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    Message par bye le Jeu 29 Mai - 6:09

    Contre le feu roulant des grands médias qui, de manière générale, traitent l'information sous un même angle, c'est-à-dire préparant, travaillant la pâte que nous sommes en amont, à recevoir au moindre coût les prochaines restrictions sociales ou liberticides, d'une part, et sachant accompagner, en dignes serviteurs, le contenu des plans de modélisation sociale sans cesse renouvelés, d'autre part,

    quelques journalistes, manquant d'air pur dans ces rédactions des " nouveaux chiens de garde ", ont pris l'initiative de créer des médias en ligne, plus réactifs, et surtout, n'hésitant pas à débusquer la part voilée des évènements, ou à s'identifier comme des médias de contre-information salutaires.
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    Re: médias en ligne

    Message par bye le Jeu 29 Mai - 6:10

    Ils étaient trois "pure players" de l'info généraliste en ligne à confronter leur expérience à Lille la semaine dernière. "Backchich Info", "Mediapart", "Rue 89", trois sites avec la volonté délibérée de réinventer un métier et une presse en perdition. Trois sites en quête d'audience... et de modèle économique. Voici quelques échos de leurs débats.

    Qui va réussir son pari ? Aux Assises du journalisme à Lille, la semaine dernière, trois créateurs de sites d'info généraliste sur Internet confrontaient leur aventure : Edwy Plenel, ex du Monde, papa de Mediapart depuis début 2008. Pierre Haski, ex-de Libération, papa de Rue 89 depuis 2007. Et Xavier Monnier, associé à des ex du Canard enchaîné, papa de Backchich info depuis 2006. Trois pionniers qui ont délaissé le terrain miné du papier pour aller défricher celui, plus léger, plus libre, plus porteur, du web.

    Avec des choix radicalement différents : Mediapart a choisi le modèle payant, et de gros moyens, dès le départ : un abonnement fixé à 9 euros par mois, « 3,7 millions d'euros de tour de table (dont 60 % par les 6 fondateurs) 26 journalistes salariés pour la plupart confirmés, pour certains assez connus... Nous refusons la précarité qui va si souvent avec les sites web », souligne Edwy Plenel.

    Rue 89 parie, lui, sur un modèle gratuit... c'est-à-dire, un jour, espère-t-il, financé par la publicité. Les trois fondateurs ne se paient pas, ont versé 100 000 euros, rassemblé 267 000 euros auprès de leurs amis, et fait travailler beaucoup de bonnes volontés bénévoles... Enfin, Backchich info a commencé avec « 1000 euros, dans un sous sol, derrière les barreaux avec wc qui fuyaient sur la moquette », témoigne son jeune et décapant fondateur, Xavier Monnier.

    TROIS MODELES, UN DOUTE COMMUN

    Le lancement de ces nouveaux médias a fait grand bruit. Et naître beaucoup d'espoirs dans l'univers dévasté du journalisme... Mais quelques mois après leurs débuts, les premiers résultats sont mitigés.

    Mediapart a séduit « 7200 abonnés en deux mois. Il faut qu'on atteigne 14 000 abonnés d'ici la fin de l'été », note Edwy Plenel... et 60 000 d'ici deux à trois ans pour arriver à l’équilibre financier. Pas simple.

    Rue 89 s'est imposé dans le paysage médiatique, mais ne vit toujours pas de sa pub, compte certes huit salariés, mais encore une armée de pigistes et de stagiaires... « On attend une prochaine augmentation de capital de 1,1 millions d'euros qui permettra de régulariser tout le monde », précise Pierre Haski. En bonne voie, donc, mais pas gagné non plus.

    Quant à Backchich : l'équipe s'est taillé une belle renommée à coups de scoops et a renouvellé le genre satirique. Mais ses fondateurs ne se sont pas payés depuis mars et le dépôt de bilan guette.

    Quel modèle s'imposera ? Les paris restent ouverts. « On nous a enterrés déjà tellement de fois ! Mais on continuera. Le journalisme n'est pas mort ! », clamait Xavier Monnier ce jour là, devant une assemblée de journalistes qui avaient tellement, tellement, envie d'y croire...
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    Re: médias en ligne

    Message par bye le Ven 30 Mai - 12:20

    information: sur France Culture, de 11 à 12 h, ce vendredi 30/5, émission " internet est-il une nouvelle arme politique ?", podcastable,..
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    Re: médias en ligne

    Message par bye le Mar 1 Juil - 14:55

    la liberté en marche

    http://www.rue89.com/2008/06/30/les-images-de-sarkozy-en-off-avant-son-interview-sur-france-3
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    Il y avait grand guignol à la télé hier soir

    Message par jeffe le Mar 1 Juil - 15:17

    Zut, j'ai encore oublié d'écouter Achile Zavata-rko à la télé hier soir !
    Il a dit quoi ?
    Rien
    Alors j'ai rien raté.
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    Re: médias en ligne

    Message par bye le Ven 18 Juil - 19:38

    http://www.rue89.com/2008/07/02/images-off-de-sarkozy-france3-menace-rue89-de-proces-0
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    Re: médias en ligne

    Message par bye le Sam 2 Aoû - 6:34

    Revenant sur ses engagements, Pékin va censurer certains sites. Le Comité international olympique a reconnu que Pékin n'avait jamais envisagé d'offrir aux médias étrangers un accès totalement libre à Internet.

    » Des failles dans la «grande cybermuraille»

    A l'occasion des Jeux Olympiques, les médias vont finalement avoir un aperçu d'un des nouveaux monuments chinois, mondialement célèbre : son « «Grand Firewall», du nom du dispositif technique permettant de filtrer les accès à des sites web ciblés (lire le rapport de Reporters Sans Frontières consacré à la cyber-censure en Chine).

    Les journalistes couvrant les JO n'auront finalement qu'un inquiétant «forfait» allégé, défini par Pékin comme «convenable et suffisant» pour faire leur travail, selon les mots d'un porte-parole du comité d'organisation des JO. Dans la peau des internautes chinois, les milliers de journalistes pourront consulter tous les sites, à l'exception de ceux que Pékin préfèrera mettre à l'ombre. Ainsi, les journalistes ne devraient pas avoir accès à des pages ou des sites contenant des informations sur le mouvement spirituel Falungong, qui est interdit en Chine. Cette liste noire n'a pour l'heure pas été détaillée par la Chine.

    Mais certains journalistes arrivés en avance ont pu constater certains blocages. Plusieurs d'entre eux ont signalé la censure de sites d'informations tels que la version chinoise BBC (cible classique de la censure chinoise), la radio allemande Deutsche Welle, des quotidiens de Hong-Kong ou le site d'Amnesty International, qui vient juste de publier un rapport sur les Droits de l'homme en Chine. Ils soulignent également que les vitesses constatées sur les réseaux chinois, sont près de dix fois plus lentes que celles des précédents Jeux de Sydney. Des lenteurs qui pourraient être en partie dues aux mesures techniques de filtrage du web chinois. Si les sites ne sont pas accessibles, a rétorque Pékin, c'est surement la faute de ces sites eux-mêmes…

    CIO : «nous n'avons jamais envisagé un accès libre»

    Alerté, le Comité international olympique (CIO) a affirmé qu'il allait mener son enquête. Il s'est dit dans un premier temps déçu par cette censure chinoise, contraire aux promesses faites lorsque le «Grand Firewall» était arrivé sur le devant de la scène, avec les émeutes du Tibet. Ces critiques ont agacé le comité chinois qui a rappelé avoir seulement garanti au CIO que «les journalistes pourraient se servir d'internet pour leur travail pendant les jeux Olympiques. «Nous leur avons donné suffisamment d'accès pour cela», s'est défendu le Bocog.

    Devant cette rectifictation catégorique, le CIO a fini par reconnaître que la Chine n'avait jamais envisagé de fournir un internet complètement libre aux journalistes étrangers. «Les responsables chinois ont toujours fait clairement savoir que l'accès à certains sites posait problème et nous travaillons avec eux pour nous assurer que les médias aient le moins de restrictions possibles», a concédé une porte-parole de l'organisation. «J'ai aussi été avisé que certains membres du CIO avaient négocié avec les Chinois le blocage de certains sites sensibles», a admis un membre du CIO au South China Morning Post, un journal de Hong Kong.

    Les contradictions du CIO

    Des déclarations qui contredisent pourtant les propos de Jacques Rogge, le président du CIO. «Pour la première fois, les médias étrangers pourront faire des reportages librement, les transmettre librement en Chine. Il n'y aura pas de censure sur internet», avait-il assuré mi-juillet.

    Washington a, de son côté, enjoint Pékin à ne pas avoir peur d'internet. «Le président Bush dit depuis longtemps que la Chine n'a rien à craindre d'un accès plus grand qui serait donné à l'internet ou à la presse, ou de davantage de liberté religieuse et davantage de liberté humaine et davantage de droits de l'Homme», a souligné la porte-parole de la Maison-Blanche. «Nous voulons voir un accès plus grand pour les journalistes, nous voulons voir tout le monde en Chine avoir davantage d'accès», a-t-elle plaidé.
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    Re: médias en ligne

    Message par bye le Sam 2 Aoû - 6:39

    L'annonce de la censure de l'Internet utilisé par les médias lors des Jeux olympiques de Pékin fait grand bruit . Reporters sans frontières, très impliqué dans la surveillance de l'événement, a immédiatement réagi. Contactée par lepoint.fr, Clothilde Le Coz, responsable du bureau "Internet et libertés" de Reporters sans frontières, ne mâche pas ses mots. "Le CIO est ridicule, c'est encore une promesse non tenue" par le comité d'organisation, s'exclame-t-elle tout en nuançant : "On s'en doutait."

    Déjà, en février dernier, "le CIO avait annoncé que les athlètes pourraient tenir un blog durant les JO, et avait précisé plus tard qu'un blog sportif n'est qu'une expérience personnelle qui exclut tout contenu politique". Pour la responsable d'Internet chez RSF, il est clair que "l'Internet ne sera pas libre". Malgré cela, RSF publie mercredi une série de conseils à l'attention des journalistes étrangers qui couvriront les JO et les droits de l'homme en Chine. "Notre premier conseil est d'utiliser des serveurs proxy pour se connecter", précise Clothilde Le Coz. "Et ce n'est pas compliqué", précise-t-elle en prévoyant les réticences des journalistes les moins technophiles. Parmi les systèmes de contournement de la censure disponibles, Psiphon et Tor sont de bonnes références selon la responsable, qui refuse cependant d'en dire plus pour ne pas compromettre la sécurité des logiciels.

    RSF recommande aussi la sécurisation des ordinateurs personnels, grâce à l'ajout de mots de passe notamment. D'autre part, l'ONG précise quelques règles de comportement en cas d'arrestation, afin que les journalistes soient préparés en cas de problème grave.

    L'ONG a, par ailleurs, redoublé d'efforts pour la promotion de son projet de cybermanifestation , lancé la semaine dernière. La manifestation virtuelle aurait lieu le 8 août, devant un stade olympique reconstitué sur Internet. Les internautes auront simplement à se connecter sur le site de RSF le 8 août, afin de participer à l'événement, pour marquer leur opposition au comportement des autorités chinoises et leur soutien à l'action de l'ONG.
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    Re: médias en ligne

    Message par bye le Sam 2 Aoû - 6:41

    Le centre de presse des JO permet désormais d'accéder à des sites comme celui d'Amnesty International, mais continue d'en bloquer un grand nombre d'autres. Le président chinois Hu Jintao appelle à "ne pas politiser" les Jeux.


    Face à la polémique déclenchée par la censure d'internet depuis le centre de presse des Jeux olympiques, la Chine a lâché du lest vendredi matin 1er août. Pékin a en effet levé la censure sur plusieurs sites internet, comme celui d'Amnesty International ou de Reporters sans frontières. Mais beaucoup d'autres sites restent bloqués depuis le centre de presse. C'est le cas par exemple de la BBC en chinois, de sites de dissidents et de pro-tibétains, ainsi que des sites consacrés au mouvement spirituel Falungong, interdit en Chine.
    "C'est une bonne chose", a réagi la porte-parole du Comité international olympique, Giselle Davies, en commentant la levée de la censure sur certains sites jugés sensibles par le gouvernement chinois.
    Le ministère français des Affaires étrangères a parlé pour sa part de "signal encourageant". "En ce qui concerne en particulier l'accès à l'internet pour les journalistes, il appartient au comité international olympique et au comité d'organisation de veiller à ce qu'il soit le plus large", a indiqué le porte-parole du Quai d'Orsay.

    "La question est réglée"

    Le porte-parole du comité d'organisation, Sun Weide, a de nouveau promis un accès "suffisant et acceptable" à la presse accréditée, mais n'était pas en mesure de préciser si d'autres sites seraient rendus accessibles.
    Pour sa part, le Comité international olympique (CIO) a déclaré que "la question est réglée", les organisateurs des Jeux de Pékin (Bocog) ayant promis de lever les restrictions à internet pendant la durée des JO du 8 au 24 août.
    Selon l'agence Reuters, la commission de coordination du CIO et les organisateurs des Jeux de Pékin (Bocog) se sont rencontrés la nuit dernière et se sont mis d'accord. "L'utilisation d'internet se fera comme dans tous les autres JO", a déclaré Gunilla Lindberg, vice-présidente du CIO.

    "Ne pas politiser" les JO

    Ce léger assouplissement du contrôle d'internet par Pékin survient après un entretien du président chinois Hu Jintao avec la presse étrangère, ce qu'il fait très rarement, dans lequel il a appelé à "ne pas politiser" les JO.
    Les questions posées lors de cet entretien, prévu depuis plus de deux semaines, avaient dû être soumises à l'avance pour approbation. Un journaliste allemand a demandé s'il pouvait poser une question sur les droits de l'Homme, mais le président n'a pas réagi.
    "Il est inévitable que les peuples de différents pays et régions du monde aient des perceptions qui ne sont pas les mêmes sur différents sujets", a déclaré Hu Jintao. "Je ne pense pas que politiser les jeux Olympiques aidera à répondre à cela".
    "C'est contraire à l'esprit olympique ainsi qu'aux aspirations partagées partout dans le monde", a-t-il ajouté.
    Hu Jintao a appelé les journalistes à se conformer au droit chinois et à "réaliser des reportages objectifs".
    "Nous continuerons à fournir des structures et moyens pour que les journalistes étrangers puissent travailler", a indiqué le président, lors de cette rencontre avec plus d'une vingtaine de médias, au Palais du Peuple à Pékin.
    "Bien sûr, nous espérons aussi que la presse étrangère se conformera aux lois et règlements chinois. Nous espérons qu'elle fournira des informations objectives sur ce qui se passera ici", a-t-il ajouté.
    Selon Nicholas Bequelin, de l'organisation Human Rights Watch, quand Hu Jintao dit espérer une couverture "objective", "il faut entendre conforme à la ligne du parti" communiste chinois.
    "Ce qu'il demande, implicitement, c'est que la presse étrangère s'abstienne d'écrire des articles que le gouvernement juge critiques", ajoute-t-il.

    "Le peuple chinois est une nation éprise de paix"

    Dans le principal centre de presse des JO, qui doit accueillir près de 5.600 journalistes, de nombreux sites dissidents, pro-tibétains ou d'organisations étaient verrouillés.
    Le CIO, gêné, avait du reconnaître que les autorités chinoises n'avaient en réalité jamais promis une liberté totale sur le web pour la presse accréditée.
    Vendredi, le président chinois a encore fait valoir que la Chine accueillait les JO pour montrer au monde que son pays pacifique ne représente pas une menace pour le reste du monde.
    "En accueillant les Jeux de Pékin, nous montrerons au monde que le peuple chinois est une nation éprise de paix", a déclaré Hu Jintao.
    "Pendant longtemps, la Chine a mené une politique militaire défensive par nature. Elle ne rechercha jamais l'hégémonie (...) Le développement de la Chine n'affectera ou ne menacera, en aucun cas, les intérêts d'autres pays", a-t-il ajouté. (avec Reuters)
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    Re: médias en ligne

    Message par bye le Mar 5 Aoû - 15:33

    Twitter, la nouvelle arme des politiques
    MARIE MAURISSE
    QUOTIDIEN : lundi 4 août 2008
    20 réactions

    Blogs, forums, ou encore tchats, SMS, télévision sur Internet et maintenant le Twitter : les dirigeants politiques usent (et abusent ?) des nouveaux moyens de communication. Leur objectif (voire leur obsession) est clair, comme l’explique le chercheur Dominique Wolton : «Les hommes politiques qui sont déjà sous pression s’imaginent qu’avec ces nouveaux moyens de communication ils vont échapper à la tyrannie journalistique et instaurer un lien direct avec le public.» S’affranchir des médias pour communiquer, quasiment les yeux dans les yeux avec l’électeur potentiel. Le rêve. Mais l’exercice connaît ses frontières : la multiplication des tuyaux ne signifie pas une meilleure communication politique. Et gare à l’effet de saturation.
    Sur le même sujet


    * «Trop d’interactivité risque d’accentuer l’agitation politique»
    * Obama tisse sa victoire sur la Toile
    * EDITORIAL Tuyaux



    «Gros malin».Alain Juppé et Dominique Strauss-Kahn ont été des pionniers, dès 2004, en ouvrant leur blog. Le site de l’association Désirs d’avenir de Ségolène Royal a joué un rôle de premier plan durant la bataille interne au PS en vue de la désignation du candidat à la présidentielle. Et Nicolas Sarkozy avait inventé durant la campagne le site NSTV qui retransmettait les faits et gestes du candidat. La communication de masse, mais ciblée, dispose aujourd’hui d’un nouvel outil (un gadget ?), le Twitter.

    Après avoir ouvert des blogs, découvert le tchat, et diffusé de la vidéo en ligne, les hommes politiques se lancent dans l’aventure des réseaux sociaux. Twitter est le dernier outil en vogue expérimenté par leurs communicants. «Je pars à Strasbourg en session. Au menu jeudi, le gros malin [Nicolas Sarkozy, ndlr] qui se vante d’avoir rendu inoffensives les grèves dans son pays.» Ou encore : «Ne saisis pas pourquoi le Parlement européen est ceinturé par les CRS avant la venue de Sarkozy. Croyais les grèves dorénavant inoffensives…» Ce genre de messages, l’eurodéputé (PS) Benoît Hamon en envoie plusieurs fois par jour à toute sa communauté.

    Pas par téléphone, ni par mail, mais grâce à Twitter («gazouillis» en français), un service auquel il accède depuis son ordinateur. Merveille de la technologie moderne, cet outil lui permet de diffuser en temps réel son agenda, ses réflexions ou ses humeurs. Il lui suffit de se connecter au site Twitter.com pour poster un court message qui sera lu dans la minute par l’ensemble de son réseau. On apprend par exemple que, le 26 mai, Benoît Hamon était à Ljubljana, et que, le 17 juin, il manifestait pour la défense des 35 heures.

    «La base de Twitter, c’est de diffuser à tous ses amis ce qu’on est en train de faire à l’instant. C’est du micro-blogging», explique Frédéric Cozic, consultant en Web innovant. Concrètement, son utilisateur dispose de 140 caractères (soit la taille d’un SMS) pour dire ce qu’il souhaite. Autant dire que, avec un format aussi court, il y a de quoi être sceptique. Mais pour les spécialistes des nouveaux médias, comme Joël Ronez, les avantages de Twitter sont indéniables : «D’abord, c’est très simple à utiliser. Ensuite, cela peut s’exporter : on peut par exemple twitter depuis son téléphone portable.» Et, surtout, c’est gratuit : «Vous pouvez donner rendez-vous à mille personnes en même temps sans dépenser un seul centime.»

    Dès lors, pas étonnant que ce système intéresse les partis politiques, qui peuvent informer leurs militants à moindre coût. Aux Etats-Unis, les candidats à l’élection présidentielle ont su tirer depuis longtemps les bénéfices des réseaux sociaux. Barack Obama compte 50 000 abonnés sur Twitter. Les fans seront déçus : de l’avis des experts, il n’écrit pas ses commentaires personnellement, contrairement à Benoît Hamon… Mais le système permet au moins de diffuser rapidement les chiffres des sondages ou les références des dernières enquêtes le concernant. Et, surtout, il a facilité la levée de fonds pour le sénateur démocrate (lire page 4). Outre-Atlantique, le succès est tel que Twitter a tout récemment hébergé un débat sur les nouvelles technologies entre les représentants des deux prétendants à la Maison Blanche, Barack Obama et John McCain. Une confrontation réduite à des slogans en raison des 140 caractères…

    En France, on est encore loin d’une telle réussite. Créé en mars 2006 à San Francisco, Twitter ne recense qu’environ 6 000 utilisateurs dans l’Hexagone, une goutte d’eau parmi les deux millions de Français sur Facebook. Alors, quel est son intérêt ? Au premier rang, la vitesse de propagation de l’information. «Trois millions de messages sont publiés quotidiennement sur Twitter, indique Nicolas Vanbremeersch, alias Versac, un des blogueurs politiques les plus populaires sur Internet. C’est une centrifugeuse qui tourne très vite, avec très peu de monde.» Conscient des limites du Net, Versac (Versac.net) vient d’ailleurs de geler son blog, contestant le phénomène du «blogueurinfluent».

    Rapidité.La majorité des membres de Twitter sont de vrais relais d’opinion, car la plupart possèdent eux-mêmes un réseau d’envergure. Dagrouik est l’auteur du blog Intox2007.info, et proche du courant politique de Benoît Hamon. «Un jour, raconte-t-il, j’ai vu un député UMP qui disait des inepties à la télévision. Dans la seconde, j’ai averti mes amis sur Twitter, et on a lancé un mouvement collectif contre lui sur nos blogs.» Une rapidité qui peut suffire à créer du «buzz» sur la Toile. Mais ce n’est pas tout. Comme les autres réseaux sociaux, Twitter permet aux politiques de se rapprocher de leurs électeurs.

    Philippe Juvin, maire de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine) et secrétaire national de l’UMP chargé des fédérations professionnelles, est un des premiers hommes politiques à s’être inscrit sur Twitter. Pour lui, «c’est un des outils devenus indispensables à la proximité politique». Hortense Harang partage son avis. Cette candidate du Modem dans le Loiret pour les législatives de 2007 a utilisé Twitter durant toute sa campagne pour parler de son action. «J’étais dans une des circonscriptions les plus larges de France. Je ne pouvais pas être sur tous les marchés. Les réseaux sociaux m’ont permis d’avoir un contact direct avec mes concitoyens.» Pour autant, Hortense Harang n’a pas gagné l’élection.

    La tendance va-t-elle se développer ? «Ça risque de se populariser, juge Joël Ronez. Mais, en politique, ça reste de la communication. Dans ce cas, montrer ce qu’on fait est plus important que de le faire vraiment…»
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    Re: médias en ligne

    Message par bye le Mar 26 Aoû - 18:22

    Lassés de voir leur vie privée étalée sur le Web et d'être importunés par de prétendus amis, de nombreux internautes préfèrent se désinscrire des réseaux sociaux virtuels.

    Bill Gates s'est retiré de l'arène : chaque jour, 8 000 personnes voulaient devenir «son ami» sur Facebook, le réseau social sur Internet le plus visité du monde. Le milliardaire, quoique investisseur important de Facebook, a préféré effacer son profil. Et vivre derrière les murs, comme tout people en mal de tranquillité.

    En France, Facebook aurait attiré 3,6 millions de visiteurs entre 2007 et 2008. Une croissance exponentielle, renforcée par la mise en service d'une version française du site en mars dernier. Avec Skyrock et Myspace, près de 16,6 millions de Français fréquentent ces réseaux virtuels. Parfois tous les jours. Et tout le monde de suivre par le menu les activités des uns, les heureux événements de la vie des autres, les séparations, les voyages et les coups de cœur.

    Véritable harcèlement

    La planète redevenue village, vos amis habitent désormais la porte à côté, tout comme les pots de colle, eux aussi à portée de «clic». Le premier ministre François Fillon avait déjà vécu cette mésaventure sur le site professionnel Viadéo, qu'il voulait quitter sans y parvenir, afin de mettre un terme à un véri­table harcèlement. Les quelques personnalités qui s'étaient aventurées sur ces boulevards publics du Net ont vite fait machine arrière : prises d'assaut, elles se sont finalement retranchées derrière des «fan-clubs».

    Aujourd'hui, des forums de discussion sont d'ailleurs tout entiers consacrés aux nuisances de Facebook. «J'ai fait l'erreur d'accepter trop d'amis», annonce un internaute. Sur la toile circule ainsi une litanie de trucs et astuces pour évacuer les indésirables, réussir à leur dire non quand ils proposent leur amitié, ou les classer par groupes afin de limiter leur accès à votre profil. À l'heure où la longueur de la liste d'«amis» vaut cote de popula­rité, s'inscrire sur plusieurs sites fait aussi partie des ruses : un pour les vrais amis et l'autre pour les simples connaissances.

    Une vidéo comique réalisée par des Anglais met en scène un cauchemar : la réapparition sur la Toile de ces gens que l'on fuyait dans la vraie vie. Un internaute excédé liste quant à lui les propositions reçues le 3 mai sur son profil : douze personnes veulent devenir son ami, sept l'invitent à une soirée, neuf à adhérer à un groupe, une solli­cite son «bon karma» et une autre lui demande : «Es-tu un papillon ?».

    Las d'être envahis par des amis qui n'en sont pas, un nombre croissant d'internautes se «suicident», comme on appelle la fermeture d'un profil. Ce n'est pas encore une tendance de fond, mais une baisse de la fréquentation a pu être observée en France et en Espagne sur le site Facebook, où nombre d'internautes se sont désinscrits. Entre décembre 2007 et janvier 2008, 20 000 membres français et 23 000 membres espagnols au­raient ainsi effacé leur profil.

    Mais le succès des réseaux sociaux ne se dément pas. Cet été, et pour la première fois à l'échelle mondiale, Facebook (132 millions de visiteurs uniques en juin) battait ainsi My­space (115,7 millions) ; un concurrent qui demeure néanmoins leader en termes de comptes actifs.

    Parents et employeurs espions

    Une tribu, les «tech refuznik», regroupe désormais les hostiles au tout-virtuel. Des polémiques sont nées sur l'utilisation abusive des renseignements fournis. Les employeurs venaient en effet glaner des informations, tels des espions. Les recruteurs appuyaient parfois un refus d'embauche sur des détails privés ainsi collectés. Une étude anglaise a montré comment les parents se servaient de Facebook pour surveiller leurs enfants, leurs faits et gestes, leurs fréquentations. Une jeune quinquagénaire parisienne, Marie-Laure, a récemment découvert, en surfant sur la page de sa fille, que celle-ci fumait.

    D'autres internautes ont aussi protesté. En Angleterre, un jeune homme qui n'avait guère apprécié d'être traité d'«ivrogne homosexuel» sur le profil d'un copain l'a assigné en justice. Mais c'est aussi, et surtout, la commercialisation des actes de la vie quotidienne qui a mis le feu aux poudres. L'application publicitaire «Beacon Ads», lancée par Facebook, permettait d'informer tout le monde de vos derniers achats, comme une sorte d'incitation à choisir la même marque. Le tollé a contraint la société à revoir le système.
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    Re: médias en ligne

    Message par bye le Lun 24 Nov - 18:22

    Journal des bonnes nouvelles du 24/11/08


    Nos messages à l'Assemblée Nationale ne sont plus considérés comme du spam.


    Assemblée Nationale
    Délégation du bureau chargée de l'informatique et des nouvelles technologies


    Monsieur,


    Par courriel du 8 octobre dernier adressé à M. le Président de l'Assemblée Nationale, vous avez déploré que les messages envoyés depuis de le site de l'association Cyber @cteurs à des députés, à leur adresse électronique de l'Assemblée Nationale, ne parviennent jamais à leurs destinataires, car considérés comme du spam.


    J'ai le plaisir de vous informer que la délégation du Bureau chargée de l'informatique et des nouvelles technologies de l'Assemblée Nationale, que je préside, a décidé de lever le filtrage des courriels émanant de votre association, à condition que le volume de courriels -certaines semaines, plus de 40 000 courriles provenant de votre site ont été recensés- soit maitrisé et ne vienne pas saturer les messageries des députés, ce qui nuit à votre image et au travail de mes collègues.


    Je vous prie de croire, Monsieur, à l'assurance de ma considération distinguée
    Le président Rudy SALLES
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    Re: médias en ligne

    Message par bye le Dim 19 Déc - 7:52

    Le « journalisme citoyen » : une révolution entre démocratie participative militante, et intoxication médiatique capitaliste.

    Le libéralisme économique voudrait, dans son utopie idéologique, que chaque humain sur la Terre soit son propre entrepreneur, qu’il s’autogère. L’individu, est le seul à savoir ce qui est bon pour lui. Il doit donner de sa personne en permanence, savoir se vendre pour dynamiser la société, et avoir des chances que celle-ci lui rétribue les bienfaits de la « communauté » s’il y a contribué. Le bonheur par le travail, ou plutôt, la mise en liberté conditionnelle de l’individu dans ses sphères sociales. La participation de tous par le travail à la production de richesses et de savoirs permet ainsi un rapport agrégeant la fixation d’un prix d’équilibre, situé entre l’ajustement de l’offre et de la demande et selon la valeur (temps de travail fourni) d’un bien. L’hommo-oeconomicus, rationnel et utilitariste, cherche ainsi à minimiser son coût pour tirer un maximum d’avantages à ce qu’on lui offre.

    Mais le prix d’équilibre n’a jamais existé, et la chimiothérapie du travail n’a jamais permit à tout le monde de jouir de conditions de vie décentes. A un point tel que même un ouvrier qui passe 40h à l’usine, un indépendant qui passe 50h hebdomadaires au chantier, ou un employé de bureau qui se démène 39h par semaines pour faire vivre son entreprise, subit toujours les pressions extérieures d’une hiérarchie tyrannique, d’une direction sous-traitante qui s’engraisse illégalement, ou d’un État qui ne joue pas son rôle social.

    Voila, en quelques lignes, pourquoi nous (l’Occident) sommes loin d’être les bénéficiaires d’un système néolibéral, et pourquoi il est un tort pour la critique socialiste de parler de régime « libéral ». Car la philosophie politique et économique des néoclassiques libéraux du 19ème siècle ne pouvait prendre en compte le pouvoir des banques et des multinationales privées. Et car dans l’idée libérale, le travail offert à tous permet de supprimer les inégalités, le chômage, la précarité, et d’arriver à la liberté. Or on voit bien que travailler plus ne permet pas de vivre mieux, et d’aider les plus démunis laissés sur le pavé, ou ignorés des listes de Pôle Emploi. Au contraire, se tuer au travail à petit feu permet d’aspirer le capital vers les poches des actionnaires qui n’ont même pas à se baisser pour ramasser les dividendes, puisqu’ils sont engloutis dans les bourses par les salariés eux-mêmes. L’argument de la liberté par le travail, ne tient donc pas, et cet argument scandé par les fractions dites de droite libérale (PS inclus) est une belle duperie idéologique.

    L’on ne peut, prostré devant son ordinateur, affirmer que l’individualisme libéral est à abattre, puisque rédiger un article, même de critique sociale, est un acte individualiste que le système libéral permet par la publication sur internet à un « média citoyen ». Preuve, donc, que l’on s’accommode tous de ce régime économique, dans la mesure où les capitalistes seraient prêts à me vendre la corde que je leur mettrai au coup si celle-ci leur rapporte de l’argent (cette phrase n’est pas de moi). Pour le communard convaincu que je suis, écrire cela est paradoxal, et je sens déjà les lecteurs de « gauche » me taper sur les doigts.

    La gratuité du néo-journalisme, comme aseptisation de l’information.

    Ceci étant dit, ce que l’on surnomme « journalisme-citoyen » n’est-il pas un phénomène ambivalent, perdu entre la participation citoyenne à un renouveau du débat public démocratique, et l’utilitarisme capitaliste qui vise à se servir gratuitement chez l’épicier au rayon communication et information pour nourrir son cerveau ? D’un côté, une révolution où chaque individu a accès à tout le savoir de la planète et peut y contribuer en débattant sur internet, en dévoilant à la face du monde sa pensée, qu’un support papier produit par le journalisme professionnel ne permet pas. Et de l’autre, l’accoutumance de chacun d’entre nous à ce que l’information devienne gratuite, où le lecteur puise les ressources d’internet comme on presse un citron, à jeter une fois qu’il n’y a plus de jus.

    Mais ce web-rédacteur est un journaliste bénévole, et ne peut donc vivre de son activité. Comme énoncé en paragraphes introductifs de cet article, le nouveau journaliste offre sur internet le fruit de son travail, et le lecteur considère que la gratuité de son information est un droit. Qu’il n’a pas à payer pour y avoir accès. Tel un internaute qui télécharge ses albums alors qu’il a les moyens de s’acheter les disques d’artistes peu reconnus, ce citoyen-lecteur est aussi un profiteur du système, ce que Mancur Olson (sociologue américain des mobilisations collectives) nomme le freerider, ou passager clandestin : l’individu ne se mobilise pas, mais profite tout de même des avantages obtenus par les grévistes (hausse de salaire, baisse du temps de travail, prolongements des vacances, etc). De même donc, notre internaute se cultive, il emmagasine de l’information, le tout sans faire vivre celui qui a été la chercher et l’a analysée. La révolution industrielle qui débuta vers 1750 en Angleterre, et qui arriva en France un siècle plus tard dynamita le modèle de travail basé sur l’artisanat des « petites » gens, et l’agriculture autosuffisante des petits propriétaires.

    De nos jours, la révolution numérique et ce web-journalisme non marchand contribue à annihiler le métier de journaliste, où le lecteur, partant de l’idée qu’il trouvera son information gratuitement sur internet, ne voit plus l’intérêt de s’abonner aux journaux payants. D’où la comparaison en introduction avec le paradoxe d’un système libéral qui, au final, n’en est pas un. Car si tel était le cas, les web rédacteurs pourraient tirer « bénéfices » de leur activité. Mais il y a encore plus grave, à mon sens, que le bénévolat journalistique.

    La plupart des grands journaux marchands ne font plus un travail de vérification des sources, et désertent l’enquête de terrain en réutilisant les sources de l’AFP. Je ne suis pas le seul à le dénoncer, la presse marchande à grand public, dirigée par les cartels transnationaux, fleurons de l’économie française (Dassault, Lagardère, Pinault, Bolloré), se transforme en recueils de nouvelles riches en émotions de faits divers vendeurs et de spots publicitaires. Il n’y a qu’à ouvrir un numéro de presse régionale pour s’en apercevoir. En dépit de la nécessité de rentabilité inhérente à toute entreprise productrice, les articles ne sont pas fouillés, et les journalistes s’exposent à une autocensure permanente afin de correspondre à la ligne éditoriale.

    Là où le bat blesse, c’est que l’on retrouve sur les médias gratuits et indépendants (tels les blogs de particuliers, les sites comme Agoravox ou Le Post), des analyses personnelles traitant des faits politiques et sociaux médiatisés par la presse marchande, qui elle-même a repris à la source les tribunes de l’AFP…

    Déjà que les sujets sont déjà détournés et vidés de leurs substances par la force de propagande autoalimentée des grands médias (Le Figaro, Libération, Le Monde, L’Express, Le Point), si en plus de cela, les internautes montent au créneau à leur tour pour analyser un sujet vide de sens (le chat qui se mord la queue.), alors la pelote de laine qui nouait l’information est complètement défaite, effilochée… Par exemple, l’AFP ou Reuters lance une déclaration de Nicolas Sarkozy à propos des échéances pestilentielles présidentielles de 2012, et dans la nuit qui suit, tous les journalistes professionnels se bataillent le scoop pour savoir qui vendra le meilleur article, bombardant la une des journaux avec des titres du style « Sarkozy et ses ambitions », « Sarkozy, jusqu’en 2017 », « Sarkozy, n’est là que pour deux mandats ». Le même jour, sur les blogs, les forums, les médias web indépendants, les particuliers s’enflamment sur le possible vainqueur de 2012, entre Ségolène Royal, Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn ou Nicolas Sarkozy. Et oui, le citoyen rédacteur, (que je suis aussi, d’ailleurs), ne peut pas non plus se lancer dans une enquête, une investigation armée d’entretiens et d’observations participantes (techniques d’enquêtes sociologiques) pour rendre compte par exemple des dégâts moraux et sociaux provoqués par l’organisation du travail chez France-Télécom, Danone, Nestlé ou Mc Donald’s. Alors pendant qu’il s’évertue à crier qui de Martine Aubry ou Nicolas Sarkozy, quel ténor de la politique spectacle il préférerait voir gagner dans un an et demi, il est dans l’incapacité de se pencher sur les vrais problèmes méritant d’être relevés par les journalistes militants. Ah oui c’est vrai, j’oubliais que désormais, il est difficile d’être un journaliste d’investigation, vu que des petits malicieux cambriolent les ordinateurs des journalistes ayant enquêté sur les « mauvais » sujets…

    L’on en vient donc à écrire, nous aussi, sur des faits lus dans la presse, sans aucune vérification de preuve, et cela contribue à aseptiser le journalisme, à faire baisser la qualité de l’information. C’est le risque à prendre lorsque chacun peut exprimer son opinion librement. Évidemment, c’est un des derniers bastions de la liberté d’expression citoyenne qui nous reste, ce que le pouvoir souhaiterait d’ailleurs morceler, notamment via la législation récente (Hadopi, Loppsi), et ce journalisme citoyen est malgré tout, un énorme progrès. Mais à nous, rédacteurs et lecteurs, de faire la part des choses.

    Toujours est-il que de plus en plus, la gratuité de l’information mène à la consommation de l’information, sans retour, comme quelque chose qui nous est du par nature. Le journalisme participatif a été créé afin que tous puissent donner leurs avis sur les sujets de société, et l’on se comporte comme des bêtes hébétées qui s’abreuvent abondamment dans des auges pleines de purin. Une proposition qui pourrait être faite pour ces médias gratuits, c’est de permettre la rémunération des auteurs en fonction du nombre de clics, encore que ce serait très difficile à mettre en place…

    Les médias citoyens et leurs internautes : révolution des consciences ?

    Le « journalisme citoyen » désigne le fait que chaque particulier sur le globe peut se servir des moyens de communication librement et de manière non marchande, et peut ainsi participer au débat ouvert par chaque information publiée. Journalisme-citoyen, journalisme participatif, blogs, forums, web-journalisme… Tant de mots qui visent le fait que le citoyen passe du statut de lecteur d’une presse à celui de journaliste lui-même. C’est une révolution pour l’accès universel à la culture, là où les journalistes professionnels des grands médias oublient que leur activité consiste plus en un devoir d’informer qu’en une liberté d’informer.

    Jamais, dans un monde où la majorité des médias sont concentrés dans les mains d’un petit nombre de grandes multinationales proches des pouvoirs politiques, et donc soumis à la nécessité de la rentabilité économique, réduisant l’information à du fait divers vendeur et dépourvue d’analyse, jamais les revendications de la « société civile » n’ont pu être à ce point véhiculées. C’est, pour les militants et activistes du monde entier, un moyen inouï de faire entendre leur voix, et de fédérer les opinions en vue d’actions collectives communes, où chaque militant armé de sa plume peut apporter sa pierre à la reconstruction d’une conscience collective. L’on a vu par le passé, des révolutions se former avec moins de moyens que cela, et d’ailleurs, cette médiatisation citoyenne pourrait faciliter la prise de conscience débouchant sur l’émancipation de la société civile.

    De twitter à facebook, en passant par les sites alternatifs, libres, indépendants et militants, des forums aux blogs, la mise en réseau de toute opinion pourrait donc, grâce à ces médias citoyens, produire l’effet tâche d’huile d’une révolte mondiale contre l’Empire néolibéral, et donc, avoir infiniment plus d’influence qu’un discours énoncé sur l’estrade par des syndicalistes au sein d’une assemblée générale de grévistes. Il est possible donc, au demeurant, que si la roue change de sens dans les années à venir, ce renouveau du débat public et démocratique y soit pour quelque chose. Il est possible, aussi, que ce journalisme citoyen ait plus d’influence (même si nous ne la voyons pas encore) qu’une mobilisation sociale éparse le mardi ou le jeudi. Car il n’y a que dans les articles d’opinion lus sur les supports non marchands que l’on peut réellement comprendre le fonctionnement du système qui nous régit. L’on peut y comprendre par exemple, ce qu’est une politique économique d’austérité, un plan de relance keynésien, la politique étrangère des États-Unis de 1776 à 2010, l’organisation et la division du travail à notre époque, ou encore l’évolution des idées politiques et sociologiques allant de Platon à Lévi-Strauss, Bourdieu ou Chomsky en passant par les fourbes libéraux du siècle des Lumières et Finkielkr… (pardon, j’ai failli considérer ce dernier comme un philosophe…). Ce que, encore une fois, les grands médias ne permettent pas d’entrevoir.

    Il y a donc une dualité dangereuse qui flotte autour du journalisme citoyen, en ce qu’il est un instrument d’échange et de militantisme quasiment jamais inégalé. Mais par ailleurs, si rien n’est fait pour lui donner plus de valeur et pour que ses acteurs puissent s’en servir comme passerelle rémunérée vers la profession, sa gratuité risque de le faire disparaître.

    Reconstruire l’école de la pensée critique pour que tous soient capables de penser par eux-mêmes, tel serait le rôle que devraient jouer les médias citoyens, au lieu de s’en servir pour reproduire la désinformation, la propagande des journaux classiques et faire de l’analyse de surface. Il y a du pain sur la planche…

    Samuel Moleaud.

    Voir en ligne : Le « journalisme citoyen » : une révolution entre démocratie participative militante, et intoxication médiatique capitaliste.


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