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    Colombie: Ingrid Betancourt et 14 autres otages libérés par

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    Colombie: Ingrid Betancourt et 14 autres otages libérés par l'armée

    Message par jeffe le Mer 2 Juil - 23:01

    Colombie: Ingrid Betancourt et 14 autres otages libérés par l'armée
    02/07/2008 19h52

    AFP

    BOGOTA (AFP) - L'otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, les trois otages américains et onze militaires colombiens ont été libérés par l'armée colombienne, a annoncé mercredi à Bogota le ministre colombien de la Défense, Juan Manuel Santos.

    Les otages, parmi lesquels les Américains Marc Gonsalves, Thomas Howes et Keith Stansell, ont été libérés lors d'une opération héliportée de l'armée, a ajouté le ministre au cours d'une conférence de presse.

    Onze militaires colombiens, principalement des officiers, ont également pu retrouver la liberté lors de cette opération, menée dans la province de Guaviare, dans le sud-est de la Colombie, selon le ministre.

    "Les otages ont été libérés lors d'une opération militaire au cours de laquelle il a été possible d'infiltrer le premier cercle des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), celui qui a surveillé pendant les dernières années un important groupe d'otages", a précisé le ministre de la Défense.

    Ingrid Betancourt, 46 ans, ex-candidate écologiste à la présidence de la Colombie, était otage des Farc depuis plus de six ans.

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    Re: Colombie: Ingrid Betancourt et 14 autres otages libérés par

    Message par admin le Jeu 3 Juil - 0:00

    eh Jeffe tu as été plus rapide que moi ! cheers

    admin
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    Re: Colombie: Ingrid Betancourt et 14 autres otages libérés par

    Message par admin le Jeu 3 Juil - 9:51

    Elle est restée plus de six ans dans la jungle, ballottée de camp en camp, mais sa libération semble lui avoir redonné des forces. Ingrid Betancourt, qui se trouve à Bogota, en Colombie, a passé ses premières heures loin des Farc à raconter son calvaire.

    Reçue au palais présidentiel colombien par Alvaro Uribe, juste quelques heures après sa descente d'avion, l'ex-otage a estimé que l'opération militaire menée par l'armée colombienne pour libérer le groupe détenu par la guérilla allait "entrer dans les annales de l'histoire".

    Cette opération est une victoire pour Alvaro Uribe, et Ingrid Betancourt a tenu a approuver la politique de libération par la force prônée par le président colombien.

    "Je remercie le président Uribe d'avoir pris ce risque, je sais que cela a du être un moment très difficile parce que l'opération était très risquée mais elle s'est déroulée de manière impeccable", a-t-elle déclaré.

    "De manière générale nous pensions qu'en cas de libération par des moyens militaires, certes nous encourions le risque de mourir mais qu'il est bon de mourir en touchant la liberté des mains ne serait-ce qu'une seconde et de ne pas être simplement fusillé à la suite d'une exécution par la guérilla", a-t-elle ajouté.

    Ingrid Betancourt a également émis l'espoir que sa libération puissent "ouvrir le chemin de la paix".

    Evoquant une opération militaire menée comme une "symphonie parfaite", l'ex-otage a remercié l'armée colombienne et s'est dite "fière d'être colombienne".

    Visiblement émue, elle a aussi raconté qu'une fois dans l'hélicoptère la ramenant à Bogota et malgré le fait qu'elle se savait libérée, elle a eu "très peur" que l'appareil ne s'écrase, attribuant cette émotion aux "moments difficiles que nous avons vécus". Elle se repose désormais à Bogota, et attend avec impatience l'arrivée de ses enfants et de sa sœur, en fin d'après-midi heure française. Elle pourrait même les accueillir à leur descente d'avion.

    A bord de l'avion de Bernard Kouchner, outre sa famille, se trouve aussi le docteur Christophe Fernandez, médecin-chef de l'Elysée, qui procédera à l'examen de l'ex-otage. Lors d'une escale aux Açores, au Portugal, un médecin à bord de l'avion a déclaré que "l'état de santé d'Ingrid Betancourt semble plutôt rassurant mais on ne peut rien dire avant d'avoir fait un bilan". Selon son mari, Juan Carlos Lecompte, Ingrid Betancourt est "parfaite et lucide". "Elle est simplement un peu maigre", a-t-il ajouté en souriant, tout en reconnaissant avoir été surpris du bon état de santé apparent de son épouse.

    Rassemblement du bonheur à 17 heures à Paris

    Le comité de soutien à Ingrid Betancourt a annoncé qu'il organisait jeudi à Paris un "rassemblement du bonheur" pour fêter la libération de l'otage. "Notre joie est immense car ce soir, c'est l'aboutissement d'un combat pour la Liberté qui rayonne", a indiqué le comité. "Le Comité de soutien ne s'arrête pas là, car il reste encore des milliers d'otages en Colombie, détenus par les FARC ou d'autres : nous nous battrons pour eux, comme nous l'avons toujours fait", a ajouté le communiqué. "Il est impossible de fermer les yeux alors qu'Ingrid nous a toutes et tous invités à les ouvrir encore plus", selon le comité.

    admin
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    Re: Colombie: Ingrid Betancourt et 14 autres otages libérés par

    Message par admin le Jeu 3 Juil - 9:56

    Sans vouloir bouder le plaisir de cette libération (et celle des autres otages), je me demande s'il n'y a pas eu manipulation du côté notamment de la famille française d'Ingrid pour nous alarmer, en jouant sur la fibre émotionnelle, avec sa santé...

    Et puis, sa famille qui a toujours critiqué avec virulence le président colombien doit se sentir bien désavoué par leur propre ex-épouse et mère, ancienne otage des FARCS, quand eux prônaient de négocier avec ces criminels...

    Heureuse de savoir la liberté retrouvée pour ces 15 personnes.

    J'espère qu'ils arriveront à libérer tous les autres et à faire cesser les activités semblables au terrorisme des FARCS...

    J'espère aussi que cette libération ne fera pas oublier la centaine d'otages qui restent encore...

    On verra bien à présent si, maintenant que l'otage la plus populaire est libérée, ces pauvres autres humains ne disparaitront pas dans l'oubli général.

    On verra bien si la France sera toujours où se trouve la Colombie, maintenant que sa ressortissante française est libre.
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    bye
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    Re: Colombie: Ingrid Betancourt et 14 autres otages libérés par

    Message par bye le Ven 18 Juil - 23:30

    DECLARATION DE LA COORDINATION POPULAIRE COLOMBIENNE A PARIS



    http://coordinadora.popular.googlepages.com/

    Ingrid Bétancourt est libre.

    La Coordination populaire colombienne (CPCP) à Paris s’en réjouit pour elle, pour sa famille, ses amis, et tous les comités qui l'ont soutenue. C'est un épilogue heureux après plus de six ans d'attente.

    Le peuple colombien est toujours otage.

    Le « triomphe » des militaires et du gouvernement d'Uribe n'est pas une bonne nouvelle pour nous : C'est une légitimation de la logique guerrière et des pratiques totalitaires. Une bulle médiatique de plus qui permet d'occulter la para militarisation du régime, la violation quotidienne des Droits de l'Homme, les assassinats systématiques des opposants politiques, syndicalistes, journalistes, défenseurs des Droits de l'Homme.

    Nous ne pouvons oublier que, en Colombie, près de quatre millions de personnes ont été déplacées de force à l'intérieur du pays, en majorité à cause des groupes paramilitaires. Ces groupes, qui agissent seuls ou avec des membres des forces armées, ont fait disparaitre au moins 15.000 personnes ; ils les ont enterrées dans plus de 3.000 fosses communes ou ils ont jeté leurs cadavres dans les fleuves. Ils ont assassinés plus de 1.700 indigènes, 2.550 syndicalistes et plus de 5.000 membres de l'Union Patriotique. Régulièrement, ils torturent leurs victimes avant de les tuer.

    Entre 1982 et 2005, les paramilitaires ont perpétré plus de 3.500 massacres et ils ont volé plus de six millions d'hectares de terres. Depuis 2002 et leur supposée "démobilisation", ils ont assassiné 600 personnes chaque année. Ils ont réussi à contrôler 35% du Parlement. De 2002 à aujourd'hui, des soldats de l'Armée régulière ont commis plus de 950 exécutions, la plupart en "maquillant" des paysans en guerrilleros. Récemment, en janvier 2008, les paramilitaires ont commis 2 massacres, 9 disparitions forcées, 8 homicides alors que l'Armée a perpétré 16 exécutions extra-légales. Depuis le début de cette année, 28 syndicalistes ont été assassinés.

    En Colombie, les agents de l'Etat et les paramilitaires violent les Droits de l'Homme et le droit humanitaire. De nombreux groupes paramilitaires ne se sont pas démobilisés. Maintenant ils se font appeler "Aigles Noirs". De nombreux parapolitiques ont des charges publiques ou diplomatiques. En septembre 2007, il y avait 39 affaires. Aujourd'hui, en juillet 2008, il y a plus de 60 parlementaires et hauts fonctionnaires mis en cause dont bon nombre sont en prison). Le président Alvaro Uribe lui-même et son entourage sont mis en cause. L’élection présidentielle de 2006 menace d’être invalidée par une sentence de la Cour suprême de justice après qu’une parlementaire ait été reconnue coupable de subornation par cette même cour.



    Avec la libération d'Ingrid Betancourt par les militaires, c'est "La Mano Fuerte" qui gagne. Nous ne pouvons que regretter que la guerrilla n'ait pas libérés plus tôt tous les otages. Ou mieux, qu'elle n'ait jamais eu recours aux enlèvements. Cette victoire est un coup très dur pour les guerrilleros, mais c'est surtout un coup terrible pour l'opposition politique démocratique.



    Il va être encore plus difficile de faire entendre une voix divergente dans ce pays en faveur d’une solution politique du conflit, de l’échange humanitaire des prisonniers, en faveur de la vérité, de la justice et de la réparation intégrale pour les victimes.



    Alors oui : Bravo pour Ingrid. Mais nous pleurons pour la Colombie, sans pour autant baisser les bras.



    Paris, 3 juillet 2008.
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    Re: Colombie: Ingrid Betancourt et 14 autres otages libérés par

    Message par bye le Dim 31 Aoû - 9:31

    *Libération d'Ingrid Betancourt: ce que ne dit pas la version officielle*
    http://www.mediapart.fr/journal/france/040708/liberation-d-ingrid-betancourt-ce-que-ne-dit-pas-la-version-officielle

    Extrait :
    Hollywood aura du mal à scénariser la libération d'Ingrid Betancourt. Le
    gouvernement colombien, avec l'aimable participation des Etats-Unis et
    d'anciens des services secrets israéliens, s'est déjà chargé de nous
    offrir un véritable conte de fées, prenant parfois les allures d'une
    bluette de série B. Les médias prennent leurs lecteurs et leurs
    téléspectateurs pour des imbéciles en persistant à raconter sans le
    moindre recul, sauf celui de notre confrère Gilles Perez, et avec des
    trémolos dans la voix, le succès de « l'opération militaire » réussie
    par l'armée colombienne.
    .../...
    la suite :
    http://www.mediapart.fr/journal/france/040708/liberation-d-ingrid-betancourt-ce-que-ne-dit-pas-la-version-officielle


    autre liens :
    *Ingrid Betancourt : la manipulation*
    vendredi 4 juillet 2008, par Olivier Bonnet
    Ingrid b: "C'est à lui que je dois le fait d'être ici avec mes enfants.
    Je suis admirative de son audace et de son intelligence", a déclaré à
    propos de Nicolas Sarkozy Ingrid Betancourt après sa libération, dans
    une interview accordée à RTL. Manifestement, sa détention a gravement
    altéré son discernement ! Remarquez, elle dit aussi avoir été libérée
    grâce à dieu et la vierge Marie...
    http://www.plumedepresse.com/spip.php?article411

    *INGRID STORY : la nouvelle saga de l'été*
    Les médias se régalent de la libération d' Ingrid Betancourt comme de la
    sortie d'une ex-lofteuse. Quand la politique n'est plus qu'une affaire
    de communication, la réalité finit par ressembler à une fiction.
    http://www.contre-feux.com/debats/politiqued/betancourt-medias-et-politiques-pourquoi-une-telle-extase-collective/ingrid-story-la-nouvelle-saga-de-lete.php

    *"Les médias ont joué un rôle crucial"*
    En aurait-on trop fait ? Deux semaines après la libération d'Ingrid
    Betancourt, l'indigestion médiatique guette. Et pourtant à en croire
    Armand Burguet, coordinateur des comités internationaux de soutien à la
    Franco-Colombienne, le rôle des médias a été essentiel. Pour Ingrid,
    mais aussi pour tous les autres otages des FARC.
    http://www.contre-feux.com/debats/politiqued/betancourt-medias-et-politiques-pourquoi-une-telle-extase-collective/les-medias-ont-joue-un-role-crucial.php


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    Re: Colombie: Ingrid Betancourt et 14 autres otages libérés par

    Message par bye le Dim 31 Aoû - 9:33

    Colombie: la Cour suprême dénonce à la CPI
    un "complot" d'Uribe la visant
    AFP 25.08.08 | 21h10

    La Cour suprême de Colombie a annoncé lundi qu'elle allait dénoncer à
    la Cour pénale internationale (CPI) un "complot" fomenté par le
    gouvernement visant à discréditer la plus haute instance judiciaire
    du pays à la suite de l'arrestation de nombreux hommes politiques
    liés au pouvoir. "Il y a un complot d'un secteur du gouvernement
    colombien lié aux paramilitaires pour discréditer la Cour suprême de
    justice. Nous dénoncerons cette stratégie devant le procureur de la
    CPI", l'Argentin Luis Moreno-Ocampo, en visite en Colombie de lundi à
    mercredi, a déclaré le président de la Cour, Francisco Ricaurte. Un
    bras de fer oppose le président colombien Alvaro Uribe et la Cour
    suprême qui soupçonne environ 60 parlementaires de liens avec les
    groupes paramilitaires d'extrême droite dans le cadre du scandale dit
    de la "para-politique". La plupart sont des membres de formations
    soutenant M. Uribe au Congrès. Une trentaine d'entre eux ont été
    arrêtés. Le juge Ricaurte a dénoncé la tenue, au palais présidentiel
    à Bogota, de réunions entre des conseillers du président Uribe et un
    avocat d'un chef paramilitaire extradé vers les Etats-Unis, une
    information révélée lundi par l'hebdomadaire colombien Semana. Lors
    d'une conférence de presse lundi, Uribe a reconnu avoir autorisé la
    réunion et a accusé des magistrats de la Cour suprême d'avoir
    instruit avec des critères politiques et non judiciaires. "En
    Colombie, il existe un trafic de témoins et de témoignages, c'est
    grave, il s'est exercé contre le président de la République", a-t-il
    dit. "Il n'est pas de notre intérêt de salir les magistrats, il est
    de notre intérêt d'être assurés que la politique de lutte contre la
    criminalité est impartiale, sans manipulation de témoins", a ajouté
    Alvaro Uribe, habitué à accuser le pouvoir judiciaire de vouloir le
    faire tomber. M. Moreno-Ocampo doit examiner pendant sa visite en
    Colombie la question de l'extradition de paramilitaires vers les
    Etats-Unis et "chercher des informations à propos des enquêtes et des
    procédures visant des militaires et des politiciens en Colombie, y
    compris des membres du Congrès, qui auraient joué un rôle dans les
    crimes commis par les paramilitaires et les milices" d'extrême
    droite, avait indiqué la CPI dans un communiqué. Bogota a extradé 13
    chefs des Autodéfenses unies de Colombie (AUC). Les quelque 32.000
    combattants de ces milices d'extrême droite ont rendu les armes à la
    suite d'un accord avec le gouvernement, qui limite à 8 ans de prison
    au maximum les condamnations par la justice en cas d'aveux, même pour
    les massacres commis. Ces milices avaient été constituées il y a
    trente ans par les grands propriétaires terriens avec la
    bienveillance des autorités pour défendre leurs intérêts face aux
    guérillas d'extrême-gauche des Forces armées révolutionnaires de
    Colombie (Farc) et de l'Armée de libération nationale (ELN). Les
    paramilitaires sont progressivement devenus des trafiquants de drogue.

    ---------------------------------------------------------------------------
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    Re: Colombie: Ingrid Betancourt et 14 autres otages libérés par

    Message par bye le Lun 29 Déc - 9:11

    jeudi 4 décembre 2008
    Colombie : les ordinateurs du cyberguérillero soudain muets
    http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2008-12-04-Colombie

    Le 1er mars 2008, un commando de l’armée colombienne bombardait et tuait, en territoire équatorien, le numéro deux et « ministre des affaires étrangères » des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), Raúl Reyes. Outre la crise régionale déclenchée par le viol du territoire équatorien, un scandale de dimension internationale éclata lorsque trois ordinateurs, deux disques durs et trois clés USB « récupérés près du corps du guérillero et lui appartenant » révélèrent leurs « secrets ». Comme le diffusera abondamment le gouvernement colombien, relayé avec un ensemble touchant par la quasi totalité des médias internationaux (et Interpol), les enquêteurs trouvent dans le matériel informatique « des milliers de courriers électroniques » révélant les liens entre l’« organisation terroriste » colombienne et les présidents Hugo Chávez (Venezuela), Rafael Correa (Equateur), les Basques d’Euskadi ta Askatasuna (ETA), etc.

    En Colombie même, ces « courriers électroniques » ont permis de déclencher des poursuites judiciaires contre les parlementaires Piedad Córdoba, Wilson Borja et Gloria Inés Ramírez ; l’ex-conseiller à la paix Lázaro Vivero ; le directeur de l’hebdomadaire Voz, Carlos Lozano ; le journaliste de Telesur (chaîne internationale d’inspiration vénézuélienne) William Parra ; la directrice d’une organisation non gouvernementale (ONG) Liliana Patricia Obando ; l’ex-candidat présidentiel Alvaro Leyva, etc. Tous dans le collimateur du pouvoir pour leur opposition à la politique du président Álvaro Uribe ou impliqués, à un moment ou à un autre, dans des contacts avec la guérilla, qui pour la recherche de négociations de paix, qui pour tenter de trouver une solution à l’affaire des otages (dont faisait partie à l’époque Mme Ingrid Betancourt).

    On en serait resté là si… une nouvelle bombe ne venait d’exploser.

    Le capitaine Ronald Ayden Coy Ortiz, qui a rédigé le rapport de la division antiterroriste de la Direction des enquêtes criminelles (Dijin) de la police colombienne sur le matériel informatique « appartenant à l’ex-guérillero », vient de révéler, sous serment, devant la justice colombienne, que l’« ordinateur » de Raúl Reyes (où sont passés les deux autres ?) ne contenait « aucun courrier électronique », mais uniquement des fichiers Word. On attend avec impatience de voir si la noble corporation des journalistes se jette sur cette information avec autant d’appétit que sur les millions de dollars offerts aux FARC par M. Chávez, « comme l’ont révélé les milliers de courriers électroniques retrouvés dans les ordinateurs de blablabla blablabla… »
    Maurice Lemoine
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    Re: Colombie: Ingrid Betancourt et 14 autres otages libérés par

    Message par bye le Ven 13 Fév - 10:37

    Quand l’Armée colombienne assassine des jeunes pour faire
    du chiffre…

    http://www.bastamag.net/spip.php?article386
    Par
    Sara G. Mendeza (20 janvier 2009)

    Novembre 2008, le commandant en chef de
    l’Armée colombienne Mario Montoya démissionne. Quelques jours auparavant,
    vingt-sept autres militaires dont trois généraux étaient destitués. Des
    témoignages établissent la responsabilité de l’Armée colombienne dans
    l’enlèvement et l’assassinat de civils. Pour gonfler leurs statistiques dans la
    lutte contre les guérillas, des militaires gradés recourent aux “faux positifs”
    : des jeunes, pour la plupart, que l’on enlève et assassine pour les enregistrer
    ensuite morts au combat sous les couleurs de la guérilla… À ce jour, on compte
    au moins 1200 cas suspects de “faux positifs”.

    Photo : Damien Fellous /
    Collectif Libre Arbitre

    Le soldat Luis Esteban Montes n’en revient pas
    quand, le 30 avril 2007, il découvre que ces compagnons du 31ème Bataillon
    d’Infanterie anti-guérilla ont choisi par hasard son frère Leonardo. Ils l’ont
    prévenu quelques heures plutôt ; un jour férié approche, il va falloir «
    légaliser » quelqu’un. Un corps de guérillero aiderait à obtenir une permission…
    Quand son frère arrive au campement, bien loin de savoir ce qui se trame, Luis
    tente de convaincre ses supérieurs du malentendu. Mais rien n’y fait, la
    décision est prise. Il réussit cependant à le faire évader et demande sa
    mutation. Mais trois jours plus tard, il apprend la mort de Leonardo. Il avait
    sur lui, dit-on, une arme et une grenade [1].

    Cette histoire peut
    paraître incroyable. Elle n’est pourtant qu’un cas parmi de nombreux autres. Il
    a cependant fallu attendre fin septembre 2008, pour que quelques unes de ces
    morts suspectes attirent l’attention des médias et de la Justice. C’est le
    caractère organisé de l’affaire qui choque. Tout commence quand on déterre à
    Ocaña, dans le nord du pays, les corps de dix-sept jeunes des banlieues
    populaires de Bogotá. Ils avaient entre 17 et 32 ans et étaient portés disparus
    au cours de l’année 2008. Comme le raconte l’hebdomadaire colombien Semana, neuf
    d’entre eux ont en commun d’être reportés comme mort contre la 15ème Brigade
    Mobile. Les enquêteurs du ministère de la Défense supposent un possible
    recrutement forcé des groupes armés irréguliers. Mais d’emblée un fait
    questionne cette hypothèse. Fin janvier, un sergent de cette brigade, par la
    suite exclu de l’armée, dénonçait aux instances judiciaires de quelles manières
    des militaires de sa brigade tuaient des civils pour les présenter comme
    guérilleros morts au combat. Il faut dire que cinq jours de repos étaient
    offerts aux soldats ayant tués…
    Une étrange concordance des parcours suivis
    avant de mourir

    La récente activation d’un système de recherche croisant
    le fichier des disparus avec celui des Médecines légales du pays est à l’origine
    des doutes sur les conditions réelles de la mort de ces dix-sept jeunes. De
    plus, les témoignages douloureux des familles incitent à penser que le chemin
    emprunté est similaire. Dans leur grande majorité, ils sont notifiés morts à
    peine un ou deux jours après leur disparition. C’est le cas pour Elkin Verano et
    Joaquim Castro, deux amis disparus ensemble le 13 janvier 2008 et enregistrés le
    15 du même mois à la morgue d’Ocaña, c’est-à-dire à plus de sept cents
    kilomètres et dix-huit heures de Bogotá. En s’en tenant à la version des
    militaires, ils auraient participé à un combat à peine descendus du
    bus…

    Julián Oviedo disparait le 2 mars. Cet ouvrier en bâtiment devait ce
    même jour rencontrer un homme pour un emploi dans une ferme. Sa mère, qui
    l’attendait pour dîner, ne l’a jamais vu revenir. Le 3 mars, il était enregistré
    mort au combat. Autres jeunes, même histoire. Victor Gómez, Diego Tamayo et
    Jader Palacio disparaissent le 23 août. Leurs cadavres entrent à la morgue
    d’Ocaña le 25. Chez lui, Victor avait expliqué qu’il partait « avec quelques
    gars pour la Côte », et qu’il reviendrait avec l’équivalent de 1300 euros
    [2]d’ici quelques jours. Diego, lui, avait laissé une lettre à sa mère : «
    Prends soin de toi et ne t’inquiète pas, je reviens lundi. »

    L’appât
    d’une offre de travail serait à l’origine du départ. D’ailleurs, des
    “recruteurs” ont été aperçus avec des victimes quelques heures avant leur
    disparition. Six de ces recruteurs étaient détenus en novembre 2008 et
    reconnaissaient leur implication dans l’affaire des disparus des quartiers
    populaires de Bogotá. Deux d’entre eux sont des militaires à la retraite. À
    l’aide de leurs anciennes relations, ils avouent avoir mis en place une sorte
    d’organisation. Pour chaque individu livré, ils recevaient entre 200 et 330
    euros, à la condition que ces “recrutés” viennent d’une région située à douze
    heures, au moins, de voyage par route. L’enquête révèle aussi que trois groupes
    de narcotrafiquants auraient passé un accord avec des militaires. En échange des
    recrutements, ils obtenaient toute liberté pour mener à bien leurs opérations.
    Un autre homme, démobilisé d’un groupe paramilitaire d’extrême droite, opérait
    sur la Côte.
    Un millier de militaires compromis

    Les hommes enlevés
    venaient de quartiers pauvres ; certains avaient aussi un passé judiciaire ou
    étaient connus pour leur consommation de drogue. Ce qui laisse penser qu’en plus
    de servir les intérêts de certaines brigades, une entreprise de nettoyage social
    s’organisait impunément depuis l’Armée, pilier de l’État colombien. Aujourd’hui,
    l’enquête sur les faux positifs à travers le pays s’intéresse à la mort
    d’environ 800 personnes sur une période de six ans. À ce jour, 46 militaires ont
    été condamnés et 952 autres sont liés à l’instruction, tout comme 21 policiers
    et 24 autres personnes. Mais les chiffres donnés par les ONG sont bien plus
    inquiétants. La Coordination Colombie Europe États-Unis (CCEEU), qui regroupent
    199 organisations travaillant sur les violations des droits de l’Homme, parle de
    955 exécutions extrajudiciaires imputables à la Force Publique entre 2002 et
    2007. La CCEEU évoque aussi les 235 disparitions forcées pour lesquelles on
    reste sans nouvelles.

    Mais peut-on réellement connaître le chiffre de
    cette macabre statistique ? Un ensemble de documents déclassés de
    l’administration étasunienne et révélé par l’organisation National Security
    Archive laisse penser que le recours aux faux positifs est une pratique
    ancienne. Dans un rapport émis en 1990, l’ambassadeur de l’époque, Thomas
    McNamara, soulève de sérieux doute sur les conditions qui ont amené l’Armée
    colombienne à tuer neuf personnes. En effet, un juge militaire avait alors pu
    constater que les trous observés sur les uniformes ne correspondaient pas aux
    blessures par balle des supposés guérilleros… Un autre ambassadeur, Myles
    Frechette, rapporte en 1994 que cette mentalité de faire du chiffre persistent
    chez les officiers de l’Armée colombienne. « Les officiers qui ne peuvent pas
    montrer des antécédents d’une activité anti-guérilla agressive (laquelle étant
    cause de la majorité des violations des droits de l’Homme de la part de l’Armée)
    se désavantagent au moment des promotions » [3]. Et, en avril 2008, l’ONU
    commente dans son rapport sur la violation des droits de l’Homme en Colombie que
    les faux positifs seraient motivés « par l’intérêt de membres de la Force
    Publique d’obtenir des bénéfices et reconnaissances ».

    Avant l’éclatement
    du scandale des disparus de septembre 2008, les possibles cas de faux positifs
    étaient le plus souvent écartés par le gouvernement. On lui préférait la version
    du recrutement forcé par les guérillas, agitant une nouvelle fois l’épouvantail
    terroriste. Juan Manuel Santos, ministre de la Défense miraculeusement épargné,
    explique aujourd’hui préférer « une démobilisation à une capture et une capture
    à un mort ». Mais commentant les récents documents déclassifiés, il n’y voit que
    l’action de certains très intéressés à “gonfler” les problèmes de droits de
    l’Homme que connaîtrait le pays… Reste qu’aujourd’hui l’Armée colombienne, dont
    on ne connaît en France que les “exploits” accomplis pendant la libération
    d’Ingrid Bétancourt, est prise dans un vaste processus judiciaire qui permettra
    peut-être de remonter aux véritables responsables de ce terrorisme
    d’État.

    Sara G. Mendeza
    Notes

    [1] Témoignage recueilli par
    Semana, 25 octobre 2008.

    [2] Le salaire minimum mensuel est d’environ 150
    euros en Colombie.

    [3] Voir aussi les commentaires d’un commandant de
    l’Armée colombienne qui reconnaît en 1997 l’existence d’un « syndrome du
    comptage de corps » dans l’Armée qui « tend à alimenter les atteintes aux droits
    de l’Homme par des soldats bien intentionnés qui essayent d’atteindre leur quota
    pour impressionner leur supérieurs ».


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    Re: Colombie: Ingrid Betancourt et 14 autres otages libérés par

    Message par bye le Lun 16 Mar - 7:08

    Evo Morales mâche de la coca à l'ONU
    http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique/evo-morales-mache-de-la-coca-a-l-onu_746330.html
    Par LEXPRESS.fr, publié le 12/03/2009 12:23



    le président bolivien Evo Morales montre une feuille de coca en affirmant que "la coca n'est pas de la cocaïne", le 11 mars à Vienne lors d'une conférence de l'ONU sur les stupéfiants .

    REUTERS/Dominic Ebenbichler

    le président bolivien Evo Morales montre une feuille de coca en affirmant que "la coca n'est pas de la
    cocaïne", le 11 mars à Vienne lors d'une conférence de l'ONU sur les stupéfiants
    .

    Parmi les dirigeants internationaux siégeant à la Commission des stupéfiants de l'ONU, il en est un qui n'a pas froid aux yeux. Evo Morales, président bolivien et accessoirement leader syndical des cultivateurs de coca, en a mâché une feuille en pleine réunion, demandant son retrait de la liste des stupéfiants.

    Le président bolivien Evo Morales a mâché une feuille de coca devant les ministres des 53 pays membres de la Commission des stupéfiants
    de l'ONU, réunis à Vienne ce mercredi, pour appuyer sa demande de retrait de la liste des substances interdites depuis 1961.

    "La feuille de coca n'est pas de la cocaïne, elle n'est pas nocive pour la santé, elle n'engendre pas de perturbations psychiques ni de dépendance", a-t-il plaidé en séance plénière de la 52e réunion de cette Commission au siège viennois des Nations
    unies.

    Evo Morales, qui est resté leader syndical des cultivateurs de coca, a ajouté que les feuilles de cette plante étaient cultivées depuis "3000 ans avant Jésus-Christ" et qu'elles sont "le symbole de l'identité de la culture" des peuples andins. Aussi a-t-il officiellement demandé le retrait des feuilles de coca de la liste des substances interdites tout en demandant qu'y soit inclue la pâte de cocaïne qui n'y figure pas, selon lui.

    "Vous devez me mettre en prison"

    S'adressant aux ministres de la Justice et de
    l'Intérieur des pays membres de la Commission des stupéfiants, le président bolivien, lui-même cultivateur et consommateur de feuilles de coca, a averti: "Si c'est une drogue, alors vous devez me mettre en prison".

    Evo Morales, premier président bolivien d'origine indienne élu en 2005, se bat contre la stigmatisation de la feuille de coca, dont est issue la cocaïne, mais qui est aussi une plante "sacrée" en Bolivie, à la culture et la consommation
    traditionnelles ou thérapeutiques (infusion, mastication).

    "En tant que producteur et président (de la Bolivie) j'ai des responsabilités, je dois défendre une identité. La feuille de coca a quelque chose de sacré", a-t-il ajouté en précisant que quelque 10 millions de personnes mastiquent des feuilles
    de coca dans les pays andins.

    Mastication interdite

    L'Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) réclame depuis des années l'interdiction de la mastication de ces feuilles dont plus de 28 000 hectares sont cultivés en Bolivie, 3e producteur mondial après la Colombie et le Pérou.

    Les Etats-Unis ont fermement condamné cette culture en extension en Amérique du Sud. En représailles, le président Morales a expulsé en septembre dernier l'agence américaine de lutte anti-drogue (DEA) du pays.

    Devant la presse, Evo Morales a espéré une inflexion de la part du nouveau président
    américain Barack Obama, en soulignant: "Nous avons des points communs, nous sommes tous deux issus de peuples qui ont été humiliés et
    exploités".

    Selon lui, les Nations unies ont reconnu que son gouvernement avait fait plus que tous ses prédécesseurs pour l'éradication de la culture de
    la feuille de coca à des fins de production de cocaïne, avec plus de 16 000 hectares reconvertis depuis 2005. "Nous défendons la feuille de coca mais nous combattons la cocaïne", a-t-il rappelé.

    "J'ai consommé quotidiennement des feuilles de coca pendant dix ans. Si les effets étaient tels qu'on les décrit, je ne serais jamais devenu président de la République", a-t-il martelé.





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