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    violences policières

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    Re: violences policières

    Message par bye le Lun 9 Mar - 17:41

    Voici le N° 73, MARS 2009, du petit journal mobile recto-verso A4
    "RESISTONS ENSEMBLE" du réseau contre les violences policières et
    sécuritaires. Il est destiné à être photocopié et à être diffusé
    localement.
    Vous pouvez télécharger en format pdf, avec mise en page sur le site du réseau : http://resistons.lautre.net/
    Si le journal vous plaît vous êtes invitEes à participer à son
    élaboration, à sa rédaction, à se joindre à l'équipe de rédaction.
    Nous attendons vos contributions, propositions, critiques ...
    à bientôt.
    L'équipe de réaction

    ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘

    ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘

    « Konstwi on sosyété nèf »

    /« Nous ne pourrons construire une société neuve si nous n’arrêtons pas la domination capitaliste et colonialiste »./ Ce sont les derniers mots de la plateforme du LKP. Pendant plus d’un mois en Guadeloupe (suivie par la Martinique) ça a été la grève générale, le peuple a « envahi les rues », bloqué aéroport, routes, manifesté jour et nuit. La répression était là aussi : envoi de convois militaires sur l’île, violences policières, interpellations… Un syndicaliste, Jacques Bino, a été tué sur une barricade et le coupable idéal que cherche la justice ne saurait faire oublier que l’Etat reste le premier responsable de la violence qui a causé cette mort. Le 5/03 finalement un accord a été signé entre LKP et gouvernement. Le plus dur reste à faire...

    Et ici ? Déjà, aucune action solidaire importante. Ensuite, au
    quotidien, des révoltes nombreuses mais dispersées, des luttes de
    salariés parfois très dures mais isolées. Les syndicats papotent avec Sarkozy, et avec les partis de gauche appellent à défiler un ou deux après-midi. Là-bas, les revendications sont au nombre de 146 et pas des moindres : il s’agit de mettre fin à la « domination capitaliste et colonialiste » ; leur oppression est double et leur lutte aussi. Les antillais se battent pour leur dignité. Ils ne supportent plus d’être traités comme des sous-hommes, que les flics aient traité Alex Lollia de « sale nègre » et accusé un avocat d’« aboyer », que les békés se vantent d’appartenir à une « race pure » et disent que les noirs sont « comme des enfants, ils veulent la justice ». Or ici aussi certains se battent au nom de cette même dignité : ce sont les habitants des quartiers populaires, les étrangers avec ou sans papiers. Eux aussi sont noirs ou assimilés et quand ils se révoltent, comme en novembre 2005 par exemple, là non plus la solidarité n’a pas cours, elle ne se dit même pas avec des mots. C’est qu’ici on a vraiment peur de la contagion, elle signifierait qu’à la suite de là bas, on décide de « konstwi on sosyété nèf ».


    Punition collective

    Affaire sordide à Pierrefitte-sur-Seine il y a un mois pour une
    histoire de stupéfiants qui a mal tourné. Des jeunes de 14 à 17 ans appâtés par le gain ont été approchés par un dealer pour revendre de la came.
    Coupée avec du xanax, elle constituait un cocktail ultra nocif voire mortel.
    En 24 h plusieurs toxicomanes sont tombés dans le coma. Mais l’affaire a pris une tournure assez stupéfiante avec la réaction des autorités.

    Bouclage de tous les quartiers « sensibles » de Pierrefitte, petite
    ville banlieusarde peu connue du public mais dans la liste rouge des
    villes les plus violentes de France, coincée entre Saint-Denis et
    Sarcelles. Pendant plusieurs jours les cités des Joncherolle, des
    Fauvette, des Poètes et de Boris Vian ont été fermées au public sous prétexte d’enquête. Les habitants ont été montrés du doigt par la presse et la police. Mais ce n’est pas nouveau. J’ai habité dans un de ces quartiers et j’ai vu la police agir depuis mon plus jeune âge.
    Descente avec arrestation forcée, matraquage, insulte même envers des pères et des mères de famille. J’ai vu la came ronger mon quartier, ils ont même détruit la moitié de ma cité pour soi-disant virer les dealers pour la plupart indics des flics jamais inquiétés. Aussi loin que je me souvienne le matin quand j’allais à l’école j’avais la hantise de tomber en bas de ma tour sur un machabée. J’ai vu des hommes se détruire et mourir de la came. Flics et dealers ont toujours été complices de ce système, mais c’est encore la population qui trinque.

    ----


    On lâche pas

    Ça continue pour les inculpés de l’incendie du camp de rétention de
    Vincennes. Moïse puis Ekma, Ali et Mahamadou ont comparu devant un juge des libertés qui les maintient au gnouf. Leurs avocats ont fait un appel qui devrait être jugé ce mois. On a retrouvé Slaheddine El Ouertani (dans le coma depuis 4 mois suite à une agression à Fresnes) dans une chambre de l’hôpital de la Pitié à Paris. Il est « libre ». Après que le juge a décidé le 23/02 de suspendre sa détention préventive pour qu’il soit transféré dans un service approprié à son état grave, et que le proc’ pour le réincarcérer a demandé un « référé détention » rejeté
    par la chambre d’instruction.

    Vous pouvez leur écrire (sans faire mention de l’incendie ou de
    questions s’y rapportant), les soutenir financièrement (adresses des inculpés et de la caisse de soutien sur le site de Résistons), signer et faire signer la pétition pour leur libération
    www.educationsansfrontieres.org/?article17544.
    Concert de soutien le 17/04 en région parisienne.

    ----


    Traînée de poudre

    À Malte où les clandestins sont détenus jusqu’à 18 mois, les matons réprimaient le 5/02 à la lacrymo des migrants rebelles au centre de rétention de Safi. 10 s’étaient enfuis dans la matinée, déclenchant une chasse à l’homme.

    En Italie, à Milan, un incendie qui aurait été déclenché par des
    retenus s’est déclaré dans la partie réservée aux transsexuelles du centre d’identification et d’expulsion. À Turin, où plusieurs révoltés de Lampedusa ont été transférés, une grève de la faim aurait commencé et un rassemblement de solidarité a eu lieu devant le centre. Au CIE de Bologne, le 3/03, après avoir vidé leurs cellules, plusieurs retenus ont grimpé sur le toit et manifesté au cri de « liberté ».

    Aux Etats-Unis dans une prison du Texas, une révolte a éclaté suite à des plaintes pour traitement médical insuffisant. Des détenus, la plupart emprisonnés pour entrée et/ou séjour irrégulier, ont incendié leurs cellules. Après 2 jours 700 détenus (sur 2 400) ont dû être déplacés suite aux incendies.

    En France, après l’incendie du centre de Bordeaux le 19/01, 4 retenus sont en taule. Les 9 autres présents le jour de l’incendie auraient été expulsés. À Toulouse, dans la nuit du 18 au 19/02, un retenu tente de s’ouvrir les veines pour échapper à son expulsion du lendemain. Un incendie éclate. 3 inculpés. À Palaiseau, une vingtaine de retenus a entamé une grève de la faim le 14/02 pour protester contre leur enfermement. Très vite six sont transférés ou expulsés. Le 21, un rassemblement a eu lieu devant le centre en réponse à l’appel de solidarité lancé par les grévistes. Sissoko, désigné comme meneur, après un premier refus d’embarquer, a été expulsé le 23 alors qu’il était très amaigri. Mohamed, autre gréviste, l’a été par avion le 3/05 après qu’une troisième tentative - il avait déjà fait 5 mois fermes pour deux premiers refus - par bateau à Sète a été sabotée par des militants du coin.


    Délation et test ADN

    Pour les demandeurs d’asile Besson préconise la délation avec à la
    clé un titre de séjour provisoire, peut-être. Et pour le regroupement
    familial il ressort le test ADN. Quid des adoptions, des histoires
    personnelles, des cultures pour qui la famille n’est pas celle de la
    société judéo-chrétienne ? Les médias en appui, le ministre définit
    là les demandeurs d’asile comme avant tout des victimes de passeurs (qui font leur beurre sur la galère), et les demandeurs de regroupement familial comme des menteurs obligés, quand c’est la violence des Etats qui est en cause.

    > [ S U R L E V I F ]


    « Agressée » par deux policiers

    Fin janvier L. attend le bus de nuit place de la Nation à Paris. /«
    Je suis seule, guettant au loin l’arrivée du bus. Je suis enrhumée, me mouche et crache à mes pieds. Je vois alors deux hommes en uniforme de policiers à la stature imposante sortir d’une voiture, se précipiter sur moi en hurlant que j’ai craché sur eux. Je leur explique que je viens seulement de les apercevoir, que j’ai craché à mes pieds. Ils sont très agités. L’un d’eux me saisit très violemment par les poignets et me passe les menottes en m’expliquant qu’il m’emmène au poste en garde-à-vue. Le bus de nuit passe, je leur demande de me laisser monter à bord. Les policiers refusent, me brutalisent. Je suis sous le choc. »
    /Au poste de police : /« On me demande de souffler dans l’éthylotest, je commence par refuser. Une femme policier se jette alors sur moi, sans me signifier une fouille en règle, commence à m’arracher mes bracelets…
    J’étais impuissante, menottée, violentée, on était en train de me
    frapper la tête contre un mur carrelé, de m’arracher mes bijoux en
    m’expliquant clairement qu’on n’en avait rien à faire… »/ L. est
    poursuivie pour outrage, rébellion et violence…Témoignage intégral à lire sur http://resistons.lautre.net/article.php3?id_article=397

    > [C H R O N I Q U E D E L ‘A R B I T R A I R E]


    Chiens renifleurs

    Vaste opération anti-drogue au collège Corisande-d’Andoins à Arthez de Béarn (Pyrénées-Atlantiques) le 11/02. Une centaine d’élèves ont été cueillis a leur descente de bus avant l’entrée en cours par des gendarmes et chiens renifleurs. « Ça crée de la bonne insécurité » comme disait le proc’ du Gers à l’occasion d’une opération similaire en
    novembre.


    Brèves lycéennes

    Le 5/02 le lycée Aubanel d’Avignon est bloqué. Lorsque des lycéens
    d’extrême-droite tentent de passer en force, les flics frappent ceux
    qui bloquent. Un élève finira aux urgences. Mais le blocage tient bon, empêche l’arrestation d’un camarade, contraint les cognes au repli sous les sarcasmes !

    En Loire-Atlantique, lors de l’occupation de l’inspection académique
    en juin 2008 contre les réformes Darcos les manifestants essuient une évacuation musclée. Sami B., instituteur, aurait tordu le petit doigt d’un flic... Fin février 2 mois de sursis et 600€ d’amende ont été requis, le tribunal correctionnel de Nantes rendra sa décision le
    10/03 à 8h30.


    Après un an de préventive

    Isa a été libérée le 10/02 sous contrôle judiciaire, toujours accusée
    d’avoir posé un engin incendiaire sous une dépanneuse de flics en mai 2007. Juan et Damien sont toujours sous mandat de dépôt criminel pour la même raison, depuis 8 et 6 mois. Concernant les inculpés du 11 novembre, Julien est encore en prison.


    Une délation « sans zèle ni faiblesse »

    À Auxerre, le 3/02, un Angolais se présente à la Sécu pour retirer
    son attestation d’Aide Médicale de l’Etat. Sous prétexte de vérification d’identité, l’agent du guichet téléphone à la préfecture qui lui demande de saisir le passeport et faire patienter le bénéficiaire de l’AME.
    La police vient l’arrêter dans les locaux de la caisse. Placé en
    rétention, il sera libéré après quelques jours car trop malade. Pour le directeur de la caisse, ses agents ont agi avec « professionnalisme » et « sans zèle ni faiblesse ».


    Joyeux anniversaire

    Les 3 et 4/04 l’OTAN se réunira à Strasbourg pour fêter ses 60 ans et mettre au point « une grande stratégie pour un monde incertain ». En fait tendre vers la fusion des sécurités intérieure et extérieure pour à terme réguler militairement tout type de crise. Contre-sommet du 1er au 5/04. Infos sur www.dissent.fr


    7 balles dans la tête, tous acquittés !

    Jean-Charles de Menezes, un électricien de 27 ans d’origine
    brésilienne avait été tué de 7 balles dans la tête dans une station de métro du sud de Londres le 22/07/2005 par des policiers qui l’avaient pris pour un kamikaze au lendemain d’une tentative d’attentat manquée. La justice britannique a estimé, la légitime défense n’ayant jamais pu être prouvée, qu’il n’y avait pas assez de preuves pour poursuivre les flics qui l’ont tué.


    Liberté du commerce contre liberté d’expression

    Licenciés début 2006 par la direction du Déballage du Marché
    Saint-Pierre à Paris après 28 et 34 ans de maison, Hélène et Philippe Magdelonnette ont manifesté pacifiquement tous les jours devant le magasin 30 mois durant, pour protester et demander leur
    réintégration.
    Le 19/12, la cour d’appel de Paris, saisie par leur ancien employeur,
    leur a interdit, au nom de la liberté du commerce, de « porter
    atteinte » à l’image de l’entreprise en imprimant et faisant imprimer des tracts et des affiches, en distribuant et faisant distribuer des tracts, en déployant et faisant déployer des banderoles devant et aux alentours du magasin, et en faisant signer des pétitions, notamment dans la rue.
    Tout juste leur est-il permis de respirer. Si eux sont forcés
    d’obtempérer, le collectif de soutien appelle à ce que leur demande de réintégration soit relayée par d’autres, comme les organisations du 18e arrt. Infos à
    demander à collectifdesolidarite@hotmail.fr


    Le doigt de l’ordre

    Le 15/06/2008, Amadou AW était emmené de Rouen à Roissy pour être expulsé vers la Mauritanie qu’il a fuie en 2004. /« On m’attache les mains derrière le dos et les jambes. J’essaie de me débattre et je refuse de monter dans l’avion […] les policiers m’emmènent vers leur voiture […] ils commencent à me battre, à m’insulter moi et ma
    famille et à me frapper la tête. Je crie pour que ça s’arrête et l’un des policiers me ferme la bouche et me tourne très fort la tête pour me faire taire. Ça me bloque la respiration et pour me dégager je lui
    mords un doigt »,/ dit-il dans une lettre publique qu’il a fait sortir de la taule de Villepinte. D’abord sous régime criminel, il est finalement passé devant le tribunal correctionnel de Bobigny le 26/02, face à l’Etat et au flic qui l’attaque pour son doigt. 15 soutiens étaient présents. Entre le proc’ demandant 5 ans ferme et 10 ans d’ITF et le flic et ses collègues ne comprenant pas la violence soudaine d’Amadou dans ce moment convivial, la juge a requis 18 mois fermes. Il en a déjà fait la moitié en préventive. Il peut faire une demande de mise en liberté. Il reste « sans papier ».

    Ecrivez-lui : Amadou AW / 20 578 - A 2 - FS 111 / Maison d’arrêt de Villepinte / Avenue Vauban / 93422 Villepinte Cedex.

    > [ A G I R ]


    Le philosophe qui a réagi à une expulsion…

    le 16 décembre 2008, trop de questions… débarqué de l’avion, gardé à vue, il est aujourd’hui poursuivi pour « entrave à la circulation d’un aéronef » (voir RE71 janv 09), Infos, pétition sur
    http://philosophes-en-garde-a-vue.blogspot.com
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    Re: violences policières

    Message par bye le Sam 21 Mar - 17:48

    violence contre les étudiants et les sans-papiers, bruxelles






    http://www.dailymotion.com/video/x8q8nd_violence-contre-les-etudiants-et-le_news?from=rss
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    Re: violences policières

    Message par bye le Sam 21 Mar - 17:53

    Belgique : Une nouvelle manif pour l’application de la circulaire de régularisation ( vidéo ci-dessus )







    Mobilisation en faveur des sans-papiers en Belgique :
    Une nouvelle manif pour l’application de la circulaire de
    régularisation. Les sans-papiers auront attendu douze mois après la signature d’une circulaire de l’Etat belge devant permettre de régulariser leur situation, avant de tenir un rassemblement pour dénoncer les lenteurs administratives. La complexité de leur combat aura mobilisé la Belgique dans sa diversité.

    (Correspondance) - Environ mille personnes, selon les chiffres de la police, ont manifesté mercredi dernier devant la place de la bourse à Bruxelles pour réclamer une solution rapide du dossier des sans-papiers. Une mobilisation à laquelle ont participé des sans-papiers et leurs soutiens dans cette bataille pour leur régularisation. De nombreux étudiants étaient aussi de la partie.
    Il y a un an jour pour jour, le gouvernement belge, dirigé à l’époque
    par le Premier ministre, Yves Leterme, aujourd’hui démissionnaire,
    avait mis en place des accords concernant une nouvelle politique
    d’immigration et une circulaire dans le but de régulariser les
    sans-papiers. Douze mois après, l’application de cette circulaire
    traîne toujours. Faute d’entente entre les partis politiques qui
    siègent au gouvernement et qui n’émettent pas sur la même longueur d’ondes sur ce dossier précis.
    Face à cet état de fait, les sans-papiers, des organisations civiles
    et les personnes, qui épousent leur cause, ont envahi la place de la
    bourse, avec un seul mot d’ordre à la bouche : la mise en application de la circulaire en définissant les critères clairs et objectifs de régularisation des sans-papiers.
    Selon les manifestants, le gouvernement doit s’atteler à la mise en
    œuvre de la circulaire. Une mesure qui permettrait de clarifier le
    sort de milliers d’ ’illégaux’ qui vivent en Belgique. De nombreux
    étudiants ont participé à cette manifestation. La présence de professeurs d’universités, de syndicalistes, d’artistes a également été notée.
    D’ailleurs, face au manque de réaction du gouvernement dans ce
    dossier depuis un an, des sans-papiers ont trouvé refuge au niveau de certaines universités belges. Ainsi, des recteurs de ces temples du savoir étaient aussi présents à la manif de mercredi dernier.
    Une délégation des manifestants a été reçue en audience par l’actuel Premier ministre, Herman Van Rompuy, qui a promis de trouver une solution à ce problème. On renseigne, en outre, qu’un groupe de 13 sans-papiers a porté plainte contre l’Etat belge. C’est, indique-t-on, une action en responsabilité civile contre l’Etat belge en raison de l’absence d’une circulaire de régularisation.
    Karim LO



    http://www.walf.sn/international/suite.php?rub=6&id_art=54044
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    Re: violences policières

    Message par bye le Sam 18 Avr - 14:02

    Attention, il est interdit de filmer une bavure policière
    13 Avril 2009 Par Nicolas Valode
    http://www.mediapart.fr/club/blog/nicolas-valode/130409/attention-il-est-interdit-de-filmer-une-bavure-policiere

    En lisant le texte de Georges Moréas, commissaire principal honoraire de la Police Nationale - publié sur son blog « police et cetera » et que vous trouverez reproduit à la fin de ce billet - vous découvrirez comment il est devenu pénalement répréhensible pour tout citoyen de filmer une bavure policière.

    En effet, Georges Moréas nous alerte sur une loi de mars 2007
    reprise dans le Code pénal qui, au départ, était censée lutter contre le phénomène du « happy slapping » (littéralement « joyeuse baffe »), ces vidéos de brutalité qui circulent sur les téléphones portables des collégiens.
    Problème, ce texte de loi dépasse largement le cadre de la lutte
    contre ce phénomène… car, effet pervers, il transforme tout citoyen qui filme une infraction en complice de cette infraction. Vous verrez comment, du coup, un citoyen qui filme avec son portable une bavure policière devient complice de ces policiers.

    En découvrant cette loi, je ne peux m’empêcher de songer à
    l’affaire qui nous préoccupe actuellement, celle de la journaliste Isabelle Cottenceau accusée de complicité de violence pour avoir filmer une suspension (voir les différents articles de ce blog qui en font largement référence). Mais véritable paradoxe, cette loi ne la concerne pas car est notamment reconnue l’exception pour les journalistes « lorsque l’enregistrement résulte de l’exercice normal d’une profession ayant pour objet d’informer le public ».

    Lors du procès Cottenceau à Toulouse, la vice-procureure a admis la légitimité d’informer le public sur un tel thème, ce qui ne l’a pas empêché de requérir 6 mois de prison avec sursis contre Isabelle… Visiblement, c’est le fait d’avoir été présente sur place qui constitue à ses yeux un délit.

    Bref, on marche sur la tête.

    Je résume : des journalistes qui ne peuvent pas, en filmant un délit, être accusés d'être complices mais qui sont tout de même poursuivis pour avoir été présents sur les lieux du délit, des
    citoyens qui, eux, sont forcément complices dès qu'ils filment un délit parce qu’ils ne sont pas journalistes… J’avoue, j'en perds mon latin.

    Une chose est sûre : le 12 mai prochain, si Isabelle Cottenceau est condamnée, outre le fait que cela créerait un fâcheux précédent car depuis Vichy aucun journaliste n'a été condamné à une peine de prison en France pour avoir exercé son métier - cette nouvelle jurisprudence transformerait le journalisme audiovisuel en une
    activité à haut risque : comment en effet filmer une guerre, des émeutes, des sans-papiers, un trafic… sans se retrouver condamné de complicité des délits invoqués ?

    Entre cet incroyable procès fait à Isabelle Cottenceau et ce
    texte de loi, qui transforme tout citoyen-témoin en complice des violences qu’il a filmé… pas de doute, on vit une époque formidable.

    Mais attention !
    Surtout n’essayez pas de montrer l’inverse, c’est interdit par la loi.



    Nicolas Valode
    Journaliste et producteur associé TAC Presse



    PS : voici la reproduction du texte de Georges Moréas

    (lien vers son blog : http://moreas.blog.lemonde.fr/)





    13 avril

    VOUS FILMEZ DES VIOLENCES, VOUS RISQUEZ LA PRISON



    Comment un texte pour lutter contre le « happy slapping »
    se transforme en instrument de criminalisation de dénonciation de violence policière.

    Le simple fait de sortir votre téléphone portable pour filmer
    des violences vous rend complice de ces violences. C’est une loi de mars 2007 reprise dans le Code pénal (art. 222-33-3), qui dit : « est constitutif d’un acte de complicité des atteintes volontaires à l’intégrité de la personne (…) le fait d’enregistrer sciemment, par quelque moyen que ce soit, sur tout support que ce soit, des images relatives à la commission de ces infractions ».

    Ainsi, il suffit de filmer ou de prendre en photo des violences pour
    être « légalement » complice de ces violences. Et si ces actes entraînent le décès de la victime, vous voilà présumé complice d’un meurtre. Et cela même si vous n’avez aucun lien avec les agresseurs.

    Au départ il s’agissait de lutter contre le happy slapping (joyeuse baffe), ce comportement de collégiens qui consiste à filmer des scènes violentes pour ensuite en diffuser les images, situation où le plus souvent le « caméraman » est de connivence avec les
    agresseurs. Mais mine de rien, le législateur est allé beaucoup plus loin : il a créé un délit autonome. Ce que les juristes appellent un cas de présomption légale de complicité.

    Ainsi, un badaud filme avec son téléphone portable une agression dont il est le témoin, peu importe ses intentions : il est coupable et il encourt les mêmes peines que les agresseurs. Aucune justification
    possible, aucune possibilité de preuve contraire. Les faits sont dits
    irréfragables. Et le quidam se retrouve complice d’un délit ou d’un crime dont il ignore tout. À la merci d’une peine qui peut aller de 3 ans d’emprisonnement (et 45.000 € d’amende) à la réclusion criminelle à perpétuité. Il existe seulement deux exclusions : « lorsque l’enregistrement ou la diffusion résulte de l’exercice normal d’une profession ayant pour objet d’informer le public ou est réalisé afin de servir de preuve en justice ».

    Les journalistes sont donc exclus de ce texte, mais du bout des lèvres. À eux de prouver qu’ils agissaient dans l’exercice de leur profession. Pour un photographe de presse free-lance, pas évident !

    Mais de quelles violences parle-t-on ?

    Cela vise les crimes et délits prévus aux articles 222-1 à 222-14-1 et 222-23 à 222-31. Autrement dit, violences légères, torture, viol, actes de barbarie, etc. Dans un document paru dans la documentation juridique LexisNexis, Stéphane Detraz, maître de conférences à l’Université Paris XI, nous dit que la définition va bien au-delà de la forme classique du happy slapping, « elle recouvre non seulement ce type de comportement (…) mais également le fait de filmer, par exemple, des violences accomplies sur le mode « humoristique » à l’encontre d’un individu consentant, la rébellion d’une personne contre des fonctionnaires de police - ou, à l’inverse, un « passage à tabac » de leur part - ou encore des bagarres survenant lors d’une manifestation ».

    On en arrive à un paradoxe étonnant où une personne qui filmerait des violences policières (illégitimes, s’entend) se verrait poursuivie comme complice des policiers qui ont commis ces violences.

    Elle est pas belle, la vie !

    Bien sûr, vous vous dites que ce n’est pas possible. Les juges vont
    apprécier les faits, ne pas appliquer le texte, un peu comme ils le font pour le délit d’assistance. Et dans quelques décennies, on aura sans doute un autre Éric Besson qui nous dira : « En 65 ans d’application de cette loi, personne en France n’a jamais été condamné ».

    Quel drôle de pays où les élus pondent des lois sans en mesurer les conséquences, à charge aux juges de s’en dépatouiller !

    Si l’on veut rapprocher le Code pénal de l’actualité, on parvient à cette conclusion : à Strasbourg, le manifestant qui a filmé des
    représentants de l’ordre en train de lancer des pierres peut être poursuivi et condamné si lesdits représentants de l’ordre sont eux-mêmes poursuivis et condamnés.

    Bon, vous me direz, l’enquête est en cours…

    La complicité « automatique » ne vise que l’enregistrement. Pour la diffusion des images, le législateur a créé un délit distinct, punissable de 5 ans de prison et 75.000 € d’amende. On pourrait donc penser que le policier qui a diffusé sur Facebook la vidéo d’une agression dans un autobus risque de le payer cher. Mais
    pas du tout ! Ces images ont été prises par une caméra de surveillance, pour servir de preuves, et dans ce cas l’alinéa 3 de l’article 222-3-3 précise que ledit article « n’est pas applicable ». Cette vidéo peut donc être diffusée sur le Net (ce qui n’est plus le cas, puisqu’elle a été retirée) alors que les vidéos des manifestations anti-Otan tombent sous le coup de la loi et ne
    devraient pas être diffusées (alors qu’elles y sont toujours). Bizarre, non !

    À noter que si l’on applique à ce délit de complicité la définition
    habituelle de la complicité, le simple fait de prêter par exemple son
    appareil-photo, peut constituer une «complicité de complicité». Et pour la clarté du texte, il est bon de rappeler que le complice du complice encourt les mêmes peines que l’auteur principal et ses complices.

    Je me demande, en racontant tout ça, si je ne me fais pas le complice de quelque chose…
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    Re: violences policières

    Message par bye le Mar 12 Mai - 17:51

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/05/12/01016-20090512ARTFIG00456-violences-a-villiers-le-bel-la-police-des-polices-saisie-.php


    Violences à Villiers-le-Bel :
    la police des polices
    saisie


    C.J. (lefigaro.fr) avec AFP

    12/05/2009 | Mise à jour : 13:35 |


    Le parquet de Pontoise a chargé l'Inspection générale de la
    police nationale de faire la lumière sur les circonstances dans lesquelles deux
    hommes ont perdu l'usage d'un œil samedi, en marge d'échauffourées entre jeunes
    et policiers.



    Un an et demi après les émeutes de novembre 2007, qui avaient suivi la mort de deux
    adolescents tués dans la collision de leur moto avec une voiture de police,
    Villiers-le-Bel a de nouveau vécu, samedi soir, une flambée de violences.
    Plusieurs échauffourées ont éclaté entre jeunes et policiers, faisant cinq
    blessés légers parmi les forces de l'ordre et deux graves parmi les jeunes de la
    ville. Tout deux ont perdu l'usage d'un œil. Le parquet de Pontoise a saisi
    mardi l'Inspection générale de la police nationale (IGPN, la police des polices)
    pour savoir dans quelles circonstances Alexandre, 21 ans, et Bruno, 31 ans, ont
    été atteints.

    Bruno et Alexandre, qui ont été entendus par la sûreté
    départementale lundi, affirment n'avoir rien à voir avec les jeunes qui ont pris
    à partie et caillassé les policiers. «Je veux qu'il soit entendu comme une
    victime, qu'il y ait une réelle investigation et pas qu'on parte du principe
    qu'il était opposé aux forces de l'ordre», a souligné l'avocate de Bruno.
    «J'étais en train de manger un sandwich avec mes amis [à l'occasion d'un
    anniversaire, ndlr] dans le quartier de la Cerisaie, de l'autre côté de la rue
    qui longe les Bleuets. On a vu les CRS arriver, ça a tout de suite commencé à
    tirer. Et d'un coup, j'ai été touché en pleine tête. Je suis tombé. Je n'ai pas
    trop vu ce qu'il s'est passé, je ne participais pas du tout», a témoigné Bruno
    au Parisien. Le chauffeur livreur, qui a été opéré mardi matin à la
    Pitié-Salpêtrière pour se faire enlever l'œil touché et le remplacer par une
    prothèse, pense avoir été victime d'une balle. Reste à savoir s'il s'agit d'une
    munition, un flash-ball ou un gomme-cogne.

    Les incidents de samedi soir ont éclaté en trois endroits
    différents. Vers 21H25, une trentaine de CRS a été prise à partie par une
    trentaine de jeunes lors d'une patrouille sur la place du Midi. Les forces de
    l'ordre ont alors recouru à un tir de dispersion sans faire de dégâts ni de
    blessés. Une heure plus tard, des jeunes encapuchonnés et cagoulés ont jeté des
    bouteilles de verre et des pierres sur une autre patrouille de CRS qui remontait
    le boulevard Salvador-Allende, blessant deux policiers. Dix minutes plus tard, à
    22H40, d'autres agents, appelés pour tapage nocturne, sont encerclés, allée des
    Bluets, par une centaine de jeunes qui leur ont lancé des bouteilles, des pavés
    et des éléments de barbecue. Des véhicules de la police sont endommagés et trois
    fonctionnaires sont cette fois touchés. L'un d'eux, blessé à la cuisse, à
    l'épaule et au pied s'est vu prescrire trois jours d'arrêt de travail.

    Les affrontements entre jeunes et policiers sont réguliers à
    Villiers-le-Bel depuis les événements de 2007. En tout, les épisodes de violence
    de samedi n'ont pas duré plus d'une demi-heure chacun. C'est la confrontation
    allée des Bleuets qui a été la plus intense. «On pourrait penser que c'est un
    accident. Mais là, nous sommes quand même deux à être touchés au visage», a
    remarqué Bruno, qui «souhaite que les jeunes gardent leur calme». «Je ne veux
    pas de revanche. Je demande seulement justice. Qu'une enquête soit faite et que
    j'obtienne réparation», pointe-t-il.
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    Re: violences policières

    Message par bye le Mer 20 Mai - 6:20

    Violences policières et outrage, 2 procès les 22 et 25 mai







    Yves Baumgarten, prof de philo poursuivi pour outrage et rébellion



    PARIS, 22 mai, 9h, 29e chambre du TGI, procès de Yves Baumgarten, signataire de L’appel des 13, poursuivi pour outrage et rébellion, par un policier qui réclame 800 euros de dommages-intérêts. D’abord prévu en juillet 2008, puis en février 2009,
    son procès a été reporté car une personne présente sur les lieux de son
    arrestation (un policier en retraite) a témoigné en sa faveur. Yves est défendu par Me Nathalie Felzenszwald.

    RAPPEL DES FAITS

    29 mai 2008, 18 h, Yves s’attable à un café de Barbès, à Paris. Il a rendez-vous avec un ami plus doué que lui en informatique car son ordinateur portable est en panne. Brusquement, un homme (en
    civil) fond sur lui. [b]"Tu le vends? C’est un portable volé?"
    Surprise d’Yves. "Vous êtes qui?" "Police! Tes papiers!" Suggérant à l’homme qui vient de sortir sa carte de police de le vouvoyer, Yves s’étonne: [i]"Vous n’avez trouvé que moi dans le quartier?" Un deuxième homme se rue lui. Yves se retrouve plaqué au sol et reçoit des coups de pied. Il reste au sol pendant plusieurs minutes, un genou sur la nuque, un policier sur les reins. Arrivée d’une voiture de police en renfort. Dans le fourgon, Yves, qui a auparavant décliné sa profession, demande à ce qu’on desserre les menottes. Refus des policiers. L’un d’eux lui répond :"On n’en a rien à foutre que tu sois prof de philo!" C’est pendant le
    transport dans le fourgon qu’Yves, halluciné par la violence de ce qui lui
    arrive, se laisse aller à traiter les policiers de "milice de Sarko!" Accueilli
    au commissariat par un "Ah, le prof de philo qui n’aime pas la police !" il est retenu en garde à vue pendant 24 heures et écope d’une plainte pour outrage et rébellion.




    25 mai, 9h. Procès de Sophia A., poursuivie pour outrage
    Devant la 28e chambre du TGI de Paris. Elle est défendue par Me Pascal Gabarini. Lire son témoignage ICI.




    Rue Truffaut (Paris 17e) : un si joli commissariat


    Le commissariat de la rue Truffaut avait fait parler de lui en octobre 2004 à la suite du décès suspect d’Abdelhafid Rouag, retrouvé mort dans la
    rue, peu de temps après être passé par ce même commissariat. Un an plus tard, après saisine de la CNDS, deux policiers de ce commissariat, suspectés d’avoir imité la signature de M. Rouag, avaient été mis en examen pour faux en écriture (lire ici), sans que l’IGS ne demande leur suspension. L'affaire est résumée sur le site du collectif de soutien à la famille d’Abdelhafid.
    En juillet 2006, dans une affaire beaucoup moins dramatique (Reboux/T’as
    de la chance qu’il soit pas président!), c'est un policier de ce même
    commissariat qui fut en quelque sorte à l’origine, deux ans plus tard, de la
    création du CODEDO, par quelques outrageurs enragés.
    On ne sera donc pas étonné que le commissariat de la rue Truffaut, à l'instar de celui de la rue des Orteaux (Paris 20e), fasse à nouveau parler de lui en 2009 avec l’affaire Sophia A., victime de violences policières et poursuivie pour outrage, selon la désormais célèbre équation policière «Je te violente, je te poursuis, tu fermes ta gueule.»

    http://codedo.blogspot.com/


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    Re: violences policières

    Message par bye le Ven 22 Mai - 7:20

    LES VIOLENCES POLICIERES EN FRANCE EN SONT AU POINT
    D'ALERTER AMNESTY INTERNATIONAL

    Cette ONG lance une pétition à adresser au Ministre de l'Intérieur de la France.

    Extrait du communiqué
    :

    02.04.2009 France. Des policiers au-dessus des
    lois

    Les homicides illégaux, les passages à tabac, les injures
    racistes et l’usage abusif de la force par les agents de la force publique sont interdits en toutes circonstances par le droit international. Or, en France, les plaintes pour ce type de violations des droits humains ne sont pas souvent suivies d’enquêtes effectives, et les responsables de ces actes sont rarement
    traduits en justice, affirme Amnesty International dans un nouveau rapport, qui paraît ce jeudi 2 avril 2009.

    « Dans un climat où les violences policières ne sont pas toujours contrôlées, l’impunité de fait dont bénéficient régulièrement les agents de la force publique en France est inacceptable », a déclaré David Diaz-Jogeix, directeur adjoint du programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International.

    Le rapport d'Amnesty International intitulé France : des policiers au-dessus des lois condamne le fait que des mauvais traitements policiers, des injures racistes et des utilisations abusives de la force continuent d’être signalés tandis que les procédures d’enquête sur ces allégations ne sont toujours pas à la hauteur des normes requises par le droit international. L’organisation constate par ailleurs une tendance croissante à l’inculpation pour « outrage » ou « rébellion » des victimes ou des témoins de mauvais traitements commis par des agents de la force publique.

    Les nombreux cas étudiés par Amnesty International dans le
    cadre de la préparation de ce rapport montrent que, si les victimes de mauvais traitements et d’autres violations des droits humains sont aussi bien des hommes que des femmes et appartiennent à toutes les tranches d’âge, la grande majorité des plaintes concernent des ressortissants étrangers ou des Français appartenant à une minorité dite « visible ».

    Pour signer la pétition en ligne : http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/agir/actions_en_cours/france/actions/france_des_policiers_au_dessus_des_lois/action_ministre_de_l_interieur
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    Re: violences policières

    Message par bye le Ven 4 Sep - 6:54

    STOP AUX VIOLENCES POLICIERES

    Ali Ziri, 69 ans, est mort le 11 juin 2009 suite à une interpellation par la police d’Argenteuil. Il était retraité, après avoir vécu 50 ans en France et travaillé 36 ans comme ouvrier dans la même entreprise.

    Son ami, Arezki Kerfali, 61 ans et invalide à 60%, s’en est sorti avec une fracture au poignet et des hématomes sur tout le corps. Dans un premier temps, après une enquête bâclée menée entre autres par le commissariat de police lui-même, l’affaire a été juridiquement classée.
    Il aura fallu toute la détermination de leurs familles respectives ainsi que de leur avocat, du collectif « Justice et vérité pour Ali Ziri » avec la manifestation du 24 juin, pour que la vérité commence à éclater.
    La contre-expertise médicale a montré qu’Ali Ziri, menotté, a reçu
    plusieurs coups de la police. Il a été constaté 27 hématomes s’étendant jusqu’à 17 centimètres sur son corps et sa mort par anoxie (absence d’oxygène) en lien avec une asphyxie pulmonaire de type mécanique.

    Plus aucun doute : Ali Ziri a été tué, et les trois policiers au moins impliqués dans sa mort sont toujours en fonction au commissariat d’Argenteuil.

    Son corps est toujours retenu à la morgue 3 mois après, et sa famille ne peut faire son deuil qu’au rythme d’une justice toujours trop lente quand la police est en cause.

    *Jusqu’à quand l’impunité pour les auteurs de violences policières ? *

    Comme l’affaire Ziad et Bouna à Clichy-sous-Bois, l’affaire Mouhsin et Laramy à Villiers-le-Bel, comme l’affaire Hakim Ajimi mort par
    l’utilisation de la clef d‘étranglement (une pratique d’interpellation policière condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme), comme les affaires de tous ceux qui ont perdu un œil ou l’audition suite à des tirs de flash-balls : Dominique et Bruno à Villiers le bel, Joachim à Montreuil, Sékou aux Mureaux, Samir à Neuilly-sur-Marne... comme les affaires d’outrage à agent dont monsieur Arezki Kerfali, par exemple, est accusé et pour laquelle il doit comparaître au tribunal le 17 septembre, alors même que c’est lui qui a eu un arrêt de travail de 8 jours.

    Toutes ces violences ne sont pas de simples bavures qui s’accumulent, elles sont le résultat de tout un système de répression, pensé et structuré qui s’attaque aux plus pauvres quel que soit leur âge, et tout particulièrement lorsqu’ils sont arabes ou noirs.

    *Face à ces violences policières, mettons un coup d’arrêt. Face à
    l’impunité, exigeons la justice.*

    Le courage, ce n’est pas tant de contenir la colère que de faire
    exploser la vérité. Notre colère ne pourra s’apaiser que dans la
    justice. Nous exigeons la suspension et la mise en examen des policiers impliqués.

    Nous vous appelons à nous retrouver, trois mois après la mort de
    monsieur Ziri,

    * Vendredi 11 septembre à 18 heures sur la dalle d’Argenteuil*

    (à côté de la gare du Val d’Argenteuil), où seront présentes d’autres victimes de violences policières, leurs familles et leurs avocats pour témoigner et exiger justice. Contact (ATMF), tél. : 01 39 82 81 48.
    Email : atmfargent@yahoo.fr Site :
    www.atmf.org **

    _Les membres du collectif (premiers signataires) :_ ATMF, SDAE, AMABVO,CIVIC , MIR, AC lefeu, MQJS, MIB, GISTI, FSQP, Les Résidents du Foyer les Remparts, AL 95, NPA, PCF, PG, PCOF, LO, Les verts, Etre de Gauche, UL CGT, Les proches et amis du défunt Ali Ziri…





    Monsieur ALI ZIRI, mort après un contrôle policier.





    *Rassemblement le 11 Septembre à 18 h, sur la dalle d’Argenteuil*.

    18h30 : Témoignages des victimes, des avocats et interventions des
    associations.

    20h30 : Repas solidaire, gratuit sera partagé.



    *
    *
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    Re: violences policières

    Message par yunolo le Ven 4 Sep - 22:39

    STOP A LA DELINQUANCE!
    Si tu as des preuves REELLES Bye pour avancer tes dires! VAS-Y!
    Personnellement j'en ai marre d'entendre des gens "bien pensant", dont tu fais partie... cracher sur la police de mon pays! Mais VRAIMENT MARRE!
    Il faut démilitariser la France! Il faut supprimer Police et Gendarmerie!!!! BEN VOYONS!
    Marre d'entendre de telles inepties!
    Je vais sans doute (sûrement) me faire mal voir sur le site mais je m'en fous totalement!
    Il me suffit de parler de ma petite ville de Brest!
    Il existe déjà des quartiers où la police ne peut pas entrer! Ils ne sont pas assez nombreux! Ils sont tellement "caillassés! Ces quartiers deviennent des zones rouges!
    Mais la vie est belle!!!! Sarko diminue l'effectif policier! TOUT VA BIEN!
    JE DETESTE TOUTE CETTE "MERDE"!
    Plutôt que de dénoncer la police (en général) Il faudrait parfois leur rendre justice! EN ES-TU CAPABLE ?
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    Re: violences policières

    Message par bye le Sam 5 Sep - 8:42

    Je n'ai pas trop envie de répondre à ce post, pour des raisons évidentes.

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    Re: violences policières

    Message par admin le Dim 6 Sep - 12:29

    yunolo a écrit:STOP A LA DELINQUANCE!
    Si tu as des preuves REELLES Bye pour avancer tes dires! VAS-Y!
    Personnellement j'en ai marre d'entendre des gens "bien pensant", dont tu fais partie... cracher sur la police de mon pays! Mais VRAIMENT MARRE!
    Il faut démilitariser la France! Il faut supprimer Police et Gendarmerie!!!! BEN VOYONS!
    Marre d'entendre de telles inepties!
    Je vais sans doute (sûrement) me faire mal voir sur le site mais je m'en fous totalement!
    Il me suffit de parler de ma petite ville de Brest!
    Il existe déjà des quartiers où la police ne peut pas entrer! Ils ne sont pas assez nombreux! Ils sont tellement "caillassés! Ces quartiers deviennent des zones rouges!
    Mais la vie est belle!!!! Sarko diminue l'effectif policier! TOUT VA BIEN!
    JE DETESTE TOUTE CETTE "MERDE"!
    Plutôt que de dénoncer la police (en général) Il faudrait parfois leur rendre justice! EN ES-TU CAPABLE ?
    Contrairement à l'armée (et donc à la Gendarmerie qui est un des corps de l'armée), je ne suis pas contre la Police.

    Mais je suis pour une police autrement.

    1° Tous les gendarmes deviennent policiers - ça augmentera le nombre de Policiers, ça permettra une meilleure collaboration et ça leur enlèvera l'esprit militaire et le droit de tirer sans sommation, sans être en danger (les policiers ne peuvent faire usage de leur arme à feu que lorsqu'ils sont en danger ou pour sauver la vie de quelqu'un - ce qui en soit est normal).

    2° Suppression de la police municipale. Pour avoir une seule et unique police : Nationale. Là encore : augmentation des effectifs, meilleure collaboration, une police qui ne dépend plus du Mairie, de son bord politique ou des finances de la commune. Mais une vraie police avec des moyens au service du citoyen.

    3° Meilleure et surtout VRAIE formation des Policiers pour l'accueil des victimes ou qui se déclarent victimes (viols, violences, femmes battues, enfants maltraités, vols, etc. => Qu'elles et ils soient accueillit avec dignité et respect et que leur parole soit véritablement entendue, ce qui n'est pas, toujours le cas).

    4° Meilleure et surtout VRAIE formation des Policiers pour ce qui est de l'appréhension des "coupables" ou présumés "coupables" (je sais on dit : innocents), pour ne pas que leur jeune âge (pour une grande part d'entre eux) les pousse à jouer aux cowboys. Et que l'usage d'arme (à feu ou non) soit en toute dernière extrémité. Pour qu'ils aient une maîtrise importante d'eux-mêmes afin d'éviter l'usage de la violence dans leur interpellation.

    5° Aide psychologique réelle et prise en charge de cette aide, à tous les policiers - avec obligation d'aller voir un psychiatre quatre fois dans l'année, pour prévenir les risques de dépression, de suicide, ou de violence.

    6° Délit de faciès interdit et sanctionné !

    7° Meilleure coordination entre la Police et la Justice.

    8° Tout policier sexiste, raciste ou xénophobe viré du corps de Police.

    9° Tolérance zéro dans les bavures policières et dans les violences policières injustifiées.

    La police est une espèce de barrière humaine entre les gens "biens" et les autres.

    Lorsqu'une barrière en bois protège l'accès à sa maison et qu'une des lattes de cette barrière est cassée, on ne la bricole pas, on ne la laisse pas telle quelle on la change, pour solidifier cette barrière. Si des mites la ronge, on la traite et si c'est trop profond, on la change complètement.

    Et bien la police c'est pareil : des ripous à l'intérieure du corps de police affaiblissent la police, la rend soupçonnable dans son corps entier. Une police soupçonnable et soupçonnée ne peut travailler efficacement à la protection des citoyens et à l'arrestation des suspects.

    Si on veut arrêter un délinquant il faut soi-même ne pas en être un.

    Donc opération main-propre au niveau de la Police (de même du reste cette opération devrait se faire chez les politiciens et tous les "dirigeants"...).

    10° Le reste étant du niveau de la politique (quotas, etc.), je n'en dis pas plus.


    Yunolo, j'aime la police et c'est pourquoi, je ne supporte pas quand un policier fait le con et salit ce corps de métier ; je n'aime pas les flics racistes et sexistes. Et ils existent, comme ce type de cons existent dans toutes les couches de la société. Mais dans la Police (comme dans la Justice, dans le corps Médical ou dans le corps Enseignant) c'est encore plus inadmissible parce que des vies sont en jeu (littéralement).

    Je veux une police respectable et respectée, pas une police à l'image de Sarko. Mais une police à l'image de la Dignité et du Respect.

    Et pour obtenir le respect, il faut soi-même savoir respecter.

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    Re: violences policières

    Message par yunolo le Dim 6 Sep - 16:32

    Bonjour Bettina!
    Je suis ravie que tu saches faire la part des choses et surtout que tu saches l'expliquer, nettement mieux que moi!
    J'ai beaucoup de mal à garder mon calme quand, de manière soi-disant "cool", on peut descendre des gens biens!
    Dans tous les corps de métier il y a des gens biens! IL FAUT LES RECONNAITRE! mais il y a aussi des minables! Nous n'avons pas le droit de tout amalgamer!
    J'ai élevé mes fils dans le respect des autres! Oh combien! Et ils sont propres dans leur tête, leurs idées, leurs choix de vie!
    - Mon aîné, douanier maritime, ne prend jamais son arme! Elle est planquée, totalement planquée!!!!
    - Mon second commence son école d'aide-soignant après d'autres études plus hautes en "tourisme" mais... il repart à 0 dès ce lundi! Il vit avec une Burkinabé qui a 2 enfants
    - Mon dernier, le policier, a vécu 6 années de calvaire à Paris et ses banlieues! Il est à Rennes aujourd'hui. Il est papa de 2 merveilleux garçons. Par contre, il nous revient RACISTE! Il en a trop vu et trop entendu!!!! Je le dis ou le redis.... Il ne porte pas d'arme (elle est planquée aussi)! Un taser ? N'importe quoi! Il n'en veut pas davantage! Il a son tonfa.... le bâton du gendarme, point! Il a vu des collègues sombrer dans la peur, la paranoïa, le désespoir! Il a eu souvent peur et s'est demandé s'il vivait en France ou s'il était au VietNam! JE SAIS QU'IL EST MARQUE par toutes les violences subies! Il a eu, je crois, la chance, en stage, de tomber sur un chef psychologue qui a toujours su manier la discussion plutôt que le bâton. Il m'en parle souvent! En fait... si Jim ne se maîtrisait pas! Il serait lui aussi, capable d'exactions! Et je suis ravie qu'il ait pu rentrer en région.
    Tous les jeunes policiers font un passage obligé de 5 à 10 ans à Paris et surtout ses banlieues! Ils ne sont pas préparés à çà! On leur apprend le droit théorique et à se battre aussi (boxe, karaté, tir...) Mais quand ils arrivent sur le terrain..... ils rencontrent le contraire de ce qu'on leur a appris! Ils sont loin de chez eux, seuls! Surtout très seuls!
    Je ne pardonne pas les bavures policières! Elles existent! Un très petit pourcentage par rapport aux horreurs quotidiennes auxquelles ils sont confrontés! Mais je n'accepte pas qu'on oublie les difficultés des policiers et qu'il existe de plus en plus de "dingomaniaques" sans foi ni loi, qui n'ont plus peur ni de rien ni de personne!
    Les ripoux ont sans aucun doute existés! mais dans un autre temps! La police aujourd'hui... ce n'est plus çà! Et les quelques petits cow-boys qui seraient encore présents.... Hormis, les journaux à scandale qui en trouvent 1 de temps en temps... franchement..... Je n'y crois plus trop! Et si oui... ils seront serrés un jour ou l'autre! Je n'en doute pas un seul instant!
    Merci Bettina au moins de m'avoir comprise! Je n'en attendais pas tant! Merci!
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    Re: violences policières

    Message par bye le Mer 16 Sep - 6:12

    Voici le N° 78, septembre 2009, du petit journal mobile recto-verso A4
    "RESISTONS ENSEMBLE" du réseau contre les violences policières et
    sécuritaires. Il est destiné à être photocopié et à être diffusé
    localement. Vous pouvez télécharger en format pdf, avec mise en page sur
    le site du
    réseau : http://resistons.lautre.net/ Si le journal vous plaît vous êtes
    invitEes à participer à son
    élaboration, à sa rédaction, à se joindre à l'équipe de rédaction. Nous
    attendons vos contributions, propositions, critiques ...
    à bientôt.
    L'équipe de réaction

    +++++++++

    RESISTONS ENSEMBLE / bulletin numéro 78 / septembre 2009

    ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘
    ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘ ‘






    L’éparpillement c’est la mort

    Ça cuit sur la plage pour les chanceux, pour d’autres c’est le parking
    de la cité ou le « city-stade » pour taper la balle, les descentes au
    centre-ville. Mais l’été il y a toujours plus. La merde n’est pas en
    vacances, elle nous envahit et tue à tout va. Après Ali à Argenteuil,
    c’est Rabah à Delle, Mohamed à Firminy, Jason à Louviers, Yacou à
    Bagnolet. On torture et mutile aussi gaiement : Adam à la taule de
    Fleury-Mérogis, Joachim à Montreuil...

    En dehors des situations où les flics débarquent sur ordre de la
    préfecture, il y a les appels au comico des habitants dérangés par la
    présence et le bruit de jeunes, comme le 19 juillet à Bagnolet pour les
    motos. Ces personnes doivent savoir qu’en composant le 17 elles risquent
    de convoquer des assassins toujours couverts. Ne cédons pas aux peurs
    qu’on veut nous inculquer, à cette notion d’« ordre public » qui veut
    qu’on fasse appel à l’Etat policier quand on pourrait poser les
    problèmes et s’accorder directement entre nous.

    Alors ? Que faire ? Ni en pleurer ni en rire, mais comprendre. Au XIXe
    siècle l’agitateur et théoricien politique Blanqui expliquait déjà à
    propos des barricades que les insurgés ne se battaient que dans leurs
    propres quartiers sans tenir compte de ce qui se passait dans les
    autres, alors que l’Etat et son armée étaient organisés. Analyse
    transposable à aujourd’hui avec les divisions entre quartiers, cités,
    professions, nationalités, genres, âges, l’éparpillement des révoltes
    sans mise en commun. Mettre en commun notre hargne, nos expériences – ça
    se passe par là.



    Voici sept hommes. Ils étaient à portée de la police cet été. Ils ont
    été tués ou mutilés à vie. Bien sûr, les enquêtes vont suivre avec leur
    train-train habituel. L’expérience nous enseigne que d’expertise en
    non-lieu tout est écrit par avance. Les « forces de l’ordre » seront,
    une fois de plus, blanchies. Démasquer la machine tueuse et honorer leur
    mémoire, ce qu’on doit et peut faire. Ce numéro leur est consacré.






    Ali et Arezki on n’oublie pas

    Un rassemblement s’est tenu le vendredi 11 septembre sur la dalle
    d’Argenteuil en hommage à Ali Ziri (voir le n° de juin), et en soutien à
    Arezki Kerfali. Ces deux chibanis de 69 et 61 ans victimes de la police
    le 4 juin sur un boulevard d’Argenteuil (95). Le rassemblement, organisé
    par le collectif de soutien, les proches de la famille et des habitants,
    a réuni plus de 300 personnes avec plusieurs interventions de victimes
    de la police, une exposition photo et la prise de parole d’Arezki
    Kerfali. L’objectif était de faire le lien entre toutes les affaires de
    violences policières, en axant sur plusieurs revendications : la
    suspension, la mise en examen et la condamnation des policiers
    responsables de la mort d’Ali, la mutualisation des luttes des
    collectifs de soutien aux victimes de violences policières et l’abandon
    des poursuites à l’encontre d’Arezki qui passe devant le tribunal de
    Pontoise le 17 septembre à 9h. Il est accusé d’outrage par les flics qui
    l’ont battu !




    Rabah on n’oublie pas

    Rabah Bouadma, un franco-algérien de 38 ans, est mort le 14 juin à Delle
    (territoire de Belfort, 90) suite à sa garde-à-vue. Le début de
    l’histoire : ce 14 juin vers 20h, devant un kebab, rue du faubourg
    d’Alsace, Rabah, suite à une embrouille avec le restaurateur, s’est fait
    interpeller par la gendarmerie. Malgré ses problèmes psychologiques que
    tous connaissaient, il a été placé en garde-à-vue où un médecin lui a
    injecté un calmant, avant qu’il ne soit transféré à l’hôpital
    psychiatrique de Bavilliers. Vingt minutes après son admission Rabah
    devait trouver la mort. Ce n’est que le lendemain à 1h du matin que la
    famille a été prévenue. Comme dans d’autres histoires, où la garde-à-vue
    signifie l’antichambre de la mort, le procureur n’a pas permis à la
    famille de voir le corps. Rabah a été enterré dix jours plus tard à
    Dra-El-Mizan en Algérie. Comme dans d’autres histoires, la famille a
    porté plainte contre x pour homicide involontaire, plainte à laquelle le
    procureur n’a pas jugé utile de répondre, laissant la famille seule face
    à sa douleur. Face à cette nouvelle preuve de l’autisme de la justice,
    un comité de soutien « Vérité et justice » s’est formé, réunissant de
    nombreuses personnes, pas toutes originaires du quartier.






    Mohamed on n’oublie pas

    Trois nuits de suite les flammes de la colère se sont propagées à
    Firminy (69) à l’annonce du décès particulièrement suspect de Mohamed,
    21 ans, le 8 juillet à l’hôpital, suite à son transfert de sa cellule de
    garde-à-vue du commissariat du Chambon-Feugerolles, près de St-Étienne.
    Jeune homme plein de vie, heureux car il venait d’avoir le permis et un
    travail, il avait été interpellé lundi 6 juillet sur son lieu de
    travail, un supermarché de la banlieue stéphanoise. Après une
    perquisition à son domicile qui n’a rien donné, dans le cadre d’une
    enquête pour « tentative d’extorsion de fonds », il aurait dans la
    journée même décidé de se suicider, faisant preuve selon la version
    policière d’une imagination impressionnante : il aurait découpé des
    bouts de son matelas pour s’en faire une cordelette, et aurait profité
    de trous dans les murs de sa cellule pour s’y pendre ! ...

    Une marche a bien eu lieu samedi 11 juillet, avec sur les banderoles « À
    la mémoire de Mohamed – On veut la vérité » et « Bavure Policière –
    Assassins », au départ du grand H, l’immeuble de Mohamed à Firminy,
    jusqu’au commissariat du Chambon-Feugerolles, réunissant plusieurs
    centaines de personnes, malgré l’appel de la famille, de la mairie et de
    SOS Racisme à annuler cette marche.




    Joachim on n’oublie pas

    Le matin du 8 juillet, à Montreuil (93), le squat la Clinique se fait
    expulser par le RAID. Ce lieu avait permis depuis janvier à des
    personnes de se loger, et à bien plus de s’organiser collectivement,
    face aux problèmes de logement, aux institutions sociales, et aussi de
    projeter des films, faire des cantines, des radios de rue face au
    marché… Ce matin-là, quartier bouclé et flics par dizaines toute la
    journée. Dans la soirée des feux d’artifices sont tirés devant la
    Clinique. Les flics arrivent très vite, s’équipent et, alors que le
    petit monde va pour partir, canardent au flashball à tout va. Tirs à
    hauteur de tête, cinq personnes touchées, épaule, clavicule, tête. La
    volonté était de blesser, au risque de mutiler ou tuer et ça a marché :
    Joachim, 35 ans, a perdu un œil. Le 13 juillet une manif montreuilloise
    contre la police a tenu un temps face aux charges des flics à l’aide
    d’un peu de matos et de deux banderoles renforcées en tête et en queue
    de cortège.

    Puis ça s’est indigné partout de cette mutilation : réseaux militants,
    intellectuels, presse, nationalement même.

    Pourquoi cette différence de traitement face à la répression contre un
    jeune d’un milieu sociale plus élevé, reconnu et un jeune des quartiers
    populaires, de surcroit arabe ou noir ? Parce que pour certaines
    « bonnes consciences » ceux qui viennent des quartiers populaires sont
    des criminels nés, parce qu’elles pensent, sans oser le dire, que ces
    jeunes tués, mutilés « ne l'ont pas volé » ou qu’il « n’y a pas de fumée
    sans feu » ? En réalité derrière les différences de cible, de situation
    sociale, de quartier, derrière le tir de flashball, la course-poursuite
    ou les coups de poing il y a le même constat : la police joue bien son
    rôle et on n’en veut pas.




    Jason on n’oublie pas

    Le 10 juillet vers 20h30 à Louviers (27), dans l’Eure, Jason, 18 ans,
    passe pour la deuxième fois un barrage routier de gendarmes sur la D313.
    Il est en mini-moto, avec un ami conduisant un quad avec son petit frère
    à l’arrière. Leurs véhicules sont interdits sur cette route. /« Y a un
    des gendarmes qu’est arrivé au milieu de la route, et mon frère et
    Christopher, le petit frère de Jason, entendent des freins, donc ils se
    retournent et à ce moment-là ils voient le gendarme mettre un coup sur
    Jason qui s’arrête […] en fait il lui a mis un coup avec son bras et
    c’est comme ça que Jason est tombé »,/ dit à la radio la soeur du pilote
    du quad le 13 juillet. Au bout de sa chute il heurte une barrière de
    ciment. Le 13 toujours une autopsie est pratiquée sur son corps, dans le
    cadre d’une enquête menée par la gendarmerie de Rouen, pour changer de
    département « dans un souci d’impartialité » selon le parquet d’Evreux.
    Et nos culs sur la commode. La veille 80 gendarmes ont été mobilisés,
    suite aux cocktails molotov lancés sur la gare et la mairie de
    Saint-Pierre-de-Vauvray, petite ville de Jason, et la porte de la
    gendarmerie de Louviers. Le 14 une marche réunit au moins 150 personnes
    derrière une banderole "Jason, on t’aime" jusqu’au pont du drame où des
    tags ont fleuri : « Jason tué par un gendarme, bavure policière »,
    « Gendarmes assassins », « Jason, mort pour rien », partout sur le pont,
    au sol comme en hauteur difficilement accessible. L’affaire a été
    classée sans suite dès juillet.




    Adam on n’oublie pas

    Denis est mort il y a deux ans à la prison de Fleury-Mérogis. Tabassé
    par ses codétenus, il est achevé par les matons : « Un surveillant met
    un coup de poing au visage. Le détenu tombe et les autres surveillants
    en profitent pour lui mettre des coups de pied ». Depuis c’est nuit et
    brouillard. Normalement, une fois de plus, c’est le meurtre ni vu ni
    connu. Mais il y a un grain de sable. Adam a assisté depuis la porte
    vitrée de l’infirmerie au tabassage mortel. Dès que l’administration
    s’en rend compte, elle essaye de lui imposer le silence. C’est le chaud
    ou le froid. D’abord elle veut l’acheter par un régime de faveur, puis
    quand ça ne marche pas c’est la torture par l’intermédiaire des
    codétenus, lancés à ses trousses par les mâtons. /« J’avais deux thermos
    qui chauffaient sur une plaque pour le thé, /raconte-t-il au Monde. /Ils
    m’ont baissé le caleçon et me les ont plaqués sur les fesses. Puis ils
    m’ont enfoncé un manche à balai »./ On peut « faire confiance à la
    justice de notre pays », quand il s’agit d’enterrer meurtre et torture
    impliquant des mâtons. Une enquête a été ouverte ce printemps...






    Yacou on n’oublie pas

    Le soir du 9 août Yacou Sanogo, 18 ans, est mort à Bagnolet (93). Est-ce
    parce qu’il faisait partie de ces jeunes qui « aiment la vitesse » et
    sont « fascinés par ces engins qui excèdent par leur bruit » les
    habitants du quartier ? Ça c’est la version pondue par le maire PC dès
    le lendemain et avant même qu’une enquête soit possible. Est-ce parce
    qu’il faisait partie de ceux qu’ils appellent des « voyous » qui fuient
    la police et la forcent à pratiquer la « tolérance zéro » ? Ça c’est la
    version d’Hortefeux qui vient de porter plainte pour diffamation contre
    les témoins accusant les flics d’avoir percuté la moto de Yacou, car
    « ces propos portent atteinte à l’honneur et à la considération de la
    police nationale » – désormais témoigner de ce qu’on a vu est donc
    passible de poursuites du ministère de l’intérieur, un cap a été
    franchi. Restent les faits : Yacou a été poursuivi par la police et est
    rentré avec sa moto dans une barrière de béton. Il n’a pu être ranimé,
    il est mort. Pour lui, il n’y a eu ni rassemblement ni marche même
    silencieuse. Les médiateurs du maire y ont veillé sur place. Les
    fourgons de CRS et les hélicos qui ont quadrillé le quartier, puis la
    table ronde d’Hortefeux organisée avec Amara et ses assos de vendus ont
    achevé la sale besogne. Toute parole mettant en cause la police a été
    baillonnée. Seuls ses amis n’ont pas pu en rester là et ont décidé
    d’affronter la police et de venger sa mort par le feu. /« Mais,/ a dit
    l’un d’eux à un journaliste de Libération, /ne croyez pas que brûler
    notre quartier était un plaisir. J’avais juste l’impression d’honorer
    dignement la mémoire de mon pote. Si j’étais resté les bras croisés, je
    n’aurais pas pu me regarder dans une glace. »/ C’est sûr, ces jeunes
    sont les seuls à pouvoir encore se regarder dans une glace et cela au
    risque de finir comme les dix de Villiers-le-Bel qui, en juillet, ont
    pris par le tribunal correctionnel de Pontoise de un à trois ans de
    prison ferme pour avoir participé aux mouvements qui ont suivi la mort
    de Moushin et Laramy en novembre 2007 (eux aussi circulaient à moto, et
    ont été percutés par la police), et les cinq autres qui ont été renvoyés
    devant la cour d’assises sous l’accusation de coups de feu tirés sur les
    flics, et dont le procès pourrait se tenir début 2010. Et nous ? Il est
    grand temps de décroiser les bras. En commençant par soutenir les
    témoins poursuivis pour leur courage.



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    Re: violences policières

    Message par admin le Mer 16 Sep - 14:38

    yunolo a écrit:
    Je suis ravie que tu saches faire la part des choses et surtout que tu saches l'expliquer, nettement mieux que moi!
    respect
    yunolo a écrit:Nous n'avons pas le droit de tout amalgamer!
    Personne ne fait cela, pas même Bye, il dénonce des faits et ne dit jamais (nulle part) : tous les policiers font ça. Il dénonce seulement et uniquement ceux qui le font.
    yunolo a écrit:J'ai élevé mes fils dans le respect des autres! Oh combien! Et ils sont propres dans leur tête, leurs idées, leurs choix de vie!
    - Mon dernier, le policier, a vécu 6 années de calvaire à Paris et ses banlieues! Il est à Rennes aujourd'hui. Par contre, il nous revient RACISTE! Il en a trop vu et trop entendu!!!!
    Lorsqu’on n’est pas raciste, lorsqu’on est fondamentalement pas raciste, lorsqu’on est convaincu que tous les humains, quelque soit leur couleur de peau, leur origine ethnique, nationale, sociale, sexuelle, sont égaux, qu’il n’y a pas des « races » mais uniquement la race homo-sapiens à laquelle tout humain appartient d’où qu’il vient, quoiqu’il fasse, rien absolument rien ne nous fait dévier de cette idée là (qui n’est d’ailleurs pas une idée, mais un fait scientifique !) et rien ne nous fait devenir de près ou de loin raciste.

    Si ton fils devient raciste parce qu’il voit un « arabe » tué un blanc par exemple, c’est qu’à la base, il est déjà raciste. Parce qu’un non-raciste verrait un humain tué un autre humain.

    Si tu travailles dans une banlieue où il y a 1 blanc et 100 immigrés, et qu’il y a dans cette banlieue 6 délinquants, il est certains qu’il y aura plus de chance que tu trouves ces délinquants dans les 100 que dans le 1.

    Si ton fils est un policier non raciste, et convaincu que le racisme est une chose inadmissible, alors il n’aura aucun mal à comprendre cela.

    Si malgré tout il devient raciste, alors, c’est qu’à la base, il est déjà raciste et fait seulement semblant de ne pas l’être.

    Pour parler crument, si une femme « blanche » est violée, que son agresseur soit européen ou africain, arabe ou juif, cambodgien ou anglais, le viol reste le même. Si parce qu’elle se fait violer par un noir, elle devient raciste des noirs, alors c’est qu’à la base elle était déjà raciste, même sous-jacent. Parce que si elle avait été violée par un blanc elle ne serait pas devenue racistes des blancs.

    Je connais une personne qui travaillait dans la recherche des pédophiles, la grande majorité d'entre eux sont blancs : il n'est pas pour autant devenu raciste anti-blanc, alors que pourtant il vomit la pédophilie !
    yunolo a écrit:
    Je ne pardonne pas les bavures policières! Elles existent!
    C'est de ça que parle Bye, ni plus, ni moins.
    yunolo a écrit:
    Les ripoux ont sans aucun doute existés! mais dans un autre temps! La police aujourd'hui... ce n'est plus çà! Et les quelques petits cow-boys qui seraient encore présents.... Hormis, les journaux à scandale qui en trouvent 1 de temps en temps... franchement..... Je n'y crois plus trop! Et si oui... ils seront serrés un jour ou l'autre! Je n'en doute pas un seul instant!
    Dans l'autre temps, on disait la même chose...
    Y'a toujours des pourris partout, le nier n'est pas aider la police.
    yunolo a écrit:
    Merci Bettina au moins de m'avoir comprise! Je n'en attendais pas tant! Merci!
    respect

    Sur la formation, je suis totalement d'accord. Nos policiers sont très très mal formés, préparés à tout ce qu'ils vont voir.

    Et je me demande si ce n'est pas fait volontairement...
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    Re: violences policières

    Message par Rabasse du sud le Mer 16 Sep - 18:10

    L'ex-commissaire Vénère yunolo, il se révolte contre "l'impôt policier"



    Par Victoria Cassagnaud,

    publié le 16/09/2009 15:00




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    Philippe Vénère a passé quatre années à traiter quotidiennement les
    réclamations des conducteurs comme officier du ministère public devant
    le tribunal de police de 1992 à 1996. Son livre contestataire Manuel de résistance contre l'impôt policier: comment contester vos contraventions est à paraître jeudi 17 septembre.





    Pourquoi partir en guerre contre votre propre institution?
    Je ne déclare pas la guerre. Aujourd'hui les contraventions
    sont distribuées de manière démesurée. Les pouvoirs publics mettent
    sans cesse la pression sur les automobilistes et l'existence de ces
    derniers est totalement empoisonnée. La contravention n'a plus de but
    préventif mais lucratif. La grogne des automobilistes est compréhensive
    puisque les PV sont distribués de manière abusives:
    40 millions l'année dernière. J'ai écrit ce livre pour dénoncer ces
    pratiques et permettrent aux usagers de la route de contester.
    AFP/VALERY HACHE

    Des contraventions arrivées par courrier sont
    entreposées dans des bacs avant d'être triées au centre national de
    traitement des contraventions, le 18 juillet 2003, à Rennes.



    Pensez vous qu'il y a un décalage entre le droit et son application?
    Je suis professeur de droit à l'université Paris-VIII. Comment
    expliquer à mes étudiants que le droit tel qu'il est inscrit dans les
    codes ne s'applique pas forcément dans la réalité? C'est là que se
    trouve le décalage. Les contrevenants sont face à un mur. C'est cette
    déshumanisation des poursuites qui me révolte! Lorsque vous venez
    contester on vous rétorque que la Cour de Cassation, plus haute cour de
    France, a déjà tranché. Pourtant, dans le cas d'un PV
    c'est un juge de proximité qui est chargé de statuer. Si les
    prescriptions légales étaient respectées l'affaire serait classée ou
    vous seriez autorisé à être entendu au Tribunal. Pourtant le système
    continu de rejeter les contrevenants. On veut faire du droit, mais
    allons jusqu'au bout!

    Avez vous hésité à publier ce livre?
    Au début oui, mes collègues me disaient "tu ne vas pas te faire des
    amis", mais aujourd'hui je ne regrette rien. Je pense qu'il était temps
    de rétablir l'équilibre. Les contraventions sont distribuées
    abusivement et il est temps que cela cesse. Toute répression à une
    vocation de dissuasion avec un effet préventif. Ce n'est plus le cas, à
    présent la contravention est faite pour être rentabilisée. Les
    automobilistes perçoivent ces PV comme une nouvelle forme de taxe.
    Commençons par rétablir la communication pour faire bouger les choses.
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    bye
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    Re: violences policières

    Message par bye le Lun 21 Sep - 5:57

    Le contrôleur général de Bordeaux, Monsieur Albert Doutre, organise cette
    semaine les premières rencontres de la sécurité publique de la Gironde et du
    film policier.


    "L'idée", de la bouche même du contrôleur, "est de présenter le savoir-faire de la sécurité publique." [Sud Ouest - 05-09-09]

    Il est vrai que le collectif Contre les Abus Policiers recense
    quotidiennement des récits témoignant de l'extrême dextérité des forces de
    l'ordre.

    Exemples concrets :

    - Essonne : Des policiers sans retenue maltraite une famille
    http://clap33.over-blog.com/article-35849489.html

    - Paris : Un photographe saisit l'IGS pour violences policières
    http://clap33.over-blog.com/article-35384093.html

    - Montreuil : un militant perd un oeil après un tir de flash-ball en plein
    visage
    http://clap33.over-blog.com/article-34473590.html

    - Bordeaux : une sexagénaire choquée après une garde à vue abusive
    http://clap33.over-blog.com/article-33424164.html

    Quand on sait que le nombre de policiers par habitant est plus important en France que dans n'importe quel autre pays d'Europe*, il y a de quoi s'inquiéter et il convient de se pencher sérieusement sur la façon dont ils sont recrutés et formés.

    Parallèlement aux bavures récurrentes et impunies de la police, tout un arsenal de lois, décrets, des fichiers pas très nets mettent en place une société de plus en plus sécuritairefaisant de tout un chacun un "ennemi intérieur" potentiel et réduisant nos libertés publiques à une peau de chagrin.

    Exemples concrets :

    - Loi de programmation militaire : comment faire taire les militants ?
    http://clap33.over-blog.com/article-32845755.html

    - France : le quart des 58 fichiers de police est hors la loi.
    http://clap33.over-blog.com/article-36282244.html

    C'est pour dénoncer ces abus et cette politique sécuritaire que le C.L.A.P33 vous convie à sonsecond pique-nique-auberge espagnole.

    Chacun amène quelque chose et on partage : cela vaut autant pour les victuailles que pour les témoignages, réflexions que vous pourrez apporter.

    Un micro libre sera à disposition.

    Rendez-vous dimanche 27 septembre
    à partir de 12h30 aux quais de Queyries
    (face au jardin botanique) à Bordeaux.

    Merci de faire circuler cette information dans vos réseaux.

    Le collectif Contre Les Abus Policiers - Bordeaux

    --
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    yunolo

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    Re: violences policières

    Message par yunolo le Lun 21 Sep - 22:37

    Là! Désolée BYE! mais je perds mon calme!
    Tu n'as pas le droit de "cracher" ainsi sur notre police! C'est honteux et je suis outrée! TOTALEMENT!
    Quand on fait veut faire la synthèse des choses! On doit être en mesure d'en faire l'anti-thèse!
    Ce que tu fais là! C'est juste prendre la police pour de la merde et prôner l'Anarchie! C'est INJUSTE, DESOLANT et VICIEUX!
    Tu vis dans ton Monde très personnel avec des oeillères et incapable d'analyser les choses sereinement! FRANCHEMENT TU VAS TROP LOIN DANS TES PROPOS!
    ALLEZ! Supprimons la police! Supprimons les frontières (déjà bien virtuelles)! Supprimons l'Etat! Supprimons ... Supprimons tout en fait! ALLEZ! VENEZ! VENEZ! Il y a de la place en France! Y'a pas de chômage! La Sécu est riche! Les entreprises embauchent à tour de bras! Chacun fait ce qu'il veut! Y'a pas de lois! RIEN! C'est trop génial!
    NOTRE MONDE EST BIEN PLUS REEL QUE CA!

    Et je ne le dirai sans doute jamais assez! Les problèmes SONT A PRENDRE A LA BASE! Responsabiliser les pays! Les aider plutôt que les affamer! Faire descendre de leur piédestal tous ces dirigeants des pays riches qui s'en mettent plein les poches sans se soucier de leurs concitoyens! TOUT EST QUESTION D'ARGENT, DE POUVOIR, DE COMPTES EN BANQUE!
    Tu t'occupes de la "queue de peloton". C'est bien! Il en faut! Ce n'est pas péjoratif dans ma bouche! Crois-le bien! C'EST JUSTE UNE REALITE!
    La plupart des policiers de notre pays ressent les choses comme toi et moi! Ils sont tous nés dans des familles le plus souvent modestes! ILS NE SONT PAS NES FLICS! Ils ont un coeur et une âme, TOUT COMME TOI!
    Inutile d'en rajouter! Tu me déçois énormément! Parce que tu ne sais pas ou plus faire la part des choses! Je te croyais intelligent! Et je ne vois ici qu'un "partéiste", un "anarchiste" buté et idiot! Excuse-moi du peu!
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    bye
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    Re: violences policières

    Message par bye le Mar 22 Sep - 6:04


    Que justice soit rendue à Hakim AJIMI !
    Et stop aux violences policières !

    >
    Rassemblement le jeudi 24 septembre 2009 à 12h devant la cour d’Appel d’Aix-en-Provence, 20 Place de Verdun, qui examine le recours
    Une conférence de presse se tiendra, sur place, à 13h30
    >
    Hakim AJIMI, 22 ans, est mort le vendredi 9 mai 2008 suite à une interpellation par des policiers de Grasse.

    Mis à terre et immobilisé par compression thoracique excessive et par une clé d’étranglement condamnée par la Cour Européenne des droits de l’Homme, Hakim montrait des signes physiologiques d’une détresse respiratoire majeure qui lui a été fatale.
    Des témoins de la scène (y compris des pompiers !), extrêmement inquiets, craignant le pire, sont intervenus auprès des policiers. En vain !
    L’expertise légiste complémentaire a établi, en cohérence avec les témoignages, que le décès d’Hakim résultait d’un mécanisme d’asphyxie mécanique lente avec anoxie.
    Le doute n’est plus permis : c’est l’utilisation d’une technique policière d’immobilisation très dangereuse, l’emploi d’une force « disproportionnée » par les policiers de la BAC et un acharnement « injustifié » de leur part qui ont tué Hakim !
    En dépit de tous ces éléments accablants et concordants, les juges du tribunal de Grasse chargés de traiter cette affaire ont décidé, contre toute attente, de donner le statut de TEMOINS ASSISTES aux agents de la BAC impliqués dans l’interpellation mortelle du jeune homme. Ces policiers sont donc réputés n’avoir aucune responsabilité dans la fin tragique d’Hakim et ils sont, d’ailleurs, toujours en poste sur les mêmes lieux de travail. De surcroît, la demande de reconstitution des faits en présence des témoins, procédure souvent décisive pour l’émergence de la vérité, a été rejetée.
    Jusqu’à quand l’impunité pour les auteurs de violences policières ? Jusqu’à quand des risques majeurs pèseront-t-ils sur tous ceux qui sont et seront interpellés par la police ?
    Ali ZIRI, 69 ans, est mort, lui aussi, le 11 juin 2009 suite à une interpellation par la police d’Argenteuil. Son ami, Arezki KERFALI, 61 ans est aujourd’hui invalide à 60%.
    Toutes ces violences ne sont pas de simples bavures qui s’accumulent ; elles sont, en fait, le résultat de la mise en pratique d’une idéologie répressive, pensée, structurée et distillée au sommet même de l’Etat, qui s’attaque aux plus pauvres quel que soit leur âge, et tout particulièrement lorsqu’ils font partie des minorités visibles.
    La famille AJIMI a fait un recours devant la Cour d’Appel d’Aix ; il sera examiné le 24/09/09, à partir de 14 heures. A cette occasion, mettons un coup d’arrêt à ces graves dérives. Exigeons que :
    - 1) les policiers soupçonnés d’être les principaux responsables de la mort d’Hakim soient mis en examen et que justice soit rendue au défunt, à sa famille, à tous ses proches, à la société,
    - 2) la justice de notre pays soit « structurellement » impartiale et efficace,
    - 3) les fonctionnaires de police soient « professionnellement » irréprochables,
    - 4) soit interdite, comme dans d’autres pays européens, l’utilisation par les forces de l’ordre de méthodes d’immobilisation dangereuses qui peuvent provoquer des décès ou des blessures graves.
    Retrouvons-nous, le jeudi 24 septembre 2009, dès 12h, devant la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence, 20 Place de Verdun, avec l’assurance et la détermination tranquilles mais fermes de ceux et celles qui combattent pour la Justice, la Solidarité et les Droits de l’Homme, ces valeurs universelles et fondamentales qui forment le socle de toute société démocratique, humaniste, égalitaire et fraternelle.

    Une conférence de presse se tiendra, sur place, à 13h30
    >

    >
    Un bus sera affrété au départ de Grasse. Inscrivez-vous, dès maintenant, auprès de l’Ul.cgt.grasse@wanadoo.fr ; 04 93 36 00 01.
    >
    >
    > Signez, sans plus attendre, les pétitions MRAP et Amnesty :http://www.mrap.fr/petitions/abdelajimi/view?searchterm=hakim%20ajimi ethttp://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/agir/actions_en_cours/petitions_et_cartes_en_ligne.
    >
    > Les membres du collectif Justice pour HAKIM (premiers signataires) :
    >
    Comité de Soutien Justice pour Hakim Ajimi ; MRAP ; Alternatifs ; Vie & Partages ; LDH Nice ; LDH Cannes ; NPA ; UTPT ; UL-CGT ; ADN : FSU ; PC
    >

    > -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------


    > Cet appel se trouve sur les sites suivants :
    >

    > http://npa06ouest.over-blog.net/article-36082976.html
    > http://alternatifs06.paysdegrasse.over-blog.fr
    > http://www.millebabords.org/spip.php?article12106
    > http://grasseatous.viabloga.com/news/dossier-hakim-ajimi-rendez-vous-a-aix. Ce site offre aussi une vidéo sur
    le dossier Hakim AJIMI
    >
    -
    >

    >


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    Re: violences policières

    Message par admin le Mar 22 Sep - 11:42

    yunolo a écrit:Là! Désolée ... Excuse-moi du peu!
    L’objet de discussion ici, sur ce topic est : Violences policières.

    Comme Bye évite les hors-sujets, lui, il dénonce ici les violences policières qui existent.

    Même si pour toi, elles sont normales puisque tu es aussi violente que ceux que Bye dénonce et qu'il s'agit pour toi, non pas de sauver l'honneur des policiers, mais de justifier ta propre violence.

    Tu retrouveras ici les règles du forum où tu t’es inscrite en toute liberté et en connaissance de cause ==> Les règles du forum libre discussion dans les coulisses de demain

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    Je te prie de lire sérieusement notre règlement avant chacune de tes interventions ça t’évitera de l’enfreindre allègrement sur quasiment chacun de tes messages, ça m’évitera d’avoir un coup de sang à chaque fois que je te lis !

    Et non, je ne t'excuse pas des insultes que tu portes sur Bye !
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    Re: violences policières

    Message par Résistance le Mar 22 Sep - 14:42

    Je suis fonctionnaire de police. Je crois que, aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours souhaité être policier : mon rêve était d’arrêter les criminels, protéger - autant que possible - les citoyens de la délinquance. Résoudre des enquêtes, ramener ceux qu’on peut sur le droit chemin, privilégier systématiquement la prévention, utiliser la répression lorsque nécessaire… C’était ma vision du métier.

    Je travaille, le plus souvent, dans un secteur chaud de l’île-de-France. J’ai connu le monde de la nuit… Je connais le monde du jour… J’ai eu à faire avec des grands criminels, du banditisme, des pédophiles, violeurs, ainsi qu’à la petite délinquance… J’en ai vu de toutes les couleurs et des horreurs qu’on a peine à imaginer, qu’on pense même improbable…

    Je n’ai pas choisi cette fonction pour participer au racisme d’État : pour arrêter des immigrés ou les soupçonnés de tous les maux de la France. Je n’ai pas choisi cette fonction pour faire de la discrimination anti-jeune comme nous le demande l’État.

    Pour lutter contre la délinquance et la criminalité, il faut déjà qu’en notre propre sein ne se trouve pas des délinquants et des criminels. Hors, nul ne peut le nier, c’est le cas.

    Nous déplorons parmi nous qu’il y ait des sexistes, des homophobes et des xénophobes. Nous déplorons que parmi nous il y ait des membres encore plus violents que ceux que nous sommes amenés à arrêter dans nos banlieues.

    Justice et sécurité doivent être les mêmes pour tous, nul ne doit être au-dessus des lois : pas même ceux et surtout pas ceux qui ont pour fonction de faire respecter les lois ou tout au moins retrouver ceux qui ne les respectent pas.

    Ces cas que tu cites, Bye, déshonore notre fonction, ils vont à l’encontre de notre métier et me dégoûte de ma profession. Car, en toute honnêteté, ils sont bien plus courant qu’on ne veut le croire. Et ils perdurent à cause de notre mutisme.

    Merci Bye de toucher du doigt les défaillances du système, pour nous réveiller, nous empêcher de mettre une chape de plomb là-dessus.
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    Re: violences policières

    Message par bye le Mar 22 Sep - 15:29

    Merci Résistance et Bettina; je ne me réjouis pas, bien au contraire, de tous ces faits, ces travers ( ce n'est pas pour vous que je le précise ).
    Notre vigilance, pour un monde meilleur, consiste à pointer notamment, toutes ces inferfections portées à notre connaissance. Et d'agir éventuellement, suivant nos possibilités.

    J'ai essayé de discuter avec Yunolo, en admettant par prinicipe et par volonté, des avis contraires.

    Mais les insultes gratuites salissent beaucoup plus ceux qui les portent que ceux qui les reçoivent, car notoirement hors-sujet et injustes.
    Car, comment comprendre l'empathie que l'on porte au bourreau ou au plus fort, alors qu'un simple réflexe devrait nous porter vers celui qui souffre et qui encaisse les coups.
    Hier soir, je participais à un meeting regroupant des opposants au nucléaire, à la violence ( MAN: mouvement pour une alternative non-violente ) , le RESF,des opposants au fichage systématisé des empreintes ADN ( à ce jour , 1 000 000 en France fichés pour 25 ans dans le meilleur des cas; 40 ans pour les condamnés à l'issue de procés ), ..
    J'en suis ressorti "chaud au coeur" par tous ces témoignages de solidarité, de résistance, d'altruisme. Vive ce forum "chaud au coeur"!
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    Re: violences policières

    Message par ecotone le Mar 22 Sep - 18:19

    http://actualite.aol.fr/actualite-france/demantelement-de-la-jungle-le-camp/article/200909220139095043355











    Migrants: démantèlement de la "jungle" près de Calais, 278 interpellations













    Gendarmes et policiers procèdent le 22 septembre 2009 au démantèlement de la

    © 2009 AFP (Philippe Huguen)

    L'opération de démantèlement du campement de migrants sans papiers près de Calais, annoncée la semaine dernière par le ministre de l'Immigration Eric Besson, a commencé mardi matin.



    La police détenait mardi matin 278 migrants, dont 132 mineurs, après le démantèlement de la "jungle" de Calais , un vaste campement d'immigrants dont le but est de passer en Grande-Bretagne, ont annoncé les autorités françaises.


    L'opération de démantèlement du campement de migrants sans papiers près de Calais, annoncée la semaine dernière par le ministre de l'Immigration Eric Besson, avait commencé en début de matinée. A l'approche des forces de l'ordre, des militants altermondialistes de No Border ont tenté de faire bouclier entre les migrants et les forces de police.


    Les migrants n'ont opposé aucune résistance aux policiers qui avançaient pour les interpeller. En revanche, ils étaient protégés et retenus par des militants, qui ont contraint les policiers à les extraire un à un de manière musclée. Au moins cinq militants ont été interpellés, a constaté un journaliste de l'AFP.




    Des militants associatifs emmenés par les forces de l'ordre le 22 septembre dans le camp de migrants près de Calais

    © 2009 AFP (Philippe Huguen)

    Les migrants n'ont opposé aucune résistance aux policiers qui avançaient pour les interpeller. En revanche, ils étaient protégés et retenus par des militants, qui ont contraint les policiers à les extraire un à un de manière musclée.



    Moins de trois quarts d'heure après le début de l'opération, les journalistes et les militants associatifs ont été repoussés à l'extérieur de la "jungle", sous les protestations des militants No Border.


    Selon les associations d'aide aux migrants, les Afghans devraient être acheminés par bus vers le centre de rétention de Coquelles (Pas-de-Calais) pour un contrôle de la Police de l'air et des frontières (Paf). Les mineurs isolés devraient ensuite être orientés vers des centres d'hébergement et les majeurs maintenus dans un premier temps en centres de rétention.




    Des cars de CRS avaient commencé à encercler le camp peu avant 07H30.




    Des policiers le 22 septembre 2009 lors de l'opération de démantèlement du campement de migrants sans papiers près de Calais

    © 2009 AFP (Denis Charlet)

    L'opération de démantèlement du campement de migrants sans papiers près de Calais, annoncée la semaine dernière par le ministre de l'Immigration Eric Besson, a commencé mardi matin.



    Les migrants, au moins 150, selon les journalistes présents, se sont aussitôt placés derrière des banderoles, préparées à l'avance et rédigées en anglais et en pachtoune. "Nous avons besoin d'un abri et de protection. Nous voulons l'asile et la paix. La jungle est notre maison", proclamait l'une d'elles.




    En quelques jours, la

    © 2009 AFP

    En quelques jours, la "jungle", le campement de migrants à Calais, a vu partir les deux tiers de ses habitants. Durée: 1mn17



    A l'arrivée des premiers policiers, des Afghans ont procédé à de rapides ablutions à l'entrée du camp, avant de lancer des "Inch Allah". Certains ont décidé de fuire au dernier moment, juste avant l'encerclement.


    "On ne peut aller nulle part. Partout à Calais la police nous attrapera. La jungle c'est chez nous. Nous n'avons pas peur", a confié Bilal, 18 ans.


    Les Afghans ont attendu l'intervention des policiers dans un grand silence, en présence d'une nuée de journalistes et de militants associatifs, avant de scander "no deportation", puis, en français "des papiers pour tous".


    "On voulait d'une façon symbolique, montrer notre solidarité avec les migrants. On ne peut pas faire la guerre en Afghanistan et traiter ici les Afghans avec si peu de dignité", a déclaré Jean-Claude Lenoir, responsable de l'association Salam. Dans la "jungle", un feu de palettes avait été allumé toute la nuit, autour duquel journalistes, militants et migrants ont partagé thé et cigarettes.


    Devenue emblématique de la détresse des clandestins cherchant à tout prix à passer en Angleterre perçue comme un "eldorado", la "jungle", surnommée ainsi par les migrants eux-mêmes, est située à proximité des axes empruntés par les poids lourds en attente d'embarquer sur les ferries qui traversent la Manche.


    Entre 700 et 800 migrants, dans leur immense majorité de jeunes Afghans de l'ethnie pachtoune, y vivaient avant l'annonce de son démantèlement par le ministre de l'Immigration, le 16 septembre. Selon les associations humanitaires, des centaines de migrants ont quitté la "jungle" au cours des dernières semaines pour échapper à l'arrestation.


    Dernière mise à jour le: Mardi 22 Septembre 2009, 08:15












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      Re: violences policières

      Message par ecotone le Mar 22 Sep - 18:28

      Bettina a écrit:
      yunolo a écrit:Là! Désolée ... Excuse-moi du peu!
      L’objet de discussion ici, sur ce topic est : Violences policières.

      Comme Bye évite les hors-sujets, lui, il dénonce ici les violences policières qui existent.

      Même si pour toi, elles sont normales puisque tu es aussi violente que ceux que Bye dénonce et qu'il s'agit pour toi, non pas de sauver l'honneur des policiers, mais de justifier ta propre violence.

      Tu retrouveras ici les règles du forum où tu t’es inscrite en toute liberté et en connaissance de cause ==> Les règles du forum libre discussion dans les coulisses de demain

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      Je te prie de lire sérieusement notre règlement avant chacune de tes interventions ça t’évitera de l’enfreindre allègrement sur quasiment chacun de tes messages, ça m’évitera d’avoir un coup de sang à chaque fois que je te lis !

      Et non, je ne t'excuse pas des insultes que tu portes sur Bye !


      Personne ici ne l'excusera de son attitude insultante!
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      Re: violences policières

      Message par ecotone le Mar 22 Sep - 18:41

      Mon cher Résistance, bonjour et ravie de te lire à nouveau!

      Merci de venir nous faire ce témoignage,
      Tu as raison, ces policiers violents entachent le corps de métier, et cautionnent la politique menée contre les plus faibles.
      De plus, des citoyens qui ne supportent pas non plus les injustices et les violences sont soupçonnés soit de délit de solidarité, soit accusés d'outrage, ou même d'être pris pour de dangereux terroristes. L'insécurité qui règne ne vient pas de ceux qu'on montre du doigt mais plutôt à présent de ceux qui sont là, normalement, pour veiller à la sécurité des citoyens : les policiers zélés à l'ordre de l'état.
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      ecotone
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      Re: violences policières

      Message par ecotone le Mar 22 Sep - 19:09

      bye a écrit:Merci Résistance et Bettina; je ne me réjouis pas, bien au contraire, de tous ces faits, ces travers ( ce n'est pas pour vous que je le précise ).
      Notre vigilance, pour un monde meilleur, consiste à pointer notamment, toutes ces inferfections portées à notre connaissance. Et d'agir éventuellement, suivant nos possibilités.

      J'ai essayé de discuter avec Yunolo, en admettant par prinicipe et par volonté, des avis contraires.

      Mais les insultes gratuites salissent beaucoup plus ceux qui les portent que ceux qui les reçoivent, car notoirement hors-sujet et injustes.
      Car, comment comprendre l'empathie que l'on porte au bourreau ou au plus fort, alors qu'un simple réflexe devrait nous porter vers celui qui souffre et qui encaisse les coups.
      Hier soir, je participais à un meeting regroupant des opposants au nucléaire, à la violence ( MAN: mouvement pour une alternative non-violente ) , le RESF,des opposants au fichage systématisé des empreintes ADN ( à ce jour , 1 000 000 en France fichés pour 25 ans dans le meilleur des cas; 40 ans pour les condamnés à l'issue de procés ), ..
      J'en suis ressorti "chaud au coeur" par tous ces témoignages de solidarité, de résistance, d'altruisme. Vive ce forum "chaud au coeur"!

      Mon cher Bye, merci de continuer à nous faire part de toutes ces infos.
      On ne doit pas les ignorer et encore moins les nier.

      Actuellement, le gouvernement nous pousse à la dénonciation, le comble est qu'il ne faut pas dénoncer les violences policières, et de nombreux citoyens cautionnent, ne voit pas en quoi c'est dangereux. Ceux qui ont autorité en abuse, supprime des libertés individuelles sous prétexte de notre sécurité, supprimes les droits élémentaires des plus défavorisés, ainsi les mineurs maltraités par les institutions elles-mêmes, les majeurs interdiction de lever le petit doigt ou une pancarte. Ceux qui le cautionnent défendent ses dérives.

      On ne peut pas discuter avec Yunolo, elle ne défend aucune idée, elle est juste obnubilée par les immigrés, ne lit rien ou survole et se défoule sur son clavier pour discriminer les étrangers.
      Elle est exactement ce que l'on combat, la violence , le racisme... comment discuter avec des individus de la sorte.

      D'ailleurs, malgré que la politique menée voudrait nous décourager à militer, les dirigeants n'y parviennent pas. Nous résistons, et manifestons notre désaccord, toujours plus nombreux.

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      Re: violences policières

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