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    Amiante

    Message par admin le Lun 26 Nov - 0:13

    Comment expliquez-vous le retard en matière de désamiantage ? Selon vous, faut-il revoir la gestion de la santé dans l'Entreprise ? La médecine du travail est-elle en cause dans cette affaire ? Quel rôle ? Quelles indemnisations pour les victimes ? Les Pouvoirs Publics ont-ils une responsabilité ?
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    Re: Amiante

    Message par bye le Mer 11 Juin - 16:18

    Amiante : Le Havre
    L’amiante : cent mille morts dans les 20 ans à venir en France… Tout le monde savait depuis fort longtemps.
    Par exemple Le Havre paie un large tribut à ce fléau. L’ancien directeur de la centrale EDF du Havre mort il y a peu de temps d’un cancer causé par l’amiante, écrivait le 13 novembre 1978 une note de service de trois pages intitulée « Prévention des risques dus à l’inhalation des poussières d’amiante »,. L’amiante a été interdite le 1er janvier 1997. Aujourd’hui les agents EDF continuent à mourir
    www.francesoir.fr
    Amiante - “Nous vivons en sursis”
    Alain Vincenot, le lundi 9 juin 2008 à 04:00

    Alain Taoulit est pudique. Il a 62 ans, marié, une fille de 40 ans, quatre petits-enfants. Depuis deux ans, il est retraité de la centrale EDF du Havre où il exerçait son métier de chaudronnier

    « J’ai travaillé à la centrale du 1er juillet 1981 au 28 février 2005. J’ai été reconnu amianté et mis en maladie professionnelle en 2006 grâce au programme de dépistage du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Je voudrais dire tout de suite que le rapport dénoncé par les collègues m’a mis très en colère. La direction est au courant depuis longtemps. Elle préfère fermer les yeux en envoyant les gens au casse-pipe, tout ça pour le profit. Le pognon plutôt que la santé des employés. Si je parle, c’est pour mon collègue qu’on a enterré il y a deux semaines. Ceux qui sont malades savent que leurs jours sont comptés. Nous vivons en sursis. » Interrogé sur le suivi médical, il est perplexe : « On passe un scanner tous les deux ans, en même temps qu’une visite avec un pneumologue qui vient spécialement de Rouen au centre hospitalier du Havre. Sinon, il n’y a rien d’autre. »

    Ses symptômes l’épuisent quotidiennement. « J’ai une grande insuffisance respiratoire. Je suis très fatigué. Je présente des plaques pleurales au niveau de la gorge. J’essaie d’avoir une hygiène de vie irréprochable, mais je sais que ce n’est pas ça qui me guérira. On ne guérit pas de cette saloperie. » Un moment de silence avant de reprendre. « Là où j’en veux à la direction d’EDF, c’est qu’on nous sollicitait pour gratter des joints sur des brides et faire du meulage alors qu’elle savait pertinemment qu’il y avait de l’amiante. Un de nos directeurs, Peutot, avait même rédigé une note pour le signaler en 1978. Vous voyez que ça ne date pas d’hier ! »

    Il y a peu de temps, l’ancien directeur de la centrale EDF, Pierre Peutot, est décédé d’un cancer causé par l’amiante… Comment vit-on le quotidien en étant condamné ? La réponse d’Alain est sage : « Le mieux, c’est de prendre la vie au jour le jour. Avec ma femme, on a décidé de ne parler de l’amiante ni de la maladie. Je sais que je vais mourir. L’issue est fatale. Ne pas en parler évite de ruminer tout le temps. » Il reprend son souffle : « La phase terminale de la maladie se passe généralement à l’hôpital. Ce sera bien assez dur comme ça pour tous. »
    Que souhaite-t-il pour les autres employés de la centrale ? « Pour les malades comme pour moi : vivre le plus longtemps possible sans souffrance. Pour les autres, en activité, il est urgent de réagir, il s’agit de leur santé. Moi, je suis foutu. »

    Des dangers pressentis dès 1978
    En 2000, la CGT locale et Mme Cadet, veuve d’un agent EDF du Havre, décédé en 1999 d’un cancer imputable à l’amiante, déposaient une plainte pour « empoisonnement et mise en danger de la vie d’autrui ». Une pièce importante va très bientôt être versée au dossier : c’est une note de service de trois pages intitulée « Prévention des risques dus à l’inhalation des poussières d’amiante », datée du 13 novembre 1978. L’auteur de ce texte est Pierre Peutot. A l’époque, il occupait le poste de directeur de la centrale thermique du Havre. Un extrait : « […] Il est donc logique, dès maintenant, de limiter son utilisation (amiante) en raison de ce risque, même s’il n’est pas possible actuellement d’en apprécier l’importance réelle. » La note recommandait d’éviter pour les employés les inhalations trop importantes et préconisait également dispositions réglementaires et conseils pratiques destinés au personnel. L’instruction est toujours en cours.
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    Re: Amiante

    Message par bye le Ven 20 Juin - 14:49

    PCF Section de Duclair – Le Trait ( 76 )



    Amiante : meurtres silencieux
    100000 cercueils

    Le scandale de l’amiante



    Un film choc sur le plus grand scandale de santé publique qu’ait connu notre pays…. Et qui est loin d’être terminé



    100000 morts en France d’ici 2025. Peut être beaucoup plus. L’amiante a tué, tue et tuera encore. Pourtant on aurait pu éviter cette hécatombe, car on sait depuis fort longtemps que ce matériau est cancérogène, donc mortel. Mais on a laissé faire, sinon encouragé son usage pendant des décennies. Pourquoi ? Comment un tel scandale de santé publique a-t-il été possible dans un pays comme le nôtre ? Comment le lobby de l’amiante a-t-il pu être plus fort que l’Etat ? Et qu’en pensent tous ceux qui tentent de faire reconnaître enfin leur calvaire par la justice ?



    Ne les laissons pas mourir dans l’indifférence.

    Il faut que justice soit rendue



    Les communistes du Trait vous invitent à la projection de ce film pour s’informer et échanger.





    Cette projection aura lieu le Jeudi 9 septembre à 19 h à la salle Bodelle

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    Re: Amiante

    Message par bye le Ven 10 Juin - 12:25

    http://www.humanite.fr/07_06_2011-vers-un-hold-sur-les-victimes-de-l%E2%80%99amiante%E2%80%89-473811

    C'est un scandale !

    Vers un hold-up sur les victimes de l’amiante?
    Le gouvernement s’apprête à donner plus de poids aux patrons dans le fonds d’indemnisation.

    « Le Fiva est l’une des principales conquêtes des victimes de l’amiante, mais il peut être remis en cause », met en garde Alain Bobbio, de l’Association nationale des victimes de l’amiante (Andeva), qui a lancé hier, aux côtés de la Fédération nationale des accidentés du travail et handicapés (Fnath), une alerte sur un projet de décret concocté par le gouvernement. Ce texte prévoit de modifier la composition du conseil d’administration du Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (Fiva), en donnant plus de poids à la représentation des employeurs. Ce qui revient à donner la main aux payeurs sur l’indemnisation des victimes...

    Mis en place en 2002 dans la foulée de l’éclatement du scandale de l’amiante, le fonds d’indemnisation est une structure originale, permettant aux victimes (ou aux familles) de toucher une réparation « intégrale » de leurs préjudices – bien meilleure que la réparation forfaitaire de la Sécu –, sans passer par la voie judiciaire de la faute inexcusable. Depuis l’origine, le conseil d’administration est strictement équilibré entre, d’un côté, les responsables et payeurs des dommages, l’État et les employeurs, et de l’autre, les représentants de victimes (Andeva, Fnath, syndicats), la présidence revenant à un magistrat de la Cour de cassation, indépendant. Or, le ministère du Travail vient de confirmer aux associations son intention de réformer le dispositif, en confiant la présidence à un membre du conseil d’État ou de la cour des comptes, choisi par le gouvernement, et en augmentant la représentation des employeurs. « Dans ce cas, les payeurs auraient une majorité automatique et écrasante », dénonce Michel Parigot de l’Andeva, qui siège au conseil d’administration.

    L’enjeu est de taille. Depuis 2002, le Fiva indemnise en moyenne 8 000 victimes par an, pour un montant total de 400 millions d’euros, pris en charge à 90 % par la branche Accidents du travail-maladies professionnelles de la Sécurité sociale financée par des cotisations patronales, et à 10 % par l’État. Une masse de dossiers qui risque de ne pas diminuer avant longtemps, vu le temps de latence des maladies liées à l’amiante. En prenant les rênes du conseil d’administration, où sont décidés les barèmes d’indemnisation, les « payeurs » se donnent donc les moyens de revoir les montants à la baisse, et de réduire leur budget « amiante », aux dépens des victimes. Certes, une partie d’entre elles pourrait de nouveau se tourner vers la justice, mais pour Michel Parigot, « par effet de masse du nombre de dossiers, le Fiva entraînerait à long terme une baisse de l’indemnisation ». Après une lettre au ministre du Travail, Xavier Bertrand, lui demandant de renoncer à ce projet, l’Andeva et la Fnath préparent des actions pour la semaine prochaine.

    Fanny Doumayrou


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    Re: Amiante

    Message par bye le Mer 15 Juin - 5:23

    http://www.viva.presse.fr/Amiante-l-Anses-publie-un-rapport_15501.html
    Santé
    Amiante : l’Anses publie un rapport sur les métiers les plus exposés
    L’Agence nationale de sécurité sanitaire alimentation, environnement, travail a récemment mis en ligne une synthèse scientifique et technique sur les expositions professionnelles à l’amiante. Ce document d’experts, qui vise à recenser les différents métiers susceptibles d’entraîner une exposition à la fibre cancérigène, est une contribution à la réforme du dispositif de cessation anticipée des travailleurs de l’amiante (Acaata). Cette réforme porterait sur le champ d’application du dispositif de pré-retraite amiante. Il s’agirait de croiser une liste d’établissements dans lesquels ont été pratiquées des activités particulièrement exposantes avec une liste de métiers particulièrement exposés.

    Répertorier les risques dans le secteur public

    « L’expertise de l’Anses, précise la conclusion du rapport de l’agence, a permis de démontrer qu’à ce jour, aucune base de données ne permet de dresser de façon univoque une liste exhaustive des métiers les plus exposants, applicable à l’ensemble des situations. » En revanche, à partir des différentes bases de données aujourd’hui disponibles, l’Anses a extrait plusieurs problématiques majeures, importantes, estiment les experts de l’agence, à « considérer dans la recherche d’un système de compensation équitable : la spécificité des métiers, l’absence de certains secteurs d’activité -les experts remarquent que des métiers de l’administration publique manquent à la liste des métiers ouvrant droit à une reconnaissance d’exposition-, l’absence de prise en compte de certains métiers, période d’activité durant laquelle a été exercée l’activité. Ils relèvent aussi le cas particulier des métiers du bâtiment, les difficultés de reconstitution des situations exposantes au cours d’une carrière professionnelle et le cas de l’exercice de plusieurs métiers exposants.

    Suivi post-professionnel à faciliter

    En conclusion, le rapport souligne la « nécessité de faciliter l’accès au suivi post-professionnel en France aux personnes ayant été exposées professionnellement à l’amiante. » Ce rapport estime aussi qu’il « serait souhaitable de réaliser un état des lieux poussé des métiers de l’administration publqiue ayant amené à une exposition à l’amiante. »

    Lire aussi :I- Identification, soins, suivi post-professionnel de l’amiante
    Amiante : consensus pour recommander un meilleur suivi post-professionnel
    Les artisans aussi sont malades de l’amiante
    A la Sncf, le risque amiante est toujours présent
    Suivi amiante, procédure simplifiée

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    Re: Amiante

    Message par bye le Ven 15 Juil - 19:00

    http://www.sante-et-travail.fr/europe--l-amiante-en-tete-des-causes-de-cancers-professionnels_fr_art_952_51040.html
    Europe: l'amiante en tête des causes de cancers professionnels

    Santé & Travail n° 072 - octobre 2010


    Encore trop d'accidents du travail

    — octobre 2010 —

    Selon une étude menée dans douze pays par Eurogip, groupement de la Sécurité sociale chargé d'étudier les maladies professionnelles au niveau européen, l'amiante est à l'origine de 80,7% des cancers professionnels en Europe. A l'exception de l'Espagne et de la République tchèque, où ce facteur causal est plus faible (50%), l'amiante représente entre 60% (Danemark) et 95,2% (Finlande) des cancers professionnels. La France est le pays qui reconnaît le plus de cancers par rapport à la population assurée, suivie de la Belgique et de l'Allemagne. Parmi les cinq types de cancers professionnels les plus reconnus en Europe, les broncho-pulmonaires (incluant les mésothéliomes) arrivent en tête (86%), devant ceux de la vessie (4%), des sinus (3%), du sang (2%) et de la peau (1%). Ceux touchant d'autres organes représentent 4% du total.


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    Re: Amiante

    Message par bye le Lun 5 Sep - 15:27

    L’amiante plus de 100000 morts, la faute à personne ?
    Ain - Société. Les poumons infectés, l’ancien ouvrier des usines Chelle accuse l’amiante
    http://www.leprogres.fr/ain/2011/09/05/les-poumons-infectes-l-ancien-ouvrier-des-usines-chelle-accuse-l-amiante

    Publié le 05/09/2011 à 00:00



    Bourg-en-Bresse. Audience ce matin, au tribunal des affaires de sécurité sociale. Jean-André Mollard veut faire reconnaitre son infection comme maladie professionnelle liée à l’amiante
    « Ça fait sept ans que ça dure, mais j’irai jusqu’au bout. » Placé sous oxygène liquide, désormais sous assistance respiratoire 18 heures sur 24, Jean-André Mollard, 74 ans, sera bien présent, ce matin, au palais de justice de Bourg-en-Bresse, pour l’audience du Tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass).

    Toujours combatif bien qu’affaibli par une arthrose sévère, qui le contraint à se déplacer en fauteuil roulant, l’ancien ouvrier des usines Chelle, de Saint-Rambert-en-Bugey, espère faire reconnaître, comme maladie professionnelle liée à l’amiante, l’infection pulmonaire qui le ronge de l’intérieur.

    Dans son esprit, il ne fait pas l’ombre d’un doute, depuis 2008 et la démolition des bâtiments, que les établissements Joannès-Chelle, où il aura accompli la totalité de sa carrière professionnelle, étaient « bourrés d’amiante ». Situées en bordure de la départementale 1504, à la sortie de Saint-Rambert en direction d’Argis, les usines Chelle, spécialisées dans le nettoyage de chiffons industriels, avaient fermé leurs portes en 1994, après une liquidation judiciaire.

    Habitant le petit village bugiste de Nivollet, Jean-André Mollard sera allé au bout de l’aventure, après trente-huit années au service du même patron : « Je suis resté le dernier pour fermer. Je me souviens d’avoir laissé les clés à l’administrateur judiciaire. » La maladie, elle lui est tombée dessus il y a sept ans : « Au début, on ne savait rien. Ce qui a mis l’affaire en route, c’est quand on m’a détecté une tumeur à la limite de la vessie et de la hanche. Après les examens à Lyon sud, j’ai été opéré à Ambérieu. L’opération s’est bien passée, mais je me suis très mal réveillé, je faisais de l’hypothermie. Après coup, le chirurgien m’a demandé où j’avais travaillé, et combien de temps. Il m’a dit que la tumeur était pleine d’amiante. »

    La suite sera un long combat juridique avec l’aide du conseiller juridique de la Fnath, la Fédération des accidentés de la vie, pour faire reconnaître la maladie professionnelle dans un premier temps. Les autres anciens salariés de Chelle ? « Certains ont commencé une procédure, puis abandonné, parce que c’était un parcours du combattant. Aujourd’hui, tous ceux qui ont travaillé aux séchoirs avec moi sont morts, certains très jeunes. L’amiante, on en respirait toute la journée. À ma connaissance, il reste trois ouvriers de cette époque, mais ils n’avaient pas été exposés aussi longtemps que moi, l’un avait travaillé trois ans aux usines Chelle, l’autre cinq ans. »

    Compte tenu de la manipulation de produits très irritants tels que la soude caustique et la javel, sans masque ni gants ni aucune protection durant plusieurs décennies - ses doigts bouffés par les produits chimiques en attestent -, Jean-André Mollard avait obtenu du Tass, il y a quelques années, la reconnaissance par la caisse primaire d’assurance maladie d’une invalidité à 55 %, ses problèmes de santé étant recensés au tableau 66 des maladies professionnelles.

    Son objectif est désormais de se voir accorder le tableau 30, pour la fibrose pulmonaire, ce qui lui permettrait ensuite de solliciter le Fiva, Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante. Une véritable course de fond, pour un septuagénaire en manque de souffle.

    Vincent Lanier


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    Re: Amiante

    Message par bye le Jeu 10 Nov - 11:45

    Amiante : des préconisations pour une nouvelle réglementation
    http://www.batiactu.com/edito/amiante---des-preconisations-pour-une-nouvelle-reg-30451.php
    Suite à une campagne expérimentale de prélèvements et de mesures de fibres d’amiante, l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) a proposé plusieurs pistes d’action qui devraient modifier la réglementation dès le 1er semestre 2012. Découvrez-les.
    Alors que des salariés du RER B ont entamé une grève mardi afin de dénoncer la présence de poussière d'amiante sur certaines rames, une étude expérimentale de prélèvements et de mesures des fibres d’amiante par microscopie électronique à transmission analytique (META) en milieu professionnel a été réalisée du 15 novembre 2009 au 15 octobre 2010, à l’initiative du ministère chargé du travail.

    Soutenue par l’Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS), le laboratoire d’analyse des particules inhalées (LEPI) et la branche accidents du travail et maladies professionnelles (CNAMTS), l’expérimentation s’est portée sur des couples «matériaux/techniques/niveaux d’empoussièrement», les plus couramment rencontrés, en situation réelle de traitement, de retrait ou d’intervention de maintenance concernant des matériaux susceptibles de libérer des fibres d’amiante, explique un communiqué du ministère de l’Ecologie. Au total, ce sont 80 chantiers qui ont été suivis et sur lesquels 300 prélèvements ont été réalisés.


    Vers un changement de réglementations
    Après analyse des résultats, le gouvernement s’est dit prêt à modifier la réglementation au 1er semestre 2012. Les principales mesures tourneront autour de «l’abaissement de la valeur limite d’exposition professionnelle* (VLEP) qui est actuellement de 100 fibres par litre à 10 fibres par litre à une échéance de 3 ans» ; «le contrôle de l’empoussièrement en milieu professionnel selon la méthode META» ; «la suppression, dans le code du travail, de la dualité de notions friable/non friable» ; «la généralisation de la certification des entreprises à l’ensemble des activités de retrait et d’encapsulage de matériaux contenant de l’amiante» ; «les conditions d’utilisation, d’entretien et de vérification des moyens de protection collective (MPC) et équipements de protection individuelle (EPI), en particulier les appareils de protection respiratoire (APR) adaptés aux niveaux d’empoussièrement sur les chantiers».

    Avant la mise en place de ces nouvelles règles, le gouvernement conseille notamment aux maîtres d’ouvrage et maîtres d’œuvre qui ont des opérations en préparation, «de se référer à l’instruction mise en ligne sur les sites www.circulaires.gouv.fr et www.travailler-mieux.gouv.fr, pour élever les niveaux de prévention à mettre en œuvre sur leurs chantiers».

    * La valeur limite d’exposition professionnelle d’un agent chimique représente la concentration de cet agent dans l’air respiré, en dessous de laquelle le risque d’altération de la santé est négligeable.



    (09/11/2011)

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    Re: Amiante

    Message par bye le Jeu 24 Nov - 11:21

    « (L’amiante) a été à l'origine de 35 000 décès. Compte tenu du délai entre l'exposition et la survenue de la maladie, 60 000 à

    100 000 décès sont attendus dans les 20 à 25 ans à venir. »



    Amiante : nouvelle réglementation en 2012



    http://www.worldnews-net.com/index.php/Medecine-Sante-Forme/Amiante-reglementation-2012.html



    On estime en France que l'amiante, massivement utilisée pour ses qualités isolantes à partir des années 1960 jusqu'à son interdiction en 1997, a été à l'origine de 35 000 décès. Compte tenu du délai entre l'exposition et la survenue de la maladie, 60 000 à 100 000 décès sont attendus dans les 20 à 25 ans à venir.

    Suite à une campagne expérimentale de mesures des fibres d'amiante en milieu professionnel, achevée en octobre 2010 (au total plus de 300 prélèvements, sur près de 80 chantiers), l'Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) a remis un rapport au Ministère du travail, de l'emploi et de la santé le 22 septembre 2011.
    L'enquête a mis en évidence des niveaux d'empoussièrement d'une ampleur inattendue pour certains matériaux. Face au risque, le gouvernement prévoit de modifier la réglementation au premier semestre 2012. Les principales mesures porteront sur l'abaissement de la valeur limite d'exposition professionnelle (VLEP) qui passera de 100 fibres par litre à 10 fibres par litre à une échéance de 3 ans. Le ministère prévoit également le contrôle de l'empoussièrement en milieu professionnel selon la méthode de microscopie électronique à transmission analytique (META) sur toutes les catégories de fibres. La dualité de notions friable/non friable sera supprimée du code du travail. La législation généralisera la certification des entreprises travaillant dans les activités de retrait et d'encapsulage de matériaux contenant de l'amiante.
    Enfin, les conditions d'utilisation, d'entretien et de vérification des moyens de protection collective (MPC) et équipements de protection individuelle (EPI), en particulier les appareils de protection respiratoire (APR) seront adaptées aux niveaux d'empoussièrement sur les chantiers.

    Source Univadis.fr
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    Re: Amiante

    Message par bye le Mar 11 Sep - 4:53

    Un colloque international à Paris en octobre pour exiger l’interdiction mondiale de l’amiante
    http://www.viva.presse.fr/Un-colloque-international-a-Paris_17279.html
    L’Association nationale de défense des victimes de l’amiante (Andeva) organise depuis plusieurs années une manifestation nationale à la mi-octobre pour mettre en avant les droits de victimes, réaffirmer la volonté de voir juger en pénal, en France, les responsables des centaines de morts dues à la fibre cancérigène, largement utilisée dans notre pays jusqu’en janvier 1997.
    L’édition 2012 sera marquée deux journées, les 12 et 13 octobre, dont la première sera consacrée à un colloque international pour exiger l’interdiction mondiale de l’amiante.

    De très nombreux médecins, chercheurs, responsables associatifs sont ainsi attendus à Paris, le 12 octobre, au palais du Luxembourg. « Au Canada et au Québec, le mouvement s’amplifie pour que la production d’amiante s’arrête ainsi que l’exportation du mal », explique Alain Bobbio, secrétaire national de l’Andeva. « Le corps médical s’implique beaucoup dans ce mouvement , poursuit le responsable associatif, et la délégation canadienne au colloque que nous organisons sera importante, avec notamment, le Pr Fernand Turcotte. »
    Des Brésiliens, des Espagnols, des Italiens, des Belges sont attendus pour ce qui s’annonce être un événement. Australiens, Américains et Indiens sont également annoncés.

    « Ça bouge un peu partout dans le monde, remarque Alain Bobbio. 54 pays ont interdit l’amiante chez eux mais le volume d’amiante exporté augmente encore ». La lutte contre cette fibre mortelle n’est donc pas terminée.
    Le responsable de l’Andeva, qui s’est aussi beaucoup impliqué dans la parution, en France, de l’ouvrage de Giampiero Rossi, Eternit, la fibre tueuse, revient sur les enjeux des comparutions, lors de procès en pénal, des responsables de cette catastrophe sanitaire et environnementale, dans le monde entier.

    « L’indemnisation des victimes, c’est une chose. Mais elle ne peut remplacer la condamnation, qui aide réellement les familles à faire le deuil. On ne peut laisser tous ces drames impunis. Après la condamnation à Turin, de Stephan Schmidheiny et de Jean-Louis de Cartier de Marchienne, le blanchiment de six directeurs d’Eternit, en France, avait été reçu comme quelque chose de très violent. L’annulation par la cour de Cassation a redonné de l’espoir, mais à deux conditions : que l’on donne de réels moyens d’enquêter au pôle de santé publique, à Paris, en charge du dossier. Mais aussi, que soit revu notre Code pénal, fort incomplet pour ce type de délit d’envergure, à la fois sanitaire et environnemental. »

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    Re: Amiante

    Message par bye le Mar 30 Oct - 6:35

    Amiante: confirmation que les victimes ne rembourseront pas les rentes perçues (associations)
    http://lexpansion.lexpress.fr/economie/amiante-confirmation-que-les-victimes-ne-rembourseront-pas-les-rentes-percues-associations_355411.html
    AFP - publié le 29/10/2012 à 18:36

    PARIS, 29 oct 2012 - - Le Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante (Fiva) a confirmé lundi que les victimes n'auraient pas à rembourser "les différences entre les estimations successives de leur préjudice d'anxieté", se sont félicitées les associations Andeva et Fnath.
    Une décision de la cour d'appel de Douai du 27 octobre 2011 avait abaissé l'indemnisation de certaines victimes de l'amiante et forcé 57 victimes à rembourser au Fiva des rentes déjà perçues.

    Dans un communiqué, l'Andeva et la Fnath indiquent que le Conseil d'administration du Fiva, réuni lundi, a décidé que les victimes, "déjà condamnées par la cour d'appel de Douai à rembourser une partie importante de leur indemnisation du préjudice d'incapacité - et celles qui risquaient de l'être -" bénéficieraient d'une "remise gracieuse".

    La ministre de la Santé Marisol Touraine, avait indiqué dès le mois de juin que les victimes de l'amiante, condamnées à rembourser une partie de leurs indemnités allaient bénéficier d'une telle remise.

    En France, l'amiante est jugée responsable de 10% à 20% des cancers du poumon et devrait être responsable de 100.000 morts d'ici 2025, selon les autorités sanitaires.

    Son caractère cancérigène est connu depuis les années 1950 mais le premier décret réglementant son usage ne date que de 1977. Les premières plaintes pénales de travailleurs exposés à l'amiante datent de 1996.

    chl/bfr/LyS

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    Re: Amiante

    Message par bye le Lun 16 Déc - 16:09

    Amiante : un procès au pénal en 2015
    http://www.europe1.fr/France/Amiante-un-proces-au-penal-en-2015-1740883/
    Par Europe1.fr
    Publié le 12 décembre 2013 à 18h16 Mis à jour le 12 décembre 2013 à 18h16
    La justice accélère le mouvement pour qu'un premier procès sur l'amiante puisse se tenir en France dès 2015, selon une information du Figaro. Dans une note confidentielle que le quotidien a consulté, le procureur de la République de Paris, François Molins, estime que l'information judiciaire lancée contre Eternit sera clause au premier semestre 2014. L'entreprise est symbolique : elle est accusée d'être responsable de la contamination de 4.000 personnes.
    Le Figaro rappelle que le scandale a été révélé au milieu des années 90 et que si un procès n'était pas rapidement programmé, les principaux responsables auraient disparu, sans rendre de comptes à la justice.
    Amiante : bientôt un premier procès pénal en France
    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/12/12/01016-20131212ARTFIG00634-amiante-bientot-un-premier-proces-penal-en-france.php
    o Par Anne Jouan, Jean-Yves Guerin
    o Publié le 12/12/2013 à 19:17
    «2014 sera l'année de l'amiante.» Cette confidence du vice-procureur du pôle santé de Paris marque un tournant. Les autorités judiciaires ont décidé de passer à la vitesse supérieure pour qu'un premier procès pénal de l'amiante puisse se tenir en France. Il devrait avoir lieu en 2015. Il était temps, ce scandale ayant été révélé au milieu des années 1990.
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    Re: Amiante

    Message par bye le Lun 16 Déc - 16:10

    Amiante: peine durcie à 18 ans en appel pour l’ex-propriétaire d’Eternit Suisse
    http://www.liberation.fr/monde/2013/06/03/amiante-peine-durcie-a-18-ans-en-appel-pour-l-ex-proprietaire-d-eternit-suisse_907897
    3 juin 2013 à 18:52
    Par AFP
    Un entrepreneur suisse a été condamné à 18 ans de prison lundi à Turin pour avoir provoqué la mort de près de 3.000 personnes, ouvriers ou riverains d’usines d’amiante d’Eternit en Italie, dans le plus grand procès au monde et premier au pénal sur la fibre tueuse.
    La Cour d’appel de Turin a durci la peine de 16 ans de prison à laquelle Stephan Schmidheiny, ancien propriétaire d’Eternit Suisse et ancien actionnaire important d’Eternit Italie (de 1976 à 1986), avait été condamné en février 2012 en première instance, aux côtés du baron belge Louis de Cartier de Marchienne, ancien actionnaire et administrateur d’Eternit Italie au début des années 70.
    M. Schmidheiny a été condamné pour «catastrophe sanitaire et environnementale permanente intentionnelle» et infraction aux règles de la sécurité au travail dans les usines de produits à base d’amiante-ciment (tubes, plaques, etc).
    La Cour d’appel a en revanche abandonné les poursuites contre le baron Cartier, décédé le 21 mai à l’âge de 92 ans.
    La défense de l’entrepreneur suisse a annoncé immédiatement un pourvoi devant la Cour de Cassation à Rome.
    «Je suis indigné. Schmidheiny avait investi énormément dans la sécurité, 75 milliards (de lires, ndlr) à l’époque et n’en avait tiré aucun profit. Qui viendra investir en Italie dans ces conditions», a réagi avec véhémence l’un de ses avocats, Astolfo Di Amato.
    A l’inverse, le procureur Raffaele Guariniello, qui avait requis 20 ans en parlant de «carences structurelles résultant de politiques industrielles décidées au niveau mondial», a qualifié le verdict d'«hymne à la vie». «C’est un rêve qui devient réalité», a-t-il ajouté à propos d’une condamnation qui a couronné cinq ans d’enquête.
    Cette sentence sera «un point de référence pour toutes les procédures pour catastrophe environnementale», a relevé le procureur en estimant qu’elle peut «ouvrir des perspectives (pour les victimes, ndlr) à (l’aciérie) Ilva de Taranto, en France (où sont ouvertes d’autres procédures pour l’amiante, ndlr) et pour d’autres cas similaires en Italie et dans le monde».
    Le verdict de Turin «encourage la bataille des victimes et des gens honnêtes pour un monde meilleur sans amiante et sans cette soif des profits qui a conduit à sacrifier des vies humaines», a renchéri l’Observatoire national de l’amiante.
    M. Schmidheiny, absent au procès, a été jugé coupable aussi bien pour les établissements d’Eternit à Casale Monferrato qu’à ceux de Bagnoli (près de Naples) et Rubiera, près de Reggio Emilia.
    La conduite des dirigeants «a été non seulement irresponsable mais vraiment criminelle, des informations de base n’ont pas été données aux ouvriers, comme le fait que l’amiante est cancérigène», a dénoncé sur la chaîne Sky TG 24 Nicola Pondrano, de l’Association des victimes de l’amiante.
    Selon lui, Eternit «a laissé se consommer un vrai massacre dans des villes comme Casale Monferrato où 1.000 ouvriers et 800 habitants sont morts en partie aussi à cause de la dispersion des fibres et poussières». Le militant a souligné que l’amiante continue de tuer ou de rendre malade des gens qui ont aujourd’hui «36 ans, 48 ou 53 ans qui étaient des enfants d’ouvriers ou ont eu la malchance de naître à côté de l’usine».
    Après la lecture du verdict, le président de séance a énuméré la liste des dédommagements reconnus aux nombreuses parties civiles dont 30,9 millions d’euros pour Casale Monferrato, où Eternit avait sa plus grande usine en Italie. La région Piémont s’est vu octroyer 20 millions d’euros de dédommagements. Diverses organisations comme les associations de défense de l’environnement WWF Italia et Legambiente ainsi que plusieurs syndicats ont obtenu des dédommagements.
    Le maire de Casale Monferrato, Giorgio Demezzi, s’est dit «satisfait» du montant obtenu en précisant que ces fonds «serviront à assainir les sites» de la ville encore contaminés.
    L’audience de lundi a été marquée par une manifestation de syndicalistes. Une centaine de victimes et familles françaises étaient aussi présentes à l’appel de l’Association nationale de défense des victimes de l’amiante (Andeva).
    Dans le tribunal, les victimes portaient toutes des petits panneaux jaunes accrochées sur la poitrine clamant: «massacre Eternit justice» et à l’énoncé du verdict certaines ont éclaté en sanglots.
    Pendant le procès, les avocats de l’industriel suisse et du baron belge avaient argué que les deux hommes n’avaient pas de responsabilité directe dans la gestion d’Eternit Italie qui avait fait faillite en 1986, six ans avant l’interdiction de l’amiante dans la péninsule.
    Matériau miracle qui a tourné au cauchemar, l’amiante a été utilisée massivement en particulier dans le secteur de la construction en raison notamment de sa résistance à la chaleur et au feu, avant son interdiction dans de nombreux pays, dont toute l’Europe.
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    Re: Amiante

    Message par bye le Lun 16 Déc - 16:11

    Le 16 novembre 2013
    Amiante : « Nous étions les pieds nickelés de la gendarmerie »
    http://www.aamfg.fr/amiante-nous-etions-les-pieds-nickeles-de-la-gendarmerie/
    Deux gendarmes qui ont participé à des enquêtes judiciaires sur l’amiante demandent réparation. L’un est malade. L’autre, qui vit dans la crainte, raconte.
    La moindre toux vire au cauchemar. « A chaque fois que je me réveille en toussant », expose Bernard (son prénom a été changé), gendarme retraité.
    «Je me demande si c’est un rhume, une allergie ou bien l’amiante qui attaque mes poumons.»
    Elle a pris d’assaut ceux de son ancien collègue, qui a développé des plaques pleurales, la maladie de l’amiante. Tous deux ont exercé au sein de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp).
    En 2006, tous deux ont été envoyés sans aucun masque fouiller dans les archives du plus gros producteur mondial d’amiante, Eternit, dans le cadre de perquisitions de la juge Bertella-Geffroy.
    Le comble pour des agents chargés de contrôler les entreprises qui ne respectent pas les normes de protection de l’environnement et la santé publique.
    100 000 décès d’ici 2025 causés par l’amiante
    L’un est toujours gendarme et n’a pas souhaité enclencher de procédures judiciaires contre son employeur. Il a en revanche engagé une démarche de reconnaissance de maladie professionnelle et de compensation auprès du Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (Fiva). Son devoir de réserve le contraint à se taire.
    Bernard, lui, est parti en retraite, écœuré, et a porté l’affaire en justice. Le quadragénaire tient toutefois à utiliser un prénom d’emprunt :
    «Si je cherche du travail, je ne veux pas que mon employeur potentiel me googlise, s’aperçoive que j’ai été exposé à l’amiante, et se dise que par conséquent, je suis susceptible de développer une pathologie.»
    La substance cancérogène interdite en 1997 pourrait provoquer 100 000 décès d’ici 2025. Lui ne souffre pas de douleur thoracique particulière. Du moins pas encore. Le 16 octobre, Bernard dépose une requête auprès du tribunal administratif de Melun (Seine-et-Marne) contre son employeur, les ministères de l’Intérieur et de la Défense pour « préjudice d’anxiété » et « découlant des troubles dans les conditions d’existence ».
    Selon son avocat, Me Michel Ledoux, défenseur des victimes de l’amiante depuis l’éclatement du scandale :
    « Avec cette fibre toxique, il n’y a pas de règle. Une exposition très courte, même de quelques heures, comme c’est le cas dans cette affaire, peut suffire pour développer les pires pathologies, des années voire des décennies plus tard. Ce gendarme vit dans le stress d’être un jour frappé par la maladie.»
    Dans un espace confiné, au sous-sol
    Quand Bernard a appris le diagnostic de son camarade de l’Oclaesp, il a tout de suite fait le lien avec cette journée de printemps 2006. Ils sont envoyés, avec quatre autres gendarmes, à Vernouillet (Yvelines) au siège d’Eternit, dans le cadre de l’enquête mettant en cause l’industriel.
    «Les archives se situaient dans un espace confiné, au sous-sol. La pièce était peu éclairée, de la poussière bizarre se dégageait mais nous nous sommes mis au travail. Nous avons déplacé des armoires pour avoir accès aux dossiers.»
    En sortant, l’équipe s’interroge sur ce nuage blanchâtre. Le fait qu’Eternit, dans la ligne de mire de la juge acharnée Bertella-Geffroy, ait de nouveau été suffisamment imprudent, dans ses propres murs, pour laisser croupir ses archives sous des cendres toxiques paraît un peu gros.
    Et pourtant, les analyses d’empoussièrement sont formelles. Les documents sont bien amiantés. Les gendarmes ont donc été exposés chez le numéro un mondial de la production d’amiante. « Les cordonniers sont souvent les plus mal chaussés », commente Me Ledoux.
    « Nous étions les pieds nickelés de la gendarmerie »
    Bernard :
    «A l’Oclaesp, nous étions les pieds nickelés de la gendarmerie. L’office a été créée en 2004. Nous avons dû attendre dix-huit mois avant d’obtenir des armes et deux ans, un tampon officiel de la gendarmerie nécessaire à nos enquêtes. Alors des équipements de protection individuelle… Je n’en ai jamais vu, si ce n’est à la télé. Un masque filtrant nous aurait pourtant évité d’inhaler cette fibre. Encore aujourd’hui, je n’y crois pas.»
    Son groupe « enquête technique amiante » n’a suivi aucune formation sur la poussière toxique. Certains ont déjà enquêté sur le sang contaminé ou les hormones de croissance. Bernard, lui, est devenu expert en lutte contre le dopage. Mais l’amiante, il n’y connaissait rien.
    Ce qui l’exaspère le plus, ce n’est pas le manque de prévention en amont, d’obligation de sécurité de son employeur pendant la perquisition, mais l’indifférence, a posteriori, de sa hiérarchie. Aucune visite médicale ni scanner. Il s’y est plié après s’être réveillé en sursaut, une nuit, en avril 2013, transporté par l’angoisse d’être contaminé par l’amiante.
    «J’étouffais. Et pourtant je ne fume pas. C’était une bronchite carabinée couplée d’une crise d’asthme. J’ai immédiatement passé un scanner, qui n’a révélé aucune tâche suspecte. Mais je l’ai fait aux frais de la sécu, en tirant sur la carte vitale. C’était pourtant le rôle de la médecine du travail.»
    L’état major rechigne à lui fournir un certificat d’exposition à l’amiante. Il a fallu attendre, encore, plusieurs mois, avant de l’obtenir. C’en est trop. La décision est prise, Bernard demande des comptes devant le tribunal pour se faire reconnaître et indemniser son préjudice d’anxiété.
    Car les maladies liées à l’amiante agissent comme une grenade, à retardement. Elles se déclenchent des mois, voire des décennies plus tard. Parfois jamais.
    «Ce ne serait pas raisonnable de courir au laboratoire du coin demander un scanner à chaque fois que je tousse. Mais quand je vois que mon jeune collègue a développé cette maladie, je ne peux pas m’empêcher d’avoir peur.»
    « J’attendais de mes chefs une écoute »
    Un stress que le colonel Jacques Plays, directeur adjoint de la police judiciaire, minimise :
    « Les gendarmes ont travaillé dans les archives une demi-journée seulement. Ils ont interpelé leur hiérarchie sur la poussière, qui a suspendu la perquisition et fait appel à une société de désamiantage pour décontaminer les documents.»
    Une réaction à l’opposé de celle qu’espérait Bernard.
    «J’attendais de mes chefs une écoute, qu’on me dise : c’est comme un accident de circulation, c’est arrivé. On va mettre en route une procédure administrative, faire le nécessaire pour que vous soyez suivi, de manière à ce que si jamais vous développiez une asbestose, elle soit détectée le plus tôt possible. Et que comme tous les accidents de service, de circulation ou autres, notre exposition à cette fibre toxique soit inscrite au registre des constatations militaires, au cas où. Ma hiérarchie a refusé que ce soit écrit noir sur blanc.»
    Pendant la guerre du Kosovo, en 1999, Bernard a été exposé au plomb à Mitrovica. « Je n’ai pas attaqué la gendarmerie pour ça ! Les choses ont été faites, j’ai été rassuré », estime-t-il. Malgré des résultats inquiétants révélés à l’époque par les analyses des services de santé de l’armée, les médecins l’ont tranquillisé : aucun risque de développer le saturnisme à l’horizon. Ils ont fait leur travail, Bernard a continué le sien.
    Source : www.rue89.com
    Deux gendarmes exposés à l’amiante pendant leurs enquêtes attaquent en justice
    JUSTICE – Membres du groupe «Enquêtes techniques amiantes», les deux gendarmes ont respiré des poussières toxiques pendant des années…
    C’est peut-être la preuve irréfutable que de nombreux ouvriers ont été victimes de l’amiante en France. Deux gendarmes, chargés d’enquêter sur les méfaits de ce matériau, viennent de lancer des procédures judiciaires car ils s’estiment, eux aussi, victimes des poussières toxiques, a appris 20 Minutes auprès de leur avocat, Michel Ledoux.
    Membres pendant de longues années du groupe «Enquêtes techniques amiante» de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp), les deux hommes ont mené des enquêtes dans les entreprises où l’amiante est soupçonnée d’avoir intoxiqué les salariés.
    Demandes d’indemnisation
    L’un des deux gendarmes souffre aujourd’hui de plaques pleurales, lésions de la plèvre consécutives à l’inhalation de poussières. Elles peuvent à tout moment se transformer en cancer. «Il est toujours en poste dans la gendarmerie et souhaite garder l’anonymat, confie Michel Ledoux, son avocat. Mais il fait une demande d’indemnisation auprès du Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (FIVA).»
    Le second, qui a pris sa retraite de la gendarmerie et travaille désormais dans le privé, a lancé, de son côté, une procédure devant le tribunal administratif de Melun (Seine-et-Marne) pour faire reconnaître son «préjudice d’anxiété». «Lui n’est pas malade mais il s‘attend à l’être bientôt», confie l’avocat. Car, avec l’amiante, les maladies peuvent se déclarer tardivement.
    Sans masque dans les archives amiantées
    «C’est un vrai paradoxe que l’on a laissé travailler des gendarmes sur l’amiante sans leur fournir ne serait-ce qu’un masque de protection», tempête Michel Ledoux. Dans leurs dépositions, les deux gendarmes pointent du doigt les investigations menées notamment dans les usines Eternit de Vernouillet (Yvelines) et de Thian (Nord).
    «Les archives étaient amiantées, poursuit l’avocat. On le savait bien car elles ont subi un désamiantage par la suite. Malgré cela, les gendarmes ont du mettre leur nez dedans sans protection.»
    D’après l’avocat, au moins deux autres fonctionnaires de l’Oclaesp auraient aujourd’hui développé des maladies consécutives à l’amiante. Interdite en 1997, cette substance cancérigène pourrait être responsable de 100.000 morts d’ici 2025. La semaine dernière, l’Association nationale de défense des victimes de l’amiante a d’ailleurs manifesté devant le pôle judiciaire Santé Publique de Paris pour réclamer un procès pénal.
    Source : www.20minutes.fr
    Exposés à l’amiante, deux gendarmes demandent réparation
    Pendant des années, ces deux gendarmes ont enquêté sur les ravages de l’amiante au point de s’exposer eux-mêmes aux poussières toxiques. Le premier est désormais malade, le second craint de le devenir, et tous deux demandent réparation. Jacques Demarthon
    Pendant des années, ces deux gendarmes ont enquêté sur les ravages de l’amiante au point de s’exposer eux-mêmes aux poussières toxiques. Le premier est désormais malade, le second craint de le devenir, et tous deux demandent réparation.
    Les deux hommes, qui souhaitent garder l’anonymat, ont en commun d’avoir longtemps servi au sein du groupe « enquêtes techniques amiante » de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp), a indiqué mercredi à l’AFP leur avocat, Me Michel Ledoux.
    Cette unité spécialisée mène notamment les investigations dans les dizaines de procédures judiciaires liées à l’amiante, substance cancérogène interdite en 1997 qui pourrait provoquer 100.000 décès d’ici 2025.
    L’un des deux gendarmes souffre aujourd’hui de plaques pleurales, des lésions de la plèvre consécutives à l’inhalation des poussières toxiques, selon Me Ledoux. Toujours en fonction, mais plus à l’Oclaesp, il a saisi le Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (Fiva) qui doit lui retourner une offre d’indemnisation.
    Le second n’est pas malade, mais il vient en octobre de porter son cas devant la justice, en attaquant les ministères de l’Intérieur et de la Défense au tribunal administratif de Melun (Seine-et-Marne) pour se faire reconnaître et indemniser son préjudice d’anxiété.
    Il ne fait selon son avocat aucun doute qu’il a comme son collègue été en contact prolongé avec l’amiante, et accuse sa hiérarchie de ne pas avoir respecté ses obligations de sécurité.
    Désormais à la retraite, il a servi la gendarmerie nationale de 1991 à 2009, et plus particulièrement l’Oclaesp à partir de 2004.
    « C’est un comble »
    Dans sa requête au tribunal administratif, que l’AFP a pu consulter, il dénonce son exposition directe aux poussières d’amiante dans le cadre des investigations conduites au sein du groupe « enquêtes techniques amiante ». Il cite en particulier des perquisitions menées en mai et juin 2006, sur commission rogatoire de la juge Marie-Odile Bertella-Geffroy, à l’entreprise Eternit à Vernouillet (Yvelines).
    Cette société, qui fut le premier producteur français d’amiante-ciment jusqu’à l’interdiction de la fibre en 1997, est au coeur d’une des instructions emblématiques de l’amiante, qui pourrait être bouclée en 2014. Ces perquisitions visaient les archives de la société, conservées dans les sous-sols de l’entreprise, où la présence de poussières d’amiante est selon le gendarme avérée et documentée.
    « Sa contamination n’est pas discutable », peut-on lire dans la requête. Elle est « d’autant plus importante que ces investigations ont été réalisées dans un espace confiné et sans protection pour les gendarmes intervenant ».
    Or l’administration a, selon le gendarme, une obligation de protéger ses agents et engage sa responsabilité en les exposant à des conditions de travail dangereuses pour leur santé.
    Le gendarme demande au tribunal administratif de condamner solidairement les ministères de l’Intérieur et de la Défense à lui verser 15.000 euros au titre de son « préjudice d?anxiété », et 12.000 euros au titre de son « préjudice découlant du bouleversement dans les conditions d’existence ». L’affaire n’est pas encore audiencée.
    « C’est un comble que des gendarmes qui recherchaient si Eternit a pu enfreindre la loi aient pu mener leur mission en violation des règles de sécurité », dénonce Me Ledoux. « On aurait dû leur fournir des équipements de protection individuelle ».
    Le « préjudice d’anxiété », c’est-à-dire la crainte de voir se développer dans les prochaines années une maladie professionnelle grave -fibroses ou cancers-, a été reconnu en mai 2010 par la Cour de cassation et donné lieu depuis lors à de nombreuses condamnations et indemnisations.
    La haute juridiction judiciaire s’est en revanche refusée en septembre à reconnaître une indemnisation spécifique d’un « préjudice découlant du bouleversement dans les conditions d’existence ». Cette revendication de l’Association des victimes de l’amiante (Andeva) renvoie à la baisse d’espérance de vie des personnes exposées à l’amiante.
    Source : www.leparisien.fr
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    Re: Amiante

    Message par bye le Lun 16 Déc - 16:11

    Amiante: la bombe HLM
    http://www.journaldelenvironnement.net/article/amiante-la-bombe-hlm,39451?xtor=EPR-9

    Le 20 novembre 2013 par Marine Jobert

    L'amiante, héritage coûteux d'une alerte sanitaire occultée.
    Huit logements sociaux sur 10 contiennent de l’amiante. La fibre cancérogène pose un problème de santé publique et de santé au travail, qui va coûter des milliards d’euros. Qui paiera? Quels impacts pour la rénovation énergétique de l’habitat? Le Journal de l’environnement s’est penché sur cette question, qui concerne tant les HLM que le parc privé.
    Entre 50 et 80% des 4,2 millions logements HLM[1] de France contiennent de l’amiante. En plein branle-bas de combat pour lancer et tenir les engagements du plan de rénovation énergétique de l’habitat, voilà une bien mauvaise nouvelle. Cette estimation a été menée par l’Union sociale de l’habitat (USH) –qui regroupe 760 organismes HLM- dans le cadre d’une étude publiée fin août 2013, pour cerner les stratégies des organismes HLM face au durcissement de la réglementation en matière d’amiante et évaluer les coûts qui en résultent. Car le secteur est confronté à deux phénomènes concomitants. D’une part la cadence des rénovations s’accélère et avec, le rythme des découvertes de la présence d’amiante. D’autre part les réglementations amiante ont été renforcées en 2011 et 2012[2], entraînant des surcoûts et des pénuries de compétences. Résultat, nombre de chantiers sont retardés, voire arrêtés.

    Un risque non évaluable

    Cette estimation du nombre de logements potentiellement concernés reste à confirmer, puisqu’elle a été établie sur un échantillon représentant 21% du patrimoine HLM. Une étude complémentaire a été commandée à l’USH par le ministère du logement, afin d’affiner ces chiffres et de déterminer la localisation des matériaux les plus susceptibles de libérer leurs fibres cancérogènes. «On en découvre dans des endroit où l’on ne soupçonnait pas qu’il puisse y en avoir, raconte Christophe Boucaux, en charge des questions énergétiques et du développement durable à l’USH. On est face à un risque que personne n’est capable d’évaluer dans son intégralité, ni au plan financier, ni en termes de présence technique. Mais attention, 80% des logements potentiellement concernés, cela ne signifie pas que 80% des locataires respirent de l’amiante», précise t-il. La question ne se pose, pour les travailleurs comme pour les habitants, que lors du retrait d’éléments susceptibles de dégager de l’amiante.

    Principe pollueur-payeur

    Or l’amiante, fibre «miracle» pour ses qualités thermiques, acoustiques, ignifuges et son faible coût, a été installé à tour de bras, avant son interdiction en 1997. Enduits intérieurs et extérieurs, colles, joints, dalles, etc. «On a laissé mettre ces produits partout, sans se préoccuper de savoir comment on les maîtriserait après, estime Sylvie Catala, de l’association Ban Abestos. La situation est inextricable.» Et de plaider pour la mise en place d’un fonds, abondé par les entreprises qui ont fabriqué des produits contenant de l’amiante, en vertu du principe pollueur-payeur. «Est-ce normal que ce soient les bailleurs sociaux et les copropriétaires qui doivent gérer les coûts de ce matériau utilisé massivement par l’industrie pendant tant d’années?», s’interroge en écho Christophe Boucaux, qui ne serait pas hostile à la proposition de Ban Abestos. «Car tout cela se chiffre en dizaine de milliards d’euros», rappelle-t-il.

    Des coûts qui explosent

    Effectivement, la facture risque d’être salée. Au ministère du logement, on assure qu’«on ne transigera pas sur le sujet et donc sur les moyens qui seront consacrés». Une position de principe qui devra passer sous les fourches caudines du chiffrage en cours des surcoûts induits par la situation. C’est le CGEDD qui mène ce délicat exercice, dont les résultats pourraient être connus début 2014. L’USH a déjà avancé quelques chiffres, remontés du terrain. Le coût des opérations de repérage de l’amiante avant démolition a bondi (+75%), tout comme celui de l’élimination des déchets. Dans le cadre d’une démolition, le coût des travaux de désamiantage varie de 2.000 à 20.000 € par logement, avec une augmentation moyenne des prix de 30% depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation en 2012. Pour la réhabilitation des logements, le coût des travaux de désamiantage a augmenté de plus de 50%, variant de 500 à 15.000 € selon la nature des matériaux amiantés et la méthode employée. Dans 25% des cas examinés par l’USH, la découverte d’amiante a entraîné la suppression de travaux préalablement programmés (contre moins de 10% avant 2012). Et tout cela sans compter, par exemple, le coût des relogements désormais quasi systématiques. «La nouvelle réglementation impose de prendre de telles mesures de protection qu’en pratique, les opérations de rénovation n’impactant que l’extérieur des logements passent quasi systématiquement par le relogement des ménages», illustre Christophe Boucaux.

    Solutions interministérielles

    Politiquement, l’affaire est délicate à mener, car la question de l’amiante emprunte à plusieurs réglementations. Les ministères du logement, mais aussi du travail, de la santé et de l’environnement sont dans la boucle. «Il va falloir coordonner notre action pour harmoniser les pratiques, et ce sur tout le territoire. L’objectif est d’intégrer le plus en amont possible la gestion de cette question dans la maîtrise d’ouvrage des travaux», anticipe-t-on au cabinet de Cécile Duflot. A l’USH, on a des pistes de propositions plein les tiroirs... Investir massivement dans la recherche et développement pour inventer des technologies de repérage précis. Edicter des nomenclatures pour gérer les risques au cas par cas, et non de façon itérative, désordonnée et donc coûteuse. Mettre fin au quasi-monopole de la dizaine de laboratoires habilités à procéder aux mesures d’analyse META (microscopie électronique à transmission analytique), dont les prix s’envolent. Admettre, enfin, que les nouveaux seuils d’exposition (division par 10 du nombre de fibres par litre, qui passe de 25.000 à 2.500) qui entreront en vigueur au 1er juillet 2015, s’ils sont pertinents au plan sanitaire, risquent d’entraîner l’abandon de chantiers. Car les ouvriers ne seront plus autorisés à y travailler et que les solutions techniques non humaines font, pour l’heure, défaut. «On risque de voir des bailleurs murer des logements plutôt que de les démolir, faute de pouvoir intervenir quand les seuils seront dépassés», prévient Christophe Boucaux. Autant de problématiques qui dépassent largement le cadre de l’habitat social, puisque le parc privé est concerné de la même façon par la présence de l’amiante.
    [1] Pour les permis de construire déposés avant le 1er juillet 1997.
    [2] Abaissement du seuil d’exposition professionnelle, obligation de certification pour toutes les activités de retrait et d’encapsulage de matériaux contenant de l’amiante, calfeutrage des chantiers, port de vêtements spécialisés, etc.

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    Re: Amiante

    Message par bye le Ven 4 Juil - 9:29

    Amiante : la prévention des risques encore insuffisante
    http://www.viva.presse.fr/amiante-la-prevention-des-risques-encore-insuffisante-169777

    Dans un rapport, le Comité du suivi amiante du Sénat fait 28 propositions pour améliorer la protection des salariés et de la population.

    Par Brigitte  Bègue
    [03-07-2014]

    Le Comité de suivi amiante, créé en 2013 au Sénat, a rendu un rapport mercredi 2 juillet avec 28 propositions pour « faire de la prévention du risque amiante une grande cause nationale ». Alors que l'amiante a été interdit en 1997, le Comité estime que la législation est « globalement satisfaisante » mais note que des insuffisances subsistent.
    Il souligne, notamment, que le repérage de l’amiante en place est actuellement « le maillon faible de la réglementation ». Selon lui, son éradication au niveau national et régional ne pourra se faire que grâce à la mise en place d' « une stratégie pluriannuelle de désamiantage dans les établissements publics » avec « des financements pérennes, un échéancier et un suivi régulier ».
    D'après l'Andeva, l'association nationale de défense des victimes de l'amiante, aujourd’hui, plus de 20 millions de tonnes de matériau cancérigène contenant de l'amiante continuent à se dégrader en France, année après année, exposant les salariés à des risques pour leur santé.
    Un site internet accessible à tous
    Par ailleurs, le comité suggère de « créer une base de données internet, régulièrement mise à jour, avec tous les dossiers techniques amiante ». Cette recommandation, évoquée depuis 1998, serait « une avancée considérable » selon l'Andeva, « sous réserve qu'elle soit accessible aux utilisateurs des bâtiments ».
    Pour permettre à tous (particulier, parent d’élève, maitre d’ouvrage, donneur d’ordre, entreprise de désamiantage, etc.) d'accéder à des informations rapidement, le Comité propose de « créer une plate-forme internet unique ».
    Il insiste également sur la nécessité d'augmenter les effectifs des inspecteurs du travail et de créer une cellule nationale d’appui «amiante» à la Direction générale du travail, ainsi que des cellules spécialisées dans chaque direction régionale.
    Afin de protéger la population, l'idée d'abaisser d’un facteur 10 le seuil de gestion de l’amiante dans les bâtiments, émise en 2009, est reprise . « Cette proposition, restée lettre morte depuis cinq ans, est aujourd’hui une urgence », pointe l'Andeva.
    3000 morts par an liés à l'amiante
    L’élimination des matériaux contenant de l’amiante dans des décharges agréées est une obligation légale. Or, le comité souligne que le nombre de ces décharges, déjà insuffisant, a baissé et que leur répartition entre départements est inégale.
    Enfin, le comité de suivi regrette que plusieurs propositions du rapport sénatorial de 2005 soient restées lettre morte comme l'extension du dispositif de cessation anticipée d'activité des travailleurs de l'amiante ou encore la possibilité pour le Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante (Fiva) d'accorder aux victimes le bénéfice qui s'attache à la reconnaissance de la faute inexcusable de l'employeur.
    Chaque année, 3000 personnes meurent à cause d'une exposition à l'amiante. Et on estime que le mésothéliome -le cancer de l'amiante- tuera encore 100 000 personnes d'ici 2050. En 2013, une étude de l'Institut national de recherche et de sécurité (Inrs) indiquait qu'un plombier-chauffagiste sur trois était toujours exposé à ce matériau mortel.
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    Re: Amiante

    Message par bye le Ven 4 Juil - 9:30

    Amiante: un rapport sénatorial précise les progrès à faire
    http://www.bfmtv.com/societe/amiante-un-rapport-pointe-faiblesses-politiques-publiques-806053.html
    La prévention des risques liés à l'amiante pourrait devenir une "grande cause nationale". Le repérage du matériau et les politiques publiques font partie des failles pointées par le rapport sénatorial publié ce mercredi.
    A. D. avec AFP
    Le 03/07/2014 à 11:02
    Mis à jour le 03/07/2014 à 15:59

    L'éradication de l'amiante est loin d'être terminée en France. C'est le constat d'un rapport sénatorial du "comité de suivi amiante" qui entend faire de la prévention des risques liés à ce matériau cancérigène "une grande cause nationale".
        
    Le comité, dont le rapport a été présenté mercredi, juge "la réglementation actuelle globalement satisfaisante, en particulier son volet de protection des travailleurs considérablement renforcé par un décret du 4 mai 2012", pointe cependant des "faiblesses". "Tout d'abord, le pilotage des politiques publiques en matière d'amiante est défaillant" alors que ce sujet "par définition concerne tous les ministères", note-t-il.
        
    Le repérage de l'amiante reste "le maillon faible de la réglementation", ajoute-t-il, en recommandant par ailleurs de "renforcer la protection des travailleurs exposés à l'amiante". A ce titre, il préconise d'"augmenter les effectifs" des inspecteurs du travail.
    Abaisser le seuil qui déclenche un désamiantage
    Le comité pointe également "certaines règles complexes, instables, ou insuffisamment mises en oeuvre en matière de santé publique" citant par exemple le seuil d'exposition de la population aux poussières d'amiante, l'information ou le suivi des personnes exposées.
        
    Pour "mieux protéger la population", il suggère en particulier d'"abaisser le seuil d'amiante dans l'air déclenchant des travaux de désamiantage de 5 fibres par litre à 0,47 fibre par litre" et de "mieux informer les particuliers sur les déchets" pouvant contenir de l'amiante tout en prévoyant une collecte et un stockage "à des coûts abordables" pour ces derniers.
        
    Le comité émet ainsi une série de propositions pour "relever le pari du désamiantage dans les décennies à venir". Parmi celles-ci, la création d'une "plate-forme internet unique sur le risque amiante" pour permettre à tous (particulier, parent d'élève, maître d'ouvrage, donneur d'ordre, entreprise de désamiantage...) d'accéder rapidement à des informations régulièrement mises à jour ainsi que la création d'une base de données des "dossiers technique amiante (DTA)" . Ces dossiers contiennent les résultats de recherche de la présence éventuelle d'amiante.
    Des mesures restées lettre morte
    Le comité de suivi, présidé par la sénatrice Aline Archimbaud (groupe écologiste), a été créé en 2013 au sein de la commission des affaires sociales du Sénat pour dresser un bilan d'un rapport de 2005 qui présentait 28 propositions pour mieux indemniser les victimes et tirer des leçons pour l'avenir du "drame de l'amiante".
        
    Bilan: 17 de ces 28 mesures, concernant principalement la protection des travailleurs, ont été mises en oeuvre. Mais 7 propositions concernant l'indemnisation des victimes et son financement sont restées lettre morte, résume le comité.
    A lire aussi
    Amiante à la Tour Montparnasse: pas de reprise des travaux avant mi-2015
    Amiante: les salariés indemnisés sans avoir à prouver leur anxiété
    Amiante: des millions de logements des années 60 seraient contaminés
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    Re: Amiante

    Message par bye le Ven 4 Juil - 9:32

    Amiante : "l'Etat ne pouvait pas ignorer les dangers"
    http://www.viva.presse.fr/amiante-etat-ne-pouvait-pas-ignorer-les-dangers-169655

    Par Brigitte Bègue
    [09-06-2014]
    Dans le dossier de l'amiante, Etat et entreprises se repassent la « patate chaude ». Exemple : l'Etat vient d'être condamné par le tribunal administratif d'Orléans pour n'avoir pas fait ce qu'il fallait pour protéger les salariés contre l'inhalation de poussières d'amiante.
    La plainte émanait de la société Latty International, en Eure-et-Loir, elle-même condamnée pour « faute inexcusable » en 2012 par la cour d'appel de Versailles, suite au décès d'un de ses techniciens, mort d'un cancer broncho-pulmonaire causé par l'amiante qu'il a respiré pendant seize ans.
    L'entreprise qui, devait verser 167 000 euros à la famille pour le préjudice subi ainsi qu'une rente de 544 585 euros au titre de la maladie professionnelle, avait décidé qu'elle n'était pas seule coupable et avait entrepris une action en justice contre les pouvoirs publics pour tenter de se dédouaner.
    Le tribunal administratif a jugé que l'Etat était aussi en partie responsable des carences inhérentes à la non prévention des risques liés à l'exposition aux poussières d'amiante et l'a condamné à verser 127 330 euros à Latty International, qui selon les juges "ne pouvait, pas plus que l'État, ignorer les dangers".
    Le drame de l'amiante pourrait faire 100 000 morts en France d'ici 2025. Les victimes et leurs familles attendent toujours un procès pénal comme celui qui a lieu à Turin en Italie et qui a condamné, en 2012, deux des repsonsables de l'entreprise Eternit, l'un des plus gros fournisseurs d'amiante, à 16 ans de prison.
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    Re: Amiante

    Message par bye le Ven 4 Juil - 9:33

    L'indemnisation des victimes est trop restrictive, selon la Cour des comptes
    http://www.viva.presse.fr/amiante-la-prevention-des-risques-encore-insuffisante-169777

    Par Brigitte Bègue
    [12-02-2014]

    © HAMILTON/REA
    Selon un rapport de la Cour des comptes, 76 000 victimes de l'amiante et plusieurs dizaines de milliers d’ayants droit de salariés décédés ont déposé des demandes d'indemnisation au Fiva (Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante).
    Mais si, sous « l’action des associations de victimes », l'Etat a mis en place un dispositif d’indemnisation spécifique sous la forme « d’un accès des victimes à une préretraite et d’une indemnisation intégrale de leurs préjudices », celui-ci est trop « restrictif », juge la Cour des comptes.
    En effet, il exclut « les salariés d’entreprises sous-traitantes » et « ceux travaillant  spécifiquement au contact de l’amiante dans certaines activités comme les chaufferies au sein  d’établissements a priori éloignés de ce type de risque ».
    Pour réparer cette injustice, les sages proposent d’élargir le dispositif d'indemnisation « à toutes les victimes reconnues atteintes d’une pathologie en lien avec l’amiante, quel que soit leur régime de protection sociale » et notamment aux « artisans et agents des différentes fonctions publiques ».
    Cette recommandation est « une avancée importante», estiment l'Andeva et la Fnath, deux associations de défense des victimes. Reste à savoir si elle sera mise en œuvre.
    La Cour des comptes demande également que les modalités d'indemnisation soient simplifiées afin que « les délais fixés par la loi soient respectés et que les contentieux de toute nature soient réduits. »
    Elle  suggère aussi d' « accorder aux victimes de maladies malignes le bénéfice des conséquences qui s’attache à la faute inexcusable de l’employeur, sans qu’elles soient  contraintes de recourir à la voie judiciaire   » et d' «indemniser les victimes et les ayants droit dès lorsque la maladie ou le décès a été pris en charge par un organisme de sécurité sociale», ce qui n'est pas cas aujourd'hui.
    Enfin, la Cour des comptes conseille de regrouper les contentieux sur une ou plusieurs cours d’appel. « Sous réserve d'un choix objectif de la cour d'appel, le fait d'avoir une cour d'appel unique permettrait d'avoir une jurisprudence cohérente s'imposant au Fiva, alors que celui-ci a profité jusqu'à maintenant des jurisprudences divergentes pour s'en tenir aux montants d'indemnisation les moins favorables aux victimes », notent l'Andeva et la Fnath.
     
    Amiante : les ex-dirigeants d'Eternit condamnés à 16 ans de prison au procès de Turin
    Amiante : procès d'un désastre humain et sanitaire
    Amiante : « les industriels doivent être jugés »
    Amiante : "Les coupables doivent être punis"
    Un cancer des ovaires lié à l'amiante reconnu maladie professionnelle
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    Re: Amiante

    Message par bye le Mar 25 Nov - 20:19

    Amiante : 13 000 anciens écoliers d'Aulnay-sous-Bois sont recherchés
    http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/amiante-13-000-anciens-ecoliers-d-aulnay-sous-bois-sont-recherches-23-11-2014-4315737.php

    G.B. | Publié le 23.11.2014, 12h58


    Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 8 juillet 2009. Pendant les travaux de dépollution du site du Comptoir des minéraux et matières premières, une dalle de béton avait été coulée dans la cour pour empêcher la dispersion de poussières d’amiante. | (DR.)

    Réagir

    En moins d'un mois, la lettre type a été envoyée à 3 500 personnes et autant à leur médecin, dans toute la France. On ne peut qu'imaginer la réaction des destinataires. De la surprise, d'abord, à la lecture des premières lignes : « Vous avez été scolarisé entre 1938 et 1975 dans un des trois groupes scolaires [.

    Vin soyeux, délicat et d’une très grande finesse, comment conserver ces qualités lors d’une exportation ?

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    ..] situés à proximité du Comptoir des minéraux et matières premières (CMMP) à Aulnay. » De l'inquiétude, ensuite, car il est question d'amiante et de possibles pathologies pulmonaires. Suivent des conseils : se tourner vers son médecin ou appeler la cellule d'information dédiée. Le courrier, signé par le directeur de l'agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France, devrait être adressé à 13 000 personnes d'ici la fin de l'année.

    Le dispositif est inédit en France. Pour la première fois, on cherche les victimes potentielles d'une exposition à l'amiante hors d'un cadre professionnel. L'opération, financée par l'Agence régionale de santé (ARS) à hauteur de 200 000 € — sans participation du CMMP —, vise les élèves qui allaient en classe dans le quartier quand l'usine broyait de l'amiante. Pour les retrouver, il a fallu croiser les vieux registres scolaires avec les fichiers de la Sécurité sociale. L'objectif ? Se conformer à la loi Kouchner stipulant que « toute personne a le droit d'être informée sur son état de santé ». Les destinataires, âgés aujourd'hui de 40 à 80 ans environ, ne seront pas recontactés par la suite. Ils sont libres de pratiquer des examens et de se manifester ou non auprès de la cellule d'information qui n'a reçu que cinq appels pour le moment.

    C'est bien ce qui inquiète les associations qui plaident pour un suivi bien plus rigoureux et en appellent à la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

    Les associations dénoncent un dispositif au rabais

    En vingt ans, le Collectif des riverains et victimes du CMMP a recensé à lui seul 120 cas de malades contaminés par l'amiante. « Parfois, c'étaient des gens partis d'Aulnay depuis des années qui nous appelaient parce qu'ils avaient lu un article dans le journal », explique son porte-parole, Gérard Voide. Pendant des années, le collectif a réclamé la mise en place d'un dispositif de recherche des victimes potentielles. Elles seraient 40 000, selon un rapport de 2012. Le dispositif de l'ARS ne convainc pas Gérard Voide : « Cela ne suffit pas. Il fallait prévoir des relances. On attend de nouveaux cas jusqu'en 2025 ! »

    Annie Thébaud-Mony, chercheuse et porte-parole de l'association Ban Asbestos, également très impliquée sur ce dossier, dénonce un dispositif au rabais : « On a l'impression qu'on craint de retrouver trop de victimes pouvant prétendre à une indemnisation. » Elle plaide pour un « véritable suivi tout au long de la vie. [...] C'était le moyen de faire le bilan sanitaire de cette affaire ».

    Mais les listings des anciens écoliers ne pourront être réutilisés. « Cela a été établi avec la Cnil (NDLR : Commission nationale de l'informatique et des libertés), qui autorise l'utilisation de ces adresses pour l'envoi d'un seul courrier », justifie une porte-parole de l'ARS.
    Le Parisien
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    Re: Amiante

    Message par bye le Mar 25 Nov - 20:21

    Amiante : des milliers d'ex-écoliers d'Aulnay-sous-Bois recherchés
    http://www.lepoint.fr/societe/amiante-des-milliers-d-ex-ecoliers-d-aulnay-sous-bois-recherches-23-11-2014-1883793_23.php
    Le Point - Publié le 23/11/2014 à 15:07 - Modifié le 23/11/2014 à 15:18
    Près de 13 000 anciens élèves d'Aulnay-sous-Bois sont recherchés par les autorités sanitaires, car leur école était à côté d'une usine de broyage d'amiante.
    Des enfants jouent dans la cour d'une école à Aulnay-sous-Bois le 9 octobre 2009 © Jacques Demarthon/AFP
    C'est un dispositif inédit en France. Quelque 13 000 anciens écoliers d'Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, scolarisés entre 1938 et 1975 près d'une usine de broyage d'amiante vont être contactés par les autorités sanitaires, a indiqué dimanche une association de défense des victimes. Ils devraient recevoir un courrier de l'Agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France. Selon l'AFP, la lettre exhorte ces anciens élèves de trois écoles à consulter leur médecin pour "établir un diagnostic" et éventuellement contacter une "cellule d'information dédiée" par téléphone ou par Internet.
    Les envois à destination de ces écoliers, identifiés à partir des registres des écoles, ont débuté depuis la rentrée et vont se poursuivre jusqu'à la fin de l'année, a expliqué à l'AFP Alain Bobbio, président de l'association Addeva 93 et membre du comité de pilotage chargé de favoriser "la recherche" et "le suivi" des personnes ayant vécu près de l'usine. Selon cette association, une telle recherche au niveau national est inédite. Selon Le Parisien, qui a révélé l'information, l'opération est financée par l'ARS d'Ile-de-France à hauteur de 200 000 euros.
    Les victimes peuvent déclarer des cancers
    Le Comptoir des minéraux et des matières premières (CMMP) d'Aulnay-sous-Bois a exploité un atelier de broyage de minerais, notamment d'amiante, à partir de 1938. Ces activités de broyage de l'amiante ont cessé en 1975 sur le site qui a été fermé définitivement en 1991. "Si les travailleurs du CMMP ont été largement exposés à l'amiante au cours de leur activité professionnelle, les riverains de l'usine l'ont également été du fait des poussières d'amiante émises par le CMMP dans l'atmosphère", souligne l'ARS d'Ile-de-France sur son site internet.
    En 2006, une étude avait établi un lien entre l'activité de l'usine et des cas de maladies chez d'anciens écoliers. Les principales maladies liées à une exposition à l'amiante sont des plaques pleurales, des épaississements pleuraux, des asbestoses (affection pulmonaire), voire dans les cas les plus graves des cancers (mésothéliome, cancer broncho-pulmonaire). Cette opération nationale était une "demande des associations", a précisé Alain Bobbio, tout en pointant de "profonds désaccords" avec les autorités sur la façon dont elle est mise en oeuvre.
    Non à "la destruction programmée des fichiers"
    Quatre associations de défense des victimes et des riverains ont écrit en octobre à l'ARS pour contester "la destruction programmée des fichiers" d'anciens élèves. Cette destruction est "contradictoire avec la notion même de suivi médical dans la durée des personnes exposées", estiment-elles.


    Les associations regrettent aussi "la sous-traitance de l'accueil téléphonique à une jeune société sans compétence particulière sur l'amiante" et les indicateurs retenus par l'ARS qui ne seraient pas suffisants, selon elles, pour évaluer "les pathologies repérées et l'accès effectif des victimes et les familles de victimes décédées à la réparation de leurs préjudices".
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    Re: Amiante

    Message par bye le Mar 25 Nov - 20:22

    Amiante : à la recherche de 13.000 anciens écoliers d'Aulnay
    http://www.europe1.fr/societe/amiante-a-la-recherche-de-13-000-anciens-ecoliers-d-aulnay-2297833

    Publié à 08h05, le 24 novembre 2014, Modifié à 08h05, le 24 novembre 2014



    © Des manifestations avaient déjà eu lieu en 2005 pour exiger le désamiantage de l'usine, laissée à l'abandon.

    Par Claire Rainfroy avec AFP
    De 1938 à 1975, des milliers d'enfants ont été scolarisés près d'une usine de broyage d'amiante. Les autorités sanitaires se sont lancées à leur recherche dans une opération inédite.
    Le voisinage entre ces trois écoles d'Aulnay-sous-Bois et l'usine de broyage d'amiante aura duré de 1938 à 1975. Près de quarante ans plus tard, les autorités sanitaires se lancent dans une opération inédite, à la recherche de 13.000 anciens écoliers, scolarisés dans cette ville de Seine-Saint-Denis de 1938 à 1975.
    13.000 écoliers contactés d'ici la fin de l'année. Un courrier de l'Agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France invite les anciens pensionnaires à consulter leur médecin pour "établir un diagnostic" et éventuellement contacter une "cellule d'information dédiée" par téléphone ou par internet. Un dispositif financé par l'ARS d'Ile-de-France à hauteur de 200.000 euros, selon Le Parisien, qui a révélé l'information. Ces anciens écoliers, identifiés à partir des registres des écoles, sont contactés depuis la rentrée, et devraient tous l'être d'ici la fin de l'année, selon l'association Addeva 93. Des incidences médicales établies en 2006. Le Comptoir des minéraux et des matières premières (CMMP) d'Aulnay-sous-Bois a exploité un atelier de broyage de minerais, notamment d'amiante, de 1938 à 1975. "Si les travailleurs du CMMP ont été largement exposés à l'amiante au cours de leur activité professionnelle, les riverains de l'usine l'ont également été du fait des poussières d'amiante émises par le CMMP dans l'atmosphère", souligne l'ARS d'Ile-de-France. En 2006, une étude avait établi un lien entre l'activité de l'usine et des cas de maladies chez des anciens écoliers. Les principales maladies liées à une exposition à l'amiante sont des plaques pleurales, des épaississements pleuraux, des asbestoses (affection pulmonaire). Voire dans les cas les plus graves, des cancers (mésothéliome, cancer broncho-pulmonaire).Les désaccords des associations avec les autorités sanitaires. Cette opération nationale était une "demande des associations", a précisé Alain Bobbio, président de l'association Addeva 93, tout en pointant de "profonds désaccords" avec les autorités sur la façon dont elle est mise en oeuvre. Quatre associations de défense des victimes et des riverains ont écrit en octobre à l'ARS pour contester "la destruction programmée des fichiers" d'anciens élèves. Une destruction contradictoire avec la notion même de suivi médical dans la durée des personnes exposées", estiment-elles. Les associations regrettent aussi "la sous-traitance de l'accueil téléphonique à une jeune société sans compétence particulière sur l'amiante", mais aussi les indicateurs retenus par l'ARS qui ne seraient selon elles pas suffisants pour évaluer "les pathologies repérées et l'accès effectif des victimes et les familles de victimes décédées à la réparation de leurs préjudices".
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    Re: Amiante

    Message par bye le Mar 25 Nov - 20:22

    Amiante : 13 000 anciens écoliers d'Aulnay-sous-Bois recherchés pour un dépistage
    http://lci.tf1.fr/france/societe/amiante-13-000-anciens-ecoliers-d-aulnay-sous-bois-recherches-8523151.html
    Edité par Lorelei BOQUET-VAUTOR avec AFP
    le 23 novembre 2014 à 17h45 , mis à jour le 24 novembre 2014 à 06h40.


    Amiante : Aulnay-sous-Bois à la recherche d'anciens écoliers pour un dépistage

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    aulnay-sous-bois , amiante Notre sociétéUn lourd programme de recherche a été mis en place il y a quelques mois pour retrouver la trace d'anciens élèves ayant fréquenté les écoles d'Aulnay-sous-Bois. L'objectif ? Les avertir des éventuels risques pour la santé qu'ils encourent après s'être trouvés à proximité d'une usine d'amiante.

    Les riverains vivant à proximité de l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) étaient nombreux à développer de lourdes pathologies ces dernières années. En 2007 déjà, un lien avait été établi entre les deux facteurs, mais aucune action n'avait été menée. Depuis, les autorités locales ont lancé un vaste plan de recherche pour quelques 13 000 anciens écoliers, scolarisés entre 1938 et 1975 dans les trois écoles situées à proximité du Comptoir des Minéraux et Matières Premières (CMMP). Ces deux dates correspondent au laps de temps durant lequel le CMMP a broyé de l'amiante dans un des ateliers. Or, "Si les travailleurs du CMMP ont été largement exposés à l'amiante au cours de leur activité professionnelle, les riverains de l'usine l'ont également été du fait des poussières d'amiante émises par le CMMP dans l'atmosphère", souligne L'Agence Régionale de Santé (ARS) d'Ile-de-France sur son site internet.

    Un dispositif inédit en France
    L'ARS, s'est donc vu confier une mission particulière : rechercher les anciens élèves grâce aux registres des écoles et les fichiers de la Sécurité Sociale. Ensuite, leur adresser un courrier pour les informer de la situation. Ladite lettre les invite également à consulter leur médecin afin "d'établir un diagnostic" ou de contacter une "cellule d'information dédiée" par téléphone ou par internet. Les médecins traitants concernés seront également prévenus du risque potentiellement encouru par leur patient.

    "Les envois à destination de ces écoliers [...], ont débuté depuis la rentrée et vont se poursuivre jusqu'à la fin de l'année", a expliqué Alain Bobbio à nos confrères de l'AFP. Il est le président de l'association Addeva 93 et membre du comité de pilotage chargé de favoriser "la recherche" et "le suivi" des personnes ayant vécu près de l'usine.

    Si l'on en croit l'association Addeva 93, une telle recherche au niveau national serait une première. Selon nos confrères du Parisien, qui ont révélé l'information dimanche, elle aurait un coût global de 200 000 euros environ. Un coût non négligeable mais que l'ARS ne peut outrepasser, conformément à la loi Kouchner de 2002, stipulant que "toute personne a le droit d'être informée sur son état de santé". Car le risque n'est pas anodin. En effet, les principales maladies liées à une exposition à l'amiante sont des plaques pleurales, des épaississements pleuraux, des asbestoses (affections pulmonaires), voire dans les cas les plus graves des cancers (mésothéliomes, cancers broncho-pulmonaires).

    Une démarche insuffisante
    Cette opération n'a rien d'une démarche étatique, mais répond à la "demande des associations", a précisé Alain Bobbio à nos confrères de l'AFP. De "profonds désaccords" avec les autorités sur la façon dont elle est mise en œuvre sont toutefois notables. En effet, les associations concernées dénoncent un manque de suivi sur le long terme. Car si les lettres sont envoyées aux anciens élèves, plus aucune prise de contact ne sera initiée par la suite. Peu concernées pour le moment, seules cinq personnes ont téléphoné à la cellule d'information alors que le Collectif des riverains et victimes du CMMP a recensé environ 120 cas de malades contaminés par l'amiante et estime que 40 000 personnes seraient concernées, rapportent nos confrères du Parisien. Cette cellule a d'ailleurs été confiée à la charge "d'une jeune société sans compétence particulière sur l'amiante" regrettent les quatre associations liées à ce sujet.

    D'ailleurs, selon ces dernières, les indicateurs retenus par l'ARS qui ne seraient pas suffisants, pour évaluer "les pathologies repérées et l'accès effectif des victimes et les familles de victimes décédées à la réparation de leurs préjudices".

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