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    les pesticides, insecticides......

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    Re: les pesticides, insecticides......

    Message par bye le Mar 17 Fév - 10:26

    Insecticides - Une légitime impatience
    http://www.eid-med.org/actualites/insecticides-une-legitime-impatience

    Face à une paupérisation insecticide qui dure, les présidents des sept collectivités de tutelle de l’EID Méditerranée : Damien Alary (Région Languedoc-Roussillon), André Vezinhet (CG de l’Hérault), Hermeline Malherbe (CG des Pyrénées-Orientales), André Viola, CG de l’Aude), Jean Denat, (CG du Gard), Jean-Noël Guérini, (CG des Bouches-du-Rhône), Horace Lanfranchi (CG du Var) ont cosigné un courrier à l’attention de la ministre de la Santé pour demander un engagement de l’État et de l’Europe, en vue de l’homologation de produits supplémentaires, et solliciter un rendez-vous. Une initiative rare, à la mesure de la préoccupation exprimée, relayée par une conférence de presse du Bureau de l’EID-Med : son président, Christian Jean, représentant le CG de l’Hérault, et deux vice-présidents : François Delacroix, représentant la Région L-R, et Patrick Bonton, représentant le CG du Gard.


    1ère demande : avancer concrètement dans le dossier « insecticides », en faisant que l’État et, sous son influence, l’Union Européenne suppléent le secteur industriel défaillant et financent les études préalables concernant tout ou partie de la vingtaine de produits identifiés par le groupe de travail constitué par l’ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire), auquel participent, pour l’agence nationale pour la démoustication (ADEGE), Christophe Lagneau (directeur R&D de l’EID Méditerranée) et André Yebakima (directeur du centre de démoustication de la Martinique). Puis qu’ils contribuent aux dossiers de demandes d’homologations. Estimation : environ un million d’euros par substance (*).
    2ème demande : remettre les traitements antivectoriels (LAV) à leur juste place, c’est-à-dire sous la compétence sanitaire de l’État, impliquant que celui-ci les finance et non les Départements, comme c’est le cas aujourd’hui, au titre de la loi du 13 août 2004 (libertés et responsabilités locales).
    3ème demande : obtenir de l’État, au titre de sa compétence « santé », une contribution financière aux actions de communication conduites par les opérateurs territoriaux contre le « moustique tigre ». Car servant à la lutte contre sa prolifération et sa nuisance, elles servent dans le même mouvement à abaisser le risque vectoriel.
    (*) Après douze ans de démarches, à Bruxelles et à Paris, dans le cadre de la mise en œuvre d’une directive européenne de 1998 (dite « biocide »), fixant les règles d’homologation de tous les
    insecticides (anciens et nouveaux), les opérateurs publics de démoustication font face à une paupérisation extrême des insecticides utilisables : de 11 (7 « larvicides » et 4 « adulticides ») jusqu’au milieu des années 2000, ils sont réduits à… 2 aujourd’hui. La faible rentabilité du marché « démoustication » fait que le secteur industriel ne s’engage pas dans les études nécessaires au dépôt de dossiers d’homologation, alors qu’un panel de produits est pressenti (voir ci-dessus). C’est à ce niveau qu’un appui est absolument nécessaire.
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    Re: les pesticides, insecticides......

    Message par bye le Mar 17 Fév - 10:27

    Il existe 3 500 espèces de moustiques dans le monde ... 49 sur le littoral méditerranéen français.
    http://www.eid-med.org/page/especes
    Les moustiques font partie de l'ordre des Diptères, famille des Culicidés.Plus de 3 500 espèces ont été recensées. Les moustiques sont présents sous toutes les latitudes, même au cercle polaire ! Sur le littoral méditerranéen français, les 47 espèces connues sont réparties, très inégalement, dans sept genres :
    • Ochlerotatus (=Aedes) (18)
    • Aedes (34)
    • Culex (9)
    • Anopheles (8)
    • Culiseta (6)
    • Coquillettidia (2)
    • Orthopodomyia (1)
    • Uranotaenia (1)
    11 d'entre elles sont génantes dans notre région : Ochlerotatus (=Aedes) caspius, Ochlerotatus (=Aedes) detritus, Aedes vexans, Aedes albopictus, Anopheles hyrcanus, Anopheles maculipennis (complexe), Coquillettidia buxtoni, Coquillettidia richiardii, Culex modestus, Culex pipiens et Culiseta subochrea et Ochlerotatus (=Aedes) geniculatus.
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    Re: les pesticides, insecticides......

    Message par bye le Mar 17 Fév - 10:27

    Le cycle biologique du moustique
    http://www.eid-med.org/page/biologie-ecologie

    Sur la cinquantaine d’espèce du littoral méditerranéen français,un petit nombre d'entre elles pique l'Homme. Les plus fréquentes appartiennent aux genres Aedes, Ochlerotatus et Culex. Les moustiques mâles sont inoffensifs : seules les femelles piquent. Car après accouplement, la femelle a absolument besoin d'un repas sanguin pour porter ses œufs à maturité.

    Oeuf : Son repas sanguin achevé, elle va pondre ses oeufs à la surface de l'eau ou sur une terre humide soumise à submersion.
    Larve : Dans l'eau, ses oeufs vont donner naissance à des larves qui ont un mode de vie exclusivement aquatique. L'eau est indispensable à l'éclosion de la larve et à son développement...Dans certains cas particuliers, les oeufs n'éclosent qu'après avoir passé l'hiver. La vie du moustique au stade larvaire a une durée variable inférieure à 10 jours en plein été,à plusieurs mois pendant l’hiver.Les larves se nourrissent de matières en suspensions présentent dans l’eau : de bactéries et de plancton. La vie larvaire du moustique est rythmée par des mues qui lui permettent de grandir et de passer par les 4 stades larvaires.
    Nymphe : Au terme de cette période larvaire, la larve effectue une ultime mue et devient une nymphe (l’équivalent du cocon des papillons). A ce stade, elle vit encore 2 à 3 jours dans l'eau, le temps que s'accomplissent en elle de profondes modifications anatomiques qui donneront un insecte adulte parfait (imago).
    L'émergence : L’émergence est la dernière étape, celle qui permet au moustique de passer du stade aquatique au stade aérien. La nymphe commence s'immobiliser à la surface de l'eau. Une déchirure ouvre sa face dorsale...
    et l'adulte se dégage lentement. Libre, il pourra enfin voler de ses propres ailes.
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    Re: les pesticides, insecticides......

    Message par bye le Mar 17 Fév - 10:28

    LA DEMOUSTICATION EN ZONES URBAINES
    http://www.eid-rhonealpes.com/chenill.htm

    La lutte anti-moustiques en zone urbaine vient compléter la démoustication en milieu rural.
    A l'inverse des milieux ruraux où les superficies à traiter atteignent jusqu'à quelques dizaines d'hectares, la démoustication en milieu urbain concerne une multitude de petits gîtes : fosses d'aisance, bidons de recueil d'eau dans les jardins potagers, vieux pneus, vieux bassins abandonnés, toutes sortes de récipients hétéroclites localisés à proximité des habitations, d'où les difficultés de les visiter un à un et de les traiter.
    Une cartographie spécifique, adaptée à l'habitat urbain est réalisée à partir des plans cadastraux. A ce jour, plus de 2400 planches cadastrales sont inventoriées.
    Conscients qu'il s'agit là d'hygiène de l'habitat, les services de l'E.I.D. mettent en oeuvre une action d'information et de sensibilisation de la population, pour tendre peu à peu vers une prise en charge par le citoyen lui-même.







    Par des précautions élémentaires, on peut facilement limiter les nuisances dues aux moustiques. Pour cela, il faut les empêcher de passer à l'état adulte ; 2 solutions peuvent être envisagées :
    • tout d'abord, chercher à éliminer l'eau qui permet son développement larvaire, ou mieux, éliminer définitivement le récipient, ce qui est la solution idéale,
    • sinon, il faudra traiter cette eau avec un produit approprié pour détruire les larves ; il est donc indispensable de recenser, dans un premier temps, tous les points d'eau stagnante puis ensuite, et au mieux de les éliminer définitivement, ou sinon de les traiter.
    Pour une efficacité optimale les traitements se font préférentiellement sur les moustiques au stade larvaire. Ceci permet l'utilisation de produit biologique à base d'une bactérie (le bacille de thuringe). A l'inverse, le traitement des moustiques adultes est rendu plus difficile compte tenu de leur dispersion aérienne importante et s'avère plus délicat car il nécessite l'utilisation de produits chimiques qui demande des précautions d'emploi très strictes.
    Le moustique est bien sûr notre problème… mais il est aussi le vôtre
    PAS D'EAU STAGNANTE = PAS DE MOUSTIQUES
    Voici une liste non limitative des gîtes les plus fréquemment observés, sur lesquels vous pouvez agir efficacement :
    Types de gîtes Solutions à adopter
    Fosses septiques non fonctionnelles etfosses vidangeables Les combler entièrement si elles ne sont pas indispensables, c'est-à-dire lorsqu'il y a le tout-à-l'égoût. Sinon, obturer parfaitement les accès en bétonnant les boucliers de visite et en posant un grillage inoxydable à maille très fine (millimétrique), à l'extrémité de la conduite d'aération, et en double épaisseur.
    Vide-sanitaires Prendre des mesures préventives au départ de la construction. Deux cas extrêmes sont à distinguer :A - S'ils sont situés sur un relief :- Régaler le sol avec une pente régulière convergeant vers un point bas, avec exutoire vers l'extérieur ;- Ne pas oublier de combler les dépressions qui bordent les fondations ;- Prévoir une libre circulation des eaux entre les compartiments, au moyen de trous situés au niveau le plus bas et à travers les murs de refend, de manière à obtenir un assèchement total et permanent ;B - S'ils sont situés dans une plaine humide avec une nappe phréatique proche de la surface :- Il faut absolument éviter d'excaver le sol,- Voire le remblayer avec un matériau poreux, de manière à ne jamais avoir d'eau libre.
    Jardins potagers avec bidons de récupération des eaux de pluie. Les vider complètement en les retournant, au minimum tous les 8 jours. En effet, le fait de prélever quelques seaux ou arrosoirs d'eau ne permet pas de les vider complètement, ni d'éliminer les larves de moustique totalement, d'où persistance de la nuisance.
    Citernes de recueil d'eau Obturer parfaitement les accès ou les grillager.
    Vieux pneus Les éliminer absolument.
    Tous récipients pouvant contenir de l'eau stagnante (de la boîte de conserve au vieux bassin) Eliminer tous les récipients.
    Bassins d'ornementation Mettre, par exemple, des poissons rouges qui mangent les larves ; le résultat est parfait.
    • Les puits ne sont pas favorables au développement du moustique, du fait que la température de l'eau est généralement trop faible.
    • Il en est de même pour les fosses septiques en bon état de fonctionnement.
    • Par contre, si elles sont court-circuitées suite à un raccordement à l'égout, par exemple, et si les issues ne sont pas grillagées convenablement, elles deviennent, dans ce cas, d'excellents gîtes à moustiques.


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    Re: les pesticides, insecticides......

    Message par bye le Mar 17 Fév - 10:29

    Historique de la démoustication sur le littoral méditerranéen
    http://www.tourduvalat.org/fr/dossiers/historique_de_la_demoustication_sur_le_littoral_mediterraneen

    En juin 1963, l'Etat crée la Mission Interministérielle pour l'Aménagement Touristique du Littoral du Languedoc-Roussillon présidée par Pierre Racine. S'ensuit la création de huit stations balnéaires pouvant héberger un million de touristes. Mais touristes et moustiques ne font pas bon ménage et l'Entente Interdépartementale pour la Démoustication (EID Méditerranée), organisme public, est créée afin de contrôler la gêne causée par les moustiques. Une démoustication " de confort " avec des traitements sans précédent en termes de superficie et de fréquence est mise en œuvre dans 5 départements et 210 communes couvrant 300 000 ha. A cette époque, la richesse exceptionnelle des zones humides de Camargue est déjà reconnue et elle jouit de divers statuts de protection nationaux et internationaux. Elle n'est pas incluse dans le projet d'aménagement et ne fait pas l'objet d'une démoustication par l'EID.
    Pendant de nombreuses années, la démoustication hors Camargue a été réalisée à l’aide d’insecticides d'usage général appartenant à la famille des organophosphorés (fénitrothion comme anti-adulte ou imagocide et le téméphos ou abate comme larvicide). Contrairement aux organochlorés (DDT), ces insecticides de contact ont l'avantage de se dégrader rapidement dans l'écosystème mais leur toxicité n'est pas sélective, c'est-à-dire qu'ils affectent aussi bien les vertébrés que les invertébrés, les oiseaux y étant particulièrement sensibles. Ainsi, une petite quantité de ces produits suffit pour tuer un oiseau soit par inhalation de particules, soit par contact dermique avec le nuage de pulvérisation ou la végétation contaminée, soit par ingestion de nourriture contaminée ou de résidus durant le toilettage du plumage. Les produits utilisés par certains prestataires touristiques ou particuliers en Camargue (ex : décis) sont encore plus nocifs, d’autant plus que les doses préconisées par le fabriquant sont rarement respectées.
    La découverte du Bti (Bacillus thuringiensis israelensis) en 1976, insecticide biologique très sélectif et peu toxique pour la faune non-cible permet d’envisager une démoustication des zones naturelles protégées comme la Camargue. Il s’agit aujourd’hui du larvicide le plus utilisé dans le monde pour réduire la gêne causée par les moustiques. Le Bti est une bactérie naturellement présente dans le sol dont l’épandage dans les milieux aquatiques entraîne la mort des larves de nématocères (sous-ordre des diptères incluant les moustiques et les chironomes) après ingestion. Depuis 2006, le Bti est le seul larvicide homologué en Europe et utilisé par l’EID pour démoustiquer le littoral méditerranéen.
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    Re: les pesticides, insecticides......

    Message par bye le Mar 17 Fév - 10:29

    Moustique tigre -Aedes albopictus
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Aedes_albopictus

    Le moustique-tigre Aedes (Stegomyia) albopictus (actuellement Stegomyia albopicta) est un insecte de la famille des Culicidae, originaire d'Asie du sud-est. C'est l'une des cent espèces les plus invasives au monde1, étant actuellement présente dans 100 pays sur les cinq continents.
    Description de l'espèce
    Le moustique-tigre se reconnait par la présence d'une ligne longitudinale blanche en position centrale sur son thorax noir, visible à l'œil nu.
    Il doit son nom à ses rayures qu’il porte sur ses pattes et qu'il partage avec les espèces du même sous genre (Stegomyia).
    Cycle biologique
    Ce moustique se développe majoritairement en zone urbaine. La femelle pond dans les eaux stagnantes et principalement[réf. nécessaire] dans les gîtes anthropiques, c'est-à-dire créés par l'homme, par exemple dans les vases, soucoupes de pots de fleurs, gouttières mal vidées, vieux pneus, récipients en fer ou en plastique abandonnés, mais aussi dans les flaques d'eau après les fortes pluies2. Par des températures comprises entre 25 et 30°C, les femelles pondent en moyenne 74 œufs tous les 3-4 jours[réf. nécessaire].
    La moitié des femelles vivent 29 jours à 25° et 32 jours à 30 °C3.
    Comportement
    C'est une espèce agressive qui pique de jour avec un pic d'agressivité au lever du jour et un autre au crépuscule. C'est la femelle, une fois fécondée qui pique les mammifères ou les oiseaux pour absorber du sang dans lequel elle trouvera les protéines nécessaires à sa progéniture. Ce n'est pas directement le sang bu sur la précédente victime qui infecte la suivante, mais la salive que le moustique-tigre injecte dans sa victime pour fluidifier le sang.
    Expansion
    Monde

    Aire de répartition du moustique-tigre, en 2007. Depuis il s'est également implanté dans plusieurs départements du sud de la France.
    Avec l'expansion des transports, l'aire de répartition4 de ce moustique ne cesse de se modifier, avec des risques sanitaires préoccupants5,6. Depuis quelques décennies, il est en forte expansion à travers le monde, même en zone non-tropicale. Le transport ou le stockage de vieux pneus dans lesquels de l'eau stagne toujours (de par la forme du pneu) semble servir de véhicule principal. En Amérique, on pense que c'est de cette manière qu'il est parvenu à Houston aux États-Unis, d'où il a conquis une majeure partie du continent américain.
    Le réchauffement climatique pourrait être un facteur d'expansion vers les zones tempérées et plus en altitude. On cherche à comprendre les facteurs génétiques liés à cette possibilité7.
    Europe
    En Europe8 : ce moustique est arrivé en Catalogne vers 20059. Depuis le début des années 1990, il est très présent sur une grande partie de l'Italie où il a été découvert pour la première fois à Gênes dans un dépôt de vieux pneus importés10,11. Il est particulièrement abondant en Romagne surtout dans les villes de la province de Ravenne ainsi que dans la région de l'Abruzze et Molise entre Vasto et Termoli. On le trouve également ponctuellement dans d'autres pays d'Europe méditerranéenne comme le Monténégro et la Croatie, à Malte12,13 et il a été repéré en Allemagne14, en France et en Belgique en 2000 et 2013 15 et aux Pays-Bas en 200716, ou encore en Albanie17. En novembre 2007, il a été repéré pour la première fois au nord des Alpes, dans le canton suisse d'Argovie18.
    France
    Après quelques tentatives d'installation sur des zones de stockage de vieux pneus, d'où il avait été éradiqué, il a réussi depuis 200419,20 à s'établir durablement sur la côte des Alpes-Maritimes et en 2006 en Haute-Corse, principalement dans la région de Bastia21. En septembre 2008, on peut le rencontrer dans le Var, signalé à Saint-Raphaël, Fréjus, Roquebrune-sur-Argens, Toulon et Hyères.
    Au printemps 2008, il semble également certain qu'il ait été identifié dans la région de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Le moustique-tigre est arrivé à Marseille en 201022.
    Entre 2006 et 2012 il a colonisé la Corse, les Alpes-Maritimes, le Var, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, le Gard, l'Hérault. Il a aussi été détecté en Ardèche, dans l'Aude, les Pyrénées-Orientales, dans le Cantal (Auvergne), à Marmande (Lot-et-Garonne) et continue de progresser vers le Nord : il a même été détecté aux portes de Paris23.
    Il a également été détecté en Charente-Maritime en 2013[réf. souhaitée].
    En juillet 2014, cette espèce est désormais « implantée » dans 19 départements du sud de la France (Gironde, Lot-et-Garonne, Tarn, Haute-Garonne, Pyrénées-Orientales, Aude, Hérault, Gard, Ardèche, Vaucluse, Isère24, Rhône, Drôme, Bouches-du-Rhône, Var, Alpes-de-Haute-Provence, Alpes-Maritimes, Corse du Sud et Haute-Corse)25 et en Loire Atlantique . il a été détecté en août 2014 en Vendée, et signalé en novembre de la même année dans le Bas-Rhin.
    L'établissement public interdépartemental pour la démoustication (EID) est l'organisme public chargé de sa surveillance sur les grandes régions.
    Vecteur de maladies
    Le Chikungunya
    Seules les femelles sont porteuses du virus du chikungunya, car les mâles ne piquent pas. Les moustiques se contaminent en absorbant le sang d'un humain malade. Le virus se multiplie alors dans les cellules de l'insecte, en particulier son tube digestif, et finit par atteindre les glandes salivaires après une incubation de 2 à 6 jours26. Le moustique peut alors contaminer d'autres personnes. Des tests contrôlés réalisés à la Réunion ont montré que si ce moustique est capable de se nourrir sur de nombreuses espèces (caméléon, poule, rat, chien, chèvre...), l'Homme est choisi dans 70 à 90 % des cas dès lors que le moustique a le choix27.
    En 2005, une épidémie de chikungunya frappe l'Ile de la Réunion, épidémie durant laquelle le moustique tigre s'avère être le principal vecteur de la maladie au détriment d'Aedes aegypti.
    Article détaillé : Épidémie de chikungunya à La Réunion.
    Une souche particulière du virus du Chikungunya nommée E1-226V, apparue après l'épidémie de 2005 se multiplie plus rapidement chez les femelles infectées, ce qui augmente encore les risques de transmission28.
    En juillet 2007, il a été reconnu responsable de la transmission du chikungunya en Italie (plusieurs dizaines de cas dans la province de Ravenne)29, ce qui est le premier cas de transmission connue en Europe. Pendant l'été 2010, des cas autochtones de dengue et de chikungunya ont été signalés dans les Alpes-Maritimes et le Var.
    Depuis novembre 2013, une épidémie de Chikungunya sévit dans les Antilles (Petites et Grandes Antilles), la Guyane Française et quelques foyers en Amérique du Sud. Au vu de la répartition du moustique Aedès sur le département américain, il existe une surveillance épidémiologique active des malades en région tropicale antillaise et aux États-Unis.
    Depuis octobre 2014, une épidémie de chikungunya se répand en Polynésie Française, plus de 40 000 cas recensés en décembre 2014, dont 95% sur les îles de Tahiti et Moorea. Le chikungunya était absent de Polynésie ou sévit également et pendant la même période une épidémie de dengue.
    La dengue
    La dengue est une maladie transmise par le moustique tigre30.
    En France, deux cas de transmission autochtone de dengue ont été recensés à Nice en 2010, et dans le Var en août 201431.
    Autres maladies en zone tropicale
    En zone tropicale, cet insecte peut inoculer une trentaine de virus, propageant notamment l'encéphalite de Saint Louis
    Lutte
    En France, ces moustiques se retrouvent surtout en milieu urbain, dans les zones habitées, parce qu'ils y trouvent de la nourriture pour leurs œufs (en piquant), des eaux stagnantes pour pondre ainsi que des abris à l’ombre des arbres32.
    Cartographie de l'invasion
    Le Centre national d'expertise sur les vecteurs (CNEV), un laboratoire communautaire de référence, propose de signaler toute présence de l'espèce en France sur un site Internet officiel dédié, le Portail de signalement du moustique tigre33.
    Limiter la prolifération
    La lutte anti-vectorielle (LAV) est un des moyens de lutter collectivement contre le développement du moustique tigre. Elle consiste à supprimer les gîtes larvaires à l'intérieur et à l'extérieur de son habitation ou à faire effectuer, par des professionnels, une lutte contre les moustiques adultes (traitement par un insecticide chimique ou biologique)34.
    Larves de moustiques
    Le moustique tigre ne se déplace généralement que sur une centaine de mètres maximum. Dès lors, si une personnes se fait piquer à son domicile ou dans son jardin, il y a de fortes chances qu'il soit né à proximité32.
    Les principales recommandations pour diminuer le nombre de larves de moustiques sont de32 :
    • supprimer les endroits où l’eau peut stagner : petits détritus, encombrants, bâches plastiques, pneus usagés, déchets verts. À défaut, ces endroits peuvent être remplis par du sable ou de la terre. Les moustiques sont en effet attirés par les eaux stagnantes, dans lesquelles ils viennent se reproduire.
    • changer l’eau des fleurs et des plantes une fois par semaine, supprimer les soucoupes des pots de fleur, ou de remplacer l’eau des vases par du sable humide.
    • vérifier le bon écoulement des eaux de pluie et des eaux usées et nettoyer régulièrement gouttières, regards, caniveaux et drainages.
    • couvrir les réservoirs d’eau avec un voile moustiquaire ou un simple tissu : bidons d’eau, citernes, bassins.
    • couvrir les piscines hors d’usage et évacuer l’eau des bâches ou traiter l’eau : eau de Javel, galet de chlore.
    Moustiques adultes
    Les principales recommandations pour éliminer les lieux de repos des moustiques adultes sont d'entretenir régulièrement le jardin et espaces verts32 :
    • débroussailler et tailler les herbes hautes ainsi que les haies,
    • élaguer les arbres,
    • ramasser les fruits tombés et les débris végétaux,
    • réduire les sources d’humidité, en limitant par exemple l’arrosage.
    Protection humaine
    Afin de lutter contre le risque de transmission de maladies par cet insecte, le ministère de la santé a émis plusieurs conseils, notamment à la suite de la découverte de spécimens en France. Le ministère de la Santé conseille notamment de porter des vêtements recouvrant au maximum le corps.
    Les principales recommandations pour la protection individuelle sont de :
    • porter des vêtements longs et protéger les pieds et chevilles32;
    • aménager l’habitat (moustiquaires sur les lits et berceaux, grillage anti-moustiques aux fenêtres et portes, utilisation de ventilation et/ou de la climatisation)35;
    • utiliser des produits répulsifs cutanés32.
    Outre ces précautions de base qui permettent d'éviter d'augmenter le nombre de moustiques, il est également possible de s'équiper de pièges spéciaux pour les moustiques tigres (éviter les lampes ultra-violet qui tuent tous les autres insectes nocturnes sans toucher aux moustiques tigres) 36
    Recherches
    Des recherches sont actuellement en cours pour tenter de maîtriser le développement des populations par la technique dite de l'insecte stérile à la Réunion et en Italie. Il s'agit de relâcher des millions de mâles stérilisés (par irradiation ou transgenèse) qui s'accouplent avec les femelles au détriment des mâles sauvages37.
    Annexes
    Notes
    1. ↑ Référence GISD : espèce Aedes albopictus [archive] (en)
    2. ↑ C. Paupy, « Aedes albopictus, an arbovirus vector: From the darkness to the light », Microbes and Infection, vol. 11, no 14–15,‎ 2009-12, p. 1177-1185 (ISSN 1286-4579, DOI 10.1016/j.micinf.2009.05.005, lire en ligne [archive])
    3. ↑ La Recherche no 458, p. 52-55
    4. ↑ Knudsen Ab, « Global distribution and continuing spread of Aedes albopictus. », Parassitologia, vol. 37, no 2-3,‎ 1995-12, p. 91-97 (ISSN 0048-2951, lire en ligne [archive])
    5. ↑ M Straetemans, « Vector-related risk mapping of the introduction and establishment of Aedes albopictus in Europe », Euro surveillance: bulletin Européen sur les maladies transmissibles = European communicable disease bulletin, vol. 13, no 7,‎ 2008-02-14 (ISSN 1560-7917)
    6. ↑ C. J. Mitchell, « Geographic spread of Aedes albopictus and potential for involvement in arbovirus cycles in the Mediterranean basin. », Journal of Vector Ecology, vol. 20, no 1,‎ 1995, p. 44-58
    7. ↑ Offre de thèse Bases génétiques de l’adaptation du moustique tigre Aedes albopictus aux milieux tempérés grâce aux nouvelles technologies de séquençage [archive]
    8. ↑ J. F. Reinert, « Generic changes affecting European aedine mosquitoes (Diptera: Culicidae: Aedini) with a checklist of species », European Mosquito Bulletin,‎ 2005 (lire en ligne [archive])
    9. ↑ Agència de Salut Pùblica [archive]
    10. ↑ Romi, R. (1995). « History and updating on the spread of Aedes albopictus in Italy. » in Parassitologia (Roma). 37: 99-103.
    11. ↑ Sabatini, A., Ranieri, V., Trovato, G. & Coluzzi, M. (1990) Aedes albopictus in Italia e possible diffusion della specie nell’area mediterranea. Parassitologia 32, 301-304
    12. ↑ P. Gatt, « First record of Aedes (Stegomyia) albopictus (Skuse) (Diptera: Culicidae) in Malta. », European Mosquito Bulletin, no 27,‎ 2009, p. 56-64
    13. ↑ J. A. Buhagiar, « A second record of Aedes (Stegomyia) albopictus (Diptera: Culicidae) in Malta. », European Mosquito Bulletin, no 27,‎ 2009, p. 65-67
    14. ↑ Pluskota, B., Storch, V., Braunbeck, T., Beck, M. & Becker, N. (2008) First record of Stegomyia albopicta (Skuse) (Diptera: Culicidae) in Germany. European Mosquito Bulletin 26, 1-5.
    15. ↑ S. Boukraa, FN. Raharimalala, JY. Zimmer, F. Schaffner, T. Bawin, E. Haubruge et F. Francis, « Reintroduction of the invasive mosquito species Aedes albopictus in Belgium in July 2013. », Parasite, vol. 20,‎ 2013, p. 54 (PMID 24325893, DOI 10.1051/parasite/2013054)
    16. ↑ E.-J. Scholte, « First record of Aedes (Stegomyia) albopictus in The Netherlands », European Mosquito Bulletin,‎ 2007 (lire en ligne [archive])
    17. ↑ J. Adhami, « Introduction and establishment of Aedes (Stegomyia) albopictus Skuse (Diptera : Culicidae) in Albania », Journal of the American Mosquito Control Association, vol. 14, no 3,‎ 1998, p. 340-343 (ISSN 8756-971X, lire en ligne [archive])
    18. ↑ Chikungunya: le moustique a passé les Alpes [archive] Libération, 26 novembre 2007
    19. ↑ Revue: médecine tropicale: 2007;67,3, page 310
    20. ↑ Schaffner, F., Boulletereau, B., Guiller, B., Guilloteau, J. & Karch, S. (2001) Aedes albopictus (Skuse, 1894) established in metropolitan France. European Mosquito Bulletin 9, 1-3.
    21. ↑ De Jong, L., Moreau, X., Dalia, J., Coustau, C. & Thiery, A. (2009) Molecular characterization of the invasive Asian tiger mosquito, Aedes (Stegomyia) albopictus (Diptera: Culicidae) in Corsica. Acta Tropica (in press).
    22. ↑ L'arrivée du moustique-tigre en France sur Vedura.fr du 10 juin 2010 [archive]
    23. ↑ Le Monde du 18 juillet 2012 http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=1200469&xtmc=tigre&xtcr=1 [archive]
    24. ↑ Moustique Tigre : une épidémie à craindre ? [archive] Place Gre'net, 25 juin 2014
    25. ↑ Alerte au moustique tigre dans 18 départements [archive], La Dépêche du Midi, 16 juin 2014
    26. ↑ travaux réalisés par Anna Bella Failloux, institut Pasteur. La Recherche no 458, décembre 2011
    27. ↑ La Recherche no 458, décembre 2011. Article de Didier Fontenille Directeur de Recherche à L'IRD.
    28. ↑ Travaux de M. Vazeille et al, PloS One, 2, 11, 2008.
    29. ↑ http://www.gouvernement.lu/salle_presse/communiques/2007/09/05sante/index.html [archive]
    30. ↑ La dengue : comprendre et agir [archive], Institut national de prévention et d'éducation pour la santé, 29 juin 2010
    31. ↑ Premier cas autochtone de dengue dans le Var [archive], Le Monde, 22 août 2014
    32. ↑ a, b, c, d, e et f Dépliant d'information sur le Moustique tigre [archive], ministère de la santé, juin 2010
    33. ↑ Portail de signalement du moustique tigre (Aedes albopictus) [archive].
    34. ↑ [1] [archive], MTES 2011/05/04
    35. ↑ Recommandations sanitaires pour les voyageurs - 2012 : Efficacité relative des moyens de prévention disponibles contre les piqûres de moustiques [archive], Institut de veille sanitaire, 29 mai 2012
    36. ↑ « comment se protéger des moustiques tigres » [archive], sur http://moustique-tigre.info [archive],‎ 01/06/2014 (consulté le 13/07/2014)
    37. ↑ La Recherche no 458 pp 52-55
    Références externes
    Sur les autres projets Wikimedia :
    • Aedes albopictus, sur Wikimedia Commons
    • Référence Animal Diversity Web : Aedes albopictus (en) (consulté le 1 août 2014)
    • Référence Catalogue of Life : Aedes albopictus Skuse, 1894 (en) (consulté le 1 août 2014)
    • Référence Fauna Europaea : Aedes albopictus (en) (consulté le 1 août 2014)
    • Référence GISD : espèce Aedes albopictus (en) (consulté le 1 août 2014)
    • Référence INPN : Aedes albopictus (Skuse, 1894) (+ statut + description) (fr) (consulté le 1 août 2014)
    • Référence ITIS : Aedes albopictus (Skuse, 1895) (fr) (+ version anglaise (en)) (consulté le 1 août 2014)
    • Référence NCBI : Aedes albopictus (en) (consulté le 1 août 2014)
    • Référence uBio : Aedes albopictus Skuse, 1894 (en) (consulté le 1 août 2014)
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    Re: les pesticides, insecticides......

    Message par bye le Jeu 5 Mar - 20:24

    Les jardiniers amateurs menacent les insectes pollinisateurs
    http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2015/02/19/les-jardiniers-amateurs-menacent-les-insectes-pollinisateurs_4580033_1652692.html
    Le Monde.fr | 19.02.2015 à 16h55 • Mis à jour le 20.02.2015 à 07h20 | Par Stéphane Foucart

    image: http://s2.lemde.fr/image/2015/02/19/534x0/4580031_6_5428_l-utilisation-par-les-particuliers-de_7d3068fb39a6170de72b4827a489d0db.jpg
    L’utilisation par les particuliers de pesticides – insecticides et herbicides – peut avoir des effets négatifs « à grande échelle » sur les papillons et les bourdons. MICHAEL FIALA / REUTERS
    Souvent montrée du doigt pour son rôle dans l’érosion de la biodiversité, l’agriculture intensive n’est pas seule en cause dans la raréfaction des insectes pollinisateurs. Les jardiniers du dimanche ont aussi une part de responsabilité. C’est, en substance, le résultat de travaux de chercheurs français, publiés dans la dernière édition de la revue Biological Conservation, qui montrent pour la première fois que l’utilisation par les particuliers de pesticides – insecticides et herbicides – peut avoir des effets négatifs « à grande échelle » sur les papillons et les bourdons. A l’inverse, et de manière surprenante, d’autres produits phytosanitaires semblent avoir un effet positif sur ces deux groupes.
    Pour parvenir à ces résultats, Benoît Fontaine, du Muséum national d’histoire naturelle, et Audrey Muratet, de l’Observatoire de la biodiversité urbaine de Seine-Saint-Denis, ont utilisé les données d’observation des jardiniers amateurs eux-mêmes. « Il y a déjà eu de nombreux travaux traitant de l’impact sur la biodiversité des pesticides utilisés en agriculture, explique Benoît Fontaine. Conduire le même genre d’étude dans les jardins privés est plus problématique, car nous n’avons pas accès à ces terrains. »
    Réseau participatif d’observation de la nature
    Aussi le Muséum national d’histoire naturelle a-t-il bâti un réseau participatif d’observation de la nature fondé sur le volontariat. Depuis respectivement 2006 et 2009, l’abondance et la diversité de 28 espèces de papillons et 11 de bourdons sont ainsi relevées par des milliers d’observateurs bénévoles, qui peuvent s’inscrire sur le site Vigie Nature.
    image: http://s1.lemde.fr/image/2015/02/19/534x0/4580032_6_d99e_depuis-respectivement-2006-et-2009_16e3d2267565a3227045d59d5fb916f8.jpg
    Depuis respectivement 2006 et 2009, l’abondance et la diversité des papillons et des bourdons sont relevées par des milliers d’observateurs bénévoles. EDGARD GARRIDO / REUTERS
    Près de 5 000 jardins privés ont pu être inclus dans l’étude, sur l’ensemble du territoire métropolitain. « A l’aide de quelques critères simples, nous demandons aux participants de décrire leur jardin, afin d’estimer son “attractivité” pour les insectes, précise M. Fontaine. Puis les participants déclarent s’il leur arrive d’utiliser, ou non, un certain nombre de catégories de produits. » Pour éviter des déclarations par trop incertaines, les quantités épandues ne sont pas renseignées. Ensuite, les observateurs bénévoles transmettent régulièrement des informations sur le nombre et la diversité des bourdons et des papillons rencontrés dans leur jardin. Les données générées sont étonnamment fiables. Par exemple, disent les chercheurs, la distribution géographique ou saisonnière de certaines espèces se retrouve dans les observations de ces milliers de bénévoles.
    Biais de l’échantillon d’observateurs
    Le principal résultat est que, même dans le cadre d’une utilisation privée, l’usage d’insecticides réduit les populations de bourdons et les papillons. Ce qui n’est pas étonnant, de nombreuses études ayant montré en milieu agricole des effets sur le comportement, l’orientation, la fertilité et la mortalité des insectes pollinisateurs.
    « L’effet produit est significatif », dit cependant M. Fontaine, ajoutant que l’échantillon des citoyens-observateurs de Vigie Nature biaise probablement le résultat. « Les bénévoles qui participent sont déjà sensibilisés aux problématiques de la biodiversité et on peut légitimement penser qu’ils utilisent moins de pesticides que la moyenne », précise-t-il. L’effet réel, sur l’ensemble des jardins privés de France, est donc sans doute supérieur à celui détecté par les chercheurs.
    Lire aussi : L’UICN, Syngenta et le déclin des bourdons
    Autre résultat, moins évident : celui d’un effet négatif des herbicides. « Ces produits ne sont pas utilisés contre les insectes, mais ils réduisent la diversité végétale dans les jardins, dont profitent les bourdons et les papillons », explique le biologiste.
    De manière bien plus inattendue, les résultats montrent aussi que les fongicides, la bouillie bordelaise – un fongicide utilisé en agriculture biologique – notamment ou encore les anti-limaces ont un effet positif sur les deux groupes de pollinisateurs étudiés. « Le mécanisme que nous proposons pour expliquer ce phénomène est que les plantes qui sont protégées des agressions des champignons, des limaces, etc., peuvent consacrer plus d’énergie à la production de nectar et qu’elles sont donc plus attractives pour les bourdons et les papillons », dit M. Fontaine. Cela ne donne pas pour autant un blanc-seing à ces produits. « De nombreux travaux, précise le chercheur, montrent que certains d’entre eux peuvent avoir un effet néfaste sur la faune des sols », qui n’est pas moins indispensable au fonctionnement des écosystèmes que les pollinisateurs.

    image: http://s1.lemde.fr/image/2014/04/18/24x24/1100512061_4_69da_13978337662458-photo_c9ba65d8f20a753dc99c4985b470bd9d.jpg
    Stéphane Foucart
    Journaliste au Monde

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2015/02/19/les-jardiniers-amateurs-menacent-les-insectes-pollinisateurs_4580033_1652692.html#Zu9qPWxAv5ePaIvl.99
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    Re: les pesticides, insecticides......

    Message par bye le Jeu 5 Mar - 20:26

    Jardiniers amateurs et agriculteurs industriels, même combat? Une étude du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN) et de l'observatoire départemental de la biodiversité urbaine de Seine-Saint-Denis (ODBU 93) montre que les jardiniers du dimanche utilisent 5 à 10% de l'ensemble du volume des pesticides en usage en France, alors que les jardins privés ne représentent que 2% des surfaces nationales.

    "C'est beaucoup", estime Audrey Muratet, naturaliste à l'ODBU 93, et coauteure de l'étude*. S'appuyant sur Vigie Nature, un réseau de science participative du MNHN – car les jardiniers ont concouru à l'étude en répondant à un protocole simple –, l'étude prend en compte l'observation de 5.000 jardins en France (10% en Île-de-France). Ont été ciblés deux insectes floricoles (qui se nourrissent sur les fleurs), les papillons et les bourdons, insectes pollinisateurs. Trois pesticides ont été étudiés : insecticides, herbicides, fongicides et granulés antilimaces. Quelque 90% des jardiniers disent utiliser au moins l'un de ces produits.

    Tous les insectes et les oiseaux sont touchés
    "On a une bonne connaissance des conséquences de l'usage des pesticides en agriculture industrielle. Mais on ne savait rien des pratiques des jardiniers amateurs. Notre étude comble cette lacune", précise Audrey Muratet. Effets directs des insecticides sur les jardins : ils diminuent de 10% les populations de papillons et de bourdons, une baisse significative. Effets indirects des herbicides : ils réduisent eux aussi de 10% les populations d'insectes en limitant les quantités de plantes, c'est-à-dire en diminuant les ressources des pollinisateurs en nectar et en pollen. L'étude ne dit pas, par manque de données, quels sont les effets cumulés lorsqu'un jardinier utilise à la fois insecticides et herbicides. S'additionnent-ils?

    Mais un paradoxe est apparu : l'usage des fongicides et des granulés antilimaces stimule les populations de papillons et de bourdons. Hypothèse : avec ces produits, les plantes sont plus vigoureuses et les pollinisateurs profitent de leur nectar. "Ce paradoxe montre bien le danger d'utiliser ces pesticides. On vise un effet mais un effet indirect inattendu se produit. Là, il est positif, mais le plus souvent il est négatif. En réalité, les pesticides ont des effets sur l'ensemble de l'écosystème qu'on ne peut ni prévoir, ni maîtriser", observe Audrey Muratet. À noter, enfin, que les effets négatifs des pesticides sur les insectes sont alourdis en milieu urbain.

    Selon cette étude, la pollution des terres des jardins privés particuliers serait, toutes proportions gardées, comparable à celle des terres agricoles industrielles. "C'est une hypothèse sérieuse. D'autant plus que les jardiniers ne sont pas sensibilisés comme les professionnels. Bien souvent, les seuils maximaux sont dépassés", poursuit la naturaliste. Or ces produits sont en vente libre jusqu'en 2022. Tous les insectes sont touchés et, au-delà, toute la chaîne alimentaire, c'est-à-dire les oiseaux. Et la disparition des insectes pollinisateurs est très préoccupante : ce sont principalement eux qui assurent la reproduction des plantes, des fleurs, donc des fruits et des légumes.

    "Notre objectif n'est pas de jeter la pierre aux jardiniers amateurs mais de montrer que les pratiques dans les jardins ont des effets mesurables dont il faut prendre conscience pour modifier les comportements", souligne Romain Julliard, professeur au MNHN, qui a supervisé le réseau Vigie Nature lors de ces travaux. Et, de fait, les jardiniers s'organisent. Par exemple au travers du réseau Jardins de Noé visant à respecter la biodiversité (ils sont 409 en Île-de-France). "Notre charte compte dix gestes simples et concrets, comme laisser un coin de jardin en nature", explique Florent Planas, un des responsables de Noé Conservation qui soutient ce réseau. De son côté, Jean-Paul Potonet, président de l'association Jardin Saint-Serge (19e), a adopté la Charte de la main verte des jardins partagés parisiens (sans pesticides). "Nous, les limaces et les escargots, nous les traitons par la méthode douce. Pour protéger nos semis, nous les entourons de cendres et de coquilles d'œufs."

    * Avec Benoît Fontaine, parue dans Biological Conservation (février 2015).

    Hervé Guénot - Le Journal du Dimanche
    dimanche 01 mars 201

    http://www.lejdd.fr/JDD-Paris/Jardiniers-amateurs-pollueurs-sans-le-savoir-720418
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    Re: les pesticides, insecticides......

    Message par bye le Jeu 5 Mar - 20:27

    Pesticides chez les particuliers : un impact à grande échelle en France
    http://www.journaldesfemmes.com/jardin/magazine/1239182-pesticides-particuliers-impact-france/

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    Selon une récente étude publiée dans la revue biologique Biological Conservation, l'emploi des pesticides par les particuliers en France aurait un impact sur les insectes floricoles. Deux groupes ont été plus particulièrement étudiés : les papillons et les bourdons.
    Réalisée par les chercheurs du Centre des sciences de la conservation et de l'Observatoire Départemental de la Biodiversité Urbaine de Seine-Saint-Denis, cette étude sur l'impact de l'emploi des pesticides en milieu privé a obtenu pour la première fois des résultats au niveau national. Les comportements individuels, dans un cadre privé, ont donc tout autant un impact sur la biodiversité que les comportement agricoles.
    Deux groupes importants d’insectes floricoles ont été pris en exemple pour cette étude : les papillons de jour et les bourdons. Après analyse, les papillons et les bourdons semblent moins abondants dans les jardins traités avec des insecticides, mais aussi dans ceux traités par des herbicides. A l’inverse, ils sont plus nombreux lorsque les jardiniers utilisent des fongicides et des granulés anti-limaces. Si l’impact des insecticides sur les insectes est direct, celui des herbicides serait indirect, en limitant les ressources disponibles dans les jardins privés. Les autres pesticides étudiés auraient, eux, un impact positif indirect, favorisant des plantes plus vigoureuses qui offrent alors davantage de ressources aux insectes.
    Par ailleurs, l’impact des pesticides varie selon le type de paysage. Les effets négatifs des insecticides sont plus importants en milieu urbain. Cela serait dû à la difficulté de recolonisation des jardins traités dans une matrice urbaine hostile aux insectes floricoles.

    Jardiner sans pesticide
    D'ici 2022, les pesticides seront interdits dans les espaces verts publics et les jardins particuliers. Nous avons donc huit ans pour acquérir les bonnes pratiques d'un jardinage durable et sans produit phytosanitaire. Le point avec l'Expert Jardins Violette Egon, paysagiste en Ardèche.

    Pesticides : quelle exposition à la maison ?
    L'Agence nationale de sécurité sanitaire et de l'alimentation (Anses) lance une première étude auprès de 1500 foyers français pour évaluer l'exposition domestique aux pesticides.

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    Re: les pesticides, insecticides......

    Message par bye le Jeu 5 Mar - 20:28

    « Même au jardin, l’effet d’un pesticide va toujours plus loin que prévu »
    http://www.terraeco.net/Meme-au-jardin-l-effet-d-un,58712.html


    (Crédit photo : MichaD - Wikimedia)

    Le jardinage amateur n'est pas sans effet sur les insectes. Encore fallait-il le prouver. Des scientifiques viennent de le faire en publiant une étude sur les papillons et les bourdons. Explications avec l'un des coauteurs.
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    Benoît Fontaine est responsable des observatoires naturalistes Vigie Nature au Muséum national d’histoire naturelle et coauteur de l’étude.

    Terra eco : Que vous ont appris les données des sciences participatives sur les pratiques de jardinage ?

    Benoît Fontaine : Nous avons élaboré et combiné plusieurs indices pour évaluer les usages dans les jardins des particuliers qui participent à l’Observatoire de la biodiversité des jardins. L’objectif de ce programme est notamment de compter les papillons et les bourdons. Mais il faut également décrire succinctement son jardin. Grâce à ces informations, nous élaborons d’abord un indice qui indique le degré de « naturalité » d’un jardin. S’il y a du lierre, des ronces, des orties ou des espaces en friche, nous considérons par exemple que le jardin est géré de façon plus naturelle qu’un autre. Ensuite, nous élaborons un indice d’offre en nectar. Les propriétaires de jardins sont invités à cocher les plantes présentes parmi une dizaine d’espèces comme la valériane, le géranium, la lavande... Certaines d’entre elles, comme les plantes aromatiques, sont très attractives pour les insectes, d’autres, comme le géranium, produisent beaucoup moins de nectar. Cet indice montre s’il y a beaucoup ou peu de ressources pour les insectes. Enfin, nous élaborons un dernier indice sur l’utilisation des pesticides de différentes classes, insecticides, herbicides, fongicides... Nous répartissons les jardins en deux catégories : ceux qui en utilisent et ceux qui n’en utilisent pas. Sur les 3700 jardins dont nous avons analysé les données, c’est moitié moitié.

    Pourquoi avoir choisi d’étudier l’impact de ces produits sur les bourdons et les papillons ?

    Nos données reposent sur un programme de sciences participatives : le premier critère de réussite, c’est d’avoir des participants ! On pourrait faire un observatoire des blattes et des araignées, ce serait sans doute très intéressant mais remporterait à coup sûr moins de succès... Les papillons, c’est attractif pour le grand public. Quant au bourdon, il fait partie de la famille des abeilles autour desquelles il y a eu beaucoup de sensibilisation.

    Quelles surprises ont révélé vos analyses ?

    Nous savons déjà que l’utilisation de pesticides a un impact sur les insectes, mesuré de longue date en milieu agricole. Nos résultats montrent que c’est aussi le cas dans les jardins. L’utilisation des herbicides a également des effets. Quand un particulier utilise ces derniers, ce ne sont pourtant pas le bourdon ou le papillon qui sont visés. Mais ces insectes dépendent fortement des plantes qui les nourrissent ou leur servent d’abri pendant les périodes d’hivernage. Tout cela n’est pas une surprise, mais nos données nous permettent d’élaborer des statistiques robustes pour l’affirmer. De manière tout à fait inattendue, en revanche, nous avons montré que l’utilisation de fongicides et d’anti-limaces a un impact positif sur l’abondance de papillons et de bourdons. Notre hypothèse, c’est que les plantes, n’utilisant pas leur énergie à se défendre contre les attaques de moisissures ou d’escargots, l’utilisent à produire plus de nectar et donc attirent plus d’insectes. Dans le cas présent, c’est un effet indirect positif. Mais attention à ne pas se tromper de message ! Ces mêmes anti-limaces et ces fongicides ont très probablement un impact négatif sur la faune du sol, comme les lombrics ou les acariens, auxquels aucune étude n’est consacrée mais qui sont garants du fonctionnement des sols. Ce que montrent nos résultats, c’est qu’un pesticide a beau être utilisé en visant un organisme précis, l’effet produit, lui, va toujours plus loin que prévu. L’impact n’est pas forcément là où on l’attend.

    Quelles sont les particularités du milieu urbain ?

    L’impact des pesticides n’est pas le même à la ville et à la campagne. Dans les jardins urbains, l’impact est plus important. Ces jardins fonctionnent en effet comme des oasis de végétation. Quand l’insecticide tuent les insectes présents, il faut plus de temps pour que d’autres viennent recoloniser l’espace. Les nouveaux venus doivent en effet franchir toute une matrice urbaine. A la campagne, le jardin d’à côté, non traité, est plein d’insectes qui vont venir rapidement. En ville, revenir à un état initial sera plus difficile. Le papillon y arrivera mieux car il possède une bonne capacité de dispersion. Mais le bourdon, lui, ne peut parcourir que quelques centaines de mètres. Dans un milieu hostile comme la ville, il aura du mal s’il lui manque des îlots de nature où trouver refuge.

    Quelle est l’importance de ce qui se passe dans les jardins privés à l’échelle de la biodiversité ?

    Les jardins privés occupent une grande partie de l’espace en milieu urbain et péri-urbain. On sait que les particuliers sont de gros consommateurs de pesticides et on sait que ces pesticides ont un impact. Tout ça mis bout à bout nous invite à nous interroger scientifiquement sur le résultat final. La situation globale est inquiétante. Les espèces qui vivent dans les jardins sont des espèces communes. Dans d’autres milieux, elles sont en déclin. Ainsi, à l’échelle européenne, les papillons ont perdu 50% de leurs effectifs en vingt ans. Le jardin, c’est une petite fenêtre d’observation. Ce n’est certes pas grâce à lui qu’on va sauver les papillons, ni inverser la tendance générale. Mais les pratiques de jardinage ont néanmoins leur impact. En laissant un peu d’ortie, un peu de friche, on peut favoriser ces insectes. Nous commençons par exemple à étudier l’évolution de l’utilisation de pesticides dans les jardins qui participent depuis longtemps à l’observatoire. C’est un travail encore en cours, mais nous nous rendons compte que des changements de pratiques s’opèrent. Après plusieurs années de participation, la tendance va à une diminution de la consommation de pesticides. Le fait de s’intéresser aux papillons amène à se préoccuper de la nature qui nous entoure. Le gens qui prennent conscience de ces enjeux sont aussi des électeurs. Ce sont eux qui peuvent faire évoluer le discours écologique chez les décideurs. La prise de conscience individuelle est décisive.
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    Re: les pesticides, insecticides......

    Message par bye le Jeu 5 Mar - 20:28

    Dans les jardins, l'utilisation de pesticides éradique les papillons et bourdons
    http://www.vedura.fr/actualite/8591-jardins-utilisation-pesticides-eradique-papillons-bourdons


    Publiée le 18 février 2015 à 08:44 dans Actualité de la biodiversité Les comportements des jardiniers amateurs ont un impact direct sur la biodiversité. Une étude a démontré que l'utilisation de pesticides par les particuliers dans leur jardin diminue la présence de papillons et de bourdons. Dans les jardins, l'utilisation de pesticides éradique les papillons et bourdons Les jardins des particuliers, aussi bien en milieu rural ou urbain, représentent un habitat et une source de nourriture pour de nombreuses espèces. Des chercheurs du Centre des sciences de la conservation et de l'Observatoire départemental de la biodiversité urbaine de Seine-Saint-Denis ont démontré que l'utilisation des pesticides dans les jardins des particuliers avait des répercussions la biodiversité. L'étude a porté sur des insectes floricoles, le bourdon et le papillon. Impacts directs et indirects Les conclusions de l'étude sont sans appel. "Les papillons et bourdons sont moins abondants dans les jardins traités avec des insecticides, ce qui était attendu, mais aussi dans ceux traités par des herbicides" explique un communiqué des chercheurs. "A l’inverse, ces insectes sont plus abondants lorsque les jardiniers utilisent de la bouillie bordelaise, des fongicides et des granulés anti-limaces" pointe l'étude, mais "cela ne signifie pas que ces pesticides sont bénéfiques pour la biodiversité" insistent les chercheurs. L'impact des insecticides sur les populations de papillons et de bourdons est direct et leurs effets négatifs encore plus importants en milieu urbain. Celui des herbicides est indirect : il réduit les ressources alimentaires disponibles pour les insectes. "L’effet sur la faune du sol ne doit pas être sous-estimé. D’autres études ont par exemple montré que les lombrics sont moins abondants dans les parcelles agricoles traitées par des herbicides, des insecticides ou des fongicides qui ne les visaient pourtant pas directement" soulignent les chercheurs.

    Source : http://www.vedura.fr/actualite/8591-jardins-utilisation-pesticides-eradique-papillons-bourdons
    Droits de reproduction : http://www.vedura.fr/legal/droit-reproduction-contenu (à lire impérativement avant toute reproduction de contenu)
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