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    Identité nationale

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    Re: Identité nationale

    Message par Manumax le Ven 18 Déc - 12:41

    Bonjour à tous

    "Et parce qu’ils adhèrent volontairement à ce contrat collectif, ils n’ont pas besoin de modérateur." Bettina

    Que dire, que dire... la police est le dernière rempart... non je l'ai déjà dit, on peut pas plaire à tout... non je l'ai déjà dit, à oui voilà :

    La raison du plus fort est la meilleur, si c'est pas l'état de droit qui est le plus fort, c'est quelqu'un d'autre selon ses interets.

    ---

    "et personne ne détient la vérité." Eccotone
    Voilà un raisonnement anti-vérité, 1+1=2, les utopistes retorts diront "Non, non 1+1= aussi à 4, car personne ne détient la vérité."

    Bref ils sont toujours raison les poètes, car ils n'ont pas besoin d'argumenter.

    ---

    Le meilleur est pour la fin.

    L'insulteur, le moqueur, le méprisant de ses contradicteurs, me fait la leçon, alors que dans un forum moderé, il aurait eu presque un avertissement par post en me répondant.

    Il oeuvre tout les jours pour discréditer la loi et le gouvernement, sous des pretextes "humanitaires" utopistes.

    admin
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    Re: Identité nationale

    Message par admin le Ven 18 Déc - 15:28

    Manumax a écrit:[left]Bonjour à tous

    "Et parce qu’ils adhèrent volontairement à ce contrat collectif, ils n’ont pas besoin de modérateur." Bettina

    Que dire, que dire... la police est le dernière rempart... non je l'ai déjà dit, on peut pas plaire à tout... non je l'ai déjà dit, à oui voilà :

    La raison du plus fort est la meilleur, si c'est pas l'état de droit qui est le plus fort, c'est quelqu'un d'autre selon ses interets.
    que dire, que dire... la modération n'est pas le dernier rempart... non ne l'ai déjà dit, on ne peut pas plaire à tout... non je l'ai déjà dit, à oui voilà :

    La force n'emporte jamais sur le bon sens ou l'intelligence (nous te le démontrons chaque jour sur ce forum), et notre Forum n'est pas un État pas plus qu'un parent.
    Manumax a écrit: alors que dans un forum moderé, il aurait eu presque un avertissement par post en me répondant.
    Sur un forum modéré la plupart de tes propos n'aurait pas été postés.
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    Re: Identité nationale

    Message par Rabasse du sud le Ven 18 Déc - 15:37

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    Re: Identité nationale

    Message par bye le Dim 7 Fév - 8:04

    Festival de l’identité internationale

    Association Générale des Etudiants de Nanterre
    http://agen-nanterre.over-blog.com/]http://agen-nanterre.over-blog.com/]http://agen-nanterre.over-blog.com/


    Programme du festival


    Lundi 8 février Amphi B2-12h00
    Film « L’Armée du Crime » Robert Guédiguian suivi d’un débat en présence du réalisateur
    Mardi 9 février Amphi C1-12h00/14h00
    Débat « Identité nationale : à qui profite le crime ?» avec Gérard Noiriel, historien à l’EHESS et Bamba Gueye Lindor, porte-parole des Damnés de la Terre.
    Lecture « L’enfant criminel » et « l’ennemi déclaré » de Jean Genet lus par Roger des Près
    Mardi 9 février -18h00
    Concert HK (du Ministère des Affaires Populaires) et les saltimbanks
    Mercredi 10 février Amphi C1-12h00
    Film « Adieu Gary » de Nassim Amaouche, suivi d’un débat en présence du réalisateur

    Dans le cadre du festival de l’identité internationale

    Conférence-débat
    Mardi 9 février
    Université de Nanterre
    Amphi C1 à 12h00



    Avec Gérard Noiriel, historien à l’EHESS, auteur de

    « Le massacre des Italiens,Aigues-Mortes, 17 août 1893 » (éditions Fayard. Janvier 2010)


    et
    Bamba Gueye Lindor, porte-parole des Damnés de la Terre
    Identité nationale : a qui sert le crime ?


    A l’issue de trois mois de matraquage sur le thème équivoque de l’identité nationale, il est nécessaire d’éclaircir les enjeux cachés.

    Comme sous la Troisième République ou sous le régime de Vichy, l’identité nationale hante à nouveau notre société. Ce n’est pas un hasard. En temps de crise, la France impérialiste et inégalitaire ressort ses épouvantails.

    Les citoyens français ont été « convoqués » depuis novembre 2009 pour « répondre à leurs inquiétudes ». 11ème sujet de préoccupations pour les français, loin derrière les 450000 chômeurs de plus en 2009, le pouvoir a voulu faire de la question identitaire le sujet n°1.

    Or, s’il est difficile de définir la « civilisation française », il semble que l’on désigne plus facilement ceux qui n’en font pas partie ! Débat sur notre identité ? Non ! Débat de la peur et de la manipulation, il s’agit en fait de savoir qui nous ne sommes pas.

    L’exécutif nous enjoignait donc de prendre position à partir d’un questionnaire dans lequel neuf questions sur dix présentent l’immigration ou les enfants de la colonisation comme une menace pour le pays. Pour ceux qui pensent encore que le débat a dérapé, il faut lire la note adressée aux préfectures l’automne dernier. On peut y lire : « ce débat répond aux préoccupations soulevées par la résurgence de certains communautarismes dont l’affaire de la burqa est l’une des illustrations ». Dès le début, qui est visé? La réponse n’est que trop évidente. Le scénario était donc écrit d’avance : les musulmans escortés par l’armée des sans-papiers font trembler la République!


    D’autre part, la petite musique sur l’œuvre positive de la colonisation et le refus de la « repentance » participe au même arôme idéologique. Une vision de l’histoire de France qui glorifie la férocité des classes possédantes (de la boucherie de 14-18 aux doctrines racistes de l’empire colonial) est présentée comme sacrée et devrait être brandie fièrement par tous ! Il faut être « fidèle au sacre de Reims » annone Finkielkraut, «il faut honorer Napoléon » surenchérit Max Gallo sans sourciller sur le rétablissement de l’esclavage par l’Empereur des Français. L’enjeu ? A nos yeux, il s’agit de promouvoir un héritage « unificateur » qui prépare mentalement la guerre intérieure contre les « mauvais français » et extérieure contre les autres, les « nouveaux barbares ». Du même coup, une autre histoire de France, celle des luttes émancipatrices, celles des opprimés est étrangement niée ou absente.

    Et pour cause ! En 1793, selon la Constitution la plus démocratique écrite en France, une condition suffisante pour être français était de lutter contre le despotisme ou même d’accueillir et d’élever un orphelin. La définition actuelle de la nation au contraire est complètement réactionnaire : elle sert à définir des ennemis, à nier les contradictions sociales en les reportant sur une fracture nationale-religieuse, à justifier les « bienfaits » du colonialisme. Nul besoin d’un vote xénophobe suisse, on le voit bien, pour promouvoir une conscience de race en lieu et place d’une conscience de classe.

    Les habits neufs du racisme paraissent présentables.Mais la main qui caresse est souvent la main qui tue. D’un côté, les paroles d’or sur les « valeurs républicaines » ou sur les « droits des femmes » . De l’autre, les actes de plomb faits d’expulsions, d’exclusion ou de « bavures ». Les flingues qui tueront les prochains Bouna Traore, Zyed Benna, Yakou Sanogo, Ali Ziri ou Rabah Bouamda sont déjà chargés. Nous affirmons que ce débat prépare de nouveaux morts, des « mauvais français » tués par les balles perdues de la police ou des beaufs chauffés à blanc. Le pogrom de Rosarno en Italie, c’est-à-dire en décembre 2009 la chasse à l’homme contre des travailleurs africains, montre où mènent les politiques de division sur des critères nationalitaires.

    C’est pourquoi refuser un débat parce qu’il est imposé peut être légitime, mais l’absence de réponse politique à cette crapulerie s’apparente à une complicité. Certes, cette offensive sert à des fins électorales et à masquer les responsables de la crise, elle est surtout en elle-même une attaque contre les classes populaires.

    Cette approche de l’immigration ou des populations jugées « allogènes » n’est pourtant pas nouvelle. Elle s’est affirmée en 1983 lorsque le socialiste P.Mauroy déclarait contre les ouvriers grévistes de Citroën-Aulnay « nous ne céderons pas face aux ayatollahs », divisant ainsi les ouvriers selon un discriminant religieux ; cette division plonge d’ailleurs ses racines dans la nuit coloniale et le couvre-feu de 1961 réservé alors aux ressortissants « d’Afrique du Nord ».

    Premier objectif de cette nouvelle campagne idéologique nommée « identité nationale » : Faire peur et marquer une frontière symbolique entre les « bons » français et les autres. Deuxième objectif : désigner un ennemi intérieur comme responsable des problèmes sociaux. La guerre entre travailleurs mais aussi la domination du « Tiers-Monde » est la marque de la politique de la classe dominante. Nous ne l’oublions pas : ne pas détruire l’ordre néo-colonial français en Afrique c’est nourrir la sombre mascarade de l’identité nationale ici.

    En fait, la disparition des freins à la logique capitaliste et la désignation d’un nouvel ennemi intérieur grâce à la théorie du « choc des civilisations » sont deux phénomènes liés. En effet, la précarité et la pauvreté étendues créent des révoltes sociales. L’ordre dominant a tout intérêt alors à définir les questions sociales selon des termes ethniques et culturels. Diviser ceux qui devraient être unis et unir ceux qui devraient être divisés telle est la devise de la bourgeoisie. Finalement, la vraie énigme dans un pays où 8 employeurs sur 10 discriminent selon un nom maghrébin, c’est pourquoi n’a t-on pas plus de « communautarisme » ou de délinquance ?

    Nous sommes dans une période de fascisation de l’Etat durant laquelle l’explosion des inégalités va de pair avec la diabolisation des luttes et des alternatives politiques. Mais justement dans l’histoire de France, le recul de cette division raciste, c’est précisément pendant la Commune, la Résistance antifasciste ou mai 68, des périodes de remises en cause de la domination de classe.

    Il reste, heureusement, la conscience que l’unité de ceux qui ont les mêmes intérêts est la seule solution qui change la donne.

    Marx disait que la classe ouvrière anglaise ne pouvait se libérer si elle ne détruisait pas tous ses préjugés coloniaux à l’encontre des Irlandais . Qui sont aujourd’hui les Irlandais des Français ? C’est dans un esprit internationaliste que nous comptons aborder ce sujet.

    Eclaircir les enjeux cachés, disions-nous. Mieux, face au nouvel ordre raciste, nous devons organiser la riposte, en avançant des idées et des luttes d‘émancipation. C’est l’enjeu de notre conférence-débat en particulier. C’est aussi le combat de l’AGEN et des Damnés de la Terre en général.

    « Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde … » Brecht






    Art 4. - Tout homme né et domicilié en France, âgé de vingt et un ans accomplis ; - Tout étranger âgé de vingt et un ans accomplis, qui, domicilié en France depuis une année - Y vit de son travail - Ou acquiert une propriété - Ou épouse une Française - Ou adopte un enfant - Ou nourrit un vieillard ; - Tout étranger enfin, qui sera jugé par le Corps législatif avoir bien mérité de l'humanité - Est admis à l'exercice des Droits de citoyen français. Cette constitution de l’An I proclame aussi le droit d’asile « aux étrangers bannis de leur patrie pour cause de la liberté. Il le refuse aux tyranstyrans[/url]." (Art. 120). L'insurrection devient un droit et un devoir quand le gouvernement viole les droits du peuple. (Art. 21)


    Lettres à Kugelmann. p.134, ed.sociales. 1971
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    Re: Identité nationale

    Message par bye le Dim 7 Fév - 21:06

    09/02/2010 : LES PÉRILS DE L’IDENTITÉ NATIONALE

    30ème RENCONTRE PUBLIQUE DU RÉSEAU SCIENTIFIQUE TERRA
    CentQuatre/ Mardi 9 février / 18h30- 21h30 / Salle 200 / Gratuit dans la limite
    des places disponibles

    La 30ème rencontre publique du réseau scientifique TERRA se tiendra au
    CENTQUATRE. Elle éclairera en contre-jour le débat étatique lancé sur l'identité
    nationale. Ce contre-débat envisagera l'identité nationale sous l'angle des
    problèmes, des menaces et des risques que ses usages politiques ont suscité par
    le passé et suscitent à nouveau aujourd'hui en Europe.

    DÉROULÉ DE LA RENCONTRE :

    Introduction :

    - Sylvain George : "Ils nous tuerons tous..." (Outrage & Rébellion)

    Première partie :

    - Olivier Le Cour Grandmaison (Université d'Évry) : "Immigration, Islam et
    identité nationale: vieux débats, vieux démons"
    - Hélène Thomas (IEP Aix-en-Provence) : "La nation contre les pauvres"
    - Arnaud Lemarchand (Université Le Havre) : "L'identité nationale contre les
    "forains" et les travailleurs mobiles : la politique d'inégalités et de
    désintégration."

    => débats

    Deuxième partie :

    - Laurence De Cock (Lycée Nanterre / Université Paris VII) :"L'école peut-elle
    être mise au service d'une politique d'identité nationale ?"
    - Nacira Guénif (Université Paris 13) :"Affronter les périls de l'identité
    nationale"
    - Jérôme Valluy (Université Paris 1) : "Nationalisme et xénophobie d'Etat : que
    faire ? comment résister ?".
    => débats
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    Re: Identité nationale

    Message par bye le Sam 13 Fév - 6:17

    Identité nationale : le drapeau flotte sur la marmite




    Le premier ministre vient de clore le triste débat sur l’identité nationale par un séminaire. Il était temps. Il annonce quelques mesures susceptibles, selon lui, de redorer le blason terni d’une mythique identité nationale.



    Une fois encore c’est l’Education nationale qui est appelée à la rescousse. La panoplie du parfait petit républicain est désormais complète. A la Marseillaise, déjà inscrite dans les programmes, viennent s’ajouter le drapeau tricolore et la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen. Ces trois symboles sont complétés par un « carnet du jeune citoyen » qui suivra à la trace le comportement civique de chaque élève, avec sans nul doute, quelques belles pages héroïques à y écrire.



    Pour le SE-UNSA, ce n’est pas en agitant quelques colifichets, fussent ils des symboles de la République, que l’on apportera des solutions de fond à la question du vivre ensemble dans notre société. Ce n’est pas en hissant les couleurs aux frontons des établissements que l’on supprimera, comme par enchantement, les incivilités, la violence, où que l’on résoudra la question de la difficulté scolaire.



    Ces piètres emplâtres gouvernementaux cachent mal la réalité de la dégradation de l’Ecole de la République. Dégradation dont on connait les causes : désectorisation, suppressions massives d’emplois, formation professionnelle des futurs enseignants anéantie, école maternelle affaiblie, enseignement privé favorisé… Pour que notre Ecole soit véritablement celle de l’apprentissage citoyen et du vivre ensemble, la Nation doit la préserver et la promouvoir. Alors même que la crise frappe durement, son affaiblissement organisé ne lui permet plus de prendre sa part dans la cohésion sociale.



    Le SE-UNSA appelle tous les citoyens attachés à l’Ecole de la République à signer et à faire campagne pour « l’appel national pour l’école publique ». Cet appel qui réunit d’ores et déjà plus de trente organisations a recueilli plus de 25 000 signatures en 10 jours.





    Appel]http://www.appelpourlecolepublique.fr/index.php]Appel pour ecole publique



    Paris, le 9 février 2010
    Christian CHEVALIER
    Secrétaire Général du SE-UNSA
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    Re: Identité nationale

    Message par Ego autem semper le Sam 13 Fév - 18:30

    (Fr)Je ne vais pas ajouter des longs textes, mais me contenter de citer Étienne de la Boétie:

    ..."Au dire des médecins, bien que rien ne paraisse changé dans-notre corps, dès que quelque tumeur se manifeste en un seul endroit, toutes les humeurs se portent vers cette partie véreuse. De même, dès qu’un roi s’est déclaré tyran, tout le mauvais, toute la lie du royaume, je ne dis pas un tas de petits friponneaux et de faquins qui ne peuvent faire ni mal ni bien dans un pays, mais ceux qui sont possédés d’une ambition ardente et d’une avidité notable se groupent autour de lui et le soutiennent pour avoir part au butin et pour être, sous le grand tyran, autant de petits tyranneaux."...

    (sp)No vale la pena que deposite un texto largo, Me contentaré con citar un pedazo de Etienne de la Boétie:

    Según los médicos, aunque no parece nada cambiado, en nuestro cuerpo, una vez que un tumor se produce en una parte del cuerpo todos los humores tiende a ir hacia la parte gusanos. Del mismo modo, cuando un rey se declara un tirano, todos los malos, los malhechores del reino, que digo un montón de pequeñas alimañas y sinvergüenzas que se puede hacer ni bien ni mal en un país normal, pero los poseídos por una ardiente ambición y la codicia se agrupan en torno a él y lo apoyan para participar al botín y estar bajo el gran tirano, como muchos pequeños tiranos"...

    J'écris trop mal en français, raison pour laquelle, j'aime écrire, du fait j'ai trop d'erreurs qui deviennent courants; cela doit agacer les lecteurs, en ajoutant une touche d'illisibilité.

    je vais donc me limiter à ajouter cette fois, un extrait d'un texte déjà présent sur la toile, au titre "je suis naïfs quoi!" :

    ..."Il y va de l'avenir de l'humanité, puisque, par notre indifférence, nous ne confions qu'aux "scientifiques" les règles de la rentabilité, faisant croître un abîme majeur entre les peuples. Abîme qui génère distensions, inconformisme, un gibier frais offert aux intégristes, sectes, et autres groupes extrémistes. Enfin la spirale dans laquelle la misère et l'insécurité ne font qu'aviver la flemme, tandis qu'une minorité semble tout ignorer, avec en prime une destruction démesurée de l'environnement"...

    le lien:

    http://www.votrejournal.net/Oui,-je-sais,-je-suis-un-naif_a486.html


    Dernière édition par gramophone le Sam 13 Fév - 18:59, édité 1 fois
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    Re: Identité nationale

    Message par Ego autem semper le Sam 13 Fév - 18:58

    La langue originale est le français, quelque fois, ces textes peuvent être lus sur le web depuis d'autres lieux, donc avec d'autres langues, ici je vais donner la traduction à l'espagnol "dans l'éventualité"...

    (sp)Escribo muy mal en francés, razón por la cual, me gusta escribir,en consecuencia hago muchos errores que son corrientes, cosa desagradable para los lectores; sin duda aumentando la in-legibilidad.

    Me limitaré a agregar esta vez, un trozo de un texto, presente en el web bajo el titulo "Yo soy ingenuo y que":

    ..."De lo cual depende el futuro de la humanidad, ya que, por nuestra indiferencia, confiamos sólo a los "científicos" las reglas de la rentabilidad, creando de paso un abismo cada vez mayor entre los pueblos. Abismo que genera distensiones, in-conformismo, un manantial (huerto) gratuito a disposición de las sectas fundamentalistas, y otros grupos extremistas. Es decir, la espiral en la que la pobreza y la inseguridad no hacen mas que acelerar la llama, mientras que una minoría hace semblante de no saber nada, de paso con la destrucción excesiva del medio ambiente"...

    El link es:



    http://www.votrejournal.net/Oui,-je-sais,-je-suis-un-naif_a486.html

    P.S.: (sp)Mil gracias a Betinna y Ecotone dos mujeres de qualidad que trabajan duro para mantener este foro (fr)Au passage mes plus sincères remerciements à deux femmes merveilleuses Bettina et Ecotone, qui travaillent très dur, de manière bénévole pour la maintenance de cette tribune virtuelle.

    Nestor Elias Ramirez Jimenez (gramophone)
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    Re: Identité nationale

    Message par bye le Jeu 7 Oct - 13:26

    Vous êtes Français, prouvez-le !
    http://www.ladepeche.fr/article/2010/10/07/922468-Vous-etes-Francais-prouvez-le.html#xtor=EPR-1

    Depuis janvier 2009 qui n'est pas né sur le sol français doit prouver sa nationalité sur quatre générations. Une machine à fabriquer des non-Français s'est mise en marche et les témoignages des recalés de la nationalité s'accumulent.

    Longtemps, l'administration a été bonne fille. Il suffisait de produire ses papiers périmés, carte d'identité ou passeport, pour en obtenir de nouveaux. Malgré une légère et toute récente accalmie depuis janvier 2009 et les nouvelles dispositions du ministère de l'Intérieur, qui n'est pas né sur le sol français doit prouver sa nationalité sur quatre générations. Cette exigence dont les exemples se multiplient est ressentie comme une manifestation de défiance de l'État français envers ces « Français pas comme les autres ». Et ils sont légion: 12 millions de personnes, 20 % de la population. La pédopsychiatre parisienne, Dominique Décant-Paoli, comme beaucoup de descendants d'anciens colonisés, s'est soudain sentie refoulée. « En l'espace d'une matinée, la violence et la souffrance ont resurgi dans ma mémoire et avec elles, le souvenir d'un certain lexique colonial. J'ai revécu la misère ordinaire du sous-homme, de l'opprimé, de toutes celles et ceux qui doivent prouver qu'ils sont dignes d'être Français et se doivent de toujours en faire plus pour le mériter » explique-t-elle, après avoir essuyé un refus de renouvellement de carte d'identité.

    Peu avant sa mort, Georges Charpak, notre prix Nobel de physique, né en Pologne et naturalisé Français en 1946 aurait été, dit-on, confronté à ces rigueurs administratives.

    Une machine à fabriquer des non-Français s'est mise en marche et les témoignages des « recalés de la nationalité française s'accumulent. La journaliste Catherine Coroller en a même fait un livre , «Vous êtes Français? Prouvez-le.» Elle y écrit: « En 2010, en France, un nom à consonance israélite éveille les soupçons de l'administration, un militaire noir n'est pas un Français comme les autres, un sous-préfet peut enjoindre à un Français de naissance de demander une carte de séjour. En 2010, en France, si les hasards de la vie vous ont fait naître à l'étranger ou si votre histoire familiale trouve ses racines à l'étranger, y compris les anciennes colonies, un acte aussi banal qu'une demande de passeport vire au calvaire et à l'humiliation. Il vous faudra alors prouver que vous êtes français, mais comment prouver une évidence qui vous accompagne depuis la naissance ? »

    Pourtant aujourd'hui, devant l'exaspération croissante, le ministère de l'Intérieur affirme, contre toute évidence, que l'administration est moins tatillonne.


    --------------------------------------------------------------------------------

    Le chiffre : 45
    jours > Délai d'obtention. Malgré l'amélioration du traitement des demandes de renouvellement de cartes d'identité, le délai d'obtention des nouveaux papiers peut s'étirer jusqu'à 45 jours.

    « Certaines catégories de personnes continuent de rencontrer des problèmes, particulièrement celles originaires d'Algérie. » Isabelle Denise, responsable du service juridique de la Ligue des droits de l'homme.


    --------------------------------------------------------------------------------

    témoin : Rama Yade, secrétaire d'état à la Jeunesse et aux Sports
    « Je me suis sentie fragilisée »
    Vous êtes née au Sénégal. Votre arrivée en France en 1987 a été suivie d'une naturalisation. Vous êtes-vous sentie menacée dans votre nationalité ?

    Je regardais les informations dans mon canapé, en vacances dans le Vaucluse, quand le président de la République a prononcé le discours de Grenoble qui en parlait. Mon sang n'a fait qu'un tour et je me suis précipitée sur mes papiers. Mon premier réflexe a été de vérifier que j'étais naturalisée depuis plus de dix ans. Douze ans. C'est bien, ai-je pensé, avant de mesurer combien je m'étais sentie fragilisée et qu'il y avait là quelque chose qui n'allait pas. Je me suis soudain demandée qui j'étais, d'où je venais.

    Pensez -vous qu'il y a deux catégories de Français ?

    La société française a choisi d'être duale, avec d'un côté ceux qui sont protégés des risques, grâce à leurs statuts et les autres sont des challengers. Résultat, il y a de l'amertume et toutes sortes de difficultés. Comment faire aimer la République à ceux que l'on tient à l'écart ? C'est un vrai problème, un problème de fond que je pose dans mon livre.* Les élites dirigeantes actuelles ne sont tout simplement pas en mesure d'inverser la tendance.

    Que faire pour sortir de cette dualité ?

    Il faut restaurer l'amour de la nation qui n'a jamais cessé de se bâtir, de grandir, de s'assembler, et la fierté d'être Français. Pour cela, c'est en la jeunesse qu'il faut croire. C'est elle qui tient entre ses mains une part du succès de notre pays, qui peut lui rendre son élan vital. Il lui revient d'apporter un nouveau chapitre à notre histoire et à notre mémoire communes. C'est elle qui peut sortir la France du repli national et de sa mélancolie dont les difficultés pour obtenir des papiers ou les conserver sont une expression.

    « Lettre à la Jeunesse (Grasset). Essai, 135 pages.


    --------------------------------------------------------------------------------

    Maria Pilar: « Une situation ubuesque »
    Maria Pilar : » Je suis née à une époque où il ne faisait pas bon naître : à la fin de la guerre civile espagnole, en Catalogne espagnole. Mon village qui portait un nom de saint a été débaptisé sous le régime de la Géneralitat comme tous les villages dont le nom faisait référence à la religion. J'ai donc un acte de naissance original dans tous les sens du terme : il est estampillé du sceau de la Généralitat mais le village qu'il mentionne n'existe aujourd'hui sur aucune carte d'état-major puisqu'il a retrouvé son nom d'origine à la reconquête franquiste. Bien sûr les transcriptions du registre en temps de guerre ont été transférées sur le registre général. Mais il est très difficile auprès d'une administration française de faire valoir cet état de fait.

    Mon père était de nationalité française, il faisait partie des brigades internationales. Mon grand-père maternel et ma mère m'ont déclarée sous son nom à la mairie du village et au consulat général de Barcelone qui a délivré à ma mère un laissez-passer où j'étais reconnue de nationalité française. Mon père n'était plus là, il avait fui l'avancée des troupes franquistes. Quand il s'est agi de renouveler mes papiers d'identité, à l'âge de vingt ans, j'ai effectué des recherches sur mon père auprès de la mairie de Tunis où il était né d'un père français, et d'une mère immigrée italienne. L'acte de naissance tunisien ne comporte pas les lieux d'origine de mes grands-parents paternels, ni d'ailleurs la mention de la mort de mon père, revenu à Tunis après l'Espagne. à partir de là, j'ai totalement perdu sa trace, ce qui a abouti parfois à des situations ubuesques. Moi demandant à l'administration française de me fournir des précisions sur son parcours et la date de sa mort, et l'administration me demandant de lui fournir la date du décès. Par contre j'ai eu affaire à des fonctionnaires compatissants au ministère des Armées. Ils m'ont aidée à une époque où on pouvait expliquer son cas au téléphone, sans être renvoyée de bureau en bureau. Je ne compte pas le nombre de courriers envoyés. La difficulté demeure de prouver que mon père était Français né à Tunis, alors que je n'ai jamais pu retrouver la trace de ses propres parents nés sur le sol français.

    Je vis en France depuis l'âge de trois mois, mais mon seul viatique est un document du consulat général de Barcelone où mon père s'était inscrit lorsqu'il avait émigré de Tunis à Barcelone et qui me reconnaît sujette de la République française. »


    --------------------------------------------------------------------------------

    Sept ans de prison pour les « mariages gris »
    30 000 euros d'amende et sept ans de prison : voilà ce qu'il en coûtera désormais à tous ceux qui se risqueraient au « mariage gris », qualifié par Éric Besson « d'escroquerie sentimentale à but migratoire ». Ainsi l'a voulu le ministre de l'Immigration, ainsi l'Assemblée nationale l'a suivi en adoptant mardi soir dans le cadre du projet sur l'immigration, une mesure prévoyant de punir ces unions. Les députés de gauche comme les députés UMP Étienne Pinte et Françoise Hostalier, ont demandé la suppression de cette disposition. En vain.

    Jusque-là, on connaissait le mariage mixte (84 000 en 2008) qui, selon le ministre sont « un enrichissement pour notre société ». On connaissait aussi le mariage blanc, union de complaisance entre une personne de nationalité étrangère et une autre de nationalité française visant pour la première, à obtenir la nationalité française. La pratique est réprimée depuis 2003. Ce sera pire pour les « gris » à savoir quand un étranger convole avec un ou une Française en lui dissimulant qu'il se marie dans le seul but d'acquérir un titre de séjour, puis la nationalité française. Selon le ministre, « le mariage gris » est en effet « une fraude aux règles d'entrée et de séjour sur notre territoire, et d'accès à notre nationalité », mais aussi « une atteinte à l'institution du mariage », et un « abus de faiblesse » qui créé des « situations de souffrances individuelles, de blessures profondes ».

    « Comment décidera-t-on qu'un étranger a volontairement trompé son conjoint sur ses sentiments », a interrogé Étienne Pinte en soulignant que « certains couples mixtes sont déjà confrontés à un parcours du combattant ». Toute la question est là, en effet.


    --------------------------------------------------------------------------------

    témoignages
    Tracasseries ordinaires au service de l'état civil
    Les frères Guissé : A l'automne 2009, Ounoussou Guissé, brigadier au 1er régiment des hussards parachutistes de Tarbes, ayant servi au Tchad et en Afghanistan, est convoqué devant le tribunal de grande instance pour y répondre de sa nationalité. Né au Sénégal il est Français par filiation. L'administration ne l'a pas contesté jusque-là et lui a délivré comme à son frère Amara, des papiers français. En 2007 , les deux frères reçoivent une lettre recommandée les informant qu'ils n'ont plus la nationalité française. Ounoussou a réussi à rétablir sa situation. Pas Amara. Lui aussi ancien militaire, la nationalité française continue de lui être refusée.

    Christian Messina : Ce fonctionnaire de police, métier réservé aux nationaux, ce titulaire d'une carte d'identité sécurisée et d'un passeport est né au Cameroun. Il est noir et tient sa nationalité de son père naturalisé. Lorsqu'il veut faire établir des papiers pour ses enfants de 4 et 6 ans, nés à Fréjus, la mairie de Créteil, lui réclame un certificat de nationalité. Mais lorsqu'il le produit, le fonctionaire exige désormais ceux de ses enfants !

    Abdelkrim Fodil : L'administration lui ayant contesté la nationalité de son père, ce quinquagénaire s'est retrouvé sans papiers. Quand il est rentré dans sa cité, les enfants lui ont crié, « Eh ! tonton, t'es pas Français ? Et nous, qu'est-ce qu'on est ? »


    --------------------------------------------------------------------------------

    À lire
    Notre consœur Catherine Coroller, journaliste à Libération chargée de la rubrique immigration/intégration, a publié un livre intitulé « Vous êtes Français ? Prouvez-le ! » aux éditions Denoël. Elle y raconte comment un acte aussi banal qu'une demande de passeport peut virer au calvaire et à l'humiliation. Elle met en lumière que pour beaucoup de Français nés à l'étranger, il faut prouver leur nationalité. La journaliste a accumulé des témoignages pour dénoncer ce que Brice Hortefeux nomme des « tracas administratifs ».
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    Re: Identité nationale

    Message par bye le Mer 17 Nov - 10:18


    Le ministère de l’identité national,et de l’immigration : supprimé ?

    Il y a de bonnes raisons d'en douter : d'abord parce que cette création
    ministérielle de Sarkozy et Hortefeux puise ses racines dans une
    histoire politique antérieure de plusieurs décennies à son
    officialisation dans l'organigramme gouvernemental ; c'est, depuis la
    colonisation, l'histoire de la xénophobie d'État puis celle des guerres
    de libération et du retour du nationalisme dans la vie politique
    française et européenne. Il ne faut donc pas confondre l'utilisation
    opportuniste d'une tendance historique pour accéder au pouvoir ou le
    conserver avec la tendance elle-même. Et celle-ci perdure depuis trop
    longtemps pour s'interrompre subitement à l'heure d'un simple changement
    d'intitulé ministériel.

    En 2007, la création de ce ministère procéda d'un regroupement de
    compétences et de directions ministérielles préexistantes, parfois
    depuis des décennies, dont furent dépouillés d'autres ministères :
    Intérieur, Affaires étrangères, Affaires sociales, Éducation nationale,
    Justice... Le ministère de l'Intérieur demeura dominant sur la nouvelle
    structure par la voie des détachements de ses hauts fonctionnaires. Les
    services furent reconfigurés au point de ne plus pouvoir revenir
    aisément dans leurs structures ministérielles d'origine. Des dotations
    budgétaires et des locaux furent attribués. Tout cela ne disparaît pas
    non plus par la magie d'un changement d'intitulé ou de rattachement
    institutionnel. Bien des ministères furent « fusionnés » par le passé
    sans jamais disparaître : le travail et la santé en 1966, le logement et
    les transports en 1984, la culture et l'éducation nationale en 1992...

    Il faut certes attendre encore la publication au Journal Officiel des
    Lettres de Mission puis des Décrets d'attribution de compétences
    ministérielles. Mais il semble bien que le nouveau ministère n'a été que
    renommé en vue d'une banalisation de son image... avec un maintien à
    l'identique de ses missions et de ses moyens. Fini le comique de
    situation du grand débat sur l'identité nationale devant des préfets
    médusés ; place à la rigueur répressive et routinière des politiques
    sécuritaires où les mêmes seront plus à l'aise. Cette variation d'image
    s'intègre aussi à une stratégie électorale : en début de quinquennat il
    fallait marquer la mémoire des futurs électeurs d'extrême droite par une
    politique ostentatoire, voire folklorique, de nationalisme et de
    xénophobie ; en fin de période, il faut rassurer l'électorat
    conservateur en revenant à une image plus classique et technocratique de
    rigueur policière.

    Cette banalisation d'image n'est pas pour autant un renoncement à
    l'action. De l'autre côté, le ministère de l'immigration se trouve placé
    sous l'autorité d'un homme de confiance du Président, Brice Hortefeux,
    qui reprend ainsi la main sur sa propre création mais à partir d'une
    position politique renforcée, par rapport à 2007, et d'une position de
    ministre de l'intérieur qui lui manquait alors. Cela garantit la
    continuité des politiques xénophobes et répressives engagées ces
    dernières années et assure même une facilité nouvelle dans la
    mobilisation des moyens policiers contre les étrangers. La banalisation
    symbolique peut donc s'accompagner dans les prochains mois d'un
    durcissement de l'action publique.

    Banalisation et durcissement vont d'autant mieux ensemble que la
    remaniement vient étayer l'idée centrale du sarkozysme faisant de
    l'immigration un simple problème de police des étrangers, de délinquance
    du séjour, de maintien de l'ordre (identitaire, linguistique,
    religieux...). L'euphémisme du précédent intitulé qui semblait relier
    les questions migratoires à l'action sociale (« intégration ») et aux
    enjeux internationaux (« développement ») ne trompe plus personne après
    trois années d'inactivité. Il ne reste qu'un seul bilan et qu'une seule
    idée : le rattachement de l'immigration à la fonction policière pour
    parachever les efforts de stigmatisation de l'immigration comme
    problème, risque ou menace... Il ne reste donc de l'immigration plus que
    la « racaille » ; CQFD.

    L'épisode sarkozyste du ministère de l'identité nationale n'aura pas été
    vain d'un autre point de vue : il aurait sans doute été plus difficile
    de faire passer l'ensemble des compétences, directions, budgets et
    personnels issus des autres ministères directement dans le portefeuille
    de l'Intérieur... Il fut un ministre de l'Intérieur qui probablement en
    rêva avant de devenir président. En regroupant l'ensemble de ces moyens
    ministériels dans une structure nouvelle et en faisant basculer plus
    tard le tout dans le giron de l'Intérieur, Sarkozy augmente le poids
    politique de ce ministère mais aussi du fidèle Hortefeux qui maîtrise
    maintenant correctement les rouages des deux domaines : l'intérieur et
    l'immigration. Ce renforcement pèse, au bénéfice du président, dans les
    rapports de forces au sein de la majorité pour la période électorale des
    dix-huit prochains mois.

    L'opération lui bénéficie également par la division de ses adversaires :
    la création du Ministère de l'identité nationale, par son intitulé
    inédit et ses initiatives outrancières, avec créé des émois au centre de
    l'espace politique, chez les notables de droite et de gauche, chez les
    intellectuels et les humanistes... Focalisés sur le titre du ministère
    et sa dimension identitaire, ils se réjouissent aujourd'hui - trop vite
    - de ce qui paraît être un recul du président. Malgré quelques
    précautions, leurs chants de victoire peinent à être contenus. Pourtant
    chez les opposants de Sarkozy, la victoire des uns pourrait bien être la
    défaite des autres, des immigrés en particulier et de la résistance au
    nationalisme xénophobe... si le centre droit et le centre gauche
    renoncent à se battre contre ce ministère de l'immigration banalisé,
    dont les deux candidats en 2007, François Bayrou et Ségolène Royal,
    envisageait sereinement la création.

    Ce "ministère de l'immigration", par un intitulé moins polémique et par
    un déplacement-rattachement que bien d'autres portefeuilles ont connu
    avant lui... risque de se banaliser un peu plus dans la vie
    gouvernementale de notre pays et dans l'organisation de l'État. Autant
    le caractère outrancier du précédent ministère n'aurait probablement par
    survécu à une alternance gouvernementale, autant le risque est grand de
    voir ce nouveau ministère de l'immigration banalisé, aujourd'hui
    rattaché au ministère de l'intérieur, demain peut être autonome ou
    rattaché à un autre ministère, s'implanter durablement et plus
    profondément encore dans la structure de l'État, dans ses fondements
    idéologiques, dans ses référentiels d'action publique, dans son
    organisation administrative...

    Il y a donc de bonnes raisons de continuer à exiger politiquement la
    suppression du ministère de l'immigration comme appellent à le faire,
    pour la date anniversaire de création dudit ministère, des dizaines
    d'organisations, des élus de toutes sensibilités politiques et plus
    d'une milliers de signataires : http://www.reseau-terra.info/wordpress/

    __________________________________________
    Source Terra :
    http://www.mediapart.fr/club/blog/jerome-valluy/171110/le-ministere-de-l-identite-national-et-de-l-immigration-supprime

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    Re: Identité nationale

    Message par bye le Ven 19 Nov - 4:53

    Le ministère de l'immigration a-t-il vraiment disparu ?

    LEMONDE.FR | 18.11.10 | 10h24
    Henri Braun avocat au barreau de Paris, Nawel Gafsia avocate au barreau de
    Créteil.

    La création en 2007 du ministère de l'identité nationale et de l'immigration
    a fait couler beaucoup d'encre. On y a vu à juste titre la consécration
    officielle de thèses identitaires inspirées par une pensée d'extrême-droite.
    Le point d'orgue de cette évolution délétère du discours officiel a eu lieu
    cet été avec la mise en place d'une politique racialiste anti-tsigane et
    l'instauration par le chef de l'Etat d'une ligne de partage entre les "vrais
    français" et ceux qui ne le sont que par intérim. Depuis lors, il n'existe
    plus de réelle différence idéologique entre l'UMP et le Front national, ce
    qui laisse présager d'inquiétants rapprochements. La nocivité du poison de
    l'identité nationale n'est pas à démontrer et continuera hélas à structurer
    la vie politique de ce pays jusqu'à ce que soit définitivement tournée la
    page du sarkozysme.

    Dans ce contexte, la disparition du ministère maudit est-elle une bonne
    nouvelle ? Ce n'est pas si sûr car le ministère de l'immigration ne
    disparaît pas : il est simplement intégré au ministère de l'intérieur.
    Le résultat de cette évolution, anticipée ou non dès le départ, est clair.
    Le ministère de l'immigration a été érigé en entité politico-administrative
    autonome par l'agrégation au sein d'un même ensemble de directions de
    l'administration aux compétences variées. Sa création n'a été rendue
    possible que par le rattachement à la nouvelle structure d'administrations
    dépendant auparavant de plusieurs ministères (droit d'asile et visas pour le
    ministère des affaires étrangères, politique dite de l'"intégration" pour le
    ministère des affaires sociales…).

    La question qui se pose aujourd'hui avec acuité est de savoir si ces
    compétences variées vont revenir à leurs anciens titulaires ou au contraire
    être regroupées sous le giron du ministre de l'intérieur. Si la seconde
    hypothèse venait à se vérifier, cela signifierait le triomphe des thèses du
    Front national qui s'ingénie depuis plus de trente ans à établir un lien
    systématique autant que fallacieux entre immigration et insécurité.

    La vision purement sécuritaire des politiques d'immigration qui est la
    marque de fabrique des politiques menées depuis 2002 recevrait ainsi une
    consécration qui l'inscrirait dans un temporalité longue résultant de la
    mise en place d'une nouvelle structuration des administrations centrales.
    Cette nouvelle organisation serait difficile à démanteler à supposer même
    qu'existe un jour une volonté politique de le faire.

    VISION POLICIÈRE

    La personnalité même du nouveau ministre de l'intérieur et de l'immigration
    n'a évidemment pas de quoi rassurer. Le primat chez Brice Hortefeux d'une
    vision purement policière des problèmes sociaux et ses nombreux dérapages
    verbaux hâtivement revêtus du sceau de l'humour ne peuvent qu'inquiéter ceux
    qui, dans ce pays, sont encore attachés aux idéaux humanistes et
    universalistes définis par la Révolution française et tant de fois malmenés
    depuis.

    La condamnation du ministre pour injure raciale a eu le mérite de faire
    ressortir dans une lumière crue le principe qui est à la base de sa
    politique : "quand il y en un, ça va…". Cette condamnation pénale n'est pas
    définitive puisqu'il y a eu appel de la part du ministre. Si elle venait à
    être confirmée, M. Hortefeux pourrait-il espérer une nouvelle promotion
    récompensant sa croisade pour la défense de la France éternelle ?
    Henri Braun est avocat au barreau de Paris, Nawel Gafsia est avocate au
    barreau de Créteil

    http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/11/18/le-ministere-de-l-immigration
    -a-t-il-vraiment-disparu_1441624_3232.html
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    Re: Identité nationale

    Message par bye le Mar 7 Déc - 19:23

    Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur et de l’Immigration, pour quels changements ?
    La disparition du ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire en tant que ministère de plein exercice et son transfert vers le ministère de l’Intérieur annoncent-t-ils un changement de cap dans la politique gouvernementale ?

    http://www.france-terre-asile.org/tout-lespace-presse/communiques-de-presse/item/4742-cpbrice-hortefeux-ministre-de-linterieur-et-de-limmigration-pour-quels-changements-
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    Re: Identité nationale

    Message par bye le Jeu 30 Juin - 18:21

    Si les propositions aboutissant à une suppression de la binationalité ont été retoquées, mardi 21 juin, d’autres, relatives à l’acquisition de la nationalité, sont bel et bien maintenues.
    http://www.france-terre-asile.org/component/flexicontent/item/5697-polemiques-sur-la-binationalite
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    Re: Identité nationale

    Message par bye le Mar 26 Juil - 17:20

    Dorénavant les personnes qui demanderont à acquérir la nationalité
    française par naturalisation ou par déclaration, devront déclarer la ou
    les nationalités qu’elles possèdent, la ou les nationalités qu’elles
    conservent en plus de la nationalité française, ainsi que la ou les
    nationalités auxquelles elles entendent renoncer.
    La suite : http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4562


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    Re: Identité nationale

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