, montre que « les hyménoptères auxquels appartiennent les abeilles voient leur abondance relative fortement diminuée dans les champs de maïs ou de coton Bt ». Rappelons que les abeilles sont essentielles à la pollinisation de 90 cultures fruitières et maraîchères dans le monde !



    Résistance des ravageurs



    Outre ces risques associés à la perte de biodiversité, la diffusion massive de toxines Bt va entraîner, irrémédiablement, une résistance des insectes cibles. On connaît déjà ce problème avec les pesticides. « En 1934, 236 espèces étaient classées comme parasites des cultures. Parmi elles : des virus, des bactéries, des champignons, des insectes, des mollusques, des oiseaux, des mammifères, des nématodes, des acariens. 236 au total, dont 140 espèces d’insectes. En 1972, Elles étaient 643 au total, soit environ trois fois plus. Dont 278 espèces d’insectes ! », avertissent ainsi François Veillerette et Fabrice Nicolino dans leur ouvrage Pesticides : révélations sur un scandale français. « La résistance aux toxines Bt a été documentée dans plus de 17 espèces d’insectes, alors que ces plantes ne sont dans la nature que depuis une dizaine d’années », rapporte Lilian Ceballos.



    Les firmes créatrices et vendeuses de PGM ne nient pas ce risque d’apparition de résistance, qui, en plus d’une prolifération d’insectes ravageurs, rendrait inutilisable la bactérie BT par les producteurs bios. Ils ont même mis en place des stratégie de lutte contre l’apparition de résistance. L’un des axes de cette stratégie conseille la mise en place d’une zone refuge. D’une surface indéterminée, et non obligatoire d’un point de vue légal, cette zone est plantée de plantes non OGM, afin d’éviter que les insectes résistants ne se croisent entre eux. L’efficacité de ces zones refuges, et la possibilité de les mettre en place suscitent la controverse. En Europe, où les parcelles agricoles sont bien plus réduites qu’aux Etats-Unis, la mise en place d’une zone refuge est parfois simplement impossible. Quoi qu’il en soit, cette stratégie n’est qu’un retardateur de catastrophe puisque tôt ou tard les insectes deviendront résistants. « Dans deux ou trois dizaines d’années au mieux. Demain, au pire », selon Lilian Ceballos. Voilà qui est rassurant ! Nous espérons que le haut Conseil aux biotechnologies ramènera un peu, de rigueur scientifique dans ce dossier très brûlant. Et conseillons aux citoyens de surveiller le dit Haut conseil, et ses décisions, de très près.





    Source: http://www.bastamag.net/spip.php?article567&id_mot=1
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Mer 6 Mai - 19:17

    Des tournesols mutés tolérants à des herbicides - Des OGM
    clandestins ?








    Le point de vue technique



    Pioneer a mis au point la lignée de tournesol SU7 avec caractère ExpressSunmc qui a la particularité d’être tolérant à un herbicide. Le tournesol a été rendu tolérant à l’herbicide par l’exposition à une substance mutagène chimique qui a produit une modification génétique d’un gène bien spécifique [1]



    Sur le plan fonctionnel il s’agit donc d’un Organisme Génétiquement Modifié (par mutagénèse) pesticide comme l’est par exemple le soja Roundup Ready de Monsanto tolérant au glyphosate. Par contre le procédé de production est différent puisqu’il s’agit de la mutagénèse. Il n’y a pas d’apport de matériel génétique extérieur : ce n’est donc pas de la trangénèse même s’il s’agit encore de
    Modification Génétique. Cette mutagénèse est aléatoire dans la mesure où c’est tout le génome qui est soumis à l’exposition à la substance mutagène, comme c’est le cas aussi avec la mutagénèse utilisant les radiations ionisantes.




    La réussite de la mutation est vérifiée à la fois par la fonctionnalité de résistance à l’herbicide et par le séquençage génétique du gène cible qui est un gène bien identifié (ALS1). Par contre, en raison du caractère aléatoire de l’exposition, on ne sait rien ou pas grand chose de l’existence et des effets d’éventuelles autres mutations. De ce point de vue on a la même incertitude que dans les cas des OGM de 1ère génération, pour lesquels on ne sait pas où va se
    placer le transgène dans le génome.




    Remarque : en même temps que Pioneer propose la technologie ExpressSun, BASF propose la technologie Clearfield qui donne au tournesol la même propriété de résistance à un autre herbicide. Cette résistance est issue de mutations qui sont apparues
    "spontanément" chez des formes sauvages de tournesols adventices. Ces mutations ne sont pas dues à l’exposition à une substance mutagène mais résultent du stress produit par les herbicides destinés à "nettoyer" les cultures.




    Le point de vue réglementaire



    La directive européenne 2001/18 définit à l’article 2 un OGM comme étant "un organisme, à l’exception des êtres humains, dont le matériel génétique a été modifié d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle." Juste après il y a l’article 3 nommé "exemptions", dont le 1er alinéa est ainsi rédigé : "La présente directive ne s’applique pas aux organismes obtenus par les techniques de modification
    génétique énumérées à l’annexe I B". Cette formulation est sans équivoque : il s’agit bien d’OGM... mais qui ne sont pas concernés par cette directive. En se reportant alors à l’annexe 1B, on peut y lire : "Les techniques/méthodes de modification génétique produisant des organismes à exclure du champ d’application de la présente directive [...] sont : 1) la mutagenèse ; 2) la
    fusion cellulaire". Cela pose évidemment la question de savoir pourquoi avoir retiré ces techniques de Modification Génétique du champ d’application de la directive censée définir le cadre juridique des OGM, ce qui de fait les transforme en OGM "clandestins".




    La réponse peut être tout simplement trouvée dans les avantages que cette "exemption" procure à ces technologies. N’étant pas légalement considérés comme des OGM, ces OGM clandestins obéissent à la réglementation des végétaux standards et sont donc ainsi dispensés des contraintes de la directive rendant notamment obligatoires des demandes d’autorisation (mentionnant les procédés de production utilisés), des évaluations en terme de santé et d’environnement ainsi que des étiquetages, aussi insuffisants soient-ils. Ainsi, grâce à ce laxisme évidemment volontaire de la directive, Pioneer peut annoncer qu’il possède 3 variétés ExpressSun prêtes à un développement commercial dès les semis 2009 sans être passé par les contraintes d’autorisation d’OGM. Pour le moment c’est l’homologation de l’herbicide sans lequel ces tournesols ne présentent pas d’intérêt, qui tarde à venir en France.. Si cette homologation intervient maintenant, ces tournesols pourront être cultivés dès cette année. Dans les pays
    d’Europe centrale et de l’Est, ces tournesols couvrent 300.000
    hectares.




    Le point de vue agronomique



    D’après leurs promoteurs, ces technologies constituent une "révolution" dans la mesure ou elles permettent de désherber en post-levée, c’est à dire une fois que la plante est levée (avec plusieurs feuilles apparentes). En facilitant ainsi le désherbage par voie chimique, ces tournesols s’inscrivent complètement dans la
    logique productiviste du modèle agricole dominant. Pourtant, l’utilisation à grande échelle de plantes résistantes aux herbicides depuis plus de 10 ans s’avère catastrophique : les "mauvaises herbes" sont devenues tolérantes à ces herbicides et les doses de pesticides que ces OGM étaient censés diminuer n’ont fait qu’augmenter. En Amérique, là où ces plantes ont été largement utilisées, il devient de plus en plus difficile de contrôler ces "adventices" [2].




    Les promoteurs de ces nouveaux tournesols sont parfaitement au courant de ces problèmes et recommandent des "bonne pratiques" par une utilisation raisonnable de l’herbicide et par des pratiques agricoles telles que la rotation des cultures. Mais même là où ces « bonnes pratiques » sont respectées, les adventices résistantes finissent par apparaître, parfois un peu moins vite, les premières d’entre elles étant les repousses de la première culture résistante
    qui envahissent les cultures suivantes. En fait, les réelles alternatives au désherbage chimique ne les intéressent pas. Ce qu’ils veulent avant tout c’est vendre leurs semences et l’herbicide qui va avec... le plus longtemps possible !
    Si problème il y a ce sera la faute des agriculteurs qui n’auront pas respecté les recommandations. Et au bout de quelques années, les mêmes phénomènes de tolérance des adventices apparaîtront comme ils sont apparus avec les plantes tolérantes au glyphosate. On nous vantera alors un nouveau procédé miracle. Mais
    d’ici là les terres auront été inondées d’herbicides.




    Le point de vue santé environnement



    En tout point semblable aux OGM pesticides.



    Le point de vue militant, citoyen et consommateur



    Ces tournesols mutés ne sont qu’une toute petite partie des multiples applications des techniques GM que sont la mutagénèse et la fusion cellulaire. Près de 3000 variétés de 170 espèces différentes obtenues à partir de mutations incitées sont recensées par l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique). La plupart
    des variétés de choux et de chicorée, plus de la moitié des colza… sont issus de fusions cellulaires destinées à introduire des stérilités mâles issues d’espèces sexuellement incompatibles et permettant de fabriquer des semences hybrides F1 non reproductibles. Des techniques utilisant des nanoparticules pour introduire
    des caractères non héréditaires commencent aussi à être développées hors de tout cadre réglementaire. Elles sont commercialisées sans aucun étiquetage et sans aucune évaluation environnementale ou sanitaire.




    Les militants doivent traiter ces OGM clandestins pour ce qu’ils sont avec tout le panel d’actions dont ils disposent. Ils doivent sensibiliser le public et interpeller les politiques (notamment les candidats ou élus aux européennes) sur la tromperie que constituent ces OGM clandestins en vue, notamment de la
    modification de la directive. Le droit des consommateurs doit pouvoir être utilisé en liaison avec les associations de consommateurs pour obtenir ce résultat.




    Notes

    [1]
    voir : Lignée de tournesol SU7 avec caractère ExpressSun et tolérant les herbicides->
    et Les tournesols résistants à des herbicides se font prier. Voir aussi "Pespectives agricoles" n° 353 de février 2009)




    [2]
    voir : OGM : la
    menace des « super mauvaises herbes » s’amplifie


    Source / auteur : OGM 31



    Source : http://www.hns-info.net/spip.php?article18535
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Ven 8 Mai - 19:25

    Guide des produits avec ou sans OGM VOL. 4





    Rappel des couleurs :



    Vert : le fabricant garantit ne pas utiliser de produits issus d’animaux nourris aux OGM.



    Orange : le fabricant affirme avoir entamé une démarche pour exclure les OGM mais ne peut pas encore garantir qu’il n’en utilise plus du tout.



    Rouge : le fabricant ne garantit pas que la fabrication de ses produits se fait hors de la filière OGM ou bien n’a pas répondu au questionnaire.



    GLACES

    PRODUCTEUR PRODUITS/MARQUES



    Rouge UnicopaVatelis

    Rouge Unilever Bestfoods Knorr, Iglo

    Rouge Candia Candia

    Rouge DanoneGervais

    Rouge General Mills Häagen-Dazs

    Vert Jeff de Bruges Jeff de Bruges

    Rouge Léonidas Léonidas

    Rouge MasterfoodsMars glacés, Twix glacés, Bounty glacés, Snickers glacés

    Rouge Nestlé Extrême, Mystère, Sveltesse,Yoco, Sundae, la
    Laitière


    Vert Pôle Sud Sud Régal

    Rouge Saveurs de France-Brossard Brossard

    Rouge Unilever Bestfoods Magnum, Carte d’or, Miko, Solero, Ben & Jerry’s





    RUBRIQUE : BOULANGERIE, VIENNOISERIE, CONFISERIE





    PRÉPARATIONS POUR GÂTEAUX

    PRODUCTEUR PRODUITS/MARQUES



    Orange AncelAncel

    Rouge Ducros Mc Cormick Vahiné

    Rouge Nestlé Herta

    Vert Spécialités Supplex Supplex

    Rouge Unilever Bestfoods Alsa



    BARRES CHOCOLATÉES

    PRODUCTEUR PRODUITS/MARQUES



    Rouge Kellogg’s Special K, Kellogg’s Extra, Smacks, Frosties, Choco Pops, Rice Krispies…

    Rouge Lu Grany, Prince, Petit Écolier, Pépito, Taillefine…

    Rouge MasterfoodsBalisto, Milky Way, Twix, Mars, Bounty, M&M’s, Maltesers, Snickers…

    Vert Spécialités Supplex Supplex



    BISCUITS

    PRODUCTEUR PRODUITS/MARQUES



    Orange Andros Biscuits Bonne Maman,

    Orange Andros Biscuiterie de la baie du Mont-Saint-Michel

    Rouge Bahlsen St Michel Galettes St Michel, Sablé de Retz, Roudor…

    Rouge Cadbury Fingers, Z’animo…

    Orange Fauchon Biscuits

    Rouge Lu La Barquette, Captain Choc, Grany, Hello!, Mikado, Napolitain, Ourson, Pépito, Petit Écolier, Petit Cœur, Petit Lu, Pim’s, Prince, la Pause Taillefine, Véritable Petit Beurre...

    Rouge Nestlé Nesquik, Chocapic, Golden Grahams…

    Orange United Biscuits BN, Delacre…



    CÉRÉALES POUR LE PETIT DÉJEUNER

    PRODUCTEUR PRODUITS/MARQUES



    Rouge Kellogg’s Special K, Frosties Grrr, Country Store, Smacks Trésor

    Rouge Nestlé Fitness, Lion, Crunch, Golden Grahams…

    Vert Quaker Oats Cruesli au chocolat au lait

    Rouge Weetabix Weetos



    CHOCOLAT, CONFISERIE

    PRODUCTEUR PRODUITS/MARQUES



    Rouge Cadbury La Pie qui chante, Carambar, Krema, Mi-cho-ko, Poulain

    Orange CémoiCémoi

    Orange CFCC-Schaal Marquise de Sévigné

    Orange Confiserie Léonidas Léonidas

    Orange Fauchon Chocolat, confiserie

    Rouge FerreroDuplo, Ferrero Rocher, Kinder, Nutella

    Rouge HariboHaribo

    Orange Jeff de Bruges Jeff de Bruges

    Rouge Kraft Foods Côte d’Or, Milka, Suchard, Toblerone, Daim

    Rouge Lamy-Lutti Lutti

    Orange Lindt & Sprüngli Lindt

    Vert MathezMathez

    Rouge Nestlé La Laitière, Nestlé, Merveilles du monde, Menier, Galak, After Eight, Crunch, Kit Kat, Sundy, Nuts, Lion, Smarties



    Source : http://www.greenpeace.org/raw/content/france/presse/dossiers-documents/greenpeace-guide-ogm-2008.pdf
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Dim 17 Mai - 8:02

    OGM J’EN VEUX PAS : MARCHE CONTRE
    MONSANTO



    A NOTER SUR VOS AGENDAS

    MARCHE de 16 km samedi 20 juin 2009 de
    Gréneville-en-Beauce (Loiret) à Toury (Eure et Loir) site Monsanto de
    Poinville


    « MONSANTO PAIE TES CRIMES !»

    Nous avons été condamnés à verser 73 000 € à Monsanto
    (qui en réclamait 600,000€ !), suite à une action de fauchage de maïs OGM en
    2004 à Gréneville en Beauce (45).


    Nous remettrons, le 20 juin, le 2ème chèque de paiement
    à la firme en attirant l’attention de l’opinion publique sur les « gamelles »
    trainées depuis des décennies par Monsanto.


    Programme de la marche.

    11h - Greneville en Beauce - place de la mairie: Coup de
    projecteur sur les crimes contre l’humanité commis par Monsanto par la
    commercialisation de ses produits: agent orange utilisé pendant la guerre du
    Vietnam - dioxine – hormone laitière - OGM coton qui déclenche une vague de
    suicides en Inde – Pollution massive des terres et cours d’eau en Argentine par
    le RoundUp et ailleurs, etc...)

    12 h – Repas sorti du sac
    13 h 30 – Départ de la
    marche avec banderoles et sono (16 km)
    17 h30 – Arrivée - rassemblement à
    Toury - grande place: Résistance mondiale à la politique d’expansion des OGM et
    de Monsanto.
    18h – Dépôt chez Monsanto du chèque des 49 de Greneville et
    demande d’indemnisation de toutes les victimes de Monsanto
    19h – Soirée
    Festive à « la Ferme des Bleuets » 16 Villepéreux 28140 Courbehaye


    Vous nous soutenez ! Venez marcher avec nous ! Les 49
    faucheurs volontaires de Gréneville


    Solidarité financiére avec les faucheurs SANS GENE
    CASC – 10 bis rue du Colonel Driant 31400 Toulouse -
    http://sans-gene.org/

    De : BLOUP

    source: http://bellaciao.org/fr/spip.php?article85905
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Dim 17 Mai - 8:20

    Pétition : Non au maïs transgénique
    !



    Declaraciones de la red En defensa del
    maíz


    Au peuple du Mexique

    Aux peuples du Monde

    Au gouvernement du Mexique

    A la Convention sur la Diversité Biologique /
    Protocole International de Carthagène sur la Biosécurité


    À l’Organisation des Nations Unies pour
    l’Alimentation et l’Agriculture /FAO


    Les organisations et communautés indigènes et
    paysannes, les organisations environnementales, d’éducation populaire, les
    organisations de base, les communautés ecclésiastiques, les groupes de
    producteurs, les membres des mouvements urbains, les académiques et
    scientifiques, et les analystes politiques du Réseau de défense du maïs,
    rejetons énergiquement les plantations de maïs transgénique au Mexique. Nous les
    considérons comme un crime historique contre les peuples du maïs, contre la
    biodiversité et contre la souveraineté alimentaire, contre dix mille ans
    d’agriculture paysanne et indigène qui ont légué cette semence pour le bien
    commun de tous les peuples du monde.


    Nous déclarons que le décret présidentiel du 6 mars
    2009, qui permet la culture de maïs transgénique, occulte intentionnellement le
    fait que :


    Le Mexique est le centre d’origine et de diversité
    du maïs ; il existe plus de 59 types reconnus et des milliers de variétés qui
    seront irrémédiablement polluées par les OGM.


    Les peuples indigènes et paysans sont ceux qui ont
    créé et maintiennent ce trésor génétique du maïs, considéré comme l’une des
    principales cultures dont dépendent l’alimentation humaine et animale de la
    planète.


    Il existe plusieurs études scientifiques qui ont
    prouvé que le maïs génétiquement modifié peut provoquer des allergies et avoir
    d’autres impacts sur la santé humaine et animale, en se basant sur une
    consommation moyenne. Les effets d’une consommation de maïs quotidienne et en
    grande quantité, comme c’est le cas au Mexique dont la base de l’alimentation
    est le maïs, n’ont été évalués nulle part.


    Les variétés de maïs transgénique qu’ils envisagent
    de semer sur le territoire mexicain ne résolvent pas les problèmes de
    l’agriculture mexicaine : ils sont plus chers puisque le coût des semences et
    des brevets est plus élevé que celui des cultures conventionnelles. En plus, ces
    variétés n’augmentent pas les rendements parfois même ils les diminuent. Les
    fléaux contre lesquelles ces semences luttent ne sont pas fréquemment présents
    au Mexique. D’autre part, ils utilisent plus de pesticides, générant des
    résistances qui se développent du fait de la présence constante de la toxine Bt,
    ainsi que des fléaux secondaires qui doivent être traités avec d’autres
    pesticides.


    Les variétés génétiquement modifiées provoqueront
    des dommages sur la diversité biologique et sur l’environnement. En considérant
    que le Mexique est un des pays les plus riches de la planète en matière de
    diversité biologique (« pays mégadivers »), aucune étude réalisée dans d’autres
    conditions n’est applicable puisque le nombre de variables et d’interconnexions
    augmente de façon exponentielle.


    Puisque le maïs est une espèce à pollinisation
    ouverte il est impossible d’éviter la contamination transgénique du maïs, quand
    celui-ci est planté en plein champ. De plus, cette pollution peut aussi avoir
    lieu au cours du transport, du stockage, ...


    Les OGM ne servent ni pour l’agriculture paysanne ni
    pour l’agriculture biologique, mais représentent un péril de pollution
    irréversible pour les variétés de maïs natifs et créoles. De plus, ils sont une
    véritable menace pour les cultures biologiques qui pourront perdre leur niche de
    marché.


    Toutes les semences transgéniques ont des brevets et
    sont contrôlées par seulement six entreprises (Monsanto, Syngenta, Dupont, Dow,
    Bayer, Basf). Elles provoquent une dépendance absolue des paysans et des
    agriculteurs envers ces multinationales et criminalisent les victimes de la
    contamination transgénique.


    Les peuples autochtones du Mexique ont créé le maïs
    et ont été les gardiens et les développeurs de la diversité des variétés qui
    existent actuellement. Du respect de leurs droits dépendra la souveraineté
    alimentaire et la préservation de cette diversité. Pour cette raison, la
    pollution transgénique est une blessure pour l’identité des peuples d’Amérique
    Centrale et une atteinte à dix mille ans d’agriculture. La plantation du maïs
    transgénique est une attaque frontale contre les peuples autochtones et paysans,
    et une violation de leurs droits.


    Le maïs, pour les peuples qui constituent le
    Mexique, n’est pas une marchandise, mais l’origine d’une civilisation et la base
    de la vie et de l’économie paysanne.


    Nous ne permettrons pas la perte de nos semence, ni
    leur contamination par des OGM, propriétés d’entreprises multinationales. Nous
    n’obéirons pas à des lois injustes qui criminalisent les semences et la vie
    paysanne. Nous continuerons à veiller sur le maïs et sur la vie des
    peuples.


    Nous tenons pour responsables de la perte et des
    dommages provoqués au maïs mexicain : les corporations productrices de semences
    génétiquement modifiées ; le pouvoir législatif qui a approuvé la loi de
    Biosécurité et Organismes Génétiquement Modifiés (appelée loi Monsanto) en
    faveur des entreprises ; nous dénonçons aussi le gouvernement mexicain, les
    ministres de l’agriculture, de l’environnement et la CIBIOGEM (Comisión
    Intersecretarial de Bioseguridad de los Organismos Genéticamente Modificados),
    qui sont les responsables des mesures finales qui ont éliminé toute protection
    légale pour le maïs mexicain.


    Pour toutes ces raisons :

    -Nous réfutons la plantation expérimentale ou
    commerciale du maïs transgénique, et exigeons l’interdiction de ces semences au
    Mexique.
    -Nous réfutons la “Loi Monsanto”, son règlement et toute autre forme
    de criminalisation des semences paysannes.
    -Nous réfutons le contrôle du
    gouvernement sur les champs de maïs des paysans, qui est utilisé comme prétexte
    pour éliminer encore plus de semences paysannes.
    -Nous nous compromettons et
    appelons toutes les communautés et peuples indigènes et paysans à défendre les
    semences natives et à continuer à semer, garder, échanger et distribuer leur
    propres semences, ainsi qu’à exercer le droit sur leurs territoires et empêcher
    les semences de maïs transgénique.
    -Nous appelons la population à exiger que
    tous les aliments que nous consommons quotidiennement soient garantis sans
    OGM.
    -Nous appelons les organisations internationales à condamner le
    gouvernement mexicain pour cette violation des droits ancestraux des paysans, de
    la biodiversité et de la souveraineté alimentaire et du principe de précaution
    au centre d’origine d’une culture de base pour l’alimentation et l’économie
    mondiale.


    NON AU MAÏS TRANSGÉNIQUE !
    RED EN DEFENSA DEL
    MAÍZ


    Signez la pétition: http://www.endefensadelmaiz.org/Non-au-mais-transgenique.html
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Mar 19 Mai - 7:38

    Déferlement de mauvaises nouvelles pour les OGM





    Comme rarement, les deux derniers mois ont apporté énormément d’eau au débat sur les plantes transgéniques. Que ce soit pour la santé ou l’environnement, des études et des faits viennent corroborer ce que les militants affirment depuis plus de dix ans : la transgénèse présente des risques et sa diffusion dans l’espace social n’est pas maîtrisée.



    Si le génie génétique devait un jour aider l’humanité à produire mieux, ce ne serait que sur la base d’une analyse critique de la première génération des plantes génétiquement modifiées. Or cette génération ne tient pas ses promesses et est actuellement sujette à des critiques qu’aucun agronome ne peut plus ignorer.



    13 ans de cultures GM : les rendements n’ont pas suivi



    Les arguments des entreprises de biotechnologies, qui vantent les PGM comme solution à la faim dans le monde, notamment car elles auraient de meilleurs rendements, s’écroulent un peu plus tous les jours. L’étude publiée en mars 2009 par Doug Gurian-Sherman, chercheur de l’Union of Concerned Scientists, est un pavé
    dans ce mythe fondateur. Il affirme en effet, qu’aucune variété GM n’a permis d’augmenter les rendements . Si les rendements du maïs et du soja ont augmenté sur les vingt dernières années, c’est le fait de l’amélioration végétale traditionnelle.




    Bug technologique



    En Afrique du Sud, ce sont trois variétés de maïs GM qui produisent un insecticide et vendues par Monsanto qui sont sur la sellette. En effet, un bug technologique survenu, selon l’entreprise, « lors du processus de fertilisation des semences en laboratoire » a fait que 280 agriculteurs ont vu leur champ ne pas arriver à maturation. En
    effet, pour certaines exploitations agricoles, la perte a été estimée à 80% de la récolte habituelle. Ceci représente une récolte potentielle de 80 000 à 150 000 tonnes. Monsanto ne pouvant pas faire la sourde d’oreille, a décidé d’indemniser les agriculteurs.




    Des mauvaises herbes invasives



    D’autres problèmes agricoles se confirment d’année en année. En effet, aux États-Unis, des milliers d’hectares deviennent impropres à la culture du fait de l’apparition d’herbes sauvages devenues résistantes à de très nombreux herbicides. Ce phénomène décrit
    depuis plusieurs années a atteint, en 2008, un niveau inquiétant, certains agriculteurs états-uniens expliquant « nous n’avons pas encore abandonné nos fermes comme ils l’ont fait en Géorgie et nous ne voulons pas en arriver là ».
    D’autant que le roundup n’a pas que des conséquences agronomiques, mais aussi sanitaires.




    Et la santé n’est pas épargnée



    En Argentine, les cultures de soja génétiquement modifié pour être tolérant au roundup recouvrent des surfaces de plus en plus grandes. En parallèle, la consommation du roundup a explosé au
    cours de ces dix dernières années. Mais les études sur sa toxicité commencent à sortir. Après le travail du professeur Séralini, c’est
    un laboratoire argentin qui montre à son tour des impacts du glyphosate. Cette molécule active du roundup a des conséquences négatives sur l’embryongenèse de certains organismes amphibiens. Le professeur Carrasco, du laboratoire d’Embryologie
    Moléculaire, a ainsi observé toute une série d’impacts sur des cellules qui ont pour fonction la formation des cartilages et des os du crâne, ou sur le système nerveux. Et tout ça, à des doses de glyphosate entre 50 et 1540 fois inférieures à celles utilisées dans les cultures de soja !




    Le coton Bt « tue » les sols



    Dernier point, l’étude publiée par l’organisation Navdanya qui montre
    la diminution drastique des microorganismes (notamment des bactéries de la famille de actinomycètes) et enzymes (déshydrogénase, phosphatase acide et nitrogénase) présents dans le sol des champs de coton Bt. Or ces trois enzymes permettent aux micro-organismes de fixer l’azote ou les résidus phosphatés présents dans le sol. Pour Navdanya, « le coton Bt rend les sols non fertiles en réduisant l’activité microbienne ».




    Si à tous ces problèmes qui émergent ou se confirment s’ajoute donc un échec des meilleurs rendements promis par les entreprises, la pertinence d’adopter les PGM paraît plus que jamais compromise. Six gouvernements européens semblent de cet avis lorsqu’ils adoptent un moratoire sur la culture du maïs Mon810. Et l’expérience des agriculteurs états-uniens souhaitant revenir aux cultures conventionnelles, notamment pour le soja, mériterait d’être considérée par ceux qui n’ont pas encore adopté les cultures GM.



    par Christophe Noisette, mai 2009



    Source : http://www.infogm.org/spip.php?article3967
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Jeu 21 Mai - 7:27

    OGM : le Burkina Faso se lance dans la
    culture massive du coton transgénique Monsanto



    En 2008, le Burkina Faso a ensemencé 8500 hectares
    de coton transgénique. Cette année et l’année prochaine, ce seront 118 000
    hectares qui seront concernés. Objectifs : augmenter la productivité, les
    revenus des paysans, et réduire l’utilisation des pesticides. Un choix national
    qui ne plait pas à tout le monde.


    En Afrique subsaharienne, Monsanto a trouvé un bon
    client : le Burkina Faso, qui devient le deuxième pays de cette partie du
    continent à se lancer dans la production de coton génétiquement modifié, après
    l’Afrique du Sud. Les expérimentations ont été suivies par l’Institut de
    l’environnement et de recherches agricoles (Inera), qui a collaboré avec la
    firme américaine, et la variété Bollgard II a été retenue.


    Selon les défenseurs du coton Bt, trois avantages
    justifient ce choix : une augmentation de 30 % des rendements, une hausse des
    revenus des agriculteurs, et une utilisation réduite des traitements chimiques.
    Cet OGM est en effet conçu pour résister aux parasites, ce qui fait dire à
    Georges Yaméogo, un responsable de Sofitex (société des fibres et textiles), que
    « les paysans feront des économies sur les pesticides ». Et d’ajouter : « La
    bonne santé des producteurs sera préservée par une utilisation moindre des
    insecticides ».


    Une opinion partagée par le professeur et ancien
    ministre de l’Agriculture Allassane Séré, également responsable d’une
    association favorable aux OGM, Burkina Biotech : « Personne ne s’est inquiété
    jusqu’à présent des dégâts causés par les pesticides pour le traitement du coton
    conventionnel. Les eaux sont polluées, des poissons meurent, les insectes sont
    tués ».


    Des arguments peu convaincants pour les
    ONG


    Les organisations non gouvernementales ne sont en
    revanche pas de cet avis. Pour elles, le coton Bt n’a jamais aidé les petits
    producteurs et sa culture présentent des risques pour l’environnement. « Aucune
    expertise indépendante ne nous a montré l’innocuité de cette technologie ni de
    cette variété », selon l’écologiste Yacouba Touré, membre du Réseau des acteurs
    verts de l’Afrique de l’Ouest.


    Pour le généticien Jean Didier Zongo, qui s’exprime
    au nom de la Coalition de veille face aux OGM, l’argument du rendement ne tient
    pas. Selon lui, les résultats ont été « obtenus en station » et « donneront
    autre chose chez les paysans ». Le scientifique redoute également que la
    biotechnologie finisse par être inaccessible aux producteurs car « elle est
    vendue par Monsanto qui pourra renchérir les coûts ».


    Yann Cohignac

    Source: http://www.developpementdurable.com/economie/2009/05/A1772/ogm-le-burkina-faso-se-lance-dans-la-culture-massive-du-coton-transgenique-monsanto.html
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    Re: OGM ! OGM PAS !

    Message par bye le Sam 23 Mai - 19:05

    Un moratoire sur la nourriture génétiquement modifiée aux
    États-Unis






    Une association de médecins demande un moratoire sur la nourriture OGM



    L'American Academy of Environmental Medicine (AAEM) vient juste de publier un appel en faveur d’un moratoire immédiat sur la nourriture génétiquement modifiée.



    Dans une toute nouvelle monographie sur les denrées OGM, l’AAEM déclare que « la nourriture OGM pose un grave risque de santé » et exige un moratoire sur la nourriture génétiquement modifiée. Citant plusieurs études sur des animaux, l'AAEM conclut qu’« il y a davantage qu'un simple lien fortuit entre les OGM alimentaires et
    les effets néfastes de santé, » et que « les denrées génétiquement modifiées posent un grave risque sanitaire en matière toxicologique, allergique et immunitaire, pour l’équilibre de la reproduction, métabolique, physiologique et génétique. » Ce rapport est un coup dévastateur contre une industrie agro-alimentaire internationale de plusieurs milliards de dollars, et plus particulièrement contre Monsanto Corporation, le leader mondial des fournisseurs
    de semences OGM et des herbicides.




    Dans un communiqué de presse daté du 19 mai 2009, l'AAEM, qui se décrit comme « une association internationale de médecins et de professionnels divers soucieux d'aborder les aspects cliniques de la santé environnementale, » a appelé à prendre immédiatement les mesures d'urgence suivantes, en ce qui concerne la consommation humaine des OGM :



    * Un moratoire sur les OGM ; mise en œuvre immédiate sur le long terme de tests sécuritaires et de l'étiquetage des denrées OGM.



    * Les médecins doivent prévenir leurs patients, la communauté médicale et le public, qu’il faut éviter la nourriture OGM.



    * Les médecins doivent envisager le rôle des denrées OGM dans le processus pathologique de leurs patients.



    * D’autres études scientifiques indépendantes de longue durée doivent commencer à rassembler des données pour étudier le rôle des aliments OGM sur la santé humaine.



    Le Dr Amy Dean, président de l’AAEM, constate que « de multiples études animales ont montré que la nourriture OGM endommage divers systèmes de l’organisme. Devant la montée de ces évidences, il est impératif, pour la sécurité de nos patients et la santé publique, d'obtenir un moratoire sur les denrées génétiquement modifiées. » Le président de l'AAEM et le Dr Jennifer Armstrong ont souligné que « les médecins voient sans doute les effets sur leurs patients, mais ont besoin de savoir comment poser les bonnes questions. Les aliments OGM les plus communs en
    Amérique du Nord, sont le maïs, le soja, l’huile de colza et de graines de coton. » La monographie de l’AAEM sur les OGM peut être trouvée sur aaemonline.org




    Ce document précise par ailleurs que le génie génétique « abroge le processus reproductif naturel, la sélection se faisant au niveau d’une cellule unique, la procédure est extrêmement mutagène et ouvre systématiquement une brèche dans la barrière génétique, et que la technique est utilisée à des fins commerciales depuis 10
    ans. »




    Le document de l’AAEM précise en outre que plusieurs études sur des animaux montrent de graves risques de santé liés à la consommation des aliments OGM, notamment l'infertilité, le dérèglement de la fonction immunitaire, le vieillissement
    accéléré, le dérèglement des gènes liés à la synthèse du cholestérol, à la régulation de l’insuline, aux transmissions cellulaires, et à la formation des protéines, et à des altérations du foie, des reins, de la rate et du système gastro-intestinal. »




    Il ajoute : « Il y a davantage qu'un simple lien fortuit entre les OGM alimentaires et les effets néfastes de santé. Il y a un lien de causalité, tel que défini par les critères de Hill, en matière de niveau élevé d’associations, de constance, de spécificité, de gradient biologique, et de plausibilité biologique. La constance
    et le niveau élevé des associations entre les denrées OGM et de la maladie sont confirmés par plusieurs études sur les animaux. »






    Les OGM sont toxiques




    Le document de l’AAEM doit donner des motifs de remise en cause du quasi laissez-faire dans le contrôle des OGM de la position officielle, pour laquelle la parole solennelle des compagnies semencières, telles que Monsanto, est considérée comme une solide preuve scientifique d’innocuité. L’étude de l’AAEM mérite d'être citée en détail à ce sujet :



    La spécificité de l'association des denrées OGM et de processus pathologiques précis est également soutenu. Plusieurs études animales montrent d'importants dérèglements immunitaires, notamment une régulation à la hausse des cytokines associées à
    l'asthme, à l'allergie et aux inflammations. Les études chez l'animal montrent aussi des altérations structurelles et fonctionnelles du foie, notamment un changement du métabolisme des lipides et des glucides, ainsi que des altérations cellulaires pouvant entraîner l’accélération du vieillissement et peut-être provoquer l’accumulation des radicaux libres (ROS, reactive oxygen species). Des changements dans les reins, le pancréas et la rate ont aussi été documentés. Une récente étude de 2008, reliant le maïs OGM à
    la stérilité, montre, de manière sensible au cours du temps, une importante diminution de la progéniture et du poids des portées chez les souris nourries de maïs OGM. Cette étude a aussi révélé que plus de 400 gènes ont été découverts s’exprimant différemment chez les souris nourries de maïs OGM. On sait que ces
    gènes contrôlent la synthèse et la modification des protéines, la transmission cellulaire, la synthèse du cholestérol et le contrôle de l'insuline. Les études montrent aussi des dommages intestinaux chez les animaux nourris d’OGM, notamment la prolifération d’excroissances cellulaires et des perturbations du système immunitaire intestinal.




    L'étude de l’AAEM révise les affirmations de l'industrie de la biotechnologie, selon lesquelles les aliments OGM pourraient nourrir le monde grâce à des rendements plus grands.
    Elle cite la preuve contraire indiquant que l'inverse paraît être vrai,
    c’est-à-dire que, avec le temps, les récoltes OGM ont produit moins que le rendement conventionnel, et ont exigé avec le temps, plus pas moins, de produits chimiques herbicides hautement toxiques, tels que le glyphosate. Le rapport relève, « Au cours des 20 dernières années, plusieurs milliers d'essais en champs, sur des gènes destinés à augmenter le rendement opérationnel ou intrinsèque (des cultures), montrent l’importance de l’entreprise. Pourtant, aucun de ces essais en champs n’a permis d’améliorer le rendement des récoltes alimentaires et fourragères commercialisées, à l'exception du maïs Bt. » Cependant, le léger gain de rendement du maïs Bt qui a été rapporté était dû largement à l'amélioration de la reproduction traditionnelle, et non pas au
    génie génétique.




    L’AAEM conclue que, puisque les denrées OGM « posent un grave risque sanitaire en matière toxicologique, allergique et immunitaire, pour la santé de la reproduction, métabolique, physiologique et génétique, et sont dénuées d’avantages, il est impératif d'adopter le principe de précaution, qui est l'un des principaux outils de réglementation de la politique de santé et environnementale de l'Union Européenne, et sert de base à plusieurs accords internationaux. La définition la plus communément utilisée est la Déclaration de Rio de 1992, qui stipule : « Afin de protéger l'environnement, des mesures préventives doivent être largement
    appliquées par les États, en fonction de leurs capacités. Quand il existe des menaces de dommages graves ou irréversibles, l'absence de certitude scientifique ne doit pas servir de prétexte pour renvoyer à plus tard les mesures économiques rentables destinées à empêcher la dégradation de l'environnement. »




    Sous l’intense pression de l'opinion publique, la Ministre allemande de l'Agriculture a récemment publié l’interdiction les plantations de maïs OGM MON810 de Monsanto.
    Malheureusement, deux semaines plus tard, elle a autorisé les plantations de semences de pomme de terre OGM. Le ministère allemand a annoncé que, Amflora, la pomme de terre génétiquement modifiée, fabriquée par le géant de la chimie BASF (une coentreprise d’OGM, partenaire de Monsanto), ne présente « aucun danger pour la santé humaine ou l'environnement. » Pour
    justifier sa décision imprudente, le ministère a cité un « examen approfondi » et des entretiens avec des experts scientifiques et économiques.




    La publication de la sensationnelle critique des OGM de l'American Academy of Environmental Medicine a été accueillie par un silence de mort par la plupart des grands médias étasuniens et internationaux.





    L’intrigue des GM



    Comme je l'ai décrit en détail dans mon livre, OGM : Semences de destruction - L’arme de la faim, les OGM ont été lâchés dans le grand public aux Etats-Unis au début des années 90, après une décision du pouvoir exécutif du Président George Herbert
    Walker Bush, qui aurait suivi des réunions à huis clos avec les principaux dirigeants de Monsanto. Le Président Bush a décrété l’obligation, pour les agences gouvernementales étasuniennes, de ne faire aucun test de santé et de sécurité particulier, avant la mise en vente des OGM pour la consommation alimentaire. Ce fait est arrivé à être connu en tant que Doctrine de l'Équivalence Substantielle.




    Le gouvernement étasunien, sur les conseils pressants de Monsanto et du lobby des OGM, a décidé en outre d’interdire l'étiquetage « sans OGM » des produits alimentaires naturels, en recourant à la « doctrine » vaguement formulée et totalement
    non-scientifique, proclamée par le Président Bush en 1992, selon laquelle les OGM sont « substantiellement équivalents » aux plantes ordinaires, et n’ont donc pas besoin d’être testés avant d'être mis en vente dans le public.




    La Doctrine de l'Équivalence Substantielle, en dépit du fait qu'elle contredit directement la prétention des compagnies en leurs droits de propriété exclusifs sur leurs semences OGM, présentées comme « uniques » et différentes des graines ordinaires, a permis à Monsanto, Dow Chemicals, DuPont et à d'autres détenteurs de brevets OGM de faire proliférer leurs produits sans aucun contrôle. La plupart des Étasuniens croient naïvement que la Food and Drug Administration et le ministère de l'Agriculture des États-Unis sont là pour assurer la totale innocuité des produits alimentaires industriels pour la consommation humaine et animale, avant l'octroi de licences.



    De fait, l’interdiction de l'étiquetage des denrées OGM signifie que la plupart des Étasuniens n'ont aucune idée de l’ampleur de la contamination par les OGM de leur ration quotidienne de Corn Flakes, soja, maïs et additifs, dans chaque aliment trouvée dans le commerce sur les étagères des supermarchés.



    Aux États-Unis, à la fin des années 90, coïncidant avec l'introduction en masse des OGM dans l'alimentation humaine et animale, ont été signalés chez l'homme à une échelle épidémique, des cas d’allergies, d'étranges maladies et de nombreux autres
    problèmes de santé. L’interdiction d'étiquetage des produits OGM par la loi fédérale signifie que la plupart des professionnels de santé ne savent même pas que cela pourrait avoir un lien avec la nourriture OGM des millions d'Étasuniens. Depuis la décision de 1992 du Président Bush, une décision confirmée par les présidents Clinton, George W. Bush, et maintenant par Barack Obama et le Secrétaire de l'Agriculture pro-OGM, Tom Vilsack, la population
    étasunienne est en réalité traitée en cobayes humains dans des expériences de masse avec les substances jamais démontrées sans danger sur le long terme (dix ans ou plus) par des études indépendantes.




    Il reste à voir s’il sera accordé l'attention qu'elle mérite à la critique scientifique de l'AAEM.



    Original : A Moratorium on Genetically Manipulated (GMO) Foods , publié le 22 mai 2009.



    Traduction : Pérus Lombard,



    F. William Engdahl est l'auteur de deux livres traduits en français
    : OGM : Semences de destruction : L’arme de la faim et Pétrole, une guerre d'un siècle : L'ordre mondial anglo-américain.
    Il peut être contacté depuis sur son site Internet, www.engdahl.oilgeopolitics.net
    .






    William Engdahl est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca. Articles de William Engdahl publiés par
    Mondialisation.ca





    Mondialisation.ca, Le 22 mai 2009



    © Droits d'auteurs
    William Engdahl, Mondialisation.ca, 2009




    Source : www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13709

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