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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Mer 2 Avr - 12:57

    Entre Noël et le jour de l'an, vous aviez été invité(e)s à écrire au
    ministre de la rafle et du drapeau pour plaider la cause d'une
    famille ou d'un jeune majeur sans papiers. Nous avons reçu plus de 600
    copies de ces courriers, très variés, les uns émouvants, d'autres
    furieux, certains même drôles. Il aurait été dommage que M.
    Hortefeux soit leur seul lecteur !

    Ariane Mnouchkine et la troupe du Théâtre du Soleil ont accepté d'en
    faire un spectacle. La représentation aura lieu le lundi 7 avril à
    partir de 18h30 à la Cartoucherie à Vincennes. Cette lecture
    publique d'une sélection de lettres sera suivies de la proclamation du
    Manifeste des Innombrables puis d'un banquet citoyen. A ne pas
    manquer ! (15 €, repas compris)

    Pour ceux qui ne sont pas en région parisienne, des lectures
    publiques seront organisées partout où ce sera possible, à la demande des
    groupes RESF :
    A Lyon le 29 avril salle Molière dans le 5ème à 19h ; A Marseille,
    sur Radio Grenouille et, à son initiative, dans toute la France une
    trentaine d'autres radios diffuseront des lectures de ces lettres.

    Invitation, affiche, indications pratiques :
    http://resf.info/?article12244

    ET, JUSTE AVANT, LE 5 AVRIL
    on parle aussi avec ses pieds pour la Manifestation Nationale
    LA XENOPHOBIE D'ETAT TUE
    à Paris (départ Place d'Italie à 14h30), à Marseille (Porte d'Aix,
    14h30), Montpellier, Aurillac, Lyon, Toulouse, Lille....
    Détails pratique, affiche...
    http://resf.info/?article11969
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Mer 2 Avr - 12:58

    LES CH’TIS SANS PAPIERS DU CSP59 S’ASSOCIENT AUX PROTESTATIONS DU PAYS TOUT
    ENTIER CONTRE LA SCANDALEUSE BANDEROLE ETHNICISTE, REGIONALISTE ET RACISTE DU
    STADE DE France!



    « Pédophiles, chômeurs, consanguins, bienvenue chez les Ch’tis ». Cette
    banderole a été déployée à la 52éme minute du match Lens-Paris Saint Germain,
    juste à l’égalisation un partout.

    L’insulte « ethnique » et régionaliste arrive après l’énorme succès du film
    du Ch’ti Dany Boon dont la mère serait d’origine algérienne.

    La haine « ethniciste » et régionaliste visant les Ch’tis succède aux
    insultes racistes visant récemment un footballeur marocain et à une longue liste
    d’actes odieux semblables dont sont victimes les footballeurs d’Afrique ou dit
    de « couleur » : - cris de singes, insultes de « bamboulas », de « bougnoules »,
    saluts nazis, etc.

    Après le « complexe » imposé aux racistes par la raclée que les 82%
    d’électeurs citoyens ont infligé à Le Pen le 6 mai 2002, le racisme,
    l’ethnicisme et le régionalisme « décomplexé » relève la tête à la faveur du
    nouveau contexte socialement et moralement déliquescent.

    Trois ans après l’obtention de son local, le CSP59 a subi aussi, dans la
    nuit du dimanche 30 au lundi 31 mars 08, effraction, saccage et vol de tuyaux de
    cuivre, de téléphones et d’ordinateur. De 1996 à 2007, jamais un scandale tel un
    ouragan ne s’était abattu sur les locaux du CSP59 comme si on voulait absolument
    empêcher toutes activités de permanences juridiques, de réunions. Une plainte a
    été déposée tout comme le citoyen Ch’ti Lensois et le Maire de Lens pour que les
    voyous « décomplexés » soient arrêtés et punis.

    Si on veut comprendre pourquoi cette banderole a été possible, il faut
    regarder en face des faits gênants d’autant plus qu’ils se déroulent dans le
    pays historiquement berceau des droits humains dont la devise est de plus en
    plus souillée : « les humains naissent libres et égaux en droit et en dignité
    ».



    Le CSP59 attire l’attention de l’opinion publique sur la responsabilité
    TOTALE ET ENTIERE des autorités politiques à travers les politiques agressives
    anti-sociales ,anti-démocratiques et xénophobes qui sont actuellement
    menées.

    En effet les politiques libérales actuelles se caractérisent par :

    les politiques de casse des acquis sociaux et de restriction des libertés
    citoyennes sur fond de chasse à l’étranger sans papiers, dénommée « immigration
    choisie », comme seule et unique réponse à l’émigration subie, la politique des
    quotas d’expulsions qui piétine l’état de droit qui oblige à un examen rigoureux
    et impartial des dossiers des demandeurs, le délit de solidarité qui est le
    pendant de la délation à laquelle on veut associer des pans entiers de la
    société, le non respect du droit d’asile ratifié par le pays qui met fin à la
    tradition française de terre d’accueil, la mise ne place d’un « ministère de
    l’identité nationale » qui suggère hypocritement que l’immigration est un danger
    pour « l’identité française », l’étalage éhonté de la richesse, du luxe, des
    privilèges des riches et de certains politiques pendant que la majorité
    travailleuse de ce pays est contrainte à serrer la ceinture, le tout pour le
    profit des actionnaires, la hausse des prix alors que l’on parvient de moins en
    moins à vivre de son travail, de son dur labeur et les licenciements et le
    chômage continuent à angoisser les familles du monde du travail, et ses enfants,
    etc.

    Voilà sans être exhaustif ce qui conduit les autorités politiques, par des
    lois et la répression, à offrir systématiquement en pâture à la vindicte le bouc
    émissaire sans papiers, immigré(e)s, étrangers aux fléaux sociaux qui minent la
    société.

    Voilà pourquoi on passe du sans papiers jetable comme un kleenex, sans
    droit, auquel on nie toute dignité, que l’on peut insulter à la libération par
    la grâce d’un proconsul françafricain des auteurs du rapt d’enfants tchadiens et
    à la banderole ethniciste, régionaliste et raciste contre les autochtones
    Ch’tis.

    Voilà pourquoi aussi ce gouvernement va échouer contre les sans papiers et
    contre l’ensemble des travailleurs.

    Voilà aussi pourquoi le CSP59 appelle à la solidarité la plus massive à la
    marche de Lille à Paris du 19 avril au 10 mai des 35 sans papiers et soutiens
    pour que VIVE LE « COMPLEXE » DES PRIVILEGES INDUS ET DU RACISME, POUR QUE
    TRIOMPHENT LA REGULARISATION DE TOUS LES SANS PAPIERS ET LE PATRIOTISME DU VIVRE
    ENSEMBLE ET DE L’EGALITE DES DROITS ET DE DIGNITE.

    Fait à Lille le 01/04/08

    Samedi 05 avril 08, Place de la République/Parvis des Droits de l’Homme à
    Lille à 14h30, le CSP59 appelle à manifester à l’appel de l’UCIJ, du Resf au
    plan national et de la CNSP.

    Renforçons aussi notre mobilisation pour la réussite de la marche nationale
    de Lille à Paris du 19 avril au 10 mai du CSP59 dans le cadre de la CNSP

    __________________________________________________________

    Comité des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos- Lille- 59800- tél :
    06.80.57.50.61- fax : 03.20.52.76.92. – e-mail : csp59@wanadoo.fr _ le blog:
    leblogducsp59

    EFFRACTION, SACAGE ET VOL DE MATERIELS AU LOCAL DU CSP59 : l’acte
    inadmissible et le contexte ?!

    Dans la nuit du dimanche 30 mars au lundi 31 mars le local du csp59 a subi
    une effraction, a été saccagé et divers matériels ont été volés, notamment des
    tuyaux de cuivre et un ordinateur.

    Le CSP59 est dans ce local depuis 2003, c’est la première fois qu’un
    vandalisme effroyable s’y produit. Les voyous ont opéré à des destructions et
    dégradations violentes, mais aussi par exemple pour accéder à l’étage ont
    décroché une vitre entière sans dégât !!! avant de casser tout simplement la
    porte suivante. Les voleurs ont aussi dévissé le placo du plafond pour le poser
    sans dégât à terre.

    Le vieil ordinateur (disque dur et écran) a été volé, mais il y avait juste
    à côté la sono et sur une étagère deux autres sonos, toutes neuves d’une valeur
    estimée de plus de 1500 euros qui n’ont pas été touchées par les goulus
    voleurs.

    Le vol de l’ordinateur remet en mémoire le vol de CD avec brisure de vitre
    de la voiture d’un militant, Eva L., qui coordonne l’étude en cours sur le
    devenir des sans papiers. Une plainte a d’ailleurs été déposé à ce propos. Saïd
    B. qui dirige l’étude scientifique a aussi fait l’objet d’un vol d’ordinateur
    sans aucune effraction à domicile.

    Les dégâts flagrants et gratuits ont été faits pour rendre impraticable le
    local.

    Un autre facteur qui interpelle est le fait que tout cela se passe dans un
    contexte de guerre déclarée par la Préfecture du Nord pour mettre à mort le
    CSP59, guerre qui dure depuis les mois de juin/juillet/août 2007.

    Ce contexte interpelle d’autant plus que de 2003, date d’installation au
    local de Fives, à juin 2007, jamais un tel vol violent dans le local du CSP59
    n’était arrivé.

    Objectivement il est impossible de ne pas s’interroger sur le sens
    véritable de l’acte de sauvagerie dans le local dans le contexte d’attaques sans
    précédent de l’Etat et de la Préfecture contre le CSP59?!

    Le CSP59 met en garde tout de suite sur la dangerosité de la situation où
    les « choses » semblent objectivement aller trop loin.

    Il n’y a pas d’autre solution que la satisfaction de la revendication de
    régularisation des 27 grévistes de la faim, des sans papiers annoncés
    régularisés sans suite et le retour du CSP59 en Préfecture comme avant. Rien,
    absolument rien, même y compris des pratiques non avouables qui sont utilisées
    dans ce combat déloyal et non « politique » au sens noble n’entameront notre
    détermination et notre résistance.

    Fait à Lille le 31/03/08

    Samedi 05 avril 08, Place de la République/Parvis des Droits de l’Homme à
    Lille à 14h30, le CSP59 appelle à manifester à l’appel de l’UCIJ, du Resf au
    plan national et de la CNSP.

    Renforçons aussi notre mobilisation pour la réussite de la marche nationale
    de Lille à Paris du 19 avril au 10 mai du CSP59 dans le cadre de la CNSP.
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Mer 2 Avr - 15:58

    Dimanche 23 mars : Assemblée Générale avec une assistance nombreuse. Chacun
    attendait le cœur battant le résultat de l'examen des dossiers par la
    Préfecture. Aboubacry s'est dévoué pour énumérer les noms des personnes figurant
    dans les « différents » cas sériés par la Préfecture. La liste interminable des
    rejets (présentés comme « propositions » sur le tableau remis par la Préfecture,
    mais considérés comme définitifs dans le relevé de conclusions et déclaré
    oralement en réunion), cités l'un après l'autre…. Des personnes sortaient de
    l'assemblée, les larmes aux yeux devant un tel gâchis, une telle sécheresse de
    cœur du Préfet. Tous ceux qui avaient nourri l'espoir de se voir régulariser au
    titre de leur intégration par le travail ; Patatras !! Anéantis les rêves,
    entretenus par l'illusion qu'un groupe de travail, traitant de chaque situation
    serait créé, par les différentes circulaires, par les luttes médiatisées …
    Seules 6 personnes ont été retenues dans ce cadre-là ! Les ouvriers dans la
    restauration : à la trappe, les ouvriers dans le bâtiment : à la trappe, etc..
    des femmes seules avec enfant : à la trappe, des jeunes majeurs : à la trappe.
    296 personnes : à la trappe !!!!
    Les familles s'en sont plutôt mieux « sorties » que les personnes isolées.
    Mais combien en reste-t-il aussi sur la touche ?
    Comment disait-il, M. Le Préfet lors d'une des délégations ? « On ne pleure
    pas sur le lait renversé » et les représentants de l'Évêque et de la mairie de
    Massy : « Prenez ce qu'on vous donne et sortez de l'église ». Voilà le
    résultat !
    Sylvie a rappelé la lutte exemplaire menée par les Sans-Papiers surmontant
    toutes les difficultés dues au nombre, à la longueur de la lutte, à la présence
    de certains soutiens bien décidés à ce que les Sans-Papiers « se prennent les
    pieds dans le tapis ». Décision a été prise qu'un courrier serait adressé au
    Préfet, (courrier, actuellement en cours de rédaction). Les militants investis
    auprès des Sans-Papiers depuis le début, au moins n'ont pas la responsabilité
    (et ça n'est pas un réconfort) d'avoir trahi les Sans-Papiers, ceux-ci ayant été
    les acteurs de leurs décisions avant l'occupation, pendant l'occupation et après
    l'occupation.
    RESF 91 était présent : ceux qui ne s'étaient pas privés de tenter de
    déstabiliser le mouvement en appelant à la solidarité « Buffalo », en
    caractérisant l'occupation « d'une occupation de M…. » qui « aurait dû faire
    comme l'UL CGT de Massy » alors que leur silence était assourdissant concernant
    l'occupation de ceux de l'église, mais aussi ceux qui n'ont pas cessé de
    soutenir les Sans-Papiers quels qu'ils soient , jeunes majeurs, familles,
    isolés, dans la lutte, au tribunal, au Centre de rétention, etc., prodiguant
    leur réconfort à chacun. Mais que peuvent les mots contre un tel couperet ?
    Pierre (RESF Les Ulis) avait apporté la pétition pour soutenir la jeune fille
    frappée d'une OQTF, pétition prise en main par Saousen et que chacun avait à
    cœur de signer pour lui venir en aide, en solidarité.
    Les régularisés quant à eux, cachaient leur joie, presque honteux devant la
    détresse de leurs compagnons de lutte, et pourtant, ils n'ont été coupables de
    rien et n'ont pas à rougir de la réussite de leur lutte. Ils ont mérité leurs
    papiers, comme ceux à qui cela a été refusé. La lutte était collective et c'est
    collectivement qu'ils ont obtenu satisfaction.
    Lundi 31 mars : Nous sommes victimes d'usurpateurs. Un courrier au nom des
    Sans-Papiers CGT de Massy de l'Église Saint Paul a été adressé à différents
    destinataires dont le Préfet de l'Essonne et le Ministre de l'Intégration et
    de…. Ce courrier en date du 26/03/08 et intitulé « Requête », est rédigé dans
    un français approximatif (et bourré de fautes d'orthographes) ; il dénonce le
    sort fait aux Algériens et aux Tunisiens.
    Voilà les effets pervers de l'encouragement au communautarisme engendré par
    les manœuvres de l'Évêque et du Maire de Massy en encourageant certains
    Sans-Papiers à faire sécession. A part les « meneurs » la plupart n'ont pas eu
    un meilleur sort que leurs anciens compagnons de lutte et leurs attaques
    concernant le travail fait sans doute référence aux autorisations provisoires de
    séjour délivrées à deux d'entre eux. En effet, ils ont eu connaissance de la
    liste TOTALE des Sans-Papiers entrés en lutte, celle-ci leur ayant été remise
    par la Préfecture, juste avant de recevoir la délégation du collectif.
    Suite à l'Assemblée Générale, Sylvie, Moussa, David et Tarek ont entrepris
    de voir chaque Sans-Papiers rejeté afin d'établir un argumentaire et un dossier.
    Ceux-ci seront très utiles en cas de réception de l'Obligation à Quitter le
    Territoire Français promise par le Préfet.

    Arrêt des Expulsions // Régularisations Maintenant !!

    Solidairement,
    --
    Les Sans-Papiers en lutte
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Mer 2 Avr - 18:43

    Texte :
    Appel à mobilisation (RESF-Belgique)
    COMMUNIQUE DE PRESSE

    Les parents de
    Matéo Illiu,
    EN grève de la faim au centre fermé 127bis, sont en danger de
    mort.



    Rassemblement dimanche 6 avril
    devant le centre fermé 127bis

    Médecins du Monde vient de mettre en garde
    Julian et Dhuratha contre les séquelles irréversibles de la grève de la faim qu’ils ont débutée le 4 mars. Ils sont extrêmement affaiblis après bientôt 1 mois de jeun dans des conditions très précaires. Pour les médecins qui les ont consultés, dans dix jours, ils peuvent mourir ou développer des séquelles irréversibles. Médecins du Monde leur a demandé de se réalimenter, mais Julian et Dhuratha, désespérés par l’injustice de leur enfermement et l’acharnement de
    l’Office des Etrangers, refusent tous les deux de le faire.



    Leur seul espoir actuel réside dans une décision de la justice, devant laquelle ils seront présentés jeudi 3 avril prochain pour une nouvelle demande de mise en liberté. L’avocat a demandé à l’office et au tribunal qu’ils ne soient pas présents au tribunal, car leur
    transfert en voiture devient quasi impossible et risque de mettre leur santé encore plus en danger.


    S’ils essuient un nouveau refus, Julian et Dhuratha iront jusqu’au bout de leur désespoir, en toute conscience des risques. Ils considèrent qu’ils ne peuvent plus faire marche arrière. Ils sont dans un tel état que Julian organise d’ores et déjà leur fin, et a décidé de confier Matéo à la sœur de Dhuratha, s’ils disparaissent, tout en demandant à leurs amis belges de choisir une « bonne école » pour la scolarité de leur petit garçon.


    Ces projets de Julian font office de testament.



    NOUS REFUSONS D’ETRE COMPLICES DE CETTE BARBARIE D’ETAT QUI POUSSE CETTE FAMILLE A UN DESESPOIR SANS FOND.



    Comment peut on rester insensible à un désespoir aussi flagrant au nom de LA loi et de laisser souffrir et même peut être mourir des personnes toujours au nom de cette même loi.



    NOUS REFUSONS QUE LA VIE D’HOMMES, FEMMES,ENFANTS SOIT MISE EN DANGER, AU NOM D’UNE POLITIQUE D’IMMIGRATION DANS LES MAINS DE DIRIGEANTS QUE NOUS CONSIDERONS MENTALEMENT DERANGES.



    IL RESTE 10 JOURS POUR SAUVER LA FAMILLE ILLIU !

    LA COURSE CONTRE LA MONTRE, CONTRE L’OFFICE DES ETRANGERS ET
    CONTRE L’INHUMANITE DE L’ETAT BELGE A COMMENCE.



    Nous irons protester devant le centre fermé de Steenokkerzeel

    pour redire NON AUX CENTRES FERMES
    pour dire NON aux agissements incontrôlables de l’Office des Etrangers
    et pour soutenir la famille Illiu ( en espérant qu’ils auront été libérés)

    Nous demandons à tous les citoyens
    de ce pays de téléphoner, d’adresser fax et e-mails à ceux qui tiennent la vie de cette famille entre leurs mains.





    ------------------------
    MODELE DE LETTRE POUR
    L'AMBASSADEUR



    A son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de Belgique
    en France
    9, rue de Tilsitt
    75840 Paris Cedex 17


    Monsieur
    l’Ambassadeur,

    Nous tenons à attirer votre attention sur le cas d’une
    famille albanaise, enfermée depuis le 30 octobre dernier au centre fermé 127 bis de Steenokkerzeel. Julian, Dhuratha et Matéo (3 ans et demi) ILLIU y sont internés depuis le 30 octobre 2007. L’enfant souffre de pathologies diverses depuis son enfermement et ses parents poursuivent une grève de la faim depuis quinze jours. Matéo, de son côté, suit ses parents en vomissant tout ce qu’il
    ingurgite. Il ne reçoit aucun des soins nécessités par son état.


    Cette famille est dans un état physique et psychique qui nous fait craindre des dégâts irréversibles, si une libération n’intervient pas très rapidement.



    Dhuratha et Julian, d’origine albanaise, sont arrivés en Belgique en
    2003, à la suite des persécutions subies par Dhuratha, membre active du Parti démocratique d’Albanie. Arrêtée à plusieurs reprises, elle s’est violemment disputée avec une politicienne locale (altercation filmée) et a été la proie de sa vengeance : ses sbires ont incendié la maison familiale. Dhuratha a fui son pays pour la Belgique où vit sa sœur, naturalisée belge. Son mari, Julian, l’y a rejoint quelques mois plus tard. Matéo est né en 2004.



    Julian et Dhuratha Illiu répondent parfaitement aux critères de régularisation du nouveau gouvernement belge : longue présence en Belgique, bilingues français-néerlandais, promesse d’embauche
    dans un secteur en pénurie de main-d’œuvre, promesse d’un logement, ancrage local très fort, garants financiers, etc.



    Nous ne comprenons pas l’acharnement de l’Office des Etrangers sur
    cette famille, qui ne demande qu’à vivre dignement et sereinement en
    Belgique.



    Nous vous demandons de bien vouloir intervenir auprès de M. Patrick Dewael, ministre de l’intérieur, afin que la famille Illiu soit libérée avant qu’il ne soit trop tard, et régularisée.



    C’est une question de vie ou de mort !

    La Belgique a plusieurs fois été condamnée par la Cour européenne des droits de l’Homme pour le traitement qu’elle réserve aux
    personnes en situation illégale. Ne laissez pas une nouvelle fois votre pays bafouer les droits de l’Homme.



    Nous vous demandons d’intervenir urgemment.



    NOUS TIENDRONS LA BELGIQUE COMPTABLE DE CE QUI POURRAIT ADVENIR A LA FAMILLE ILLIU.



    Veuillez agréer, Monsieur l’Ambassadeur, l’expression de notre très haute considération.




    A ENVOYER A CES ADRESSES
    Consulat
    Lille
    10 rue du Maréchal de Lattre
    de Tassigny
    59044 LILLE
    Cedex
    Tél : 03. 20. 74. 67.

    50
    Fax : 03. 20. 57. 91.

    78
    email : louis.engelen@diplobel.be
    Adresse : 10, rue du Maréchal de
    Lattre de Tassigny
    59044 Lille Cedex Tél: 03.20.74.67.50/06. 08. 10. 73.

    43
    Fax : 03.20.57.91.78 Courriel : lille@diplobel.org

    Ambassade
    :
    Adresse : 9, rue de Tilsitt
    75840 Paris Cedex 17 Tél: 01.44.09.39.39 Fax
    : 01.47.54.07.
    64 Internet : http://www. diplomatie. be/paris/
    Courriel
    : paris@diplobel.orgde l’ambassade Belgique : Fax : 01 47 54 07 64 – E-mail :
    paris@diplobel.org


    Dewael (minister de l’intérieur) : Fax : + 32 2
    504 85 00 Email : patrick.dewael@ibz.fgov.be
    Office des Etrangers : tel : +32
    2 205 59 23 fax : 02 205 59 23 -
    E mail : helpdesk.dvzoe@dofi.fgov.be

    Les parents de Matéo Illiu (3 ans et demi) continuent leur grève de la faim au centre fermé 127bis… pendant que Matéo continue à vomir et que la directrice du centre refuse de fournir les bananes qui représentent tout ce qu’il arrive à avaler : réponse à Julian, son père, qui suppliait : « Des bananes, tu en trouveras en Albanie, quand tu seras expulsé »… L’enfant n’a même pas droit aux friandises apportées de l’extérieur, « procédures » obligent !
    La situation est gravissime pour les Illiu : MDM pronostique 10 jours avant la mort de Julian et Dhuratha, ou à tout le moins des séquelles irréversibles. Ils en ont été avertis, mais ont décidé de poursuivre leur action, tout en commençant à organiser la vie de Matéo sans eux.


    Tout cela, malgré l’avis de la Cour européenne des droits de l’Homme qui, tout en retardant leur expulsion, a enjoint la Belgique de les faire suivre médicalement, ainsi d’ailleurs que Matéo, dont le psychisme est en danger.


    Leur seul espoir, et le nôtre, est une décision de justice, qui sera rendue jeudi 3 avril, en leur absence (leur transfert en
    voiture jusqu’au tribunal est impossible, du fait de leur état de santé) sur une demande de mise en liberté.


    FAUDRA-T-IL QUE
    MATEO SOIT ORPHELIN POUR AVOIR LE DROIT DE VIVRE ICI ?
    Nous demandons à tous de bombarder de mails, fax et appels téléphoniques les responsables de cette barbarie d’Etat.


    Continuez à signer la
    pétition à :

    URL de la pétition : http://www.lapetition.be/en-ligne/pour-la-libration
    -et-la-regularisation-de-julian-dhuratha-et-mato-3-ans-et-demi-illiu-en
    -danger-au-centre-ferm-127bis-de-steenokkerzeel--2006.html

    URL Courte : http://2006.lapetition.be/


    RESF en Belgique – Contact
    pour ce dossier : 0473 51 59 23
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Jeu 3 Avr - 2:41

    CHUTHE : BRISONS LE SILENCE !

    Depuis lundi 31 mars 10 personnes occupent le CHUTHE, foyer d'urgence
    de l'Entr'Aide Ouvrière.
    Depuis le 31 mars, l'EAO enferme ces hommes à clef , les laissant seuls
    dans le foyer sans qu'ils n'aient la possibilité d'entrer ou de sortir. Cette
    situation est intolérable. L'EAO ne pouvant expulser "ses bénéficiaires", semble
    tabler sur le pourrissement de leur réclusion.
    Parmi ces occupants/séquestrés, 3 ont entamé une grève de la faim.
    Notre position est claire : NON A LA FERMETURE DU DISPOSITIF D'URGENCE.
    Nous n'accepterons pas que quiconque soit confronté à la rigueur du trottoir
    !
    En conséquence, nous demandons l'application de la circulaire Vautrin
    (obtenue grâce à la mobilisation des Enfants de Don Quichotte pendant l'hiver
    2006/2007 lorsqu'ils déployèrent des tentes dans Paris). Elle oblige à proposer
    des solutions d'hébergement ou de logement pour toutes les personnes hébergées
    en foyer. La loi DALO confirme cette obligation.
    Récemment, la Cour des comptes a rappelé que « le Gouvernement a pris
    l'engagement de sortir progressivement de la gestion saisonnière du
    dispositif d'hébergement d'urgence. » Cette institution rappelle également « le
    principe de la continuité de la prise en charge, c'est-à-dire le fait qu'une
    personne hébergée en urgence peut désormais faire valoir un droit au maintien dans
    cet hébergement si une solution stable ne lui a pas été proposée, posé par
    l'article 4 de la loi du 5 mars 2007 instituant un droit au logement opposable
    (DALO)... »
    En outre, la loi prévoit que, lorsqu'une femme, a au moins un enfant de
    moins de trois ans, et qu'elle rencontre des difficultés matérielles, l'Aide Sociale
    à l'Enfance (Conseil Général) est dans l'obligation d'héberger toute la
    famille.
    D'autre part, parmi les occupant/séquestrés du CHUTHE il y a des
    demandeurs d'asile risquant à terme d'être déboutés et donc de devenir des sans
    papiers.
    Or, fin février, Martin Hirsch, haut commissaire aux solidarités actives
    contre la pauvreté, a déclaré que les foyers sont des lieux sacralisés pour les
    sans papiers ; autrement dit, la police ne peut venir les interpeller dans ces
    locaux dans le projet de les expulser du territoire français (cf. le magazine La
    Vie n° 3259 du 14/20 février 2008). Les foyers deviennent donc des lieux de
    protection pour les sans papiers. Compte tenu du comportement de la préfecture
    (arrestation dans les locaux préfectoraux après convocation des personnes, mise en
    rétention d'une femme avec un enfant de 15 mois...), il est primordial de faire
    respecter cet engagement d'un membre du gouvernement.
    Si ces expulsions ont effectivement lieu, le DAL 37, avec la soutien
    du Collectif, portera plainte contre l'EAO. La loi oblige à tout gérant de
    foyer à proposer des solutions d'hébergement ou de logement aux personnes avant la
    fin de leur hébergement.
    Il est inadmissible qu'une association comme l'EAO participe à la
    politique gouvernementale. On ne peut accepter que des personnes vivant dans la
    plus grande précarité et pauvreté continuent à être soumises à la
    politique gestionnaire et déhumanisante de l'Eat, d'une part, à jeter dans la gueule
    du loup des demandeurs d'asile qui risquent d'être déboutés et donc de devenir
    des sans papiers, d'autre part. Les foyers sont des lieux de protection pour
    ces être humains si l'on en croit Martin Hirsch.
    Les dispositif légaux en faveur des plus précaires existent-ils seulement
    pour rassurer les consciences? Les services de l'État peuvent-ils se permettre
    de contrevenir à ces lois en permettant des mises à la rue? Peut-on accepter
    cela?
    Pourquoi l'EAO n'a pas anticipé afin d'envisager d'autres solutions que
    celle de la Préfecture : la mise à la rue des personnes hébergées ?
    Pourquoi les élus (municipaux, et conseillés généraux) ne reprennent-ils
    pas la proposition de Chrétiens Migrants : la réunion d'une table ronde avec tous
    les acteurs concernés et les associations et collectifs impliqués, même si le
    Préfet
    n'y est pas très favorable pour l'instant ?
    Pourquoi ces mêmes élus ne l'organisent-ils pas ?
    Est-ce que le Préfet pourrait boycotter cette table ronde ?
    Est-ce que la préfecture pourrait assumer de laisser des chaises vides lors
    de cette table ronde alors que c'est bien la préfecture, à travers la DDASS
    qui est en charge du financement des dispositifs d'hébergement ?
    NON AUX EXPULSIONS !
    DES LOGEMENTS POUR TOUS ET TOUTES !
    DES PAPIERS POUR TOUS ET TOUES !
    MANIFESTATION JEUDI 3 AVRIL A 18 H DEVANT LE CASOUS (EAO) PLACE DES
    HALLES
    VENEZ AVEC CASSEROLES ET TOUT POUR FAIRE DU BRUIT

    Collectif de Soutien aux Demandeurs d'Asile et aux Sans Papiers
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Jeu 3 Avr - 11:22

    COMMUNIQUE DE LA LIGUE DES DROITS DE L'HOMME
    FEDERATION DES BOUCHES DU RHONE

    Monsieur Philippe Chouard, militant aixois exemplaire des droits de
    l'homme et de la solidarité a été interpellé aujourd'hui 2 avril à Aix en
    Provence et mis en garde à vue alors qu'il distribuait un tract appelant à la
    manifestation nationale de l'UCIJ (Unis Contre une Immigration Jetable) du 5
    avril à Marseille.



    La Ligue des Droits de l'Homme dénonce cette arrestation.



    Elle demande la libération immédiate de Philippe, et lui exprime son
    soutien et sa solidarité.



    Marseille, le 02.04.2008



    RASSEMBLEMENT devant le commissariat d'Aix avenue de l'Europe
    demain matin (jeudi) 8 heures.



    TELEPHONE DU COMMISSARIAT 04 42 93 97 00 n'hésitez pas à appeler
    toute la nuit...

    J'ai aussi téléphoné je devais être le 20e et il m'a dit
    qu'il relevait les numéros et que nous serions poursuivis pour harcèlement.



    Chiche!



    (LDH)
    J'ai été la 50° a telepnoner pour faire part de mon indignation et le representant de l'ordre excedé m'a dit "telephonez a vos collegues y'en a marre" et m'a raccroché au nez.





    Il faut avertir les medias si ce n'est deja fait
    (resf13)



    Philippe
    CHOUARD, membre de l'ASTI et de la CIMADE, ingénieur retraité de Cadarache,
    officier de réserve, 74 ans, militant infatigable des droits de l'homme, et
    notamment des droits des étrangers, a été interpellé à Aix-en-Provence, le 2
    avril 2008 vers 17 heures 30, et placé en garde à vue, alors qu'il distribuait
    des tracts appelant à la manifestation de l'UCIJ (Unis contre l'immigration
    jetable) pour le 5 avril 2008 à Marseille. Cette situation est pour le moins
    troublante. L'association Aix Solidarité tient à dénoncer ce qui apparaît comme
    une atteinte intolérable à la liberté d'expression. A l'heure où les gouvernants
    hypocrites pleurent sur le malheur des tibétains, il serait indigne qu'on arrête
    des citoyens paisibles diffusant leurs opinions.



    Il serait inacceptable qu'il y ait des prisonniers d'opinion en
    France…

    Pour envisager les suites, réunion de crise le jeudi 3
    avril 2008 à 19h30, 27 rue Félibre Gaut.



    Aix Solidarité
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Jeu 3 Avr - 12:16

    Les oubliettes de l’Europe
    Nathalie Ferré présidente du Gisti (Groupe d’information et de
    soutien des immigrés).

    Libération, jeudi 3 avril 2008
    Dans deux centres de rétention administrative de la région
    parisienne, des étrangers en instance d’éloignement se sont mis en
    grève de la faim pour protester contre les conditions de leur
    interpellation et de leur incarcération. Ils dénoncent les
    arrestations «arbitraires» dont ils sont l’objet, les conditions de
    rétention «indignes», les fouilles «humiliantes», les comptages de
    nuit répétés et le manque d’hygiène qui leur sont imposés, et se
    plaignent d’être «traités comme du bétail». Les objectifs chiffrés
    fixés par le gouvernement pour les reconduites à la frontière ont
    conduit l’administration à accélérer les procédures et à multiplier,
    fin 2007, les pratiques arbitraires et les mauvais traitements.
    Pourtant, ces situations sont le lot commun de ce que vivent tous les
    jours, sans avoir été condamnés ni jugés, les étrangers, réfugiés,
    demandeurs d’asile, sans-papiers, dans les multiples lieux
    d’enfermement administratif qui sont devenus un élément clé de la
    politique migratoire.

    La France est loin d’être la seule concernée : en septembre 2007,
    sept demandeurs d’asile iraniens sont montés sur le toit du centre de
    rétention de Nicosie, à Chypre, pour attirer l’attention sur leur
    sort. Parmi leurs griefs, la durée excessive de leur détention, dans
    des conditions matérielles et d’hygiène très médiocres, et le
    comportement violent de la police à leur égard. Au Danemark, en mai
    2007, de sévères critiques ont été émises par le comité contre la
    torture du Conseil de l’Europe sur les conditions de vie des
    étrangers consignés dans des centres pendant des années en attendant
    qu’une décision soit prise sur leur sort. Les associations belges
    dénoncent un régime quasi pénitentiaire provoquant des «ravages
    humains». A Malte, les observateurs mettent de façon récurrente en
    garde contre la surpopulation, l’insalubrité, l’hygiène déplorable,
    l’insuffisance de la prise en charge médicale, l’isolement, les
    violences policières auxquelles sont soumis les étrangers dans les
    camps de détention où ils restent de longs mois. La liste serait
    longue s’il fallait recenser tous les accidents, toutes les
    tentatives de suicide, toutes les humiliations qui constituent le
    quotidien dans les camps d’étrangers.

    Il n’existe pas de «bonnes» conditions de rétention. Comme le
    démontrent toutes les observations menées sur le terrain par les ONG
    ou les chercheurs, comme ceux du réseau Migreurop [réseau européen de
    militants et chercheurs dont l’objectif est de dénoncer les dérapages
    des politiques d’asile en Europe, ndlr], l’internement administratif
    auquel sont soumis les étrangers en Europe est par sa nature même
    porteur de violations, plus ou moins systématiques, plus ou moins
    inévitables lorsqu’elles ne sont pas volontaires, de leurs droits
    fondamentaux : en premier lieu, la liberté d’aller et venir, mais
    aussi le droit d’asile, le droit au respect de la vie privée et
    familiale, le droit de ne pas subir des traitements inhumains ou
    dégradants, ou encore les droits spécifiques des mineurs.

    A la racine de ces traitements, on trouve le choix opéré par l’Europe
    d’une fermeture sélective des frontières, qui privilégie
    l’immigration «utile» - celle qui permet de répondre aux besoins de
    main-d’œuvre des Etats membres - au détriment, notamment, de
    l’immigration familiale pourtant facteur d’intégration. De ce fait,
    l’essentiel des efforts des Etats membres de l’UE en matière de
    politique migratoire a porté, au cours des dix dernières années, sur
    la lutte contre l’immigration irrégulière. Après les charters pour
    organiser des expulsions collectives, après les murs et les grillages
    pour empêcher les migrants de venir en Europe, ils discutent en ce
    moment de l’harmonisation de leurs législations en matière de
    rétention et d’expulsion des étrangers en situation irrégulière.

    Dans ce cadre, la directive «relative aux normes et procédures
    communes applicables dans les Etats membres au retour des
    ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier», qui sera soumise
    au vote du Parlement européen dans les premiers mois de 2008, ouvre
    la voie à la généralisation d’une politique européenne d’internement
    des migrants. Loin de réserver l’enfermement administratif à des
    circonstances exceptionnelles, ou dans le seul but d’organiser leur
    éloignement, elle prévoit qu’il pourra être ordonné dès lors que
    l’étranger frappé d’une mesure d’expulsion présentera un risque de
    fuite ou constituera une menace à l’ordre public. Or, aucune
    définition de la notion de «menace à l’ordre public» ne vient en
    encadrer l’utilisation. Quant au «risque de fuite», on peut craindre
    qu’il ne soit toujours présumé par les Etats ! Il faut donc
    s’attendre, si la directive est adoptée, à la prolifération sur le
    territoire européen de camps où les étrangers, populations
    indésirables, seront placés sous contrôle.

    Ce n’est pas tout. Dans ces lieux de mise à l’écart, les étrangers ne
    seront pas qu’en transit, enfermés le temps que soit organisé leur
    départ. La directive propose que la détention, d’une durée de trois
    mois, puisse être prolongée jusqu’à dix-huit mois dans le cas où
    l’étranger ne coopère pas à son éloignement, ou s’il représente une
    menace pour l’ordre public, ou encore si l’administration rencontre
    des difficultés pour obtenir les documents de voyage. Lorsque l’on
    sait qu’en moyenne, en France, l’éloignement d’un étranger intervient
    dans les dix premiers jours de sa détention, la prolongation de
    celle-
    ci pendant un an et demi ne s’inscrit plus seulement dans une
    recherche d’effectivité et de rationalisation des procédures, mais
    vise d’autres objectifs. Lesquels ? Il s’agit d’abord, après le
    contrôle et la mise à l’écart, de punir et de dissuader. Mais aussi
    de lancer un message. Aux opinions européennes d’une part, parce
    qu’en évoquant la prison, le camp d’étrangers alimente dans les
    esprits l’association étrangers=délinquants, qui à son tour sert à
    justifier les mesures prises par les autorités en matière de lutte
    contre l’immigration clandestine, notamment la criminalisation du
    séjour irrégulier, et plus généralement de durcissement des lois
    relatives aux étrangers. Aux opinions des pays d’origine des migrants
    d’autre part, par le «signal fort» envoyé par ce biais aux candidats
    à l’émigration. Non forcément pour les empêcher de prendre la route.
    Mais, en faisant peser sur eux la menace permanente de
    l’interpellation, de l’internement et du renvoi, pour leur rappeler
    la précarité de leur statut, pour les pousser à l’invisibilité et
    favoriser leur exploitation.

    Dès 1993, en désignant haut et fort comme les «oubliettes de la
    République» le sinistre «dépôt» de Paris qui servait de centre de
    rétention, le Gisti obligeait les autorités à le fermer
    temporairement. Notre vigilance est plus que jamais d’actualité :
    exigeons de savoir ce qui se passe derrière les barreaux des zones
    d’attente et des centres de rétention ! Ne laissons pas adopter la
    «directive de la honte» !

    Le Gisti est signataire de l’appel aux parlementaires européens :
    «Non à la directive de la honte». www.directivedelahonte.org/

    http://www.liberation.fr/rebonds/319061.FR.php
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Jeu 3 Avr - 19:04

    CFDA (Coordination française pour le droit d'asile)
    2 avril 2008

    Droit d'asile : les pouvoirs publics restent sourds aux alertes

    A l'occasion de la publication le 3 avril du rapport d'activité de
    l'année 2007 de l'Office français de protection des réfugiés et
    apatrides (Ofpra), les associations membres de la Coordination
    française pour le droit d'asile (CFDA) souhaitent faire un premier
    bilan de plusieurs recommandations adressées aux pouvoirs publics
    début 2008 concernant la situation de l'asile en France mais
    malheureusement restées sans réponse à ce jour.

    - Le rapport de l'Ofpra révèle qu'en 2007, le nombre de demandes
    d'asile enregistrées chute pour la quatrième année consécutive*
    (d'environ 15 %).

    Le taux de reconnaissance global [1], de l'ordre de 30 %, a augmenté
    de manière significative en 2007, essentiellement en raison des
    décisions prises en appel annulant les rejets de l'Ofpra [2].
    Cependant, la CFDA s'inquiète de la nouvelle chute des premières
    demandes, en grande partie due aux mesures restreignant l'accès à
    notre territoire et visant à dissuader l'arrivée des demandeurs. Le
    22 février, la CFDA s'est adressée à Bernard Kouchner et Brice
    Hortefeux pour dénoncer l'imposition d'un « visa de transit
    aéroportuaire » à deux nouvelles catégories de personnes visant en
    fait à empêcher les réfugiés somaliens et tchétchènes d'arriver à nos
    frontières [3].

    La CFDA n'a reçu aucune réponse des ministres.

    - Le rapport de l'Ofpra révèle qu'en 2007, moins de 150 Irakiens ont
    demandé l'asile en France*. Face à la situation dramatique vécue par
    4 millions d'Irakiens, déplacés au sein même de leur pays ou en exil
    en Jordanie et en Syrie, la CFDA a lancé le 30 janvier un appel au
    président de la République en faveur d'un plan international et
    européen ambitieux demandant notamment la cessation des renvois vers
    l'Irak et la « réinstallation » d'un certain nombre de ces réfugiés
    en France et en Europe [4].

    La CFDA n'a reçu aucune réponse du président de la République.

    - Le rapport de l'Ofpra révèle qu'en 2007, à nouveau, environ un
    tiers des demandes d'asile ont été traitées en procédure dite «
    prioritaire »* [5].

    La CFDA rappelle son hostilité à cette procédure qui ne permet pas au
    demandeur de voir sa demande convenablement examinée, par une
    instruction trop rapide des dossiers, en l'absence de recours
    suspensif et sans accès aux prestations sociales spécifiques. Le 18
    janvier, la CFDA a rappelé au président du Conseil d'administration
    de l'Ofpra son opposition à la notion de pays d'origine dit « sûr »
    et lui a demandé de réviser la liste de ces pays dont les
    ressortissants sont placés en procédure « prioritaire ».

    La CFDA n'a reçu aucune réponse du président du Conseil
    d'administration.

    La CFDA regrette le silence des autorités et réitère ses
    préoccupations concernant les difficultés d'accès au territoire des
    demandeurs d'asile et les conditions précaires d'existence d'un grand
    nombre d'entre eux aujourd'hui en France.*

    Notes

    [1] OFPRA et Cour nationale du droit d'asile (CNDA).
    [2] Le taux d'annulation est en augmentation perpétuelle : 5% en
    1996, 10% en 2000, 15 % en 2005, 20 % en 2007.
    [3] Arrêtés des 24 janvier et 2 février 2008 concernant les
    ressortissants de Djibouti et les Russes « provenant d'un aéroport
    d'Ukraine, de Biélorussie, de Moldavie, de Turquie ou d'Egypte ».
    [4] La CFDA prend note de l'annonce de l'arrivée prochaine d'environ
    500 Irakiens, dans des conditions et avec des critères encore peu
    précis à ce jour.
    [5] Premières demandes et demandes de réexamen confondues.

    http://www.gisti.org/spip.php?article1118
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Ven 4 Avr - 5:32

    Les syndicats de l'Ofpra appellent à la grève contre le projet de loi
    >sur l'immigration LEMONDE.FR avec AFP | 03.04.08 | 14h49

    >Les deux syndicats présents à l'Office français de protection des
    >réfugiés et apatrides (l'Ofpra), la CGT et l'Asyle (Action
    syndicale libre) appellent à une journée de grève mercredi pour dénoncer
    l'une des mesures de la loi sur l'immigration qui réduirait les délais
    de recours pour les déboutés du droit d'asile. Les avocats qui
    plaident devant la commission de recours des réfugiés (CRR) seront
    également appelés à la grève et à refuser de plaider, ajoute l'Asyle.

    Les syndicats appellent à se mettre en grève contre le projet,
    contenu dans la loi actuellement en discussion au Sénat, de réduction de
    un mois à 15 jours du délai de recours devant la Commission des
    recours des réfugiés, qui "nuirait inévitablement aux demandeurs d'asile,
    en réduisant leurs chances de voir leur recours aboutir", explique
    l'Asyle dans un communiqué. Ils s'opposent également à la limitation à 24 heures du recours suspensif en zone d'attente.
    Les syndicats appellent à un rassemblement à 9 heures devant l'Ofpra
    à Fontenay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et à une manifestation à 12 h
    30 devant la CRR, à Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Ven 4 Avr - 5:38

    Subject: [exiles10] Calais : en prison pour violation d'une cuve
    privée

    Le parquet de Boulogne-sur-Mer, complice de la clochardisation des exilés,
    veut les condamner à la prison pour s'être abrités dans une cuve privée.
    A quand le rétablissement de la peine de mort !
    Les droits de l'homme progressent !

    "Nord-Littoral", 3 avril 2008

    Deux migrants condamnés pour s'être cachés dans une cuve à acide


    Tioxide et le parquet de Boulogne veulent faire cesser les intrusions
    dangereuses
    par Brigitte GOURRET


    Quoi de plus banal finalement pour le tribunal correctionnel de
    Boulogne-sur-Mer que de juger deux personnes en situation irrégulière, en
    comparution immédiate.

    Mais cette fois, il s'agit de deux clandestins retrouvés dans un endroit
    loin d'être anodin. Ils ont été découverts dans une cuve ayant contenu des
    produits toxiques, située sur le site de Tioxide.

    Hasan et Abbas Hosseini, l'un de nationalité iranienne, le second d'origine
    afghane, ont commencé par se dire mineurs avant d'être démenti par les examens
    médicaux de l'expert. À la barre du tribunal correctionnel de Boulogne, ils
    affirment que « dans les bois et les dunes, ce n'est plus possible car on n'y
    est plus tranquille du tout. Il y a des bagarres et des contrôles tout le temps
    ».

    Le réservoir qui contenait les clandestins venait d'être démonté et vidé
    mais il se trouvait à proximité d'un dépôt de souffre, une substance pouvant
    devenir réactive aux pluies et aux brouillards. Le revêtement intérieur du
    réservoir devait être changé car il était détérioré, mais une douzaine de sacs
    de couchage y trônaient à côté d'un réchaud, d'une théière et de restes de
    nourriture.

    Les prévenus, en coeur, rétorquent : « Que voulez-vous que l'on vous dise ?
    On n'était pas au courant du tout de tout ça. Des gens dorment là tout le temps
    et nous, on a pris leur place. Il y a beaucoup d'allers et venues et pour nous,
    c'est un endroit totalement banal. On veut partir en Angleterre et on ne va pas
    payer pour tout le monde ».

    « Ces messieurs n'ont pas l'air de comprendre qu'ils sont entrés dans un
    site privé, argumente le substitut. Un site, au-delà d'être privé, qui est
    également sensible. C'est le rôle de la justice de dissuader les irréguliers d'y
    aller. Les choses doivent se dire et doivent être claires ». Le magistrat
    requiert pour chacun 5 mois de prison ferme ainsi que leur placement en
    détention.

    « Oui, réaffirme Me Jacquart, en défense. Les choses doivent être dites et
    doivent être claires. Mais le message ne passe pas et je ne pense pas que la
    prison ferme y changera quelque chose. Mes clients ne savent pas parler le
    français et lisent encore moins la presse locale. Leur situation est de toute
    façon inextricable. On joue au ping-pong avec eux de frontière en frontière. Ils
    voulaient seulement être à l'abri des intempéries, en attente de passer en
    Angleterre. Ils n'avaient en rien l'intention de causer un dommage quelconque à
    quiconque. Mais leur réaction, c'est l'expression de la détresse humaine au
    quotidien. Et là aussi, les choses doivent être dites et doivent être claires.
    Ils se font tous avoir pour venir ici.
    Ils perdent tout, à l'identique de leurs familles. Une fois ici, ils
    s'obstinent mais que faire d'autre ? Repartir chez eux, c'est craindre pour leur
    vie et attendre des représailles certaines ».

    Chacun des migrants écope de 5 mois de prison dont 2 mois avec sursis
    simple. Ils sont placés en détention. Ils sont interdits du territoire français
    pour une durée de 2 ans. Le président du tribunal conclut : « Cette sanction
    doit avoir un double effet, celui de faire de la prévention individuelle et
    collective, mais aussi celle de faire passer un message, celui que vous avez
    risqué votre vie en plus d'être sanctionné ».


    http://www.nord-littoral.fr/actualite/Faits_divers/Faits_divers/article_607458.shtml
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    Re: Les sans-papiers

    Message par Rabasse du sud le Ven 4 Avr - 10:17

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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Ven 4 Avr - 12:21

    Une ressortissante béninoise en voie d'expulsion après le décès de son conjoint
    français.




    Elisabeth, resssortissante béninoise, se marie avec Claude, ressortissant français le 16 octobre 2005 et obtient un titre de séjour temporaire « vie privée et familiale » en qualité de conjoint de français.

    Ce titre de séjour est renouvelé une première fois au mois de novembre 2006. Quelques mois plus tard, Claude découvre qu'il est atteint d'un cancer. Il décède le 3 octobre
    2007.

    Elisabeth, qui vient de déposer une nouvelle demande de renouvellement de son titre de séjour, informe l'administration de ce décès. Trois semaines plus tard, elle reçoit un refus de séjour accompagné d'une mesure d'éloignement. Le préfet de l'Indre-et-Loire lui écrit que « même si la rupture de communauté de vie résulte malheureusement du
    décès du conjoint français, l’administration ne peut renouveler le titre de
    séjour sollicité ».


    Elisabeth est parfaitement intégrée en France. Elle est titulaire d'un CDI en qualité d'agent d'entretien et possède un logement à son nom.

    Jeudi 3 avril, elle a été interpellée à son domicile par les services de police et conduite au centre de rétention en vue de son expulsion qui doit intervenir dans les prochains jours.

    Elisabeth a été libérée et assignée à résidence dans l'après midi du 3 par le Juge des Libertés. Mais son expulsion, qui reste en vigueur, doit intervenir dans les prochains
    jours.


    Nous, signataires de la présente pétition, nous associons aux Amoureux au ban public :



    • pour refuser que des étrangers mariés à des ressortissants français
      soient expulsés après le décès de leur conjoint au mépris des principes
      élémentaires d'humanité et de justice.



    • pour exiger la libération immédiate d'Elisabeth et le renouvellement
      de son titre de séjour



    • pour dénoncer la politique d'éloignement aveugle et inhumaine du
      gouvernement

    Signez la pétition (ICI),
    diffusez-la
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Ven 4 Avr - 19:39

    Ci-joint le communiqué diffusé par la C75SP. Merci à ceux qui peuvent
    de le diffuser de leur côté et de faire circuler l'info sur les
    listes parisiennes

    Communiqué de presse de la C75SP

    LES SANS-PAPIERS ONT DECIDE DE SE FAIRE ENTENDRE

    Les Collectifs Sans-Papiers composant la Coordination 75 des Sans-
    Papiers ont décidé de se faire entendre. Depuis 10 heures ce matin,
    plusieurs centaines de sans-papiers, dont de nombreuses femmes avec
    leurs enfants, occupent les locaux de l'EHESS 105 boulevard Raspail
    dans le 6ème à Paris.

    Le gouvernement a maintes fois réaffirmé son objectif de 26 000
    expulsions de sans-papiers en 2008 (24000 en 2007) et à n'importe
    quel prix : multiplication des contrôles au faciès et des rafles dans
    les quartiers populaires, intensification du harcèlement
    administratif et convocations pièges dans les préfectures.

    Le 1er avril, un sans-papier plâtré et portant une minerve, sur
    lequel la préfecture s'est acharné, a été expulsé malgré les contre-
    indications médicales. Il y a quelques jours un sans-papier chinois,
    Mr Liao, en France depuis près de 10 ans, père de 2 enfants nés en
    France et scolarisés ici, a été arrêté à la préfecture de Nanterre
    et expulsé en moins de 48 heures, sans avoir revu sa femme et ses
    enfants.

    Cette logique conduit au pire : défenestration de Chulan effrayée par
    la police à Belleville en septembre dernier ; suicide de John, un
    jeune kenyan dont la demande d'asile a été rejetée.

    Les sans-papiers ne sont pas des chiffres mais des êtres humains. Ils
    contribuent à la richesse de la France et ils ont des droits.

    Les CSP sont aux côtés des travailleurs sans-papiers grévistes de
    Fabbio Lucci qui luttent pour obtenir le versement de leurs salaires
    et leur régularisation. Ils sont aux côtés des centaines de
    Collectifs RESF qui, dans toute la France, s'opposent à l'expulsion
    d'enfants, souvent nés ici, et de leurs parents. Ils sont aux côtés
    des ouvriers saisonniers marocains des Bouches du Rhône qui, après
    parfois plus de 20 ans en France, se battent pour avoir un titre de
    séjour permanent en France.

    Les Collectifs Sans-Papiers de la C75SP revendiquent la
    régularisation des sans-papiers . L'occupation de l'EHESS a comme
    objectif de les faire entendre sur la place publique, d'obtenir une
    rencontre avec la préfecture et le ministère de l'immigration ainsi
    que la reprise de l'examen des dossiers déposés régulièrement par eux
    à Paris.

    Contacts presse de la C75SP :
    Mr Sissoko Enzoumane,porte-parole de la C75SP
    Mme Socee Samba
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Sam 5 Avr - 1:09

    PARIS (Reuters) - Un étranger sans papiers malien de 29 ans est mort
    d'un arrêt cardiaque après s'être jeté dans la Marne en tentant d'échapper
    à un contrôle de police à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne), apprend-on
    de source policière.


    <http://row.bc.yahoo.com/b?P=4ygLJlf4aiv4MSqMR_ZljwFIwPvizUf2ZiwADkx.&T=13vp
    un homme, qui était sous le coup d'un arrêté de reconduite à la
    frontière, s'est jeté dans la Marne en début d'après-midi après un
    contrôle dans la gare RER de Joinville.

    Il a présenté un abonnement puis a tenté de fuir, craignant
    apparemment que sa situation ne soit découverte. Un policier de la BAC
    l'a alors pris en chasse. Il s'est alors jeté à l'eau, où il a été repêché
    peu après dans un état critique. Il est mort à l'hôpital des suites d'un
    arrêt cardiaque.

    Une enquête a été confiée à l'Inspection générale des services
    (IGS), la "police des polices".


    http://fr.news.yahoo.com/rtrs/20080404/tts-france-sans-papiers-deces-ca02f96
    .html


    La même vu par l'AFP :
    CRÉTEIL, 4 avr 2008 (AFP) -

    Un homme se jette dans la Marne en fuyant un contrôle de police

    Un homme s'est jeté dans la Marne vendredi en début d'après-midi à
    Joinville-le-Pont (Val-de-Marne) en fuyant un contrôle de police à la
    station RER, a-t-on appris de source policière. L'homme, dont l'identité
    n'a pas été révélée, a été repêché et transporté dans un hôpital parisien,
    a ajouté la même source. Son état de santé n'a pas été précisé. Selon Europe
    1 qui a révélé l'information, l'homme "serait dans un état critique".
    Il aurait été pris en chasse avec d'autres personnes, tous soupçonnés
    d'avoir fraudé dans le RER. Une enquête a été confiée à l'Inspection générale
    des services (IGS, "la police des polices")
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Dim 6 Avr - 20:43

    manif du 5 04 pour les sans-papiers







    http://www.dailymotion.com/medietic/video/x4yzlz_grande-manifestation-anti-raciste-l_news






    _______________________________________________
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Dim 6 Avr - 22:31

    Aujourd'hui 6 avril 2008.

    Encore des violences policières au Centre de rétention de Vincennes

    Une fois de plus. Une fois de trop

    Au moment même où, à Joinville-le-Pont, se rendait l'hommage à Monsieur
    Baba Traoré, sans-papiers mort en tentant d'échapper à la police, nous
    apprenions qu'à quelques mètres de là, au CRA de Vincennes, soixante
    personnes en grève de la faim depuis hier, subissaient une répression
    incroyablement brutale.

    Ce soir, la police a décidé de faire cesser la grève de la faim de force.
    Les grévistes ont été sortis de force de leurs chambres, pour être
    conduits au réfectoire, et empêchés de sortir dans la cour, et de
    regagner leurs chambres. Comme il protestaient, les policiers les ont
    copieusement matraqués. Deux personnes d'origine egyptienne ont été menottées
    et reconduites ailleurs. Une personne qui se trouvait encore par terre
    -
    apparemment victime d'une crise cardiaque - a été transportée à
    l'hôpital.
    Trois ont été envoyées à l'infirmerie. L'un aurait le bras cassé.
    Nombreux ont des bleus, y compris des cocards aux yeux. Etc.

    De nouveaux renforts policiers, CRS ou garde-mobiles, casqués, sont
    arrivés sur les lieux, afin de poursuivre la répression.

    Nous dénonçons cette répression et appelons à la solidarité avec les
    détenus dans les camps de rétention.

    9ème Collectif des sans-papiers
    9emecollectif.net


    Dernière édition par bye le Lun 7 Avr - 12:50, édité 1 fois
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Lun 7 Avr - 12:31

    ELISABETH VA ETRE REGULARISEE !


    La nouvelle est arrivée dans la journée de dimanche.
    Le ministère d'Hortefeux a appelé Elisabeth pour l'informer
    qu'elle allait être régularisée.

    Le ministre de l'immigration et de l'identité nationale,
    Brice Hortefeux, qui a "pris connaissance des faits
    samedi après-midi à la lecture du journal
    Le Monde,
    a immédiatement demandé au préfet de régulariser la
    situation d'Isabelle Guérin"
    , a indiqué le ministère.
    "Le ministre a estimé que le préfet avait commis une erreur
    manifeste d'appréciation, le décès de M. Claude
    Guérin, ressortissant français, ne saurait justifier
    le non-renouvellement d'une autorisation de séjour de son
    conjoint étranger en situation régulière"
    ,
    est-il ajouté dans un communiqué.
    Avec beaucoup de cynisme, le préfet d'Indre
    et Loire avait dit en substance à cette femme que son mari,
    de nationalité française, était mort trop tôt. ...
    Le ministre s'est sans doute offusqué de cette situation.
    Mais c'est la mobilisation à Tours, les 8500 signataires de la pétition en 72h,
    les centaines de lettres de protestation envoyées directement au Préfet ainsi
    que la médiatisation qui ont immanquablement dû heurter les oreilles du
    ministre !

    Le Mouvement des amoureux au ban public, satisfait de l'issue
    pour Elisabeth, va se charger de rappeler au
    ministre que ce n'est pas de tel ou tel cas qu'il faut s'offusquer
    mais bien de la loi qui produit, tous les jours, des situations aussi
    inqualifiables que celle vécue par Elisabeth...





    La pétition :

    Une ressortissante
    béninoise en voie d'expulsion après le décès de son conjoint
    français.

    Elisabeth, resssortissante
    béninoise, se marie avec Claude, ressortissant français le 16
    octobre 2005 et obtient un titre de séjour temporaire « vie
    privée et familiale » en qualité de conjoint de français.

    Ce titre de séjour est
    renouvelé une première fois au mois de novembre 2006.
    Quelques mois plus tard, Claude découvre qu'il est atteint d'un
    cancer. Il décède le 3 octobre 2007.

    Elisabeth, qui vient de déposer
    une nouvelle demande de renouvellement de son titre de
    séjour, informe l'administration de ce décès. Trois semaines plus
    tard, elle reçoit un refus de séjour accompagné d'une mesure
    d'éloignement. Le préfet de l'Indre-et-Loire lui écrit que
    « même si la rupture de communauté de vie résulte
    malheureusement du décès du conjoint français, l’administration ne
    peut renouveler le titre de séjour sollicité ».


    Elisabeth est parfaitement
    intégrée en France. Elle est titulaire d'un CDI en qualité
    d'agent d'entretien et possède un logement à son nom.


    Jeudi 3 avril, elle a été interpellée à son
    domicile par les services de police et conduite au centre de
    rétention en vue de son expulsion...


    Elisabeth a été libérée et assignée à résidence
    dans l'après midi du 3 par le Juge des Libertés. Mais son
    expulsion, qui reste en vigueur, doit intervenir dans les
    prochains jours.


    Nous, signataires de la présente pétition,
    nous associons aux Amoureux au ban public :




    • pour refuser que des étrangers mariés à des

    • ressortissants français soient expulsés après le décès de leur conjoint au mépris des principes élémentaires d'humanité et de justice.


    • pour exiger la libération immédiate d'Elisabeth et le

    • renouvellement de son titre de séjour


    • pour dénoncer la politique d'éloignement aveugle et

    • inhumaine du gouvernement
    LA PETITION EST TERMINEE
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Lun 7 Avr - 17:53

    Sans-papiers noyé
    Baba Traoré était venu en France pour donner un de ses reins


    «MON FRÈRE était quelqu'un de bien. Il est venu en France pour me donner un
    rein et c'est moi qui lui avais demandé de rester pour ne pas être seule. Il est
    venu pour me sauver la vie, et c'est lui qui meurt. C'est comme s'il s'était
    sacrifié pour moi. » Ce jeune Malien de 29 ans est décédé vendredi après avoir
    sauté dans la Marne, en contrebas du pont de Joinville pour échapper à un
    contrôle de police à la gare RER de Joinville (Val-de-Marne). Hier, 400
    personnes se sont rassemblées sous la pluie sur les lieux du drame à l'appel de
    Réseau éducation sans frontières (RESF) pour rendre hommage à la victime.

    Baba était arrivé en avril 2004 du Mali. Il a 25 ans, est titulaire d'un
    BEP électricité. Par chance, il est compatible avec Maïmouna, aujourd'hui âgée
    de 40 ans, qui souffre d'une insuffisance rénale. Le jeune homme accepte de
    donner l'un de ses reins et se fait opérer en juin. « Lorsque je l'ai vu en
    consultation annuelle, il se portait parfaitement bien, il faisait du sport... »
    se souvient le professeur Christophe Legendre, chef de service de
    transplantation rénale à l'hôpital Necker à Paris, qui l'a fait venir d'Afrique
    pour effectuer cette transplantation. Célibataire, Baba habite ensuite avec sa
    soeur dans un deux-pièces humide situé à Neuilly-Plaisance (Seine-Saint-Denis).
    Il dort sur le canapé, effectue quelques petits travaux de ménage ou dans le
    bâtiment et joue au foot au Stade olympique de Rosny-sous-Bois, un club de 1re
    division de District de Seine-Saint-Denis. « Il adorait ça, c'était sa passion !
    » se souvient Mahamadou, un ami que Baba connaissait déjà au Mali. Hier, les
    joueurs du club et leurs adversaires ont observé une minute de silence sur le
    terrain du stade Armand-Girodit et le numéro 2, porté par Baba, ne sera repris
    par personne jusqu'à la fin de la saison.

    « Il ne savait même pas nager ! »

    Mahamadou est encore sous le choc. C'est chez lui que la victime se rendait
    vendredi lorsqu'il a été contrôlé par les agents de la RATP et la brigade
    anticriminalité. Baba a son pass Navigo, mais pas de papiers. D'après sa soeur,
    son autorisation provisoire a expiré il y a un an et son renouvellement a été
    refusé, mais elle n'a jamais entendu parler de l'arrêté préfectoral de
    reconduite à la frontière délivré en janvier par le préfet de Seine-Saint-Denis
    à l'égard de son frère. Le jeune homme n'avait pas peur d'être arrêté, selon ses
    proches. Il avait déjà été interpellé en septembre et en décembre, avant d'être
    relâché : « Je ne comprends pas pourquoi il a pris la fuite, ni pourquoi il
    s'est jeté dans l'eau. Il ne savait même pas nager ! reprend Maïmouna. Il
    m'avait dit : s'ils ne me donnent pas de papiers, je retournerai au Mali . » La
    colère se mêle à la tristesse : « Les policiers n'auraient pas dû le suivre,
    même s'il prenait la fuite... Il n'avait rien volé. Ils avaient l'adresse et
    auraient pu venir le chercher ici... » Des amis de la victime s'interrogent : «
    Pourquoi Baba a-t-il sauté ? Il a dû se sentir menacé », raconte l'un de ses
    coéquipiers de l'équipe de football.

    D'après une source proche du dossier, le contrôle s'était passé normalement
    et les policiers n'étaient pas au contact de Baba lorsqu'il s'est jeté dans la
    Marne. Une enquête a été confiée à l'inspection générale des services, comme
    c'est systématiquement le cas lorsqu'il y a un mort. L'autopsie du corps devrait
    se dérouler aujourd'hui.


    De violentes échauffourées ont éclaté hier, vers 5 heures, entre les
    policiers et les pensionnaires du centre de rétention administrative de
    Vincennes (XII e ). L'incident a eu lieu alors qu'un homme de 30 ans s'apprêtait
    à prendre l'avion pour le Mali après une décision d'expulsion. « Les hommes sont
    devenus ingérables », rapporte Pierre Willem, délégué syndical régional de
    l'Unsa-Police, qui évoque aussi une « possible réaction » à la mort du
    sans-papiers malien Baba Traoré.


    Anne-Laure Abraham

    Le Parisien , lundi 07 avril 2008
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    Re: Les sans-papiers

    Message par ecotone le Mar 8 Avr - 11:23

    Merci, Bye...
    Voyons, comment l'info est relayée par "l'état de droit"!!!





    Sans-papiers noyé : Luc Chatel défend l'Etat de droit

    NOUVELOBS.COM | 06.04.2008 | 16:18
    44 réactions
    Selon le porte-parole du gouvernement, l'homme de 29 ans qui s'est noyé dans la Marne aurait dû se soumettre aux contrôles de police.







    Luc Chatel (Sipa)

    Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a qualifié de "drame", dimanche 5 avril, le décès d'un Malien en situation irrégulière qui s'est jeté dans la Marne en fuyant un contrôle de police, tout en estimant qu' "un citoyen en règle se conforme aux contrôles de police".
    "J'ai une pensée pour la famille de ce jeune, c'est un drame qui nous touche tous", a déclaré Luc Chatel, interrogé au "Forum" Radio-J.
    "Mais je voudrais relater les faits", a poursuivi le porte-parole du gouvernement. "C'est en voulant échapper à un contrôle de la police ferroviaire que ce jeune Malien s'est enfui et qu'il a chuté malencontreusement et qu'il s'est noyé".

    "Un citoyen en règle se conforme aux contrôles"

    "Nous sommes dans un pays où il y a un état de droit. Et l'état de droit, c'est que c'est vrai, il y a des contrôles pour la carte RATP, il y a des contrôles de police et quand on est un citoyen en règle, on se conforme aux contrôles de police," a-t-il ajouté.
    Le jeune homme âgé de 29 ans, de nationalité malienne et résidant à Neuilly-Plaisance en Seine-Saint-Denis, est décédé vendredi après s'être jeté dans la Marne à Joinville-le-Pont en fuyant un contrôle de police à la station RER. En situation irrégulière, il était depuis janvier sous le coup d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière.
    Le Parti socialiste a dénoncé après cette mort le "climat de terreur" que fait, selon lui, régner le gouvernement sur les sans-papiers.

    Les manifestants ont dénoncé la "xénophobie d'Etat"

    Plusieurs milliers de personnes ont défilé samedi 5 avril en France à l'appel de plusieurs collectifs, de l'extrême-gauche et de la CGT pour protester contre la politique d'immigration du gouvernement et réclamer la régularisation des sans-papiers.
    A Paris, entre 15 et 20.000 personnes, selon les organisateurs, 4.200 selon la police, ont défilé de la place d'Italie jusqu'au boulevard Raspail, à proximité du ministère de l'Immigration, pour dénoncer "la xénophobie d'Etat qui tue" et réclamer la régularisation des dizaines de milliers de travailleurs sans-papiers.
    On estime généralement entre 200.000 et 400.000 le nombre de travailleurs sans-papiers en France.
    La mort d'un sans-papier malien, âgé de 29 ans, qui s'était jeté dans la Marne en essayant de fuir un contrôle de police, était dans tous les esprits. (avec AFP)
    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20080406.OBS8427/sanspapiers_noye__luc_chatel_defend_letat_de_droit.html


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    Re: Les sans-papiers

    Message par ecotone le Mar 8 Avr - 11:29

    La préparation à cette soumission et l'acceptation de l'état répressif!!!

    SOCIÉTÉ -Article paru
    le 7 avril 2008



    ÉVÉNEMENT



    Les guichets guet-apens

    La préfecture des Hauts-de-Seine innove : ses agents doivent arrêter toute personne en situation irrégulière venant régulariser sa situation.

    « Afin d’assurer la reconduite effective des étrangers faisant l’objet d’une OQTF (obligation de quitter le territoire français) notifiée depuis au moins un mois ou d’un APRF (arrêté préfectoral de reconduite à la frontière) daté de moins d’un an, il a été décidé de procéder à l’interpellation systématique de ces catégories d’individus lorsqu’ils se présentent spontanément au guichet du bureau des étrangers. » Cette directive, avec les moyens d’application à mettre en oeuvre, émane de la direction de la population et de la citoyenneté de la préfecture des Hauts-de-Seine et s’adresse aux agents accueil et contrôle. Ils feront attendre « l’individu », informeront la section « éloignement » qui procédera à l’arrestation en « cellule fermée ». Il est précisé en conclusion que « l’éloignement des étrangers en situation irrégulière est une mission prioritaire de notre service et que nous avons, en ce domaine, une obligation de résultat. Je vous demande donc d’appliquer avec un zèle particulier les instructions contenues dans la présente note »… Pour corser le tout, le préfet exige que les demandes de régularisation, qui pouvaient être envoyées par la poste, soient déposées au guichet. Il est sûr ainsi de pouvoir arrêter les gens. La boucle est bouclée.
    Résultat, depuis vendredi, une banderole est déployée chaque jour devant la préfecture de Nanterre, avec cette inscription : « Ici on arrête, on expulse. » Il s’agit de prévenir les sans-papiers demandeurs de régularisation des risques qu’ils encourent en franchissant le seuil. Par ailleurs, une lettre ouverte a été adressée au préfet par des élus communistes et socialistes du département, dont Jacqueline Fraysse et Roland Museau, députés, Patrick Jarry, maire de Nanterre, Jacques Bourgoin, maire de Gennevilliers, ou Philippe Sarre, maire de Colombes. Personnalités auxquelles il faut ajouter l’ASTI, la CIMADE, la CGT 92, la coordination des sans-papiers de ce département, la FCPE, la FSU, les Verts, la LDH, le MRAP, le PCF, le PS, la LCR, RESF… Ils expriment leur indignation et demandent au préfet de mettre fin à ces pratiques. Pratiques qui pourraient faire tache d : à Bobigny, en effet, une dizaine de personnes ont été arrêtées, jeudi dernier, à proximité de la préfecture de Seine-Saint-Denis, lors d’un contrôle « orienté ».
    Un cercle de silence, forme de résistance pacifique à l’initiative de RESF, se chargera, ce matin, d’installer la banderole sur la préfecture des Hauts-de-Seine.
    E. R.


    http://www.humanite.fr/2008-04-07_Societe_Les-guichets-guet-apens


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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Mar 8 Avr - 14:49

    http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=97672

    Photos du rassemblement spontané de samedi dernier sur le pont, là où BABA
    a trouvé la mort , poursuivit par les policiers, il est le troisième à
    mourir au même endroit par la même police du 94, tous trouvent la mort dans
    les mêmes circonstances , pour les deux premiers, "l'enquete est toujours en cours"... Mickael 19 ans , c'était en 2004.

    Nous sommes allées après la manif. Du 5 avril plus de 200 personnes,
    devant le CRA de Vincennes, et là où BABA a rencontré lui aussi la mort :
    ces policiers et BAC du 94.BABA a croisé la route de ces policiers...
    Responsables et coupables
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Mar 8 Avr - 23:16

    lu sur indymedia.grenoble :

    Mardi 8 Avril, vers 8h, la police nationale a pénétré dans une
    résidence du CROUS de Grenoble et s’est faite accompagner jusqu’à la chambre
    d’un étudiant sans-papiers. Elle l’a arrêté, placé en garde-à-vue et
    finalement envoyé au Centre de rétention administrative de Lyon-Saint-Exupéry.
    Régis,28 ans, étudiant gabonais au Centre de Préparation à l'Expertise
    Comptable (IUT2, UPMF) depuis 5 ans, risque l’expulsion si son recours
    administratif est rejeté.


    Régis est actuellement en Diplôme de Comptabilité et Gestion, il
    prépare le Diplôme Supérieur de Comptabilité Générale (niveau Master).
    Jusqu'en 2007, ce concours au DSCG présentait un taux d'échec d'environ 80%.
    En 5 ans, il a obtenu sa licence et il envisageait de poursuivre ses
    études. Cependant les services de la préfecture ont refusé de
    renouveler sa carte de séjour et l’ont placé sous le coup d’une OQTF (Obligation
    de quitter le territoire français). Il a immédiatement lancé une procédure
    de recours administratif, et attendait la décision du juge.

    Un rassemblement de soutien (une trentaine de militant) s’est tenu à
    13h devant l’hôtel de police, avant d’être dispersé par les forces de
    l’ordre,armées et menaçantes.

    Consternés par l’extension de l’arbitraire aux résidences universitaires
    où se poursuit la traque injuste des sans-papiers, nous en appelons à
    la responsabilité du CROUS et rencontrons dès demain la direction de la
    résidence. En effet, c’est cette collaboration « non obligatoire » qui
    a entrainé l’arrestation puisque les forces de l’ordre ne disposaient pas
    de commission rogatoire.

    Le RUSF-38 s’inquiète de l’investissement du campus et des résidences
    universitaires par les agents en charges de la traque des sans-papiers.
    Il demande au CROUS de Grenoble des engagements clairs sur cette
    question.

    Nous n’en resterons pas là.

    Le RUSF-38
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Jeu 10 Avr - 15:09

    *Chunlan Liu, John Maïna, Baba Traoré…*

    *Assez de morts ! Régularisez maintenant !*

    *Manifestation samedi 12 avril, à 14 heures,*

    *de Joinville-le-Pont, RER A.*


    • Le 10 août, à Amiens, Ivan, 12 ans, tombait du 4^ème étage, alors
    que la police venait chercher son père. • Fin août, à Toulouse, Tarek, 24
    ans, se jetait aussi d’un 4^ème étage… • Le 20 septembre 2007,
    Chunlan Liu est morte en tentant d’échapper à la police – à son domicile. •
    Le 15 février, John Maïna, un sportif kenyan de 20 ans, débouté du droit
    d’asile, se suicidait. • Vendredi 4 avril, Baba Traoré, un jeune
    Malien de 29 ans poursuivi par la police à Joinville-le-Pont, est mort noyé
    dans la Marne. • À Joinville, déjà Mickaël, en 2004, et Fehti, en
    2006,se noyaient dans la Marne « poursuivis par la police ».


    • Samedi et dimanche, pendant qu’on manifestait à Joinville, alors
    même qu’on rendait hommage à Baba Traoré, la répression s’abattait à
    nouveau sur les détenus du CRA de Vincennes. Lundi aussi. Et ça continue.


    • Depuis mi-décembre dernier, à l’intérieur du CRA de Vincennes, les
    sans-papiers détenus subissent une répression violente : des
    matraquages et tabassages à répétition ont fait de nombreux blessés. Chambres
    fouillées, détenus comptés à n’importe quelle heure du jour et de la
    nuit, harcèlement permanent. Etc.


    • À la préfecture des Hauts-de-Seine, le département des Sarkozy, on
    convoque les sans-papiers soi-disant pour éxaminer leur dossier, en
    fait pour les arrêter par surprise et les expulser, lors de ces
    convocations-guet-apens.


    À Joinville, à Vincennes, au Mesnil-Amelot, à Toulouse, à Perpignan,
    à Nantes, et partout en France, les sans-papiers vivent dans la peur,
    l’humiliation quotidienne, surexploités – et risquent leur vie à tout
    moment.


    *Manifestons le samedi 12 avril à 14 heures, de Joinville-le-Pont, en
    passant par le pont sur la Marne où Baba Traoré a été assassiné,
    jusqu’au centre de rétention.*


    *Dignité pour les sans-papiers*

    *Régularisation de tous les sans-papiers*

    *Arrêt de la politique du chiffre et des rafles*

    *Fermeture des centres de rétention*


    9^ème collectif des sans-papiers

    9emecollectif.net
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Ven 11 Avr - 5:18

    Deux urgences :
    1) Au mépris de toute considération de son état de santé,
    Fatmir Fertuna, 18 ans est enfermé au Centre de Rétention du
    Mesnil-Amelot (77)

    Fatmir Fertuna, Albanais de 18 ans, réfugié à Vesoul (Haute-Saône)
    après l'assassinat de ses parents au cours des évènements de 1997 en
    Albanie a été enfermé à la prison administrative pour étrangers (CRA)
    du Mesnil-Amelot sur décision du préfet de Haute-Saône. Il
    faut bien faire ses chiffres et livrer son poids d'expulsés au ministre !
    Fatmir pourtant a un dossier de demandeur d'asile en cours à l'OFPRA.
    On ne la fait pas à Monsieur le Préfet, s'il fallait que l'OFPRA
    accorde le statut de réfugié ou que le préfet régularise tous ceux
    dont les parents ont été assassinés, où irait-on ? Par ailleurs,
    Fatmir souffre d'une maladie grave. Le médecin-inspecteur de Santé
    Publique de Seine-et-Marne a donné un avis indiquant que son état de
    santé nécessite une prise en charge médicale n'existant pas dans son
    pays d'origine et qu'il ne peut pas voyager sans risque. Monsieur le
    Préfet s'en fout. Il n'est pas là pour faire du sentiment, il est là
    pour faire du chiffre.
    Alors, Fatmir, 18 ans, orphelin et malade sera expulsé pour que la
    terreur règne parmi les sans papiers et que d'autres Yvan (12 ans)
    sautent par la fenêtre pour fuir la police et en restent handicapés à
    vie, que d'autres Chulan Zhang Liu s'enfuient aussi par la fenêtre et
    se tuent, que d'autres John Maïna se pendent en apprenant qu'ils
    doivent retourner au pays où ils ont été martyrisés, que d'autres Baba
    Traore se jettent dans la Marne plutôt que d'avoir affaire à la police
    française.
    Jusqu'où iront-ils ? Combien de morts, de handicapés, de traumatisés à
    vie, vivant dans la terreur en France ou désespéré et perdant la tête
    quand ils sont expulsés faudra-t-il pour que cesse cette politique
    dégueulasse ?

    La Section de Haute-Saône de la Ligue des Droits de l'Homme
    RESF77 Réseau Education Sans Frontières de Seine-et-Marne

    Faites le savoir en mailant, faxant, téléphonant à :
    La Préfecture de Haute-Saône :
    Tel : 03 84 77 70 00
    Fax :03 84 76 49 60
    Mail : prefecture@haute-saone.pref.gouv.fr

    2) CHASSE AUX SANS PAPIERS :
    TROIS ENFANTS LIVRES A EUX-MEMES

    La politique de chasse aux sans papiers de messieurs Sarkozy et
    Hortefeux continue ses ravages. La semaine dernière elle avait conduit
    un malien de 29 ans se jeter dans la Marne et à se noyer plutôt que
    d'avoir affaire à la police française. Cette semaine ce sont trois
    enfants, Yaseen ( 16 ans), Sabina ( 14 ans) , Farhaan ( 9 ans) qu'elle
    prive de leurs parents et laisse livrés à eux-mêmes.
    La semaine dernière, à la suite d'un longue enquête, les policiers de
    Versailles arrêtaient une employée du service des étrangers de la
    préfecture des Yvelines, son mari et quelques complices qui vendaient
    à prix d'or de vrais-faux titres de séjour aux sans papiers plongés
    dans la détresse par les lois Hortefeux-Sarkozy. Parce qu'il faut bien
    le mesurer, ce sont bien les mesures répressives, les contrôles
    incessants, la traque permanente des étrangers qui plonge les sans
    papiers dans le désespoir et les met sans défense entre les mains des
    marchands de sommeil, des patrons négriers et des trafiquants de
    papiers.
    Bref, M. et Mme Peerbocus, originaires de l'île Maurice, en France
    depuis 2002, avaient naïvement cru trouver le moyen de gagner
    normalement leur vie en achetant des faux papiers.
    C'est illégal ?Sans doute. C'est condamnable ? Tout est affaire de période
    et on a connu des fabricants et des utilisateurs de faux papiers qui ont
    été décorés par la suite. Que celui qui n'aurait jamais utilisé de
    faux papiers pour nourrir ses enfants jette la première pierre aux
    parents Peerbocus.
    Mais, à la préfecture de Versailles, on ne s'embarrasse
    pas de considérations droits de l'hommistes. On est là pour faire du
    chiffre,et on en fait.
    Madame Peerbocus a été convoquée à la préfecture
    le 27 mars. Elle s'y est rendue avec son mari et son fils aîné. Seul le
    garçon en est ressorti libre. Ses parents avaient été arrêtés, sous ses yeux.
    Quant au gamin qui venait de voir ses parents interpellés, rien à faire !
    Les parents en prison, le père à Bois d'Arcy, la mère à Versailles,
    que les gamins se débrouillent.
    Depuis lors, les enfants sont tant bien que mal pris en charge par une
    tante qui habite La Courneuve. Personne, aucun service de l'Etat ne
    s'est préoccupé d'eux. La république sarkozienne, c'est celle
    des préfets expulseurs, des flics et des matons, pas des
    assistantes sociales et des institutrices.Il faut que cela cesse. Que les
    parents de Yaseen, Sabina et Farhaan soient libérés, que les poursuites
    contre eux soient annulées (quand il s'agit du fils Sarkozy, la justice sait
    très bien suspendre les poursuites !) et qu'ils soient régularisés.
    Et surtout, il faut que la chasse aux étrangers prenne fin. Que
    l'accumulation de drames auxquels elle donne lieu s'arrête. Que les
    fonctionnaires des préfectures et ceux de la police passent leur temps
    à autre chose qu'à traquer les sans papiers, à emprisonner des pères
    et des mères, à persécuter des gens qui n'ont commis aucun délit si ce
    n'est celui de vouloir vivre et élever leurs enfants dignement.

    Merci d'intervenir sans attendre auprès de la préfecture des
    Yvelines, du ministère et de l'Elysée et Préfecture des Yvelines : 1, rue Jean Houdon et avenue de l'Europe
    78010 VERSAILLES
    CEDEX
    tel : 01 39 49 78 00 fax : 01 39 49 45 91
    www.yvelines.pref.gouv.fr
    Préfet : Christian de LAVERNEE mail :
    christian.de-lavernee@yvelines.pref.gouv.fr
    mail : communication78@yvelines.pref.gouv.fr
    au Ministère de M. Hortefeux
    Fax ministère de M. Hortefeux : 01 77 72 61 30
    Standard 01 77 72 61 00
    Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
    Directeur de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.fr
    Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr
    Conseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr
    et geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr

    à Matignon :http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
    Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
    Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr
    Guillaume Larrivé, Directeur-adjoint cabinet du ministère R et D, sur
    son blog g@larrive.com
    Brice Hortefeux au Conseil régional Auvergne *Tél. :* 04 73 31 85
    85 *Fax :* 04 73 36 73 45
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    Re: Les sans-papiers

    Message par ecotone le Sam 12 Avr - 15:38

    Mon cher Bye,

    Tous ces comptes rendus me font toujours poser autant de questions.
    Le RESF à fait beaucoup, certains militants dans des manifs aussi, les pétitions, certains courriers chez les préfets aussi ; pourtant cela ne semble pas suffisant.
    Je ne peux pas m'empêcher de penser que les médias ne relayent pratiquement rien à ce sujet.
    De la même façon que nous avons le compteur de jours en kydnaping d'I. Bettancourt, il faudrait un récap tous les jours avec mini reportage, de ce que subissent ces pauvres gens "grâce" aux lois nouvelles de sarkoHortefeux!
    Les médias ne font plus leur travail de journalistes, ils dépendent du pouvoir en place, et diffusent la bonne parole des dirigeants... on appelait ça avant la propagande!

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