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    Le parc national des Calanques prolonge de trente ans l'autorisation des rejets chimiques en mer

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    Le parc national des Calanques prolonge de trente ans l'autorisation des rejets chimiques en mer

    Message par bye le Mer 10 Sep - 16:53

    Le parc national des Calanques prolonge de trente ans l'autorisation des rejets chimiques en mer
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/09/08/le-parc-national-des-calanques-prolonge-de-trente-ans-l-autorisation-des-rejets-chimiques-en-mer_4484052_3244.html
    Le Monde.fr avec AFP | 08.09.2014 à 19h16 • Mis à jour le 08.09.2014 à 20h36

    Le conseil d'administration du parc national des Calanques a prolongé, lundi 8 septembre, de trente ans la dérogation accordée à l'usine d'alumine Alteo (ex-Péchiney) pour rejeter en mer des résidus liquides issus de la production de bauxite.
    « Le conseil d'administration a décidé d'autoriser ces rejets, mais avec des conditions fermes », a annoncé à la presse son président Didier Réault, adjoint au maire de Marseille. Concrètement, elle permet à l'usine Alteo d'effectuer des rejets contraires à la Convention de Barcelone de 1976 sur la protection de la Méditerranée. Mais l'élu a promis de « meilleurs contrôles et un meilleur suivi des eaux rejetées », dans ce dossier dit des « boues rouges ».
    Lire : Le dossier noir des boues rouges de Gardanne
    Les rejets solides dus à la production de bauxite, eux, devraient en revanche disparaître d'ici au printemps grâce à un changement de mode de production dans l'usine Alteo de Gardanne. Mais il faudra toujours évacuer l'eau, et c'est précisément sur cette poursuite d'autorisation que la décision devait être prise.
    Si le groupe ne respecte pas ses engagements, « nous avons la possibilité de tout stopper, un arrêté peut être pris en ce sens par le préfet », a aussi fait valoir M. Réault, assurant que les rejets allaient en outre massivement diminuer – de l'équivalent de « 2 000 camions par an à deux camions par an », selon lui.
    « CHANTAGE À L'EMPLOI »
    Depuis près de cinquante ans, l'usine de Gardanne, ancien site de production d'alumine de Péchiney et du géant minier anglo-australien Rio Tinto – racheté en 2012 par le fonds d'investissement américain HIG et renommé Alteo – bénéficie d'un droit à expédier ces résidus à 7 km au large de Cassis, dans le canyon sous-marin de la Cassidaigne, par 330 m de fond.
    « C'est dramatique, personnellement ça me choque beaucoup », a réagi après le vote Yves Lancelot, membre du conseil d'administration du parc, océanographe et ancien directeur de recherche au CNRS. « Les risques, on ne les connaît pas, c'est bien le problème, pour le moment, il y a des inconnues énormes », a-t-il poursuivi, regrettant un « chantage à l'emploi ».
    Au départ de l'usine de Gardanne, qui compte 400 salariés et 300 sous-traitants, les rejets empruntent un émissaire de 47 kilomètres, traversant 14 communes et, pour finir, le tout récent parc national des Calanques créé en 2012. Les rejets résultent du traitement de la bauxite, ce minerai de couleur essentiellement rouge, dont on extrait de l'alumine qui entre notamment dans la composition des écrans LCD ou d'abrasifs. Selon le parc national des Calanques, quelque 20 millions de tonnes de ce mélange d'eau, de soude et de métaux lourds ont ainsi tapissé les fonds marins depuis 1966 et la première autorisation préfectorale.
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    Re: Le parc national des Calanques prolonge de trente ans l'autorisation des rejets chimiques en mer

    Message par bye le Mer 10 Sep - 16:54

    Pourquoi les rejets toxiques vont continuer au large des Calanques
    http://www.terraeco.net/Pourquoi-les-rejets-toxiques-vont,56368.html

    L'usine de Gardanne, près de Marseille, sera autorisée à poursuivre ses rejets liquides toxiques en mer. Les inquiétudes sont légitimes mais la décision est peut-être moins inopportune qu'il n'y paraît.
    Des boues rouges au large de Cassis, en plein milieu du Parc national des Calanques. Comme nous le dénoncions dans une enquête publiée en 2010, l’usine d’alumine de Gardanne (Bouches-du-Rhône) rejette depuis les années 1960 des millions de tonnes de déchets toxiques dans la mer via un pipeline de 55 km de long, jusqu’à une fosse de 2 400 mètres de profondeur. N’en jetez plus ! Dans le cadre de la convention de Barcelone sur la protection de la Méditerranée, ces pratiques auraient dû cesser à la fin de l’année 2015. Sauf que le conseil d’administration du Parc national des Calanques a décidé ce lundi de prolonger de trente ans la dérogation accordée à l’usine d’alumine Alteo. Les rejets solides de l’usine seront bien interdits, mais les rejets liquides pourront eux encore s’écouler via le même pipeline. Terra eco décrypte cette décision qui fait déjà de nombreux remous.
     Qu’est-ce qui va être rejeté dans la mer ?
    Concrètement, la société Alteo qui a racheté l’usine en 2012 va dès le printemps prochain filtrer les déchets de sa production d’alumine – qui sert à fabriquer des écrans plasma, des plaques à induction et même de la lessive. Les déchets solides ne seront donc plus rejetés en mer mais séchés et peut-être réutilisés. Tant mieux, puisque plusieurs études tendent à montrer la dangerosité de ces rejets à court comme à long terme. Mais restent beaucoup d’eaux toxiques qu’Alteo ne peut retraiter. L’entreprise a donc demandé et obtenu de continuer à les rejeter dans la mer. Dans sa demande de dérogation, la société évoque ces futurs « effluents liquides » et concède qu’ils ne respectent pas la législation pour les paramètres « pH, DCO, DBO5, aluminium, fer total et arsenic ». Interrogé par l’AFP, Didier Réault, le président du conseil d’administration du Parc national des Calanques précise tout de même que ces rejets seront beaucoup moins volumineux et devraient passer de « 2 000 camions par an à deux camions par an ».
     Ces nouveaux rejets sont-ils dangereux ?
    C’est le cœur du problème. Nous avons demandé à Jean-Charles Massabuau, spécialiste de l’écotoxicologie des métaux dans les systèmes aquatiques au CNRS (Centre national de la recherche scientifique) de Bordeaux, de se pencher sur la demande de dérogation d’Alteo.
    « De par mon expérience avec une autre usine qui produisait aussi un rejet en mer, il me semble que le travail en amont qui a abouti à ce rapport a, a priori, été fait sérieusement », avance-t-il, précisant que « la dilution est souvent la meilleure solution pour se débarrasser de ces matières toxiques. » Sauf que la zone a déjà connu beaucoup de rejets toxiques et qu’il est très difficile de savoir comment vont évoluer les matières rejetées. « Les risques, on ne les connaît pas, c’est bien le problème, pour le moment, il y a des inconnues énormes », déplore ainsi Yves Lancelot, membre du conseil d’administration du Parc, océanographe et ancien directeur de recherche au CNRS. « L’effluent produira des précipités blancs (hydrotalcites) de l’ordre de 27 000 tonnes par an, contenant principalement de l’aluminium (94%), de l’arsenic (75%) et du vanadium (31%) », indique Alteo dans sa demande de dérogation. « Est ce que les hydrotalcites vont piéger la totalité des métaux présents dans l’effluent ? Quel est leur devenir ? », interroge de même Jean-Charles Massabuau. « Bien sûr qu’il y a des risques, et bien sûr qu’on ne les maîtrise pas. C’est pour cela qu’une des exigences portées par l’avis du Parc vise à imposer un bilan scientifique annuel de cette pollution et de mieux connaître ce qu’il s’y passe », rétorque François-Michel Lambert, député Europe Ecologie - Les Verts des Bouches-du-Rhône et ardent défenseur de la solution retenue. Avant de tacler : « Maintenant que les boues rouges ne seront plus rejetées, la pollution sera infiniment moins importante que celle liée aux égouts de Marseille qui sont rejetés dans la mer ou celle du fleuve Huveaune qui ramasse les pollutions de toutes les usines en amont. »
     Y a-t-il une alternative ?
    Alteo plaide l’impossibilité « technico-économique » de traiter les eaux rejetées. En clair, refuser ces rejets reviendrait à faire fermer l’usine qui compte 400 salariés et 300 sous-traitants. « Si l’on ne rejette pas ces produits on doit les retraiter et les stocker de manière totalement hermétique. C’est beaucoup d’argent, beaucoup de moyens et aussi beaucoup de place », assure Jean-Charles Massabuau qui nuance tout de même « la mer n’est pas infinie et on ne pourra pas y rejeter nos déchets indéfiniment. »
    « Tout le monde me dit que je suis un vendu parce que j’estime que c’est la meilleure solution. Mais je pense qu’il faut sortir de l’affrontement permanent. On sort d’une période ou on a jeté l’équivalent de millions d’euros d’aluminium dans la mer qu’on a pollué. Aujourd’hui il faut changer d’attitude et travailler en toute transparence avec la PME qui possède cette usine et qui peut améliorer ses procédés. On peut aussi faire des boues rouges séchées une opportunité et non un déchet. J’ai proposé à Alteo plusieurs solutions de retraitement. Si on y arrive, cela fera une compétence et des technologies qu’on pourra exporter », plaide François-Michel Lambert, très remonté. Un argument qui n’a pas convaincu la députée européenne écolo Michèle Rivasi qui parle elle de « chantage à l’emploi » et a lancé une pétition contre ces rejets.
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    Re: Le parc national des Calanques prolonge de trente ans l'autorisation des rejets chimiques en mer

    Message par bye le Mer 10 Sep - 16:55

    Le Parc des calanques autorise des rejets industriels
    http://www.la-croix.com/Actualite/France/Le-Parc-des-calanques-autorise-des-rejets-industriels-2014-09-09-1203580
    Le conseil d’administration du parc a prolongé de trente ans la dérogation accordée à l’industriel Alteo pour rejeter en mer des effluents liquides toxiques issus de boues rouges, au grand dam des associations écologistes.
    9/9/14 - 17 H 32


    (Matthieu COLIN / Divergence)
    L’usine Alteo à Gardanne dans les Bouches du Rhône.
    Avec cet article
    Le parc national des Calanques, la culture (tout) contre la nature
    La décision est tombée lundi 8 septembre 2014 en fin d’après midi : le conseil d’administration du Parc national des Calanques a autorisé l’usine d’alumine Alteo à rejeter en mer des effluents liquides issus de traitement de la production de bauxite, à compter de 2016 et pendant trente ans.
    Un état des lieux prévu pour 2016
    Depuis 1996, vingt millions de tonnes de ces résidus de bauxite dits « boues rouges », à cause de leur couleur, sont acheminés, via une canalisation sous-marine, par 320 mètres de fond au large de Cassis.
    Après des études, Altéo a demandé une dérogation sur des rejets liquides. Les rejets solides, eux, seront proscrits en décembre 2015. « En cas d’avis négatif, l’entreprise qui emploie 400 personnes aurait fermé car il n’y a pas d’autre solution », justifie le président du parc national des calanques Didier Réault.
    Après un état des lieux en 2016, un suivi sera effectué chaque année par un comité de surveillance associant l’État, le parc et Alteo. « Tous les cinq ans, un point sera fait sur les résultats obtenus pour améliorer les rejets et en réduire le volume avec la possibilité de rédiger un arrêté préfectoral plus restrictif en cas de manquement d’Alteo à ses engagements », précise Didier Réault. « En vertu d’une réaction chimique avec l’eau de mer, les précipités capturent les métaux lourds à moins de 50 mètres de la canalisation », assure Éric Duchenne, directeur des opérations d’Alteo.
    « Les rejets durent depuis cinquante ans. Cela doit cesser »
    « On va encore rajouter des métaux lourds ! », s’indigne Olivier Dubuquoy, docteur en géographie et membre des collectifs de protection de la mer. « Les rejets durent depuis cinquante ans. Cela doit cesser », abonde Sébastien Barles, conseiller d’opposition d’Europe Écologie les Verts à Marseille, qui dénonce un parc national « sanctuaire des déchets ».
    L’avis du parc étant conforme, il devrait être suivi par le préfet qui doit rédiger l’autorisation en juin 2015. D’ici là, les opposants comptent « mettre la pression » sur le ministère de l’écologie : « C’est lui qui décide du contenu de l’arrêté préfectoral. La ministre Ségolène Royal doit interdire tout rejet », estime Sébastien Barles. 
    Une pétition a été lancée en ce sens. « L’avis du conseil d’administration n’est qu’un avis. Je ne donne pas de feu vert. Contrôles complémentaires indispensables », a réagi lundi 8 septembre 2014 Ségolène Royal dans un tweet jugé « très positif » par Olivier Dubuquoy, qui compte fournir au ministère de l’écologie des informations sur la toxicité des boues rouges. « Lors de l’enquête publique en fin d’année, nous mobiliserons les opposants », promet-il.
    Corinne Boyer (à Marseille)
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    Re: Le parc national des Calanques prolonge de trente ans l'autorisation des rejets chimiques en mer

    Message par bye le Mer 10 Sep - 16:56

    Le parc national des Calanques autorise les rejets chimiques en mer
    http://www.liberation.fr/societe/2014/09/08/le-parc-national-des-calanques-autorise-les-rejets-chimiques-en-mer_1095995

    Olivier BERTRAND (correspondant à Marseille) 8 septembre 2014 à 18:18 (Mis à jour : 9 septembre 2014 à 06:23)


    La calanque d'En-Vau, près de Cassis, en 2012. (Photo Anne-Christine Poujoulat. AFP)
    RÉCIT
    Dans un avis voté ce lundi, le nouveau parc national autorise Alteo, producteur d'alumine, à rejeter au large de Cassis ses eaux industrielles, chargées d'aluminium, de fer et d'arsenic.
    C’était la première décision délicate pour le parc national des Calanques, créé à Marseille au printemps 2012. Son conseil d’administration devait se prononcer, ce lundi, sur la prolongation d’une autorisation de polluer en mer. Plus précisément, l’usine Alteo (ex-Péchiney), qui produit à Gardanne de l’alumine à partir de bauxite, demandait l’autorisation de continuer à rejeter au large de Cassis les effluents de ses traitements. Des «eaux de procédé» chargées de métaux lourds, cinq paramètres menaçant de dépasser les seuils autorisés, dont l’aluminium, le «fer total» et l’arsenic. Alors que le sujet divise jusque dans les rangs d’Europe Ecologie - Les Verts (EE-LV), le parc a donné son accord ce lundi (30 voix pour, 16 contre, 2 absentions) en l’assortissant de rendez-vous réguliers pour obliger l'industriel à améliorer ses rejets.
    Péchiney a commencé à la fin du XIXe siècle sa production d’alumine à Gardanne. Une poudre blanche très résistante à la température et l’érosion, ce qui la rend très performante dans la fabrication des abrasifs, du verre, des écrans LCD, de la céramique en électronique, etc. Une fois extraite l’alumine, à l’aide de soude et d’eau, il reste des quantités de déchets chargés de métaux lourds. C’est ce que l’on appelle les «boues rouges». D’abord stockées en plein air, en lagunage, elles sont rejetées en mer depuis 1966. Après un voyage d’une cinquantaine de kilomètres, un émissaire rejette les boues à 7,7 kilomètres du large et 330 mètres de profondeur, en tête d’un remarquable canyon, très long et très profond (2 400 mètres). L’un des plus beaux de Méditerranée. Actuellement, 180 000 tonnes de boues rouges s'y déversent chaque année…
    Avec plus de 20 millions de tonnes déversées en cinquante ans, 30 millions selon certains opposants, le producteur admet lui-même que l’on trouve des traces de ses boues sur 65 kilomètres dans l’axe du canyon, et d'Est en Ouest de la rade de Toulon à Fos-sur-Mer. Des campagnes de pêche relèvent régulièrement des taux peu ragoûtants de mercure, d’arsenic et autres dans le poisson - sans que l’on puisse cependant préciser la part due aux boues rouges : la splendide rade de Marseille «accueille» aussi le débouché du Rhône et de l’Huveaune, rivière qui charrie les eaux déversées sans beaucoup de filtres par de nombreux industriels.
    Prolongations et nouveaux filtres
    Dans un premier temps, Péchiney avait obtenu, en 1966, l’autorisation de rejeter ses boues jusqu’en 1995 puis l’industriel avait demandé une prolongation mais Corinne Lepage, ministre de l’Environnement, avait traîné des pieds. Cela avait permis de gagner un peu en exigence. Une prolongation a finalement été obtenue le 1er juillet 1996, jusqu’au 31 décembre 2015. Ensuite, promis juré, Péchiney arrêterait : le tuyau qui court sur près de 55 kilomètres pour larguer ses métaux lourds serait abandonné et peut-être même démonté.
    Depuis, l’usine polluante a changé deux fois de propriétaire. Et le groupe franco-américain HIG, qui a succédé en août 2012 à un groupe franco-australien, a demandé le 19 mai dernier une prolongation de l’autorisation, avec tout de même quelques changements notables.
    Après les réticences ministérielles de 1995, le groupe a commencé à mieux prendre en compte ses résidus. Un «filtre-presse» déshydrate et compacte les boues rouges et deux autres doivent être installés. Une fois passés dans ces filtres sous haute pression, les résidus solides vont être entièrement récupérés au lieu de partir en mer sous forme de «boues rouges». Cela donne la «bauxaline», matière inerte que l’entreprise recycle en la commercialisant pour le bâtiment, pour le remblai, les cloisons étanches de décharges, ou encore, explique-t-il, pour la dépollution de sites miniers.
    Reste l’eau de traitement, chargée d'un peu de soude et de métaux lourds. Le groupe promet qu’il n’y aura que quelques «traces», aux alentours du débouché. Selon lui un «précipité» se formerait au contact de l’eau de mer, «piégeant» les métaux lourds. La Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) relève pour sa part, dans un avis rendu en août [lire ci-dessous] qu’il faudra vérifier cela «in situ».
    HIG pourrait mettre en œuvre des «prétraitements» limitant encore les rejets chimiques. Il admet que des procédés seraient envisageables pour réduire encore les risques, mais ils sont selon lui très coûteux, et incertains. A terme, est-ce vraiment plus coûteux que les conséquences en termes d’image d’un parc national, dans une agglomération qui mise beaucoup sur le tourisme et la mer ? Le parc a assorti son avis d’une obligation de rendez-vous tous les cinq ans. L’industriel devra exposer les mesures ou procédés mis en oeuvre «en fonction de l’évolution des technologies» pour améliorer la qualité de ses effluents, précise Didier Réault, présient (UMP) du parc. En cas de non respect par l'exploitant de ses engagements, le parc pourra demander au préfet un arrêté complémentaire limitant ou suspendant l'autorisation de polluer.
    Ecologie contre emplois
    Le parc des Calanques de Marseille est très particulier. Créé en lisière d’une aire de plus d’un million d’habitants, il doit jongler avec l’homme, la ville, l’industrie, et leurs enjeux contradictoires. Le déversement de métaux lourds en plein cœur d'un parc marin n’est pas fameux pour son développement, son image. Mais l’interdiction du rejet des effluents mettrait en péril des centaines d’emplois, avance depuis des décennies l’industriel HIG. «Aujourd’hui, nous n’avions pas à couper la vie d’une entreprise», relaie Didier Réault.
    Ce lundi, pendant que des écologistes manifestaient devant le bâtiment qui abritait le conseil d’administration, la CGT maenaçait d'une contre-manif, pour défendre l’usine et ses 400 salariés. L’antagonisme traverse aussi les rangs écologistes. Michèle Rivasi, députée européenne, défend une pétition pour faire interdire les rejets. Dimanche soir, sur Twitter, son collègue François-Michel Lambert, député EE-LV, a défendu la prolongation de l’autorisation, tout en dénonçant les «écolos bobos».
    Le député de la circonscription de Gardanne avait déjà dénoncé auprès d’Arnaud Montebourg les «normes de pollution de plus en plus contraignantes», les «exigences environnementales» qui mettent en danger l’entreprise. La plupart de leurs collègues écologistes, dans la région, adoptent des positions plus mesurées. Ils semblent comprendre la prolongation de l’autorisation à présent que les boues rouges ont disparu, mais savent que c’est en se montrant plus critiques et exigeants avec les industriels que ces derniers avancent vers une industrie moins polluante.
    Le préfet de région doit prendre en juin 2015 l'arrêté autorisant la poursuite de l'occupation du domaine maritime (pour l'émissaire) et les rejets. Sa décision reprendra obligatoirement l'avis et les réserves du parc national.
     
    L'avis rendu en août par la Dreal :

    http://fr.scribd.com/doc/239061276/Avis-de-la-Dreal-sur-les-Calanques

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    Re: Le parc national des Calanques prolonge de trente ans l'autorisation des rejets chimiques en mer

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