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    L’Union européenne a signé un accord historique sur le climat

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    L’Union européenne a signé un accord historique sur le climat

    Message par bye le Lun 27 Oct - 12:24

    L’Union européenne a signé un accord historique sur le climat
    http://www.science-et-vie.com/2014/10/accord-historique-lunion-europeenne-climat-signe-vendredi/
    publié le 25/10/2014

    L’accord sur le climat signé à Bruxelles redore le blason d’une Europe unie (Ph.Sébastien Bertrand via Flickr CC BY 2.0)
    Les chefs d’État et de gouvernement des 28 pays membres de l’Union européenne ont signé ce vendredi à l’aube l’accord sur le « Paquet énergie-climat pour 2030″ préparé par la Commission européenne et négocié pendant des mois. A l’avant-garde de la lutte contre le réchauffement climatique, c’est un exemple d’entente qui devrait peser dans le futur Sommet international sur le climat prévu à Paris en décembre 2015.
    En substance, voici les principaux points prévus par l’accord à l’horizon 2030 :
     1- Réduire d’au moins 40% les émissions de gaz à effet de serre par rapport à celles de 1990
    2- Augmenter la part de la production d’énergie renouvelable et verte à 27%
    3- Augmenter l’efficacité énergétique de 27% par rapport à sa valeur en 2007
    4- Augmenter le taux d’interconnexion pour l’établir à 15%
    Explications : par « efficacité énergétique », il faut entendre la réduction des pertes d’énergie dans les réseaux, les bâtiments, les appareils, etc. Et par « interconnexion », la circulation et l’échange d’énergie entre pays membres.
    C’est assurément une réussite car jeudi soir encore, il restait bien des obstacles à surmonter pour mettre au diapason les différents pays d’un espace couvrant 4,5 millions de km2, peuplée de plus de 506 millions d’habitants (7,3% de la population mondiale) et représentant la première puissance économique mondiale avec un PIB d’environ 17 000 milliards de dollars (chiffres de 2012), soit 23% du Produit brut mondial. En termes d’émission de dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre d’origine humaine (hors la vapeur d’eau), l’Europe occupe la 3e place derrière la Chine et les États-Unis (et devant l’Inde et la Russie), responsables respectivement de 24%, 16% et 11% du total mondial des émissions (données 2010) estimé cette année à 37 (+/- 2) milliards de tonnes.
    L’accord sur le climat est une réussite politique. Mais peut-il réellement infléchir la courbe du réchauffement ?
    L’Union européenne étant loin d’être homogène, l’accord global se décline à l’échelle plus locale en une multitude de sous-accords tenant compte des particularités, ce qui signifie autant de négociations ardues en vue d’une adaptation de chaque pays. Par exemple, la Pologne, gros émetteur de gaz à effet de serre car sa production énergétique est basée à 90% sur le charbon, pourrait bénéficier, outre d’une aide, de crédits-carbone gratuits (quotas d’émission), par ponction sur les quotas d’autres pays ayant de bonnes capacités à réduire leurs émissions, comme l’Allemagne. En termes d’interconnexion, les négociations locales devraient également être tendues – par exemple les réseaux de l’Espagne et du Portugal sont aujourd’hui isolés car la France a protégé de la concurrence son producteur EDF.
    L’accord à 2030 signé vendredi est donc une réussite politique, dont l’objectif principal est…2015 et son Sommet mondial sur le climat à Paris (Conférence Paris Climat 2015). Il s’agit d’inciter les États-Unis et la Chine à s’inscrire plus franchement dans la lutte contre le réchauffement climatique. Car si l’UE a réussi à réduire de 18% ses émissions de gaz à effet de serre depuis 1990, les deux autres pays ont vu celles-ci augmenter : de 8% pour les États-Unis et de 24% pour la Chine. De quoi relativiser la belle réussite européenne.
    Les projections actuelles montrent qu’il sera difficile d’éviter un réchauffement d’au moins 2 °C d’ici à 2100
    Ce d’autant plus que les organisations non gouvernementales (ONG) impliquées dans la lutte contre le réchauffement, regroupées sous la bannière Climate Action Network (CAN), ont signalé par la voix de son antenne française, le Réseau Action Climat-France (RAC-F), l’insuffisance de l’accord au regard des enjeux, lesquels avaient été rappelés crument en avril 2014 par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).
    Dans son rapport sur les mesures nécessaires pour atténuer l’effet de réchauffement, le cinquième en date depuis 1990 et fort de quelque 20 000 études et projections réalisées par 800 chercheurs, le GIEC signalait que même en réduisant de 40% à 70% d’ici à 2050 les émissions mondiales de gaz à effet de serre (pour les rendre nulles en 2100) et en multipliant par 3 ou 4 la production d’énergie renouvelable, nous n’éviterions pas un réchauffement de l’ordre de 2 °C à l’horizon 2100, avec son cortège de phénomènes (montée du niveau des mers, évènements climatiques extrêmes, etc.) dramatiques pour les humains (insécurité alimentaire, problèmes sanitaires, conflits, déplacements migratoires massifs) et les espèces vivantes. La réussite européenne n’est finalement qu’un pas modeste, mais néanmoins bien réel, dans le grand défi qui nous attend.
    R.I.
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    Re: L’Union européenne a signé un accord historique sur le climat

    Message par bye le Lun 27 Oct - 12:24

    Climat : accord européen sur une baisse de 40% des gaz à effet de serre
    http://www.lesechos.fr/monde/europe/0203885854209-climat-accord-europeen-sur-une-baisse-des-emissions-de-co2-de-40-1057138.php

    Anne Bauer / Correspondante à Bruxelles | Le 24/10 à 05:39, mis à jour à 18:32

    En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/monde/europe/0203885854209-climat-accord-europeen-sur-une-baisse-des-emissions-de-co2-de-40-1057138.php?ICdC8EmYFmfW1czw.99


    Accord européen sur une baisse des émissions de CO2 de 40% - Shutterstock
    Les chefs d’Etat et de gouvernement à Bruxelles ont donné leur feu vert à un plan de lutte contre le réchauffement climatique «exemplaire», afin de persuader leurs partenaires internationaux de prendre des engagements similaires.
    Pour François Hollande, l’accord conclu ce vendredi au petit matin fait partie des moments forts de la vie de l’Union européenne. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont accepté vendredi de diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre d’«au moins 40%» en 2030 par rapport à 1990. «Nous avons abouti à un accord ambitieux pour la planète», a constaté le président, en soulignant que cela donne à la France une responsabilité encore plus grande pour parvenir à un succès lors de la conférence climat qui se tiendra à Paris en 2015. L’Europe reste un exemple, la référence nécessaire pour convaincre la Chine, les Etats-Unis et d’autres de rejoindre enfin le combat mondial contre le changement climatique, a-t-il expliqué. Et de souligner que pour lui, rarement un conseil européen ne s’est terminé sur un accord aussi important, puisqu’il s’agit du lancement d’une réelle union de l’énergie .
    Marges de négociation
    La chancelière allemande Angela Merkel était tout aussi satisfaite du résultat obtenu. Notamment d’avoir pu sauver dans l’accord final, le «au moins» 40%, ces deux petits mots laissant des marges de négociation lors du Sommet mondial de Paris afin de revoir à la hausse encore les ambitions européennes, si nos partenaires internationaux acceptent enfin des objectifs chiffrés et ambitieux de baisse de leurs émissions. Quant au président sortant du Conseil européen, Herman Van Rompuy, il a salué «la politique énergétique et climatique la plus ambitieuse au monde, la plus juste et la plus efficace».
     
     
    Politique d’indépendance énergétique pour l’Europe
    Cette politique a l’avantage de donner de la visibilité aux acteurs économiques européens, puisqu’elle s’inscrit dans le prolongement des objectifs existants pour 2020 et s’articule autour de 4 nouveaux objectifs pour 2030 : réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux de 1990, porter la part des énergies renouvelables à 27%, parvenir à économiser 27% d’énergie, et tendre vers un taux d’interconnexion de 15% . Avec ce plan, l’Europe se dote aussi d’une politique d’indépendance énergétique. A ce propos, le président français a promis que la France était d’accord pour mettre fin à l’isolement énergétique de l’Espagne et du Portugal, à condition que l’Union européenne participe au financement des réseaux électriques dans les Pyrénées.
    Et de rappeler que le plan d’investissement de 300 milliards d’euros promis par Jean-Claude Juncker fera une large part aux interconnexions et à la transition énergétique. Pour amadouer les pays de l’Est et notamment la Pologne, qui craint les coûts de la modernisation de ses centrales à charbon, des mécanismes de solidarité ont été maintenus, notamment à travers la distribution de permis d’émission gratuits aux pays les plus pauvres.
    | Le 24/10 à 05:39, mis à jour à 18:32

    Accord européen sur une baisse des émissions de CO2 de 40% - Shutterstock
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    Les chefs d’Etat et de gouvernement à Bruxelles ont donné leur feu vert à un plan de lutte contre le réchauffement climatique «exemplaire», afin de persuader leurs partenaires internationaux de prendre des engagements similaires.
    Pour François Hollande, l’accord conclu ce vendredi au petit matin fait partie des moments forts de la vie de l’Union européenne. Les chefs d’Etat et de gouvernement ont accepté vendredi de diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre d’«au moins 40%» en 2030 par rapport à 1990. «Nous avons abouti à un accord ambitieux pour la planète», a constaté le président, en soulignant que cela donne à la France une responsabilité encore plus grande pour parvenir à un succès lors de la conférence climat qui se tiendra à Paris en 2015. L’Europe reste un exemple, la référence nécessaire pour convaincre la Chine, les Etats-Unis et d’autres de rejoindre enfin le combat mondial contre le changement climatique, a-t-il expliqué. Et de souligner que pour lui, rarement un conseil européen ne s’est terminé sur un accord aussi important, puisqu’il s’agit du lancement d’une réelle union de l’énergie .
    Marges de négociation
    La chancelière allemande Angela Merkel était tout aussi satisfaite du résultat obtenu. Notamment d’avoir pu sauver dans l’accord final, le «au moins» 40%, ces deux petits mots laissant des marges de négociation lors du Sommet mondial de Paris afin de revoir à la hausse encore les ambitions européennes, si nos partenaires internationaux acceptent enfin des objectifs chiffrés et ambitieux de baisse de leurs émissions. Quant au président sortant du Conseil européen, Herman Van Rompuy, il a salué «la politique énergétique et climatique la plus ambitieuse au monde, la plus juste et la plus efficace».
     
     
    Politique d’indépendance énergétique pour l’Europe
    Cette politique a l’avantage de donner de la visibilité aux acteurs économiques européens, puisqu’elle s’inscrit dans le prolongement des objectifs existants pour 2020 et s’articule autour de 4 nouveaux objectifs pour 2030 : réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre par rapport aux niveaux de 1990, porter la part des énergies renouvelables à 27%, parvenir à économiser 27% d’énergie, et tendre vers un taux d’interconnexion de 15% . Avec ce plan, l’Europe se dote aussi d’une politique d’indépendance énergétique. A ce propos, le président français a promis que la France était d’accord pour mettre fin à l’isolement énergétique de l’Espagne et du Portugal, à condition que l’Union européenne participe au financement des réseaux électriques dans les Pyrénées.
    Et de rappeler que le plan d’investissement de 300 milliards d’euros promis par Jean-Claude Juncker fera une large part aux interconnexions et à la transition énergétique. Pour amadouer les pays de l’Est et notamment la Pologne, qui craint les coûts de la modernisation de ses centrales à charbon, des mécanismes de solidarité ont été maintenus, notamment à travers la distribution de permis d’émission gratuits aux pays les plus pauvres.
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    Re: L’Union européenne a signé un accord historique sur le climat

    Message par bye le Lun 27 Oct - 12:25

    Conseil européen
    [Revue de presse] Climat : un accord européen exemplaire ?
    http://www.touteleurope.eu/actualite/revue-de-presse-climat-un-accord-europeen-exemplaire.html

    24.10.2014 0 Partager :


    Les attentes étaient nombreuses au sujet du sommet européen d'hier sur le climat, à Bruxelles. Il visait à prendre des engagements forts pour montrer l'exemple avant la conférence Paris climat 2015 (COP21). Les 28 sont arrivés à un accord, à l'unanimité, dans la nuit. La presse est divisée sur sa portée.
    Selon RFI, l'Union européenne a fait le choix "du minimum" avec l'accord qui a abouti cette nuit. La radio estime que c'est "un signal plutôt ambigu envoyé aux partenaires internationaux, un an avant la Conférence mondiale sur le climat organisée à Paris". Au contraire, Les Échos parlent d'un " plan de lutte contre le réchauffement climatique 'exemplaire', afin de persuader leurs partenaires internationaux de prendre des engagements similaires".

    Ce "Paquet énergie-climat pour 2030" contient trois objectifs clefs : réduire les émissions de gaz à effet de serre "d'au moins 40 %" d'ici à 2030 par rapport aux niveaux de 1990 ; élever la part des énergies renouvelables à 27 % du "mix énergétique" de chaque Etat membre ; réduire la consommation d'énergie dans l'Union de 27 % (contre 30 % initialement envisagés) [Le Figaro].

    Le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a publié un nouveau rapport cette année, plus pessimiste que celui de 2009. Mediapart explique qu'en "se mettant d'accord sur un très faible objectif de réduction d'émissions et en abandonnant toute ambition d'amélioration significative de l'efficacité énergétique et du déploiement des énergies renouvelables, les Etats membres de l'UE tournent le dos aux recommandations du GIEC et à leurs propres engagements visant à rester en deçà des 2°C de réchauffement climatique global", allant jusqu’à parler de "sale nuit pour le climat".

    Du côté espagnol, l'Expansion estime que "la rédaction est suffisamment ambiguë pour qu'au final, tout le monde puisse vendre à son public national que l'accord est satisfaisant". L'Espagne voulait résoudre son déficit d'interconnexion avec le reste de l'Europe, dû en partie à la France, et a réussi à obtenir cinq projets avec celle-ci. Le quotidien espagnol estime néanmoins qu'en pratique "si Paris est prêt à supporter la pression politique, elle pourrait retarder les projets, bien que cela soit de plus en plus difficile à justifier".

    Autre point de difficulté de l'accord : le partage de l'effort au sein de l'UE entre les pays les plus pauvres qui dépendent encore largement du charbon et les plus riches. " Les premiers ont obtenu des compensations pour les efforts qu'ils devront consentir, avec notamment la création d'un fonds alimenté par une petite partie des ventes de certificats du système des quotas européens d'émission de CO2", rapporte Le Monde. 
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    Re: L’Union européenne a signé un accord historique sur le climat

    Message par bye le Lun 27 Oct - 12:26

    Accord européen sur le climat et l'énergie
    http://www.capital.fr/a-la-une/actualites/accord-europeen-sur-le-climat-et-l-energie-970618
    Source : Reuters 24/10/14 à 7:16

    Les chefs d'Etat et de gouvernement européens sont parvenus aux premières heures de vendredi à un accord sur l'ampleur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
    Au terme de longues négociations, notamment avec la Pologne, les Vingt-huit, réunis en sommet à Bruxelles, se sont entendus sur la réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990.
    L'objectif existant de parvenir d'ici 2020 à une réduction de 20% des émissions européennes de dioxyde de carbone a déjà été en partie atteint.
    Les dirigeants européens espèrent que ce nouvel objectif permettra d'entraîner d'autres pays, comme les Etats-Unis et la Chine, dans un accord international sur le climat lors de la conférence de Paris en décembre 2015.
    "L’Europe montre l’exemple", a déclaré François Hollande en conférence de presse, reconnaissant qu'il avait "fallu du temps, beaucoup de temps" pour parvenir à ce compromis.
    "C'est un accord que je trouve très ambitieux", a ajouté le président français.
    C'est le président du Conseil européen Herman van Rompuy qui avait annoncé le premier dans un tweet la conclusion d'un accord.
    "Accord! Au moins 40% de réduction des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030. La politique énergétique et climatique la plus ambitieuse au monde", a-t-il twitté.
    L'accord porte sur trois objectifs chiffrés: la réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 par rapport aux niveaux de 1990, une proportion d'énergies renouvelables portée à 27% et également 27% d'économies d'énergie.
    ÉNERGIES RENOUVELABLES
    Des organisations de défense de l'environnement ont d'ores et déjà estimé que ces objectifs n'allaient pas assez loin, évoquant la recommandation faite par des experts de l'UE de réduire d'au moins 80% les émissions d'ici 2050 pour limiter la hausse moyenne des températures dans le monde à deux degrés Celsius.
    Natalia Alonso, de l'organisation non gouvernementale Oxfam, a estimé que l'objectif de 40% "était trop éloigné de ce dont l'UE a besoin pour peser dans la lutte contre le changement climatique".
    Les émissions de l'Union européenne, considérée comme l'une des grands puissances les plus actives dans la lutte contre le changement climatique, représentent environ un dixième des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
    Les militants écologistes ont estimé que le compromis arraché vendredi signalait que l'Union européenne devenait moins ambitieuse.
    Au-delà de la réduction des émissions de CO2, ils ont été déçus par la révision à la baisse des objectifs sur la proportion des énergies renouvelables, comme le solaire et l'éolien.
    Les sources d'énergies renouvelables produisent actuellement environ 14% de la production européenne énergétique.
    Les dirigeants européens se sont également engagés à développer les liaisons transfrontalières pour améliorer les flux d'approvisionnements énergétiques entre les membres de l'UE.
    Pour parvenir à ce compromis, des diplomates ont expliqué qu'il avait fallu négocier avec la Première ministre polonaise Eva Kopacz, à un an d'échéances électorales et confrontée à la menace de fermetures de mines de charbon.
    Six ans après le début de la crise économique, de nombreux Etats expliquent que leurs finances publiques ne leur permettent pas d'assumer les coûts liés à un durcissement des objectifs. Et des responsables politiques craignent les conséquences sur l'emploi.
    Le président français a déclaré vendredi que "beaucoup" des 300 milliards d'euros du plan d'investissements que le futur président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, présentera avant la fin décembre sera consacré à rendre possible ces objectifs énergétiques.
    (Barbara Lewis et Jean-Baptiste Vey à Bruxelles, Mathilde Gardin pour le service français)
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    Re: L’Union européenne a signé un accord historique sur le climat

    Message par bye le Lun 27 Oct - 12:27

    Sale nuit pour le climat: l'UE tourne le dos aux recommandations du GIEC
    http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-combes/241014/sale-nuit-pour-le-climat-lue-tourne-le-dos-aux-recommandations-du-giec
    24 octobre 2014 |  Par Maxime Combes
    En se mettant d'accord sur un très faible objectif de réduction d'émissions et en abandonnant toute ambition d'amélioration significative de l'efficacité énergétique et du déploiement des énergies renouvelables, les Etats-membres de l'UE tournent le dos aux recommandations du GIEC et à leurs propres engagements visant à rester en deçà des 2°C de réchauffement climatique globale.
    Sale nuit pour le climat. Le paquet-énergie climat 2030 (PEC 2030) validé durant la nuit de jeudi à vendredi à Bruxelles par les chefs d'Etat et de gouvernement des 28 Etats-membres institue un revirement majeur de l'UE en matière de lutte contre les dérèglements climatiques. Les représentants de l'UE et de ses Etats-membres ne manquent pas une occasion pour affirmer qu'il faut agir urgemment pour ne pas aller au delà des 2°C de réchauffement climatique global et qu'il faut, pour cela, agir « conformément aux exigences scientifiques ». Depuis la nuit du 23 au 24 octobre, les représentants de l'UE et de ses Etats-membres ne pourront plus l'affirmer. De facto, ils ont tourné le dos aux exigences et recommandations scientifiques. Ils rejoignent la classe des délinquants du climat.
    Six années de perdues !
    Les scénarios du GIEC qui permettraient de conserver une chance raisonnable de ne pas dépasser les 2°C de réchauffement climatique d'ici la fin du siècle le montrent clairement : les années précédant 2020 sont clefs et doivent être utilisées pour réduire beaucoup plus fortement les émissions dans les pays dits « développés ». En effet, selon un rapport du PNUE1, si rien ne change, les pays de la planète vont émettre 13 gigatonnes de CO2 de trop en 2020 (57 gigatonnes au lieu de 44 gigatonnes de CO2) par rapport aux trajectoires acceptables. Aucun Etat-membre de l'UE n'a pourtant proposé de revoir à la hausse l'objectif de 20 % de réduction d'émissions d'ici 2020. Et ce alors que cet objectif de 20 % devrait être atteint avant le terme par les pays de l'Union européenne, si l'on ne tient pas compte des émissions incorporées dans les biens et services importés.
    Repousser les efforts après 2030
    Pour l'après 2020, et d'ici 2030, les Etats-membres ont validé un objectif de 40 % de réductions d'émissions par rapport à 1990. Certains chefs d'Etat et certains commentateurs présentent cet objectif comme ambitieux. Il est vrai que les lobbies industriels et les Etats-membres les plus récalcitrants exigeaient de ne pas dépasser la barre des 35 %. Cet objectif de 40 % est pourtant largement insuffisant.
    Avec un tel objectif, l'UE repousse à l'après 2030 l'essentiel des efforts à réaliser d'ici à 2050. En effet, pour obtenir une réduction de 80 % des émissions, objectif minimal que s'est fixé l'Union européenne d'ici à 2050, cela reviendrait à planifier une diminution de 5 % par an de 2030 à 2050, contre à peine 1,3 % par an jusqu'en 2030. Un effort continu dans le temps permettrait de tabler sur un taux de réduction d'émissions de 2,5 % par an. Selon les derniers scénarios rendus publics par le GIEC qui permettent de ne pas aller au-delà des 2°C de réchauffement climatique global, l'UE est invitée à s'orienter encore plus rapidement vers une décarbonisation complète de son économie. Selon le climatologue Kevin Anderson du Tyndall Centre for Climate Change Research, ceci impliquerait que l'UE réduise de 80% ses émissions liées à son système énergétique d'ici 2030.
    Maximiser le stock de carbone dans l'atmosphère
    En matière de dérèglements climatiques, les scientifiques rappellent que l'important n'est pas le niveau d'émissions une année donnée, mais l'accumulation des gaz à effets de serre dans l'atmosphère au cours des années. Pour le dire autrement, l'important n'est pas tant de savoir quel sera le niveau d'émissions en 2050 que de connaître le chemin de réduction d'émissions année après année par lequel on y arrive. Plus les émissions sont réduites fortement en début de période, plus le montant d'émissions accumulées dans l'atmosphère sera faible. Plus on attend la fin de période pour réduire les émissions, plus le montant accumulé sera important. En repoussant à l'après 2030 l'essentiel des efforts de réductions d'émissions, les Etats-membres maximisent donc la quantité totale d'émissions que l'UE va accumuler2 dans l'atmosphère au cours de la période 2020-2050.
    Les énergies renouvelables abandonnées à leur triste sort
    En octobre 2013, une douzaine de grandes multinationales de l'énergie européennes avaient appelé l'Union européenne à freiner le soutien public au développement des énergies renouvelables3. Le moins qu'on puisse dire est qu'elles ont été entendues. Le maigre objectif de 27 % d'énergies renouvelables d'ici 2030 ne permettra par d'accélérer le déploiement des énergies renouvelables en Europe. A l'inverse du paquet énergie climat 2020, cet objectif ne s'accompagne d'aucune clef de répartition nationale contraignante, laissant chaque pays déterminer son niveau d'énergies renouvelables. Concrètement, l'Allemagne pourra continuer à développer les énergies renouvelables pendant que le Royaume-Uni, la Pologne, la France, l'Espagne etc. auront les mains libres, que ce soit pour développer ou maintenir leur production électrique d'origine nucléaire, ou pour encourager l'exploitation des hydrocarbures de schiste.
    La croissance des renouvelables dans le mix énergétique européen va passer de 64 % sur la période 2010-2020 à 14% sur 2020-2030
    Un inefficace objectif d'efficacité énergétique
    Une amélioration drastique de l'efficacité énergétique, que ce soit dans la production d'électricité ou dans la rénovation thermique des habitations, aurait par exemple contribué à respectivement rendre l'énergie nucléaire et le chauffage électrique moins attractifs. Impensable pour certains énergéticiens et certains Etats-membres qui avaient déjà contribué à torpiller la directive sur l'efficacité énergétique en 2012. Les Chefs d'Etat se sont donc mis d'accord sur une amélioration de 27 % de l'efficacité énergétique d'ici à 2030, un objectif non contraignant et moins ambitieux que le prolongement des tendances actuelles.
    Pourtant, en cumulant des objectifs ambitieux de réduction d'émissions de gaz à effet de serre, de développement d'énergies renouvelables et d'efficacité énergétique, l'Union européenne aurait clairement posé les bases de ce qu'aurait pu être une politique visant à entrer dans une ère post-fossile et post-fissile. En effet, schématiquement, les sources d'énergies qui permettent à la fois de réduire les émissions à gaz à effets de serre, d'augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique et d'améliorer l'efficacité énergétique se limitent... aux économies d'énergie et aux énergies renouvelables. Cela aurait été une manière également de réduire la dépendance de l'UE aux importations d'énergies fossiles et d'améliorer sensiblement la sécurité énergétique européenne. Ce n'est pas ce qui a été choisi par le Conseil européen.
    Des contreparties climaticides
    Pour obtenir ces trois maigres objectifs de réduction d'émissions, d'efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables, des contreparties ont été accordées aux Etats les plus rétifs à toute politique climatique ambitieuse. A la demande de la Pologne, mais également de la France et de l'Allemagne, les entreprises électro-intensives soumises à la concurrence internationale continueront de bénéficier d’allocations gratuites de permis d’émission, là où les autres secteurs doivent désormais les acheter aux enchères. Les pays les moins riches de l'UE (PIB inférieur à 60 % de la moyenne européenne) pourront délivrer des permis d'émission gratuitement à leur secteur énergétique, selon un dispositif qui aurait du expirer en 2020. Là où l'Union européenne aurait pu prendre l'engagement de ne plus financer et soutenir le secteur du charbon – un minimum au XXIème siècle – elle va continuer à financer son développement.
    Non réformé, le marché carbone européen est une entrave à la transition post-fossile
    Au delà des objectifs de réduction d'émission de gaz à effets de serre, le marché carbone est aujourd’hui pensé comme le pilier central des instruments européen de mise en œuvre des politiques européennes de lutte contre les dérèglements climatiques. Les institutions européennes lui vouent un attachement idéologique sans faille. Pourtant, la liste des griefs envers le marché carbone européen est sans fin : un fiasco réglementaire, une aubaine pour les industriels, un instrument inefficace et non-incitatif, un dispositif sujet aux fraudes et aux malversations etc. comme le résument précisément plusieurs dizaines d'organisations sociales et écologistes exigeant qu'on y mette fin4. Avec un tel bilan, n'importe quel dispositif aurait été supprimé et enterré. Pas le marché carbone européen.

    La Commission européenne a d'abord perdu près de deux années à faire valider une proposition, dite de « backloading », visant à retarder l'introduction de quelques 900 millions permis pour la période 2013-2020. Sans effet notable puisque le prix de la tonne carbone reste extrêmement bas. Les estimations les plus basses considèrent que ce sont au bas mot plusieurs milliards de permis qui sont en trop. Pour obtenir ce « backloading », la Commission européenne s'est par ailleurs liée les mains en s'engageant à ne plus intervenir à nouveau directement sur le marché carbone... pour laisser jouer le libre jeu du marché. La « réforme structurelle » du marché du carbone annoncée dans le paquet énergie climat 2030 se limite à des toutes petites mesures qui ne seront pas effectives avant 2021 et qui ne seront pas de nature à résoudre les défaillances structurelles de ce marché.
    Primeur à la compétitivité-coût et à la concurrence
    Dans l'énoncé des objectifs poursuivis par le paquet énergie-climat 2030, la compétitivité-coût de l'économie européenne occupe une place de choix, souvent la première : « une économie de l'UE compétitive, sûre et à faibles émissions de carbone ». L'objectif est répété à satiété. Il s'agit de mettre sur pied un « système énergétique compétitif et sûr qui garantisse une énergie à un prix abordable pour tous les consommateurs ». Cette compétitivité est le plus souvent mise en balance avec la lutte contre le changement climatique. La seconde ne doit pas venir détériorer la première. On retrouve là les orientations fixées par le Conseil européen de l'énergie du 22 mai 2013 : « les défis énergétiques auxquels l'UE doit faire face se limitent aux prix trop élevés de l'énergie, à la compétitivité industrielle, à l'achèvement du marché intérieur, aux infrastructures d'interconnexion des circuits de distribution et à la nécessité d'encourager le secteur privé pour financer et investir »5.
    « Le mode de vie européen n'est pas négociable »
    Si Georges Bush a déclaré que « le mode de vie américain n'était pas négociable » à Rio en 1992, les institutions européenne mettent en œuvre cet adage avec une grande constance depuis plus de vingt ans. Ainsi, un quart de siècle après le premier rapport du GIEC, l'intensité en carbone de la vie d'un citoyen moyen de l'UE reste inchangée6. L’empreinte carbone par habitant des Français a même augmenté de 15 % en 20 ans si on prend en compte les émissions incorporées dans les biens et services consommés en France et importés de l'étranger. Pour l'Union européenne et ses Etats-membres, il n'est aucunement question de mettre en œuvre des politiques de sobriété énergétique. Au contraire, comme le montrent les négociations commerciales avec le Canada et les Etats-Unis, il s'agit de mettre tout en œuvre dans la perspective de maintenir, voire d'accroître, l'approvisionnement en énergies fossiles, et la dépendance, de l'Union européenne.
    Conclusion
    Alors que l'Union européenne devrait s'orienter vers une économie post-fossile et post-fissile, le Conseil européen des 23 et 24 octobre 2014 a bloqué toute transformation d'envergure du système énergétique européen. Ne pouvant plus prétendre à aucun leadership international en matière de lutte contre les dérèglements climatiques, l'Union européenne rejoint la classe des délinquants du climat, regroupant les pays qui se refusent à entrer de plein pied dans la lutte contre les dérèglements climatiques, privilégiant les intérêts de leurs multinationales de l'énergie plutôt que l'avenir de la planète et des populations.
    Maxime Combes, membre d'Attac France et de l'Aitec, engagé dans le projet Echo des Alternatives (www.alter-echos.org)
    @MaximCombes sur Twitter


    1http://www.unep.org/pdf/UNEPEmissionsGapReport2013.pdf
    2Dans le même esprit, il est symptomatique du manque d'ambition de l'UE de ne pas s'être engagé à réduire de 40 % la quantité cumulée d'émissions sur la période 2020-2030.
    3https://www.gdfsuez.com/wp-content/uploads/2013/11/12CEO_VA_v4.pdf
    4http://www.france.attac.org/articles/il-est-temps-de-mettre-fin-au-marche-du-carbone-europeen-pour-une-veritable-transition
    5Voir cette analyse : http://blogs.mediapart.fr/blog/maxime-combes/230513/sommet-de-lenergie-lue-dit-bye-bye-au-climat-et-salue-les-lobbys-industriels
    6Voir le Global Carbon Atlas pour les données - http://www.globalcarbonatlas.org/?q=en/content/welcome-carbon-atlas

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