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    COP20 de Lima : nos attentes

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    COP20 de Lima : nos attentes

    Message par bye le Ven 5 Déc - 18:08

    COP20 de Lima : nos attentes
    Les négociations internationales sur le climat ont démarré à Lima. Nom de code : COP20.

    Une COP, c’est une somme de processus diplomatiques complexes, de réunions formelles et informelles, de négociations autour de la table ou dans les couloirs. C’est aussi, entre les délégations, les ONG, les experts et les médias, environ 10 000 personnes.

    Dans ce brouhaha qui mêle diplomatie, sciences, politique et revendications, faisons le point.
    Les négociations de la COP20 en cours porteront principalement sur les points suivants :

    s’accorder sur les principaux éléments du futur du protocole de Paris2015 et sur la voie à suivre pour y parvenir ;

    définir à quoi devront ressembler les engagements que les pays sont censés prendre avant mars 2015 qui seront in fine dans l’accord de Paris ;

    se mettre d’accord sur les actions à mener avant 2020 pour compenser les objectifs peu ambitieux de certains pays au regard de l’urgence climatique
    En clair : Lima doit déboucher sur un projet d’accord, qui sera discuté et signé à Paris l’année prochaine.

    Pour que la conférence de Lima débouche sur un projet d’accord clair et solide, il y a du travail ! Les gouvernements doivent conserver voire renforcer certains aspects, combler certaines lacunes, abandonner les options peu ambitieuses et définir des directives audacieuses concernant les engagements nationaux et les mesures à mettre en œuvre avant 2020.



    Revue de détails :

    2025 date clé des négociations !
    L’année 2025 doit impérativement clore la première période d’engagement.
    Les textes préparatoires qui constituent le socle des discussions de Lima font l’impasse sur une condition sine qua non : toutes les propositions de contributions nationales devront suivre le même calendrier jusqu’à 2025, année qui devra être la fin de la première période d’engagement du protocole de Paris.

    Elle sera ensuite suivie d’autres périodes de cinq ans qui permettront de renforcer les engagements. Il faut absolument éviter que les États présentent des calendriers différents !
    Aujourd’hui, les engagements climatiques de la plupart des pays industrialisés (réduction des émissions de gaz à effet de serre et aide aux pays en développement pour faire face aux bouleversements climatiques) courent jusqu’en 2020. C’est le résultat des précédentes négociations sur le climat.

    L’accord de Paris l’année prochaine a pour principal objectif de déterminer ce que feront l’ENSEMBLE des pays après cette date. (même si évidemment, il faut aussi tout faire pour renforcer ce qui est fait avant 2020 vu l’urgence de la situation.)

    Et concernant les prochaines échéances, il faut que 2025 deviennent la référence. En effet, la situation actuelle est trop problématique et l’ambition des pays trop faible pour que nous nous enfermions pendant encore 15 ans.

    Il faut donc que dès la négociation de Lima les pays puissent se mettre d’accord sur cette date d’échéance de 2025 avec évidemment une vision de ce qui doit être fait à plus long terme.

    Objectif : ZÉRO
    Il faut adopter un objectif audacieux à long terme : sortir des énergies fossiles d’ici à 2050 grâce à une transition équitable vers 100 % d’énergies renouvelables pour tous.

    Le protocole qui sera conclu à Paris devra envoyer un message clair aux décideurs et aux investisseurs : il faut avoir totalement cessé d’émettre du carbone dans quelques décennies. L’un des documents préparatoires discutés à Lima propose notamment d’arriver à “zéro émission” en 2050. Cette échéance est conforme aux récents constats du GIEC et doit être conservée dans le projet d’accord. Les moyens pour parvenir à cet objectif doivent être explicités. Pour que l’utilisation et les émissions de combustibles fossiles cessent d’ici à 2050, il est nécessaire de promouvoir des alternatives : une transition équitable vers 100 % d’énergies renouvelables pour tous.

    Réorienter les investissements !
    Zéro émission, c’est zéro fossile. Zéro fossile, c’est zéro investissement dans les énergies sales ! C’est aujourd’hui envisagé dans les documents de travail à Lima : rendre durables et renouvelables tous les investissements; réorienter les financements privés des combustibles fossiles vers des solutions renouvelables notamment les fonds des agences de crédit à l’export (comme la COFACE en France); supprimer progressivement les investissements à haute teneur en carbone et les subventions aux énergies fossiles ; mettre en place des facilités de crédit internationales pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (comme des obligations vertes par exemple). Ces objectifs devront figurer dans le protocole de Paris pour envoyer un signal clair aux investisseurs.

    Zéro émission, et zéro fossile, c’est aussi zéro fausse-solution. nucléaire, captage et stockage de carbone, géo-ingénierie ne doivent pas entrer dans la feuille de route au chapitre des investissements.

    Cela nous ferait tout simplement passer à côté de la vraie trajectoire de transformation de nos systèmes dont nous avons cruellement besoin pour faire face à l’urgence climatique. Il serait inconcevable que cette crise soit un prétexte pour promouvoir les intérêts de quelques lobbies cherchant à vendre leurs technologies. On ne peut pas répéter les même erreurs que celles qui nous ont conduit à la situation actuelle avec les changements climatiques et la crise de notre système qui aggrave les inégalités

    Au-delà de ces sujets, il s’agira également à Lima de renforcer les contributions annuelles faites au Fonds Vert pour le Climat (GCF) censé aider les pays du sud à lutter contre les changements climatiques. Actuellement à hauteur de 9 milliards de dollars, elles devront atteindre 15 milliards.

    COP2014

    Au sujet des engagements nationaux …
    Dans le jargon, les diplomates appellent cela les INDCs : “Intended Nationally Determined Contributions” (ou propositions de contributions nationales, en français). Il s’agit d’annonces que chaque pays – ou groupe de pays comme pour l’Union européenne – présente en vue de l’accord.

    Pour être acceptables, et réellement tenir lieu d’engagements, ces propositions devront impérativement respecter certains critères :

    ces engagements devront courir jusqu’en 2025 ;
    les pays ne pourront pas faire marche arrière par rapport à leurs précédents engagements;
    les anciens pays industrialisés, ainsi que ceux qui en ont la capacité, devront plafonner les émissions de tous les secteurs économiques et déterminer l’année au cours de laquelle leurs émissions attendront leur niveau maximal ;
    les États seront tenus d’expliquer dans quelle mesure leurs engagements sont équitables et contribuent à la réalisation de l’objectif de contenir la hausse des températures entre 1,5 et 2 °C2 ;
    les États devront également présenter leurs programmes à long terme pour une transition équitable vers des économies 100% renouvelables et diversifiées ;
    ces engagements nationaux devront contenir des dispositions relatives au financement et à l’adaptation aux dérèglements climatiques.
    les pays industrialisés et ceux qui en ont les moyens devront présenter leurs programmes pour augmenter leurs contributions, notamment budgétaires, pour que 100 milliards de dollars soient mobilisés chaque année en faveur des pays en développement d’ici à 2020, et pour que ce niveau de financement soit au moins maintenu par la suite.
    Combler les écarts … et donner l’exemple !
    Il est indispensable de combler l’écart entre les objectifs et l’urgence climatique. Les mesures que les pays se sont engagées à prendre en 2009 et 2010 ne suffiront pas à atteindre l’objectif de maintenir le réchauffement en-dessous de 1,5 ou 2 °C. En 2011 à Durban, une initiative a été formellement mise en place pour combler cet écart. Cependant, trois ans plus tard, les États n’arrivent toujours pas à convenir des mesures à prendre pour garantir la réalisation de cet objectif.

    À Lima, les pays doivent proposer de nouvelles actions plus ambitieuses pour réduire cet écart.

    A ce titre, on attend toujours que la France se montre à la hauteur de l’enjeu … alors qu’elle est en retard d’environ deux ans sur le déploiement des énergies renouvelables par rapport à ses objectifs pour 2020 ! Aujourd’hui, avec une part d’énergies renouvelables (ENR) ne représentant que 15% de son énergie finale.

    http://energie-climat.greenpeace.fr/cop20-de-lima-nos-attentes?utm_source=email&utm_medium=newsletter&utm_term=attentes,COP20&utm_campaign=Climate&__surl__=Igeh6&__ots__=1417791875870&__step__=1
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    Re: COP20 de Lima : nos attentes

    Message par bye le Dim 14 Déc - 12:28

    Au Pérou, pendant que les dirigeants discutent du climat, les mouvements écologistes sont durement réprimés

    Les dirigeants de la planète se retrouvent à Lima, capitale du Pérou, pour une nouvelle conférence sur le climat, un an avant celle de Paris. Particulièrement menacé par le réchauffement, ce pays d’Amérique du sud est pourtant loin d’être exemplaire. Face aux mobilisations de la société civile et des peuples autochtones contre les multiples projets miniers dévastateurs, le gouvernement n’hésite pas à durcir la législation pour réprimer violemment et impunément toute contestation. Et considère tout contestataire comme un « terrucos », un terroriste. La COP 20 se déroule d’ailleurs au sein même du quartier général de l’armée péruvienne, le Pentagonito – le petit Pentagone –, haut lieu de tortures et de disparitions lors de la guerre civile...

    « En finir avec les promesses et passer aux actes ». Tel a été le message du président péruvien, Ollanta Humala, le 23 septembre dernier, lors du sommet sur le climat, organisé par les Nations unies à New-York. Le Pérou accueille jusqu’au 12 décembre la 20ème Conférence des Nations unies sur le changement climatique (COP 20), un an avant le rassemblement de Paris. Ségolène Royal et Laurent Fabius s’y envolent d’ailleurs ce 10 décembre pour y représenter la France.

    Le président péruvien a souligné l’importance de l’événement pour le pays, tout comme sa responsabilité : « Aujourd’hui, c’est à mon tour de réunir l’alliance mondiale la plus importante de l’histoire pour la défense de notre avenir, l’avenir de nos enfants, de nos peuples, de la planète et pour la défense de la qualité de vie à laquelle nous aspirons toutes et tous » [1]. De belles intentions. Car dans les faits, le Pérou est loin, très loin, d’agir dans la bonne direction.

    Depuis son élection en 2011, le président Humala et ses différents gouvernements n’ont jamais fait de la protection de l’environnement une priorité, au contraire. Alors que le Pérou est un des pays les plus vulnérables au changement climatique, le gouvernement ne cesse de mettre en place des mesures économiques destructrices. Il se dote également d’instruments juridiques lui permettant d’aller plus loin dans sa stratégie de répression, face aux mobilisations croissantes contre les projets d’exploitation minière, pétrolière, ou forestière, menés aux dépens des besoins de l’ensemble de la population.

    Un « permis de tuer » face aux mobilisations sociales

    Depuis janvier 2014, la police et l’armée ont reçu le feu vert pour mater les mobilisations par la force grâce la promulgation d’une loi spéciale. Aucun policier ni militaire ne pourra être jugé s’il blesse ou tue une personne. Ce qui renforce ainsi la culture de la violence d’État. Cette modification du code pénal a suscité l’inquiétude de l’opinion publique ainsi que de la Defensoria del Pueblo, l’institution étatique chargée de la protection et de la défense des droits humains). Au niveau international, l’Onu s’est prononcé pour son annulation [2] car les possibles conséquences sont dramatiques.



    Dans un contexte où les conflits sociaux ne cessent de se multiplier, ce « permis de tuer » ouvre la porte à une répression policière et militaire sans recours. Les bavures et l’impunité des forces de l’ordre pourraient prendre une ampleur considérable puisque les conflits sociaux-environnementaux sont extrêmement nombreux dans le pays. Rien qu’au premier semestre 2014, 211 conflits ont été répertoriés par le 14ème rapport de l’Observatoire des conflits miniers au Pérou. Bien qu’en baisse par rapport aux années précédentes, ce nombre reste élevé. Et les craintes sont fortes quant à la réactivation de nombre d’entre eux, notamment en raison de la récente approbation de mesures économiques plus que polémiques.

    Un sous-sol exploité à tout va

    Le 3 juillet 2014, le Congrès a adopté le "Paquetazo", une série de décrets visant à relancer l’économie. Car la croissance s’est ralentie : elle n’est plus que de 4% en 2014, alors qu’elle atteignait les 8 à 9% dans les années 2000. Les extraordinaires réserves du sous-sol péruvien, exploitées à tout va, n’y font rien. Le Pérou, classé parmi les cinq premiers producteurs mondiaux d’argent, de cuivre, de zinc, d’étain, de plomb et d’or, subit l’actuelle baisse du prix des matières premières (lire notre interview). Puisque les prix chutent, il faut accroître les volumes, supprimer les freins à la croissance. Et permettre aux multinationales, parfois d’origine française, d’exploiter encore un peu plus les ressources de l’Amazonie (lire notre enquête).

    Ces récents décrets réduisent l’importance des études environnementales. Ils limitent les capacités d’action de l’organisme en charge d’appliquer les sanctions environnementales (l’OEFA, Organismo de evaluación y fiscalización ambiental) ; et ils retirent au ministère de l’Environnement la compétence de créer de zones naturelles protégées pour la transférer au conseil des ministres, dominé par le ministère de l’Énergie et des mines. Ces mesures ont été portées par l’ex-ministre de l’économie, remplacé le 14 septembre dernier par Alonso Segura, un ancien directeur exécutif du FMI pour la région sud-américaine. Tout est un symbole !



    Ces mesures vont à l’encontre des promesses électorales de « grande transformation » d’Ollanta Humala. Son élection, en juillet 2011, était basée sur un programme de soutien et d’amélioration de la qualité de vie des paysans et des communautés les plus vulnérables, situées dans les régions andines et amazoniennes, largement abandonnées par les politiques publiques, et souvent opprimées. Pour une partie des Péruviens, l’élection d’Humala représentait le changement espéré, après vingt ans de conflit armé suivis de deux gouvernements de droite favorisant les ajustements structurels et les politiques néolibérales d’ouverture aux investissements étrangers. L’arrivée au pouvoir d’Ollanta Humala n’a rien changé. Un exemple parmi tant d’autres des renoncements du président péruvien : celui de défendre les intérêts des paysans touchés par l’extension de la mine aurifère de Conga, dans le nord du Pays (lire notre reportage).

    Vers l’exploitation des gaz de schiste ?

    Pourtant, cette non-transformation était prévisible. A l’image d’autres pays latino-américains, où sont arrivés au pouvoir des gouvernements dits "progressistes", la priorité reste encore et toujours la croissance économique. Les désormais classiques accords de libre-échange continuent à être signés, avec les États-Unis et l’Union européenne. Leur principe : limiter les barrières douanières afin d’accentuer les échanges commerciaux avec le Pérou.

    « À terme, les exportateurs de produits industriels ou de la pêche seront exonérés du paiement de tarifs douaniers et les marchés des produits agricoles seront considérablement ouverts, explique la Commission européenne. À la fin de la période de transition, les exportateurs de ces secteurs auront ainsi économisé plus de 500 millions d’euros, rien qu’en droits de douane. » Si les échanges commerciaux s’accroissent, il y a fort à parier que la libéralisation de ces secteurs ne contribuera pas à réduire les inégalités sociales et économiques au Pérou. Mais les intérêts de l’Union européenne, eux, seront bien garantis [3].

    Plus largement, le Pérou continue de soutenir sans réserve les projets destructeurs, via son Ministère de l’énergie et des mines [4]. En mars 2014, il demandait la suppression des études d’impact environnemental pour les exploitations d’hydrocarbures. Plus récemment encore, il a annoncé une future exploitation des gaz de schiste via la fracturation hydraulique.

    La gauche et la société civile assimilée aux terroristes

    A la domination néolibérale s’ajoute une culture de la répression. Dictatures et violences politiques ont façonné le pays. Entre 1980 et 2000, un conflit armé a opposé la dictature d’Alberto Fujimori aux guérillas maoïstes menées par le Sentier lumineux et le Mouvement Révolutionnaire Tupac Amarú. Ce conflit interne a causé la mort de 70 000 personnes et a traumatisé le pays, notamment la région Ayacucho, située au cœur des Andes, berceau du Sentier lumineux. La population, majoritairement paysanne y a été particulièrement touchée par la terreur instaurée tant par le groupe armé que par les escadrons militaires anti-subversion mis en place par l’État. Le Président péruvien, ancien militaire, est d’ailleurs accusé d’avoir lui-même participé à cette terreur [5].

    Ce conflit a laissé des traces sur l’ensemble de la société civile péruvienne et sur sa capacité à se mobiliser pour faire valoir ses droits. Ce phénomène ne s’explique pas seulement par la peur des forces de l’ordre, mais aussi par la peur d’être assimilé aux terroristes membres des groupes armés se revendiquant d’extrême gauche. Ceux-ci sont désignés de manière péjorative par le terme "terrucos". "Terruco", néologisme péruvien issu du nom "terroriste", a d’abord été utilisé durant le conflit armé. "Terruco" désigne désormais les personnes suspectées de sympathiser avec les idéologies de ces groupes terroristes. Et cette catégorie ne cesse de s’élargir : le qualificatif s’étend aux gens se reconnaissant dans des idées et valeurs de gauches. Récemment, les défenseurs des droits humains et de l’environnement y ont été inclus (lire notre article).

    Révolte contre les grands projets de l’État péruvien

    Les défenseurs de l’environnement sont parfois sévèrement réprimés, notamment quand ils remettent en cause les conséquences d’un accord de libre-échange. C’est ce qui s’est passé en 2009, à Bagua, dans l’Amazonie du Nord du pays. Des communautés autochtones awajun-wampis se sont élevés contre une série de décrets législatifs émis par l’ex-président, dans le cadre du traité de libre-échange avec les États-Unis. Ces décrets autorisaient la privatisation de leurs terres pour l’exploitation à grande échelle du pétrole, du gaz et des ressources minières. Après plusieurs mois de blocage, un affrontement avec les forces de police a causé la morts de 33 personnes, 10 autochtones et 23 policiers.


    Une issue tragique qui a largement attiré l’attention des médias nationaux et internationaux. Il en est de même pour son procès qui a débuté le 14 mai dernier. Parmi les 53 civils accusés, 23 sont des autochtones. Jusqu’à présent, le procureur a requis la perpétuité pour sept des civils accusés, mais aucune charge n’a été requise contre les 12 policiers, eux aussi impliqués dans les affrontements. Ce procès symbolise l’opposition entre les peuples autochtones andins et le littoral où vivent les élites héritées du système colonial, là où sont concentrés les pouvoirs.

    Une société gangrénée par le racisme

    Le Pérou est gangrené par le racisme. Un système de discrimination et d’exclusion y est institutionnalisé. La majorité autochtone et métissée, les "cholos" (terme péjoratif par lequel elle est désignée), représente environ 80% de la population. Elle est constamment discriminée et marginalisée par la minorité blanche de la côte, souvent de descendance espagnole. La fragmentation est basée sur la classe sociale et la différentiation ethnique ; l’une et l’autre se superposant. A Lima, ces discriminations se matérialisent dans la géographie de la ville : les populations blanches vivent dans les quartiers sécurisées, le long de la côte ; les populations autochtones et métissées peuplent les bidonvilles, dans des zones souvent arides.





    Rien ne semble pouvoir mettre fin aux préjugés associés aux populations autochtones, considérées comme arriérées et pauvres, mais surtout incultes et ignorantes. Des préjugés qui transparaissent dans les discours politiques et médiatiques, ainsi que dans la façon dont elles sont prises en compte. Bien souvent, à la lutte pour la défense de leurs ressources, de leur mode de vie et de leur culture, s’ajoute la lutte contre la délégitimation de leurs revendications, pourtant cohérentes avec la protection des ressources et la promotion d’un modèle de vie soutenable.

    Un pays particulièrement exposé au réchauffement

    C’est dans ce contexte économique, environnemental et social que le Pérou accueille la COP 20. 2014 a ainsi été déclarée « Année de la promotion de l’industrie responsable et de l’engagement contre le changement climatique ». Une belle façade pour un gouvernement qui a choisi d’accélérer encore un peu plus l’exploitation de ses réserves naturelles. « Un message contradictoire est en train d’être transmis, déplore José de Echave, chercheur à l’ONG Cooperacción et ex vice-ministre de l’environnement de l’actuel gouvernement, car nous avions justement comme tâche, en tant que pays, celle de faire avancer l’agenda national en matière environnementale. »

    Perte de la faune et de la flore amazonienne et andine, fin des cultures vivrières traditionnelles, mais surtout, réduction drastique des ressources en eau, affectant inévitablement les dynamiques socio-économiques du pays : le Pérou se situe au troisième rang des pays les plus vulnérables au changement climatique, selon le Tyndall Centre, institut de recherche britannique sur le changement climatique. La moitié des 30 millions de Péruviens vivent sur le littoral, menacé par la montée du niveau de la mer. Un Péruvien sur trois dépend des glaciers pour son approvisionnement en eau, glaciers qui ont perdu un tiers de leur volume. Sans oublier que 90% de la population vit dans des zones soumises à des risques de sécheresse [6]. Le ministère de l’Environnement reconnaît l’urgence de la situation. Mais les mesures ne suivent pas.

    Une société civile qui se renforce

    Face à l’inertie du gouvernement, la société civile se mobilise chaque fois davantage, comme par exemple à Puno, où les communautés aymaras sont parvenues à geler l’exploitation de la mine de cuivre Santa Ana, opérée par l’entreprise canadienne Bear Creek et qui a engagé une procédure d’arbitrage en août 2014. Ou encore à Espinar, où des manifestations ont éclaté en 2012, afin de condamner la multinationale suisse de l’or, Xstrata pour la contamination en métaux lourds des cours d’eau. Le maire d’Espinar s’était lui-même mobilisé et avait pour cela été condamné à deux ans de prison, accusation déclarée nulle le 21 novembre dernier.



    Alors que le contexte socio-économique démontre à quel point les enjeux environnementaux et climatiques sont liés à l’égalité d’accès aux droits, le gouvernement continue à associer la protection de l’environnement à un obstacle, voire à un danger : la COP 20 aura lieu au sein même du quartier général de l’armée péruvienne, le Pentagonito – le petit Pentagone –, haut lieu de tortures et de disparitions lors du conflit armé... Tout un symbole !

    Viviana Varin [7]

    - A lire sur Basta ! : nos articles sur le Pérou.



    Notes
    [1] Extrait du discours du Président Humala lors du Sommet sur le Climat des Nation unies, New-York, 23 septembre 2014 (Traduction Viviana Varin).
    [2] Communiqué du Haut Commissariat aux droits de l’Homme des Nations Unies, 16 janvier 2014.
    [3] Lire le rapport d’Attac.
    [4] Il représente 20% du PIB.
    [5] Lire l’article de Mediapart et l’article de Basta !.
    [6] Lire aussi cet article du Centre national de coopération au développement en Belgique.
    [7] Viviana Varin travaille pour le réseau de solidarité internationale Ritimo.

    http://www.bastamag.net/Au-Perou-pendant-que-les

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    Re: COP20 de Lima : nos attentes

    Message par bye le Lun 15 Déc - 18:45

    Climat : les principaux points du compromis de Lima
    http://tempsreel.nouvelobs.com/planete/20141214.OBS7834/climat-compromis-a-minima-a-lima.html
    Par L'Obs avec AFP

    Publié le 14-12-2014 à 08h19Mis à jour à 11h16
    Les pays ont conclu un accord sur leurs futurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
    Des protestant en marge de la conférence de l'ONU sur le climat, à Lima, le 10 décembre 2014. (EITAN ABRAMOVICH / AFP)
    À lire aussi
    • Ils se réunissent pour sauver la planète. Et la détruisent un peu plus
    • La fonte des glaciers 3 fois plus rapide en Antarctique
    • Le réchauffement climatique, accélérateur de pauvreté
    Les pays négociant sous l'égide de l'ONU en vue d'un pacte multilatéral en 2015 pour limiter le réchauffement climatique ont conclu dimanche 14 décembre à Lima un accord sur leurs futurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre, a annoncé le ministre péruvien de l'Environnement Manuel Pulgar-Vidal.
    Un projet de texte, qui servira de document de base aux négociations préalables au sommet de Paris sur le climat fin 2015, a aussi été adopté à l'issue de deux semaines de pourparlers intenses, a-t-il précisé.
    La conférence de l'Onu sur le climat (20e conférence des parties ou COP20, qui aurait dû s'achever vendredi, a été prolongée de plus de 30 heures en raison d'un clivage entre pays du Nord et du Sud.
    Limiter à 2°C la hausse de la température
    Aboutir à un accord sur le format des engagements, ou contributions nationales, que les pays prendront courant 2015 pour réduire leurs émissions était l'un des objectifs du rendez-vous de Lima.
    Le format des contributions concerne notamment l'année de référence, la période d'engagement, le plan d'action, les secteurs concernés, la méthodologie retenue.
    Les engagements doivent permettre une baisse globale des émissions de 40 à 70% d'ici à 2050 : une nécessité absolue pour parvenir à limiter à 2°C la hausse de la température de la planète.
    Le secrétariat de la Convention de l'Onu sur le climat sera chargé de préparer pour le 1er novembre 2015 une synthèse de l'ensemble des contributions, afin de vérifier qu'elles permettront de tenir l'objectif des 2°C.
    Les principaux points de l'accord
    L'accord conclu à Lima, lors de la 20e conférence de l'ONU sur le climat, pose les bases du futur pacte multilatéral qui doit être conclu fin 2015 à Paris pour limiter le réchauffement climatique. Voici les principaux points de cet accord :
    Les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre :
    • devront être soumis d'ici mars 2015 par "les parties prêtes à le faire" et bien avant la conférence de Paris pour les autres
    • seront déterminés par les pays eux-mêmes
    • doivent aller au delà des actions déjà entreprises
    • peuvent comprendre des informations sur l'année de référence, la période d'engagement, un calendrier de mise en oeuvre, la méthodologie de calcul retenue, un plan d'action sectoriel
    • seront publiés sur le site internet du secrétariat de la Convention de l'ONU sur le changement climatique; pas de processus d'évaluation prévu
    • seront agrégés par le secrétariat, qui préparera une synthèse pour le 1er novembre 2015, afin de comparer l'effort global prévu rapport à l'objectif de limiter le réchauffement à 2°C
    # Texte de travail pour les négociations en vue d'un accord à Paris :
    • Un texte, discuté ces derniers mois lors de réunions intermédiaires en juin et en octobre, a été de nouveau travaillé à Lima, mais n'avait pas le statut de document de travail reconnu par toutes les parties
    • Il a été adossé en annexe à l'accord sur le format des engagements des réductions de gaz à effet de serre et devient ainsi un document officiel pour poursuivre les négociations lors des futures sessions intermédiaires de 2015
    • Le document comprend de multiples options sur les principaux éléments du futur texte: réduction des émissions, adaptation, mécanisme de "pertes et dommages", financements, transfert de technologies, soutien au renforcement de l'expertise, transparence, révision des objectifs.
    # Principes :
    • "Responsabilité commune mais différenciée": l'accord affirme l'objectif de parvenir à un accord ambitieux en 2015 reflétant le principe de responsabilité commune mais différenciée de l'ensemble des parties dans le réchauffement, un principe inscrit dans la Convention de l'Onu
    • Limiter la hausse de la température entre 1,5°C et 2°C: les parties se disent très préoccupées par le fossé important entre les engagements actuels de réduction des émissions de gaz à effet de serre et les trajectoires cohérentes avec la fourchette 1,5°-2°C, au-delà de laquelle les scientifiques estiment que de nombreuses populations seront en danger
    • Financements: les pays développés sont "appelés avec insistance" à fournir un soutien financier renforcé aux pays en voie de développement, en particulier les plus vulnérables, pour leurs actions de réduction des émissions et d'adaptation au changement climatique
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    Re: COP20 de Lima : nos attentes

    Message par bye le Lun 15 Déc - 18:46

    Climat : la conférence de Lima se solde par un accord à minima
    http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/12/14/sommet-sur-le-climat-un-accord-a-minima_4540263_3244.html

    Le Monde | 14.12.2014 à 08h40 • Mis à jour le 14.12.2014 à 14h41 | Par Laurence Caramel (Lima envoyée spéciale)

    Les négociateurs du climat avaient le choix entre la sécurité d'une route balisée et les risques d'un chemin cabossé. C'est la deuxième voie qu'ils ont choisi d'emprunter pour préparer la Conférence de Paris, en décembre 2015, où il est prévu de signer le premier accord mondial engageant pays industrialisés et pays en développement dans une action commune contre le réchauffement climatique.

    Le compromis auquel sont parvenus les 195 Etats membres de la convention des Nations unies sur le changement climatique, dimanche 14 décembre à Lima, après deux semaines de tractations et près de trente-six heures de prolongation, n'est pas celui auquel on pouvait s'attendre après l'élan suscité par le sommet des chefs d'Etat organisé par le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, à New York en septembre, et l'accord bilatéral entre les Etats-Unis et la Chine quelques semaines plus tard.
    Lire aussi (édition abonnés) : A Lima, les négociations sur le climat patinent
    LA CONFIANCE N'EST TOUJOURS PAS LÀ
    « Les gouvernements à Lima ont fait le strict minimum pour garder le processus de négociations multilatéral en vie, mais ils n'ont pas fait assez pour convaincre que le monde est prêt à adopter un accord sur le climat ambitieux et équitable l'an prochain à Paris », a déploré Mary Robinson, envoyée spéciale des Nations unies pour le climat. L'objectif de l'accord en discussion depuis 2011 doit permettre de limiter la hausse des températures à 2° C d'ici à la fin du siècle, seuil jugé dangereux par les scientifiques du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur le climat).
    Dimanche, la France, qui endossera la présidence des négociations à partir de janvier, a fait bonne figure. Mais la faiblesse des textes adoptés à Lima complique sa tâche, et démontre que derrière les effets d'estrade, la confiance, au fond, n'est toujours pas là. Le ministre de l'environnement de Singapour, Vivian Balakristan, après avoir tenté de jouer les médiateurs pendant près de neuf heures, n'a pu échapper à ce constat : « Nous partageons tous le sens de l'urgence [à agir contre le réchauffement], mais nous n'avons pas confiance les uns dans les autres », a-t-il reconnu en séance plénière samedi matin, avant que la séance ne soit à nouveau suspendue pour un nouveau round de consultations.
    Un compromis a donc été finalement trouvé. Pour cela, les Etats-Unis ont dû admettre que l'adaptation au changement climatique ne pouvait être traitée comme une question de second ordre. Les pays moins avancés ou les petites îles dont les émissions de gaz à effet de serre sont négligeables ont mis en avant le coût que représente déjà pour eux la nécessité de faire face aux impacts du réchauffement. Au détriment des investissements dans leur développement et la lutte contre la pauvreté.

    PROMESSE NON TENUE
    Dans cette bataille, la Chine, comme les autres pays émergents, ont fait front uni avec les autres pays en développement. L'alliance avec les Etats-Unis a trouvé ses limites dans l'arène des négociations climatiques, où Pékin conserve comme priorité d'afficher sa solidarité avec les plus vulnérables.
    L'enjeu s'est cristallisé sur la définition des contributions nationales que devront remettre les Etats d'ici au mois de mars, « pour ceux qui le peuvent ». Entièrement tournée vers les efforts de réduction des émissions de CO2, leur définition a dû être rééquilibrée pour donner satisfaction aux pays du sud. Le principe d'« une responsabilité commune, mais différenciée », gage d'un traitement distinct pour les pays en développement, a été réaffirmé.
    Une « synthèse » de ces efforts d'atténuation aura lieu en novembre, soit très tard et sans qu'un mécanisme d'évaluation n'ait pu être adopté. La Chine s'y est durement opposée. Autant dire que la « corde de rappel » sur laquelle certains comptaient pour demander aux pays de faire davantage se dérobe. Le texte stipule cependant que les propositions mises sur la table représentent « un progrès supplémentaire » par rapport aux politiques déjà engagées.
    Si la capitalisation du Fonds vert pour le climat, à hauteur de 10,2 milliards de dollars, reste la bonne nouvelle de ces deux dernières semaines, elle ne masque pas le fait qu'aucune réponse n'a été donnée sur la façon de parvenir à rassembler les 100 milliards de dollars d'aide annuelle annoncée lors de la conférence de Copenhague en 2009. Cinq ans après, cette promesse non tenue continue d'alimenter la défiance des pays en développement.
    Lire : Les caisses du Fonds vert pour le climat se remplissent
    UN RÉCHAUFFEMENT COMPRIS ENTRE 3° C ET 4° C
    De même, la question des efforts supplémentaires de réduction d'émissions d'ici à 2020, c'est-à-dire avant que n'entre en vigueur le futur accord, ne trouve aucune réponse concrète. Le fossé entre la croissance actuelle des émissions mondiales, qui conduit vers un réchauffement compris entre 3° C et 4° C, et la trajectoire qu'il faudrait retrouver, a été évaluée à 10 milliards de tonnes d'équivalent-CO2. par les Nations unies.
    La rédaction du brouillon du futur accord de Paris, dont on pouvait imaginer qu'elle concentrerait les affrontements, n'a finalement pas été un véritable lieu de bataille. Un texte de 37 pages a été adopté. Il laisse ouvertes toutes les options. Les plus ambitieuses, comme celle consistant à se fixer pour objectif de parvenir à un bilan mondial des émissions de gaz à effet de serre neutre d'ici à la fin du siècle. Comme les plus minimalistes.
    C'est à partir de tout cela que les Français, avec le secrétariat de la convention sur le climat, vont devoir construire la route vers Paris. Les négociations reprendront en février à Genève pour ne plus vraiment s'arrêter jusqu'à l'échéance de décembre 2015. Les diplomates, qui ont l'habitude des soubresauts de ce processus, se remettront de ce nouvel épisode chaotique. Le texte qui a été adopté permet d'avancer pour peu que la volonté politique existe. Or, c'est elle qui est interrogée par l'épisode péruvien. Quelle est la volonté réelle derrière les déclarations faites par les chefs d'Etat à New York en septembre ? Après Lima, les 400 000 personnes qui ont défilé dans les rues de la ville américaine pour réclamer de l'action et une « justice climatique » ont de nouvelles raisons de douter.

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    Re: COP20 de Lima : nos attentes

    Message par bye le Lun 15 Déc - 18:47

    Conférence de Lima : accord in extremis sur la réduction des émissions de CO2
    http://www.leparisien.fr/environnement/conference-de-lima-accord-in-extremis-sur-la-reduction-des-emissions-de-co2-14-12-2014-4372985.php
    14 Déc. 2014, 08h18 | MAJ : 14 Déc. 2014, 12h53

    (Pérou), dimanche. Christiana Figueres (ONU) et Manuel Pulgar (ministre péruvien de l'Environnement, et président de la conférence), saluent la conclusion d'une accord à l'issue de deux semaines de pourparlers intenses entr pays du Nord et du Sud. AFP PHOTO/CRIS BOURONCLE
    En sport, on parlerait d'une décision dans les arrêts de jeu. Il aura fallu prolonger de plus de trente heures la conférence de l'ONU sur le climat, qui se tient depuis deux semaines à Lima (Pérou), pour que les participants concluent un accord. Les 196 délégations participant à la COP20 (20e conférence des parties) ont adopté un texte fixant le format de leurs futurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

    Le ministre péruvien de l'Environnement, Manuel Pulgar-Vidal, qui présidait la conférence, a annoncé cette issue positive ce dimanche matin. Un projet de texte, qui servira de document de base aux négociations préalables au sommet de Paris sur le climat fin 2015, a aussi été adopté. «Le fantôme de Copenhague s'éloigne et l'espoir d'un succès à Paris se rapproche», a déclaré Laurent Fabius, le ministre français des Affaires étrangères qui avait décidé de retarder son retour en France.



    Comment financer l'aide aux pays du Sud

    Ces deux semaines de pourparlers intenses ont longtemps buté sur un clivage entre pays du Nord et du Sud. Les délégations ont finalisé un texte acceptable par tous, encadrant la forme des engagements que les pays prendront en 2015 sur les réductions d'émissions de CO2 : périmètre, contenu, mode d'évaluation.

    Les pays du Sud exigeaient que les «contributions nationales» comprennent aussi des actions d'adaptation au réchauffement et des soutiens financiers à leur égard. Ces deux points sont mentionnés dans l'accord, sans pour autant faire l'objet d'obligations. Le groupe Afrique, les petits Etats insulaires, l'Arabie saoudite, les Philippines, le Brésil avaient fortement insisté pour que l'adaptation puisse faire partie des contributions. Le Sud réclamait aussi, sans succès, des précisions sur les canaux de financement qui doivent permettre d'arriver à 100 milliards de dollars d'aide en 2020 et qui restent flous.

    Après tout un après-midi et une soirée consacrés à sonder les positions des uns et des autres en privé, Manuel Pulgar-Vidal avait soumis un autre projet de texte aux parties, qui l'ont finalement adopté par consensus après seulement une heure de réflexion.

    Baisser les émissions de 40 à 70% d'ici à 2050

    En vue de l'accord de fin 2015, qui entrera en vigueur en 2020, les engagements des pays doivent être annoncés si possible d'ici le 31 mars ou bien avant la COP de Paris.

    Le secrétariat de la Convention de l'ONU sur le changement climatique réalisera pour le 1er novembre 2015 une synthèse agrégeant les différents engagements. Cela permettra de mesurer l'effort global par rapport à l'objectif de limiter la hausse du thermomètre de la planète à 2°C.
    Les contributions nationales doivent permettre une baisse globale des émissions de 40 à 70% d'ici à 2050 : une nécessité absolue pour parvenir à ne pas dépasser le seuil de 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle.
    Le calendrier 2015 jusqu'au sommet de Paris
    Après Lima, plusieurs rendez-vous vont jalonner l'an prochain les négociations en vue d'un accord multilatéral fin 2015 à Paris pour lutter contre le réchauffement climatique:

    - 8 AU 13 FEVRIER: les pays se retrouvent à Genève pour reprendre les discussions sur le document de travail du futur accord de Paris

    - AVANT le 31 MARS: les pays "qui sont en mesure de le faire" doivent annoncer leur engagement, appelé contribution nationale, pour limiter leurs émissions de gaz à effet de serre

    - 31 MAI: date-butoir pour qu'un projet officiel de texte soit soumis aux 195 pays membres de la Convention de l'ONU sur le climat

    - 3 AU 14 JUIN: réunion intermédiaire annuelle à Bonn. Bilan et poursuite des négociations sur le futur accord

    - 2E SEMESTRE: une dernière session de négociations intermédiaires pour préparer l'accord de Paris-Le Bourget dans un lieu à définir

    - 1ER NOVEMBRE: date à laquelle le secrétariat de la Convention de l'Onu sur le climat doit avoir préparer une synthèse agrégeant l'ensemble des engagements de réduction des gaz à effet de serre afin de mesurer l'effort global dans ce sens

    - 30 NOVEMBRE-11 DECEMBRE: 21e conférence de l'Onu sur le climat sur le site du Bourget, au nord de Paris.
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    Re: COP20 de Lima : nos attentes

    Message par bye le Lun 15 Déc - 18:48

    Conférence de l'Onu sur le climat à Lima: accord à l'arrachée pour réduire les émissions de CO2 d'ici 2050
    http://www.huffingtonpost.fr/2014/12/14/conference-onu-climat-lima-accord-reduction-emissions-gaz-effet-de-serre-2050_n_6321880.html

    Le HuffPost avec AFP | Par Maxime Bourdier

    Publication: 14/12/2014 08h39 CET Mis à jour: 14/12/2014 08h39 CET
    CLIMAT - Un mini-compromis. Les pays négociant sous l'égide de l'ONU en vue d'un pacte multilatéral en 2015 pour limiter le réchauffement climatique ont conclu dimanche 14 décembre à Lima un accord sur leurs futurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre, a annoncé le ministre péruvien de l'Environnement Manuel Pulgar-Vidal.
    Un projet de texte, qui servira de document de base aux négociations préalables au sommet de Paris sur le climat fin 2015, a aussi été adopté à l'issue de deux semaines de pourparlers intenses, a-t-il précisé.
    La conférence de l'Onu sur le climat (20e conférence des parties ou COP20, qui aurait dû s'achever vendredi, a été prolongée de plus de 30 heures en raison d'un clivage entre pays du Nord et du Sud.
    Baisse de 40 à 70%
    Aboutir à un accord sur le format des engagements, ou contributions nationales, que les pays prendront courant 2015 pour réduire leurs émissions était l'un des objectifs du rendez-vous de Lima. Le format des contributions concerne notamment l'année de référence, la période d'engagement, le plan d'action, les secteurs concernés, la méthodologie retenue.
    Les engagements doivent permettre une baisse globale des émissions de 40 à 70% d'ici à 2050: une nécessité absolue pour parvenir à limiter à 2°C la hausse de la température de la planète.
    Le secrétariat de la Convention de l'Onu sur le climat sera chargé de préparer pour le 1er novembre 2015 une synthèse de l'ensemble des contributions, afin de vérifier qu'elles permettront de tenir l'objectif des 2°C.
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    Re: COP20 de Lima : nos attentes

    Message par bye le Lun 15 Déc - 18:49

    «L’appel de Lima à agir pour le climat» adopté
    http://www.admin.ch/aktuell/00089/?lang=fr&msg-id=55664

    Berne, 14.12.2014 - La conférence des Nations Unies sur les changements climatiques s’est terminée le 14 décembre 2014 à Lima (Pérou). Les longues négociations ont permis de définir la suite du processus qui doit mener, à Paris en 2015, à un nouvel accord climatique engageant tous les Etats. La mobilisation pour le Fonds vert pour le climat, qui a atteint plus de 10 milliards de dollars US, est un signe positif pour la politique climatique.
    Le processus débuté à Durban en 2011 dans le but d'élaborer un nouvel accord climatique international engageant tous les Etats à partir de 2020, s'est poursuivi lors de conférence sur le climat de Lima. La vingtième conférence des Parties (COP 20) a décidé que tous les Etats devront annoncer un engagement clair, transparent à compréhensible avant la conférence de Paris. Les Etats devront indiquer notamment l'année de référence prise pour le calcul des réductions, la période pour la mise en œuvre, le niveau des efforts qui seront fournis ainsi que la contribution de leur engagement à l'atteinte de l'objectif des deux degrés. Ces engagements seront par ailleurs vérifiés par la communauté internationale avant la conférence de Paris. L'ensemble des décisions de la COP20 a reçu le nom d' «Appel de Lima à agir pour le climat».
    Pour la Suisse, il est particulièrement important que l'ancienne distinction entre pays industrialisés et pays en développement soit remplacée par des critères comme la responsabilité dans le réchauffement climatique et les capacités à disposition pour réduire les émissions. Cette nouvelle distinction entre les Etats tiendra mieux compte de la situation actuelle, en particulier des pays émergents gros émetteurs.
    Les négociations ont également permis d'identifier quelles matières feront partie du futur traité. Un groupe de travail doit maintenant reprendre les éléments rassemblés à Lima pour leur donner la forme d'un accord qui pourra être approuvé à Paris. Les positions qui sont contenues dans le document actuel sont encore très éloignées les unes des autres. D'importants travaux seront encore nécessaires pour rapprocher les Parties. Genève accueillera la première séance de négociation en février 2015.
    Ambiance positive soulignée par Doris Leuthard
    La conseillère fédérale Doris Leuthard, qui a participé les 10 et 11 décembre à la partie ministérielle de la conférence, a relevé «l'ambiance positive» de ces négociations bien que les positions entre les différents groupes de pays sont bien marquées. Le succès de la mobilisation des capitaux pour le Fonds vert pour le climat, 10 milliards de dollars ont été annoncés, est un signe de la volonté de la communauté internationale d'agir contre le réchauffement climatique. Les premiers cofinancements de projets devraient débuter avant la fin 2015.
    Dans le domaine des finances, les Etats ont décidé en outre d'améliorer la transparence des flux financiers publics et privés consacrés au climat. Les pays industrialisés vont également renforcer leur engagement pour mobiliser jusqu'en 2020 100 milliards de francs en faveur du climat en provenance de diverses sources.
    Adresse pour l'envoi de questions:
    M. Franz Perrez, chef de la délégation de négociation, OFEV, +41 79 251 90 15
    Elisabeth Maret, chargée de l'information, OFEV, +41 79 371 62 82
    Décalage horaire : - 6 heures par rapport à la Suisse
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    Re: COP20 de Lima : nos attentes

    Message par bye le Lun 15 Déc - 18:49

    Climat : accord à l'arrachée à Lima sur les engagements de réduction des émissions de CO2
    http://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/climat-accord-a-l-arrachee-a-lima-sur-les-engagements-de-reduction-des-emissions-de-co2_772267.html

    Les 195 pays membres de la Convention des Nations unies sur le climat ont passé deux semaines au Pérou à discuter des bases d'un futur accord censé être conclu fin 2015 à Paris.
    Un participant à la 20e conférence des parties de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, réunie à Lima au Pérou, baille de fatigue, le 13 décembre 2014. (ENRIQUE CASTRO-MENDIVIL / REUTERS)
    Par Francetv info avec AFP et Reuters
    Mis à jour le 14/12/2014 | 08:41 , publié le 14/12/2014 | 07:34
    In extremis. La 20e conférence des parties de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, réunie à Lima au Pérou, a approuvé dans la nuit de samedi à dimanche 14 décembre les éléments de base d'un futur traité mondial sur le climat qui devra être conclu à la conférence de Paris fin 2015.
    Les représentants des 195 pays négociant sous l'égide de l'ONU sont parvenus à un accord au terme de deux semaines de négociations marathon qui se sont achevées avec deux jours de retard sur la date prévue de fin de cette COP20. Le document final de quatre pages invite les pays participants à présenter au début de l'année prochaine leurs propres plans nationaux de lutte contre le réchauffement climatique. Ils constitueront une base pour un futur traité à conclure lors du sommet sur le climat prévu à Paris en décembre 2015.

    Des engagements pas suffisants

    Le texte final a apaisé les pays émergents, dont la Chine et l'Inde, qui craignaient que les esquisses précédentes n'imposent à leurs économies un fardeau trop lourd, par comparaison avec les pays riches, en matière d'efforts pour freiner le réchauffement mondial. "Nous avons obtenu ce que nous voulions", a déclaré le ministre indien de l'Environnement, Prakash Javedekar, satisfait de voir que le texte préserve l'idée que les pays riches doivent montrer l'exemple en matière de réduction des gaz à effet de serre. L'accord trouvé dit clairement que les pays riches devront fournir un soutien financier aux pays en développement, a-t-il ajouté.
    Même ainsi, le secrétariat des Nations unies au changement climatique a indiqué que les engagements combinés de tous les pays, en vue de la conférence de Paris, ne suffiront pas pour atteindre l'objectif affiché, à savoir limiter le réchauffement à 2°C au-dessus de la température moyenne de l'ère pré-industrielle

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    Re: COP20 de Lima : nos attentes

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