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    la biodiversité

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    Rabasse du sud

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    la biodiversité

    Message par Rabasse du sud le Mer 2 Jan - 14:56

    la biodiversité c'est quoi ? c'est la vie sur terre !
    Le grand scientifique américain, Edward O. Wilson, considéré comme l’inventeur du mot biodiversity, en donne la définition suivante :
    « la totalité de toutes les variations de tout le vivant »
    Selon les scientifiques, la biodiversité est la dynamique des interactions dans des milieux en changement. Elle se décline en diversité écologique (les milieux ), diversité spécifique (les espèces), et diversité génétique.

    Cette définition met en évidence deux notions essentielles :

    la biodiversité c’est « tout le vivant » , donc l’homme en fait partie.
    la biodiversité c’est la dynamique des interactions. Or si l’on parle maintenant autant de biodiversité, c’est bien à cause d’interactions essentielles dont celles causées par nos activités.

    Cette définition nous enseigne que protéger la nature c’est protéger la capacité d’adaptation du vivant. Il faut avoir en mémoire que pour une espèce qui disparaît de nombreuses interactions disparaissent.
    Supprimer une espèce c’est donc changer le cours des choses, une atteinte à la liberté,

    La biodiversité c'est des valeurs morales, esthétiques et culturelles. C’est l’animal qui a le droit de vivre ou le paysage que l’on admire.
    des productions de biens tels que nourriture, bois, textiles, médicaments. C’est la variété de nos fromages ou 70% de certains de nos médicaments des plus importants.
    des équilibres globaux et différents phénomènes comme la pollinisation, la qualité des eaux, la fertilité des sols, la protection contre les maladies. Dans une région himalayenne on a dû réintroduire des insectes pollinisateurs pour maintenir la production de fruits. En France 85% des rivières sont polluées par les pesticides.
    Presque tous les écosystèmes sur Terre ont été transformés de façon considérable suite aux activités humaines et des écosystèmes continuent à être transformés pour l'agriculture et à d'autres fins. Actuellement, la perte de biodiversité et les changements dans l'environnement qui y sont liés sont plus rapides qu'à aucune période de l'histoire de l'humanité. De nombreuses populations animales et végétales sont en déclin, que ce soit en termes de nombre d'individus, d'étendue géographique, ou les deux. La disparition d'espèces fait partie du cours naturel de l'histoire de la Terre. Cependant, l'activité humaine a accéléré le rythme d'extinction, qui est au moins 100 fois supérieur au rythme naturel d'extinction.
    l'homme apporte sa merde mondialiste de manière exponentielle et déjà des résultats, constats, observations sont là pour en témoigner, les exemples sont méga-multiples.
    qu'envisagez-vous de faire face à celà ? prenez-vous en compte la notion de biodiversité ?
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    ecotone
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    Re: la biodiversité

    Message par ecotone le Lun 19 Mai - 21:16

    Le déclin de la biodiversité a un rythme alarmant dans le monde

    16/05/2008 (Par Sandra BESSON)



    La biodiversité décline très rapidement dans le monde

    Le rythme du déclin de la biodiversité dans le monde est alarmant et est un
    élément très inquiétant pour l'avenir de l'homme sur Terre, ce dernier dépendant
    largement de la biodiversité pour se nourrir, se soigner et survivre.

    La biodiversité du monde a décliné de presque un tiers au cours des 35 dernières
    années à cause principalement de la perte de l’habitat et du commerce de la
    faune et de la flore, d’après les déclarations du World Wide Fund, WWF vendredi.

    Le groupe a indiqué que le changement climatique serait un facteur important de
    déclin pour la faune et la flore au cours des trois prochaines décennies dans le
    monde.

    « La biodiversité soutient la santé de la planète et a un impact direct sur
    l’ensemble de nos vies c’est pourquoi il est alarmant que malgré une
    compréhension de plus en plus grande des questions d’environnement nous
    continuons à voir une tendance de déclin dans le monde » a indiqué le directeur
    des campagnes du WWF Colin Butfield.

    « Cependant, il y a des signes d’espoir et si les gouvernements saisissent ce
    qu’il reste de cette fenêtre d’opportunité qui se ferme rapidement, nous pouvons
    commencer à inverser la tendance » du déclin de la biodiversité.

    L’indice Living Planet Index du WWF surveille 4000 espèces de poissons,
    d’oiseaux, de mammifères, de reptiles et d’amphibiens dans le monde. Il montre
    qu’entre 1970 et 2007, les espèces terrestres ont connu un déclin de 25%, les
    espèces marines de 28% et les espèces d’eau douce de 29%.

    Les espèces d’oiseaux de mer ont chuté de 30% depuis le milieu des années 1990.

    Le rapport du WWF a été publié juste avant un meeting à Bonn qui aura lieu la
    semaine prochaine et qui regroupera les états membres de la Convention des
    Nations Unies sur la Diversité Biologique pour essayer de découvrir comment
    sauver la biodiversité du monde qui est actuellement sous la menace des
    activités des hommes.

    Certains scientifiques considèrent que le déclin actuel des plantes, des animaux
    et des insectes est le commencement de la sixième grande extinction d’espèces de
    l’Histoire de la planète Terre, la dernière ayant eu lieu à l’âge des dinosaures
    qui ont disparu il y a 130 millions d’années.

    Les scientifiques soulignent que la plupart des médicaments et des aliments
    utilisés dans le monde proviennent de la nature et de ce fait, le déclin des
    espèces met les êtres humains en danger.

    « La réduction de la biodiversité signifie que des millions d’espèces sont
    confrontées à un avenir où les réserves de nourritures seront plus vulnérables
    aux vermines et aux maladies et où l’eau ne sera pas illimitée » a indiqué le
    directeur général du WWF James Leape.

    « Personne ne peut échapper à l’impact de la perte de biodiversité parce que la
    réduction de la diversité mondiale engendre assez clairement une réduction de
    nouveaux médicaments, une plus grande vulnérabilité aux catastrophes naturelles
    et des effets plus importants du changement climatique ».

    Le directeur du Kew Gardens en Grande-Bretagne a comparé le mois dernier la
    biodiversité –l’éventail de plantes et d’animaux qui vivent sur la planète- à un
    institut de contrôle de la santé du monde.

    « Les premiers secours vérifient toujours les voies respiratoires, la
    respiration et la circulation d’un patient pour voir si un de ces éléments
    nécessite une attention immédiate » a déclaré Stephen Hopper.

    « La biodiversité correspond à ce genre de premiers secours pour la vie sur
    terre et elle est en grand danger » a-t-il ajouté.

    http://www.actualites-news-environnement.com:80/15963-biodiversite-declin-planete.html
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    Re: la biodiversité

    Message par bye le Ven 1 Aoû - 7:10

    Arnaques au Congo : Greenpeace dénonce l'évasion fiscale orchestrée par les compagnies forestières européennes

    http://www.greenpeace.org/france/news/arnaques-au-congo-greenpeace
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    Re: la biodiversité

    Message par bye le Dim 26 Avr - 7:17

    G8 environnement, la biodiversité grande cause mondiale avec la charte de Syracuse


    (Par Pierre MELQUIOT)

    G8 environnement, la biodiversité grande cause mondiale avec la charte de Syracuse. La biodiversité devient , au troisième et
    dernier jour du G8 environnement en Sicile, comme la lutte contre le réchauffement climatique, une « grande cause mondiale », avec la signature de la charte de Syracuse.





    La biodiversité devient donc, au troisième jour du G8 environnement de Syracuse en Sicile, comme la lutte contre le réchauffement
    climatique, une « grande cause mondiale » !




    Après l'ouverture de la session consacrée aux technologies à faible émission toxique, les thèmes de la biodiversité et du changement climatique avaient été abordés lors de la deuxième journée du G8 environnement de la réunion des ministres de Syracuse.



    La biodiversité devient , au troisième et dernier jour du G8 environnement en Sicile, comme la lutte contre le réchauffement climatique, une « grande cause mondiale », avec la signature de la charte de Syracuse.



    Pour Maurizio Gubbiotti, qui est en charge d’une association italienne de protection de l’environnement, « le changement climatique et la perte de la biodiversité sont très étroitement liés, et si des mesures urgentes sont nécessaires pour lutter contre le changement climatique, si nous voulons éviter des conséquences
    dramatiques au niveau de la perte de biodiversité. »




    L’un des objectifs du G8 environnement était l'approbation de la Charte de Syracuse, une déclaration politique qui réaffirme l'engagement de la communauté internationale pour combattre la perte de biodiversité. Cette proposition avaient été avorablement accueillie par toutes les organisations environnementalistes, mais
    elles demandaient la mise en place de mesures « spécifiques, des mesures concrètes, des mesures qui peuvent être suivis et mesurés ».




    De l'avis du ministre de l'Environnement, Stefania Prestigiacomo, qui préside le G8 environnement, « pays et gouvernements ont le devoir de dépolluer les zones susceptibles de compromettre la santé des populations » et ils devraient aussi s'engager à la reconversion technologique, qui est « nécessaire, non seulement
    pour améliorer l'environnement », mais aussi pour donner « un nouvel élan à l'industrie et à la compétitivité. »




    Réunis durant trois jours en Sicile dans le cadre du G8 environnement, les ministres ont donc adopté la Charte de Syracuse qui lie perte de biodiversité et changement climatique
    tout en affirmant que « la biodiversité et les services rendus par les
    écosystèmes sont indispensables à la régulation du climat ».




    La Charte de Syracuse a été signé par les membres du G8 environnement (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Russie), ainsi que par l'Afrique du Sud, l'Australie, le Brésil, la Chine, la Corée du Sud, le Danemark, l'Egypte, l'Inde, l'Indonésie, le Mexique, et la République tchèque
    qui assure la présidence de l'Union européenne.




    Les signataires de la charte de Syracuse, se disant très préoccupé par le fait que la perte de biodiversité et que la dégradation de l'écosystème touchent la sécurité alimentaire et la disponibilité en eau tout en réduisant la capacité de la biodiversité à atténuer mais aussi à s'adapter au changement climatique, précisent notamment que le temps est compté pour le maintien de la biodiversité sur Terre, et donc des espèces animales et végétales, et qu'il faut absolument atteindre les objectifs de conservation fixés pour 2010 mais aussi pour au-delà.



    Selon eux, la diversité biologique et les services rendus par les écosystèmes sont « essentiels pour la régulation de notre climat », la biodiversité qui devient donc grande cause mondiale.



    Pour en savoir plus, la charte de Syracuse sur le site du G8 Environnement.





    http://www.actualites-news-environnement.com/20326-g8-environnement-biodiversite-grande-cause-mondiale-charte-syracuse.html
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    bye
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    Re: la biodiversité

    Message par bye le Mer 29 Avr - 18:55

    Aux bois dormants… les réserves cachées de la forêt
    tropicale



    Dans la forêt tropicale au Panama, une équipe de botanistes américains
    a découvert que les graines de plusieurs espèces végétales peuvent survivre plus
    de trente ans dans le sol avant de germer.

    Les chercheurs de l’Université de l’Illinois ont étudié trois espèces,
    Croton billbergianus (Euphorbiaceae), Trema micrantha (Celtidaceae) et
    Zanthoxylum ekmannii (Rutaceae). Pour ces espèces pionnières, capables de
    coloniser un milieu récemment perturbé, par exemple après une coupe forestière,
    un incendie ou un glissement de terrain, les études démographiques montraient
    pourtant que la persistance des graines était réduite à quelques années
    seulement.

    Premiers arbres à s’installer sur un site, les « pionniers »
    croissent puis laissent progressivement la place à d’autres essences, initiant
    ainsi une reconquête dont les groupes végétaux marquent les étapes vers la
    reconstitution de la forêt. Au court de cette succession, les arbres pionniers
    disparaissent, ne laissant à la prédation des insectes, ou à la pourriture, que
    leurs graines à même le sol. Les scientifiques doutaient dès lors que ces
    semences puissent se conserver longtemps. Mais les résultats obtenus au Panama
    dépassent de plus de dix ans les précédentes estimations.

    Datation au
    radiocarbone

    Pour les obtenir, les chercheurs ont utilisé une technique de datation
    au radiocarbone. Connue des archéologues, cette méthode est ici adaptée. Tous
    les organismes présentent, de leur vivant, la même radioactivité que le gaz
    carbonique de l’atmosphère. Quand par exemple un arbre meurt, les échanges
    gazeux cessent et le radiocarbone n’est plus renouvelé dans ses tissus. Ainsi sa
    radioactivité décroît lentement, selon une courbe régulière de désintégration du
    radiocarbone. La mesure du carbone 14, un isotope radioactif du carbone, de
    sarcophages ou de pièces archéologiques en bois, permet ainsi de connaître la
    date à laquelle l’arbre avec lequel ces objets ont été fabriqués a été coupé.
    Selon le même principe, les scientifiques disposent d’un marqueur radioactif
    daté pour travailler sur le temps court. Il fut généré par les essais
    atmosphériques d’engins nucléaires à la fin des années cinquante. Frénétiques à
    l’époque de la guerre froide, les essais nucléaires ont produit un très fort
    signal, visibles dans les échantillons contemporains. A partir de 1963, avec
    l’entrée en vigueur d’un traité international interdisant tous essais nucléaires
    dans l’air, le taux de radiocarbone de l’atmosphère a commencé à diminuer. Cette
    courbe de concentration décroissante, qui s’observe aussi dans les tissus
    organiques, est utilisée pour la datation. L’âge d’une graine peut alors être
    précisément déterminé.

    Une « banque du sol » pour la diversité génétique


    Les résultats obtenus en forêt panaméenne, publiés dans la revue The
    American Naturalist, viennent confirmer que les semences contenues dans le sol
    représentent un important réservoir de diversité, en dormance. Mais les
    chercheurs montrent surtout que ce stock vivant, en attente de conditions
    favorables pour germer, comprend également des espèces pionnières. D’après les
    scientifiques, la « banque du sol » pourrait bien être aussi importante que les
    dispersions longues distances pour maintenir la diversité génétique dans les
    habitats fragmentés.

    Elisabeth Leciak

    Source : http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=3719
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    bye
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    Re: la biodiversité

    Message par bye le Ven 1 Mai - 15:03

    Biodiversité: une 6ème extinction approche ?





    La plus grave crise d'extinction des espèces depuis la disparition des dinosaures est-elle en marche ? Ces menaces, qui pèsent sur les mammifères terrestres, sont liées à l'homme, responsable de la chasse et de la destruction de l'habitat pour des raisons
    alimentaires, médicales ou autres. Parmi les autres dangers, il y a aussi le réchauffement climatique, également imputé aux activités
    humaines.




    RETROUVEZ EN VIDEO L'EDITION SPECIALE DU 20H00 CONSACRE A LA DISPARITION DE LA BIODIVERSITE EN CLIQUANT ICI:



    Les chiffres affligeants et inquiétants !



    Une espèce de mammifère sur quatre est en danger de disparition soit 1.141 sur 5.487 espèces recensées. Mais la situation globale pourrait être plus sombre en raison d'un manque d'informations concernant 836 mammifères. Pour les scientifiques,
    l'absence d'informations concernant une espèce est de mauvais
    augure.




    16.928 espèces d'animaux ou de plantes répertoriées



    Au moins 76 espèces de mammifères ont disparu depuis l'an 1500. La liste rouge de l'UICN, créée en 1963, répertorie 16.928 espèces d'animaux ou de plantes menacées d'extinction contre 16.306 en 2007 sur un total de 44.838 espèces mises sous surveillance
    contre 41.415 précédemment.




    * 3.246 espèces sont classées dans la catégorie "en danger critique". Ce terme signifie que la probabilité d'extinction de l'espèce est très importante



    * 4.770 sont considérées comme "en danger"



    * 8.912 comme "vulnérables".



    Quelques exemples



    Dans la liste rouge 2008, 188 mammifères ont été classés "en danger critique", comme le lynx ibérique.



    Le cerf du Père David d'origine chinoise, qui n'existe plus à l'état sauvage, est toujours en vie grâce à la captivité.



    Près de 45O mammifères ont été classés dans la catégorie "en danger". Des exemples :



    Le diable de Tasmanie ! La population de ce marsupial carnivore a chuté de plus de 60% au cours des dix dernières années, en raison d'une multiplication des cas de tumeur cancéreuse faciale encore inexpliqués.



    Le chat viverrin d'Asie du sud-est est passé de la catégorie "vulnérable" à "en danger". Comme beaucoup de mammifères, il est victime de la destruction de son habitat naturel.



    Le putois à pieds noirs est considéré comme "en danger", après avoir été réintroduit avec succès au Mexique, alors qu'il était classé auparavant comme "éteint à l'état sauvage".



    La population du phoque de la Caspienne, victime des chasseurs, est passée dans la catégorie "en danger". Il est pourtant possible d'inverser la tendance grâce à différentes mesures de conservation.



    Le cheval sauvage a été réintroduit avec succès en Mongolie.



    L'UICN fait état de quelques points positifs



    5 % des espèces sont en voie de repopulation comme le bison d'Europe ou le furet à pieds noirs d'Amérique du Nord. L'éléphant d'Afrique, jadis "menacé" est maintenant dans la catégorie "espèce vulnérable" grâce au repeuplement en Afrique australe et
    orientale. 349 espèces ont également été découvertes depuis 1992 comme la musaraigne-éléphant de Tanzanie




    Source :
    http://www.ushuaia.com/ushuaia-terre/info-planete/actu-en-continu/nature/0,,4399048,00-biodiversite-une-nouvelle-extinction-approche-.html
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    Re: la biodiversité

    Message par bye le Dim 10 Mai - 19:24

    Non aux brevets sur les plantes et
    animaux normaux!



    Samedi 9 mai 2009


    A force de faire des mises en garde, de crier : «
    Attention danger ! », la plupart des dirigeants européens ont prit conscience
    que la généralisation des agro-carburants était assez aléatoire, pour plusieurs
    raisons qu’il est inutiles de rappeler. Bon, malheureusement cela ne pouvait pas
    faire l’unanimité, et celui qui naturellement a voulu se singulariser est
    l’inconscient Sarkozy, une sorte de savant fou diront certains, qui a fait
    accélérer le mouvement pour que la France soit la première à 10% de mélange
    essence et éthanol avec toutes les conséquences qui en découlent. Surtout que
    l’agro-carburant mis sur le marché est tout à fait discutable, ainsi que je l’ai
    déjà expliqué dans un article précédent. Cependant, il ne faudrait pas que cela
    soit une disqualification totale des éthanols qui dans le cas de surproduction
    agricole mondiale reste un palliatif et une façon intelligente de réduire des
    stocks encombrants, mais uniquement dans ce cas là, cela va de soi.



    D’autant que parallèlement
    à la fabrication d’éthanol, l’agrobusiness qui se met en place pour fournir
    agrochimie va devoir aussi fabriquer des polymères à partir des amidons et
    cellulose. On invoque donc les agro-carburants en dénonçant leur généralisation
    mais l’on oublie cette face cachée de la pétrochimie qui maintenant va se
    transformer en agrochimie pour fabriquer emballage, sacs plastiques et autres
    formes de conditionnement. Et si le marché des carburants est porteur avec
    l’usage intempestif des bagnoles, celui de l’ensachage, du conditionnement l’est
    probablement encore plus. Donc déjà nous devons tirer la sonnette d’alarme
    lorsque l’on voit que la profusion de sacs plastiques venant des dérivés du
    pétrole pourrait être remplacée par les mêmes sacs, biodégradables, mais
    fabriqués avec des amidons issus du blé nourricier.


    Une évidence s’impose,
    c’est que nous devons changer nos modes de vie et par exemple privilégier la
    bouteille en verre consignée, à la bouteille en plastique jetable. Même si l’on
    estime que le recyclage contribuera en bonne partie à subvenir à nos besoins, il
    n’en reste pas moins que nos habitudes de consommation doivent changer. Mais
    c’est là que le bas blesse, car on est loin d’aller dans ce sens là. En effet,
    Les polymères par exemple s’incluent bien dans des principes courant à la
    catastrophe sous le fallacieux prétexte de développement durable. Donc on en
    revient à dénoncer l’origine de ces façons de faire destructrices de l’équilibre
    de la planète que sont le productivisme et son moteur la recherche du profit
    maximum, les deux adages du capitalisme.


    Bien que la crise soit
    celle du capitalisme on s’aperçoit que celui-ci continue sur sa lancée
    productiviste en mettant l’agrobusiness au service du capital, ce qui implique
    exploitations expansives de toutes sortes ou formes de territoires, avec à la
    clé, déforestations, surdoses d’engrais, pesticides, insecticides, OGM,
    arrosages intempestifs, et le tout sans se soucier de la demande nutritionnelle
    qui se trouve dévoyée au profit de la bagnole et des sacs plastics. On assiste
    donc à la mainmise des multinationales de l’agrobusiness que beaucoup ont
    dénoncé à travers l’exemple le plus souvent cité, Monsanto. Si les critiques à
    l’encontre de cette firme sont justifiées, elle est néanmoins l’arbre qui cache
    la forêt.


    On se souvient de Svalbard
    Global Seed Vault qui est une sorte de banque de conservatoire de graines,
    située sur l’île du Spitzberg, et dont on doit le financement à la fondation
    Rockefeller, à la Fondation de Bill Gâtes, à la Fondation Syngenta et à
    Monsanto, le tout avec l’appui du gouvernement Norvégien. Fondée en février 2008
    certains avaient tiqué sur l’intention profonde des participants qui voulait que
    cette action soit uniquement à but humanitaire afin de garder mémoire du
    patrimoine biologique de la planète. Le nom des prétendus philanthropes en a
    laissé septiques plus d’un. Mais à la suite de la dernière trouvaille des
    rapaces de l’agrobusiness on comprend mieux dans quelle optique mercantile et à
    quoi pourrait servir par la suite un tel potentiel de graines.


    En effet OEB (Office
    Européen des Brevets) a été saisi de demandes à déposer des brevets pour des
    variétés de plantes et semences issues de croisements traditionnels. Cela parait
    anodin puisqu’il s’agit du Brocoli désigné sous l’appellation barbare de EP
    1069819, et de la tomate EP 1211926 dont les" brevetages" sont à l’approbation.
    On ne peut que s’en émouvoir car jusqu’à présent les brevets étaient réservés à
    des plantes ou animaux issus de la recherche biologique, des droits d’auteurs en
    quelque sorte. Mais là on est devant le cas de produits venant de culture
    conventionnelles ce qui change tout l’aspect de la question puisque par se biais
    les grands ensemenciers auraient la mainmise sur toutes les filières
    économiques, que les produits viennent par le tripatouillage des scientifiques
    de l’INRA pour ne citer qu’eux, ou tout simplement parce que le cultivateur a
    gardé de la graine qu’il a replanté ou semé. On comprend l’enjeu monétaire pour
    les multinationales si elles arrivent à breveter ce brave brocoli, ce dont s’est
    ému l’ONG, « No Patends on Seeds » qui lance avec Greenpeace et plusieurs autres
    associations un cri d’alarme.
    http://www.no-patents-on-seeds.org

    Si ces deux produits sont
    brevetés le champ de la marchandisation de toutes espèces de la biodiversité
    sera ouvert aux seules multinationale qui vont faire leurs choux gras d’une
    telle aubaine. C’est pourquoi la Fondation Rockefeller et consort n’a
    probablement pas creusé son coffre fort renfermant pour l’instant que se graines
    dans un seul but lucratif ou celui d’une œuvre caritative. Comme on le voit,
    pour s’accaparer de tout notre patrimoine, pour faire du fric, les capitalistes
    ne manquent pas de ressources. Ce qu’ils savent faire aussi sans vergogne
    lorsqu’il s’agit de licencier les ouvriers d’usines prétendues non
    rentables.


    L’agrobusiness capitaliste
    monopolisera alors toutes les filières de la production agricole. De la semence,
    au carburant qui ira dans la bagnole s’approvisionnant au « super-market » du
    coin d’où son propriétaire consommateur en ressortira avec un cabas à base
    d’amidon, pendant que la poche de nouille sera hors de prix pour celui-ci et
    tout à fait inaccessible pour l’exploité du Mali.


    Non seulement ils vont
    manger à tous les râteliers en écrasant le prolétaire, après avoir vidé en
    partie le sous-sol de la terre, ils vont maintenant tirer le maximum de profit
    de sa surface en continuant à la détruire….


    De : Mengneau
    Michel


    http://le-ragondin-furieu.blog4ever.com
    Source : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article85505
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    Re: la biodiversité

    Message par bye le Mar 12 Mai - 20:50

    Biodiversité : L’Europe en échec





    La biodiversité marine est gravement menacée par la surpêche



    À l’occasion de la conférence européenne « Protection de la biodiversité au-delà de 2010 », l’Agence européenne de l’environnement a pointé les insuffisances du plan d’action adopté en 2006 par l’UE et le peu de résultats en dehors du plan Natura. Des indicateurs d’évolution des ressources doivent être mis en place prochainement.

    L’Europe n’aura pas stoppé l’érosion de la biodiversité pour 2010 ! Les participants à la conférence « Protection de la biodiversité au-delà de 2010 » qui se tenait à Athènes les 27 et 28 avril, ont dû admettre que l’UE n’atteindrait pas l’objectif fixé lors du Sommet des nations unies sur le développement durable à Johannesburg en 2002. « L’objectif initial ne devrait pas être rempli », a confirmé le commissaire européen chargé de l’environnement Stavros Dimas. En dépit des efforts entrepris, notamment autour du réseau d’aires protégées Natura 2000 (17% du territoire européen sur 25 000 sites), le plan d’action pour la protection de la biodiversité adopté par la Commission européenne en 2006 n’a pas tenu ses promesses. En raison de l’absence de contrainte, de pans entiers de l’économie
    européenne comme l’agriculture et la pêche restent sourds aux appels à préserver la biodiversité. « La biodiversité européenne est sérieusement menacée et nos réponses politiques ont été insuffisantes pour endiguer son déclin » a regretté Jacqueline McGlade, directrice de l’Agence européenne de l’environnement (AEE) qui a dressé le bilan des actions. Elle pointe notamment « les impacts environnementaux de nos modes de production et de consommation ».




    Bientôt des indicateurs de la biodiversité



    Les 230 représentants d’États membres de l’UE, d’ONG et d’organisations internationales réunis dans la capitale grecque ont plaidé pour une prise de conscience de l’importance de la préservation de la biodiversité pour l’avenir de l’humanité,
    au même titre que la lutte engagée contre le réchauffement climatique. « Nous devons améliorer nos connaissances sur ce que la biodiversité représente pour nous et les services et bénéfices que nous en tirons » a résumé Jacqueline McGlade. Le rapport SEBI 2010 qui doit être publié le mois prochain devrait ainsi aboutir à la mise en place d’indicateurs d’évolution de la biodiversité au
    niveau européen. Un « outil » qui permettra selon la directrice de l’AEE « de s’assurer que des décisions informées puissent être prises » et « que les gouvernements, acteurs économiques et citoyens connaissent de l’état de la biodiversité ». À la lecture du rapport de l’AEE, c’est pourtant moins d’informations que semble manquer l’Europe que de volonté pour faire appliquer des décisions déjà prises. Celles-ci restent en effet non contraignantes, et les
    résultats s’en font sentir.




    Johannes Braun





    Source: http://www.developpementdurablelejournal.com/spip.php?article4582
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    Re: la biodiversité

    Message par bye le Ven 15 Mai - 17:42

    Une nouvelle arme pour lutter contre la destruction de la
    nature






    La première réserve d'actifs naturels de France ne ressemble encore qu'à une friche battue par les vents. Un paysage désolé survolé par les Mirage en patrouille venus de la base d'Istres-Miramas située à quelques kilomètres de là. A l'horizon se profile la
    décharge d'Entressen, une des plus grandes d'Europe.




    Drôle d'endroit pour planter une tente et organiser une réception. Mais, le domaine de Cossure en plein coeur de la plaine de Crau n'est pas seulement la plus grande opération de restauration d'écosystèmes terrestres menée actuellement en France, il est
    aussi le premier territoire sur lequel est expérimentée une idée encore nouvelle dans l'Hexagone : la création d'une réserve de biodiversité destinée à donner aux opérateurs (constructeurs d'infrastructures, aménageurs, etc.) les moyens de compenser les atteintes à la nature liée au développement de leurs
    projets.




    L'idée : un écosystème détruit à un endroit doit pouvoir être reconstitué à un autre. Un mécanisme comparable à celui des crédits "carbone" que les industriels peuvent acheter pour compenser leurs émissions de gaz à effet de serre, afin de lutter
    contre le réchauffement climatique.




    " Il n'est pas question de créer un marché de la nature mais si nous voulons la protéger, il faut montrer que sa destruction a un coût", a expliqué la secrétaire d'Etat à l'écologie, Chantal Jouanno. La loi sur la protection de la nature de 1976 stipule que pour obtenir le feu vert de l'administration, tout projet d'aménagement doit " supprimer, réduire et si possible compenser" les dommages à
    l'environnement. La troisième injonction, la seule susceptible d'enrayer l'érosion de la biodiversité, n'a en réalité jamais ou très peu été prise en compte. Sur les 60 000 hectares grignotés chaque année par l'expansion urbaine, la construction de routes, d'entrepôts, de centres commerciaux, etc. - soit au bout de dix ans l'équivalent en moyenne d'un département -, seuls 3 000 hectares seraient compensés. Les porteurs de projets ont jusqu'à présent eu beau jeu de dire qu'ils n'avaient concrètement aucun moyen de remplir leurs obligations.




    Cossure se veut un début de réponse et une option pour les opérateurs. Sur les 357 hectares de vergers industriels laissés à l'abandon par un propriétaire en faillite, CDC Biodiversité, la filiale de la Caisse des dépôts, qui a racheté la propriété, finance le retour à l'écosystème typique de la plaine de Crau, une steppe rase
    unique en Europe née de l'interaction millénaire entre le climat méditerranéen, les sols pauvres de l'ancien lit de la Durance et un pastoralisme ovin.




    Ce paysage a un nom : le coussoul. Economiquement, il ne vaut rien ou pas grand-chose.
    Ecologiquement, il a généré une grande diversité biologique et constitue le seul habitat possible pour les oiseaux ayant besoin de milieux pierreux ouverts comme l'outarde canepetière ou la ganga cata. Les écologistes alertent depuis trente ans sur la disparition du coussoul. "Après avoir perdu 80 % de sa superficie originelle, il a enfin été classé en réserve naturelle nationale en 2001", rappelle Gilles Cheylan, du Conservatoire des écosystèmes de Provence.




    Pour l'instant, le terrain appartient aux ingénieurs et aux machines. Quelque 55 kilomètres de haies de peupliers, 20 000 pêchers ont été arrachés, 1 000 kilomètres de canaux d'irrigation retirés... et le délicat travail de reconstruction des sols a commencé. Thierry Dutoit, professeur à l'université d'Avignon et conseiller scientifique de l'opération, se montre prudent : "Le coussoul, c'est six mille
    ans d'histoire. Un monument biologique au même titre que les grottes de Lascaux est un monument archéologique. Les opérations de restauration sont d'une grande complexité. La science en est à ses balbutiements. Nous tâtonnons." Il a au moins ici la satisfaction de disposer d'énormes moyens - 12,5 millions d'euros ont été budgétés - pour mener ses expérimentations : transfert de sol,
    introduction d'espèces nurses destinées à accélérer la réimplantation d'une végétation steppique... La somme se divise en trois tiers : le premier pour l'acquisition du domaine, le deuxième pour la réhabilitation et le dernier pour la gestion sur trente ans de cet espace qui sera in fine rendu aux moutons.




    Le calcul est vite fait : l'opérateur, qui détruira une formation steppique comparable et voudrait s'acquitter de ses obligations de compensation en achetant des "actifs naturels" fabriqués ici, devrait débourser 35 000 euros pour un hectare. "C'est le prix de
    la réparation et il est élevé", explique Laurent Piermont, directeur général de CDC Biodiversité, qui estime que, loin d'ouvrir un droit à détruire, la création de ce mécanisme de compensation doit permettre de faire enfin appliquer la loi.


    Laurence Caramel



    Source: http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/05/13/une-nouvelle-arme-pour-lutter-contre-la-destruction-de-la-nature_1192437_3244.html#ens_id=1183800
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    Re: la biodiversité

    Message par bye le Sam 23 Mai - 9:19

    Journée mondiale de la Biodiversité : les chiffres-clés pour la France


    Source : Relaxnews

    On recense sur le territoire français, métropolitain et d’Outre-mer, plus de 35.000 espèces d’animaux et de végétaux et un dixième des récifs coralliens de la planète. C’est ce que rappelle un bilan présenté par le Ministère du Développement durable, qui souligne le risque d’extinction pesant sur la moitié des espèces.

    Ce vendredi 22 mai est Journée mondiale de la Biodiversité. A cette
    occasion, le ministère du Développement durable revient sur la faune et la flore présentes dans notre environnement à la fois en France métropolitaine qu'en Outre-mer. Il rappelle que la France dispose « d'un patrimoine naturel exceptionnel » mais qu'il est menacé de disparition. Retour en chiffres.

    Plus de 35.200 espèces animales et végétales sont recensées en
    France.

    136 des 218 habitats d'intérêt communautaire (dont la conservation est un enjeu au niveau européen) sont répertoriés sur le territoire national.

    291 espèces (91 végétales et 200 animales hors oiseaux) sont
    considérées par l'Union européenne comme étant d'intérêt communautaire et sont à ce titre couvertes par la directive européenne Habitats, faune et flore.

    274 espèces d'oiseaux sont aussi d'intérêt communautaire.

    55% des espèces européennes d'amphibiens sont recensées en France. Ce taux classe la France comme le deuxième pays européen en nombre d'espèces.

    58% des espèces d'oiseaux nidifiant en Europe se reproduisent en
    France.

    3.500 espèces végétales et 400 animaux vertébrés uniques au monde sont hébergés dans les territoires d'Outre-mer.

    Un quart des poissons d'eau douce de la planète, 16% des plantes
    vasculaires (hormis les algues et les mousses, donc), 12% des reptiles terrestres et 7% des oiseaux nicheurs se trouvent dans l'Outre-mer.

    10 % des récifs coralliens mondiaux sont situés dans les eaux placées sous juridiction française.

    378 espèces animales et 486 espèces végétales remarquables sont
    menacées en France, en métropole comme à l'Outre-mer.

    La biodiversité menacée


    Le ministère du Développement durable rappelle que « nombre de ces richesses sont en danger : la communauté scientifique mondiale estime que la moitié des espèces vivantes que nous connaissons pourrait disparaître d'ici un siècle ».

    Destruction ou fragmentation des habitats par l'urbanisation
    croissante, activités agricoles, espèces invasives, surexploitation de certaines espèces, pollutions, et changement climatique constituent les principales menaces pesant sur la biodiversité dans le monde.

    http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/developpement-durable-1/d/journee-mondiale-de-la-biodiversite-les-chiffres-cles-pour-la-france_19380/#xtor=RSS-8



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    Re: la biodiversité

    Message par bye le Sam 23 Mai - 18:59

    Printemps Bio 2009





    En 2009, première quinzaine de juin, le Printemps BIO fête son dixième anniversaire!





    L'Agriculture BIO en campagne dans toute la France



    Première quinzaine de juin 2009, dans toute la France, l’ensemble des acteurs de l’agriculture biologique se mobilise pour la 10ème édition de la quinzaine nationale d’information et de valorisation des produits issus de l’agriculture biologique.



    Pendant quinze jours, les régions françaises vont vivre au rythme des actions menées par les acteurs de la bio pour faire connaître au plus grand nombre les techniques, les pratiques, les principes et les valeurs de ce mode de production respectueux de l'environnement.





    Les temps forts de Printemps BIO 2009 :



    Cette année, le Printemps BIO sera notamment marqué par:



    ü
    Une conférence de presse de lancement, le 29 mai, à Paris;

    ü
    Des centaines d'animations dans toute la France: fêtes de la bio, portes ouvertes, conférences, expositions, marchés, animations sur les lieux de ventes, animations dans les classes, repas bio...;

    ü
    De nombreuses actions en circuits de distribution, mises en place par les interprofessions partenaires du programme (CNIEL, INTERBEV, INTERFEL, INTERCEREALES et ONIDOL );

    ü
    Les rencontres nationales organisées par l'Agence BIO, le 9 juin, sur la question: "La Bio: un autre rapport qualité-prix", à Paris.



    Le programme complet des animations est en cours de mise au point et sera prochainement mis en ligne sur le site.



    Cette année, les actions tournées vers les professionnels seront également renforcées, afin de mieux faire connaître les techniques et pratiques du mode de production biologique.



    A bientôt!



    Télécharger
    la présentation des rencontres nationales du 9 juin




    Printemps BIO et l'Europe



    Printemps BIO est un événement ouvert sur l'Europe. L'Union européenne finance 50 % du budget total de cette campagne.



    Dans cette optique, l'ensemble des actions réalisées - à savoir les supports de communication, les rencontres nationales, les lettres d'information ainsi que les actions menées dans toute la France - apporte un éclairage particulier sur le logo européen bio et sur la réglementation européenne.



    Source: http://www.printempsbio.com/pageEdito.asp?id=2115391&idz=514BDBFA&IDPAGE=17
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    Re: la biodiversité

    Message par bye le Dim 24 Mai - 7:32

    Célébration de la Journée internationale
    de la diversité biologique : contre les espèces
    invasives





    Le 22 Mai 2009


    Les espèces exotiques envahissantes
    (EEE) - une des plus grandes menaces à la biodiversité, à l'écologie et au
    bien-être économique de la société et de la planète- est le thème de cette année
    pour la Journée internationale de la diversité biologique (JIB). Cette année,
    l'événement est celebré par un nombre record de pays, un reflet de la
    reconnaissance croissante de la menace à la diversité biologique et son impact
    sur le bien-être humain.


    Dans son message de la JIB, le
    Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, M. Ban Ki-moon a
    déclaré: « La méthode de contrôle la plus efficace et réalisable est la
    prévention. Pour réussir, cette stratégie exige une collaboration entre les
    gouvernements, les secteurs économiques et non-gouvernementaux et des
    organisations internationales. Un pays ne peut empêcher les invasions que si
    elle sait quelles espèces pourraient l’envahir, d’où elles pourraient provenir
    et les meilleures options de gestion pour les confronter. » Il a ajouté :« Les
    individus, eux aussi, ont une responsabilité. Le respect des quarantaines
    locales et internationales et de la réglementation douanière permettra d'éviter
    la propagation d'insectes nuisibles, de mauvaises herbes et de maladies. Une
    règle simple: laissez les organismes vivants dans leur habitat naturel et
    ramenez à la maison seulement des souvenirs. »


    Les espèces exotiques envahissantes sont
    des espèces dont l'introduction et / ou la dissémination en dehors de leurs
    habitats naturels menacent la diversité biologique. Bien que seul un faible
    pourcentage d'organismes transportés à de nouveaux environnements devienne
    envahissant, leurs effets négatifs sur la sécurité alimentaire, les plantes, la
    santé animale et humaine et le développement économique peuvent être
    catastrophiques.


    Le problème des espèces exotiques
    envahissantes continue de croître, essentiellement à cause du commerce mondial,
    des voyages et du transport, y compris le tourisme, à un coût énorme pour la
    santé humaine et animale et le bien-être socio-économique et écologique de la
    planète. Les pertes environnementales annuelles causées par des parasites
    agricoles introduits aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie, en Afrique du
    Sud, en Inde et au Brésil ont été estimées à plus de 100 milliards de dollars.
    Selon une étude, le coût mondial peut atteindre 1,4 trillion de dollars
    américains, ce qui représente 5% du PIB mondial.


    Un sous-produit indésirable de la
    mondialisation, des espèces non-indigènes nuisent aux services écosystémiques,
    aux moyens de subsistance et aux économies à travers le monde. Par exemple, le
    gouvernement de l'Afrique du Sud consacre environ 60 millions de dollars par an
    dans une tentative d'éradiquer des plantes, telles que les acacias, qui
    envahissent des terres agricoles, les systèmes fluviaux et des sites
    touristiques économiquement importants tels que le Cape Floral
    Kingdom.


    En Amérique du Nord, dans de la région
    des Grands lacs, la moule zébrée a des répercussions sur le transport maritime,
    la pêche et la production d'énergie électrique. Tout au long des îles de l'océan
    Pacifique, des rats provenant des navires étrangers exterminent des oiseaux
    indigènes. Dans de nombreux pays d’Afrique, la jacinthe d'eau encombre des lacs
    et des rivières, au détriment de la flore aquatique locale et des communautés et
    industries qui en tirent un profit.


    Dans son message pour la Journée
    internationale, M. Miguel d'Escoto Brockmann, président de l'actuelle session de
    l'Assemblée générale des Nations Unies, a déclaré: « Il n'est pas trop tard pour
    prendre des mesures individuelles et collectives, pour répondre à la perte de
    biodiversité en vue de répondre à nos besoins quotidiens et de maintenir nos
    moyens de subsistance. » Il a ajouté que la perte continue de la précieuse
    diversité biologique ne peut plus être considérée simplement comme un problème
    environnemental, mais a souligné que la biodiversité ne doit pas être considérée
    uniquement comme la base de la vie sur Terre, mais aussi celle de notre
    économie.


    Le Secrétaire exécutif de la Convention
    des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), M. Luc
    Gnacadja, a salué les efforts déployés dans le cadre de la Convention sur la
    diversité biologique pour accroître la sensibilisation et la compréhension de
    l'importance des espèces exotiques envahissantes pour la diversité biologique,
    l'économie mondiale et les moyens de subsistance des individus et des
    communautés, en précisant que: « Ceci est louable, une très importante leçon que
    nous avons tirée des récentes crises mondiales de la santé telles que le SRAS,
    la grippe aviaire, et plus récemment, la grippe porcine est la suivante : c’est
    seulement grâce à la diffusion rapide d’informations, la prise de conscience
    mondiale et la coopération que nous pouvons résoudre les problèmes associés aux
    espèces et agents pathogènes envahissants.


    Au Colloque de la JIB qui s'est tenu le
    22 mai à l'Université des Nations Unies (UNU) à Tokyo, M. Masayoshi Yoshino,
    Vice-ministre de l'Environnement du Japon, a déclaré: «Les mesures contre les
    espèces exotiques envahissantes nécessite des approches à long terme. Par
    conséquent, le gouvernement doit assurer la coordination avec les diverses
    parties prenantes, y compris les instituts de recherche et les entreprises
    privées pour prendre des mesures efficaces », il a également déclaré que la
    dixième réunion de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité
    biologique qui se tiendra à Nagoya, Préfecture d’Aichi, au Japon en 2010, sera
    une excellente occasion d'informer le public de la façon dont la biodiversité
    est reliée à notre vie quotidienne et de renforcer notre volonté de la
    transmettre à la prochaine génération.


    Le Secrétaire exécutif de la Convention
    sur la diversité biologique, M. Ahmed Djoghlaf a déclaré que: «La question des
    espèces exotiques envahissantes est pertinente à tous les types d'écosystème et
    est primordiale à la réalisation des trois objectifs de la Convention sur la
    diversité biologique- la conservation de la diversité biologique, son
    utilisation durable et le partage juste et équitable des avantages découlant de
    l'utilisation des ressources génétiques. »


    Il a ajouté que: «Comme nous ne sommes
    qu'à quelques mois de 2010, l'Année internationale de la biodiversité, et la
    date cible pour l'objectif de la biodiversité de 2010, l'urgence de s'attaquer
    aux défis liés à la perte de biodiversité et une croissance économique maintenue
    et durable n'est plus une option mais une nécessité incontournable. Je suis donc
    très heureux d'annoncer que le thème de la célébration de la Journée
    internationale de 2010 pour la diversité biologique, laquelle coïncidera avec la
    célébration de l'Année internationale de la biodiversité, est : Diversité
    biologique pour le développement et la réduction de la pauvreté. J'invite tous
    les partenaires à contribuer aux objectifs de ces célébrations.
    »


    La Journée internationale de la
    diversité biologique fournit aux Parties à la Convention sur la diversité
    biologique (CDB) et ceux qui confrontent les EEE, une occasion de sensibiliser
    le public au problème et d’accroître des actions pratiques pour s'attaquer au
    problème.


    Voici des exemples de la façon dont les
    pays célèbrent la JIB cette année:


    * La ville de Montréal célèbrera la JIB
    à la Biosphère de Montréal, où il y aura une déclaration conjointe de la Ville
    de Montréal, du gouvernement du Québec et du gouvernement du Canada sur les
    espèces exotiques envahissantes et il y aura une présentation sur l’exposition
    de la biosphère sur les espèces exotiques envahissantes


    * Le gouvernement japonais organise un
    colloque et une exposition sur les espèces exotiques
    envahissantes


    * La ville de Francfort, par
    l'intermédiaire de son Initiative de Bio-Francfort, a contribué à la célébration
    en invitant toutes les parties prenantes


    * En Irlande, le ministère de
    l'Environnement, du Patrimoine et des Gouvernements locaux (les parcs nationaux
    et le service de la faune et de la flore) et des ONG environnementales
    organisent une série d'activités au niveau national au cours de la Semaine
    nationale de la diversité biologique, du 17 au 24 mai


    * Le Pérou a déclaré cette semaine, la
    semaine de la biodiversité


    * En Éthiopie, l'Institut de la
    conservation de la biodiversité célèbre la journée grâce à un certain nombre
    d'événements. Il s'agit notamment d'un atelier d'une journée et de la visite des
    sites où les espèces envahissantes représentent une grave menace pour la
    biodiversité, la distribution de brochures, de livrets, d’affiches, etc. à des
    institutions travaillant avec les EEE, et la sensibilisation en utilisant des
    médias de masse tels que la télévision, la radio et les
    journaux


    * Au Bénin, un certain nombre
    d'activités sont prévues, notamment un atelier pour évaluer le niveau de
    connaissance sur l'invasion des espèces exotiques au Bénin, une visite guidée
    avec la presse de l'un des sites colonisés par l'invasion d'espèces exotiques,
    et, la conception et la distribution d’affiches pour sensibiliser à l'invasion
    d'espèces exotiques et à la gestion durable de la biodiversité en
    général.


    * En France, 10 plans d’action sont mis
    en place : prise en compte de la trame verte et bleue dans le schéma national
    des infrastructures de transports et dans les documents d’urbanisme, intégration
    des critères de biodiversité dans les aménagements touristiques et dans la
    politique agricole commune (bandes enherbées, infrastructures agroécologiques),
    renforcement des moyens de la fondation de recherche pour la biodiversité, mise
    en place d’un GIEC de la biodiversité, renforcement des moyens de
    l’Ifrecor...


    Source :http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1991.php
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    Re: la biodiversité

    Message par bye le Lun 25 Mai - 6:39

    Les entreprises concernées par la
    biodiversité



    Grâce aux innombrables services écologiques, dont la
    production naturelle d'oxygène des végétaux chlorophylliens, la pollinisation
    des plantes, la fertilité des sols par les bactéries souterraines, l'épuration
    de l'eau par les roseaux, nous respirons, nous nous alimentons, nous
    vivons.


    Mais voilà que tous les écosystèmes terrestres ou
    aquatiques sont mal en point et que leurs services sont moins performants:
    60%des services écologiques sont dégradés.


    Comme manger et respirer ne nous suffit pas, qu'il
    nous faut nous insérer dans le monde du travail, une nouvelle ère industrielle
    est à inventer.


    Fin de l'ère industrielle


    Face à l'urgence de la situation mise en exergue par
    l'Évaluation des écosystèmes du millénaire (
    http://www.millenniumassessment.org/fr/index.aspx) et confirmée chaque jour par les scientifiques, il faut non moins
    urgemment réintégrer les activités économiques au coeur de la
    biodiversité.


    La dégradation des écosystèmes et l'épuisement des
    ressources naturelles de toutes natures (pétrole, minerais, etc.) sont les
    prémices de la fin de l'ère industrielle telle qu'on l'a connue au siècle
    dernier.


    Certaines entreprises ont donc déjà anticipé en
    allant au-delà des contraintes réglementaires en vigueur, admettant qu'il est
    aussi de leur responsabilité de protéger le climat et la diversité biologique.
    Une difficulté majeure pour intégrer la biodiversité dans les stratégies des
    entreprises est d'analyser et d'appréhender stratégiquement la prise en compte
    de la préservation de la biodiversité.


    Il faut «faire équipe avec la vie», selon
    l'expression de Robert Barbault.


    Il faut donc analyser la nature de l'influence des
    entreprises sur le vivant, faire un bilan biodiversité.


    Il est une association française qu'il faut mettre à
    l'honneur: Inspire a été officiellement déclarée le 1er février 2008.
    Son nom complet est «Initiative pour la promotion d'une industrie réconciliée
    avec l'écologie et la société».


    En tant qu'association, Inspire a pour
    objet de promouvoir un mode de développement économique favorable à l'emploi et
    à la compétitivité, et économe en ressources naturelles par:


    - La bio-inspiration et le biomimétisme comme
    moteurs de l'innovation.
    - L'économie circulaire.
    - L'économie de
    fonctionnalité.
    - La restauration de la pleine fonctionnalité et du
    potentiel d'évolution des écosystèmes par le réinvestissement dans le capital
    naturel.


    Inspire se donne pour mission d'accompagner
    les entreprises et les territoires dans le déploiement d'une nouvelle
    stratégie.


    Dans un contexte sans précédent d'in-version des
    raretés, dans lequel les ressources naturelles sont de plus en plus rares, mais
    où les savoirs, les compétences et les informations sont plus abondants et
    circulent à des vitesses plus rapides que jamais, les conditions d'une nouvelle
    révolution industrielle sont réunies.


    S'inspirer du
    vivant


    Elle sera fondée sur un nouveau contrat avec la
    nature, parce que nous aurons su saisir les possibilités de s'inspirer du vivant
    et d'en respecter les règles pour créer durablement des richesses.


    Inspire se positionne comme une courroie de
    transmission entre la recherche de pointe et les acteurs économiques sur le
    terrain, vise à renforcer la compétitivité des entreprises et l'attractivité des
    territoires, à créer de nouveaux emplois à forte valeur ajoutée et porteurs de
    sens, et à restaurer les services écologiques dont toutes les activités humaines
    dépendent directement ou indirectement.


    Inspire est une initiative portée par
    Emmanuel Delannoy, expert en développement durable spécialisé sur les
    interactions entre le vivant et l'économie. Il est membre de la Ligue Roc que je
    préside. Emmanuel Delannoy a été un de ses représentants au Grenelle de
    l'environnement.


    La chronique de Hubert Reeves

    Source: http://www.canoe.com/infos/chroniques/hubertreeves/archives/2009/05/20090524-081646.html
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    Re: la biodiversité

    Message par bye le Ven 29 Mai - 13:53

    Biodiversité : un bilan peu rassurant





    Europe - A l'occasion de la conférence européenne "Protection de la biodiversité au-delà de 2010", qui se tenait à Athènes les 27 et 28 avril dernier, Stavros Dimas, commissaire européen à l'Environnement, a annoncé que les objectifs fixés pour 2010 ne pourraient pas être atteints.



    "Stopper l'érosion de la biodiversité" d'ici 2010, c'est l'objectif que s'était fixé l'Union européenne en 2002 et qui ne pourra certainement pas être atteint.



    "L’objectif initial ne devrait pas être rempli" a déclaré Stavros Dimas, commissaire européen à l'Environnement.



    En effet, d'après le bilan de l'Agence européenne pour l'environnement (AEE), ce sont encore 40 % à 70 % des espèces d'oiseaux et plus de 50 % des habitats où se déploient la
    faune et la flore qui sont actuellement dans une "situation de conservation critique".




    Le réseau Natura 2000, qui compte désormais 25 000 sites et qui couvre 17 % de la superficie terrestre de l'Union européenne ne peut suffire à lui seul. "Au niveau mondial, la moitié de la nature a disparu depuis l'ère préindustrielle et elle recule encore au rythme de 1 % par an. C'est peut-être moins en Europe depuis la
    création de Natura 2000" explique Andrew Balmford, de l'université de Cambridge.




    Il est donc aujourd'hui nécessaire pour l'Europe d'accentuer considérablement ses efforts pour préserver les écosystèmes qui jouent un rôle primordial dans l'absorption des gaz à effet de serre.



    Pêche, agriculture, plans d'urbanisme, infrastructures, transports etc., c'est secteur par secteur que les objectifs doivent être fixés et une large campagne de sensibilisation du public devrait être très prochainement lancée.



    La semaine dernière, Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno ont présenté les 10 plans d'action du gouvernement français, visant à "stopper la perte de biodiversité d’ici 2010"



    Source: http://www.maxisciences.com/biodiversit%E9/biodiversite-un-bilan-peu-rassurant_art2165.html
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    Re: la biodiversité

    Message par bye le Sam 30 Mai - 6:21

    Des « fissures » dans
    la Caverne : l’inauguration de Svalbard ne fait pas l’unanimité



    Pour l’ONG GRAIN, la caverne des semences inaugurée à Svalbard
    « procure une fausse impression de sécurité dans un monde où la diversité des
    plantes cultivées présente dans les champs des agriculteurs continue de s’éroder
    et d’être détruite à un degré qui va en s’aggravant et contribue aux problèmes
    d’accès qui rongent le système ex situ international. »



    Communiqué de l’ONG GRAIN,
    février 2008


    Après des mois d’extraordinaire publicité, et
    avec le soutien apparemment unanime de la communauté scientifique
    internationale, la "Global Seed Vault" a été officiellement inaugurée
    aujourd’hui sur l’île de Svalbard, en Norvège. Nichée au cœur d’une montagne,
    cette Caverne est en fait un morceau de glace géant capable de contenir 4,5
    millions d’échantillons de semences entreposées dans le froid pour les besoins
    futures de l’humanité.


    L’idée est que si une catastrophe majeure
    frappait l’agriculture mondiale, comme les retombées d’une guerre atomique par
    exemple, les pays pourraient se tourner vers la Caverne pour en retirer des
    semences et redémarrer une production alimentaire. Cependant, cette "ultime
    niche de sécurité" pour la biodiversité dont dépend l’agriculture mondiale est
    malheureusement le dernier acte d’une stratégie plus vaste qui vise à faire de
    la conservation ex situ (hors sites) dans des banques de semences l’approche
    dominante pour la conservation de la diversité des plantes cultivées. Elle
    procure une fausse impression de sécurité dans un monde où la diversité des
    plantes cultivées présente dans les champs des agriculteurs continue de s’éroder
    et d’être détruite à un degré qui va en s’aggravant et contribue aux problèmes
    d’accès qui rongent le système ex situ international.


    Des affirmations
    fausses


    Cary Fowler, directeur du Global Crop Diversity
    Trust et l’un des principaux partisans de la Caverne, déclare que l’initiative "
    sauvera les plus importantes collections au niveau mondial des 21 plantes
    cultivées alimentaires les plus importantes des pays en développement." Même
    s’il est vrai que la diversité des plantes cultivées nécessite d’être
    sauvegardée et protégée, car une diversité irremplaçable est en train de
    disparaître à une vitesse alarmante, compter uniquement sur l’enfouissement de
    semences dans des congélateurs n’est pas une réponse. Il y a actuellement dans
    le monde 1500 banques de gènes ex situ qui n’arrivent pas à conserver et
    préserver la diversité des plantes cultivées. Des centaines d’échantillons
    stockés sont morts, car beaucoup ont été rendus inutilisables par manque
    d’information de base sur les semences, et une quantité innombrable d’autres ont
    perdu leurs caractéristiques uniques ou ont été génétiquement contaminés lors de
    remises en culture périodiques pour la multiplication. Cela s’est produit
    partout dans le système ex situ, pas seulement dans les banques de gènes des
    pays en développement. C’est pourquoi le problème n’est pas d’être pour ou
    contre les banques de gènes, mais réside dans le fait de compter sur une seule
    stratégie de conservation qui comporte, en elle-même, une série de
    problèmes.


    Le problème le plus grave quand on axe la
    conservation des semences uniquement sur le système ex situ, et que la Caverne
    de Svalbard renforce, c’est qu’il est fondamentalement injuste. Il enlève des
    variétés végétales uniques aux agriculteurs et aux communautés qui les ont
    créées au départ, sélectionnées et partagées et les empêchent d’y accéder. La
    logique est que comme les variétés traditionnelles des communautés sont
    remplacées par des nouvelles variétés qui sortent des laboratoires de recherche
    - des semences qui sont censées produire des rendements plus élevés pour nourrir
    une population qui augmente - les variétés anciennes doivent être mises de côté
    comme "matière première" pour une sélection végétale future. Ce système oublie
    que les agriculteurs sont les premiers sélectionneurs du monde et qu’ils
    continuent de l’être. Pour avoir accès aux semences, vous devez être intégré à
    tout un cadre institutionnel dont la plupart des agriculteurs dans le monde
    ignorent même l’existence. Dit simplement, l’ensemble de la stratégie ex situ
    répond aux besoins des scientifiques et non des agriculteurs.


    De plus, le système fonctionne sur l’hypothèse
    suivante : une fois que les semences des agriculteurs entrent dans une unité de
    stockage, elles ne leur appartiennent plus et la négociation sur les droits de
    propriété intellectuelle et autres droits sur ces semences est l’affaire des
    gouvernements et de l’industrie des semences elle-même. Dans les soit disant
    banques de gènes publiques, les semences deviennent partie du "domaine public"
    quand ce n’est pas "sous la souveraineté nationale" (ce qui se traduit de plus
    en plus par propriété de l’Etat). Le Groupe consultatif de recherche agricole
    international (GCRAI), qui dirige près de 15 banques mondiales de gènes pour les
    plantes alimentaires de base les plus utilisées, a même mis en place un
    arrangement légal de "curatelle" qu’il exerce sur le coffre au trésor des
    semences paysannes qu’il détient "pour le compte" de la communauté
    internationale, sous les auspices de la FAO. Pourtant ils n’ont jamais demandé
    aux agriculteurs dont ils ont pris les semences au départ, si cela leur
    convenait et ils les ont laissés totalement en dehors de l’arrangement de la
    curatelle.


    La nouvelle Caverne de Svalbard est bien
    installée au sommet de cette mauvaise construction et de ces fausses hypothèses,
    et exacerbe inévitablement ces problèmes. Et comme c’est une collection de
    sauvegarde pour la "fin du monde", cela élève les enjeux à de nouvelles
    extrémités. Personne ne peut vraiment garantir que la Caverne sera efficace pour
    conserver les semences vivantes et sa sécurité n’a pas été testée. Quelques
    jours avant l’ouverture de la Caverne, Svalbard a été le centre du plus gros
    tremblement de terre de l’histoire de la Norvège, même si l’étude de faisabilité
    de l’équipement garantissait qu’ "il n’y avait pas d’activité volcanique ou
    sismique significative" dans la région. Mais ce qui est plus gênant que
    n’importe quelle question technique, c’est le problème de l’accès, car les clés
    sont détenues par un petit nombre de mains.


    Difficultés pour l’accès et
    les bénéfices


    La Caverne ne résout pas les problèmes cruciaux
    relatifs à l’accès et aux bénéfices du bien le plus précieux de la biodiversité
    agricole mondiale. Le gouvernement norvégien est responsable en dernier ressort
    de la Caverne et il est actuellement vu comme juste et digne de confiance, mais
    il n’y a aucune garantie que la politique de ce pays ne change pas un jour. Le
    gouvernement norvégien le reconnaît d’ailleurs lui-même, puisqu’il a fourni des
    accords aux dépositaires, qui durent seulement dix ans et qui comprennent des
    clauses les autorisant à y mettre fin en cas de changement de politique. Mais ce
    qui est sans doute encore plus important, c’est que le gouvernement norvégien ne
    prendra pas ses décisions de manière autonome. Les décisions seront partagées
    avec le Global Crop Diversity Trust, une entité privée bénéficiant d’importants
    financements du privé et des multinationales.


    ll y a déjà quelques problèmes d’accès avec la
    Caverne. Pour toutes sortes de raisons pratiques, les semences ne peuvent pas
    être entreposées dans la Caverne si elles ne proviennent pas de banques de gènes
    qui ont réussi à dupliquer leurs échantillons dans une autre banque. De plus,
    les dépositaires ne sont pas autorisés à déposer des semences qui sont déjà dans
    la Caverne. L’Accord standard du dépositaire stipule que "le dépositaire devra
    déposer seulement des échantillons de ressources génétiques de plantes qui sont,
    autant que le dépositaire puisse le savoir, des échantillons de ressources
    génétiques de plantes qui n’ont pas encore été déposée dans la "Caverne mondiale
    de semences de Svalbard" et que "le dépositaire reconnaît le droit au Ministère
    royal de l’agriculture et de l’alimentation norvégien de refuser d’accepter des
    échantillons en dépôt ou de mettre un terme au dépôt d’échantillons déjà déposés
    si les échantillons se trouvent être des doubles de ressources génétiques déjà
    mises en dépôt dans la Caverne mondiale de semences de Svalbard."


    Une règle stipule que seuls les dépositaires
    peuvent avoir accès à leurs propres collections à Svalbard ou donner
    l’autorisation à quelqu’un d’autre de le faire. Avec tous les paquets de
    semences du GCRAI arrivant déjà en Norvège, cela veut dire que les centres GCRAI
    seront les dépositaires de la majeure partie des semences de la Caverne, ce qui
    leur donne pratiquement le contrôle exclusif sur l’accès. En effet, comme
    l’indique l’étude de faisabilité de la Caverne des semences, il a été "supposé
    que la Caverne commencerait avec un noyau composé de ressources génétiques en
    provenance des GCRAI et de celles de quelques banques de gènes nationales clés
    et que ces "collections fondatrices" décourageraient toute duplication
    ultérieure inutile des ressources à l’intérieur des équipements de Svalbard." En
    dehors des 19 instituts dépositaires qui se sont inscrits à la Caverne jusqu’à
    présent, seuls trois sont des banques de semences nationales de pays en voie de
    développement. La Caverne n’est donc pas un lieu de dépôt sûr pour n’importe
    qui, c’est surtout la planque privée du GCRAI.


    En pratique cela signifie que beaucoup de pays
    en développement qui voudraient dupliquer leurs collections à Svalbard ne
    seraient pas en mesure de le faire si facilement. Cela serait vu comme une
    duplication de ce que le GCRAI a déjà déposé. Ils n’auront pas par conséquent un
    accès direct aux semences se trouvant dans la Caverne et qui ont pu être
    collectées dans leur pays. Pour l’instant, cela peut ne pas beaucoup inquiéter
    les gouvernements qui ont des collections de sauvegarde pour les semences mais
    la situation pourrait être totalement différente en cas de scénario
    apocalyptique lorsque cette ressource unique et cruciale se trouverait alors
    uniquement à Svalbard : quelles décisions prendre alors ? Pour les agriculteurs
    il n’y a pratiquement aucune possibilité d’accès direct aux semences se trouvant
    dans la Caverne.


    La fin du monde mise à part, il est important
    de se demander qui profite réellement du système ex situ auquel la Caverne
    contribue. Comme les quelques multinationales des semences qui contrôlent plus
    de la moitié des 30 milliards annuels du marché mondial des semences mettent la
    main sur les programmes publics de sélection végétale, et que les gouvernements
    se désengagent de la sélection végétale, les ultimes bénéficiaires seront ces
    mêmes entreprises qui sont à l’origine de la destruction de la diversité des
    plantes cultivées.


    Cessez plutôt de détruire la
    diversité !


    Si les gouvernements étaient réellement
    intéressés par la conservation de la biodiversité pour l’alimentation et
    l’agriculture, ils feraient deux choses. Leur priorité centrale serait d’abord
    de concentrer leurs efforts sur le soutien à la diversité dans les fermes et les
    marchés de leurs pays plutôt que de parier seulement sur les grosses banques de
    gènes centralisées. Cela signifie qu’ils laisseraient les semences entre les
    mains des agriculteurs locaux, avec leurs pratiques agricoles actives et
    innovantes, en respectant et en encourageant les droits des communautés à
    conserver, produire, sélectionner, échanger et vendre les semences. Mais cela ne
    se produira pas si les gouvernements ne remettent pas complètement en question
    la politique et les réglementations agricoles et n’arrêtent pas de développer en
    priorité l’industrialisation et d’alimenter les marchés mondiaux contrôlés par
    les entreprises au lieu de laisser les agriculteurs nourrir librement leurs
    propres communautés et pays. Cela signifie faire de la souveraineté alimentaire
    le fondement d’une politique agricole au lieu de continuellement pousser
    l’agriculture toujours plus sur la voie destructive de l’intégration au marché
    global dirigé par les entreprises.


    Svalbard est sur le point d’enfermer la
    diversité, dans le cas d’une éventuelle catastrophe. La réelle urgence
    cependant, est de laisser la diversité vivre - dans les fermes, dans les mains
    des agriculteurs, et à travers les marchés contrôlés par les populations et
    orientés vers les communautés


    Source : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1789
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    Re: la biodiversité

    Message par bye le Mer 3 Juin - 7:00

    L'abus de viande nuit à la planète





    La consommation mondiale en viande a doublé en 15 ans et continue de croître. Afin de satisfaire la demande, l'élevage intensif et l'élevage extensif se sont largement démocratisés. Cette
    tendance a des conséquences écologiques néfastes : l'élevage est aujourd'hui responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre et représente une cause de déforestation et de pollution. Par ailleurs, l'élevage industriel, qu'il se destine à l'alimentation ou à l'exploitation de fourrure, pose toujours le problème de la souffrance des animaux.


    Entre 1990 et 2007, la consommation mondiale de viande est passée de 143 à 271 millions de tonnes. Elle a donc pratiquement doublé en 15 ans (1). Elle pourrait doubler encore d'ici à
    2050. (2) La consommation croît plus particulièrement dans les pays en développement parce que leur population augmente et parce que leur régime alimentaire évolue - des populations parfois sous ou mal nourries accèdent à une alimentation plus riche. Elle atteint aujourd’hui environ 30 kg de viande par an et par habitant, contre 80 kilo dans les pays industrialisés. (3)



    Dégradations environnementales



    L’élevage requiert des surfaces importantes : c’est l’activité humaine qui utilise le plus de terres. Selon la FAO, les pâturages occupent 26 pour cent de la surface émergée de la terre,
    tandis que la production fourragère requiert environ un tiers des terres arables. (4) En particulier dans les zones arides, le surpâturage favorise l’érosion des sols.



    L’élevage extensif est la principale cause de déforestation en Amérique. La FAO estime qu’entre 2005 et 2010 le couvert forestier diminuera de 1,2 million d'hectares en Amérique centrale et de 18 millions d'hectares en Amérique du Sud. D'ici 2010, respectivement 62 et 69% des terres défrichées d'Amérique du Sud et d'Amérique
    centrale seront converties en pâturages. (5)



    La culture du soja est l’autre grande cause de déforestation en Amérique latine. Or, elle est principalement destinée à l’exportation pour nourrir les élevages intensifs occidentaux.



    Toujours selon la FAO, l’élevage est une source importante de pollution de l’eau, libérant dans les cours d’eau des déchets animaux, des antibiotiques, des hormones. Les tanneries déversent
    des produits chimiques. Le secteur engendre aussi près des deux tiers de l'ammoniac d'origine anthropique, qui contribue aux pluies acides. Il est responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre, soit plus que le secteur des transports. (6)




    Disparition des petits éleveurs ruraux



    Le secteur de l'élevage nourrit et fait vivre un milliard de personnes dans le monde, en particulier dans les zones arides, où les animaux d'élevage sont souvent l’une des seules sources de moyens
    d'existence. Il représente pour de très nombreux autres des revenus complémentaires indispensables.




    Mais avec le développement de l’élevage intensif dans les pays du Sud, la production de viande s’est déplacée de la campagne vers les zones urbaines et péri-urbaines. Aujourd'hui, dans le monde, 80% de la croissance du secteur de l'élevage est le fait des systèmes industriels.



    Quant au pastoralisme, il est également en voie de disparition malgré le fait qu'il joue un rôle important dans certains équilibres biologiques. Il structure les paysages, aide à débroussailler les terrains et protège ainsi des incendies. En Occident, il bénéficie, quoique modestement, du tourisme vert.



    Elevage intensif et souffrance animale



    L’élevage intensif créé de la souffrance animale. Entassés dans des bâtiments fermés, mutilés parfois, ils connaissent des conditions de vie effroyables. Sevrés trop rapidement, les porcelets mangent la queue de leurs congénères. Afin d’éviter cela, on la leur coupe. Les poulets élevés pour leur chair, entassés dans des bâtiments
    surpeuplés, ne voient jamais la lumière du jour, grandissent trop rapidement, souffrent des pattes et font des arrêts cardiaques, pour ne citer que ces exemples. (7)




    Elevage intensif et risques sanitaires



    Des quantités importantes d’antibiotiques et d’antimicrobiens sont associés à l’alimentation des animaux vivant dans des bâtiments surpeuplés, pour les soigner, mais aussi de façon préventive, et comme facteur de croissance. Cela favorise l’apparition de
    microorganismes résistants aux traitements qui peuvent se propager ensuite à l’Homme et représenter un danger sanitaire. (8)




    Menace sur la biodiversité



    La pratique de l’élevage intensif conduit à sélectionner les races d’animaux les plus productifs. Ainsi, au cours des six dernières années, 62 races d’animaux d’élevage ont disparu, soit
    pratiquement une par mois. (9)




    Pour répondre à la demande croissante de leur population en produits animaux, les pays en développement sont tentés de copier les pays développés en remplaçant leurs races locales par
    des espèces plus productives, menaçant ainsi un peu plus la diversité des races domestiques dans le monde




    Les élevages biologiques



    Si l’on prend en considération les coûts engendrés par la lutte contre la pollution et les maladies développées par les animaux élevés de manière industrielle, alors un élevage biologique, qui
    respecte le bien-être animal, ne coûte pas forcément plus cher qu’un élevage industriel. Les animaux, en meilleure santé, ne nécessitent moins de dépenses en médicaments et ont un taux de mortalité plus faible.




    La viande d’animaux élevés dans ces conditions est réputée avoir meilleur goût. En France, le label Agriculture Biologique (AB) garantit aux consommateurs des produits animaux élevés dans des
    conditions décentes.



    Les animaux d’élevage non alimentaires



    Les conditions de vie des animaux d’élevage non alimentaires ne sont guère meilleures que celles des animaux élevés pour leur viande. En France, par exemple, environ 90% des fourrures
    proviennent de l’élevage. Les 40 élevages de vison produisent chaque année environ 500 000 peaux. Les visons et les renards sont élevés dans des petites cages grillagées, alors qu’à l’état sauvage, leur territoire s’étend sur plusieurs kilomètres.




    Symptômes de leur souffrance, les animaux élevés pour leur fourrure adoptent des comportements anormaux d’auto-mutilation et d’agressivité envers leurs congénères ou leur progéniture.
    Aux Pays-Bas, l'élevage des renards et des chinchillas pour leur fourrure a été interdit à la suite des campagnes menées par les associations de défense des animaux. Il en est de même en Suisse pour les visons. (10)




    En Chine et en Asie, des animaux sont élevés pour la médecine chinoise. Ainsi, des milliers d’ours à collier, élevés dans des fermes insalubres, sont maintenus en captivité afin d’extraire leur bile. Un cathéter enfoncé dans leur vésicule biliaire, ces ours passent
    leur vie dans la souffrance. (11) En décembre 2006, le Parlement européen a demandé à Pékin d’interdire ce type d’élevage, mais la Chine a refusé. (12)




    (1) Perspectives d’évolution des marchés de la viande et des produits carnés à l’échelle internationale, InnoViandes 28 février 2008

    (2) FAO, Réformes dans l'agriculture

    (3) Worldwatch Institute, Meat production

    (4) FAO magazine, Concilier élevage et environnement

    (5) FAO, Elevage extensif en Amérique latine

    (6) FAO magazine, Impacts de l'élevage sur l'environnement

    (7) Protection mondiale des animaux de ferme (PMAF)

    (8) OMS, Antimicrobiens et résistances

    (9) FAO, Rome, 2007, Etat des ressources zoogénétiques

    (10) FAO, Intensification et conflit éthique

    (11) PMAF, Animaux tués pour leur peau

    (12) AVES France, Ours en chine


    - Site de la FAO sur le bien-être des animaux d'élevage



    Source : http://www.goodplanet.info/goodplanet/index.php/fre/Alimentation-agriculture/Elevage/Elevage/(theme)/1652
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    Re: la biodiversité

    Message par bye le Jeu 18 Juin - 19:17

    Objectif biodiversité 2010 : les indicateurs de l’UICN sont dans le
    rouge






    Le comité français de l’UICN vient de publier son analyse annuelle de la Stratégie nationale de la biodiversité. Les plans d’action progressent mais l’appropriation de l’enjeu qu’est la biodiversité dans les politiques n’est pas encore à la hauteur.



    Alors qu’un rapport sur la préservation de la biodiversité va être présenté demain à Bruxelles devant le Comité des Régions d’Europe, le comité français de l’Union Mondiale pour la Nature (UICN) publie le bilan 2008 de la Stratégie Nationale pour la Biodiversité (SNB).

    Adoptée en 2004, cette SNB est le principal dispositif d'action du gouvernement français sur ce thème pour répondre aux enjeux de conservation et aux engagements internationaux, en particulier ceux de la Convention sur la Diversité Biologique. Elle se décline en 11 plans d’actions sectoriels qui selon l’UICN ont été renforcés par les mesures du Grenelle de l’environnement intégrées au cours de l’année 2008.



    L’UICN note ainsi avec satisfaction le lancement de nouveaux plans de restauration pour les espèces menacées et d’une stratégie nationale de création d’aires protégées, la prise en compte des corridors écologiques dans les plans d’actions « Infrastructures de Transports Terrestres » et « Urbanisme » ou encore l’intégration d’une dimension « biodiversité » dans le plan de mobilisation du
    bois.




    À l’international, plusieurs avancées sont également à retenir : l’adoption de la stratégie européenne pour le milieu marin, le soutien de la France à la création de la plate-forme intergouvernementale science et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (Ipbes ou futur GIEC de la biodiversité), l’inscription des récifs coralliens de Nouvelle-Calédonie au patrimoine mondial de l’UNESCO et l’organisation de la première conférence sur la biodiversité de l’outre-mer européen.



    Renforcer la dynamique malgré un objectif difficilement atteignable



    Mais l’échéance de l’engagement de la France de stopper la perte de biodiversité en 2010 se rapproche sans qu’il soit possible aujourd’hui d’en assurer la réussite : bien que plusieurs actions aient été achevées ou engagées, les indicateurs restent
    principalement au rouge, estime le comité français de l’UICN. Les gouvernements et la Commission européenne en font dès aujourd’hui le constat : malgré les actions engagées, l’objectif 2010 ne sera pas atteint, ajoute le comité.




    L’UICN encourage donc la France à redoubler d’effort d’ici la prochaine Conférence de la Convention sur la diversité biologique qui aura lieu du 18 au 29 octobre 2010 au Japon. Le Comité français recommande surtout de réaffirmer le portage politique
    de la Stratégie nationale au niveau des différents ministres et du Premier ministre et d’augmenter les moyens financiers et humains pour la mise en œuvre des plans d’actions dans chaque ministère. En effet, l’UICN remarque que certains plans d’actions sont difficilement mis en œuvre : il semblerait que les Directions du MEEDDAT en charge de ces plans d’actions ne les portent pas à leur juste valeur, commente l’UICN au sujet des plans « Infrastructures de Transports Terrestres » et « Urbanisme ».




    Le Comité français de l’organisation internationale recommande par ailleurs de mobiliser davantage l’ensemble des acteurs (établissements publics, associations, collectivités,
    socioprofessionnels, entreprises et grand public). Cette remarque concerne tout particulièrement les plans d’actions « Infrastructures de Transports Terrestres » , « Urbanisme » et « Tourisme ». Pour ce dernier récemment créé, un comité de pilotage doit être créé au cours de l’année 2009. Il faudra veiller à maintenir un comité de pilotage élargi aux différentes catégories d’acteurs concernées par
    le tourisme et la biodiversité, prévient l’UICN.




    Enfin, pour le Comité français il est nécessaire de transformer les plans d’action actuels en de véritables documents stratégiques, d’organiser avec les collectivités territoriales l’élaboration de Stratégies régionales pour la biodiversité et surtout de lancer la préparation de nouveaux plans d'actions dans des domaines
    stratégiques et prioritaires comme l’économie, les finances et l’éducation à l'environnement.




    F.ROUSSEL



    Source: http://www.actu-environnement.com/ae/news/bilan2008_snb_uicn_7616.php4
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    Re: la biodiversité

    Message par bye le Dim 5 Juil - 4:26

    La fin de la biodiversité ? Tout le monde s'en fout !




    Le dernier rapport de l’UICN, Union Internationale pour la Conservation de la Nature, publié le 2 juillet est accablant: dans le monde, un amphibien sur trois, un oiseau sur huit et un mammifère sur quatre sont menacés de disparition pure et simple.




    Et les milliers de scientifiques qui ont participé à l’étude expliquent que faute de moyens ils sont très probablement en dessous de la réalité et que les chiffres «sont considérablement sous-estimés». Le décompte mène au total de 16 928 espèces en voie d’extinction
    sur les 44 838 qui figurent sur la liste rouge des animaux en danger; décompte qui n’inclut pas les espèces végétales en perdition.




    Les études menées également à propos des conséquences du réchauffement climatique sur cette chute accélérée de
    la biodiversité montrent que la situation ne peut que rapidement empirer, qu’il s’agisse des espèces animales ou des espèces végétales.




    Depuis les années 50 du XXéme siècle, 1159 espèces ont disparu ou ne subsistent plus que dans quelques parcs zoologiques. Ce constat de l’allongement démesuré, depuis le dernier rapport il y a quatre ans, de la liste rouge de l’UICN, rappelle que la plupart des pays, y
    compris l’Europe et la France, ont échoué à freiner une tendance qui avait été constaté en 2002 à la conférence mondiale de Johannesburg qui ne faisait que reprendre les termes de la « Convention internationale sur le biodiversité » adoptée dans l’enthousiasme médiatique à la conférence de Rio en 1992. Encore
    qu’ « échoué » n’est pas le terme qui convient : en fait la quasi totalité des gouvernements ne se préoccupe absolument pas de la chute de la biodiversité. Le mot orne les discours mais n’entraîne pas de mesures concrètes. Alors que la préservation de cette biodiversité est partout une nécessité scientifique, pharmaceutique, alimentaire, économique et évidemment culturelle.




    La Commission européenne n’a jamais réussi à émouvoir les 27 pays de l’Union Européenne alors qu’elle avait fixé comme objectif pour 2010, un renforcement de la biodiversité. Vœu pieux. Ce manque
    d’intérêt n’a rien à voir avec la crise économique qui commence aujourd’hui à servir d’excuse commode et amène l’UICN, qui n’est pas précisément un repaire d’écolos extrémistes, à déclarer en tête de son rapport « la crise que traverse la vie sauvage est pire que la crise économique ».




    Les Français, et d’autres, s’émeuvent régulièrement de la raréfaction du tigre, de la réduction du nombre d’éléphants en Afrique, de l’orang-outan d’Indonésie ou du gorille des montagnes
    (il en reste 700) à la frontière du Congo et du Rwanda. Ils donnent volontiers des leçons de morale écologique à des pays économiquement faibles qui ont d’autres préoccupations urgentes ; alors qu’un pays (encore) riche comme l’Espagne se révèle incapable de préserver ses derniers lynx pardel et que la France peine à faire respecter les lois censées protéger la biodiversité.




    Faute de moyens et surtout faute de volonté.



    Et il n’y a pas que pour le loup, l’ours, le lynx ou les oiseaux sauvages que les gouvernements français, car la tendance lourde n’est pas nouvelle, laissent la nature à l’abandon, au gré des
    humeurs des élus locaux, généraux et régionaux. Tout ce qui reste de la richesse biologique française est saucissonné par les autoroutes inutiles, les déviations, les ronds-points ou les voies express à quatre voies hérissés de hautes clôtures ; comme celle que des élus viennent d’inaugurer sur douze kilomètres entre l’autoroute A 77 et la ville de Gien : l’exemple de ce qu’il ne faut plus faire avait promis le Grenelle de l’Environnement dont les
    recommandations se sont perdues dans l’espace politique et économique français. Ce petit morceau de fausse autoroute, comme bien d’autres, coupe en deux un écosystème ordinaire mais riche en espèces définitivement séparées et pour faire bonne mesure, le Conseil général a fait abattre tous les platanes vénérables qui bordaient l’ancienne route ; en vertu du principe bien connu selon lequel les arbres ont la fâcheuse manie de sauter au milieu des routes pour heurter les voitures. L’histoire de ces douze petits kilomètres calamiteux illustre le mépris constant pour la biodiversité : parce qu’il s’agit pour trop d’élus « d’histoires de petits oiseaux » et aussi, surtout, parce qu’au contraire d’une
    route ou d’un rond point, la préservation de la biodiversité ne s’inaugure pas avec coupage de ruban et photo dans le journal.




    Autre illustration du comportement de nombreux élus : la
    Ligue pour la Protection des Oiseaux, à la suite de nombreux courriers de ses membres scandalisés, est partie hier en guerre
    contre les trop nombreuses municipalités qui organisent la destruction des nids d’hirondelles et de martinets dans les villes. Parce qu’il parait que ces oiseaux ont l’audace de chier sur quelques murs et quelques trottoirs. Pas étonnant qu’au cours des dernières années, période qui a vu l’intensification de ces « opérations propreté », les effectifs d’hirondelles aient chuté de 39 %.
    La LPO rappelle que la destruction d’un nid d’hirondelles est passible d’une amende de 9000 euros et de six mois de prison. Mais quel juge d’une ville de province condamnera son maire pour cette atteinte à la diversité. Surtout s’ils vont à la chasse ensemble...




    Si on ajoute à ces agressions ordinaires ou extraordinaires, l’agriculture intensive, la prolifération des urbanisations anarchiques, la pollution et le recalibrage des torrents ou des rivières, l’assèchement des marais, la culture du maïs n’importe où, des
    chasseurs ou des agriculteurs qui sèment des pièges et de appâts empoisonnés, il est facile de comprendre que les textes et les déclarations de bonne volonté ne font pas une protection. A quoi sert, par exemple, que la loi protège 32 insectes, dont les superbes papillons Apollon ou Diane, si des dizaines de milliers de tonnes d’insecticides continuent à être épandus sur le territoire?
    Comme sur le département de l’Hérault ou un arrêté préfectoral, manifestement illégal, vient d’autoriser l’épandage de produits contre les insectes par avion.




    Autre illustration de l’hypocrisie française : le ministère de l’Ecologie se vante régulièrement que la loi protège 55 espèces de mammifères. En omettant de préciser que ce chiffre comprend 34
    espèces de chauve-souris. Et que, pour les mammifères comme pour les oiseaux, les tirs illégaux, les naturalisations pour vendre aux touristes sont trop rarement sanctionnés parce que les tribunaux (il s’agit de délits) ont autre chose à faire.




    Les scientifiques qui travaillent, souvent de façon bénévole, pour l’UICN sont découragés de protester dans un désert politique et parfois médiatique. Si les courbes de disparition qu’ils décrivent se prolongent, ils crieront bientôt dans le désert de la planète. Mais
    bon, il y a le chômage, les délocalisations, la retraite qui prend un coup de vieux, la sécu qui a le cancer, l’insécurité, l’Irak (très pollué...), les licenciements, la grande misère des banquiers, les gens qui ne partent pas en vacances, alors on ne va pas faire un drame pour des hirondelles qui ne feront bientôt plus le printemps, une tulipe sauvage cueillie trop souvent ou une genette que les offices de tourisme ne peuvent pas montrer aux visiteurs...




    Claude-Marie Vadrot - 03 Juillet 2009



    Source : http://www.mediapart.fr/club/blog/claude-marie-vadrot/030709/la-fin-de-la-biodiversite-tout-le-monde-s-en-fout
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    Re: la biodiversité

    Message par bye le Ven 24 Juil - 6:04

    Agriculture intensive : les hommes se nourrissent, la biodiversité se meurt



    La directive Habitats de 1992 souhaitait la conservation de la biodiversité en Europe. Bien qu'elle ait vu la création de zones spéciales protégées dans les Etats membres, elle doit faire face aux problèmes posés par l'agriculture intensive. Un rapport de la Commission européenne, publié lundi (13 juillet), met en exergue l'érosion de la biodiversité. Fléau inéluctable ?

    « Les papillons pourraient bientôt disparaître ». Ce constat sonne peut-être le glas de la biodiversité en Europe. Si les espèces, animales et végétales continuent de disparaître à un rythme effréné, c'est en partie dû au caractère ultra productiviste de l'agriculture. La main de l'homme, encore et toujours. Elle s'abat sur l'Europe et c'est toute notre richesse naturelle qui en pâtit.

    La Commission, pour établir ce rapport, a étudié, de 2001 à 2006,
    1 182 espèces animales et 216 types d'habitats. Car la lente et néanmoins inexorable érosion de la biodiversité tient en partie à la dégradation de son habitat naturel. L'Homme a faim, il doit se nourrir, peu importe le prix.
    L'alerte est donnée « pour les formations herbeuses et les zones humides et côtières », dévastés par l'agriculture intensive. La création de zones spéciales protégées, dont le réseau se nomme Natura 2000, n'a pas permis de freiner cette érosion.

    « Certaines régions sont devenues des déserts verts, sans aucune
    fleur », ce qui présage d'une possible disparition des papillons. La moitié des reptiles et des amphibiens sont également en déclin et plus menacés que les oiseaux et les mammifères. Un fléau gravissime si l'on considère que la plupart des 151 espèces de reptiles et des 85 espèces d'amphibiens présents en Europe
    sont endémiques. Une disparition totale de la surface de la terre. A l'heure où le développement durable est une thématique récurrente, comment en est-on arrivé là ?

    Et pire encore, où en serait-on si la directive Habitats n'imposait
    pas des amendes aux pays qui ne respectent pas les habitats naturels menacés ? Mais loin de céder à l'alarmisme, le commissaire européen à l'Environnement, Stavros Dimas rappelle « qu'il ne faut pas baisser la garde ». Et il invite les Etats membres à résoudre le problème en redoublant d'efforts. Mais comment convaincre que la conservation de la biodiversité doit primer sur les considérations économiques ?

    L'association écologiste BirdLife salue le caractère exhaustif du rapport, le plus complet jamais effectué, et réclame une réforme radicale de la PAC. Pour qu'agriculture et survivance ne soient plus en conflit avec la biodiversité. Toutefois, il est de bon ton de noter que certaines espèces réintègrent, elles, le continent. C'est notamment le cas du Lynx d'Eurasie, de l'ours brun, du loup et du castor.

    Albane Wurtz - 22/07/2009

    Source : http://www.developpementdurable.com/environnement/2009/07/A2342/agriculture-intensive-les-hommes-se-nourrissent-la-biodiversite-se-meurt.html


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    Re: la biodiversité

    Message par bye le Dim 3 Avr - 8:30

    « Nouvelle forme de domination du capital international » par le biais de la biodiversité
    horizons-et-debats.ch | 14 mars 2011

    lundi 21 mars 2011

    • Un des plus grands groupes allemands de production de volaille prévoit d’ins­taller à Wietze, petite commune de l’Est de la Basse-Saxe, l’un des plus grands abattoirs de volaille d’Europe. On y abattra 27 000 animaux par heure et 2,59 millions par semaine. Pour son ravitaillement, le groupe Rothkötter a besoin de plus de 400 élevages de 40 000 poulets chacun qui doivent être installés le long de l’autoroute A7 (qui deviendra ainsi l’« autoroute des poulets »). L’opposition à ce projet agro-industriel est grande.

    • Le Sénat américain doit se prononcer sur une loi (S510, Food Safety Modernization Act of 2010), qui stipule qu’il est interdit sous peine d’amende aux propriétaires privés de potagers de cultiver, de récolter, de vendre, de donner, de transporter, de donner comme fourrage et de consommer des fruits et légumes. Le groupe biotechnologique Monsanto prétend n’être pour rien dans cette affaire, mais l’initiateur de la loi Michael Taylor (de la Food and Drug Administration) était/est un employé de Monsanto. Dans les années 90, Bill Clinton a pris une mesure semblable pour la viande en introduisant l’Hazardous Analysis Critical Control Points).

    La demande venait de Tyson Food Inc., au département juridique duquel sa femme Hillary était employée. Elle avait également aidé son mari dans les relations avec la présidence. Lors de sa campagne électorale pour la présidence, elle avait réclamé une institution centrale puissante pour la sécurité alimentaire. Son conseiller électoral Mark Penn est le chef de l’agence publicitaire Burson Marsteller qui travaille aussi pour Monsanto. Hillary Clinton a perdu la campagne mais son amie Rosa DeLauro a repris son initiative. Son mari Stan Greenburg, chef de la société de conseil Greenburg Quinlan Rosner Research, a géré comme « conseiller » non seulement la carrière de Bill Clinton, d’Al Gore, de John Kerry et de Tony Blair mais a aussi conçu le projet de loi S 510 pour le gouvernement Obama. Avec les lois HR 875 et S 425, on dicte par voie d’ordonnances à chaque « producteur agricole » quelles semences, quels engrais, quels pesticides et quels herbi­cides il doit utiliser. Ces lois permettent le contrôle total de l’agriculture par l’exécutif tout comme le contrôle total de la production alimentaire par les groupes chimiques. Cela signifie aussi la fin de la culture biologique et celle de l’agriculture traditionnelle. Celui qui enfreint ces ordonnances peut être puni d’une amende de 100 000 dollars et de la destruction de ses champs.

    • L’UE aussi renforce ses mesures dans cette direction. Les mêmes forces sont à l’œuvre en coulisses. Bruxelles appelle cela « biodiversité ». Derrière ce terme se cache une structure mûrement réfléchie visant un tout autre but. Les « Nations unies » (ONU) sont devenues une organisation privée globale de représentants de la finance et des gouvernements. Elles se considèrent comme un super-gouvernement et comme le stade préliminaire à un gouvernement unique global qui fixe des directives et favorise leur réalisation. La structure onusienne, qui est très solide et agit largement de manière anonyme, a aussi formulé l’« Agenda 21 » pour le XXIe siècle. Celui-ci doit être maintenant réalisé et la consigne est la suivante : « Soutien des mesures locales de l’Agenda 21 relatives au climat et à la protection de la nature ».

    • Outre les activités comme la proclamation d’une « année internationale de la biodiversité » qui a plutôt des buts propagandistes, de solides mesures organisationnelles ont également été fixées. L’une d’entre elles est actuellement la stratégie lancée par Bruxelles, « Europe 2020 », qui doit donner le coup de grâce à l’agriculture paysanne européenne. Ici, il s’agit d’une industrialisation plus rapide, de l’harmonisation et de la mondialisation de l’agriculture et de la transmission de la propriété des sols agri­coles aux voyous de la finance internationale. C’est ainsi que se crée une nouvelle forme de « domination du capital international ». La « politique agricole commune » (PAC) vise ce but. Les « instruments pour atteindre les objectifs » de la stratégie « Europe 2020 » ne doivent être discutés que lorsque l’opération sera entamée. Jusque-là, on occupera les personnes concernées avec des sujets anodins afin de les empêcher de réfléchir et d’envisager d’éventuelles contre-mesures. Les préparatifs concernant la manière d’attirer les paysans dans le piège de la biodiversité sont déjà terminés. En grand secret, on les a déclarés entrepreneurs et on leur a imposé une responsabilité vis-à-vis de l’environnement même en l’absence de faute. La nouvelle catégorie de « dommages causés à la biodiversité » est un domaine juridique illimité susceptible d’être considérablement étendu. Elle menace chaque paysan qui peut être considéré comme un délinquant et doit commencer par prouver son innocence !

    • En Autriche, une saisie de données appelée « enquête sur la structure agricole » a été effectuée auprès des paysans jusqu’au 31 octobre 2010. Ils étaient obligés d’y participer. Ainsi, les prochaines mesures contre l’agriculture traditionnelle paysanne conformes à l’UE peuvent maintenant être préparées. •

    Source : Interinfo. Internationaler Hintergrund­informationsdienst für Politik, Wirtschaft und Militär. Suite 86, février 2011. (Traduction Horizons et débats)


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    Re: la biodiversité

    Message par bye le Mer 3 Déc - 18:11

    Les derniers lynx d’Espagne menacés par le réchauffement climatique
    http://www.maxisciences.com/lynx/les-derniers-lynx-d-espagne-menaces-par-le-rechauffement-climatique_art30250.html

    Publié par Emmanuel Perrin, le 27 juillet 2013

    Le lynx d'Espagne pourrait voir sa population sévèrement impactée par le réchauffement climatique Le félin le plus menacé au monde est le lynx d’Espagne. En raison du réchauffement climatique, sa disparition pourrait s’accélérer au point de voir l’espèce s’éteindre d’ici à 50 ans. Le lynx d'Espagne, ou lynx pardelle, est le félin le plus menacé d'extinction au monde. Ces espèces de gros chats tachetés peuvent mesurer jusqu'à un mètre de long pour 15 kilos. Malheureusement sa population actuelle, qui vit au sud de l’Espagne, dans le parc national de Donana et dans la Sierra Morena, n’excède pas les 250 individus. Vous aimez nos contenus ? Dites à vos amis sur Facebook que vous aimez Gentside Découvertes Ainsi, alors que ces animaux occupaient 40.600 kilomètres carrés dans les années 1950, en 2005 ils ne couvraient plus que 1.200 kilomètres carrés. Une baisse dramatique qui a conduit à classer l'espèce en "danger critique d'extinction" dans la Liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), soit l'ultime stade avant d'être considérée comme éteinte à l'état sauvage. Une nouvelle menace Une étude, dirigée par Miguel Araújo, chercheur au Muséum national de sciences naturelles de Madrid, indique que la disparition du lynx s’explique tout d’abord par la disparition de sa principale source d'alimentation : les lapins. En effet, 80% d’entre eux ont été décimés par la myxomatose qui a sévi dans les années 1950 et, plus récemment, par la maladie hémorragique du lapin (RHD). La "surchasse" humaine des lapins et la fragmentation de l'habitat du Lynx n’ont pas amélioré les choses. Toutefois, une nouvelle menace pèse sur la population de lynx restante, selon cette étude espagnole parue dimanche dans la revue Nature Climate Change : le réchauffement climatique qui pourrait précipiter la disparition du félin. Car même avec une politique ambitieuse pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, les changements climatiques ne laisseront pas le temps au lynx de s'adapter ou de se déplacer vers des régions plus favorables à sa survie. Réintroduire des spécimens Ainsi, l’espèce pourrait s'éteindre d'ici à 50 ans d'après les estimations des auteurs. En conséquence, les chercheurs expliquent que les méthodes actuelles pour préserver les lynx (comme augmenter la densité de lapins, mieux gérer l'habitat ou encore prévenir les maladies) pourraient ne pas suffire, ne permettant que de retarder son extinction programmée. Ils estiment qu’il est donc indispensable de mieux prendre en compte les effets attendus du changement climatique. Leur solution première : réintroduire chaque année six mâles et six femelles choisis en fonction de la population initiale ou leur connectivité entre eux. Une mesure qui d'après les simulations réalisées, pourrait empêcher cette disparition programmée.

    En savoir plus: http://www.maxisciences.com/lynx/les-derniers-lynx-d-espagne-menaces-par-le-rechauffement-climatique_art30250.html
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    Re: la biodiversité

    Message par bye le Mer 3 Déc - 18:12

    Le loup, toujours au cœur des controverses
    http://www.la-croix.com/Actualite/France/Le-loup-toujours-au-caeur-des-controverses-2013-10-06-1034742
    Un juge des référés de Nice a cassé vendredi 4 octobre, l’autorisation donnée aux chasseurs des Alpes-Maritimes de tuer des loups.
    6/10/13

    MIGUEL MEDINA / AFP
    Le massif du Mercantour concentrait en 2012 40 % des attaques au niveau national. 
    En Lozère, une association d’éleveurs de moutons a déposé un recours devant le Conseil d’État contre trois arrêtés du « plan loup » 2013-2017. Explications.
    Avec cet article
    Le nombre d’attaques de loups augmente
    Quel est l’état des lieux ?
    Dévoilé en février, le « plan loup » 2013-2017 a été signé par les ministères de l’écologie et de l’agriculture. Ce plan encadre la protection du loup, animal protégé par la Convention de Berne (1979) et la directive européenne Habitats, mais prévoit les conditions permettant d’en abattre, dans certaines zones, en cas de menaces avérées pour les troupeaux d’ovins.
    L’un des arrêtés fixe à 24 le nombre maximum de loups dont la destruction pourra être autorisée durant la première année (2013-2014). En 2012-2013, onze canidés sauvages ont été tués, sept entre 2008 et 2012. Aujourd’hui, 24 loups correspondent à 10 % d’une population totale estimée à 250 animaux, un nombre qui, pour plusieurs biologistes de la faune sauvage, est suffisant pour maintenir un groupe viable, génétiquement varié et non consanguin.
    Dans les Alpes-Maritimes, notamment dans le massif du Mercantour par lequel le loup est arrivé naturellement en 1990 en provenance d’Italie, le nombre d’attaques est fréquent au point que ce département concentrait, en 2012, 40 % des attaques au niveau national (664) et un tiers des pertes d’ovins (2 417 bêtes). Début septembre, des bergers du Sud-Est avaient réclamé, dans une lettre ouverte au président François Hollande, que soient rapidement abattus les 24 loups autorisés pour l’année 2013-2014, après une attaque contre les chiens gardiens de troupeau, une des premières attaques de ce genre, semble-t-il.
    Qui est autorisé à tuer des loups ?
    Jusqu’à maintenant, dans le cadre du « plan loup », les personnes habilitées à procéder aux tirs de prélèvement étaient des techniciens de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) ou des lieutenants de louveterie, une profession millénaire qui assiste bénévolement les fonctionnaires de l’ONCFS. C’est probablement parce que ces spécialistes ne sont pas assez nombreux, et pour protéger au plus vite les troupeaux les plus fréquemment attaqués, que la préfecture des Alpes-Maritimes a autorisé à la mi-septembre les chasseurs de faire de même dans sept zones bien précises.
    Une autorisation un peu trop vite accordée, puisque vendredi 4 octobre un juge des référés de Nice a cassé la décision du préfet au motif que les « tirs de prélèvement » doivent être réalisés sous la supervision de fonctionnaires de l’ONCFS ou éventuellement de lieutenants de louveterie. Une décision qui a satisfait plusieurs associations de défense des animaux comme l’Aspas (Association pour la protection des animaux sauvages), Ferus (Association de protection de l’ours, du loup et du lynx) et France Nature Environnement.
    Que demandent les éleveurs ?
    Au même moment, au sud du Massif central, des éleveurs critiquent le « plan loup » 2013-2017. En effet, dimanche 6 octobre, le Collectif des éleveurs de la région des Causses, de la Lozère et leur environnement (Cercle) a déposé un recours devant le Conseil d’État contre les trois arrêtés nécessaires à la mise en œuvre du plan loup 2013-2017.
    Selon leur avocat, Me Régis Constans, sans nier le droit de protéger le loup, les éleveurs estiment que « leurs intérêts ne sont pas pris en compte à la hauteur de ceux de la préservation du loup ». Et ils demandent que les mesures soient différentes selon les régions concernées. Pour l’avocat, la réglementation préexistante offrait "des marges de manœuvres bien plus larges" et le droit international (Convention de Berne et la directive Habitats) « prévoit qu’il est possible de déroger à la protection du loup ».
    Alors que va se tenir dans les Alpes-Maritimes, à Saint-Martin-Vésubie, du 9 au 12 octobre un symposium intitulé « Vivre ensemble avec le loup ? Hier, aujourd’hui… et demain », la controverse sur le loup n’est pas prête de s’éteindre. Avec l’automne et l’arrivée de l’hiver toutefois, les troupeaux étant redescendus dans les vallées ou rapprochés des fermes, on devrait voir diminuer le nombre d’attaques et de brebis tuées.
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    Re: la biodiversité

    Message par bye le Mer 3 Déc - 18:13

    Une meute de 4 loups dans les Vosges !
    http://www.ferus.fr/actualite/une-meute-de-4-loups-dans-les-vosges

    20 janvier 2014 |


    Photo © Roland Clerc
    C’est officiel, il y a une meute d’au moins 4 loups installée dans les Vosges, l’information a été confirmée mercredi dernier par le préfet. Il s’agit vraisemblablement du couple de loups des Hautes-Vosges et de ses 2 louveteaux.
    Au début de l’été dernier, concernant les Vosges, on savait qu’il y avait 3 loups dans le département : un loup dans la plaine et un couple dans les Hautes-Vosges. A la fin de l’été, une opération de hurlements provoqués faisait apparaître la présence de louveteaux dans la ZPP des Hautes-Vosges.
    Il a quelques jours, les agents de l’ONCFS ont réussi à suivre une piste de loups qui traquaient vraisemblablement un cervidé dans une forêt du massif du Valtin, côté alsacien. Ils ont eu la surprise de constater qu’à un certain moment, la piste se divisait en 4 traces bien distinctes, d’où la certitude de la présence d’au moins 4 loups ce jour-là.
    Source : Loup : des traces de quatre prédateurs dans le massif (Vosges Matin).
    Sur le même sujet : 
    - Tir de Défense dans les Vosges, pour quelles raison Monsieur le Préfet ? (août 2013)
    - Vosges : confirmation de la présence d’un couple de loups et officialisation de la ZPP (juillet 2012)
    - Trois loups en Lorraine ! (juin 2012)
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    Re: la biodiversité

    Message par bye le Mer 3 Déc - 18:13

    Et si le loup était moins protégé?
    http://www.ledauphine.com/france-monde/2014/03/05/et-si-le-loup-etait-moins-protege


    Le rapport d’information parlementaire « Patrimoine naturel de la montagne », présenté mardi par les sénateurs Hélène Masson Maret (UMP) et André Vairetto (Soc) propose purement et simplement de déclasser le statut du loup au titre de la convention de Berne. Le prédateur aujourd’hui considéré comme « espèce strictement protégée », passerait ainsi de l’annexe 2 vers l’annexe 3 de la convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe, pour en faire une « espèce protégée simple ». Pour les rapporteurs, il s’agit d’apporter une "réponse pragmatique" à l'augmentation des attaques de loups et "à la désespérance" des éleveurs. Selon les rapporteurs, ce changement de statut limiterait les recours administratifs suite aux décisions préfectorales de prélèvement, régulièrement contestées par les associations.
    Publié le 05/03/2014 à 13:35

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