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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Jeu 18 Mar - 18:26

    PROCES DE LA REVOLTE DE VINCENNES : VERDICT AU LANCE-FLAM !!
    >
    > Aujourd'hui, mercredi 17 mars, a été rendu le verdict du procès de l'incendie du centre de rétention de Vincennes.
    >
    > La justice en bon serviteur de l'Etat a suivi les réquisitions du procureur Gilbert Flam. Il avait requis de 6 à 36 mois de prison. La juge Nathalie Dutartre, a condamné, ceux qui avait été désignés comme coupables, à des peines allant de 8 mois à 36 mois de prison ferme. De plus, les cinq du CRA 1 ont été condamnés à verser à chacun des flics-matons, pour préjudice moral, des sommes allant de 700 € à 2500€. Seuls les deux hommes qui étaient déjà recherchés restent sous mandat d'arrêt. Pour les huit autres, qui ne le sont pas, s'ils choisissent de faire appel, leur condamnation est suspendue jusqu'au nouveau procès.
    > Au début du procès, la défense avait demandé une expertise des matériaux des bâtiments du centre pour déterminer la responsabilité de l'Etat dans l'incendie. Celle-ci avait été refusée. En revanche, elle vient d'être accordée au procureur, après le procès, afin de faire payer aux 10 de Vincennes la reconstruction de la nouvelle prison pour étrangers ! Une audience est prévue en janvier 2011 pour chiffrer les sommes qu'ils auront à payer.
    > 80 personnes s'étaient rassemblées devant la salle d'audience en solidarité et ont crié " liberté pour tous avec ou sans papiers", "fermeture des centres de rétention"...
    >
    >
    > RELAXE DES 10 DE VINCENNES !
    >
    > LA LUTTE CONTRE LES CENTRES DE RETENTION CONTINUE :
    > RDV SAMEDI 20 A 15H30 AU MESNIL-AMELOT
    >
    >
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Ven 19 Mar - 5:05

    Le 17 mars à Paris, après la condamnation à des peines de prison
    ferme entre 8 mois et 3 ans contre les inculpés de l’incendie du
    centre de rétention de Vincennes, une trentaine de personnes a
    décidé de ne pas laisser ce jugement sans réponse.

    Quelques heures après, l’agence Air France (expulseur privilégié de
    sans-papiers) de Bastille a été bloquée. Tandis qu’une banderole «
    Liberté pour tous, avec ou sans papiers » barrait sa porte, ses
    ordinateurs étaient débranchés et elle était recouverte, à l’extérieur
    comme à l’intérieur, d’affiches « sabotons la machine à expulser » et «
    solidarité avec les inculpés de la révolte de Vincennes ». Au même
    moment, des tracts étaient distribués aux passants et à l’intérieur
    toujours, il était fortement conseillé à Air France d’arrêter les
    expulsions (on y croit !) et de retirer leur plainte suite à
    l’occupation de l’agence Opera le 27 janvier dernier. Enfin, pour être
    sûr que l’activité ne reprenne pas tout de suite, plusieurs boules
    puantes ont embaumé l’air mortifère de cet expulseur.

    Une heure plus tard rue de Belleville, une boutique SNCF (coorganisateur
    de rafles et expulseur de sans-papiers) s’est fait occuper. Après que
    les clients soient parti (dont plusieurs solidaires avec ce qui se
    passait), la boutique a entièrement été taguée dedans comme dehors : «
    la SNCF collabore aux expulsions de sans-papiers », « non aux rafles »,
    « feu aux CRA », « solidarité avec les inculpés de Vincennes ». Le même
    scénario qu’à Air France s’est répété, avec collage d’affiches,
    banderole, tracts… En passant, la boutique SNCF couverte de tags est
    restée fermée toute la journée du lendemain. Juste après, le gérant du
    magasin Bouygues (trop fameux constructeur de prisons en tout genre) qui
    observait jusque là l’occupation de la SNCF en se marrant, a commencé à
    rire jaune lorsque les manifestants se sont dirigés vers son enseigne.
    Il s’est vite enfermé dans ses murs pendant que sa vitrine se faisait
    recouvrir de tags (« Bouygues construit des taules », « feu à toutes les
    prisons »).

    La cavalerie n’est pas arrivée assez vite, et le joyeux petit groupe a
    descendu toute la rue de Belleville sous le regard complice des
    passants. Bloquant la circulation, il a déambulé derrière la banderole
    aux cris de « Liberté pour tous, avec ou sans papiers », « Pierre par
    pierre, mur par mur, détruisons toutes les prisons », « feu feu feu aux
    centres de rétention », « de l’air, de l’air, brûlons les frontières »…

    Solidarité avec les inculpés de la révolte de Vincennes
    Destruction des centres de rétention
    Liberté pour tous, avec ou sans papiers.

    Pour continuer, par mi d’autres initiatives, RDV samedi 20 mars à 15h30
    devant le centre de rétention du Mesnil Amelot

    http://nantes.indymedia.org/article/20090http://nantes.indymedia.org/article/20090]http://nantes.indymedia.org/article/20090[/url[/url]]
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Mar 23 Mar - 6:02

    M. Hanifi KAPAN, père de 3 enfants nés à Avignon et scolarisés à l’école
    maternelle Louis Gros, est enfermé au centre de rétention de Marseille
    depuis maintenant une semaine. Il a été arrêté à la suite d’un banal
    contrôle routier. Sous le coup d’une obligation de quitter le territoire
    français, malgré ses nombreuses demandes de régularisation, il risque d’être
    expulsé à tout moment.

    Comment peut-on ainsi enfermer un homme qui n’a commis d’autre crime que de
    ne pas avoir pu obtenir les papiers qu’il demande depuis tant d’année ?

    Pour quelles raisons cet homme est-il traité comme un criminel, et
    devrait-il être rejeté hors de France, alors qu’il a participé à la vie
    économique et sociale de notre pays depuis près de 10 ans ?

    Comment peut-on ainsi déchirer une famille, séparer un père de ses enfants ?
    A quoi servent les conventions internationales ?
    « Les États parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses
    parents contre leur gré, à moins que les autorités compétentes ne décident,
    sous réserve de révision judiciaire et conformément aux lois et procédures
    applicables, que cette séparation est nécessaire dans l'intérêt supérieur de
    l'enfant. » Convention internationale des droits de l’enfant, article 9.

    La Convention Internationale des droits de l’enfant demande aux états
    signataires d’agir en fonction de l’intérêt supérieur de l’enfant.
    L’intérêt supérieur de Abdullah, Hatice et Kübra est bien évidemment de
    retrouver leur père, et de continuer à vivre entourés de leur famille, leurs
    amis, et leurs enseignants, dans la ville dans laquelle ils sont nés. Ils
    traversent aujourd’hui une épreuve qui les dépasse, ne comprennent pas
    l’absence de leur père, la douleur et l’angoisse de leur mère et de tous
    leurs proches.


    http://www.educationsansfrontieres.org/article27022.htmlhttp://www.educationsansfrontieres.org/article27022.html]http://www.educationsansfrontieres.org/article27022.html[/url[/url]]

    Abdullah, Hatice et Kübra ont besoin de leur papa !
    M. KAPAN a été arrêté le 15 mars 2010 lors d’un banal contrôle routier,
    placé en garde à vue, puis conduit au centre de rétention de Marseille.

    M. KAPAN vit depuis près de 10 ans en France, où il a fondé une famille. En
    effet, c’est dans le Vaucluse qu’il a rencontré son épouse Elif, avec
    laquelle il s’est marié en 2003.
    Leurs 3 enfants sont nés à Avignon : Abdullah, 6 ans, et deux petites
    jumelles de 4 ans, Hatice et Kübra, tous trois scolarisés.
    Sa femme, qui n’a plus aucune famille en Turquie, était arrivée il y a 9 ans
    pour rejoindre sa sœur et ses deux frères installés régulièrement en
    Vaucluse.
    M. KAPAN est maçon. Il a travaillé dans le bâtiment, en payant ses
    cotisations sociales et ses impôts.
    Il a une promesse d’embauche.

    Toute la communauté scolaire, leurs voisins, leurs amis, leur famille sont
    très mobilisés autour de cette famille attachante.

    Nous demandons à M. le Préfet du Vaucluse de libérer ce papa et de lui
    délivrer une carte de séjour, afin qu’il puisse travailler en toute légalité
    et élever ses enfants dans la sécurité et la dignité.
    Signer : http://www.educationsansfrontieres.org/article27022.htmlhttp://www.educationsansfrontieres.org/article27022.html]http://www.educationsansfrontieres.org/article27022.html[/url[/url]]

    Pour info, mobilisation sur Avignon.
    M. Kapan avait fait appel de la décision du juge des libertés et de la
    détention. Son appel a été rejeté aujourd’hui. Il est retourné au centre de
    rétention de Marseille. Comment évoquer l’angoisse, la détresse de sa femme,
    de ses enfants, et de tous leurs proches ? Tous les recours juridiques sont
    désormais épuisés. Nous restons plus que jamais mobilisés à leurs côtés.
    1/ Demain mardi 23/03
    Manifestation interprofessionnelle pour la défense des services publics sur
    Avignon
    Tous derrière la banderole « M. KAPAN DOIT RESTER ICI ! »
    Rdvs 10h30 devant l’office de tourisme d’Avignon
    Soyons nombreux pour :
    - Alerter sur la situation de la famille Kapan
    - Faire signer la pétition papier
    - Distribuer des tracts appelant au rassemblement mercredi.

    2/ Après-demain :
    Mercredi 24/03 – 14h RASSEMBLEMENT devant la préfecture d’Avignon - Remise
    des pétitions
    Une audience a été demandée à M. le Préfet par André CASTELLI à 14h, afin
    qu’il reconsidère avec bienveillance la situation de la famille Kapan.
    Avec ou sans audience, nous serons présents devant la Préfecture mercredi à
    14h : soyons nombreux ! Faites suivre largement, invitez vos amis et
    connaissances. Nous ne pouvons laisser faire !

    3/ Aujourd’hui, face à l’urgence de la situation, un parrainage républicain
    a été improvisé lors du rassemblement et conférence de presse qui se sont
    tenus ce matin devant l’école maternelle Louis Gros.
    La famille KAPAN - le père, M. Hanifi Kapan, la mère, Mme Elif KAPAN et
    leurs trois enfants, Abdullah, 6 ans, Hatice et Kübra, jumelles de 4 ans -
    ont désormais 5 parrains républicains :
    - André CASTELLI, conseiller municipal d’Avignon, conseiller régional du
    Vaucluse
    - Martine CLAVEL, conseillère municipale d’Avignon
    - André MATHIEU, président de la Ligue des droits de l’homme
    d’Avignon-Carpentras
    - Marcelle LANDAU, ex-conseillère municipale d’Avignon
    - Marie-Hélène RAVEL, ex-directrice de l’école maternelle Louis Gros, du
    collectif RESF/UCIJ84


    Continuer d’écrire au préfet du Vaucluse, secrétaires, ministres, en allant
    sur le site de Matignon et de l’Elysée. (ci-dessous, courriel de la LDH 13)
    La pétition sur papier et en ligne (ci-dessous) a déjà été signée par près
    de 700 personnes (plus de 600 en ligne et le reste sur papier).
    Signer : http://www.educationsansfrontieres.org/article27022.htmlhttp://www.educationsansfrontieres.org/article27022.html]http://www.educationsansfrontieres.org/article27022.html[/url[/url]]

    ________________________________________


    Courriel de la LDH 13 :
    à Monsieur François Burdeyron,
    Préfet du Vaucluse
    le 20 mars 2010
    Monsieur le Préfet,
    Emue et consternée par le sort de Monsieur Kapan, la Ligue des droits de
    l'Homme vous demande de bien vouloir sursoir à la mesure d'obligation de
    quitter le territoire français qui frappe ce père de famille de trois
    enfants. Elle vous demande de réexaminer une situation dans laquelle des
    enfants ne doivent pas être privés de leur père.Ce serait une véritable
    drame tant au plan affectif que matériel. Tous les renseignements convergent
    en faveur de cette famille : enseignants, voisins, amis, milieu
    professionnels dans lequel évolue Monsieur Kapan.
    La Ligue des droits de l'Homme ne peut douter que l'intérêt supérieur de
    trois enfants et votre pouvoir d'appréciation ne puissent contribuer à
    infléchir une issue qui serait en tout point catastrophique et contraire à
    la Convention Internationale des Droits de l'Enfant .
    Nous vous prions d'agréer Monsieur le Préfet l'expression de nos
    respectueuses salutations.

    Fax gratuit : http://fax-gratuit.net/http://fax-gratuit.net/]http://fax-gratuit.net/[/url[/url]]

    Préfecture du Vaucluse :
    contact@vaucluse.pref.gouv.frmailto:contact@vaucluse.pref.gouv.fr]contact@vaucluse.pref.gouv.fr[/url[/url]]
    fax : 04 90 86 20 76
    Préfet du Vaucluse :
    françois.burdeyron@vaucluse.pref.gouv.frmailto:françois.burdeyron@vaucluse.pref.gouv.fr]françois.burdeyron@vaucluse.pref.gouv.fr[/url[/url]]
    Secrétariat du Préfet : 04 88 17 80 20
    fax : 04 90 85 03 00
    Chef du bureau des étrangers :
    myriel.porteous@vaucluse.pref.gouv.frmailto:myriel.porteous@vaucluse.pref.gouv.fr]myriel.porteous@vaucluse.pref.gouv.fr[/url[/url]]
    Adjointe au chef de bureau :
    frederic.lovena@vaucluse.pref.gouv.frmailto:frederic.lovena@vaucluse.pref.gouv.fr]frederic.lovena@vaucluse.pref.gouv.fr[/url[/url]]
    Secrétaire générale de la préfecture :
    agnes.pinault@vaucluse.pref.gouv.frmailto:agnes.pinault@vaucluse.pref.gouv.fr]agnes.pinault@vaucluse.pref.gouv.fr[/url[/url]]

    Ministre de l’immigration
    Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
    Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.frmailto:secretariat.general@iminidco.gouv.fr]secretariat.general@iminidco.gouv.fr[/url[/url]]
    Secrétaire général : stephane.fratacci@iminidco.gouv.frmailto:stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr]stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr[/url[/url]]
    fax : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00
    Ministre eric.besson@iminidco.gouv.frmailto:eric.besson@iminidco.gouv.fr]eric.besson@iminidco.gouv.fr[/url[/url]]
    Matignon :
    http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrirehttp://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire]http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire[/url[/url]]
    Et là où se prennent les décisions
    Elysée fax : 01 47 42 24 65
    http://www.elysee.fr/ecrire/index.htmlhttp://www.elysee.fr/ecrire/index.html]http://www.elysee.fr/ecrire/index.html[/url[/url]]
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Mer 24 Mar - 20:54

    Non à l'ouverture du centre de rétention du Mesnil Amelot
    Appel pour un cercle de silence exceptionnel devant le camp le 29 mars à 13h30

    La construction du nouveau centre de rétention (CRA) du Mesnil-Amelot (77) achevée[/url]. L'ouverture est prévue le 29 mars 2010. Avec 240 places de rétention, ce centre sera le plus grand de France voir]http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/03/16/le-plus-grand-centre-de-retention-de-france-ouvre-pres-de-l-aeroport-de-roissy_1320021_3224.html]voir l'article du Monde du 16 mars[/url]). Il s'ajoutera au premier CRA du Mesnil-Amelot, qui compte déjà 140 places.
    L'entrée en fonction de ce véritable camp marque une nouvelle étape de ce que les associations de défense des droits des migrants ont qualifié depuis 2004 d'industrialisation de la rétention[/url]. D'exceptionnel, l'enfermement des personnes en situation irrégulière devient peu à peu un outil banal de la politique migratoire. C'est une première atteinte à la dignité des personnes.
    Le futur centre de rétention voir]http://www.lacimade.org/minisites/mesnil2/rubriques/125-Sch-mas-et-cartes-?page_id=2169]voir schéma[/url]) comptera 240 places dont 40 places réservées]réservées aux familles[/url]. Il est organisé en 6 "unités de vie" de 40 places, disposées autour de deux bâtiments administratifs jumeaux eux-mêmes reliés par une passerelle de commandement. Une double enceinte grillagée et barbelée entoure l'ensemble du camp. Des dizaines de caméras et de détecteurs de mouvements complètent ce dispositif carcéral.
    Comme pour le CRA de Vincennes, l'Administration utilise la fiction de deux centres de rétention mitoyens pour contourner la réglementation : celle-ci limite à 140 places la capacité d'un centre de rétention.
    La construction envisagée de deux salles d'audiences à proximité immédiate du camp instituera une justice d'exception éloignée de tout regard de la société civile.
    Un centre de 240 places représente une moyenne de 40 arrivées par jour (c'était le cas au CRA de Vincennes avant l'incendie du 22 juin 2008). Comme l'a montré la situation de Vincennes[/url], ce type d'univers déshumanisé favorise, encore plus qu'ailleurs, le non-droit, les violences, les auto-mutilations et les tentatives de suicide.
    Un tel camp ne pourra fonctionner qu'au mépris du respect des droits et de la dignité des personnes qui vont y être enfermées.
    Nous nous opposons à l'ouverture du centre de rétention du Mesnil Amelot 2 et appelons les citoyens et les élus à se mobiliser et à venir se joindre à un cercle de silence exceptionnel qui se tiendra devant le nouveau centre:

    le 29 mars à 13h30
    Route départementale 401
    Rue de Paris
    77990 Mesnil-Amelot
    RER B direction Aéroport Charles de Gaulle. Arrêt Terminal 1
    Du terminal 1 il y aura un bus affrété par les associations qui fera des navettes de 12h à 16h
    Sinon, bus lignes 701 et 702 (demander le village du Mesnil-Amelot)

    Vous pouvez également rédiger un message de soutien aux retenus et aux expulsés[/url], il sera intégré à une grande banderole lors de la manifestation du 29 mars

    Liste des Associations : ADDE, Comede, Emmaüs France, Hors la Rue, La Cimade, Ligue des droits de l'homme, MRAP, Réseau Education Sans Frontières, Secours Catholique, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Jeu 25 Mar - 5:03

    Lille: provocations facistes lors de la manif du mercredi

    QUE CHERCHENT LES PROVOCATEURS FASCISTES 3 JOURS APRES LES ELECTIONS REGIONALES ?


    Depuis le 23 juillet 1996, tous les mercredis à partir de 18h, les sans papiers et soutiens militants manifestent Place de la République.
    Ce mercredi 24 mars la manifestation démarre, mais devant la banderole se placent 2 jeunes qui ne bougent pas. Les sans papiers tenants la banderoles leurs demandent de bouger en vain. La banderole les contourne et la manifestation s’ébranle direction Grand Place.
    Au retour sur la rue piétonne Béthune les mêmes deux jeunes se placent à nouveau devant la banderole sans bouger. Encore une fois arrivés à leur niveau, il leurs est demandé de permettre le passage de la banderole toujours en vain. Cette fois ils sont dénoncés de provocateurs, le ton monte.
    A la question : « comment se fait-il que vous voyez une manifestation arrivée et vous restez sans bougez » ?
    Réponse d’un des deux jeunes : « je suis sur la voie publique, c’est pas à moi de bouger ».
    Question : « Seriez vous rester devant la banderole de la manifestation d’hier sans bouger » ? (hier c’était mardi 23 mars la manifestation appelée par les syndicats).
    Réponse : « C’est pas une manifestation ça, ils m’ont trouvé sur la voie publique, ils n’ont qu’à me demander gentiment et je ne bouge que si je veux ».

    On se rappelle que la semaine qui a suivi le premier tour d’avril 2002 avec Le Pen au second tour de l’élection présidentielle, la manifestation des sans papiers a été attaquée à coups de lacrymogènes, de canette de bière, de saluts Nazis et de cris « à mort les bougnoules et les bamboulas ».

    Le retour électoral du FN dans le pays et en particulier dans notre région serait-il à l’origine de la provocation fasciste qui cherche à créer un incident permettant une éventuelle interdiction de la manifestation traditionnelle du mercredi du CSP59.

    Le pouvoir de Sarkozy rêverait-il de laisser faire une telle provocation pour se débarrasser de cette visibilité centrale des sans papiers à Lille et dans notre Région ?
    Le Préfet laissera t-il faire pour instrumentaliser des pratiques fascistes dans le but de réussir ce que Sarkozy en 2003, à l’époque Ministre de l’Intérieur, à échoué à obtenir par un procès qu’il a perdu contre nos manifestations du mercredi ?

    Des exemples de provocations et même de terrorismes jalonnent les décennies de montée du FN. On se souvient qu’en mars 1985, le leader du Front National à Béziers, un certain Serge Lopez, était inculpé pour avoir fait sauter à l’explosif la maison des pieds noirs; en juillet de la même année, c’était Jean Châtelain, membre du FN et trois complices qui étaient arrêtés pour avoir attaqué à l’explosif un café d’Annemasse; en août 1986, quatre terroristes fascistes sautaient avec 5kg de plastic au moment où ils s’apprêtaient à accomplir leur forfait dans un quartier à forte composition immigrée. Leurs tracts portaient des slogans du genre « La France, c’est nous, pas eux », « Pour nous, les potes, c’est la France. Tu ne pourras plus y toucher ». Ils opéraient sous le couvert d’une association loi 1901 qui s’assignait comme but de « défendre les intérêts des citoyens français » et de « poursuivre en justice tous ceux qui auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes en raison de leur qualité de citoyen français ». Ce harakiri involontaire est la preuve que les forces fascistes utilisent tous les moyens, légaux et illégaux, pacifiques et terroristes, pour arriver à leur fin.

    Ici on cherche à entraîner les sans papiers et manifestants dans une bagarre, on filme et enregistre par téléphone portable pour ensuite construire de prétendus faits divers médiatiquement manipulables contre les sans papiers, les immigré(e)s.

    Le CSP59 annonce les mesures suivantes : tous provocateurs dans nos manifestations sera remis officiellement à la police par notre service d’ordre.
    Le CSP59 dénonce par avance tout stratagème préfectoral et policier qui agirait pour instrumentaliser les méthodes provocatrices et terroristes des fascistes.
    Le CSP59 appelle les démocraties et militants soutiens à s’obliger à être plus présents dans nos manifestations, notamment celles du mercredi Place de la république/parvis des droits de l’homme, pour être les grands témoins des éventuels incidents provoqués dans le dessein de nuire à notre lutte sociale et citoyenne.
    Tous les mercredis, place de la République/Parvis ders droits de l’homme à 18h : Manifestation
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Jeu 25 Mar - 16:07

    bye a écrit:M. Hanifi KAPAN, père de 3 enfants nés à Avignon et scolarisés à l’école
    maternelle Louis Gros, est enfermé au centre de rétention de Marseille
    depuis maintenant une semaine. Il a été arrêté à la suite d’un banal
    contrôle routier. Sous le coup d’une obligation de quitter le territoire
    français, malgré ses nombreuses demandes de régularisation, il risque d’être
    expulsé à tout moment.

    Comment peut-on ainsi enfermer un homme qui n’a commis d’autre crime que de
    ne pas avoir pu obtenir les papiers qu’il demande depuis tant d’année ?

    Pour quelles raisons cet homme est-il traité comme un criminel, et
    devrait-il être rejeté hors de France, alors qu’il a participé à la vie
    économique et sociale de notre pays depuis près de 10 ans ?

    Comment peut-on ainsi déchirer une famille, séparer un père de ses enfants ?
    A quoi servent les conventions internationales ?
    « Les États parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses
    parents contre leur gré, à moins que les autorités compétentes ne décident,
    sous réserve de révision judiciaire et conformément aux lois et procédures
    applicables, que cette séparation est nécessaire dans l'intérêt supérieur de
    l'enfant. » Convention internationale des droits de l’enfant, article 9.

    La Convention Internationale des droits de l’enfant demande aux états
    signataires d’agir en fonction de l’intérêt supérieur de l’enfant.
    L’intérêt supérieur de Abdullah, Hatice et Kübra est bien évidemment de
    retrouver leur père, et de continuer à vivre entourés de leur famille, leurs
    amis, et leurs enseignants, dans la ville dans laquelle ils sont nés. Ils
    traversent aujourd’hui une épreuve qui les dépasse, ne comprennent pas
    l’absence de leur père, la douleur et l’angoisse de leur mère et de tous
    leurs proches.


    http://www.educationsansfrontieres.org/article27022.htmlhttp://www.educationsansfrontieres.org/article27022.html]http://www.educationsansfrontieres.org/article27022.html[/url[/url]]

    Abdullah, Hatice et Kübra ont besoin de leur papa !
    M. KAPAN a été arrêté le 15 mars 2010 lors d’un banal contrôle routier,
    placé en garde à vue, puis conduit au centre de rétention de Marseille.

    M. KAPAN vit depuis près de 10 ans en France, où il a fondé une famille. En
    effet, c’est dans le Vaucluse qu’il a rencontré son épouse Elif, avec
    laquelle il s’est marié en 2003.
    Leurs 3 enfants sont nés à Avignon : Abdullah, 6 ans, et deux petites
    jumelles de 4 ans, Hatice et Kübra, tous trois scolarisés.
    Sa femme, qui n’a plus aucune famille en Turquie, était arrivée il y a 9 ans
    pour rejoindre sa sœur et ses deux frères installés régulièrement en
    Vaucluse.
    M. KAPAN est maçon. Il a travaillé dans le bâtiment, en payant ses
    cotisations sociales et ses impôts.
    Il a une promesse d’embauche.

    Toute la communauté scolaire, leurs voisins, leurs amis, leur famille sont
    très mobilisés autour de cette famille attachante.

    Nous demandons à M. le Préfet du Vaucluse de libérer ce papa et de lui
    délivrer une carte de séjour, afin qu’il puisse travailler en toute légalité
    et élever ses enfants dans la sécurité et la dignité.
    Signer : http://www.educationsansfrontieres.org/article27022.htmlhttp://www.educationsansfrontieres.org/article27022.html]http://www.educationsansfrontieres.org/article27022.html[/url[/url]]

    Pour info, mobilisation sur Avignon.
    M. Kapan avait fait appel de la décision du juge des libertés et de la
    détention. Son appel a été rejeté aujourd’hui. Il est retourné au centre de
    rétention de Marseille. Comment évoquer l’angoisse, la détresse de sa femme,
    de ses enfants, et de tous leurs proches ? Tous les recours juridiques sont
    désormais épuisés. Nous restons plus que jamais mobilisés à leurs côtés.
    1/ Demain mardi 23/03
    Manifestation interprofessionnelle pour la défense des services publics sur
    Avignon
    Tous derrière la banderole « M. KAPAN DOIT RESTER ICI ! »
    Rdvs 10h30 devant l’office de tourisme d’Avignon
    Soyons nombreux pour :
    - Alerter sur la situation de la famille Kapan
    - Faire signer la pétition papier
    - Distribuer des tracts appelant au rassemblement mercredi.

    2/ Après-demain :
    Mercredi 24/03 – 14h RASSEMBLEMENT devant la préfecture d’Avignon - Remise
    des pétitions
    Une audience a été demandée à M. le Préfet par André CASTELLI à 14h, afin
    qu’il reconsidère avec bienveillance la situation de la famille Kapan.
    Avec ou sans audience, nous serons présents devant la Préfecture mercredi à
    14h : soyons nombreux ! Faites suivre largement, invitez vos amis et
    connaissances. Nous ne pouvons laisser faire !

    3/ Aujourd’hui, face à l’urgence de la situation, un parrainage républicain
    a été improvisé lors du rassemblement et conférence de presse qui se sont
    tenus ce matin devant l’école maternelle Louis Gros.
    La famille KAPAN - le père, M. Hanifi Kapan, la mère, Mme Elif KAPAN et
    leurs trois enfants, Abdullah, 6 ans, Hatice et Kübra, jumelles de 4 ans -
    ont désormais 5 parrains républicains :
    - André CASTELLI, conseiller municipal d’Avignon, conseiller régional du
    Vaucluse
    - Martine CLAVEL, conseillère municipale d’Avignon
    - André MATHIEU, président de la Ligue des droits de l’homme
    d’Avignon-Carpentras
    - Marcelle LANDAU, ex-conseillère municipale d’Avignon
    - Marie-Hélène RAVEL, ex-directrice de l’école maternelle Louis Gros, du
    collectif RESF/UCIJ84


    Continuer d’écrire au préfet du Vaucluse, secrétaires, ministres, en allant
    sur le site de Matignon et de l’Elysée. (ci-dessous, courriel de la LDH 13)
    La pétition sur papier et en ligne (ci-dessous) a déjà été signée par près
    de 700 personnes (plus de 600 en ligne et le reste sur papier).
    Signer : http://www.educationsansfrontieres.org/article27022.htmlhttp://www.educationsansfrontieres.org/article27022.html]http://www.educationsansfrontieres.org/article27022.html[/url[/url]]

    ________________________________________


    Courriel de la LDH 13 :
    à Monsieur François Burdeyron,
    Préfet du Vaucluse
    le 20 mars 2010
    Monsieur le Préfet,
    Emue et consternée par le sort de Monsieur Kapan, la Ligue des droits de
    l'Homme vous demande de bien vouloir sursoir à la mesure d'obligation de
    quitter le territoire français qui frappe ce père de famille de trois
    enfants. Elle vous demande de réexaminer une situation dans laquelle des
    enfants ne doivent pas être privés de leur père.Ce serait une véritable
    drame tant au plan affectif que matériel. Tous les renseignements convergent
    en faveur de cette famille : enseignants, voisins, amis, milieu
    professionnels dans lequel évolue Monsieur Kapan.
    La Ligue des droits de l'Homme ne peut douter que l'intérêt supérieur de
    trois enfants et votre pouvoir d'appréciation ne puissent contribuer à
    infléchir une issue qui serait en tout point catastrophique et contraire à
    la Convention Internationale des Droits de l'Enfant .
    Nous vous prions d'agréer Monsieur le Préfet l'expression de nos
    respectueuses salutations.

    Fax gratuit : http://fax-gratuit.net/http://fax-gratuit.net/]http://fax-gratuit.net/[/url[/url]]

    Préfecture du Vaucluse :
    contact@vaucluse.pref.gouv.frmailto:contact@vaucluse.pref.gouv.fr]contact@vaucluse.pref.gouv.fr[/url[/url]]
    fax : 04 90 86 20 76
    Préfet du Vaucluse :
    françois.burdeyron@vaucluse.pref.gouv.frmailto:françois.burdeyron@vaucluse.pref.gouv.fr]françois.burdeyron@vaucluse.pref.gouv.fr[/url[/url]]
    Secrétariat du Préfet : 04 88 17 80 20
    fax : 04 90 85 03 00
    Chef du bureau des étrangers :
    myriel.porteous@vaucluse.pref.gouv.frmailto:myriel.porteous@vaucluse.pref.gouv.fr]myriel.porteous@vaucluse.pref.gouv.fr[/url[/url]]
    Adjointe au chef de bureau :
    frederic.lovena@vaucluse.pref.gouv.frmailto:frederic.lovena@vaucluse.pref.gouv.fr]frederic.lovena@vaucluse.pref.gouv.fr[/url[/url]]
    Secrétaire générale de la préfecture :
    agnes.pinault@vaucluse.pref.gouv.frmailto:agnes.pinault@vaucluse.pref.gouv.fr]agnes.pinault@vaucluse.pref.gouv.fr[/url[/url]]

    Ministre de l’immigration
    Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
    Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.frmailto:secretariat.general@iminidco.gouv.fr]secretariat.general@iminidco.gouv.fr[/url[/url]]
    Secrétaire général : stephane.fratacci@iminidco.gouv.frmailto:stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr]stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr[/url[/url]]
    fax : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00
    Ministre eric.besson@iminidco.gouv.frmailto:eric.besson@iminidco.gouv.fr]eric.besson@iminidco.gouv.fr[/url[/url]]
    Matignon :
    http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrirehttp://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire]http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire[/url[/url]]
    Et là où se prennent les décisions
    Elysée fax : 01 47 42 24 65
    http://www.elysee.fr/ecrire/index.html[/url]
    http://www.elysee.fr/ecrire/index.htmlhttp://www.elysee.fr/ecrire/index.html]http://www.elysee.fr/ecrire/index.html[/url[/url]][/quote[/url]]

    Famille KAPAN : Compte rendu de l’audience en Préfecture du 24 mars 2010

    Nous avons été reçus hier à la préfecture, écoutés avec attention par M.
    MEYNARD, sous-préfet, qui transmettra au préfet notre demande d’accorder, à
    titre exceptionnel et pour raisons humanitaires, une carte de séjour vie
    privée et familiale à M. KAPAN, actuellement toujours enfermé au centre de
    rétention de Marseille.
    Cette audience a été d’autant plus utile que le chef du service des
    étrangers a dit ne pas avoir connaissance de certaines pièces essentielles
    telles que la promesse d’embauche et le certificat de scolarité des 3
    enfants.

    Est-ce parce que la Convention Internationale des Droits de l’Enfant a déjà
    été bafouée qu’elle doit l’être à nouveau ?
    Quelle est cette justice qui ne tient compte que de critères purement
    administratif et ignore les situations humaines ?
    Quelle est cette société qui s’attaque aux plus démunis ?!

    Nous refusons cette logique administrative froide et inhumaine.

    Nous demandons à M. le Préfet de libérer M. Kapan et de lui accorder une
    carte de séjour vie privée et familiale.

    Nous restons plus que jamais mobilisés. M. Kapan doit être libéré et
    régularisé : ses enfants et sa femme, leurs amis, leurs voisins attendent
    son retour !

    On continue !!!

    - le parrainage républicain de la famille sera prochainement « officialisé »
    lors d’une cérémonie, à la mairie d’Avignon.
    - Continuer d’écrire à la préfecture, et de faire signer la pétition papier
    (PJ) et en ligne http://www.educationsansfrontieres.org/article27022.htmlhttp://www.educationsansfrontieres.org/article27022.html]http://www.educationsansfrontieres.org/article27022.html[/url[/url]]
    ________________________________________
    De nombreux journalistes étaient présents, en particulier FR3 dont le
    reportage a été diffusé le soir même (Cliquez ici pour voir la vidéo
    http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=C25B5EFA8Chttp://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=C25B5EFA8C]http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=C25B5EFA8C[/url[/url]]
    864060B3C2B5CE1439FD73_cafe_medit_240320101954_F3&timecode=307&endtimecode=5
    39 ).
    Revue de presse : http://www.educationsansfrontieres.org/rubrique190.htmlhttp://www.educationsansfrontieres.org/rubrique190.html]http://www.educationsansfrontieres.org/rubrique190.html[/url[/url]]
    et http://www.educationsansfrontieres.org/article27331.htmlhttp://www.educationsansfrontieres.org/article27331.html]http://www.educationsansfrontieres.org/article27331.html[/url[/url]]

    ________________________________________
    Une délégation de 6 personnes a été reçue à la préfecture d’Avignon ce
    mercredi 24 mars
    - André CASTELLI, conseiller municipal d’Avignon et conseiller général du
    Vaucluse (PC)
    - Hakima AÏT EL KADI, par ailleurs adjointe au maire d’Avignon, déléguée à
    l’enfance, adolescence, aide à la parentalité (qui ne représentait pas la
    mairie, UMP)
    - Daniel GRESSIER (FSU, RESF/UCIJ84)
    - Marie-Hélène RAVEL, ex-directrice de l’école maternelle Louis Gros
    (RESF/UCIJ84)
    - Une cousine de la famille KAPAN et Mme KAPAN, ainsi que moi-même.

    Nous avons été reçus par :
    - Eric MEYNARD, sous-préfet chargé de mission auprès du préfet, en charge de
    la politique de la ville
    - Agnès PINAULT, chef du service des étrangers
    - La responsable du service des relations avec le public

    M. le sous-préfet nous a rapidement présenté la situation administrative de
    M. Kapan.

    Nous avons précisé que de nouvelles pièces devaient être rajoutées à son
    dossier :
    - Une promesse d’embauche, qui a été faxée lundi 22/03 par Forum Réfugiés
    Non, la préfecture n’en avait pas eu connaissance ( ?) Forum Réfugiés
    l’a donc renvoyée ce matin, à l’adresse de Mme Pinault.
    - Les 3 attestations de scolarité des enfants, qui devaient déjà être dans
    le dossier ?
    Oui, l’attestation de l’aîné y était, mais pas celles des jumelles…
    - Les attestations de témoins : directeur de l’école, qui est aussi
    l’instituteur des jumelles, instituteurs, amis, voisins de la famille
    Qui ne sont pas tous des turcs ou des personnes d’origine turque, comme le
    laisse croire l’article de la Provence, mais de toutes origines, à l’image
    de la cité Louis Gros : des personnes nées en France, d’autres en Algérie,
    au Maroc, une étudiante roumaine, une inspectrice du Trésor à la retraite
    née en Algérie, une lingère née dans la région parisienne, et aussi un maçon
    turc, une amie turque… Il s’agit d’un élan de solidarité de tout un
    quartier !
    - Les 1300 signatures de la pétition récoltées en à peine une semaine (en
    ligne + papier)

    Avons ensuite exposer les raisons pour lesquelles M. Kapan devait être
    libéré et régularisé.
    - D’abord et avant tout la Convention Internationale des Droits de l’Enfant
    qui demande aux Etats signataires d’agir en fonction de l’intérêt supérieur
    de l’enfant.
    Il nous a été répondu que cet élément n’avait pas été retenu par le tribunal
    administratif.
    - Le fait que M. Kapan a travaillé pendant des années, participé à la vie
    économique, et qu’il a une promesse d’embauche
    Réponse : le métier de maçon ne fait pas partie de la liste des métiers
    permettant une régularisation par le travail : si M. Kapan était chef de
    chantier, ce serait possible.
    - La famille s’est étonnée de ce que les frères et la sœur de Mme Kapan
    aient été régularisés et qu’elle et son mari ne l’aient pas été
    En effet, ils n’avaient pu bénéficier de la circulaire de 2006 car l’aîné de
    leurs enfants n’étaient pas encore scolarisé.
    - Nous avons beaucoup insisté également sur le fait que cette arrestation et
    cette menace d’expulsion d’un père de famille, travailleur et apprécié de
    tous, constituait un traumatisme non seulement pour la famille et les
    proches, mais aussi pour tout un quartier d’Avignon, dont les habitants sont
    particulièrement défavorisés, et qui ne comprennent pas pourquoi cet honnête
    homme a été ainsi arrêté, mis en garde à vue, et enfermé comme un criminel.
    Et qui ne comprendraient encore moins qu’il soit expulsé.

    Est-ce parce que la Convention Internationale des Droits de l’Enfant a déjà
    été bafouée qu’elle doit l’être à nouveau ?
    Quelle est cette justice qui ne tient compte que de critères purement
    administratif et ignore les situations humaines ?
    Quelle est cette société qui s’attaque aux plus démunis ?!

    Nous refusons cette logique administrative froide et inhumaine.

    Nous demandons à M. le Préfet de libérer M. Kapan et de lui accorder une
    carte de séjour vie privée et familiale.

    Signer : http://www.educationsansfrontieres.org/article27022.htmlhttp://www.educationsansfrontieres.org/article27022.html]http://www.educationsansfrontieres.org/article27022.html[/url[/url]]
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Lun 29 Mar - 5:06

    Un jeune de 16 ans au CRA de Bobigny (!!)

    En toute illégalité, le préfet de Seine Saint-Denis a décidé de notifier un APRF et de placer en rétention Sofiane L. un mineur de 16 ans, né le 16/09/1993 à Oran, de nationalité Algérienne, sous prétexte qu'il n'a pas de documents prouvant son identité et sa date de naissance.

    C'est l'ASFAM qui a alerté RESF et qui a fait le recours TA. RESF 93 a demandé à Me Catherine Herrero de prendre en charge sa défense devant le JLD et le TA. Mais nous vous invitons à protester dès maintenant auprès du préfet de Seine Saint-Denis, en gardant la réserve et la politesse dont dépend l'efficacité de la démarche. Merci

    Monsieur le Préfet,

    Nous apprenons avec stupéfaction et indignation le placement en rétention d'un jeune algérien, Sofiane L., mineur de 16 ans, au prétexte qu'il n' a pu présenter les documents attestant de son âge.
    Prendre un arrêté de reconduite à la frontière contre un mineur présumé est une violation flagrante du CESEDA (article L511-4-1) comme de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant et notamment de son article 3.
    La place d'un mineur isolé, n'est pas en rétention, ni dans un avion, mais dans une structure d'accueil permettant de le protéger et d'assurer sa scolarisation. Au pire, c'est dans ce cadre protecteur, et non dans un lieu d'enfermement, qu'il peut attendre que la lumière soiit faite sur sa situation.
    Nous vous demandons de mettre fin dans les meilleures délais à cette mesure scandaleuse, de libérer cet adolescent et d'abroger l'APRF qui le frappe. Nous vous demandons par ailleurs de saisir en ce qui le concerne les services de protection de l'enfance de Seine Saint-Denis, que nous rendons destinataires de ce courrier.
    Nous saisissons par ailleurs la Défenseure des enfants.

    Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l'assurance de notre attachement au respect des droits de l'homme.

    Nom / prénom

    A adresser à Préfecture de Seine Saint-Denis
    M. Nacer MEDDAH
    fax : 01.48.30.22. 88
    nacer.meddah@seine-saint-denis.pref.gouv.frmailto:nacer.meddah@seine-saint-denis.pref.gouv.fr]nacer.meddah@seine-saint-denis.pref.gouv.fr[/url[/url]]

    serge.morvan@seine-saint-denis.pref.gouv.frmailto:serge.morvan@seine-saint-denis.pref.gouv.fr]serge.morvan@seine-saint-denis.pref.gouv.fr[/url[/url]]

    arlette.magne@seine-saint-denis.pref.gouv.frmailto:arlette.magne@seine-saint-denis.pref.gouv.fr]arlette.magne@seine-saint-denis.pref.gouv.fr[/url[/url]]
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Mar 30 Mar - 3:21

    RESF - Réseau éducation sans frontières

    « Salauds de préfets » ?

    Désavoué publiquement par le président de la République, le préfet de la région Centre, Bernard Fragneau, a présenté sa démission au chef de l’Etat. Le 20 février, il avait expulsé Najlae Lhimer, Marocaine de 18 ans qui s’était présentée, le visage tuméfié et le corps couvert d’ecchymoses, à la gendarmerie de Châteaurenard pour porter plainte contre les violences de son frère aîné. C’était l’application stricte des consignes de M. Sarkozy qui fixe à chaque préfet, à l’unité près, sa quantité annuelle d’étrangers à expulser. La décision du préfet d’Orléans a été successivement approuvée par M. Supplisson, adjoint au maire de Montargis, conseiller régional et directeur-adjoint du cabinet de M. Besson, avec beaucoup d’élégance par Madame Morano, ministre en charge de la condition féminine, lors du débat sur les violences faites aux femmes à l’Assemblée nationale et, avec sa classe habituelle, par le ministre Besson dans Le Monde.

    Pourtant, le 8 mars, inquiet de la vague de protestations suscitée par cette décision implacable, le président de la République annonçait autoriser le retour de Najlae, un camouflet public infligé au préfet Fragneau et aux ministres Morano et Besson. A la différence des ministres concernés et de quelques autres, M. Fragneau en a tiré les conséquences.

    Cette affaire dépasse, et de loin, les problèmes d’amour propre blessé du préfet de la région Centre. Elle est l’illustration de la politique imposée par M. Sarkozy non seulement aux préfets mais à toute la partie de la machine étatique impliquée dans la chasse aux immigrés sans papiers : OFII, police, gendarmerie, administration préfectorale. Placement de nourrissons en rétention, arrestation de familles entières, démembrement de familles par l’expulsion d’un père ou d’une mère, enquêtes policières sur la vie intime des couples mixtes, interpellation et bannissement de tout jeunes gens ou de travailleurs, le gouvernement impose aux préfets et à l’administration des objectifs aux conséquences inhumaines pour tenter de séduire l’électorat d’extrême-droite. En vain d’ailleurs, tant il semble vérifié que même en matière d’horreurs, l’électeur lepéniste préfère l’original à la copie.

    Mais, dès lors que les affaires sont médiatisées, que l’opinion découvre avec effarement ce que signifient les discours sur « l’application humaine » d’une « politique de maîtrise de l’immigration », le président de la République bat en retraite. Il fait mine de découvrir le problème… et rend les préfets responsables de ce qu’il a lui-même organisé. « Salauds de préfets », dit-il, en quelque sorte !

    La question est dès lors posée de savoir jusqu’où les préfets, les policiers, les gendarmes, les services préfectoraux, etc, accepteront des missions que le président reconnaît lui-même inhumaines… quand ça l’arrange.

    * * *

    Orléans, laboratoire des horreurs de la République ?

    Outre la démission de son préfet, la région Centre présente la particularité de sembler le laboratoire de la politique migratoire de M. Sarkozy, d’abord comme ministre de l’Intérieur puis comme président de la République. En ce domaine, le chef d’orchestre à Orléans semble être le secrétaire général, M. Bergue, à ce poste depuis 2004, sous quatre préfets différents.

    De nombreuses innovations ultérieurement reprises partout en France paraissent avoir été prises à son initiative : refus de dépôt de demande d’asile, refus au guichet, expulsion avant tribunal administratif, procédure collective de traitement de dossiers, refus de régularisation contre l’avis du tribunal, placement de nourrisson en rétention, laissez-passer établis par les services préfectoraux, démembrement de familles par l’expulsion d’un père ou d’une mère, non respect des doits des femmes victimes de violence conjugales ou familiales… Le secrétaire général est un chercheur, une sorte d’intellectuel !

    28 mars 2010

    Vous pouvez retrouver ce communiqué sur le site
    www.educationsansfrontieres.orgwww.educationsansfrontieres.org[/url[/url]]" target="_blank" rel="nofollow">http://www.educationsansfrontieres.org/]www.educationsansfrontieres.org[/url[/url]]
    __________________________________________


    Le 10 décembre 1948, les 58 États Membres qui constituaient alors
    l’Assemblée générale des Nations Unis ont adopté la Déclaration universelle des droits
    de l’Homme à Paris au Palais de Chaillot.
    L'Article 13 dit:
    "...
    2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien,..."
    ... et y sera le plus souvent ramenée de force par ces États signataires!!
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Mar 30 Mar - 3:24

    expulsion vers Haïti

    Sud Ouest: http://www.sudouest.com/gironde/actualite/article/909451/mil/5870606.htmlhttp://www.sudouest.com/gironde/actualite/article/909451/mil/5870606.html]http://www.sudouest.com/gironde/actualite/article/909451/mil/5870606.html[/url[/url]]

    Pris dans l'engrenage d'une expulsion vers Haïti

    Valery Misalier, étudiant haïtien de 25 ans, est menacé d'expulsion. Une décision contraire aux engagements pris par Éric Besson après le séisme du
    12 janvier

    Quand il a sa maman au téléphone, Valery lui dit que tout va bien. Elle l'écoute depuis une tente plantée au centre de Port-au-Prince. Le séisme du 12
    janvier a pulvérisé la maison familiale.

    Dans sa petite chambre du campus, Valery ne va pas bien. Il est menacé d'expulsion vers Haïti. Sa mère ne le sait pas. Le 18 mars, cet étudiant de
    l'Université Bordeaux 3 reçoit une lettre signée de la préfecture de la Gironde. Une « OQTF ». Obligation de quitter le territoire français. « Dans le
    meilleur délai. » Dix lignes qui font de Valery un clandestin.

    « Je ne comprends pas », répète en boucle le jeune homme. « Cela fait cinq ans que je suis en France, mon titre de séjour a toujours été renouvelé. Je
    suis bloqué. »

    Lettre recommandée

    Le mécanisme s'est enclenché le 7 décembre, quand Valery se rend à la préfecture pour renouveler ses papiers. Premier refus, pour manque de
    justificatifs. Étudiant en première année d'anglais et en deuxième année de BTS de management des unités commerciales, qu'il suit à distance, il
    apporte alors les documents justifiant de sa scolarité et de ses stages.

    Le 16 janvier, quatre jours après le séisme en Haïti, Valery est sommé de quitter le territoire dans un délai d'un mois. Au motif d'une non-progression
    dans ses études. Il bénéficie de trois recours possibles. Un « recours gracieux », pour plaider sa cause auprès des services de la préfecture, un recours
    devant le tribunal administratif, et un recours hiérarchique, en écrivant directement au ministre de l'Immigration, Éric Besson. Ce même ministre qui
    avait donné instruction officielle, le 13 janvier, de suspendre toute procédure d'expulsion envers les ressortissants haïtiens.

    « Je n'avais pas besoin du séisme pour avoir des papiers, raconte le garçon, qui prépare d'épais dossiers de recours au tribunal administratif. Même en
    ayant raconté ce qui est arrivé à ma famille, mon recours gracieux a été rejeté. » C'est la deuxième lettre, postée le 16 mars. Sans justification.

    Cinq ans seul en France

    « Certes, j'ai eu des difficultés avec les études, reconnaît Valéry, il triple sa première année d'anglais, mais je n'ai jamais renoncé. J'ai aussi un travail
    comme assistant d'éducation dans un collège de Pessac, et je réussis bien mon BTS. »

    Tous les deux mois, Valery envoie de l'argent à sa famille. Des six enfants, il est le seul à être parti en France, après son baccalauréat. « Je ne les ai pas
    vu depuis cinq ans », raconte-t-il. « J'avais prévu d'y aller cet été. »

    Sur son ordinateur, quelques clichés témoignent de la violence du séisme qui a ravagé Port-au-Prince. « Ma mère a pris un mur sur le dos. J'ai perdu
    une nièce et plusieurs amis d'enfance. » La maison familiale, qui servait aussi d'atelier de couture à ses parents, est un trou béant.

    Sur le qui-vive

    Valery scrute la circulation, au dehors. Il sursaute à chaque bruit de sirène. « Depuis l'OQTF, je ne suis pas tranquille. Je vais dormir chaque soir chez
    des amis. » Sa petite amie française lui a proposé le mariage, pour lui permettre de rester. Il a refusé.

    Désormais, il mise sur le recours au tribunal administratif, où il a déposé son dossier hier matin. « Si ma demande est acceptée, je pourrai obtenir mon
    diplôme de BTS et m'inscrire en licence pro, ils ne devraient plus pouvoir m'expulser. » Sur la tablette de la cuisine, Valery prépare une dernière lettre.
    Celle pour Éric Besson. Il lui parlera de Port-au-Prince, aujourd'hui menacée par la mousson. Et il rappellera au ministre sa promesse du 13 janvier.

    Un dossier « rouvert »... hier

    Sollicitée par « Sud Ouest » hier dans la matinée, la préfecture a finalement annoncé en fin de journée que le dossier de Valery Misalier venait d'être «
    rouvert ce jour par le préfet de Région ». Une réouverture « compte tenu du contexte du pays », mais qui n'implique pas obligatoirement une
    annulation de l'OQTF. Selon la préfecture, un « courrier sera envoyé » au jeune étudiant, dans les prochains jours. Reste que la lettre datée du 16 mars
    dernier envoyée à Valéry Misalier se contentait en quelques lignes de « sommer » le ressortissant à « quitter le pays dans les meilleurs délais ».

    Le risque d'un non-respect de la promesse d'Éric Besson semble inquiéter de plus en plus certaines associations. Romel Louis Isaac, secrétaire général
    de la plateforme d'associations franco-haïtiennes (PAFH) déclare quant à lui avoir « récupéré » deux ressortissants haïtiens dans des centres de
    rétention de la région parisienne depuis mercredi. Une manifestation pour le respect des engagements de la France est prévue le 10 avril devant la
    mairie de Paris.
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Mer 31 Mar - 4:06

    Pas de crémaillière le 30!, les portes "sont trop lourdes" au Mesnil dans
    ce bunker.
    comme les juges qui oseront y siéger, et la sécurité ps. garantie avec la
    Cimade...dans la zone d'emprisonnement!
    Cela nous donne le temps de faire d'autres "inaugurations".. Avant le joli
    mois de mai,date théorique "d'ouverture" de la prison , et non des
    frontières.

    Sinon rassemblement le 29 des cercles du silence et à l'appel de la cimade
    400 personnes
    Dans ce village de Fort Apache .

    www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/ouverture-reportee-29-03www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/ouverture-reportee-29-03[/url[/url]]" target="_blank" rel="nofollow">http://www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/ouverture-reportee-29-03]www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/ouverture-reportee-29-03[/url[/url]]
    "A l’approche du jour J, les rumeurs d’un report d’ouverture grandissaient,
    mais les opposants ont fait comme si le ballet des escortes policières
    allait commencer aujourd’hui. Ainsi, depuis plusieurs semaines, les
    manifestations se succèdent et une pétition rassemble presque 34000
    signataires. Samedi, plusieurs centaines de sans-papiers de la coordination
    parisienne sont venues scander leur opposition à l’expulsion d’un
    Mauritanien devant le CRA no 1. Une semaine plus tôt, une marche était
    organisée par le réseau associatif No Border, aux abords du nouveau
    centre...
    ...Aujourd’hui, à 13 h 30, de nombreuses associations dont la Cimade, le
    Mrap, RESF et le Secours catholique ainsi que des élus organisent un «
    cercle de silence » devant le site, pour protester contre son inauguration.
    Mais le buzz voulu par ces opposants devrait être moins important que prévu
    : des malfaçons dans la construction — notamment des portes trop lourdes —
    ont retardé l’ouverture du centre. Par ailleurs, les accès aux locaux
    initialement alloués à la Cimade n’étaient pas indépendants de la zone
    d’hébergement des retenus… Pas assez sécurisant pour les autorités. Sauf
    nouvelle surprise, le bâtiment devrait ouvrir ses portes en mai."


    Cercle du silence du 29 au Mesnil : eux aussi , interdit de séjour devant
    le 2 CRA , comme pour nous la semaine passée : pourtant sont pas dangereux!

    PHOTOS , et compte rendu sur le site de la Cimade :
    http://cimade.org/minisites/mesnil2http://cimade.org/minisites/mesnil2]http://cimade.org/minisites/mesnil2[/url[/url]]

    Et d'autres photos par B.Cerf:
    http://picasaweb.google.fr/brigitte.cerf/XcercleDeSilenceMesnilAmelot2903201http://picasaweb.google.fr/brigitte.cerf/XcercleDeSilenceMesnilAmelot2903201]http://picasaweb.google.fr/brigitte.cerf/XcercleDeSilenceMesnilAmelot2903201[/url[/url]]

    Reportage vidéo audio de Libé. ( les avions dominent en permanence ce
    reportage...alors aller jusqu'à 18 mois d'emprisonnement : une tentative de
    suicide / jour au minimum ou des cendres?)
    http://www.liberation.fr/societe/06011818-on-devrait-dire-prison-pour-etranghttp://www.liberation.fr/societe/06011818-on-devrait-dire-prison-pour-etrang]http://www.liberation.fr/societe/06011818-on-devrait-dire-prison-pour-etrang[/url[/url]]
    er


    Prises de paroles ( très brèves)
    http://www.educationsansfrontieres.org/article27570.htmlhttp://www.educationsansfrontieres.org/article27570.html]http://www.educationsansfrontieres.org/article27570.html[/url[/url]]
    On entendra :
    Alain Richard – père franciscain initiateur des Cercles de Silence à
    Toulouse (2’ 21’’)
    Patrick Peugeot, de la Cimade (1’ 19’’)
    Richard Moyon, du RESF (1’ 16’’)
    Dominique Noguères, de la LDH (1’ 09’’)
    Catherine Ballestero, du MRAP (1’ 44’’)
    Damien Nantes, de la Cimade (1’ 53’’)
    ________________________________________


    L'humanité. 29/03/10 Enquête. Rétention
    MESNIL-AMELOT 2. Derrière les barbelés du « camp Besson »
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Mer 31 Mar - 4:10

    Sans papiers en Marche pour la Régularisation !

    A Nice les 31 mai et 2 juin se tient un sommet pour commémorer le cinquantième anniversaire des indépendances des pays Africains.
    Les Collectifs de sans papiers réunis dans le Ministère de la Régularisation de Tous les Sans Papiers ont décidé de marcher de Paris à Nice pour réclamer la régularisation des sans papiers qui vivent et travaillent en France.
    Beaucoup d’entre nous viennent des pays africains qui ont gagné leur indépendance en 1960.
    Malheureusement le colonialisme de la France qui avait abondamment pillé nos ressources, utilisé nos peuples comme réservoir de main d’œuvre a continué sous la forme de rapport néocoloniaux.
    Nos pays ne se sont pas développés et nous avons du migrer pour nourrir nos familles.
    L’agriculture exportatrice européenne et le mode de développement des pays riches qui a accéléré un réchauffement climatique qui dans les pays subsahariens a diminué les pluies des moussons ont contraint les paysans de nos pays africains à fuir les campagnes, aller végéter dans les villes ou migrer vers l’Europe.
    Le gouvernement français est responsable de cette situation, trop souvent les gouvernements africains sont complices de cette politique. Ainsi les Accords de réadmission signés par trop de pays organisent avec l’Europe forteresse de la directive de la honte « la chasse aux migrants » et leur expulsion.

    Assez de ces traitements indignes !
    Gouvernements africains arrêtez de collaborer !
    Gouvernement français, régularisez les sans papiers !

    Nous appelons toues les associations et organisations françaises à soutenir et accueillir les marcheurs qui durant le mois de Mai iront de Paris à Nice.

    Pour organiser le soutien à la Marche des sans papiers nous vous invitons à une réunion Rue Baudélique le Mercredi 31 Mai à 19h.

    Fait le 30 Mars 2010
    Le MRTSP
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Mer 31 Mar - 19:44

    La Cour d'Appel du JLD a confirmé le maintien en rétention de M. NAILI ce matin.

    Merci de continuer de faxer et mailer pour demander au Préfet de Police de Paris de le libérer.

    Merci de transférer sur les autres listes.


    Plus bas un modèle de texte à envoyer aux coordonnées
    suivantes:

    Fax de la Préfecture de Police de Paris : 01 53 71 67 23
    Mail de la Préfecture de Police de Paris : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.frprefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr]prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr[/url[/url]]




    Djalil NAILI, connu de vos services sous le N° étranger 75 03 72 45 74 , se trouve enfermé depuis plus de 15 jours au centre de rétention du Mesnil Amelot, suite à une interpellation lors d'un contrôle d'identité à Barbès et à un APRF délivré par vos services.
    MR Naïli vit ici, parmi nous, avec sa femme et ses 2 enfants dont l'un est scolarisé en CE1 à l’école Sévigné à Goussainville. IL a travaillé comme peintre en bâtiment et son patron a engagé des démarches sans succès pour obtenir sa regularisation.
    Mr Naïli a fait une demande d'asile en 2007, qui, comme la majorité
    des demandes d'asile a eté rejetée...
    En Algérie, il travaillait comme magasinier du restaurant universitaire. Quatre personnes sont venues lui demander les clefs du magasin. Il ne les a pas données. Ces personnes ont menacé de battre son fils. Du coup, M. Naili a arrêté d'envoyer son fils à l'école pour le protéger.
    Ensuite ces personnes ont brûlé sa voiture puis sont venues le menacer chez lui. Il a alors demandé un visa et est venu se refugier en France auprès des siens, vu que de nombreuses personnes de sa famille, 28 au total, vivent ici en situation régulière.
    Ce ne sont pas seulement sa femme et ses 2 jeunes enfants qui ont besoin que Mr Naïli reste ici en France parmi nous, mais aussi toute sa famille, ses voisins, ses amis,... et nous tous qui aujourd'hui vous demandons de le laisser vivre parmi les siens, c'est à dire parmi nous et donc de faire en sorte qu'il soit libéré au plus vite
    et que son arrêté de reconduite à la frontière soit abrogé.
    Nous vous prions de croire, Monsieur le Préfet, en notre parfaite considération.

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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Jeu 1 Avr - 2:37

    Loi Besson votée au conseil des ministres
    l'Europe garde le haut du panier, et tout le reste à jeter.
    Carte bleue européenne, pour les migrants "qualifiés"
    Et la 1er mesure zone étant par Besson , l'élève dépasse le maitre! Une zone
    d'attente spéciale : pour expulsion , tt personne s.papier sera enfermée Au
    lieu d'arrestation : mais pas de JLD!
    Expulsion avec en prime un "tampon rouge" : interdiction de retour en
    France .
    les exilés qui fuient nos guerres , conflits, régime dictatoriaux et
    corrompus mis en place et soutenus par nos ventes d'armes : pour tous ces
    réfugiés : retour vers la mort , sans autre forme de procès.

    Remise en cause des lois déjà xénophobes :Cela ne suffit plus, Besson fait
    toujours plus et toujours mieux : un régime d'exception

    "l'étranger" : la menace ; Besson a crée une loi d'exception, digne d'une
    sale époque , les ministres votent tous en cœur.
    (Cela permet de ne pas penser au déficit abyssal ,au bouclier fiscal, et
    banquiers,à l'explosion de la misère, des bas salaires et à l'inflation des
    licenciements et chômage, avec son cortège de radiations et de répression)

    Le migrant réduit à une simple force de travail , traqué, Fiché, contrôlé au
    départ et à l'arrivée , avec permis d'expulser sans autre forme de procès.
    La politique du chiffre : les policiers auront des primes, tout est permis
    , il n'y aura plus aucun recours ni contrôle des expulsions : au trou et
    dans l'avion!

    Hé oui , c'est voté au conseil des ministres , cela passera comme une lettre
    à la poste avec nos députés et sénateurs...
    Le conseil constitutionnel , n'y trouvera certainement rien à redire...

    Harmonisation de l'Europe brune.

    A qui le tour?
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Jeu 1 Avr - 13:43

    le préfet et les délinquants de la solidarité

    En juillet 2008 la famille Kuka, les parents de nationalité albanaise et leurs deux enfants de cinq et sept ans, qui vivait à Pau depuis deux ans, était mise en rétention à Hendaye - Arselio et Anisa ont été les premiers enfants à occuper les locaux de ce CRA. Ils devaient bénéficier d’une libération au bout de quelques jours après une forte mobilisation citoyenne.
    A la suite de cet épisode, le préfet des Pyrénées Atlantiques a porté plainte contre cinq des citoyens qui lui avaient adressé des courriels en faveur de cette famille. Ces cinq personnes sont convoquées le 10 juin prochain au tribunal de Pau, poursuivies pour outrage « à une personne chargée d’une mission de service public », délit passible de six mois d’emprisonnement et de 7500 euros d’amende. Ces cinq citoyens “ordinaires”, Valérie Martinez, Yves Ribault , Pierre Favre, Gérard Chevrot et Eric Soares, sont poursuivis pour ne pas être restés indifférents, pour avoir manifesté leur solidarité en rappelant les valeurs de la République à ceux qui en sont les garants. Le recours au délit d’outrage dissimule mal ce qui leur est véritablement reproché : un “délit de la solidarité”.
    Cette action en justice vise également à protéger l’administration des critiques dont ses pratiques font l’objet : il s’agit, par l’intimidation des citoyens, d’obtenir que soient proscrits l’utilisation du mot “rafle” et les parallèles avec d’autres périodes de l’histoire de France.Pour lire la suite :
    http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3822http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3822]http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3822[/url[/url]]
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Jeu 1 Avr - 14:53

    Tours : Conf de presse La préfecture veut jeter à la rue plus d'une trentaine de personnes

    EN AVRIL NE TE DECOUVRE PAS D'UN FIL... NI D'UN TOIT !
    PERSONNE À LA RUE !

    Le début du printemps fait chauffer les services préfectoraux !
    Plusieurs familles d'origine étrangère sont hébergées par leurs soins,
    dans des hôtels de l'agglomération tourangelle et des foyers de
    l'Entr'Aide Ouvrière. 7 d'entre elles, séjournant à l'hôtel Comté (rue
    A. Comte à Tours) et 2 au foyer A. Camus (rue A. Camus à Tours nord),
    ont reçu, de la part du Directeur Départementale de la Cohésion Sociale
    (service qui a succédé à la D.D.A.S.S.), une lettre les informant que
    leur hébergement se termine le 31 mars 2010. Elles doivent donc quitter
    leur chambre dès le 1er avril.
    Concrètement la Préfecture a décidé de jeter à la rue plus d'une
    trentaine d'hommes, de femmes et d'enfants ! Est ce que la « cohésion
    sociale » signifie pour le Préfet que des gens aient pour seul toit le
    scintillement des lampadaires ?
    Ce n'est pas tolérable ! Rappelons que plusieurs décisions du Tribunal
    Administratif d'Orléans imposent à la préfecture d'héberger les
    demandeurs d'asile. Il est pour le moins curieux qu'il faille faire
    appel régulièrement à la Justice pour que le représentant de l'Etat
    respecte ses obligations légales. Tout se passe comme si le Préfet se
    vengeait de ces rappels à la loi. en mettant brutalement un terme à
    l'hébergement de plusieurs familles.
    En jetant ces familles à la rue, le préfet veut sans doute montrer
    qu'elles ne peuvent pas « s'intégrer » et donc vivre en France. La
    politique du chiffre, qui multiplie les expulsions du territoire, chère
    au ministre de l'identité nationale et de l'immigration, trouve ici
    aussi son aboutissement.
    Nous appelons à une conférence de presse le vendredi 2 avril 2010 à 9 h
    dans les locaux de l'association Chrétiens-Migrants, 4 allée de Luynes à
    Tours (quartier du Sanitas).

    Tours, le 1er avril 2010

    SOIF D'UTOPIES
    06 31 56 17 56
    soifdutopies@yahoo.frsoifdutopies@yahoo.fr]soifdutopies@yahoo.fr[/url[/url]]

    Chrétiens-Migrants
    02 47 61 69 56

    RESF 37

    SUD Santé Sociaux 37

    DAL 37
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    Re: Les sans-papiers

    Message par bye le Jeu 1 Avr - 15:00

    Eric Besson veut faciliter l'éloignement des étrangers en situation irrégulière

    LE MONDE | 31.03.10 | 14h44 • Mis à jour le 31.03.10 | 14h44

    Le gouvernement cherche à accroître la latitude de l'administration pour éloigner les étrangers en situation irrégulière. Cinquième du genre en sept ans, le projet de loi que le ministre de l'immigration, Eric Besson, devait présenter, mercredi 31 mars, en conseil des ministres, devait
    initialement transposer dans le droit français la directive "retour" adoptée en 2008 par le Parlement européen (Le Monde du 13 février). M. Besson y a fait quelques ajouts afin de "simplifier" cette procédure d'éloignement - le gouvernement s'est fixé un objectif de 30 000 expulsions par an. Et ce, au prix d'une forte restriction des droits des étrangers, s'alarment les associations de soutien aux immigrés.
    Désavoué par les juges des libertés et de la détention (JLD), qui avaient libéré les 123 Kurdes débarqués le 22 janvier sur une plage du sud de la Corse, le ministre avait annoncé son intention de changer la loi. Après le démantèlement de la "jungle" de Calais, en septembre 2009, à la suite
    duquel les Afghans interpellés et placés en rétention avaient tous été libérés, Nicolas Sarkozy avait, lui aussi, appelé à simplifier le contentieux. Il avait remis en question l'existence des deux ordres de
    juridiction - administrative et judiciaire - qui se prononcent sur la rétention des étrangers en situation irrégulière. "A mes yeux, il n'en faut qu'un. Et s'il faut une réforme de la Constitution pour cela, nous le ferons", avait déclaré le chef de l'Etat dans un entretien au Figaro, le 16 octobre 2009.
    La question avait toutefois déjà été tranchée, en 2008, par la commission Mazeaud, constituée pour réfléchir au cadre constitutionnel de la politique migratoire. "L'unification juridictionnelle (...), outre qu'elle serait difficilement réalisable, ne répondrait pas aux attentes placées en elle, ni au regard de la charge de travail des juridictions, ni du point de vue de l'effectivité des mesures de reconduite", soulignait la commission, qui avait conclu au maintien nécessaire de la dualité de juridiction.
    "Esprit de défiance"
    Faute de pouvoir créer une juridiction unique, le projet de loi réorganise donc l'intervention des deux juges en inversant le moment où ils statuent. "Il s'agit, explique M. Besson, de clarifier et de rendre plus cohérente l'intervention des deux juges." Le juge administratif, qui se prononce sur la légalité de la mesure d'éloignement, interviendra avant le JLD, garant des libertés fondamentales.
    Cette réorganisation se fait au prix d'une forte restriction des prérogatives du juge judiciaire.
    L'intervention du JLD, qui se prononce sur le maintien des étrangers en rétention mais aussi, en amont, sur la légalité de l'interpellation de la personne, sa garde à vue et le respect de la notification de ses droits, est repoussée : il sera saisi cinq jours après le placement en rétention - contre quarante-huit heures actuellement - avec obligation de statuer dans les vingt-quatre heures.
    L'administration disposera, elle, en revanche, d'un délai plus long (six heures au lieu de quatre), pour former un recours suspensif contre une décision du JLD de remise en liberté d'un étranger.
    http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3224,50-13
    "Garde à vue comprise, un étranger pourra ainsi être privé de liberté pendant une semaine sans voir un juge", s'alarme Stéphane Maugendre, président du Groupe d'information et de soutien des immigrés (Gisti). Le juge judiciaire pourra aussi prolonger la rétention de vingt jours au lieu de quinze aujourd'hui. Délai qui pourra encore être augmenté de vingt jours.
    La durée maximale de rétention passe ainsi de trente-deux à quarante-cinq jours. Pourtant, comme le rappelle la Cimade, association présente en centres de rétention, la durée moyenne de rétention, en France, ne dépasse pas dix jours et demi. "Beaucoup d'étrangers sont expulsés en moins de quatre à cinq jours, notamment les personnes ayant un passeport, ou celles qui, sous procédure Dublin II, sont renvoyées dans le premier pays européen de l'espace Schengen qu'ils ont foulé, relève Damien Nantes, de la Cimade. Désormais toutes ces personnes pourront être expulsées sans être passées devant le JLD, qu'il y ait, ou non, irrégularité de la procédure."
    Par ailleurs, le projet de loi restreint le champ de contrôle du juge judiciaire. Certaines irrégularités de procédure qui justifiaient jusqu'ici des remises en liberté, pourraient ne plus être invoquées.
    Pour Patrick Henriot, vice-président du Syndicat de la magistrature, "ce projet de loi est inspiré par un esprit de défiance à l'égard du juge judiciaire. Il cherche soit à éviter le passage de l'étranger devant le JLD, soit à limiter son pouvoir de contrôle. C'est une atteinte grave aux libertés fondamentales".
    Laetitia Van Eeckhout

    Les principales autres dispositions du texte

    Le projet de loi crée une interdiction de séjour sur le territoire européen d'une durée maximale de cinq ans pour les étrangers expulsés ainsi que des "zones d'attente temporaires" ad hoc en cas d'arrivée d'un groupe d'étrangers en dehors de tout point de passage frontalier. Il institue des
    sanctions administratives et judiciaires contre les employeurs d'étrangers en situation irrégulière.
    Par ailleurs, il crée une "carte bleue européenne", de trois ans renouvelable, pour les travailleurs hautement qualifiés. Il institue une "charte des droits et des devoirs" que devra signer tout étranger
    accédant à la nationalité française.
    Article paru dans l'édition du 01.04.10
    __________________________________________________________________________________________________________________________________________
    ENQUÊTE
    06/03/2010 À 00H00
    Expulsés Souffrir, revenir
    On les appelle les «revenants». Ceux qui reviennent en France malgré la frayeur, la maltraitance et l’humiliation de l’expulsion. Certains obtiendront des papiers, mais la plupart restent
    cachés. La peur au ventre.
    Par ANNE DIATKINE
    Il n’existe aucune statistique ni même évaluation du nombre de migrants qui reviennent légalement, ou pas, en France, après avoir été reconduits à la frontière. Un fonctionnaire de police : «On s’en aperçoit
    lorsqu’on arrête pour la deuxième fois une personne qu’on a déjà expulsée.» Il n’existe pas non plus de chiffre concernant le nombre de «revenants» qui obtiennent un titre de séjour après leur retour. Ou
    encore qui reviennent en France, après une bataille juridique, avec un visa. Ce type de calcul n’est pas
    impossible à faire, mais les ministères de l’Immigration et de l’Identité nationale ou de l’Intérieur n’ont pas intérêt à commander ces enquêtes et à communiquer ces chiffres qui soulignent une absurdité politique. En effet, pourquoi renvoyer une personne de fait régularisable ?
    Expulser coûte cher, aux sans-papiers en premier lieu, bien sûr, pour qui le désastre ne se quantifie pas.
    Mais c’est aussi dispendieux pour l’Etat. Arrêter, placer en centre de rétention, payer l’aller simple au sans-papiers, et l’aller-retour aux policiers (qui, petit gain collatéral, voient grimper leurs miles) : tout
    cela n’est pas gratuit. Dans un rapport prévisionnel pour 2009, le Sénat prévoyait que l’Etat, c’est-à-dire le contribuable, débourserait 415,2 millions d’euros pour lutter contre l’immigration clandestine. Toujours
    selon ce rapport, «le coût budgétaire prévisionnel des reconduites à la frontière s’établirait à environ 20 978 euros par personne reconduite». En 2007, Damien de Blic, chercheur à l’Ecole des hautes études en
    sciences sociales, avait démontré dans un article de la revue Mouvement sur le Net que les 25 000 expulsions annuelles coûtent à la collectivité entre 615 millions et 1 milliard d’euros. Et que rapportent les sans-papiers à l’économie d’un pays ? «Là encore, l’évaluation n’est pas faite, même si les grèves actuelles des travailleurs montrent qu’ils oeuvrent dans tous les secteurs et que beaucoup cotisent
    et payent des impôts», note Violaine Carrère, chargée d’études au Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI). «Concernant les migrants, il y a un flou des chiffres étonnant lorsqu’on les compare à la précision des données statistiques sur le travail. On ne sait même pas d’où vient la fourchette de 200 000 à 400 000, constamment brandie lorsqu’il s’agit d’évaluer le nombre de sans-papiers en France.»
    Beaucoup de sans-papiers reviennent. «Ils reviennent, dit Brigitte Wieser, de Réseau éducation sans frontières (RESF) quand ils laissent en France leur famille et au prix d’un endettement énorme qui les
    maintient pendant des années dans une situation d’esclavage.» Elle ajoute : «Les migrants ne reviendront pas moins avec le nouveau projet de loi, annoncé par Eric Besson le 12 février, qui rend l’obtention d’un visa d’entrée en France impossible à tout étranger reconduit pendant une période de deux à cinq ans. Il n’y aura plus d’autre solution que l’illégalité, avec tout ce qu’elle comporte. Ils risqueront encore plus, le tout pour le tout, leur vie.»
    La plupart des revenants se terrent. Même quand ils ont obtenu une carte de séjour, ils refusent de raconter ce qu’a été l’expulsion et le retour au pays, les mains vides. Ainsi, parmi les familles chinoises,
    aucun des membres revenants n’accepte de témoigner, certains par crainte qu’«on» leur retire leurs papiers si difficilement obtenus, d’autres par peur d’être à nouveau expulsés.
    Madame P. est consciente que la préfecture sait qu’elle est revenue. Combien de temps va-t-elle rester ainsi terrorisée auprès de ses enfants, comme un fantôme, sans aucun droit ?
    Beaucoup hésitent :«Est-ce qu’il vaut mieux dire qu’on est là ? Ou pas? Qu’est-ce qu’on est ?» Paradoxe :
    des trois témoignages recueillis, un seul est anonyme à la demande de l’intéressée, et c’est justement celui d’une femme qui ne risque rien à être reconnue, car sa carte de séjour lui a été rendue à son retour
    en France. Mais le traumatisme est trop grand pour qu’elle parle à visage découvert. Hamet Cissako, qui travaille dans le nettoyage et Olivier Vythilingum qui vit d’expédients faute de pouvoir suivre une
    formation d’électricien, pensent, quant à eux, qu’ils n’ont pas d’autre solution que de sortir de l’ombre.
    Olivier Vythilingum, 24 ans, mauricien «J’avais trop la honte»
    Quand Olivier, 24 ans, s’est fait reconduire à la frontière le 13 juin 2008 pour l’île Maurice, les douaniers
    Expulsés Souffrir, revenir http://www.liberation.fr/societe/0109622897-expulses-souffrir-revenirn’ont pas tamponné son passeport et lui ont soufflé, «vas-y, fait un petit tour, et reviens». Mais c’est
    après avoir été jeté par terre, attaché et menotté, qu’il est monté dans l’avion. Un premier pilote a refusé de décoller avec un passager récalcitrant. Des policiers lui ont dit : «Il n’y a qu’à attendre un autre
    vol, on trouvera bien un pilote qui veut bien.» Ce qui est arrivé. Olivier n’est pas contrariant, et un peu hébété. Sa vie depuis qu’il est rentré en France ? Rester dans son studio dans le XXe arrondissement de
    Paris à «regarder les quatre coins du plafond», tandis que la télé tente de s’animer. Il sort le moins possible, par peur d’être de nouveau arrêté bien qu’il ait un plan quasi infaillible, pense-t-il, en cas de contrôle d’identité.
    Mais ce qui l’obsède, c’est l’ennui, ce pur passage du temps que rien ne vient troubler. Il ne lit pas, il attend. Il attend quoi ? Il ne sait plus. Il attrape parfois quelques rayons de lumière sur le seuil de l’immeuble, se carapate quand il voit un policier, travaillote, quand il peut, sur des chantiers. Ce sont ses parents, eux aussi sans-papiers, qui payent son loyer de 500 euros par mois. De fait, Olivier n’est pas plus sans-papiers aujourd’hui, qu’il ne l’était avant d’être renvoyé à l’île Maurice. Mais la violence et la «honte» qu’il a éprouvées en se faisant jeter dans l’avion rend une deuxième prise de risque impossible.
    «Vas-y, fais un petit tour et reviens» : Olivier n’a pas très bien compris ce que lui signifiait la police des frontières. Etait-ce une parole «gentille» ? Sans doute.
    Le jeu lui a paru coûteux, pour tout le monde, pour sa famille en premier, bien sûr, puisqu’il savait bien qu’elle allait devoir dégotter plusieurs milliers d’euros pour payer un passeur. Le mot «absurde» monte à ses lèvres. Il le répète de manière interrogative. Il n’est pas revendicatif, mais surpris.
    Olivier était arrivé en France avec ses parents et sa soeur deux ans auparavant. A Champigny, sa tante et son oncle ont la nationalité française et plusieurs membres de sa famille ont obtenu une carte de résident de dix ans. Toute la famille parle couramment le français, comme beaucoup à l’île Maurice. Le premier geste de la famille a été de sortir de la clandestinité en se présentant à la préfecture avec un dossier.
    Auparavant, son père avait consulté JR consultant, une officine dont la boîte aux lettres est située 21 boulevard Hausseman (sic), où un certain James Reynes s’engageait contre la somme de 4 000 euros à lui «obtenir une carte de séjour avec l’autorisation de travail». L’argent est passé par la fenêtre, «ils n’ont rien fait, absolument rien», soupire la mère d’Olivier qui était prête à croire au père Noël pour être en règle.
    La famille fuyait la misère,«on est parti parce qu’on n’avait pas le choix». A Maurice, Olivier a poursuivi ses études jusqu’au bac, qu’il a raté, puis a travaillé dans l’hôtellerie. «Les chambres sont chères, les
    plats sont chers, les excursions sont chères, la seule chose qui ne vaut rien, ce sont les salaires.» Olivier était payé 3 000 roupies par mois (100 euros), dans un hôtel quatre étoiles. A Paris, sa mère fait des
    ménages au noir et est à la merci de patrons qui ont toute latitude pour ne pas la payer.
    C’est en sautant une barrière dans le métro parisien pour aller travailler, qu’il se fait prendre. «J’étais en retard, j’ai fait du bruit en tombant, les policiers sont arrivés.» Garde-à-vue, placement en détention à Vincennes où il déclare qu’il n’a pas de passeport, puis expulsion car son avocat a la curieuse idée de le lui apporter en main propre.
    Dans l’avion, l’escorte le détache. Olivier était placé derrière une équipe de foot cap-verdienne qu’il tente d’alerter sans succès. Sur le tarmac, il est sans aucun bagage.
    A sa famille, il raconte que c’est son employeur qui lui a payé des vacances. Drôles de vacances, qu’il prend sans s’encombrer d’argent. A ses amis, il raconte qu’il est revenu se chercher une fiancée. «Je ne
    pouvais dire la vérité à personne. J’avais trop la honte.» Une semaine après son arrivée, toute sa famille l’attend à un dîner et lui demande de dire la vérité.
    Olivier craque. Il lui faudra six mois pour organiser son retour, obtenir un visa, réunir les 5 000 euros pour payer un passeur «qui a ses entrées partout dans le monde». Il raconte confusément ses démarches, comment, avec un groupe de sept sans-papiers, il a pris un vol pour la Tunisie avec un transfert en Suisse, et comment on leur avait dit de sortir du transit en Suisse. «Une dame nous accompagnait. On s’est réfugié dans les toilettes. Il y en a qui se dirigeaient vers l’Italie, d’autres qui partaient pour la France. J’ai pu prendre une voiture qui m’a conduit jusqu’à la Porte de Bagnolet.» Le 29 novembre 2008, sa mère a reçu un coup de téléphone de son fils lui annonçant son retour à Paris.
    Depuis, il a rencontré une femme, sans-papiers également, une petite fille vient de naître. Il dit : «Il va falloir travailler.» Dans des moments d’optimisme, il rêve d’être «coursier», mais il faudrait «passer le
    permis». Ou encore, «électricien» comme son père.
    Expulsés Souffrir, revenir http://www.liberation.fr/societe/0109622897-expulses-souffrir-revenir
    Sana, 27 ans, tunisienne «J’étais une terroriste»
    Cela fait deux ans maintenant que Sana a gagné. Elle est revenue en France tout à fait légalement et sa carte de séjour de dix ans lui a été restituée. Son cauchemar est terminé. Pourtant, Sana est terrorisée.
    Aucun membre de sa famille ne sait ce qui lui est arrivé. «Si ma mère apprend que j’ai été expulsée, elle tombe d’une crise cardiaque directe. Si elle est mise au courant, je me suicide. Vous vous rendez compte : j’ai été traitée comme une criminelle, renvoyée du jour au lendemain au bled !» En 2005, la jeune fille rencontre près de Tunis un Français par l’intermédiaire de ses cousines. L’homme lui promet une vie de cocagne, il est «le meilleur au monde». Ils se marient en Tunisie et s’installent quelques mois plus tard en France, dans la banlieue parisienne. Le chantage commence : «Si tu ne fais pas ce que je
    veux, je vais à la préfecture annuler le mariage et je te fais renvoyer au pays.» La jeune femme est cloîtrée chez elle. «J’ai découvert un homme qui buvait beaucoup, se droguait aussi, et ne faisait rien de la journée. Je n’avais pas le droit de regarder par la fenêtre, pas le droit de porter des couleurs, pas le droit de faire autre chose que sa boniche. Il disait : "C’est grâce à moi que tu es en France, alors vas-y, allonge-toi, fais le ménage."» Avec le temps, son mari «casse tout, frappe, gueule, tabasse» de plus en plus fort. Sana est déçue. Elle s’imaginait qu’en France, les femmes étaient respectées. «Au contraire, je trouve que la loi est plus favorable aux femmes en Tunisie. Par exemple, chez nous, un homme n’a pas le droit de virer sa femme du domicile sous prétexte qu’ils divorcent. S’il ne paye pas la pension alimentaire, il va en prison.»
    C’est quand Sana tente de chercher un emploi que l’homme passe à l’acte. Un matin, la préfecture l’appelle. «Madame on a besoin de vous voir. Vous avez demandé le divorce, on a quelques questions à vous poser. Il faut que vous veniez avec votre passeport, votre livret de famille et votre carte de séjour.» L’interlocutrice insiste : «Votre passeport, il est bien en cours de validité ?» Sana dit : «J’ai été
    prise d’un doute. Il risquait de m’arriver quelque chose de terrible. Mais j’étais épuisée. Je suis restée à attendre mon tour.» Ensuite tout va très vite. Au rez-de-chaussée, elle est devant un policier très
    aimable. «Puis on a pris l’ascenseur et ça a été comme dans un film d’horreur. Il a changé de visage.
    C’est comme si on avait pris une personne et qu’on avait mis le diable à la place. J’étais une terroriste, j’étais une meurtrière en série, j’étais la pire chose.» Elle ajoute : «Jusqu’à maintenant, je n’arrive pas à
    oublier ce que m’a dit ce policier après m’avoir emprisonnée : "Je suis content. C’est une très belle journée."» Sana reste deux jours en garde à vue avant d’être transférée dans un centre de rétention puis à l’aéroport. Papiers confisqués et confiés au pilote, puis à la police tunisienne. Pas de bagage. Sana se retrouve les mains vides à Tunis. Elle doit prendre le bus pour retourner au bled et expliquer… Expliquer
    quoi ? Au bout de deux jours, elle craque : «De toute manière, rien qu’à me voir, on voyait que je n’étais pas partie sur un coup de tête rendre visite à la famille !» Elle omet le mot expulsion, dit juste que sa carte de dix ans lui a été retirée. «Pour mes parents, mes frères, je suis une princesse. Je suis la seule fille et la plus petite. Tous les matins, ma mère me servait mon petit déjeuner au lit. C’était évident que j’allais avoir une belle vie.»
    A Paris, ses frères contactent un avocat qui démontre de nombreuses illégalités de la part de la préfecture. En 2005, la convention franco-tunisienne n’autorisait pas une administration à retirer un titre de séjour à une conjointe de Français. Si bien que c’est suite à un recours auprès du ministre de l’Immigration et de l’Identité française, à l’époque Brice Hortefeux, que ses papiers lui sont restitués.
    Pour autant, les 10 000 euros que Sana a dû emprunter pour revenir en France, payer son visa, les divers avocats, le billet d’avion, ne lui sont évidemment pas restitués par la préfecture.
    Elle rembourse sa famille et travaille comme nounou à Paris pour 1 100 euros par mois. «J’ai eu de la chance que mes employeurs ne m’aient pas virée quand j’ai été expulsée. Ils m’ont attendue.» Après que
    le photographe a pris un cliché de ses mains, Sana casse ses ongles. On lui propose de photographier son manteau, elle dit : «Très bien. Je le jette à la poubelle après !»
    Personne ne doit pouvoir la reconnaître, tout indice est de trop. Elle continue de vivre cachée, comme si elle était dans l’illégalité.
    Hamet Cissako, 28 ans, Malien «C’est difficile de vivre»
    Hamet dit qu’il a de la chance. Après avoir été exploité par une entreprise de nettoyage qui ne lui payait pas ses heures parce qu’il est sans-papiers, il en a trouvé une autre qui, non seulement est «très
    honnête», mais qui lui a fait une promesse d’embauche qu’elle honorera quand il aura un permis de séjour. Il dit qu’il a de la chance, parce que lorsqu’il s’est fait expulser au Mali après neuf ans et neuf mois de vie à Paris, l’entreprise lui a gardé sa place. Chance encore : c’est une vieille dame, habitant
    Expulsés Souffrir, revenir http://www.liberation.fr/societe/0109622897-expulses-souffrir-revenirdans l’immeuble qu’il nettoyait, qui a recommandé le jeune homme alors qu’il venait de perdre son
    boulot pour avoir protesté contre les «magouilles». Il explique : «Elle n’était pas contente parce que ce n’était plus moi qui nettoyais. Les poubelles s’empilaient dans la cour.» Chance toujours : son nouveau
    patron lui a trouvé un deux pièces à Paris pour un loyer de 710 euros, lorsqu’il est rentré du Mali.
    Hamet : «J’habitais une chambre en banlieue en zone 5 de la carte Navigo. J’ai téléphoné à mon patron, je lui ai dit : pour les sorties de poubelles à 6 heures du matin, c’est trop difficile. Je dépends du RER. Et il m’a dit : "J’ai peut-être une solution."» Ainsi, depuis quelques mois, Hamet a plutôt fait l’expérience de la solidarité des Français. Il sourit tout le temps, on ne peut pas faire deux pas sans qu’il ne croise un
    ami. Mais brusquement, son visage se durcit : il tend une lettre-type que lui a adressée la préfecture.
    «Vous croyez que je vais avoir mes papiers ? Là, c’est un peu difficile de vivre en ce moment.»
    Hamet vit à Paris depuis qu’il a 17 ans. Il a rejoint en France son père qui travaillait dans le bâtiment, avec des papiers, et sa mère qui élevait les enfants, sans-papiers. Il a grandi au pays, auprès de sa grand-mère. En France, il a vécu avec une fausse carte de séjour de dix ans, achetée à «quelqu’un» qui travaille à la préfecture et qui ne lui donnait pas le moindre droit. Fataliste, il dit : «J’ai été arrêté quand elle allait expirer.» Avant d’être expulsé, il commençait à 6 h 30 pour finir à 22 heures, et travaillait pour trois entreprises différentes. Il s’est fait arrêter place de la Nation juste après son travail. Vingt-quatre heures de garde à vue, puis une rétention au centre de Mesnil-Amelot pendant dix-sept jours. Hamet paye un avocat 1 000 euros, «de toute manière, on paye que ça marche ou pas». Puis, «on s’est bagarré, ils m’ont étranglé avec une clé anglaise, puis attaché et bâillonné. Et même dans l’avion, ils m’ont
    attaché au siège.» Avant de décoller, les policiers lui servent de l’eau avec un comprimé. «Ils me disent : "Faut boire." Je dis : "Moi, je ne bois pas." Après, ils disent : "Un café ?" Je dis : "Pas de café." Je ne
    voulais pas qu’ils mettent un médicament dedans, pour que je somnole.» Hamet débarque à Bamako, avec juste «la honte». Il dit : «Je ne voulais pas aller au bled. Je n’avais pas d’habits, pas d’argent à
    donner, rien.» Son oncle l’appelle de Paris et le convainc d’aller rendre visite à sa mère et sa grand-mère. «La honte, ça passe. Mais ma grand-mère, elle va bientôt mourir et ce sera pour toujours.»
    Les deux femmes pleurent quand elle le voit. «Comment leur expliquer pourquoi j’ai été expulsé ?» Mais même dans le malheur, Hamet réussit à forcer sa chance. Par le biais d’un ami d’ami de son oncle, il rencontre une femme dont il tombe amoureux. Ils se marient à Bamako, juste avant de retourner à Paris.
    Hamet fait un geste de prestidigitateur pour expliquer son retour. Il fait le même geste pour décrire comment sa femme est venue, elle aussi. Il dit : «J’ai tenté et j’ai réussi.» Mystérieux : «Je ne suis pas revenu avec des faux papiers, mais pas avec des vrais non plus. Ce secret, c’est pour moi-même. Je ne le dirai jamais.» Et il éclate de rire. C’est tout juste s’il accepte de dire, que «l’affaire» l’a endetté de 15 000 euros. «C’est comme si j’étais magicien. Les frontières, elles n’existent pas. Si on veut venir, on vient.» Depuis, Aminata est née. Elle a 5 mois. Hamet dit qu’il a adopté les valeurs françaises, il lui donne le biberon, partage la cuisine et le ménage. Il rêve que sa fille puisse aller à l’école en France et bénéficier des deux cultures. L’accouchement a été facturé par la maternité publique 14 000 euros.
    Hamet paye ses impôts. Avant de partir au Mali, il devait 900 euros au Trésor public. Absent, il a eu une pénalité de retard de 300 euros. Il a eu beau expliquer pourquoi il n’a pas pu régler à temps, l’employée
    du Trésor public n’a rien voulu savoir : «Vous n’aviez qu’à revenir du Mali, pour payer.» D’une certaine manière, Hamet a obéi à cette représentante de l’Etat français.

    Expulsés Souffrir, revenir http://www.liberation.fr/societe/0109622897-expulses-souffrir-revenir

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