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    Re: Ecoles, lycées

    Message par bye le Mar 10 Fév - 7:14

    Je vous livre ce message hallucinant. C'est gros, donc l'info est à vérifier et à recouper, mais compte tenu du contexte actuel.....tout
    est possible (on nous avait prévenu....)

    Voilà le dit message:

    *Objet : *Évaluation sous surveillance

    Les gendarmes dans les écoles

    Bonjour à tous,
    Gros choc cette semaine. *La gendarmerie nationale est venue dans plusieurs écoles primaires de l'Hérault (à la demande de la direction de l'Education nationale ?) pour vérifier si les enseignants de CM2 faisaient bien passer les évaluations du Ministère.* Les gendarmes voulaient savoir si des parents occupaient l'Ecole pour empêcher le déroulement de ces évaluations. Ils ont demandé aux directeurs des écoles de leur fournir le nom de parents, le cas échéant, ainsi que leur propre nom s'ils laissaient des parents occuper « leur » école.

    Les gendarmes cherchent également à connaître l'identité desenseignants qui n'ont pas fait passer ces évaluations.

    Comme vous le savez peut-être ces évaluations sont les ex-évaluations d'entrée en 6eme, que l'on fait passer au CM2 en janvier. Ces évaluations vont donc mesurer des compétences erronées puisque le programme de CM2 n'est pas terminé en janvier... Les résultats de ces évaluations seront
    forcément "mauvais", ce qui légitimera toutes les réformes en cours.

    Par ailleurs, ces mêmes gendarmes sont présents lors des réunions d'information et de concertation lors des assemblées générales et des réunions entre l'IEN et les enseignants. Lors d'une réunion entre une IEN et ses directeurs d'école, des parents souhaitant s'exprimer, les gendarmes ont fait évacuer dans un calme relatif l'assemblée.

    Les enseignants et les parents s'exposent à des sanctions administratives et/ou judiciaires.

    Ces actions sont-elles en accord avec l'idée que nous avons de l'école ? Sommes-nous fliqués au sens propre comme au figuré dans les écoles ?

    http://www.nod32.com http://fr.groups.yahoo.com/group/nonauxnouveauxprogrammes/message/472;_ylc=X





    J'ai reçu çà par un collègue de la FCPE :




    Fédération
    des Conseils


    de
    Parents d'Elèves


    des
    Ecoles Publiques



    108-110
    Av. Ledru-Rollin


    75544
    PARIS Cedex 11


    Tél :
    01.43.57.16.16


    Fax :
    01.43.57.40.78



    e-mail :
    fcpe@fcpe.asso.fr

    Site :
    www.fcpe.asso.fr

    «Pour une école laïque, plus juste, plus équitable et plus
    démocratique »


    Signez et faites signer l'appel « L'éducation
    est notre avenir »


    Adhérez et faites adhérer à la FCPE

    ____________________________________________________

    Aux
    CDPE


    Chers amis,

    Vous êtes plusieurs à nous interroger sur un message électronique contenant une « réponse de la CNIL » indiquant ne pas avoir encore rendu son avis sur le fichier informatique recensant les résultats des évaluations de CM2. L'utilisation de ce fichier pour collationner les résultats serait dans ce cas illégale. Nous n'avons pour l'instant pas pu avoir confirmation par la CNIL de cette réponse et donc de l'illégalité du fichier utilisé par le ministère de l'Education nationale.


    Cependant, en attendant une réponse officielle, vous pouvez vous opposer au traitement des résultats par ce fichier en reprenant par exemple le modèle de lettre d'Opposition au traitement des évaluations CM2 qui circule sur Internet (voir pièce jointe).

    L'objet de la lettre d'Opposition au traitement des évaluations
    CM2
    est de contester le traitement informatique des résultats des
    évaluations et de demander à l'administration de justifier sur quelle base
    légale elle opère et notamment si elle respecte les dispositions de la loi n°
    78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés.


    En effet, si l'avis de la CNIL semble avoir été sollicité pour la création du fichier contesté, il n'est pas avéré qu'un avis favorable ait été rendu pour le moment. Aucun avis ne figure en tout cas sur le site de la CNIL et celle-ci ne nous a pas non plus proposé de nous le communiquer lorsque nous l'avons sollicitée par téléphone. Il appartient à l'administration de faire la preuve qu'elle agit dans la légalité et donc de produire cet avis.

    C'est donc user de son droit de citoyen et agir sur le fondement de l'article 15 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 que de demander compte à un agent public de son administration.

    Ce courrier s'adresse aux enseignants et directeurs d'école, l'objectif étant qu'ils se retournent vers les IA pour demander des instructions et qu'ainsi le mécontentement des parents soit remonté.

    De plus, nous vous rappelons que l'évaluation des élèves fait partie des missions des enseignants et qu'ils organisent celle-ci dans le cadre de leur liberté pédagogique. Pour sa part, la FCPE s'est prononcée officiellement pour le report des évaluations nationales de CM2 par communiqué de presse en date du 15 janvier 2009 mais elle est favorable
    à l'organisation d'évaluations diagnostiques comme il en existait en CE2 et en
    6ème jusqu'à l'année dernière et à l'exploitation statistique nationale de ces données rendues anonymes, à des fins de pilotage du système.
    C'est aussi grâce à de telles données que la nocivité du redoublement a été
    incontestablement mise en évidence par les chercheurs. On ne peut donc que regretter l'abandon des évaluations diagnostiques de CE2 et
    6ème.


    Mais forcer le trait avec de telles évaluations, biaisées parce que portant sur des éléments du programme non encore abordés, leur retire toute valeur et rend leur exploitation impossible.
    D'autant que la majorité des enseignants n'a pas suivi les évaluations à la
    lettre mais les a adaptées à la situation de sa classe. Il ne sera donc pas
    possible des les utiliser en comparaison nationale. L'utilité de la saisie des
    résultats dans un fichier informatique national est donc caduque pour cette
    année. Les résultats de ces évaluations doivent rester au niveau de la classe.


    Jean-Jacques HAZAN,

    Président

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    Re: Ecoles, lycées

    Message par bye le Sam 14 Fév - 22:26

    ]"Médiateurs scolaires" aux domiciles...








    • 5000 personnes sur des postes nommés "Médiateurs de réussite scolaire" :
    Le Ministère de l'Education Nationale va les recruter, "pour 'absentéisme"...
    La circulaire est signée conjointement du Ministre et de Fadela Amara, pour la Politique de la ville...

    Ce seront des "contrats aidés", et aucune qualification initiale n'apparait requise.
    Les missions sont entre autre, d'enquêter au domicile des familles pour le compte de l'établissement scolaire.

    Le SNUAS-FSU Syndicat National Unitaire de Assistants Sociaux-FSU, alerte et appelle les AS scolaires à garder toutes réserves déontologiques, et préserver le Secret professionnel, dans leur mission qui depuis plus de 50 ans, consiste justement à faire ce travail complexe et qualifié, du lien famille/établissement
    scolaire.


    Le gouvernement ne modifierait-til aps ici un peu sa stratégie pour essayer de supprimer les AS scolaires ?
    Il y a quelques années, l'idée avait été de les transférer au Conseils Généraux, comme a été le transfert effectif des Techniciens et Ouvriers Spécialisés (les TOS).
    Dernièrement, il y a l'obligation faite aux éducateurs de prévention d'être affectés à un établissement, pour y travailler en interne et non plus en relation.
    Maintenant : le recrutement de personnels totalement précaire et non qualifié, en complément, pour se rendre dans l'intimité familiale des élèves.
    Une autre dimension en parallèle : enfoncer la Politique de la Ville associée, et la "Réussite éducative" dans un rôle de délation des familles.
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    Re: Ecoles, lycées

    Message par bye le Ven 13 Mar - 5:16

    .



    Elitisme et inégalités : les deux mamelles de l’école française ?









    - Loin derrière les Finlandais et les Coréens (du Sud), les élèves français de 15 ans… Pourquoi ce classement très très moyen ? Les sociologues Christian Baudelot et Roger Establet, qui ont décortiqué les résultats des enquêtes PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves), estiment que l’école française souffre avant
    tout d’être “trop et trop tôt sélective”, et de renforcer les
    inégalités sociales.

    Un petit livre compact, bourré d’analyses, parfois discutables mais
    toujours intelligentes. Deux heures de lecture fluide. Et les débats de café du commerce sur l’école (« le niveau baisse »… « les groupes de niveau sont la solution…les redoublements, aussi…», etc.) qui vous paraissent soudain dérisoires. Une bouffée d’air frais !

    Dans L’Elitisme républicain (Seuil), deux sociologues
    habitués à secouer le cocotier des idées reçues, Christian Baudelot et Roger Establet, ont étudié, jusqu’au dernier tableau statistique et au plus petit pourcentage, les résultats des enquêtes PISA, qui mesurent, depuis l’an 2000, dans 57 pays, les acquis des élèves de 15 ans. La publication au mois de décembre des résultats de l’enquête 2006 confirme le classement médiocre de la France. Dans chacun des trois domaines de compétence évalués par le programme PISA (compréhension de l’écrit, culture mathématique et culture scientifique), les jeunes Français ne se situent pas dans l’excellence, tout juste dans la moyenne des pays développés. Et en tout cas assez loin des premiers de la classe, les Finlandais, les Coréens du sud et les habitants de Hongkong.

    Alors évidemment, quand la température est frisquette, on s’en prend au thermomètre. Pourtant, l’enquête 2006 a permis de tester 4 700 élèves français, choisis dans 187 établissements distincts. Au niveau mondial, ce sont 400 000 élèves représentatifs des 20 millions de jeunes de 15 ans scolarisés dans les pays participants qui ont été retenus. La méthodologie PISA (lire à ce sujet l’excellent article de Julien Grenet) est bien évidemment critiquable, mais on ne peut pas rayer d’un trait de plume les résultats de ces enquêtes.

    La France, contrairement à la Grande-Bretagne ou à l’Allemagne n’a pas mis ces résultats au cœur du débat public. La presse française relève en général le côté anecdotique – et d’ailleurs le plus sujet à caution – du hit-parade mondial des systèmes éducatifs. Nos deux sociologues, à l’inverse, sont allés fouiner derrière ce carnet de notes pour en faire ressortir l’essentiel : les forces et les faiblesses du système éducatif français.
    Que constatent-ils ? Que la France qui a longtemps cru disposer de la meilleure école du monde se distingue aujourd’hui par son alarmante proportion d’élèves en grande difficulté. « Le niveau monte mais les écarts se creusent », comme l’écrivaient déjà, en 1989, Christian Baudelot et Roger Establet.
    Que ce soit en compréhension de l’écrit, culture mathématique ou
    culture scientifique, un quart des jeunes Français de 15 ans sont en grave situation d’échec. Si on en reste à ce constat, rien de bien nouveau. Mais à quoi l’attribuer ? A la massification de l’enseignement ? Pas du tout, répondent nos sociologues. Scolariser toute une classe d’âge n’est pas synonyme de baisse de niveau, au contraire : « Contrairement au postulat généralement admis selon lequel la massification de l’école fait baisser le niveau et nuit à tous, les enquêtes PISA montrent que la réduction des écarts entre le haut et le bas n’est pas seulement un facteur de réussite moyenne, mais aussi d’amélioration des performances de la tête. »

    Le vice de l’école française, concluent les deux auteurs, c’est d’être « trop et trop tôt sélective ».
    En un mot, pas assez démocratique ; On ne s’occupe pas assez d’élever le niveau de tous. Résultat, c’est tout le système qui en pâtit : « Sous la carrosserie égalitaire de notre république, c’est une forme d’aristocratisme inavoué qui fait tourner le moteur (...). Non seulement elle compte un taux très élevé de jeunes en échec, mais elle ne parvient pas à fournir des élites assez étoffées pour répondre aux besoins de la nouvelle donne économique. »

    Même l’antienne selon laquelle « L’école française est l’une
    des meilleures du monde… pour une petite moitié de ses élèves, et l’une des plus mauvaises pour l’autre moitié »
    paraît aujourd’hui dépassée.( Télérama )
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    Re: Ecoles, lycées

    Message par bye le Lun 16 Mar - 13:31

    Elitisme et inégalités: les 2 mamelles de l'écolle française ( suite )





    Dans “L’Elitisme républicain” (Seuil), les
    sociologues Christian Baudelot et Roger Establet auscultent les failles
    du système scolaire français – élitisme et inégalités sociales – en le
    comparant à celui de 57 autres pays. Tout au long du livre, les deux
    spécialistes démontent allégrement, chiffres à l’appui, un certain
    nombre d’idées reçues.
















    Idée reçue n°1 : En France, le niveau de l’école baisse
    Faux. Christian Baudelot et Roger Establet avaient déjà écrit, en 1989, un livre intitulé Le niveau monte
    (Seuil). Vingt ans plus tard, les deux sociologues persistent et
    signent : certes, l’école échoue à donner à tous une formation solide,
    puisque la France se distingue par son alarmante proportion d’élèves en
    grande difficulté, mais « l’âge d’or où l’école primaire aurait
    réussi à apprendre à 100 % d’une classe d’âge les savoirs fondamentaux
    leur permettant de maîtriser parfaitement l’usage et la compréhension
    de l’écrit n’a jamais existé ».

    Aujourd’hui, un jeune Français sur deux accède à l’université, et 42 %
    de la génération née entre 1977 et 1979 ont quitté l’école avec un
    diplôme de l’enseignement supérieur. Ce n’était le cas que pour 37 % de
    la génération née entre 1971 et 1973, 21 % de ceux nés entre 1962 et
    1964 et 18 % des jeunes nés entre 1956 et 1958.
    En France, le niveau monte, même s’il n’atteint pas, d’après les
    statistiques, celui des meilleurs pays développés (Finlande, Corée du
    Sud, Hongkong, Canada…). Cette progression se conjugue – et c’est le
    talon d’Achille de l’école française – avec un creusement des écarts
    entre les meilleurs élèves et ceux qui peinent à suivre.

    Idée reçue n°2 : L’école ne peut pas lutter contre les inégalités sociales et culturelles
    Faux. Certes l’école « favorise les favorisés et défavorise les défavorisés »,
    comme l’écrivait Pierre Bourdieu il y a plus de quarante ans, mais la
    comparaison avec d’autres pays fait réfléchir : en Finlande, en Islande
    ou en Corée du Sud, l’école corrige près de deux fois plus les
    inégalités de départ qu’en France.
    Tout au long du livre, les deux auteurs se sont basés sur les études
    internationales PISA (Programme international pour le suivi des acquis
    des élèves), réalisées dans 57 pays, auprès de 400 000 élèves de 15 ans
    (lire à ce sujet l’excellent article de Julien Grenet : "PISA : une enquête bancale ?"). Il en ressort notamment que les effets de la classe sociale sont particulièrement appuyés en France.

    Idée reçue n°3 : Le redoublement est une solution efficace
    Faux. Parmi tous les pays développés scannés par l’enquête PISA, c’est
    en France qu’on redouble le plus. Les évaluations de 2003 comme celles
    de 2006 ont relevé 40 % d’élèves français « en retard », une fois
    arrivés à l’âge de 15 ans. Un taux considérable puisque plus des deux
    tiers des pays développés enregistrent un taux de retard inférieur à 20
    %.
    Pour les auteurs, les méfaits du redoublement sont spectaculairement mis en évidence par PISA : « Il amplifie les inégalités sans améliorer les résultats du système éducatif ». Une étude publiée par le ministère de l’Education en mai 2005 conforte ce constat : « Elle montre avec clarté que le redoublement est inéquitable et inefficace du point de vue du progrès des élèves. »

    Idée reçue n°4 : une école basée sur la sélection favorise la fabrication des élites
    Faux. Pour Baudelot et Establet , il ressort au contraire des statistiques internationales que «
    les systèmes qui reposent sur la ségrégation précoce des populations,
    sur une organisation opaque des filières hiérarchisées et sur le
    camouflage des performances obtenues, aboutissent à des élites
    étriquées, à un échec scolaire massif et à un accroissement des écarts
    sociaux ».

    La France, d’après les auteurs, peut se reconnaître dans ce portrait. D’ailleurs, les enquêtes PISA pointent « la faiblesse numérique » des élites scolaires françaises.
    Les deux sociologues plaident donc pour la constitution d’une véritable « école unique ». Avec
    un tronc commun renforcé assurant à tous une formation minimale. Les
    redoublements, mais aussi les groupes de niveaux font, pour eux,
    obstacle à cet objectif. Dans le même esprit, ils prônent le
    développement d’aides personnalisées, mais « sans en faire le prétexte à des ségrégations ».

    Passée au crible des comparaisons internationales, la France apparaît ainsi comme le pays de toutes les contradictions : «
    Si ses élites scolaires font presque jeu égal avec l’excellence
    internationale, 40 % de ses effectifs se situent dans les profondeurs
    du classement. D’un côté, on tutoie la Finlande et la Corée du Sud, de
    l’autre, on voisine avec le Mexique et la Turquie. »
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    Re: Ecoles, lycées

    Message par bye le Mer 18 Mar - 21:35

    Ecole maternelle : les gendarmes sont entrés dans
    l’établissement



    lundi 16 mars 2009, par jesusparis




    Monsieur l’Inspecteur d’Académie,

    Vendredi 6 février 2009 à 11h00 les gendarmes sont
    entrés dans l’établissement dont j’assure la direction, ils ont traversé la cour
    au milieu des élèves et ont demandé à me parler au sujet d’un élève. Les
    gendarmes m’ont interrogée sur le comportement, l’assiduité et la tenue
    vestimentaire de cet élève.

    Je suis directrice d’une école maternelle, cet élève
    est en petite section, il n’a que trois ans.

    Je me permets de vous adresser cette lettre car que
    je suis encore choquée de cette intrusion et des questions posées, relevant
    beaucoup plus d’appréciations que de remarques reposant sur des faits réels
    constatés. Comment le comportement d’un élève dans la structure école, peut-il
    être interprété à l’extérieur par des personnes non qualifiées ?

    Jamais les gendarmes n’ont fait allusion à une
    suspicion de mauvais traitement à l’encontre de cet élève, ils ne m’ont pas plus
    questionnée sur ses propres représentations de sa vie à la maison ou à l’école.
    Que voulaient-ils me faire dire en m’interrogeant sur son comportement, son
    absentéisme ou sa tenue vestimentaire ? Cet enfant ne pose aucun problème au
    sein de l’école.

    En quoi la tenue vestimentaire d’un enfant de trois
    ans peut-elle poser un problème d’ordre public ? L’école n’étant obligatoire
    qu’à partir de six ans en quoi l’absentéisme de cet enfant plutôt que d’un autre
    qui a prolongé ses vacances, peut-il interroger ? Une enquête est-elle en
    cours ? Pour quelle raison n’y a-t-il pas eu enquête sociale ? Notre démarche
    relève du signalement au RASED (tant qu’il sera là), ou aux médecins et
    infirmières scolaires (ou PMI) . Cette intrusion signifie-t-elle que je n’ai pas
    assuré ma mission ? Qui est chargé de le vérifier ? Pour le moment, vous
    Monsieur l’Inspecteur d’Académie, par l’intermédiaire de votre représentante,
    l’Inspectrice de l’Education Nationale

    Ces dernières semaines dans des écoles voisines, des
    directeurs ont été interrogés sur leur participation et celle de leurs collègues
    aux mouvements de grève, ailleurs ce sont les évaluations CM2 qui se sont
    déroulées sous haute surveillance , que se passe-t-il ? Pourquoi et à la demande
    de qui les gendarmes investissent-ils les écoles ? Que dire des rafles d’enfants
    sans papiers, qui nous renvoient à une période bien triste de notre
    histoire ?

    Notre malaise ne fait que s’accroître avec des
    interventions multiples et souvent déplacées de représentants de l’état ou des
    collectivités (intrusions pendant le temps scolaire des forces de l’ordre, ou de
    Maires, en opposition avec ce qui se fait à l’école).

    Quand j’ai passé l’entretien de directrice en 2OO2,
    personne ne m’a demandé si j’accepterai en tant que directrice de ficher mes
    élèves contre l’avis de leurs parents. Personne ne m’a prévenue que les
    gendarmes pourraient entrer dans l’école et m’interroger sur la tenue
    vestimentaire des enfants, le travail de mes collègues , ma participation à un
    mouvement de grève ou signaler un enfant sans papiers.

    Aujourd’hui, avec la mise en place du fichier Base
    Elève et Base Nationale Identifiant Elève, avec la loi sur la prévention de la
    délinquance, les devoirs de directrice d’école m’obligeraient à des
    comportements que je juge indignes d’un enseignant, dois-je y perdre toute
    humanité ? La déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen demeure la base
    des valeurs que je défends.

    En tant que directrice ,je refuse de rentrer mes
    élèves dans le fichier Base Elèves sans l’autorisation de leurs parents, je
    refuse de répondre à des questions personnelles concernant un élève si elles
    n’ont pas pour but l’intérêt et la protection de l’enfant.

    Je vous demande, au nom de la liberté de chacun de
    choisir en conscience et en toutes connaissances de cause, de bien vouloir
    informer à l’avenir les futurs directeurs et directrices, d’écoles, d’EPEP , de
    leurs obligations et du rôle qu’ils auront à jouer dans le contexte actuel de
    répression et d’atteinte aux libertés individuelles. Je prends la liberté de
    faire connaître cette lettre et de l’associer à d’autres courriers similaires
    car elle s’inscrit dans une prise de conscience et une action collective de
    défense du service public d’éducation. Je vous prie de croire Monsieur
    l’Inspecteur d’Académie à l’expression de mes respectueuses salutations, ainsi
    qu’à mon attachement à l’école publique , à la Liberté , à l’ Egalité et à la
    Fraternité.

    Armelle Huitric, Professeur des écoles, Directrice
    d’école maternelle, Gers
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    Re: Ecoles, lycées

    Message par bye le Lun 30 Mar - 15:30

    Romain est un de nos étudiants en histoire auxquels
    nous devons une bonne part du dynamisme de notre mouvement à Boulogne sur
    Mer.

    Le mardi 10 mars il est présent devant le lycée Branly pour appeler
    élèves et enseignants à manifester le lendemain mercredi 11 mars pour « la
    défense de l’école, de la maternelle à l’université » conformément à l'appel de
    la Coordination Nationale des Universités. Le proviseur-adjoint intervient, lui
    intimant l’ordre de quitter les lieux. Un échange s’ensuit. Il est véhément mais
    sans aucune violence de la part de Romain, pourtant une plainte est déposée et
    Romain est convoqué au commissariat pour une confrontation suivie d’une garde à
    vue de cinq heures et d’une convocation au tribunal correctionnel
    !

    Toutes nos tentatives en vue d'une conciliation ont, depuis, été
    repoussées et il est maintenant à craindre que le rectorat soit décidé à "faire
    un exemple", participant ainsi à la politique générale de criminalisation du
    mouvement social et craignant par dessus tous que les lycéens nous rejoignent
    dans la contestation des réformes.

    Romain est l'un de nos étudiants,
    Romain est l'un des nôtres dans le grand mouvement que nous avons engagé il y a
    deux mois et il est menacé aujourd'hui pour avoir répondu à notre
    appel.

    Un comité a été mis en place à Boulogne sur Mer réunissant de
    nombreuses organisations (ATTAC ; CGT ; CFDT ; Coordination-ULCO ; FO ; FSU ;
    LDH ; Les Verts ; LO ; MoDem ; NPA ; PC ; PS ; Syndicats Solidaires ; UNEF ;
    FCPE et Parents d’élèves indépendants) mais le mouvement de soutien qui est
    engagé ne pourra réellement prendre sa force que dans notre propre engagement, à
    l'université où la mobilisation en sa faveur se met en place.

    Le
    comité a rédigé une pétition de soutien, elle peut être signée en ligne, et elle
    est aussi disponible en version papier, à l'adresse suivante (bientôt également
    sur le site coordination-ulco) : http://www-snesup.univ-littoral.fr/Petitions/?petition=1
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    Re: Ecoles, lycées

    Message par bye le Mer 27 Mai - 21:07

    l'interconnexion au service du repérage des décrocheurs






    Le Gouvernement, dans l’instruction n° 09-060 JS du 22 avril 2009,
    adresse de nouvelles instructions aux préfets et aux recteurs
    d’académie sur la prévention du décrochage scolaire et l’accompagnement des élèves sortant sans qualification du système scolaire.

    Vous trouverez, dans son intégralité, l’instruction signée par les
    Ministres de l’Education nationale, de l’agriculture, de l’intérieur,
    de la justice, du travail, par les Secrétaires d’Etat à la politique de
    la ville, et à l’emploi, et par le Haut-commissaire à la Jeunesse.

    L’objectif est de réaliser avant la fin de l’année scolaire, « une
    interconnexion des différentes bases de gestion interne pour
    améliorer le repérage des élèves décrocheurs, ou sortant sans qualification du système scolaire ».

    L’instruction précise que « les ministères de l’agriculture et de la
    justice s’associeront à cette stratégie en mettant en oeuvre à leur
    tour des systèmes automatisés de suivi et de repérage des élèves
    décrocheurs afin d’améliorer la connaissance du phénomène dans les structures de formation placées sous leur autorité ».

    Pour lire la suite : http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3315
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    Re: Ecoles, lycées

    Message par bye le Jeu 3 Déc - 18:43


    A travers un collectif de défense de l'école qui réunit des parents et enseignants, nous organisons depuis l'année dernière dans le Tarn des mobilisations locales d'informations et des actions pour lutter contre les dangers des réformes en cours au niveau de l'éducation et de la société dans son ensemble (Voir notre blog http://nuitalecole81.unblog.fr).
    Cette année, nous nous associons à une compagnie de cirque, Pistil, à travers un festival de théâtre de rue à Graulhet qui intègre un village associatif militant et des actions collectives, pour fédére
    r et faire entendre des mouvements alternatifs de résistance citoyenne de différents secteurs : services publics, médias, culture, social, environnement.
    Si vous êtes intéressés et disponibles les 13 et 14 juillet pour participer au nom de votre association/collectif ou à titre individuel, le texte en pièce jointe précise le projet et on peut se rencontrer prochainement pour en discuter. Merci dans tous les cas de diffuser ce message aux membres de votre association/collectif.
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    Re: Ecoles, lycées

    Message par bye le Dim 21 Fév - 17:06

    L'approche par compétences, une mystification pédagogique
    (soirée débat avec Nico Hirtt)
    « Approche par compétences », « évaluation par compétences », « compétences de base », « compétences transversales », « socles de compétences », « compétences terminales »... Le concept de « compétences » est devenu incontournable dans les écrits sur l’enseignement. Son succès est planétaire. L'obsession des compétences, cette nouvelle « pensée pédagogique unique », est désormais en train de se répandre à tous les niveaux de l'enseignement. Mais sous le couvert d’un discours parfois généreux et moderniste pourrait bien se cacher une opération de mise au pas de l’enseignement : sa soumission aux besoins d’une économie capitaliste en crise.
    Pour nous éclairer sur cette notion qui envahit les textes ministériels, nous avons fait appel à Nico Hirtt enseignant, chercheur, agrégé de sciences physique, enseignant en physique et mathématique dans le Brabant Wallon (Belgique), membre fondateur de l'APED (Appel Pour une École Démocratique), rédacteur en chef de la revue trimestrielle « L'école démocratique » et auteur de divers ouvrages sur l'école.
    Nico HIRTT sera présent à ROUEN
    le vendredi 26 février 2010,
    pour une soirée débat organisée par SUD-EDUCATION Hte Normandie à la Halle aux Toiles (20h30)

    Bibliographie de Nico Hirtt


    • L'école sacrifiée, la démocratisation de l'enseignement à l'épreuve de la crise du capitalisme, éditions EPO, Bruxelles, 1996

    • Tableau Noir, résister à la privatisation de l'enseignement, éditions EPO, Bruxelles, 1998 (avec G. de Selys)

    • Les nouveaux maîtres de l'École, l'enseignement européen sous la coupe des marchés, éditions EPO (Bruxelles) et VO-Editions (Paris), 2000

    • L’École prostituée, l’offensive des entreprises sur l’enseignement, éditions LABOR, Collection « Espaces de Liberté » (Bruxelles), 2001

    • L'école de l'inégalité, éditions LABOR, Collection "Espaces de Liberté", Bruxelles, 2004

    • Les nouveaux maîtres de l'école : L'enseignement européen sous la coupe des marchés, Aden, Collection "La Petite Bibliothèque d'Aden", Bruxelles, 2005

    • Déchiffrer le monde : Contre-manuel de statistiques pour citoyens militants, Aden, Collection "La Petite Bibliothèque d'Aden", Bruxelles, 2007

    • De school van de ongelijkheid, EPO, Anvers, 2008

    • L'école et la peste publicitaire (avec Bernard Legros), Aden, Collection "La Petite Bibliothèque d'Aden", Bruxelles, 2007

    • Je veux une bonne école pour mon enfant, Pourquoi il est urgent d'en finir avec le marché scolaire, Aden, Bruxelles, 2009
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    Re: Ecoles, lycées

    Message par bye le Mar 23 Mar - 5:53

    Vidéosurveillance : même dans la cour de récré...

    Gros émoi hier dans une maternelle de Lons-le-Saunier dans le Jura. En cause ? La décision du conseil municipal d'installer prochainement trois caméras dans la cour de l'école. Pourtant, cette école a besoin de travaux importants et urgents. Les parents auraient préféré que les 7 733 euros déboursés par la ville pour installer les caméras servent à la réfection du bâtiment devenu vétuste et où l'eau s'infiltre quand il pleut
    [*]...

    Cela fera sans doute plaisir à Sarkozy qui a toujours "rêvé" du principe d'une "détection précoce des troubles du comportement"
    [*]chez le jeune enfant "pouvant conduire à la délinquance" à l'adolescence...Il l'avait notamment dit à l'Assemblée en tant que ministère de l'Intérieur fin 2005, lors de questions au gouvernement
    [*]...

    http://www.dailymotion.com/swf/xchw1dhttp://www.dailymotion.com/swf/xchw1d]http://www.dailymotion.com/swf/xchw1d[/url[/url]]

    Note de la rédaction du Post: France 3 Bourgogne Franche Comté précise que les parents ont occupé l'école ce dimanche en signe de protestation. De]http://bourgogne-franche-comte.france3.fr/info/franche-comte/lons--occupation-d-une-maternelle-a-la-marjorie-61562712.html]De son côté, le maire de la ville, Jacques Pélissard, explique que la caméra ne tournera pas quand les enfants seront présents...[/url]
    Le]http://www.leprogres.fr/fr/france-monde/article/2801354,192/Cameras-en-maternelle-les-parents-disent-non.html]Le directeur de l'école maternelle a réuni le conseil de l'établissement qui a voté contre cette mesure[/url], ajoute Le Progrès.

    http://www.lepost.fr/article/2010/03/08/1975730_videosurveillance-meme-dans-la-cour-de-recre.htmlhttp://www.lepost.fr/article/2010/03/08/1975730_videosurveillance-meme-dans-la-cour-de-recre.html]http://www.lepost.fr/article/2010/03/08/1975730_videosurveillance-meme-dans-la-cour-de-recre.html[/url[/url]]
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    Re: Ecoles, lycées

    Message par bye le Mer 24 Mar - 5:40

    Violence en milieu scolaire

    Pour les futurs (ou ex) chefs d'établissements, et pour les autres.
    Demandez vite votre mutation dans l'Académie de Créteil.
    Ils ont trouvé la parade aux problèmes de violence dans les établissements.
    A l'adresse
    http://www.ac-creteil.fr/vousetespartenaire.html

    http://www.ac-creteil.fr/vousetespartenaire.htmlhttp://www.ac-creteil.fr/vousetespartenaire.html]http://www.ac-creteil.fr/vousetespartenaire.html[/url][/url]
    A vos flash ball !!!

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    Re: Ecoles, lycées

    Message par bye le Mer 31 Mar - 19:30

    Grâce à votre engagement, l'Appel pour l'Ecole publique vient de franchir le cap des 100 000 signatures. C’est en soi un véritable événement. Toutes les organisations(*) qui soutiennent cette initiative, vous remercient pour votre engagement.



    Cette campagne qui a démarré il y a moins de trois mois, se poursuit jusqu’au 19 juin. Avec votre appui, nous pouvons, d'ici là, atteindre et dépasser les 150 000 signatures.

    Si chacun d'entre nous obtient quelques signatures supplémentaires, c'est chose faite !


    C’est pourquoi nous vous invitons :

    - à envoyer ou renvoyer le lien de la pétition à tous vos proches, vos amis ou vos collègues : http://www.appelpourlecolepublique.fr/http://www.appelpourlecolepublique.fr/]http://www.appelpourlecolepublique.fr/[/url[/url]].



    - à inviter une personne à signer en utilisant ce lien : http://www.appelpourlecolepublique.fr/transf.php[/size]http://www.appelpourlecolepublique.fr/transf.php]http://www.appelpourlecolepublique.fr/transf.php[/url][/size[/url]]



    - à télécharger la pétition pour l’imprimer et la faire signer autour de vous.


    Enfin, des initiatives militantes de signatures « papier » vont avoir lieu : avec en point d’orgue, du 1er au 15 mai, les 15 jours pour « faire le printemps de l’Ecole Publique ». Durant cette période, dans les départements, des campagnes de signatures « publiques », vont se tenir lors des manifestations du 1er mai, puis sur les marchés et les places publiques.

    Si vous souhaitez y participer, nous vous invitons à prendre contact avec l’organisation signataire de votre choix (*).


    Très cordialement,


    Pour l’ensemble des organisations nationales signataires :

    (*) DDEN, FCPE, SE-UNSA, UNL, UNEF, UNSA-EDUCATION, FERC CGT, SNETAA EIL, FGR-FP, CGT EDUC ACTION, SUD EDUCATION, FAEN, ADLPF (ASSOCIATION DES LIBRES PENSEURS DE FRANCE), A ET I, SNPDEN, SNIES, UNSA, SNPTES, SUP'RECHERCHE, CNAFAL, ANATEEP, UFAL, SIEN, UNSA LABOS EDUCATION, SNCL

    L'APPEL DES APPELS, SNASEN, ADFE, SNMSU, SNPSYEN, GDID, SUDEL, UNSA TECHNICOLOR, FNER, RNCE (RESEAU NATIONAL DES COMMUNAUTES EDUCATIVES), CDPEPP (DEFENSE DE L’ECOLE PUBLIQUE DE PROXIMITE), UDAS (UNION DES ALTERNATIVES SYNDICALES), CONVERGENCE REPUBLICAINE, SGL (SYNDICAT GENERAL DES LYCEENS), UNSA MAIF, FLE (FRONT DE LUTTE POUR L'EDUCATION)

    Laurent Escure


    Jusqu'au 19 juin, je fais campagne pour l'Ecole Publique: http://www.appelpourlecolepublique.fr/http://www.appelpourlecolepublique.fr/]http://www.appelpourlecolepublique.fr/[/url[/url]]
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    Re: Ecoles, lycées

    Message par bye le Lun 19 Avr - 5:28


    • Rapport "Violence à l'école" d'Alain Bauer mars2010.

    voir le rapport :
    http://media.education.gouv.fr/file/Mediatheque/11/9/Rapport-Bauer-mission-violences-scolaires_142119.pdf
    ...pour les gags comme la page 33, où il est venté les mérites de la pédagogie Freinet !
    qui n'est, je crois, pas vraiment la tendance de M. Bauer, ni de l'Education Nationale en ce moment... ?

    ... et pour l'interview d'Alain Bauer dans Le Parisien.fr !
    http://www.leparisien.fr/societe/la-repression-n-est-pas-la-solution-08-04-2010-877949.php
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    Re: Ecoles, lycées

    Message par bye le Lun 19 Avr - 5:36

    Un nouveau fichier, le SDO – “suivi de l’orientation” – sera mis en place dès le mois de mai dans les collèges et lycées, via une application nationale dénommée SCONET-SDO. Il s’agit cette fois d’un fichage des “décrocheurs”, ces élèves qui abandonnent le système scolaire sans diplôme. « Un outil de plus pour lutter contre le décrochage, qui est avec l’absentéisme, un fléau majeur de notre société », a déclaré Jean Michel Blanquer, directeur général de l’enseignement scolaire au Ministère de l’Education.
    Le dispositif vise à collecter des informations sur les 100 à 150 000 élèves qui abandonnent chaque année. La fiche d’un “décrocheur” devrait comporter son parcours scolaire, le motif du décrochage, ainsi que des commentaires libres. L’utilisation de ces contenus inquiète. Le ministère affirme que ces informations ne seront pas transmises à d’autres administrations, mais les parents d’élèves et les enseignants sont très sceptiques : ils redoutent ce nouveau moyen de “surveillance” des élèves et sa possible interconnexion avec d’autres fichiers. Certains – comme le Snes-Fsu – y voient un nouveau pas vers le fichage généralisé.
    Ce nouveau dispositif n’est pas une surprise : Nicolas Sarkozy, dont la prédilection pour le fichage est bien connue, avait annoncé à plusieurs reprises son intention de lutter contre le le décrochage scolaire. Mais on peut légitimement s'interroger sur l’objectif véritable de ce nouveau fichage : est-ce une méthode adaptée à la lutte contre l’échec scolaire ?
    Nous reprenons un large extrait de la circulaire de rentrée. On notera – la circulaire le fait remarquer – que l’article L.313-7, introduit au code de l’Éducation par la loi n° 2009-1437 du 24 novembre 2009 relative à l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie, a instauré l’obligation pour les établissements d’enseignement de transmettre les coordonnées de leurs décrocheurs à des personnes et organismes désignés par le préfet ainsi qu’à la mission locale. On remarquera d’autre part que le dispositif mis en place sera complété puisqu’une deuxième partie du SDO, un fichage de l’orientation complète de l’élève, devrait voir le jour en 2011.La suite : http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3844http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3844]http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3844[/url[/url]]
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    Re: Ecoles, lycées

    Message par bye le Mar 20 Avr - 7:48

    Stages à responsabilités parentales

    J'ai entendu un reportage sur France inter ce dimanche matin sur "les stages à responsabilités parentales" institués par les lois de Prévention de la Délinquance.

    Cette émission était d'autant plus intéressante qu'elle relatait en direct à partir du Tribunal de Grenoble une session à laquelle participaient quelques familles, le Procureur, une éducatrice de la Sauvegarde( cette association ayant accepté de se livrer à cette prestation) un avocat (de personne...désigné pour la circonstance, visiblement pour cautionner le dispositif), et un psy, pour faire consensus.

    c'est la Procureur qui ouvre le bal, signifiant aux parents qu'ils ont de la "chance" d'être convoqués à ce stage, présenté comme une mesure clémente leur évitant les condamnations pour manquements à l'autorité parentale.
    Pour la plupart de ces parents, il s'agit d' absentéisme scolaire. certains tentent de se défendre en expliquant qu'ils n'ont pas été prévenus de l' absentéisme de leur enfant pendant des mois, et que l' Éducation Nationale a sa part de responsabilité. Que nenni!
    Du début à la fin les parents sont mis en accusation, et ne sont pas entendus. C'est véritablement révoltant que des éducateurs et des psychologues acceptent de cautionner ce dispositif totalement répressif qui non seulement n'apporte aucune aide aux personnes, mais les dévalorise.
    Après d'autres questions se posent, un professionnel mandaté par son association pour faire ce "sale boulot" a t 'il les moyens de résister? individuellement probablement pas.Les syndicats sont tout de même peu prolixes sur la question!
    Rappelons que ces stages sont à la charge des familles, dans le cas où elles ne se présentent pas, elle sont passibles de poursuites pénales.

    Ceux qui sont intéressés peuvent écouter cette émission en ligne
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    Re: Ecoles, lycées

    Message par bye le Mar 20 Avr - 7:54

    Scolaires: INDICS EMS et prefet ?


    • Nouvelles Equipes Mobile de Sécurité (EMS) dans les établissements scolaires :
    1. Une brève de "20 Minutes.fr" sur l'Equipe Mobile de Sécurité du 93, avec une photo qui est vraiment à ne pas manquer ( 20 Minutes.fr du 7/4/10 )


    2. Une nouvelle circulaire qui donne des précisions sur leurs missions :

    "Brice Hortefeux demande aux préfets de renforcer le travail partenarial avec l'Education nationale "tant en ce qui concerne l'absentéisme que la sécurité des établissements scolaires"... "Le ministre estime, à cet égard, que le réseau des correspondants sécurité-école doit constituer "un vecteur d'information privilégié".
    Circulaire n° NOR/IOC/K/10/00543/C du 8 mars 2010.
    (article ASH du 26 mars 2010 p.18)

    3. A mettre en perspective avec l'annonce faite par Luc Chatel, de confier le "Contrat de Responsabilité parentale" au Préfet ? :

    Un amendement serait insérée dans la LOPPSI 2 en cours au Sénat. Cette mesure coercitive avait été créé en 2006 par la loi dite "d'Egalité des chances" et confiée au Conseil général, classée dans un chapitre "prestions d'aide sociale à l'enfance" du code ASF, et extrêmement peu appliquée.
    Les PREFETS auront-ils ainsi :
    - avec les EMS en poste les parfaits "indics sociaux", pour leur transmettre tout ce qui se passe, ou est supposé se passer, dans les locaux Education Nationale...?
    - l'accès au nouveau fichier SCONET-SDO sur l'absentéisme scolaire, puisque l'un des motifs des "Contrats de responsabilité parentale" est ...l'absentéisme scolaire ? (sur ce nouveau fichier : http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3844
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    Re: Ecoles, lycées

    Message par bye le Mer 28 Avr - 5:54

    L’opération « École ouverte » ouvre ses petites fiches

    «AppliEO» (Application École Ouverte), c’est son petit nom, est un nouveau fichier nominatif de l’Education nationale, utilisé déjà dans certains départements, mais qui vient de faire l’objet d’un arrêté ministériel.
    Comme le CNRBE le dénonce depuis sa création, le fameux « Identifiant National Elève » (le numéro de matricule que reçoit chaque enfant dès son inscription à l’école), pour l’instant « facultatif », pourra servir à relier cette nouvelle base de données aux autres fichiers de l’Education Nationale. Données conservées pendant 3 ans. Le droit d’opposition semble ne pas pouvoir s’exercer. AppliEO «est destiné à un usage strictement interne aux établissements participant à
    l’opération», mais des listes circulent dans les circonscriptions sur plusieurs écoles.

    L’opération «École ouverte» a été créée en 1991 et relancée en décembre 2002.
    Elle est destinée à recenser des enfants qui peuvent se trouver en difficulté sociale — dès le cycle 3, cad CE2 — qui suivent des « stages» pendant les vacances, les mercredi et samedi.
    L’initiative est présentée comme un facteur «d’intégration sociale et scolaire», avec pour but de «valoriser l’image de l’école auprès des jeunes et des habitants (…) contribuant ainsi à la prévention de la violence».

    —> Lire la description du fichier « AppliEO » (BOEN, 1/04/2010), une note de synthèse sur l’opération, les différents textes de référence, dont une Charte de 2003.
    http://www.education.gouv.fr/cid50934/mene1000205a.html
    http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2010/04/22/ecole-ouverte-ouvre-ses-petites-fiches/
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    Re: Ecoles, lycées

    Message par bye le Lun 3 Mai - 6:10

    Un haut fonctionnaire du ministère de l’Education nationale a exprimé publiquement son incompréhension devant l’opposition rencontrée par le “fichier des décrocheurs” : « à force d’être obsédé par les fichiers, on finira par forcer l’éducation nationale à travailler comme au XIXe siècle ! », a-t-il déclaré.
    Si nul ne conteste la nécessité d’améliorer le suivi des collégiens et des lycéens en cours de déscolarisation, en revanche le recours à l’application informatique SCONET-SDO est fortement mis en cause. [...]

    La transmission de données personnelles par l’administration de l’Education nationale, lors d’affaires de sans-papiers ou à l’occasion de dérives sécuritaires, d’une part, les échanges d’informations avec les services de l'Emploi, d’autre part, soulèvent une inquiétude légitime. Et ce ne sont pas les déclarations lénifiantes des responsables qui la dissiperont : le directeur général de l’enseignement scolaire affirme que les données recueillies dans SCONET-SDO ne seront « communiquées à aucune autre administration », mais la circulaire de rentrée rappelle l’obligation pour les établissements du second degré de transmettre aux personnes et organismes désignés par le préfet les coordonnées des anciens élèves qui sortent sans diplôme du système.
    De nombreuses mesures mises en oeuvre dans diverses administrations, ces dernières années, ont suscité et continuent de susciter méfiance et opposition à cause du non-respect par l’État des grands principes qui doivent régir la protection des données personnelles. Ce ne sont pas les déclarations récentes du président de la Cnil qui contribueront à restaurer la confiance.Pour lire la suite : http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3856http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3856]http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3856[/url[/url]]
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    Re: Ecoles, lycées

    Message par bye le Jeu 6 Mai - 5:49

    La CPAM lance un contrôle expérimental

    AFP
    03/05/2010 | Mise à jour : 13:37


    L'Etat a créé une convention de partenariat avec les Caisses primaires d'assurance maladie (CPAM) pour expérimenter dans six régions un contrôle renforcé des arrêts maladie de moins de six mois des fonctionnaires, selon un décret paru hier au journal officiel.

    Le décret créé un "outil partagé" par les CPAM concernées par l'expérimentation, basées à Paris, Lyon, Strasbourg, Nice, Rennes et Clermont-Ferrand, ainsi que leurs échelons locaux du service médical (ELSM), chargés des contrôles.
    L'objectif est d'analyser l'ensemble des données recueillies dans ces villes sur les arrêts médicaux, les droits des sorties des malades, ou leurs visites par des inspecteurs et l'éventuel contentieux lorsque l'arrêt-maladie est considéré comme abusif par l'administration.

    L'expérimentation "porte sur le contrôle des arrêts de travail dus à une maladie non-professionnelle d'une durée inférieure à six mois consécutifs", précise le décret.
    Les personnels de l'Education nationale, qui représentent près d'un fonctionnaire d'Etat sur deux, sont exposés aux maladies contagieuses qui transitent par les écoles, mais l'Etat souhaite éviter tout arrêt-maladie de complaisance.

    Le quotidien économique Les Echos avait indiqué en septembre que le ministère des Finances, "souhaite faire la chasse aux arrêts abusifs, comme cela se pratique déjà dans le privé", les contrôles pour la fonction publique relevant des médecins libéraux, agréés à cet effet par l'Etat.

    Les contrôles seront "réalisés à titre expérimental, par dérogation à l'article 35 de la loi du 11 janvier 1984", précise le décret, qui prévoit dans son article 2 des contrôles pour les arrêts de travail de plus de 45 jours consécutifs, du type de ceux prévus par le code de la sécurité sociale.
    Le texte institue aussi des "contrôles ponctuels" qui "peuvent être réalisés lorsqu'il est constaté plus de trois arrêts de travail de courte durée au cours des douze derniers mois, dès lors que le quatrième arrêt est d'une durée supérieure à quinze jours".
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    Re: Ecoles, lycées

    Message par bye le Ven 7 Mai - 7:28

    Nouveau contrôle "Sécu" sur les fonctionnaires en maladie : petits arrangements budgétaire et commercial...!

    Question :
    Pourquoi un décret pour faire contrôler les arrêts-maladie des fonctionnaires (ministères, mairies, etc.) par la Sécurité Sociale, alors que la sécurité sociale ne les paient PAS en arrêt-maladie (paiement uniquement par l'employeur public sur d'autres règles), ni même n'a de renseignement sur ces arrêts-maladie qui ne la concerne pas du tout ! ?

    Réponse :



    1. pour que l'étape suivante, soit l'abrogation du statut particulier maladie des fonctionnaires payés par l'employeur, et que ce soit la sécurité sociale qui paye les arrêts.
    2. plus subtile... pour la fonction publique territoriale (plus d'1 million de salariés) : pour que la Sécu compare aussi sur eux, dans ses dossiers remboursements, ceux qui sont en arrêt et ont des remboursements de médicaments, et ceux qui ont des arrêts mais pas de médicaments achetés... Si on ne prend pas de médicament, on est pas malade ? ... si, mais ça ne fait pas plaisir aux laboratoires pharmaceutiques !
    3. Alors les médecins prescriront plus de médicaments, tout le monde achètera des médicaments en arrêts-maladie, même sans besoin, sinon l'arrêt-maladie sera déclaré "abusif" par le contrôle sécu par rapide contrôle sur dossier, car les médecins Sécu n'auront jamais les moyens en temps, de recevoir en plus tous les fonctionnaires de France !
    Incroyable, mais vrai.
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    Re: Ecoles, lycées

    Message par bye le Mer 9 Juin - 16:56

    Chaque jeune sortant du système scolaire sans qualification ou diplôme sera identifié
    Le « repérage des décrocheurs » doit devenir un « axe essentiel [du] pilotage » du ministère de l’Education nationale. La circulaire interministérielle du 22 avril 2009 appelle à une « mobilisation » des établissements et notamment des lycées professionnels. Cette mobilisation sera accompagnée d’une « interconnexion des différentes bases de gestion interne » de l’Education nationale. D’autres ministères, ceux de l’Agriculture et de la Justice, mettront en œuvre des « systèmes automatisés de suivi et de repérage des élèves décrocheurs », et les collectivités territoriales seront associées à « ce renforcement général des conditions de repérage des élèves décrocheurs ».
    Une « coordination doit rassembler à une échelle géographique pertinente l’ensemble des responsables relevant : de l’éducation nationale, de l’enseignement agricole, de la justice – dont la PJJ – des centres de formation d’apprentis (CFA), des centres d’information et d’orientation (CIO) [...] , des missions locales [...] , du service public de l’emploi (SPE) [...] , ainsi que des collectivités territoriales compétentes. » Cette coordination apportera « des précisions sur les modalités de partage et d’échange régulier d’informations. »
    En ce qui le concerne, le ministère de l’Education nationale met en place une application SCONET-SDO – « suivi de l’orientation » – qui permet de ficher « les élèves susceptibles de décrocher ». Nous en présentons les traits essentiels à partir de documents datant de fin février 2010 diffusés aux chefs d’établissement du second degré public. Comme on pourra le constater, la fiche d’un “décrocheur” comporte, outre des éléments d’identification (nom, prénom, date et lieu de naissance), son parcours scolaire, le motif du décrochage, ainsi que des commentaires libres. On notera également la présence du numéro identifiant INE qui a permis de regrouper dans cette fiche un certain nombre d’informations relatives à la personne correspondant.
    On comprend mieux maintenant l’affirmation de la circulaire du 22 avril 2009 : « La coordination entre ces acteurs doit permettre de [...] s’assurer que chaque jeune sortant du système scolaire sans qualification ou diplôme soit identifié. »Pour en savoir plus sur le fichier SCONET-SDO, lire http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3913http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3913]http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3913[/url[/url]]
    Mais il faut commencer par lire cette circulaire du 22 avril 2009 : http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3315http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3315]http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3315[/url[/url]]
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    Re: Ecoles, lycées

    Message par bye le Lun 14 Juin - 6:03

    "Absentéisme scolaire et allocations familiales : la démagogie sarkozyste"

    L’Assemblée nationale va examiner le 16 juin la proposition]http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3845]proposition de loi[/url] du député UMP des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, visant à lutter contre l’absentéisme scolaire en instaurant des sanctions automatiques : après un premier avertissement adressé à la famille pour 4 demi journées d’absence injustifiée au cours du même mois, une récidive serait automatiquement sanctionnée par la suspension des allocations familiales. La proposition sera étudiée dans l’urgence de façon à pouvoir entrer en vigueur dès la prochaine rentrée scolaire.
    ...Deux points à noter :


    • une présentation biaisée des statistiques permettant à Eric Ciotti d’affirmer une soi-disant « constante augmentation » de l’absentéisme scolaire, alors qu’elles mettent en évidence la quasi-stabilité du phénomène ;
    • par ailleurs ces statistiques révèlent que l’absentéisme est un phénomène qui touche surtout l’enseignement professionnel : le taux n’est que de 3 % en collège, alors qu’il est de 6 % en lycée d’enseignement général et technologique et de 15 % en lycée professionnel.

    voir l'article intégral :

    http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3914http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3914]http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3914[/url[/url]]

    LDH-TOULON
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    Re: Ecoles, lycées

    Message par bye le Sam 31 Juil - 5:54

    Elèves perdus, élèves punis : le ministre de
    l'Education nationale rouvre des colonies pénitentiaires



    http://journaldecole.canalblog.com/archives/2010/07/16/18596282.html
    http://www.education.gouv.fr/cid52474/mene1015823c.html


    Elèves perdus, élèves punis : le ministre de l'Education nationale
    rouvre des colonies pénitentiaires

    Sans aucune concertation, par une simple circulaire parue au Bulletin
    Officiel (29/06/2010), le ministre de l'Education nationale décide
    l'ouverture d'un nouveau type d'établissements qui devraient voir le
    jour durant l'année 2010-2011. Ces établissements dits de « réinsertion
    scolaire » (ou ERS, c'est leur dénomination officielle) s'appuient en
    réalité sur des principes qui n'ont plus rien à voir avec l'école ou la
    scolarité.

    Il s'agit de recevoir dans le cadre d'un internat des élèves qualifiés
    de « particulièrement perturbateurs » mais dont il est bien précisé
    qu'ils ne relèvent pas « d'un placement dans le cadre pénal ».
    Cependant, s'ils ne sont pas délinquants, ils sont traités comme tels,
    comme le montrent en particulier les modalités d'inscription qui vont
    jusqu'é déposséder les parents de leurs droits éducatifs les plus
    élémentaires : quoique l'accord de la famille soit sollicité, il n'est
    plus obligatoire, en cas de refus, « une saisine du procureur peut être
    engagée par l'inspecteur d'académie (.), afin que puisse être étudiée
    l'opportunité de prononcer un placement. », un placement dont il est par
    ailleurs précisé qu'il « durera aussi longtemps que nécessaire ».
    Autrement dit, il ne s'agit donc pas d'inscription dans un
    établissement scolaire mais d'enfermement privatif de liberté, sur
    simple décision administrative, pour des élèves âgés de 13 à 16 ans qui
    ne sont pas délinquants. Un arbitraire proprement ahurissant qui ne se
    donne même pas la peine de respecter les règles du droit.
    L'encadrement devrait être assuré par des enseignants « sur la base du
    volontariat », qui n'auront de fait reçu aucune formation particulière
    mais aussi avec des « partenaires locaux », parmi lesquels . le
    ministère de la Défense, dont on se demande bien quelles peuvent être
    les compétences éducatives.

    L'emploi du temps regroupe les activités purement scolaires sur la seule
    matinée, le reste étant consacré à diverses occupations, qualifiées d' «
    ateliers citoyens », menées en collaboration avec des partenaires
    choisis notamment dans les ministères de la Justice, de la Défense et de
    l'Intérieur. Avec ce que le directeur général de l'enseignement
    scolaire, auteur de la circulaire, appelle sans rire « une organisation
    du temps innovante », on ne voit pas comment des élèves déjà en
    difficulté pourraient suivre une scolarité digne de ce nom et réintégrer
    le cursus scolaire normal. Ce n'est d'ailleurs pas l'objectif : il est
    bien précisé que le DNB (diplôme national du brevet) ou les ASSR
    (attestation scolaire de sécurité routière), exigibles de tout
    collégien, ne devront ici faire l'objet de certification que « chaque
    fois que cela est possible ». C'est donc bien d'une mise à l'écart
    définitive qu'il s'agit, prélude à une « orientation » expéditive vers
    le monde du travail : si le statut scolaire est envisagé pour respecter
    les formes, il est bien précisé que les plus âgés n'auront guère le
    choix qu'entre le lycée professionnel et l'apprentissage.

    Avec cette circulaire, on se trouve en face de quelque chose qui ne
    respecte aucune des règles traditionnellement en vigueur en matière
    éducative : des élèves, souvent très jeunes (13 ans.), qui n'ont commis
    aucun délit, se voient ainsi enfermés d'autorité, pour un temps
    indéfini, dans quelque chose qui ressemble plus à la prison ou à la
    caserne qu'à un établissement scolaire. Une initiative pas entièrement
    nouvelle, qui remet au goût du jour les sinistres colonies
    pénitentiaires - Mettray, Aniane, Belle-Ile-en Mer - de la fin du 19e
    siècle, où des générations de pauvres gosses, issus de milieux
    défavorisés, passaient leur jeunesse avant d'être remis entre les mains
    du patronat, soumis aux caprices d'un encadrement brutal et incompétent.

    L'ouverture de ces établissements est à mettre en regard de la politique
    éducative menée par le gouvernement : augmentation des effectifs,
    fermeture des petits établissements, suppression des enseignants
    spécialisés, remise en cause de l'éducation prioritaire, disparition de
    la formation des enseignants, économies budgétaires en tout genre
    ciblées sur les mouvements pédagogiques, les psychologues scolaires, la
    santé scolaire. Autrement dit, une politique qui touche les élèves les
    plus en difficulté et favorise l'échec scolaire, que l'on prétend en
    retour combattre par des mesures aussi brutales qu'inefficaces.

    Une vingtaine de ces établissements regroupant chacun 15 à 30 élèves
    seraient prévus : ainsi, parce qu'on aura enfermé quelque 3 à 400
    élèves, c'en sera fini des élèves qui perturbent à eux seuls le bon
    fonctionnement du système éducatif. Cette initiative, annoncée sans
    aucune concertation, élaborée dans le secret du cabinet par le
    porte-parole du gouvernement et accessoirement ministre de l'Education
    nationale, est évidemment hautement politique. Elle est le fruit du
    caprice d'un président de la république et d'une partie de la classe
    politique qui, avec ténacité, depuis des années, considèrent les
    difficultés scolaires comme une marque de délinquance. La création de
    ces écoles-prisons doit être replacée dans un contexte qui fait de
    l'éducation l'otage, le jouet de considérations purement électoralistes
    et de la nécessité de prendre des voix à l'extrême-droite : pendant deux
    ans encore, l'Ecole doit s'attendre à voir d'autres initiatives du même
    acabit, qui l'éloignent toujours plus des obligations et des principes
    du service public d'éducation.

    Voir aussi sur Journal d'école (05/05/2010) : « C'est Sarkozy qui fait
    peur »
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    Re: Ecoles, lycées

    Message par bye le Mer 18 Aoû - 5:18

    Les discriminations se banalisent à l'école, selon un rapport confidentiel
    LEMONDE pour Le Monde.fr | 17.08.10 | 14h39 • Mis à jour le 17.08.10 | 17h51
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/08/17/les-discriminations-se-banalisent-a-l-ecole-selon-un-rapport-confidentiel.html

    A l'école, il ne fait pas bon être trop différent. Un rapport confidentiel, que Le Monde s'est procuré, montre en effet que les discriminations de toutes sortes ont tendance à se banaliser au sein de l'institution scolaire. Alors même que l'école est supposée intégrer chacun dans la communauté républicaine.


    Le rapport doit être remis en septembre au ministre de l'éducation nationale, qui a fait de la lutte contre les discriminations une priorité. Son entourage annonce d'ores et déjà de "nouvelles mesures".

    Il faut dire que le constat établi par le groupe de travail qui a rédigé le rapport est préoccupant, qu'il s'agisse du handicap, de sexisme, d'orientation sexuelle ou d'origine. L'enfant handicapé fait encore trop souvent "peur". Les stéréotypes sur les différences "naturelles" entre filles et garçons restent répandus. Cela a des conséquences scolaires, mais cela conduit aussi à des violences parfois justifiées par des "convictions culturelles ou politico-religieuses". L'homophobie se banalise et l'école se montre trop rétive à réagir. Les conséquences, pourtant, peuvent être dramatiques pour les victimes.

    En matière de racisme, d'antisémitisme et de xénophobie, enfin, le groupe de travail constate "une prise de conscience progressive, mais une banalisation des injures et des actes". Et si les élèves en sont victimes, les enseignants ne sont évidemment pas épargnés.

    Globalement, c'est le " vivre ensemble" qui se détériore, préviennent les auteurs du rapport. A l'adolescence, la quête identitaire est forte et celle-ci, selon le contexte, selon les réponses des adultes et de l'institution, peut mal se passer. D'où, comme le montre le rapport, le risque d'enclencher une dynamique pernicieuse qui entraîne exclusion, stigmatisation, harcèlement et violences envers ceux qui sont différents.


    l'intégralité de l'article est à lire dans l'édition Abonnés du site et dans Le Monde daté du 18 août et disponible dans les kiosques ce mardi 17 août à partir de 14 heures...


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    Re: Ecoles, lycées

    Message par bye le Dim 29 Aoû - 21:21

    Publié le 27/08/2010 07:40 | G.A.
    La police rentre à l'école
    http://www.ladepeche.fr/article/2010/08/27/895267-La-police-rentre-a-l-ecole.html#xtor=EPR-1

    C'est à partir de janvier 2011 que devrait entrer en vigueur l'arsenal de sanctions voulu par Luc Chatel./ Photo DDM,

    Luc Chatel, ministre de l'éducation nationale, vient d'annoncer une tolérance zéro en matière de violence à l'école. Tout un arsenal de sanctions va être mis à disposition des enseignants en complément des équipes mobiles de sécurité qui interviennent pour les aider à prévenir, gérer et enrayer ces débordements.

    La violence et les incivilités à l'école ne cessent de se multiplier depuis quelques années. Ces tensions, quasi quotidiennes dans certains établissements, minent les enseignants et mettent à mal la sérénité et la réussite des élèves. Afin de contrer cette montée en puissance de la violence, le ministère de l'éducation nationale a décidé, en septembre 2009, la mise en place « d'équipes mobiles de sécurité ». L'académie de Toulouse est l'une des premières à avoir installé la sienne en mars dernier. Dirigée par Jean-Philippe Verne, ancien commandant de groupement de gendarmerie et désormais conseiller technique pour les questions de sécurité auprès du recteur, elle compte onze personnes : des anciens gendarmes et policiers et des personnels de l'éducation nationale. Elle pourrait, d'ici quelques mois, s'étoffer de 14 nouveaux membres. Son rôle est de mener des actions de prévention auprès des élèves et d'accompagner les équipes pédagogiques lorsqu'un problème grave survient dans un collège ou un lycée de la région. Il est aussi de conseiller les professeurs pour qu'ils parviennent à asseoir leur autorité.

    Au printemps, l'équipe est intervenue au collège de la Croix Daurade, à Toulouse, après que deux jeunes filles de 11 et 13 ans eurent mis le feu avec des bouteilles d'essence. « Là, indique Anne Ballereau, directrice de cabinet du recteur, son rôle a été de faciliter les relations entre le principal et la police, de redonner un climat de sécurité à l'établissement et d'aider ce chef d'établissement à porter plainte car trop souvent ces derniers hésitent à le faire ». L'équipe mobile de sécurité a aussi recensé les aménagements à réaliser pour offrir une plus grande sûreté aux 430 établissements de Midi-Pyrénées. « Les préconisations vont du renforcement d'une clôture pour éviter toute intrusion à l'installation d'un système de vidéosurveillance pour avoir un œil sur une zone sensible et excentrée », rapporte Anne Ballereau.

    Si cette « entrée » des forces de l'ordre à l'école a tout d'abord entraîné une forte levée de boucliers chez les professeurs, il semble bien, désormais, qu'elle soit davantage acceptée.

    « Il est indispensable de rappeler ou d'apprendre aux élèves, considère un prof de maths de Tarbes, que la force est et doit rester du côté de la loi et que l'école n'est pas une zone de non droit où l'on pourrait faire n'importe quoi ».

    Il faudra attendre la fin de l'année scolaire pour savoir si ce nouveau dispositif sécuritaire s'avère pertinent, s'il parviendra à faire sensiblement chuter la violence et les incivilités.
    « Apprendre à gérer les conflits »

    Votre ambition est de stopper la violence. Comment comptez-vous y parvenir ?

    Jean-Philippe Verne Chef de l'équipe mobile régionale de sécurité. Nous avons, en relation étroite avec les chefs d'établissements, établi un diagnostic pour chaque établissement de la région. Nous avons déterminé les mesures à prendre pour vaincre cette violence et les incivilités. Certaines tiennent de la gendarmerie ou de la police, comme la vente de produits stupéfiants à l'extérieur des établissements, et d'autres de la communauté scolaire, comme la surveillance de la cour. Il faut, et c'est indispensable, cultiver la cohésion. Au sein de l'école, tous les adultes doivent avoir la même autorité sur les élèves tout en respectant la place et les prérogatives qui sont les leurs. La communauté scolaire se doit de travailler en réseau avec les institutions comme la justice, la police, la gendarmerie et les services sociaux.

    Quels outils donnez-vous à la communauté scolaire ?

    Outre les actions de prévention que nous menons auprès des élèves, nous allons former des proviseurs, des principaux et des surveillants pour qu'ils parviennent à obtenir la sérénité dans leurs établissements. Nous leur apprendrons, notamment, à désamorcer des situations avant qu'elles ne dégénèrent mais aussi à surveiller une cour et tout particulièrement les endroits ou des bêtises pourraient être commises. Nous les assistons aussi lorsqu'une crise survient. Nous les aidons à apporter la bonne réponse au bon moment, à gérer et dépasser un éventuel traumatisme psychologique qui pourrait les toucher, eux et les élèves.

    Comment vous perçoivent les professeurs ?

    Ils ont souvent un a priori. Nous arrivons avec une étiquette de flic. L'accueil est difficile au départ mais rapidement, ils voient que nous sommes là pour travailler avec eux et qu'il y a un réel besoin. Notre but, comme eux, est de faire en sorte que chacun soit respecté et d'éviter que des jeunes partent sur un mauvais chemin ».
    Tolérance zéro pour le ministre de l'Éducation

    L'échelle des sanctions contre les violences à l'école va être revue, avec une tolérance zéro pour les écarts de comportement. « La philosophie générale est de redonner du sens aux sanctions à l'école pour les rendre plus efficaces, car celles existantes ne sont plus adaptées aujourd'hui », a déclaré, hier, Luc Chatel, le ministre de l'Éducation nationale. « Une sanction, pour être efficace, doit être connue, ce qui n'est pas toujours le cas, comprise, juste, graduée et dans certains cas systématique. Il faut que l'on sache que quand on dégrade un bien, quand on insulte un professeur ou quand on s'en prend à un autre élève, on est systématiquement sanctionné », a-t-il également ajouté.

    Ainsi, toute « violence verbale » donnera lieu à une procédure disciplinaire et toute violence physique à un conseil de discipline. En cas de violence verbale, il y aura convocation systématique de l'élève dans le bureau du proviseur et éventuellement sanction. Il s'agit avant tout de « respecter l'adulte ». En cas d'atteinte physique, le proviseur saisira le conseil de discipline qui décidera de la sanction, a-t-on ajouté.

    D'autre part, la refonte de l'échelle des sanctions conduira à rendre aux expulsions leur caractère exceptionnel, notamment en supprimant les exclusions temporaires de plus de huit jours, car elles aboutissent trop souvent à du « décrochage scolaire ». Des mesures d'utilité collective vont être « institutionnalisées », soit en les imposant, soit en donnant à l'élève en cause le choix entre la sanction classique et une mesure d'utilité collective comme, par exemple, une activité de solidarité ou de formation au sein d'une association.

    Cette nouvelle échelle des sanctions devrait entrer en vigueur « à partir de janvier 2011.
    éducation
    Le chiffre : 430

    établissements > en Midi-Pyrénées. C'est le nombre de collèges et de lycées publics dans lesquels l'équipe mobile de sécurité intervient. Elle a déjà recensé les améliorations sécuritaires qu'il convient de leur apporter.

    « Les membres des équipes mobiles de sécurité ne sont pas là pour jouer les gros bras ».

    Anne Ballereau, directrice de cabinet du recteur de l'académie de Toulouse.
    Assister aussi les victimes

    L'équipe mobile de sécurité a aussi pour mission d'assister, d'aider les victimes d'actes de violence, comme l'explique son directeur « Lorsqu'un conseiller principal d'éducation est agressé (NDLR : comme cela s'est produit le 10 mars dernier à Cugnaux), nous l'accompagnons pour qu'il porte plainte et parvienne à dépasser son traumatisme. Nous mettons tout en œuvre pour qu'il soit informé des suites judiciaires de son dossier ».

    Lorsque deux jeunes filles du collège de la Croix Daurade, à Toulouse, ont mis le feu dans leur établissement, l'équipe mobile de sécurité est intervenue pour que « professeurs et élèves réussissent à gérer le choc psychologique qu'ils ont subi ».
    Que pensez-vous de l'intervention des équipes mobiles de sécurité en milieu scolaire ?

    Patrick Desconnet, 49 ans, Tarbes, parent d'élève. « On ne peut pas travailler durablement dans la répression » Je pense que ce dispositif sécuritaire est une mauvaise réponse à la violence scolaire et qu'il ne pourra pas tenir dans le temps. Pour que les choses évoluent positivement, il faut arriver à créer un climat de confiance dans les établissements. On ne peut pas travailler durablement dans la répression. Ce dispositif est une fuite en avant. Je pense qu'il serait plus pertinent de revenir aux fondamentaux : réapprendre aux jeunes à vivre ensemble, les aider à trouver de l'intérêt à ce qu'ils font. Or, il y a de moins en moins d'adultes encadrants dans les établissements. Les coupes sombres dans les effectifs ont été tellement nombreuses que tout ce qui permettait de faire du lien, de mettre de l'huile dans les rouages a été ébranlé. Une plus grande collaboration entre tous les acteurs de la communauté éducative et une réelle implication des parents d'élèves dans la réflexion au niveau de la vie de l'établissement seraient, selon moi, plus profitables qu'un tel dispositif sécuritaire.

    Cécile Leture, Toulouse, présidente de la PEEP 31, Parents d'Élèves de l'Enseignement Public. « Ce dispositif ne peut être que plus sécurisant » Ces équipes mobiles de sécurité existent déjà depuis de très nombreuses années sous un autre nom. Qu'il y ait ce type d'intervention dans les collèges et les lycées me paraît être une très bonne chose. Ce dispositif ne peut être que plus sécurisant pour tout le monde - parents, élèves, équipes pédagogiques… Cela ne peut pas être négatif de mener des actions de prévention auprès des élèves et d'apporter un précieux soutien aux équipes pédagogiques. La brigade de la prévention de la jeunesse de Colomiers qui intervient à la demande des conseils d'éducation à la santé et à la citoyenneté, mène déjà des actions de prévention dans les collèges et les lycées. Ses interventions sont vraiment positives et bénéfiques. Les gendarmes de la brigade ont une réelle expérience sur le terrain auprès des jeunes. Seul problème : ils ne sont pas suffisamment nombreux. Qu'une équipe mobile de sécurité vienne en renfort est une bonne chose.

    Eric Marcénat, 46 ans, Tarbes, président de la FCPE 65, Fédération des Conseils de Parents d'Élèves. « Il serait préférable de répondre par des moyens pédagogiques » Je vois d'un œil assez suspect l'intervention de ce genre d'équipes dans les collèges et les lycées. Je pense que cette réponse policière est symptomatique d'une éducation nationale en déperdition, qui souffre d'un manque de moyens et d'effectifs. On fait intervenir les mauvaises personnes aux mauvais endroits. Il serait préférable de répondre par des moyens humains et pédagogiques plutôt que par des moyens policiers. Redynamiser les associations d'animation, d'accompagnement scolaire, parental et sportif serait, à mon sens, plus pertinent. Il serait également préférable de renforcer le personnel d'encadrement dans les établissements - surveillants, assistants de vie scolaire - plutôt que de développer une politique basée sur la peur du gendarme. Je pense que l'on stigmatise trop le besoin d'uniforme dans notre société et que l'on cherche constamment à effrayer les gens. Ce dispositif s'inscrit dans une politique globale de répression. Il ne correspond pas aux besoins.

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