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    politique de l'emploi !

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    Rabasse du sud

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    politique de l'emploi !

    Message par Rabasse du sud le Mar 29 Avr - 14:45

    Les partenaires sociaux étaient reçus un à un hier par le ministre du Travail et de la Solidarité, Xavier Bertrand, qui a confirmé les 41 ans de cotisation en 2012. Le Conseil d'orientation des retraites a évalué l'impact d'une hausse de l'âge légal de départ, réclamée par le Medef

    Xavier Bertrand, ministre du Travail, entamait hier dès 7 heures une longue journée de rendez-vous avec les partenaires sociaux. Un à un, tous les leaders des syndicats et du patronat -à l'exception de la présidente du Medef, Laurence Parisot, représentée, pour cause de voyage présidentiel en Tunisie- ont défilé dans le bureau du ministre pour prendre connaissance puis débattre d'un "document d'orientation" sur l'avenir des retraites.

    Peaufiné avant-hier encore et transmis aux partenaires sociaux dans la soirée, ce texte d'une dizaine de pages détaille les intentions du gouvernement sur quatre sujets clefs : la durée de cotisation, le départ anticipé pour carrières longues, la garantie de minima de retraite d'au moins 85 % du SMIC, l'emploi des seniors. En réalité, le suspense est limité car, pour l'exécutif, il s'agit moins de mettre en chantier une nouvelle réforme que d'entériner la "deuxième étape" prévue pour 2008 par la loi Fillon de 2003 (date à laquelle l'actuel Premier ministre était ministre des Affaires sociales). Depuis plusieurs mois, François Fillon ne cache pas qu'il n'y a pas débat, à ses yeux, sur la nécessité de porter la durée de cotisation exigible pour une pension à taux plein de 40 ans aujourd'hui à 41 ans en 2012, comme le prévoyait sa loi, sauf élément nouveau. Le chef de l'Etat l'a appuyé jeudi soir lors de son intervention télévisée. Et le texte soumis hier matin par Xavier Bertrand aux partenaires sociaux confirmera le passage aux 41 ans de cotisation.

    Par ailleurs, le gouvernement incitera financièrement les entreprises à employer plus de seniors en imposant, à compter de 2010, une cotisation supplémentaire aux entreprises n'ayant pas conclu d'accord sur ce thème. Les pensions de retraite devraient être à nouveau relevées au 1er septembre. La pension de réversion pour les veufs et veuves, égale à 54 % de la retraite du conjoint disparu, devrait être portée progressivement à 60 % d'ici à début 2011. Enfin, le texte devrait, en dépit de son coût élevé, conforter le dispositif "carrières longues" et expliquer que l'objectif des 85 % du SMIC sera atteint par la revalorisation de 25 % du minimum vieillesse sur la législature, mais cela ne devrait pas suffire à apaiser la colère des syndicats.

    Actuellement de 57 ans et demi, l'âge à partir duquel un chômeur est dispensé de recherche d'emploi sera progressivement relevé au fur et à mesure des résultats obtenus en matière d'emploi des seniors.

    L'ampleur des mesures à prendre
    Même la CFDT, désormais, récuse que l'allongement de la durée d'assurance puisse être considérée comme une évidence, en raison du retard pris à augmenter l'emploi des seniors. De fait, les pratiques commencent seulement à changer dans les entreprises. Quant au Medef, il trouvera bien insuffisantes les solutions envisagées pour résorber un déficit du système de retraite qui, malgré les 41 ans de cotisation dès 2012, atteindrait 15 milliards d'euros par an en 2015. Laurence Parisot ne cesse de réclamer un relèvement de l'âge légal de départ de 60 à 61, voire 62 ans.

    Une évaluation d'impact avait été demandée au Conseil d'orientation des retraites (COR), lequel a remis sa copie vendredi aux partenaires sociaux. Elle montre qu'un passage à 61 ans en 2012 réduirait de 2,7 milliards le besoin annuel de financement du seul régime général (salariés du privé) en 2015, soit 31 % du déficit estimé après passage à 41 ans de cotisation. Si l'âge légal passait à 62 ans en 2016, le déficit annuel serait réduit de moitié en 2020 (toujours avec 41 ans de cotisation). Cela montre, aussi, l'ampleur des mesures à prendre. Le COR relève toutefois que l'effet "positif" d'une hausse de l'âge légal "sur les finances publiques dans leur ensemble" serait atténué par un effet "négatif" à court terme sur les comptes de l'assurance-chômage.
    Jean-Francis PÉCRESSE. (le frère ?)
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    Re: politique de l'emploi !

    Message par bye le Sam 28 Mai - 5:47

    Emploi public : les graphes du Centre d’Analyse Stratégique
    | cafepedagogique.net | vendredi 18 février 2011

    dimanche 15 mai 2011

    C’est un document riche d’enseignements que vient de rendre public le Centre d’Analyse Stratégique, sous la tutelle du Premier Ministre de la France. Ce « tableau de bord de l’emploi public » a pour vocation de situer la France dans un ensemble de pays de l’Union Européenne et de l’OCDE. L’ambition affichée est claire dès l’introduction du rapport : « La France est-elle sur-administrée » comme le répétent à l’envi les thuriféraires de la baisse de la dépense publique ? Le rapport fait donc une place importante aux deux grandes fonctions publiques « les plus consommatrices de ressources humaines » : l’éducation et la santé.


    Avant de regarder de près la situation dans l’Education, il est tout à fait intéressant de constater que le rapport remet en cause quelques idées toutes faites, selon lesquelles l’emploi public en France serait une charge plus importante qu’ailleurs, et pour deux raisons :
    - d’abord, si on considère le nombre d’emplois dans les services publics (APU, intégrant la fonction pblique d’Etat, les collectivités territoriales et les services de santé, la France est certes dans la moitié supérieure des pays comparés, mais largement moins « administrée » que les pays du Nord ou même le Canada

    - ensuite, parce que le coût moyen de chaque emploi est comparativement moins élevé qu’ailleurs, les salaires étant souvent moins élevés (voir en fin d’article). Au total, la statistique ci-dessous est édifiante : en dépense réelle par habitant, le coût des emplois publics français se situe dans une honnête moyenne.


    En France, moins d’enseignants qu’ailleurs...
    Examinons maintenant de plus près la situation de l’éducation. En terme de nombre total d’emplois (public et privé) pour mille habitants, la France n’a pas de quoi faire la bonne élève puisqu’elle figure dans la seconde moité de la classe. Fait aggravant, alors que la plupart des pays (sauf l’Italie) tentent d’augmenter leur nombre d’enseignants, la France est à la baisse alors que, rappelons-le, son taux de natalité est un des plus hauts des pays occidentaux.

    Conséquence logique, le nombre de postes pour 100 élèves est, là aussi, bien bas : avec un peu plus de six postes d’enseignants pour cent élèves ou étudiants, la France « régresse dans la hiérarchie » comme l’indique avec euphémisme le rapport…



    Une situation particulièrement défavorable au primaire

    Mais c’est quand on observe les écarts de situations entre les différents degrés que la situation est la plus saisissante : la France traite particulièrement mal le primaire et le supérieur (ci-dessous). Le nombre de postes pour 100 élèves est en France un des plus faibles des pays observés, avec 5 enseignant pour 100 élèves, alors que le nombre oscille entre 6 et 10 dans la plupart des pays… Un enseignant de plus pour 5 classes, voilà qui ravirait bien des équipes enseignantes confrontées à de multiples difficultés quotidiennes, et qui leur permettrait d’envisager totalement différemment la prise en charge des situations d’apprentissages.





    Pour mémoire, on retrouve également la difficile situation de l’enseignement supérieur : seule la Grèce est aussi mal lotie en terme de nombre de postes par étudiants, la plupart des pays développés investissant beaucoup plus massivement dans ce qui est désormais une variable déterminante de l’économie, même dans la perspective de la compétition internationale.


    Et des salaires à la traine...
    Concernant le salaire des enseignants, le rapport se livre à un comparatif intéressant en rapportant le salaire des enseignants à la richesse du pays (mesurée par le PIB par habitant). Moralité : la France fait bien peu d’effort pour ses enseignants...




    Le calcul annoncé par le Président de la République a la télévision en déclarant vouloir « arrêter la paupérisation des enseignants » - en leur distribuant une part récupérées par les économies de postes fermés – risque donc d’être un effet d’annonce de plus.

    Rappelons pour conclure que malgré les difficultés, les résultats de l’Education contribuent aussi à un indicateur cité beaucoup moins souvent par les économistes en cour que le déficit budgétaire : la France reste toujours le pays du monde à la plus forte « valeur ajoutée » du travail humain. Il est évidemment peu probable que les actuels gouvernants en tirent des leçons pour investir dans l’éducation et remettre en question le dogme des économies budgétaires contre lequel se mobilisent depuis quelques semaines les enseignants et les parents touchés par des fermetures de postes…

    Télécharger l’intégralité du document ou la note de synthèse
    http://www.strategie.gouv.fr/article.php3?id_article=1356


    http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lenseignant/primaire/elementaire/Pages/2011/120_centre_strat%C3%A9gique_emplois.aspx
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    Re: politique de l'emploi !

    Message par bye le Ven 10 Juin - 18:36

    Négociation pour l’emploi des jeunes : Scandaleux !
    vendredi 10 juin 2011

    Séance du 7 juin 2011 en deux étapes : Scandaleux ! pour la CGT
    Dans un premier temps les négociateurs ont revisité « l’accord national interprofessionnel sur l’accès des jeunes aux formations en alternance et aux stages en entreprise » dont le texte avait été modifié sans concertation générale après la séance de négociation du 31 mai.

    Le texte n’a quasiment pas évolué mais a ouvert la possibilité à trois organisations syndicales de le signer en séance (CFDT, CFTC, CGC).

    Pour la CGT, la Direction confédérale sera consultée et adoptera une position.

    Pour la délégation CGT le compte est loin d’y être ! Pousser les branches professionnelles à négocier et signer des accords portant l’engagement d’augmenter de 10% le nombre d’alternants dans la branche peut sembler séduisant. Mais c’est un leurre qui vise seulement à réclamer des pouvoirs publics une exonération des majorations de taxe d’apprentissage lorsque le taux obligatoire de 4% n’est pas atteint (taux prévu dans le projet de loi qui va entrer en débat dans les prochains jours au parlement). Les obligations concernant la taxe d’apprentissage s’imposent aux entreprises. Ce qui est inscrit dans l’ANI permettrait à une branche pratiquant très peu l’alternance (ex : 0,5% des effectifs) de faire bénéficier les entreprises de la branche faisant le moins d’effort sur l’alternance, d’exonérations de majoration pendant de nombreuses années. C’est une véritable prime aux mauvais « élèves » qui est visée. La délégation CGT espère que le parlement ne suivra pas cette demande des signataires de l’ANI. La délégation patronale cherche plus à éviter par anticipation des obligations qui devraient naître dans la loi que de s’occuper sérieusement de l’accès à l’emploi des jeunes. Même les demandes pourtant pleinement légitimes de la CGT, d’assurer aux jeunes stagiaires une prise en charge de leurs frais de restauration, de transport et de logement, n’ont pas été reprises dans le texte de l’ANI.

    Nous devions ensuite engager la négociation sur l’accès des jeunes à l’emploi. Dans un rapide tour de table la délégation patronale a collecté quelques remarques, suggestions et propositions des délégations syndicales, incluant des convergences potentielles, par exemple sur l’opportunité d’associer l’entrée dans l’emploi des jeunes avec les fins de carrière des seniors ou sur le tutorat et sa reconnaissance salariale. La délégation patronale n’a donné aucune des positions ou propositions qu’elle portera dans cette négociation. Avant de clôturer la séance elle a seulement proposé aux organisations syndicales de formuler par écrit les sujets sur lesquels elles souhaitent négocier et renvoyé la négociation au 23 juin. Désolant ! Une séance gâchée pour la négociation. Rien de palpable pour répondre aux besoins des jeunes.

    Au fil des séances de négociation il devient de plus en plus clair que le but poursuivi par le patronat est de neutraliser les mesures qui devraient apparaître dans le droit commun à l’issue des travaux parlementaires. Pourtant il y a autres choses à faire. La situation des jeunes ne s’est pas améliorée depuis le début des négociations. La question est de savoir ce que produira concrètement ce cycle de négociation pour l’emploi des jeunes. Il serait pourtant possible de donner aux branches et aux entreprises des objectifs ambitieux en terme d’accès à l’emploi en sortie d’alternance. Possible d’articuler ces objectifs avec l’accompagnement renforcé, et pourquoi pas, poser les principes d’une sécurité sociale professionnelle pour assurer aux jeunes des transitions emploi/emploi afin de faire reculer la précarisation des situations et des contrats de travail qui leur sont imposées.

    Une question peut se poser à ce stade de la négociation : quels sont les indicateurs qui nous permettraient d’apprécier l’efficacité de cette négociation sur l’emploi des jeunes ? Combien d’emplois ont été créés depuis l’ouverture des négociations ? Le contexte est tel que les jeunes ont toutes les raisons de s’impatienter et de le manifester. Ils savent pouvoir trouver la CGT à leurs côtés.

    Montreuil, le 8 juin 2011


    PierreK

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    Re: politique de l'emploi !

    Message par PierreK le Ven 15 Juin - 15:51

    Pour trouver un emploi rapidement, je vous invite a consulter le site en ligne qapa.fr !
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    Ego autem semper

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    Je ne saurais pas complice!

    Message par Ego autem semper le Mar 19 Juin - 14:04

    Sans langue de bois

    La législation, dans sont ensemble, se traduit par une sévère réduction des allocations des travailleurs licenciés et en même temps d'une augmentation d'avantages pour les entreprises.

    Critique

    L'ouvrier qui perds sont emploi dans les cas de licenciement économique ou de fermeture des entreprises; ne le fait pas de sont propre gré.

    Hors l'évolution de la politique dans le domaine de la perte involontaire de l'emploi, vont uniquement vers la volonté, d'échafauder des méthodes pour réduire financièrement les allocation, augmenter sévèrement les obstacles et contraintes qui conduisent à la suppression pur et simple du pécule ou de la période de droit.

    La classe ouvrière est celle qui produit la richesse, donc plus de 90% est aspirée par un système financière parasite, sachant que je reste "trop" gentil dans ma qualification, avec le terme parasite. Car par malheur, la classe ouvrière ne "veut" pas s'informer, ne veut pas lire, ne veut pas écouter, ne veut pas regarder alors que les preuves débordent en littérature et documents de tout type:


    Bibliographie (sommaire):


    "La république des mallettes" de Pierre Péan,

    "Ces 600 milliards qui manquent à la France" de Antoine Peillon,

    "200 milliards de dollars" d'Edouard Tétreau



    Documents vidéo sur le web (infime liste sur une foule de documents sur internet):


    Let's make money sur DAILYMOTION

    http://www.dailymotion.com/video/xazgpq_let-s-make-money-part6_news

    La city financement en eau trouble sur DAILYMOTION

    http://www.dailymotion.com/video/xm0zyu_la-city-de-londres-la-finance-en-eaux-trouble_news?search_algo=1

    "Goldman Sachs, plus fort que jamais" sur DAILYMOTION

    http://www.dailymotion.com/video/xeolj2_quot-goldman-sachs-plus-fort-que-j_news?search_algo=1

    Comment Wall Street affame le monde sur DAILYMOTION

    http://www.dailymotion.com/video/xgdwhc_comment-wall-street-affame-le-monde_news

    ©Par Nestor Elias Ramire Jimenez dit gramophone

    Mardi 19 juin 2012



    Dernière édition par gramophone le Mar 19 Juin - 14:12, édité 1 fois (Raison : vol, finance, misère, chômage, gramophone)

    CHARPAL

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    Re: politique de l'emploi !

    Message par CHARPAL le Mar 4 Sep - 11:46

    Le Gouvernement social- libéral attend les consignes. Il va les chercher au MEDEF.
    Maintenant qu'il a sa feuille de route, puisque celle donnée par le peuple n'est à ses yeux qu'un chiffon de papier, il passe à l'action.

    Un certain Cazeneuve, ministre délégué ultra libéral aux Affaires Européennes vient de déclarer : " le dossier du coût du travail sera ouvert ! ".

    Si ce Gouvernement avait le souci de l'intérêt général et du peuple il se serait attaqué dès son arrivée au pouvoir au coût, considérable, de la spéculation , des délocalisations, des cadeaux fiscaux énormes et inutiles aux privilégiés, de la fraude et de l'évasion fiscales, du montant des intérêts démentiels jetés par la fenêtre, c'est à dire versés en pure perte, dans un tonneau sans fond, aux banquiers qui nous prêtent à des taux usuraires notre propre monnaie.

    Les rentiers parasites de l'oligarchie vivent "au-dessus de nos moyens" et nous nous vivons, très en-dessous de nos moyens. Comment ne pas voir en face cette réalité qui crève les yeux ?

    On retrouve le même stupide aveuglement au sujet du chômage. Nous apprenons ce matin que l'Espagne, au grand concours européen de l'austérité vient de dépasser la Grèce avec 25% de chômeurs (la Grèce est à 23%).

    Or que je sache ces deux pays n'ont connu depuis des années aucune autre politique que l'ultra libéralisme. Jamais une orientation réellement différente n'a été en charge des affaires.

    Autrement dit, cette politique absurde a échoué partout, mais il est absolument interdit d'oser envisager une autre voie. Au point de verrouiller tout ça dans des traités, des constitutions, des textes "sacrés" pour impressionner les foules. Attitude d'ailleurs grotesque.

    Ce n'est pas en gravant dans le marbre des âneries qu'elles deviennent des vérités géniales. De plus ce que des hommes ont fait , d'autres ensuite peuvent parfaitement le défaire. Et si des textes indignes ont prescrits des monstruosités, d'autres textes peuvent ensuite les annuler.

    C'est d'ailleurs ce qui arrivera un jour, car c'est, n'en déplaise aux ultra libéraux béats, dans le sens de l'Histoire.
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    Re: politique de l'emploi !

    Message par bye le Mar 4 Sep - 15:16

    Tout à fait, Charpal.

    Dans le même sens, J-M Ayrault était l'invité dimanche sur Radio France.
    A la question posée sur une accentuation de la flexibilité du travail ( avec conséquences désastreuses sur la précarité ), il a répondu qu'il n'y aurait pas de tabou. En clair, les représentants des organisations syndicales et patronales discuteraient prochainement de ce sujet, ainsi que de la couverture sociale,..
    Il a même ajouté" l'Allemagne est souvent citée pour les ajustements, le régime de rigueur qu'elle s'est administrée; mais sans préciser exactement de quoi il s'est agi".
    En effet, le régime " Schroeder" fut un des pires régimes de rigueur administré aux salariés, notamment, occidentaux.
    La seule évocation de ce recul forme de ko social, devrait nous faire craindre des jours très noirs.

    http://rea.revues.org/index205.html

    C’est le coût de l’Etat social qui obère la croissance…

    22Cette situation interdit désormais toute illusion sur d’éventuelles causes externes de la faible croissance structurelle allemande et force le gouvernement fédéral à affronter la réalité des mutations économiques, de la globalisation et du vieillissement démographique. Et à reconnaître que c’est en réalité le coût démesuré de l’Etat social qui bride la croissance : en creusant le déficit public au détriment de l’investissement, en renchérissant le coût du travail par des prélèvements toujours plus élevés, ce qui gonfle un chômage structurel qui, en retour, pèse sur les budgets sociaux. Seules des réformes de fond peuvent y remédier. Mais il faudrait les mener dans tous les domaines à la fois : consolidation budgétaire, réforme du financement de la protection sociale, flexibilisation du marché de l’emploi, renforcement de la politique d’innovation, politique familiale, hausse des qualifications. C’est bien un traitement au long cours qui s’impose.

    … en accaparant plus de 42 % du PIB

    23Après avoir commencé par abaisser la fiscalité, puis par inciter à l’épargne-retraite (« retraites Riester ») durant son premier mandat, le gouvernement Schröder aborde durant le second le chantier de l’assurance-maladie. Mais face à plus de 4 millions de chômeurs, il concentre ses efforts sur le plus urgent. Car le chômage est à la fois effet et cause des difficultés économiques ; de surcroît, il déstructure le lien social. Pour le dire autrement : l’Allemagne est devenue une économie sociale au détriment de son économie de marché. Ce déséquilibre s’accroît depuis trente ans : le poids des prélèvements fiscaux et sociaux nécessaires pour financer l’Etat providence a doublé depuis, il accapare désormais plus de 42 % du PIB.

    G. Schröder affronte les syndicats et se brouille avec la base du SPD

    24Ne pouvant agir directement sur les politiques salariales et la régulation des conditions de travail puisqu’ils relèvent de la politique contractuelle des partenaires sociaux, le gouvernement fédéral met alors à l’ordre du jour la nécessité d’une flexibilisation des salaires (surtout de l’ouverture de la fourchette vers le bas). Et il mène une double action. Il fait pression sur les syndicats en réitérant publiquement sa menace de modifier une partie du dispositif réglementaire à la base du système de négociation collective s’ils se crispent sur le statu quo. L’affrontement creuse l’écart idéologique avec une partie du mouvement syndical et de la base du SPD ; ajouté aux réformes Hartz, il amènera un peu plus tard Gerhard Schröder à démissionner de la tête du parti (la direction en est confiée à Franz Müntefering) pour avoir les coudées plus franches dans sa politique de réformes.

    Les partenaires sociaux flexibilisent…

    25Pourtant, de son côté, le mouvement syndical n’est pas en reste. En dépit de débats internes virulents, il apporte sa contribution au changement de cap. La réalité des restructurations industrielles amène les centrales syndicales à poursuivre à plus grande échelle une politique de modulation des salaires et du temps de travail qu’ils avaient commencé à expérimenter dans les nouveaux Länder depuis 1993, puis à mettre en œuvre sur l’ensemble du territoire à partir de 2002. A l’été 2004, des accords sur le retour aux 40 heures sont ainsi signés dans un certain nombre d’entreprises phares. Or leur caractère spectaculaire a relégué au second plan l’importance d’un accord signé à Pforzheim au printemps 2004 par IG Metall et son homologue patronal Gesamtmetall. En permettant aux entreprises prospères de déroger aux normes de branche pour préserver leur compétitivité, il rompt avec la doctrine qui voulait que seule une entreprise en difficulté pouvait se livrer à ce que les critiques de cet accord n’ont pas manqué de qualifier de « dumping salarial » (Schrœder, 2005).

    … et tiennent compte des coûts salariaux annexes

    26Les partenaires sociaux ont posé les jalons de la flexibilisation et commencé à ouvrir la fourchette salariale vers le bas – à condition toutefois que cette politique reste l’exception. Conscients de leur responsabilité dans l’organisation de l’Etat social allemand, ils vont plus loin encore, intégrant désormais dans leur réflexion le facteur des coûts salariaux annexes (voir REA 72/05). Ponctuellement, ils la mettent en œuvre dans leur politique contractuelle, par exemple chez DaimlerChrysler ou VW (hausse du temps de travail sans compensation salariale, mais avec une offre de prestations sociales en contrepartie), ou en s’efforçant de développer les retraites d’entreprise, voire un régime de retraites d’entreprises au niveau de la branche (Metallrente, voir REA 70/05). Autrement dit : les centrales syndicales, IG Metall en tête, partagent aujourd’hui le diagnostic des économistes sur les freins à la compétitivité allemande, plaçant leur analyse dans une approche globale, macro-économique et macro-sociale, et plaident pour une refondation de l’Etat social allemand. C’est ainsi qu’IG Metall a organisé en avril 2005 un « Congrès sur l’Etat social », le premier du genre outre-Rhin (voir REA 72/05).

    Réglementation du travail : vers un segment à bas salaires

    27A son niveau de compétences réglementaires, et avant même de lancer son programme Agenda 2010 (il mènera à l’assouplissement de la protection contre le licenciement, à la libéralisation du travail intérimaire et aux lois Hartz), le gouvernement Schröder II a commencé par abolir diverses mesures prises lors de son premier mandat et qui avaient renforcé les rigidités du marché de l’emploi. Il allonge ainsi la durée maximale des CDD ou facilite l’exercice des petits boulots (mini-jobs entre autres). L’ensemble de ces mesures contribue de facto à flexibiliser la réglementation du travail et à permettre l’émergence, hors du champ de la négociation contractuelle de branche, d’un segment à bas salaires. Si les petits boulots ont pour effet de réduire le travail au noir et d’accroître le nombre d’actifs occupés, ils pèsent en revanche sur les systèmes de protection sociale, puisqu’ils ne sont généralement pas (ou alors dans une faible mesure) soumis à cotisations sociales. Mais cet inconvénient pèse peu encore en comparaison des progrès de flexibilisation réalisés en matière d’ouverture de la fourchette salariale vers le bas. Le syndicat des services ver.di ne s’y est d’ailleurs pas trompé, qui revendique désormais la création d’un salaire minimum légal. Comme s’il avait eu peur de son propre courage, le gouvernement fédéral a repris l’argument à son compte à l’approche des élections en Rhénanie du Nord-Westphalie.

    Réforme du dispositif d’indemnisation chômage

    28Le second volet de la politique pour l’emploi du gouvernement Schröder II vise, sur la base des travaux de la Commission Hartz et au sein de l’Agenda 2010, à réformer le dispositif d’indemnisation du chômage. Pour accroître l’efficience du placement des demandeurs d’emploi, l’Agence fédérale pour l’emploi de Nuremberg engage sa restructuration ; pour accélérer la rotation chômage/emploi, les chômeurs sont incités à la mobilité géographique et professionnelle et doivent accepter tout emploi, même rémunéré à un niveau inférieur à leur dernier salaire ou aux normes en vigueur dans la branche. Enfin, la loi Hartz IV incite fortement les chômeurs de longue durée à se réinsérer : est désormais considéré comme demandeur d’emploi quiconque est capable de travailler plus de 3 heures par jour ; et le versement d’un revenu de substitution (un forfait de 345 € à l’ouest au minimum) est soumis à conditions : quête active d’un emploi, participation à des mesures de requalification, absence de patrimoine ou de revenus familiaux dépassant un certain seuil (voir REA 68/04).

    Hartz IV : retour aux termes du contrat social allemand

    29Cette loi Hartz IV est de loin la plus significative des réformes menées par le second gouvernement Schröder. Rappelons qu’elle a été négociée avec les partenaires sociaux et adoptée par les deux chambres du parlement, autrement dit par la majorité comme l’opposition et l’ensemble des collectivités territoriales. La loi repose donc sur un profond consensus, quoi qu’en disent ses détracteurs qui se recrutent pour l’essentiel dans les camps extrêmes de l’opposition politique, donc loin du contrat social allemand. Car elle s’attaque de front aux trappes à inactivité qui excluaient du marché du travail et de la société quelque trois millions d’Allemands. Ce faisant, le chancelier poursuivait aussi un objectif de consolidation budgétaire : contribuer à comprimer le déficit structurel en réduisant les dépenses de l’assurance chômage. Indirectement, elle visait de surcroît à permettre aux communes de comprimer leurs dépenses d’aide sociale afin de leur restituer un peu de marge pour leurs investissements. Mais surtout, en revalorisant la valeur travail, c’est-à-dire en rappelant le nécessaire équilibre entre les droits et devoirs de chacun, entre l’intérêt particulier et l’intérêt général, Gerhard Schröder a amorcé un retour aux valeurs fondatrices du modèle social et économique allemand. Bien sûr, la loi Hartz IV ne crée pas d’emplois ; elle ne le peut pas, puisque ce n’est pas son objectif. Mais elle pose un des jalons indispensables dans le cadre d’un long processus global visant à rééquilibrer les deux termes du contrat social allemand : la compétitivité et la solidarité. « La vocation foncière de l’Etat social ne se résume pas à la simple répartition de moyens financiers », expliquait le chancelier en mars 2004.

    30Bien qu’une large partie de l’opinion ait approuvé cette réforme – la seule réellement structurelle des gouvernements Schröder I et II –, une grande partie des militants et de l’électorat du SPD s’est sentie trahie par le cap du chancelier, décidément trop ‘libéral’ à son goût. Gerhard Schröder a perdu non seulement le soutien de la base de son parti, mais aussi du mouvement syndical. A l’approche des élections en Rhénanie du Nord-Westphalie de mai 2005, Franz Müntefering a certes été chargé de rallier les militants ‘de gauche’ du SPD en lançant opportunément un débat sur le « capitalisme » et en montrant du doigt ces hedge fonds qui tombent sur les entreprises allemandes comme des « essaims de sauterelles ». Mais le SPD n’en perd pas moins les élections en Rhénanie du Nord-Westphalie – son fief, et le dernier Land encore gouverné par une coalition SPD/Verts. Gerhard Schröder en tirera les conclusions et demandera la dissolution du Bundesrat, provoquant des élections anticipées pour reconquérir une confiance plus large à la fois auprès de son parti et au-delà.

    31Il aura fallu deux mandats au gouvernement de coalition SPD/Verts pour définir une politique réaliste. Il avait placé le premier sous le signe d’une « nouvelle politique économique », voulant faire de l’Allemagne le laboratoire d’un maximalisme écologiste doublé de néo-keynesianisme. Mais très vite, il a dû se rendre à l’évidence que le jeu institutionnel national comme l’intégration croissante de l’UE exigeaient une nouvelle approche pour relever les défis de la globalisation ou du vieillissement démographique. Et c’est finalement au nom de la compétitivité globale qu’il osera affronter le changement, lançant enfin les réformes structurelles que réclamaient depuis longtemps les experts mais que la gouvernement Kohl, trop préoccupé par le chantier de l’unification, ne pouvait pas encore amorcer. A l’innovation du premier mandat succède après 2002 le début d’une refonte du contrat social allemand. Entre-temps, la coalition a assumé sa responsabilité dans le concert européen.

    32Mais cette approche ‘néo-réaliste’ n’a jamais été acquise. Les nombreuses contradictions des orientations proposées attestent de la difficulté à définir une politique cohérente au sein d’une majorité ‘plurielle’. Les revers électoraux successifs de la coalition SPD/Verts dans les Länder, l’échec du SPD dans son fief de Rhénanie du Nord-Westpahlie et son maigre résultat aux parlementaires fédérales en septembre 2005 montrent combien il est difficile de mener une politique de réformes au long cours malgré un calendrier électoral chargé. Il n’en reste pas moins que, sous l’impulsion de Gerhard Schröder, la coalition SPD/Verts aura réussi à amorcer le changement. L’Allemagne s’est réapproprié les valeurs fondatrices d’un « modèle rhénan » qui fut source de prospérité et de solidarité, acceptant un douloureux processus de réformes au nom de la compétitivité de son économie comme de l’équité de son modèle social.
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    Récherche et développement

    Message par Ego autem semper le Mer 5 Sep - 18:49

    Extrait:

    Pour la croissance

    Emploi temporaire


    Nos spécialistes auraient du calculer, la différence de salaire offert aux agences d'intérimaire, depuis que ses entreprises fleurissantes alourdissent le facteur coût du travail. MANPOWER, ADIA, ADECO, font un chiffre d'affaires annuelle que se compte en milliards, rien que ces trois entreprises, la faute à qui ? Au souhait débridé de flexibilité dans l'embouche.

    Rebut

    Certains entreprises, permettent la détérioration des conditions de travail, dans des calcules d'optimisation fallacieuses des comptes. Retarder une réparation, implique augmenter les rebuts et les retouches, ainsi que les besoins en contrôle de la qualité.

    Les retouches de production, demandent des salaires en plus, pour traiter, des volumes de pièces qui :

    1° Créerons le besoin de zones de stockage, tampon
    2° Augmenteraient les besoins de personnel pour le contrôle.
    3° Qui dit zone de stockage, risques d'encombrement donc manquement aux normes de circulation, et augmentation des risques d'accidents.

    Stock


    La pérennité des entreprises dépend de sa capacité à réagir et présenter des prix concurrentiels, c'est ainsi que des nouveaux produit doivent sortir sur des zones quelque fois difficile d'agrandir, impossible de pousser les murs.

    La gestion de stock, de matières et de composants prend une importance capitale, le manque de visibilité crée par les tectoniques de production modernes, interdisent une visibilité par fois à une semaine.

    Comment alors élaborer des programmes, faire des plains, prévoir l'investissement dans des locaux, adaptés aux besoins ? La gestions de stock, devienne alors une variable d'ajustement lors des calculs annuelles, il est donc possible d'amputer voir réduire le budget d’élargissement des locaux. Cela se traduit par une gestion hasardeuse des zones dites magasin, où il est très difficile trouver un ordre logique, dans l'emplacement des matières, par référence, cela se traduit par du stress des personnes sollicités pour l'alimentation de la production en composants, par un incrément aussi des risques d'accident, lorsque les personnes tentent de satisfaire les besoins dans des conditions inadaptées sans le respect des préconisations en ergonomie et circulation en entreprise.

    En synthèse

    Nos spécialistes en gestion financière, justifient leur salaire au prix des risques accrus pour d'autres métiers. Au prix maquillé nécessairement lors des bilans annuelles.


    http://actualite.forumpro.fr/t91p30-travail-sante#1274

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    Re: politique de l'emploi !

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