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    violences policières

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    Re: violences policières

    Message par bye le Sam 29 Nov - 9:00

    la délinquance à la mode sarko, où comment utiliser la police contre les
    citoyens :

    http://www.liberation.fr/medias/0101269634-un-ex-pdg-de-liberation-brutalement-interpelle-a-son-domicile
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    Re: violences policières

    Message par bye le Mar 2 Déc - 7:17

    Le 6 Décembre 2008, 22 ans après la mort de Malik OUSSEKINE,*
    > > *Rassemblement et présentation publique de la campagne:*
    > > **
    > > *POLICE, PERSONNE NE BOUGE ?!*
    > > *CAMPAGNE NATIONALE CONTRE LES PRATIQUES POLICIERES MORTELLES*
    > >
    > > /A *L'INITIATIVE DU FORUM SOCIAL DES QUARTIERS POPULAIRES (FSQP),
    > > MOUVEMENT DE L'IMMIGRATION ET DES BANLIEUES (MIB), AC LE FEU, BOUGE
    > > QUI BOUGE, MRAP, DROIT DE CITES, COLLECTIF LAMINE DIENG ET LE COMITE
    > > JUSTICE POUR HAKIM AJIMI */
    > >
    > > *15 heures*
    > > Point de rencontre au métro Odéon pour se rendre sur le lieu de
    > > l'initiative
    > >
    > > *15 heures 30*
    > > * Rassemblement de protestation contre les violences policières
    > > * Dépôt de gerbe en hommage à Malik Oussekine et en commémoration des
    > > 22 ans de sa mort
    > > * Dépôt de gerbe en hommage à toutes les victimes de crimes policiers
    > > * Stand d'information sur la campagne
    > > * Présentation de la campagne par les organisateurs :
    > >
    > > - Tarek Kawtari, Président du *Forum Social des Quartiers
    > > Populaires (FSQP) ;*
    > > - Mohamed Mechmache, Président d'*AC Le Feu* ;
    > > - Olivier Besancenot, Porte-parole de la *LCR - NPA* ;
    > > - Mouloud Aounit, Président du *MRAP* ;
    > > - Samir Baaloudj, MIB, Porte-parole de la campagne *"Police,
    > > personne ne bouge ?!" *;
    > > - Membre de la famille et du *collectif Lamine Dieng* ;
    > > - Membre du *Comité Justice pour Hakim Adjimi* ;
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    Re: violences policières

    Message par bye le Mar 2 Déc - 19:41

    Source / auteur : http://nogarojournal.imadiez.com
    Prévention musclée au collège de Marciac

    mercredi 26 novembre 2008, par Ludo

    J’ai eu cette semaine un mail concernant une descente de police dans un lycée du Gers… On a pu entendre aussi le témoignage sur France inter. J’étais absolument abasourdi par les méthodes utilisées… Mais vous savez parfois on se dit que les gens exagèrent dans leur témoignage…. Bref, je reste interrogateur !

    Mais voilà que ce WE, j’accueille ma fille Zoé -elle a 13 ans- de retour du collège de Marciac. Elle me raconte son mercredi au collège… colère à l’intérieur de moi… révolte… que faire ??? J’ai demandé à Zoé d’écrire ce qu’elle me disait là. Elle a accepté. Voici donc son témoignage, avec ses mots à elle :

    « Il nous l’avait dit, le CPE, que des gendarmes allaient venir nous faire une prévention pour les 4ème et les 3ème.
    Ce mercredi là (19/11/2008), toutes les classes sont entrées en cours comme à leur habitude, en suivant les profs.
    A peine 10 minutes plus tard - nous étions assis-, deux gendarmes faisaient déjà le tour de la salle où nous étions. La prof avec qui nous étions, les regardait en nous disant « Ils font leur ronde !?? » . Elle n’était à priori au courant de rien bien sûr. Soudain , la porte s’est ouverte, laissant entrer deux gendarmes… Enfin non, pas exactement !!! Il y avait un monsieur chauve habillé en militaire ( le dresseur de chien en fait !) et un gendarme très gros.

    Le chauve nous a dit : « Nous allons faire entrer un chien ! Mettez vos mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas ! Quand il mord, ça pique ! »
    Enfin il a dit ça, à peu près… Je me rappelle surtout du « Quand il mord, ça pique ! »

    Après, il est sorti deux minutes et est revenu avec deux autres gendarmes et le chien. Les gendarmes se sont placés aux deux extrémités de la classe tandis que le dresseur regardait son chien déjà à l’œuvre. Le chien s’appelait Bigo. Bigo s’est acharné sur plusieurs sacs, en mordant et arrachant tout ce qui dépassait. Quand à la prof, elle restait derrière son bureau bouche bée. Le chien s’est attaqué au sac de mon amie, à coté de moi. Le dresseur a claqué des doigts en disant : « Sortez mademoiselle, avec toutes vos affaires ! » Elle a rangé son sac, s’est levée et s’est apprêtée à sortir mais le dresseur l’a repris vite : « Et ton manteau ! » Elle a rougi et emporté aussi son blouson.

    Plusieurs personnes de la classe sont ainsi sorties. Le chien vient alors sentir mon sac. Voyant que le chien ne scotchait pas, que rien ne le retenait là, le dresseur lui a fait sentir mon corps avant de s’empresser de me faire sortir. Dehors m’attendait une petite troupe de gendarmes… Enfin, non, pas dehors : nous étions entre deux salles de classe.
    Me voyant arriver, ils se dépêchèrent de finir de fouiller une autre fille. Mon amie était déjà retournée dans la classe. Quand ils eurent fini, ils s’emparèrent de mon sac et le vidèrent sur le sol. Un gendarme me fit vider les poches du devant de mon sac. Il vérifia après moi. Je n’étais pas la seule élève. Avec moi, il y avait une autre fille qui se faisait fouiller les poches par une gendarme. Ils étaient deux gendarmes hommes à la regarder faire. Le Gendarme qui fouillait mon sac vida ma trousse, dévissa mes stylos, mes surligneurs et cherchait dans mes doublures.
    La fille qui était là fouillée elle aussi, se fit interroger sur les personnes qui l’entouraient chez elle. Elle assurait que personne ne fumait dans son entourage. Ils la firent rentrer en classe.

    C’était à mon tour ! La fouilleuse me fit enlever mon sweat sous le regards des deux autres gendarmes…
    Je décris : Un gendarme à terre disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre qui regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Elle cherche dans mes chaussettes et mes chaussures. Le gars qui nous regardait, dit à l’intention de l’autre gendarme : « On dirait qu’elle n’a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier ! On ne sait jamais… » Ils ont souri et la fouilleuse chercha de plus belle ! Elle cherche dans les replis de mon pantalon, dans les doublures de mon tee shirt sans bien sûr rien trouver. Elle fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte ! Les gendarmes n’exprimèrent aucune surprise face à ce geste mais ce ne fut pas mon cas !!!!!!

    Je dis à l’intention de tous « C’est bon arrêtez, je n’ai rien !!!! » La fouilleuse s’est arrêtée, j’ai remis mon sweat et mon fouilleur de sac m’a dit : « tu peux ranger ! ».

    J’ai rebouché mes stylos et remis le tout dans mon sac et suis repartie en classe après avoir donner le nom du village où j’habite. De retour en classe, la prof m’a demandé ce qu’ils ont fait. Je lui ai répondu qu’ils nous avaient fouillé. Je me suis assise et j’ai eu du mal à me consacrer au math !

    Tout ça c’est ce que j’ai vécu mais mon amie dans la classe à coté m’a aussi raconté.
    Le chien s’est acharné sur son sac à elle et elle a eu le droit au même traitement. Mais ses affaires sentaient, alors ils l’ont carrément emmené à l’internat où nous dormons. Le chien s’est acharné sur toutes ses affaires m’a t-elle dit. Le gendarme lui a demandé si elle connaissait des fumeurs de hash, vue qu’ils ne trouvaient rien. Elle leur a simplement répondu que le WE dernier elle a assisté à un concert !
    Le CPE l’a ramené ensuite au collège et elle m’a raconté.

    Après les cours, le principal a rassemblé tous les élèves et nous a dit que bientôt allait avoir lieu une prévention pour tout le monde.

    Une prévention ? Avec des chiens ? Armés comme aujourd’hui ?

    Une élève de 4ème nous a dit que le chien s’est jeté sur son sac car il y avait à manger dedans. Elle a eu très peur.
    Les profs ne nous en ont pas reparlé….Ils avaient l’air aussi surpris que nous !
    Tous les élèves de 3ème & 4ème ont du se poser la même question : Que se passe t il ?
    Et tous les 6ème et 5ème aussi même si ils n’ont pas été directement concernés ! »

    Zoé.D.R

    Qu’en pensez vous ? Que dois je faire ? Qui parle de violence ? Il me semble important d’écrire ici que ni personne du collège a juger important de communiquer sur ces faits( ???). Nous sommes lundi 24/11/2008, il est 15h30 et si Zoé ne m’en avait pas parlé, je n’en saurais rien. Combien de parents sont au courant ? Les enfants « victimes » -et je pèse ce mot- de ces actes sont en 4ème et 3ème.
    Ils ont donc entre 12 et 14 ans ! Je n’en reviens pas….



    --------------------------------
    Le lendemain le quotidien local publiait un article avec un entretien du responsable de cette action et des témoignages qui infirmaient cette version des faits.
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    Re: violences policières

    Message par bye le Mer 3 Déc - 13:30

    Opération antidrogue en plein collège : rassemblement des parents d'élèves vendredi



    Opération antidrogue en plein collège : rassemblement des parents d'élèves vendredi
    NOUVELOBS.COM | 30.11.1999 | 00:00
    Après le contrôle antidrogue mené par la gendarmerie dans un collège de Marciac dans le Gers, Frédéric David le père de Zoé qui a témoigné de
    l'intervention, appelle à un rassemblement devant le collège vendredi 5 décembre à 17h00 pour "dénoncer cette violence policière".

    (Reuters)
    Un rassemblement des parents d'élèves sera organisé vendredi 5 décembre dans l'après-midi devant le collège de Marciac (Gers), à la suite d'une
    contrôle antidrogue mené le 19 novembre par des gendarmes dans une classe de 4e et de 3e, a-t-on appris mardi auprès de Frédéric David, qui est à
    l'origine du mouvement. Dans un communiqué diffusé dans la soirée, le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos s'était étonné "des conditions
    dans lesquelles des forces de gendarmerie ont pu pénétrer" dans l'établissement scolaire "accompagnées de chiens dressés à la recherche de
    stupéfiants".

    Intervention respectueuse

    Il a rappelé qu'il existait "dans la quasi-totalité des départements, comme dans le Gers depuis 2006, des conventions de partenariat entre les
    ministères de la Justice, de l'Intérieur et de l'Education nationale permettant de concilier l'efficacité de l'action judiciaire et le respect de l'intégrité des
    établissements scolaires où la pédagogie préventive est à l'œuvre quotidiennement". Le ministre de l'Education a demandé qu'en cas d'intervention de
    la force publique dans un établissement à la demande de l'autorité judiciaire, "cette intervention respecte les termes de ces conventions".

    "Violence policière"

    Joint par l'Associated Press, Frédéric David, père de Zoé, une élève de 3e du collège de Marciac, a expliqué qu'il avait "souhaité que les adultes se
    mobilisent pour la prévention et pour dénoncer cette violence policière devant le collège à 17h". Il a souligné qu'il devrait être "a priori" rejoint par la
    FCPE (Fédération des conseils des parents d'élèves) du Gers et la FSU. "Ma fille Zoé a été fouillée entre deux classes par une fouilleuse, deux
    gendarmes, sans la présence de quelqu'un de l'établissement", a affirmé le père de l'adolescente. "On lui a dit "avec la tête que tu as tu dois bien avoir
    du 'hasch'". On l'a fouillée de plus en plus, on lui a fait enlever ses chaussures, ses chaussettes, jusqu'à passer la main sous son sous-vêtement ", a-
    t-il poursuivi. "Zoé a su dire avec sa puissance et sa force 'arrêtez'. Elle a ramassé ses affaires et est repartie en classe".

    Feu vert du chef d'établissement

    "L'opération s'est faite en partenariat avec le chef d'établissement et le procureur local qui donne toujours son feu vert", selon la gendarmerie. "Depuis
    2004, il y a un partenariat police/gendarmerie/Education nationale pour mener des actions de prévention et de contrôle antidrogue dans les
    établissements".
    Dans un premier temps, "un formateur relais antidrogue (FRAD) vient parler des dangers liés à la consommation de stupéfiants", a-t-on expliqué de
    même source. Dans un deuxième temps, "un contrôle est effectué par un chien qui passe dans les rangées. S'il détecte" un élément "suspect, l'élève est
    emmené et il est fouillé".
    "A Marciac, tout s'est passé dans les règles. Le chien n'a jamais mordu les cartables et il n'y a pas eu d'attitude provocatrice des gendarmes", a-t-on
    ajouté. "Vingt-cinq contrôles (dans des établissements scolaires) ont eu lieu dans le département depuis l'automne et tout s'est bien passé". (Avec AP
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    Re: violences policières

    Message par bye le Mer 3 Déc - 17:30

    Drogues : faut-il envoyer la police dans les collèges ?



    La FCPE du Gers condamne
    les opérations des forces de l’ordre
    au sein des établissements scolaires

    La Fédération des parents d’élèves FCPE du Gers a vivement réagi le 21
    novembre 2008, dès qu’elle a appris ces méthodes infamantes. Elle a
    publié le communiqué ci-dessous et a écrit à tous les responsables
    judiciaires, politiques, administratifs et associatifs de la région.

    « Quelques jours à peine après la révélation du scandale des conditions
    dans lesquelles s’est déroulée la semaine dernière une opération
    anti-drogue au sein du Centre de Formation des Apprentis de la Chambre
    de Métiers de Pavie (Gers), les parents d’élèves sont outrés d’apprendre
    qu’au même moment se menait une opération similaire dans un collège du
    département, celui de Marciac.
    Cette fois encore, le comportement des militaires est révoltant, attesté
    par de nombreux témoignages croisés et concordants. Entrée dans les
    classes sans prévenir, simple avertissement lancé à la cantonade : «Nous
    allons faire entrer un chien! Mettez vos mains sur les tables, restez
    droit, ne le regardez pas! Quand il mord, ça pique ! », entrée du chien
    qui s’acharne sur les affaires scolaires et les vêtements de certains
    élèves, sortie de ces élèves dans le couloir, fouille au corps de
    gamines de 13 ans ! Commentaires insultants : « On dirait qu’elle n’a
    pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier ! On ne sait
    jamais… ».
    Les enseignants sont, semble-t-il, restés pétrifiés et muets de
    stupéfaction et les élèves de 4e et 3e, visés par l’opération, en
    sortent traumatisés.
    Même s’ils comprennent l’existence nécessaire d’opérations anti-drogue,
    les parents d’élèves FCPE du Gers estiment que l’école ne doit pas en
    être le théâtre. Ils sont une nouvelle fois révoltés par la dérive
    répressive et liberticide de l’Etat policier que risque de devenir la
    France. Les descentes des forces de police et de gendarmerie dans les
    établissements scolaires rappellent des temps sordides que tous
    espéraient avoir oubliés depuis plus de 60 ans.
    Avec de tels comportements schizophrènes, la République française est en
    train de se tirer une balle dans le pied : d’un côté, elle prétend
    éduquer ses futurs citoyens dans ses écoles aux frontispices desquels
    s’affiche encore la devise « Liberté – Égalité – Fraternité » ; de
    l’autre, elle fait investir ces mêmes lieux par ses forces de l’Ordre
    (?) aux attitudes franchement agressives et irrespectueuses envers des
    enfants victimes, terrorisés par ceux-là-mêmes qui sont sensés les
    défendre ; des enfants bafoués dans leurs droits les plus élémentaires
    et traumatisés.
    La France voudrait créer des générations de rebelles aux représentants
    de la loi qu’elle ne s’y prendrait pas autrement.
    C’est pourquoi, les parents d’élèves FCPE du Gers appellent
    solennellement le Préfet et le Procureur de la République à faire cesser
    immédiatement ces opérations indignes de notre État de Droit, défenseur
    – jusque à présent – des libertés individuelles et respectueux de la
    Déclaration Universelle des Droits de l’Enfant.
    Ils appellent également tous les citoyens attachés aux valeurs de la
    République, toutes les associations rattachées à l’école, toutes les
    organisations démocratiques, les hommes politiques et les responsables
    institutionnels à s’opposer fermement à ces méthodes infamantes. »










    La FCPE du Gers lance un avertissement aux chefs d’établissements :

    « Lors d’un entretien téléphonique ce vendredi après-midi avec le
    responsable départemental de la FCPE, M. Jean-René LOUVET, Inspecteur
    d’Académie a déclaré qu’après « discussions, le colonel commandant le
    Groupement de Gendarmerie du Gers avait décidé de mettre fin aux
    contrôles avec chiens dans les établissements scolaires. Ils seront
    remplacés par des actions d’information et de prévention avec
    démonstration du travail du chien, annoncées à l’avance et préparées par
    les enseignants et les élèves. »

    Si c’était vraiment le cas, la FCPE du Gers se déclarerait soulagée que
    son appel massif aux élus, aux responsables administratifs, politiques
    et associatifs ait été si vite entendu. Elle serait contente que la
    mobilisation des parents, des syndicats enseignants et d’une partie de
    la communauté éducative ait porté ses fruits. Elle serait satisfaite que
    chacun ait pris la mesure des dérapages constatés tant à Pavie qu’à
    Marciac et que la prévention retrouve sa place au sein d’une démarche
    éducative globale.

    Cependant, la FCPE a quelques raisons d’être dubitative et craint que
    ces « opérations de sensibilisation et de prévention » ne servent qu’à
    masquer la poursuite insidieuse des contrôles répressifs.
    Dans tous les cas, elle exige que le chien soit et reste muselé chaque
    fois qu’il sera amené dans un établissement scolaire, que les gendarmes
    se dispensent de propos irrespectueux et de gestes déplacés (fouille au
    corps sur gamines de 13 ans). Et elle recommande à tout parents ayant
    connaissance de tels faits de l’en informer immédiatement.

    Par ailleurs, la FCPE du Gers adresse un avertissement solennel aux
    chefs d’établissements scolaires : puisqu’ils se déclarent sans cesse
    seuls maîtres à bord, les parents ne pourront que les considérer comme
    seuls responsables de problèmes, incidents ou dérapages lors d’éventuels
    contrôles à venir, malgré les annonces du jour.

    La FCPE leur demande de se positionner clairement et de dire s’ils se
    considèrent éducateurs (personnels de l’Éducation Nationale) ou
    auxiliaires de police. »
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    Re: violences policières

    Message par bye le Mer 3 Déc - 17:34

    et voilà comment les chiens un beau jour débarquent dans votre établissement !





    L'envoi des chiens correspond au développent des "actions de prévention forte". Pour comprendre les rouages du mécanisme :


    >

    étape 1) La MILDT (Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie) a publié en juillet le nouveau "plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies 2008-2011"

    http://mildt.systalium.org/IMG/pdf/Plan_gouvernemental_2008-2011-DF.pdf


    La MILDT est "l'épicentre du dispositif français de lutte contre les toxicomanies" chargé de préparer les plans gouvernementaux dans ce domaine et de veiller à leur application. Elle coordonne les politiques des 19 départements ministèriels compétents dans ce domaine. En ce qui concerne le niveau local "elle s'appuie sur des chefs de projets désignés par les préfets pour coordonner l'action interministérielle de l'Etat et susciter des partenariats avec les élus locaux ou les associations. (Pour voir les missions de la MILDT, aller sur son site : http://mildt.systalium.org/rubrique30.html )

    -> donc pour comprendre ce qui se passe ou va se passer dans votre département, il faut savoir quel groupe (dont l'IA fait systématiquement partie) a été mis en place par la préfecture, et pour poser des questions quel est l'interlocuteur désigné par l'I.A pour le suivi de ce dossier.

    De toute façon, interpeller systématiquement la préfecture et l'inspection académique.



    >

    étape 2) Comme pour de nombreux autres domaines (santé etc.) depuis la déconcentration de la gestion, les départements, sous l'autorité du préfet mettent en place des "plans de lutte contre la toxicomaie" associant les différents services concernés dont plusieurs volets concernant la "prévention des conduites addictives", l'IA étant en effet le partenaire pour les jeunes scolarisés.

    Ces plans se présentent sous la forme de fiche d'objectifs assorties de liste des services en charge du pilotage des actions et d'indicateurs pour l'évaluation. exemple ci-dessous du plan élaboré par la préfecture du Lot.

    -> J'ai repéré en gras les grands objectifs qui concernent directement les établissements scolaires et en rouge celui qui peut concerner l'envoi des chiens. Mais il faudra aussi se monter vigilant face aux réunions (ou non réunions/ de coulisses dans trop d'établissements) du CESC Comité d'éducation santé et citoyenneté, obligatoire dans chaque établissement et désigné en début d'année je crois par le C.A.


    >

    -> ex de fiche du plan départemental 2008-2010 de la préfecture du Lot

    PLAN DE LUTTE CONTRE LES DROGUES ILLICITES, L’ALCOOL ET LE TABAC



    OBJECTIF

    FICHE 1-1 / PREVENIR/ Cannabis : casser l’expansion du cannabis



    >

    stratégie/pilotage :





    >





    􀂃 Mise en place d’un programme structuré en milieu scolaire auprès des élèves des écoles élémentaires, collèges et lycées dans le cadre du Comité Education Santé et Citoyenneté (CESC).

    D’une manière générale, les actions correspondantes seront incluses dans un projet d’établissement.

    Pilotage : I.A


    >

    􀂃 Mise en place de consultations spécifiques adaptées aux jeunes usagers et à leurs familles :

    cannabis

    formation des professionnels, des médecins généralistes.

    Pilotage : DDASS


    >

    􀂃 Développer des actions de prévention fortes en vue de casser l‘expansion du cannabis chez les jeunes (publics visés : jeunes scolarisés ou en formation, le milieu enseignant et les parents).

    Pilotage : Préfecture


    >

    􀂃 Contribuer à une meilleure information, à une meilleure explication et à tout moyen de convaincre dans le cadre d’un programme départemental cohérent.

    Pilotage : Préfecture


    >

    􀂃 Poursuivre les actions de répression contre les trafiquants et les filières organisées.

    pilotage : Parquet


    >


    Partenaires

    DDJS (jeunesse et sports), médecins généralistes, PJJ, Parents d’élèves, associations familiales, FRAD, DDSP, Gendarmerie, CAF, école des métiers, lycées agricoles, mutuelles, assurance maladie.

    __________________________________________________________________________________________

    Indicateurs

    Ligne attribuée Nombre d’appels

    Nombre de consultations jeunes Nombre de consultations jeunes+famille

    Nombre de consultations famille

    Nombre d’orientations vers 1prise en charge

    Nombre de campagnes d’informations


    >


    étape 3) comme dans tous les autres domaines, les services départementaux des administrations concernées (en l'occurrence ici : IA, police ou gendarmerie, parquet) "mettent en musique" via des circulaires, des réunions etc. et dans certains cas des "opérations conjointes" les mesures en question.


    >

    Et voilà comment les chiens, un beau jour peuvent débarquer dans votre établissement !
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    Re: violences policières

    Message par bye le Mer 3 Déc - 17:40

    Gendarmes au collège: Le principal estime avoir été trompé par les Gendarmes.


    après avoir trouvé que tout c'était passé plutôt bien et sans avoir été surpris de la façon dont tout s'est déroulé, voilà que le principal se dit avoir été trompé par les gendarmes... de qui on se fout???

    http://www.lepost.fr/article/2008/12/03/1345296_gendarmes-au-college-le-principal-estime-avoir-ete-trompe-par-les-gendarmes.html


    "Suite à un contrôle anti-drogue diligenté par le parquet et mis en place par les gendarmes et à son impact, l'inspecteur d'académie et le colonel de gendarmerie ont discuté pour que ce type d'intervention se passe différemment" explique ce mercredi au Post l'inspection académique du Gers."
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    Re: violences policières

    Message par bye le Ven 5 Déc - 6:30

    Lancement de la campagne nationale contre les pratiques policières violentes et mortelles]




    Le MRAP a été invité à se joindre à la campagne "Police, Personne ne
    bouge" et a décidé d'en être partie prenante, en raison de la gravité
    endémique du sujet. Vous avez accès aux informations pratiques sur le
    site du MRAP : .

    En outre, le MRAP avait lancé en juillet 2008 avec la FTCR (Fédération
    des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives) la campagne "Justice
    pour Abdelhakim AJIMI", décédé à Grasse en mai 2008 à la suite d'une
    "clé d'étranglement" policière lors de son interpellation.

    Une pétition a été mise en ligne sur le site du MRAP :

    et vous êtes instamment invitéEs à la signer afin de peser davantage
    dans notre demande de rendez-vous avec la Garde des Sceaux.

    La Campagne ci-dessous sera lancée samedi prochain 6 décembre sur le
    lieu de la mort de Malik OUSSEKINE, sous les coups d'un peloton de
    policiers voltigeurs de M. Pasqua ( alors ministre de l'Intérieur), le 6
    décembre 1986, à la fin d'une manifestation étudiante. Ce drame avait
    débouché sur la dissolution des pelotons voltigeurs...

    Vous êtes invitéEs à faire tout votre possible pour participer à ce
    rassemblement de la mémoire et de la mobilisation pour une nouvelle
    action. Pour toutes précisions complémentaires, reportez-vous au site de
    la campagne :

    http://policepersonnebouge.free.fr
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    Re: violences policières

    Message par bye le Sam 6 Déc - 9:30

    Police, bavures, délinquance policière, TASER qui tue.

    Ce blog rassemble des articles sur la délinquance policière trouvés dans la presse.
    Etat des lieux qui est loin d'être exhaustif
    car beaucoup de bavures échappent à la Presse.

    http://policiers.over-blog.com/
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    Re: violences policières

    Message par bye le Lun 8 Déc - 4:54

    « La censure la plus parfaite » (Debord)" --- Résistons ensemble décembre 2008, N° 70


    Bonjour,

    Voici le N° 7O, DECEMBRE 2008, du petit journal mobile recto-verso A4
    "RESISTONS ENSEMBLE" du réseau contre les violences policières et
    sécuritaires. Il est destiné à être photocopié et à être diffusé
    localement.
    Vous pouvez télécharger en format pdf, avec mise en page sur le site du
    réseau : http://resistons.lautre.net/
    Si le journal vous plaît vous êtes invitEes à participer à son
    élaboration, à sa rédaction, à se joindre à l'équipe de rédaction. Nous
    attendons vos contributions, propositions, critiques ...
    à bientôt.
    L'équipe de réaction

    RESISTONS ENSEMBLE / bulletin numéro 70 / décembre 2008




    « La censure la plus parfaite » (Debord)
    Depuis la fin de la révolution française les luttes directes et
    violentes, jusque-là reconnues comme des moyens d’expression politique
    ont été progressivement disqualifiées par l’État. La seule violence
    collective autorisée a ainsi pris le nom de police, la seule façon «
    normale » de faire de la politique a été de se plier aux formes policées
    d’une démocratie, si bien nommée représentative, parce qu’elle étouffe
    la réalité du conflit social dans sa théâtralisation : pseudo joutes
    parlementaires, manifestations pasteurisées... Ceux qui ont essayé
    d’échapper à ce cirque, au mieux ridiculisés, au pire réprimés n’ont
    jamais cessé d’être stigmatisés sous des noms variés : utopistes,
    anarchistes, terroristes, casseurs, sauvageons et maintenant ultra-gauche…
    Les inculpations de Tarnac, et les arrestations récentes de plusieurs
    militants accusés eux aussi de terrorisme, s’inscrivent dans ce
    mouvement de longue durée que chaque crise du système exacerbe. Elles
    mettent aussi en évidence les deux machines de guerre envoyées contre
    ceux qui s’efforcent de mener une existence politique, « pour de vrai ».
    D’une part, l'arsenal sécuritaire initié par la gauche en 1997 et
    renforcé dans l'hystérie post-11 septembre permettant de transformer en
    acte de terrorisme, et de pénaliser avec une sévérité « exemplaire », à
    peu près toutes les formes de vie et de lutte échappant aux normes
    dominantes. D’autre part, le grignotage incessant de la liberté
    d’expression qui semble atteindre un nouveau sommet en transformant tout
    propos de critique sociale en violence, potentiellement, terroriste.
    « Jamais censure n’a été plus parfaite. Jamais l’opinion de ceux à qui
    l’on fait croire encore, dans quelques pays, qu’ils sont restés des
    citoyens libres, n’a été moins autorisée à se faire connaître, chaque
    fois qu’il s’agit d’un choix qui affectera leur vie réelle. » (Guy
    Debord, Commentaires sur la société du spectacle).
    Info et soutien : http://www.soutien11novembre.org/ – « Comite de
    soutien aux inculpes de Tarnac » 12 rue du tilleul, 19170 Tarnac –
    11novembre-soutien@gmx.com ; les dernières lois anti-terroristes sur
    legifrance.gouv :
    http://6eo.org/h8f


    Incendie de Vincennes :
    les inculpés ont maintenant besoin de notre soutien
    Le 22 juin, les retenus de Vincennes ont brûlé leur prison. Grosse
    bouffée d’air, conclusion de six mois de révolte quasi continue. Ces
    personnes ont pris leur destin en main, loin des discours humanitaires
    sur l’aménagement de leur enfermement et sur leur statut de victimes
    passives.
    Mais l’Etat, qui a déjà rouvert le 10 novembre un bâtiment de 60 places,
    veut faire des exemples. Ce sont pour l’instant sept anciens retenus
    pris dans la nasse au hasard qui sont inculpés de « destruction de biens
    par l’effet d’incendie et violence à agent de la force publique avec une
    incapacité totale de moins de 5 jours en réunion ». Un est sous mandat
    d’arrêt, six sont en détention préventive. Un comité de soutien s’est
    formé en octobre.
    Début novembre ont été publiés des témoignages de retenus de Vincennes
    recueillis par téléphone de la mi-janvier jusqu’à l’incendie. Les
    premiers concernés ont la parole. Le titre : Feu au centre de rétention,
    janvier-juin 2008, des sans-papiers témoignent, éd. Libertalia, 7 euros.
    Tous les bénéfices des ventes iront à la défense des inculpés.
    Cinq d’entre eux ont déjà donné leur accord pour publiciser leurs noms
    et écrous. Ecrivez-leur à : Maison d’arrêt des hommes de Fleury-Mérogis,
    7 allée des Peupliers, 91700 Fleury Mérogis : Mahamadou DRAME - écrou n°
    367337 / Ekma MOUKTARE - écrou n° 367134. Bâtiment D3, cellule D 326 /
    Ali DIALLO - écrou n° 367347. Bât. D5 / Moise DIAKITE - écrou n° 369111
    H. Bât. D5 / Slaheldine EL OUERTANI était écroué à la maison d'arrêt de
    Fresnes. Suite à une agression par un codétenu, il est actuellement dans
    le coma dans un hôpital parisien.
    Enfin vous pouvez envoyer de l’argent par chèque à l’ordre de
    CICP-Vincennes et à l’adresse CICP, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris.
    Pour les futurs frais de justice et pour qu’ils puissent cantiner ! La
    liberté ne saurait être suspendue à des papiers !!!


    > [ S U R L E V I F ]

    Qui parle de violence ? ... et vive la « bonne insécurité » !
    Le 17 novembre dans un lycée du Gers, descente de gendarmes et
    maîtres-chiens, le 19, les mêmes scènes dans un collège de Marciac, Z.
    13 ans témoigne…
    « “Nous allons faire entrer un chien ! Mettez vos mains sur les tables,
    restez droit, ne le regardez pas ! Quand il mord, ça pique !” […] Le
    gars qui nous regardait, dit à l’intention de l’autre gendarme : “On
    dirait qu’elle n’a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien
    vérifier ! On ne sait jamais...” Ils ont souri et la fouilleuse chercha
    de plus belle ! Elle cherche dans les replis de mon pantalon, dans les
    doublures de mon tee shirt sans bien sûr rien trouver. Elle fouilla
    alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte !
    Les gendarmes n’exprimèrent aucune surprise face à ce geste mais ce ne
    fut pas mon cas ! »
    Quant à la procureure de la République, elle a confié à La Dépêche du
    Midi : « les élèves ont peur de ces contrôles : ça crée de la bonne
    insécurité ».


    > [C H R O N I Q U E D E L ‘A R B I T R A I R E]

    Les coups de Gagny
    Le mois dernier Abdoulaye Fofana a été passé à tabac, violence policière
    que le pouvoir ne pouvait cacher cette fois-ci grâce à une vidéo
    largement diffusée sur le net. (cf. RE n° 69). Les deux flics qu'on voit
    cogner sur le film, mis en examen pour « violences volontaires par
    dépositaire de l'autorité publique, avec arme et en réunion » viennent
    d’être réintégrés dans la police, juste avec quelques restrictions.
    Voilà la solidarité du corps ! Maintenant on apprend que ces violences
    ont été précédées par une agression policière juste une semaine avant,
    sur Yannick (14 ans) et son frère Fabrice... par des agents du même
    commissariat de Gagny. Suite à un contrôle d'identité, tir de flash-ball
    à moins de trois mètres sur eux, puis coups au sol, Yannick a le nez
    cassé, Patrick la tête en sang. Ils ont déposé plainte. Les policiers
    ont déposé une plainte pour outrage, rébellion et violence. Laquelle
    plainte, fait exceptionnel, a été classée sans suite le 28 octobre par
    le procureur de la République de Bobigny. On attend, sans illusion la
    suite, à moins qu’une mobilisation réussisse à imposer un rapport de force.

    « Vérité et justice » pour Larami et Moushin
    Le 25 novembre 2007, à Villiers le bel, deux adolescents de 15 et 16 ans
    mouraient après une collision entre leur mini moto et une voiture de
    police qui circulait « sans gyrophare, sans avertisseur, au-delà de la
    vitesse autorisée ». Un an après, aucune des informations judiciaires
    n'a été bouclée. L'avocat des familles dénonce la lenteur de l'enquête
    et estime qu'une reconstitution est « inévitable au regard des
    contradictions des policiers ».
    A l'appel de l'association « Vérité et Justice » de Villiers le Bel,
    plus d'un millier de personnes de toutes les générations et de tous les
    quartiers ont manifesté silencieusement leur solidarité avec les
    familles pour réclamer vérité et justice pour leurs enfants.

    Une histoire banale du 93
    Un pot au boulot, malaise d’un collègue, la police arrive, gueule puis…
    Miguel G. 32 ans, marbrier, raconte son histoire : « Le jeune (policier)
    qui m’avait frappé avait dit qu’il s’occuperait de moi à la relève. Pour
    sortir, j’ai signé n’importe quoi. J’ai avoué que j’avais tapé ce
    policier alors que c’est faux. » « J’étais allongé par terre entre les
    sièges avant et arrière. Ils avaient leurs pieds sur moi. J’ai crié et
    je les ai insultés. L’un d’eux m’a donné un coup de poing au visage.
    »... « Dans la cellule, un policier m’a tapé violemment dans le ventre
    avec son poing et j’ai vomi. » En arrêt de travail, Miguel souffre de
    nombreuses contusions, d’une entorse au pouce et aux poignets et d’une
    hémorragie à l’oeil. 22 heures de garde à vue au commissariat
    d’Aubervilliers. Il a déposé plainte à la gendarmerie de Tournan-en-Brie
    (Seine-et-Marne) pour violences volontaires contre un policier
    d’Aubervilliers et dénonciation calomnieuse contre un autre
    fonctionnaire de police qui l’accuse de l’avoir frappé.

    Police bénévole : nouvelle rubrique dans France bénévolat ?
    La loi n°2007-297 du 5 mars 2007 relative à la prévention de la
    délinquance a permis la création, par son article 30, d’un « service
    volontaire de la police nationale ». Ce dispositif intègre la loi du 18
    mars 2003 pour la sécurité intérieure. La Préfecture du Loiret, fin
    novembre a lancé un appel aux bénévoles. Les amoureux de la gâchette ou
    de coups tordus seront déçus (engagés pour un an, renouvelable par
    tacite reconduction), car ils ne pourront exercer leur talent que dans
    des « missions de solidarité et de médiation sociale » ; à moins qu’il y
    ait besoin de main-d’œuvre pour décrypter : Edvige, Base élèves, veille
    d’opinion... Un moyen comme un autre de faire avancer la France bleu
    marine à coup de SVC (service volontaire citoyen).

    Émeute « total »
    Il y a eu plusieurs nuits d'émeute en Guyane dans l'indifférence « total
    » des médias et de la métropole. Blocage de routes, ouvriers en grève,
    des dizaines de personnes interpellées... Tout ça à cause de la flambée
    du prix de l'essence. Mais pourquoi les prix flambent dans les dom tom
    et baissent en métropole ? Parce que « total », la multinationale si
    chère au cac40 en tant de crise a la main mise « total » sur
    l'approvisionnement en carburant des dom tom ; c'est a dire : je fais
    les prix que je veux. Ceci s'apparente à du néocolonialisme économique.
    Soutenons les Guyanais dans leur lutte.

    Police justice toujours complices
    L'ex n°2 des stupéfiants de Strasbourg et l'ancienne greffière du
    tribunal de grande instance de Strasbourg ont été condamné à 10 et 9 ans
    de prison ferme pour trafic de drogue. La drogue venait de saisies
    faites lors d'interpellation de dealers, elle était remise sur le
    circuit mais le policier avait la manière pour écouler les stocks. Il
    utilisait des jeunes de quartier qui avaient une dette envers lui, il
    les envoyait même en Hollande pour revenir avec du cannabis. Il aurait
    pu ouvrir une boite d'import export, la greffière faisait disparaitre
    les dossiers en gros. En tout cas 10 et 9 ans prune dans la gueule ça
    fait plaisir.

    Roland Veuillet continue son combat
    Roland a commencé le jeudi 6 novembre sa deuxième grève de la faim
    devant le rectorat de l’Académie de Lyon où il a été muté d’office il y
    a cinq ans. Il réclame toujours la levée de cette sanction arbitraire de
    son action syndicale durant la grève de MI-SE (maîtres d’internat,
    surveillants d’externat) de 2003 et la saisine d’une enquête
    administrative. Dans sa quatrième semaine de grève, il se retrouve bien
    seul dans sa lutte opiniâtre et résolue. http://roland-veuillet.ouvaton.org/

    Le goulot d'étranglement des assoc
    Etranglement judiciaire : La manif non déposée du 11 novembre protestant
    contre la réouverture du CRA de Vincennes finit sur l'autoroute A3 à
    cause du barrage policier alors les flics convoquent le président de SOS
    sans papiers signalé sur les lieux par la presse à laquelle il avait
    donné une interview. La police lui propose un deal : son assoc dépose
    dorénavant des autorisations pour tout rassemblement aux abords des CRA,
    en échange elle laissera manifester jusque devant les centres. Voilà
    surtout un bon moyen de dégoter a priori les « coupables » des incidents
    que les flics pourraient provoquer.
    Etranglement financier : fin novembre, le Dal est condamné à 12 000
    euros d'amende au moyen d'une nouvelle infraction créée par la justice :
    installation de tentes et dépôt de matériel de couchage (assimilées pour
    l'occasion à des déchets encombrant le trottoir) .Tous les moyens sont
    bons pour se débarrasser de ce qui reste de combativité chez les assoc.

    Les « mauvais maîtres »
    En Novembre a circulé sur le net un appel gouvernemental offrant 220 000
    euros à ceux qui voudraient assurer une « veille de l'opinion » chez les
    profs : il s'agit notamment de repérer sur Internet « les leaders
    d'opinion, les lanceurs d'alerte et analyser leur potentiel d'influence
    et leur capacité à se constituer en réseau », d'« anticiper les risques
    de contagion et de crise »... Les directeurs d'école réfractaires à la
    mise en place du fichier base élève par exemple ont déjà fait les frais
    de cette logique étatique
    (http://petition.bigbrotherawards.eu.org/Signez-la-petition-pour-le-retrait-de-Base-eleves).

    De l'autre côté des Alpes, l'Etat italien étant lui aussi confronté à la
    résistance des profs et des élèves, l'ex-président de la République
    Cossiga l'a avoué à la presse : il s'agit de « laisser faire » tout en «
    infiltrant » et après ça ? Taper les étudiants et « taper les
    professeurs (...) qui endoctrinent les enfants et qui les font descendre
    dans la rue : c’est une attitude criminelle ! »

    A la mémoire d’Abdenour Tataï
    … du MIB, militant à Montpellier, il est décédé fin novembre d'un
    accident de voiture. Particulièrement actif pour dénoncer les problèmes
    de logement et les cas de double peine, interlocuteur obligé sur la
    réhabilitation du quartier du Petit-Bard, sa disparition laisse un grand
    vide.
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    Re: violences policières

    Message par bye le Lun 8 Déc - 16:27

    continuerons-nous à dormir ?



    article mis en ligne le lundi 8 décembre 2008



    Un coup de colère d’Anne-Marie Garat [1].




    « En 1933, depuis près de trois ans, le Reichstag avalise sans broncher ; les décisions se prennent sans débats ni votes. Von Hindenburg gouverne un coude sur l’épaule des SPD, tétanisés, un coude sur celle des nazis, bons bougres. Hitler n’a plus qu’à sauter sur l’estrade, grand clown des atrocités, impayable dans son frac tout neuf.

    Qui prétend encore que c’est arrivé du frais matin ?

    Le sommeil a bon dos, où naissent les songes, et les cauchemars. Mais on ne se réveille pas dans le pire, stupeur, au saut du lit : le pire s’est installé, insidieux, dans le paysage, banalisé par l’apathie ou l’incrédulité des uns, la bénédiction des autres.

    Des gendarmes brutaux, grossiers, débarquent impunément avec leurs chiens dans les classes d’un collège du Gers, pour une fouille musclée ; le proviseur entérine, bonasse. Et le ministre de l’Education, qu’en dit-il ? Que dit-il de l’enlèvement d’enfants dans une école de Grenoble, d’eux et de leur famille expulsés en vingt-quatre heures, après combien d’autres ? Qui tient la comptabilité de ces exactions ordinaires ? Un journaliste est interpellé chez lui, insulté, menotté, fouillé au corps, pour une suspicion de diffamation, qui reste encore à démontrer en justice… Qu’en dit la Garde des Sceaux ? Elle approuve (mutine bague Cartier au doigt, n’en déplaise au Figaro).

    Nos enfants, nos journalistes, ce sont encore catégories sensibles à l’opinion.

    Celle-ci s’émeut-elle ? Mollement. Elle somnole.

    Mais les réfugiés de Sangatte, chassés comme bêtes, affamés dans les bois ; les miséreux du bois de Vincennes menacés de « ratissage », les gueux de nos trottoirs au vent d’hiver ? Les sans-papiers raflés, entassés dans des lieux de non-droit, décharges d’une société qui détourne le regard ignoble de son indifférence ? Et la masse des anonymes, traités mêmement comme rebut par une administration servile ? Au secours, Hugo !

    Il y a de jeunes marginaux qualifiés par la ministre de l’Intérieur d’« ultra gauche » – spectre opportun des bonnes vieilles terreurs –, jusqu’ici, pure pétition communicationnelle… Sa police veille, arme à la hanche, elle arpente, virile, les couloirs du métro, des gares. Sommes-nous en Etat de siège ? A quand l’armée en ville ?

    Il y a le malade mental incriminé à vie par anticipation ; l’étranger criminalisé de l’être ; le jeune de banlieue stigmatisé pour dissidence du salut au drapeau : danger public ; le prisonnier encagé dans des taudis surpeuplés – à 12 ans, bientôt ; le sans-travail accusé d’être un profiteur, le pauvre d’être pauvre et de coûter cher aux riches ; le militant associatif qui le défend condamné, lourdement, pour entrave à la voie publique. Il y a le fonctionnaire taxé de fainéantise (vieille antienne) ; l’élu réduit au godillot ; le juge sous menace de rétorsion ; le parlementariste assimilé au petit pois ; la télé publique bradée aux bons amis du Président, qui fixent le tarif ; son PDG berlusconisé et des pubs d’Etat pour nous informer – à quand un ministre de la Propagande ? On en a bien un de l’Identité nationale. Et le bon ami de Corse, l’escroc notoire, amuseurs sinistres, protégés par décret du prince… Criminalisation systématique de qui s’insurge, dénis de justice, inhumanité érigés en principe de gouvernement. Presse paillasson, muselée par ses patrons, industriels des armes. Intimidations, contrôles au faciès, humiliations, brutalités, violences et leurs dérapages – quelques précipités du balcon, quelques morts de tabassage accidentel –, sitôt providentiellement dilués dans le brouhaha des crises bancaires, de l’affairisme et du sensationnel saignant, bienvenue au JT : touristes égarés, intempéries, embouteillages du soir… Carla et Tapie en vedettes.

    Ces faits sont-ils vraiment divers, ou bien signent-ils un état de fait ? En réalité, un état de droite. Extrême. Dire que Le Pen nous faisait peur… Cela rampe, s’insinue et s’impose, cela s’installe : ma foi, jour après jour, cela devient tout naturel. Normal : c’est, d’ores et déjà, le lot quotidien d’une France défigurée, demain matin effarée de sa nudité, livrée aux menées d’une dictature qui ne dit pas son nom. Ah ! le gros mot ! N’exagérons pas, s’offusquent les mal réveillés. Tout va bien : M. Hortefeux est, paraît-il, bon bougre dans sa vie privée.

    “Tout est possible”, avait pourtant promis le candidat. Entendons-le bien. Entendons ce qu’il y a de totalitaire dans cette promesse cynique qui, d’avance, annonce le pire.

    Sous son agitation pathologique, un instant comique – au secours, Chaplin ! –, sous ses discours de tréteaux, ses déclarations à tous vents, contradictoires, paradoxales, sous son improvisation politique (oripeau du pragmatisme), sous sa face de tic et toc s’avance le mufle des suicideurs de république, des assassins de la morale publique. La tête grossit, elle fixe et sidère.

    Continuerons-nous à dormir ? Ou à piquer la marionnette de banderilles de Noël ? »

    Anne-Marie Garat, écrivain
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    Re: violences policières

    Message par bye le Mer 10 Déc - 13:50

    Sans casque, ni bouclier : témoignage d’un ex-officier de police


    http://regardeavue.com/index.php/2006/05/21/10-sans-casque-ni-bouclier-temoignage-dun-ex-officier-de-police

    Parce que la répression syndicale touche tous les milieux et qu’il
    convient tout particulièrement de museler ceux qui occupent des postes
    clés comme dans la police, un témoignage contre les catégorisations
    faciles, les analyses simplificatrices qui s’adressent à toutes et à tous.

    Un témoignage qui éclaire aussi sur une des réalités de l’application
    des politiques sécuritaires mises en oeuvre par les derniers gouvernements.
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    Re: violences policières

    Message par bye le Mer 10 Déc - 21:54

    Plus d’un demi-million de gardes à vue


    Dans le Canard Enchaîné daté d'aujourd'hui 10 décembre 2008:

    *Gardes à vue musclées: il n'y a pas que les journalistes! Témoignages...*


    Plus d’un demi-million de gardes à vue



    Flics et gendarmes mettent au trou pour un oui ou pour un non. Sanction
    sans jugement ? Indice d’efficacité des services ? Les gardes à vue
    servent à tout, sous l’oeil indifférent des procureurs, qui ne
    contrôlent rien...

    * *

    *En cinq ans, le nombre des gardes à vue a augmenté** de 54 % ! Résultat
    : 560 000 personnes mises à l'ombre. Elles ont ainsi eu le privilège de
    s'initier aux joies de cette exception française qui permet aux flics
    d'enfermer n'importe qui, si bon leur semble.*

    *En 2003, après une rafale de bavures, Sarko, alors mi**­nistre de
    l'Intérieur, s'était ému de la situation. Dans une instruction en date
    du 11 mars, il constatait que « trop **/souvent encore, les conditions
    dans lesquelles se déroulent les gardes à vue sont insatisfaisantes, en
    termes de respect de la dignité des personnes. Cette si­tuation n'est
    pas à l'honneur de notre pays. Elle n'est pas admissible dans la patrie
    des droits de l'homme »./*

    *Sauf qu'il faut faire du chiffre. Le 2 février 2007, dans** une note
    remise aux directeurs départementaux, le mi­nistère de l'Intérieur
    expliquait que le nouveau taux d'efficacité de l'activité policière
    serait dorénavant calculé en fonction du nombre de gardes à vue (GAV).
    Tra­**duction immédiate, sous les casquettes : plus on met de** clients
    au chaud, plus les chefs seront contents.*

    *Une bonne « GAV » peut avoir d'autres vertus. Cou­vrir un début de
    bavure, par exemple. Il suffit d'accu­ser de rébellion, d'incitation à
    l'émeute ou d'outrage le clampin que l'on a un peu secoué, un jour de
    mauvaise humeur. Ça fait monter les statistiques_, et ça défoule. Que du
    bonheur ! Les procédures pour « outrage » ont, elles aussi, explosé.*

    *Pourtant, une garde à vue, selon le Code de procé­dure pénale (on
    l'avait oublié, celui-là), ne sert pas à faire reluire l'activité
    policière. Encore moins à punir, avant tout jugement, le malappris qui a
    manqué de dé­férence envers l'uniforme. C'est, en théorie, une me**sure
    purement technique qui consiste à retenir de force** une personne
    soupçonnée d'avoir commis une infrac­tion. Autrement dit, celui qui
    répond à une convoca­tion ne devrait jamais ** être** placé en garde à
    vue. Pas plus que celui qui accepte de suivre gentiment la pa­trouille.*

    *Tout cela doit naturellement se faire sous contrôle. De qui ? Des
    magistrats du parquet ! Le procureur, dit **la loi, doit être informé**
    **/« dès le début de la garde à vue ». /**Et il a le devoir de visiter
    régulièrement tous les lieux **où des personnes sont retenues. Mais que
    le flic de base** se rassure : il s'agit d'un texte qui sert juste à
    amuser les étudiants en droit.*

    *Le résultat est à la mesure de la vigilance de la jus­tice : voici
    donc, choisis parmi des milliers d'histoires, quelques échantillons de
    cet entrain policier au travail.*

    * *

    *Brigitte Rossigneux*

    *et Dominique Simonnot*



    *• Le 31 juillet 2008, Sylvain Garrel, conseiller municipal Vert du
    XVIIIème arrondissement de Paris, convoqué au commissariat pour *«
    *affaire le concernant *».

    Je me pointe à 10 heures du matin. J'avais fait plusieurs demandes, en
    tant qu'élu, pour visiter les locaux et contrôler les conditions de
    garde à vue. Aucune ré­ponse. En arrivant, j'apprends que je suis... en
    garde à vue, en attendant d'être confronté à un témoin. Lors d'une manif
    contre un projet immobilier dans mon quartier, on m'aurait aperçu en
    train d'abî­mer une dalle de béton sur le chantier. J'ai toujours nié et
    je fais remarquer que c'est une mesure inutile : je suis venu
    spon­tanément et suis disposé à revenir à l'ar­rivée du témoin. Mais les
    policiers refu­sent de me lâcher. Les poulets ont accepté de passer un
    coup de fil à ma femme car j'étais censé aller chercher mon fils de 4
    ans à l'école. Mon contradicteur a rappliqué à 19 heures. Je suis sorti
    à 21 heures. Depuis, plus aucune nouvelle de cette his­toire.

    * *

    *• Le 20 août 2008, Jean-François de Lauzun, 58 ans.
    *
    Je rentrais chez moi, à Versailles. Il était 19 h 30 et, comme c'était
    désert, j'ai tra­versé sans faire attention au feu. Une policière, très
    agressive, me fait remarquer que le petit bonhomme était rouge. Je passe
    mon chemin. Mais elle me rattrape et me demande mes papiers. Le contrôle
    d'identité s'éternise, avec consultation des fichiers centraux. Quelques
    personnes ob­servent la scène. Plusieurs d'entre elles prennent ma
    défense. Ce qui leur vaut d'être à leur tour contrôlées. Je finis par
    rentrer chez moi, croyant l'incident clos. Mais, à 22 h 15, on
    sonne.Fatigué, je me suis couché tôt. J'enfile une robe de chambre et me
    retrouve de­vant les policiers, qui ont une convocation pour moi. Je
    leur fais remarquer que ce n'est pas une heure pour venir chez les gens.
    J'ajoute que les proportions prises par cette histoire sont ridicules et
    évoque des « /méthodes totalitaires ». /On me si­gnifie alors que je
    suis en garde à vue. J'aurais « /incité à l'émeute » /lors du contrôle !
    Je suis menotté, emmené en py­jama, enfermé dans une cellule qui sent
    l'urine. Je comprends vite pourquoi. Par deux fois, on me refuse l'accès
    aux toilettes et je dois me soulager dans un coin. L'in­terrogatoire se
    passe avec une menotte at­tachée à la chaise. Je suis libéré dans
    l'après-midi. Depuis, j'y pense tout le temps. Je n'ai aucune nouvelle
    depuis trois mois.



    • *Le 21 juillet, à Paris, Pierre Conley, 28 ans.*

    Je prenais un verre avec ma petite amie suédoise au soleil couchant,
    après un pique-nique au square du Vert-Galant. Deux hommes surgissent de
    derrière un saule-pleureur. Je fumais une cigarette de tabac roulé. Ils
    me demandent si c'est un joint. Je leur réponds que je n'en fume jamais,
    mais, à ma grande surprise, ils exigent que je les suive pour un
    contrôle intégral. Très agres­sifs, ils me tirent, en me tordant le
    bras. Je prends peur et appelle au secours. Ils me plaquent au sol. J'ai
    l'impression qu'on m'étrangle. Leurs collègues déboulent. Je suis en
    règle mais ils décident de m'emme­ner au poste de la rue du Louvre, où
    l'on me menotte. Au bout d'une heure, je suis conduit au commissariat
    Saint-Honoré pour un éthylotest électronique. Taux d'alcoolémie négatif
    : 0,13 g !

    On me ramène rue du Louvre. Quand je demande si ça doit durer encore
    longtemps, on me répond : « /Vous //n'allez pas nous casser les couilles
    toutes les deux mi­nutes. » /Après quatre heures de ce traitement, on
    enlève mes menottes. J'apprends que je suis accusé d'« /incitation à
    l'émeute » /pour avoir appelé au secours. J'ai écrit à l'IGS (Inspection
    générale des services). Pas de réponse. Et à Michèle Alliot-Marie, qui,
    elle, m'a assuré par courrier de « /son entière détermination à
    intensifier toujours plus la formation des policiers, en parti­culier en
    matière de déontologie. »/



    *• Le 28 septembre, à Paris, Augusta, 53 ans.*

    Vers midi, au métro Château-Rouge, les vendeuses à la sauvette criaient
    : /« Maïs //tso ! //Maïs tso », /au lieu de « chaud », et ça m'a fait
    rire. Je venais d'acheter un épi au KFC Ménilmontant. J'ai vu les filles
    cou­rir et trois policiers s'avancer « /Vos //pa// piers //!»// /J'ai
    tendu ma carte d'identité fran­çaise. Ils voulaient voir mon sac. « /Il
    //est interdit d'acheter ce maïs ! – Pourquoi ? – C'est un délit. –Mais
    je l'ai acheté au ma­gasin. – Vous êtes en état d'arrestation ! »,
    /coupe une policière.

    J'ai discuté : /« Bien que d'origine nigé­riane, je ne vends rien...
    Rendez-moi mes affaires. » /Un policier m'a alors attrapée par le bras
    et envoyé deux coups de botte dans les jambes. J'ai chuté, ventre à
    terre, son genou appuyant sur mon dos. Je me suis débattue, mon pagne
    s'est ouvert, j'étais à moitié nue au milieu des badauds, qui criaient,
    sifflaient et filmaient. Les policiers leur ont lancé des lacrymos, même
    sur une femme et son bébé. Ils m'ont me­nottée, emmenée dans une
    cellule, au com­missariat du XVIIème.

    A 14 heures, une policière me demande si je sais lire. J'ai répondu
    qu'étant di­plômée de l'American University of Texas et de l'American
    University of Paris, oui, je savais lire et écrire... A 17 heures,
    l'avo­cate est arrivée et, une heure plus tard, on m'a amenée, menottée,
    à l'hôpital. Le médecin a constaté des hématomes. Le lendemain, à midi,
    un policier est venu me libérer à l^' hôpital. Je suis accusée d'«
    /outrages et rébellion //».// /J'ai porté plainte.
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    Re: violences policières

    Message par bye le Mer 17 Déc - 5:50

    texte de lycéens après la répression d'aujourd'hui


    >
    > Pendant que vous bossez,
    > Vos enfants se font matraquer …
    >
    > Le mardi 16 décembre, dans le département du Rhône, 28 lycées ont été
    > bloqués par les élèves (dont Lamartinière Terreaux, St Just, Branly,
    > Lacassagne, E. Herriot…) en réponse aux déclarations de Darcos. Le
    > ministre a en effet « repoussé » la réforme des lycées à 2010. Non pas
    > pour discuter, mais pour « informer » sur ce projet que les lycéens
    > « n’auraient pas compris ».
    >
    > Ces blocages ont été maintenus jusqu’à un rassemblement place Jean Macé.
    > Un millier d’élèves sont ensuite partis en manifestation non-déclarée se
    > dirigeant vers le rectorat. Après une brève halte, ils se sont rendus à
    > Bellecour en passant par la rue Victor Hugo. Après quoi, les lycéens se
    > sont séparés pour reprendre leur blocus.
    > Une autre manifestation, partie du lycée St Exupéry, a débrayé d’autres
    > établissements. Une forte présence policière, tout au long du trajet, est
    > finalement intervenue une fois les manifestants arrivés place Bellecour.
    > Les lycéens, qui bloquaient la route à l’entrée de la rue Victor Hugo, se
    > sont faits charger à coups de boucliers. Suite à quoi, un lycéen s’est
    > blessé à la tête en chutant. Les manifestants ont tenu tête aux CRS
    > jusqu’à ce qu’une lycéenne se fasse arrêter pour avoir jeté un œuf sur un
    > policier. Certains lycéens, qui s’étaient rapprochés pour lui venir en
    > aide, se sont pris des coups de matraques et de tonfas. S’ensuit 2 autres
    > arrestations violentes et injustifiées.
    > Les policiers ont essayé d’empêcher un photographe de l’AFP d’exercer son
    > métier en l’interpellant et en l’obligeant à effacer des photos de la
    > « chasse aux lycéens ».
    >
    > Ces arrestations ont lieu peu de temps après que la police grecque ait
    > assassiné un des nôtre, Alexandros, 15 ans, alors qu’il luttait lui aussi
    > contre la casse de l’éducation.
    >
    > Nous continuerons notre lutte contre TOUTES les réformes Darcos jusqu’à
    > leur abrogation, ou jusqu’à l’abandon de ces projets : de la réforme du
    > lycée jusqu’aux suppressions de postes ; de la suppression des RASED
    > jusqu’à la LRU…
    > Mais aussi contre la répression policière qui devient de plus en plus
    > fréquente et violente.
    >
    > CONTRE LA REPRESSION !
    > EN SOLIDARITE AUX ARRETES !
    > POUR UNE EDUCATION PUBLIQUE ET LAÏQUE !
    >
    > MANIFESTATION JEUDI 18 DECEMBRE
    > A 11H PLACE TERREAUX
    >
    > La Coordination Lycéenne Lyonnaise et des étudiants
    >
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    Re: violences policières

    Message par bye le Jeu 25 Déc - 12:00

    Médecins scolaires contre chiens au collège







    pour les médecins scolaires : des chiens renifleurs au collège, ce n’est pas de la prévention



    article mis en ligne le mercredi 24 décembre 2008



    A la suite de l’opération anti-drogue au collège de Marciac (Gers), un syndicat de médecins scolaires avait déclaré qu’il ne s’agissait pas de prévention. On peut regretter que les médias n’aient pas donné à cette mise en garde l’écho qu’elle méritait...

    Quelques jours plus tard une opération du même type était organisée devant un collège de Vendres (Hérault). Le commandant en second des gendarmes du département devait souligner le « cadre légal et justifié » de l’intervention et déclarer que « aucun parent, à part M. Guichard, n’a réagi. »

    A peu près simultanément, les gendarmes du Finistère s’apprêtaient à investir le lycée de Landerneau pour y procéder à un contrôle analogue, mais le conseil d’administration a su refuser cette opération.

    Les parents d’élèves devraient veiller à ne pas laisser se reproduire de telles interventions dans des établissements scolaires : présentées comme des opérations de prévention de la consommation de drogue, elles tiennent plus d’une démonstration de force visant à intimider les adolescents que d’une action de prévention.



    Les médecins scolaires : chiens policiers au collège, « pas de la prévention »
    Dépêches de l’Education, jeudi 4 décembre 2008

    Envoyer des « chiens policiers dans des collèges, comme cela a été fait le 19 novembre à Marciac (Gers), ce n’est pas de la prévention », a affirmé jeudi dans un communiqué le Syndicat national des médecins scolaires et universitaires (SNMSU-Unsa).

    Le syndicat « dénonce formellement l’opération de soi-disant prévention contre la consommation de drogues au collège de Marciac ».

    « La prévention par la terreur est inefficace et nuisible, pouvant créer de véritables chocs psychologiques préjudiciables à la santé de jeunes élèves », estime-il.

    « La prévention, l’éducation et la promotion de la santé ne s’improvisent pas. Les médecins de l’Education nationale ont reçu une formation spécifique à ce sujet, ils sont conseillers techniques pour l’Education nationale sur les questions de santé. Il faut savoir utiliser leurs compétences, pour élaborer en équipe, des projets de santé dignes de ce nom dans les comités d’éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC) des établissements scolaires », conclut-il.

    A Vendres, le 15 décembre 2008. Contrôle antidrogue au collège de Vendres (Hérault)
    d’après Le Midi Libre édition du lundi 22 décembre 2008 [1]

    Le 15 décembre, les gendarmes mènent un contrôle anti-stupéfiants au collège de Vendres, dans l’Hérault, sur réquisition du procureur de la République de Béziers. Deux cents collégiens sont placés contre un mur, des chiens reniflant leurs cartables. Choqué, le chanteur Daniel Guichard, qui accompagnait ses enfants, immortalise la scène et alerte jusqu’à l’Elysée. Une enquête interne est diligentée. « Tout s’est déroulé dans un cadre légal » , dit la gendarmerie. Déjà, en novembre, dans le Gers, des gendarmes accompagnés de chiens avaient mené des contrôles antidrogue au collège de Marciac. Le porte-parole du gouvernement avait alors critiqué l’opération et la ministre de l’Intérieur avait elle aussi demandé une enquête interne. [2]

    « J’ai réagi en parent. » Daniel Guichard est même allé jusqu’à interpeller la présidence de la République sur l’affaire du contrôle antidrogue du collège de Vendres dans l’Hérault. Tout est allé très vite. Trois jours à peine après cette opération - lors de laquelle rien n’a été saisi -, l’Elysée s’empare de ce couac et entre en contact avec le chanteur. Ainsi que le ministère de l’Intérieur, dont le directeur de cabinet du ministre, Michel Delpuech, confirme par écrit au chanteur que « le directeur général de la gendarmerie nationale diligente une enquête interne pour savoir si les moyens et les méthodes utilisés étaient bien adaptés au but à atteindre ». [...] Le 2 décembre, la ministre de l’Intérieur a envoyé une circulaire à tous les préfets. Que dit-elle ? « Certaines actions de sensibilisation en milieu scolaire avaient pu être confondues avec des opérations de contrôle [...] De telles confusions sont de nature à nuire à la compréhension de l’action de nos services. Tout doit être fait pour éviter qu’elles se reproduisent. » Et de demander de veiller à ce que l’on se cantonne à un cadre « strictement préventif ».

    Le procureur de la République de Béziers, Denis Mondon, était injoignable, hier. Le vice-procureur, M. Bec, n’était pas en mesure de commenter cette affaire « directement gérée par M. Mondon ». Enfin, le commandant en second des gendarmes de l’Hérault, Christian Abadie, explique : « Tout s’est déroulé dans un cadre légal et justifié. C’est nous qui avions demandé cette réquisition au procureur sur la foi d’indications précises : il y avait de la "fumette" de cannabis dans le secteur de Vendres. » Selon la version officielle, il n’y a pas eu d’enfants traumatisés. Les photos ? « Trompeuses. » Et les enfants n’étaient pas contre le mur mais à deux mètres pour que les chiens « puissent travailler ». « Ils étaient de profil et s’il y avait eu un grillage à la place du mur, cela n’aurait pas eu le même impact médiatique. La configuration des lieux ne donne pas, c’est vrai, la meilleure image de ce genre d’opération » , dit encore Christian Abadie. Selon lui, encore, « aucun parent, à part M. Guichard, n’a réagi. » [...]

    « Tout ceci a été monté en épingle », reprend Christian Abadie. « Nous avons fait ce genre d’opération dans d’autres collèges. Personne n’a rien eu à redire. »

    Olivier SCHLAMA

    Pas de contrôle antidrogue au lycée de l’Elorn à Landerneau
    [Le Télégramme du 23 décembre 2008]

    Le conseil d’administration du lycée de l’Elorn, à Landerneau, s’est prononcé contre un contrôle antidrogue « alliant prévention et répression », proposé par la compagnie de gendarmerie de Landerneau au sein de l’établissement.

    C’est ce qu’annonçaient, hier matin [22 décembre], nos confrères de France Bleu Breizh Izel. L’opération du collège de Marciac, dans le Gers, était visiblement dans les esprits. Au groupement de gendarmerie du Finistère, le lieutenant-colonel Colombo a pris acte : « Cette proposition était faite en toute transparence dans le respect des formes juridiques. On cherchera d’autres solutions ».

    Petit rappel : le 3 décembre, des gendarmes étaient entrés dans une classe de 3 e du collège de Marciac avec des chiens et avaient procédé à des fouilles. Des parents s’étaient indignés. C’est une opération du même type qui était suggérée à Landerneau. Le courrier à la proviseure précisait « qu’il était opportun d’associer au contrôle un ou deux parents d’élèves ». Mais la présidente du conseil local de la FCPE, Christiane Esquian, estime « qu’elle ne pouvait adhérer à une action alliant répression et prévention ». C’est aussi le sentiment de Pierre Jagot, le président de la FCPE du Finistère. Pour eux, le travail sur l’usage de stupéfiants « est très bien fait par la brigade de prévention de la délinquance juvénile du Relecq-Kerhuon ». Pour autant, ajoute Christiane Esquian, « les relations entre l’administration du lycée de l’Elorn et la gendarmerie de Landerneau sont établies en bonne intelligence ».



    --------------------------------------------------------------------------------

    [1] Article paru sour le titre « Hérault - Contrôle antidrogue au collège : l’Elysée s’en mêle » - http://www.midilibre.com/articles/2....

    [2] Dans un entretien paru le même jour, Daniel Guichard précise : « Je suis allé voir un officier en lui demandant ce qui se passait. Il m’a répondu d’une façon pas agressive mais ferme : “On fait notre travail”. Le ton est un peu monté et je lui ai dit : “Ce n’est pas une façon de faire un contrôle !” [...] C’est là que je lui ai dit que j’allais faire une photo. L’officier m’a dit : “Si vous faites cela, je vous arrête.” Un autre m’a dit aussi : “Désolé, on obéit aux ordres” ».

    Au journaliste qui lui demande si d’autres parents ont réagi, Daniel Guichard répond : « La plupart étaient choqués mais sont restés un peu figés face à cette situation. J’ai eu beaucoup de mails de parents et des témoignages d’enfants, plutôt choqués. »



    [http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3039] sur le site de la LDH de Toulon
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    Re: violences policières

    Message par bye le Mer 21 Jan - 6:33

    Un rapport
    critique lourdement le ministère de l'intérieur

    dans un dossier
    de violences policières présumées


    C'est un rapport paru au Journal officiel, dimanche 18 janvier, qui serait un peu passé inaperçu si l'avocat-blogueur Maître Eolas ne l'avait pas repéré. En quatre pages, la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) critique lourdement le ministère de l'intérieur pour n'avoir engagé aucune procédure disciplinaire contre deux policiers qui auraient passé à tabac un ressortissant turc en voie d'expulsion à l'aéroport de Toulouse, le 15 mars 2006.





    [size=9]

    Chargée de veiller au respect de la déontologie par les personnes exerçant des activités de sécurité, cette autorité administrative indépendante avait reçu le témoignage d'un voyageur présent lors des faits présumés. Dans sa lettre, ce voyageur – nommé M. P. D. dans le rapport – assure avoir vu "un homme à terre, immobile (...),
    en souffrance, (...) qui n'oppose aucune résistance",
    recevoir "des
    coups de pieds espacés"
    de la part d'un policier, à l'entrée du couloir
    d'embarquement de l'aéroport de Toulouse-Blagnac. "Entravé les mains dans le dos, il n'a pas la possibilité de se protéger" continue le témoin, selon lequel la scène aurait en tout duré trois minutes, avant qu'un attroupement mette finalement fin aux actes des policiers.


    La CNDS dresse ensuite la liste des nombreux obstacles qu'elle a rencontrés dans son enquête. Les deux policiers mis en cause ont refusé d'être entendus, avec le soutien de leur supérieur hiérarchique. Ils estimaient que les faits avaient été "définitivement jugés", lorsque la cour d'appel de Toulouse avait "condamné le ressortissant turc F. A. pour refus de se soumettre à une mesure d'éloignement et violences à agents de la force publique", le 19 juillet 2006. Mais pour la commission d'enquête, cette condamnation ne peut être retenue pour disculper les policiers dans la mesure où les violences présumées auraient eu lieu dans l'enceinte de l'aérogare, "plusieurs minutes" après la tentative d'embarquement.

    LE MINISTÈRE DE LA JUSTICE ÉGALEMENT CRITIQUÉ

    Mais les abus des policiers ne s'arrêterait pas là, selon la CNDS. M. P. D. aurait subit des "pressions morales" de la part des forces de l'ordre. Deux jours après leur convocation, les policiers auraient déposés plainte pour "dénonciation calomnieuse". A la suite de cette plainte, M. P. D. avait accepté de signer un accord avec le procureur de la République qui prévoyait un classement sans suite en échange "d'une lettre d'excuses et d'un versement d'une somme d'argent aux deux fonctionnaires". Dans ce cas précis, la CNDS reproche au ministère
    de la justice de n'avoir pas délocalisé le traitement de cette plainte à Paris, ce qui aurait pu éviter ce type de pression.


    En ce qui concerne le ministère de l'intérieur, la Commission lui reproche de n'avoir lancé aucune procédure disciplinaire contre les policiers mis en cause. Dans sa réponse, Michèle Alliot-Marie
    affirme que l'enquête de la police des polices n'aurait permis d'imputer "aucun élément de faute professionnelle ou déontologique aux policiers mis en cause, (...) les deux policiers ayant usé de la force strictement nécessaire". Cette version est contestée par la commission qui assure que son "analyse des faits est solidement adossée au témoignage d'un tiers et aux constatations médicales" réalisées le jour même à l'hôpital.


    En conclusion, la CNDS regrette que son enquête "n'ait même pas donné lieu à des observations écrites aux deux fonctionnaires mis en cause et à leur supérieur hiérarchique, alors qu'ils ont tenté à plusieurs reprises (...) de faire obstacle à l'exercice des missions de la Commission". Le ministère de l'intérieur et le ministère de la justice n'ont pas souhaité commenter ce rapport, se contentant de renvoyer
    aux lettres adressées à la Commission. "Dans ce dossier, il y a une volonté d'obstruction", confie de son côté au Monde.fr une responsable de la CNDS, qui préfère rester anonyme. "Cette publication au Journal officiel était notre dernière possibilité, nous, on ne peut plus rien
    faire."


    Jean-Baptiste Chastand

    [
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/01/20/un-rapport-critique-lourdement-le-ministere-de-l-interieur-dans-un-dossier-de-violences-policieres-presumees_1144030_3224.html
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    Re: violences policières

    Message par bye le Mer 21 Jan - 6:41

    http://abonnes.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3222,50-1143633,0.html

    La CNIL dénonce les dangers du plus gros fichier de police
    LE MONDE | 19.01.09 |
    15h33 * Mis à jour le 19.01.09 | 15h34

    Le plus gros fichier de police, le Système de traitement des infractions constatées (STIC), est consulté par les services de police 20 millions de fois par an. Et, pour la première fois, la
    Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a
    mené l'enquête sur cet outil.
    Conclusion : les conditions d'utilisation du STIC sont très imparfaites.

    Le résultat de ces investigations, qui devraient être présentées jeudi 22 janvier, repose sur 19 contrôles menés sur le terrain, entre juin et novembre 2008, dans sept commissariats, quatre
    services régionaux de police judiciaire, quatre tribunaux de
    grande instance, une direction régionale des renseignements généraux et trois préfectures.
    De plus, un questionnaire a été envoyé à 34 tribunaux de grande instance. Sur la base des informations fournies par ces tribunaux, qui représentent à eux seuls 50 % de l'activité pénale, la CNIL estime que seulement 17 % des fiches des personnes mises en cause sont exactes.
    Les données enregistrées concernaient, au 2 décembre 2008,
    sans limitation d'âge, 5,5 millions de personnes mises en cause, et 28,3 millions de victimes, dans 36,4 millions de procédures. Or elles ne sont pas mises à jour.
    Les transmissions des suites judiciaires données aux affaires sont quasi inexistantes, relève la CNIL. En 2007, seuls 21, 5 % des
    classements sans suite ont été enregistrés. La proportion n'était
    que de 0,47 % pour les non-lieux, 6,88 % pour les acquittements, 31,17 % pour les relaxes.
    Autrement dit, l'inscription d'une personne dans le STIC dépend
    des enquêteurs, pas des conclusions de la justice. "Non seulement, la procédure de mise à jour du STIC est peu utilisée par les procureurs de la République, dénonce la Commission, mais, dans certains cas, des demandes d'effacement formulées ne sont pas prises en compte par le ministère de l'intérieur."
    Exemple : dans un tiers des cas, sur un échantillon de 645
    personnes ayant fait l'objet d'une décision de relaxe, d'un non-lieu ou d'une condamnation pour usage de stupéfiants dans les
    tribunaux de Marseille, Meaux et Rouen, la qualification pénale figurant au STIC n'était pas exacte. Ces erreurs ont une conséquence directe sur la conservation des données : elle varie, en matière de stupéfiants, de cinq ans pour l'usage, à vingt ans pour la revente, et quarante ans pour le trafic.
    Les purges régulières opérées à expiration des délais (15 000 personnes sortent tous les mois du STIC) sont, de la sorte,
    faussées.
    La CNIL insiste sur les conséquences que peuvent entraîner des inscriptions erronées pour les personnes soumises à une enquête administrative.
    Car le STIC est aussi consulté pour le recrutement, l'agrément ou l'habilitation des personnes travaillant dans le domaine de la
    sécurité (surveillance et gardiennage, agents de police municipale, salariés des zones aéroportuaires, gardes champêtres, magistrats,
    ambassadeurs...). Un million d'emplois sont concernés. Le STIC sert aussi pour les demandes de séjour, ou l'acquisition de la nationalité
    française.
    "Le risque qu'un fichier centralisé de police judiciaire soit consulté pour se forger une opinion sur une personne est inhérent à la
    gestion d'une telle application", écrit la CNIL.
    Dès l'enregistrement, il peut exister des disparités. Certains services de police judiciaire écartent les mineurs de moins de 10
    ans ou les personnes âgées de plus de 85 ans, d'autres non. Les pratiques sont aussi variables sur les données dites sensibles. La
    CNIL a constaté que les qualifications "autiste", "handicapé moteur", "homosexuel", "travesti", "alcoolique" existaient. Mais elles sont, finalement, assez peu utilisées. Ces qualifications devraient
    prochainement être remplacées par quinze critères unifiés : évadé,
    détenu, décédé, touriste, auto-stoppeur ou personne vulnérable,
    handicapé physique/mental...
    Les contrôles, insiste la CNIL, doivent être améliorés. S'il existe bien une traçabilité des consultations, pendant trois ans, "aucun système d'alerte en temps réel ne permet de détecter une utilisation anormale". Or 100 000 policiers ont accès au STIC. Et les
    vérifications a posteriori restent infimes, 120 en 2008, à comparer aux 20 millions de consultations. Réunie en commission plénière, mardi, la CNIL devait émettre une série de propositions.

    Isabelle Mandraud

    Tabassage d'un sans-papiers : la CNDS critique l'intérieur
    La Commission nationale de déontologie (CNDS) "déplore", dans un rapport publié dimanche 18 janvier au Journal officiel, que le ministère de l'intérieur ait ignoré ses demandes de rappel à
    l'ordre de deux policiers impliqués dans le tabassage d'un sans-papiers, menotté, en 2006, à Toulouse, lors d'une
    opération de reconduite à la frontière. Après une enquête, qui avait
    confirmé les violences illégitimes dénoncées par un témoin, la CNDS
    avait recommandé au ministère des poursuites disciplinaire contre les policiers.
    L'IGPN, la police des polices, avait, elle, conclu que "la
    force strictement nécessaire" avait été utilisée.

    Article paru dans l'édition du 20.01.09



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    Re: violences policières

    Message par bye le Jeu 22 Jan - 15:50

    La CNDS déplore l'absence de sanctions contre la PAF






    Dans le journal d'un avocat, Maitre Eolas fait une lecture commentée d’un rapport de la Commission nationale de déontologie de la sécurité, publié au Journal Officiel, qui retrace les mésaventures de la procédure engagée par cette institution après un signalement de violence policières dont elle avait été saisie.

    Non seulement les policiers de la PAF ont refusé d’être entendus,
    n’ont pas été sanctionnés, mis ils ont ensuite port plainte contre la
    personne qui avait témoigné de la violence des fonctionnaires lors d’une interpellation.

    Ce document se conclut ainsi :

    Tout en maintenant son analyse des faits, solidement adossée au
    témoignage d’un tiers étranger à la scène décrite et aux constatations médicales, la commission observe que l’exercice des poursuites disciplinaires relève exclusivement des pouvoirs de l’autorité ministérielle et de sa responsabilité propre.

    Elle déplore cependant que sa demande de rappel des principes légaux qui gouvernent ses missions, ses obligations et ses pouvoirs n’ait pas été suivie d’effet et n’ait pas même donné lieu à des observations écrites adressées aux deux fonctionnaires mis en cause et à leur supérieur hiérarchique, alors qu’ils ont tenté, à plusieurs reprises et par différents procédés, de faire obstacle à l’exercice des missions de la commission et de donner une interprétation fallacieuse des dispositions de la loi portant création de cette autorité administrative indépendante.

    La commission déplore également qu’aucune réponse n’ait été apportée à sa demande de rappel solennel aux agents de la force publique de la prohibition absolue de tout traitement inhumain ou dégradant.

    Lire l'analyse de maitre Eolas :
    http://www.maitre-eolas.fr/2009/01/19/1285-pourquoi-appelle-t-on-la-police-aux-frontieres-la-paf
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    Re: violences policières

    Message par bye le Sam 24 Jan - 7:36

    Baptiste, lycéen de 17 ans à Levallois et responsable du Mouvement Solidaire pour le Logement fait l'objet d'une plainte de la part de la police pour "outrage".

    Plusieurs jeunes communistes membres de CAP à Gauche-Asnières, qui étaient avec lui lors des"faits" ( dont le détail vous est raconté dans la pétition ), peuvent témoigner du caractère mensonger de cette accusation.

    En effet, Balkany ne supporte plus aucune voix discordante sur sa ville. Grand ami de Sarkozy, il instrumentalise la police et la justice pour faire taire ceux qui le dérangent.

    La procédure engagée contre Baptiste a été exceptionnellement accélérée : le jugement qui aurait normalement dû avoir lieu dans six mois sera prononcé le jeudi 22/01, sans que l'avocate n'ait eu le temps d'étudier sérieusement le dossier, et sans que la mobilisation n'ait pu prendre toute son ampleur.

    La peine encourue est d'un an de prison ferme et de 30 000 euros d'amende.

    Je vous invite donc à renforcer le collectif de soutien en signant et en faisant signer d'urgence la pétition à l'adresse suivante :

    http://baptistevincent.org/cgi-bin/petition.cgi
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    Re: violences policières

    Message par bye le Lun 9 Fév - 7:00

    copie d'un mail reçu, relatant la force de frappe de notre police nationale
    !
    c'était la semaine dernière à Limoges... Prenez-en connaissance, et faites
    éventuellement tourner le message...
    c'est simplement
    inadmissible

    !

    //----------------

    "Alors , vite fait, pour informer ceux qui n'était pas la et
    pour relayer l'info, voila ce qui s'est passé ce jeudi 22 Janvier a Limoges:
    Faites passer l'info svp, n'ayant pas les adresses de tout le monde.

    Un
    sound system s'organise au Teddy Bear, rue Delescluze à Limoges. A la base le
    sound-system se fait en soutien aux supporters Bordelais "emprisonnés
    injustement" comme le dit l'affiche qui annonce la soirée. . Tout se passe bien
    , il y a une super ambiance, le bar est bondé, on est plusieurs à passer des
    vyniles, il est 23H environ et la soirée s'annonce bien, le son n'est pas trop
    fort et l'ambiance bon enfant. Vers 23H30, du fond du bar, derriere les
    platines et face a la piste de danse, N, B, et moi voyons 2 flics, suivi de 2
    autres essayer de se frayer un passage dans le bar, tonfa a la main, dans notre
    direction. A partie de la, les flics chopent violemment un gars qui dansait
    tranquillement , lui mettent les menotes et se mettent a hurler "tu te calme! Tu
    te calme!!", paradoxalement le gars n'oppose aucune résistance, et se voit
    etranglé facon savate par les keufs. Forcément on bouge vers les flics pour
    demander des explications, tout le bar ne pige plus rien, on veut s'expliquer,
    se demandant ce qui se passe pour justifier une arrestation facon "on a chopé le
    cartel"... Les gens veulent sortir en masse, saisis par l'incompréhension,
    dehors les collegues qui saisissent la situation nous incitent a rentrer dans le
    bar histoire d'éviter le grabuge et l'emeute générale. Nous voila parqués dans
    le bar, tous assez remontés (une quarantaine de personnes, collègues, camarades,
    amis, gens là par hasard,et heureusement pas d'enfants!); Ensuite deux trois
    flics rentrent dans bar histoire de tater l 'ambiance générale. Forcément sa
    part un peu dans tout les sens, mais sa reste verbale, sa reste des
    interrogations, des injonctions aux flics style "mais calmez vous, c'est
    idnadmissible, que se passe t-il?"...Mais ayant chopés déja deux gars, raison de
    leur venue d'origine apparament, il reste des places dans les voitures qui
    arrivent. On ne voit pas bien de l'interieur du bar mais deja 4 voitures dont
    une de la BAC sont là, et d'autres arriveront par la suite. En plus c'est
    pratique, ils sont venus interpeller deux mecs, et ils se retrouvent dans un bar
    bondé de "gauchistes", red ou anar, en plus de quelques étudiants, c'est le
    moment de faire monter les quotas. On dirait les flics du Bopé version beaufs
    Limousins, remontés a bloc de cc, une gazeuse dans la main, un tonfa dans
    l'autre. La tension est palpable, le flic ouvre la porte du bar donc, N, qui a
    bu du jus de fruits toute la soirée, l'interpelle poliment "calmez vous que se
    passe t'il, qu'a t-on fait?" De là le flic sort un truc du style "qu'est ce que
    t'as il y a un truc qui va pas? Ya un truc qui va pas?"il repete sa deux trois
    fois en hurlant, Un hippie a ma droite commence a vouloir jouer le rebel,
    quelque potes un peu plus en retrait hurlent au flics de s'arreter, que oui si
    sa se passe comme sa, il les attendent parce que effectivement "ya un truc qui
    vas pas"...De là, ca part, Le hippie se fait tirer hors du bar par les flics,
    menotté et embarqué dans une bagnole, puis c'est au tour de N de se faire
    embarquer, comme sa, pour le plaisir,je sens que je vais y passer aussi alors je
    tente de garder le sang froid. C'est le moment de faire du quotas, en pleine
    période de paranoia terroriste, de manif pro palestinienne et de fetes en
    soutien pour des mecs injustement emprisonnés et de surcroit des antifascistes.
    Sa fait déja 4 arrestations en un quart d'heure, il n'est peut-etre meme pas
    minuit. Dans la panique générale, on sort du bar, les flics sont une dizaine,
    arnachés comme des guerriers, la haine dans les yeux, gazeuzes et tonfas a la
    main. Il y a 7 bagnoles de flics, girophares allumés, sous la pluie, dans la rue
    Deslescluze. Une des rues certainement les plus étroites de limoges, en plein
    centre ville. Inutile de dire que l 'ambiance est Madmax, que un ou deux mecs de
    l'Uni se rincent l'oeil comme il faut et jubilent de leur fenetre, tandis que
    Alban, le jongleur, le relou qui vous a emmerdé au moins une fois en soirée, et
    qui s'avére étre la balance des flics, s'est tiré en douce,( faire ses valises
    j'éspère pour lui)...
    Bref on décide de re-rentrer dans le bar, quitte a
    etre en sécurité. Mais c'est l'inverse qui se passe, je voit un flic arriver de
    l'extérieur, tonfas a la main vers la porte. Les quelques-uns qui sont a
    proximité de la porte essaient de la bloquer, je tente de la bloquer avec mon
    pied sans vraiment comprendre ce que le flic cherche a faire, du moins a ne pas
    réussir a me résigner au fait que si, il a bien l'intention de nous gazer dans
    le bar...Le flic s énerve, les deux trois copains qui étaient dehors nous ont
    dit par la suite que les keufs étaient hyper enragés, et etait en train de
    préparer les matraques pour exploser la vitre du bar, quitte a faire un
    massacre. Nous de l'intérieur on sent bien que sa pue, et on prefere arreter de
    retenir la porte, les flics entre alors a 5 ou 6, je me retrouve face a eux, je
    les voient qui choppe les gazeuses et commencent à parquer tout le monde au fond
    du bar, comme des moutons, les chaises tombent, les verres se brisent, et le
    matos de musique ainsi que les disques, alors par terre vont se trouver mal en
    point, pas autant que les gens. Je choppe ma meilleure amie en pleurs, et on se
    cale entre le comptoir et la vitre, histoire de se protéger des jets de gaz
    lacrymo. Sa y est, les flics avancent et gazent pendant un moment, Les gens se
    mettent a genoux, suffoquent vomissent, pleurs...et les flics ressortent en
    faisant bien gaffe de refermer la porte sur nous! Histoire de nous faire
    savourer le parfum et de nous rabaisser. Facon SS... Tout le monde sort, sort,
    crache etc... tout le monde est bien choqué, on a encore une fois, rien compris
    a ce qui se passait, et encore une fois heureusement qu'il y avait pas
    d'enfants. Tout le monde est en larmes, et la pluie n'arrangent pas les choses
    meme le patron du bar ne capte rien et se ruent vers les flics en demandant des
    explications, j'y vais aussi, seule réponse du bleu: "je ne sais pas je viens
    d'arriver"... Ok, on a tous compris, sadisme gratuit, nouvelle politique
    répressive, traque aux gauchos,et ce n'est qu'un début...Je pars faire un tour,
    histoire de me calmer et tenter d'apercevoir le pote dans les voitures qui
    partait...J'ai mal aux tripes, bien plus qu'aux yeux et j 'ai le coeur en feu,
    je reviens , je vois quelqu'un a terre, jeans et adidas, un pote donc, un flic
    lui appuie sur la nuque avec son genoux le maintien a terre, je vois ses jambes,
    elles ne bougent pas, il n'y a donc pas de résistance. Il sera face contre
    terre, immobile, un flic sur lui, dans la pluie battante, durant 10 minutes
    avant d'etre embarqué. On a l'impression d'etre dans une mauvaise série B ou les
    pourris seraient a donf de coke, sa fait vraiment flipper, les gens pleurent ou
    sont enervés. Bon on est a 6 arrestation et il est a peine minuit et demie...et
    le teddy bear, c'est Bagdad maintenant. Les flics se barrent, on décident de
    tous aller au comico. Ont prend les voitures, on est une vingtaine a se
    retrouver las bas, témoins lambdas venus porter plainte pour agression. Le
    patron d'un autre bar est avec nous, on se dirigent en masse vers le comico, la
    grille est fermée, mais on peut voir l intérieur du comico avec les policiers.
    Le gérant du W demande a l'interfone de rentrer, pour porter plainte pour
    agression, on garde tous notre calme, on se pose en tant que victimes. Le flic a
    l'interfone fait semblant de ne pas comprendre, et en meme temps une dizaine de
    flics sortent du comico, se mettent face a nous derriere les grilles, gazeuses a
    la main et pas sereins, comme quoi ils sont conscients de ce qu'ils ont fait et
    s'attendent a une réaction violente qui aurait été légitime. Mais on la joue
    tranquille, on leur dit qu 'on cherche pas les embrouilles, qu'on veut juste
    faire une déposition, porter plainte et prendre des nouvelles de nos deux potes.
    Il est 13:36 le lendemain, toujours pas de nouvelles... Bref les flics refusent,
    ce qui est illégal soit dit en passant... On repart en s'apercevant qu'on est
    cerclé de bagnoles de flics, postées aux carrefours... surement "au cas
    ou".
    Suite a sa, on continue la soirée dans un autre bar ou on décide de
    s'organiser d'établir une liste de contacte, de relayer l'info par les journaux
    locaux, de se faire faire des certificats de santé certifiant du choc de
    l'agression, physique comme psychologique, d'aller porter plainte, etc...4 iront
    le soir meme aux urgences, a cause de la lacrymo, 2 se seront fait apparament
    embarqués alors qu'il était partis porter plainte en solo, et les autres ne
    dormiront pas de la nuit.
    Je pense avoir relaté la situation assez
    justement, sans exagérer et sans rentrer dans une complainte anti keufs, juste
    la vérité et les ressentis a chaud. Essayer de relayer l'info ou vous pouvez, on
    n'a pas de nouvelles de nos comperes mais on peut s'attendre a avoir besoin de
    soutien. Faites tourner un max, et si j'ai oublié des faits qui pourraient
    servir, ceux qui étaitent la merci de les rajouter. De plus, il est super
    important d'aller voir le procureur le plus tot possible, a titre individuel ou
    en petit groupe de 2,3 et d'expliquer qu'on a pas pu déposer plainte et
    expliquer le déroulement de la soirée à base de "je suis choqué, je ne comprends
    pas ", plutot que "sale flic on va cramer ta mére" ok Wink

    Le texte
    exprime bien mon ressenti de la soirée! Je pense qu'on peut juste rajouter qu'au
    moment du gazage un groupe d'un vingtaine de personnes a réussi à ouvrir une
    fenêtre au fond du bar qui donne sur une cour intérieure d'environ 3 ou 4 m
    carrés! Tout le monde gerbait, pleurait, hurlait, crachait à mort et les flics
    eux restaient persuadés qu'on s'était tout simplement enfuis alors ils se sont
    mis à nous courir après en passant par l'extérieur du bar (inutilement puisqu'on
    était dans une impasse). Quand ils ont enfin compris leur connerie ils se sont
    ramenés à 5 ou 6 (enfin c'est ce qu'on voyait de cette petite cour surnommée
    "clapier") gazeuses prêtes à être à nouveau utilisées sur un groupe de gens en
    larmes demandant seulement qu'on les laisse tranquilles histoire de respirer. Un
    regard méprisant, et un sentiment d'humiliation qui naît forcément
    instantanément. Finalement ils nous disent seulement de sortir mais bon il faut
    bien qu'ils en rajoutent, alors ils nous poussent comme du bétail et nous
    agrippent comme si on était des dangereux tueurs! Une amie qui est tombée
    pendant la panique saigne à mort du genou et boîte. Un flic la pousse
    violemmment pour qu'elle avance plus vite! Finalement arrivés dans la rue on
    voit toutes ces bagnoles de flics sans trop comprendre ce qui se passe! Une
    bonne douzaine apparamment! Ça paraît hallucinant puisqu'il n'y a eu aucun
    mouvement de violence de notre part à part quelques joutes verbales! Un peu plus
    tard on apprend que quatre personnes se sont fait gazer une deuxième fois alors
    qu'elles s'étaient réfugiés dans les chiottes! Pas besoin de faire un dessin
    quant à la taille que peuvent faire les chiottes!
    La réaction de ces flics
    me paraît tout simplement inhumaine et je ne comprends toujours pas comment ils
    ont pu en arriver là et quels sont nos torts dans l'histoire! Faites tourner à
    mort sérieux! Ce qui s'est passé hier soir est vraiment
    grave!"


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    Re: violences policières

    Message par bye le Mar 10 Fév - 9:57

    Voici le N° 72, FEVRIER 2009, du petit journal mobile recto-verso A4 "RESISTONS ENSEMBLE" du réseau contre les violences policières et sécuritaires. Il est destiné à être photocopié et à être diffusé localement.
    Vous pouvez télécharger en format pdf, avec mise en page sur le site du réseau : http://resistons.lautre.net/
    Si le journal vous plaît vous êtes invitEes à participer à son
    élaboration, à sa rédaction, à se joindre à l'équipe de rédaction.
    Nous attendons vos contributions, propositions, critiques ...
    à bientôt.
    L'équipe de réaction

    +++++++++

    RESISTONS ENSEMBLE / bulletin numéro 72 / février 2009

    Un lancé de sabot… général ?

    « Sabot » est la racine du mot sabotage. Une des explications dit
    qu’au début du XIXe siècle les travailleurs qui voulaient un congé, ou qui voulaient lutter contre le patron pour moins d’heures de travail, pouvaient jeter un sabot dans les machines d’une usine ou d’une ferme, endommageant ainsi l’outil, et ne travaillaient plus jusqu’à ce que la machine soit réparée. (Wikipédia)

    Ce n’est pas d’avoir manié un sabot, mais un mousqueton de fer, des clous, du chlorate de soude… dont sont accusés Isa, Damien, Juan, ceux de Tarnac... Ils pourraient être suspectés de sabotage, mais pourquoi de terrorisme ? Couper une autoroute, bloquer un lycée, une chaine de production, un supermarché, un port, une gare.... il n’est pas nouveau de jeter un « sabot » dans les rouages des machines étatique et économique. Si le pouvoir recourt aujourd’hui aux lois scélérates« anti-terroristes » contre de supposés ou réels sabotages, c’est qu’il subodore une nouvelle attitude de lutte, à une échelle de masse.
    Lors de la grève du 29 janvier, les grandes manifestations portaient une colère sourde. A St-Nazaire, après une matinée de blocage du port, des manifestants se sont affrontés aux CRS. C’était des « anarcho-autonomes » ?

    Des peines de prison ferme sont tombées. Et pour ceux arrêtés place de l’Opéra à Paris, hors des réseaux militants, quel a été le verdict des comparutions immédiates ? Le gouvernement et les directions syndicales et politiques appréhendent peut-être un sabotage collectif : une grève qui sorte des cordes. Pour le moment on en est aux escarmouches, aux tâtonnements, mais le fouet de la crise n’offre que deux alternatives:reculer et tout avaler ou avancer en sortant des rails syndicaux et institutionnels. En sachant que les combats de rue, bien qu’inévitables, sont pour l’instant assez stériles face à un Etat policier extrêmement
    développé. Il s’agit d’être imaginatif. Etre là où il ne s’y attend
    pas.Pour retrouver l’ivresse de transgresser la grisaille morne de notre vie. Nous sommes au milieu du gué.

    Logique

    Les manifs parisiennes de janvier contre l’attaque israélienne sur la
    bande de Gaza ont été particulières. Les dizaines de milliers de
    participants ont impressionné. L’éjection du cortège, le 24, de
    fachos bon teint regroupés derrière une banderole « Front uni contre le sionisme » a montré une réactivité bien rare. Mais surtout, la marche du 3 s’est terminée en émeute en plein quartier riche des Grands Boulevards bardés de grands magasins.

    Caillasse sur les CRS bloquant l’accès à l’ambassade d’Israël,
    voitures retournées et brûlées, deux bijouteries pillées. Une vingtaine d’arrestations. Le 10, rebelote place de la Nation malgré les « Casseurs sionistes ! » du cortège du Hamas, et autres « Là-bas ils veulent que nous rentrions chez nous dans le calme ! » d’un responsable des Indigènes de la République. Mais les flics, pris de court le 3,avaient là totalement bouclé la place (comme les rues tout le long de la manif), et les vilcis portaient le keffieh... rien à faire dans cette nasse. Une centaine d’arrestations. Des dizaines d’autres le 17. Et combien de comparutions immédiates, inaperçues ? Il y a toujours eu des jeunes de quartiers populaires dans le soutien aux Palestiniens,sûrement sensibles à l’oppression multiple et au racisme quotidiens subis par ces derniers. La bande de Gaza n’est-elle pas une gigantesque prison à ciel ouvert ? En janvier ces jeunes (mecs en majorité) étaient plus nombreux, et la rage s’est dirigée contre la police qui opprime les habitants des ghettos d’ici. Ces questions s’entremêlent enfin, dans la rue, en toute logique.

    Les sans-papiers enfermés à Vincennes se sont révoltés
    Les inculpés ont maintenant besoin de notre soutien !

    Pétition à signer sur :
    http://www.educationsansfrontieres.org/?article17544
    • Caisse de soutien : chèques à l’ordre de CICP – Vincennes à envoyer au CICP, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris • La mise en détention provisoire de l’un des mis en cause Moïse Diakité vient d’être prolongée encore pour quatre mois
    !
    • Salem Souli – c’est suite à son décès par manque de soins que la
    révolte a éclaté en juin 2008 au CRA de Vincennes. Sa famille vient de porter plainte pour rétention d’information, homicide involontaire
    par manquement aux obligations de sécurité, omission de porter secours et fausses informations, atteinte à la mémoire du mort et à sa réputation ainsi qu’à celle de sa famille.

    Une prison à ciel ouvert

    En Italie, 1300 personnes se sont enfuies sans violence du centre pour « primo arrivants » de l’île de Lampedusa. Les évadés ont formé un cortège et ont manifesté vers la mairie au cri de « Liberté ! Aidez-nous ».
    Ils protestent contre la mise en place sur l’île d’un nouveau Centre
    d’identification et d’expulsion (CEI), opérationnel depuis peu, qui
    permet des rapatriements plus rapides. Ils seraient rentrés au centre dans la journée. Peut-être parce que l’île n’offre pas de porte de sortie et les autorités avaient fermé l’aéroport de peur d’un blocage.

    En France, il y a eu un incendie au centre de rétention de Bordeaux
    le 19/01. On ne sait pas s’il est de source accidentelle ou criminelle.
    Reste que deux sans-papiers sur les douze présents sont soupçonnés d’avoir mis le feu « à des papiers ». Au centre du Mesnil-Amelot,dans la nuit du 29 au 30/01, un homme est ramené en sang, après avoir été tabassé par les flics suite à son deuxième refus d’embarquer.
    Une émeute s’est déclenchée. Affrontements avec les flics, incendies de chambres.Puis il a été finalement expulsé après une piqûre au valium, les flics disant vouloir l’emmener à l’hôpital.

    En Grèce, 1/3 du camp de Patras a été détruit, 300 réfugiés seraient « sans abri ».

    Programme 13 200

    Une taule, encore une, le centre de détention de Roanne inauguré le 19/01 par Rachida Dati et François Fillon. Troisième ouverture d’un vaste programme qui prévoit un nouvel établissement tous les trois mois jusqu’en 2011. 13200 nouvelles places à l’horizon. La capacité d’enfermement serait portée à 62500. Nouveauté de ce programme chargé, le partenariat public-privé : le promoteur, rémunéré pour la construction, restera propriétaire pendant 27 ans, facturant un loyer au ministère de la Justice. De quoi gaver les géants des BTP.

    > [ S U R L E V I F ]

    « Mon agression par les gendarmes »

    À Charbonnières-Les Bains (69) le 29 janvier [extraits]

    « …Compte tenu des massacres qui ont eu lieu à Gaza et sachant que des hommes et femmes politiques (dont le président du Sénat Mr Larcher) complices par leur silence ou leur approbation allaient venir à ce diner du CRIJF, nous avons voulu manifester notre désapprobation en petit groupe et de manière pacifique… j’ai personnellement pris le mégaphone pour expliquer que c’était une manifestation non violente… C’est alors que le calvaire commence, après m’avoir soulevé en l’air ils [les gendarmes] m’ont jeté à terre et se sont rués sur moi et m’ont littéralement lynché… à l’Hôpital Saint Joseph à Lyon où j’ai eu droit à 8 jours d’arrêt de travail et 4 jours d’ITT et au constat que j’avais une entorse cervicale, de nombreuses dermabrasions des membres et du visage, avec des atteintes de la colonne vertébrale, une épaule démontée, des douleurs et traces de coups à la tête, un nerf du bras abimé avec la main droite insensible à moitié. » Abdelaziz Chaambi

    www.crifrance.com

    > [C H R O N I Q U E D E L ‘A R B I T R A I R E]

    « Vérité et Justice pour Abou Bakari Tandia » - du nouveau

    Une marche le 24 janvier, suivie d’une conférence de presse dans le
    foyer de Fauvelles a eu lieu à Courbevoie (92) pour Abou Bakari mort en 2005 suite à une GAV au commissariat de Courbevoie. La mobilisation paye, les choses s’accélèrent. Le dossier médical disparu depuis 2005 réapparaît, l’histoire de caméra de surveillance en panne selon les flics ne tient plus… Suite à la marche et à de nombreux articles dans la presse, le parquet se lance dans de nouvelles contorsions pour justifier la mort d’Abou Bakari. La lutte continue.

    Site : http://abtandia.free.fr/abou/dotclear/index.php

    Affrontements violents à Saint-Nazaire

    Le 29 janvier, la journée de grève nationale a commencé dès le matin sur la région de Saint-Nazaire avec des blocages de marchandises sur la zone portuaire. Puis quelques 25000 personnes ont manifesté dans le calme jusqu’à la sous-préfecture. Une section de CRS a alors déboulé par une rue adjacente en lançant des lacrymos sur les personnes rassemblées.
    Les manifestants dont de nombreux ouvriers encore en bleu de travail ont riposté en prenant en tenaille les CRS. Des corps-à-corps extrêmement violents ont eu lieu devant la grille de la sous-préfecture lorsqu’une section de CRS qui se trouvait à l’intérieur a tenté une sortie musclée pour secourir leurs collègues. Les affrontements se sont étendus sur plusieurs rues adjacentes et les barricades de feu ont duré plusieurs heures. Un blessé grave, le pied éclaté par une grenade offensive, des dizaines d’arrestations… Sur les quatre personnes passées en comparution immédiate après la manif, deux sont condamnés à quatre mois ferme avec maintien en détention et les deux autres à trois mois ferme sans mandat
    de dépôt.

    Extrait de http://juralibertaire.over-blog.com/article-27333264.html

    Oakland

    Le réveillon aurait dû être un soir de fête, il sera de deuil pour la
    famille d’Oscar Grant, jeune homme noir de 22 ans froidement abattu par un flic. Mais ça aurait pu être très vite étouffé sans que des passants filment la scène. Sur un quai du métro d’Oakland (Californie), les flics interviennent pour une bagarre. Trois hommes sont interpellés dont Oscar, un des policiers se saisit de lui, le plaque au sol, dégaine son arme et un coup de feu retentit. Oscar décédera quelques heures plus tard. Le jour de ses funérailles, Oakland s’est embrasée toute une nuit.
    Des voitures incendiées, des magasins pillés, des échauffourées avec la police. Les manifestants ont demandé que justice soit faite. Plus tôt dans la journée le policier incriminé, Johannes Mehserle, a
    démissionné de la police sans donner d’explication sur son geste. La vidéo sur :
    http://www.indybay.org/newsitems/2009/01/06/18559091.php

    *Ailleurs en Europe, au Portugal*, un jeune de 14 ans a été assassiné d’une balle dans la tête par un flic en service. *En Allemagne*, Dennis qui ne payait pas ses amendes s’enfuit lors d’un contrôle, les flics tirent 6 balles dont une le touche mortellement. *En Autriche* une personne frappe au couteau un flic lors d’un contrôle, ses collègues ouvrent le feu et la tue de 12 balles.

    «Est-ce qu’il n’y a pas autre chose à leur opposer que la violence? »

    ...clame une parente d’élève de Nanterre. Les faits parlent
    d’eux-mêmes.
    À Nanterre, la police a chargé, menacé et blessé les lycéens et les
    profs qui protestaient devant le lycée Joliot Curie contre la garde-à-vue de 3 lycéens suite à une plainte de la proviseure. À
    Amiens la police intervient contre les blocus ou encore à Marseille lycée Victor Hugo, elle interpelle et menotte un élève, la proviseure qui a appelé la police maintenant se désespère : « avant ils ne rentraient pas car c’était bloqué, maintenant ils ne rentrent pas car la police est intervenue ». À Lyon, Samir est le seul à passer en jugement sur quarante interpellés lors d’une manif lycéenne, le juge considère que c’est un « casseur » et pas un manifestant, invoque son casier, ignore les nombreux témoignages de présents et le fait que la propriétaire de la voiture renversée ne demande pas de prison : il va au-delà des réquisitions du procureur en le condamnant à 8 mois fermes et 1500 euros d’amende. Dans l’Hérault, les gendarmes entrent dans les écoles primaires pour vérifier que les profs de CM2 font bien passer des évaluations que le Ministère a commandées et contre lesquelles protestent de nombreux profs et parents ; ils demandent les noms des
    parents et profs occupants, aux dirlos complices. Mais malgré cela
    Madame on continuera à dire que « c’est bien de s’engager à leur âge », et à tout âge d’ailleurs.

    C’est la crise, nous ne paierons pas

    Le 31 décembre, jour de débauche consommatrice. Des personnes
    remettent au goût du jour une vieille tradition de lutte du mouvement des chômeurs et précaires en réquisitionnant des marchandises dans un Monoprix parisien, comme à Rennes et Grenoble quelques jours plus tôt. Un premier groupe bloque les caisses avec des chariots bien remplis. Rejoint par les autres, un tract distribué, des slogans clamés… Le gérant sait qu’il lui sera moins coûteux de laisser passer les 13 caddies plutôt que de
    laisser passer le temps.

    Une autoréduction, parce que nous ne voulons pas payer. Nous refusons d’assister les entreprises qui s’enrichissent.

    Une partie des produits a été fournie aux sans-papiers de la Bourse
    du travail occupée et aux mal-logés du gymnase Saint Merry, et un
    réveillon des luttes a été organisé à la CIP-IDF. La direction du magasin aporté plainte. À suivre.

    Spartan LE-40

    « La toute nouvelle munition brevetée par NobelSport [fabriquant de munition de chasse, précision pour planter le décor], la balle
    Spartan LE-40, puise sa genèse dans les émeutes de novembre 2005 dans les banlieues françaises » (Le Télégramme 17/01/2009), comme ça les choses sont claires ! Une balle de caoutchouc creux de 40 mm de diamètre pour les « lanceur 40 » qui pourraient équiper l’armée et les forces de l’ordre. Un flashball gagnant en « efficacité », capable de « neutraliser les personnes situées à 30-50 mètres » complété d’une « aide à la visée électronique ». Quelques centaines de ces nouveaux lanceurs sont actuellement en
    « expérimentation ».

    > [ A G I R ]

    Dans la gueule du loup

    Une manif à Barbès le 24 janvier en soutien à Isa, en préventive
    depuis 1 an, et tous les prisonniers de l’antiterrorisme, a été encerclée avant même d’avoir commencé par un déploiement impressionnant de flics.Ceux qui n’étaient pas pris dans la nasse ont été pris en chasse. Tout ce beau monde a pu remplir les fiches des RG. 8 personnes passent en procès le 2 mars à la 23ème chambre du TGI de Paris à 13h30, pour violences, rébellion ou jet de projectiles, et 7 autres le 6 mai pour attroupement malgré les sommations qui n’ont pas eu lieu.

    Antiterrorisme toujours, la brochure « Mauvaises Intentions n°2 »
    vient de sortir. À lire et télécharger sur infokiosques.net.
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    Re: violences policières

    Message par bye le Ven 13 Fév - 10:01

    La France gardée à vue
    LE MONDE | 04.02.09 |
    14h04 • Mis à jour le 04.02.09 | 19h13
    http://abonnes.lemonde.fr/societe/article/2009/02/04/la-france-gardee-a-vue_1150561_3224.html

    Jean L. tient à garder l'anonymat. Mardi 1er avril 2008, ce polytechnicien de 56 ans résidant dans le 16e arrondissement de Paris, consultant en management, va chercher sa fille âgée de 9 ans à la sortie de l'école, en voiture. Il s'engage dans une rue bouchée par un camion. Se rendant compte qu'il ne sera pas à l'heure, il empoigne alors son téléphone portable pour prévenir sa
    mère. "J'avais bien vu qu'il y avait une escouade de policiers en train de verbaliser des voitures mal garées, raconte-t-il. Mais j'étais
    arrêté et une policière m'a sauté dessus en hurlant".

    Jean L. n'insiste pas, il lâche son téléphone et repart dans une autre direction. "Au bout de quelques mètres, dit-il, je me suis aperçu que la policière courait à côté. Derrière moi, des policiers ont jailli de leur véhicule. Ils m'ont braqué une arme sur le front. J'ai eu peur, j'ai bloqué les portières." Mal lui en a pris. La policière fait voler en éclats sa vitre avant-gauche avec sa matraque. Jean
    L. est saisi, plaqué au sol, menotté et placé en garde à vue 24 heures. "On était deux, dans une cellule de 3,50 m sur 3,50 m. Le problème, c'est qu'au fil de la nuit,on était douze..." Son procès a eu lieu début janvier. Il est accusé d'avoir téléphoné au volant, de refus d'obtempérer, de délit de fuite et de rébellion.

    Jean-Claude Lenoir, 57 ans, vice-président de Salam, une association venant en aide aux migrants à Calais, est placé en garde à vue le 8 novembre 2008, lors d'une vaste interpellation de clandestins sur le port.
    Les policiers, qui lui ont "constamment aboyé dessus, faisaient
    les questions et les réponses, ne voulaient pas noter ce que je
    disais." Libéré à l'issue des 24 heures, M. Lenoir est convoqué au tribunal, le 25 février, pour "outrage à agents".

    Pierre Lauret, 51 ans professeur de philosophie, fait l'expérience de la garde à vue le 16 décembre 2008. Alors qu'il embarque à bord d'un avion pour se rendre à un congrès à Kinshasa (République démocratique du Congo),il demande à des policiers la
    raison pour laquelle un passager africain est menotté. Les autres passagers de l'avion protestent également. M.Lauret est débarqué et placé en garde à vue : menottage, fouille au corps,audition, mise en cellule. Il doit comparaître le 4 mars devant le tribunal correctionnel pour "opposition à une mesure de reconduite à la
    frontière et entrave à la circulation d'un aéronef".

    Esthéticienne à Beaumont, dans le Puy-de-Dôme, Joëlle Béchar,
    58 ans,passe plus de huit heures en garde à vue lundi 1er décembre 2008.
    Ancienne Meilleure ouvrière de France, cette femme est traumatisée d'avoir été "entièrement déshabillée", puis placée toute une journée "comme une criminelle" dans une pièce empestant "l'urine et le vomi". Pour avoir utilisé une technique dépilatoire interdite, et à la suite de la plainte d'une cliente victime de rûlures, Mme Béchar est l'objet d'une enquête pour "blessures involontaires" et "exercice illégal de la médecine".
    La garde à vue s'imposait-elle ? Le parquet de Clermont-Ferrand
    convient avoir "mis fin à la garde à vue dès qu'il en a eu
    connaissance".

    Le 19 janvier, Pascal Besuelle, professeur d'histoire à Cherbourg et
    militant à la Fédération syndicale unitaire (FSU), est convoqué
    "pour affaire le concernant" au commissariat. A peine arrivé, un policier lui signifie qu'il est en garde à vue et transféré dans la foulée à Saint-Lô, où il doit être entendu. Le 12 janvier, lors de la venue dans cette ville du président de la République, M. Besuelle avait participé à une manifestation émaillée d'incidents avec les forces de l'ordre.
    Aucune charge n'a été retenue contre lui, mais M. Besuelle a passé une partie de la journée dans les locaux de la police.

    En 2008, 577 816 personnes, résidantes en France et âgées de plus de 13 ans, ont ainsi entendu un officier de police judiciaire leur notifier leurs droits : "Vous êtes en garde à vue. Vous pouvez appeler un membre de votre famille et demander à voir un avocat." Le nombre des gardés à vue ne cesse de croître. Il a enregistré une hausse de près de 55 % en huit ans.Au cours des douze derniers mois, c'est 1 % de la population qui a été placée sous ce régime de
    contrainte, pour lequel les policiers répondent d'objectifs de performance chiffrés.

    Jeunes habitants des quartiers difficiles, infirmières,
    syndicalistes,agriculteurs, étrangers en situation irrégulière,
    enseignants... la garde à vue concerne toutes les catégories de la
    population. Tout contrevenant ou suspect peut être placé sous ce statut, les (nombreux) conducteurs contrôlés avec un taux d'alcoolémie égal ou supérieur à 0,8 % au même titre que les trafiquants de stupéfiants.

    Dans la période récente, les militants associatifs et syndicaux, mais
    aussi les journalistes, ont été visés. Le 28 novembre 2008, le placement au dépôt du Palais de justice de Paris (sans pour autant être sous le statut de la garde à vue) de l'ancien directeur de Libération, Vittorio de Filippis, dans une affaire de diffamation, a provoqué un vif débat. Le 5 décembre 2007, le journaliste Guillaume Dasquié avait subi 36 heures de garde à vue au siège de
    la direction centrale du renseignement intérieur, à Levallois-Perret
    (Hauts-de-Seine), et avait été pressé de révéler ses sources. Un article sur Al-Qaida publié dans Le Monde le 17 avril 2007 lui
    a valu d'être interpellé à son domicile. "(A) 8 h 20, coups de sonnette à la porte, a-t-il raconté (Le Monde du 27 décembre 2007). "Direction de la surveillance du territoire, vous êtes en garde à vue, compromission de la sécurité nationale"."

    Cette privation de liberté procède de la décision d'un officier de
    police judiciaire dès lors qu'existent, selon lui, "une ou plusieurs
    raisons plausibles de soupçonner que (ces personnes aient) commis ou tenté de commettre une infraction". Tels sont les mots de l'article 63 du code de procédure pénale. La garde à vue peut durer 24 heures - c'est le cas de la majorité d'entre elles. Elle peut aller jusqu'à 96 heures dans les affaires considérées d'emblée comme de la criminalité organisée, et même 144 heures en matière de terrorisme. Elle doit être prolongée par le procureur.

    Assiste-t-on à un excès de zèle généralisé ? Secrétaire générale de
    FO-Magistrats, vice-procureur au tribunal de Paris, Naïma Rudloff
    le déplore : "On place plus en garde à vue qu'avant, surtout pour
    les contentieux à la mode. On a poussé la situation jusqu'à
    l'absurde."
    Certains y voient une simple formalité qui permet aux policiers
    d'instaurer un cadre juridique au moment d'interroger un individu,
    tout en garantissant des droits à ce dernier. "Sûrement pas !", s'indigne l'avocat Matthieu Barbé.

    Habitué des permanences de nuit au barreau de Paris, celui-ci évoque l'atteinte à la dignité des personnes retenues dans
    des locaux "crasseux" où les odeurs "de pisse le disputent à celles de vomis". Au commissariat de Versailles, les couvertures qu'on donne aux personnes interpellées "sont couvertes de merde". "Elles n'ont jamais été lavées", affirme cet avocat qui fut élu (UMP) de cette ville.

    Selon Me Barbé, la garde à vue est "une forme d'enfermement qui vise à exercer des pressions" sur une personne "affaiblie". En témoigne, selon lui, l'exemple de Jean-Luc Bubert, professeur de physique au collège César-Savart de Saint-Michel (Aisne), retrouvé pendu à son domicile, le 19 septembre 2008. La veille, le père d'un élève de 15 ans avait déposé plainte contre lui pour violence. Convoqué à la gendarmerie, M. Bubert avait été placé en garde à vue pendant toute une journée. Il avait nié les faits avant d'être
    relâché.

    Les avocats, appelés dans la première heure, ne disposent
    d'aucun pouvoir dans ce cadre. "L'entretien que nous avons avec le client ne doit pas dépasser trente minutes et ne porte que sur la procédure, explique Me Antoine Aussedat, avocat au barreau de Paris. Nous n'avons pas accès au dossier. Les personnes que nous rencontrons à cette occasion sont souvent apeurées, perdues. Elles ne comprennent pas ce qui leur arrive."

    Philippe Raphaël, énarque, chargé de mission au Conseil d'Etat,
    témoigne du choc subi. Le 29 juin 2007, il a été placé en garde à vue au commissariat du 5e arrondissement de Paris, à la suite d'une plainte pour harcèlement moral qui lui a valu, depuis, une condamnation.

    "Je me présente au commissariat, se souvient-il. Le policier m'invective.
    Après une fouille au corps, on me place en garde à vue dans une cellule,avec du vomi par terre." Comme il se met à saigner du nez, il est envoyé à l'Hôtel-Dieu. "J'atterris dans une cellule avec des barreaux, où on me demande de retirer mes vêtements." Peu après son arrivée, il a été mis en examen par une juge d'instruction de permanence. "C'était une humiliation,assure son avocat, Me Serge Lewisch. Il était revêtu d'une robe de chambre sale, sans ceinture, en slip."

    Yves Bordenave, Isabelle Mandraud, Alain Salles et Laetitia Van Eeckhout
    Avec le passeport, le premier fichier de données biométriques

    Le 31 octobre 2008, la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, a
    remis à un habitant de Chantilly-sur-Oise le premier passeport
    biométrique, créé par décret le 30 avril 2008.
    La France, conformément à une directive européenne adoptée en
    2004, devra délivrer ces nouveaux passeports sur tout le territoire d'ici au 28 juin 2009. Ces documents comporteront, comme le passeport actuel, une puce électronique avec, en plus de la photographie de son titulaire, les empreintes digitales de huit doigts (au lieu de deux comme le veut la législation européenne). Seuls, les enfants de moins de 6 ans pourront se soustraire à cette obligation.
    Ce dispositif donnera naissance au premier fichier centralisé de données biométriques.
    Dans un avis rendu le 11 décembre 2007, la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) a émis des réserves sur ce projet,observant que dans d'autres Etats, comme l'Allemagne, le passeport biométrique n'aboutissait pas à la création d'une base de données.
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    Re: violences policières

    Message par bye le Dim 15 Fév - 16:55

    http://www.soutien11novembre.org/IMG/pdf/Taiga4.pdf
    (lien direct pour
    télécharger)
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    Re: violences policières

    Message par bye le Lun 2 Mar - 8:04

    Il n'y a aucune loi qui empêche de prendre des policiers en Photo
    dans les manifestations c'est même inscris dans leur “code de
    déontologie” et c'est même signé de la main de Sharkozy à l'époque ou il était ministre de l'intérieur

    Le seul truc qu'on ne peut pas faire c'est diffuser des Photos de policiers non floutées sur le net pour cause de droits a l'image et
    que ça peut être responsable d'une plainte des policiers contre l'hébergeur du site et l'auteur du texte qui les a diffusés sur le net surtout depuis la loi anti happy slapping qui dis qu'il est interdit de diffuser des images de violences sur le net si on n'est pas journaliste avec une carte de presse dûment authentifiée et
    certifiée

    --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

    TEMOIN D’UN ABUS OU D’UNE BAVURE ?

    °°°°°°°°°°°

    - ne pas tenter de s’interposer en cas de violence policière, sauf en
    groupe et avec la volonté de soustraire l’éventuelle victime aux assauts des policiers.

    - il est possible de porter plainte contre la police en écrivant une
    lettre recommandée avec accusé de réception au/à la procureur(e), en détaillant au maximum les faits, les lieux et l’heure de leur déroulement.

    - prenez des images si vous êtes en possession d’une caméra ou d’un appareil photo, quitte à vous rapprocher de la scène (sans vous mettre en danger) : vous avez tous les droits de filmer les policiers dans le cadre de leur travail, c’est une garantie de l’article 226-1 du Code de Procédure Pénale (CPP) et de l’avis n°2005-29 de la Commission Nationale de déontologie de la sécurité. Les
    policiers n’ont le droit, ni de vous interdire de le faire, ni d’exercer un contrôle sur ce que vous avez pris en image, ni de vous le faire supprimer
    !

    *Saisine n°2005-29*

    *AVIS ET RECOMMANDATIONS*
    de la Commission nationale de déontologie de la sécurité

    * *

    Avis de recommandations de la Commission nationale de déontologie de la sécurité.

    A la suite de la saisine, le 23 mars 2005 par Mme
    Marie-Christine Blandin, Sénatrice du Nord.

    *RECOMMANDATIONS*

    Constatant une nouvelle fois l’inobservation manifeste par des services de police des instructions relatives à la dignité des personnes en garde à vue, la Commission, trois ans après l’entrée en vigueur de la circulaire du 11 mars 2003, estime ainsi
    constitué un manquement à la déontologie. Elle recommande également, ainsi que le prescrit le code de procédure pénale, que les services enregistrent sans délai les plaintes fondées sur des violences policières, quel qu’en puisse être le bien-fondé apparent.

    Il paraît opportun à la Commission qu’il soit rappelé aux forces
    d’’intervention, notamment aux CRS, qu’elles doivent considérer comme normale l’'attention que des citoyens ou des groupes
    de citoyens peuvent porter à leur mode d’'action. Le fait d’être
    photographiés ou filmés durant leurs interventions ne peut constituer aucune gêne pour des policiers soucieux du respect des règles déontologiques.

    http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/08/83/19/guidejur.pdf
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    Re: violences policières

    Message par bye le Lun 9 Mar - 5:18

    c'était sûrement pour faire encore de la prévention






    Sortie à l'Assemblée Nationale.

    Bilan : 10 élèves matraqués

    Sent: Sunday, March 08, 2009 9:36 AM
    Subject: Pas entendu à la radio, pas vu à la télé...

    Bonjour, dernière info du président fcpe du collège,
    Bonsoir
    certains d'entre vous le savent déjà mais je vous informe que la classe encadrée hier par Mmes PEBARTHE et BRETECHE pour une visite à Paris de l' Assemblée Nationale (entre autre) a subi l'assaut
    d'une charge de CRS sur le quai de la gare de Montparnasse en attendant le train du retour: bilan unedouzaine de blessés dont Mme PEBARTHE et l'ensemble des élèves très choqué ainsi que Mme BRETECHE. j'ai décidé en accord avec le personnel de direction et le personnel enseignant et aidé par les familles touchées par ces violences dignes d'un autre âge d'associer tous les parents
    FCPE à être solidaires avec les actions suivantes:
    1) dépôt de plaintes contre l'Etat avec les enseignants et la direction du collège et les familles concernées (certaines se sont vues dissuadées de porter plainte...)
    2) appel aux différents médias régionaux : SUD OUEST, TV7 (voir le journal de 19h en boucle sur le net), FRANCE 3 (ce soir déjà avec 3 jeunes interviewés) et nationaux (par le biais des syndicats d'enseignants et de la FCPE 33).
    3) appel aux différents élus: maires d'Artigues, de Cenon et de Floirac qui sont aussi respectivement sénatrice, conseiller général et députée.
    4) appel au ministère de l'Educ.Nat., de l'Inspection Académie et du Rectorat
    5) diffusion de la lettre jointe
    6) appel généralisé pour une manifestation la plus large possible lundi 9 mars de 16h à 17h devant le collège.
    Cette affaire risque de prendre une tournure "très politique" jusqu'au niveau national.
    Merci de diffuser ces infos de manière la plus large possible et à
    lundi.


    Les personnels et l'ensemble des parents d'élèves du collège
    Jean Jaurès de Cenon dénoncent les agressions subies par des élèves d'une classe de troisième et leurs enseignants. Ces faits se sont déroulés ce jeudi 5 mars au retour d'une sortie pédagogique à l'Assemblée Nationale dans le cadre de l'éducation à la citoyenneté. Alors que les élèves attendaient leur train, les CRS ont chargé dans la gare Montparnasse sans discernement les manifestants auxquels nos élèves ont été mêlés. Ils ont alors été traités avec la plus grande violence.

    Ils constatent que plus de dix élèves ont été bousculés, frappés, jetés à terre, blessés comme en témoignent les certificats médicaux délivrés sur place.

    Ils constatent également que tous les élèves gardent un souvenir terrorisé de cette expérience.

    Ils constatent enfin que les enseignantes responsables et encadrant la sortie pédagogique ont été également malmenées au point de se voir délivrer un arrêt de travail.

    Ils témoignent aux élèves et à leurs collègues victimes de ces violences policières inacceptables leur totale solidarité.

    Ce comportement brutal met gravement en cause toutes les mesures éducatives et citoyennes mises en place par les personnels de l'établissement pour les élèves d'un collège situé par
    ailleurs en zone d'éducation prioritaire.

    C'est pourquoi ils ne sauraient admettre ces violences policières et décident collectivement de déposer plainte pour coups et blessures.

    Ils décident d'alerter leurs autorités de tutelles : Inspecteur d'Académie,Recteur, Ministre.

    Ils se tournent également vers les élus afin que les responsables soient désignés et poursuivis, pour que de tels comportements ne se produisent plus jamais.

    Ce lundi 9 mars l'ensemble du personnel et des parents d'élèves appelle la communauté scolaire à manifester son indignation en participant massivement à un rassemblement au collège de 16h à 17 h.

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    Re: violences policières

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