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    Re: migration internationale

    Message par bye le Mer 25 Aoû - 4:55

    Au-delà des actes paroles sécuritaires… des actes humains et dignes !
    contrelaxenophobie | août 24, 2010 at 3:33 | Catégories : Uncategorized |
    URL : http://wp.me/p11Qrw-2q

    Communiqué de presse du
    Collectif de soutien aux familles Roms de la Plaine de Triel-Chanteloup
    soutenu par Droit au Logment, Ligue des Droits de l'Homme, Réseau Education
    sans Frontières,
    Union Française des Associations Tziganes
    4 août 2010
    Pas d’expulsions du terrain ni du pays.
    Rétablissement des droits sociaux.
    Nous nous élevons contre les déclarations, de ces derniers jours du
    Président de la République faisant cyniquement l’amalgame entre délinquance
    et immigration et désignant à la vindicte populaire certaines populations,
    transformées en boucs émissaires, notamment les Roms.
    Les Roms roumains et bulgares sont citoyens européens et bénéficient à ce
    titre de la liberté de circulation en France. Mais en 2007, lors de l'entrée
    de la Roumanie et de la Bulgarie au sein de l'Union Européenne, le
    gouvernement français, contrairement à d'autres pays, a imposé des mesures
    transitoires excluant leurs ressortissants du marché de l’emploi, et par
    conséquent, le plus souvent, également des prestations sociales.
    Localement, qu'en est il ?
    Les familles Roms de la plaine de Triel-Chanteloup vivent en France depuis
    plusieurs années, pour certaines depuis plus de 6 ans. Elles demandent
    simplement à travailler et à vivre décemment et en bonne intelligence avec
    tout le monde.
    Elles sont venues parce qu’en Roumanie les Roms sont fortement discriminés
    et souffrent du dénuement et de la faim. Des parents expriment cet espoir
    ainsi : « Nous sommes venus en France pour pouvoir manger et scolariser nos
    enfants. »
    Sédentaires, ces familles désirent s’installer, vivre et travailler
    dignement dans les Yvelines où il peut faire bon vivre.
    Ne pouvant travailler légalement et ne percevant presque aucune aide
    sociale, elles sont contraintes de vivre dans des caravanes plus ou moins
    délabrées dans la plaine parce que c’est la seule solution actuellement.
    La Caisse d'Allocations Familiales ( CAF ) des Yvelines continue de refuser
    à ces familles les allocations familiales, en exigeant toujours plus de
    justificatifs, impossibles à fournir. Pourtant dans d’autres départements
    des familles roms, en situation comparable perçoivent les allocations
    familiales. Les CAF de certains départements ont même été condamnées à les
    attribuer par le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale.
    Aujourd'hui, ces familles ont peur. Elles craignent de voir la police
    détruire les caravanes au petit matin, les expulser, et leurs enfants ne pas
    pouvoir reprendre l’école à la rentrée, alors que certains sont inscrits
    depuis 3 ans et suivent une scolarité régulière et prometteuse.
    Nous demandons, avec l'ensemble des associations, organisations et
    collectifs, l'abrogation des mesures transitoires qui restreignent l'accès à
    l'emploi et aux prestations sociales pour les roumains et bulgares.
    Localement, nous demandons officiellement qu'un processus concret s'engage
    entre les pouvoirs publics, les collectivités territoriales, les familles et
    le collectif de soutien suite à la visite effectuée sur le terrain par
    Madame la Préfète, Monsieur le Sous-Préfet et les Maires de Chanteloup et de
    Triel, le 21 juillet dernier.

    Régler la situation de ces familles courageuses et volontaires est possible.
    Il suffit d'en avoir la volonté. Il suffit d'avoir un comportement et des
    engagements humains et dignes. Nous avons contacté la Sous Préfecture en ce
    sens. Avec les familles nous attendons rapidement des actes concrets et
    porteurs d'espoirs et non de désespoirs.
    Dans l'attente d'une résolution globale de la situation, nous exigeons, avec
    les associations et organisations qui constituent et soutiennent le
    collectif, que :
    - l'engagement pris lors de la visite d'installer des bennes à ordures soit
    réalisé sans attendre,
    - le terrain soit viabilisé de façon transitoire (eau, électricité et accès
    notamment), jusqu'au relogement définitif des familles ;
    - la garantie d'aucune expulsion, tant du terrain que du pays, soit apportée
    ;
    - la scolarisation des enfants soit effective et facilitée, notamment en ce
    qui concerne les transports scolaires et la cantine, comme le stipule la loi
    ;
    - les allocations familiales et prestations sociales soient attribuées aux
    familles ;
    - soient régularisés les adultes pouvant l'être dès maintenant.
    Tout retard ou expulsion ne ferait qu'amplifier la précarité et la fragilité
    des familles et des enfants, sans régler leurs situations et serait lourd de
    conséquences.
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    Re: migration internationale

    Message par bye le Mer 25 Aoû - 4:58

    Dénonçant le sort des Roms, un médecin refuse la Légion d’honneur
    Publié le 24/08/2010 sur JIM (journal international de médecine)

    Paris, le mardi 24 août 2010 –

    Le docteur Anne-Marie Gouvet, anesthésiste à la polyclinique de Navarre à Pau a décidé, sans doute inconsciemment, de faire mentir Jules Renard. L’écrivain amoureux d’aphorismes affirmait en effet : « En France, le deuil des convictions se porte en rouge et à la boutonnière », faisant allusion à ceux, nombreux, qui préfèrent taire leurs ressentiments et leurs révoltes, pour le seul plaisir d’arborer la Légion d’honneur à leur veston. Anne-Marie Gouvet ne sera pas de ceux-là. Si les décorations remises par la République semblent une coutume familiale, puisque ses parents et son grand-père reçurent la Légion d’honneur, l’honneur est une tradition à laquelle elle se veut bien plus fidèle. Or, pour Anne-Marie Gouvet, face à « la politique mise en œuvre par le gouvernement » elle ne pouvait consentir à être élevée au rang de Chevalier de la Légion d’honneur pour son « engagement fidèle au service de la France ».

    Bulldozer

    C’est le sens même de cet engagement qui lui est apparu au fil des semaines en contradiction avec les engagements du pouvoir actuel qui souhaitait lui décerner la légion d’honneur. Après la promulgation de sa distinction le 14 juillet, Anne-Marie Gouvet, surprise de cette annonce, fruit des démarches secrètes de son fils et son époux, choisit après un temps de réflexion d’accepter cette décoration. L’été, pourtant, l’a conduite à modifier ses positions. Le démantèlement de plusieurs camps de Roms et la stigmatisation de ces populations furent en effet vécus comme des événements difficilement tolérables aux yeux de celle qui aux côtés d’organisations comme Médecins du Monde ou aujourd’hui la Chaîne de l’Espoir a sillonné le monde du Kurdistan iranien au Rwanda en passant par l’Afghanistan. C’est notamment ce dernier pays qu’elle gardait à l’esprit en écrivant ces derniers jours sa lettre de refus de la Légion d’honneur au Président de la République : « Comment pourrais-je repartir en Afghanistan, en Mongolie ou ailleurs avec cette décoration, tandis que les Roms, citoyens européens, vivent dans la boue et assistent, impuissants, à la destruction au bulldozer de leurs rudimentaires campements ? » s’interroge-t-elle dans cette missive adressée à Nicolas Sarkozy. « J’ai travaillé dans trop de camps de déplacés pour tolérer la manière dont sont traités par la France les réfugiés et autres sans papiers » écrit-elle encore.


    Aurélie Haroche

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    Re: migration internationale

    Message par bye le Mer 25 Aoû - 5:09

    Le Conseil de l'Europe rappelle à l'ordre la France sur les Roms

    Reuters | 24.08.10 | 21h30


    STRASBOURG (Reuters) - La Commission européenne contre le racisme et
    l'intolérance (Ecri), un organe du Conseil de l'Europe, a mis en garde mardi
    la France contre une stigmatisation des Roms.

    Cette déclaration publique, une démarche exceptionnelle de la part de ce
    collège d'experts des 47 Etats membres, fait suite au démantèlement de
    campements illégaux demandé fin juillet par le président Nicolas Sarkozy
    dans un discours où il faisait un lien entre délinquance et immigration.

    "Ces dernières semaines, des déclarations politiques de responsables de haut
    rang ainsi que des actions menées par le gouvernement ont stigmatisé les
    Roms migrants", déclare l'Ecri.

    "Ceux-ci sont présentés collectivement comme auteurs d'infractions pénales
    et sont en particulier caractérisés comme seuls responsables d'abus de la
    réglementation européenne en matière de liberté de circulation", ajoute la
    commission.

    L'Ecri rappelle avoir demandé en juin aux autorités françaises de combattre
    les attitudes racistes vis-à-vis des Roms et de "respecter les droits
    sociaux" de cette population et exprime "sa déception face à cette évolution
    particulièrement négative".

    "Une politique fondée sur des expulsions forcées et des mesures 'incitant' à
    quitter la France ne peut fournir une réponse durable", ajoutent les experts
    européens.

    "L'antitsiganisme, qui constitue une forme particulière du racisme, devrait
    être combattu de manière efficace dans tous les pays européens",
    concluent-ils.

    Les déclarations du chef de l'Etat et de membres du gouvernement français
    concernant les Roms ont suscité de nombreuses critiques à gauche mais
    également à droite, jusqu'au sein de l'UMP, ainsi que de la part de l'Eglise
    catholique.

    Le Premier ministre, François Fillon, a demandé mardi aux ministres
    intervenant sur ce dossier d'agir avec fermeté, "sans laxisme ni excès".

    Gilbert Reilhac, édité par Jean-Baptiste Vey

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    Re: migration internationale

    Message par bye le Lun 30 Aoû - 13:58

    La Roumanie n’a pas de leçons à recevoir
    par voxrromorum - 25 août 2010

    dimanche 29 août 2010

    Tel est le message transmis par La voix des Rroms à M. Valentin Mocanu, Secrétaire d’Etat de Roumanie lors de la rencontre de ce 25 août à Paris. En effet, bien que tous autour de la table reconnaissaient la situation difficile des Rroms en Roumanie, la Roumanie n’a pas de leçons à recevoir en matière de politiques à l’égard des minorités. Surtout pas de la France, république fondée sur le principe théorique de l’égalité et qui en pratique discrimine par ses lois tout un pan de sa population regroupée sous le vocable "gens du voyage".

    Les pressions qu’exerce actuellement le gouvernement français sur le gouvernement roumain ne sont pas admissibles du point de vue des relations internationales. La limitation de la liberté de circulation pour les Rroms roumains au sein de l’Union européenne n’est pas envisageable pour le gouvernement roumain, a dit entre autres M. Mocanu, pour qui les fondements de l’Union sont de toute évidence plus clairs que pour M. Lellouche, qui lui, prône une telle limitation.

    Par ailleurs, M. Mocanu a reçu avec intérêt le projet d’un statut-cadre des Rroms dans l’Union européenne, un guide d’action de 25 pages rédigé par le réseau rrom européen RANELPI en 2000, mis à jour en 2008 et appuyé entre autres par l’Union Rromani Internationale, ONG à statut consultatif auprès de l’ONU.

    La voix des Rroms compte sur le gouvernement roumain pour appuyer l’adoption de ce statut-cadre par l’Union européenne et appelle tous les gouvernements européens à en faire autant. En effet, au-delà des quelques 12 millions Rroms que compte l’Union européenne, ce document offre des solutions pour toute une série de problèmes de l’ensemble des Européens.
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    Re: migration internationale

    Message par bye le Ven 10 Sep - 4:59

    Des Roms expulsés font demi tour
    AFP
    09/09/2010 | Mise à jour : 14:51

    Des Roms roumains frappés par un arrêté de reconduite ont
    volontairement franchi la frontière franco-belge aujourd'hui à
    Armentières (Nord), avant de la repasser en sens inverse quelques
    minutes plus tard sous le contrôle d'un huissier.

    Cette opération inédite organisée par deux avocats spécialistes du
    droit des étrangers "vise à démontrer l'absurdité de la politique du
    gouvernement français à l'égard des Roms", ont expliqué Me Clément
    Norbert et Antoine Berthe.

    Leurs clients, trois Roms de Roumanie visés par un arrêté de reconduite
    à la frontière pris par le préfet du Nord, ont brièvement quitté le
    territoire jeudi matin en franchissant la frontière matérialisée à
    Armentières par un panneau "Belgique", entre un restaurant et l'ancien
    poste des douanes françaises.

    Ils ont pénétré une centaine de mètres à l'intérieur du territoire
    belge, avant de faire demi-tour.
    Selon Me Berthe, "les Roms ont exécuté l'arrêté de reconduite, qui
    devient nul, et peuvent donc revenir en toute légalité, en tant que
    ressortissants européens, sur le sol français".

    Comme tout citoyen d'un Etat de l'Union européenne, les Roms roumains
    et bulgares peuvent entrer en France sans formalité particulière et y
    rester trois mois sans avoir à justifier d'une activité. Au-delà, ils
    doivent avoir un emploi, suivre des études ou justifier de ressources
    suffisantes, et avoir une assurance maladie.

    La promenade en Belgique constatée par huissier "prouve qu'il y a des
    parades à la politique d'immigration actuelle (...). Arrêtons de faire
    de la communication et occupons-nous des gens", a plaidé Me Berthe.

    En août, le ministre de l'Immigration, Eric Besson, avait reconnu des
    failles dans le dispositif actuel et prévenu que le gouvernement allait
    "adapter la législation" pour limiter le retour des Roms expulsés.
    "On trouvera d'autres parades", a affirmé Me Berthe.

    Le Parlement européen a adopté jeudi une résolution demandant à la
    France et aux autres Etats de l'UE de "suspendre immédiatement" les
    expulsions de Roms.
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    Re: migration internationale

    Message par bye le Mer 17 Nov - 10:22

    Les contrats temporaires des travailleurs migrants inquiètent les syndicats internationaux

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2010/11/16/vers-une-reprise-des-flux-migratoires-economiques_1440942_3244.html#xtor=RSS-3208



    patatas
    Invité

    Re: migration internationale

    Message par patatas le Mer 17 Nov - 22:22


    patatas
    Invité

    Re: migration internationale

    Message par patatas le Mer 17 Nov - 22:24

    OUPS !!!!



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    Re: migration internationale

    Message par patatas le Mer 17 Nov - 22:36


    patatas
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    Re: migration internationale

    Message par patatas le Mer 17 Nov - 22:37



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    Re: migration internationale

    Message par bye le Mar 7 Déc - 19:05

    L'Institut national des études démographiques (Ined) a rendu publique son étude portant sur les immigrés.

    http://www.france-terre-asile.org/toute-lactualite-choisie/item/4783-immigration-letude-de-linstitut-national-des-etudes-demographiques-
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    Re: migration internationale

    Message par bye le Mar 7 Déc - 19:08

    Dix-huit pays d'Amérique latine ont clôturé une réunion importante au Brésil par un accord visant à renforcer la protection des personnes déplacées de force et des apatrides dans la région.

    http://www.france-terre-asile.org/toute-lactualite-choisie/item/4749-amerique-latine-vers-une-meillere-protection-des-deplaces-et-des-apatrides
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    Re: migration internationale

    Message par bye le Ven 4 Fév - 19:30

    L’Assemblée Nationale, en se prononçant contre l’abolition des titres de circulation concernant les gens du voyage, va à l’encontre des recommandations du CERD


    Alors que se déroulaient en Allemagne et en Pologne des cérémonies en l’honneur des victimes de l’holocauste et que se prépare au Parlement européen une commémoration du génocide des tsiganes, en France l’Assemblée Nationale se prononçait contre l’abolition des titres de circulation et d’autres discriminations concernant les gens du voyage. Les personnes âgées de plus de 16 ans ayant une résidence mobile doivent être en possession soit d’un livret de circulation, soit d’un carnet de circulation si elles n’ont pas de ressources régulières. Le titulaire d’un livret de circulation doit le faire viser chaque année par la police ou la gendarmerie, le contrôle est trimestriel concernant les carnets de circulation. Les enfants sont inscrits sur le carnet de leurs parents. Les Gens du Voyage doivent être rattachés à une commune et attendre trois ans pour être admis à s'inscrire sur les listes électorales, ils font
    l'objet d'un quota d'inscriptions dans les communes.

    207 voix pour, 289 contre, c’est par ce score que le 1er février, l’Assemblée Nationale a rejeté la proposition de loi pour mettre fin au traitement discriminatoire des gens du voyage, portée par le groupe PS et Gauche démocrate.
    Les groupes UMP et Nouveau centre se sont opposés à cette demande d’abolition de la loi de 1969.

    Or le Comité des Nations Unies pour l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale (CERD), au paragraphe 16 de ses « Observations finales » (CERD/C/FRA/CO/17-19) au rapport présenté par le Gouvernement français au mois d'août dernier, pointait du doigt ces discriminations et demandait que l’Etat français garantisse l’égalité de traitement entre tous les citoyens français ;

    « Le Comité reste très préoccupé par les difficultés rencontrées par les «gens du voyage», notamment eu égard à la liberté de circulation, à l’exercice du droit de vote ainsi qu’à l’accès à l’éducation et à un logement décent. A ce sujet, le Comité note avec préoccupation que malgré les recommandations formulées dans ses précédentes observations finales, l’État partie n’a toujours pas mis à la disposition des «gens du voyage» le nombre nécessaire d’aires d’accueil que prescrit la loi du 5 juillet 2000 dite «loi Besson». Le Comité juge également préoccupante l'obligation légale qui est faite aux «gens du voyage» de se munir d'un titre de circulation à renouveler périodiquement.
    Le Comité invite instamment l’État partie à assurer aux «gens du voyage» l'égalité de traitement eu égard au droit de vote et à l'accès à l'éducation. Le Comité recommande la mise en œuvre accélérée de la «loi Besson» de manière à ce que la question des aires illégales de stationnement ne se pose plus. Le Comité recommande également d'abolir les titres de circulation des «gens du voyage» de manière à garantir une égalité de traitement entre tous les citoyens de l'État partie (articles 2 et 5) ».

    Le Mrap souligne que :

    - l’obligation du carnet de circulation et toutes les mesures contraignantes qui s’y rattachent, font des « gens du voyage », des citoyens différents des autres français, ce qui est anticonstitutionnel.

    - l’existence de ce carnet de circulation est d’autant plus scandaleuse, qu’elle s’applique à toutes les personnes nées dans ce groupe administratif (les gens du voyage) et que ce carnet les suivra toute leur vie même s’ils ne « voyagent » pas ou bien s’ils se sédentarisent. Le fait d’être catégorisé « nomade » peut en outre avoir un impact négatif sur leur vie professionnelle.

    Le Mrap indigné appuiera toute démarche des élus qui permettrait d’invalider ce vote honteux ».

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    Re: migration internationale

    Message par bye le Sam 19 Fév - 19:59

    “La liberté de circulation s’impose comme une évidence”

    Posted: 18 Feb 2011 07:36 AM PST

    Pourquoi compter les morts de la migration ? Pourquoi se livrer à cette comptabilité macabre en tentant, en l’absence de données officielles, de rassembler les chiffres que parviennent difficilement à recueillir les ONG ?

    Parce que les victimes de la « guerre aux migrants » sont aujourd’hui une composante indissociable de la politique migratoire menée par l’Europe à ses frontières. Et parce qu’il est indispensable de donner une lisibilité à une situation trop souvent réduite à la fatalité ou au fait divers.

    La carte mémoriale des “morts aux frontières de l’Europe“ publiée par OWNI à partir des données compilées par l’ONG United soulève un certain nombre de questions, auxquelles avaient déjà tenté de répondre trois spécialistes des migrations dans un article intitulé “Compter les morts” publié en 2008 dans la revue Plein droit du Gisti, une association spécialiste du droit des étrangers.

    S’il n’existe pas de données officielles concernant le nombre de personnes mortes en migration aux frontières européennes, “d’après les ONG qui tentent de recenser le phénomène, ce nombre serait passé, entre le début des années 1990 et le début des années 2000, de quelques dizaines à plusieurs centaines par an“. Cette évolution dépend, non seulement des vagues de migrations, mais également de l’attention, grandissante, des médias et des associations à l’endroit de ces “morts aux frontières” : 459 morts en 1996, 654 en l’an 2000, en 2003, 2000 en 2006, date à laquelle United en avait répertoriés 8855, depuis 1993.


    Depuis, le nombre de morts est en décrue : 1785 en 2007, 1430 en 2009, et 208 “seulement” en 2010. Mais ces chiffres ne donnent qu’une vue partielle de la réalité, soulignent les auteurs de l’article, Emmanuel Blanchard, enseignant en sciences économiques et sociales, Olivier Clochard, le géographe qui a conçu la carte de l’externalisation du contrôle des frontières européennes pour Le Monde Diplomatique, et Claire Rodier, juriste au Gisti et présidente du réseau Migreurop, créé en 2002 suite à un séminaire sur « l’Europe des camps » par des militants et chercheurs “dont l’objectif est de faire connaître la généralisation de l’enfermement des étrangers dépourvus de titre de séjour”

    Pour ces trois spécialistes de la question, “une évaluation très approximative laisse penser que ce chiffre devrait au moins être multiplié par deux ou trois, voire plus encore“, dans la mesure où, pour les noyés par exemple, on ne recense que ceux dont les corps échouent sur les plages, pas ceux qui ont coulé…

    Pour la seule année 2006, au cours de laquelle 600 cadavres ont été retrouvés sur les côtes canariennes, un responsable des services d’immigration de ces îles espagnoles estime que le nombre total de migrants noyés entre la côte africaine et les Canaries serait dix fois supérieur.

    Une estimation confirmée par le directeur du Croissant rouge mauritanien, qui compare la traversée Mauritanie-Espagne à « un jeu de roulette russe ».

    Le décompte est également faussé du fait que de nombreux de pêcheurs travaillant dans le périmètre Malte-Libye-Tunisie-Sicile préfèrent détourner leur route plutôt que de porter assistance aux naufragés :

    Parfois, des cadavres humains s’accrochent aux filets. Généralement, on a ordre de les rejeter. Ce qui vient de la mer, on le rend à la mer : c’est ce que dit le capitaine.

    Les contrôles ne dissuadent pas : ils accentuent la dangerosité des traversées
    Dans le même temps, plus la pression et les contrôles des polices aux frontières se font pressants, plus les passeurs prennent des risques dans les trajets qu’ils font prendre aux migrants. Ainsi, notent les trois spécialistes, les patrouilles maritimes déployées par l’agence européenne Frontex afin de déjouer les tentatives de migration irrégulière en Méditerranée ont un succès très relatif, en tout cas paradoxal :

    Fin août 2007, le ministre de l’intérieur espagnol annonçait une diminution des arrivées aux îles Canaries de cayucos, ces barques sur lesquelles embarquent les boat people depuis les rives africaines, de l’ordre de 70 % en un an.

    Au cours de la même période, le nombre de cadavres retrouvés sur les côtes canariennes a augmenté, lui, de presque 50 %.

    Les opérations d’interception maritime mises en oeuvre par Frontex ont donc moins pour effet de dissuader les départs que d’accentuer la dangerosité des traversées.

    Ce qui rend d’autant plus pressant et important le fait de dénombrer le nombre de migrants morts aux frontières, afin d’aller au-delà de la fatalité ou bien du fait divers :

    La guerre aux migrants passe ainsi du registre de la métaphore à celui d’un contexte dont les conséquences doivent être documentées. L’impossible dénombrement est alors l’auxiliaire d’un nécessaire déchiffrage.

    Il s’agit aussi d’une forme d’exigence morale, et d’un hommage à rendre aux victimes. (…) Faire la somme des vies sacrifiées sur l’autel du « risque migratoire » est une autre manière de donner une existence à ces morts sans nom.

    Dans un dossier publié en décembre 2010 dans Plein droit, les trois mêmes auteurs reviennent sur la multiplication des contrôles des flux migratoires et des dispositifs « anti-immigration » qui, depuis les années 90, tentent de juguler des flux d’« indésirables », soulignant que “depuis 1991 et, notamment, l’éclatement de l’URSS, de la Yougoslavie et de la Tchécoslovaquie, 26 000 km de frontières ont été instituées dans le monde” :

    La première image d’une frontière est souvent celle d’une barrière et de guérites (les postes frontières), voire celle d’un mur ou d’une clôture grillagée surmontée de fils barbelés et ponctuée de check points. Cette représentation linéaire – renvoyant notamment au rideau de fer qui a séparé l’Europe pendant près de trente ans – n’a pas disparu.

    (Mais) depuis que l’immigration est de plus en plus soumise aux contrôles administratifs, les frontières se sont déplacées des guérites des limites nationales aux guichets des centres-villes.

    La lutte contre l’immigration est aussi un marché lucratif
    Pour mieux comprendre les tenants et les aboutissants de cette évolution, nous avons posé quelques questions à Claire Rodier.

    Vous évoquez la multiplication des contrôles des flux migratoires depuis les années 90, afin de “juguler des flux d’indésirables”, le fait que nous serions passé de la notion de réfugiés ou de migrants à celles de “sans-papiers” ou d’”indésirables” : de quand date le tournant exactement, et à quoi correspond-il ?
    Claire Rodier : Il faut en revenir à la signature de la Convention de Schengen en 1990, qui vise à faciliter la circulation à l’intérieur de l’espace composé des pays signataires, et qui, en contrepartie, permet de renforcer les contrôles aux frontières extérieures.

    Le principe de Schengen sera repris à l’échelle de tous les pays de l’Union européenne à partir de 1999 : l’UE est un vaste espace sans frontières intérieures où les citoyens européens (pas les autres) peuvent circuler librement mais dont, pour assurer la sécurité, il faut verrouiller et surveiller les frontières.

    D’où l’installation progressive de l’idée d’un envahisseur dont il faut se protéger : il est migrant, terroriste (à partir du 11 septembre) et, de plus en plus, faux demandeur d’asile.

    Toutes les lois européennes adoptées à partir des années 2000 en matière d’immigration et d’asile -c’est à partir de cette date qu’on a “communautarisé ces politiques“, qui sont devenues des politiques communes de l’UE – sont fondées sur cette lutte contre l’ennemi extérieur… qui est parfois aussi l’ennemi intérieur, cf par exemple le traitement de la question des Roms en Italie et en France.

    Vous écrivez que les frontières sont de plus en plus technologiques, administratives, externalisées au privé, délocalisées dans les pays d’origine des migrants : vers quoi s’oriente-t-on aujourd’hui, et jusqu’où pensez-vous que cela va pouvoir aller ?
    Claire Rodier : Je pense que le processus va d’autant plus s’intensifier que c’est un marché lucratif, indépendamment de l’efficacité des techniques déployées. Il n’est qu’à voir par exemple l’augmentation spectaculaire du budget de l’agence Frontex depuis sa création. Ce processus répond donc à des intérêts qui dépassent largement la question migratoire.

    Quant à l’externalisation/délocalisation des contrôles, qui mettent à distance leur matérialité (par exemple quand ce sont les fonctionnaires mauritaniens ou ukrainiens qui empêchent les migrants de se rendre en Europe), elle s’inscrit dans le cadre du rapport de force entre les pays européens et ceux qui acceptent de collaborer à leur politique migratoire, rapport de nature différente selon les cas.

    On est ainsi dans le registre post-colonial avec le Maghreb et l’Afrique de l’ouest, qui n’ont guère de marge de manoeuvre pour résister à la pression (à l’exception, pour l’instant, du Mali), du chantage avec les pays de l’ex bloc soviétique à qui l’on tend la carotte de l’adhésion à l’UE pour obtenir qu’ils jouent les garde-frontières, du donnant-donnant avec la Libye… C’est donc plutôt dans l’analyse géopolitique du rapport entre l’UE et ses voisins qu’il faut chercher à lire les orientations futures de sa politique migratoire.

    Vous évoquez un processus de “criminalisation de l’immigration” qui, contournant les conventions internationales, met à néant “le droit d’avoir des droits” : que serait, selon vous, une politique d’immigration respectueuse des droits de l’homme ?
    La liberté de circulation ! Pour qui prend le temps de peser tous les éléments du débat, la liberté de circulation s’impose comme une évidence. En 2009, le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) a ainsi enfoncé le clou, en proposant, démonstrations chiffrées à l’appui, de réformer les politiques en matière de migration en vue de « lever les barrières » pour ouvrir les voies d’entrée aux migrants.

    Finalement, les seuls qui restent en retrait de cette prise de conscience de la nécessité de fluidifier les frontières, qui prennent le contre-pied de ces recommandations de bon sens, ce sont les gouvernants des pays industrialisés. Depuis qu’elle a « communautarisé » sa politique d’immigration, l’Europe en a progressivement restreint le champ à une approche sécuritaire.

    L’agence Frontex, qui double les frontières physiques de l’Union européenne d’une frontière virtuelle surveillée par des radars, des hélicoptères et des patrouilles maritimes destinés à repousser les migrants, est le symbole de cette évolution à contre-courant. Figés dans leurs réflexes défensifs, obsédés par la préservation de leur souveraineté, ceux qui définissent aujourd’hui les politiques migratoires brandissent pour les justifier la menace de l’invasion qu’entraînerait un monde sans frontières.

    Pourtant, instaurer la liberté de circulation n’implique pas de supprimer les frontières. Celles-ci existent, leur disparition n’est pas à l’ordre du jour, et elles ont leur fonction dans l’organisation du monde. Mais cette fonction n’est pas forcément d’être un obstacle, une barrière : ce n’est pas parce qu’ils ont des frontières que les États sont contraints de les fermer. Au contraire : ce qui n’est pas réaliste, c’est une politique d’immigration fondée sur la fermeture des frontières.

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    Re: migration internationale

    Message par bye le Sam 19 Fév - 20:13

    Mémorial des morts aux frontières de l'Europe

    Plus de 5 000 réfugiés ont débarqué à Lampedusa, île italienne située entre Malte et la Tunisie, depuis le début de l’année. La situation est d’autant plus critique, souligne l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), que l’île, forte de 5 000 habitants, ne peut a priori accueillir que 800 réfugiés.

    Dans un communiqué, United for Intercultural Action, une ONG de défense des droits des migrants et des réfugiés, rappelle de son côté que depuis 1993, 857 réfugiés au moins sont morts en tentant de rejoindre Lampedusa. Depuis le début de l’année, United a d’ores et déjà recensé 6 morts, et 31 disparus, un bilan qui risque fort de s’aggraver, si l’on en croit ce qui s’est passé le 11 février dernier :

    Des garde-côtes tunisiens ont été vus en train d’éperonner délibérément un bateau ironiquement nommé “Liberté 302″ et transportant 120 passagers jusqu’à le scinder en deux; les corps de 5 migrants ont à ce jour été récupérés, mais il en manque encore des dizaines.

    United, qui compile depuis 1992 articles de presse et signalements effectués par des ONG, journalistes, universitaires, sources gouvernementales, etc., a dénombré plus de 14 000 “morts aux frontières de l’Europe” depuis 1988.

    La majeure partie, plus de 11 000, sont morts avant même d’entrer sur le territoire européen, dont 4 696 en Afrique. Près de 10 000 sont morts noyés, dans la Méditerranée, lors du naufrage de leurs bateaux, mis à l’eau par leurs passeurs, en pleine mer ou à l’approche de la côte, ou fuyant les policiers qui cherchaient à les interpeller.

    864 sont morts de soif ou de faim, la majorité, perdue dans le désert, ou dans une embarcation à la dérive,
    près de 300 sont morts étouffés dans un camion,
    254 ont été assassinés,
    plus de 250 écrasés en traversant une route ou en tombant d’un camion,
    215 sont morts de froid,
    138 des 335 suicidés ont opté pour la pendaison, 4 sont morts en grève de la faim et 33 par immolation.

    No border,de son côté, en répertorie 3899, mais Fortress Europe, dont la base de données remonte à 1988, 14 921, dont 10 952 en mer, et 1 691 dans le désert du Sahara…

    Cette disparité de chiffres montre bien qu’il est impossible de recenser réellement la totalité des migrants morts pour avoir voulu trouver refuge en Europe. United estime d’ailleurs que le chiffre réel pourrait être trois fois plus important.

    14 000 en Europe, plus 4 500 aux Comores

    Pour s’en convaincre, il suffit de voir qu’United ne recense ainsi que quelques dizaines de morts à Mayotte, là où Fortress Europe en répertorie de son côté 629, noyés pour la plupart en voulant passer des Comores à la collectivité d’outre-mer française, et alors même qu’un rapport sénatorial datant de 2001 “estime à 4.000 le nombre de morts dus à des naufrages de Kwasa-kwasa, ces barques souvent surchargées servant à transporter des clandestins…” le site Stop Kwassa avançant, de son côté, le chiffre de 4500 morts noyés.

    D’après un rapport [pdf] de la Cour des comptes, la situation se serait depuis quelque peu améliorée : “quatre naufrages par an en moyenne depuis 2007 sont à déplorer. Les disparitions et décès en mer sont élevés quoique en diminution (64 en 2007, 47 en 2008, 35 en 2009)“. Mais le rapport note cependant que “cette forte pression migratoire risque de s’accroître encore sous l’effet de la départementalisation“.

    De plus, nombreux sont les morts qui ne sont pas répertoriés, parce que leurs corps n’ont pas été retrouvés, ou que leur mort a été cachée, comme ce fut le cas lors d’une terrible tempête dans la nuit de Noël 1997, où 283 personnes périrent noyées au large de la Sicile après que leur rafiot fut éperonné par un bateau-poubelle lui aussi rempli de candidats à l’exil. La tragédie ne fut révélée qu’en 2001, lorsqu’un pêcheur brisa l’omerta. Canal+ vient d’ailleurs d’y consacrer un reportage, Méditerranée : Enquête sur un naufrage fantôme.

    Pour mieux prendre la mesure de cette tragédie, OWNI a contacté l’ONG United, qui a bien voulu lui transmettre une copie de sa base de données, où elle recense tous ces morts aux frontières, classés par dates, pays, et causes des décès, afin d’en dresser une carte interactive qui vous permettra, en cliquant sur les noms des pays, ou les causes des décès, de suivre leur évolution au fil du temps, mais également de consulter chacun des faits et histoires répertoriés par United.

    Certains se souviennent peut-être de ces 58 Chinois découverts morts étouffés dans un camion à Douvres, en juin 2000. La lecture de la base de données montre à quel point leur cas est loin d’être isolé. Et parce qu’il ne peut être question que de chiffres, de statistiques, de courbes et de graphiques, voici, compilées, quelques-unes de ces histoires de réfugiés “morts aux frontières de l’Europe“, témoignant de la brutalité et des ravages causés par ce que plusieurs ONG d’aide et de défense des migrants n’hésitent pas à qualifier de “guerre aux migrants“.

    On l’a vu, la majeure partie des migrants meurent noyés. L’une des pires tragédies se déroula le 29 mars 2009, lorsque trois embarcations de fortune, en partance pour l’Italie, coulèrent au large de la Libye. D’après l’Organisation internationale pour les migrations, plus de 300 hommes, femmes et enfants auraient péri dans le naufrage, mais le chiffre serait en fait bien plus important, à en croire le témoignage d’un survivant, qui expliqua aux autorités libyennes que le bateau dans lequel il était monté, censé accueillir 75 personnes, en avaient embarqué 365.

    235 migrants tués par les policiers

    Les noyades ne sont pas toutes forcément dues aux mauvaises conditions climatiques, ou au surpeuplement des embarcations. Ainsi, en mars 1997, 87 Albanais se noient après que leur embarcation soit entrée en collision avec un bateau militaire italien. En mai 2000, 32 réfugiés meurent dans le naufrage de leur embarcation près de Tanger : les autorités ne font rien pour les secourir. En 2008, 36 Africains -dont 4 bébés- meurent noyés après que les garde-côtes marocains aient crevé d’un coup de couteau leur canot pneumatique…

    En août 2002, 16 Africains meurent noyés après que leur bateau ait chaviré lors d’une manœuvre destinée à échapper au contrôle du Système Intégré de Surveillance Extérieure (S.I.V.E.), monstre des mers et “dispositif très complexe de surveillance des frontières intégrant bandes vidéo, liaison satellitaire, radars, caméras thermiques et infrarouges, appuyé par des unités d’intervention par hélicoptères et maritimes“.

    Nombreux sont également ceux qui meurent de froid, de soif ou de faim. En octobre 2003, on retrouve 5 cadavres, morts de froid, dans un camion frigorifique incendié, puis 12 Somaliens, morts de froid et de faim, dans un bateau parti de Libye vers Lampedusa, après avoir passé 20 jours sans manger. Le capitaine est par ailleurs accusé d’avoir jeté 50 autres cadavres par-dessus bord.

    En août 2008, 56 subsahariens meurent de soif dans le Sahara après y être restés bloqués 10 jours sans eau suite, à une panne d’essence. En janvier 2010, L’Espresso avait ainsi publié cette vidéo où l’on voit, à la fin, deux Africains déshydratés, mais en vie, et la triste cohorte de tous ceux qui, par contre, n’ont pas survécu à leur traversé du Sahara [attention : images explicites].

    Plusieurs centaines de réfugiés ont par ailleurs été les victimes directes des dispositifs mis en place pour leur interdire l’entrée sur le territoire européen, à l’instar de ces 11 réfugiés morts brûlés dans l’incendie d’un centre de rétention à l’aéroport Schiphol, aux Pays-Bas :

    73 personnes sont mortes dans des champs de mines,
    63 ont été tuées, ou sont portées disparues, après leur déportation,
    110 sont mortes dans des centres de rétention,
    48 en garde à vue, et 57 en prison… alors même qu’elles étaient pourtant censées être, sinon sous la protection, tout du moins sous la responsabilité des autorités.
    Fortress Europe estime que 235 migrants sont morts tués par des policiers aux frontières, “dont 37 aux enclaves espagnoles au Maroc, Ceuta et Melilla, 50 en Gambie, 75 en Égypte et 33 en Turquie, le long de la frontière avec l’Iran et l’Iraq. Ainsi, en septembre 2003, Vullnet Bytyci, un Albanais de 18 ans, est tué par un garde-frontière grec, ce qui lui valu d’être condamné à une peine de deux ans et trois mois d’emprisonnement avec sursis. Amnesty International avait dans la foulée dénoncé 6 autres affaires révélant les “mauvais traitements” auxquels furent soumis plusieurs autres réfugiés, battus, roués de coups et dépouillés, par des garde-frontières cette semaine-là.

    Le 8 octobre 2009, entre 6 et 38 Somaliens sont tués par les policiers libyens en tentant de fuir le camp où ils étaient internés. Déjà, en septembre-octobre 2000, 560 étrangers avaient été tués par les autorités libyennes lors d’affrontements racistes.

    Tschianana, Mariame, Israfil, Manuel, Osamyia et les autres

    Si la quasi-totalité de la base de données porte sur des anonymes, quelques entrées comportent les noms et prénoms de certains de ces “morts aux frontières“. Occasion, sinon de mettre un visage, tout du moins d’humaniser quelque peu cette longue litanie.

    En 2004, Tschianana Nguya, une Congolaise de 34 ans, malade, enceinte et maman de deux enfants de 2 et 10 ans, est arrêtée en allant se soigner, et renvoyée dans son pays par les autorités allemandes. Immédiatement arrêtée par la police, internée dans un camp militaire, elle meurt, et son bébé avec, en accouchant, laissant son mari, et son plus grand fils de 16 ans, “quelque part en Europe“.
    En janvier 2003, Mariame Getu Hagos, un Somalien de 24 ans, meurt dans l’avion qui le reconduisait en Afrique après que les policiers français aient “usé de la contrainte” pour l’empêcher de se débattre.
    En mars 2003, Israfil Shiri, un homosexuel iranien de 30 ans, s’immole après s’être vu refuser l’asile en Grande-Bretagne, où il était arrivé caché dans un camion en 2001.
    En juillet 2005, Laye-Alama Kondé, soupçonné de trafic de drogue et conduit au commissariat de Brême, est menotté à une chaise par deux policiers qui le forcent à avaler des vomitifs, et meurt noyé dans l’eau qu’on le force à ingérer pour pomper le vomitif.
    En septembre 2005, Manuel Bravo, 30 ans, se suicide par pendaison dans le centre de rétention britannique où il était interné avec son fils de 13 ans après avoir appris qu’il allait être renvoyé en Angola, afin de lui éviter la déportation : en Grande-Bretagne, les mineurs de moins de 18 ans isolés ne peuvent être expulsés.
    En septembre 2007, Osamyia Aikpitanhi, un Nigérian de 23 ans meurt étouffé par le bâillon que les policiers lui avait mis pour qu’il ne les morde pas dans l’avion qui le reconduisait de l’Espagne au Nigéria.
    En ce même mois, Chulan Lui, une Chinoise de 51 ans se défenestrait en voulant fuir la police.
    D’après la base de données d’United, une cinquantaine d’autres réfugiés sont ainsi morts, “de peur“, en fuyant les autorités.

    La révolution, c’est bien, mais de loin

    Confronté à l’afflux massif de réfugiés tunisiens à Lampedusa, le gouvernement italien a laissé entendre que des criminels en fuite et des terroristes se faisaient passer pour des demandeurs d’asile, et qu’il fallait “bloquer le flux” des migrants. De son côté, la France a indiqué qu’elle n’accueillerait que des “cas marginaux“.

    Le réseau Migreurop, créé en 2002 suite à un séminaire sur « l’Europe des camps » par des militants et chercheurs “dont l’objectif est de faire connaître la généralisation de l’enfermement des étrangers dépourvus de titre de séjour“, dénonce lui aussi la tournure que prend l’accueil des réfugiés tunisiens à Lampedusa :

    Brandissant l’argument de l’invasion et de la menace terroriste, l’Italie, qui a déclaré l’état d’urgence humanitaire, réclame l’intervention immédiate d’une mission de l’agence Frontex pour patrouiller au large des côtes tunisiennes et intercepter les embarcations de migrants.

    Le réseau Migreurop s’interroge sur les raisons qui ont permis le passage, en quelques jours, de plusieurs bateaux des migrants dans cette zone de la Méditerranée qui était “verrouillée” depuis plusieurs mois à la suite d’accords de coopération conclus entre l’Italie, la Libye et la Tunisie pour le contrôle des frontières maritimes. Qui a intérêt à faire peser la menace du désordre ?

    Plutôt que les patrouilles de Frontex et les accords de réadmission, c’est la levée des contrôles migratoires qui doit célébrer le souffle de liberté venu de Tunisie et d’Égypte.

    Pour éviter la répétition des tragédies passées, United appelle de son côté le gouvernement italien et les autorités européennes à cesser d’exploiter le spectre d’une explosion de l’immigration maghrébine, et d’appliquer la résolution 1637 du Conseil de l’Europe sur l’accueil des boat people :

    Une chose est de soutenir la révolution tunisienne, une autre est de l’accompagner jusqu’à ce que la paix et la stabilité soient restaurées, ce qui inclut le respect des droits de l’homme des Tunisiens, et leur droit fondamental de demander asile.

    Ceuta, tombeau du rêve européen

    Morts aux frontières.Voilà une expression macabre qui colle avec l’image ancrée dans mon esprit après des mois à étudier cet insignifiant morcif d’Espagne de moins de 20 km2 situé sur le territoire du bon roi Mohammed VI.

    Ceuta la pute consanguine. Je m’y suis rendu en mars 2010, avec mon pote réalisateur Jonathan Millet pour les repérages d’un documentaire. Je ne saurais dire comment a surgi cette métaphore crasseuse mais elle ne nous a pas lâché les trois premiers jour qu’on a passés là-bas. L’atmosphère y est poisseuse, le micro-climat du détroit de Gibraltar n’y étant sans doute pas étranger. Le centre-ville, similaire à n’importe quel autre en Espagne avec son Zara, ses bazars chinois, ses petites cafétérias et sa promenade maritime contraste amplement avec le reste de l’endroit, quelque part à la croisée entre une forêt et un terrain vague urbain.

    On aurait pu faire la traversée en ferry depuis Algeciras en Espagne, une station balnéaire située à une quinzaine de bornes à vol de d’oiseau mais on n’avait pas trop de pognon, alors on a pris un avion jusque Tanger, puis un bus jusque Fnideq, la dernière ville marocaine avant de passer du côté espagnol. Entre les deux, il faut traverser le Tarajal, un poste frontière dégueulasse et grillagé où règne une atmosphère de suspicion permanente. Chaque jour des milliers de Marocains et de Marocaines s’y entassent.

    La plupart d’entre eux vit d’un petit commerce frontalier de contrebande plus ou moins toléré en échange de quelques bakchichs à l’attention de douaniers qui savent fermer les yeux quand on sait les caresser dans le sens du poil. Cette frontière, c’est le symbole même de Ceuta, une enclave européenne coincée au nord de l’Afrique et précautionneusement protégée des flux de migrants grâce à un mur de grillage surveillé comme l’Elysée. Un double rideau de trois mètres cinquante de hauteur et neuf kilomètres de long, des militaires qui le parcourent jour et nuit sans relâche et un nombre de miradors à faire pâlir le directeur de Fresnes. La Valla comme on l’appelle là-bas est un petit bijou de ségrégation. Elle aura coûté trente millions d’euros payés par l’Union Européenne en 1999, c’est à dire avec votre pognon.

    Pour comprendre à quel point Ceuta est une terre de cadavres, il n’est pas nécessaire de remonter très loin dans le temps. Après avoir été la porte d’entrée de l’immigration subsaharienne vers l’Europe pendant des décennies, le mois de septembre 2005 s’inscrit comme une rature sanglante dans les lignes des flux migratoires locaux. A l’époque, plusieurs dizaines de migrants, las d’attendre dans les forêts adjacentes du côté marocain, prennent d’assaut la Valla, et tentent de franchir – par complet désespoir – le double rideau qui les sépare de l’Europe. Le carnage qui s’ensuit laisse sans voix.Selon les chiffres officiels, treize migrants sont shootés sans qu’on ne sache réellement s’ils sont tombés sous les balles des militaires espagnols ou marocains. Pour des centaines d’entre eux, c’est retour à la case départ. Ils sont embarqués dans des camions et abandonnés dans le désert ou jetés en prison. Le témoignage de Mahadi Cissoko, l’un des Maliens qui ont survécu à la terrible nuit du 28 septembre 2005 surpasse probablement toute description qu’un journaliste pourrait rapporter:

    Nous revenons de l’enfer. Nous savions que les chemins que nous empruntions pour entrer en Espagne sont pleins d’embûches, mais nous ne pouvions pas imaginer cette rage et cette haine des forces de sécurité marocaines et de la Guardia, la police espagnole. Quelles instructions ont-elles reçues? Que leur a-t-on dit à notre sujet pour qu’ils nous brisent ainsi les os et le moral? Lors du premier assaut à Ceuta, dans la nuit du 28 au 29 septembre, les militaires marocains surpris ont réagi à coups de fusil, en tuant deux personnes.

    Après que nous ayons franchi la première grille, nous étions à la recherche des issues à emprunter pour être dans Ceuta sans avoir à escalader la deuxième grille du haut de laquelle nous étions des cibles faciles. La Guardia a réagi en barrant les entrées avec leurs véhicules et en tuant quatre personnes. Ils nous ont ensuite regroupés, nous qui n’avons pas pu passer. Nous nous sommes assis et avons refusé de bouger. A partir de l’un de nos portables, nous avons pu joindre Elena, une militante espagnole des droits de l’homme qui est basée à Tanger et qui nous a rendu d’énormes services quand nous étions cachés dans la forêt. Nous ne l’oublierons jamais. Elle nous a suggéré de rester là où nous étions, jusqu’au lever du jour. Mais la Guardia nous a tellement brutalisés que nous avons cédé. Ils nous ont alors ligotés deux à deux avant de nous livrer aux Marocains qui nous ont conduits en prison.

    Pour autant, le drame de Ceuta ne se joue pas qu’à la périphérie de son territoire. Chaque jour un tout petit nombre arrive à braver le mur et pénètre en territoire espagnol, caché – ou plus exactement encastré – dans le tableau de bord ou les carénages de bagnoles conduites par des passeurs marocains. Et on n’y trouve pas que des Africains. Là-bas, on a passé pas mal de temps avec Gurjeet, un Indien de 25 ans bloqué depuis trois ans dans cette prison à ciel ouvert. Si Ceuta fait bien partie de l’Europe, elle n’appartient pas pour autant à l’espace Schengen, empêchant de facto quiconque ne dispose pas du bon passeport, à traverser le bras de mer de quinze kilomètres à bord d’un de ces ferry confortables qui desservent le continent plusieurs fois par jour. Si Gurjeet est aujourd’hui bien vivant pour témoigner, on perçoit au premier regard qu’un ressort est irrémédiablement cassé chez le garçon. Les deux interminables années passées à zoner du Mali au Maroc ont été jalonnées de cadavres, comme autant de cicatrices morales:

    Je suis parti de chez moi il y a cinq ans. Mon voyage a réellement commencé en Afrique. J’ai pris l’avion depuis New Delhi et je suis arrivé en Ethiopie où j’ai passé à peine une heure. Je suis ensuite monté dans un autre avion jusqu’au Mali et j’ai passé deux mois là-bas. Au bout d’un moment notre passeur nous a dit qu’on était obligé d’attendre, le temps d’obtenir un nouveau visa qui nous permettrait d’aller directement en Espagne. On a attendu encore longtemps mais le passeur ne donnait plus de nouvelles. C’est alors un nouveau voyage qui a commencé, en bus cette fois, et on est arrivé dans une nouvelle ville à quasiment deux mille kilomètres de là (nda : selon toute logique, à la frontière entre l’Algérie et le Mali). On a passé sept jours à attendre. Plus de nouvelles du passeur. Finalement on a repris la route, en voiture, et on est arrivé dans le désert du Sahara. Nous avons eu énormément de problèmes, de nourriture et d’eau notamment. Certains de mes compagnons de route sont tombés malades et d’autres sont morts à cause de la faim, de la soif ou de l’absence de médicaments. Les piqûres d’insectes étaient aussi un vrai problème. Au final, quatre de mes amis sont morts en chemin parce qu’ils n’avaient pas les forces nécessaires pour endurer un tel voyage, sous une telle chaleur.

    Et le calvaire de Gurjeet ne s’est pas arrêté là. Avant de réussir à pénétrer dans Ceuta au bout de sa sixième ou septième tentative, il s’est fait dépouiller plus de quinze mille euros par divers passeurs, a goûté le bout des bottes en cuir des militaires algériens, s’est fait volé son passeport avant de s’embarquer dans un canot dont quatre personnes ne sont jamais sorties vivantes. Pour quoi au final? Pour se retrouver enfermé tel un détenu de droit commun dans une ville où il faut être Espagnol ou taré pour avoir envie de vivre.

    Après son entrée, plié en quatre au dessus de la roue arrière d’une vieille caisse marocaine, Gurjeet comme tous les clandestins de sa trempe a atterri au CETI, le centre de rétention de la ville. Là-bas, plusieurs nationalités se côtoient. Ils sont huit ou dix par chambre, partageant repas et maladies, en tentant tant bien que mal de s’occuper pendant la journée, leur condition de clando ne leur permettant pas d’accéder à un emploi légal. Débarqué au CETI en 2007 – l’endroit accueille toute personne n’étant pas en situation d’expulsion – Gurjeet n’y est resté qu’un an avant de se barrer, une menace d’expulsion pesant justement sur ses épaules. Depuis, il survit tant bien que mal dans une forêt avec une cinquantaine d’Indiens, tous dans la même situation que lui. Leur quotidien n’est pas très reluisant. Ils vivent installés dans un camp de fortune qu’ils ont eux-même bâtis en amassant des rondins de bois, des bâches et quelques matelas.

    Hormis la prière, la cuisine et le ménage si l’on peut dire – le camp est un sacré dépotoir – Gurjeet et ses potes s’occupent essentiellement en jouant les aides sur le parking d’un supermarché situé à une demie-heure de marche de là. Avec le temps, les gens du coin ont appris à s’habituer à leur présence, et se prêtent au jeu en leur demandant de charger leurs courses dans le coffre, histoire de leur donner une petite pièce. Les petites vieilles s’en accommodent plutôt bien et disposent de la sorte de jeunes gens prêts à porter leurs achats jusque chez elle. C’est l’occasion au passage de tailler un brin de causette avec ces individus venus du bout du monde, qui ont toujours une anecdote colorée à raconter sur leur vie passée. Et puis il y a tout le réseau d’aide autour d’eux. La soeur Paola notamment, une missionnaire alterno d’une soixante d’années qui leur donne des cours d’espagnol dans son local et leur met quelques médicaments à disposition. Il y a le centre San Bernardo aussi, qui leur file la possibilité de prendre des douches, manière de rester digne dans la misère. En bout de course, ces voyageurs malgré eux reçoivent enfin un coup de main de la communauté indienne de Ceuta, une petite diaspora établie depuis l’indépendance de 1947, qui ne manquent pas de leur fournir vêtements et nourriture en toute discrétion.

    Cette histoire de migrants qui fantasment l’Europe comme une terre promise pue complètement la lose. A l’échelle d’un territoire gros comme un confetti, Ceuta cristallise toute la détresse de ce sud qui idéalise naïvement le nord comme un havre économique bienveillant. Bloqué à l’intérieur du mur depuis trois années, le dernier espoir de Gurjeet et des cinquante-trois autres Indiens dans sa situation repose désormais sur une missive adressée au gouvernement espagnol dans laquelle ils l’exhortent à annuler l’arrêt d’expulsion qui pèse sur leurs têtes, afin de rejoindre enfin celle qu’ils s’appellent “La Grande Espagne” par opposition à cette ville espagnole autonome bâtarde. Au dessus de la carcasse des vivants, bloqué d’un côté ou de l’autre du mur, rôdent les âmes de tous ceux qui sont morts en payant le prix de cette attente insensée. Amnesty International estime d’ailleurs qu’en dix ans – depuis la création du mur – plusieurs milliers de personnes sont mortes noyées en essayant de contourner cette saloperie de barrière.

    Avec le recul, je m’explique difficilement cette image de la pute consanguine qui en définitive n’a aucun sens. Pour ces migrants, Ceuta a par contre quelque chose d’une jeune fille qui aurait menti sur son identité. Gurjeet et la centaine d’individus se sont imaginés que rentrer dans Ceuta renviendrait à épouser le rêve européen. Au final, ils se retrouvent liés avec une clocharde qui ne peut absolument rien pour eux, si ce n’est en faire à leur tour des hommes vivant comme des bêtes en dehors du cadre classique de la société. L’histoire de ces types mérite d’être racontée, ne serait-ce parce qu’elle démontre à quel point l’Europe peut être une broyeuse administrative sans sentiment. Pour Jonathan et moi, l’idée de tirer un documentaire de la réalité des prisonniers de Ceuta tient de la volonté de rendre compte au plus grand nombre de la nature parfois délibérément aveugle de l’Europe en matière de politiques migratoires. Le peu de propositions de diffuseurs sur le bureau de notre producteur tend à montrer que les médias audiovisuels semblent s’en tamponner tout autant.

    Les voix dse migrants se arssemblent à Dakar

    De la manifestation contre l’Agence européenne Frontex, symbole de la militarisation de la lutte contre les migrations, à l’adoption d’une Charte mondiale, sur l’Ile de Gorée, les migrants ont fait entendre leurs voix au Forum social de Dakar. Inlassablement, ils ont rappelé l’insoutenable réalité : depuis 1988, plus de 14.000 migrants sont morts aux portes de l’Europe.

    De l’expulsion dans le désert à la création d’un collectif
    Marcel Amyeto a quitté la République démocratique du Congo pour des raisons politiques. Il s’est retrouvé au Maroc, où le Haut commissariat des réfugiés (HCR) lui a reconnu le statut de réfugié. En 2008 dans le cadre de ses études en audiovisuel, il décide de réaliser un documentaire sur le sort des migrants à la frontière entre le Maroc et la Mauritanie. Sur la route qui le mène de Rabbat à Agadir, des policiers – qui interpellent systématiquement toute personne noire – le contrôlent et lui affirment que l’Etat marocain ne reconnaît pas la validité de son titre de réfugié.

    Marcel est alors incarcéré plusieurs nuits dans la ville de Dakhla. Avant d’être expulsé. Non pas vers le Congo, cela coûterait trop cher à l’Etat marocain, mais vers le désert : dans une « zone neutre » qui ne relève ni de la juridiction marocaine ou mauritanienne. Cette zone, peuplée de contrebandiers et trafiquants, a d’ailleurs été rebaptisée « Kandahar », à l’instar de la région d’Afghanistan où règne les talibans.

    Cette zone est extrêmement dangereuse. En plus de la grande violence dont peuvent faire preuve les trafiquants, de nombreuses mines anti-personnel tapissent le sol. Durant les sept jours passés dans cette zone, Marcel a vu mourir une jeune femme nigériane et son enfant, tués par une mine. 14.921 migrants sont morts aux frontières de l’Europe depuis 1988. Dont 10.925 en Méditerranée et dans l’océan atlantique.

    Marcel Amyeto, lui, a survécu à son séjour à « Kandahar ». Il a pu revenir au Maroc, y faire reconnaître son statut de réfugié, et venir présenter son collectif d’associations de migrants au Forum social mondial de Dakar.

    En marche contre Frontex et sa gestion des frontières
    Ce 10 février, le jeune congolais et près de 400 autres participants ont entamé à Dakar une marche contre Frontex. Dans le cortège, une banderole reprend l’immense liste des 14.000 migrants morts aux frontières de l’Europe. Créée en 2004 pour gérer les frontières extérieures de l’Europe, l’agence Frontex est la cause de l’errance de Marcel Amyeto dans le désert, et de la mort de nombreux migrants qui y sont refoulés. Cette agence est censée être en charge de « la coopération opérationnelle entre les États membres en matière de gestion des frontières extérieures », former les garde‑frontières nationaux, et suivre les questions « présentant de l’intérêt pour le contrôle et la surveillance des frontières extérieures ».

    Mais Frontex ne se limite pas à « gérer les frontières extérieures » de l’Union européenne depuis les côtes européennes. Elle agit aussi depuis les côtes d’Afrique, et du Sénégal en particulier, avec lequel Frontex a signé un accord de « coopération ». Avec la collaboration des autorités sénégalaises, des navires « militaires » européens, agissant dans le cadre de Frontex, arraisonnent directement les embarcations de migrants. Avec, souvent des conséquences mortelles : des migrants meurent, se noient, disparaissent loin des regards.

    Cette capacité de projection de Frontex au-delà des eaux européennes est rendue possible par ses immenses moyens : un budget de plus 88 millions d’euros en 2009, 21 avions, 25 hélicoptères et 113 navires armés. Un arsenal conséquent en comparaison de la marine sénégalaise, qui ne dispose que de 10 navires… « Combattre Frontex, c’est combattre la militarisation de la lutte contre les migrations et refuser que le Nord s’érige en forteresse qui dénie tous droits aux migrants », explique Mamadou Diop Thioune, président du Forum permanent de la pêche artisanale en Afrique. S’il s’implique dans cette mobilisation, c’est aussi parce que les navires de Frontex confondent souvent les barques des pêcheurs avec celles des migrants…

    Les droits des migrants est l’une des questions majeures abordées au Forum social de Dakar. Du 3 au 4 février s’est tenue la Conférence mondiale des migrants, sur l’île de Gorée. Un lieu symbolique de l’esclavage, au large de Dakar, d’où partaient des navires européens remplis de femmes et d’hommes noirs, forcés à l’esclavage dans les Amériques.

    De manifester à rédiger une charte des droits des migrants, le pas est fait
    300 participants ont adopté sur cette île une Charte mondiale des migrants. Issue d’un processus initié en 2006, cette charte proclame une série de droits en faveur des migrants. Elle réaffirme qu’ils « sont les cibles de politiques injustes », auxquelles il s’agit d’opposer le « droit à la liberté de circulation et d’installation » sur l’ensemble de la planète.

    Jelloul Ben Hamida, coordinateur des travaux, rappelle l’opposition des organisations de migrants à « toutes formes de restrictions des déplacements » : aux visas et autres formalités administratives, mais aussi aux frontières elles-mêmes. Cette charte représente une innovation. Une preuve que la société civile est capable d’élaborer des propositions concrètes. Adoptée sous les applaudissements, la charte incarne le « rêve de Gorée » pour de nombreux migrants.

    En dépit du symbole et de l’enthousiasme des participants, de nombreuses interrogations demeurent sur la portée de cette charte. Seules les « personnes migrantes » peuvent être signataires de la Charte, c’est-à-dire les personnes qui ont « quitté leur région ou pays, sous la contrainte ou leur plein gré, de façon permanente ou temporaire, pour une autre partie du monde ». Comment cette Charte peut-elle avoir un impact si elle n’est signée que par ceux qui sont directement victimes des politiques migratoires ? Pourquoi ne pas l’ouvrir à d’autres organisations ? Voire à des collectivités territoriales, comme cela a été demandé par des participants ? Comment établir un rapport de force avec les Etats, si seuls les migrants sont signataires ?

    Mis à part la demande « de refonte de la conception de la territorialité et du système de gouvernance mondiale », peu de nouveaux droits sont proclamés. Il est regrettable que la Charte ne se prononce pas clairement sur la question des migrations écologiques. Alors que les crises climatique et énergétique, la perte de la biodiversité s’accélèrent et que le nombre de migrants écologiques devrait dépasser les 50 millions d’ici 2050. A la fin de la conférence, une proposition est faite pour donner plus de force à la Charte : chaque signataire pourrait disposer d’un « passeport universel ». Une façon pour les migrants de prouver qu’ils sont signataires de la Charte et de pouvoir invoquer, en cas de besoin, les droits mentionnés par cette Charte
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    Re: migration internationale

    Message par bye le Dim 20 Fév - 7:33

    Charte Mondiale des Migrants

    Les personnes migrantes sont les cibles de politiques injustes. Celles-ci, au détriment des droits universellement reconnus à chaque personne humaine, font s’opposer les êtres humains, les uns aux autres en utilisant des stratégies discriminatoires, fondées sur la préférence nationale, l’appartenance ethnique, religieuse ou de genre.

    Ces politiques sont imposées par des systèmes conservateurs et hégémoniques, qui cherchent à maintenir leurs privilèges en exploitant la force de travail, physique et intellectuelle des migrants. Pour cela, ils utilisent les prérogatives exhorbitantes permises par la puissance arbitraire de l’État Nation et du système mondial de domination hérité de la colonisation et de la déportation. Ce système est à la fois caduque, obsolète et génère des crimes contre l’humanité. C’est la raison pour laquelle il doit être aboli.

    Les politiques sécuritaires mises en place par les États Nations font croire que les migrations sont un problème et une menace alors qu’elles constituent depuis toujours un fait historique naturel, complexe, certes, mais qui loin d’être une calamité pour les pays de résidence, constituent un apport économique, social et culturel inestimable.

    Les migrants sont partout privés du plein exercice de leur droit à la liberté de circulation et d’installation sur notre planète.

    Ils sont également privés de leurs droits à la paix ainsi que de leurs droits économiques, sociaux, culturels, civiques et politiques pourtant garantis par différentes conventions internationales.

    Seule une large alliance des personnes migrantes pourra promouvoir l’émergence de droits nouveaux pour toute personne de par sa naissance sans distinction d’origine, de couleur, de sexe ou de croyance. Pour cela, cette alliance des migrants devra leur permettre, autour de principes éthiques, de contribuer à la construction de nouvelles politiques économiques et sociales. Elle devra leur permettre aussi de contribuer à une refonte de la conception de la territorialité et du système de gouvernance mondiale dominant actuel et de son soubassement économique et idéologique.

    C’est pourquoi nous, migrants du monde entier, à partir des propositions qui nous sont parvenues depuis 2006 et après une large discussion à l’échelle planétaire, adoptons la présente Charte Mondiale des Migrants.

    Notre ambition est de faire valoir à partir des situations que vivent les migrants dans le monde, le droit pour tous de pouvoir circuler et s’installer librement sur notre planète, et de contribuer à la construction d’un monde sans murs.

    Pour cela, nous, personnes migrantes qui avons quitté notre région ou pays, sous la contrainte ou de notre plein gré et vivons de façon permanente ou temporaire dans une autre partie du monde, réunies les 3 et 4 février 2011 sur l’Ile de Gorée au Sénégal,

    Nous proclamons,

    Parce que nous appartenons à la Terre, toute personne a le droit de pouvoir choisir son lieu de résidence, de rester là où elle vit ou de circuler et de s’installer librement sans contraintes dans n’importe quelle partie de cette Terre.

    Toute personne, sans exclusion, a le droit de se déplacer librement de la campagne vers la ville, de la ville vers la campagne, d’une province vers une autre. Toute personne a le droit de pouvoir quitter n’importe quel pays vers un autre et d’y revenir.

    Toutes dispositions et mesures de restriction limitant la liberté de circulation et d’installation doivent être abrogées (lois relatives aux visas, laisser-passer, et autorisations, ainsi que toutes autres lois relatives à la liberté de circulation).

    Les personnes migrantes du monde entier doivent jouir des mêmes droits que les nationaux et citoyens des pays de résidence ou de transit et assumer les mêmes responsabilités dans tous les domaines essentiels de la vie économique, politique, culturelle, sociale et éducative. Ils doivent avoir le droit de voter et d’être éligible à tout organe législatif au niveau local, régional et national et d’assumer leurs responsabilités jusqu’à la fin du mandat.

    Les personnes migrantes doivent avoir le droit de parler et de partager leur langue maternelle, de développer et faire connaître leurs cultures et leurs coutumes traditionnelles, à l’exception de toute atteinte à l’intégrité physique et morale des personnes et dans le respect des droits humains. Les personnes migrantes doivent avoir le droit de pratiquer leurs religions et leurs cultes.

    Les personnes migrantes doivent jouir du droit d’avoir un commerce là où elles le désirent, de se livrer à l’industrie ou à l’exercice de tout métier ou de toute profession permis au même titre que les citoyens des pays d’accueil et de transit ; cela de façon à leurs permettre d’assumer leur part de responsabilité dans la production des richesses nécessaires au développement et l’épanouissement de tous.

    Le travail et la sécurité doivent être assurés à toutes les personnes migrantes. Quiconque travaille doit être libre d’adhérer à un syndicat et/ou d’en fonder avec d’autres personnes. Les personnes migrantes doivent recevoir un salaire égal à travail égal et doivent avoir la possibilité de transférer le fruit de leur travail, les prestations sociales et de jouir de la retraite, sans aucunes restrictions. Tout cela, en contribuant au système de solidarité nécessaire à la société de résidence ou de transit.

    L’accès aux prestations des services de banques et d’organismes financiers doit être assuré à toutes les personnes migrantes de la même manière que celui accordé aux nationaux et citoyens des pays d’accueil.

    Tout le monde a le droit à la terre, qu’ils soient hommes ou femmes. La terre doit être partagée entre ceux qui y vivent et qui la travaillent. Les restrictions à l’usage et à la propriété foncière imposées pour des raisons d’ordre ethnique, national et/ou sur le genre, doivent être abolies ; cela au profit d’une nouvelle vision d’une relation responsable entre les humains et la terre, et dans le respect des exigences du développement durable.

    Les personnes migrantes, au même titre que les nationaux et citoyens des pays de résidence ou de transit, doivent être égales devant la loi. Nul ne doit être séquestré, emprisonné, déporté ou voir sa liberté restreinte sans que sa cause ait été équitablement et préalablement entendue et défendue dans une langue de son choix.

    Les personnes migrantes ont le droit à l’intégrité physique et à ne pas être harcelées, expulsées, persécutées, arrêtées arbitrairement ou tuées en raison de leur statut ou parce qu’elles défendent leurs droits.

    Toute loi qui prévoit une discrimination fondée sur l’origine nationale, le genre, la situation matrimoniale et/ou juridique ainsi que sur les convictions doit être abrogée, quelque soit le statut de la personne humaine.

    Les droits humains sont inaliénables et indivisibles et doivent être les mêmes pour tous. La loi doit garantir à toutes les personnes migrantes le droit à la liberté d’expression, le droit de s’organiser, le droit à la liberté de réunion ainsi que le droit de publier.

    L’accès aux services de soin et à l’assistance sanitaire doit être garanti à toutes personnes migrantes, au même titre que les nationaux et les citoyens des pays d’accueil et de transit, avec une attention particulière aux personnes vulnérables. A toute personne migrante vivant avec un handicap doivent être garantis le droit à la santé, les droits sociaux et culturels.

    La loi doit garantir à toute personne migrante le droit de choisir son partenaire, de fonder une famille et de vivre en famille. Le regroupement familial ne peut lui être refusé et on ne peut la séparer ou la maintenir éloignée de ses enfants.

    Les femmes, tout particulièrement, doivent être protégées contre toute forme de violence et de trafic. Elles ont le droit de contrôler leur propre corps et de rejeter l’exploitation de celui-ci. Elles doivent jouir d’une protection particulièrement renforcée, notamment en matière de condition de travail, de santé maternelle et infantile, ainsi qu’en cas de changements de leur statut juridique et matrimonial.

    Les migrants mineurs doivent être protègés par les lois nationales en matière de protection de l’enfance au même titre que les nationaux et les citoyens de pays de résidence et de transit. Le droit à l’éducation et à l’instruction doit être garanti.

    L’accès à l’éducation et à l’instruction, du préscolaire à l’enseignement supérieur, doit être garanti aux personnes migrantes et à leurs enfants. L’instruction doit être gratuite, et égale pour tous les enfants. Les études supérieures et la formation technique doivent être accessibles à tous dans une nouvelle vision du dialogue et du partage des cultures. Dans la vie culturelle, dans les sports et dans l’éducation, toute distinction fondée sur l’origine nationale doit être abolie.

    Les personnes migrantes doivent avoir droit au logement. Toute personne doit avoir le droit d’habiter dans l’endroit de son choix, d’être décemment logée et d’avoir accès à la propriété immobilière ainsi que de maintenir sa famille dans le confort et la sécurité au même titre que les nationaux et citoyens de pays d’accueil et de transit.

    A toutes personnes migrantes, il faut garantir le droit à une alimentation saine, et suffisante, et le droit à l’accès à l’eau.

    Les personnes migrantes ambitionnent d’avoir l’opportunité et la responsabilité, au même titre que les nationaux et les citoyens de pays d’accueil et de transit, de faire face ensemble aux défis actuels (logement, alimentation, santé, épanouissement...).

    Nous, personnes migrantes, nous engageons à respecter et promouvoir les valeurs et principes exprimés ci-dessus et à contribuer ainsi à la disparition de tout système d’exploitation ségrégationniste et à l’avènement d’un monde pluriel, responsable et solidaire.

    Proclamée à Gorée (Sénégal) le 4 Février 2011

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    Re: migration internationale

    Message par bye le Dim 20 Fév - 7:54

    Une commune publie les plaques d’immatriculation de gens du voyage
    Publié vendredi 18 février 2011
    La commune de Moigny-sur-Ecole, dans l’Essonne, a publié dans son bulletin municipal de janvier, dont l’AFP a obtenu copie, les photographies de quarante plaques d’immatriculation des gens du voyage qui y ont occupé un terrain de sport en 2010.

    Suite sur ce lien:


    http://ministere-de-la-regularisation-de-tous-les-sans-papiers.net/joomla1.5/





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    Re: migration internationale

    Message par ecotone le Mer 23 Fév - 22:32

    Ah! Mon cher Bye, Fabuleux ces articles...

    C'est tellement vrai, la libre circulation est une évidence.

    Nous sommes tant matraqués depuis des siècles que les émigrants sont le danger pour notre sécurité. Pour aussi les problèmes d'emploi, soit disant! Pour la perte de l'identité... tous ces messages toxiques ont largement pollué les mentalités.

    Nous savons bien que les migrants sont la richesses à tout point de vue des nations, qui plus est les plus riches!

    Ce système est tellement néfaste, il engendre le retour de la barbarie, parce que les laisser se noyés, ou les noyer carrément, c'est du génocide.
    Finalement ça nous ressemble bien, toujours des colonisateurs.

    Alors, cette charte est très belle. Elle est pleine d'espoir.
    J'avais entendu parler d'une loi sur la libre circulation faite par l'ONU, paraît-il certains pays avaient signé, par contre ni la France, ni les États Unis ne faisaient partie de ces premiers signataires!!

    D'autant qu'avec les réfugiés climatiques qui sont en constante augmentation et en route depuis plus de six ans, avec les crises alimentaires successives, les Révolutions en temps réel, la pauvreté qui est malheureusement en pleine expansion partout sur la planète... les flux migratoires seront impossibles à gérer. Ils tentent de les contrôler, ils réglementent, les criminalisent.... c'est sans fin.
    C'est juste une extermination des migrants!
    Je suis de plus en plus révoltée!
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    Re: migration internationale

    Message par bye le Ven 25 Fév - 19:39

    oui, ma chère Ecotone, la migration est un droit absolu. Nous sommes nés par hazard ici, mais nous n'avons rien fait de plus, de mieux qu'un autre, qu'un Africain, qu'un Asiatique pour vivre mieux que lui, moins durement.
    Alors, partageons ces meilleures conditions, ne gardons pas tout pour nous comme de sales égoïstes. D'autant plus que c'est souvent en pillant les richesses d'autres peuples, d'autres continents que l'Occident a pu se développer.

    Et puis, la migration, bien souvent n'est pas un sport, une détente: elle correspond à une nécessité pour sauver sa peau, celle de sa famille.
    Puisque l'on parle souvent de droits de l'homme, en voilà un à promouvoir et appliquer. La Charte va dans ce sens, je l'espère vivement!
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    Re: migration internationale

    Message par ecotone le Dim 27 Fév - 15:47

    C'est tellement évident, mon cher Bye, oui, nous ne choisissons pas nos origines de naissances. Tout comme d'un point de vue génétique, géographique et social non plus.


    Et ces pauvres gens du voyage déjà stigmatisés, depuis des siècles, et dans cette commune, sont répertoriés et signalés à la population par affichage public et "légal!"
    ça sent un temps qui n'est pas si loin... et comme dit "Maurice R, y'en a qui n'ont pas la narine fragile!!!

    Tous ceux qui rejettent les migrants oublient leurs origines ancestrales, le déplacement a permit à l'espèce humaine de survivre depuis sa naissance.
    Nous sommes tous des migrants, des nomades...

    En effet, que cette Charte soit promue, diffusée, soutenue... Mais comment faire en sorte qu'elle soit appliquée...
    C'est un bel outil, plein d'espoir, ce texte est très clair ; chacun d'entre nous devrait reconnaître dans le migrant un frère, une soeur, des cousins, et même soi-même...
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    Re: migration internationale

    Message par ecotone le Dim 27 Fév - 15:51

    Alors, je viens d'apprendre,
    j'espère que tu ne nous auras pas mis l'info mon cher Bye, puis que je l'aurais loupée,

    le 1er Mars, Journée sans émigrés! Bravo, j'adore, une journée en France sans que les émigrés ne consomment, ne travaillent, ne participent plus à la vie de leur pays,...
    Émigrés, les "issus de l'immigration" considérés toujours comme des émigrés, au moins 60% de la population du pays!
    Mieux qu'une grève général!

    Et puis tè! ils ne reviennent pas tant qu'on n'est pas capables de les accueillir à leurs juste valeur!
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    Re: migration internationale

    Message par bye le Dim 27 Fév - 18:07

    Non, ma chère Ecotone, je n'ai pas eu connaissance de cette information.

    Que voilà une bonne initiative; on pourra se rendre compte, pour ceux qui font semblant de ne pas s'en apercevoir, la place que prennent nos frères et nos soeurs émigrés dans la vie économique de ce pays!
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    Re: migration internationale

    Message par bye le Mer 9 Mar - 6:52

    "Remettre les immigrés dans des bateaux"

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110308.OBS9323/une-deputee-ump-propose-de-remettre-les-immigres-dans-des-bateaux.html

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    Re: migration internationale

    Message par Ego autem semper le Mer 9 Mar - 8:18

    La députée UMP Chantal Brunel, n'as jamais été un modèle de politique pour moi, j'ai une très mauvaise habitude, un comportement maladive je dois avouer.

    J'écoute une personne, mais dans ses phrases, je cherche à desseller sa manière de penser, idem quand je lis, un texte, je cherche systématiquement à trouver non pas la forme mécanique que l'on nous inculque à l'éducation, mais la manière comment sont rangées les idées, les mots, sans doute, en espagnol aussi, je jamais prêtais attention à la grammaire. D'ailleurs mes professeurs m'ont toujours critiqué ce gros et vilain défaut; Mais depuis toujours c'est le cerveau qui à les idées, et qui cherche à les transmettre, l'ordre des lettres, reste indispensable, mais pas fondamental.

    Les puristes, les fous de grammaire et orthographe, ferons des bonds, la phrase est un élément de la langue mais jamais une phrase à elle seul est la langue, je sens que je suis parti en brille....
    Cette Chantal là, avec sa voix de basse fréquence, déjà fait passer un message, qui nous dit qu'en matière hormonale, elle à une différence avec la femme type.

    Puis au-delà de la fréquence du son, il y a le débit, elle ne parle pas vite, du fait, nous pouvons penser qu'elle cherche, voir que nous devinons les mots qu'elle va à utiliser. Cela signifie, qu'elle à beaucoup de préméditation, ou que sont cerveau prends en tout cas du temps pour construire les phrases, je ne dis pas qu'elle a une tare!

    Alors quand elle parle de remettre dans les bateaux les sans papiers, cela signifie, que dans son groupe, avec le discours de Brice, et de Nicolas, elle veut avant tout être à leur taille, intellectuellement parlant, donc, voici où se trouve la intelligence gouvernemental, ce qu'est dommage est que la France en prends un coup dans sont image devant le monde.

    Je ne suis pas de tout étonné face à un tel discours, car ce genre de phrases s'inscrit, dans l'harmonie de l'idéologie malthusienne, qui reste la base de la philosophie de la pensée de droite, et avec plus de raison de l'extrême droite, "dans la plus part des antan pays dits développés"
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    Re: migration internationale

    Message par bye le Jeu 10 Mar - 20:21

    un message d'un camarade libertaire grec :


    Yannis Androulidakis 9 mars, 22:22 Signaler
    La lutte des grevistes de la faim a eu gain de cause! Sous la pression des
    milliers de personnes solidaires partout dans le monde, le gouvernement
    grec a été obligé de donner raison aux 300 grevistes ! ! ! Merci à tous
    pour votre soutien et merci pour tout ce que vous avez fait. La solidarité
    et l'humanité ont gagné une bataille de plus.

    Les grévistes de la faim ont obtenu : la réduction du nombre de jours
    travaillés nécessaire au renouvellement du permis de séjour (passe de 180
    jours de travail par an à 120) ; la réduction des années de travail
    nécessaires pour obtenir la carte de séjour (de 12 à 8) ; une période de
    grâce -renouvelable chaque 6 mois jusqu'à ce qu'ils complètent les 8
    années dont ils ont besoin pour acquérir le droit de séjour.
    De plus, ils ont obtenu le droit d’accès à la sécurité sociale avec 50
    jours de travail par année (pour les travailleurs grecs aussi! !), et
    l’accès aux documents de voyage leur permettant de visiter leurs pays
    d'origine.


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    Re: migration internationale

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