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    Re: migration internationale

    Message par bye le Mar 24 Mar - 20:10

    DEMANDEURS D'ASILE EN HAUSSE À CAUSE DES CONFLITS EN AFGHANISTAN ET EN
    SOMALIE
    New York, Mar 24 2009 11:00AM
    Le nombre des demandeurs d'asile dans les pays industrialisés a augmenté
    l'année dernière pour la deuxième année consécutive, selon les statistiques
    préliminaires recueillies par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les
    réfugiés (<" http://www.unhcr.fr/cgi-bin/texis/vtx/news">UNHCR).

    Dans ce <"www.unhcr.org/statistics">rapport
    intitulé « Niveaux et tendances de l'asile dans les pays industrialisés, année
    2008 », l'agence des Nations Unies note que l'augmentation peut être en partie
    attribuée à un nombre plus important de demandes d'asiles déposées par des
    citoyens afghans, somaliens ou originaires d'autres pays en proie à des conflits
    ou à des troubles. Bien que le nombre des demandeurs d'asile iraquiens ait
    baissé de 10% en 2008, les Iraquiens sont à nouveau arrivés en tête des
    demandeurs d'asile dans les pays industrialisés à travers le monde.

    Quelque 383.000 nouvelles demandes d'asile ont été déposées l'année
    dernière dans 51 pays industrialisés, soit une augmentation de 12% en
    comparaison de l'année 2007 au cours de laquelle 341.000 demandes avaient été
    enregistrées. C'est la seconde hausse consécutive annuelle du nombre de
    demandeurs d'asile depuis 2006, une année qui avait vu le plus faible nombre de
    demandes d'asile enregistrées en 20 ans (307.000).

    Le premier pays d'origine des requérants d'asile en 2008 a été l'Iraq
    (40.500 personnes, soit une baisse de 10% par rapport aux 45.100 observés en
    2007), suivi de la Somalie (21.800), la Fédération de Russie (20.500),
    l'Afghanistan (18.500) et la Chine (17.400). Sur les dix principales
    nationalités ayant demandé l'asile l'année dernière, certaines sont restées
    stables alors que d'autres ont enregistré une augmentation significative. Les
    pays d'origine enregistrant une hausse significative des demandes d'asile sont
    l'Afghanistan (en augmentation de 85%), le Zimbabwe (en augmentation de 82%), la
    Somalie (en augmentation de 77%), le Nigéria (en augmentation de 71%) et le Sri
    Lanka (en augmentation de 24%). Tous ces pays ont été en proie à des conflits ou
    à des troubles en 2008.

    En 2008, les États-Unis sont restés le principal pays de destination des
    demandeurs d'asile, toutes nationalités confondues, avec environ 49.000
    nouvelles demandes d'asile, soit 13% de l'ensemble des demandes d'asile dans les
    pays industrialisés. Cependant, en comparaison de sa population nationale, les
    États-Unis ont reçu seulement un demandeur d'asile pour 1.000 habitants, alors
    que ce chiffre s'élevait en moyenne à 2,4 demandeurs d'asile pour 1.000
    habitants dans les pays de l'Union européenne.
    Après les Etats-Unis, les principaux pays de destination des demandeurs
    d'asile étaient, en 2008, le Canada (36.900), la France (35.200), l'Italie
    (31.200) et le Royaume-Uni (30.500).
    En parallèle avec l'augmentation du nombre global des demandeurs d'asile
    ces deux dernières années, le nombre de pays recevant des demandes d'asile a
    également augmenté. En 2004, par exemple, les Iraquiens ont déposé des demandes
    d'asile dans sept pays industrialisés seulement (ce chiffre n'incluant pas les
    pays ayant reçu moins de 500 demandes) alors qu'en 2008, ils ont demandé l'asile
    dans 14 pays.

    Ces chiffres semblent indiquer que des personnes recherchant une protection
    internationale le font dans un plus grand nombre de pays, probablement à cause
    de l'introduction de politiques d'asile plus strictes dans des pays d'asile
    traditionnels. Cela a été observé en Suède, un pays où des politiques d'asile
    plus restrictives ont conduit à une baisse de 67% dans le nombre des demandes
    d'asile déposées par des Iraquiens entre 2007 et 2008. Pour cette même période,
    le nombre des demandeurs d'asile iraquiens a presque triplé en Norvège voisine
    et a quadruplé en Finlande, selon les dernières statistiques.
    Mar 24 2009 11:00AM
    ________________

    Veuillez consulter le site du Centre de nouvelles ONU pour plus
    d'information http://www.un.org/french/newscentre/

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    Re: migration internationale

    Message par bye le Jeu 2 Avr - 5:58

    Naufrage au large de la Libye (communiqué Migreurop)






    http://www.migreurop.org/article1411.html


    Naufrage au large de la Libye :une tragédie annoncée. Jusqu’à quand ?
    comuniqué presse Migreurop

    par réseau migreurop | 1er avril 2009 |
    Traductions : [italiano] [Español] [English]

    Le 29 mars 2009, à 30 km des côtes libyennes, a eu lieu un des plus grands naufrages de l’histoire de l’immigration en Europe : sur trois embarcations parties de Libye, deux ont coulé et une troisième a disparu.

    Des chiffres provisoires font état de 23 rescapés, 21 cadavres
    repêchés et plus de 500 disparus, sans doute engloutis par le Canal
    de Sicile. Comme toujours pour de tels événements, les informations sont opaques et souvent contradictoires. L’agence de presse libyenne s’est limitée, dans un premier temps, à annoncer que la plupart des migrants étaient égyptiens et que les trois embarcations étaient parties du port de Sid Belal Janzur, avec au total 257 personnes à bord. Quant à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), elle annonçait deux jours après, le 31 mars, que le nombre de victimes des trois bateaux était estimé à 300. En Italie (pays de destination de ces voyageurs), la presse a alternativement repris les informations libyennes et affirmé que les 257 personnes visées n’occupaient qu’un seul des trois bateaux : ce qui, si cela était avéré, donnerait une estimation beaucoup plus effroyable du nombre total de disparus.

    Au-delà de ces macabres estimations, très choquantes sont les
    déclarations libyennes, qui font de cette tragédie la conséquence du vent très fort qui régnait alors. La responsabilité de cette
    hécatombe ne doit-elle pas plutôt être attribuée à l’Union
    européenne, qui promet 20 millions d’euros à l’Etat libyen en échange de sa collaboration dans la lutte contre l’immigration irrégulière ?
    A l’Italie, qui depuis 2000 continue à signer divers « traités
    d’amitié » incluant des clauses migratoires avec cette dictature ? Et encore à la Libye qui, comme ses voisins du Maghreb, utilise les
    migrants comme monnaie d’échange pour obtenir une position
    privilégiée dans les négociations internationales ?

    Il est à craindre que la réaction des autorités face à cette nouvelle
    tragédie soit, une fois encore, d’instrumentaliser ces événements
    dramatiques, sans considération des causes réelles qui poussent les
    migrants à prendre des risques mortels pour rejoindre l’Europe, afin
    de justifier le durcissement des contrôles.

    On doit craindre aussi, sur cette portion de frontières maritimes,
    les effets du projet italien d’externaliser les opérations de
    patrouille le long des côtes libyennes, qui ne feront qu’augmenter le
    nombre de tragédies en mer et de mises en péril des personnes
    refoulées dans ce pays de non-droit qu’est la Libye.

    Migreurop demande que l’Union européenne, et notamment l’Italie,
    stoppe les négociations avec la Libye. A plus court terme, Migreurop demande que clarté soit faite sur ce naufrage, que les opérations de recherche continuent, afin que soit donné un nom à ces migrants pour qu’ils ne soient pas destinés, comme tous les naufragés de la migration, à l’oubli. N’en sont pas moins indispensables la poursuite et la condamnation des vrais responsables de cette véritable guerre que l’Europe a déclaré aux migrants, à ses frontières et au-delà.
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    Re: migration internationale

    Message par bye le Mar 28 Avr - 15:12

    Gens du voyage : «le paradoxe de citoyens européens vus comme des étrangers de l’intérieur»



    L’anthropologue Frédéric Le Marcis anime depuis hier un colloque de trois jours à Bordeaux 2 sur la représentation du «gitan» à travers l’Europe et le rejet global lié à cette stigmatisation.Quel est l’objet de ce colloque ?

    Nous-nous sommes intéressés aux populations identifiées comme manouches, tziganes, gens du voyage, ou Rroms, parce qu’ils se trouvent dans cette situation paradoxale d’être à la fois des citoyens européens et des endo-étrangers, c’est-à-dire des étrangers de l’intérieur. Ils sont donc à la croisée d’un certain nombre de problématiques qui sont la gestion de l’étrangeté, l’immigration, la ségrégation, l’accès aux soins. Notre objectif est de comprendre quels sont les stéréotypes qui sont produits par l’opinion et par les pouvoirs publics et qui font que les manouches français, par exemple, qui vivent ici depuis le XIe siècle sont encore pensés comme des étrangers. L’an dernier, lors d’une réunion à la région sur l’accès aux soins, je me suis aperçu que parmi toutes les populations ciblées, les gens du voyage avaient été classés dans
    la rubrique «immigrés».







    La problématique est-elle particulièrement aiguë en Gironde ?Cette
    problématique est aiguë partout. Elle l’est en effet particulièrement
    à Bordeaux à cause de l’afflux de populations Rroms bulgares. Mais le vrai problème c’est l’absence de politique de prise en charge
    globale.
    La seule réponse aujourd’hui ce sont les expulsions ou les
    rapatriements pseudo sanitaires. Le reste, c’est-à-dire la gestion au quotidien de l’école, du logement, de la santé, est abandonné aux ONG.
    On se trouve face à des citoyens de seconde zone. Et les exemples
    pullulent. A Blanquefort, un programme de relogement est en cours,
    mais depuis 60 ans les manouches vivent sur un terrain sans eau ni
    électricité et sans cartes d’identité. Dans un village de l’Entre
    deux mers, on refuse aux enfants l’accès à l’école publique sous prétexte qu’ils risquent de déménager. Après une consultation médicale, on ne leur propose pas de rendez-vous de suivi parce qu’on suppose qu’ils ne s’y rendront pas. Et dans certaines aires d’accueil du département, il faut une autorisation du gardien ou du maire pour rendre visite aux habitants.Quelles sont les pistes qui peuvent expliquer cette discrimination ?On constate que les Etats nations se sont construits sur la notion de territoire, et que toute population perçue comme nomade a donc été pensée comme une menace. Leur mode de vie différent alimente aussi ces soupçons : il y a tout un imaginaire, lié aux mafias de l’Est, à l’exploitation des enfants, au travail au noir. Ils sont accusés de ne pas jouer le jeu en recherchant systématiquement le profit, et en donnant le moins possible. Mais notre société ne leur donne pas les moyens de modifier ces rapports. Notre objectif est donc de montrer qui
    sont ces gens, de déconstruire ces catégories arbitraires, ce qui
    devrait inciter les politiques à s’emparer enfin de la question. Laure
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    Re: migration internationale

    Message par bye le Jeu 21 Mai - 10:06

    LE HCR APPELLE À UNE RÉUNION SUR LA MIGRATION IRRÉGULIÈRE EN
    MÉDITERRANÉE
    New York, May 20 2009 3:01PM
    Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés António Guterres a
    demandé à la Commission européenne d';étudier la possibilité d';organiser une
    réunion entre l';Italie, Malte, la Libye, le Haut Commissariat des Nations Unies
    pour les réfugiés (<" http://www.unhcr.fr/cgi-bin/texis/vtx/news">UNHCR)
    et d';autres partenaires appropriés pour travailler sur une stratégie conjointe
    visant à mieux répondre aux migrations irrégulières en Méditerranée, suite aux
    récentes expulsions décidées par les autorités italiennes vers la Libye.

    Dans une lettre envoyée mardi au Vice-président de la Commission
    européenne, Jacques Barrot, António Guterres a expliqué que le HCR est conscient
    de la pression que font peser les migrations irrégulières sur l';Italie et
    d';autres Etats membres de l';Union européenne.

    Toutefois, le HCR estime que des principes fondamentaux sont en jeu et que
    ces principes doivent servir de guide dans la réponse à de tels mouvements
    migratoires. En ligne avec la Déclaration universelle des droits de l';homme, la
    Charte des Droits fondamentaux de l';Union européenne garantit le droit de
    demander l';asile pour motif de persécution et que le principe du droit
    international coutumier de non refoulement exclut le renvoi vers des situations
    où la vie ou la liberté d';une personne pourrait être compromises.

    Le Haut Commissaire souligne également que la garantie de l';asile demeure
    une responsabilité des Etats et que les activités du HCR ne peuvent pas être un
    substitut à ces responsabilités.

    Le HCR renforce actuellement sa présence en Libye pour mieux répondre aux
    besoins de ceux qui sont à la recherche d';une protection internationale.
    May 20 2009 3:01PM
    ________________

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    Re: migration internationale

    Message par bye le Jeu 11 Juin - 6:51

    250 millions de réfugiés écologiques





    Selon les estimations, 50 à 500 millions de personnes pourraient migrer d’ici à 2050 sous l’effet des inondations, de la dégradation des sols, des catastrophes naturelles, de la déforestation, de la construction de grands barrages ou d’accidents industriels.
    Pourtant, le statut de ces personnes, appelées aussi réfugiés de l’environnement ou éco-réfugiés, n’est pas encore reconnu dans le droit international.



    Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) définit les réfugiés environnementaux comme des «personnes forcées à quitter leurs habitations d’une façon temporaire ou
    permanente, à cause d’une dégradation nette de leur environnement (d’origine humaine ou naturelle) qui bouleverse gravement leur cadre de vie et/ou qui déséquilibre sérieusement leur qualité de vie».




    Historique



    D’ores et déjà, des millions de personnes ont été déplacées pour des raisons liées à l’environnement. Les inondations de 1998 en Chine ont donné lieu à des millions de sans abris, la catastrophe de Tchernobyl a occasionné le déplacement de plus de 100 000
    personnes. Les sécheresses d’Afrique ont fait fuir des centaines de milliers de personnes dans les pays voisins. Les barrages représentent une cause importante de déplacement : on estime que 40 à 80 millions de personnes ont été déplacées par la création des réservoirs depuis les dernières cinquante années et plus d’un million par le barrage des Trois-Gorges en Chine.


    Il ne s’agit pas donc d’un phénomène marginal. Selon la Banque Mondiale, le nombre total de ces éco-réfugiés s’élevait en 1995 à 25 millions, alors que l’on comptait la même année 27 millions de réfugiés fuyant l’oppression politique, les persécutions religieuses et les problèmes ethniques.



    Crises à venir



    Le réchauffement climatique et les atteintes croissantes à notre environnement devraient donner lieu à une augmentation considérable du nombre de réfugiés environnementaux dans les années à venir. Les estimations divergent. Le nombre de réfugiés écologiques pourrait doubler de 1995 à 2010 et avec le réchauffement climatique global, il pourrait même dépasser les 200 millions de personnes, selon certaines prévisions.



    Le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) prévoit que «les effets de l’évolution climatique retomberont de manière disproportionnée sur les pays en développement et les pauvres vivant dans tous les pays, en exacerbant les inégalités concernant l’état de santé et l’accès à une nourriture adéquate, une eau propre et d’autres ressources». Les conséquences des changements climatiques telles que les perturbations du système des moussons, l’augmentation des sécheresses et la montée du niveau de la mer pousseront un nombre croissant de personnes sur les routes de l’exil.



    Diversité des cas



    Il est important de noter que tous les réfugiés ne franchiront pas les océans pour trouver un asile dans les pays d’accueil par manque de moyens financiers. Certains migrants ne se déplacent de
    quelques centaines de kilomètres et certains restent à l’intérieur de leur pays, souvent dans des conditions précaires. Ce sont alors des
    déplacés.




    Montée des eaux



    Une grande partie de l’humanité vit sur les littoraux. Les conséquences de l’augmentation du niveau des mers pourraient être catastrophiques pour ces populations. Au Bangladesh, la moitié
    de la population vit dans des zones situées à moins de 5 mètres au-dessus du niveau de la mer. Différents scénarii prévoient qu’environ 20% de son territoire s’enfoncera sous les eaux et 20 à 40 millions d’habitants seront déplacés. En Afrique, la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques
    (CCNUCC) estime que «près de 30% des infrastructures côtières seraient à risque», et le nombre d’Africains menacés par les inondations «passera de 1 million en 1990 à 70 millions en 2080». Les pays les plus pauvres ne sont pas les seuls concernés. En effet, New York, Londres ou Shanghai, par exemple, sont des villes côtières menacées par la montée des eaux.




    Tuvalu




    L'état de Tuvalu est composé de neuf atolls coralliens, dont le point culminant est situé à 5 mètres de hauteur.
    Peuplée d’une dizaine de milliers d’habitants, Tuvalu est menacé par la montée des eaux. Selon les experts, elle pourrait disparaître d’ici
    2050.




    Les représentants de Tuvalu ont commencé à envisager l’émigration de leurs habitants. Ils ont demandé des visas à l’Australie, qui les a refusés, et à la Nouvelle-Zélande, qui a accepté d’accueillir certains tuvaliens sous réserve de certaines condiations [voir
    débat]. Dans un accord appelé Pacific Access Category (PAC), signé en 2001, 75 résidents de Tuvalu and Kiribati, et 250 des îles Tonga peuvent chaque année recevoir une carte de résident. (2)



    L’exemple très médiatique de Tuvalu a contribué grandement à populariser le concept de réfugiés climatiques.
    Il a aussi posé la question de responsabilité. En effet, les petits Etats insulaires du Pacifique ne produisent qu’une quantité minime de gaz à effet de serre or ils sont les premiers à pâtir du réchauffement climatique, conséquence de ces pollutions. Et un pays voisin comme l’Australie, l’un des plus gros émetteurs de CO2, n’endosse aucune responsabilité vis-à-vis de ces demandeurs
    d’asile écologique. Il a refusé de signer le PAC.



    Statut juridique



    Actuellement, les réfugiés écologiques ne sont pas reconnu par le droit international. En effet, on considère en général qu’ils ne répondent pas aux critères de la convention de Genève de 1951 – qui considère que les réfugiés fuient la violence ou la persécution. Cela étant, résumer ces migrations au seul paramètre écologique
    peut être réducteur : les causes sont souvent multiples et font intervenir à la fois des facteurs économiques et sociaux.




    De ce fait, aucune grande organisation internationale, comme le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR), ne dispose d’un mandat officiel pour assister ces individus.



    Aujourd’hui, certains experts plaident pour la révision de la convention de Genève de 1951 sur les réfugiés afin de donner un statut juridique aux éco-réfugiés.

    D’autres experts considèrent qu’il est nécessaire qu’une nouvelle convention, spécifique, sur les réfugiés écologiques soit adoptée internationalement. (3)



    La route vers l’adoption d’une convention internationale risque d’être longue. Comme le montre l’exemple de Tuvalu, reconnaître que certaines personnes sont des réfugiés climatiques implique que l’on reconnait une responsabilité et des responsables ainsi que des
    engagements financiers et humains importants sur le
    long terme.




    Les régions affectées



    Les déplacements de populations ont déjà commencé en Afrique subsaharienne, dans les Etats insulaires du Pacifique Sud et aussi aux Etats-Unis. Deux ans après le passage de l’ouragan Katrina (août 2005), la population de la ville atteignait 68% de son niveau
    d’avant et 160.000 habitants ne sont pas revenus.




    Les principales régions affectées sont les suivantes :



    - Le sud du bassin méditerranéen et le Sahel : le manque d'eau, la chute des rendements agricoles, la croissance démographique, la précarité des institutions politiques intensifieront les crises politiques et la pression migratoire. Quelques exemples déjà en cours, la salinisation de la moitié des terres arables irriguées du delta du Nil (Egypte), la sécheresse au Soudan et au Niger.

    - L'Afrique australe : le changement climatique pourrait y affaiblir davantage le potentiel économique de pays qui comptent parmi les plus pauvres du monde.

    - L’Asie centrale : les tensions sur l'eau seront exacerbées par le recul des glaciers, fragilisant l'agriculture et la ressource hydrique, conduisant à des tensions politiques et sociales et des conflits.

    - Le sous-continent indien : un retrait glaciaire dans l'Himalaya mettra en péril l'approvisionnement en eau pour des millions de personnes, les modifications de la mousson annuelle auront
    une incidence sur l'agriculture et la hausse du niveau des mers, les cyclones menaceront l'habitat autour du très peuplé golfe du
    Bengale.

    - La Chine : l'augmentation des vagues de chaleur et des sécheresses aggraveront la désertification et la pénurie d'eau dans plusieurs régions du pays, s’ajoutant à la pollution de l’air, de l’eau et la dégradation des sols. L'élévation du niveau des mers et
    les plus fréquents cyclones tropicaux menaceront la côte est.


    - Les Caraïbes et le golfe du Mexique, avec l’augmentation de la fréquence ou de la force des ouragans, surtout en Amérique centrale.
    - Les Andes et l’Amazonie : le retrait glaciaire dans les Andes aggravera les problèmes d’eau de la région. La poursuite de la déforestation amazonienne modifiera radicalement l'environnement
    de l'Amérique du Sud.


    - L’Alaska : l’augmentation de 2 à 4°C des températures enregistrées au cours des dernières décennies a pour conséquence de modifier l’état des sols, obligeant les autochtones à quitter
    leurs villages comme Newtok, sur la côte ouest, envahi par un torrent d’eau provenant de la fonte des glaces, ou Shimaref, atteint par l’érosion des côtes de l’île avec le dégel du pergélisol.


    - les îles du Pacifique sud subit déjà les conséquences de l’élévation du niveau de la mer. En août 2005, Lateu, dans l’archipel de Vanuatu, fût le premier village déplacé à cause de
    l’élévation du niveau de l’océan.




    Good Planet .info – 10/06/2009



    Source : http://www.goodplanet.info/goodplanet/index.php/fre/Societe/Refugies/Refugies-environnementaux/(theme)/289
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    Re: migration internationale

    Message par bye le Lun 15 Juin - 8:41

    Région par région, les migrations liées au réchauffement
    climatique






    Ce sont des cartes qui font froid dans le dos. Dans un rapport rendu public, mercredi 10 juin, par l'Institut pour l'environnement et la sécurité humaine de l'université des Nations unies, l'ONG Care et le Centre pour un réseau international d'information en sciences de la terre de l'université de Columbia dessinent la multiplication des migrations forcées liées aux dérèglements de l'environnement.



    D'ici cinquante ans, le changement climatique va jeter sur les routes 200 millions de réfugiés privés de toit et de moyens de subsistance, provoquant effondrement social et explosions de violence dans les pays concernés. Dans les seuls deltas du Mékong,
    du Gange et du Nil, densément peuplés, une élévation du niveau de la mer de 1 mètre chasserait 23,5 millions d'habitants et engloutirait au moins 1,5 million d'hectares de terres agricoles.




    L'intérêt principal de ce rapport est de décortiquer, région par région et cartes à l'appui, la mécanique environnementale qui conduit à ces migrations pour mieux envisager comment les prévenir ou les anticiper. Cartes et commentaires croisent les
    grands centres urbains et les bassins de population, les types de culture agricole et l'altitude avec les données illustrant l'évolution de la fonte des glaciers ou de l'érosion des sols, de la fréquence des cyclones ou de l'effondrement des précipitations, de la désertification ou des inondations.




    "L'échelle et la portée des défis que nous affrontons sont sans précédent", prévient le rapport, selon lequel "nos réponses actuelles au changement climatique détermineront si
    la migration sera un choix parmi un éventail plus large de stratégies
    d'adaptation ou si les déplacements forcés seront un impératif vital, en raison de notre échec collectif à offrir des solutions alternatives". Et les auteurs de prévenir : "Un relogement des réfugiés écologiquement, socialement et économiquement durable et conforme aux exigences des droits de l'homme risque
    d'être coûteux. (...) La communauté internationale doit entamer de sérieuses discussions sur la façon dont elle compte faire face à ses
    devoirs."




    Il y a en effet urgence. Les éco-réfugiés seraient déjà entre 25 et 50 millions selon les estimations, fuyant sécheresses, ouragans ou inondations. Et des Maldives aux Kiribati ou en passant par les îles Carteret, la fuite des hommes face à la montée des océans a déjà commencé.



    Grégoire Allix



    Source: http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/06/10/region-par-region-les-migrations-liees-au-rechauffement-climatique_1205069_3244.html#top
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    Re: migration internationale

    Message par Rabasse du sud le Lun 15 Juin - 9:16

    A moins que des mesures drastiques ne parviennent à stopper le réchauffement climatique, l’impact de ce dernier sur la migration et le déplacement de personnes pourrait atteindre une dimension largement supérieure à tout ce que nous avons pu connaître jusqu’à présent. Les changements climatiques affectent déjà la migration et les déplacements. Les estimations les plus importantes prévoient toutes que cette tendance s’accentuera et que des dizaines de millions de personnes devront migrer dans les années à venir.



    http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2015_changement_climatique_migrations.php
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    Re: migration internationale

    Message par bye le Jeu 1 Oct - 18:19


    DE LA GRÈCE À LA GARE DE L'EST, L'EUROPE GÈRE MIGRANTS ET DEMANDEURS D'ASILE COMME UNE PATATE CHAUDE.




    Abdullah a 15 ans. Le corps frêle d'un adolescent habitué à errer sur les routes, mais ses yeux clairs sont déjà ceux d'un adulte. C'est l'un des milliers d'enfants d'origine afghane qui sillonnent l'Europe à la recherche d'un toit et d'un asile. Il sourit, éclate souvent de rire, comme s'il avait trouvé ce moyen pour se tenir à distance des malheurs répétés de son existence qui ressemble étrangement à un parcours du combattant.

    Ce soir, Abdullah est apaisé. Depuis quelques jours, il a trouvé refuge dans un foyer pour mineurs étrangers du XIXe arrondissement, géré par l'association France terre d'asile et l'Armée du Salut. En cette période de ramadan, il vient de rompre le jeûne. Abdullah boit un thé chaud et joue aux cartes avec d'autres enfants et adolescents afghans. Dès la nuit tombée, ils vont installer des matelas et dormir sur le sol.

    «J'AI FAILLI MOURIR PENDANT LE VOYAGE»





    Il a quelques jours encore, Abdullah était dans la rue. Depuis un mois, il dormait dans le parc Villemin, près de la gare de l'Est, à Paris. Jusqu'à ce qu'une nuit la police ne vienne les déloger. Tout un symbole, l'intervention des forces de l'ordre a eu lieu le 18 août, juste avant les élections afghanes au cours lesquelles les talibans ont multipliés les attentats.

    Abdullah a dû mal à admettre le traitement réservé aux Afghans en Europe. «Pour en arriver là, j'ai traversé l'Iran à pied, j'ai travaillé très dur en Turquie. J'ai failli mourir pendant le voyage entre la Turquie et la France. J'ai fait tout le voyage sous un camion. Et ici, je n'ai rien. Au moins en Afghanistan, j'avais une maison, un toit sous lequel dormir. Ici, on doit rester dehors c'est très dur», explique Abdullah en dari, sa langue natale. La France n'expulse pas les mineurs. Mais l'étude de leur dossier peut prendre des mois. Le parquet réclamant fréquemment une radiographie du poignet afin d'établir l'âge exact du demandeur.

    CONTINUER LE VOYAGE VERS LE NORD




    La seule chose qui lui paraît bien en Europe, c'est l'absence de la guerre. Dans son pays d'origine, il renvoie dos à dos Américains et Talibans. «Les Américains ont bombardé mon village par erreur. Ils ont tué ma mère. Quant aux Talibans à cause d'eux, il n'y a plus d'école.» Abdullah ne croit pas que les Américains soient dans son pays pour instaurer la paix et la démocratie: «S'ils avaient vraiment voulu se débarrasser des Talibans ils l'auraient fait depuis longtemps. Pourquoi n'arrivent-ils toujours pas à arrêter Ben Laden?», s'interroge le jeune Afghan, qui ne sait pas où va s'arrêter son périple. Il sait juste qu'il rêve de devenir médecin.

    Assis à côté de lui, Qasim, un gamin de 11 ans semble perdu. Il se demande lui aussi ce qu'il fait là. Il a voyagé avec un grand frère. Un an pour rejoindre la France. L'Iran, la Turquie. A pied, en camion, en train. Il veut continuer le voyage, vers le Nord.
    Longtemps, la Grande-Bretagne a fait figure «d'eldorado». C'était l'époque du camp de Sangatte, un «embouteillage monstre» aux portes d'Albion. La France n'était qu'une terre de transit, un pis-aller, pour ces Afghans prêts à tout à rejoindre la terre promise britannique. Depuis, Londres a durci sa politique. Au point d'avoir affrété des «charters d'Afghans» afin de dissuader les candidats à l'émigration.

    LE RÊVE SCANDINAVE, LA RÉALITÉ MÉDITERRANÉENNE




    Désormais, c'est les pays scandinaves qui font rêver les Afghans — la Norvège, la Suède avec leur niveau de vie élevé et leur Etat providence, réputé généreux et protecteur. Mais il y une chose qui ne change pas lorsqu'on est clandestin: les portes de l'Europe se trouvent au Sud. Intégrées dans la zone Schengen, la grande majorité des pays de l'Est de l'Europe se sont retrouvés dans le rôle de «chiens de garde» de la forteresse Europe, décourageant les tentatives des immigrants. Restent les voies maritimes, beaucoup moins facile à contrôler: l'Espagne et, surtout, l'Italie et la Grèce. Récemment, ces deux derniers pays ont considérablement durci leur politique d'immigration.

    Le gouvernement conservateur à Athènes a décidé d'appliquer la «tolérance zéro» pendant la période estivale. La police grecque a reçu pour consigne d'éloigner les immigrants des grandes villes - Patras, Thessalonique ou Athènes - où avaient l'habitude de se regrouper de nombreux Afghans. Loin des yeux des touristes, d'anciennes bases de l'armée ont été transformés en camps de transit; afin de désengorger les centres d'accueil des îles, des navires de la marine marchande ont même été réquisitionnés pour y loger, dans un inquiétant huis clos, les clandestins.

    «La plupart des nations européennes participent à la guerre en Afghanistan. Elles y font la promotion de la paix, de la liberté, de la démocratie... Mais ne veulent pas assumer les conséquences migratoires de leur politique», s'indigne Pierre Henry, de France terre d'asile. En Italie, le gouvernement de Silvio Berlusconi a fait passer une loi qui institue le «délit d'immigration clandestine» et durcit un peu plus les conditions d'accueil des réfugiés. L'opposition, des ONG, des intellectuels mais aussi une grande partie du clergé se sont insurgés contre une loi «inhumaine» et dangereuse pour la démocratie. En attendant, en ces mois d'été, la presse italienne rapporte quasi quotidiennement les récits de survivants des embarcations échouées sur les côtes et les plages bondées de la péninsule.

    NOMADES SANS DROITS





    «Dans l'Union européenne, l'harmonisation des mesures sécuritaires avance très rapidement, contrairement à celle du droit d'asile», souligne Sonia Lokku, responsable du pole solidarité internationale à la Cimade (Comité inter mouvements auprès des évacués). «Le règlement Dublin II prévoit que la demande de droit d'asile soit effectuée dans le pays où les clandestins sont arrivés, or ces pays-là, comme l'Italie ou la Grèce, ont un taux de reconnaissance très faible», regrette-t-elle.

    «Avec les Afghans, les nations européennes pratiquent la stratégie de la patate chaude, s'inquiète Pierre Henry. Nous sommes en train de créer un nomadisme sans droits, des bandes d'errants sur le territoire européen». L'Union européenne sous présidence suédoise sera-t-elle en mesure d'améliorer la situation? «L'Europe, c'est un supermarché du populisme. On ne se demande pas comment on protège un peu mieux ces gens, mais comment on se protège un peu plus», tempête Pierre Henry.

    LA FRANCE TERRE D'ASILE




    En attendant, en France, les jeunes Afghans tentent, tant bien que mal, de retrouver un semblant de normalité, de vie. Marie Weinling, de France terre d'asile constate qu'ils sont de plus en plus nombreux à vouloir rester dans notre sol, rompant ainsi avec la logique infernale de l'errance. «Ils découvrent leurs droits. Nous n'avons jamais eu autant d'assiduité aux cours de français, c'est bien la preuve que la France n'est plus seulement un pays de transit pour les Afghans, mais qu'un certain nombre d'entre eux veulent faire leur vie ici».

    Même si l'accueil n'est pas toujours à la hauteur des attentes et la police, pressée de faire du chiffre, toujours à l'affût du «clandé», cible facile à répétition... A quoi s'ajoute la méfiance envers ces nomades, échos d'une guerre lointaine mais omniprésente. «La semaine dernière, lorsque nous sommes sortis du centre, un homme en costume a crié "Rentrez chez vous, les Talibans!". C'est d'autant plus absurde que nombre d'entre eux fuient justement les Talibans», soupire Marie Weinling.

    Pierre Malet et Alexandre Levy
    Slate.fr, le 31 août 2009

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    Re: migration internationale

    Message par bye le Dim 25 Oct - 11:15

    HCR : HAUSSE DE 10% DES DEMANDES D';ASILE AU 1ER SEMESTRE 2009 DANS LES PAYS INDUSTRIALISÉS
    New York, Oct 21 2009 4:50PM
    Les demandes d';asile dans les pays industrialisés ont augmenté de 10% au cours du premier semestre de l';année 2009 comparé à l';an passé, selon un rapport publié mercredi par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (<" http://www.unhcr.fr/cgi-bin/texis/vtx/news">UNHCR).

    Selon le HCR, un total de 185.000 demandes d';asile a été déposé au cours des six premiers mois de l';année dans 38 pays européens, aux Etats-Unis, au Canada, au Japon, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en République de Corée.

    Les Iraquiens, les Afghans et les Somaliens sont les plus nombreux à demander l';asile, précise le rapport.

    Le Haut commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Antonio Guterres, a souligné que ces statistiques montraient que la violence et l';instabilité actuelle dans certaines parties du monde forçaient un nombre croissant de gens à fuir et à chercher protection dans des pays sûrs.

    « Il est vraiment nécessaire que les pays laissent les portes de l';asile grandes ouvertes à ceux qui ont véritablement besoin de protection internationale », a-t-il ajouté.

    Oct 21 2009 4:50PM
    ________________

    Veuillez consulter le site du Centre de nouvelles ONU pour plus d'informationhttp://www.un.org/french/newscentre/
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    Re: migration internationale

    Message par yunolo le Dim 25 Oct - 16:33

    « Il est vraiment nécessaire que les pays laissent les portes de l';asile grandes ouvertes à ceux qui ont véritablement besoin de protection internationale », a-t-il ajouté
    Je continue à penser que LA SOLUTION N'EST PAS LA!
    Les pays "riches" ont tous les moyens de pression pour arrêter la maltraitance, la faim dans le Monde, toutes les horreurs commises envers la race humaine!!!!!
    Je me demande juste OU EST CETTE VOLONTE ?
    Elle n'existe pas! Il y a trop à gagner financièrement dans ces régions délaissées! Sauf par les multinationales du pétrole, des diamants, des armes... etc .... s'arrêter à un petit nombre (et c'est le cas!) de personnes qui arrivent à se sauver (mais nous ne connaissons pas leur parcours!) Et parmi elles, il y a des assassins! Je ne peux cautionner!
    Il serait temps que les gens qui se disent "concernés", se posent les bonnes questions et aillent au-delà de leurs pancartes et de leurs rassemblements à la con! Il ne s'agit pas de sauver quelques personnes!!!!! Mais des pays et tous leurs habitants!
    IL Y A DU BOULOT! Pour çà il faut un peu plus d'assurance et de culot! Il faut frapper plus haut! Bien plus haut! ET VOUS LE SAVEZ EN PLUS!
    Mais vos petits rassemblements vous suffisent! Et vous êtes aussi petits qu'eux! J'arrive pas à comprendre votre "si peu d'énergie"!
    Sachant qu'en plus, lorsque qu'il faut mettre la main à la pâte.... aider vraiment et matériellement une personne.... VOUS N'ETES PLUS LA! C'est tellement mesquin et moche!
    Hormis brandir une pancarte... qui sur ce site peut me donner des exemples d'aide réelle ????
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    Re: migration internationale

    Message par Ego autem semper le Mer 28 Oct - 16:16

    La liberté, les hommes la dédaignent plus qu'ils la désirent, (Étienne de La Boètie)

    Le principal outil du système, est l'ignorance, qui permet l'individualisme.

    Je cherche à analyser avec profonde attention, les messages de YUNOLO. pour adapter au mieux mon expression.

    Le sujet de l'immigration, ne dois pas être observé à un instant, mais avec cette sorte de passif, qui nous permettre de mieux comprendre son future.

    j'envie de rappeler que l'être humain, au départ n'était pas un sédentaire, n'oublions pas la pensée reprise par Jean Jaques Rousseau dans son «Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes »

    « ...Car comment connaître la source de l’inégalité parmi les hommes, si l’on ne commence par les connaître eux-mêmes ?... » J.J.R.

    Et d'ajouter encore du même auteur « Jean Jaques Rousseau:

    « ...J’ai tâché d’exposer l’origine et le progrès de l’inégalité, l’établissement et l’abus des sociétés politiques, autant que ces choses peuvent se déduire de la nature de l’homme par les seules lumières de la raison, et indépendamment des dogmes sacrés qui donnent à l’autorité souveraine la sanction du droit divin. Il suit de cet exposé que l’inégalité, étant presque nulle dans l’état de nature, tire sa force et son accroissement du développement de nos facultés et des progrès de l’esprit humain et devient enfin stable et légitime par l’établissement de la propriété et des lois... »

    Messieurs, dames, je vous prie d'être indulgents avec ma volonté, viens qu'aux abords d'un demi siècle d'existence, je ne crois pas que la sagesse soit en soit une de mes vertus... grave erreur, car autant que chacun de vous, je reste une sorte de gramophone.

    J'ai déjà expliquais, cela dans un sujet, RE: SOCIOLOGIE ET ACTUALITE - Mer 9 Sep – 17:46:
    «...Le commun des mortels, a coutume d'affirmer, qu'il à le libre arbitre, qu'il est libre de penser, etc. En fait, c'est faux! Comment! N'importe quoi! Et bien je vous invite à approfondir dans ce passionnant sujet de la psychologie, ou encore de la neuropsychologie... »

    Qui aurait les moyens de pression pour arrêter la misère dans le monde?Non pas les nations, ni les politiques mais le peuple.

    Les nations sont des zones délimités arbitrairement par des frontières arbitraires, qui suivent une législation, ensemble de lois édités et mise en application par la volonté des politiques, ceux-ci à leur tour mise à la tête des nations par la voie du suffrage.

    C'est donc le peuple qui a les moyens, loin d'une quelconque fausse idée. C'est le petit peuple, les gueux qu'ont, en fait, été manipulés en 1789, vous souvenez vous? Ou encore dans les plages de Normandie et ailleurs, c'est bien des milliers de jeunes qu'ont donnait leur vie, versé leur sang jusqu'à changer la couleur de la mer du bleu au vermillon.

    Quoi qu'il soit l'idée de certains sur le nationalisme, combien d'hommes venus de l'Afrique du nord, du Sénégal et ailleurs (La Martinique, La Guadeloupe), ont offert leurs vies. Pour que de nous jours, cette réussite à si haut prix, soit insultée, avec le mot nationalisme, par des ignares dites d'extrême droite, tout droit issus du Nazisme.

    Je dispose des deux discours, qui me permettent s'escrimer mes idées, idées desquelles je suis loin d'être le propriétaire, mais un simple instrument.

    Yunolo vous avait beaucoup de raison en affirmer qu'il y a du boulot.

    « Nous sommes les instruments de nos pensées, dès lorsque celles là, ont un but humanitaire, mais il est si difficile d'avoir l'esprit aussi claire, pour identifier c'est qu'est humanitaire ».

    Je crois pouvoir envoyer par via du courriel à qui veuille bien me le demander, le deux sources du présente texte. Ainsi nous sourions encore mieux armés face aux difficultés orchestrés d'avantage par la politique et les médias.

    La multitude d'actes, sans doute violents impliquant par malheur un énorme prix « le sang, la vie! » ce sont des rassemblements, à travers l'histoire, par la somme de petits quidams, qui génèrent l'honneur des triomphes. La guerre cela étant, reste la preuve de la dépendance des êtres humains de leur cruauté qui reste avant tout le plus des vulgaires gaspillages de vie, d'énergie...! OUI! YUNOLO... C'est tellement mesquin et moche!

    Les pancartes, ont en soit non pas le rôle de faire bouger, de par leur présence, les politiques, mais un rôle plutôt de «faire prendre conscience aux peuples», et au passage, si par chance cela fait infléchir le pouvoir, cela est tellement plus intelligent, que d'autres formes de pression, sauvages, la guerre... les attentats, le terrorisme.

    Vous constaterait, que si les pancartes font infléchir les politiques, ça serait aussi intelligent pour les uns que pour les autres...

    Les deux documents en question sont:

    *.-Le discours de la servitude volontaire (Étienne de la Boètie)*.- Le discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes (Jean Jaques Rousseau)


    mille pardons pour m'avoir laissais emporter, par les souvenirs. votre serviteur Nestor ou gramophone.
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    yunolo

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    Re: migration internationale

    Message par yunolo le Dim 1 Nov - 18:28

    Génial Gramophone!
    J'aime tes idées et tes recherches! Continue!!!!!
    Tu sais aujourd'hui que je suis beaucoup plus terre à terre que toi et bien sûr moins portée sur la philosophie du genre humain!
    Je n'y crois pas une seconde! Ce serait pourtant bien!
    Dans notre Monde perverti, il y a une petite poignée d'élite et la grande masse d'esclaves! Tout repose sur l'argent et le pouvoir! Et avant de mettre tous ces truands à plat! Y'a du boulot!
    J'ai toujours dit que pendant la Révolution française... toutes les têtes n'ont pas été mises au bout d'une pique!
    Aujourd'hui, je ne vois autour de moi (mes enfants entre autre) que des jeunes qui courbent l'échine et acceptent le joug des puissants! JE SUIS EN COLERE UNE FOIS ENCORE!
    Combien de temps allez-vous accepter cette ignominie sans vous révolter ? Tout est voulu et calculé non ?
    Dans ton beau pays de Colombie... tu crois pas que les choses iraient mieux, voir bien si la volonté des Etats était présente ? La Drogue rapporte trop d'argent à certains pour que les choses changent!
    En Afghanistan... la télé montre un champ de pavot brûlé de temps en temps! Connerie! Il y a trop d'intérêts divers derrière ces magouilles! La drogue rapporte à des "gens biens"!
    Nous sommes tellement décalés entre notre petite écologie (pour ramollir nos cerveaux) et les horreurs que les Etats font subir à la Planète!
    J'ai du mal à comprendre! Je vois des jeunes désabusés! Fatigués avant d'avoir commencé leur journée mais qui laissent faire! Je me dis qu'un jour ils vont se réveiller non ?
    CE QUE NOUS VIVONS N'EST PAS UNE FATALITE! C'EST UN CONDITIONNEMENT IMPRESSIONNANT!
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    Re: migration internationale

    Message par Ego autem semper le Sam 7 Nov - 18:49

    voilà... en fait, c'est plus compliqué que la démagogie d'un ministère de l'immigration en France, ou Le Grenelle de l'identité nationale, foutaise..! je vais écrire ailleurs....
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    Re: migration internationale

    Message par bye le Dim 8 Nov - 20:58

    BAN : LES DROITS DES MIGRANTS DOIVENT ÊTRE MIEUX PROTÉGÉS
    New York, Nov 4 2009 11:50AM
    Alors que le nombre de migrants dans le monde ne cesse d';augmenter, il
    est plus que jamais important que les Etats garantissent leurs droits, a
    déclaré mercredi le Secrétaire général de l';ONU, Ban Ki-moon, lors
    d';un forum sur la migration et le développement à Athènes.

    « N';oublions jamais qu';à la fin les politiques et les lois sont
    vraiment à propos des gens et des valeurs », a dit M. Ban dans un
    discours à l';ouverture de ce forum. Il a noté que le nombre de migrants
    internationaux n';avait jamais été aussi élevé, avec 214 millions de
    gens vivant en dehors de leur pays de naissance.

    Mettant en avant les aspects positifs qu';une telle mobilité peut
    générer, il a estimé que lorsqu';elle est bien gérée, la migration
    mondiale améliore grandement le bien-être et le développement humain.
    Par ailleurs, les migrants contribuent au développement dans leurs pays
    d';origine en transférant de l';argent et en transmettant de nouvelles
    idées et de nouvelles technologies.

    En outre, dans les pays de destination, les migrants répondent aux
    besoins du marché du travail et rendent l';économie plus productive.

    « A travers le monde, la migration est souvent le sujet d';un débat
    intense, provoquant des tensions sociales, agitant les extrêmes
    politiques, soufflant les flammes de la discrimination et de la haine »,
    a-t-il noté. « On ne peut pas encore dire que les gens réalisent
    vraiment le potentiel en matière de développement de la migration
    internationale. On ne peut pas encore déclarer que les droits des
    migrants sont pleinement respectés »

    Le Secrétaire général a noté que les conditions dans lesquelles de
    nombreux migrants se déplacent et vivent continuent d';être dangereuses,
    que le trafic d';êtres humains et l';exploitation sexuelle sont des
    réalités inquiétantes et que dans de nombreuses parties du monde des
    travailleurs migrants sont encore confrontés à des conditions de travail
    choquantes.

    M. Ban a réitéré l';importance de promouvoir et de protéger les droits
    humains de base de tous les migrants, quelque soit leur statut légal,
    lors d';une conférence de presse avec la vice-ministre grecque de
    l';intérieur, Teodora Tzakri.

    Lors de sa visite à Athènes, le Secrétaire général a également rencontré
    le Premier ministre grec George Papandreou, avec qui il a discuté du
    changement climatique, de Chypre, de l';ancienne République yougoslave
    de Macédoine et des Objectifs du Millénaire pour le développement. Il
    devait également prononcer un discours devant le Parlement grec et
    rencontrer le Président Karolos Papoulias.
    Nov 4 2009 11:50AM
    ________________

    Veuillez consulter le site du Centre de nouvelles ONU pour plus
    d'information http://www.un.org/french/newscentre/
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    Re: migration internationale

    Message par Rabasse du sud le Dim 8 Nov - 22:32

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    Re: migration internationale

    Message par bye le Jeu 12 Nov - 7:06



    je diffuse avec un peu de retard l'info, mais j'ai pensé qu'elle valait la peine d'être connue, ne serait-ce que pour les renseignements précieux contenus.

    *HISTOIRE DES MIGRATIONS INTERNATIONALES ET DES LUTTES CONTRE LES DISCRIMINATIONS EN EUROPE *

    http://maison-des-sciences.org/4024/limmigration-maghrebine-dans-la-france-des-trente-glorieuses/?embed=ok

    *Lundi 9 novembre 2009 - 18h30 *

    /Algériens ou Français ? Les obstacles de l'ordonnance du 21 juillet 1962 pour les harkis/

    *Melissa Byrnes*,

    ACLS/Mellon Recent Doctoral Recipient Fellow, American Council of Learned Societies ; PhD, Georgetown University

    et *Jeannette Miller*,

    Camargo Foundation Fellow et historienne, Penn State University

    Conférence suivie d'un débat portant sur le regard que développent deux historiennes américaines sur l'histoire de France. La conférence est en langue française.

    L'ordonnance du 21 juillet 1962 stipulait que « les personnes de statut civil de droit local originaires d'Algérie, ainsi que leurs enfants [pouvaient], en France, se faire reconnaître la nationalité française selon les dispositions du titre VII du code de la nationalité française. »

    Paradoxalement, cette ordonnance créait aussi plusieurs obstacles dans le processus d'accession à la nationalité française des populations dites harkis. Ces derniers ne devenaient pas automatiquement Français; ils devaient au contraire se soumettre à une démarche spécifique qui leur imposait notamment de venir s'installer en France alors que l'administration créait des obstacles à leur départ d'Algérie depuis le cessez le feu du 18 mars 1962. Ils étaient aussi assignés à une lourde procédure de naturalisation qui exigeait de nombreux documents administratifs qu'ils n'étaient pas toujours en mesure de fournir. Cette législation fut ainsi à l'origine de leur « double exil » - à savoir, physique et psychologique - et provoqua une myriade de questions sur leur place de citoyens dans la société française post impériale. Rappelons que la moitié d'entre eux a été écartée dans des camps de réfugiés et était de fait reléguée aux marges de la société métropolitaine qui était supposée les accueillir.

    --
    Anne Bonnefoy
    Responsable du pôle Histoire des sciences et des techniques
    Culture scientifique, technique et industrielle en Poitou-Charentes
    Espace Mendès France, tel 05 49 50 33 03 - fax 05 49 41 38 56
    1, pl. de la Cathédrale - BP 80964 - 86038 Poitiers cedex
    http://www.maison-des-sciences.org
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    Re: migration internationale

    Message par yunolo le Sam 14 Nov - 3:36

    Parler des HARKIS avec un brin d'histoire me ferait vraiment plaisir! Je sais qu'ils ont choisi la France dans la lutte et qu'ils ont été rejetés par ELLE et par l'Algérie (il en va de soi!)
    Ignorante sur le sujet.. j'ai quand même la vision de ces baraquements d'algériens près de chez moi, à qui nous n'avions pas le droit de parler! J'avais 5, 6 ou 7 ans! On nous avait appris à en avoir peur! Je ne crois pas avoir jamais entendu dire que ces hommes reclus avaient fait du mal à quelqu'un!
    Quelques uns sont restés... d'autres sont repartis! (et à leur place j'en aurais fait autant! Etre écarté de tout et de Tout le Monde! La Merde!
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    Re: migration internationale

    Message par bye le Mar 23 Fév - 18:42

    nouvelles de luttes et de répressions autour des centres de rétention en Europe
    ITALIE
    Ce matin à Turin des perquisitions ont été effectuées chez une vingtaine de camarades. Trois ont été arrêtés et trois autres se trouvent assignés à résidence. Outre l'habituel matériel informatique et les divers papiers (tracts...), les ordinateurs de Radio Black Out ont été saisis (ce qui explique que les transmissions en streaming sont suspendues).D'autres perquisitions ont eu lieu à Cunéo, Mantoue et Trente.
    Les faits reprochés sont de type associatif et tout est lié aux mobilisations contre les centres de rétention et les luttes antiracistes. Les mêmes activités pour lesquelles l'Etat voulait attribuer le statut de surveillance spéciale (un statut qui oblige les gens à être chez eux à certaines heures et leur interdit la fréquentations de diverses personnes et lieux) aux rédacteurs du site Macerie.
    Pour rappel, radio black out est une radio militante qui diffuse des infos sur les luttes autour des centres de rétention.


    http://lombardia.indymedia.org/node/26546http://lombardia.indymedia.org/node/26546]http://lombardia.indymedia.org/node/26546[/url[/url]]

    ESPAGNE
    Barcelone:
    Depuis le 15 février, les retenus du Centre d'internement pour étrangers de la Zona franca sont en grève de la faim pour protester contre les expulsions et pour la liberté.
    Tout est parti d'un violente tentative d'expulsion. Une personne a résisté à son expulsion et a été replacé au CIE. Elle a alors commencé une grève de la faim, qui a été très vite suivi par d'autres internés. La police a tenté de casser le mouvement en les menaçant et en les frappant. Aucune assitance médicale ne leur ait donné.
    En solidarité et dans le contexte du durcissement de la législation espagnole sur l'immigration (alongement de la durée de rétention entre autres), il y a un appel qui est lancé pour une grève de la faim de 50h du 27 février au 1er mars, place de la Catalogne à Barcelone.

    http://www.kaosenlared.net/noticia/117512/placa-catalunya-50-horas-huelga-hambre-igualdad-derechoshttp://www.kaosenlared.net/noticia/117512/placa-catalunya-50-horas-huelga-hambre-igualdad-derechos]http://www.kaosenlared.net/noticia/117512/placa-catalunya-50-horas-huelga-hambre-igualdad-derechos[/url[/url]]

    http://barcelona.indymedia.org/newswire/display/390241/index.phphttp://barcelona.indymedia.org/newswire/display/390241/index.php]http://barcelona.indymedia.org/newswire/display/390241/index.php[/url[/url]]

    Tarragone:
    Plusieurs sabotages et tags sont apparus sur des banques à Tarragone (et ailleurs). 3 personnes ont été interpellées et accusées de ces dégradations :
    Le 18 février à 4 h du matin, la guardia urbana de Tarragone a arrêté 3 personnes en les accusant d'avoir tagué et détruit des DAB situés sur la Rambla Nova de la ville. Il s'agit de deux filles de 20 et 21 ans et un garçon de 19 ans. Après 14h de détention au commissariat des Mossos d'Esquadra (police catalane) ils sont mis en examen pour dégradation. Le lendemain, ils ont été auditionnés par les juges même si pour l'instant la date de leur procès n'est pas connu.
    Les trois accusés ont déclaré avoir été humiliés, menacés et frappés pendant leur détention par les agents de la Guardia Urbana.

    http://barcelona.indymedia.org/newswire/display/390375/index.phphttp://barcelona.indymedia.org/newswire/display/390375/index.php]http://barcelona.indymedia.org/newswire/display/390375/index.php[/url[/url]]


    GRANDE-BRETAGNE

    Les femmes détenues du centre de rétention de Yarl's wood sont en grève de la faim depuis le 5 février. La grève de la faim, suivie par 84 femmes, a été déclenchée pour demander l'arrêt des humiliations dans tous les centres de rétention.
    Le 8 février les gardes de Serco (boîte privée sécurité) ont violemment attaqué les grévistes pour casser la protestation : 70 femmes ont été enfermées dans le couloir pendant 8 heures, sans eau, sans nourriture, sans toilette, ni assistance médicale. Beaucoup se sont évanouies et une vingtaine de femmes qui avaient tenté de grimper par les fenêtres ont été battues et mises à l'isolement. 4 femmes désignées comme "leader" ont été transférées à la prison de Holloway à Londres.

    Un certain nombre de manifestation de solidarité avec les grévistes ont eu lieu ces jours-ci:
    Le 10 fév, des étudiants ont fait une grève de la faim de deux jours dans les bureaux de Serco à Londres.
    le 12 fév, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées, avec bruit, devant les bureaux de Serco.
    84 militants no-border ont fait un jeûne de 24 heures et 66 autres personnes à Bedford ont fait une grève de la faim de 24 heures.
    Le 17 février, une manif a eu lieu devant la taule où sont détenues les "4 de Yarl's wood" à Londres.
    Le 21 février, une autre manif s'est tenue aux abords de Yarls' wood.
    Enfin, une nouvelle manif est prévue le 26 devant les locaux de Serco
    http://www.indymedia.org.uk/http://www.indymedia.org.uk/]http://www.indymedia.org.uk/[/url[/url]]
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    bye
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    Re: migration internationale

    Message par bye le Mer 24 Fév - 15:24

    bye a écrit:nouvelles de luttes et de répressions autour des centres de rétention en Europe
    ITALIE
    Ce matin à Turin des perquisitions ont été effectuées chez une vingtaine de camarades. Trois ont été arrêtés et trois autres se trouvent assignés à résidence. Outre l'habituel matériel informatique et les divers papiers (tracts...), les ordinateurs de Radio Black Out ont été saisis (ce qui explique que les transmissions en streaming sont suspendues).D'autres perquisitions ont eu lieu à Cunéo, Mantoue et Trente.
    Les faits reprochés sont de type associatif et tout est lié aux mobilisations contre les centres de rétention et les luttes antiracistes. Les mêmes activités pour lesquelles l'Etat voulait attribuer le statut de surveillance spéciale (un statut qui oblige les gens à être chez eux à certaines heures et leur interdit la fréquentations de diverses personnes et lieux) aux rédacteurs du site Macerie.
    Pour rappel, radio black out est une radio militante qui diffuse des infos sur les luttes autour des centres de rétention.


    http://lombardia.indymedia.org/node/26546http://lombardia.indymedia.org/node/26546]http://lombardia.indymedia.org/node/26546[/url[/url]]

    ]

    Quelques nouvelles d'Italie, avec
    tout d'abord l'adresse des camarades emprisonnés et
    apparemment mis en isolement. Vous pouvez leur écrire même
    en français (ou en anglais ou en espagnol... ou en
    italien), ça participe à montrer qu'ils ne sont pas seuls
    et ça fait sans doute toujours du bien quand on est en
    prison :
    * Luca Ghezzi, Via Pianezza 300, 10151 Torino
    * Andrea Ventrella, Via Pianezza 300, 10151 Torino
    * Fabio Milan, Via Pianezza 300, 10151 Torino

    Hier une soixantaine de personnes se sont rassemblées
    devant le CIE (centre d'identification et d'expulsion) de
    Turin. Les nouvelles de l'intérieur, des résistances aux
    expulsions, des résistances à l'enfermement dans les CIE
    continuent d'être diffusées. De toute façon, dedans comme
    dehors les luttes continuent !

    Sinon, voilà ci-dessous un condensé de divers articles de
    presse qui ont tous des titres plus aguicheurs les uns que
    les autres (Exemples :« plus de 60 actions reprochées aux
    anarchistes », « 2 années de raids et de violence,
    opération contre les anarchistes », « derrière
    les révoltes d'immigrés »...):

    1)Concrètement il est reproché aux camarades arrêtés 2
    ans et demi de lutte contre la politique d'immigration du
    gouvernement italien et contre les centres de rétention.
    Pêle-mêle sont évoqués :
    -les occupations de la cgil, de la croix rouge (sur la
    croix rouge et la cgil, gros syndicat de gauche italien,
    voir cet article en français http://juralibertaire.over-blog.com/article-36172474.htmlhttp://juralibertaire.over-blog.com/article-36172474.html]http://juralibertaire.over-blog.com/article-36172474.html[/url[/url]])
    , de la Lega Nord, d'un musée egyptien, du consulat de
    Grèce où fut négocié l'envoi de faxs de solidarité.
    -les rassemblements réguliers devant le CIE de la via
    Brunelleschi (qui dans les bouches de l'Etat, de la police
    et des journalistes se transforment en « assauts » ou
    « attaques » des CIE)
    -les actions contre des entreprises qui collaborent au
    fonctionnement des CIE (la croix rouge encore)
    -les manifestations dans des lieux publics telles celles au
    resto bio Eataly où pendant une grève de la faim une
    intervention avait été faite avec distribution de tracts
    (voir http://www.autistici.org/macerie/?p=14083http://www.autistici.org/macerie/?p=14083]http://www.autistici.org/macerie/?p=14083[/url[/url]])

    -La petite action au très chic resto « Il cambio »,
    lieu fréquenté par les politiques et journalistes de
    droite de Turin où, toujours pendant une grève de la faim
    des retenus du CIE, des excréments avaient été lancés
    dans la salle (voir http://www.autistici.org/macerie/?p=13993http://www.autistici.org/macerie/?p=13993]http://www.autistici.org/macerie/?p=13993[/url[/url]])


    2) Est suggéré le fait que derrière les révoltes il y
    aurait ces gens qui se battent contre les centres de
    rétention, les prisons,.... Certains journaux, se
    basant sur des extraits d'écoutes téléphoniques,
    relatent ainsi des extraits de conversations au téléphone
    entre des camarades et des retenus remontant à juillet
    2009, disant que par ces coups de fil à l'intérieur
    les retenus étaient incités à la révolte. Comme si les
    gens, que dis-je, les étrangers sans titre de séjour,
    étaient sans doute trop cons et trop contents de leur sort
    pour penser tous seuls à se révolter.... Il y avait eu la
    même chose à Vincennes où lors de la révolte qui a
    conduit à l'incendie, les gens et associations qui
    manifestaient dehors avaient été accusés d'incitation par
    divers responsables politiques.
    Pour rappel plusieurs des camarades interpellés
    retranscrivaient des témoignages de retenus en lutte via la
    radio ou internet.

    3)Dans la logique policière, il y a des chefs, ils
    les présentent, les exposent, les mettent en photo dans le
    journal, ce sont 2 des 3 personnes incarcérées.


    4)Concernant les perquisitions à Radio Blackout il est dit
    que l'investigation ne concerne que la partie qui s'occupait
    des luttes dans les centres de rétention et concerne aussi
    des infos transmises sur la radio mais aussi par sms pour
    prévenir des contrôles de police. Dans le dossier
    d'instruction beaucoup d'enregistrements d'émissions où on
    entend notamment s'exprimer les gens inculpés dans cette
    histoire puisque certains participaient à la radio.


    5)Il est précisé que les « investigations » contre
    cette figure de l'ennemi intérieur qu'en Italie
    ils appellent « anarchiste insurrectionnaliste »
    continuent.


    Solidarité et liberté pour tous avec ou sans papiers en Italie comme ailleurs !
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    Re: migration internationale

    Message par bye le Jeu 4 Mar - 5:31

    Migrants en Europe, l'effroyable inhumanité
    La manière dont nos sociétés européennes abordent la question de la migration en ce début de XXIe siècle restera probablement, au regard de l'histoire, une tragédie.
    Comment comprendre nos silences face aux renvois vers leur pays en guerre de jeunes Afghans venus chercher refuge en Europe et qui, confrontés à une gestion des flux migratoires exclusivement répressive, se retrouvent dans la plus grande précarité à survivre dans des taudis, sur les plages de la Manche ou, dans les squares publics de Paris ou d'autres villes de France ?
    Comment accepter que des hommes, des femmes et des enfants meurent dans l'indifférence générale, alors qu'ils ont pris place, pour fuir la pauvreté, sur des embarcations de fortune pour rejoindre Tenerife, Lampedusa ou d'autres points de débarquement sur les côtes occidentales de la Méditerranée?
    Comment admettre enfin les incarcérations massives dans des camps de rétention installés en Europe mais aussi au Maroc ou en Libye, et les humiliations dont sont les victimes ces migrants originaires de zones frappées de plein fouet par la récession économique, la sécheresse ou la guerre?
    Les migrations ne sont pas un phénomène nouveau en France. Depuis 1980, la part de la population immigrée dans la population totale se situe autour de 8%. En 2010, un quart des enfants de moins de 18 ans ont un grand parent maternel né à l'étranger. La France est donc riche de ces diverses origines et l'immigration stable.
    «La criminalisation de l'entrée et de la présence irrégulières des migrants en Europe porte atteinte aux principes établis du droit international. Elle est aussi à l'origine de nombreuses tragédies humaines sans pour autant atteindre sa finalité, qui est de maitriser réellement l'immigration», a affirmé début février 2010 Thomas Hammarberg, Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, alors qu'il présentait un document thématique sur ce sujet. Il ajoutait : «Les Etats ont effectivement un intérêt légitime à contrôler leurs frontières, mais la criminalisation est une mesure disproportionnée, qui peut entrainer davantage de stigmatisation et la marginalisation des migrants».
    Loin des représentations des hordes de migrants déferlant sur l'Europe, un autre rapport du programme des Nations Unies pour le développement («lever les barrières: mobilité et développement humains»), publié récemment et passé relativement inaperçu, bouscule aussi d'autres idées reçues. Les flux de population des pays pauvres vers les pays riches restent minoritaires.
    Si chaque année, 5 millions de personnes franchissent des frontières internationales pour aller vivre dans un pays développé, elles sont bien davantage à migrer vers un pays en développement ou à se déplacer dans leur propre pays. Ainsi, ce sont bien les pays en développement qui assument la majeure partie des flux migratoires. De plus comme le souligne le rapport: «il n'existe aucune preuve d'impacts négatifs de l'immigration sur l'économie, le marché du travail ou le budget, alors que les bénéfices ne sont plus à démontrer dans des domaines comme la diversité sociale et la capacité d'innovation».
    Médecins du Monde, présent auprès des migrants dans les 22 centres de soins de l'association en France, mais aussi dans des programmes mobiles auprès des personnes sans papiers comme à Calais ou Paris (1) complète désormais ce rapport du Pnud avec des données spécifiques relatives à l'immigration pour des raisons médicales. Ces données viennent contredire l'idée, répandue, que les personnes qui émigrent du Sud vers le Nord pour bénéficier des soins médicaux de qualité des pays Européens sont toujours plus nombreuses.
    Un travail mené par les équipes de MDM dans onze pays européens et publié en septembre 2009 («L'accès aux soins des personnes sans autorisation de séjour dans onze pays d'Europe») a étudié les principales raisons invoqués pour expliquer la décision de migration: les personnes évoquent majoritairement des raisons économiques pour plus de la moitié d'entre elles. Seuls 6% ont cité comme motif de migration vers l'Europe des raisons de santé. Ces données sont quasiment identiques de celles contenues dans les rapports régulièrement produits par le Comede ou l'Institut de Vieille Sanitaire. Elles infirment donc l'idée de l'immigration pour raisons médicales et le lien entre immigration et déficit des comptes de la sécurité sociale.
    En revanche, s'agissant le plus souvent de populations migrantes en situation de fragilité sociale et économique, vivant dans la précarité, le travail de MDM met en évidence à l'échelle européenne un accès aux soins et un suivi médical inadapté et largement insuffisant. Ce qui est clairement inquiétant. Pour ne prendre qu'un exemple, la situation des femmes enceintes dont seule une petite moitié bénéficie dans les faits d'un suivi des grossesses adapté.
    Les représentations sécuritaires des phénomènes migratoires masquent les tragédies individuelles des migrants que nos équipes croisent quotidiennement ici, en France et en Europe, là bas, dans les pays dont ils sont originaires ou vers lesquels ils migrent dans l'espoir de lendemains plus humains. C'est pourquoi nous nous attachons à leur redonner un visage et une parole, et nous refusons des logiques sécuritaires qui nient les droits fondamentaux de la personne humaine au risque d'accroitre leur exclusion et leur précarité.

    Dr Olivier BERNARD, Président MDM France
    Pierre SALIGNON, Directeur général action humanitaire
    (1) MDM mène également des actions dans des régions qui voient transiter les migrants, au Maroc, en Algérie, au Mali où encore sur le continent nord-américain à la frontière entre le Mexique et les USA. L'association intervient depuis longtemps dans plusieurs régions d'émigration, l'Afrique subsaharienne, l'Asie du sud est, l'Amérique Latine, mais aussi des pays actuellement en guerre, Afghanistan et Somalie.
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    Re: migration internationale

    Message par bye le Lun 26 Juil - 15:06

    jusqu'où ira l'horreur?

    Des Etats-Unis à la « jungle » de Calais, certains brûlent ou greffent leurs doigts pour ne pas être reconnus des autorités.






    Le]http://www.boston.com/yourtown/randolph/articles/2010/07/01/mass_cops_make_id_despite_mutilated_fingerprints/]Le Boston Globe s'est penché[/url] sur la multiplication de ces cas aux Etats-Unis. Depuis 2002, la police du Massachusetts a ainsi arrêté 72 personnes aux empreintes mutilées.
    Kenneth Martin, en charge des questions relatives aux empreintes digitales pour la police de l'état, assure au quotidien que le phénomène prend de l'ampleur :


    « C'est assurément un phénomène en augmentation. […] Nous avons tout vu, des mutilations auto-infligées, des opérations chirurgicales pour retirer le centre du doigt, et des peaux recousues de façon étrange. »

    Les techniques utilisées sont très diverses. Le Boston Globe cite un lieutenant de police qui collecte les empreinte mutilées. Parmi les personnes interpelées, certaines s'étaient greffées un autre bout de peau, rapporte-t-il, mais pour les plus désespérés, c'est le couteau, la brûlure, l'acide ou la morsure. La blessure doit être profonde sans quoi la peau repousse presque à l'identique.
    Pour les sans-papiers, c'est 4 500 dollars l'opération chirurgicale



    Il y a deux semaines, un médecin du Massachusetts a été arrêté alors qu'il s'apprêtait à faire payer 4 500 dollars à des sans-papiers, pour retirer leurs empreintes grâce à une opération chirurgicale.
    Partout, le but est le même : échapper aux informations des bases de données qui s'appuient sur les empreintes.
    Certains sont des sans-papiers qui se mutilent pour échapper au risque d'expulsion, d'autres, auteurs de crimes ou délits, veulent éviter]http://www.boston.com/news/local/breaking_news/2010/06/man_with_name_b.html?camp=obnetwork]éviter le durcissement des peines de prison appliquées aux récidives[/url].
    Avec effectivement un certain succès aux Etats-Unis, selon les informations données par la police du Massachusetts, seules 17% des personnes mutilées ont pu être identifiées par la police lors de leur arrestation.
    En Europe : les doigts brûlés de la « jungle »


    Aux Etats-Unis, le fichier de police recense près de cent millions d'empreintes. En Europe, le fichier Eurodac en contiendrait « environ trois millions », selon Gérard Sadik, coordinateur national de la Coordination française pour le droit d'asile CFDA http://cfda.rezo.net/].
    Chaque Etat membre de l'Union européenne est responsable]http://europa.eu/legislation_summaries/justice_freedom_security/free_movement_of_persons_asylum_immigration/l33153_fr.htm]responsable des migrants qui franchissent irrégulièrement ses frontières[/url]. Par exemple, si un Arménien débarque à Malte, c'est le gouvernement de l'île qui devra décider s'il lui accorde ou non le droit d'asile. Si la même personne est dans l'illégalité plus tard en France, elle devra être renvoyée à Malte.
    Depuis 2000, cette identification a été simplifiée par la base de données Eurodac Eurodac]http://europa.eu/legislation_summaries/justice_freedom_security/free_movement_of_persons_asylum_immigration/l33081_fr.htm]Eurodac, qui rassemble les empreintes des migrants illégaux de plus de 14 ans.
    Avec la constitution de la base d'Eurodac, de plus en plus d'empreintes se sont « effacées », raconte Le Monde diplomatique dans une enquête consacrée aux http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2009-09-25-Calais]« doigts brûlés » de Calais[/url]. En juillet 2009, Gérard Gavory, sous-préfet de Calais, expliquait ainsi à LibéLille, qu'au cours des deux mois précédents, lorsque la « jungle » de Calais était évacuée par la police, 57 personnes -sur les 172 reçues en préfecture- n'avaient]http://www.libelille.fr/saberan/2009/07/interview-souspr%C3%A9fet-de-calais.html]n'avaient pas d'empreintes[/url].
    Une réalité confirmée par le HCR -le commissariat de l'ONU pour les réfugiés- dans un]http://huwu.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=19654&Cr=France&Cr1=migrants]un rapport[/url] :


    « Afin d'éviter d'être renvoyés en Grèce ou ailleurs, des migrants et des demandeurs d'asile vont jusqu'à brûler]https://www.youtube.com/watch?v=ZoaVmjiOHTg&feature=related]brûler le bout de leurs doigts[/url] avec des clous chauffés à blanc ou de l'acide sulfurique pour qu'ils ne puissent plus être identifiés via leurs empreintes digitales. »
    Dans leur documentaire « No Comment », Nathalie Loubeyre et Joël Labat montrent des migrants se brûlant ou se limant les doigts pour en effacer les empreintes digitales. (Voir la vidéo)
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    Re: migration internationale

    Message par bye le Jeu 19 Aoû - 5:35

    Qui sont les Roms ?

    Les Rroms sont un peuple européen d’origine indienne, dont les ancêtres sont
    venus de la moyenne vallée du Gange, en d’Inde du Nord, il y a environ 800
    ans.
    Ils sont aujourd’hui dispersés dans le monde entier, surtout sur notre
    continent. Parvenus en Europe par l’Asie Mineure et le Bosphore, ils se sont
    installés d’abord dans les Balkans, puis dans les Carpates et petit à petit
    dans tous pays européens, de la Grèce à la Finlande et de la Russie à l’Europe
    occidentale (Espagne, Portugal, France, Allemagne et Royaume Uni). On compte
    environ 12 millions de Rroms en Europe, les deux pays qui en abritent le
    plus étant la Roumanie et la Bulgarie.
    Les Rroms au sens large se subdivisent principalement en Rroms dits «
    orientaux » (85% du total), en Sintés (souvent appelés Manouches en France –
    4%) et en Kalés (ou Gitans – 10%), en Gypsies (ou Romanichals en
    Grande-Bretagne – 0,5%) – sans compter divers groupes de moindre importance
    numérique mais tout aussi Rroms que les autres Rroms. Au niveau européen,
    ils sont aujourd’hui sédentaires à 96%.
    Les Rroms sont un peuple sans territoire compact, qui n’a jamais eu de
    revendications territoriales, mais qui est lié par une conscience
    identitaire, une origine, une culture et une langue communes. Ils sont
    environ un demi-million en France.
    Etre Rrom est une valeur positive indiscutable, autant qu’être Chinois,
    Argentin ou Français
    Et les Tsiganes alors ?
    Le mot ‘Tsigane’ vient du grec Atsinganos; c’était le nom d’une secte qui a
    disparu au XIème siècle: bien avant l’arrivée des Rroms dans l’Empire
    byzantin, il y vivait cette secte, pratiquant une variante de la religion
    persane manichéenne (préislamique). Or, ses fidèles refusaient le contact
    physique avec tous les autres, qu’ils considéraient impurs. Les paysans
    byzantins les avaient donc appelés Atsinganos (« non touchés », mais ceci
    dans le sens inverse de la notion d’intouchable en Inde). Quand les Rroms
    arrivèrent à leur tour, venant d’Asie et gardant une certaine distance, les
    prirent pour un nouveau contingent de cette secte.
    A partir de ce nom, Atsinganoi, les Rroms d’Europe furent diversement
    appelés en fonction des différentes langues des pays dans lesquels ils
    arrivèrent ensuite : Zingari en Italie, Tsigani dans les pays slavophones et
    en roumain, Zigeuner en allemand, Cigane en portugais, Tsigane en français
    (et Cigains en vieux-français)…
    A part son caractère péjoratif (dans de nombreuses langues il véhicule les
    idées de menteur, voleur, parasite, magouilleur, malpropre – la liste est
    sans fin), ce mot de Tsigane n’a pas de définition réelle. Plusieurs groupes
    en effet, qui n’ont aucun rapport entre eux de par leur origine, leur
    culture, leur langue et leur regard sur eux-mêmes sont à l’occasion appelés
    Tsiganes par les populations environnantes, ignorantes et souvent racistes à
    leur égard. Ont pu être appelés Tsiganes les Irish Travellers (celtes), les
    Yéniches (germaniques), les Egyptiens des Balkans, les Rudar (ou Beás – à l’origine
    Roumains du sud de la Serbie) et bien d’autres, jusqu’aux pillards de la
    guerre de Bosnie… Dans l’esprit de la pratique désormais universelle, le 1er
    Congrès International des Rroms (Londres, 1971) a revendiqué le droit
    légitime de ce peuple à être reconnu sous son véritable nom de « Rrom » pour
    le désigner. On utilise p arfois en France le terme « Rroms, Gitans et
    Manouches » pour spécifier les trois grandes branches de ce peuple.
    Que signifie le terme Samudaripen ou Porajmos ?
    En rromani, ce mot veut dire « meurtre collectif total », et il désigne le
    Génocide du peuple des Rroms, Sintés et Kalés pendant la Seconde Guerre
    Mondiale.
    N’oublions jamais, alors même que les historiens et les medias passent
    encore trop souvent cette tragédie sous silence, que la population rrom en
    Europe a perdu plus de 500 000 des siens entre 1933 et 1945. Les Nazis et
    leurs alliés de tous les pays ont persécuté, stérilisé, emprisonné, torturé,
    fusillé, et finalement gazé les Rroms dans les camps de la mort ou dans les
    bois. Etaient considérés comme Rroms ceux qui avaient au moins un arrière
    grand parent rrom.
    Les Rroms en tant que peuple étaient condamnés à l’extermination (voir l’ordonnance
    d’Himmler de 1938) car quoique « aryens » ils étaient considérés par les
    nazis comme des parias, asociaux, « de sang métissé », donc dangereux pour
    le « sang pur allemand ». Il ne faut pas oublier, au-delà des morts, tous
    les Rroms restés orphelins, veufs et veuves, stérilisés, traumatisés à vie
    dans leur corps et leur esprit par la folie nazie.
    En 1997, le président des Etats-Unis Bill Clinton a choisi le professeur Ian
    Hancock, un intellectuel rrom, pour le nommer membre du U.S. Holocaust
    Memorial Council en tant que représentant du peuple rrom. Au cours des
    dix-sept ans d’existence de ce Conseil, c’était la deuxième fois seulement
    qu’un représentant rrom pouvait faire partie des 65 membres qui le
    composent. Lors du procès de Nuremberg qui jugea les criminels de guerre
    nazis, aucune déposition de Rrom ne fut entendue. Pourquoi ?????
    Plus de 6 décennies après la libération des camps, la population rromani
    attend toujours que le monde reconnaisse son martyre sous le régime nazi.
    Jusqu’à nos jours, seules les victimes rroms de nationalité allemande ont
    reçu des « réparations » financières et sur le plan de l’histoire, presque
    rien n’est fait pour la reconnaissance du Samudaripen.
    Le saviez-vous ?
    Qu’ont en commun Django Reinhardt, Matéo Maximoff, Yul Brynner, Serge
    Poliakoff, Otto Müller, Camarón, Charlie Chaplin, Ron Wood, Zlatan
    Ibrahimovic, Eric Cantona, Juan de Dios Ramirez Heredia… ? Ils étaient Rroms
    !
    A quoi correspond le 8 avril , journée mondiale des Rroms?
    Le 8 avril est une vieille fête des Rroms de Transylvanie – le « jour des
    chevaux » (sortie festive des abris d’hiver avec les chevaux ornés de
    guirlandes) mais elle a pris une nouvelle dimension plus récemment et
    beaucoup de Rroms de par le monde la célèbrent désormais comme la date du
    premier congrès mondial des Rroms en 1971. En France, La voix des Rroms a
    instauré cette tradition depuis 2005 et organise chaque année une Semaine de
    la culture rromani. En ce jour important pour le peuple rrom, une pensée va
    tout naturellement aux victimes du Samudaripen, déportés et tués parce qu’ils
    étaient nés Rroms. Pour que ce chapitre ignoble de l’Histoire ne se répète
    plus jamais, nous pensons qu’il est important que tous se rapprochent pour
    mieux se connaître. Si la mère du racisme est l’ignorance, son père est l’égoïsme,
    et c’est donc en faisant la connaissance de la culture rrom que la méfiance,
    l’hostilité, la haine et le mépris vis-à-vis des Rroms finiront par devenir
    un simple sujet d’étude pour les historiens…
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    bye
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    Re: migration internationale

    Message par bye le Jeu 19 Aoû - 6:07

    A Vienne, le porte-parole de la communauté rom s'appelle
    Rudolf Sarközi
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/08/18/a-vienne-le-porte-parole-de-la-communaute-rom-s-appelle-rudolf-sarkozi_1400035_3224.html

    Hormis les syllabes d'origine hongroise de leur nom et un goût affirmé pour la politique, ils n'ont pas grand-chose en commun : l'un, Nicolas Sarkozy, est chef de l'Etat français, et glabre ; l'autre, Rudolf Sarközi, visage rond et fières moustaches grisonnantes, n'est que conseiller d'arrondissement à Vienne, où il a travaillé jadis comme éboueur.

    Il est aussi le porte-parole le plus connu en Autriche de la communauté rom, un groupe protégé, depuis 1993, au même titre que les autres minorités – slovène, hongroise, tchèque, croate ou slovaque – issues de l'ancien empire des Habsbourg.

    "Au Burgenland, à la frontière avec la Hongrie, il est possible d'enseigner dans les écoles publiques en langue romani", rappelle au Monde M. Sarközi, né en 1944 dans un camp de concentration.

    Vieux militant du Parti social-démocrate SPÖ, il suit avec inquiétude les mesures prises par les autorités françaises contre les Roms venus de Roumanie et de Bulgarie.

    "Bien sûr, on ne peut laisser se développer des campements sans contrôle, il ne s'agit pas non plus de défendre la délinquance ou l'oisiveté. Mais si on offrait à ces gens des terrains où ils puissent vivre dignement, ce serait un pas vers l'intégration. Le point capital, qui exige le plus d'efforts, étant la formation des jeunes", souligne celui que l'extrême droite a surnommé "le roi tzigane".

    UN PATRONYME TYPIQUE

    Un million d'euros, reliquat des sommes allouées aux Roms autrichiens par le Fonds national d'indemnisation des victimes du nazisme (9 000 Roms et Sinti, sur 12 000 recensés avant-guerre, ont été exterminés), a été investi dans une fondation d'aide à la formation des jeunes, à condition qu'ils donnent des preuves de leur bonne volonté.

    Sédentarisés de longue date, les Roms autrichiens restent trop souvent en marge ; leur nombre est estimé à quelque 30 000, sur 8,3 millions d'habitants, grâce aux immigrants poussés par les guerres interethniques dans l'ex-Yougoslavie.

    "Nous avons alors connu des situations de précarité semblables à ce qu'on voit en France aujourd'hui", relève M. Sarközi. En février 1995, un attentat à la bombe avait tué quatre Roms à Oberwart, dans le Burgenland, suscitant l'émoi en Autriche.

    Depuis cet épisode, attribué à l'extrémiste solitaire Franz Fuchs, qui s'est suicidé en prison, le calme est revenu. Mais M. Sarközi déplore que sa communauté, comme dans les autres pays d'Europe, soit trop peu présente dans le champ politique, notamment à cause de ses divisions. Les choses étaient sans doute plus simples à l'époque féodale, quand le comte Batthyany accordait sa protection aux Roms du Burgenland et les plaçait sous l'autorité exclusive de leur "voïvode" (chef régional), un certain Martin Sarközi.

    Ce "voïvode" peut-il avoir une lointaine parenté avec la famille hongroise de Nicolas Sarkozy – version francisée de Sarközy –, anoblie en 1626 par l'empereur d'Autriche ? "Qui sait ?", se demande Rudolf Sarközi, qui note que ce patronyme est typiquement rom : "Certains, dans un souci d'intégration, l'ont même abandonné de crainte d'être stigmatisés."

    Après l'élection de M. Sarkozy, en 2007, le président de l'Association culturelle des Roms d'Autriche lui a envoyé le livre où il raconte son combat pour la reconnaissance politique et juridique de sa communauté. Il a reçu un mot courtois du bureau de l'Elysée.
    Joëlle Stolz


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    Re: migration internationale

    Message par bye le Ven 20 Aoû - 3:19

    Hier chassés, fichés, exterminés
    Depuis des siècles, les Roms sont pourchassés dans toute l'Europe. Dès leur
    invention, les nouvelles techniques comme la photographie furent utilisées
    pour ficher les « nomades ». Ils périrent dans les camps de concentration
    nazis et des milliers ont été internés dans des camps français. Le racisme
    et la répression ont toujours continué de s'abattre sur eux. Leur nom même
    (bohémien, romanichel) est devenu une insulte.
    Aujourd'hui chassés et fichés
    Aubervilliers, Montreuil, Saint-Denis, Saint-Étienne... Depuis plusieurs
    années, les expulsions de Roms se multiplient, ordonnées par des
    municipalités de gauche comme de droite, souvent exécutées illégalement.
    Quand les « forces de l'ordre » débarquent avec des arrêtés d'expulsion et
    font monter tout le monde dans des cars qui les conduisent jusqu'aux
    frontières, les « responsables » parlent de « retours humanitaires et
    volontaires ». Ce qu'ils laissent derrière eux est détruit à coups de
    pelleteuse. Il est arrivé aussi que leurs caravanes – qui étaient leurs
    domiciles – soient brûlées.
    Les « voleurs de poules » sont accusés aujourd'hui « d'exploiter leurs
    enfants à des fins de mendicité », et le gouvernement prend une nouvelle
    fois le prétexte d'un fait divers pour justifier sa volonté de chasser tous
    les Roms. Il est prévu au moins deux évacuations par semaine et un nouveau
    fichier pour condamner ceux qui reviendraient.
    Demain libres ?
    Nous voulons une Terre sans frontières où tous pourront vivre et se déplacer
    ; une société sans État où chacun pourra décider de sa vie et de ceux avec
    qui il souhaite s'associer ; une humanité sans « étrangers ». Aussi nous
    manifestons notre solidarité avec ceux qui subissent la répression et le
    racisme et nous revendiquons notre liberté : la liberté de tous.
    Ni patries ni frontières
    Liberté de circuler
    Fédération Anarchiste
    Groupe libertaire d'Ivry
    c/o Librairie Publico – 145 rue Amelot – 75011 Paris
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    Re: migration internationale

    Message par bye le Sam 21 Aoû - 8:56

    Liberté, égalité, fraternité... pour les Gens du voyage aussi ?
    contrelaxenophobie | août 20, 2010 at 11:50 | Catégories : Uncategorized |
    URL : http://wp.me/p11Qrw-1s

    Communiqué de presse du Forum européen des Roms et des Gens du voyage
    Strasbourg, le 26 juillet 2010
    Suite aux dramatiques incidents de Saint-Aignan et en vue de la réunion à l’Élysée
    convoquée par le président Sarkozy le 28 juillet, le Forum européen des Roms
    et des Gens du voyage appelle la France à considérer tous ses citoyens comme
    égaux, età ne pas désigner les Gens du voyage comme l’une des causes
    principales des maux de la société.
    « Une communauté entière ne doit pas être tenue responsable pour un seul
    incident. Il existe des éléments criminels dans chaque secteur de la
    population que l’on se réfère à l’ethnicité ou à la classe sociale. Cela ne
    veut pas dire que tout le secteur en question est criminel » souligne Rudko
    Kawczynski, président du Forum européen des Roms et des Gens du voyage.
    En demandant dans l’urgence de tenir une réunion afin de répondre « aux
    problèmes que posent certains parmi les gens du voyage et les Roms », et ce
    dans le cadre de la « lutte implacable que le gouvernement mène contre la
    criminalité », le Chef de l’État a soudainement renforcé les stéréotypes
    contre cette communauté au sein de l’opinion publique. Si le président a eu
    la délicatesse de mentionner « certains », pourquoi les mesures d’expulsionsd’ores
    et déjà annoncées devraient elles être collectives ?
    Quel est par ailleurs le rapport entre le fait divers impliquant un citoyen
    français d’origine gitane et sédentarisé avec les mesures d’expulsions
    annoncées devant toucher une population française itinérante ou bien des
    Roms migrants citoyens de l’Union européenne pour leur immense majorité ?
    Va-t-on désormais décider d’expulser des citoyens européens en représailles
    d’un délit commis par des citoyens français ?
    De plus, afin d’avoir une discussion constructive et équilibrée ce mercredi,
    des représentants des Gens du voyage et des Roms ne devraient-ils pas siéger
    autour de la table ? Ils pourraient contribuer au débat et exprimer leur
    point de vue, notamment comment la législation dérogatoire au droit commun
    qui leur est appliquée, contrairement aux autres citoyens français, affecte
    leur réalité quotidienne ?
    « Les gens du voyage ne sont pas au-dessous des lois et ils ne sont pas
    au-dessus des lois non plus » a déclaré récemment le ministre Hortefeux. Que
    dire donc des municipalités françaises de plus de 5 000 habitants, qui, à
    plus de 50% et 10 ans après l’adoption de la loi Besson, n’appliquent
    toujours pas la loi en matière de mise en place de terrains d’accueil ?
    M. Kawczynski, président du Forum européen des Roms et des Gens du voyage a
    envoyé une lettre au président Sarkozy afin de clarifier la position
    française et s’assurer que les Gens du voyage, citoyens français comme les
    autres, bénéficieront bientôt dans les faits de la liberté, de l’égalité et
    de la fraternité prônées par la République française.
    * * *
    Le Forum européen des Roms et des Gens du voyage, qui a un accord de
    partenariat avec le Conseil de l’Europe et un statut spécial auprès de
    cette institution, est l’organisation la plus importante et la plus
    inclusive de Roms et des Gens du voyage en Europe. Il rassemble
    lesprincipales ONGs-roms internationales et plus de 1.500 organisations
    nationales des Roms et des Gens du voyage de la plupart des États membres du
    Conseil de l’Europe.
    Forum européen des Roms et des Gens du voyage
    c/o Conseil de l’Europe
    F – 67075 Strasbourg

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    Re: migration internationale

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