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    l'armement à travers le monde

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    Re: l'armement à travers le monde

    Message par bye le Dim 23 Jan - 8:33

    Toulouse : Appel à rassemblement jeudi contre le financement des armes israéliennes par le contribuable

    La mobilisation commence à porter ses fruits en Midi-Pyrénées, où le conseil régional s’apprêtait à verser près de 100.000 euros, cette année encore, pour financer le voyage à Tel Aviv des représentants de commerce de EADS , Dassault, Airbus and Co. Lesquels vont rencontrer, en mai prochain, les fabricants israéliens de drones qui bombardent les populations civiles palestiniennes et les firmes comme Elbit, spécialisées dans la construction du mur et autres miradors.

    Une campagne massive de courriers de protestations et de coups de fils sur le thème "Nos impôts ne financeront pas Israël", adressés à Malvy et aux conseillers régionaux de la région, a déjà marqué un premier point.

    Le président de la région a fait supprimer de la plaquette de la Chambre de Commerce France-israel (CCFI) la mention de cette subvention, qui doit être discutée en commission le 20 janvier prochain, ainsi que le logo de la Région.

    Face aux protestations, les élus régionaux viennent également d’annoncer que la subvention programmée serait abaissée de 93 500 à 33 300 euros.

    C’est encore trop ! Pas un sou pour l’occupant israélien !

    Un appel à un rassemblement régional est lancé par 15 comités et associations de Midi-Pyrénées pour le

    JEUDI 20 JANVIER A 10 H,
    devant le Conseil régional Midi-Pyrénées À TOULOUSE
    22, Bd du Maréchal-Juin (Métro Palais de Justice)
    Signataires : EuroPalestine Toulouse, BDS Comminges, Comité Palestine 81, La Guerre Tue, AFPS Montauban, Palestine12, Palestine Rodez, Gers Palestine, Couserans Palestine, Solidarite Palestine Cahors, Stop Apartheid, comité Palestine Figeac, comité Palestine 31, UJFP, AFPS 31.

    Nous appelons aussi les personnes qui ne peuvent pas venir le matin à nous rejoindre pendant la pause de midi puisque la commission se prolongera après 12h.

    Une délégation des différentes associations se présentera devant la commission dès le début de la séance à 11h (demande adressée officiellement à M.Plano, président de la commission ) pour exposer notre opposition.

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    Re: l'armement à travers le monde

    Message par bye le Dim 10 Avr - 21:13

    La France doit renforcer le contrôle de ses exportations d’armes classiques !

    Les députés entament cette semaine, après les sénateurs, l’examen d’un projet de loi sur le contrôle des importations et des exportations d’armes classiques. Les répressions violentes contre les manifestations pacifiques dans nombre de pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient démontrent l’urgence de tenir un débat et d’adopter des mesures plus contraignantes sur le contrôle du commerce des armes.

    Personne ne peut ignorer qu’en Libye ou à Bahreïn des armes classiques, fabriquées pour la plupart dans des usines occidentales, sont utilisées contre les populations civiles en quête de liberté. On peut raisonnablement penser qu’un débat public et systématique sur les exportations d’armes en France conduirait à plus de prudence et de responsabilité.

    Le commerce des armes a besoin de règles strictes, qui s’imposent effectivement aux Etats et aux marchands d’armes, pour mieux évaluer et maîtriser les risques que ce commerce pas comme les autres présente naturellement. Pour les populations civiles prises au piège dans les conflits armés, il est crucial que les pays exportateurs se dotent d’une loi empêchant que des armes n’aggravent les conflits, la pauvreté et les violations des droits humains.

    Pourtant, les sénateurs qui ont examiné et voté en faveur de ce projet de loi le mois dernier n’ont, semble-t-il, pas tiré les leçons du "printemps arabe". Le projet de loi sur les exportations d’armes tel qu’ils l’ont transmis à l’Assemblée nationale demeure silencieux ou imprécis sur des aspects pourtant essentiels pour garantir un contrôle efficace des exportations à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Union européenne. Il ne permet pas non plus d’atteindre le niveau de transparence nécessaire dans l’exercice d’un contrôle démocratique effectif.

    Enfin, le projet n’intègre pas suffisamment dans la législation française les engagements pris par la France au niveau européen, à travers une position commune européenne adoptée en décembre 2008, en matière de contrôle des armes conventionnelles. Celle-ci énonce huit critères que les Etats doivent prendre en compte pour décider d’exporter ou non du matériel militaire : en particulier, un Etat ne doit pas autoriser une exportation d’armes si celle-ci présente un risque clair de contribuer à la répression interne, à la déstabilisation régionale ou à des graves violations des droits humains ou du droit international humanitaire. Ce texte de référence n’a malheureusement toujours pas d’effet direct en droit français. Concrètement, le gouvernement français n’a aucun compte à rendre ni à ses élus, ni à ses citoyens, ni à aucun juge sur son application d’un texte pourtant juridiquement contraignant, et qu’il a poussé ses partenaires européens à adopter.

    TRANSPARENCE

    L’enjeu pour les députés aujourd’hui devrait donc bien être de combler ces lacunes en veillant d’abord à la transposition explicite des règles de la position commune dans le droit français. Il est impératif, ensuite, de permettre à la France de faire un saut qualitatif dans la transparence sur ses exportations d’armes et d’équipements militaires. Cela passe d’abord par les informations que le ministère de la défense doit transmettre à ce sujet aux parlementaires dans un rapport annuel. Aussi la loi doit-elle exiger que le rapport actuel soit profondément révisé : il doit être plus détaillé sur la totalité des licences d’exportation octroyées ou révoquées. Il doit également fournir des informations sur les types de matériels et les utilisateurs finaux, ainsi que les motifs mis en avant pour les licences révoquées.

    En œuvrant pour ces évolutions, les députés permettront à la France de calquer ses pratiques nationales sur le discours qu’elle tient au niveau international sur le contrôle du commerce des armes. Ils éviteront aussi à notre pays d’aller à rebours de l’histoire.

    Bernard Pinaud est délégué général de CCFD-Terre solidaire ;
    Luc Lamprière est directeur général d’Oxfam France ;
    Francis Perrin est vice-président d’Amnesty international France.

    Bernard Pinaud, CCFD-Terre solidaire, Luc Lamprière, Oxfam France et Francis Perrin, Amnesty international France

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    Re: l'armement à travers le monde

    Message par bye le Ven 15 Avr - 22:09

    Dépenses militaires mondiales 2010 : le scandale continue.
    Arrêtons de préparer les guerres !

    Le SIPRI, l’institut international de recherche pour la Paix de Stockholm, publie ce 11 avril, les données de son étude annuelle concernant les dépenses militaires mondiales.

    http://www.mvtpaix.org/communiques/2011/Depenses-2011.php
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    Re: l'armement à travers le monde

    Message par bye le Sam 4 Juin - 11:32

    Carte planète nucléaire
    Alain Nonjon | diploweb.com | 1er juin 2011

    jeudi 2 juin 2011

    Le XXIe siècle sera-t-il celui d’un monde sans arme nucléaire ? Ou sombrera-t-il dans le chaos d’un désordre nucléaire multilatéral, d’un détournement de l’arme nucléaire par des terroristes ? La dissuasion est-elle encore une doctrine applicable… ? Cette carte qui évalue la puissance nucléaire planétaire en 2010 est à cet égard lourde d’enjeux majeurs.

    Dans le cadre de ses synergies géopolitiques, le Diploweb.com vous présente un article d’Alain Nonjon publié sous le titre "La nouvelle planète nucléaire" dans le n°133 d’Espace prépas (oct-2010).
    Un traité dépassé
    SIGNÉ en 1968, le traité de non-prolifération nucléaire a été réexaminé lors de la conférence de Washington les 12 et 13 avril 2010, certains évoquaient la nécessité de repenser ce texte fondateur de l’ordre nucléaire mondial en prenant en compte les considérations suivantes :

    . la crise ouverte par la prolifération d’armes nucléaires est inquiétante ;

    . cette crise concerne des pays qui ont signé les accords duTNP, comme l’Iran en 1970, et qui s’en affranchissent sur le terrain ;

    . elle manifeste la volonté de certains pays de passer outre les négociations en se retirant du traité, comme la Corée du Nord en 2003, libérant ainsi sa stratégie nucléaire (2e essai en 2009) ;

    . elle inquiète sur les transferts effectifs ou circuits de matières fossiles des technologies nucléaires vers des pays peu scrupuleux ou des groupes terroristes. Il existe bel et bien un marché noir du nucléaire ;

    . elle marque la rupture avec le traité des années 1990 où de nombreux pays avaient renoncé à leurs programmes (Afrique du Sud, Ukraine, Brésil, Argentine), portant à 189 le nombre d’États signataires de l’accord de 1968 ;

    . elle n’est que l’aboutissement des tentatives indirectes et à la dérobée d’expérimentations clandestines comme en Libye, en Irak, en Iran… réactivant le spectre de plus d’une trentaine d’États nucléaires ;

    . elle n’efface pas la question centrale : et si l’arme nucléaire n’était plus un étalon de puissance suffisant ?

    Un recadrage nécessaire ?
    Les déclarations de l’administration Obama sur « un monde sans nucléaire » (le global zero) ne suffisent pas à calmer le jeu. Encore faudrait-il :

    . Faire adopter l’idée d’un arrêt total des essais mais on en est loin… même aux États-Unis (le Sénat avait refusé de signer en 1999 le CTBT, traité sur l’interdiction totale des essais nucléaires).

    . Que les sanctions soient effectives et collectives : l’Iran montre les divisions, même si la Russie et la Chine se rangent tactiquement du côté des censures, des marchandages (qui saura ce que deviendra la proposition de médiation des Brésiliens).

    . Que les combustibles soient gérés au travers d’une gouvernance mondiale, une banque internationale du combustible nucléaire est à l’étude. Mais, comme un stock mondial de pétrole avait été envisagé pendant les chocs pétroliers, le projet est en panne et vécu par les pays du Sud comme une mise en tutelle de leur indépendance énergétique par le nucléaire civil.

    . Que le désarmement soit une réalité plus qu’un discours : avec les signataires des accords Start russo-américains signés le 8 avril 2010 (Start 3 le 6e accord entre les deux puissances nucléaires clés de la guerre froide), il semble que la dénucléarisation des deux supergrands d’hier soit synchronisée, à un niveau fixé à 1 550 ogives déployées contre 2 200 aujourd’hui, avec une limite des vecteurs à 800… Juste de quoi permettre à la Russie, qui n’est plus à parité avec les États-Unis tant militairement qu’économiquement, de moderniser ses missiles (Topol M. et RS 24), de progresser en matière de défense antimissile, tout en muselant Pékin car baisser la garde nucléaire vaut aussi avertissement pour la Chine qui pourrait rejoindre rapidement le niveau de la puissance nucléaire russe. La nouvelle stratégie de sécurité de la Chine n’est pas non plus centrée sur la seule protection de sa souveraineté nationale mais sur la protection de ses intérêts fondamentaux… avec à la clé un contexte de guerre froide entretenu en mer de Chine et une augmentation substantielle du budget de la Défense.

    . Que se mette en place un recadrage général : et peut-être aborder avec tact mais fermeté le cas d’Israël qui ne reconnaît pas un arsenal qui existe, reste campé sur sa doctrine de dissuasion dite « d’ambiguïté nucléaire » et légitime par ailleurs les tentatives iraniennes dans l’expression de sa puissance régionale.

    . Il faut renforcer les contrôles et donner à l’AIEA des pouvoirs accrus pour éviter les impasses qu’elle a souvent faites sur le programme iranien, le rôle de la Syrie (après le bombardement d’Al Kiban) et peut-être mobiliser la nouvelle présidence du japonais Yukiya Amano (plus intransigeant après M. Elbarradei en campagne électorale sur la succession de Moubarak) pour fortifier le cahier des charges de l’institution. De toute façon, l’élimination des armes nucléaires dépend de l’évolution des stocks d’armes conventionnelles et d’une gestion multilatérale des activités nucléaires civiles.

    Des perspectives incertaines
    Le nombre des têtes nucléaires conforte l’idée que le G5 domine encore, et pour longtemps, le jeu nucléaire mondial avec 28 000 têtes au total dont : 5 200 sur 14 000 sont en service aux États-Unis ; 4 800 en Russie ; 480 en France et au Royaume-Uni. Alors que la Chine, l’Inde et le Pakistan en aligneraient chacun une centaine.

    . L’Asie devient le lieu de tous les dangers avec le Pakistan, seul pays musulman à posséder la bombe, dont la sécurité des installations n’est pas garantie. Sous la pression des talibans de la vallée de Swat au district de Buna et des djihadistes et extrémistes nationalistes du Cachemire, le Pakistan interpelle la communauté internationale avec ses luttes intestines pour le pouvoir, et les leçons du passé : en 2003 Dr el Abdul Qadeer Khan, père de la bombe, n’avait-il pas animé un réseau de prolifération en Libye, Corée du Nord et Iran… Le nucléaire indien radicalise les positions d’Islamabad : l’Inde n’a pas signé le traité d’interdiction complète des armes nucléaires… et pourtant elle n’est plus soumise à embargo sur ces matériels, et elle développe même une coopération sur le nucléaire civil avec les États-Unis depuis 2008, précédent qui érode le TNP.

    . La Corée du Nord multiplie les gesticulations nucléaires (une à six ogives) sans missile… mais l’agitation entretenue évite à Pékin de gérer le trauma d’une réunification… Avec l’ogive nucléaire et le problème coréen, sa capacité est plus à transférer des technologies qu’à faire monter la surenchère nucléaire.

    Le Japon reste technologiquement prêt, avec sa militech society qui, à tout moment, pourrait basculer dans le nucléaire. Mais, pour l’heure, il reste un pays encore soumis aux injonctions du traité de San Francisco. Il n’en demeure pas moins que l’opinion traumatisée est de plus en plus en phase avec un discours normalisant le rôle du Japon sur l’échiquier international, surtout avec la pression chinoise.

    . L’Iran focalise toutes les craintes : c’est sans détour que le président Ahmadinejad a convoqué à Téhéran une conférence les 17 et 18 avril 2010 sur le thème rassembleur « Énergie nucléaire pour tous, armes atomiques pour personne », à l’heure où la communauté internationale réfléchissait toujours sur les sanctions à appliquer. Certes l’Iran ne possède pas encore de moyens de destruction massive susceptibles d’inquiéter Israël, mais ses avancées technologiques sont réelles (les sites de Qom ou de Natanz sont aptes à produire de l’uranium enrichi). La diplomatie peut être prête à disséminer l’arme nucléaire dans la région, voire à transférer des technologies au terrorisme. Le programme iranien ne peut qu’accélérer la course aux armements des pays arabes, ce qui conforterait le régime iranien dans ses certitudes et isolerait Israël.

    On est donc plus que jamais conscient que la prophétie de H.G. Wells en 1914 n’est pas plus d’actualité en 2010 : « À l’aube du XX e siècle rien n’aurait pu être plus évident que la rapidité avec laquelle la guerre devenait impossible. » Seule certitude ? Le spectre de la guerre se nourrit des guerres de demain, pas forcément nucléaires, contrairement aux analyses de Robert McNamara (Tous les âges à venir de l’humanité seront nucléaires, 1967), mais chimiques, bactériologiques, de diasporas, de la faim, de flux migratoires, de l’eau, de la drogue, de l’information, de l’espace… guère de raisons d’espérer.

    Copyright Octobre 2010-Nonjon / Espace prépa 133

    Voir en ligne : Carte planète nucléaire

    http://www.diploweb.com/Carte-planete-nucleaire.html
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    Re: l'armement à travers le monde

    Message par bye le Mar 7 Juin - 4:52

    Le Mouvement de la Paix interpelle Gérard Longuet à l'occasion de sa visite dans le Finistère

    Gérard Longuet, Ministre de la Défense, était dans le Finistère ce lundi 30 mai.
    Il a visité la base aéronavale de Landivisiau, qui constitue un élément essentiel du dispositif militaire français.

    http://www.mvtpaix.org/communiques/2011/Longuet-2011.php
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    Re: l'armement à travers le monde

    Message par bye le Mar 7 Juin - 5:35

    Paris (75) : Sommet du P5 sur le désarmement nucléaire, 25-26 Juin 2011

    Il a été décidé en mai 2010 à la Conférence d'examen du Traité de non-prolifération que les 5 membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU devaient se retrouver pour envisager des processus de désarmement nucléaire. Cette réunion du P5 aura lieu les 29 et 30 juin à Paris. Il est à craindre que le sujet du désarmement nucléaire ne soit pas envisagé comme nous pouvons le souhaiter, nous, la société civile, aussi un "P5 société civile" sera organisé par nos soins le weekend précédent. Une large participation est évidemment nécessaire. L'invitation ci-dessous est à faire circuler :

    "P5 Société civile" : Manifestation Samedi 25 juin 2011 - Non aux armes nucléaires !
    14h-18h, Parvis des droits de l'Homme, Place du Trocadéro, Paris
    Manifestation / conférence de presse - Avec la présence de nombreuses délégations étrangères
    Abolition 2000-Europe invite tous les participants Dimanche 26 juin 2011, 9h-13h
    Conférence internationale pour l'Abolition des armes nucléaires
    Programme détaillé publié prochainement.
    Contact : Dominique Lalanne : do.lalannewanadoo.fr
    Invitation de la Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires, ICAN-France


    Paris (75) : Festival pour la Paix dans le monde à la Pagode de Vincennes les 18 et 19 juin 2011
    Le Festival pour la Paix dans le monde, anciennement festival Paix et Lumière, organise la 6ème animation et exposition en faveur de l’édification du Temple pour la Paix, une œuvre du Lama Gyourmé, un moine bhoutanais célèbre pour ses chants accompagnés par le compositeur et musicien français Jean-Philippe Rykiel, une rencontre musicale qui remonte à 1994. Cet événement festif dont l’entrée est libre se déroule samedi 18 de 11h à 22h et dimanche 19 juin de 11h à 19h, à la Pagode de Vincennes–Kagyu-Dzong, Route de la Ceinture du Lac Daumesnil 75012 – Paris, Métro Porte Dorée.



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    Re: l'armement à travers le monde

    Message par bye le Sam 22 Sep - 9:18



    Malgré la crise, les États-Unis modernisent leur arsenal nucléaire

    Le Monde.fr avec AFP | lemonde.fr | dimanche 16 septembre 2012

    dimanche 16 septembre 2012





    Malgré la crise, les États-Unis modernisent leur arsenal nucléaire
    Le Monde.fr avec AFP | lemonde.fr | dimanche 16 septembre 2012




    Une étude publiée en juin par le Centre Stimson évaluait la rénovation de l’arsenal nucléaire américain à au moins 352 milliards de dollars sur les prochaines années. | AFP/MCS1 PETER D. BLAIR

    Malgré la crise qui touche le pays et oblige à des coupes sombres effectuées dans les dépenses militaires, malgré l’utilisation accrue de drones et des forces spéciales pour éliminer les combattants d’Al-Qaida à travers le monde, l’administration Obama va entreprendre la modernisation de son arsenal nucléaire la plus coûteuse de son histoire, rapporte, samedi 15 septembre, le Washington Post.

    Selon le journal, les autorités n’ont pas encore officiellement chiffré le coût de la restauration et de la maintenance des 5 113 têtes nucléaires enregistrées dans l’inventaire, ni celle du remplacement des systèmes périmés et de la rénovation des installations nucléaires vétustes.

    Mais une étude publiée cet été par le Centre Stimson, un groupe de réflexion situé à Washington, a estimé ces coûts à au moins 352 milliards de dollars sur les dix ans à venir, selon le quotidien.
    D’autres spécialistes évoquent des chiffres bien supérieurs, surtout si la modernisation est plus longue à mettre en œuvre, selon le journal. La rénovation d’un seul des sept types d’arme, la bombe B61, devrait coûter 10 milliards de dollars sur cinq ans, indique le quotidien.

    Il en coûterait jusqu’à 110 milliards pour construire 12 sous-marins en remplacement des sous-marins vieillissants de la classe 0hio, ajoute le journal qui cite les estimations du bureau du budget du congrès.

    La rénovation des missiles balistiques Minuteman III reviendrait à 7 milliards de dollars et le construction d’une flotte d’avions de combats destinés à emporter des armes nucléaires – les F-35 à 162 millions de dollars l’unité – coûtera des centaines de milliards de dollars. La modernisation des ateliers et laboratoires où devraient être effectuées ces rénovations est elle-même évaluée à au moins 88 milliards de dollars, selon le journal.



    http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2012/09/16/malgre-la-crise-les-etats-unis-modernisent-leur-arsenal-nucleaire_1760996_3222.html
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    Re: l'armement à travers le monde

    Message par bye le Sam 16 Fév - 18:46

    Politico-Militaro-Industrieux : budget militaire japonais en hausse de 2 milliards de dollars...
    EDOUARD PFLIMLIN - YANN ROZEC | AFFAIRES-STRATEGIQUES.INFO | JEUDI 7 FÉVRIER 2013
    dimanche 10 février 2013


    Le Japon appuie sur la défense
    ARNAUD VAULERIN | liberation.fr | 1 février 2013
    Le Premier ministre, Shinzo Abe, veut augmenter le budget militaire et compte s’attaquer à la Constitution pacifiste du pays. Une riposte aux provocations de Pékin sur les îles Senkaku.
    Le Japon augmente son budget militaire, une première en 11 ans
    Qui | nipponconnection.fr | mercredi 30 janvier 2013
    Le gouvernement japonais a approuvé hier un budget militaire de 52 milliards de dollars pour 2013-2014, en hausse pour la première fois depuis onze ans, selon des responsables du ministère de la Défense.
    Face à la Chine, le Japon veut augmenter son budget défense de 2 milliards de dollars
    Jack Phillips | epochtimes.fr | mercredi 16 janvier 2013
    Le gouvernement japonais cherche à renforcer son budget militaire de 2 milliards de dollars suite à la querelle diplomatique avec la Chine concernant les îles Senkaku.
    Le Japon relance ses dépenses militaires face à la menace chinoise
    Edouard Pflimlin | Le Monde.fr | 09.01.2013
    Le ministère de la défense japonais a indiqué, mercredi 9 janvier, qu’il souhaitait bénéficier d’une rallonge budgétaire de 180,5 milliards de yens (1,6 milliard d’euros) pour moderniser quatre avions-chasseurs F15, acheter de nouveaux systèmes antimissiles PAC-3 et des hélicoptères, dans le cadre d’un plan de relance économique préparé par le gouvernement. Devraient s’y ajouter une trentaine de milliards de yens (25 millions d’euros) supplémentaires pour l’année en cours, mais non inclus dans le train de mesures économiques spéciales.
    JAPON : TOKYO VEUT GONFLER Son budget militaire face aux TENSIONs REGIONALES
    Les Echos | lesechos.fr | jeudi 10 janvier 2013
    En pleine crise diplomatique avec la Chine, le nouveau gouvernement conservateur japonais a annoncé qu’il prévoyait de consacrer rapidement 1,6 milliard d’euros au renforcement des équipements militaires dans le cadre d’une rallonge budgétaire destinée à doper l’économie. Une partie servirait à l’achat de systèmes antimissiles sol-air et d’hélicoptères, ainsi qu’à la modernisation de quatre chasseurs F 15.
    Tensions avec la Chine : le Japon dope son budget militaire
    Qui | bfmtv.com | mercredi 9 janvier 2013
    En pleine crise diplomatique avec la Chine, le gouvernement japonais prévoit d’allouer dans les mois qui viennent un montant de 180,5 milliards de yens (1,6 milliard d’euros) pour renforcer ses équipements militaires.
    Le Japon augmente ses dépenses militaires
    Jean-François Arnaud | lefigaro.fr | mercredi 9 janvier 2013
    La montée du nationalisme et la rivalité avec la Chine poussent Tokyo à revoir ses budgets.



    Budget militaire, Constitution, Senkaku : Shinzo Abe plus déterminé qu’apaisant
    Edouard Pflimlin, chercheur associé à l’IRIS, et Yann Rozec, étudiant à IRIS SUP’ | affaires-strategiques.info | jeudi 7 février 2013

    Le nouveau pouvoir japonais conservateur, issu des élections de décembre dernier, qui ont vu le retour du Parti libéral démocrate (PLD, conservateur), allié au parti Komeito, marque par ses déclarations et ses premières décisions une volonté de réaffirmation du Japon sur la scène régionale et internationale, en se dotant de moyens supplémentaires notamment sur le plan militaire face à la Chine. Mais le différend autour des îles Senkaku continue de cristalliser les tensions entre les deux pays.




    Un budget militaire qui repart à la hausse après onze ans de baisse

    Sous l’impulsion du Premier ministre, Shinzo Abe, le budget de la défense japonaise va repartir à la hausse sur l’exercice fiscal 2013(1). Selon le quotidien japonais Yomiuri Shimbun (2), le budget sera fixé à 4,75 milliards de yens, en hausse de 40 milliards sur le budget initial de l’exercice 2012. Les forces d’autodéfense verront leurs effectifs croître de 287 militaires, la première augmentation des effectifs dépassant 200 en 20 ans. En outre, la Garde côtière japonaise (JCG) recevra les 176,5 milliards de yens qu’elle avait demandés pour l’exercice 2013, indique le quotidien conservateur. Les fonds seront destinés pour les JCG à l’achat de 20 bateaux de patrouille et 13 avions pour défendre les eaux territoriales et l’espace aérien. Les fonds supplémentaires pour les JCG s’élèveront à 36,4 milliards de yens, 40 % de plus que le budget de l’exercice 2012.


    Une volonté de réformer la constitution japonaise et la débarrasser en partie de ses oripeaux pacifistes

    Ce renforcement des équipements militaires doit s’accompagner d’une plus grande marge de manœuvre de l’armée japonaise. Aussi, Shinzo Abe veut-il procéder à une révision de la Constitution pacifiste. Il l’a annoncé jeudi 31 janvier (3). « Avant même son arrivée au pouvoir fin décembre, Shinzo Abe avait déjà une solide réputation de "faucon" en politique étrangère. Mais il avait semblé tempérer ses ardeurs nationalistes, toujours mal perçues dans une région où les contentieux de l’Histoire ne sont toujours pas soldés, pour se concentrer sur la relance économique d’un Japon en berne. Avec en ligne de mire, sans toutefois le nommer ouvertement, l’article 9 qui consacre le pacifisme d’après-guerre du Japon vaincu et la renonciation "à jamais" à la guerre. Il a dit souhaiter modifier l’article 96 qui régit tout amendement de la Charte rédigée par l’occupant américain et entrée en vigueur début 1947 ».


    L’objectif est aussi que « cette armée de 240 000 hommes, l’une des mieux équipées du monde, connue sous le nom de « forces d’auto-défense » puisse enfin participer à des opérations de sécurité collective aux côtés des Etats-Unis qui, depuis leur retrait d’Irak et bientôt d’Afghanistan, sont en train de renforcer leur présence militaire dans une région d’Asie-Pacifique considérée comme d’un intérêt économique et stratégique vital pour les Etats-Unis (4) ».


    Le résultat final n’est pas évident dans un pays en plus attaché profondément au pacifisme de sa Constitution et dans un contexte tendu avec ses voisins chinois et coréens qui considèrent ce changement comme une provocation (5).


    La procédure de réforme constitutionnelle est difficile. « L’article 96 est très contraignant : il stipule que les amendements doivent être introduits à l’initiative de la Diète (le parlement bicaméral) par vote des deux tiers au moins de tous les membres de chaque chambre. Si, avec son allié du Nouveau Komeito, le PLD au pouvoir (Parti Libéral-Démocrate) domine très largement la chambre basse, ce n’est pas le cas au Sénat où des élections sont prévues cet été. Les amendements doivent ensuite être approuvés soit par référendum avec une majorité de tous les suffrages exprimés, soit parallèlement à des élections. Là encore, rien ne garantit un "oui" d’une population globalement attachée au "pacifisme constitutionnel" selon des sondages », souligne le correspondant de l’AFP à Tokyo. « Quel que soit le résultat final, le symbole est fort, surtout au moment où les relations avec Pékin sont au plus bas et où la Chine n’hésite pas à invoquer l’Histoire et le passé militaro-fasciste du Japon. Shinzo Abe a en tout cas de la suite dans les idées : lors d’un premier passage à la primature, c’est lui qui avait fait adopter en mai 2007 une loi pour permettre un référendum national sur une révision de la constitution. C’est également à son initiative que l’"Agence de défense" est devenue "Ministère de la défense". Cette fois il a promis de renommer les "Forces d’auto-défense" en "armée nationale" ».


    Fermeté sur la question des Senkaku/ Diaoyu même si (légère) volonté d’apaisement

    Afin de faire face aux incursions chinoises répétées, le Japon a décidé de réorganiser et d’accroitre la défense des îles. Des intrusions aériennes ont désormais lieu.

    Ainsi, le 13 décembre dernier, jour anniversaire des 75 ans du massacre de Nankin, un bimoteur chinois Harbin Y-12, a pénétré dans l’espace aérien japonais près des îles. Le Japon a dépêché sur place 8 F-15 afin de détourner l’intrus. De son côté, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hong Lei, a déclaré que « Le survol des îles Diaoyu par des avions de surveillance maritime chinois est parfaitement normal (6) », « La Chine demande au Japon d’arrêter ses activités illégales dans les eaux et l’espace aérien des îles Diaoyu » estimant que les îles Diaoyu « font partie intégrante de la Chine depuis des temps anciens ». Depuis, sept autres intrusions ont eu lieu, poussant le Japon à étudier la possibilité d’un tir de semonce (7) ce qui provoquerait une riposte chinoise. La difficulté pour le Japon consiste à détecter les éventuelles menaces le plus tôt possible alors que les radars basés à 200km des Senkaku, ne peuvent détecter des appareils évoluant à basse altitude. C’est ainsi que le 15 janvier 2013, un bimoteur chinois, n’a pu être détecté qu’à 120km des Senkaku, à 20 minutes de vol de l’espace aérien japonais. Afin de pallier cette faille, le Japon a décidé d’envoyer 4 avions AWACS sur la base de Naha et 13 Hawkeye à Miyakojima, soit 17 appareils, pour assurer une veille permanente autour des Senkaku.


    Si les incursions aériennes représentent un degré supplémentaire dans les tensions pour la souveraineté des îles, les incursions navales se poursuivent également. Durant les quatre derniers mois, 21 intrusions de navires chinois ont été décomptées (8). A chaque fois, les Garde-côtes japonaises sont intervenus. Une des missions de la garde-côtière est la police de la navigation. Les Garde-côtes japonaises disposent d’une flotte très importante, avec 55 navires de plus de 1 000 tonnes (9). Ils sont une force paramilitaire. Mais bien qu’armés, les bâtiments ne sont pas considérés comme navires de guerre et arborent seulement le pavillon national (disque rouge sur fond blanc). En temps de paix, ils dépendent du ministère des Transports mais en temps de guerre ils relèveraient de la Marine de guerre (10). Le budget qui leur est alloué avait déjà été renforcé en octobre par le précédent Premier Ministre, Yoshihiko Noda, avec le déblocage anticipé de 17 milliards de Yen inscrits pour l’année fiscale 2013 et destiné à les doter de patrouilleurs lourds et de 3 hélicoptères (11). En effet, les navires en service sont souvent trop lents, trop vieux, ce qui ne leur permet pas de lutter efficacement contre les intrusions (12). Afin de protéger davantage les Senkaku, Tokyo a créé une unité spécifique pour les îles qui comprendra 700 hommes et douze navires : deux porte-hélicoptères, et dix patrouilleurs qui seront construits d’ici avril 2015 (13). Afin de permettre aux Gardes-côtes de remplir plus efficacement ce rôle autour des Senkaku, Tokyo a décidé de créer une unité chargée spécifiquement de la région. Cette unité comprendra 700 hommes et douze navires dont deux porte-hélicoptères et dix nouveaux patrouilleurs qui seront construit d’ici avril 2015. L’unité dépendra de la 11e unité de Gardes côtes opérant depuis Naha sur l’île d’Okinawa, et sera basée sur l’île d’Ishigaki, à environ 175 km au sud-est d’Uotsurijima, la principale île des Senkaku.


    Outre cette augmentation des moyens, les Forces d’Auto Défense multiplient les entraînements : le 13 janvier, un exercice de reprise d’une île envahie par un ennemi, le 15 janvier, un exercice aérien conjoint américano-japonais engageait dix avions américains et japonais, enfin, le 22 janvier, exercice Iron Fist avec l’US Marines Corps afin d’améliorer l’interopérabilité des forces (14).


    Toutefois, malgré ces mesures fortes, Shinzo Abe a adressé un geste d’apaisement en déclarant : « Il pourrait être nécessaire de rétablir la relation, à commencer par un sommet (bilatéral) (15) ». Tomiichi Murayama et de Natsuo Yamaguchi ont transmis une lettre de M. Abe à Xi Jinping proposant d’établir une « relation stratégique mutuellement bénéfique (16) ». Cette main tendue s’explique par une volonté de relance des relations économiques et de nuance d’une attitude perçue comme un retour du militarisme nippon. Toutefois, aucune négociation ne portera sur les Senkaku. Si la proposition de sommet a été accueillie avec satisfaction, Li Yuanchao, membre du Poliburo (17) exprimant son « appréciation », Xi Jinping a declaré : « Aucun pays étranger ne doit s’attendre à ce que nous fassions une offre sur nos intérêts fondamentaux et espérer que nous avalions la pilule amère qui nuira à nos intérêts souverains, notre sécurité et notre développement (18) ». La stratégie chinoise consiste à imposer une présence chinoise de fait afin de revendiquer l’administration des îles au regard du droit international. La Chine a ainsi transféré deux destroyers et neuf navires à sa flotte de surveillance maritime (19) auxquels s’ajoutent treize navires construits depuis 2000 et 36 prévus entre 2011 et 2015 (20) afin de « répondre à l’insuffisance de navires utilisés pour protéger ses intérêts maritimes ». En parallèle, Pékin mène une série d’exercices navals dans le Pacifique Ouest, ce qui semble être un moyen de pression destiné à affirmer les revendications chinoises, et constitue une étape de plus vers une marine de haute mer.


    ***


    Les tensions autour des Senkaku/Diaoyu et les augmentations des budgets militaires attestent des relations tendues entre les deux pays. Dans ce contexte, le « rameau d’olivier » tendu par Shinzo Abe témoigne d’une volonté de désescalade et pourrait permettre d’aplanir les différends à travers le maintien d’un statut quo autour des Senkaku, suivant la formule de Deng Xiaoping : « Mettre de côté les contentieux et à... les laisser aux futures générations ». Dans un contexte de crise économique japonaise durable, faisant du redressement une priorité gouvernementale, et dans la mesure où aucune des deux parties n’entend abandonner ses revendications, les questions économiques devraient être au cœur des échanges.


    Il apparaît donc dans ce contexte de tensions constantes, que les deux parties doivent impérativement laisser une chance au dialogue (21), sans quoi un incident pourrait déboucher sur un conflit non plus verbal mais armé. Or, mardi 5 février, le ministre de la Défense japonais a annoncé qu’une frégate chinoise avait visé le 30 janvier un bateau militaire japonais avec un radar qui sert à "verrouiller" une cible à atteindre, en mer de Chine orientale. L’utilisation de ce type de radar est une procédure inhabituelle et peut éventuellement signifier la préparation d’un tir imminent contre une cible. C’est un acte « dangereux qui peut mener à des situations imprévisibles », a déclaré mercredi le Premier ministre japonais, Shinzo Abe. « C’est extrêmement regrettable. Nous souhaitons qu’ils (la Chine, ndlr) fassent preuve de retenue afin d’éviter une escalade inutile. », a déclaré M. Abe au Parlement. Mardi, l’ambassadeur chinois à Tokyo a une nouvelle fois été convoqué au ministère des Affaires étrangères au lendemain d’une incursion de navires gouvernementaux chinois dans les eaux territoriales des îles Senkaku.


    Les parties doivent donc faire des concessions. Pourquoi ne pas envisager de faire de ces quelques îlots – qui resteraient sous administration japonaise - une zone démilitarisée où il serait interdit de stationner des troupes ou des matériels militaires, avec un partage des zones de pêche ?


    (1) Lire notamment notre précédent article sur le sujet : http://www.affaires-strategiques.in...
    (2) "FY13 budget to boost defense expenditures", The Yomiuri Shimbun, 29 janvier 2013
    (3) Jacques Lhuillery, "Le premier ministre du Japon veut amender la Constitution d’après-guerre", 31 janvier 2013, AFP.
    (4) « Le Japon veut réviser sa Constitution pacifiste », 1er février 2013, RFI.
    (5) Jean-François Arnaud, « Le Japon augmente ses dépenses militaires », Le Figaro, 9 janvier 2013
    (6) http://www.lemonde.fr/asie-pacifiqu...
    (7) Tsuyoshi Takasawa / Yomiuri Shimbun Staff Writer, « ASDF monitoring Senkakus 24 hrs a day / Radar-equipped aircraft deployed in bid to prevent intrusions by Chinese planes », The Daily Yomiuri
    (8) http://www.japantimes.co.jp/news/20...
    (9) Edouard Pflimlin, Le retour du Soleil Levant. La nouvelle ascension militaire du Japon, Ellipses, juin 2010
    (10) Bernard Prèzelin, Flottes de combat 2012, Editions maritimes et d’outre-mer, novembre 2012.
    (11) http://blogs.wsj.com/japanrealtime/...
    (12) http://blogs.wsj.com/japanrealtime/...
    (13) http://www.lemonde.fr/japon/article...
    (14) http://www.13thmeu.marines.mil/News...
    (15) http://www.japantimes.co.jp/news/20...
    (16) http://www.japantimes.co.jp/news/20...
    (17) http://ajw.asahi.com/article/asia/A...
    (18) http://abcnews.go.com/International...
    (19) http://nautisme.lefigaro.fr/breves-...
    (20) http://strategicstudyindia.blogspot...
    (21) http://ajw.asahi.com/article/views/...


    LES DEPENSES MILITAIRES MONDIALES - période 2002 à 2012
    | vadeker.net |

    Quels sont les États à posséder les plus importants budgets militaires ? On a pu voir ce que cela représentait pour les années 2004 et 2005. Mais afficher des listes de chiffres n’aide pas à visualiser les proportions et les évolutions dans le temps. Ce ne sont pourtant que des budgets publics, maintes fois analysés, et cependant ils sont assez considérables pour se faire une idée de l’ampleur des sommes officiellement allouées au bon entretien de la machine de guerre.

    Pour aller plus loin, on peut s’appuyer sur différentes représentations des connaissances, des synthèses stratégiques, ou se servir d’outils d’économétrie pour créer ses propres graphiques. Ce qui bien souvent, comme pour tout travail issu de compilation de chiffres, se discute et donne matière à controverses. Les illustrations graphiques permettent de dégager des tendances et facilitent la compréhension. Quant aux communiqués de presse, ils fournissent un éclairage sur les multiples interprétations d’un même problème. C’est là aussi, un révélateur des convictions, des idéologies, et des craintes. Invariablement, on pourra dire que l’argent est le nerf de la guerre.

    Remarques sur la notion d’échelle longue et courte :
    Attention avec le terme en anglais (échelle courte) : 1 billion signifie 1 milliard et 1 trillion = mille milliards
    A ne pas confondre avec le terme français (échelle longue) : 1 billion = mille milliards et 1 trillion = un milliard de milliards.

    Dans les illustrations graphiques, le terme billion de $ correspond en français à celui de milliard de $. Et dans le texte lorsque l’on utilisera le terme trillion, c’est dans le sens anglais pour désigner mille milliards. Dans ce cas, on donnera l’équivalence en milliard.

    Voir l’article de wikipédia échelle longue et courte. Une difficulté de plus lorsque l’on étudie des documents en langue anglaise et que l’on reporte en français. Le nom des grands nombres tel que trillion et billion est aussi une affaire de traduction et de convention.







    Les dépenses militaires mondiales en 2009 ont totalisé un montant estimé à 1,531 trillions (soit 1531 milliards), selon de nouveaux chiffres publiés par Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI).

    Le rapport a présenté une augmentation de 5,9% par rapport à 2008 et une augmentation de 49% depuis 2000.

    « De nombreux pays ont augmenté les dépenses publiques en 2009, comme un moyen de stimuler la demande pour lutter contre la récession », a déclaré Sam Perlo-Freeman, le chef du projet Depenses Militaires SIPRI, cité dans un communiqué de presse.

    Les effets à long terme de la crise financière et de la récession économique semblent avoir eu peu d’impact sur les dépenses militaires mondiales. Les Etats-Unis, avec une augmentation de 47 milliards de dollars, et ont représenté 54% de l’augmentation mondiale des dépenses militaires. Dans l’analyse régionale, l’Asie et l’Océanie ont montré la plus rapide augmentation de 8,9%.

    "Les chiffres montrent également que pour les grandes puissances ou les puissances moyennes tels que les USA, la Chine, la Russie, l’Inde et le Brésil, les dépenses militaires représentent un choix stratégique à long terme dont ils sont prêts à faire, même dans une conjoncture économique difficile », a ajouté Freeman.

    Une partie de la hausse des dépenses militaires de 2009 peut être attribuée à une forte augmentation des opérations de maintien de la paix en particulier en Afghanistan. Qui a également atteint un niveau record l’an dernier.

    Au total, 54 missions de paix ont eu lieu partout dans le monde en 2009, d’un coût total record de 9,1 milliards de dollars. La plupart des dépenses militaires en Afghanistan était allé vers le contre-terrorisme, la lutte contre le trafic de stupéfiants et le renforcement des forces de sécurité afghanes, selon le SIPRI.

    http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article7694
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    Re: l'armement à travers le monde

    Message par bye le Sam 6 Avr - 9:17

    Traité sur le commerce des armes... Petite victoire
    POJ - OLIVIER TALLÈS | LA-CROIX.COM - MEDIAPART.FR/BLOG | MARDI 2 & MERCREDI 3 AVRIL 2013
    mercredi 3 avril 2013

    sur cette page

    Traité sur le commerce des armes
    POJ | mediapart.fr/blog | mercredi 3 avril 2013
    Que peut changer un traité sur le commerce des armes  ?
    Olivier Tallès | la-croix.com | mardi 2 avril 2013


    sur le net

    le dossier pour en savoir un peu plus...
    Le Traité sur le commerce des armes en questions - oxfam.org

    L’ONU adopte le premier traité sur le commerce des armes classiques
    AFP | rtbf.be | mardi 2 avril 2013
    Que peut changer un traité sur le commerce des armes  ?
    la-croix.com | mardi 2 avril 2013
    L’ONU échoue encore à réglementer le commerce des armes classiques
    Afp | liberation.fr | vendredi 29 mars 2013
    Le traité de l’ONU sur le commerce des armes en 4 questions
    Alexandre Arlot | lexpress.fr | vendredi 29 mars 2013
    Commerce des armes : l’ONU échoue à se mettre d’accord sur un traité
    Afp | lepoint.fr | vendredi 29 mars 2013
    A l’ONU, l’adoption du Traité international sur le commerce des armes classiques est différée
    Alexandra Geneste | CCC | vendredi 29 mars 2013
    L’ONU échoue à réguler le commerce des armes
    Alain Barluet | lefigaro.fr | vendredi 29 mars 2013
    Pas de consensus à l’ONU sur une réglementation du commerce des armes
    Afp | lemonde.fr | vendredi 29 mars 2013
    L’ONU échoue à réglementer le commerce des armes
    la-croix.com | vendredi 29 mars 2013







    Traité sur le commerce des armes
    POJ | mediapart.fr/blog | mercredi 3 avril 2013


    Status Quo - In The Army Now par louphil


    Une information fondamentale passée inaperçue : " L’ONU adopte le premier traité sur le commerce des armes classiques " (RTBF)



    Une disposition simple aurait été de rendre l’Etat - que l’on peut rattacher à la fabrication, la détention des brevets ou de la marque, le lieu du siège social, la nationalité des dirigeants ou l’origine des capitaux comme la destination des profits ... - responsable des dommages causés aux populations civiles.

    Le pays X ayant part à la fabrication ou la commercialisation (vente, entretien, munitions, ...) de telle arme responsable de victimes civiles dans un conflit est tenu de réparer l’intégralité des dommages causés à ces victimes.

    Le complexe militaro-industriel aurait nettement moins d’influence politique et la paix et les sécurité des peuples connaîtrait un meilleur avenir.

    C’est un pas vers la mise hors la loi de la guerre.



    Reste aux pays victimes des conflits (souvent pauvres), aux ONG et aux agences des Nations-Unies à savoir l’invoquer efficacement contre les pays d’exportation et les pays intermédiaires (souvent riches).

    Les membres permanents du Conseil de sécurité sont les principaux producteurs et marchands d’armes, même s’ils sont aujourd’hui concurrencés par l’Allemagne, la Suisse, la Suède, la Belgique, ...

    Ce traité sur le commerce des armes pose un nouveau cadre juridique permettant de qualifier d’actes internationalement illicites des transactions sur des armes et donc d’engager la responsabilités des Etats violant les dispositions du texte.

    Il existe en effet un régime de responsabilités des Etats fixé par la Commission du droit international des Nations Unies.

    La Commission du droit internationale travaille également au régime de responsabilité des organisations internationales. Il n’est donc pas impossible d’enviqger à l’avenir que deux organisations internationales, comme l’OTAN ou l’OMC, puissent se retrouver impliquées, ou la banque mondiale ou le FMI, si les fonds fournis servent à l’achat de matériel militaire.



    ______________

    Pour aller plus loin :

    Désarmement - Bureau des affaires du désarmement des Nations Unies

    Amnesty International : Pour le contrôle des armes

    Ligue des droits de l’Homme : Appel pour un traité sans faille

    Observatoire des armements Lyon

    Centre de droit international - Bruxelles

    GROUPE DE RECHERCHE ET D’INFORMATION SUR LA PAIX ET LA SECURITE


    haut de page



    Que peut changer un traité sur le commerce des armes  ?
    Olivier Tallès | la-croix.com | mardi 2 avril 2013

    Il prévoit que chaque pays exportateur examine si les armes vendues risquent d’être utilisées pour commettre des« violations graves » des droits de l’homme.


    « Il existe des textes internationaux sur les armes nucléaires et chimiques mais rien sur les armes dites conventionnelles (avions, chars, canons, fusils…) qui sont pourtant les plus utilisées. Le traité représente donc un premier pas encourageant dans une démarche de contrôle du commerce des armes classiques. Ses faiblesses viennent des objectifs des négociateurs  : le texte vise surtout à harmoniser le marché, à organiser la concurrence dans ce secteur, et non pas à diminuer les exportations de matériel militaire.

    Première lacune, il ne s’appliquera pas aux armes vendues, échangées ou données dans le cadre des accords de coopération et de défense. Au nom de tels accords, la Russie par exemple pourra continuer d’écouler ses stocks en Syrie. À l’avenir, ces partenariats stratégiques devraient se multiplier. Autre limite importante du traité, l’absence d’outil de vérification. Les États n’auront pas d’obligation de transparence. Ils ne seront pas contraints de rendre publiques leurs exportations, ce qui freinera l’efficacité du texte.

    Sa mise en œuvre reste en effet à la discrétion des pays signataires. Il n’y a pas de communication publique prévue  : chacun rendra un rapport au secrétariat des Nations unies, lequel restera confidentiel. De plus, si la vente relève du “secret défense”, les membres ne seront pas obligés de publier le détail des exportations de leurs matériels. Enfin, il n’existe aucun mécanisme de sanction pour ceux qui n’auraient pas respecté le traité. Ni les États exportateurs, ni mêmes les acheteurs n’ont voulu en entendre parler.

    À dire vrai, le traité actuel ne sera pas suffisant pour avoir un impact sur le nombre d’armes en circulation dans le monde. À lui seul, il n’empêchera pas des insurgés ou des terroristes d’accaparer des armes pillées ou détournées des arsenaux gouvernementaux. Ce n’est qu’a posteriori qu’un pays exportateur pourra être mis en cause sur le devenir de sa production. À défaut de prévenir, le traité devrait participer à la prise de conscience des pays sur les risques du commerce. Il sera également un outil dans les campagnes de sensibilisation menées par les organisations non gouvernementales. »

    Recueilli par OLIVIER TALLÈS

    http://www.oxfam.org/fr/campaigns/le-traite-sur-le-commerce-des-armes-en-questions
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    Re: l'armement à travers le monde

    Message par bye le Mar 21 Avr - 18:09

    En 2014, les dépenses militaires mondiales se sont élevées à 1800 milliards de dollars. Le SIPRI vient de rendre public le montant mondial des dépenses militaires pour 2014.
    Le SIPRI vient de rendre public le montant mondial des dépenses militaires pour 2014.Celles-ci s’élèvent à 1 800 milliards de dollars en 2014, soit une baisse de 0,4 % en termes réels, selon les chiffres publiés le 13 Avril par le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI)

    Cependant, ces chiffres révèlent une évolution dangereuse et inadmissible. En effet les dépenses militaires mondiales ont doublé en douze ans. De 850 milliards de dollars en 2002, elles sont passées à 1680 milliards en 2012 et à 1800 milliards de dollars en 2014! Et l’Otan, dans sa logique guerrière demande à tous ses Etats membres de consacrer 2 % de leur PIB en dépenses militaires.

    Oui comme le dit Ban Ki-Moon « La guerre est sur-armée et la paix est sous financée ».

    Cette gabegie est dangereuse et criminelle alors que, selon les responsables du PNUD (programme des Nations Unies pour le développement), il suffirait de 85 milliards de dollars par an pendant 10 ans pour résoudre les principaux problèmes de l’humanité (alimentation en eau, éradication des principales maladies, analphabétisme, faim)

    Pour ce qui concerne la France, avec 63,2 milliards de dépenses militaires, elle est l’Etat d’Europe de l’Ouest qui dépense le plus d’argent en ce domaine. Elle se situe au 5e rang mondial après les USA, la Chine, la Russie et l’Arabie Saoudite.

    La France pourrait faire immédiatement 10 milliards d’économies sur 6 ans en gelant les programmes de modernisation de son arsenal d’armes atomiques (M 51, TNN, pré-études pour de nouveaux sous-marins nucléaires). Ce serait un acte politique majeur à quelques jours de la conférence d’examen du Traité de Non- Prolifération nucléaire à laquelle participeront 80 pacifistes français.

    A l’heure où la France fait des coupes budgétaires drastiques dans les budgets sociaux et les budgets des services publics (Radio France etc.) voilà une première économie simple et souhaitée par 81% des français (sondage IFOP).

    Ce serait un acte positif pour qu’une vraie baisse des dépenses militaires s’impose ici et ailleurs et que l’argent soit mis au service de la paix, de la satisfaction des besoins sociaux, d’un développement économique et social juste et durable, et non de la guerre et des logiques guerrières qui n’aboutissent qu’à des échecs et des catastrophes humanitaires.

    Pour le Mouvement de la Paix, une bonne manière d’agir en ce sens peut consister à signer la pétition en ligne pour un traité d’interdiction des armes nucléaires sachant que sur six ans la France consacre au minimum 24 milliards d’euros au titre de la dissuasion nucléaire dont 10 milliards pour de nouvelles armes nucléaires.

    Signez en ligne

    http://www.mvtpaix.org/wordpress/cyber-petition-pour-un-traite-dinterdiction-des-armes-nucleaires/



    Le Mouvement de la Paix,

    Saint Ouen, le 14 avril 2014

    http://www.mvtpaix.org/wordpress/un-fardeau-insupportable-et-inadmissible-pour-les-peuples-en-2014-les-depenses-militaires-mondiales-se-sont-elevees-a-1800-milliards-de-dollars/
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    Re: l'armement à travers le monde

    Message par bye le Sam 24 Oct - 19:59

    Lancement de l’exercice TRIDENT JUNCTURE 2015

    Du 21 octobre au 6 novembre 2015 se tient, l’exercice annuel de certification de la National Response Force (NRF) de l’OTAN baptisé Trident Juncture 2015. Avec 36 000 hommes et 30 nations engagés, il s’agit du plus important exercice interarmées réalisé par l’Alliance depuis 2002 et du premier entraînement élaboré dans la perspective d’une rénovation de la capacité d’action rapide de l’OTAN.

    Trident Juncture 2015 se déroule sur trois sites : Espagne, Italie, Portugal. Il est commandé depuis l’état-major de Brunssum (Pays-Bas) dont il vise à certifier la capacité d’alerte opérationnelle NRF complète pour 2016.

    Malgré un engagement opérationnel très soutenu de ses forces sur les théâtres d’opération extérieurs et sur le territoire national, la France participe à cet exercice qu’elle considère comme indispensable à l’entretien et au perfectionnement de notre capacité d’engagement en interalliés. Ainsi les forces françaises mobilisent 3 Mirage 2000-5, un détachement Sol-Air, un détachement TOC APOD, la frégate légère furtive Surcouf, le bâtiment de commandement et de ravitaillement Somme et le chasseur de mines tripartite Sagittaire. La France est également attendue par ses partenaires pour l’expertise détenue dans les domaines clefs du soutien logistique opérationnel. A ce titre, les forces françaises dirigeront une unité multinationale de soutien pétrolier armée par le service des essences des armées (SEA) et œuvreront à la constitution d’une capacité d’ouverture de théâtre.

    A travers cet exercice, qui contribue également aux mesures d’assurance de l’OTAN sur son flanc Est, la France confirme son plein engagement au sein de l’Alliance et son adhésion aux objectifs relevant de l’adaptation stratégique de l’OTAN.

    Repère :

    La France dans l’OTAN

    Dans le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2013, la France réaffirme son engagement fort dans l’Alliance Atlantique, composante essentielle de sa stratégie de défense et de sécurité.

    Complémentaire de l’action conduite dans le cadre de l’Union européenne, l’OTAN est essentielle à la sécurité collective. Elle est, en effet, la seule alliance militaire en mesure de mener des opérations couvrant l’ensemble du spectre de la défense collective aux opérations de stabilisation, sur court préavis, dans la zone euratlantique et à sa périphérie. Entretenir cette capacité d’engagement multinationale est essentielle au même titre que les entraînements qui y contribuent.

    La France participe également activement au processus d’adaptation stratégique et de transformation engagé par l’Alliance depuis les sommets de Chicago en 2012 et de Newport en 2014.

    Le commandement suprême allié pour la transformation de l’OTAN est ainsi, depuis 2009, assuré par la France.

    Sources : Etat-major des armées
    Droits : Ministère de la Défense

    http://www.defense.gouv.fr/operations/actualites/lancement-de-l-exercice-trident-juncture-2015

    Quand il n'y aura plus un sou pour le social, il en restera toujours pour les armes!
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    Re: l'armement à travers le monde

    Message par bye le Sam 16 Avr - 11:10

    1700 milliards de dollars pour la guerre, la paix coûte moins cher !

    Le SIPRI (Stockholm International Peace Research Institute), vient de publier comme chaque année, les chiffres des dépenses militaires mondiales. Celles-ci sont en hausse de 1% pour l’année 2015 (réel par rapport à 2014), soit 1700 milliards de dollars, soit plus du double par rapport à 2002, avec 794 milliards de dollars. La baisse des dépenses amorcée en 2011 semble « toucher à sa fin » selon le SIPRI.

    Si dans certains pays les dépenses militaires sont en baisse (pays d’Afrique, Amérique latine et Caraïbes), il n’en reste pas moins que nos pays occidentaux (Etats-Unis, Europe de l’Ouest) enregistrent les plus faibles baisses depuis des années. La stagnation de la baisse des dépenses militaires en Europe et la forte augmentation dans certains Pays, notamment en Europe de l’Est, s’inscrivent dans la continuité de la politique des États-Unis et de l’OTAN qui poussent à la création de conflits régionaux dans une logique d’intérêts géostratégiques et au service du lobby militaro-industriel.

    Comme le précise le SIPRI dans son communiqué de presse : « En 2015, les dépenses militaires présentent des tendances contrastées », déclare le Dr Sam Perlo-Freeman, directeur du programme Dépenses militaires du SIPRI. « D’une part, les tendances dans les dépenses reflètent l’escalade des tensions et des conflits dans de nombreuses parties du monde ; d’autre part, elles montrent une rupture nette avec la forte augmentation des dépenses militaires alimentée par le pétrole dans la dernière décennie. Ce contexte politique et économique instable engendre une situation incertaine pour les années à venir ».

    Quels que soient les fluctuations de ces dépenses, le Mouvement de la Paix considère leur niveau comme insupportable pour l’humanité. Elles représentent un gaspillage car il n’existe aucune solution militaire aux maux de l’humanité. La sécurité collective ne passe pas par les armes mais par le droit international, la diplomatie et le bon fonctionnement des institutions internationales au sein d’une culture de paix, patrimoine de l’humanité. Le mouvement de la Paix rappelle sa revendication de geler les crédits destinés aux nouveaux programmes d’armement et de mettre en débat une réduction importante de l’ordre de 50% des budgets militaires dans les dix ans à venir. Nous appelons la population à se mobiliser contre les guerres que mènent notre pays et les milliards que le gouvernement propose pour la modernisation de ses armements en particulier pour les armes atomiques, d’ici 2030.

    Le Mouvement de la Paix souligne que le niveau des dépenses d’armement constitue un danger majeur pour la sécurité collective des peuples et favorise un commerce des armes dangereux et irresponsable. C’est pourquoi il appelle toutes les personnes qui estiment, comme nous, que la paix se construira d’abord et avant tout par la satisfaction des besoins humains, à s’associer aux actions qui se développent actuellement un peu partout en France contre le commerce des armes pour dire non au salon de l’armement qui doit se dérouler du 13 au 17 juin à Paris-Villepinte et à signer la pétition mise en ligne par le Collectif non violent contre Eurosatory 2016.

    Tous les chiffres du SIPRI ici

    Cyber-pétition Pas de salon de l’armement à Paris

    http://www.mvtpaix.org/wordpress/1700-milliards-de-dollars-pour-la-guerre-la-paix-coute-moins-cher/

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