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    Le racisme

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    Re: Le racisme

    Message par bye le Lun 30 Aoû - 13:50

    Accueil du site > Truks de dernière minute > 4 septembre 2010 : « fêter » l’anniversaire de la IIIe République ou honorer (...)
    4 septembre 2010 : « fêter » l’anniversaire de la IIIe République ou honorer les Communards ?
    Yves Coleman - jeudi 26 août 2010

    vendredi 27 août 2010


    --------------------------------------------------------------------------------

    Une grande manif doit se tenir le 4 sep­tem­bre 2010, convo­quée par toute la gauche, les syn­di­cats, les asso­cia­tions anti­ra­cis­tes ou de sou­tien aux tra­vailleurs immi­grés, etc.

    Cette date a été choi­sie parce qu’elle coïn­cide avec le 140e anni­ver­saire de la fon­da­tion de la Troisième République qu’il fau­drait « fêter » selon les orga­ni­sa­teurs de l’appel « Non à la poli­ti­que du pilori » (on trou­vera cette pétition insi­pide (1), pardon cet "appel citoyen", sur le site http://nona­la­po­li­ti­que­du­pi­lori.org/).

    Curieusement, jusqu’ici aucun des his­to­riens ou des intel­lec­tuels qui fus­ti­gent Nicolas Sarkozy pour sa mani­pu­la­tion ou son igno­rance de l’Histoire n’a fait remar­quer que la Troisième République a été fondée sur le sang des Communards, les persé­cutions, les condam­na­tions à l’exil, au bagne et à la prison, quand ce n’était pas le poteau d’exé­cution décidé par les conseils de guerre qui sié­geront pen­dant les quatre pre­mières années de la Troisième République ou les cours pré­vô­tales qui fusillaient les hommes et les femmes pris les armes à la main.

    Les réd­acteurs et les 30 000 signa­tai­res de l’appel "Non au pilori" ont com­plè­tement oublié les 20 000 morts de la Commune de Paris, les 38 000 arres­ta­tions, les 50 000 juge­ments qui se pour­sui­vront jusqu’en 1877, les 4000 per­son­nes expédiées au bagne, le tout pour quoi ?

    Pour célébrer, le 4 sep­tem­bre 2010, la Troisième République…. des bour­reaux du peuple pari­sien.

    Le citoyen­nisme, qui est l’idéo­logie domi­nante à gauche, est décidément bien un négati­onn­isme (à peine dis­si­mulé) de l’his­toire du mou­ve­ment ouvrier et de ses com­bats.

    Le 4 sep­tem­bre 2010, si vous tenez à des­cen­dre dans la rue contre ce pléon­asme (faus­se­ment) naïf qu’est la « xénop­hobie d’Etat » (tout Etat est xénop­hobe, sinon il ne rem­plit pas sa fonc­tion essen­tielle : déf­endre la nation), criez au moins le nom des com­mu­nards et des pét­rol­euses !

    Ayez une pensée pour le général Dombrovski mort sur les bar­ri­ca­des près de la rue Myrrha, Théophile Ferré, Louis Rossel et tous les ano­ny­mes exécutés par cette Troisième République que les réd­acteurs de l’appel "Non au pilori" vou­draient nous voir "fêter" le 4 sep­tem­bre 2010.

    N’oubliez pas qui était Adolphe Thiers, le chef des Versaillais, celui qui a lancé 130 000 sol­dats contre les ouvriers et les arti­sans pari­siens, le pre­mier pré­sident de cette Troisième République qui a com­mencé aussi mal qu’elle a fini et que nos citoyen­nis­tes sans mém­oire vou­draient que nous fêtions en enter­rant une seconde fois les Communards.

    Des conseils de guerre fusillant les Communards en sep­tem­bre 1870 aux pleins pou­voirs votés à Pétain en juillet 1940 par les trois quarts des députés socia­lis­tes, de la guerre du Rif aux mas­sa­cres et aux bagnes d’Indochine en pas­sant par les inter­ven­tions des armées franç­aises contre la révo­lution russe, des fichiers de l’immi­gra­tion les plus sophis­ti­qués de la planète aux lois res­trei­gnant (déjà) les droits des immi­grés, la Troisième République a une belle conti­nuité que les sans-mém­oire de la gauche s’apprêtent à "fêter" en toute bonne (in)cons­cience !

    Y.C.

    26/08/2010

    Ni patrie ni fron­tières

    1. Comme me le fait remar­quer jus­te­ment un lec­teur pers­pi­cace, cet appel contient des expres­sions inad­mis­si­bles comme la référ­ence au "néc­ess­aire res­pect de l’ordre public" (comme quoi la gauche nous prend pour des imbé­ciles quand elle prétend dén­oncer la poli­ti­que sécu­rit­aire de Sarkozy) et au res­pect de " la Constitution".

    On rap­pel­lera aux sans-mém­oire de gauche que deux réf­orm­istes bon teint, Messieurs François Mitterrand et André Chandernagor, dénoncèrent, il y a déjà 40 ans, l’un dans "Le coup d’Etat per­ma­nent" (1964), l’autre dans "Un par­le­ment pour quoi faire" (1967), la Constitution de la Cinquième République comme tota­le­ment et viscé­ra­lement antidé­moc­ra­tique et pro­pice aux coups d’Etat et à toutes les manoeu­vres auto­ri­tai­res du gou­ver­ne­ment contre les "élus de la nation".

    Même si nous ne croyons guère aux vertus de la démoc­ratie bour­geoise, la vacuité de cet appel permet de mesu­rer la régr­ession poli­ti­que de cette gauche réf­orm­iste qui a oublié même ses petits com­bats contre la Constitution de la Cinquième République.... et de l’extrême gauche (le NPA en tête) qui lui emboîte allég­rement le pas.

    Quant à la phrase qui conclut l’appel et fait men­tion d"une "République que nous vou­lons plus que jamais, libre, égale et fra­ter­nelle" on se demande sur quelle planète vivent les réd­acteurs et les signa­tai­res de cet "appel".

    La République des Bisounours, sans doute...

    publié par Yves, le jeudi 26 août 2010

    Voir en ligne : 4 septembre 2010 : « fêter » l’anniversaire de la IIIe République ou honorer les Communards ?

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    Re: Le racisme

    Message par bye le Mer 1 Sep - 17:58

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    Bruxelles, 1er septembre 2010

    ENAR organise une manifestation européenne contre les politiques xénophobes
    de la France


    Suite aux récents événements en France ciblant et stigmatisant les immigrés
    et plus particulièrement la population Rom au nom de la sécurité et l'ordre
    public, le Réseau européen contre le racisme (ENAR) lance une réponse
    coordonnée pour protester contre les politiques xénophobes de la France.

    ENAR et des ONG antiracistes dans plusieurs pays de l'Union européenne sont
    outrés par ces événements et organiseront des manifestations devant les
    ambassades françaises le samedi 4 septembre afin de protester contre les
    politiques xénophobes mises en avant cet été par le gouvernement français et
    de montrer notre solidarité avec les ONG antiracistes françaises qui
    organisent une grande manifestation en France le même jour. Une
    manifestation aura également lieu devant l'Ambassade de France à Bruxelles
    (Boulevard du Régent 42) à 14h00 (GMT+1).

    ENAR entend ainsi exprimer ses préoccupations quant à l'expulsion
    systématique des Roms de Roumanie et Bulgarie et aux déclarations faisant un
    lien entre Roms/immigration et criminalité. L'utilisation par les membres du
    gouvernement français d'un discours populiste et discriminatoire fait des
    amalgames scandaleux entre les Gens du Voyage, les immigrés Rom, la
    migration et les crimes violents. Tant cette rhétorique que les expulsions
    risquent de renforcer les préjugés et perceptions discriminatoires envers ce
    groupe ethnique qui est déjà l'un des plus discriminés dans l'UE, ainsi qu'envers
    les immigrés de manière générale.

    En outre, la manifestation aura lieu quelques jours avant que la France n'organise
    le 6 septembre une réunion des ministres de l'immigration italien, allemand,
    britannique, espagnol, grec, belge et canadien afin de discuter de l'immigration
    irrégulière. Il semble que la réunion pourrait également avoir pour but de
    légitimer la politique de la France de regroupement et d'expulsion des Roms,
    et de promouvoir les idées italiennes d'expulsions automatiques des
    ressortissants de l'UE qui ne peuvent se prendre en charge financièrement et
    qui vivent des aides de l'Etat.

    ENAR appelle l'UE et ses Etats membres à garantir l'intégration des Roms en
    Europe de manière coordonnée et inclusive. Une stratégie européenne globale
    pour l'inclusion des Roms doit s'assurer que les Roms soient protégés contre
    les discriminations, aient un accès égal à l'éducation, à l'emploi, aux
    soins de santé et au logement, et aient la possibilité de participer à la
    vie civique et économique de leur pays.

    Pour plus de détails concernant les manifestations à Bruxelles et dans d'autres
    villes européennes, voir:
    www.enar-eu.org/Page_Generale.asp?DocID=25135&langue=FR Le Réseau européen
    contre le racisme

    (ENAR) est un réseau d'ONG oeuvrant pour lutter contre le racisme dans tous
    les Etats membres de l'UE et représente plus de 700 ONG réparties dans toute
    l'Union européenne. ENAR est fermement résolu à lutter contre le racisme, la
    discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance qui y est associée,
    et à promouvoir l'égalité de traitement entre citoyens de l'UE et
    ressortissants de pays tiers.



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    Re: Le racisme

    Message par bye le Dim 5 Sep - 18:44

    Rassemblement Contre la Xénophobie - une vidéo Actu et Politique

    http://www.dailymotion.com/video/xep1gf_rassemblement-contre-la-xenophobie_news
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    Re: Le racisme

    Message par bye le Sam 11 Sep - 11:54

    La xénophobie n’a pas fonction idéologique : elle est un instrument de classe

    mercredi 1er septembre 2010
    (09h08)







    de Annie LACROIX-RIZ

    Cette indignation contre l’ignominie est lyrique et émouvante, mais il convient de rappeler que la xénophobie, brandie pour la énième fois en France, n’a pas fonction idéologique :
    pratiquée avec intensité en temps de crise, avec une efficacité
    particulièrement redoutable dans les pays colonisateurs (la France le
    fut et le demeure de fait), elle a caractérisé la Troisième république
    finissante, particulièrement l’ère Daladier-Reynaud, et elle s’insère pleinement dans la lutte pour l’écrasement des salaires
    – c’est à dire pour le maintien, voire l’augmentation du profit ‑,
    rendue possible par la division des salariés (entre femmes et hommes,
    étrangers et Français, jeunes et vieux, etc.).

    Elle a obtenu l’aval, alors officiel, de la « gauche de
    gouvernement », qui était précisément « aux affaires » ‑ différence (une
    des seules) avec la situation actuelle (nous sommes actuellement dans
    la phase d’assaut du genre Doumergue-Laval) ‑ et qui en prit donc
    l’initiative officielle.

    Or, l’initiative alléguée fut dictée par les puissances
    d’argent – c’est la chambre de commerce de Paris, haut lieu du grand
    capital français, fief de la Confédération générale du patronat français
    (CGPF), ancêtre du MEDEF, qui dictait à Daladier et à ses ministres
    leurs textes de 1938-1940 contre les étrangers en général et les juifs
    étrangers en particulier. Je dis bien dictait, stricto sensu, comme s’en
    vantait alors le président de ladite chambre devant ses mandants en
    assemblée générale (preuves écrites à l’appui, puisqu’il comparait les
    textes soumis aux ministres aux décrets finalement pris) (cf.
    l’article joint paru dans le récemment défunt Siné Hebdo en mai 2009, «
    “La chasse aux clandestins ” de la 3e République agonisante »).

    C’est aussi la dimension
    essentielle de la lutte contre les fonctionnaires, loi LRU comprise,
    dont ceux-ci n’ont pas pris la mesure.

    Le sort de notre mouvement l’a démontré en 2009.
    A l’université, on a eu tendance à croire que l’offensive thatchérienne
    était idéologique, imputable à un analphabète ignorant des lettres
    (l’un n’empêche pas l’autre : il vaut mieux pour incarner la lutte
    contre l’intellect choisir autre chose qu’un fin lettré) et mise en
    œuvre par une administration débile, procédant à des réformes « absurdes
    » (pas de langue vivante au CAPES de langue, et autres fantaisies de la
    même farine, quelle idiotie !).

    Quand, en haut, on veut tout
    casser, on pratique une politique d’apparence absurde, qui confronte ses
    victimes d’en bas à l’incompréhension totale, comme, par exemple, la
    semaine de six jours et les 48 h hebdomadaires légales rétablies en
    novembre 1938 dans une France où la moyenne de la semaine de travail
    était de l’ordre de 36 h.

    Ce que Naomi Klein qualifie de « stratégie du choc » a
    une longue histoire, dans la guerre sociale, laquelle ne relève ni des
    sentiments ni des états d’âme qui sont au cœur du généreux texte cité
    par Ophélie Hetzel.

    Georges Sadoul, dans son Journal de guerre, cite le cas
    de la suppression du congé dominical par « une grande banque »
    parisienne, congé remplacé par « deux demi-journées de congé qu’on ne
    pourrait jamais bloquer en une seule », ce qui accablerait les familles,
    « surtout les femmes ». Quand la jeune secrétaire « catholique
    bien-pensante [et…] bien élevée » de l’établissement réclama en 1939 à
    son sous-directeur le retour au repos dominical en arguant que « la
    banque n’en marcherait pas plus mal. Pourquoi prendre une mesure si
    inhumaine ? », il « rican[a] : “Mais parce que maintenant nous vous
    tenons, ma petite” » (Journal de guerre (2 septembre 1939-20 juillet
    1940), Paris, Les Éditeurs français réunis, 1977, p. 105).

    L’assaut contre les retraites a été
    lancé non pas parce que nous vivons plus vieux, mais parce que la «
    réforme », partagée par la droite prétendument « républicaine »,
    l’extrême (dont la première ne se distingue plus guère) et la « gauche
    de gouvernement », qui y a souscrit quand elle était « aux affaires » et
    œuvrait aux traités « européens ». Il va nous ramener aux retraites de misère d’avant-guerre, et a
    exactement la même fonction que la gigantesque injustice fiscale, la
    chasse aux étrangers, le combat contre le statut de la fonction publique
    (désormais sérieusement entamé), etc.

    Quand nous-mêmes et nos organisations de défense
    renouerons avec ces analyses couramment faites au cours de la crise
    systémique des années 1930 par la fraction radicale, très affaiblie
    aujourd’hui, du mouvement ouvrier – et avec l’action y afférente ‑, nous
    nous battrons plus efficacement contre l’ennemi commun aux Roms,
    français ou étrangers, aux étrangers (pauvres, pas riches) en général et
    à nous-mêmes.

    Le capitalisme en crise ne «
    trahi[t pas ses] lois » en œuvrant comme il le fait actuellement, il les
    met en pratique, comme dans les crises de 1873 et 1929-1931.

    La droite se fascise aujourd’hui
    comme elle s’est fascisée dans l’entre-deux-guerres, la gauche de
    gouvernement ne « baisse [pas] les yeux », elle est fidèle à elle-même,
    privée de politique de rechange parce qu’elle ne dispose d’aucun moyen
    contre le grand capital, qui la contrôle en large part : c’est un fait,
    pas un jugement idéologique – ceux qui en doutent n’ont qu’à
    faire un long stage dans les fonds BA et GA des Renseignements généraux
    aux archives de la Préfecture de police ou dans la série F7 du ministère
    de l’intérieur, aux Archives nationales, qui pourra les conduire
    jusqu’à une période assez récente pour certains dossiers des APP.

    Cette gauche convaincue que le
    capitalisme relève de la même fatalité que la pluie et le beau temps ne
    se donnera pas davantage d’alternative en 2012, elle le
    reconnaît d’ailleurs avec une grande simplicité, et le Canard enchaîné
    (de la semaine dernière, à propos de F. Hollande) n’est pas le seul à le
    dire ‑ alors que Daladier, chef du parti radical, fit semblant de virer
    à gauche avant les élections de Front populaire.

    La population française ou « le
    peuple de gauche » ignorait en 1936 que Blum et Vincent Auriol tenaient
    leur programme socio-économique de la Banque de France et des éléments
    français (issus de la Banque de France) de la Banque des règlements
    internationaux.

    Nous n’avons pas l’excuse d’ignorer
    aujourd’hui que le Parti socialiste, même parmi les adversaires
    personnels de M. Strauss-Kahn, n’a pas d’autre politique que celle
    dictée par le FMI – c’est à dire par le club constitué depuis
    juillet 1944 par les classes dirigeantes de nos pays et celles des
    États-Unis, garantes en dernière analyse ‑ jusqu’à nouvel ordre ‑, du
    coffre-fort des premières.

    Tant que nous considérerons
    qu’aborder ces questions signifie « sortir du cadre de la défense
    syndicale » ou assimilée, nous perdrons avec la même régularité que nous
    avons perdu, sans interruption, depuis 30 ans.

    D’ailleurs, la victoire sociale de 1936 ne fut pas
    électorale – le programme social et économique de Blum était celui de
    l’austérité financière de la Banque de France ‑, mais elle fut
    exclusivement due à l’action de mai-juin 1936 des salariés français,
    favorisée par les « unitaires » et combattue par la majorité des «
    confédérés » (dont nos actuelles « directions syndicales » sont presque
    sans exception héritières) ; elle donna un répit, un vrai, aux familles
    d’immigrés, victimes depuis le début de la crise d’un véritable
    harcèlement, policier notamment, répit malheureusement très bref (voir
    plus haut). « La gauche de gouvernement » a bien vite, après ce grand
    succès mal préservé, préparé dans une mesure considérable la voie à
    Vichy, y compris en matière d’immigration, propos, je l’affirme,
    absolument non polémique.

    Globalement, c’est nous qui,
    assurément sans le vouloir, trahissons nos propres intérêts au profit de
    ceux d’en face, lesquels ne trahissent jamais les leurs, parce qu’ils
    sont servis par des mandataires efficaces, parce que strictement
    contrôlés (nous ne pouvons en dire autant), ne cessent jamais de «
    raisonner », c’est à dire calculent tous leurs coups, au millimètre près
    (ça marche tant que nous ne bougeons pas). Ils n’abdiquent jamais.

    Jusqu’ici, c’est dans le seul camp des salariés que l’abdication a régné.
    Il n’y a pas de « clercs » en général, il y a des « clercs » qui
    servent des intérêts de classe, et ceux qui nous accablent, réduisant
    nos salaires directs et indirects, choisissent, pour nous le faire
    accepter, ils ont bien raison, ceux et seulement ceux qui leur sont
    dévoués. Il ne nous reste qu’à recréer les instruments de défense qui
    rendront visibilité et écho aux « clercs » qui servent notre camp. Il y a
    du chemin à faire.

    Nous avons autant ou davantage besoin de lucidité socio-économique et politique (et de connaissance froide de l’histoire) que d’indignation épique
    (relisant Les Misérables, je reconnais cependant ce que nous devons aux
    élans de Victor Hugo, et admire le vaillant Baudin, qui déclara : «
    Vous allez voir comment on meurt pour 25 francs [par jour] ! » avant de
    se livrer au feu des putschistes de décembre 1851).

    Il s’impose naturellement de signer toutes les
    pétitions de défense des Roms, ce que j’ai fait, comme nous tous sans
    doute. Mais on les défendrait mieux, ainsi que la majorité des gens qui
    vivent en France, nous compris, en tenant compte de ce qui précède et en
    renonçant à rêver à 2012, le rêve ayant des chances de virer au
    cauchemar. Voir les cas grec, espagnol, etc.
    Annie Lacroix-Riz,

    Historienne

    http://www.historiographie.info/

    --- En date de : Sam 11.9.10,

    date: Samedi 11 septembre 2010, 8h46

    http://bellaciao.org/fr/spip.php?mot353

    On peut lire ici un article de l'historienne Anne Lacroix-Riz qui donne un éclairage à nos raisons de lutter.


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    Re: Le racisme

    Message par bye le Ven 17 Sep - 5:53

    Racisme, une passion d’en haut
    " Le racisme d’aujourd’hui est donc d’abord une logique étatique et non
    une passion populaire ".
    Jacques Rancière
    http://www.mediapart.fr/node/92825
    « Racisme d’Etat » et « racisme intellectuel "de gauche" » concourent
    ensemble à « l’amalgame entre migrant, immigré, arriéré, islamiste,
    machiste et terroriste », expliquait le philosophe Jacques Rancière,
    samedi 11 septembre à Montreuil (93), lors du rassemblement « Les Roms, et
    qui d’autre ? » Mediapart publie ici sa contribution.

    Je voudrais proposer quelques réflexions autour de la notion de « racisme
    d’Etat » mise à l’ordre du jour de notre réunion. Ces réflexions
    s’opposent à une interprétation très répandue des mesures récemment prises
    par notre gouvernement, depuis la loi sur le voile jusqu’aux expulsions de
    roms. Cette interprétation y voit une attitude opportuniste visant à
    exploiter les thèmes racistes et xénophobes à des fins électoralistes.
    Cette prétendue critique reconduit ainsi la présupposition qui fait du
    racisme une passion populaire, la réaction apeurée et irrationnelle de
    couches rétrogrades de la population, incapables de s’adapter au nouveau
    monde mobile et cosmopolite. L’Etat est accusé de manquer à son principe
    en se montrant complaisant à l’égard de ces populations. Mais il est par
    là conforté dans sa position de représentant de la rationalité face à
    l’irrationalité populaire.
    Or cette disposition du jeu, adoptée par la critique « de gauche », est
    exactement la même au nom de laquelle la droite a mis en œuvre depuis une
    vingtaine d’années un certain nombre de lois et de décrets racistes.
    Toutes ces mesures ont été prises au nom de la même argumentation : il y a
    des problèmes de délinquances et nuisances diverses causés par les
    immigrés et les clandestins qui risquent de déclencher du racisme si on
    n’y met pas bon ordre. Il faut donc soumettre ces délinquances et
    nuisances à l’universalité de la loi pour qu’elles ne créent pas des
    troubles racistes.
    C’est un jeu qui se joue, à gauche comme à droite, depuis les lois
    Pasqua-Méhaignerie de 1993. Il consiste à opposer aux passions populaires
    la logique universaliste de l’Etat rationnel, c’est-à-dire à donner aux
    politiques racistes d’Etat un brevet d’antiracisme. Il serait temps de
    prendre l’argument à l’envers et de marquer la solidarité entre la
    « rationalité » étatique qui commande ces mesures et cet autre –cet
    adversaire complice– commode qu’elle se donne comme repoussoir, la passion
    populaire. En fait, ce n’est pas le gouvernement qui agit sous la pression
    du racisme populaire et en réaction aux passions dites populistes de
    l’extrême-droite. C’est la raison d’Etat qui entretient cet autre à qui il
    confie la gestion imaginaire de sa législation réelle.
    J’avais proposé, il y a une quinzaine d’années, le terme de racisme froid
    pour désigner ce processus. Le racisme auquel nous avons aujourd’hui
    affaire est un racisme à froid, une construction intellectuelle. C’est
    d’abord une création de l’Etat. On a discuté ici sur les rapports entre
    Etat de droit et Etat policier. Mais c’est la nature même de l’Etat que
    d’être un Etat policier, une institution qui fixe et contrôle les
    identités, les places et les déplacements, une institution en lutte
    permanente contre tout excédent au décompte des identités qu’il opère,
    c’est-à-dire aussi contre cet excès sur les logiques identitaires que
    constitue l’action des sujets politiques. Ce travail est rendu plus
    insistant par l’ordre économique mondial. Nos Etats sont de moins en moins
    capables de contrecarrer les effets destructeurs de la libre circulation
    des capitaux pour les communautés dont ils ont la charge. Ils en sont
    d’autant moins capables qu’ils n’en ont aucunement le désir. Ils se
    rabattent alors sur ce qui est en leur pouvoir, la circulation des
    personnes. Ils prennent comme objet spécifique le contrôle de cette autre
    circulation et comme objectif la sécurité des nationaux menacés par ces
    migrants, c’est-à-dire plus précisément la production et la gestion du
    sentiment d’insécurité. C’est ce travail qui devient de plus en plus leur
    raison d’être et le moyen de leur légitimation.
    De là un usage de la loi qui remplit deux fonctions essentielles : une
    fonction idéologique qui est de donner constamment figure au sujet qui
    menace la sécurité ; et une fonction pratique qui est de réaménager
    continuellement la frontière entre le dedans et le dehors, de créer
    constamment des identités flottantes, susceptibles de faire tomber dehors
    ceux qui étaient dedans. Légiférer sur l’immigration, cela a d’abord voulu
    dire créer une catégorie de sous-Français, faire tomber dans la catégorie
    flottante d’immigrés des gens qui étaient nés sur sol français de parents
    nés français. Légiférer sur l’immigration clandestine, cela a voulu dire
    faire tomber dans la catégorie des clandestins des « immigrés »légaux.
    C’est encore la même logique qui a commandé l’usage récent de la notion de
    « Français d’origine étrangère ». Et c’est cette même logique qui vise
    aujourd’hui les roms, en créant, contre le principe même de libre
    circulation dans l’espace européen, une catégorie d’Européens qui ne sont
    pas vraiment Européens, de même qu’il y a des Français qui ne sont pas
    vraiment Français. Pour créer ces identités en suspens l’Etat ne
    s’embarrasse pas de contradictions comme on l’a vu par ses mesures
    concernant les « immigrés ». D’un côté, il crée des lois discriminatoires
    et des formes de stigmatisation fondées sur l’idée de l’universalité
    citoyenne et de l’égalité devant la loi. Sont alors sanctionnés et/ou
    stigmatisés ceux dont les pratiques s’opposent à l’égalité et à
    l’universalité citoyenne. Mais d’un autre côté, il crée au sein de cette
    citoyenneté semblable pour tous des discriminations comme celle qui
    distingue les Français « d’origine étrangère ». Donc d’un côté tous les
    Français sont pareils et gare à ceux qui ne le sont pas, de l’autre tous
    ne sont pas pareils et gare à ceux qui l’oublient !
    Le racisme d’aujourd’hui est donc d’abord une logique étatique et non une
    passion populaire. Et cette logique d’Etat est soutenue au premier chef
    non par on ne sait quels groupes sociaux arriérés mais par une bonne
    partie de l’élite intellectuelle. Les dernières campagnes racistes ne sont
    pas du tout le fait de l’extrême-droite dite « populiste ». Elles ont été
    conduites par une intelligentsia qui se revendique comme intelligentsia de
    gauche, républicaine et laïque. La discrimination n’est plus fondée sur
    des arguments sur les races supérieures et inférieures. Elle s’argumente
    au nom de la lutte contre le « communautarisme », de l’universalité de la
    loi et de l’égalité de tous les citoyens au regard de la loi et de
    l’égalité des sexes. Là encore, on ne s’embarrasse pas trop de
    contradictions ; ces arguments sont le fait de gens qui font par ailleurs
    assez peu de cas de l’égalité et du féminisme. De fait, l’argumentation a
    surtout pour effet de créer l’amalgame requis pour identifier
    l’indésirable : ainsi l’amalgame entre migrant, immigré, arriéré,
    islamiste, machiste et terroriste.
    Le recours à l’universalité est en fait opéré au profit de son contraire :
    l’établissement d’un pouvoir étatique discrétionnaire de décider qui
    appartient ou n’appartient pas à la classe de ceux qui ont le droit d’être
    ici, le pouvoir, en bref, de conférer et de supprimer des identités. Ce
    pouvoir a son corrélat : le pouvoir d’obliger les individus à être à tout
    moment identifiables, à se tenir dans un espace de visibilité intégrale au
    regard de l’Etat. Il vaut la peine, de ce point de vue, de revenir sur la
    solution trouvée par le gouvernement au problème juridique posé par
    l’interdiction de la burqa. C’était, on l’a vu, difficile de faire une loi
    visant spécifiquement quelques centaines de personnes d’une religion
    déterminée. Le gouvernement a trouvé la solution : une loi portant
    interdiction en général de couvrir son visage dans l’espace public, une
    loi qui vise en même temps la femme porteuse du voile intégral et le
    manifestant porteur d’un masque ou d’un foulard. Le foulard devient ainsi
    l’emblème commun du musulman arriéré et de l’agitateur terroriste.
    Cette solution-là, adoptée, comme pas mal de mesures sur l’immigration,
    avec la bienveillante abstention de la « gauche », c’est la pensée
    « républicaine » qui en a donné la formule. Qu’on se souvienne des
    diatribes furieuses de novembre 2005 contre ces jeunes masqués et
    encapuchonnés qui agissaient nuitamment. Qu’on se souvienne aussi du point
    de départ de l’affaire Redeker, le professeur de philosophie menacé par
    une « fatwa » islamique. Le point de départ de la furieuse diatribe
    antimusulmane de Robert Redeker était... l’interdiction du string à
    Paris-Plage. Dans cette interdiction édictée par la mairie de Paris, il
    décelait une mesure de complaisance envers l’islamisme, envers une
    religion dont le potentiel de haine et de violence était déjà manifesté
    dans l’interdiction d’être nu en public. Les beaux discours sur la laïcité
    et l’universalité républicaine se ramènent en définitive à ce principe
    qu’il convient d’être entièrement visible dans l’espace public, qu’il soit
    pavé ou plage.
    Je conclus : beaucoup d’énergie a été dépensée contre une certaine figure
    du racisme –celle qu’a incarnée le Front National– et une certaine idée de
    ce racisme comme expression des « petits blancs » représentant les couches
    arriérées de la société. Une bonne part de cette énergie a été récupérée
    pour construire la légitimité d’une nouvelle forme de racisme : racisme
    d’Etat et racisme intellectuel « de gauche ». Il serait peut-être temps de
    réorienter la pensée et le combat contre une théorie et une pratique de
    stigmatisation, de précarisation et d’exclusion qui constituent
    aujourd’hui un racisme d’en-haut : une logique d’Etat et une passion de
    l’intelligentsia.
    Jacques Rancière, 11 septembre 2010


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    Re: Le racisme

    Message par bye le Ven 24 Sep - 18:39

    Nîmes : apéro des "Suspects de la république"

    Apéro des "Suspects de la république"
    par Forum Gardois des Migrants (22/09/2010)

    Nous avons été nombreuses et nombreux à manifester le 4 septembre 2010
    Contre la xénophobie, le racisme, et les expulsions massives

    Nous vous proposons de nous retrouver encore pour protester contre la
    stigmatisation des groupes ethniques et les français d’origines étrangères.
    Nous appelons tous les migrants, avec ou sans papiers, les français
    d’origines étrangères, les gens du voyage, les démocrates et l’ensemble des
    nîmoises et nîmois attachés aux valeurs de la république, à un Rassemblement
    festif (Apéro, prises de paroles, chants etc.)

    Apéro des "Suspects de la république"
    Samedi 25 septembre 2010
    À 11H, place saint Charles à Nîmes

    Amenez de quoi faire du bruit (sifflets, casseroles, tamtam, darbouka etc.)
    Contre la politique de Sarkozy, les expulsions massives de Hortefeux, les
    projets liberticides de Besson :
    Agissons, Eliminons
    http://fgm30.org/spip.php?article36
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    Re: Le racisme

    Message par bye le Mer 6 Oct - 5:10

    La Xénophobie d'Etat,
    par Olivier LE COUR GRANDMAISON

    Analyse de la Xénophobie d'Etat par Olivier LE COUR GRANDMAISON à
    l'occasion du meeting de soutien aux 4 de Tours, le 14/09/2010, quatre
    membres du milieu associatif poursuivis par le Ministre de l'intérieur
    pour avoir « commis le délit de diffamation publique contre une
    administration publique, spécialement celle des préfectures de Guyane,
    Ille-et-Vilaine et Indre-et-Loire » (Pour plus de renseignements voir
    sur http://baleiniers.org).
    Olivier LE COUR GRANDMAISON, prof à science Po, Historien spécialiste
    des questions de citoyenneté sous la Révolution française.
    Une réalisation et une production TvBRUITS, à Tours (37) : http://tvbruits.org/


    Voir la vidéo

    http://www.dailymotion.com/video/xetwtb_la-xenophobie-d-etat-par-olivier-le_news
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    Re: Le racisme

    Message par bye le Jeu 7 Oct - 14:21

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    Re: Le racisme

    Message par bye le Jeu 7 Oct - 14:23

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    Re: Le racisme

    Message par bye le Mar 12 Oct - 16:37

    Racisme aux frontières: une policière témoigne
    http://www.mediapart.fr/journal/france/061010/racisme-aux-frontieres-une-policiere-temoigne
    octobre 10th, 2010
    «Je suis flic et je m’appelle Sihem Souid. C’est un nom tunisien, comme le sont mes parents. Mais moi je suis française», dit d’abord cette fonctionnaire âgée de 29 ans. Après trois années passées à la police aux frontières (PAF) d’Orly, elle décrit les coulisses policières d’un grand aéroport parisien. «Un œil sur le visage du passager, l’autre sur son passeport. Tout est en règle. Un coup de tampon. Au suivant. Visage, passeport, photo, tampon. Au suivant.»

    De ces gestes répétitifs, le livre de Sihem Souid donne les ressorts cachés. Il explore cet univers policier marqué par une double discrimination. Primo, les «abus de pouvoir» visant certains étrangers qui se présentent aux guérites, spécialement lorsqu’ils arrivent du continent africain et même s’ils sont «en règle»… Secundo, les discriminations infligées dans la police à certains fonctionnaires – en fonction de leur origine ethnique ou de leur orientation sexuelle.

    Ce récit de l’intérieur sur la PAF, signé sous son nom par une «femme flic», est sans précédent. Non sans risque pour sa carrière, puisque Sihem Souid est toujours en poste dans la police (elle a quitté la PAF d’Orly pour se retrouver, fin 2009, dans une cellule d’aide aux victimes de la préfecture de police de Paris). «Avec ce livre, il est possible que je perde mon emploi. Mais si la vérité est à ce prix, je n’aurai aucun regret», assume-t-elle.

    A l’entendre aujourd’hui, la jeune femme n’a pas tout perdu de la «vocation» et de «l’idéalisme» qui l’animaient lors de son entrée dans la police. Reçue major de sa promotion en 2006, elle est passée par la voie des «adjoints de sécurité». Son credo était, alors, de «préserver les libertés, les défendre contre la loi du plus fort, celle de la rue ou celle de l’argent qui procure des privilèges». Elle a déchanté depuis, mais espère toujours visiblement faire évoluer les comportements policiers.

    Lutter contre l’immigration clandestine ne l’a jamais gênée. Mais elle mesure ses naïvetés de 2006, quand elle intègre la police aux frontières. «J’imagine, sotte que je suis, que mes collègues pensent comme moi: pitié et hospitalité pour les victimes. La loi, aussi dure soit-elle, pour les autres, les fraudeurs et les usurpateurs. Comme je me trompe! Pour nombre de flics de la PAF, un étranger est d’abord un suspect, un parasite potentiel, une espèce de sous-homme indigne, menteur, tricheur, sournois.»

    Et l’on dit: «Je vais contrôler les bougnes» ou «Tiens, voilà encore un avion de nègres»

    «Tout est bon pour l’empêcher de passer nos guérites, continue la fonctionnaire, au sujet de la perception de cet «étranger» par ses collègues policiers aux frontières. Même celui qui a ses papiers en règle. Je crois que la politique du chiffre, la pression exercée sur les agents afin que les statistiques correspondent à la fermeté affichée du gouvernement, ne suffisent pas à expliquer cette situation. Alors quoi? Eh bien je pense tout simplement que cela reflète fidèlement l’état d’esprit de nombreux fonctionnaires de la PAF d’Orly. Les étrangers nous emmerdent. Qu’ils restent chez eux. Point.»

    La jeune policière pointe les effets pervers du système, dont «les dysfonctionnements de nos hiérarchies et leur soumission au pouvoir politique, quitte à trafiquer les chiffres». Elle décortique la pression des statistiques, des notations individuelles et des primes au rendement qui conduisent les policiers à refouler des étrangers à tour de bras. «Grâce à nos graphiques très détaillés, la hiérarchie peut connaître le rendement de chaque agent, c’est-à-dire le nombre de personnes à qui il refuse l’entrée du territoire et les raisons de ce refus.»

    D’autant plus que chaque agent a, lui aussi, accès à ses propres statistiques. La suite est logique, pour Sihem Souid. «Ce soir il y a à Dakar, à N’Djamena et à Alger, des pauvres types qui bouclent leur valise et vérifient une dernière fois leurs papiers. “Tout y est: le visa, le billet retour. La réservation d’hôtel? La voilà…” Combien d’entre eux seront refoulés demain, malgré des papiers en règle, parce qu’aujourd’hui un flic de la PAF a trouvé que ses statistiques personnelles n’étaient pas satisfaisantes?»

    Affectée à un service chargé de la réglementation et des statistiques, la policière connaît la machine administrative. Elle décortique les «petites combines» de ses collègues d’abord soucieux de présenter des statistiques personnelles satisfaisantes. Abîmer volontairement un passeport permet de justifier un refoulement et d’améliorer son bilan du mois. Même chose si on applique strictement la règle des «53,27 euros» (le touriste étranger doit disposer de cette somme d’argent liquide, multipliée par le nombre de jours à passer en France qui est indiqué sur son visa).

    Mais comment croire que les dérapages verbaux de ses collègues relèvent du vocabulaire professionnel? «Melons», «crouilles», «couscous», pour les Arabes. «Nègres» ou «bamboulas» pour les Noirs africains. «Ce sont les mots de tous les jours. Le langage courant de la PAF. On pose sa casquette sur la tête et on dit le plus naturellement du monde: “Je vais contrôler les bougnes” ou “Tiens, voilà encore un avion de nègres”.»

    Les mêmes blagues racistes, les mêmes rires reviennent à l’ordinaire: «Quelle est la différence entre un Arabe et E.T.? E.T. a compris qu’il devait rentrer chez lui.» Quand un policier, d’origine turque, s’aventure à faire un rapport sur une collègue qui s’est exclamée «Encore des bougnoules», au sujet de passagers d’un vol en provenance du Maghreb, l’affaire est aussitôt oubliée par la hiérarchie. Et «la policière raciste est promue».

    «Tout le monde le sait et tout le monde la ferme»

    Entre autres histoires, le livre de Sihem Souid dit celle d’Antoinette, une Française d’origine congolaise et de retour de République démocratique du Congo avec sa fillette de quatre ans. La passagère a été placée en garde à vue, parce qu’elle avait confié un bagage en excédent à un homme qui s’avérera en possession de faux papiers… Normal. Sauf qu’Antoinette s’est finalement retrouvée «nue dans une cellule, rabaissée, humiliée, déshumanisée, au point qu’une policière puisse filmer cette scène honteuse et barbare comme si elle était banale, ordinaire.»


    «Mon silence me rend-il coupable des agissements de salauds qui bafouent les règles élémentaires de la plus simple humanité?», se demande Sihem Souid. Un jour qu’elle réagit, un collègue lui lance, devant d’autres policiers restés muets: «Tu nous fais chier avec ta justice et ton droit! Si tu prends leur défense, c’est que t’es d’origine tunisienne, c’est tout!»

    Dur à entendre, pour des fonctionnaires comme elle qui doit souligner «combien nous aimons ce pays, le nôtre. Combien nous avons dû nous battre pour intégrer la police et dépasser un nombre incalculable de préjugés, y compris jusque dans nos familles et chez nos proches, qu’il a fallu leur faire comprendre qu’un flic n’est pas seulement celui qui vous contrôle dix fois par jour parce que vous avez une tête d’Arabe, et donc d’assassin, de dealer, de violeur, de racaille et, maintenant, de terroriste».

    A son poste d’adjointe administrative, la jeune policière voit également défiler les «petites magouilles» de certains chefs policiers d’Orly. «Les billets d’avion gratuits délivrés aux flics galonnés, les caisses de champagne offertes au patron de la PAF» qui «passe une semaine à Djerba, en Tunisie – un pays de bougnoules –, offertes par Tunis Air. Cadeaux et extras compris.» Ou encore le cas de ce hiérarque qui, en échange de billets gratuits, annule des amendes frappant une compagnie (un avionneur transportant un sans-papiers jusqu’à Orly est passible d’une contravention de 5.000 euros si le clandestin est majeur, et de 10.000 euros s’il est mineur).

    «Tout le monde le sait et tout le monde la ferme», commente Sihem Souid. Qui mettra les pieds dans le plat, elle, en répétant ces accusations à l’IGPN (où elle croisera «des fonctionnaires fiables et droits»). Son témoignage provoquera ceux de nombreux collègues et cet afflux conduira au départ du directeur de la PAF d’Orly. Mais «le racisme continue»…

    «On n’aime pas les “bougnoules”, les “nègres”, les “pédés” et les “gouines”…»

    En même temps que la stigmatisation des «étrangers», Sihem Souid dénonce les discriminations internes à la corporation. «Nous sommes 300 policiers des frontières à vivre ensemble quotidiennement», relève-t-elle. «On ne compte plus les membres de la PAF d’Orly qui s’estiment victimes de comportements discriminatoires liés à leur origine ethnique, à leur sexe ou à leur orientation sexuelle.»

    Comme Nadia, adjointe de sécurité, et Eve, brigadière chef. Toutes deux sont «pacsées» et en butte aux propos homophobes d’une autre policière qui «ne veut pas de gouines dans son bureau». Cette dernière aussi sera promue, au détriment d’Eve. «C’est comme ça à la PAF d’Orly : on n’aime pas les “bougnoules”, les “nègres”, les “pédés” et les “gouines”. C’est même conseillé de les détester. Cela facilite et accélère les promotions.» Sihem Souid dénoncera, à l’IGS, les «diatribes homophobes» de la chef de Nadia. Cette déposition la fera passer «du statut de la fonctionnaire exemplaire à celui de l’incompétente doublée d’une fraudeuse», estime-t-elle.

    Mais Sihem Souid n’est pas seule. En tout, sept policiers de la PAF d’Orly se sont sentis visés par des discriminations racistes ou sexuelles. L’un s’est aperçu que le mot «Arabe» était écrit en rouge dans son dossier administratif. L’autre a refusé de participer aux «petites fêtes bien arrosées» régulièrement organisées dans le bureau de son commandant. Quand ils ont fini par en parler à leur hiérarchie, comme par hasard, tout s’est compliqué dans leur vie professionnelle. Blagues vaseuses, dénigrement du travail, harcèlements, mutations, guerres d’usure. En avril 2009, les sept fonctionnaires n’ont pas lâché prise; ils ont déposé des plaintes pénales contre leur hiérarchie et la presse s’est emparée de l’affaire.

    Sihem Souid est restée dans la police. Depuis novembre 2009, elle travaille dans une cellule d’aide aux victimes (notamment les violences conjugales et intrafamiliales) de la préfecture de police de Paris. Dans son service, elle a rencontré «des gens consciencieux, ouverts, humains. Ils correspondent exactement à l’idée que je me faisais des flics. J’espère simplement qu’ils représentent la majorité de la police nationale et que les flicaillons de la police aux frontières que j’ai croisés à Orly ne sont qu’une monstrueuse minorité. Je l’espère de toutes mes forces».

    Le livre de Sihem Souid, Omerta dans la police (Le Cherche Midi), sera le 14 octobre en librairie.

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    Re: Le racisme

    Message par bye le Mer 10 Nov - 17:21

    Déjà que je ne peux souffrir ce pseudo-artiste, voilà qu'il tombe également dans la fange .

    http://www.wat.tv/video/racisme-florent-pagny-derape-36hqz_2exyv_.html
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    Re: Le racisme

    Message par bye le Mar 16 Nov - 11:48

    le parfum sent de plus en plus mauvais.




    Juste pour montrer que les riches sont tellement sûrs d'eux qu'ils osent tenir des propos. Guerlain sur les noirs... dernièrement. Là, il s'agit d'un petit film de 1963 passé aux infos de la 1ere chaine. La nièce de Christian Dior y annonce ses fiançailles avec un nazi anglais... Elle a fini au RPR...
    http://www.ina.fr/video/CAF96034711/mademoiselle-dior-va-epouser-un-nazi-anglais.fr.html
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    Re: Le racisme

    Message par Rabasse du sud le Mar 16 Nov - 22:33

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    Re: Le racisme

    Message par Rabasse du sud le Mar 16 Nov - 22:36

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    Re: Le racisme

    Message par bye le Mer 15 Déc - 20:48

    Le MRAP s'oppose à la tenue d'un congrès raciste à Paris et demande aux
    > autorités de prévenir des troubles à l'ordre public
    >
    >
    > Le MRAP vient d'interpeller, ce jour, le Premier ministre ainsi que le
    > Préfet de police de Paris afin de leur exprimer sa vive inquiétude face à
    > l'annonce d'un événement à dimension nationale voire internationale, qui
    > pourrait réunir - entre autres - nombre d'extrémistes de droite de
    > différents pays du continent.
    >
    > Il s'agit des « Assises sur l'islamisation de nos pays », dont la tenue
    > est annoncée pour le samedi 18 décembre 2010 à Paris.
    >
    > Derrière ce titre suggestif, se dissimule notamment le Bloc identitaire,
    > un mouvement activiste d'extrême-droite implanté en France, qui prône la
    > haine et parfois ouvertement la violence ; comme sur une affiche collée à
    > la mi-octobre 2010 à Paris, sur laquelle « tout blanc de moins de 30 ans »
    > est appelé à se préparer à « l'autodéfense ».
    >
    > Son principal co-organisateur dans ses Assises est Riposte Laïque,
    > mouvance qui se bat pour une pseudo-laïcité uniquement hostile à l'islam
    > et à ses fidèles. Celle-ci vient de défendre publiquement Marine le Pen et
    > ses derniers propos sur les musulmans, banalisant l'Occupation, contre «
    > les islamo-collabos » (selon Riposte Laïque, éditorial de leur site en
    > date du 13 décembre 2010).
    >
    > Le MRAP demande donc aux autorités compétentes, d'interdire la tenue de ce
    > congrès raciste. Au cas où il aurait lieu, en raison de la présence
    > attendue de fascistes et d'extrémistes affichés de France et d'Europe, il
    > y aurait lieu de craindre des troubles à l'ordre public, des agressions et
    > des débordements. Le MRAP, de son côté, s'opposera à la tenue de cet
    > événement de façon déterminée et pacifique.
    >
    > Il serait surprenant que les autorités de notre pays laissent se dérouler
    > dans sa capitale, un congrès raciste qui nous signalerait à l'ensemble du
    > monde comme un pays complice, à l'heure où l'extrême droite prospère
    > partout en Europe.
    >
    > A Paris, le 14 décembre 2010
    >
    >
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    Re: Le racisme

    Message par bye le Dim 19 Déc - 7:59

    APPEL CONTRE LA TENUE DES ”ASSISES SUR L’ISLAMISATION DE NOS PAYS

    Le CCIF et le PIR Paris vous proposent de signer et faire signer cet appel. Il s’agit d’une initiative qui se veut collective. Les assos, collectifs, organisations ou partis qui seront d’accord apparaîtront par ordre alphabétique, y compris les initiateurs de l’appel. Les personnalités peuvent aussi signer en leur nom propre.

    Merci de votre retour.

    Envoyé au Mrap, LDH, CMF, CFPE, EMF, ATMF, FTCR, LMSI, NPA, UJFP…

    Le 18 décembre prochain aura lieu en plein Paris, une conférence sur les « Assises Internationales sur l’Islamisation de nos pays ». La tenue de ce meeting est un acte visant à désigner les musulmans comme une menace qu’il faut éradiquer. Riposte Laïque, le bloc Identitaire, Résistance Républicaine ou encore la European Defense League font partie des initiateurs de cette rencontre islamophobe. Ces derniers s’étaient déjà illustrés dans l’organisation des Apéro Saucissons Pinard qui avaient été interdits par la Préfecture de Police le 18 Juin dernier.

    L’heure est grave, car cette initiative n’est pas un acte isolé, la présence d’un député UMP Christian VANNESTE, d’un syndicaliste FO Carl PINCEMIN et, nous dit la plaquette, plusieurs invités surprises dont des élus, montrent à quel point l’islamophobie se développe dans le paysage politique et syndical. L’incitation à la discrimination, à la haine envers un groupe en raison de son appartenance religieuse ne peut être tolérée dans un Etat de droit. Nous demandons aux autorités de se prononcer sans délai afin d’annuler cette rencontre.

    Nous, organisations signataires, appelons toutes les organisations et personnalités politiques ou associatives à se joindre à nous pour demander l’annulation pure et simple de ces assises de la haine. ”


    --------------------------------------------------------------------------------

    De même que certains politiques osent s’y opposer :

    * - Alexis Corbière (Parti de Gauche), conseiller de Paris et premier adjoint à la Maire du 12e (Michèle Blumenthal), demande à la Préfecture de Police et au Maire de Paris d’interdire les Assises internationales sur l’islamisation. Selon lui, ce sont les écoles catholiques qui menacent la laïcité en France.

    * Fabrice Moulin, le maire adjoint PRG du 12e arrondissement de Paris, veut faire interdire la réunion du samedi 18 décembre et écrit au Directeur de l’Espace Charenton. Il dénonce une “instrumentalisation de la laïcité”.

    ” Non aux assises de l’extrême-droite dans le 12e !

    J’ai appris que le Bloc Identitaire organise samedi prochain une réunion publique d’extrême-droite dites « Assises internationales sur l’islamisation de nos pays » dans notre arrondissement à l’Espace Charenton (voir le communiqué de presse des organisateurs). Cette manifestation extremiste instrumentalise le principe républicain de laïcité pour servir un discours xénophobe. Voici le courrier que j’ai écris au Directeur de l’Espace Charenton.

    PARTI RADICAL DE GAUCHE

    Cercle du 12e arrondissement


    --------------------------------------------------------------------------------

    Paris, le 10 décembre 2010

    Monsieur le Directeur,

    C’est avec étonnement, consternation et colère que j’apprends la tenue à l’Espace Charenton, dans le 12e arrondissement, le samedi 18 décembre, d’une réunion publique intitulée « Assises internationales sur l’islamisation de nos pays ». Toute la journée « des personnalités de plus de dix pays, et de sensibilités fort différentes, seront réunies pour clamer l’impérieux devoir de défendre, en France comme dans toute l’Europe, nos valeurs laïques et civilisationnelles » selon les organisateurs.

    Parmi ceux-ci, on trouve Riposte laïque dont l’« apéro saucisson » à la Goutte d’Or a été interdit par la Préfecture de Police face aux risques de troubles à l’ordre public, ainsi que le Bloc Identitaire, organisation d’extrême droite bien connue, qui a été fondée en 2003 par des membres d’Unité Radicale, organisation dissoute en Conseil des ministres après l’attentat manqué contre le président Jacques Chirac le 14 juillet 2002.

    Ces prétendues « assises » sous-titrée « Défendre la laïcité, défendre les valeurs de notre civilisation » s’inscrivent, comme les groupuscules qui en sont à l’initiative, dans l’offensive actuelle de l’extrême-droite en Europe, en opposition justement avec les valeurs qui fondent notre République, sa devise « Liberté, égalité, fraternité » et la laïcité, telle que définie par la Loi de 1905 et inscrite dans notre Constitution.

    Cette laïcité qui est chère aux Républicains et qui n’est pas plus le combat d’une religion contre une autre religion ou le racisme que le communautarisme, mais le garant du vivre-ensemble par la séparation des églises et de l’Etat, la neutralité de l’espace public et la liberté de croire ou ne pas croire. Ce sont ces valeurs républicaines que je défends avec le Parti Radical de Gauche (PRG) dans le 12e arrondissement et à Paris, et nous n’entendons pas qu’elles soient dévoyées par des extrémistes néo-fascistes.

    Je respecte la liberté d’expression, mais si rien ne l’a interdit, rien n’a obligé l’Espace Charenton à accepter d’accueillir cette manifestation d’extrême-droite. Je pense également que l’organisation de ces « assises » est hautement préjudiciable à l’image de notre arrondissement comme de votre établissement et est susceptible d’éventuels débordements, faisant à ce titre courir un risque de trouble à l’ordre public.

    En tant que Directeur d’une entreprise privée, vous êtes moralement et éthiquement, si ce n’est légalement, responsable des manifestations publiques qui se tiennent dans votre établissement. Et c’est en en appelant à votre esprit citoyen que je vous demande d’étudier toutes les possibilités d’annuler l’accueil de ces « assises » d’extrême-droite samedi prochain.

    Je vous prie d’agréer, Monsieur le Directeur, l’expression de mes salutations distinguées.

    Fabrice MOULIN

    PRG Paris 12

    Maire adjoint PRG du 12e arrondissement

    à

    Espace Charenton

    Directeur général

    327, rue de Charenton

    75012 Paris “

    Voir en ligne : APPEL CONTRE LA TENUE DES "ASSISES SUR L’ISLAMISATION DE NOS PAYS"

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    Re: Le racisme

    Message par bye le Jeu 10 Fév - 18:23

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    Re: Le racisme

    Message par bye le Ven 6 Mai - 7:01

    petit pêle mêle des infos du jour (4/05/2011) ça sent bon la f rance!!


    1 - Schengen La Commission européenne valide la position française

    Le Point.fr - Publié le 04/05/2011 à 17:18 - Modifié le 04/05/2011 à 18:57
    En autorisant les contrôles exceptionnels à l'intérieur de la zone de libre circulation, Bruxelles se range aux arguments de Paris.
    "La Commission européenne répond aux préoccupations de la France quant aux pressions aux frontières extérieures communes de l'Union européenne. Il est urgent de rétablir la confiance de nos concitoyens dans notre espace commun de libre circulation", s'est réjoui le Quai d'Orsay à l'annonce de plusieurs mesures phares, mercredi midi, pour "mieux gérer les migrations dans l'Union européenne".
    La première est une conséquence directe du profond différend qui a opposé Paris et Rome sur l'entrée dans l'espace Schengen de 25 000 migrants tunisiens. Réticente au début, la Commission européenne a accepté de proposer aux 25 pays de Schengen (22 membres de l'Union européenne plus la Suisse, la Norvège et l'Islande) de pouvoir rétablir "des contrôles limités à ses frontières dans des circonstances exceptionnelles", comme, précise la Commission, "en cas de pression forte et inattendue aux frontières extérieures de la zone Schengen".
    Des mesures temporaires
    Exemple : la France qui contrôle les passages à Vintimille du fait de ce qu'elle considère comme un afflux massif en Italie d'immigrants venus de la Méditerranée. À l'heure actuelle, le rétablissement des contrôles n'est envisageable qu'en cas de menace grave à l'ordre public, pour des événements prévus ou non prévus. La Commission propose désormais d'y ajouter deux possibilités : en cas de "défaillance" d'un pays aux frontières extérieures à la zone Schengen ou quand "la poussée migratoire est trop lourde sur un point de cette frontière". Mais attention, s'est empressée de préciser Cecilia Malmström, commissaire à l'Immigration : "Ces mesures doivent être temporaires et géographiquement limitées."
    Ces aménagements seront présentés aux ministres de l'Intérieur, à charge pour eux de s'entendre sur la définition des critères. Aujourd'hui, c'est la Commission européenne qui évalue les demandes de rétablissement des contrôles par un pays. Jusqu'à présent, elle a toujours donné son feu vert. Faudra-t-il étendre cette prérogative aux deux nouvelles possibilités ? La Commission le souhaite, en avançant son statut de neutralité. Pas sûr que cela plaise.
    Des gardes-frontières européens ?
    "Mais, sinon, il faudra modifier juridiquement les articles de l'accord, ce qui implique de tenir compte de l'avis du Parlement européen qui sera plus dur que nous. Ce n'est pas dans l'intérêt des États membres", plaide-t-on à la Commission. Guy Verhofstadt, ancien Premier ministre belge et président du groupe libéral, a déjà prévenu : "La réponse aux flux migratoires, ce n'est pas changer les règles de Schengen. La Commission et le Parlement européen doivent être consultés pour évaluer ce qui relève de l'ordre public." Le débat s'annonce rude.
    À Paris comme à Bruxelles, on affirme, le coeur sur la main, que l'objectif n'est pas d'actionner ces mesures, considérées comme "une arme de dissuasion pour contraindre les États à respecter leurs obligations". Mais certains d'entre eux ont du mal. La Grèce, par exemple, a bien des difficultés à contrôler seule son immense espace maritime à la frontière avec la Turquie. Il faut l'aider, plaide la Commission, en donnant plus de moyens à l'agence Frontex pour la gestion des frontières. Son budget annuel est de 90 millions d'euros. Il en faudrait une vingtaine de plus.
    Autre piste : la création d'un système de gardes-frontières européens. Mais plusieurs capitales, surtout au nord de l'Europe, rechignent. La Commission insiste : "Nous ne lâcherons sur les frontières intérieures que si nous obtenons plus de moyens aux frontières extérieures." Conclusion de Cecilia Malmström, qui s'en prend au populisme ambiant en Europe : "La libre circulation des personnes est une des avancées majeures de l'Europe. Il ne faut pas revenir en arrière, mais plutôt renforcer le système."


    2 - Dati: les étudiants étrangers doivent partir
    AFP
    04/05/2011 | Mise à jour : 17:24
    L'ancienne garde des Sceaux, Rachida Dati, a estimé mà propos du contrôle de l'immigration légale qu'il faudrait que les étudiants étrangers "repartent dans leur pays à l'issue de leurs études". Invitée de "Questions d'Info" LCP/France Info/AFP, Mme Dati a souligné que "l'immigration légale du travail" n'avait pas connu "d'augmentation véritable". Cette immigration est "très intégrée, productive" et est celle "qui coûte la moins cher", a poursuivi la députée européenne et maire du VIIe arrondissement de Paris. Elle a fait valoir qu'il y avait eu une "augmentation du nombre d'étudiants" étrangers et une augmentation de "l'immigration familiale".

    S'agissant de l'immigration des étudiants, Mme Dati a jugé qu'"on s'honor(ait) à former des étudiants". "Mais, a-t-elle poursuivi, il faut qu'à l'issue de leurs études, ils repartent dans leur pays". "Pendant trop longtemps, on a accepté que ces étudiants puissent rester en France (...) Il ne faudrait plus accepter le changement de statut -souvent des étudiants demandent de passer au statut de travailleurs -, sauf cas exceptionnel". Evoquant le printemps arabe, Rachida Dati a estimé qu'il fallait "former des étudiants - c'est une aide en nature - et les aider ensuite à repartir dans leur pays pour le développer".

    Pour elle, l'immigration sera "un sujet majeur" lors de la présidentielle. Mme Dati est revenue sur la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007, estimant qu'il avait "eu deux discours très clairs, sur la sécurité et l'immigration". "C'était la première fois qu'un homme politique posait ces deux sujets sans tabous et sans passion de manière très républicaine".
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/05/04/97001-20110504FILWWW00592-dati-etudiants-etrangers-doivent-rentrer.php




    3 - Immigration: loi adoptée en CMP
    AFP
    04/05/2011 | Mise à jour : 15:33
    Sénateurs et députés, réunis en commission mixte paritaire (CMP), ont adopté par huit voix contre six le projet de loi sur l'immigration en décidant notamment d'encadrer plus strictement le droit au séjour pour les sans-papiers atteints de pathologies graves.

    Le titre de séjour "étrangers malades" ne pourra dorénavant être accordé qu'en cas d'"absence" du traitement approprié dans le pays d'origine. Ce dispositif avait déjà été adopté le mois dernier par le Sénat, lors de sa deuxième lecture du projet de loi.

    L'opposition de gauche avait pourtant fait valoir que si les traitements ne sont pas "absents", ils n'en sont pas moins, souvent, inaccessibles à de nombreux malades, notamment pour des raisons financières ou géographiques.

    La nouvelle disposition prévoit cependant que l'autorité administrative pourra prendre en compte des "circonstances humanitaires exceptionnelles" pour l'attribution du titre de séjour, après avoir recueilli l'avis du directeur général de l'agence régionale de santé.

    La députée PS Sandrine Mazetier a dénoncé un "scandale", une "disposition qui va envoyer à la mort un certain nombre de malades".

    Sur la réforme du régime de rétention des sans-papiers en instance d'expulsion, la CMP a finalement adopté la version de l'Assemblée: l'intervention du juge des libertés et de la détention (JLD) sera dorénavant repoussée à cinq jours (au lieu de deux actuellement). Lors de leur seconde lecture, les sénateurs avaient voté en faveur d'un recul de l'intervention du JLD à quatre jours.

    La mesure, préconisée par les différents ministres en charge de l'immigration et considérée comme le "coeur de la réforme" sur l'immigration, vise à une meilleure efficacité des procédures d'éloignement, puisqu'actuellement, moins de 30% des sans-papiers placés en rétention sont finalement reconduits aux frontières.
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/05/04/97001-20110504FILWWW00533-immigration-loi-adoptee-en-cmp.php
    Migrants/Paris: un immeuble évacué
    AFP


    4 - 04/05/2011 | Mise à jour : 14:21
    L'évacuation d'un immeuble du nord de Paris occupé depuis lundi par une centaine de jeunes migrants, pour la plupart tunisiens, a débuté en début d'après-midi, a-t-on appris de sources concordantes.

    "L'opération d'évacuation a commencé peu avant 14 heures. Nous agissons sur réquisition du propriétaire des lieux", a indiqué la préfecture de police de Paris. "L'immeuble n'était pas aux normes d'incendie et n'est pas adapté à servir de local d'hébergement", a-t-on ajouté. "La police est en train d'évacuer l'immeuble du 51 avenue Simon Bolivar", a de son côté indiqué un membre du collectif de soutien aux occupants. L'immeuble appartient à la Ville de Paris.
    Policiers racistes: appel du parquet
    AFP
    04/05/2011 | Mise à jour : 17:13
    Le parquet d'Amiens a décidé de faire appel de la condamnation à 1.000 euros d'amende d'un brigadier-chef et de la relaxe de quatre autres prévenus, accusés d'avoir tenu des propos racistes dans un bar de la ville en 2008. "Le parquet n'a pas été suivi dans ses réquisitions, qui étaient des condamnations de un à deux ans de prison avec sursis. La relaxe a été prononcée, nous faisons donc appel", a expliqué le parquet.

    Cinq hommes, âgés d'une quarantaine d'années, dont trois policiers d'Amiens, étaient poursuivis pour "provocations à la discrimination et à la haine raciale". Après une soirée arrosée, ils avaient notamment été vus par plusieurs témoins faisant des saluts hitlériens, trinquant aux cris de "Sieg Heil" (salut nazi) et proférant des paroles violemment antisémites et racistes.

    Hier, le tribunal correctionnel d'Amiens a jugé que les "Sieg Heil" ou "Heil Hitler" associés au salut nazi, relevaient bien de l'incitation à la haine raciale. Mais il a voulu tenir compte du casier judiciaire vierge du brigadier-chef et de l'absence d'appréciations défavorables dans son dossier administratif, en le condamnant à 1.000 euros d'amendes, alors que le parquet réclamait une condamnation à 2 ans de prison avec sursis et à 5 ans de privation de droits civiques. Quant aux relaxes des autres prévenus, elles s'expliquent par des problèmes d'imputabilité des propos, selon les avocats de la défense.

    Le jugement du tribunal a été critiqué par SOS Racisme, partie civile dans cette affaire avec la LDH et la Licra. L'association s'est dite "très surprise et scandalisée par le fait que le tribunal ait pu relaxer et quasi-relaxer l'ensemble des personnes mises en cause, y compris des policiers dont on est en droit d'attendre qu'ils soient irréprochables dans leur comportement". Jugeant "dérisoire" la condamnation du brigadier-chef, Isabelle Hochard, coordinatrice régionale de SOS Racisme, avait indiqué dès l'annonce du jugement qu'elle allait demander au parquet de faire appel.

    5 - La FFF au bord de l'implosion
    Mots clés : football
    Cédric Callier(Sport24.com)
    04/05/2011 | Mise à jour : 19:03
    Si Mohammed Belkacemi a reconnu être l'auteur de l'enregistrement à l'origine de «l'affaire des quotas», en revanche, il nie l'avoir transmis à Mediapart. Ce qui ne manque pas de susciter un peu plus le trouble au sein d'une FFF aux abois.
    les révélations concernant «l'affaire des quotas» ? Même la ministre des Sports, Chantal Jouanno, semble s'interroger lorsqu'elle désavoue les dirigeants de la FFF : «On assiste depuis deux jours à un triste psychodrame, où un rebondissement survient après un autre rebondissement. Et ce qui me gène le plus, c'est que tout sort dans la presse. On ne peut pas travailler sereinement dans ces conditions. C'est pourquoi nous avons préféré notre propre enquête.» Sur Infosport, Mohammed Belkacemi, lui, a tenu à remettre les choses au clair. Oui, c'est bien lui l'auteur du fameux enregistrement qui a capté la discussion d'ordre privé tenue lors de la réunion du 8 novembre dernier. Mais non, contrairement à ce qui a été affirmé dans certains quotidiens, ce n'est pas lui la fameuse taupe qui a transmis la bande à Mediapart. «Je suis un homme de terrain, pas une taupe. Je ne sers personne, je ne combats personne, je ne défends aucun intérêt. Je suis un éducateur. Cela fait 20 ans que je travaille avec les gamins dans les quartiers. Je n'ai fait aucune faute. J'ai remis le seul enregistrement à la FFF le 9 novembre dernier. Je n'ai jamais remis d'enregistrement à un quelconque journaliste. Maintenant, je m'interroge sur qui a eu intérêt à sortir l'enregistrement (…) Cette affaire me dépasse en tout cas. Aujourd'hui, on s'attaque à ma famille et cela, je ne peux pas l'accepter.»
    Duchaussoy au courant dès le début ?
    Une sorte de profession de foi énoncée par un homme visiblement marqué par le retentissement de cette affaire. Retentissement qu'il n'avait pas souhaité puisque Belkacemi affirme avoir suivi la voie hiérarchique. C'est-à-dire qu'après avoir enregistré la réunion du 8 novembre dernier, réunion qui l'a choqué, lui le défenseur de la diversité dans le football et de l'ouverture aux «quartiers» fait part de son indignation à ses supérieurs, avant de leur transmettre «le seul enregistrement». A qui ? Belkacemi réserve ce nom aux enquêteurs, mais il est évident que plusieurs personnes au sein de la FFF sont concernées. Néanmoins, une telle déclaration conduit déjà à plusieurs interprétations. D'une part, contrairement à ce qu'il avait déclaré, Fernand Duchaussoy n'a pas pu ne pas être au courant de ce qu'il s'est dit lors de cette réunion. D'autre part, il est étonnant de constater que cette affaire a étouffé pendant six mois, ce qui peut être choquant, et qu'elle ne ressort qu'aujourd'hui, soit à un mois et demi de l'élection à la tête de la FFF.
    Blanc démissionnera-t-il ?
    Autant dire que le raccourci est déjà vite trouvé par certains : la «taupe» a clairement agi avec une visée politique et l'intention de nuire. Faut-il affirmer pour autant que le «camp Le Graët» aurait eu tout intérêt à ébruiter ces quotas ? Chacun a son opinion sur le sujet. Toujours est-il que la FFF apparait chaque jour un peu plus divisée, avec une image de nid de vipères pour le moins désastreuse. La preuve, on le rappelle, avec les déclarations d'une ministre des Sports qui n'a plus aucune confiance en cette instance. Quelle sera la suite désormais ? Les auditions vont se poursuivre jusqu'à la fin de la semaine. L'heure des sanctions viendra rapidement après. Si Duchaussoy était véritablement au courant du contenu de cette réunion du 8 novembre, les conséquences seraient désastreuses pour lui. En tout cas, difficile d'imaginer le seul François Blaquart être sanctionné. Laurent Blanc ? Le sélectionneur sera entendu en fin de semaine à Paris mais déjà Christophe Dugarry se demande, toujours sur Infosport, si son ancien coéquipier chez les Bleus ne va pas démissionner de son poste. «J'ai peur qu'il en ait marre de se faire agresser de la sorte, d'une manière injuste selon moi.» En attendant les nouveaux rebondissements de cette affaire, laissons le mot de la fin à Belkacemi : «Je suis triste pour le football.»


    ------------------------------------------------


    Le 10 décembre 1948, les 58 États Membres qui constituaient alors l’Assemblée générale des Nations Unis ont adopté la Déclaration universelle des droits de l’Homme à Paris au Palais de Chaillot.
    L'Article 13 dit:
    "...
    2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien,..."
    ... et y sera ramenée de force par ces États signataires!!

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    Re: Le racisme

    Message par bye le Ven 6 Mai - 10:39

    Une journaliste envoyée par TF1 , sur les lieux convoquée 1h avant
    l'évacuation comme tous ses collègues, pour filmer les prouesses de la
    mairie de Paris , et les muscles du préfet Gaudin.
    Cette journaliste avait oublié qu'elle n'était pas que journaliste , elle
    est black. Ce n'est pas sans compter le racisme basique , grossier ,et
    machiste des bœufs en bleu :

    Elle voulait rejoindre ses collègues, mais a été bloquée par le parfait
    archétype de soutien au PSG
    , Le CRS , lui demande ce qu'elle fait là :
    - "je suis journaliste à TF1 " en montrant sa carte
    - " depuis quand TF1 emploie des noirs "?

    TF1 porte plainte pour propos racistes, et l'IGS enquête pour retrouver ce
    CRS ( vont avoir du mal autant prendre tout le troupeau ) , mais bon...

    Et les actes racistes envers ces migrants, la xénophobie ouverte et
    banalisée et cette violence d'Etat..l'IGS enquête pour retrouver leurs
    auteurs ?

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    Re: Le racisme

    Message par bye le Mer 25 Mai - 17:47

    Samedi 28 mai: mobilisation nationale et unitaire contre le racisme, la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation des sans-papiers ! (collectif d'ailleurs nous sommes d'ici!)

    liste des manifestions, rassemblements, actions, prévus lors de cette journée d'action nationale (manifestions à Paris et dans plus de 45 villes de province)
    plus d'infos: http://dailleursnoussommesdici.org/
    PARIS – ILE DE FRANCE




    RASSEMBLEMENT SUR LE PARVIS DE LA MAIRIE DU 13ème, LE SAMEDI 28 MAI A 11h.


    NON AU FOYER TAUDIS !
    162 AVENUE DE LA REPUBLIQUE A EPINAY
    M° St-Denis Université bus : 361 arrêt : République-Debussy
    ou RER D gare St-Denis bus : 256 arrêt : Cité Blumenthal
    VENEZ SOUTENIR LES RESIDENTS
    SAMEDI 28 MAI AU FOYER à partir de 11 h
    Débat, Pique-Nique, Rencontre
    Ensuite, départ groupé du foyer pour la manif "D'ailleurs, nous sommes d'ici" à 14 h à Paris – Barbès

    SAMEDI 28 MAI • 14H • PARIS • MÉTRO BARBÈS – MANIFESTATION JUSQU’À RÉPUBLIQUE







    CERGY: Pour un départ collectif à la manif parisienne du samedi 28 mai, on va se retrouver sous l’horloge à la gare de Cergy St Christophe à 12h30 (ou pour Cergy Prefecture dans le wagon de queue du RER de 12h50)
    - des actions ont eu lieu à EVRY, SEVRE, PARIS 18eme, MONTREUIL, PARIS 12eme, PARIS 20eme, SAINT-DENIS, NOISY LE SEC....


    LIMOGES


    Rassemblement régional, samedi 28 mai, 11h, devant la préfecture de la Haute-Vienne
    PAU


    Rassemblement à 11h devant la préfecture samedi 28 mai


    COLMAR


    Rassemblement samedi 28 mai à 16H devant la Préfecture


    CAEN


    Manifestation samedi 28 mai à 14H30, place du théâtre

    BAYONNE




    NIMES


    Samedi 28 mai 12H à la Maison Carrée
    Rassemblement
    suivi d'un pique-nique sur place
    Le collectif gardois réunit des citoyen-ne-s; Amnesty International Nîmes; APTI ; ATTAC ; Cimade Nîmes; Comité nîmois de l'AFPS; Fédération LDH du Gard;Forum Gardois des Migrants;OIP Nîmes; RESF30; FSU; Solidaires 30; Sud Education Gard; Syndicat de la Magistrature; UL CGT; Union Syndicale de la Psychiatrie; Les Alternatifs; Europe Ecologie-Les Verts; Nouveau Parti Anticapitaliste; Parti Communiste ; Parti de Gauche
    MENTON


    Ce rassemblement a une connotation particulière car nous le réalisons avec nos amis italiens et rejoignons les migrants tunisiens de Vintimille ver 12h pour un pique nique du Monde. Nous projetons de faire une chaîne humaine et de coudre les drapeaux Français, Italiens, Tunisiens et Européen pour terminer cette journée.
    Je reste à votre disposition,
    Renaud MARSON
    06 10 20 96 01


    ANGERS

    Rassemblement à 15H devant la Préfecture


    ANGOULEME


    samedi 28 mai, 15h, place de l'hôtel de Ville
    signataires locaux : CGT, CFDT, MPP, AIDES, ATTAC, Baobab, Collectif des sans papiers, Comité de soutien aux sans papiers, Europe-écologie-Les Verts, Femmes solidaires, FSU, Jeunes Communistes, NPA, PCF, Solidaires, Sud PTT, Sud Santé-Sociaux, Sud Education, Théâtre en action, Pastorale des migrants.

    CALAIS


    samedi 28 mai, manifestation. Départ angle rue de Lamy et de Moscou à Calais

    BORDEAUX


    Samedi 28 mai, Manifestation, 14H, départ de la place de la Victoire


    TOULOUSE


    Samedi 28 mai, 10H, départ place Jeanne d'Arc, manifestation jusqu'à la préfecture


    RENNES


    Samedi 28 mai, rassemblement place de la Mairie à 14H30


    STRASBOURG


    Samedi 28 mai, Rassemblement place Kléber à 15H


    LE MANS


    Samedi 28 mai, manifestation à 15H, place de la République


    CLERMONT-FERRAND


    Samedi 28 mai, manifestation à 14H30 place des Carmes



    DIJON

    Rassemblement samedi 28 mai à 15H place Wilson


    TOURS


    Manifestation samedi 28 mai, 14H30, place Jean Jaurès


    LE HAVRE


    Manifestation le samedi 28 mai


    PERPIGNAN
    - Jeudi 26 mai à 19h00: au cinéma Castillet, projection du film Haut les Mains de Romain Goupil, projection suivie d’un débat.





    Samedi 28 mai à 10h30: présence sur le marché de la place Cassanyes pour diffusion de l’appel national et signature de la pétition.


    A partir de 12h30 rendez-vous à Alenya pour rejoindre le repas organisé à l’initiative du RESF (voir l’affiche)


    A partir de 16h00, toujours à Alenya, Jean-Paul NUNEZ, responsable national de la Cimade, animera un débat sur le climat raciste actuel, l’importance de l’appel D’ailleurs nous sommes d’ici . Il présentera également les dernières lois sur l’immigration.
    NANTES


    Rassemblement samedi 28 mai à 14h devant la Préfecture


    CHALON SUR SAONE


    Rassemblement samedi 28 mai, 15H, place de Beaune


    BEAUVAIS


    Rassemblement départemental samedi 28 mai devant la Préfecture à 10H30


    SAINT NAZAIRE


    Manifestation samedi 28 mai, 16H, Esplanade des Droits de l'Homme


    LYON


    Rassemblement samedi 28 mai entre 15H et 17H, au début du pont de la Guillotière (côté Guillotière)


    GRENOBLE


    Manifestation samedi 28 mai : 2 départs distincts, l’un de la Villeneuve ( 15H), l’autre de la Place St Bruno (15H30), les deux cortèges se rejoignant Place André Malraux (près Chambre de Commerce)


    LA ROCHELLE


    Manifestation samedi 28 mai, quai Duperré à 11H


    ANNECY


    Rassemblement samedi 4 juin à 15H devant la Préfecture


    DIEPPE


    samedi 28 mai, 12H, « pique nique sans frontière », devant le monument aux Canadiens sur le front de mer (face à l'Aguado)


    ORLEANS


    Manifestation samedi 28 mai place d'Arc à 15H


    BOURG EN BRESSE


    Rassemblement samedi 28 mai à 10h devant la Mairie


    POITIERS


    Manifestation samedi 28 mai, 14H, devant le Palais de Justice
    LILLE


    Manifestation samedi 28 mai à 14H, place de la République


    PERPIGNAN


    Samedi 28 mai, 12H: rassemblement au Peyrou (avec musique, ect...); 14h: départ de la manifestation


    LE PUY EN VELAY


    Rassemblement devant la Mairie, 10H30, samedi 28 mai


    LAVAL


    Manifestation samedi 28 mai ; départ à 15H devant la Préfecture


    ROUEN


    Manifestation samedi 28 mai, 15h, départ devant la Préfecture


    MARSEILLE


    Manifestation samedi 28 mai, 14h, départ des mobiles (en haut de la Canebière)


    AVIGNON


    Déroulement de la journée du samedi 28 mai avec LE THEATRE DES SANS-PAPIERS

    13h15 : accueil joyeux et bruyant de la compagnie irrégulière à la gare routière
    puis pique-nique festif avec la troupe au Clos de la Murette

    16 heures: Rassemblement sur la Place des Carmes et conférence de presse au Théâtre des Carmes

    20h30 : Spectacle TOUTE VIE EST UNE VIE (marche à l’ombre) par la COMPAGNIE IRREGULIERE suivi d’un débat


    CHAMBERY


    repas solidaire à prix libre le dimanche 22 mai de 10h à 14h au marché de Chambéry le haut au croisement de l’avenue d’Annecy et de la rue du Maconnais.

    SALON DE PROVENCE


    samedi 21 mai, au kiosque a musique :

    11h30 cercle de silence devant la mairie.

    12h défilé en fanfare sur le cours vers le kiosque à musique

    de 13h a 17h accueil, présentation du programme pique-nique tiré du sac,
    stands, concert, animations musicales, jeux,cinéma pour tous (…) exposition et documentation

    espace débats et échanges table de présentation des différents organisateurs


    METZ


    Journée d'action le samedi 4 juin


    VALENCE
    - Mercredi 25 mai 2011 Valence et Cliousclat





    11h30 Arrivée à Valence de la Compagnie Irrégulière.
    13h30 Repas partagé surprise chez Evelyne
    « La P’tite Maison Chapelle des luttes à Valence »
    16h00 Co-voiturage de chez Evelyne en direction de Cliousclat
    18h30 Pot de l’amitié de bienvenue à Cliousclat
    19h30 Sketch de « Femmes en Luths » à CliouCslat
    20h00 Théâtre de la compagnie irrégulière
    Vendredi 27 mai Valence centre ville
    14h Rencontre avec des élus, associations, militants du collectif
    Centre ville de Valence. (Lieux à définir)
    15h30 Visite avec les Diggers et le MRTSP et le collectif.
    et Marche dans Valence avec le MRTSP, les
    collectifs SSPSD 26 -07, Diggers, Chômeurs Précaires,
    « Femmes en Luths »citoyens(nes) engagées.
    18h30 à 23h00 Fête des Voisins
    Angle rue des Alpes – rue Prompsault
    Dans le cadre de la Fête des voisins en partenariat avec la ville de Valence, le Webster café, les commerçants et les habitants du quartier rue des Alpes, rue Prompsault,
    Repas – apéritifs partagés
    (Chacun amène un plat ou une boisson.) Soirée Festive,
    Expos photos des luttes, musiques et bal populaires.
    Samedi 28 mai 2011
    A 10H Débat à Valence à la Maison des sociétés avec Sissoko Anzoumane porte parole du MRTSP à Valence« libre circulation et libre installation pour tous »
    A 12h00 Conférence de Presse.
    A 12h30 Pique nique Place Belat à Valence
    Manifestons à Valence, Rassemblement à 13h30 Place de l’Europe à Fontbarlettes


    AIX LES BAINS


    Rassemblement samedi 28 mai à 10h place de la Mairie


    ACTIONS AUSSI A NICE, FIGEAC, BEZIERS, MARTIGUES, CREIL, VELAUX(13), AMIENS...
    ______________________________________________________
    PREMIÈRES ORGANISATIONS SIGNATAIRES
    Organisations politiques : • Association des communistes unitaires (ACU) • Les Alternatifs • Convention pour la 6° République (C6R) • Europe Ecologie les Verts (EELV) • La Gauche Unitaire • Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) • Les Jeunes Verts • Mouvement des Jeunes Communistes (MJC) • Mouvement Jeunes Socialistes de Gironde • Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) • Parti Communiste Français (PCF) • Parti communistes des ouvriers de France (PCOF) • Parti des indigènes de la République (PIR) • Partit Occitan • Rouges Vifs 13 • Union Démocratique Bretonne (UDB) • Union des Révolutionnaires-Communistes de France (URCF)
    Syndicats : • CGT – Fédération de l’Éducation, de la Recherche et de la Culture (FERC) • CGT – Syndicat National des Travailleurs de la Recherche Scientifique (SNTRS). • CGT – Educ’Action (UNSEN). • CGT – FERC Sup (enseignement supérieur – national) • La Confédération paysanne • CGT Saint-Gobain Aubervilliers (93) • Fédération CGT Spectacle (FNSAC) • EMANCIPATION tendance intersyndicale • Fédération syndicale unitaire (FSU) • FGTE-CFDT (fédération générale des transports et de l’équipement)• SOLIDAIRES • SOLIDAIRES Douanes • SOLIDAIRES-Justice • SUD-Education • Fédération SUD Etudiant • SUD Etudiant 34 • Sud Santé sociaux 80 • Fédération Solidaires SUD Emploi • SUD Energie • SUD PTT 86, Poitiers • Syndicat des avocats de France (SAF) • Syndicat de la Magistrature • L’Union nationale des étudiants de France (UNEF) • Union nationale lycéenne (UNL) • UNSA Santé Oise (60) • UNSA Oise • SE-UNSA Oise.
    Organisations : • ABCR – Association biterroise contre le racisme, Béziers (34) •Action Solidarité Marseille • ACORT ( L’Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie) • Agir contre le chômage et la précarité, AC! • Aides • Les Amis de l’Association Marocaine Des Droits Humains-Paris • Amoureux au ban public (national) • Amoureux Au Ban Public, collectif Marseille, France • Approches, Cultures et Territoires, Ensemble Citoyen ( Martigues ) • Avocats pour la défense des droits des étrangers (ADDE). • Association des Elus Progressistes de Bretagne (AEPB) • Association Dodol de l’Océan Indien • Association La Maison du Monde d’Evry • Association « Militant » • ASAPA – Amitié Solidarité Avec le Peuple Algérien (Evry). • Association « 93 au coeur de la République » • Association de Défense des Droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM) • Association des travailleurs maghrébins en France (ATMF) • Association BALLON ROUGE Aubagne (13) • ALDA – Association de Lutte contre les Discriminations (Alsace) • Association Les Ziconofages, Education à et par l’image • Association des Marocains en France (AMF) • Association les Mille et Une Vies de Fibuline (Tramayes 71) • Association de soutien aux étrangers du Val-de-Marne (94).• AHSETI – Association havraise de solidarité et d’échanges avec tous les immigrés (Le Havre). • Association La Passion ne Chôme pas • ASTI des Ullis • ARC EN CIEL THEATRE, Association nationale • ARDLFM – Association pour la Reconnaissance des Droits et Libertés aux Femmes Musulmanes • ATTAC – Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (national) • ATTAC Strasbourg • Association Partenia 2000 • Association Réveil des Consciences. • Association « Tous égaux sous un même drapeau. » • Association Sortir du colonialisme. • AUBER SANS LA PEUR Comité de Vigilance d’ Aubervilliers contre l’Expulsion des Familles et Elèves Sans-Papiers • CAPJPO-EuroPalestine. • CLAP – Contre Les Abus Policiers, Gironde (33) • Centre Malcom X • Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (CEDETIM) • CIGALE, Collectif inter-assossiation LGBT, Grenoble • Cimade • Clichy Solidarité Palestine • Collectif algérien pour les libertés et la démocratie (CALD) • Collectif « La journée sans immigrés – 24H sans nous » • Collectif 21 avril • Collectif Antiraciste de Corse, Avà Basta, Corse • Collectif antiraciste de Saint-Denis • Collectif CO.U.R.R.I.E.L. • Collectif contre les expulsions et pour le droit de vivre en France 86 • Collectif de l’Eure de Soutien Wei-Ying et Ming aux Mineurs et Jeunes Majeurs Scolarisés Sans Papiers • Collectif des Musulmans de France. • Collectif de soutien de l’EHESS aux sans papiers et aux migrant-es • Collectif de soutien aux sans papiers de Figeac (Lot). • Collectif Féministes Pour l’Egalité. • CIVCR – Collectif Ivryen de Vigilance Contre le Racisme (Ivry) • Collectif Manouchian • Collectif Pour l’Avenir des Foyers (COPAF)• Collectif de réflexion, d’information et d’action anti -raciste de Velaux (CRIAAR) • Collectif Portugais Pour une Pleine Citoyenneté (CPPC) • Collectif Refusons l’inacceptable de Sèvres • Conseil national pour la reconnaissance (CNR) • Collectif Refusons l’inacceptable de Sèvres • Collectif Toulousain Résistance à la Délation, Toulouse • Comité de Vigilance des Alpes Maritimes (COVIAM) • CRAN – Comité Représentatif des Associations Noires (national) • Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie (CIR) • CNSP – Coordination Nationale des sans papiers (national) • CSP75 (Coordination 75 de lutte pour les sans-papiers) • CSP 93 (Coordination 93 de lutte pour les sans-papiers) • Collectif Justice Pour Tous • Droit au Logement, Toulouse (DAL 31) • Droit au logement (DAL, national) • Droits Devant !! •Droits devant!! Paris 18ème • ELENA-France (Association d’avocats liés au Conseil Européen pour les Réfugiés et Exilés) • ENSEMBLE CITOYENS, association, Martigues • FACF (Fédération des Associations Comoriennes de France) • FASTI – Fédération de solidarité avec les travailleur-euse-s immigrées (national) • Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes, (Section de Sèvres) • Fédération des travailleurs d’Afrique en France (FETAF) • Fondation Copernic • Forum Gardois des Migrants • FTCR – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (national). • Fondation Frantz Fanon •Ici & Ailleurs, association pour une philosophie nomade • Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie (IRA-section France) • JUSTICE ET LIBERTES, Collectif, Comité de vigilance contre l’extrême droite , STRASBOURG, FRANCE • La Marmite aux Idées Calais (62) • LeZ Strasbourgeoises, Lesbiennes et féministes Strasbourg • LesbiennesOfColor, LOCs • La voix des Rroms (national) • Ligue des Droits de l’Homme, Cergy Pontoise • Les Mots Sont Importants (LMSI) • Marches européennes • Migrations-Santé, Comité médico-social pour la santé des migrants • Maison Internationale de Rennes • La Maison du Tamil Eelam • Ministère de la Régularisation de Tous les Sans-Papiers • Mouvement Citoyen Black Blanc Beur • Le Mouvement de la Paix • Mouvement des Quartiers (MQJS) •Mouvement Français pour le Planning Familial 06, Nice • M’PEP26 – Mouvement politique d’éducation populaire (fédération de la Drôme) • Mouvement Pluricitoyen • Mouvement UTOPIA • MRAP – Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (national). • MRAP – Fédération de Paris • Organisation contre les violations des droits humains (OCVIDH. Mauritanie) • « Ne pas plier », Association, Ivry-sur-Seine • Quartiers Nords / Quartiers Forts (Marseille) • Ras l’front Voiron, Réseau de Lutte contre le Fascisme, 38500 Voiron• Réseaux citoyens de St-Etienne • RESF – Réseau Éducation Sans Frontières (national) • RESF60 / Solidarité Migrants, Beauvais. • RESF60 Compiègne. • RESF43, Haute-Loire. • RESF19, Corrèze. • RESF34, Hérault. • RESF37, Indre-et-Loire. • RESF60, Noyon • RESF83 • RESF84 / UCIJ, Vaucluse. • RESF94, Val-de-Marne • RESF – Paris12, Collectif de vigilance pour les droits des étrangers. • RESF 63 • Réseau Féministe « Ruptures » • Le réseau Stop Précarité • Réseau scientifique Terra • Respaix Conscience Musulmane. • Collectif Réseaux Intervention Réflexion Quartier Populaire • Rouges Vifs 13 • Salam (Nord Pas de Calais) • Solidarité sans-papiers, soutien aux migrants du Bassin Creillois • SoS Soutien aux Sans Papiers, association, France • Survie • Les TumulTueuses • L’Union Française des Associations Tziganes (UFAT) • UJFP – Union juive française pour la paix • UCIJ 57, Unis Contre une Immigration Jetable, Collectif de lutte et de soutien, Moselle • VELA Vigilance LGBTI Aix-en-Provence • VISA – Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes.
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    Re: Le racisme

    Message par bye le Lun 15 Aoû - 6:33

    Soyez gentils les élus UMP, laissez tomber l'humour raciste
    http://www.lepost.fr/article/2011/08/04/2562693_soyez-gentils-les-elus-ump-laissez-tomber-l-humour-raciste.html#xtor=EPR-344-[NL_1144]-20110805
    04/08/2011 à 17h27 - mis à jour le 04/08/2011 à 19h20 |

    "Ji tiens à vous informer que la grande mosquée di Strasbourg qui vient d'ouvrir ses portes pour li ramadan pourra accueillir 200 fidèles. Ji vous propose di préparer un voyage di pèlerinage pour li 15 août à la dite mosquée. Mesdames, prévoyez un foulard. Ji vous souhaite un bon ramadan"

    Voilà ce qui fait rire un élu UMP. Un élu du peuple, censé représenter, non seulement ceux qui l'ont élu mais aussi les autres. On n'est pas obligé de partager son humour.





    Non parce que attention, c'est censé être drôle. Il se moque d'une façon de parler, de deux religions (catholique et musulmane) et aussi du PS dont il assure que le programme a été écrit en arabe. Dé-so-pi-lant.

    Bon bien sûr, comme tout le monde à l'UMP n'aime pas les blagues racistes, le mail s'est retrouvé dans la presse locale. Nice-Matin en fait écho et, comme le raconte le Figaro, l'affaire est remontée aux oreilles de Christian Estrosi lequel juge le mail "intolérable". L'élu pourrait être viré de l'UMP.

    Pour sa défense, Gilbert Garelli a émis ses plus plates excuses publiques, non sans avoir affirmé vouloir faire de l'humour.

    Mettons que ce soit vrai et que Gilbert Garelli ait vraiment voulu amuser la galerie. Mais on ne pourra jamais le suivre quand il dit que c'est "simplement de l'humour". Parce que non, c'est objectivement raciste.

    Cet élu ferait donc du racisme sans le savoir. Tout cela lui semble tellement naturel qu'il ne perçoit pas l'énormité de son propos. Et ça, c'est finalement beaucoup plus grave que s'il était conscient d'être raciste.

    Et une fois de plus cela en dit long sur la mentalité à l'UMP qui des blagues d'Hortefeux, à l'apério saucisson-pinard de l'Assemblée ne semble qu'avoir une seule cible à son prétendu "humour" : les maghrébins.

    A force, ça fait lourd et on deviendrait suspicieux...

    Sources : Nice-Matin, Le Figaro

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    Re: Le racisme

    Message par bye le Sam 10 Sep - 8:35

    Négrophobie française : après Gérard Depardieu en Dumas, voici Johnny Hallyday grimé en « mulâtre »
    | claude-ribbe.com | dimanche 4 septembre 2011

    jeudi 8 septembre 2011

    On a peine à y croire et c’est pourtant vrai. Au XXIe siècle le théâtre français renoue avec la tradition raciste des « minstrel shows », très en vogue dans le Sud des USA après la guerre de sécession, à l’époque du Ku-Klux-Klan et des lynchages, dans lesquels les Africains ou les personnes d’ascendance africaine étaient, au théâtre, joués par des acteurs à la peau blanche grimés et maquillés.

    En 2010, déjà, un film ouvertement raciste, destiné à vilipender Alexandre Dumas nous avait montré Gérard Depardieu maquillé et affublé d’une perruque frisée pour représenter le prolifique écrivain et voici qu’un an plus tard, pour incarner le rôle de Chicken dans Le paradis sur terre, une pièce rarement jouée (et pour cause…) de Tennessee Williams, à compter du 6 septembre 2011, au théâtre Edouard VII, le directeur-metteur en scène, Bernard Murat, choisit… Johnny Hallyday.

    Voici donc l’ex-chanteur « yé-yé », qui est devenu, apparemment, l’une des références de la culture française, lui aussi grimé et affublé d’une perruque pour incarner un « mulâtre ». La question n’est pas de mettre en doute les qualités d’acteur de Jean-Philippe Smet. La n’est d’ailleurs pas le problème puisque l’une des lois de la minstrelsy, c’est que l’acteur grimé doit être ridicule puisque le nègre et, plus encore, le "mulâtre", serait ridicule.

    Ce qui est sûr en tout cas, c’est qu’au pays de Tennessee Williams on ne pourrait imaginer une pareille provocation. Mais en France, aucun problème. Avec les organisations antiracistes et la presse que nous avons, peu probable qu’une seule voix audible s’élève. Audible ou non, la mienne s’élèvera néanmoins.

    Les comédiens talentueux susceptibles d’incarner Chicken, sans qu’on ait besoin de les grimer, ne manquent pas en France. Mais ils ne sont pas engagés. Bernard Murat ne le sait que trop.

    Si, pour jouer n’importe quel rôle du répertoire, par exemple dans Le prénom, qui lui a valu un Molière, le metteur en scène avait choisi ses acteurs sans tenir compte de leur couleur de peau, il n’y aurait rien à dire. Au lieu de Patrick Bruel dans le rôle principal, il aurait pu penser par exemple à Alex Descas, salué par Le Monde comme le meilleur comédien français. Mais tel n’est pas le cas. Pour une des rares pièces qui permette à un comédien « de couleur » de jouer un premier rôle, Murat choisit un acteur au phénotype « aryen », cheveux teints et grimés. Cela ne peut être un hasard. D’autant que l’expérience de Depardieu en Dumas a valu une polémique et un échec.

    La campagne de presse mise en œuvre est censée pallier tout risque et Johnny Hallyday, éminent négrologue puisqu’ayant interprété « Noir c’est noir » explique lui-même sans complexe qu’il joue le rôle d’un « demi-noir… qui n’est pas vraiment noir ». Il a été invité par toutes les télévisions à commencer par la chaîne TF1 qui lui a fait les honneurs du journal avec 6’18’’ de publicité. Les médias français ont salué cette mascarade ouvertement raciste comme une « performance » montrant une « facette différente » de son travail d’artiste.

    Nous prenons acte de cette minstrelsy, comme nous avons pris acte du fait que Johnny Hallyday, naguère lui-même accusé de viol (mais ayant bénéficié d’un non-lieu) fut l’un des plus ardents défenseurs de Strauss-Kahn, qui plastronne du fait de son impunité malgré les accusations de viol portées contre lui notamment par une immigrée africaine de New York.

    Nul doute que pour sa première sortie publique, DSK aura eu l’idée assister à la première de cette pièce et que Bernard Murat n’aura pas manqué de l’inviter, comme il l’aura fait pour les autres grands négrophiles français que nous connaissons bien et qui se seront pressés aux premières loges.

    L’ironie terrifiante de cette histoire c’est que sur le site de ce théâtre, on apprend qu’ « aujourd’hui, sous la houlette de Bernard Murat, il continue d’être le théâtre de la diversité ».

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    Re: Le racisme

    Message par bye le Sam 29 Sep - 7:55



    Copé, le MRAP et le racisme anti-Blancs

    Alain Gresh | blog.mondediplo.net | mercredi 26 septembre 2012

    mercredi 26 septembre 2012





    Copé, le MRAP et le racisme anti-Blancs
    Alain Gresh | blog.mondediplo.net | mercredi 26 septembre 2012



    Lors de son congrès du 30 mars-1er avril, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), une organisation qui avait été tout au long de son histoire à l’avant-garde du combat contre les discriminations, adoptait un texte surprenant :

    « Promouvoir des identités artificielles et “uniques”, qu’elles soient nationales, religieuses, ethniques ou raciales, conduit inéluctablement au racisme. Ces enfermements identitaires émanent des groupes dominants, mais se reproduisent dans les groupes dominés : le racisme anti-blanc en représente un avatar. Le MRAP le condamne à ce titre d’autant plus qu’il apporte une inacceptable et dangereuse non-réponse aux méfaits et aux séquelles de la colonisation. »

    Cette référence au « racisme anti-Blancs », une première pour l’organisation, suscitait une réponse sur le site Rue 89, « “Racisme anti-blanc” : le texte du MRAP “préoccupant” ». Les signataires notaient :

    « L’emploi de manière a-critique d’une telle notion, comme si elle allait de soi, soulève en effet nombre de problèmes. Sans en faire la généalogie, comment toutefois ne pas tenir compte des conditions dans lesquelles elle est apparue en France dans le lexique politique, portée par les mêmes personnalités qui n’ont eu de cesse depuis quelques années de stigmatiser l’immigration et les populations des quartiers populaires ?

    Comment ne pas voir que la notion de “racisme anti-blanc” a émergé dans le débat politique français pour inverser les rapports de responsabilité : la “victime” ne serait plus l’immigré ou le descendant d’immigrés mais le Blanc, inversion que l’on peut exprimer d’une autre manière ; si l’hostilité à l’immigration progresse, c’est la faute aux immigrés, ou encore : si les immigrés vivent et travaillent dans de terribles conditions, eh bien, c’est de leur faute. »

    Le MRAP répondait dans une tribune « Non à la racialisation de la société française ! » :

    « Si le MRAP ne fait qu’évoquer le racisme anti-Blancs comme l’une des composantes du racisme, les signataires du texte font, par contre, de la “non-existence du racisme contre des blancs” un élément déterminant de leur pensée.

    Ce qui implique, selon leur logique, que seul le blanc peut être raciste et seuls les non-blancs peuvent être victimes de racisme. C’est là une réécriture raciale du racisme et cela entre en contradiction avec les fondamentaux du MRAP qui lutte contre tous les racismes. »

    Cette argumentation du MRAP est pour le moins curieuse. Qu’il existe, dans tous les groupes de la société, des préjugés à l’égard de l’Autre n’est pas nouveau ; que puissent dominer des visions essentialistes plus ou moins dangereuses, plus ou moins répandues (les juifs sont riches ; les Bretons sont têtus ; les Auvergnats sont avares ; les roms sont des voleurs, etc.) non plus. S’il faut combattre ces préjugés, on ne peut les mettre sur le même plan qu’un système organisé d’oppression d’une catégorie de la population.

    Le MRAP s’est illustré au cours de l’histoire, notamment durant la lutte contre la ségrégation aux Etats-Unis. Aurait-il été imaginable, à l’époque, qu’il dénonce « le racisme anti-Blancs » chez les Noirs ? Bien sûr, il existait à l’époque des visions racistes aussi chez les Noirs.

    Le MRAP s’est aussi illustré dans la lutte contre l’apartheid. Aurait-il été imaginable, à l’époque, qu’il dénonce « le racisme anti-Blancss » qui existait dans les townships ?

    Il ne s’agit pas, quand on dénonce le racisme dans tel ou tel pays, d’évoquer les préjugés des uns ou des autres, mais un système de domination et d’oppression. C’est ce que le MRAP semble avoir oublié.

    Ce thème du racisme anti-Blancs est celui de l’extrême droite, suivie désormais par la droite traditionnelle. L’article de Wikipedia consacré au sujet offre quelques informations intéressantes :

    « En 1983, l’écrivain Pascal Bruckner avait déjà utilisé le terme de “racisme anti-Blancss” dans son livre Le Sanglot de l’homme blanc. Mais selon le Dictionnaire de l’extrême droite du psychosociologue Erwan Lecoeur, la notion de “racisme anti-Blancs” aurait été introduite à l’origine par l’association d’extrême-droite, l’AGRIF, au côté de termes comme “racisme antifrançais” et “racisme antichrétien”. D’après cet ouvrage, l’emploi de ces notions s’inscrit dans une stratégie de “retournement victimaire” contre l’antiracisme pour “sortir du piège de l’accusation récurrente de racisme” et “la retourner par tous les moyens possibles”. La notion a été largement propagée et instrumentalisée par l’extrême droite (notamment dans le sillage de la nouvelle droite), en réponse à l’émergence du thème de l’antiracisme. Jean-Marie Le Pen le leader du FN affirmait à ce propos :

    “L’antiracisme, instrument politique d’aujourd’hui, comme le fut l’antifascisme avant guerre n’est pas un non-racisme. C’est un racisme inversé, un racisme antifrançais, anti-Blancs, antichrétien” »

    Mais, le plus inquiétant, est que certains intellectuels aient aussi rejoint ce combat.

    « Un certain nombre de personnalités de gauche comme Ghaleb Bencheikh, Alain Finkielkraut, Bernard Kouchner et Jacques Julliard ont lancé, le 25 mars 2005, un Appel contre les “ratonnades anti-Blancss”, appel soutenu et relayé par le mouvement sioniste de gauche Hachomer Hatzaïr et la radio communautaire juive Radio Shalom. L’appel formulait le problème en ces termes :

    [A]ujourd’hui les manifestations lycéennes sont devenues, pour certains, le prétexte à ce que l’on peut appeler des “ratonnades anti-blancs”. Des lycéens, souvent seuls, sont jetés au sol, battus, volés et leurs agresseurs affirment, le sourire au lèvres : “parce qu’ils sont Français”. Ceci est un nouvel appel parce que nous ne voulons pas l’accepter et parce que, pour nous, David, Kader et Sébastien ont le même droit à la dignité. Écrire ce genre de textes est difficile parce que les victimes sont kidnappées par l’extrême droite. Mais ce qui va sans dire, va mieux en le disant : il ne s’agit pas, pour nous de stigmatiser une population quelle qu’elle soit. À nos yeux, il s’agit d’une question d’équité. On a parlé de David, on a parlé de Kader mais qui parle de Sébastien ? »

    C’est là le plus grave. Désormais, ce concept de racisme anti-Blancs a largement dépassé les frontières de la droite et gangréné une partie de la gauche. Le texte du MRAP reflète cette dérive.

    Cette vision reçoit un appui de poids avec Jean-François Copé qui décide, à son tour, de « briser un tabou » (« Copé et le “racisme anti-blanc” : Hortefeux et NKM parlent de “tensions””, lemonde.fr, 26 septembre).

    « Jean-François Copé, candidat à la présidence de l’UMP, a anticipé la polémique : il dit lui-même vouloir “à dessein” “briser un tabou” en dénonçant l’existence d’un “racisme anti-blanc” dans certains quartiers difficiles, dans son livre Manifeste pour une droite décomplexée (Fayard), dont Le Figaro Magazine, à paraître vendredi, publie des extraits. »

    http://blog.mondediplo.net/2012-09-26-Cope-le-MRAP-et-le-racisme-anti-Blancs
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    Re: Le racisme

    Message par bye le Sam 30 Mar - 12:46

    Rapport annuel de la CNCDH : une France « atomisée » et « en proie à une crise identitaire »
    S. LE GALL | LAGAZETTEDESCOMMUNES.COM | VENDREDI 29 MARS 2013
    vendredi 29 mars 2013


    Selon le rapport de la CNCDH, publié jeudi 21 mars 2013, à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale, les actes et menaces à caractère raciste, antisémite et xénophobe ont connu, l’an passé, une hausse de 23 %.
    « Il semble donc que la tendance à la baisse des deux dernières années n’ait été qu’un répit, commentent les rapporteurs. Depuis deux ans, le phénomène est banalisé, les immigrés, les musulmans sont perçus de manière plus négative et le système d’intégration à la française est remis en cause tout comme la possibilité d’un ‘vivre ensemble’, face à la montée des communautarismes. »

    La communauté juive première victime - On constate que les actes antisémites et anti-musulmans enregistrent les plus fortes hausses :

    l’antisémitisme marque une très importante progression de 58 %. Un chiffre récemment mis en avant par le rapport annuel du Service de protection de la communauté juive (SPCJ).
    les actes anti-musulmans progressent de 23 %, confirmant la tendance à la hausse enregistrée en 2011 (+ 34 %).
    « Le contexte politique de l’année (NDLR : la campagne présidentielle), qui a favorisé l’émergence de débats, de polémiques interrogeant la place de l’étranger, mais aussi les tragiques événements de Toulouse, ont sans doute contribué à des passages à l’acte haineux et violents », analysent les rapporteurs de la CNCDH.

    Lien entre chômage et racisme - Comme les années précédentes, les actes et menaces à caractère raciste ayant été l’objet de plaintes sont essentiellement concentrés en Ile-de-France, Rhône-Alpes, Nord-Pas-de-Calais, Alsace et Picardie.
    « Il semble possible d’avancer l’hypothèse selon laquelle les régions traditionnellement industrielles, marquées par un chômage important, dans lesquelles le tissu social est en voie de restructuration, sont le théâtre d’une délinquance raciste plus importante », suppose la CNCDH.

    Parallèlement aux actes, le « sentiment raciste » a, lui aussi, progressé. Dans le détail, on relève les chiffres suivants :

    7 % des sondés s’assument « plutôt racistes »
    77 % estiment que les Roms sont « un groupe à part »
    51 % des sondés estiment que les musulmans sont « un groupe à part »
    31 % jugent que « les enfants d’immigrés nés en France ne sont pas vraiment français ».
    Le rôle des politiques - Par ailleurs, résultat majeur de cette enquête, 69 % des personnes interrogées estiment qu’il y a trop d’immigrés en France, soit une progression de 10 points par rapport à 2011 et de 22 points par rapport à 2009, en particulier les 50 ans ou plus et les catégories socioprofessionnelles les moins favorisées (à 71 %).

    « Si les sympathisants de droite (81 %) sont nettement plus nombreux de cet avis que ceux de gauche (51 %), la progression de ce sentiment est nettement plus forte parmi les seconds (+ 11) que parmi les premiers (+ 3) », souligne la CNCDH.

    Pour inverser la tendance, la commission fait diverses propositions, tout en insistant sur l’importance de considérer dans sa globalité le problème du racisme, de l’antisémitisme et de la xénophobie :

    Dans le domaine de l’éducation, de la formation et de la sensibilisation : des messages de prévention et d’information devraient être portés aux enfants mais aussi aux victimes et témoins d’actes discriminatoires. Le CSA devrait voir son contrôle renforcé.
    Dans le domaine du recueil de données, la réalisation d’« enquêtes de victimation » est recommandée. La CNCDH souligne l’importance du développement de recherches quantitatives et qualitatives et du recueil de données statistiques par les ministères de la Justice et de l’Intérieur.
    Dans le domaine de l’emploi, la CNCDH appelle à un durcissement des sanctions à l’encontre des entreprises condamnées pour discrimination ou pour comportements racistes.
    Dans le domaine de la sécurité et des libertés publiques, la CNCDH recommande l’extension des plans de sécurisation des sites juifs aux sites musulmans.
    La CNCDH conclut ainsi son rapport 2012 : « Segmentée, marquée par des difficultés du « vivre ensemble », traversée par des phénomènes communautaires croissants, en proie à une importante crise identitaire : la société française semble plus perméable aux phénomènes d’intolérance et de racisme. »

    http://www.lagazettedescommunes.com/161141/rapport-annuel-de-la-cncdh-une-france-%C2%AB-atomisee-%C2%BB-et-%C2%AB-en-proie-a-une-crise-identitaire-%C2%BB/
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    Re: Le racisme

    Message par bye le Sam 15 Juin - 10:49

    Au secours, la race revient !
    PIERRE DARLU, FRANZ MANNI, ANDRÉ LANGANEY - ANDRÉ LANGANEY | MEDIAPART.FR - LDH-TOULON.NET | MARDI 4 & JEUDI 6 JUIN 2013
    jeudi 6 juin 2013

     la notion de “race” n’a de réalité qu’autour du comptoir d’un café de commerce
    André Langaney | ldh-toulon.net | jeudi 6 juin 2013 
     Au secours, la race revient !
    Pierre Darlu, Franz Manni, André Langaney... | mediapart.fr | mardi 4 juin 2013 







     

    la notion de “race” n’a de réalité qu’autour du comptoir d’un café de commerce
    André Langaney | ldh-toulon.net | jeudi 6 juin 2013

    En réponse à un article où Nancy Huston et Michel Raymond accordent une « réalité » à la notion de races humaines, des scientifiques cosignent avec Pierre Darlu un article dans lequel ils s’alarment du « retour de la race dans les médias » [1]. Pour eux, « la race ne concerne en rien la génétique ou la biologie humaine » et « n’a de sens que pour ceux qui y croient et pensent en user ou en abuser ». Ils rejoignent Alexis Jenni, pour qui « la race est sans contenu, mais elle est une identité effective » [2].
    Ci-dessous une contribution du généticien André Langaney, professeur au Muséum national d’Histoire naturelle [3].

    Le roman des races 
    de Nancy Huston et Michel Raymond [4]

    Dans un article du Monde [5] qui provoque quelques remous dans le Landerneau parisien, la romancière Nancy Huston et Michel Raymond, grand prêtre de la sélection naturelle à l’Institut des sciences de l’évolution à Montpellier, renvoient à leurs études, avec un même mépris et pour cause de déviations idéologiques, aussi bien les généticiens des populations qui ont démontré depuis un demi siècle que le concept de race n’est pas opérationnel dans les populations humaines que les chercheurs en sciences humaines qui refusent les approches biologiques des comportements humains. Et ceci au moment où le parlement français vote des textes éliminant le terme race des textes juridiques.
    L’article est bien écrit, mais son argumentation relève plus de la fiction, dont la romancière est spécialiste, que des sciences de l’évolution et de la biologie des populations humaines dont Raymond se voudrait le nouveau prophète en réhabilitant de vieux errements. On matraque que des faits sont incontournables, mais ils ne correspondent en rien aux paradigmes actuels des sciences concernées. On utilise l’analogie comme preuve dans l’argumentation, sans se demander si elle est pertinente. Enfin et surtout, on passe sous silence des connaissances bien établies qui cassent le réquisitoire. Reprenons donc les principales failles d’un raisonnement dont l’objectif clair et unique est de démontrer que « oui, les races humaines existent », comme les sexes, et que les généticiens et anthropologues qui prétendent le contraire sont aussi stupides et bornés idéologiquement que les imbéciles de parlementaires français qui ne veulent plus que les juges parlent de races en condamnant le racisme et qui autorisent en même temps un mariage homosexuel contre nature.
    L’article passe totalement sous silence les trois plus grandes découvertes de la génétique évolutive et de la génétique des populations humaines au cours du siècle passé :


    1. dans toute espèce se maintenant uniquement par voie sexuée, tout individu est génétiquement unique, ce qui rend toutes les populations concernées très hétérogènes et lie toute subdivision de ces espèces au choix de critères plus ou moins arbitraires, selon leurs subdivisions et leur diversité génétique 

    2. dans l’évolution des espèces, le hasard et les contingences de l’histoire jouent très souvent un rôle qui l’emporte à court terme sur les déterminismes à long terme de la sélection naturelle. Si celle-ci a un rôle majeur en éliminant le non viable et le non fécond, des gènes potentiellement avantageux sont éliminés par le hasard ou la dérive génétique, en particulier dans le cas des populations de relativement faible effectif, ce qui est le cas de tous les grands mammifères, dont les humains. Ceci ne permet donc pas à la sélection naturelle d’ « adapter » parfaitement les populations et d’ « optimiser » les caractères concernés comme les « sociobiologistes » et les « psychologues évolutionnistes » prétendent qu’elle le fait 

    3. les modèles théoriques de Gustave Malécot et les études empiriques de la génétique des populations humaines (Morton, Cavalli-Sforza, etc…) ont établi que les migrations sont de beaucoup le facteur essentiel – le plus rapide et le plus intense – de l’évolution des fréquences des gènes et de la structure des populations. Il est démontré que les migrations, chez les humains préhistoriques comme chez la plupart des espèces, ont été conditionnées pour l’essentiel par la distance géographique des lieux de résidence, produisant une répartition continue des gènes et des populations en « gradients » de variation à travers les continents. Plus on vivait proches, plus on se ressemblait par les fréquences des gènes et des caractères quand on ne se déplaçait qu’à pied. Ces répartitions ont bien sûr été perturbées par l’hétérogénéité géographique et écologique des milieux, par la sélection relativement rapide de quelques caractères comme la couleur de peau, la stature, la morphologie, par la réponse aux pathogènes locaux, ainsi que par les nombreuses contingences de l’histoire.


    D’un bout à l’autre de l’article du Monde, on parle de « groupes humains », dont on veut faire des races, des variétés ou des sous-espèces par analogie avec – je cite – les chiens, les girafes, les chimpanzés, les mésanges bleues et les … ratons laveurs ! On peut être surpris de voir un biologiste universitaire cosigner cet inventaire de Prévert où l’on mélange les races de chien créées artificiellement par les humains avec des variétés mal définies d’oiseaux et des sous espèces de girafes ou de chimpanzés bien séparées depuis longtemps dans l’espace et qui représentent des espèces en formation. Contrairement à ce que prétendent les auteurs, rien de tel n’existe chez les humains actuels dont aucune population n’a été isolée assez longtemps pour parvenir à de tels stades de différenciation. Il est aussi démontré, depuis peu, que les néandertaliens, dont on voulait autrefois faire au moins une race séparée, sinon une espèce distincte n’étaient qu’un maillon un peu isolé du réseau génétique humain. Le séquençage des génomes a même démontré que, depuis leurs derniers ancêtres communs d’il y a sept à neuf millions d’années, les ancêtres des gorilles, chimpanzés et humains ont continué à s’hybrider en Afrique pendant sans doute plusieurs millions d’années. Prétendre dans ces conditions, comme le font les auteurs, que les « races humaines » actuelles vont devenir des espèces différentes est donc une pure aberration !
    Les auteurs jouent donc sur la complexité de la diversité biologique des humains qui, bien que considérable, ne se prête pas à des classifications raciales parce qu’il n’y a pas de frontières biologiques entre les populations. Ces dernières s’interpénètrent et varient de manière continue d’un bout à l’autre de la planète. On peut bien sûr faire des découpages en mettant des limites arbitraires aux populations et aux valeurs d’un ou plusieurs caractère physique ou génétique choisis tout aussi arbitrairement. Mais alors on n’obtient pas les mêmes classifications « raciales » selon les limites que l’on attribue aux populations et selon les caractères choisis. C’est ainsi que l’ « anthropologie physique » coloniale a décrit, dans des milliers d’articles et de livres, de deux à plus de quatre cent « races humaines », où les deux mêmes populations se retrouvaient réunies ou séparées selon les choix personnels du « savant ». Une situation évidemment très différente de celle des trois sous espèces de grands chimpanzés qui, séparées géographiquement et génétiquement depuis longtemps, font l’objet d’un consensus entre les primatologues : il n’y a pas d’ambiguïté dans l’attribution d’une population sauvage à l’une de ces sous espèces, même si ces dernières ont gardé la possibilité de s’hybrider entre elles si on les réunit.
    Je ne m’attarderai pas beaucoup ici sur la confusion que le verbiage populiste de l’article tente d’introduire par une analogie forcée proclamant que les races humaines seraient aussi factuelles que les sexes et leurs individus aussi irréductibles les uns aux autres. Cette analogie est dépourvue de sens et vise surtout à déconsidérer la notion de genre et l’introduction dans les programmes de l’éducation nationale française de son enseignement. Il s’agit donc de faire un coup double politique en attaquant deux mesures qui n’ont rien à voir, sinon d’arriver en même temps. Est-il encore nécessaire de rappeler ici que la notion de genre, qui correspond à la construction sociale et psychologique de l’identité sexuelle, n’est en rien une négation de sa construction génétique et physiologique, qui intervient avant et pendant, les deux s’influençant réciproquement [6]. Les féministes de toute obédience politique apprécieront la justification de la poursuite des discriminations arbitraires que cette confusion appelle.
    Sur les races, comme sur le sexe, les auteurs ne font que tenter de recouvrir d’une caution scientifique les positions politiques de l’extrême droite ou d’une partie de l’establishment scientifique anglo-saxon. Un positionnement qui, en matière de races, a même été désavoué, voici une douzaine d’année, par la décision des juges de la très conservatrice cour suprême étasunienne lorsqu’ils ont décidé que désormais chaque citoyen déclarerait sa race et pourrait, éventuellement en déclarer plusieurs. Une manière élégante et discrète, pour des juges nommés en majorité par Reagan et les Bush père et fils, de confirmer que la « race » était affaire d’arbitraire social et non de réalité biologique !
    Le 23 mai 2013

    André Langaney


    P.-S.
    On pourra compléter cette lecture par celle de l’article « Pour lutter contre le racisme, il faut lutter contre le racialisme » de Élodie Tuaillon-Hibon, publié sur l’excellent site Dormira jamais.

    Notes
    [1] « Au secours, la race revient ! », http://blogs.mediapart.fr/edition/l..., le 4 juin 2013.
    [2] Alexis Jenni, « Sexes et races, deux illusions », Le Monde du 26-27 mai 2013 :http://www.lemonde.fr/idees/article....
    [3] Reprise du blog d’Alain Langaney, avec son aimable autorisation :http://alanganey.blog.tdg.ch/archiv....
    [4] Qui « n’a pas inventé la roue » mais n’hésite pas à inventer des faits.
    [5http://www.lemonde.fr/idees/article....
    [6] Cf par exemple mon bouquin Le sexe et l’innovation, éd. Seuil, 1979/1987.







     
     
    Au secours, la race revient !
    Pierre Darlu, Franz Manni et André Langaney | mediapart.fr | mardi 4 juin 2013  
     
    Treize scientifiques, généticien(ne)s, ethnologues, anthropologues, parmi lesquels Pierre Darlu, Franz Manni et André Langaney, s’alarment du « retour de la race dans les médias ». Pour eux, « la race ne concerne en rien la génétique ou la biologie humaine » et « n’a de sens que pour ceux qui y croient et pensent en user ou en abuser », écrivent-ils en réponse à Nancy Huston et Michel Raymond.
     




    Une stratégie éprouvée pour donner du poids à des idées indéfendables est celle de dénigrer radicalement celles des autres. Une illustration flagrante de cette tactique vient de nous être servie par Nancy Huston et Michel Raymond dans leur article Sexes et race, deux réalités : d’abord déconsidérer les spécialistes des sciences humaines et sociales, en les présentant comme sectaires et dogmatiques, ignorants de la réalité des sciences naturelles et aveugles aux progrès techniques. Ensuite les accuser de déni de réalité. Et tout cela pourquoi ? Simplement pour critiquer la « théorie du genre » et pour redonner vie à un vieux concept éculé que les généticiens ont abandonné depuis bien longtemps, celui de race humaine.
    La réalité, les « faits », pensent nos auteurs, parleraient d’eux-mêmes en faveur de la différence sexuelle et de l’existence des races. Ce serait biologiquement incontournable, et les anthropologues ou psychologues n’auraient pas leur mot à dire. C’est oublier un peu vite que les faits ne sont ni jamais totalement avérés ni totalement irréfutables, mais qu’ils doivent toujours être soumis à une analyse critique sans laquelle la place est laissée aux interprétations les plus irrationnelles ou subjectives. Les sciences sociales, tant décriées par les auteurs, sont justement là pour mener une telle analyse. Le problème n’est pas l’ignorance réciproque entre biologistes et spécialistes des sciences humaines et sociales : les recherches les plus récentes montrent qu’ils pratiquent depuis longtemps de fructueuses collaborations, n’en déplaise à nos deux auteurs qui doivent les ignorer.
    Paradoxalement, Huston et Raymond nous proposent deux exemples pour conforter leur entreprise de démolition, deux exemples dont ils devraient tirer eux-mêmes la leçon : la mauvaise interprétation de l’évolution darwinienne par l’idéologie nazie et la défense de l’hérédité des caractères acquis proposée par Lyssenko, le protégé de Staline. Deux déviations idéologiques, certes, mais qui sont pourtant bien fondées sur « des faits ». Les faits biologiques n’ont donc aucune évidence s’ils ne sont pas décryptés par une analyse critique, celle que savent opérer historiens et sociologues !
    Pour en revenir aux races humaines, seraient-elles véritablement « un fait » irréfutable comme le pensent Huston et Raymond ? Si, comme ils le proposent, la race renvoie tout à la fois aux races de chiens, aux sous-espèces de chimpanzés, aux variétés de mésanges, ou aux groupes géographiques, alors le « fait racial » est vraiment tout et n’importe quoi, un mélange que de grands biologistes, comme Ernst Mayr, ont mis toute leur carrière à démêler. Dans ces conditions, il est bien difficile d’attribuer un quelconque statut scientifique à la race quand elle est définie en des termes aussi approximatifs.
    La race relève explicitement d’une problématique classificatoire. Mais selon les critères retenus pour classer, le nombre de races peut être incommensurable. Actuellement, les critères génétiques qui pourraient servir à des classifications ne sont plus les traits morphologiques du XIXe siècle ou les groupes sanguins du XXe siècle, mais les millions de marqueurs générés par les nouvelles techniques de séquençage du génome. Certes, ces marqueurs ne sont pas tous indépendants, mais ils rendent toute classification ambigüe en ce sens que, même si des « races » pouvaient être décrites, l’affectation d’une personne à l’une d’elle ne pourrait se faire qu’en probabilité, c’est-à-dire avec une chance de succès entre 0 et 100%, certaines parties de son génome relevant d’une de ces races hypothétiques, d’autres parties d’autres races tout aussi hypothétiques… La race n’est en rien un concept opératoire efficace.
    La race serait-elle alors une version réactualisée du concept de « populations » ? Tout le monde s’accorde à dire que nous sommes tous génétiquement différents, que la diversité génétique au sein de l’espèce humaine est une réalité et qu’il existe bien des populations humaines. Mais aucun généticien, aucun anthropologue n’est en mesure d’en proposer une définition univoque. Est-ce un ensemble de personnes vivant dans la même région, un ensemble de personnes partageant des ancêtres communs ou une même langue, un ensemble de personnes observant les mêmes règles d’alliance exigeant qu’elles se marient davantage entre elles qu’avec des personnes extérieures ? Dans la pratique de la recherche, une population n’est que le fruit de compromis variables au gré des contextes. Si les généticiens s’intéressent aux populations et à leur diversité génétique, c’est simplement pour retracer l’histoire complexe de l’humanité, avec ses migrations et ses mélanges. Les marqueurs génétiques les plus neutres sont d’ailleurs les meilleurs pour cela. Pas besoin de s’occuper de classification ou de race. Si donc la race était réductible à la « population », alors la race ne serait ni une réalité ni un« fait ».
    Non, décidemment, la race ne concerne en rien la génétique ou la biologie humaine. Contrairement à ce qu’écrivent Hudson et Raymond, elle n’est pas « une simple réalité que la génétique moderne se contente de décrire ». La race n’a de sens que pour ceux qui y croient et pensent en user ou en abuser. A ce titre, elle relève bien des Sciences humaines et sociales !
    Pourquoi un tel retour de la race dans les médias ? On peut se poser la question d’autant que ce vieux débat ne resurgit pas seul. C’est également le retour de la génétique de l’intelligence, pourtant largement enterrée dans les années 1970 à la fois par les psychologues et les généticiens, et c’est aussi le retour de théories eugénistes. Sans doute est-ce la fascination pour l’ADN qui relance toutes ces problématiques, avec le support des lobbies biotechnologiques. Les nouvelles connaissances sur l’ADN ne permettraient-elles pas de sélectionner des enfants ayant un « meilleur patrimoine neurogénétique », nous laisse entendre Laurent Alexandre, dirigeant de DNAVision, une société spécialisée dans le séquençage de l’ADN (lire le billet de Laurent Alexandre et le débat qui l’a suivi) ? Ailleurs, dans un portrait complaisant de Zhao Bowen jeune chercheur coréen qui recherche les marqueurs ADN favorisant les QI élevés, la question est posée de savoir « s’il serait immoral, par exemple, de plancher sur la génétique de l’intelligence de différentes ethnies ? » La réponse est claire : Zhao Bowen déclare que son travail consiste seulement à « découvrir des faits. Que l’on décide de les découvrir ou pas, ce sont des faits, ils restent là, comme ce qui relève de la nature de notre univers, ce n’est pas changeable ».
    Encore un effort et des généticiens, thuriféraires de « faits » incontestables, finiront bien par trouver leurs propres gènes de la bêtise et de l’ignorance !
    N.B. Le texte de Nancy Huston et Michel Raymond a déjà suscité de nombreuses réactions, rarement positives – lire notamment Sexes et races, deux illusions par Alexis Jenni (Le Monde, du 26-27 mai 2013), Sexe, race et réalité : réponse à Nancy Huston et Michel Raymond par Christine Detrez et Régis Meyran (Libération du 27 mai 2013), Le roman des races de Nancy Huston et Michel Raymond par André Langaney (La Tribune de Genève du 23 mai 2013) et Sexes, races et domination sociale par Michel Fize (Le Monde du 27 mai 2013). L’objet de ce nouveau texte est d’insister sur l’émergence préoccupante du concept de race.
    Signataires
    Pierre Darlu, directeur de recherche émérite au CNRS, co-auteur (avec Catherine Bourgain) de ADN super star ou superflic ?, Paris, Editions du Seuil, 2013.
    Avec 
    Vincent Battesti, chargé de recherche en anthropologie au CNRS, Muséum national d’histoire naturelle, chercheur invité à l’Université de New York
    Christian Coiffier, ethnologue, maître de conférences au Muséum national d’Histoire naturelle
    Bernard Dupaigne, ethnologue, professeur au Muséum national d’Histoire naturelle
    André Langaney, généticien, professeur au Muséum national d’Histoire naturelle
    Sylvie Le Bomin, ethnomusicologue, maître de conférences au Muséum national d’Histoire naturelle
    Franz Manni, généticien, maître de conférences au Muséum national d’Histoire naturelle, directeur exécutif de la revue d’anthropologie Human Biology, membre du commissariat scientifique du Musée de l’Homme
    Anie Montigny, ethnologue, maître de conférences au Muséum national d’Histoire naturelle / Musée de l’Homme, CNRS UMR 7206 Hommes/Nature/Sociétés.
    Patricia Pellegrini, ethnologue, associée à l’UMR 7206 Muséum national d’Histoire naturelle/CNRS/Université Paris7
    Catherine Sabinot, docteure en ethnoécologie, chargée de recherche à l’Institut de recherche pour le Développement (IRD)
    Priscille Touraille, chargée de recherche au CNRS, UMR 7206 Muséum national d’Histoire naturelle/CNRS/Paris 7 ; Auteur de Hommes grands, femmes petites : une évolution coûteuse. Les régimes de genre comme force de l’adaptation biologique. Paris, Editions de la Maison des Sciences de l’Homme, 2008.
    Paul Verdu, généticien, chargé de recherche au CNRS au sein du Laboratoire d’Eco-anthropologie et Ethnobiologie, UMR 7206 Muséum national d’Histoire naturelle/CNRS/Université Paris7, équipe "Génétique des Populations Humaines"
    Nancy Wise, vice-présidente de la Société des Amis du Musée de l’Homme.

    http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article5466

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    Re: Le racisme

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