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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Dim 23 Mar - 15:58

    Le 1er mars dernier, 6 personnes, militants de RESF-54 sont allée rendre visite à des "retenus" au centre de rétention administrative (CRA) de Metz.
    En pièce jointe, et copié-collé ci-dessous, leurs compte-rendus.
    Cordialement
    ------------
    Une visite dans un centre de rétention est bien traumatisante pour plusieurs raisons, même pour quelqu'un qui a déjà visité des prisons.
    En effet on rencontre des "prisonniers" qui ne sont pas en règle administrativement, mais qui ont été arrêtés non au hasard ou pour un délit,mais uniquement suite à leur singularité d'origine ethnique...On n'est pas fiers de ce système en vigueur!Ils sont détenus sans savoir ce qui va leur arriver, ni dans quel délai.Ils subissent des "cycles" de rétention, puis de prison, justifiés par leur souci de ne pas être expulsés, mais réprimés sévèrement par des méthodes juridiques d'un autre temps. Par rapport à un délinquant "ordinaire" connaissant ses erreurs et la "règle" du jeu, quel traumatisme pour ces personnes souvent seules ou en charge de famille. qui n'y comprennent rien...L'incertitude et la crainte permanentes!!! Quel désespoir!!!
    Ils sont détenus dans des locaux neufs, avec des grilles, des caméras, des gendarmes mobiles en grand nombre, formés au maintien de l'ordre et non au métier de gardien.Ces personnes en rétention sont certainement très dangereuses puisque par rapport aux moyens des prisons "ordinaires" ceux des centres sont sans pareils. Où sont nos priorités? Le centre visité à Metz pour la région, est tout neuf.... Il va être désaffecté et remplacé par un nouveau construit ailleurs dans l'agglomération messine et de capacité
    triple!!!
    Après cette visite, on se demande:Pourquoi de telles méthodes avilissantes, ? Pourquoi une telle mobilisation de moyens en argent et personnel ? Où en est notre pays du point de vue du respect de la dignité humaine et de l'équité.?
    Tout cela pour plaire à qui, pour recueillir quels suffrages ?
    Tous ceux qui ont fait ces lois et qui les appliquent dorment ils en paix ?
    En tous cas, nous, cet après midi, nous avions honte.

    ----------------

    Visite au Centre de Rétention Administrative de Metz

    Après discussions en réunion de RESF-54, nous avons décidé de rendre visite à quelques « retenus » du Centre de Rétention Administrative (CRA) de Metz (la condition pour pénétrer dans un CRA est de donner le nom d¹une personne « retenue »).
    Six d¹entre nous se sont portés volontaires : trois groupes de deux (un élu et un non-élu).
    Le 1er mars 2008, grâce à l¹aide de militants de RESF-57, rompus, eux, à ce genre
    d¹action, nous nous sommes donc rendus au CRA de Metz qui se trouve au sein
    d¹une caserne désaffectée dans un quartier de petites maisons coquettes. Nous nous approchons de la caserne, énorme, lugubre, entourée de hauts murs hérissés
    de pics métalliques. La grille rouillée grince. Nous entrons et nous dirigeons vers une petite guérite en préfabriqué. Le gendarme de service nous demande d¹attendre
    à l¹extérieur où deux autres personnes attendent déjà. En effet, les deux parloirs
    disponibles dans le CRA sont occupés. Peu de temps après, nous entrons, déposons nos pièces d¹identité, recevons un badge « visiteur » parfaitement inutile puisque nous serons en permanence escortés par un gendarme.Nous passons sous un porche et découvrons une immense cage, toute neuve. A l¹intérieur, des bâtiments préfabriqués, tout neufs. Le sol de la cour de la caserne a été recouvert d¹une épaisse couche de bitume sur laquelle ont été installées des grilles hautes de plusieurs mètres, bien solides, couronnées par trois rangées de barbelés.Impossible de s¹évader : ni par le haut, ni en creusant un trou sous les grilles.
    Une véritable prison !
    Impression renforcée encore par la présence de projecteurs dont nous apprendrons qu¹ils sont allumés toute la nuit. La porte d¹entrée de l¹enclos est fermée à clé.
    Le gendarme nous introduit dans l¹enclos. Des « retenus » qui sont là nous saluent.
    Après avoir déposé nos affaires (sacs, portables, briquets, etc) dans un casier dont on nous confie la clé, nous devons donner chacun nos nom et prénom qui sont soigneusement consignés dans un registre, puis un gendarme nous contrôle avec un détecteur de métaux. Nous devons reconnaître que les gendarmes sont corrects, et à ce que nous observons, les relations avec les retenus ne semblent pas tendues.
    Nous sommes cependant frappés par le nombre de gendarmes présents. La capacité
    maximum de ce CRA est de 30 personnes. Aujourd¹hui les « retenus » sont une vingtaine,dont quatre femmes. Pas de famille (le couple avec bébé a été relâché).
    Et il y a bien une quinzaine de gendarmes. Donc sur 24 h il doit y avoir 45 gendarmes
    mobilisés pour garder 30 personnes. Quel déploiement de forces ! A quel prix : salaires,
    construction de l¹enclos, prix des préfabriqués etc !
    Le gendarme nous conduit dans un des deux parloirs. Quelques instants plus tard, E.,
    la jeune fille à laquelle nous rendons visite, entre. Une toute jeune Africaine, fragile, sourire timide. Elle ne parle pas français. Nous parlons donc anglais avec elle.
    Son histoire : étudiante (3 ans d¹économie, elle voudrait travailler dans une banque). En danger dans son pays pour opposition politique, elle est partie pour le Luxembourg où réside un cousin. Elle voulait demander un titre de séjour étudiant. Un jour un ami l¹a emmenée en voiture pour rendre visite à un autre ami ; ils ont traversé la frontière. Contrôle routier.
    E, sans papiers, est donc arrêtée et conduite au CRA. Elle ne peut apporter la preuve de son séjour au Luxembourg. Au centre de rétention, une personne de la CIMADE (seul organisme habilité à aider les « retenus » des CRA dans leurs démarches administratives) l¹a aidée. E.a fait une demande d¹asile à l¹OFPRA ; son dossier a été traité en urgence et sa demande rejetée.Nous poursuivons la conversation en lui demandant si elle est bien traitée.Cela dépend, dit-elle. Visiblement elle supporte mal que la plupart des
    gendarmes cognent à la porte de sa chambre au lieu de frapper. Elle nous raconte, choquée, comment elle a été escortée pour aller au Tribunal administratif de Strasbourg : en voiture,menottée. A l¹arrivée, lorsqu¹elle a voulu se rendre aux toilettes, le gendarme lui a enlevé les menottes pour entrer dans une toilette et l¹a attendue juste devant pour la re-menotter en sortant comme une dangereuse criminelle!A aucun moment la jeune fille ne se plaint, elle ne fait que répondre à nos questions.
    Elle nous dit qu¹elle est bien nourrie. Nous n¹avons pas pensé à lui demander si elle arrivait à dormir la nuit. Probablement mal, comme tous les « retenus » noués
    par l¹angoisse.Nous tenons à expliquer à E. que nous avons honte de la manière dont
    la France traite les étrangers.La demi-heure réglementaire de visite se termine, nous embrassons E. Elle nous remercie de tout coeur d¹être venus. Le gendarme, qui nous a attendu derrière la porte pendant tout ce temps, nous reprend en charge. E. se dirige vers sa chambre, nous nous faisons de loin un dernier au-revoir de la main. Nous avons le coeur serré. Nous ne la reverrons plus. Que deviendra-t-elle ? Le ministère de l¹immigration s¹en moque. Pas nous !
    Nous reprenons nos affaires, nous sortons de l¹enclos, les « retenus » que nous avons
    vus en entrant nous sourient, veulent nous offrir du chocolat, nous disent au-revoir. D¹où viennent-ils ? D¹un pays où ils ont été maltraités, emprisonnés, torturés ?
    Quelle est leur histoire ? Que deviendront-ils ? Seront-ils renvoyés dans leur pays ?
    Ils sont assez jeunes.Combien de temps leur reste-t-il à vivre avec la bénédiction de la France ?
    Nous nous dirigeons vers la sortie de la caserne, reprenonspapiers, prenons congé du
    gendarme qui nous a escorté. Dehors, les coquettes petites maisons, en face de la caserne, la vie normale.Nous sommes tristes, mais aussi révoltés et cette visite nous a
    renforcés dans notre détermination à nous battre.

    ----------------------

    "Le paradis sur terre".
    Visite au centre de rétention de Metz ­ caserne Devallières ­ 1er mars 2008

    But de la visite : associer des élus qui ne sont pas en campagne électorale,
    et des personnes issues de la société civile pour donner un coup de projecteur sur le
    centre de rétention de Metz. Les médias sont invités.
    Trois élus et trois membres du RESF et de la LDH se sont donc déplacés à Metz. Nous avons décidé de nous répartir en trois groupes de deux personnes (un élu - un
    non élu)
    Les visites ne sont pas « libres ». Pour trente personnes retenues, il y a 10 gendarmes
    constamment présents (ce qui signifie qu¹avec la « relève» c¹est une trentaine d¹hommes mobilisés, ce qui fera dire à Michel au moment de nos retrouvailles devant
    la caméra que les moyens sont énormes et que nous préférerions les avoir pour les écoles ou les hôpitaux !) deux parloirs : il faut donc attendre son tour, sur le trottoir, hors de la caserne. Les visites sont possibles entre 15 heures et 17 heures. Chaque visite est limitée à trente minutes.L¹entrée au centre de rétention n¹est pas facile. Il faut déposer à l¹entrée sa carte d¹identité,échangée avec un badge de visiteur, et donner le nom de la personne qu¹on vient voir.Une fois les visiteurs précédents sortis nous pouvons entrer à notre tour.Il faut donner le nom de la personne que nous voulons voir.Un gendarme très jeune et très correct nous escorte dans la caserne. Il ne s¹éloignera pas de nous, jusque notre sortie. Passés sous un porche vieux comme la
    caserne, nous arrivons dans la cour intérieure. Le contraste entre ce que nous découvrons et les bâtiments militaires vétustes qui nous entourent est frappant. La cour est aménagée en cour de prison. De hauts grillages couronnés de nouveaux barbelés cernent des préfabriqués blancs flambant neufs. D¹énormes spots pointent vers la cour, et des caméras boules surveillent les lieux en permanence.Le gendarme nous conduit dans un premier préfabriqué, dans lequel nous devons à nouveau décliner notre identité, qui est notée dans un cahier. Puis nous commençons à déposer nos affaires personnelles. Le téléphone portable, qui peut prendre des photos,est rapidement mis
    de côté, comme mon appareil photo. Philippe doit déposer son cartable, ce qui commence à poser problème car il serait trop gros pour entrer dans le casier. « Vous le saviez » dit le gradé. « Non c¹est la première fois que je viens » répond Philippe.
    La tension monte un peu,car il serait interdit d¹amener des affaires volumineuses ou des
    appareils photo dans le centre. Un gendarme me passe au détecteur de métaux. Tout va bien;je peux m¹asseoir et attendre Philippe, qui ne sait toujours pas si on acceptera de prendre son cartable en dépôt ou non. Près de nous une conversation assez tendue se tient en italien, ce qui n¹apaise pas l¹ambiance. Finalement, la tension baisse et Philippe passe à son tour au détecteur. Nous sommes alors conduits dans l¹enclos, fermé à clé.
    Nous saluons des « retenus », qui nous saluent à leur tour. Ils semblent assez détendus et parlent entre eux, en petits groupes sur le perron de leurs préfabriqués aménagés en chambres.Nous n¹y entrerons pas. Nous sommes guidés jusqu¹au préfabriqué dans
    lequel sont aménagés les deux parloirs. Nous entrons dans une pièce neutre, propre, blanche, une table et trois chaises, et une afficheSde prévention contre le sida ! Une fenêtre nous permet de voir les autres retenus dans la cour les projecteurs et les caméras. Monsieur M nous explique que les projecteurs sont allumés toute la nuit.
    Ayant demandé à voir Monsieur M., celui-ci arrive rapidement. Il faut dire qu¹au centre de rétention, les distances sont courtes. Le gendarme ferme la porte, et reste dans le couloir. Tout le long de la visite nous verrons le haut de son crâne par la vitre.
    Nous nous présentons à Monsieur M, et exposons le but de notre visite. Il semble assez
    surpris, mais il n¹est pas sur ses gardes. Monsieur M. dit être français. Il a grandi en
    Guadeloupe, et ses parents sont décédés lorsqu¹il était très jeune. Il a été élevé par une autre famille, peu aimante, et a dû aller travailler dans les champs de bananiers très tôt. Il ne s¹est jamais vraiment occupé de sa situation administrative, il devait d¹abord
    penser à se nourrir.Arrivé en métropole vers 14-15 ans, il vivote de petits métiers.
    Entre temps, il a récupéré son acte de naissance. Au moment d¹aller renouveler sa carte d¹identité, il est interpellé par la police qui prétend que l¹acte de naissance est un faux. Monsieur M. ne comprend rien. Il est écroué et à sa sortie de prison la préfecture de Moselle prend à son encontre une obligation de quitter le territoire avec pour destination le Sénégal, puis le Cameroun, à défaut du Sénégal.« Pourquoi le Cameroun ? » ne cesse-t-il de demander. Son avocat envoie un recours au tribunal administratif en dehors du délai de 48 heures. Il est donc automatiquement rejeté.
    Depuis son arrivée au centre de rétention de Metz, Monsieur M. cherche à obtenir des preuves de ce qu¹il avance. Mais sa famille adoptive ne semble pas lui avoir dit
    la vérité. Il est actuellement en attente d¹une réponse du Consulat du Cameroun, qui
    délivrera peut-être un laissez-passer, même s¹il n¹est pas camerounais. Il sera alors « reconduit » dans un pays qu¹il ne connaît pas, où il n¹a jamais vécu et où il n¹a ni attaches ni famille.Il semble prendre tout cela avec un fatalisme assez surprenant.
    Monsieur M. ne se plaint pas. Il ne manque de rien. La Cimade apporte des livres. Le système de soins semble toutefois totalement défectueux. Comme des prisonniers,
    on détermine si le retenu a besoin de voir un dentiste, un médecinS Mais il nous raconte
    l¹histoire de cet Angolais devenu fou en rétention, qui a été très simplement soigné
    par cachets, n¹a pas été transféré à l¹hôpital et est resté fou jusque son départ. Cette
    affaire semble avoir choqué Monsieur M. Par la fenêtre, nous voyons un « retenu » se pencher bizarrement vers le mur du préfabriqué : il allume une cigarette avec un allume-cigare fiché dans le mur, puisque les briquets sont interdits. Monsieur M. Compare assez facilement le centre de rétention avec le système carcéral. Les chambres sont doubles, en prison, ils sont trois.Les retenus sont appelés chaque matin. Certes, les « retenus » peuvent sortir de leurs logements et se sortir dans la cour grillagée. Mais il ne peut oublier la présence des caméras ni celle des spots. Il ne peut oublier non plus le suicide d¹un retenu à Lyon, mais ici, c¹est plus calme.
    L¹entretien est fini. Nous souhaitons bon courage à Monsieur M.,et sortons,accompagnés de notre gendarme. A la sortie du préfabriqué, un petit groupe de « retenus » asiatiques, deux hommes et une femme, converse. Le gendarme les contourne par derrière. La plupart du temps par derrière, souligne Philippe.
    Le gendarme ouvre la grille. Nous récupérons nos affaires. Le gendarme d¹escorte nous
    demande à nouveau si nous faisons partie d¹une association. Philippe lui explique ce qu¹est RESF, un réseau et non une association. Nous repassons le porche et retournons échanger à l¹accueil nos cartes d¹identité contre les badges de visiteurs. C¹est rare
    qu¹on me demande comment prononcer mon nom de famille, d¹origine étrangère. Mais là,
    l¹accent est bien prononcé lorsqu¹il s¹agit de me rendre mon précieux sésame. Voyant sur le trottoir en face de la caserne les deux autres groupes et les journalistes, le gendarme montre un léger agacement.La visite est finie. Il nous reste une sensation très désagréable, une boule sur l¹estomac ! et des questions : Pourquoi cet impressionnant dispositif ? Les gens du quartier en pensent quoi ? France toujours terre d¹accueil ? Ces personnes sont victimes de la volonté affichée de « faire du chiffre » !
    Compte tenu que les médias n¹ont pas répondu à nos sollicitations (présence de FR3 mais le reportage n¹a pas été diffusé), nous avons décidé d¹écrire ces
    témoignages.
    Advienne que pourra !
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Dim 23 Mar - 16:05

    NOUVELLES ARRESTATIONS DE GREVISTES DE LA FAIM :
    TANOUTI ET DIABY DOIVENT ETRE LIBERES ET REGULARISES

    Mohamed TANOUTI et Mohamed Lamine DIABY, tous les deux grévistes de la faim
    parmi les 27 non encore régularisés sur les 56 ont été arrêtés par la PAF.

    DIABY M. L. passe au TGI de Lille le vendredi 21 mars 08 à 10h. Le CSP59
    appelle à la mobilisation.

    TANOUTI est le gréviste de la faim que le Préfet CANEPA a jeté en pâture à
    la vindicte populaire lors d'une de ses multiples conférences de presse en août
    pendant la grève de la faim. M. CANEPA déclarait à la presse que parmi les
    grévistes il y en avait un qui était « un dangereux délinquant ».

    Lors du dépôt des signatures par les grévistes de la faim figurait dans l'enveloppe remise à M. CANEPA par nos partenaires associatifs de la Ldh et du Mrap les documents de justice et de l'avocat prouvant la terrible et grave erreur du Préfet.

    TANOUTI NE PEUT ETRE UN DELINQUANT PARCE QU'IL A SAUVE LA VIE A UN ETRE
    HUMAIN QUI ETAIT VICTIME D'UNE TENTATIVE D'ASSASSINAT.
    LE JUGEMENT REMIS AU PREFET CANEPA PRONONCE UN NON LIEU.
    ET TANOUTI EST CONVOQUE AU TRIBUNAL POUR LE MOIS DE SEPTEMBRE 2008 COMME
    TEMOIN DANS LE PROCES POUR TENTATIVE DE MEURTRE.DOIT-ON IMAGINER UN SEUL INSTANT QU'IL SOIT POSSIBLE QUE TANOUTI DONT LE TEMOIGNAGE EST CAPITAL SOIT SOUSTRAIT A CES OBLIGATIONS CITOYENNES DE TEMOIN DANS CE PROCES POUR TENTATIVE DE CRIME ?
    Voilà une preuve de plus de l'acharnement répressif aveugle de la Préfecture du nord pour mettre à mort le CSP59.

    Une autre preuve est l'arrestation d'un autre gréviste de la faim détenu durant 14 jours au Centre de rétention de Lesquin. Bafodé DIABY a été libéré du Centre de Rétention de Lesquin le 14/03/08 à 10h 45 et à 11h 15, soit 30 minutes après alors qu'il attendait le bus pour rentrer chez lui, il est de nouveau arrêté à l'arrêt de bus. Il est libéré une seconde fois mais avec une convocation en justice signée de l'officier de police de la PAF dans laquelle l'on peut lire cette incroyable littérature : « agissant sur instructions de Monsieur le Procureur … notifions à la personne … faisant l'objet de la procédure d'enquête n°2008/525 diligentée par notre service qu'elle est convoquée à l'audience du TGI de Lille qui se tiendra au Palais de justice de cette ville, le 21 octobre 2008 pour être jugée sur les faits suivants : d'avoir le 12 mars 2008, REFUSER DE COLLABORER AVEC LE CONSUL DU GUINEE ».

    La nouvelle « REPUBLIQUE DE LILLE » vient d'inventer deux nouveaux délits :
    « l'auto-dénonciation/délation et REFUS DE COLLABORER AVEC LE CONSUL DE GUINEE».
    Le libellé même de la dite convocation ne fait aucunement mention d'une plainte
    du Consul de Guinée, c'est dire donc que c'est la Préfecture du Nord et le
    Procureur qui s'auto-saisissent dans le cadre d'une « procédure d'enquête
    n°2008/525 ». Si ce n'est pas là une signe de grave décadence de la « REPUBLIQUE
    DU DEPARTEMENT DU NORD », on est dans kafka et britus qui nous prépare la
    barbarie d'un pouvoir qui perd la tête.
    LE N'IMPORTE QUOI S'AJOUTANT AU N'IMPORTE QUOI NE DONNERA TOUJOURS QUE DU
    N'IMPORTE QUOI.

    On ne peut continuer à laisser faire ce saccage des valeurs et principes,
    il faut arrêter la VENDETTA D'ETAT et manifestement le verdict des urnes ne
    suffira pas à ramener la sérénité, la sagesse, l'intelligence et même l'amour de
    la REPUBLIQUE ET DU PAYS BERCEAU DES DROITS DE L'HOMME.
    CES GENS N'AIMENT PAS CE QUI A FAIT LA FIERTE DE CE PAYS, L'HONNEUR DES
    GENS DU PAYS. IL FAUT DONC QUE LES GENS DU PAYS SE LEVENT POUR LEUR IMPOSER LE RESPECT DE CE QUI FAIT QUE L'ON AIME LA FRANCE.
    LE CSP59 APPELLE A LA MOBILISATION GENERALE POUR EXIGER LA LIBERATION ET LA
    REGULARISATION DE TANOUTI ET DIABY AINSI QUE DE TOUS LES 27 GREVISTES, CEUX DES 553 – PEU NOMBREUX – QUI ATTENDENT ENCORE et la réadmission du CSP59 dans les rencontres mensuelles.
    Cet acharnement répressif qui dure depuis 10 mois, commencé juin 2007, a
    pour objet d'empêcher la marche nationale de Lille à Paris du 19 avril au 10
    mai, sera vain comme tous les abus et les coups en dessous de la ceinture
    préfectoraux que nous ne cessons de subir.

    Fait à Lille le 19/03/08

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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Dim 23 Mar - 16:10

    article de La Voix du Nord

    CONTRÔLES
    Des trains sous surveillance avec les gendarmes des PSIG
    http://www.lavoixdunord.fr/journal/VDN/2008/03/19/REGION/ART1044950.phtml

    Pendant plusieurs jours, les gendarmes des pelotons de surveillance et
    d’intervention (PSIG) multiplient les contrôles dans les trains. À l’ordre du
    jour : recherche de stupéfiants et lutte contre l’immigration clandestine.

    PAR DOMINIQUE SERRA
    region@lavoixdunord.fr
    PHOTO MAX ROSEREAU

    Ambiance tranquille dans le hall de la gare d’Hazebrouck en ce début
    d’après-midi. Sur le quai, des voyageurs particuliers : quatre gendarmes du PSIG
    d’Hazebrouck et un collègue maître-chien venu de Dunkerque.
    Dans la poche de l’adjudant Bourier, la réquisition du procureur résume
    l’un des objectifs du jour : la lutte contre la détention de stupéfiants. À cela
    s’ajoute une mission plus habituelle dans une gare qui est aussi un point de
    passage vers le littoral : le contrôle des migrants en transit vers
    l’Angleterre.


    Radio du poignet
    Première séance de travaux pratiques dans le TER de 14 h 46 en partance
    vers Dunkerque. « C’est un axe que l’on contrôle plusieurs fois par semaine »,
    confie un gendarme. L’heure est creuse et le train peu garni. La patrouille
    remonte la rame. Quelques rares voyageurs bouquinent ou somnolent. Tout est en
    règle.
    « Quand nous interpellons une personne en situation irrégulière, elle est
    remise à la brigade du lieu de contrôle, quand c’est un groupe de quatre ou
    plus, par convention c’est la police aux frontières (PAF) de Dunkerque qui les
    prend ensuite en charge », précise l’adjudant Bourier.
    Difficile recherche de l’identité, délicate détermination du pays
    d’origine, réquisition éventuelle d’un interprète, phase judiciaire ou phase
    administrative, remise en liberté ou reconduite à la frontière… la suite de la
    procédure n’appartient plus à la patrouille du PSIG.
    « En règle générale les migrants circulent sans papiers d’identité mais
    avec un titre de transport, beaucoup se prétendent mineurs ce qui peut-être
    estimé avec une radiographie du poignet », témoigne un gendarme.
    Arrivée en gare de Dunkerque. Petite pause vigilante dans le hall puis
    nouveau et bref trajet, dans le TGV cette fois, jusqu’à Hazebrouck.

    Truffe dans le sac
    Alf, le chien renifleur, est à la manoeuvre. « Il détecte la résine,
    l’herbe, l’héroïne, la cocaïne, le speed, l’ecstasy », explique son maître. Alf
    est opérationnel au mieux de son efficacité pendant une vingtaine de minutes
    avant de prendre un peu de repos… puis de chercher à nouveau. Il place la truffe
    de bon coeur au-dessus des sacs de quelques voyageurs mais les sandwiches ne
    l’intéressent pas. « Alf cherche autre chose », explique le maître-chien aux
    passagers intrigués… et hier après-midi, Alf n’a rien trouvé de bizarre.
    Retour sur le quai de la gare d’Hazebrouck. Puis nouveau départ dans un TER
    vers Lille, avant un retour en soirée, toujours par le train. Le même dispositif
    a été mis en place par un autre PSIG entre Saint-Omer et Boulogne-sur-Mer. Il se
    poursuivra pendant plusieurs jours. •
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Dim 23 Mar - 16:12






    Le 9ème Collectif des sans-papiers est au Haut Conseil de la
    Francophonie

    28, Rue Bourgogne 75007 Paris, Métro : Solférino (ligne 12)

    Aujourd’hui, Jeudi 20 mars, est célébrée la journée internationale de
    la francophonie sur les cinq continents. Le Président de la République,
    Nicolas Sarkozy, le Secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de
    la Francophonie, Alain Joyandet, et le Secrétaire Général de l’OIF,
    Abdou Diouf, doivent lancer les célébrations officielles de cette journée à
    la Cité Internationale Universitaire.

    Au moment où le Président de la République célèbre cette journée de
    la francophonie, les francophones sans-papiers en France, s’y retrouvent
    surexploités, raflés, détenus dans les camps de rétention ou en grèves
    de la faim, tentatives de suicides, humiliations se succèdent. Ils se
    trouvent privés de tous droits, empêchés même d’étudier, sans
    possibilités de renouveler leurs cartes, menacés d’expulsion à tout moment.

    On ose célébrer cette journée à la Cité universitaire où tant
    d’étudiants francophones, venus de cet espace de la francophonie, sont privés des
    droits les plus naturels – comme de celui d’étudier en paix.

    Développer l’espace francophone, ce serait d’abord instituer des
    conditions minimums de respect des droits humains fondamentaux des
    personnes issues de cet espace. Pour cela, laisser circuler les humains
    et non dresser des murs infranchissables qui produisent plus de misère
    et font d’innombrables victimes dont on ne retrouve souvent pas les
    corps.

    Développer l’espace francophone, c’est donc arrêter de faire la chasse
    aux étrangers en France, ne pas harceler les parents comme les enfants
    qui sont sur les bancs des écoles françaises comme de l’université.

    Développer l’espace de la francophonie, ce serait :
    - faire cesser les humiliations et les injustices que subissent les
    sans-papiers en France,
    - libérer tous les sans-papiers des camps de rétention,
    - abolir les camps de rétention
    - arrêter la politique du chiffre et les rafles
    - régulariser

    Enfin, pour un espace francophone crédible, il faut que les membres
    de l’OIF soient solidaires avec les revendications précitées et arrêtent
    de participer à la politique du chiffre qui tue et qui est imposée par
    le gouvernement Sarkozy, Fillon, Hortefeux. Cette participation se
    traduit par la délivrance des laisser passers et la signature d’accords de
    réadmission….
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Dim 23 Mar - 17:53

    bye a écrit:
    20 mars 2008


    L'amour ne doit pas devenir un délit
    !



    Nuray a été relaxée!!

    Ce 18 mars devant le tribunal de Lyon, Nuray a été relaxée sur la base de l’article L 622-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda), dans lequel il est indiqué que le délit d’aide au séjour irrégulier ne peut donner lieu à des poursuites pénales pour des personnes ayant un lien familial ou de concubinage avec l’étranger.
    «Quatre mois d’angoisse, la souffrance pour son fils, pour elle, la garde à vue, le besoin de se justifier, les conséquences physiques… On ne peut pas juste se contenter de ne pas être condamné», a commenté son avocat à la sortie du Tribunal. Avec Nuray, elle compte lancer une action en responsabilité contre l’Etat pour faute.

    Le mouvement des Amoureux au ban public s'associe à Nuray pour remercier les 12000 signataires de la pétition ainsi que tous ceux qui l'ont accompagné dans cette épreuve qui ne terminera véritablement que lorsque sont conjoint aura pu la rejoindre....

    Le Mouvement des amoureux au ban public appelle tous
    ceux qui se sont mobilisés pour soutenir Nuray
    :



    - A rester vigileant à ce que l'amour avec un étranger ne devienne dans notre pays un délit pénal
    - A continuer à dénoncer la pratique scandaleuse des arrêtés de reconduite à la
    frontière prononcés en vue de faire obstacle à un mariage
    - A rester mobilisé pour demander le retour immédiat d'Abdullah auprès de sa
    famille...

    Nous vous tiendrons informé des suites.....

    Contact :
    [/url]coordination@amoureuxauban.net



    Le Mouvement des Amoureux au Ban Public

    Au nom de la lutte contre les mariages blancs et du contrôle de l'immigration familiale, reléguée au rang peu enviable «d'immigration subie», le
    durcissement continu des lois et des pratiques administratives produisent des
    situations inadmissibles : multiplication des procédures d'opposition à mariage,
    difficultés pour obtenir la transcription des unions célébrées à l'étranger, multiplication des refus de visa ou de titres de séjour, éloignement des conjoint(e)s de français(e)s en situation irrégulière, enquêtes de police sur la communauté de vie ne respectant pas les règles élémentaires de déontologie, d'objectivité et de respect des personnes auditionnées, non reconnaissance du droit au séjour des couples mixtes vivant hors
    mariage....
    Des collectif de couples mixtes, les «Amoureux au Ban Public» se sont constitués partout en France pour assurer la défense du droit à une vie familiale.

    A l'initiative de la Cimade, des collectif de couples mixtes, les «Amoureux au ban public» se sont constitués partout en France pour assurer la défense du droit à une vie
    familiale.


    Visitez le site des amoureux au ban public [url=http://amoureuxauban.net/]http://amoureuxauban.net



    Je trouve qu'il est bien, quand on a la possibilité de connaitre la
    suite des événements de le dire parce que ça permet de savoir que notre
    combat (même s'il ne s'agit que d'une signature à une pétition) n'est
    pas vain.

    Dans tous les cas, voilà la suite de cette affaire et si j'ai encore des nouvelles ou si vous en avez, on se tient au courant...

    Chère Bettina, tu as tout à fait raison: je n'ai appris la libération de Nuray
    qu'aujourd'hui ( retour de vacances ) et je l'ai posté aussitôt( 13h 32).

    J'ai fait de même pour Farid ( 11 h 07)
    bisous








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    Re: Les sans-papiers

    Message par admin le Dim 23 Mar - 18:01

    Oups, je n'avais pas vu ! alors je vais supprimé le message... j'étais tellement heureuse de lire cette nouvelle dans ma boite tout à l'heure, que j'ai filé récupérer ton message d'avertissement sur cette affaire pour donner le résultat... Je suis désolée, je n'ai pas pensé à vérifier les autres pages pour voir si quelqu'un avait déjà mis le l'article.

    Pas grave, je vais donc supprimé mon message.

    Merci Bye cheers

    Je suis vraiment heureuse pour cette femme... maintenant, le combat le plus dur sera de refaire venir son fiancé...
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Dim 23 Mar - 18:06

    Excusez-moi, mais je n'ai pas pu faire mieux pour la mise en page; j'y ai passé un temps fou, que je n'ose avouer!

    --------------------------------------------------------------------
    Les infos de France Terre d’Asile
    Mars 2008 – N°3


    La Grèce, mauvaise élève de l’Europe :
    la France doit suspendre le transfert des demandeurs d’asile vers ce pays


    Dans une lettre adressée au ministre de l’Immigration, France terre d’asile a demandé la suspension des transferts de demandeurs d’asile vers la Grèce. En vertu du règlement Dublin II, toute personne demandant une protection en France, mais qui serait entrée sur le territoire de l’Union européenne par la Grèce ou qui y aurait déjà déposé une demande d’asile, peut être transférée vers ce pays pour que son dossier y soit étudié.

    Or, le renvoi des demandeurs d’asile en Grèce les expose à des conditions d’accueil indignes et à un rejet certain de leur demande d’asile. Le taux d’admission, qui s’élevait en 2007 à 0,61 %, prouve que l’accès à la protection internationale est illusoire. Cette situation doit interpeller l’ensemble des Etats européens alors que la Grèce constitue le 3e pays d’accueil des demandeurs d’asile du continent après la Suède et la France. La Norvège a déjà tiré les conséquences du non respect de la Grèce de ses obligations internationales et européennes en matière d’asile en décidant, le 7 février dernier, de suspendre tout transfert vers ce pays en raison de « possibles violations des droits des demandeurs d’asile ».

    Cette situation doit être d’autant plus soulignée alors que la communauté internationale s’inquiète aujourd’hui du sort des réfugiés irakiens. En 2007, près de 40 000 Irakiens ont demandé l’asile dans l’Union européenne dont la moitié en Suède. La Grèce, qui constitue la porte d’entrée de cette communauté en Europe, est le second pays d’accueil avec 5 475 demandes irakiennes. Or, si 82 % d’entre eux ont trouvé une protection en Suède, le taux d’admission en Grèce est nul.

    Rappelons enfin sur ce dossier, que la France n’a enregistré que 144 demandes d’asile irakiennes en 2007, alors que des milliers y séjournent dans des conditions le plus souvent indignes. Il n’est pas rare de rencontrer dans les rues de Paris et de Calais, des Irakiens qui ont en poche leurs billets de renvoi vers la Grèce. C’est cela qu’il faut stopper de toute urgence !

    • Accueil des Irakiens de confession chrétienne en France : une protection choisie.
      Monsieur Bernard Kouchner a confirmé sur RMC son souhait de mettre en œuvre un plan d’accueil des ressortissants irakiens de confession chrétienne en France (500). Jusqu’à aujourd’hui, la position de la France a été plutôt hésitante vis-à-vis des ressortissants d’un pays où prévaut, selon la CNDA, un climat de violence généralisée résultant d’une situation de conflit armé interne. Par conséquent, la proposition du ministre des Affaires étrangères doit être accueillie avec attention dans la mesure où elle peut participer à la réalisation du devoir de protection de la France. Toutefois, cette proposition appelle surtout à s’interroger sur la cohérence de la position française sur le dossier irakien.
    • L'Europe ne prend pas ses responsabilités envers les demandeurs d’asile irakiensL'Europe ne prend pas ses responsabilités envers les demandeurs d’asile irakiens en Europe selon le Conseil européen pour les réfugiés et les exilés (CERE). Depuis l’invasion de l’Irak en 2003, 2,4 millions d’Irakiens ont quitté le pays. La Jordanie et la Syrie ont accueilli respectivement 750 000 et 1,4 millions de réfugiés. Au même moment, l’UE renforce la protection de ses frontières : l’Agence Frontex cible les immigrants illégaux irakiens et a l’intention d’effectuer une opération pour les empêcher de pénétrer sur le territoire commun.
    • Le HCR publie un rapport sur l'évolution de la demande d'asile dans les pays industrialisés:
      La France y est citée comme un mauvais élève.
    • L'Albanie et le Niger retirés de la liste des pays d'origine sûrs
      Dans une circulaire du 07/03/2008, le ministère de l'Immigration tire les conclusions de l'arrêt du Conseil d'Etat du 13/02/2008 et retire le Niger et l'Albanie de la liste des pays d'origine sûrs. France Terre d'Asile se félicite de ce changement.
    • Le Conseil supérieur du travail social se serait de la question de la dépénalisation du travail social
      Le Conseil supérieur du travail social inscrit la question de la pénalisation du travail social à l'ordre du jour de la prochaine commission "Ethique et déontologie". Cliquez pour voir la lettre reçue par France Terre d'Asile et confirmant l'examen de la question de la pénalisation du travail social par la prochaine commission " Ethique et déontologie " du Conseil supérieur du travail social.
    • Les Etats ne doivent pas imposer de sanctions aux demandeurs d’asile à leur arrivée sur le territoire
      Le Commissaire aux droits de l'Homme du Conseil de l'Europe publie un texte critiquant l'accueil des demandeurs d'asile dans les pays européens. Cliquez pour lire le texte.
    • La France n’est pas exemplaire en matière de respect du droit d’asile
      Parce qu’ils sont originaires d’un pays (réputé) sûr, ou parce que leur demande est considérée comme abusive par les agents de la préfecture, un tiers des demandeurs d’asile ont vu leur dossier examiné dans le cadre de la procédure prioritaire en 2006. L’ascension de cette procédure, normalement dérogatoire, est fulgurante puisqu’elle ne concernait que 16 % des demandes d’asile deux ans plus tôt. Toutefois, elle n’est pas sans conséquence sur la qualité de la procédure d’asile française. La France n'est pas exemplaire : la preuve par l'exemple !
    • L'Observatoire des inégalités publie une étude concernant les étrangers sans papiers
      Les étrangers qui sont en France, parfois depuis plusieurs années, sans titre de séjour régulier subissent chaque jour des inégalités dues à leur statut. L'Observatoire des inégalités publie une étude intitulée "Les étrangers sans papiers victimes d'inégalités".
    • L’immigration de A à Z. Une histoire partagée, un dialogue à construire de Mohsen Dridi
      Reconnaissons à ce dictionnaire inédit le mérite de revenir avec sérénité sur des questions souvent manipulées. Mohsen Dridi connaît ses classiques et s’en sert, Abdelmalek Sayad en tête. Mais il est aussi un acteur du mouvement associatif « issu de l’immigration ».
    • Les migrations internationales en Europe : vers une harmonisation des statistiques
      Les flux d’immigration mesurés dans les différents pays de l’Union européenne varient beaucoup d’un pays à l’autre, et il en est de même des flux d’émigration. Mais les statistiques ne sont pas élaborées de la même façon, ce qui complique les comparaisons. Lire l'étude de Population et sociétés, no 442, février 2008.
    • Pétition contre la pénalisation du travail social
      Plus de 10 000 personnes ont déjà signé cette pétition contre la pénalisation du travail social, lancée par France Terre d’Asile après l’interpellation et la mise en garde à vue (pour 12 et 24 heures) de deux de nos intervenantes sociales. La Commission de déontologie et de sécurité ainsi que le Conseil supérieur du travail social se sont saisis de l’affaire. Merci encore aux nombreux signataires et continuez à faire circuler cette information !




    Dernière édition par bye le Mar 25 Mar - 16:34, édité 1 fois
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Dim 23 Mar - 20:01

    Sujet : Calais, entre deux maires: quartier libre pour la police municipale?


    Ce vendredi 17h prenaient fin les fonctions de l'ancien maire de Calais.

    Samedi, la nouvelle maire sera désignée à 16h.

    Les interventions CRS ont l'air d'être mises en sourdine. Elles paraissent se dérouler hors vue de témoins militants.

    Mais les passages vers le centre ville après 19h30, ou les allers vers le bois indiquent pourtant leur présence et donc les rafles qui vont avec.

    Ce soir, des agents de la police municipale me riaient au nez. Une voiture de la police nationale stationnait sur la route menant au bois. Trois cars de CRS et un fourgon de ramassage sont passés. La voiture est partie. Il est vrai qu'une cinquantaine de réfugiés en rangs serrés avaient emprunté cette longue rue, comme deux grandes classes de lycée.

    Les CRS ont d'abord interpellé deux traînards, puis se sont rendus au bois face à TIOXIDE, l'entreprise chimique. La surveillance conjointe de deux témoins les a poussés à freiner l'intervention: une dizaine de policiers sont sortis soudain du bois avec leur prise, tandis que leur chef leur disait "allez vite, vite! On s'en va!"

    Revenant chez moi, aux environs de 20h30, j'eus la surprise de croiser une voiture de la police municipale. Renseignement pris, il paraîtrait que la police municipale ne doit plus être en fonction à cette heure là.

    Par le passé, CSUR avait réussi à faire rappeler par les élus les obligations de la police municipale: ils ne doivent pas répondre aux injonctions de la police nationale, ni de la PAF. En effet, deux agents avaient couru après des réfugiés afghans dans le parc situé près de la sous-préfecture.

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    Re: Les sans-papiers

    Message par admin le Dim 23 Mar - 20:22

    C'est pas grave Bye, j'arrangerais ça (si j'y pense, demain en fin de journée) là je dois te quitter... on sort ! Je te laisse les clés de la maison, je sais que tu y prendras soin ! bise bise
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Dim 23 Mar - 20:43

    Dans le Nord Littoral, journal local, de ce dimanche, annonce de la visite de Sarkozy en Grande Bretagne, la semaine prochaine.

    Les deux Etats ont déjà prévu qu'il n'y aurait pas de deuxième Sangatte, entendre par là: pas de centre d'accueil pour les immigrés. Des mesures de renforcement des contrôles de camions vont être également prises.

    La dernière fois où le problème d'un centre d'accueil était réellement posé, aussitôt, l'Etat français avait dépéché l'un de ces représentants qui avait rencontré les anglais pour dire non.

    L'élection de la nouvelle maire (un mélange d'ouverture à base d'UMP) avait déclaré au groupe Salam qu'elle voyait l'installation de plusieurs petits centres d'accueil hors Calais.

    Quoique cette position soit illogique car les réfugiés ne viennent pas sur nos côtes pour s'y faire soigner dans la rue par les humanitaires, la nouvelle maire, admiratrice de Sarkozy, risque d'oublier d'honorer ses engagements.

    Faut-il prévoir une petite halte de Sarkozy à Calais? Et protéger les réfugiés des rafles de "nettoyage"?
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Dim 23 Mar - 20:45

    Le guide du chasseur de sans papiers


    NOUVEL effort de l'équipe Hortefeux pour expulser les sans papiers.

    Témoin cette note du 28 février de la préfecture des Hauts-de-Seine.

    Dans ce fief UMP, le chef de la « direction de la population et de la citoyenneté » a peaufiné le dispositif. On peut ainsi lire qu'il a été décidé d'« interpeller systématiquement » tous ceux qui, frappés d'une «obligation à quitter le territoire », se présentent « spontanément » à la préfecture, pleins d'espoir , leur dossier sous le bras...

    Et pas d'états d'âme... Les expulsions constituent en effet une «mission prioritaire » : « Nous avons une obligation de résultat », martèle ce haut fonctionnaire, qui demande à ses troupes d'appliquer ses instructions avec « un zèle particulier » !

    Au guichet d'« accueil », les agents doivent donc se conformer scrupuleusement aux consignes. A la vue d'un étranger, et d'un, lui subtiliser son passeport. Et de deux, « l'inviter à prendre place dans la salle d'attente », puis appeler aussitôt « le chef de la section Eloignement ». Enfin, l'apothéose : « L'interpellation sera réalisée en cabine fermée... » Surtout pas de scandale.

    Même procédure au guichet de « régularisation », où se pressent les naïfs, attirés par l'écho de quelques affaires très médiatisées de salariés sans‑papiers ayant obtenu gain de cause. « Le piège est
    total, note M^e Alain Mikowski, spécialiste du droit des étrangers. Et en plus, ceux qui seront attrapés sont ceux qui pensent pouvoir être régularisés.

    Donc, par définition, ceux qui sont parfaitement insérés, professionnellement et socialement. » Les arrestations au guichet ont commencé, de même qu'en Seine‑etMarne, où un Turc a été envoyé en
    rétention malgré son contrat de travail et le soutien de son employeur.

    Puis libéré, le 15 mars, pour « interpellation déloyale ».

    Tout de suite les grands mots...
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    Re: Les sans-papiers

    Message par Rabasse du sud le Lun 24 Mar - 20:31

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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Mar 25 Mar - 6:41


    Pour la sortie de
    "Désobéissance", prévue pour le 7 avril, découvrez le nouveau site de Keny Arkana
    (www.keny-arkana.com).


    Au menu des nouveautés, une
    rubrique "Désobéissance"
    avec de nombreuses brochures militantes à
    télécharger, lire et propager ainsi que le premier numéro du magazine
    "la Rabia" (à télécharger ici)

    traitant du problème de la dette des pays du tiers monde, une itw du collectif
    d'appel aux sans voix ...

    La Lucha Sigue






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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Mar 25 Mar - 6:50

    Signez la pétition Arrow ICI

    Diffusez-la et écrivez au Préfet (voir plus bas)

    Non à l'expulsion de Bona!
    Bona va être expulsé dans les prochains jours alors que sa compagne française est enceinte de sept mois!!!

    Bona SIBU, de nationalité congolaise, vit en concubinage avec Lydie, de nationalité française, depuis 2003. Il participe depuis cinq ans à l'éducation des trois enfants que Lydie a eus d'une précédente relation. Le couple attend en outre un heureux événement. Lydie est enceinte et doit accoucher dans deux mois.

    Mais le 6 mars dernier, Bona a été interpellé sur la voie publique.
    Un arrêté de reconduite à la frontière a été pris à son encontre. Actuellement retenu en centre de rétention, Bona doit être expulsé dans les prochains jours.

    Nous, signataires de la présente pétition, refusons que Bona soit arraché à la famille qu'il a fondée en France.

    Nous n'acceptons pas qu'on lui interdise le droit de se maintenir auprès de sa compagne enceinte et d'être présent pour la naissance de leur enfant français.

    Nous demandons la libération immédiate de Bona et la régularisation de sa situation administrative au nom du droit au respect de la vie familiale.
    SIGNEZ la pétition Arrow ICI

    -----------
    Urgent!
    Écrire au Préfet de l'Essonne pour demander la libération et la régularisation de Bona


    Fax de la Préfecture de l'Essonne : 01 64 97 00 23
    Préfet de l'Essonne:
    M. Gérard Moisselin Arrow gerard.moisselin@essonne.pref.gouv.fr


    Modèle de lettre à envoyer au préfet :
    Monsieur le préfet,

    Je me permets d'attirer votre attention sur la situation dramatique dans laquelle se trouve une famille, sur le point d'être séparée. En effet, M. SIBU Bona a été arrêté jeudi 6 mars à Brunoy et est actuellement en rétention à Palaiseau. Il est sous le coup d'un Arrêté de reconduite à la frontière (n°0891147) émis par vos services le 7 mars 2008.

    Bona SIBU est né le 1er janvier 1970 à Kinshasa. Il est en France depuis 2002. Depuis mars 2003, c'est-à-dire depuis cinq ans, il vit en concubinage avec une française, Lydie MOUKENGA, qui est enceinte de lui et doit accoucher fin mai. Dans deux mois, M. SIBU deviendra donc père d'un enfant français !

    De plus, Bona SIBU participe depuis plusieurs années à l'éducation des enfants que Lydie a eus antérieurement avec un autre homme. Ils étaient sur le point d'entreprendre les démarches pour régulariser leur union quand M. SIBU a été arrêté.

    Au nom du droit au respect de la vie privée et familiale de M. SIBU, je vous demande de faire en sorte qu'il soit libéré au plus vite et qu'il puisse ainsi retrouver la femme qui porte son futur enfant. Elle a besoin de lui, particulièrement dans les semaines qui viennent.

    En attendant une réponse positive de votre part, veuillez agréer, Monsieur le préfet, mes salutations
    respectueuses.

    Le Mouvement des Amoureux au Ban Public


    Se marier, vivre en couple et fonder une famille sont des droits fondamentaux garantis par la Constitution et les Conventions internationales protectrices des droits de l'homme.

    En France pourtant, des milliers de couples mixtes sont privés de ces droits ou doivent, pour y
    accéder, lever de nombreux obstacles et subir bien des humiliations. En effet, le durcissement continu des lois sur l'immigration et des pratiques administratives produit des situations inadmissibles : multiplication des procédures d'opposition à mariage, difficultés pour obtenir la transcription des unions célébrées à l'étranger, multiplication des refus de visa ou de titres de séjour, éloignement des étrangers en situation irrégulière mariés ou sur le point de se marier à des français, enquêtes de police sur la communauté de vie ne respectant pas les règles élémentaires de déontologie, d'objectivité et de respect des personnes auditionnées, non reconnaissance du droit au séjour des couples mixtes vivant hors mariage....

    A l'initiative de la CIMADE, des collectifs de couples mixtes se sont réunis au sein du mouvement des « Amoureux au ban public » pour assurer la défense collective du droit à une vie
    familiale...

    Visitez le site des amoureux au ban public Arrow http://amoureuxauban.net/

    Contact Arrowcoordination@amoureuxauban.net
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    Re: Les sans-papiers

    Message par Rabasse du sud le Mar 25 Mar - 7:28

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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Mar 25 Mar - 14:04

    Des armes par destination



    Nous les avons énervés. On a touché d'un peu trop près ce à quoi ils
    travaillent, la construction d'un apartheid entre ceux qui ont des
    papiers et ceux qui n'en ont pas.
    Cette machine de division rallonge chaque jour un peu plus ses
    tentacules : les députés et sénateurs votent des lois de plus en plus
    xénophobes ; l'appareil policier travaille au rendement avec les
    quotas d'expulsions (70 par jour) ; la justice entérine les
    décisions, afin de donner un gage de procédure respectée ; et tous
    les autres petits soldats : les entreprises qui construisent les
    centres de rétention, qui transportent par avion les expulsés, les
    banques et administrations qui dénoncent les sans-papiers.
    L'intensification de la traque aux sans-papiers amène de plus en plus
    de gens à être impliqués dans ce dispositif : c'est, à un guichet,
    demander systématiquement des justificatifs d'identité ; c'est, sur
    son lieu de travail, fermer les yeux quand un collègue, parce qu'il
    n'a pas de papiers, se fait d'autant plus exploiter ou dégager ;
    c'est continuer son chemin quand, dans un couloir du métro, des
    uniformes contrôlent.

    On peut aussi refuser cela et agir.
    « Oublier » de demander les papiers pour telle ou telle démarche,
    s'organiser collectivement pour empêcher les rafles, manifester,
    refuser d'embarquer avec des passagers en voie d'expulsion, échanger
    avec les sans-papiers en rétention, se rassembler pour en parler et
    informer en diffusant des textes, occuper des lieux qui participent
    de la machine à expulser...



    En automne...

    Il avait déposé un dossier de régularisation à la préfecture de
    Bobigny. Le 31 octobre, Kébé allait prendre son train en gare de
    Bordeaux. « Banal » contrôle de police. Pas de papiers, et le voilà
    happé par les rouages : commissariat, garde à vue, centre de
    rétention, tribunaux. Il sera libéré après 32 jours... jusqu'au
    prochain contrôle. Son arrestation (et celle de tant d'autres) a
    poussé des gens à tenter d'enrayer la machine, à s'organiser. A
    Bordeaux : des rassemblements devant le commissariat, le centre de
    rétention, le tribunal, la préfecture et le local de la Police de
    l'air et des frontières ; une occupation, celle d'une institution
    étatique d' « aide » aux étrangers qui collabore avec la préfecture.
    A Montreuil (où habitait Kébé), des manifestations. A Paris,
    occupation du consulat de Côte d'Ivoire - qui délivre les laissez-
    passer permettant les expulsions des ivoiriens -. A Bobigny, deux
    occupations de la préfecture.


    « Libérez-les ou nous resterons »

    Si la préfecture a été choisie pour cible, c'est qu'elle est un des
    principaux rouages de la machine à contrôler et à expulser. C'est
    elle qui reçoit, ou pas, les différentes demandes de régularisation
    des sans papiers. C'est par son intermédiaire que le tri va être fait
    entre les quelques « bons » sans-papiers choisis sur des critères
    économiques précis et l'immense majorité des autres. C'est le Préfet
    qui délivre les arrêtés d'expulsion. Toutes ces activités permettent
    de récolter beaucoup de données personnelles, de quoi alimenter le
    gigantesque fichier national des étrangers. Dans la même logique, la
    préfecture organise les fichage de tous par le biais des permis de
    conduire, cartes grises, papiers d'identité.
    C'est là, à la préfecture de Bobigny, qu'une trentaine de personnes
    se sont rassemblées le 12 novembre sur le balcon du premier étage,
    affichant un « non aux expulsions », distribuant des tracts («
    libérez-le ») et scandant des slogans. D'autres, en bas, donnaient
    ces mêmes tracts aux passants intrigués. L'occupation était réussie,
    nous rendions visible la politique de cette « grande » institution
    dont les décisions entraînent l'enfermement et l'expulsion de
    dizaines de milliers de personnes chaque année.

    De la pref au comico

    Les gardes ont vite réagi. Nous étions sur leur territoire, il leur
    fallait donc frapper d'un coup sec, punir les opposants comme des
    animaux domestiques, pour qu'ils ne recommencent pas : parmi les
    manifestants sur le parvis, qui distribuaient le tract et le lisaient
    au mégaphone, deux personnes furent arrêtées puis amenées au
    commissariat. L'un d'eux écope d'un procès pour « organisation de
    manifestation non déclarée » et « violence volontaire sur agent avec
    arme par destination ». Un commissaire est en effet tombé en voulant
    l'arrêter. Pour garder sa dignité de flic, il accuse le manifestant
    de l'avoir frappé avec... le mégaphone ! Le procès se tiendra au
    tribunal de Bobigny, le 28 mars prochain. Ceux du balcon ont été
    évacués par le RAID, un des groupes d'intervention spéciale de la
    police. L'action s'est poursuivie à l'intérieur du commissariat :
    parmi les 28 personnes arrêtées et placées en garde à vue pendant 48
    heures, beaucoup ont refusé de donner leur identité pendant 24
    heures, refusé de se faire photographier, refusé de donner leurs
    empreintes.


    ... en hiver.

    Cet hiver, les luttes à l'intérieur des centres de rétention de
    Mesnil-Amelot, et de Vincennes ont pris de l'ampleur : révoltes,
    grèves de la faim, insoumissions,... s'y succèdent de manière
    continue. Ces luttes sont relayées à l'extérieur et la solidarité
    s'organise. La répression aussi.
    - Un manifestant arrêté lors d'une des manifestations devant le
    CRA de Vincennes début janvier, passe en procès pour « rébellion et
    outrage » le 17 juin au Palais de Justice de paris, 30ème chambre,
    métro Cité.
    - Pour des tags contre les centres de rétention, quatre personnes
    ont fait 48h de garde à vue, 20h au dépôt et passent en procès,
    inculpés de « dégradation grave en réunion », le 18 avril au TGI de
    Créteil.
    - Accusés de transport de fumigènes artisanaux, trois personnes,
    qui se rendaient à la manifestation nationale du 19 janvier contre
    les centre de rétention, ont fait 48h de garde à vue. D'eux d'entre
    eux sont emprisonnés depuis deux mois à Villepinte et Fresnes où ils
    attendent leur procès.

    Des passagers se mobilisent contre l'embarquement de personnes
    expulsées dans leur avion, des sans-papiers refusent d'embarquer. Le
    18 avril aura lieu un procès de passagers à Bobigny. Le 17 avril et
    le 2 mai, des sans-papiers de Terre aux Curés seront jugés à Bobigny
    (16e chambre). Ce ne sont que quelques dates. Tous les jours, des
    sans-papiers passent devant les tribunaux. Tous les jours des sans-
    papiers sont expulsés.

    La mobilisation permet de combattre la répression. Kébé est sorti du
    centre de rétention.
    Tous les jours des sans papiers sont libérés, des expulsions
    empêchées, des relaxes obtenues. La mobilisation autour du foyer de
    Terre aux curés, qui a subi une gigantesque rafle en février dernier,
    a démontré son efficacité.
    Sur 104 personnes arrêtées, 5 ont été expulsées (et c'est encore
    beaucoup trop), presque toutes les autres ont été libérées. ..



    Il faut agir en nombre pour enrayer la machine.
    Libérez les sans papiers, libérez les prisonniers, relaxez les
    inculpés !


    Liens :
    Le guide « s'organiser contre les expulsions » se télécharge sur :
    sanspapiers.internetdown.org. La chronologie de la lutte dans les
    centres de rétention se trouve sur infokiosques.net et le tract «
    libérez-le » sur pajol.eu.org

    Rendez-vous :
    Rdv devant le tribunal de grande instance de Bobigny le 28 mars à
    12h45,
    M° Bobigny Pablo Picasso
    Réunion publique pour s'organiser contre les rafles, les expulsions à
    Montreuil
    le 4 avril à la Maison ouverte, 17 rue Hoche à 19h30, M° Mairie de
    Montreuil

    et vlà le printemps !
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Mar 25 Mar - 16:20

    *Monsieur Houcine Amloug, soutenu par le 9ème Collectif des
    Sans-papiers
    et des syndicalistes, se mobilise pour sa régularisation et sa
    réintégration*

    Monsieur Houcine Amloug a été embauché le 10 avril 2007 en tant que
    officier plongeur par le Restaurant « Le Grand Be » (153, Avenue de
    la république à Courbevoie), et ceci avec fiche de paie et sans contrat
    de travail. L’employeur l’a fait en toute connaissance de cause. Il
    était au courant qu'il est sans-papiers.

    .

    L’employeur lui a affirmé qu’il était content de ses compétences et
    que l’embauche était définitive.

    Vers septembre 2007, l’employeur a commencé à harceler Monsieur
    Houcine Amloug : « /l’inspection va passer, la Préfecture a appelé… »./

    / /

    Monsieur Houcine Amloug effectuait son service sous harcèlement moral
    et physique (le fils de l’employeur a versé sur lui de l’eau bouillante
    en lui demandant d’aller porter plainte). Il travaillait, la peur au
    ventre, et ceci durant des semaines.

    Le 22 février 2008, à la fin de son service (après des heures de
    travail..), l’employeur s’est présenté avec un contrat et a fait
    pression sur Monsieur Amloug pour qu’il signe ce contrat antidaté (10
    avril 2007), en le menaçant de le dénoncer.

    Ce contrat indiquait également que Monsieur Amloug est employé au
    sein du Restaurant jusqu’au retour d’un salarié absent pour raison de
    santé.

    L’intéressé a reçu, à sa grande surprise, le samedi 22 mars 2008, une
    lettre recommandée « /de remerciement/ » lui indiquant que son
    contrat prendra fin le 26 mars suite à la reprise de travail du titulaire du
    poste qu’il occupait pendant 12 mois.

    Monsieur Amloug comme tant de milliers de travailleurs sans-papiers
    dans divers secteurs bâtiment, restauration, nettoyage…se trouvent dans
    des situations similaires. Ils sont surexploités.

    Ils effectuent les travaux les plus pénibles la peur au ventre. Ils
    subissent la pression de la police et du patron pour qu’ils ne
    puissent pas revendiquer leurs droits.

    Le Code de travail donne pourtant les mêmes droits aux travailleurs
    sans-papiers qu'autres. Par le chantage à la dénonciation, profitant
    de la faiblesse des sans-papiers, les patrons espèrent en cassant leurs
    droits, achever de casser définitivement le droit du travail déjà
    bien entamé par le gouvernement Sarkozy – Fillon – Bertrand.

    C’est pourquoi Monsieur Amloug, soutenu par le 9ème Collectif et des
    syndicalistes de la CGT et de SUD se mobilise aujourd’hui pour dire :

    Basta ! Les sans-papiers ne veulent plus vivre dans l’humiliation, le
    mépris et la peur.

    Ils veulent les mêmes droits que leurs camarades avec des papiers.

    Régularisez Monsieur Houcine Amloug et réintégrez le.

    Messieurs Sarkozy, Fillon, Hortefeux : Ca suffit l’exploitation,
    régularisez maintenant tous les travailleurs sans-papiers !!!

    Respectez leurs droits de travailleurs.

    Défendre les droits des sans-papiers, c'est défendre les droits de
    tous les travailleurs.
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Mer 26 Mar - 7:57

    Droit des étrangers: le malaise enfle chez les juges Par Chloé
    Leprince
    (Rue89) 20H31 24/03/2008

    Les magistrats dénoncent la pression du chiffre et les objectifs du
    gouvernement en termes de reconduites à la frontière.

    "Vous voulez prendre la mesure du malaise chez les juges? Quand vous
    rencontrez un magistrat du parquet, demandez lui s'il n'a pas déposé
    une demande de mutation au siège. Vous serez édifiée!"

    C'est Ollivier Joulin qui parle. Magistrat au tribunal de grande
    instance de Bordeaux, il suit les questions liées au droit des étrangers pour
    le Syndicat de la magistrature.

    L'organisation syndicale, réputée à gauche, représente plus d'un tiers
    des magistrats en France. Depuis plusieurs mois, elle dénonce la pression
    du chiffre et les objectifs du gouvernement en termes de reconduites à
    la frontière. Aujourd'hui, elle parle carrément de "divorce", notamment
    entre magistrats du parquet et magistrats du siège.

    Vice-président du tribunal de grande instance de Bordeaux, Ollivier
    Joulin dénonce "subordination et hiérarchisation" du ministère sur les
    parquetiers. Pour lui, le dossier migratoire a permis à la Place
    Vendôme de "politiser" la fonction de juge "au détriment de l'intérêt
    général":

    "Aujourd'hui, les juges doivent s'interroger: sont-ils encore gardiens
    des libertés? En laissant un blanc-seing à la police, on tombe dans un
    système où il n'existe plus de contrôle sur la police?"

    Contexte de zèle et juges des libertés sur le qui-vive

    A Nîmes, le parquet a pour réputation d'être un îlot de résistance.
    Vice-procureur, Patrick Pribille adhère lui aussi au Syndicat de la
    magistrature. C'est à ce titre qu'il accepte de nous parler, quand
    ses confrères rechignent à s'exprimer autrement qu'en off. Ce magistrat
    confirme que la Chancellerie multiplie les consignes d'incitation à
    la vigilance. De son point de vue, les juges des libertés et de la
    détention,qui font partie du parquet, restent sur le qui-vive, dans sa
    juridiction:

    "Pour l'instant, les JLD de Nîmes continuent à faire leur travail. Mais
    on cherche à en faire des juges complaisants. L'été dernier, un centre
    de rétention a ouvert dans la région. Aussitôt, on a assisté à des
    bagarres en interne pour savoir qui serait juge des libertés chargé des étrangers
    :la hiérarchie entendait se prémunir contre trop d'annulations de
    procédures.

    Mais nos JLD restent attentifs, même si l'on essaye de les noyer sous
    une charge de travail qui peut entamer la vigilance. Il y a une semaine,
    ils ont par exemple siégé de 9 heures du matin un samedi jusqu'à 6 heures
    du matin le dimanche, tant la charge des étrangers est devenue lourde.
    Dans un contexte de zèle, ils sont en première ligne et leur situation est
    fragile."

    Pour ce parquetier qui a derrière lui "trente-et-un ans de métier",
    l'espace des libertés "se restreint chaque jour", entrainant
    "l'écœurement général" de sa profession. En tant que procureur, il affirme qu'il
    parvient encore à "apprécier la situation au cas par cas", par
    exemple lorsqu'on lui soumet une demande de placement en rétention:

    "Le procureur de la République de Nîmes, dont j'ai la chance qu'il me
    considère encore comme un magistrat, a bien demandé qu'on veille aux
    situations qui entrainement des nullités de procédure. Et notamment
    lorsqu'on a affaire à une situation humaine inadmissible:

    Je me souviens par exemple de ce couple d'Arméniens de plus de 70
    ans,malades, qui vivaient près de Valence chez leurs enfants, qui étaient
    Français, eux. Le préfet de Valence les a fait interpeller à six heures
    du matin chez eux, sur la base d'une procédure de flagrant délit, avant
    de les transférer à Nîmes. Le JLD a annulé la procédure, ce qui a été
    confirmé ensuite par la Cour d'Appel: en quoi y avait-il flagrant
    délit?
    Une autre fois, j'étais de permanence lorsqu'on m'a soumis le cas
    d'une jeune fille, certes en irrégularité, mais qui s'apprêtait à passer le
    bac.
    Or, en tant que magistrat, je suis aussi gardien des libertés
    individuelles. Tout est une question de priorités!"

    Le contrôle d'identité, un enjeu majeur

    Selon Patrick Pribille, les consignes chiffrées en matière de
    reconduites à la frontières confinent au zèle. Le dernier abus en date dont il ait
    eu connaissance?

    "Récemment, le procureur de Toulon a autorisé l'interpellation d'une
    dizaine de personnes au même numéro, dans une même rue. En réalité,
    ils avaient tous été interpellés dans un foyer de jeune travailleurs, ce
    qui est matière à annulation et tout à fait illégal."

    De fait, le contrôle d'identité est en passe de devenir un enjeu majeur
    au sein de la magistrature, et un terrain de crispation chez certains
    juges.
    A Rennes, Rue 89 relatait ainsi il y a quelques semaines comment le
    premier président de la Cour d'Appel avait invalidé ce qui relevait de facto
    du contrôle au faciès. Pour cela, le magistrat a pris l'initiative de
    comparer plusieurs procès-verbaux identiques,mettant en évidence que la PAF s'était contentée de "copier-coller" certains extraits.

    A Bordeaux, Ollivier Joulin affirme que la police de l'air et des
    frontières a cherché à contourner autrement les restrictions qui
    existent dans la loi:

    "Comme la police doit demander au procureur l'autorisation de
    pratiquer des contrôles uniquement ponctuellement, dans un périmètre et pour
    une durée déterminés, on a contourné la difficulté: il existe quantité de
    textes qui donnent le feu vert à des contrôles d'identité au coup par
    coup, sur un quartier ou une rue… mais si vous les cumulez tous, vous
    constaterez que l'ensemble couvre toute l'agglomération de Bordeaux
    jour et nuit!"

    Faire annuler une interpellation reste possible au regard de la loi,
    pourvu qu'on fasse, par exemple, la preuve que le contrôle d'identité
    est systématique et pas circonstancié. Mais combien de temps encore des
    magistrats feront-ils la démarche de faire invalider ces procédures?
    Pour l'heure, le sentiment de malaise va crescendo et les rumeurs de
    pressions hiérarchiques prospèrent. Pour Ollivier Joulin, "le taux d'échec est
    tellement important qu'on observe un dégoût chez les magistrats à force
    de procédures absurdes".

    Et si on les aidait en les noyant sous les plaintes pour abus de
    pouvoir caractérisé, arrestations arbitraires, etc... histoire de retourner
    contre l'Etat républicain, mystique et mythe impartial de la gauche ses
    propres institutions. A défaut de mettre les magistrats dans notre camp, ça
    calmerait peut-être les chiens. Et ça porterait la lutte de classe au
    coeur même des institutions, Cà suffit de subir et de toujours se
    défendre! à nous d' attaquer même sur ce terrain !

    Amitiés; -pj49-



    >
    > Une avocate mauritanienne victime de mauvais traitements à
    Roissy
    >
    >
    > France / Mauritanie
    > Une avocate mauritanienne victime de mauvais traitements à Roissy
    >
    > http://www.rfi.fr/actufr/articles/099/article_64257.asp
    >
    >
    > Article publié le 25/03/2008 Dernière mise à jour le 25/03/2008 à
    05:04 TU
    > Evacuation d'un immigré à l'aéroport de Roissy (archives).( Photo :
    AFP )
    >
    > L’avocate mauritanienne Fatimata M’Baye semble bien avoir été la
    victime d'un excès de zèle de la police française. Le 11 mars dernier,
    la vice-présidente de la Fédération internationale des droits de l'homme
    et présidente de l’association mauritanienne des droits de l’homme est
    en transit à l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, au nord de Paris.
    Elle revient du Caire où elle a assisté à une réunion de la FIDH. Dans le
    vol Air France N° 765 à destination de Nouakchott à bord duquel elle prend
    place,se trouve aussi un jeune Mauritanien en train d'être reconduit à la
    > frontière.
    > Alertée par les cris étouffés du jeune homme, elle demande aux
    policiers de le détacher. Finalement, elle et un médecin français,
    Pierre-Marie Bernard, passeront 24 heures en garde à vue. Une épreuve pour cette femme qui d’ordinaire prend la défense des victimes d’arrestation
    arbitraires.
    >
    > Avec notre correspondante en Mauritanie
    >
    > C’est visiblement très éprouvée parce qu’elle a vécu que
    l’avocate Fatimata M’Baye a répondu lundi soir pour la première fois aux questions
    des journalistes. Connue pour son engagement en faveur des droits de
    l’homme,cette femme respectée raconte la nuit sordide qu’elle a passée dans
    une cellule crasseuse de la police judicaire de l’aéroport de Roissy.
    Elle s’est surtout sentie humiliée par les policiers qui l’ont arrêtée, l’ont
    privée de ses effets personnels et lui ont fait subir une fouille
    corporelle.
    > Maître Fatimata M'Baye
    >
    > 25/03/2008
    >
    > Maître Fatimata M'Baye le répète, ni elle ni le médecin français
    n’ont commis de délit, ils n’ont fait que s’élever contre un traitrement
    qu’ils ont jugé dégradant et indigne de la personne humaine. Désormais, si
    la procédure judicaire française devait aller plus loin, ils se réservent
    le droit de porter plainte.
    >
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Mer 26 Mar - 8:09

    Les éditions La Découverte, le Réseau Éducation Sans Frontières
    (RESF)
    et le Théâtre National de la Colline ont le plaisir de vous inviter à
    la présentation de l'ouvrage

    LA CHASSE AUX ENFANTS

    co-écrit par Miguel Benasayag, Angélique del Rey et des militants du
    RESF

    Préface de Stéphane Hessel

    Vendredi 11 avril 2008 à 20h30
    au Théâtre National de la Colline
    15 rue Malte-Brun 75020 Paris

    Fruit d'une enquête nationale et nourri de nombreux témoignages, ce
    livre montre que la politique discriminatoire visant les enfants de
    famille sans papiers scolarisés en France a des effets sur la société
    française dans son entier, et plus particulièrement sur ses enfants.

    Il défend l'hypothèse selon laquelle, au-delà de la conscience de
    chacun, l'engagement au nom de la solidarité relève donc de la
    possibilité matérielle de vivre ensemble.

    En présence de Miguel Benasayag et Angélique del Rey, Pierre
    Cordelier (RESF), François Gèze (directeur des éditions La
    Découverte), Stéphane Hessel (Ambassadeur de France) les membres du
    groupe RESF miroir.
    0. Avec la prestation du slameur Julien Delmaire.
    0. Entrée libre, dans la limite des places disponibles,
    0. Réservation indispensable au 01 44 62 52 00



    Cet ouvrage est un signal d'alarme lancé par les philosophes Miguel
    Benasayag et Angélique del Rey, et des membres du Réseau Éducation
    sans frontières (RESF), confrontés quotidiennement à la réalité de la
    traque des sans-papiers et de leurs enfants scolarisés en France.

    Il montre que la politique discriminatoire dont ces derniers sont
    l'objet a des conséquences beaucoup plus profondes qu'il n'y paraît,
    puisque c'est la société tout entière qui est traumatisée quand elle
    est amputée de certains de ses membres : les violences faites aux
    migrants étant des atteintes à ce qu'ils sont et non à ce qu'ils
    font, elles provoquent de profonds chocs psychologiques.

    Cela vaut en particulier pour les camarades de classe des « enfants
    chassés », confrontés à d'insupportables contradictions quand les
    valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité sont bafouées au nom
    d'une certaine conception de l'ordre et de la tranquillité sociale,
    lorsque des enseignants, des responsables d'établissements ou des
    parents doivent s'opposer ouvertement aux agents de la force publique
    qui procèdent aux arrestations ou aux expulsions, quand l'autorité
    scolaire ou parentale doit contredire une autorité censée assurer la
    sécurité de tous.

    Nourri de nombreux témoignages sur les violences de la « chasse aux
    enfants » et l'engagement de militants de RESF, ce livre montre que
    cet engagement au nom de la solidarité active, maintenant pénalisée,
    relève, au-delà de la conscience morale, beaucoup plus
    fondamentalement de la possibilité réelle de vivre ensemble.

    Miguel Benasayag, philosophe et psychanalyste, est l'auteur de
    plusieurs ouvrages aux éditions La Découverte. Avec Angélique del
    Rey, professeure de philosophie, il a publié : Connaitre est agir
    (2006) et Éloge du conflit (2007). Depuis 2004, le Réseau Éducation
    Sans Frontières (RESF) est en contact quotidien avec la réalité de la
    traque des sans papiers et de leur enfants scolarisés en France. Il
    est constitué d'enseignants, de personnels de l'Education nationale,
    de parents d'élèves, d'éducateurs, de collectifs, syndicats et
    organisations attachées à la défense des droits de l'homme.

    Collection : Sur le vif - 128 pages - 10 €

    « La Chasse aux enfants »
    invitation du Théâtre de la Colline à sa présentation le 11 avril
    2008 à 20h30.

    (Entrée libre dans la limite des places disponibles, réservation
    indispensable au 01 44 62 52 00)
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    Re: Les sans-papiers

    Message par ecotone le Mer 26 Mar - 10:21

    Mon cher Bye merci de ton info.
    Je vais aller voir pour me prendre ce bouquin.

    Il n'est pas cher, il pourra être lu par un grand nombre.

    Heureusement que la résistance autour de cette politique honteuse prend de plus en plus de place, les gens témoignent, alertes, tentent de protéger ses personnes innocentes et jetées en centres de rétentions, anciennement appelés camps de réfugiés, trop lourd de symboles.
    "Camps" faisant penser à d'autres camps très noirs, et "réfugiés" faisant référence à une protection, cette apposition ne pouvait être conservée. Mais les conditions d'enfermement se sont encore dégradées, la chasse aux enfants légalisée, et le délit de solidarité apparaît...

    Les exactions institutionnalisées. On va continuer à diffuser, même s'il n'y a qu'un français par jour qui rentre dans cette démarche de refuser le rejet de l'autre, c'est toujours un de plus qui prendra conscience que l'humanisation a un sens.
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    Re: Les sans-papiers

    Message par ecotone le Mer 26 Mar - 10:27

    Ah! Bye, je poste ton message dans une autre forum... respect
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Mer 2 Avr - 12:14

    Juste en passant vous dire que :Julio n’est toujours pas revenu au lycée,Julio a
    perdu 7 kilos,Julio a peur de sortir de chez lui, même pour aller chercher un
    papier au foyer qui s’occupe de lui,Julio, selon ses profs qui l’ont au
    téléphone, a beaucoup de difficultés à reparler français comme il le parlait
    avant toute cette histoire.Julio dit qu’il ne comprend toujours pas ce qui s’est
    passé ce fameux mercredi où il a perdu son âge.Julio ne semble toujours pas
    bénéficier d’un suivi médicalJulio ne reçoit que le soutien de ses camarades de
    classe et semble toujours aussi délaissé (en termes de visites) par les gens
    chargé-e-s de s’occuper de lui.Julio a la trouille au ventre et jusqu’à quand
    ?Certes il est régularisé mais qu’en ont-ils fait ?Avec une certaine naïveté,
    que je perds parfois parce que j’ai trop la tête dedans, j’ai envie de leur
    redemander : ça valait vraiment le coup (et le coût) de lui faire subir tout ça
    ?Je sais bien qu’ils (policiers, procureur, juges, préfet, hiérarchie
    préfectorale, agents du service des étrangers…) ne se préoccuperont jamais des
    conséquences sur Julio de tout ce qu’ils ont fait. Bien entendu en tant que
    fonctionnaires.Mais, sous le costume du fonctionnaire, comment le vivez-vous
    bordel ce que vous avez fait ? Quand vous savez que vous avez foutu sa vie en
    l’air (provisoirement ou pour toujours), qu’est-ce qui vous permet de tenir ? Le
    sens du devoir ? La hiérarchie (c’est pas moi, m’sieur, c’est l’autre au-dessus)
    ? Les ordres ? La conviction qu’il fallait le faire ? La haine ?Je sais aussi
    que cela ne vous fait rien mais, aujourd’hui au lycée, il y avait un café
    citoyen avec une centaine d’élèves. Il y en a une qui a longuement dit qu’elle
    avait appris avec cette histoire à ne plus avoir confiance dans la Justice,
    qu’elle s’en voulait de ne pas avoir vu plus tôt tout ce qui se passait, qu’il
    fallait à nouveau entrer en Résistance. Elle a dit ça calmement, sans haine mais
    avec une détermination impressionnante. Comme si quelque chose s’était cassé
    au-delà de tout ce que vous avez cassé dans la vie de Julio.Je ne suis pas du
    style culcul mais son discours m’a impressionné. Et surtout le silence de toute
    la salle quand elle a parlé.Comme si plus rien ne sera comme avant dans le
    rapport au monde de ces élèves. Grâce à ou à cause de (j’en sais rien)
    vous.Dormez bien, agents des «stocks» de dossiers à traiter, agents des
    «reconduites à la frontière» à mener, agents des «contrôles d’identité sur ordre
    du Procureur» à amplifier, agents des «mises en rétention de tous les âges»,
    agents de Sarkozy tout simplement.Si votre boulot est de perturber à jamais (en
    tout cas pour cette année scolaire) le fonctionnement d’un lycée et la vie d'un
    élève qui riait souvent, sachez que vous avez sans doute dépassé vos
    objectifs.Une prime, chef ?• Un des profs de Julio •
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Mer 2 Avr - 12:16

    Anafé RESF
    Communiqué

    La France sous-traite et privatise les contrôles aux frontières
    27 mars 2008

    Le samedi 22 mars 2008, lors de l’escale de Ouagadougou, la compagnie
    Air Burkina demande aux passagers qui ont embarqué une heure plus tôt à
    Bamako de présenter leurs pièces d’identité aux agents de sécurité d'une
    société privée, qui viennent de monter dans l’avion1. Trois d'entre eux
    scrutent attentivement les passeports des passagers africains. Des passagers
    protestent contre ce contrôle inopiné.

    Le responsable du contrôle met en doute l’authenticité de la carte de
    résident d’un commerçant sarakole. Le ton monte. Le commerçant dit
    qu’avec de telles méthodes, la compagnie n’aura plus un client d’ici deux
    ans.
    L’agent de sécurité lui répond que pour tout passager non admis sur
    le territoire à l’arrivée par la police aux frontières, la France facture
    5000 euros à la compagnie.
    Selon lui, les autorités maliennes sont trop laxistes sur les contrôles
    à l’embarquement à Bamako et laissent embarquer des personnes avec des
    faux passeports.

    Air Burkina préfère débarquer les personnes pour qui elle a un doute
    quitte à leur repayer ultérieurement un billet pour Paris si jamais les
    passeports s'avèrent authentiques. Ce soir-là, les agents de sécurité font
    descendre trois hommes de l’avion pour « vérification des documents ». Une
    passagère s’émeut de leur sort. Un agent l’informe qu’ils seront immédiatement
    refoulés sur Bamako.

    Un membre du personnel de bord tente de justifier la méthode « vous
    comprenez, s’il y a plus de 10 inadmis sur un vol, il ne rapporte plus
    rien financièrement à la compagnie ». Manifestement, tous les passagers ne
    sont pas sensibles à cet argument, mais auprès de qui se retourner pour
    faire valoir ses droits ?

    Suscitant le malaise des témoins impuissants de ces « opérations de
    sélection », cette logique insidieuse de sous-traitance et de
    privatisation des contrôles aux frontières entraîne un traitement discriminatoire
    des voyageurs africains et des manquements inévitables au respect des droits
    des passagers dans une quasi-impunité : comment pourront-ils les faire valoir
    à Bamako, même quand ils auront été victimes d’abus de pouvoir manifestes
    ?

    L’ANAFE et RESF s’inquiètent de ce phénomène d'externalisation de la
    politique répressive de pays comme la France, confiée au bon vouloir
    de personnels qui ne devraient pas pouvoir se substituer à eux pour exercer
    des missions de police.

    Elles dénoncent cette volonté de renforcer le contrôle des flux
    migratoires au détriment de la protection et de l’accueil des étrangers et en
    particulier des demandeurs d’asile. Pourtant, selon le Conseil
    Constitutionnel, les dispositions relatives aux sanctions des
    transporteurs « ne sauraient s'entendre comme conférant au transporteur un pouvoir
    de police aux lieu et place de la puissance publique ». Au contraire, elles
    ont « pour finalité de prévenir le risque qu'une entreprise de transport
    refuse d'acheminer les demandeurs d'asile au motif que les intéressés
    seraient démunis de visa d'entrée en France »2.

    L'externalisation des contrôles, qui limite les arrivées aux frontières
    et interdit l’accès au territoire, renforce gravement cette tendance. En
    France, comme dans toute l'Union européenne, les gouvernements
    multiplient les mesures en ce sens :

    1. des « officiers de liaison » des Etats membres de l'Union sont
    envoyés en poste dans des pays tiers pour contribuer à renforcer le
    contrôle des flux vers l'Europe, par des échanges dans les consulats et des
    activités de formation mais également en effectuant eux-mêmes des contrôles des
    documents de voyage dans les aéroports de départ ;

    2. des « visa de transit aéroportuaire » sont imposés aux
    ressortissants de pays de plus en plus nombreux pour rendre toujours
    plus difficile le transit et l'arrivée dans nos aéroports européens3;

    3. des « sanctions » sont imposées aux transporteurs pour les «
    responsabiliser », ce qui les incite à sous-traiter les contrôles à
    des agences privées de sécurité difficilement contrôlables.

    1 Depuis 2004, les compagnies aériennes CAM et Air Burkina partagent
    un Airbus A319 qui relie trois fois par semaines Bamako à Ouagadougou
    puis Paris

    2 Décision du 25 février 1992, partie sur l’asile, paragraphe II de
    l'article 20 bis.

    3 Cf. le communiqué de l’Anafé, Et encore deux nouveaux visas
    anti-réfugiés somaliens et tchétchènes !, 4 février 2008)
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Mer 2 Avr - 12:50

    - manifestation nationale à Paris
    Le 05 avril 2008 Place d’Italie A 14h30


    - MANIFESTATION NATIONALE DECENTRALISEE à ANGOULEME LE SAMEDI 5 AVRIL 2008
    A 14 h 30 A LA BUSSATE, organisée par 18 organisations de Charente

    - MANIFESTATION samedi 5 avril 2008 à Montpellier, 15h Place Cabanes
    Rendez-vous pour un départ de Perpignan pour la manifestation à
    Montpeller
    è Samedi 5 AVRIL 2008
    à 11H45 place des Esplanades à Perpignan
    (Co-voiturage) départ à 12H00

    - MANIFESTONS LE SAMEDI 5 AVRIL 08, 14H30,
    PLACE DE LA REPUBLIQUE/PARVIS DES DROITS DE L’HOMME A LILLE

    -Marseille Manifestation lundi 31 mars
    Rendez-vous à 18 h 00 devant la MDE
    11 rue Antoine ZATTARA, près de la fac St Charles
    Cette manifestation se clôturera par une soirée
    Festive au Vieux Port

    - Manifestation nationale
    samedi 5 avril 2008
    MARSEILLE Manif régionale 14h30 Porte d’Aix

    Aix Solidarité, Alternative Libertaire, Article 13, ASTI Aix-Marseille,
    ATMF Aix, ATTAC, Ballon Rouge, CFDT, CGT, Cimade, Collectif Sans Papiers 13,
    Collectifs antilibéraux, Emancipation, Fac Verte, Femmes en Noir, FSE, FSU, LCR,
    LDH, Les Alternatifs, Les Verts, Mille Bâbords, MRAP, Pastorale des Migrants,
    PCF, RESF, RUSF, Solidaires, Témoignage Chrétien, UJFP

    - Angers : manifestation le samedi 5 avril, 15h Place du ralliement

    - Nice : heure et lieu à recevoir
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Mer 2 Avr - 12:51

    COMMUNIQUE DE PRESSE de CHRETIENS-MIGRANTS

    31 MARS 2008 FIN DU PLAN D'HEBERGEMENT POUR L'HIVER DES PERSONNES A LA
    RUE
    Pour la quatrième fois consécutive CHRETIENS-MIGRANTS se trouve, à la fin
    de l'hiver, confronté,dans son action de soutien aux personnes étrangères, à
    des décisions arbitraires, non concertées génératrices de souffrances et
    d'angoisses pour des personnes vulnérables du fait de leur parcours difficile de
    demandeurs d'asile en France...Cette année la situation revêt deux aspects
    particuliers:
    1°) Ces personnes sont protégées par les lois, règlements et
    décisions administratives récentes.
    La circulaire Vautrin, l'amendement anti remise à la rue, l'application
    en Touraine depuis décembre 2007 de réglementations de l'aide sociale pour
    les Enfants Etrangers, les engagements de MARTIN HIRSCH.... interdisent
    aux opérateurs sociaux de jeter ces personnes à la rue.
    2°)Le nombre des personnes concernées est relativement faible, alors que
    des moyens pour les accueillir peuvent être dégagés dans des délais très
    brefs.
    Il s'agirait selon les données obtenues de L'Entr'Aide Ouvrière
    (association chargée de cette mission de Service Public) de 20 célibataires (dont
    50% d'étrangers) et de 4 familles.
    Ces données assez peu précises (de la part de l'EAO : secret
    professionnel!!!!!) permettent si on les complète par les connaissances de
    CHRETIENS-MIGRANTS, de situer le problème et de suggérer des solutions.

    POUR LES CELIBATAIRES
    Selon L'EAO 8 places seraient susceptibles d'être ouvertes dans son foyer
    du CHERPA et plusieurs hommes pourraient être placés au foyer PAUL BERT (foyer
    de la ville de TOURS).

    POUR LES FAMILLES
    Il faut analyser en détail, mais 3 FAMILLES ONT DES TITRES DE SEJOUR et
    une attend des décisions De la Préfecture pour déposer sa demande d'ASILE en
    FRANCE.

    LES SITUATIONS DETAILLÉES SONT:

    UNE FAMILLE TCHETCHENE ARRIVEE DE POLOGNE.
    dossier a l'étude auprès des ministres et secrétariat d'Etat
    concernés (Immigration, Affaires Etrangères, Intérieur, Droits de l'Homme).
    CHRETIENS-MIGRANTS ,l'ACAT FRANCE, l'ARCHEVECHE de TOURS, ont attiré
    l'attention du Préfet d'INDRE et LOIRE...
    Cette famille demande l'ASILE POLITIQUE EN FRANCE , le couple a un enfant
    d'un an et la Maman est enceinte. Le refus de cette demande et le renvoi en
    Pologne,contraire à la recommandation de la Cour Européenne Des Droits de l'Homme
    les mettraient immédiatement en grave DANGER
    DEUX FAMILLES ARMENIENNES
    la première est hébergée à l'hôtel en sous traitance de L'EAO pour l'hiver
    par CHRETIENS-MIGRANTS...Rien ne s'oppose à la continuation de l'hébergement,
    en dehors du financement qui pourrait être couvert aux 2/3 par une Allocation
    de Logement Temporaire, à obtenir.la seconde possède deux titres de séjour de 6 mois ,ne les autorisant pas à travailler, alors que la préfecture a toutes les possibilités pour leur délivrer des titres d'un an, les autorisant à travailler. Comment peuvent-ils
    subvenir à leurs besoins sans aucune ressource et payer un loyer et donc accéder à
    un logement ?
    UNE FAMILLE ALGERIENNE
    Cette Femme seule avec 3 enfants (dont un de 2 ans) devrait être hébergée
    par L'Aide Sociale à l'Enfance qui dépend du Conseil Général.
    CES SITUATIONS DOIVENT TOUVER DES SOLUTIONS RAPIDES SANS QUE CELA SOULEVE
    DE DIFFICULTES INSURMONTABLES.....POUR LES SERVICES PUBLiCS CONCERNES

    CHRETIENS-MIGRANTS DEMANDE DONC LA REUNION IMMEDIATE D'UNE TABLE RONDE
    entre ces services (Préfecture, DDASS, Conseil Général-ASE, Mairie de TOURS),
    les associations gestionnaires (EAO, AFTAM) et les associations de défense
    des étrangers (Chrétiens-Migrants, RESF, CSDASP, DAL 37, la CIMADE,...)
    Pour débloquer cette situation insupportable pour les hommes les femmes et
    les enfants concernés.
    Tours, le 30/03/08
    Pour CHRETIENS MIGRANTS Le Président Louis BARRAUD, Tel 02 47 28 54 4I
    _____________________________________________

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