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    Combustibles solides de récupération

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    Combustibles solides de récupération

    Message par bye le Mer 11 Fév - 9:09

    Combustibles solides de récupération : la France se lance
    http://www.actu-environnement.com/ae/dossiers/combustibles-solides-recuperation/combustibles-solides-recuperation-france-lance.php#xtor=EREC-106

    Du déchet au combustible : quelle place pour les CSR en France ? Actu-Environnement.com - Publié le 09/02/2015
    Les combustibles solides de récupération n'en sont qu'à leurs débuts en France. Mais compte tenu des enjeux énergétiques, le secteur suscite un intérêt croissant. Quels garde-fous faut-il prévoir pour éviter les dérives ?
    Du déchet au combustible : quelle place... | Aujourd'hui | Chapitre 1 / 6
    Ce dossier est lisible dans la revue Environnement & Technique n°344
    [ Acheter le numéro | S’abonner ]
    Combustible solide de récupération ou CSR. Ces trois lettres commencent sérieusement à attiser l'appétit de nombreux acteurs en France. A l'heure où les prix de l'énergie sont sur une tendance haussière et où l'on parle de réduire la mise en décharge, l'idée de remplacer les combustibles fossiles par certains déchets fait son chemin. Les producteurs y voient un moyen d'augmenter le taux de valorisation des déchets, les consommateurs y trouvent un intérêt économique et écologique direct.
    PUBLI-REPORTAGE
    Concevoir des solutions de tri et de valorisation de déchets toujours plus performantes
    Aktid propose des process innovants de dernière génération pour le tri et la valorisation des déchets

    CSR : kezako ?
    Encore faut-il savoir de quoi l'on parle. Concrètement, les CSR sont des déchets solides broyés de telle sorte à pouvoir être consumés dans des installations de co-incinération, et tout particulièrement en cimenteries en ce qui concerne la France. Il s'agit principalement de bois, de plastiques (mis à part le PVC qui contient du chlore), de papiers, de cartons ou de tissus qui sont issus des déchets industriels banals (DIB), des refus de tri en collecte sélective, des déchets non fermentescibles extraits des unités de tri mécano-biologique (TMB) ou encore des déchets collectés par certaines filières de responsabilité élargie du producteur (REP). Leur composition dépend par conséquent des déchets d'origine et varie d'un centre de production à l'autre. Pour les qualifier, la filière retient trois critères : leur pouvoir calorifique pour les comparer aux combustibles auxquels ils se substituent et leur teneur en chlore et mercure pour en déduire les risques de corrosion des équipements et de pollution atmosphérique.
    Un marché français potentiel de plusieurs millions de tonnes
    Aujourd'hui, le recours aux CSR se limite en France à un peu plus de 240.000 tonnes par an, brûlées quasi exclusivement en cimenterie, contre plus de 2 millions de tonnes en Allemagne. Les promoteurs du secteur évaluent le potentiel français à plusieurs millions de tonnes par an destinées principalement aux cimenteries ou à des unités de production d'énergie consommant pour tout ou partie des CSR. Le développement de telles unités fait craindre une relance de l'incinération en France.
    L'adaptation de la réglementation au développement de ce nouveau marché doit donc se faire en parallèle. Pour l'instant, les CSR sont des déchets et sont donc gérés par la législation ad hoc. La question de la sortie de ce statut ne fait pas l'unanimité. Elle est étroitement liée à la question des installations autorisées à brûler ces déchets dans des conditions techniques limitant les émissions nocives. Face aux atouts et aux enjeux de ce nouveau marché, tous les acteurs semblent prêts à faire bouger les lignes. Reste à savoir à quelle hauteur…
    Florence Roussel
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    Re: Combustibles solides de récupération

    Message par bye le Mer 11 Fév - 9:10

    Les CSR, des combustibles mal connus
    http://www.actu-environnement.com/ae/dossiers/combustibles-solides-recuperation/csr-combustibles-mal-connus.php#xtor=EREC-106

    Du déchet au combustible : quelle place pour les CSR en France ? Actu-Environnement.com - Publié le 09/02/2015
    Que sont les combustibles solides de récupération ? Faute de définition claire, ils constituent un combustible peu connu et réduit à trois critères qualitatifs : leur pouvoir calorifique et leur teneur en chlore et mercure.
    Du déchet au combustible : quelle place... | Aujourd'hui | Chapitre 2 / 6
    Les CSR constituent une des familles de combustibles de substitution produits à partir de déchets, aux côtés des biocombustibles solides (déchets de bois non traité), des combustibles issus des déchets dangereux (solvants, huiles, etc.) et des combustibles spécifiques (pneus, farines animales, etc.). Plus précisément, il s'agit de combustibles préparés à partir des ordures ménagères (OM) et des déchets industriels banals (DIB) broyés. Cependant, cette distinction est très théorique puisque dans les faits les CSR sont produits à partir de déchets variés : aux DIB et OM peuvent être ajoutés des résidus de broyage automobile (RBA) et des déchets de bois. La principale contrainte de production est l'utilisation des déchets les plus secs possibles et à fort pouvoir calorifique inférieur (PCI), ainsi que l'interdiction de déchets dangereux (déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE) et PVC, notamment).
    Le terme regroupe donc des combustibles dont la composition peut sensiblement varier en fonction des déchets utilisés par le producteur. Dans ce contexte, plutôt que de se baser sur la composition des CSR, la norme européenne CEN/TC343 (transposée en France sous Afnor X34C) retient une classification selon des paramètres économiques, techniques et environnementaux. La combinaison des trois permet de caractériser et classer les CSR et de leur donner un prix.
    Un PCI, du chlore et du mercure
    S'agissant du critère économique, on distingue les CSR "bas PCI", "moyen PCI" et "haut PCI" en fonction de leur densité énergétique. Les CSR de classe 1 n'offrent qu'un PCI moyen supérieur à 3 mégajoules par kilogramme (MJ/kg), ceux de classe 2 dépassent 10 MJ/kg, ceux de classe 3 dépassent 15 MJ/kg, ceux de classe 4 dépassent 20 MJ/kg et ceux de classe 5 dépassent 25 MJ/kg. A titre de comparaison, le bois affiche un PCI compris entre 16 et 21 MJ/kg, le charbon entre 30 et 34 MJ/kg, le pétrole autour de 41 MJ/kg et le gaz autour de 55 MJ/kg.
    PUBLI-REPORTAGE
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    CSR et sortie du statut de déchet Les CSR ayant le statut de déchet, ils peuvent être utilisés uniquement dans des installations autorisés à incinérer des déchets. Néanmoins, plusieurs Etats membres de l'UE, et notamment l'Autriche et l'Italie, se sont engagés dans la voie de la sortie du statut de déchet pour les CSR de haute qualité.

    En France, la Fédération des entreprises du recyclage (Federec) n'est pas opposée à une sortie du statut de déchet. Cela faciliterait pourtant l'utilisation des CSR respectant les critères retenus, et permettrait une meilleure traçabilité et une plus grande adéquation entre les CSR et les besoins des utilisateurs.

    En revanche, la Fédération nationale des activités de la dépollution et de l'environnement (Fnade) y est fermement opposée. Ce statut, maintenant la combustion des CSR dans le cadre règlementaire de l'incinération des déchets, garantit le respect des normes environnementales. La Fnade plaide donc pour la création d'unités de combustion de CSR respectant la règlementation de l'incinération, mais inscrit dans une nouvelle rubrique ICPE qui les distinguerait des incinérateurs.

    Par ailleurs, la présentation des CSR, et en particulier leur granulométrie, entre aussi en ligne de compte, en particulier pour un usage en cimenterie qui nécessite un broyage fin des déchets utilisés. De même, la présence de corps étrangers est prise en compte, car ils peuvent obstruer les conduites des installations et entraîner des casses de matériels.
    Le critère technique se base sur la teneur en chlore des CSR. Comme pour le PCI, cinq classes de qualité sont définies en fonction du contenu en chlore qui ne doit pas dépasser respectivement 0,2%, 0,6%, 1%, 1,5% et 3%. Le chlore impacte directement l'installation qui utilise des CSR puisque sa combustion entraîne la production d'acide chlorhydrique à l'origine de problèmes techniques liés à une corrosion et un encrassement accélérés des installations. A titre d'exemple, les cimentiers ne peuvent brûler des CSR dont le niveau de chlore dépasse les 0,5%, un niveau de très bonne qualité.
    Le problème est aussi environnemental car la présence de chlore génère des polluants, dont les dioxines, les furanes et l'acide chlorhydrique, source de pluies acides. Ce critère est d'autant plus critique que les installations de combustion auxquelles sont destinés les CSR doivent respecter les prescriptions de la directive 2010/75 relative aux émissions industrielles. Selon la Fnade, qui se base sur une étude de caractérisation de différents CSR européens qu'elle a réalisée avec le soutien de l'Ademe, un CSR ayant un PCI de 20 MJ/kg et un taux de chlore médian de 0,2% (CSR a priori de très bonne qualité), entraîne une émission d'acide chlorhydrique de l'ordre de 200 mg/Mm3. "Pour mémoire, la norme à l'émission en incinération est de 10 mg/Nm3", rappelle-t-elle, précisant que "pour retrouver un aussi bas niveau d'émission sans traitement des fumées spécifique, il faudrait des teneurs en chlore des CSR impossibles à atteindre, quels que soient les gisements et modes de préparation". Un argument qui ne plaide pas pour la sortie des CSR du statut de déchet (voir encadré).
    Enfin, le critère environnemental se base sur la teneur en mercure des CSR. Les cinq classes imposent de limiter le contenu médian en mercure à respectivement 0,02 milligramme de mercure par mégajoule (mg/MJ), 0,03 mg/MJ, 0,06 mg/MJ, 0,15 mg/MJ et 0,5 mg/MJ.
    Philippe Collet
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    Re: Combustibles solides de récupération

    Message par bye le Mer 11 Fév - 9:11

    Le développement européen des CSR tiré par la réduction de la mise en décharge
    http://www.actu-environnement.com/ae/dossiers/combustibles-solides-recuperation/developpement-europeen-reduction-mise-decharge-fort-pci.php#xtor=EREC-106

    Du déchet au combustible : quelle place pour les CSR en France ? Actu-Environnement.com - Publié le 09/02/2015
    Le marché européen des CSR est mal connu, compte tenu notamment des différentes définitions utilisées. La réduction de la mise en décharge des déchets, et en particulier le plastique, est le principal moteur du développement des CSR.
    Du déchet au combustible : quelle place... | Aujourd'hui | Chapitre 3 / 6
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    © choja Le recours au CSR a été poussé par des restrictions d'enfouissement de déchets à haut PCI
    Relativement peu de chiffres précis sont disponibles concernant le marché européen des CSR et les chiffres fournis par l'Organisation européenne des combustibles de récupération (Erfo) datent des années 2010 et 2011. Surtout, compte tenu du flou qui entoure la définition exacte des CSR, les chiffres peuvent varier sensiblement selon les sources.
    Cependant, de grandes tendances se dégagent permettant d'identifier les leaders ainsi que les politiques publiques ayant soutenu le développement de ces marchés.
    L'Allemagne, leader européen
    En 2010/2011, le marché européen des CSR représentait 12 millions de tonnes. L'Allemagne se détachait sensiblement avec une consommation de l'ordre de 6,1 millions de tonnes en 2010, dont 3,5 millions de tonnes consommées dans des centrales énergétiques dédiées, 1,9 million de tonnes utilisées en cimenterie et 750.000 tonnes brûlées en co-incinération dans des centrales au charbon. Le marché allemand atteindrait aujourd'hui 7 à 8 millions de tonnes. Détail important, l'Allemagne disposait au début des années 2010 de plus de 100 sites de production de CSR, contre seulement une trentaine pour la Finlande qui se classait alors en deuxième place selon ce critère.
    Suivent l'Italie (830.000 tonnes en 2010), le Royaume-Uni (760.000 en 2009) et la Finlande (700.000 tonnes en 2010). Cependant, ces chiffres sont difficiles à interpréter, compte tenu des lacunes. Sur les 830.000 tonnes produites en Italie, 150.000 sont consommées en cimenterie, aucune précision n'est donnée sur les autres usages, sachant qu'il n'y a, selon Erfo, aucune exportation. Même constat pour le Royaume-Uni qui ne précise que la consommation en cimenterie (200.000 tonnes) et les exportations (70.000 tonnes). La Finlande, quant à elle, se distingue par la faible part des cimentiers (60.000 tonnes) compensée par l'usage en centrale énergétique dédiée (450.000 tonnes) et un recours important aux CSR pour combler les "vides de four" de ses incinérateurs (300.000 tonnes).
    La Pologne présente une situation particulière puisque sa production est de 590.000 tonnes (chiffre de 2009) pour une consommation en cimenterie de 850.000 tonnes. Si les importations comblent probablement l'écart, l'Erfo ne le précise pas. La situation suédoise est similaire, puisque le pays ne produit que 280.000 tonnes, pour une consommation de 430.000 tonnes en centrale énergétique dédiée et 60.000 tonnes en cimenterie. Le solde de 210.000 tonnes est importé.
    PUBLI-REPORTAGE
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    La France, avec 200.000 tonnes produites et 50.000 importées en 2011, apparaît parmi les pays ayant peu recours aux CSR. La consommation se partage en deux parts de 100.000 tonnes entre les cimenteries et les unités de combustion dédiées. Cependant, ces chiffres sont surprenants puisque, selon l'Ademe, la Fnade et Federec, aucune unité de combustion dédiée n'existe en France. En revanche, le comblement des vides de four des incinérateurs français - un usage non renseigné dans les chiffres de l'Erfo - consommerait de gros volumes de CSR, selon les derniers chiffres de l'Ademe.
    Quant aux perspectives, elles sont florissantes, avec un objectif européen compris entre 24 et 43 millions de tonnes d'ici 2020. Selon l'Erfo, la demande serait de 4 à 8 millions de tonnes (Mt) en co-combustion dans les centrales au charbon, de 5 à 10 Mt pour les cimenteries et de 15 à 25 Mt pour les unités de combustion dédiées.
    La loi TASI a lancé le modèle allemand
    L'Allemagne, qui se détache très nettement, est le modèle qui inspire le plus fréquemment les acteurs défendant les développements des CSR en Europe. Que nous apprend ce modèle ? Tout d'abord, c'est principalement le contenu énergétique des déchets qui a donné naissance au marché des CSR. Le grand virage a été la directive technique sur la gestion des déchets municipaux (loi TASI) de 2005 qui a notamment interdit la mise en décharge des déchets à haut pouvoir calorifique. Dans la foulée, la valorisation des déchets plastique a doublé entre 2005 et 2009, avec une hausse de 50% du recyclage et un bond de 300% de la valorisation énergétique, explique Plastics Europ. En l'occurrence, les plastiques ont joué un grand rôle puisque leur pouvoir calorifique, particulièrement élevé, permet de "doper" le pouvoir calorifique des CSR et d'ouvrir les marchés. Dans ce contexte, les cimentiers allemands ont investi et adapté leurs sites de production aux CSR. Aujourd'hui, ils incorporent jusqu'à 30% de CSR (et jusqu'à 65% tous déchets confondus) dans leur mix énergétique contre 10% environ en France (et 30%, tous déchets confondus). Si le cas de l'Allemagne est emblématique, d'autres pays disposent de législations similaires : l'Autriche et l'Italie ont adopté des restrictions d'enfouissement des déchets à haut PCI, la Finlande interdit tout enfouissement de déchets municipaux.
    Autre constat : les grandes lignes du classement Eurostat des Etats membres ayant recours à l'incinération pour l'élimination des déchets recoupe celui des pays utilisant le plus les CSR. Le Danemark (54% des déchets municipaux incinérés), la Suède (51%) et l'Allemagne (37%) confirment ce point. D'ailleurs, en Allemagne, des soutiens financiers directs sous forme d'aide à l'investissement ont permis la construction d'une trentaine de centrales énergétiques dédiées aux CSR. Des centrales qui dans leur conception s'apparentent à des incinérateurs adaptés au PCI élevé des CSR. Ces unités auraient brûlé quelque 5,2 millions de tonnes de CSR en 2010, selon Plastics Europe (ce chiffre incorpore probablement les CSR et d'autres déchets plastique, ndlr). La Belgique (42% des déchets municipaux incinérés), les Pays-Bas (38%), et l'Autriche (35%) confirment aussi ce point. Bien qu'ils n'apparaissent pas en tête des pays européens, leur production de CSR est très élevée si on tient compte de la taille des pays concernés : 580.000 tonnes produites et 100.000 tonnes importées en Autriche en 2011, 465.000 tonnes produites en Belgique en 2010 et 120.000 tonnes produites aux Pays-Bas en 2010.
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    Re: Combustibles solides de récupération

    Message par bye le Mer 11 Fév - 9:11

    Un marché français dépendant des cimenteries
    http://www.actu-environnement.com/ae/dossiers/combustibles-solides-recuperation/marche-francais-dependant-cimenteries.php#xtor=EREC-106

    Du déchet au combustible : quelle place pour les CSR en France ? Actu-Environnement.com - Publié le 09/02/2015
    Le recours aux CSR est limité en France et mis à part l'usage en cimenterie, le marché est encore balbutiant. Néanmoins, les professionnels ne manquent pas d'idées, parfois opposées, pour accélérer le développement du secteur.
    Du déchet au combustible : quelle place... | Aujourd'hui | Chapitre 4 / 6
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    © AtilhFour d'une cimenterie

    Les combustibles solides de récupération (CSR) se développent en Europe depuis une quinzaine d'années sous l'impulsion de la réglementation européenne, de la hausse de la facture énergétique et des attentes sociétales en terme de valorisation des déchets. Cependant les rythmes de développement sont très variables d'un pays à l'autre et, force est de constater que le marché français reste confidentiel par rapport à ceux de certains de nos voisins.
    Il est difficile de connaître avec précision la production française de CSR, la définition restant floue. Le potentiel actuel de production serait de l'ordre de 500.000 à 800.000 tonnes par an, selon les sources. Côté consommation, certains chiffres sont mieux connus, même s'ils restent imprécis.
    Les cimentiers précurseurs
    Depuis les années 1970, les cimenteries se sont spécialisées dans l'élimination des déchets à fort pouvoir calorifique inférieur (PCI) : farines animales, déchets de pneus, résidus de broyage automobile, déchets de bois, solvants non chlorés, huiles usées et… CSR. Il s'agit ici des CSR les plus performants, c'est-à-dire ceux de petite granulométrie à "haut PCI" et très peu pollués. Selon l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), elles en ont consommé 130.000 tonnes en 2013. En 2014, elles en auraient consommé 240.000 tonnes, selon les tout derniers chiffres de la Fédération des entreprises du recyclage (Federec) et de la Fédération nationale des activités de la dépollution et de l'environnement (Fnade). A l'avenir, ces volumes pourraient rapidement progresser, comme l'illustre l'évolution entre 2013 et 2014. D'autant que les cimentiers se disent prêt à brûler jusqu'à un million de tonnes de CSR par an.
    Une autre voie de valorisation des CSR est… l'incinération des déchets. En effet, certains incinérateurs font face à des capacités d'incinération excédentaires. Ces "vides de four" peuvent être comblés par des refus de tri et des CSR de qualité médiocre, c'est-à-dire dont le PCI est relativement bas tout en restant supérieur à celui des ordures ménagères. L'Ademe évalue la capacité excédentaire des usines d'incinération à un million de tonnes en 2013. Entre 500.000 et 1 million de tonnes de refus de tri et de CSR seraient ainsi incinérées, rapporte-t-elle sans préciser la répartition. Ce besoin est appelé à progresser, compte tenu de la baisse du tonnage des déchets collectés et de la progression du tri des déchets.
    Enfin, l'utilisation en unités de valorisation énergétique dédiées constitue le troisième marché possible. Il s'agit d'unités de production de chaleur et/ou d'électricité dont la conception est identique à celle des incinérateurs, notamment en terme de dépollution des fumées, à la différence près qu'elles sont adaptées au CSR "moyen PCI". Le PCI de ces CSR dépassant celui des OMR en mélange de 30 à 100%, les fours doivent notamment être adaptés à des températures plus élevées. Ces sites, qui pour l'instant ne sont pas développés en France, pourraient être installés à proximité de sites industriels consommateurs de chaleur.
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    Les plastiques, au cœur des CSR ?
    Bien que limité aux cimenteries et à l'incinération, le marché des CSR présente un vrai potentiel. Ainsi, la fédération des fabricants de plastique, Plastics Europ envisage une multiplication par dix du marché français d'ici 2020 grâce à l'interdiction de la mise en décharge des déchets à fort pouvoir calorifique (et en premier lieu du plastique) et une massification du traitement des déchets à l'échelle régionale. Il serait ainsi possible de valoriser l'ensemble des déchets issus des 4,6 millions de tonnes de plastique vendus en France tous les ans. L'extension des consignes de tri à l'ensemble des emballages plastique, qui représentent les deux-tiers des plastiques mis sur le marché, devrait favoriser ce mouvement.
    La France pourrait ainsi rivaliser avec les 8 millions de tonnes produites en Allemagne. Le gisement français de CSR serait alors de 4,8 millions de tonnes à partir des déchets industriels, de 3,1 millions de tonnes à partir des déchets ménagers, de 600.000 tonnes à partir des déchets d'ameublement. A court terme, l'objectif de Plastics Europ est de fournir un million de tonnes aux cimenteries, pour un investissement de 120 millions d'euros. Le recours aux chaufferies industrielles dédiées est envisagé à plus long terme, mais cela nécessitera plus d'un milliard d'euros d'investissement pour 2 millions de tonnes de CSR consommées par an. Enfin, un investissement supplémentaire de 2 milliards d'euros est nécessaire pour moderniser les centres de tri en vue de préparer les 3 millions de tonnes de CSR (issues des déchets ménagers).
    Les unités de combustion, pomme de discorde
    Federec et la Fnade anticipent aussi un développement du CSR. Selon Federec, le potentiel de consommation actuel est de 1,5 million de tonnes et les capacités de production s'élèvent à 800.000 tonnes par an, réparties sur une trentaine de sites en France. La Fnade estime, pour sa part, que la France pourrait rapidement valoriser un million de tonnes en cimenteries et 1,5 million de tonnes en unités de combustion dédiées.

    Quid du prix des CSR ? Les conditions de cession des CSR constituent un secret bien gardé. Si Marc Péna (Federec) évoque un paiement, du producteur de CSR vers le consommateur, d'environ 15 euros par tonnes, peu d'acteurs acceptent d'évoquer le sujet. Selon diverses sources, les producteurs de CSR paieraient de 0 à 30 euros par tonne livrée au consommateur, en fonction de la qualité du CSR et de la concurrence locale.

    Ainsi, la fourniture de CSR est considérée par les gestionnaires de déchets comme une méthode d'élimination des déchets peu onéreuse.

    Cependant, les industries consommatrices adaptant leur outil de production aux CSR et le marché se développant, la concurrence entre consommateurs est plus forte. Ainsi, en Allemagne, les producteurs de CSR obtiennent jusqu'à 50 euros de tonnes de CSR livrées.

    Reste que les deux principales fédérations professionnelles proposent des stratégies de développement très différentes. Selon Federec, l'amélioration de la connaissance des CSR est la priorité avant d'envisager leur développement. "La norme européenne encadrant les CSR ne sert à rien", estime Marc Péna, le référent CSR de Federec, précisant qu'"elle ne décrit pas les combustibles et leurs conditions d'utilisation". Une fois cette connaissance précise des CSR produits en France acquise, il sera alors possible de développer le marché puisqu'à chaque type de CSR correspond un outil de combustion adapté.
    La Fnade propose pour sa part d'instaurer un soutien public dédié aux unités de combustion de CSR. Compte tenu des prix de production du CSR (de l'ordre de 50 à 85 euros par tonnes, transport compris) et de la concurrence de la production énergétique au gaz (de l'ordre de 30 euros par mégawatheure (MWh) thermique avant la chute du prix du pétrole), de telles unités ne peuvent être rentables sans aides publiques. La Fnade propose de s'inspirer du mécanisme de soutien aux unités de cogénération biomasse en établissant pour les unités de cogénération CSR une aide à l'investissement à hauteur de 30% et un tarif d'achat de l'électricité produite fixé à 130 euros par MWh.
    Reste que le développement d'unités de combustion dédiées est loin d'être consensuel, certains estimant qu'il s'agit d'une relance détournée de l'incinération des déchets. Aussi, dans le cadre du groupe de travail dédié au CSR du Comité stratégique des éco-industries (Cosei), les parties prenantes ont conditionné un éventuel soutien aux unités de combustion à la possibilité de substituer d'autres combustibles aux CSR. Alors que la prévention des déchets gagne du terrain, il s'agit là d'éviter la construction de nouveaux "aspirateurs à déchets".
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    Re: Combustibles solides de récupération

    Message par bye le Mer 11 Fév - 9:12

    SR : quels avantages pour les acteurs ?
    http://www.actu-environnement.com/ae/dossiers/combustibles-solides-recuperation/csr-avantages-stockage-energie-valorisation-dechets-statut.php#xtor=EREC-106

    Publié le 09/02/2015
    Nouvelle ressource énergétique, solution alternative au stockage, accès à un statut de valorisation des déchets : les combustibles solides de récupération présentent différents avantages pour les acteurs du secteur. Tour d'horizon.
    Du déchet au combustible : quelle place... | Aujourd'hui | Chapitre 5 / 6


    © stockstudioX La valorisation des déchets en CSR permettrait notamment de gérer les déchets de bois issus du BTP.
    La consommation des cimentiers multipliée par 1,6 par rapport à 2013 et l'appétence de plus en plus appuyée pour cette voie de la part des producteurs de déchets pourraient constituer les premiers signaux de l'amorce du développement des combustibles solides de récupération (CSR).
    Cet attrait s'explique par différents facteurs. Tout d'abord, le volet consacré aux déchets du projet de loi sur la transition énergétique a acté la réduction de 50% de la mise en décharge à l'horizon 2025 par rapport à 2010. L'utilisation des CSR est envisagée comme un des moyens pour y parvenir.
    Eligibles aux aides pour les EnR ?
    La feuille de route du plan recyclage et matériaux verts de la Nouvelle France industrielle prévoit également leur développement à travers une clarification de leur statut juridique mais également de les rendre éligibles aux aides pour les énergies renouvelables. Au final, elle vise le lancement de 31 projets associant centres de tri et CSR d'ici 2015.
    L'essor des CSR constituerait également un appui pour accompagner l'évolution des centres de tri, selon l'Ademe. "La demande en CSR de la part d'utilisateurs finaux tels que les cimenteries, les chaufourniers ou des centrales thermiques dédiées à des déchets à haut PCI permettrait d'atteindre une performance technico-économique intéressante des centres de tri automatisés de déchets industriels non dangereux", indique-t-elle dans une étude.
    Le document explique en effet que le développement du tri à la source chez les industriels impliquerait une diminution de la richesse du gisement entrant en centre de tri de déchets industriels non dangereux et au final à la diminution du taux de valorisation atteignable par ce type d'installation. "Ce constat souligne l'impact de plus en plus important de la valeur de reprise des matières premières secondaires et des CSR sur la viabilité de centre de tri automatisé de déchets industriels non dangereux", note l'étude.
    Pour certains, les CSR ouvrent également un débouché aux films et emballages plastique. "Avec l'extension des consignes de tri, l'objectif est de trier et recycler plus, pointe Michel Loubry, directeur général de PlasticsEurope pour l'Europe de l'Ouest. Ensuite pour une partie, la valorisation énergétique à haut rendement sera préférable pour éviter trop de transport ou de dépense d'énergie".
    La combustion des CSR, une valorisation énergétique
    L'efficacité énergétique de la combustion des CSR leur permet en effet d'être qualifiés d'opération de valorisation. La Directive cadre déchet de 2008 a requalifié l'incinération en valorisation lorsque l'efficacité énergétique des installations dépassait 60% (installation réalisée avant décembre 2008) à 65% (pour celles à partir de janvier 2009).
    Autre argument invoqué en faveur du développement du CSR : l'emploi. "Avec l'objectif de réduction de la mise en décharge des déchets de 50%, nous pourrions arriver à produire 2,5 millions de tonnes par an de CSR, préciseMichel Loubry. Ce qui correspondrait à environ 3.000 emplois dans les centres de tri des déchets pour produire des CSR et 440 emplois pour l'utilisation de CSR en centrales thermiques dédiées".
    Ces éléments ont conduit différents acteurs à intégrer cette option dans leur panel de solution. "Les élus ont fait le choix de considérer les déchets comme une ressource énergétique, explique Florence Nicolas, directrice du syndicat mixte d'étude pour le traitement des déchets ménagers et assimilés résiduels du Stéphanois et du Monbrisonnais (Sydemer). Les impacts environnementaux sont moindres par rapport à la solution de stockage actuelle et à une solution d'incinération. Ce choix de la production de CSR s'appuyant sur un postulat de raréfaction des énergies fossiles et d'augmentation de leur coût dans l'avenir". Le Sydemer est aujourd'hui en phase de recherche de site. Ce projet pourrait voir le jour en 2021.
    Les CSR, l'avenir de la filière bois énergie?
    "Les CSR représentent de manière indéniable l'avenir de la filière bois énergie, davantage que les biocombustibles solides", estime quant à elle une étude prospective du ministère de l'Agriculture. Selon cette dernière, la valorisation des déchets en CSR permettrait notamment de gérer les déchets de bois issus du BTP.
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    En ce qui concerne l'industrie cimentière, très énergivore, les CSR constituent une des énergies de substitution au coke de pétrole parmi les déchets d'huiles, de pneumatiques, de bois broyé, de boues de station d'épuration séchées, etc.
    Le recours aux CSR leur permet notamment de réduire leur dépendance aux énergies fossiles et le coût de fabrication du ciment. En revanche, le bilan CO2 s'avère moins évident. "Pour remplacer une tonne de coke de pétrole, il faut environ deux tonnes de CSR pour avoir le même apport énergétique : cela vient compenser au niveau des émissions de CO2 la part de biomasse que nous pourrions trouver", évalue Fabrice Copin, directeur délégué de l'association technique de l'industrie des liants hydrauliques (Atilh). Le bilan CO2 est néanmoins favorable aux CSR, essentiellement en raison du transport : le CSR étant produit localement, alors que le coke de pétrole provient de pays hors Europe".
    Selon l'Atilh, la capacité d'absorption des CSR pourrait atteindre 600.000 tonnes d'ici trois ans. L'objectif final ? Un million de tonne. "Le taux de substitution tous déchets confondus devrait être d'environ 32% en 2014, dont approximativement 6 à 7% de CSR, détaille Fabrice Copin. L'objectif de 1 million de tonne de CSR représentera 25% de substitution énergétique".
    Toutefois, quelques obstacles restent encore à lever avant d'atteindre ce taux d'absorption. "Aujourd'hui, le plus gros frein au développement, c'est de disposer d'un CSR de qualité constante conformément aux cahiers des charges des cimentiers, que ce soit en terme de granulométrie, de taux de chlore, de taux de cendre et de pouvoir calorifique", explique Stéphane Rutkowski, chef de département combustibles et matières de substitution, du cimentier Vicat. Ce dernier prône une discussion avec le producteur le plus en amont possible pour affiner la "recette" des CSR.
    Certains process des cimenteries autorisent plus de tolérance dans les critères d'acceptation. Certaines cimenteries sont ainsi équipées d'un système de by-pass chlore pour récupérer les poussières de chlore et éviter qu'elles perturbent le process. "Le by-pass chlore demeure un système coûteux et difficile à entretenir qui ne solutionne pas totalement les difficultés posées par le chlore dans le procédé cimentier, estime néanmoins un rapport de l'Ademe. En outre, seules les cimenteries fonctionnant sur le procédé par voie sèche peuvent être équipées d'un by-pass, c'est-à-dire à peine la moitié du parc des cimenteries françaises".
    De la même manière, la finesse exigée pour les combustibles solides de récupération ne sera pas la même selon leur point d'entrée dans le process cimentier : soit directement en tuyère (aspect 2D requis), soit dans une tour de préchauffage ou précalcinateurs (3D toléré).
    Selon l'Atilh, sur les 33 fours de cimenterie en France, 16 fours n'ont qu'une tuyère pour l'injection de combustibles, 11 disposent de fours équipés de préchauffeurs dont 5 avec précalcinateurs. Un précalcinateur est toujours installé sur un four avec préchauffeur (à l'inverse, tous les fours avec préchauffeurs ne sont pas équipés de précalcinateurs).
    Vers des centrales thermiques dédiées ?
    "Je suis favorable à la complémentarité avec un approvisionnement en CSR de centrales thermiques dédiées, cela devrait pousser à l'amélioration de la qualité des CSR destinés à l'industrie cimentière par une séparation plus adaptée des déchets"souligneStéphane Rutkowski. Les producteurs de CSR poussent le développement de cette seconde filière dont le cahier des charges serait moins contraignant (PCI plus faible, granulométrie supérieure, taux de chlore supérieur). "Ces deux filières sont complémentaires et nécessaires à développer pour arriver à l'objectif de 50% de déchets stockés en moins d'ici 2025 par rapport à 2010", assureMuriel Olivier, directeur des relations institutionnelles chez Veolia "Recyclage et Valorisation des déchets".
    Ce nouvel exutoire permettrait également de débloquer des obstacles financiers du point de vue des producteurs. "Aujourd'hui en terme de coût, nous ne parvenons pas à l'équilibre. Il faudrait pour cela que les coûts d'enfouissements soient supérieurs en France (ils restent très bas) et qu'il y ait d'autres utilisateurs de CSR que les cimentiers", estime Aline Magne, responsable Exploitation Tri CS et Production CSR de Paprec Sud Ouest.
    "La somme du coût de production du CSR à partir de refus de tri, entre 40 et 70 euros la tonne selon l'Ademe, du coût de transport et du prix d'accueil dans une unité de production d'énergie à partir de CSR ne doit pas conduire à un coût supérieur à celui de la mise en décharge, soit en moyenne en France 80€/T, TGAP incluse, si on ne veut pas renchérir le coût du tri des déchets, note Muriel Olivier. Substituer à de l'énergie fossile de l'énergie produite à partir de CSR chez un industriel nous impose un prix de vente de l'énergie comparable à celui obtenu à partir de gaz soit 30€/MWh. Ainsi, pour développer la filière, des aides du même ordre de grandeur que celles consenties pour la biomasse (entre 25 et 35% de subvention) sont nécessaires".
    Dorothée Laperche
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    Re: Combustibles solides de récupération

    Message par bye le Mer 11 Fév - 9:13

    Quel cadre réglementaire s'applique aux CSR ?
    http://www.actu-environnement.com/ae/dossiers/combustibles-solides-recuperation/cadre-reglementaire-csr.php#xtor=EREC-106

    Publié le 09/02/2015
    Les CSR ne sont pas visés en tant que tels par la réglementation. Ayant un statut de déchets, ils sont donc encadrés par la législation sur les déchets. Aucune sortie de ce statut n'a été autorisée pour ces résidus.
    Du déchet au combustible : quelle place... | Aujourd'hui | Chapitre 6 / 6


    © serggn

    La notion de "combustibles solides de récupération" (CSR) n'est juridiquement pas définie et aucun texte spécifique n'est dédié à ces résidus, que ce soit au niveau de l'Union européenne ou au plan national. Ainsi, ils ne sont pas identifiés en tant que tels dans la liste européenne des déchets, et seront classés en rubrique 19 12 10 Déchets combustibles (combustible issu de déchets) ou 19 12 12 Autres déchets (y compris mélanges) provenant du traitement mécanique des déchets autres que ceux visés à la rubrique 19 12 11.
    La seule définition de ces déchets solides broyés relève de la norme. Conséquences de cette absence de définition réglementaire ? Les CSR ont juridiquement un statut de déchets et on doit leur appliquer la législation correspondante : priorité donnée à la réduction de la production, application de la hiérarchie des modes de traitement, obligation de traçabilité, réglementation sur les transferts transfrontaliers de déchets…
    Valeurs limites de rejets de la directive IED
    Le "traitement thermique" des CSR en installations d'incinération ou de co-incinération, comme les cimenteries, est encadré par l'arrêté du 20 septembre 2002 relatif aux installations d'incinération et de co-incinération de déchets non dangereux.
    Un point sensible lié à l'incinération des CSR est la question des émissions de polluants atmosphériques dangereux pour la santé comme les produits chlorés, les dioxines et les métaux lourds que les installations sont susceptibles de rejeter. Conformément à la directive du 24 novembre 2010 sur les émissions industrielles, dite "directive IED", l'arrêté précité fixe des valeurs limites de rejets pour ces polluants applicables aussi bien aux installations d'incinération que de co-incinération : 10 mg/m3 en moyenne journalière pour le chlorure d'hydrogène (HCl), 0,1 ng/m3 pour les dioxines et furannes, 0,05 mg/m3 pour le cadmium et le mercure, 0,5 mg/m3 pour le total des métaux lourds.
    En ce qui concerne les dioxines et furannes, on notera toutefois que l'arrêté impose aux installations d'incinération la mesure en semi-continu des dioxines et furannes, alors que cette mesure n'est pas imposée aux installations de co-incinération.
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    Seule la combustion des déchets constitués exclusivement de biomasse pourra échapper à l'arrêté précité. Elle relèvera alors des arrêtés applicables aux installations relevant de la rubrique 2910-B de la nomenclature des installations classées (ICPE). Cette sous-rubrique vise les déchets végétaux provenant du secteur industriel de la transformation alimentaire, les déchets végétaux fibreux issus de la production de pâte vierge et de la production de papier à partir de pâte s'ils sont co-incinérés sur le lieu de production, ainsi que les déchets de bois à l'exception de ceux qui sont susceptibles de contenir des composés organiques halogénés ou des métaux lourds. Il est toutefois difficile d'envisager que les CSR, constitués d'un mélange de déchets solides broyés, puissent entrer dans cette catégorie, à moins qu'il ne s'agisse, par exemple, que de déchets de bois non traités.
    Pas de sortie du statut de déchets
    Les producteurs de CSR peuvent être tentés de faire une demande de sortie du statut de déchets, comme le prévoit le code de l'environnement, afin de ne plus subir les contraintes liées à la législation sur les déchets, notamment en matière de transferts transfrontaliers. Une demande en ce sens aurait d'ailleurs été rejetée par le ministère de l'Ecologie, en raison de la difficulté à garantir l'homogénéité et la stabilité dans le temps de la composition du produit. La Fédération des entreprises du recyclage (Federec) ne se dit pas opposée à terme à une sortie du statut de déchets même s'il ne s'agit pas pour elle d'une revendication dans l'immédiat.
    Mais les CSR devenant juridiquement des produits pourraient alors être concernés par le règlement Reach. De plus, les règles applicables aux installations les incinérant pourraient être moins favorables au regard de la directive européenne instaurant un marché de quotas d'émissions de CO2.
    Une sortie du cadre réglementaire applicable aux déchets "engendrerait, en sortie d'une plateforme de préparation de CSR, un risque important d'assister à de fausses valorisations : les CSR pourraient très bien être abandonnés, éliminés de manière illégale, non valorisés de manière énergétique, voire brûlés dans des chaudières non équipées à cet effet", estime la Fédération nationale des activités de la dépollution et de l'environnement (Fnade), opposée à ce changement de statut.
    De plus, ajoute la fédération, les risques pour la santé et l'environnement seraient conséquents dans l'hypothèse où les CSR "produits" pourraient être brûlés sans un traitement des fumées conforme aux dispositions relatives à l'incinération de déchets de la directive IED.
    Vers une rubrique ICPE dédiée
    Actuellement, une installation de production d'énergie à partir de CSR est classée au titre de la rubrique 2771 de la nomenclature des installations classées dédiée au traitement thermique des déchets non dangereux.
    En vue de développer la filière des CSR en France, la Fnade réclame la création d'une nouvelle rubrique intitulée "Unité de production d'énergie à partir de CSR", visant des installations dont la finalité serait la production d'énergie et non le traitement de déchets, sans pour autant remettre en cause le statut de déchet des CSR.
    L'organisation professionnelle y voit là plusieurs avantages : préciser la nature des déchets autorisés dans ces installations, imposer des exigences d'efficacité énergétique différentes de celles imposées aux unités d'incinération et de co-incinération, interdire la réception de CSR quand il n'y a pas de demande d'énergie, imposer le respect par ces installations de la directive IED, prévoir une réversibilité des installations avec un autre type de combustible alternatif…
    Pour l'instant, l'Administration n'a pas donné suite à cette demande et aucun texte allant dans ce sens n'a été soumis au Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques (CSPRT).
    Laurent Radisson

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