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    krach, boum, hue!

    Message par bye le Sam 2 Fév - 13:47

    Aujourd'hui survient une crise monétaire et fianacière dans un monde où tous les clignotants étaient au vert. Les prémices en remontent à juillet 2007 quand les prêts hypothécaires dits de subprime s'écroulèrent. C'était en quelque sorte une catastrophe annoncée dont l'origine doit tout à la rapacité des innombrables frères Dalton du capital financier d'outre-atlantique. Les descendants des immigrants européens et des esclaves noirs communiaient dans le prétendu rêve américain: en travaillant plus, on peut gagner plus et on peut accéder à la propriété de son petit chez-soi. Le rêve est si fort que les petits Américains des classes sociales les plus déshéritées voulaient à tout prix devenir propriétaires comme signe visible d'accès à la position de petit-bourgeois. Cela produisait une profusion de ces petites maisons à l'américaine en bois, construites pour ne durer que 50 ans au maximum et alignées en rang d'oignons dans de paisibles banlieues. Il était entendu dans les codes culturels que demeurer dans les centres-villes, sauf dans les quatiers très huppés, signifiait qu'on appartenait à la caillera. Las, les salaires stagnaient depuis 10 ans et l'accès à la petite maison mais avec très grande cuisine devenait problématique.
    Alors d'avides et rapaces financiers inventèrent les subprimes. C'est simple. On accorde des prêts à taux variable, le dit taux étant faible au début de l'emprunt , on s'arrange pour que l'accédant n'ait quasiment rien à payer pendant les premières années du remboursement. Ce qui signifie que l'heureux propriétaire ne paye que les intérêts et n'amortit pas le capital pendant ces années-là. En conséquence, les dernières annuités sont très lourdes. Mais l'emprunteur, dont les narines étaient toujours au ras de la merde et de la banqueroute pendant des années, avait fait le pari que ses revenus auraient augmenté entre-temps et que la valeur de son bien aurait augmenté. Les Ricains, du reste, avaient inventé le prêt révolving, en hommage à M.Colt.Ceci consiste à renouveler les capacités d'emprunt au fur et à mesure que le capital restant diminue et que la valeur du bien augmente.En 2007, l'encore futur président Tsarkovitch a proposé cette fameuse innovation pour augmenter le pouvoir d'achet des braves travailleurs français. Les génies US de la pompe à phynance,si chère au père Ubu, avaient tiré des chèques en blanc sur l'avenir, avaient encouragé la propension à tout claquer des Amerloques ( taux d'épargne zéro et endettement à 120 % du revenu )et s'étaient manifestement moqués des conséquences perverses de cette machine à mouvement perpétuel. Il en avait résulté une belle bulle spéculative immobilière, les prix ne cessant de monter, ce qui avait poussé tout le monde à acheter dans l'espoir de consistantes plus-values. Des margoulins, des escrocs, même pas Tapie dans l'ombre, plaçaient ces prêts mirifiques le plus souvent à de pauvres tyes éblouis par leur future promotion sociale. Des VRP sans scrupules , nouveaux " carpetbaggers " , payés à la grosse commission, tiraient les sonnettes le soir, plaçaient leur pied dans l'entrebâillement de la porte à la façon traditionnelle des voyageurs de commerce , fourguant des encyclopédies et faisant signer un contrat. Le signataire, éberlué et souvent un peu éméché après 2 ou 3 verres de bourbon, poussé par son épouse qui se voyait déjà faire des bras d'honneur à ses anciens voisins, signait, parfois d'une croix. Il n'avait pas lu les petits caractères ni les annexes qui annonçaient les vraies conditions du prêt.
    Le processus n'avait pas du tout été contrecarré par le génie de la FED, Alan Greenspan.Ce responsable des finances américaines ( FED =Réserve fédérale ) s'était au contraire frotté ses blanches mains , car cela faisait marcher le commerce et soutenait la croissance par le biais du florissant marché immobilier et le crédit revolving. Tant pis si celà créait une bulle spéculative. Les affaires marchaient et les Yankees ouvaient acheter à foison de la camelote chinoise, la Chine achetant en contrepartie des titres du Trésor Américain.
    Il faut savoir que les banques sont tenues d'avoir une conisitante " réserve obligatoire " de fonds garantissant les crédits qu'elles consentent. Si ces réserves dscendent en - dessous de la norme légale, par exemple si la banque fait de grosses pertes, ce qui au passage fait aussi chuter sa capitalisation boursière ( la valeur à la Bourse de l'ensemble de ses propres actions ), elle est obligée de les reconstituer ( on dit se refinancer ).Elle le fait en empruntant des fonds auprès des autres banques ou en se couvrant auprès de la Banque Centrale, à un taux qui est précisément le dit taux directeur fixé par la Fed. Las, en septembre 2006, la Fed augmenta son taux directeur , qui gouverne l'ensemble des taux d'intérêt, y compris celui des titres d'Etat, parce que les acheteurs de dollars ( Japon, Chine ou les vendeeurs de pétrole en dollars ) commençaient à la trouver saumâtre: la valeur du dollar baissait et il était plus judicieux de placer ses réserves en euros, devise qui augmentait. Les emprunts du Trésor US à l'étranger devenaient ainsi plus juteux.
    Comme les taux des emprunts des heureux propriétaires , grâce aux subprimes, étaient variables, ces derniers furent saisis à la gorge par des mensualités souvent doublées. De fil en aiguille, la plupart ne pouvaient plus payer, surtout en fin d'emprunt , quand on amortit le principal à toute berzingue. Les prêteurs vendirent alors les maisons en brandissant les titres d'hypothèque. Du coup, le marché immobilier s'effondra, ne laissant aux emprunteurs que les yeux pour pleurer puisqu'ils ne pouvaient même pas rembourser leurs dettes. Par voie de conséquence, la valeur des créances détenues par les banques et autres organismes financiers comme les fonds spéculatifs , s'effondra aussi. Pourtant, les créances hypothécaires avaient été " titrisées " , c'est-à-dire regroupées en gros paquets de titres vendables à la Bourse comme les actions ou les obligations. Pour cacher la merde au chat, ces paquets avaient été mélangés avec d'autres titres moins risqués , comme des blocs de pâte feuilletée, dans laquelle une chatte n'aurait pas retrouvé ses petits. Ce n'était pas par hazard, tant l'imagination des requins de la finance est fertile pour rendre les choses opaques, pour empêcher tout contrôle public de leurs véritables engagements et pour dissimuler toute responsabilité.
    Début 2008, la catastrophe devenait clairement visible.De grandes banques ( Citigroup, Merryl Lynch ) affichèrent 10 milliards de dollers de pertes au dernier trimestre 2007. La BNP était touchée, de même que la Deutsche Bank, et même une banque mutuelle ( sic ), le Crédit Agricole dont la filiale Alcyan affichait 300 millions d'euros de pertes. La banque de prêts immobiliers Northern Rock, chez les Gibbies, frôlait la faillite qui aurait été assurée si la Banque d'Angleterre n'atait pas venue à son secours.Et commença le processus: baisse des réserves obligatoires, impossibilité de vendre ses actions dont la valeur avait baissé de moitié, donc obligation d'emprunter.Mais à qui ? Les banques ne se prêtent plus les unes aux autres , tant qu'on ne sait pas leur situation réelle, et que leurs comptes n'ont pas été apurés des créances douteuses et correctment provisionnées. Elles doivent restreindre le crédit et elles rechignent donc à consentir de nouvreaux prêts aux consommateurs et aux entreprises, car elles n'ont plus assez de liquidités et parce qu'elles ne veulent plus prendre de tels risques. La spirale infernale est lancée: pas de crédits et taux plus élevés signifient ralentissement de la consommation et de l'investissement, donc arrêt de la croissance. Pour éviter le krach ( une déflation brutale ), les banques centrales se mirent à fournir les liquidités nécessaires à l'économie. Elles prêtèrent aux banques des centaines de milliards de dollars ou d'euros ou de livres.
    Les européens n'étaient pas indemnes. Leurs banquiers avaient aussi investi dans les subprimes en les dissimulant dans des SICAV " dynamiques ", lisez: pouvant rapporter gros.Même le Crédit Agricole en France s'était allé à ces juteuses facilités et avait beaucoup perdu. Ils ne mourraient pas tous mais tous étaient frappés. L'action salvatrice des banques centrales , aux frais des citoyens, avait permis de vérifier l'adage: les profits sont privés, les pertes sont socialisées et publiques.
    Les autorités publiques, dont Mme Lagarde-Michard ,en France, tentèrent de rassurer.Patratas, les marchés ne suivaient pas, d'où le minikrach du 21 janvier. Car la confiance a disparu. Comment en effet ne pas craindre l'avenir quand on risque d'être saisi ou de voir la valeur de son bien chuter, ce qui tue le crédit revolving et force à l'éparne , laquelle est à zéro en % du PNB, chez les GI. C'est fait: le marcxhé immobilier a chuté de 20 à 30 %. Comment faire confiance à des banquiers, des fonds d'investissement, des assureurs qui vous fourguaient des titres pourris, souvent en le sachant comme dans l'affaire Enron !Et, ô miracle de la psychologie des foules grégaires, la théorie newlook des " anticipations rationnelles " s'est vérifiée. Quand les autorités prennent une décision, les gens se doutent qu'il y a magouille sous roche et prennent les devants pour contrecarrer les effets de la dite décision. Ainsi, la décision de Bushman, d'injecter 140 milliards de dollars dans l'économie pour restaurer la consommation a eu l'effet inverse. Et l'histoire continue: le 22 janvier , la Fed abaissait de 0,75 point son taux directeur, ce qui le porte à 3,50 % , soit moins que celui de l'infaltion US à 4,1 en 2007 ! Certes, celà allège le coût des emprunts...mais aussi le revenu des emprunts. Vont-ils continuer à en souscrire , alors que les USA vivent eux-mêmes , à crédit revolving en pompant les liquidités mondiales au détriment des pays qui en auraient besoin pour investir ? Les Bourses ne se sont redressées que très momentanément , suite à cette 2° mesure de la Fed.Affaire à suivre...
    On appelle même au secours les fonds dits souverains, c'est-à-dire les immenses capitaux détenus par certains états comme la Chine ou les Emirats Arabes qui envisagent une bonne affaire à long terme car ils rachèteraient des banques ayant déjà perdu la moitié de leur " capitalisation boursière ". Ces Etats y sont tenus car si l'économie américaine s'effondrait, si la valeur du dollar chutait, ils ne pourraient plus vendre leur camelote aux Ricains ou leurs réserves en dollars se transformeraient en roupie de sansonnet. Ce qui ferait augmenter les restrictions de crédit car la masse monétaire en circulation deviendrait insuffisante.
    On en est maintenant aux plus grandes craintes sur la croissance mondiale. En effet, si les USA n'achètent plus, les exportateurs europées, chinois,.., ne vendront plus. Or les USA font plus de 25 % des importations mondiales. D'où récession, chômage, course aux clients par baisse des prix et dumping, hausse des taux d'intérêt pour couverture des risques, et tout le cycle de la déflation. Bien chers frères, prions! Les prions nous attaquent.
    Le lecteur peut se demander pourquoi un système financier mondial aussi désastreux perdure.Elémentaire, mon cher Watson. C'est que beaucoup de salopards individualistes et avides y ont intérêt. En vrac, nous avons les banquiers et les assureurs qui placent des titres et des assurances-vie avec de belles commissions ou profits; nous avons les agences de notation qui risqueraient de perdre des clients ( aux USA, elles ont le droit de conseiller les entreprises ! ), les fonds d'investissement, les bourses et courtiers en Bourse, les fonds de pension qui doivent faire le maximum de plus-values pour servir les retraites; les multinationales qui peuvent racheter les firmes concurrentes avec leurs propres actions dans les OPA ou les OPE; les manageurs qui touchent des plus-values sur leurs stocks-options; les politiciens qui sont financés par ceux qui précèdent dans cette liste; les lobbys qui défendent tous les intérêts de leurs mandants; les journaleux libéraux qui tirent leur notoriété ( et fonctions de conseils ) de leurs articles à la gloire de la finance; les boîtes de conseils en management qiui vivent des commandes des manageurs,..
    Le lecteur aura ainsi compris pourquoi les incitations gouvernementales vers les retraites par capitalistion, les compléments d salires par distribution de titres et plans d'épargne d'entreprises , les dégrèvements fiscaux pour les PEA, les baisses de la taxation des plus-values et des revenus financiers, les assurances-vie individuelles conduisent à encore plus de financiarisation, donc à encore plus de risques pour les salariés. Et le pire que voter à gauche ou à droite n'y change rigoureusement rien.

    Jacques Langlois - Le Monde Libertaire.

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    Re: krach, boum, hue!

    Message par Invité le Sam 2 Fév - 14:19

    Sachant cela, n ayant pas l assurance d une retraite paisible , je palce en actions quleconques ce que je peux pour le futur, et j ai conscience que cela sera perdu par ce sysreme, que faire?
    Investir dans l immo pour ranconner mes semblables qui n ont pas de toit? et meme l immo est un choix pour gagner vite, c est tres cher, que faire?
    toutes les infos sont des faits actuels. Nous vivons, faisons parti du systeme. On nous y a inserer avec le lubrifiant pour les engrenages.A la boite de vitesse, un pignon ne passe plus, une vitesse n est pas engagée, nous devons remplacer l embrayage. Physiquement, nous sommes ce disque embrayage. le pignon qui ne passe pas est important, c est notre systeme economique mondial.
    Nous serons consideres dans le futur comme etant responsable incapable de l evolution sociale de la race humaine. Une civilisation s efface submergée des consequences de son incapacité de tourner.
    Bye, excuses mais la lecture est longue.je fais une longue reflexion.
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    Re: krach, boum, hue!

    Message par Rabasse du sud le Sam 2 Fév - 15:03

    bye c'est une sorte de moteur planétaire sur ce forum
    aissa c'est un genre de carburant qui fait avancer ce forum
    résistance c'est le mécano qui répare les imperfections du forum
    les autres font de l'auto-stop montent et descendent......
    les filles alimentent la route, les chemins de traverses, à suivre.....
    et moi j'me balade, j'fais des photos en vous suivant !




    psycho

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    Re: krach, boum, hue!

    Message par Invité le Sam 2 Fév - 15:40

    Champi, tu me flattes? ou me pose probleme, en insinuant je suis carburant, j ai pas le beau role, car par mes ecrits, vous me connaissez et au lu des reponses et des intervenants, je fais pas salle comble, loin de là. Et moi qui suis lonesone me decouvre sans cesse a cause de Betti, tu vois le truc? c est encore a cause d une femme que j deconne, c est mon destin.
    j ecoute l emission d A2 , le trader 5 milliards euros, le battage fait le beurre. maquillage, magouillage les banques a feu et à sang!!!!!!!
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    Re: krach, boum, hue!

    Message par bye le Sam 2 Fév - 15:44

    grosses bises à vous 2: je vous réponds plus longuement ce dimanche.

    bounce

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    Re: krach, boum, hue!

    Message par Invité le Sam 2 Fév - 15:57

    les filles ont des episoties d où leurs absences entre des crises dindonnes, ce n est pas que physique, c est encore une difference entre sexes, mais elles ne saurons (savoir) ce qui nous diffirencie ce n est pas inscrit dans leur génome, ou elles vivraient tres vieille avant qu elles ne realisent.
    Je sais, vous me dites que ce forum n est pas celui pour debattre de l homo myso, mais avouez que le titre est bon:
    Krash, boum, hue!
    yo bye

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    Re: krach, boum, hue!

    Message par admin le Sam 2 Fév - 16:13

    aissachris a écrit:Champi, tu me flattes? ou me pose probleme, en insinuant je suis carburant, j ai pas le beau role, car par mes ecrits, vous me connaissez et au lu des reponses et des intervenants, je fais pas salle comble, loin de là. Et moi qui suis lonesone me decouvre sans cesse a cause de Betti, tu vois le truc? c est encore a cause d une femme que j deconne, c est mon destin.
    j ecoute l emission d A2 , le trader 5 milliards euros, le battage fait le beurre. maquillage, magouillage les banques a feu et à sang!!!!!!!
    Qu'est-ce que j'ai encore fait ? peur yeux rire

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    Re: krach, boum, hue!

    Message par admin le Sam 2 Fév - 16:14

    bye a écrit:grosses bises à vous 2: je vous réponds plus longuement ce dimanche.

    bounce
    bise

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    Re: krach, boum, hue!

    Message par admin le Sam 2 Fév - 16:14

    aissachris a écrit:les filles ont des episoties d où leurs absences entre des crises dindonnes, ce n est pas que physique, c est encore une difference entre sexes, mais elles ne saurons (savoir) ce qui nous diffirencie ce n est pas inscrit dans leur génome, ou elles vivraient tres vieille avant qu elles ne realisent.
    Je sais, vous me dites que ce forum n est pas celui pour debattre de l homo myso, mais avouez que le titre est bon:
    Krash, boum, hue!
    yo bye
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    Re: krach, boum, hue!

    Message par bye le Dim 23 Mar - 14:47

    LA DISCRIMINATION RACIALE AU COEUR DE LA
    CRISE DU SUBPRIME
    http://libertesinternets.wordpress.com/2008/03/01/la-discrimination-raciale-
    au-coeur-de-la-crise-du-subprime/


    by
    libertesinternets



    [Grégoire Seither - IES News Service - 29/02/2008]
    Le dirigeant de l’assocation anti-raciste Jesse Jackson a attiré l’attention sur ce qui semble avoir été une volonté délibérée des courtiers en crédits de pousser les clients Noirs et Latinos vers des prêts immobiliers dits “à risque” (subprime), c’est à dire consentis à des ménages à la solvabilité fragile mais en échange de taux d’intérêt très élevés.

    Quand un client Noir ou Latino se présentait pour un crédit immobilier, on lui vendait du “subprime”, indépendamment de sa solvabilité.
    Alors qu’il aurait pu bénéficier d’un crédit aux taux normaux et aux traites modérées, il se retrouvait à payer un malus élevé, simplement à cause de la couleur de sa peau.Aujourd’hui ces emprunteurs sont doublement floués : ils ont payé des traites élevées, parfois pendant des années, et se retrouvent aujourd’hui à la rue, l’établissement préteur saisisant leur maison pour défaut de paiement . . .
    La banque, elle, est doublement gagnante. Elle a gagné de l’argent sur le dos de ces emprunteurs à travers des taux d’intérêt élevés et elle récupère la maison (même si celle-ci est fortement dévaluée, elle garde néanmoins une certaine valeur marchande).
    Selon Jackson :“Il fut un temps où on pratiquait le “red lining” (profilage) dans certaines banques. Si vous habitiez dans un certain quartiers, on ne vous prêtait pas d’argent. Aujourd’hui nous assistons à un “redlining” à l’envers. Si vous êtes Noir ou Latino, même si vous remplissez les conditions pour pouvoir bénéficier d’un crédit “prime”, on va délibérément vous pousser vers des contrats “subprime”. Dans les deux cas, c’est une violation des lois anti-discriminatoires.”




    La totale :
    http://libertesinternets.wordpress.com/2008/03/01/la-discrimination-raciale-
    au-coeur-de-la-crise-du-subprime/
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    Re: krach, boum, hue!

    Message par bye le Mer 24 Sep - 6:54

    Qui va payer la crise à Wall Street ? (extraits)
    Fred Goldstein

    Avec les 85 milliards de dollars débloqués par le gouvernement pour
    renflouer le géant des assurances AIG, la direction de la Banque centrale
    des USA (Federal Reserve) et le département du Trésor ont fait une
    nouvelle tentative désespérée de renflouement d’une structure financière
    mondiale en plein effondrement.
    Cette dernière tentative pour secourir une gigantesque société financière
    capitaliste vient s’ajouter à la remise à flot, pour plus de 200 milliards
    de dollars, des deux plus grosses banques d’hypothèques de la planète,
    Fannie Mae et Freddie Mac, voici exactement dix jours.

    .../...

    Des centaines de milliards de dollars ont été refilés à des banquiers qui
    se sont retrouvés dans une crise en raison de la rapacité des prêts
    hypothécaires et de la revente de ces hypothèques sur le marché mondial
    des capitaux. Aucun secours n’est venu pour les victimes de l’industrie
    bancaire des hypothèques.

    On n’a guère accordé d’attention à l’information disant qu’en août, il y
    avait eu 303.879 dossiers de saisies – une augmentation de 12 pour cent
    par rapport au mois précédent et de 27 pour cent par rapport au mois
    d’août de l’an dernier. Un ménage américain sur 416 a reçu un avis de
    saisie en août. Pour la seule Californie, il y a eu 101.714 dossiers, soit
    40 pour cent de plus que le mois précédent et 75 pour cent de plus qu’en
    août de l’an dernier.

    Alors qu’elle se lamente sur les affres des banquiers, la presse
    capitaliste n’a pas de gros titres pour une étude récente intitulée «
    State of the Dream : Foreclosed » (L’État du rêve : sous saisie) qui
    montrait que la crise des saisies avait abouti à la pire destruction de la
    richesse personnelle de l’histoire dans les communautés afro- et
    latino-américaines.

    Selon cette étude, les emprunteurs afro-américains ont perdu entre 71 et
    92 milliards de dollars en raison de prêts contractés ces huit dernières
    années. Les chiffres pour la population latino-américaine, qui sont un peu
    plus élevés que ceux de la population afro-américaine, indiquent des
    pertes gravitant entre 75 et 98 milliards de dollars.

    Par rapport à la crise financière, la crise croissante de l’économie
    capitaliste sévit partout, du fait que la surproduction se traduit par une
    hausse du chômage. Plus de 84.000 travailleurs ont perdu leur emploi en
    août, ce qui porte le total de l’année à 605.000. Plus de 2 millions de
    personnes se sont ajoutées aux sans-emploi ces douze derniers mois,
    portant le total officiel à 9,4 millions de sans-emploi. Le chômage à long
    terme est lui aussi à la hausse.

    Le chômage des travailleurs noirs à atteint 10,6 pour cent et est dû
    surtout aux pertes d’emplois parmi les femmes noires. Le chômage parmi les
    mères célibataires et les jeunes est lui aussi à la hausse. Et ces
    chiffres du gouvernement n’incluent pas les millions de travailleurs
    découragés qui ont renoncé à chercher un emploi.

    En pleine crise du crédit, on a annoncé que la production industrielle, la
    base de l’emploi et du revenu, avait connu en août la pire chute depuis
    trois ans. Il y a eu une baisse de 1,1 pour cent dans la production des
    usines, des mines et des services. La production automobile a chuté de 12
    pour cent, un record pour la décennie écoulée.

    Une chose est certaine, au vu de la crise actuelle : Ni la classe
    capitaliste, qui détient tout la richesse productive, ni le gouvernement
    capitaliste, qui supervise le système, n’ont le contrôle de la situation
    économique ou financière.

    .../...

    C’est une contradiction irréconciliable qu’une infime minorité contrôle la
    production de la richesse mondiale à son propre profit. C’est une
    contradiction irréconciliable que cette appareil mondial s’arrête de
    fonctionner quand il y a une crise de profitabilité pour les patrons. Et
    une telle crise surgit toujours, tôt ou tard, en raison de l’anarchie de
    la production capitaliste.

    .../...

    La totale :
    http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-09-22%2006:59:11&log=invites
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    Re: krach, boum, hue!

    Message par bye le Ven 26 Sep - 13:40

    Cette crise, une fois de plus, tombe à pic pour un certain nombre de dirigeants politiques, dont l'incompétence est souvent masquée derrière un rideau de fumée incantatoire.

    Par exemple, Sarkozy soit remercier en secret les banques d'affaires américaines qui viennent à son secours.
    En effet, au bout d'1 an de gouvernance, tout le monde peut s'apercevoir que la plupart des promesses du Président ne sont pas tenues: pouvoir d'achat, chômage, retraites,..
    Le chômage suivait une courbe descendante depuis quelques mois, et a commencé à remonter en juillet; c'est basique. Dans une économie de marché, s'il n'y a pas de levier incitateur à la relance ( soit un taux de croissance supérieur à 2 % ), les mesurettes ( heures supplémentaires non fiscalisées,..) peuvent faire illusion un moment, mais ne peuvent remplacer une vraie politique de l'offre ( réforme du tissu productif, accentuation de la recherche,...) couplée à une politique de la demande ( SMIC réhaussé, allocations,..).

    Le pouvoir d'achat, quant à lui, est négatif ( - 0,3 à 0,5 sur les 12 derniers mois ) suite à une augmentation des matières premières, des aliments, des loyers, à laquelle il convient d'ajouter les dépenses supplémentaires de santé: franchises médicales, médicaments de plus en plus déremboursés ( bientôt les génériques ).
    Là aussi, le pouvoir politique n'a rien fait: il peut agir sur la plupart des produits de consommation courante ( baisse de la TVA ), faire contribuer les richesses ( prise en compte du déficit du régime maladie, taxer les produits financiers, dividendes,..).

    Bref, l'Etat suit sa maxime; libéralisation accentuée du marché ( privatisation de la Poste ) qui donnera satisfaction à l'ensemble des acteurs: la fameuse " main invisible".

    Mais cette croyance libérale ne donne pas les résultats escomptés par ses supporters.
    Et le discours de Sarkozy à Toulon, où il semble donner àl'Etat, un rôle de refuge, amplifie son projet politique libéral, et certainement aggrave le fiasco économique.
    Il faut noter que Sarkozy commence à prononcer le mot " exonération" des problèmes que les citoyens subissent, et vont subir de plus en plus; ce n'est pas de sa faute, c'est celle de la crise. Il est exonéré par avance, et surtout par lui, de la responsabilité des problèmes.Bien joué, Sarko!

    D'autre part, l'Etat pouvant jouer le rôle de refuge, doit se renforcer; il faut donc diminuer la dette, et donc supprimer des postes de fonctionnaires ( 30 000 à 40 000 ), dans la logique libérale.
    Encore bien manoeuvré!

    Enfin, il assène cette manipulation, la veille de la présentation en Conseil des Ministres, du projet de budget 2009.
    Là, c'est un peu gros!
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    Re: krach, boum, hue!

    Message par bye le Jeu 9 Oct - 6:17

    10 questions sur la crise
    MICHEL COLLON

    1. « Subprimes » ? Le point de départ est une véritable escroquerie. Les banques occidentales ont gagné énormément d'argent sur le dos de ménages US en grande difficulté à qui on extorquait des remboursements exagérés. En se disant que s'ils ne parvenaient pas à rembourser, on raflerait leur maison pour une bouchée de pain.

    2. Seulement une crise bancaire ? Pas du tout. Il s'agit d'une véritable crise économique qui démarre par le secteur bancaire, mais dont les causes sont bien plus profondes. En réalité, toute l'économie US vit à crédit depuis plus de trente ans. Les entreprises s'endettent au-delà de leurs moyens, l'Etat s'endette au-delà de ses moyens (pour faire la guerre), et on a systématiquement poussé les particuliers à s'endetter, seul moyen de maintenir artificiellement une croissance économique.

    3. La cause profonde ? Pas question de l'indiquer dans les médias traditionnels. Pourtant, les subprimes ne sont que la pointe de l'iceberg, la manifestation la plus spectaculaire d'une crise générale de surproduction qui frappe les Etats-Unis, mais aussi les pays occidentaux. Si le fin du fin pour une multinationale consiste à licencier des travailleurs en masse pour faire faire le même travail par moins de gens, si en plus on baisse les salaires par toutes sortes de mesures et avec l'aide de gouvernements complices, à qui donc ces capitalistes vendront-ils leurs marchandises ? Ils n'ont cessé d'appauvrir leurs clients !

    4. Juste une crise à surmonter ? L'Histoire montre que le capitalisme est toujours allé d'une crise à l'autre. Avec de temps en temps, une « bonne guerre » pour en sortir (en éliminant des rivaux, des entreprises, des infrastructures, ce qui permet ensuite une jolie « relance »). En réalité, les crises sont aussi une phase dont les plus gros profitent pour éliminer ou absorber les plus faibles. Comme à présent dans le secteur bancaire US ou avec BNP qui avale Fortis (et ça ne fait que commencer). Seulement, si la crise renforce la concentration du capital aux mains d'un nombre toujours plus petit de multinationales, quelle sera la conséquence ? Ces super - groupes auront encore plus de moyens d'éliminer ou appauvrir la main d'oeuvre pour se faire une concurrence encore plus forte. Donc, retour à la case départ.

    5. Un capitalisme moralisé ? Ca fait cent cinquante ans qu'on le promet. Même Bush et Sarkozy s'y mettent. Mais en réalité c'est aussi impossible qu'un tigre végétarien ou un nuage sans pluie. Car le capitalisme repose sur trois principes : 1. La propriété privée des grands moyens de production et de financement. Ce ne sont pas les gens qui décident, mais les multinationales. 2. La concurrence : gagner la guerre économique, c'est éliminer ses rivaux. 3. Le profit maximum : pour gagner cette bataille, il faut réaliser un taux de profit non pas « normal et raisonnable », mais un taux de profit maximum qui permet de distancer ses concurrents. Le capitalisme, c'est donc bien la loi de la jungle, comme l'écrivait déjà Karl Marx : « Le Capital a horreur de l'absence de profit. Quand il flaire un bénéfice raisonnable, le Capital devient hardi. A 20%, il devient enthousiaste. A 50%, il est téméraire; à 100%, il foule aux pieds toutes les lois humaines et à 300%, il ne recule devant aucun crime. » (Le Capital, chapitre 22)

    6. Sauver les banques ? Bien sûr, il faut protéger les clients des banques. Mais ce que l'Etat fait en réalité, c'est protéger les riches et privatiser les pertes. L'Etat belge, par exemple, n'avait pas cent millions d'euros pour aider les petites gens à maintenir leur pouvoir d'achat, mais pour sauver les banques il trouve cinq milliards en deux heures. Des milliards que nous devrons rembourser. Ironie du sort : Dexia était une banque publique et Fortis a avalé une banque publique qui tournait très bien. Grâce à quoi ses dirigeants et actionnaires ont réalisé de juteuses affaires pendant vingt ans. Et maintenant que ça va mal, leur demande-t-on de payer les pots cassés avec les milliards qu'ils ont mis de côté ? Non, on nous demande à nous !

    7. Les médias ? Loin de nous expliquer tout ça, ils mettent l'accent sur des aspects secondaires. On nous dit qu'il faudra chercher les erreurs, les responsables, combattre les excès et bla bla bla. Or, il ne s'agit pas des erreurs de tel ou tel, mais d'un système. Cette crise était inévitable. Les sociétés qui s'écroulent sont les plus faibles ou les plus malchanceuses. Celles qui survivent, en acquerront encore plus de pouvoir sur l'économie et sur nos vies.

    8. Le néolibéralisme ? La crise a été non pas provoquée mais accélérée par la mode néolibérale de ces vingt dernières années. Or, ce néolibéralisme, les pays riches ont prétendu l'imposer de force dans tout le tiers-monde. Ainsi, en Amérique latine, que je viens d'étudier en préparant mon livre "Les 7 péchés d'Hugo Chavez", le néolibéralisme a plongé des millions de gens dans la misère. Mais l'homme qui a lancé le signal de la résistance, l'homme qui a démontré qu'on pouvait résister à la Banque Mondiale, au FMI et aux multinationales, l'homme qui a montré qu'il fallait tourner le dos au néolibéralisme pour réduire la pauvreté, cet homme-là, Hugo Chavez, les médias ne cessent de le diaboliser à coups de médiamensonges et de ragots. Pourquoi ?

    9. Le tiers-monde ? On nous parle uniquement des conséquences de la crise dans le Nord. En réalité, tout le tiers-monde en souffrira gravement du fait de la récession économique et de la baisse des prix des matières premières qu'elle risque d'entraîner.

    10. L'alternative ? En 1989, un célèbre auteur US, Francis Fukuyama, nous annonçait « la Fin de l'Histoire » : le capitalisme avait triomphé pour toujours, prétendait-il. Il n'a pas fallu longtemps pour que les « vainqueurs » se cassent la figure. En réalité, l'humanité a bel et bien besoin d'un autre type de société. Car le système actuel fabrique des milliards de pauvres, plonge dans l'angoisse ceux qui ont la « chance » (provisoire) de travailler, multiplie les guerres et ruine les ressources de la planète. Prétendre que l'humanité est condamnée à vivre sous la loi de la jungle, c'est prendre les gens pour des cons. Comment faut-il concevoir une société plus humaine, offrant un avenir décent à tous ? Voilà le débat qu'il nous incombe à tous de lancer. Sans tabous.

    6 octobre 2008

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    "Parachute doré"

    Message par admin le Sam 11 Oct - 21:06

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    Re: krach, boum, hue!

    Message par Ego autem semper le Dim 19 Oct - 23:42

    Monsieur Henry M. Paulson signale dans son communiqué du 14 octobre 2008 en tant que représentant du Trésor des USA; affirme que pendant la participation de l'état en tant qu'actionnaires des banques et institutions financières, il est interdit tout pratique du genre parachute doré, et autres rémunérations excessives

    Egalement "pour une fois, n'est pas coutume" il est admis que l'accumulation de capital de la part des institutions financières (je dois ajouter, des magnats de la finance) est un frein à la croissance et le pouvoir d'achat des ménages des Etats-Unis d'Amérique.

    http://www.treas.gov/press/releases/hp1205.htm

    Dommage que les élites politiques n'aient encore mesure le pouvoir des disetteux à travers du volume de leurs achat. "Le pouvoir d'achat et son rôle dans l'économie"

    Je disais dans une intervention d'autre forum que monsieur Paulson reste avec la philosophie de Montesquieu, qui croyait que la production se suffisez pour ouvrir le marché, alors qu'il me semble prudent de reprendre Quesnay quant au rôle des ressources, puisque c'est de là que j'ai sort l'idée de la valeur ajouté comme principal source de formation de capital, sachant qu'il n'y a pas que des ressources mais des ressources non renouvelables, donc une transformation qui reste responsable d'un incrément inquiétant des déchets et de pollution.

    Tan pis pur leur erreurs, puisque ainsi c'est leur système qui perd pied. Et mon idéologie prend tout son sens.
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    Re: krach, boum, hue!

    Message par bye le Lun 3 Nov - 17:26

    L'analyse parfaite de la crise des subprimes
    http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-10-23%2017:45:36&log=invites

    Crises des subprimes : une explication très simple pour ceux qui essayent
    encore de comprendre

    Alors voilà, Mme Ginette a une buvette à Bertincourt, dans le pas de Calais.
    Pour augmenter ses ventes, elle décide de faire crédit à ses fidèles
    clients, tous alcooliques, presque tous au chômage de longue durée. Vu
    qu’elle vend à crédit, Mme Ginette voit augmenter sa fréquentation et, en
    plus, peut aussi augmenter un peu les prix de base du « Calva » et du ballon
    de rouge.

    Le jeune et dynamique directeur de la banque locale, quant à lui, pense que
    les ardoises du « troquet » constituent, après tout, des actifs recouvrables
    et commence à faire crédit à Mme Ginette ayant les dettes des ivrognes comme
    garantie.

    Au siège de la banque, des Traders avisés transforment ces actifs
    recouvrables en CDO, CMO, SICAV, SAMU, OVNI, SOS et autres sigles financiers
    que nul n’est capable de comprendre.

    Ces instruments financiers servent ensuite de levier au marché actionnaire
    et conduisent, au NYSE, à la City de Londres, aux bourses de Francfort et
    de Paris, etc .., à des opérations de dérivés dont les garanties sont
    totalement inconnues de tous (c'est-à-dire les ardoises des ivrognes de Mme
    Ginette).

    Ces « dérivés » sont alors négociés pendant des années comme si il
    s’agissait de titres très solides et sérieux sur les marchés financiers de
    80 pays.

    Jusqu’au jour ou quelqu‘un se rend compte que les alcoolos du troquet de
    Bertincourt n’ont pas un « rond » pour payer leurs dettes.

    La buvette de Mme Ginette fait faillite.

    Et le monde entier l’a dans le cul…….
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    Re: krach, boum, hue!

    Message par bye le Lun 29 Déc - 8:00

    Selon le Fonds monétaire international
    La crise économique sera pire en 2009 et affectera le monde entier
    http://www.latribune-online.com/economie/8901.html
    13-12-2008


    Synthèse de Badiaa Amarni

    Après la Banque mondiale (BM) qui a rendu public mardi dernier un rapport sur la croissance économique mondiale qui ne dépassera pas les 0,9% en 2009, c’est au tour du FMI (Fonds monétaire international) d’annoncer que la crise financière sera pire l’année prochaine et affectera tous les pays du monde.
    M. Dominique Strauss-Kahn, son directeur général, a annoncé que «la crise financière est mondialisée et qu’aucun pays n’échappera à ses effets qui seront pires en 2009». Cette situation de crise sera installée dans le monde entier, que ce soit aux Etats-Unis, en Europe ou dans d’autres régions. Il est prévu une croissance négative l’année prochaine, estime-t-il encore.
    S’exprimant au cours d’une conférence de presse lors de sa visite, jeudi dernier, au Costa Rica, le patron du FMI fera savoir que le fait que «2008 fut une année difficile pour l’économie mondiale, nous ne pouvons nous attendre à ce que 2009 soit meilleure».
    La tournée de Strauss-Kahn en Amérique centrale et dans les Caraïbes, faut-il le noter, avait pour but l’analyse des mesures possibles pour faire face à la crise ou, le cas échéant, offrir un appui financier.
    Le premier responsable du FMI avait recommandé mercredi dernier «de recourir à des plans de relance économique plutôt qu’à des réductions supplémentaires des taux d’intérêt pour faire face à la crise financière».«Les pays aux situations supposées plus solides, ceux qui ont la capacité de financer de nouveaux efforts et ceux qui ont un niveau de dette supportable sur le long terme, doivent être en première ligne pour soutenir la demande mondiale», avait-il déclaré dans la capitale jamaïcaine. Ainsi, la récession mondiale s’installe pour affecter même les pays en développement jusque-là épargnés, selon un rapport de la Banque mondiale. Toujours selon cet organisme, «la région Moyen-Orient et Afrique du Nord semble avoir bien résisté en 2008, avec une croissance maintenue à 5,8%. Mais ce chiffre global masque des fluctuations considérables au niveau du commerce, de la balance courante et des conditions du financement extérieur. Les pays exportateurs de pétrole étant confrontés à une baisse de revenus en 2009, la croissance régionale ne devrait pas dépasser 3,9% en 2007».
    La gravité de la crise financière mondiale apparaît à travers Bank of America qui compte supprimer 30 000 à 35 000 postes dans les trois ans, à la suite du rachat de la banque d’affaires Merrill Lynch et en raison du «mauvais climat économique». Elle apparaît aussi dans le crash que subissent le secteur de l’automobile et bien d’autres domaines d’activité.
    Les pays du monde entier sont en train de prendre des mesures à même de pallier cette crise financière. Celle-ci sera au menu d’un sommet tripartite qui réunira des dirigeants du Japon, de la Chine et de la Corée du Sud aujourd’hui à Fukuoda (sud-ouest du Japon). Une volonté de contribuer à la relance économique internationale «puisque l’Asie va rester au centre de la croissance mondiale».
    Il faut rappeler que Tokyo avait déjà pris l’engagement de prêter jusqu’à 100 milliards de dollars au Fonds monétaire international (FMI), à même d’aider les pays émergents frappés par la crise financière. Faut-il noter qu’en Europe, les principales places financières ont terminé sur des notes discordantes. Paris a abandonné 0,43%, Francfort 0,78%, tandis que Londres gagnait 0,49%. Les Bourses asiatiques ont terminé en ordre dispersé, Tokyo gagnant 0,70% et Hong Kong 0,2%, mais Shanghai a abandonné 2,28%.

    B. A.
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    Re: krach, boum, hue!

    Message par bye le Lun 29 Déc - 8:58

    Avec le nouveau krach Bernard Madoff,

    le système tant aimé par Sarkzoy s’effondre encore davantage

    par Gérard Filoche


    Est-ce que les 50 milliards de dollars d’escroquerie de Madoff ex patron du Nasdaq sont à la marge du système ?
    Non, c’est tout le système Sarkozy qui est en cause !
    C’est le cœur du système capitaliste qui est en jeu. Le système tant aimé par Nicolas Sarkozy qui a tant prôné la déréglementation boursière, les prêts hypothécaires, les subprimes, la main invisible du marché, les cadeaux-aux-riches-qui-font-avancer-l’économie, les fonds de pension dans lesquels il veut faire disparaître nos retraites…etc.

    Avec le nouveau krach Bernard Madoff, BNP Paribas y perd 350 millions d’euros, Natixis 250 millions, la banque d’Espagne 4,5 milliards, la japonaise Nomura et trois fonds de pension géants (Fairfield Greenwich Group, Tremont Capital Management, Maxam Capital Management) tout autant…

    On ne compte plus ce que les amis sarkozystes du Fouquet’s qui ont fait de plus en plus d’argent en exploitant de plus en plus les salariés, ont spéculé, gagné et perdu, regagné et re-spéculé… Nicolas Sarkozy ne cesse pourtant de leur redonner des milliards et des milliards, il a inventé soudain des centaines de milliards qu’il refusait de donner à nos hôpitaux, nos écoles, nos banlieues, nos salaires, nos services public en prétextant, le menteur, que « les caisses étaient vides ».

    Et les Bouygues, Dassault, Lagardère, Pinault, tous les amis de Sarkozy, encaissent et continuent à alimenter le même système pourri que leur petit maître de l’Elysée protège et prolonge… Elu par 53 % des Français Sarkozy dirige pour 2 % de privilégiés, ses amis banquiers et banqueroutiers !

    Les 378 000 millionnaires en euros français qui placent chez Lehmann Brothers et Madoff Investment Securities, ces rapaces détruisent nos usines, licencient, et Nicolas Sarkozy leur a donné un « bouclier fiscal » et le député UMP Marini propose de déduire leurs pertes de leurs impôts ! Le CAC 40 gagnera pourtant autant d’argent cette année, plus de 100 milliards d’euros de bénéfice, cinq fois plus qu’il y a 5 ans. Les 500 premières familles en France ont gagné 80 milliards d’euros de plus l’an passé que l’année d’avant.

    Et Sarkozy veut nous faire payer LA crise à NOUS !

    Sarkozy supprime 65 000 postes de professeurs en 4 ans au détriment de nos jeunes et l’école publique républicaine. Sarkozy vend EDF à des actionnaires qui augmentent le prix du gaz et spéculent sur notre dos. Sarkozy bloque le Smic alors qu’il y a 7 millions de travailleurs pauvres. Sarkozy veut nous forcer à travailler le dimanche et jusqu’à 70 ans, pour toute réponse, en prétendant que c’est sur la base du volontariat, alors que chacun sait pertinemment que le volontariat n’existe pas en droit du travail !

    Les 26 milliards du plan de « relance » inventé en dernier lieu par Nicolas Sarkozy ne vont pas au bon endroit : seule la hausse immédiate et massive des salaires permettra la relance de l’économie.

    Faites confiance aux salariés, pas aux banquiers ! Les salariés, 93 % de la population active, doivent recevoir en urgence, un Smic à 1600 euros, 200 euros de hausse immédiate pour toutes et tous, ils consommeront et l’économie se relancera plus sûrement que par les escrocs qui dirigent les banques, les spéculateurs rapaces, et les actionnaires avides…

    Redistribuez immédiatement les richesses par les salaires : la consommation et la protection sociale s’en trouveront aussi vite renforcées !

    Contrôle immédiat des licenciements, suspension de tous les licenciements boursiers, abusifs !

    Dehors Sarkozy, son système amène le malheur, et ses mensonges sont trop gros : l’homme qui allait « chercher la croissance avec les dents », l’incroyable « président du pouvoir d’achat », l’homme du pseudo « gagner plus travailler plus » qui produit des centaines de milliers de chômeurs et de miséreux… Démission Sarkozy : tout ce qu’il fait est nuisible et fait courir notre pays à sa perte !

    Unité de toute la gauche pour une alternative de transformation sociale profonde !

    Gérard Filoche, lundi 15 décembre 2008, D&S

    http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article1719
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    Re: krach, boum, hue!

    Message par bye le Mer 28 Jan - 6:57

    De "nombreuses" banques sauvées grâce à l'argent de la drogue (ONUDC)
    AFP 24.01.09 | 12h37

    L'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) est
    fondé à penser que "de nombreuses" banques ont été sauvées de la crise financière grâce à de l'argent provenant du narcotrafic, indique son directeur, Antonio Maria Costa, dans une interview à paraître lundi.
    L'ONUDC dispose d'éléments selon lesquels "des crédits interbancaires ont été financés grâce à des fonds issus du trafic de drogue et d'autres activités illégales", a-t-il déclaré à l'hebdomadaire autrichien Profil.
    Selon ces renseignements, "de nombreuses banques ont été sauvées de cette façon", a souligné M. Costa, sans cependant donner plus de précisions.
    "Durant la seconde moitié de 2008, le manque de liquidités a été le
    principal problème du système bancaire, et le capital disponible est devenu un facteur fondamental", a-t-il rappelé.
    Or "dans de nombreux cas, l'argent de la drogue est le seul capital
    d'investissement disponible" quand les Etats ne débloquent pas
    eux-mêmes des fonds de secours, a déclaré le responsable.
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    Re: krach, boum, hue!

    Message par bye le Sam 7 Mar - 7:30


    Nous ne paierons pas pour leurs crises
    Le 28 Mars, imposons nos solutions face au G20


    Le G20, qui regroupe les gouvernements des 20 pays parmi les plus riches du monde, se réunira le 2 avril à Londres avec la prétention d’apporter des réponses à la crise. Nous qui intervenons sur les terrains sociaux, économiques, écologiques, de la paix ou de
    la solidarité internationale savons les dégâts qu'ils ont eux-mêmes
    causés.
    Ces dégâts sont la conséquence d’un modèle ultra-libéral fondé sur le laisser-faire, l’accumulation des profits à court terme par une minorité, la spéculation financière, la répartition inégale des
    richesses, un système commercial injuste, le recours à l'endettement irresponsable et/ou illégitime, le productivisme, le pillage des ressources naturelles, la privatisation des services publics et la militarisation des rapports internationaux...

    Rejoignez le mouvement international de mobilisation du 28 mars 2009 !
    A Paris, rendez-vous Place de l'Opéra le 28 mars à 14h30 pour des actions de rue et une manifestation.
    http://www.mvtpaix.org/actualites/actualites.php#G20
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    Re: krach, boum, hue!

    Message par bye le Lun 16 Mar - 6:54

    Une bonne nouvelle : Y'a des riches qui trinquent aussi...

    http://www.challenges.fr/classements/fortune.php?cible=164

    les Familles Meyer et David-Weill 54ème plus grande fortune de France
    Fortune
    en 2008 : 782 M€
    en 2007 : 1 419 M€
    rézultat : -44.89%

    Ces familles ont 23% du fonds d'investissement (5 milliards d'actifs), dont la capitalisation boursière a perdu plus de 30% sur un an.

    SOCIETE : EURAZEO - SECTEUR :
    Holding - ADRESSE : 3, rue Jacques Bingen - VILLE : 75017
    Paris


    Dans le même secteur

    * Familles Wendel
    * Ruggieri Charles
    * Meyer Léone
    * Martel Pierre-André

    * Baur Charles
    * Picciotto Sébastien
    * Tchénio Maurice
    * Lafonta Jean-Bernard

    http://www.challenges.fr/classements/fortune.php
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    Re: krach, boum, hue!

    Message par bye le Ven 27 Mar - 6:55

    Avaaz.org -
    Sauvons l'économie mondiale!






    Chers amis ,

    D’ici quelques jours, les dirigeants mondiaux se réuniront lors du Sommet du G20 à Londres pour tenter de trouver des moyens de surmonter la crise. Il est absolument crucial que ces derniers s’entendent une relance verte et sur un plan de sauvetage ambitieux qui stimulera, encadrera et réformera en profondeur
    l’économie mondiale.

    Sans d'intenses pressions internationales dans les jours à venir, nos dirigeants pourraient rater cette occasion historique. Nous avons donc décidé de lancer de toute urgence une pétition à
    l’occasion du Sommet de Londres. Celle-ci sera remise directement aux représentants officiels du sommet et aux dirigeants lors d’une marche de milliers de personnes ce week-end. Pour ajouter votre signature, cliquez sur ce
    lien :


    >http://www.avaaz.org/fr/global_economic_rescue


    Une dépression mondiale menace tout ce qui nous est cher : en faisant augmenter le niveau de pauvreté, elle pourrait favoriser les conflits, menacer l’environnement et nos emplois ainsi que l’avenir de nos enfants. Cependant, un plan de sauvetage puissant et concerté de la part de nos gouvernements pourrait empêcher cette dépression. Les États doivent
    s’entendre pour stimuler leurs économies respectives, aider les économies vulnérables à éviter l’effondrement, réguler les marchés financiers internationaux et démocratiser les institutions comme le Fonds monétaire international.

    Les dirigeants sont encore bien loin d’arriver à un consensus sur ce genre d’action ambitieuse; c’est pourquoi, par nos voix et nos
    manifestations, nous devons les presser d’agir. Les médias du monde entier seront à Londres afin de couvrir le sommet. Grâce aux milliers de membres d’Avaaz vêtus de casques de protection verts et portant des bannières en notre nom, la marche bénéficiera d’une vaste couverture médiatique qui attirera l’attention des dirigeants mondiaux.

    Tous les signataires auront également la chance de voter sur les principes et réformes nécessaires à la reconstruction de l’économie mondiale. Toute nos demandes seront remises lors du sommet du G20 alors... merci de signer la pétition dès maintenant :


    http://www.avaaz.org/fr/global_economic_rescue

    En 1933, les dirigeants mondiaux s'étaient réunis à Londres et n’avaient pas réussi à éviter une dépression mondiale qui avait alors duré toute une décennie.
    Aujourd'hui, en 2009, les citoyens du monde doivent exiger de leurs dirigeants qu’ils trouvent une solution.
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    Re: krach, boum, hue!

    Message par bye le Lun 30 Mar - 6:55

    Hold-up international : halte à l'impunité des entreprises !
    http://www.oxfamfrance.org/evasionfiscale/index.php
    La fraude fiscale des multinationales, ce sont 125 milliards d'euros qui s'envolent chaque année des pays du Sud vers les paradis fiscaux.

    La réflexion globale engagée sur les solutions à apporter à la crise financière actuelle ne peut laisser à l'écart la question fondamentale de la fuite des capitaux en provenance des pays du Sud et de la responsabilité des entreprises dans cette
    hémorragie fiscale qui compromet gravement le développement de ces Etats. A l'heure où d'importantes échéances sont à venir – sommets du G20 et du G8 –, mobilisons-nous pour que l'Union européenne agisse en conséquence et impose des règles à l'échelle internationale !

    Dans le monde aujourd'hui, des millions de personnes sont encore privées des droits les plus élémentaires que sont l'accès à l'éducation et à la santé. 80 millions d'enfants, en majorité des
    filles, ne vont pas à l'école. 8000 personnes meurent chaque jour du sida parce qu’elles n’ont pas les moyens de se procurer les traitements nécessaires. Une femme meurt toutes les trois secondes des suites de sa grossesse. Pour que chaque habitant de notre planète puisse bénéficier de ces droits essentiels, il faudrait créer 6 millions de postes d'enseignants et de personnels de santé
    supplémentaires.

    Mais la plupart des pays en développement n'ont pas les
    ressources suffisantes pour investir dans des services publics de qualité, ressources encore plus diminuées pour faire face à la multiplication des crises mondiales. Dans ce contexte, l’aide publique au développement reste un outil indispensable qui joue un rôle crucial lorsqu'il s'agit de reconstruire des Etats dignes de ce nom. Mais elle n’est ni une recette miracle ni une solution à
    long terme. En recul au niveau mondial, européen et français, elle fait surtout figure de pâle palliatif face à ce qui ampute les pays les plus pauvres d’une grande partie des ressources nécessaires aux investissements dans les services publics sociaux : la fuite illicite des capitaux.

    En effet, sur le long terme, l'accès à l'éducation et à la santé se finance essentiellement, non par des aides externes aléatoires et conditionnées, mais par le prélèvement de l'impôt national. Pour investir dans des services essentiels gratuits et universels, puis en garantir la pérennité, la libération de ressources stables et suffisamment importantes que sont les revenus fiscaux dus à ces Etats s'avère indispensable.
    en savoir plus :
    http://www.oxfamfrance.org/evasionfiscale/index.php
    pétition :
    http://www.oxfamfrance.org/php/petition-holdup.php
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    Re: krach, boum, hue!

    Message par bye le Lun 30 Mar - 7:29

    Le 18 mars 2009 : fin du
    capitalisme

    Publié par Paul Jorion
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=2354
    Ce texte est un « article presslib’ » (*)

    La date d’aujourd’hui, le 18 mars 2009, sera retenue par l’histoire, tout comme celle du 29 mai 1453 le fut pour la chute de Constantinople ou celle du 9 novembre 1989 pour la chute du mur de Berlin, comme celle qui signa la fin du capitalisme.

    Aujourd’hui en effet, la Federal Reserve Bank, la banque centrale américaine, a annoncé son intention de racheter des Bons du Trésor (dette à long terme des États–Unis) en quantités considérables (pour un volant de 300 milliards de dollars), son budget atteignant désormais le chiffre
    impressionnant de 1,15 mille milliards de dollars. Pareil au serpent ouroboros dévorant sa propre queue, les États–Unis avaleront donc désormais leur propre dette, un processus désigné par l’euphémisme sympathique de « quantitative
    easing ». Pareille à celui qui tenterait de voler en se soulevant par les pieds, la nation américaine met fin au mythe qui voudrait que l’argent représente de la richesse : dorénavant la devise américaine représentera uniquement le prix du
    papier et de l’encre nécessaire pour imprimer de nouveaux billets. Elle se coupe aussi, incidemment, de la communauté internationale, mais baste !

    Le dollar cessa de valoir de l’or quand, en 1971, le président Nixon mit fin à la parité du dollar avec ce métal. En 2009, le président Obama, en permettant à la Fed d’imprimer autant de dollars qu’elle le jugera bon, a mis fin à la parité du dollar avec quoi que ce soit, faisant de l’arrogance de la nation américaine la seule mesure restante de la valeur de sa devise. « Your Mamma still loves you !
    » : le gosse, tout faraud, présente son premier spectacle et sa mère qui n’a pas voulu que son amour-propre courre le moindre risque a acheté tous les tickets
    !

    Si la Chine attendait un signal pour se débarrasser de ses dollars, le voici ! Un article très intéressant dans l’Asia Times d’aujourd’hui, signé par Joseph Stroupe, explique comment la Chine, tentant de se délester en douce de ses dollars, les transfère discrètement à des fonds qui achètent des ressources minières et pétrolières. Stroupe, faisant reposer ses analyses sur des chiffres rassemblés par Rachel Ziemba, une collaboratrice de Nouriel Roubini, calcule que la Chine pourrait atteindre son objectif de réduction massive de son exposition
    au cours du dollar en un an environ. Nul doute que l’on ne dormira pas beaucoup cette nuit à Pékin et à Shanghai, tout occupé que l’on sera à acheter
    fébrilement des mines et des puits pétroliers aux quatre coins du monde
    !

    Ah oui, j’oubliais : la bourse de New York, considérant qu’il s’agissait d’une bonne nouvelle, a clôturé en hausse.

    (*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un «
    journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant
    que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.
    http://www.pauljorion.com/blog/?page_id=647

    à propos de Paul Jorion, anthropologue et sociologue, spécialisé dans les sciences
    cognitives et l'économie :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Jorion


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    Re: krach, boum, hue!

    Message par bye le Lun 30 Mar - 7:31

    Publié le 20/03/2009 à 13:07 Reuters
    Le statut du dollar contesté après les mesures de la Fed
    http://www.lepoint.fr/actualites-economie/le-statut-du-dollar-conteste-apres-les-mesures-de-la-fed/916/0/327602

    La chute du dollar déclenchée par l'annonce de la Réserve fédérale des Etats-Unis de son intention d'acheter massivement des obligations d'Etat est historique et annonce la fin de son statut de valeur phare, estiment certains analystes. Pour d'autres, la chute n'est que momentanée.

    La Fed a annoncé mercredi son intention d'acheter pour 300 milliards de dollars d'obligations du Trésor américain sur les six prochains mois. Il s'agit de son premier achat de papier
    souverain à grande échelle depuis le début des années 60.

    La banque centrale veut aussi augmenter ses achats de titres obligataires reposant sur la titrisation de crédits dans l'immobilier résidentiel.
    Cette décision fait craindre qu'un gonflement du bilan de la Fed ne se traduise par une offre excédentaire de dollars et ne ré-enclenche un phénomène inflationniste. Sur le marché des options, les investisseurs ont commencé à se positionner dans l'idée que la baisse du dollar va continuer avec des options de vente sur le billet vert et des options d'achats sur l'euro.

    L'euro a dépassé 1,37 dollar jeudi en séance puis vendredi matin, son plus haut niveau depuis début janvier, pour revenir ensuite sous ce niveau. Depuis vendredi dernier, la monnaie européenne a gagné quelque 6%, sa plus forte hausse depuis son lancement en
    1999.

    Le dollar est parti pour afficher cette semaine sa plus forte baisse hebdomadaire depuis 24 ans contre un panier de grandes devises. Il
    s'agira de sa plus forte baisse depuis 1985, année des accords du Plaza qui visaient à faire baisser le cours du dollar.

    Si la chute est supérieure à 5,2%, ce sera la plus forte depuis l'abandon en 1973 du système des taux de change fixes mis en place à Bretton Woods en 1944.

    "C'est un moment historique, le début de la dévalorisation de la monnaie qui sert de réserve au monde. Et il semble à de nombreux participants que dans le grand vent de l'histoire, nous sommes témoins de la chute de 'Rome' sur le Potomac", commente
    Alan Ruskin, chez RBS Greenwich Capital.

    "LE JOUR OÙ LE DOLLAR EST MORT"

    Les analystes de la banque Standard Chartered ont intitulé une note : "le jour où le dollar est mort", voient l'euro monter à 1,55 dollar à la fin de l'année. Le plus haut niveau de l'euro a été atteint le 15 juillet à plus de 1,60 dollar.

    "Nous ne pensons pas que ce soit le début d'une nouvelle
    tendance pour le dollar", affirme au contraire Michael Woolfolk, cambiste à la Bank of New York Mellon à New York. "Nous pensons que le paysage économique va à nouveau se détériorer dans le courtant de l'année, ce qui déclenchera un retour en force sur le dollar."

    Autre facteur de hausse du billet vert : le sentiment de plus en plus partagé que l'attitude très interventionniste de la Fed face à la crise aidera les Etats-Unis à être les premiers à s'en sortir,
    estime Ronald Simpson, chez Action Economics en Floride.

    Il souligne qu'à un certain stade, si toutes les banques des pays du G7 procèdent à une politique d'ajustement quantitatif - c'est-à-dire inonder le système bancaire de liquidités pour relancer l'activité de prêts quand les taux d'intérêt sont déjà à zéro ou presque - cela ramène tout le monde sur un pied d'égalité.

    "Actuellement, tout le monde fait : 'oh non, la Fed s'engage
    dans un assouplissement quantitatif et dans l'impression de papier, mais c'est aussi le cas du Royaume-Uni, de la Suisse et du Japon", dit-il.

    Il reconnaît qu'à court terme, l'euro pourra peut-être atteindre 1,39 dollar ou 1,40 dollar, pour ensuite reperdre du terrain.

    Bien que les Etats-Unis soient au centre de la crise financière, le dollar a bondi ces derniers mois pour atteindre un plus haut de trois ans contre un panier de devises, alors que les investisseurs cherchaient refuge dans les emprunts du Trésor américain, qui
    profitent de la confiance et du crédit dont bénéficient les Etats-Unis par rapport aux autres pays.

    "Le dollar reste la seule devise refuge dans le monde. C'est la devise de réserve de premier choix pour les banques centrales",
    affirme Woolfolk.

    "Tout simplement, aucune autre devise ne peut s'en rapprocher. Et naturellement, aucun autre pays ne veut actuellement une devise
    forte."

    "Si la gravité de la situation économie et l'assouplissement
    quantitatif représentent un poids pour le dollar, un nouvel accès d'aversion face au risque pourrait faire cesser cela car le rapatriement de capitaux soutient le dollar", fait valoir Michael Hart, responsable des changes chez Citigroup à Londres.

    Danielle Rouquié

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