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    les antidépresseurs

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    les antidépresseurs

    Message par bye le Dim 31 Aoû - 8:28

    http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-1073842,50-1087583,0.html


    SANTÉ
    Quinze médecins dénoncent l'abus d'antidépresseurs en France
    LE MONDE | 25.08.08 | 15h31 * Mis à jour le 25.08.08 | 15h31

    Quinze médecins, dont treize psychiatres, lancent un appel contre l'abus
    des antidépresseurs en France. Publié dans le numéro de septembre du
    mensuel Psychologies Magazine, le texte est signé notamment par Gérard
    Apfeldorfer, Boris Cyrulnik, Serge Hefez, William Lowenstein, Marcel
    Rufo et David Servan-Schreiber. Destiné à interpeller la société
    française, il dénonce "un triste record" et met en avant les dangers de
    cette surmédicalisation.

    En s'appuyant sur une enquête de l'Organisation mondiale de la santé
    (OMS) sur la période 2001-2003, les signataires rappellent que "21,4 %
    des Français ont consommé des médicaments psychotropes dans l'année,
    contre 15,5 % des Espagnols, 13,7 % des Italiens, 13,2 % des Belges, 7,4
    % des Néerlandais et 5,9 % des Allemands".
    Cette surconsommation a notamment été soulignée, en juin 2006, par une
    étude sur l'usage de médicaments psychotropes en France commandée par
    l'Office parlementaire d'évaluation des politiques de santé et cordonnée
    par Hélène Verdoux et Bernard Bégaud, tous deux chercheurs à l'Inserm et
    à l'université Bordeaux-II.

    "ALTERNATIVES EFFICACES"

    Les "troubles mentaux" représentent le quatrième poste des dépenses
    pharmaceutiques de l'assurance-maladie et se situent - avec 122 millions
    de boîtes vendues en 2005 - au deuxième rang en termes de prescriptions,
    derrière les antalgiques. De 300 millions d'euros en 1980, le montant
    remboursé par l'assurance-maladie pour ces produits a atteint 1 milliard
    d'euros en 2004. Un adulte sur quatre utilise un psychotrope au moins
    une fois par an. De plus, une vaste étude publiée au début de l'année a
    montré qu'en dehors des dépressions très sévères, les antidépresseurs
    les plus récents ne sont pas plus efficaces qu'un placebo.
    Face à une surconsommation qui "augmente chaque année", les signataires
    de l'appel indiquent que leur "objectif n'est pas de remettre en
    question l'aide majeure apportée par ces molécules dans le traitement
    des pathologies mentales ni dans les situations de crise aiguë. Mais il
    nous semble nécessaire et urgent d'alerter l'opinion et les pouvoirs
    publics sur les dangers de cette surmédicalisation du mal-être et sur
    l'existence d'alternatives non médicamenteuses aussi efficaces". Ils
    précisent que "les techniques ayant fait leurs preuves pour soulager la
    douleur psychique non pathologique ne manquent pas : psychothérapie,
    phytothérapie, relaxation, méditation, activité physique..."

    Paul Benkimoun
    Article paru dans l'édition du 26.08.08

    © Le Monde.fr - 26.08.08 | 14h27

    °°° Peut-être que le "Travailler moins - Vivre mieux" aiderait à
    diminuer la consommation de drogues ? °°°
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    Re: les antidépresseurs

    Message par bye le Ven 5 Juin - 19:43

    Tout ce que l'on ne vous dit pas sur les médicaments

    Le 03 Juin 2009

    Effets secondaires gravissimes, invention de maladies imaginaires, laxisme d'autorités sanitaires bienveillantes: dans un livre choc, le Dr Sauveur Boukris accuse.
    "Les médecins administrent des médicaments dont ils
    savent très peu, à des malades dont ils savent moins, pour guérir des maladies dont ils ne savent rien", écrivait Voltaire... Près de trois siècles plus tard, un médecin, Sauveur Boukris, confirme la sentence et aggrave la peine dans un
    livre édifiant, dont nous publions des extraits en exclusivité: Ces médicaments qui nous rendent malades (Le Cherche Midi). Où l'on découvre, stupéfait, les effets secondaires gravissimes de médicaments consommés couramment; l'ignorance crasse de médecins formés, le plus souvent, à la seule école de l'industrie pharmaceutique; l'invention de maladies imaginaires pour l'unique profit d'entreprises florissantes; la partialité des experts; le laxisme d'autorités
    sanitaires bienveillantes; la force d'un lobby mieux organisé que jamais...
    Entre autres bonnes nouvelles!


    "Cette industrie a changé de politique, écrit en préface de l'ouvrage le Pr Philippe Even, président de l'Institut Necker et
    farouche défenseur de l'indépendance de ses pairs (lire son interview). On a privilégié les profits immédiats, le retour sur investissement rapide; on a cherché davantage à satisfaire des actionnaires qu'à répondre aux besoins de santé des populations." Le récit circonstancié de son confrère généraliste, truffé d'anecdotes vécues et de références chiffrées, apporte de l'eau fraîche -des torrents, même- au moulin des trop rares Don Quichotte de la médecine
    moderne. Le réquisitoire mériterait aussi d'être largement entendu: gageons qu'il suscite un branle-bas de combat général. Car les Français sont particulièrement exposés à ces dérives, qui consomment chaque année de deux à six fois plus de gélules et comprimés en tout genre, ronds, carrés, oblongs ou taillés en losange, que leurs voisins européens et leurs cousins d'Amérique. Un penchant hasardeux, dont les conséquences sont loin d'être sans dommage.


    LES EXTRAITS DU LIVRE DU Dr SAUVEUR BOUKRIS:

    Morts sur ordonnance

    «Au Québec, le ministère de la Santé a évalué entre 10 et 15 % la proportion d'hospitalisations de personnes âgées liées aux médicaments. [...] Selon les experts, les médicaments seraient responsables, chaque année, de près de 100 000 morts aux Etats-Unis et de 10 000 au Royaume-Uni. Une étude américaine publiée en 1990 estimait que 5 à 20 % des
    admissions à l'hôpital étaient le résultat des effets indésirables des médicaments. Ce chiffre est probablement sous-estimé ! En 1998, une enquête du Journal of the American Medical Association révélait que 106 000 citoyens
    américains seraient morts après une utilisation de leurs médicaments dans des conditions normales, c'est-à-dire sans erreur de prescription, sans abus ni surdosage ! [...] Au cours des vingt-cinq dernières années, 10 % des nouveaux
    médicaments mis sur le marché aux Etats-Unis ont fait l'objet de retrait du marché ou de forte mise en garde. [...] 20 millions de patients aux Etats-Unis ont pris au moins un des cinq médicaments retirés du marché en raison de risques
    graves entre septembre 1997 et septembre 1998. En France, on estime le nombre de décès dus aux médicaments entre 8 000 et 13 000 par an. Deux à trois fois plus que ceux dus aux accidents de la route ! On compte près de 130 000
    hospitalisations par an dues à des médicaments. Ce sont les plus de 65 ans qui paient le plus lourd tribut et qui sont les plus touchés par ces accidents thérapeutiques. Les effets néfastes des médicaments sont deux fois plus fréquents après 65 ans, et 10 à 20 % d'entre eux conduisent à des séjours à l'hôpital. Avec l'âge, le nombre de maladies augmente et la consommation de médicaments aussi. De plus, le risque d'interaction du fait d'association de
    médicaments s'accroît!»


    Des mélanges parfois explosifs

    «On connaît tous des patients âgés prenant plus de 10, voire 15 ou 20 médicaments différents, l'un pour l'arthrose, l'autre pour l'hypertension artérielle, un troisième pour dormir, un autre pour la prostate, un cinquième pour le cholestérol, etc. Il est fréquent de constater que des personnes âgées avalent leur médicament pour dormir avec leurs anxiolytiques et prennent aussi des diurétiques pour leur hypertension artérielle. L'association de tous ces médicaments augmente le risque de chute par hypotension orthostatique : le malade se lève de son lit, sa tension artérielle chute brutalement, lui fait perdre l'équilibre et il tombe ! En particulier, l'association de tranquillisants et de diurétiques expose à ce risque de chute et de fracture ! [...] Durant l'été 2003, resté célèbre en raison de la canicule qui a fait plus de 15 000 morts en France, l'assurance-maladie d'Ile-de-France a réalisé une étude chez les personnes âgées de plus de 75 ans qui présentaient une surmortalité de 70 %. Elle s'est intéressée à la consommation de médicaments durant les mois de juin, juillet et août 2003 de 584 099 personnes âgées de plus
    de 75 ans, dont 5 560 sont mortes pendant cette canicule. Plus d'un tiers des personnes âgées avaient pris un médicament psychotrope durant ces mois-là (neuroleptiques, antidépresseurs, tranquillisants ou hypnotiques).»


    Des enfants et des adolescents traités avec des antidépresseurs

    «Comme chez l'adulte, les effets indésirables des médicaments survenant chez les enfants sont une cause fréquente de maladie et d'hospitalisation. Une étude allemande réalisée en 2005 a mis en évidence des effets indésirables de médicaments chez 12 % des enfants hospitalisés. On estime que 2 % des admissions d'enfants dans les services d'urgences concernent un effet indésirable médicamenteux. [...] Ce sont les enfants de moins de 1 an qui
    sont les plus touchés. [...] En 2005, la Caisse d'assurance-maladie de l'Aude a publié une étude réalisée à partir des demandes de remboursement de médicaments prescrits durant l'année 2001. Plus de 1 000 prescriptions concernaient des AINS [NDLR : anti-inflammatoires non stéroïdiens] dont le choix n'était pas adapté à l'âge de l'enfant. 108 prescriptions contenaient de la niaprazine (Nopron), substance classée dans la famille des antihistaminiques commercialisés pour les
    troubles du sommeil de l'enfant. L'âge moyen des enfants était de 1,5 an alors que le Nopron est contre-indiqué chez les enfants de moins de 3 ans ! [...] Enfin, 570 prescriptions concernaient l'eucalyptol (Calyptol inhalant). Ce médicament est contre-indiqué chez les moins de 12 ans en raison du risque de convulsions. [...] En 2003, l'Agence anglaise du médicament a estimé que 30 000 à 40 000 enfants et adolescents ont été traités par des antidépresseurs alors
    qu'aucun de ces médicaments n'avait obtenu d'autorisation pour cette tranche de la population!»


    Des calmants hallucinogènes

    «En 2007, en Australie, le système de pharmacovigilance a alerté les médecins sur les troubles neuropsychiatriques
    provoqués par le zolpidem (Stilnox), de la famille des hypnotiques. Les troubles observés sont les hallucinations (104 cas) et les amnésies (62 cas). Mais le plus grave et le plus inquiétant, c'est la survenue de somnambulisme avec des comportements étranges ou inappropriés. [...] Une patiente a été observée en train de manger devant son réfrigérateur ouvert... alors qu'elle dormait. Elle a grossi de 23 kilos en sept mois. Un patient s'est réveillé avec un pinceau dans la main : il venait de peindre la porte d'entrée en dormant ! Enfin deux autres cas ont été signalés: des patients ont conduit leur véhicule alors qu'ils dormaient!»


    Les effets secondaires peuvent être ravageurs

    «Pratiquement toutes les classes thérapeutiques peuvent induire des effets secondaires graves, voire mortels, surtout lorsqu'ils surviennent chez des personnes âgées ou fragiles. Les anti-inflammatoires utiles dans les poussées d'arthrose peuvent provoquer des hémorragies digestives ou des
    ulcères gastro-duodénaux. Les antalgiques aussi facilement prescrits ou consommés que le paracétamol (Doliprane, Efferalgan, Dafalgan, etc.) peuvent induire des hépatites graves, dont certaines sont fulminantes, voire mortelles.
    Les psychotropes, dont la France détient le record européen de consommation, sont responsables de 10 à 30 % des hospitalisations en urgence, surtout chez les personnes âgées. Les antibiotiques, dont là encore les Français sont les
    champions de la prescription, induisent des accidents cutanés de type allergique et, pour certains d'entre eux, des problèmes hématologiques ou rénaux. Il est essentiel de connaître les effets secondaires d'un médicament pour les dépister et prévenir les risques ! Il y a des effets indésirables fréquents mais bénins ; il y a des effets secondaires rares mais graves. [...] L'acné chez les adolescents est banale ; le traitement par l'isotrétinoïne (Roaccutane) des laboratoires Roche peut provoquer des troubles psychiques graves. En mars 2007, la FDA [NDLR : Food and Drug Administration, autorité sanitaire américaine] avait déjà signalé l'existence de troubles psychiques chez des patients prenant du Roaccutane ; entre 1982 et mai 2000, elle avait recensé 37 cas de suicide (24 pendant le traitement et 13 après), 110 hospitalisations pour dépression, idées suicidaires ou tentative de suicide et 284 cas de dépression sans
    hospitalisation!»





    Dernière édition par bye le Ven 5 Juin - 19:54, édité 1 fois
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    Re: les antidépresseurs

    Message par bye le Ven 5 Juin - 19:45

    Tout ce que l'on ne vous dit pas sur les médicaments
    ( suite )

    Quand Le sevrage nuit à la santé


    «En 2001, un médicament est mis sur le marché: le
    bupropion (Zyban). C'est une substance proche d'un psychostimulant amphétaminique. La dénomination commune internationale est l'amfébutamone, et cette molécule était autrefois commercialisée comme
    anorexigène coupe-faim amphétaminique sous le nom de Tenuate Dospan, de Moderatan, de Prefamone Chronules, médicaments retirés du marché en 1999 en raison du risque d'hypertension artérielle pulmonaire et de risques cardiaques. Aux Etats-Unis, l'amfébutamone est commercialisée depuis 1997 pour le sevrage tabagique. En France, son autorisation de mise sur le marché n'a été accordée qu'en 2001 sous réserve d'une surveillance destinée à poursuivre l'évaluation du potentiel de
    pharmacovigilance. Ce médicament a une efficacité modeste, mais son succès dépend de la posologie : plus on augmente la dose du bupropion, plus le taux de réussite de sevrage tabagique s'accroît. En revanche, les effets secondaires ne sont pas mineurs : sur 1 237 cas d'effets secondaires rapportés au centre de pharmacovigilance d'Australie, on compte 427 cas de troubles psychiques (anxiété, dépression, agitation) et 406 cas de troubles neurologiques
    (tremblements, convulsions, céphalées). On a décrit des risques accrus de cauchemars. En dehors de ces risques psychiques, il existe aussi des réactions allergiques graves qui surviennent dix à vingt jours après le début du traitement : réaction d'urticaire, d'oedème, de démangeaisons.
    Enfin, des cas d'hypertension artérielle ont été rapportés.»


    Des dangers du pamplemousse associé à un médicament

    «L'efficacité d'un médicament peut être altérée lorsqu'il est associé à des aliments qui augmentent ses effets secondaires.
    L'exemple le plus typique est le jus de pamplemousse ! L'absorption intestinale de certains médicaments est régulée par la présence d'une molécule chimique appelée cytochrome P450. Certaines substances contenues dans le pamplemousse [...] augmentent l'absorption intestinale des
    médicaments. Les conséquences sont une majoration de leurs effets secondaires équivalant à un surdosage ! Les
    médicaments à risque sont la simvastatine (Lodales et Zocor) utilisée pour faire baisser le taux de cholestérol dans le sang et, dans une moindre mesure, l'atorvastatine (Tahor). Un jus de pamplemousse pris en même temps que la simvastatine peut multiplier par 15 l'absorption du médicament et
    provoquer des atteintes musculaires graves ! Des cas de rhabdomyolyses ont été décrits lors de l'association de statines avec le jus de pamplemousse. De même, la prise
    simultanée de jus de pamplemousse et de traitements immunosuppresseurs préconisés contre le rejet de greffes risque d'endommager le rein!»


    Des remèdes pires que les maux

    «Catherine, 38 ans, vient consulter pour perdre du poids et en particulier quelques centimètres au niveau de la taille et des hanches. Je l'examine et, en effet, son indice de masse corporelle (IMC) et son périmètre abdominal sont élevés. Je lui prescris Acomplia, un nouveau médicament indiqué
    contre l'obésité. Quelques jours après, elle est en dépression ! Elle m'appelle et se plaint d'être fatiguée, de ne pas avoir la force de se lever, d'avoir les larmes faciles et d'être plus irritable. Elle ne se reconnaît plus et dit ne pas avoir d'énergie pour s'occuper de ses deux enfants. Je ne comprends pas ce qui se passe, d'autant que je connais bien cette patiente :
    Catherine P. est une personne tonique et dynamique, toujours en mouvement. Je lui demande de faire des analyses
    de sang pour vérifier qu'il n'existe pas d'anomalie particulière, et je ne trouve rien. Quelques jours plus tard, je fais le rapprochement avec le médicament prescrit et je l'appelle : "Madame, prenez-vous toujours de l'Acomplia ? - Oui, bien sûr. Je le prends tous les matins. - Alors,
    vous allez l'arrêter dès aujourd'hui ! - Mais pourquoi ?
    demande-t-elle, inquiète. - Je pense que c'est l'Acomplia qui a provoqué votre dépression !"


    Quelques jours plus tard, après l'arrêt du médicament, elle retrouve son énergie et son dynamisme. Prendre un médicament pour maigrir et tomber en dépression, traiter une infection urinaire banale et avoir une tendinite du pied, avaler un tranquillisant et avoir des troubles de la
    mémoire, voilà des exemples concrets d'iatrogénie médicamenteuse.»


    Beaucoup d'innovations n'en sont pas

    «Le nombre de nouveaux médicaments mis sur le marché
    par chaque grande firme est passé de 12 entre 1990 et 1995 à 7 entre 1996 et 2000. Le nombre de médicaments anciens génériques est désormais plus important que celui des nouveaux. D'année en année, la source de médicaments nouveaux se tarit ! Sur 100 médicaments mis sur le marché,
    près de 80 % d'entre eux ne sont que des copies de produits déjà existants. [...] Le terme d'innovation est pourtant souvent utilisé par les laboratoires pharmaceutiques lors du lancement d'un nouveau produit. Nouveau, innovation, innovant, sont les mots employés par les publicités. De quoi s'agit-il ? D'une innovation commerciale, technologique
    ou d'un réel progrès thérapeutique ? [...]
    L'industrie pharmaceutique, soucieuse de son image de modernité, plaque l'innovation à toutes les sauces afin de justifier le prix trop élevé des médicaments et de donner un aspect luisant à des médicaments qui n'apportent rien de neuf ! [...] La très grande majorité des "nouveaux médicaments" ne sont, en réalité, que des modifications de
    médicaments plus anciens ! On modifie un radical chimique, on tourne la même molécule et on obtient un médicament "nouveau", que l'on appelle le médicament "me too". [...] Les médicaments sont quasi identiques, ce sont des copies de molécules déjà existantes. Grâce à une forte promotion et des dépenses considérables en publicité, on tente de
    conquérir une part du marché. Plus le marché est lucratif et plus les laboratoires cherchent à s'engouffrer dans ce créneau porteur en présentant aux médecins prescripteurs des molécules prétendument nouvelles ou des médicaments prétendument supérieurs en efficacité ou en tolérance ! [...] Le laboratoire n'a pas à prouver que le "nouveau" médicament est plus efficace que ceux existant déjà mais qu'il est meilleur qu'un placebo. Autrement dit, les essais cliniques doivent prouver que le médicament utilisé a une meilleure efficacité qu'une pilule vide.»





    Dernière édition par bye le Ven 5 Juin - 19:59, édité 1 fois
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    Re: les antidépresseurs

    Message par bye le Ven 5 Juin - 19:47

    Tout ce que l'on ne vous dit pas sur les médicaments
    ( suite )

    Le traitement de la
    ménopause provoque l'incontinence


    «Contrairement à une idée largement répandue selon
    laquelle le traitement hormonal
    substitutif de la ménopause aurait un effet bénéfique sur l'incontinence
    urinaire, il a été montré, au contraire, que ce trouble de la vessie serait un
    effet indésirable de ces traitements. A partir d'une analyse de données portant
    sur plus de 20 000 femmes réalisée en février 2005 (essai Women's Health
    Initiative), il a été montré une augmentation de la fréquence des incontinences
    urinaires chez les femmes ménopausées sous

    traitement hormonal substitutif
    (association d'oestrogène et de progestérone) par rapport à un groupe placebo.
    Et, surprise, chez des femmes jusque-là sans histoire sur le plan vésical, la
    fréquence des incontinences urinaires survenues

    dans un délai d'un an a été de 16 %
    sous oestroprogestatif contre 9 % sous placebo.»


    Sans ordonnance, mais pas sans risque!

    «En France, depuis le 1er juillet 2008, la vente de
    certains médicaments est autorisée en accès libre au public. Les laboratoires
    ont fait pression pendant des années auprès des pouvoirs publics pour accéder à
    ce marché de près de 2 milliards d'euros et de 423 millions de boîtes vendues
    en

    2007. [...] Les avantages pour les
    compagnies harmaceutiques sont surtout financiers, car les prix des médicaments
    d'automédication sont libres (ce qui permet de réaliser des marges
    substantielles), et ces médicaments peuvent faire l'objet de communication
    auprès du grand public. [...] Pour que l'automédication soit efficace, il faut
    que les patients ne soient pas trop malades (ni trop fragiles). [...] Prenons
    l'exemple du mal de gorge. [...] Si le malade utilise

    des anti-inflammatoires comme
    l'ibuprofène, cela n'est pas sans risque. [Ce produit peut] altérer la fonction
    rénale et chez les patients cardiaques ou déshydratés, ou chez ceux prenant
    déjà des médicaments, l'insuffisance rénale peut être grave.»


    Certains médicaments provoquent des crises de foie

    «Le foie est l'organe du corps humain particulièrement
    visé par les médicaments car c'est souvent là que passent les

    métabolites. C'est la grande usine
    d'épuration des produits en général et des médicaments en particulier. De tous
    les cas d'hépatite aiguë, 10 % sont d'origine médicamenteuse. Chez les femmes
    de plus de 50 ans, ce chiffre atteint 40 %. [...] Le nombre de médicaments
    incriminés dans des cas d'hépatite approche le millier. Les spécialistes sont
    formels : devant une hépatite d'origine indéterminée, tout médicament doit être

    suspecté!»


    Y a-t-il un pilote dans l'avion?

    «La revue Prescrire, indépendante des laboratoires
    pharmaceutiques et riche de plus de
    30 000 abonnés, pose directement la question: "L'Agence française de
    sécurité sanitaire des produits de santé [Afssaps] est-elle avant tout au
    service des patients ou au service des firmes

    pharmaceutiques ?" Et pour
    illustrer ces propos, elle cite des exemples. A partir de quatre médicaments
    (Di-Antalvic, Agréal, Mediator et les coxibs), la rédaction de la revue
    Prescrire attaque l'Afssaps en lui reprochant sa lenteur

    excessive dans ses prises de position
    et son opacité. [...] Ainsi, le Di-Antalvic : ce médicament, très connu et
    largement prescrit [...], est un mélange de dextropropoxyphène et de
    paracétamol. [...] Il peut entraîner des troubles respiratoires et perturber le
    rythme cardiaque. En Suisse et en Suède,

    ce médicament a été retiré en raison
    du risque d'intoxication mortelle. Aux Etats-Unis, l'association de
    consommateurs Public Citizen a présenté à l'Agence américaine du médicament une
    pétition demandant le retrait des médicaments contenant du dextropropoxyphène
    au vu des données du réseau Drug Abuse Warning Network, qui a recensé 2 110
    décès accidentels entre 1981 et 1990. En Angleterre et au pays de Galles, il
    est prévu que les autorisations de mise sur le marché des associations
    contenant du dextropropoxyphène soient retirées. En France, on a enregistré des
    décès mais le médicament n'est pas (encore) retiré ! Selon la Caisse nationale
    d'assurance-maladie, l'association dextropropoxyphène et paracétamol était au
    deuxième rang des médicaments les plus prescrits en 2006 avec environ 48
    millions de boîtes.»


    Les médecins téléguidés?

    «Toutes les données reçues [par les médecins] sur le
    médicament sont délivrées par la
    visite médicale, par la presse, par des congrès, par des experts
    universitaires. Au centre de ce dispositif se trouve l'industrie pharmaceutique
    ! [...] Les laboratoires financent les sources d'information et les moyens de
    la diffuser. Les dépenses de promotion réalisées

    par l'industrie pharmaceutique en
    France sont estimées à 12 ou 13 % du chiffre d'affaires, soit près de 3
    milliards d'euros. La grande majorité de ce budget est consacrée à la visite
    médicale (75,8 %), puis vient la publicité (13,4 %), les congrès (8,6 %) et les
    échantillons (2,2 %). [...] La visite médicale est une véritable machine de
    guerre. Une enquête réalisée en 2007 sur 60 000 médecins généralistes montre
    que 20 % d'entre eux ont reçu plus de 40 visites dans le mois, 45 % de 11 à 40
    visites et 32 % de 1 à 10 visites. Seuls 3,2 % des médecins interrogés n'ont
    reçu aucune visite dans le mois. On estime à 330 le nombre moyen de visites
    reçues chaque année par un médecin généraliste, soit 33 par mois environ, soit
    près de 2 par jour ! [Les visiteurs médicaux] étaient 9 000 durant l'année 1975
    et sont passés à 17 500 en 1998 puis à 21 000 en 1999 pour atteindre 23 250 en
    2005. [...] Aux Etats-Unis, dans l'affaire Vioxx, la commission de la Chambre
    des représentants, en analysant la stratégie

    commerciale du produit, a montré que
    le laboratoire avait donné des directives à son réseau de visite médicale pour
    minorer les risques cardio-vasculaires du médicament.»
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    Re: les antidépresseurs

    Message par bye le Ven 5 Juin - 19:49

    Tout ce que l'on ne vous dit pas sur les médicaments
    ( suite et fin )

    Les experts sous influence...


    «La question de l'impact des conflits d'intérêts est
    rarement abordée en France dans les milieux médicaux. De quoi s'agit-il ? De
    relations étroites et financières entre les professionnels de santé et
    l'industrie pharmaceutique. La question qui se pose est de savoir si les
    experts appelés par les autorités sanitaires ont des intérêts particuliers dans
    les

    firmes pharmaceutiques. A tous les
    échelons de l'élaboration du médicament, les relations entre experts et firmes
    pharmaceutiques sont très étroites, et ce qui les rapproche est sonnant et
    trébuchant ! [L'Afssaps] fait appel à des experts pour évaluer les médicaments.
    En 2005, elle a eu recours à 1 800 experts externes qui devaient déclarer les
    intérêts financiers qui les unissaient avec les firmes pharmaceutiques. Si l'on
    analyse le rapport des déclarations

    d'intérêt 2005, on observe que 135
    experts (soit 12 %) n'ont jamais fait parvenir de déclarations d'intérêt ! 283
    ont déclaré n'avoir aucun lien avec une entreprise du médicament. Un grand
    nombre d'experts sollicités et consultés sont liés à l'industrie pharmaceutique
    : 30 % ont plus de cinq contrats en cours avec les laboratoires et 10 % en sont
    actionnaires ! [...] En Angleterre, sur les 38 membres de la Commission
    nationale de pharmacovigilance du Royaume-Uni, 19 ont

    reçu des paiements directement de la
    part des firmes pharmaceutiques et, sur les 19 qui n'avaient pas d'intérêt
    personnel, 10 ont déclaré avoir reçu des fonds de façon indirecte.»


    .. et les autorités sous pression

    «En 2002, les dix principales firmes pharmaceutiques
    ont investi 55,8millions de dollars
    dans leur travail de lobbying aux Etats-Unis. Au Congrès américain, on compte
    675 lobbyistes qui travaillent pour les intérêts de l'industrie pharmaceutique,
    soit sept lobbyistes pour chaque sénateur ! Que se passe-t-il en Europe ? Plus
    de 3 000 groupes d'intérêts

    disposent d'un bureau permanent dans
    le centre de Bruxelles. En 1992, la Commission européenne estimait que plus de
    10 000 lobbyistes professionnels étaient actifs à Bruxelles ou à Strasbourg !
    Actuellement, 500 grandes entreprises ont leur propre représentation à
    Bruxelles. 130 bureaux d'avocats se

    sont spécialisés dans les affaires
    juridiques européennes.»


    L'Europe du médicament est opaque

    «Comme toutes les institutions européennes, l'Agence
    européenne du médicament [Emea] est
    tenue à la transparence de ses décisions. La réalité est bien différente : les
    documents publiés, les Epar (European public

    assessment reports), ne font jamais
    état des divergences d'opinion entre les experts. Par conséquent, si une
    minorité est en dé saccord avec la décision prise, les professionnels de la
    santé et les patients n'en savent rien ! Autre remarque : les décisions
    concernant les effets indésirables des médicaments, le retrait du marché, les
    interactions médicamenteuses sont émises sans justification et sans que les
    médecins ou les patients puissent avoir accès au moindre document ! Cette
    opacité des institutions, ce manque de transparence, le fait que les rapports
    sur la surveillance des effets indésirables des médicaments ne soient pas
    rendus publics, jettent un discrédit sur l'institution qui prend des décisions
    et entretiennent le doute sur la fiabilité des mesures prises. [...] Par
    ailleurs, les agences du médicament, qu'elles soient nationales ou européenne,
    dépendent financièrement des firmes pharmaceutiques ; ce sont les industriels
    du médicament qui versent des redevances lors des demandes de mise sur le
    marché. Ces redevances représentent plus de 70 % du budget de ces agences. La
    part industrielle du budget de l'Emea est passée de 53 % en 1998 à 69,46 % en
    2002 et à plus de 70 % aujourd'hui!»


    Les labos créent des malades imaginaires

    «Les laboratoires mettent au point des médicaments
    pour combattre des maladies mais
    fabriquent aussi des troubles pour développer un marché pour leurs médicaments.
    Les laboratoires pharmaceutiques inventent des médicaments pour sauver des vies
    humaines et réduire les souffrances, mais ils ne se contentent pas de vendre à
    ceux qui en ont besoin. Grâce à des budgets publicitaires colossaux et des
    campagnes de promotion efficaces, les firmes

    pharmaceutiques jouent sur nos peurs
    : peur de la mort, de la maladie, de la déchéance physique ou psychique, pour
    vendre des médicaments ! Des troubles mineurs sont décrits comme des affections
    graves : la timidité, par exemple,

    devient ?un trouble d'anxiété
    sociale?, la tension prémenstruelle devient ?un trouble dysphorique
    prémenstruel?. Etre un sujet à risque pouvant développer une

    pathologie devient une pathologie en
    soi ! Les stratégies marketing des firmes pharmaceutiques ciblent ainsi les
    bien-portants. [...] Un exemple de ce dérapage des laboratoires est celui du
    ?marché du dysfonctionnement sexuel féminin?. Il fallait y penser ! Après le
    succès du sildénafil (Viagra), lancé en 1998, où le laboratoire Pfizer a vendu,
    dans le monde, plus de 1,5 milliard de ces pilules

    bleues, ce même laboratoire a voulu
    multiplier par deux son ?marché? en cherchant l'équivalent pour les femmes.»


    Source :http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/tout-ce-que-l-on-ne-vous-dit-pas-sur-les-medicaments_764792.html

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