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    Drogue

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    Drogue

    Message par admin le Lun 26 Nov - 0:37

    Comment lutter contre l’usage de drogues ? Sommes-nous suffisamment informés ? Les campagnes de préventions sont-elles suffisantes ? Faut-il faire une différence entre le trafic et la consommation de drogue ? Comment expliquez-vous l’augmentation de la consommation de cocaïne et l’engouement pour l’héroïne ? Avez-vous déjà consommez de la drogue ? Pourquoi ? Vous en êtes-vous sorti ? Comment ?
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    Re: Drogue

    Message par bye le Dim 23 Mar - 14:57

    Interdit depuis quarante ans, le plus puissant des hallucinogènes va être testé en Suisse pour atténuer les douleurs et les angoisses de personnes gravement malades

    Pourquoi le LSD va-t-il être réutilisé en Suisse?


    La Confédération l’a confirmé mardi: elle a donné son feu vert à une étude médicale pilote avec prise
    de LSD par des «cobayes» humains. Une première dans le monde depuis trente-cinq ans.


    Le but est de savoir si cet hallucinogène peut avoir des effets positifs s’il est administré dans le
    cadre d’une psychothérapie. Et si la drogue peut être prise sans risque.


    L’étude sera menée par le psychothérapeute soleurois Peter Gasser, 48 ans, qui traitera douze patients atteints de maladies graves, comme un cancer. Selon lui, le LSD devrait permettre d’apaiser leur peur de la mort comme leurs douleurs.

    L’expérience durera deux ans. Accompagné du thérapeute, chaque patient recevra deux doses «moyennes» de LSD durant deux journées. La drogue devrait permettre d’accélérer la thérapie.

    Le projet sera présenté et détaillé lors du prochain World Psychedelic Forum, qui se tient du
    21 au 24 mars à Pâques. www.psychedelic.info
    Qui a inventé cette drogue?
    Découverte En 1938, le jeune chimiste bâlois Albert Hofmann effectue des recherches sur les applications médicales de l’ergot de seigle (un champignon) pour le laboratoire Sandoz. Il synthétise alors pour la première fois du LSD.
    «Bad trip» En avril 1943, il se rend compte du puissant hallucinogène qu’il a découvert. Il décide d’en avaler et se retrouve plongé dans unvrai«badtrip»:angoisses,hallucinations cauchemardesques, peur de mourir. Il croit même sortir de son corps.
    Certitudes Selon lui, ces effets sont dus à un surdosage. Par la suite, le savant suisse a toujours mis la population en garde contre les dangers du LSD. Mais a toujours pensé que cette drogue qui «révèle l’âme» pouvait avoir une utilité thérapeutique.
    Repos
    Aujourd’hui, à 102 ans, Albert Hoffmann vit tranquillement non loin de Bâle.
    Est-ce un produit à la mode?
    Aspect Le LSD, illégal en Suisse depuis 1973, se consomme sous forme de capsules ou comprimés. Mais plus fréquemment en liquide, qui est appliqué sur des feuilles de gélatine, du papier buvard ou du carton imprimé, qui peuvent prendre toutes sortes d’aspects.
    Rare
    Le LSD ne court plus les rues. Selon une enquête de 2006, 1% des écoliers suisses de 15 ans disent en avoir déjà pris. Une faible consommation confirmée par les statistiques policières: en 2006, 131 dénonciations pour consommation de LSD ont été recensées, contre près de 34 000 pour le cannabis.
    Mais dangereux Le LSD entraîne peu d’accoutumance mais provoque des modifications des perceptions du temps et de l’espace, des visions. Il peut aussi engendrer palpitations, vomissements ou même l’arrêt du cœur. Ou encore des troubles psychiques durables et des dépressions. De nombreux suicides ont été constatés, par exemple des personnes sautant par la fenêtre car elles se croyaient capables de voler.
    Intérêt Le LSD permettrait d’élargir son champ de conscience, de mieux se connaître ou de provoquer des expériences mystiques. Pour ces propriétés, il est adopté par les hippies et les Américains se réclamant de la Beat Generation ou du psychédélisme dès le début des années soixante.
    Influence Porté et prôné par son pape, Timothy Leary, un psychologue qui en distribuait à ses étudiants, le LSD a marqué son époque. On trouve des adeptes de cet hallucinogène parmi les écrivains: Jack Kerouac, Allen Ginsberg, William S. Burroughs ou Aldous Huxley («Le meilleur des mondes»), qui en aurait pris sur son lit de mort. Parmi les musiciens: Jim Morrison, des Doors, les Beatles, Jimi Hendrix ou Bob Dylan. Ou des acteurs comme Cary Grant.
    Interdiction En 1966, le LSD a été interdit en Californie par Ronald Reagan, le gouverneur de l’époque. Puis il a été prohibé dans tout le pays.Source: Le Matin


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    Re: Drogue

    Message par admin le Mar 25 Mar - 10:05

    Des grandes pointures de la littérature et de la musique (voir même du cinéma américain) anglosaxone... mais la plupart sont morts de façon plutôt... violentes

    Les plus drogués :
    Jimi Hendrix (42-70 = 28 ans mort certainement d'une overdose étouffé par son propre vomi)

    Jim Morrison (43-71 = 28 ans état de santé dégradé, mort dans des circonstances encore mal définies)

    Jack Kerouac (22-69 = 47 ans mort d'une hémorragie par rupture de varices œsophagiennes)

    George Harrison (43-01 = 58 ans cancer des voies respiratoires et tumeur au cerveau)

    Les uns peu moins drogués ... Ceux qui ont vécu le plus longtemps...

    Aldous Huxley (1894-63 = 69 ans mort sans pourvoir parler)

    Allen Ginsberg (26-97 = 71 ans mort cancer du foie)

    Cary Grant (04-86 = 82 ans mort d'un accident vasculaire cérébral)

    William S. Burroughs (14-97 = 83 ans mort complication liée à une crise cardiaque)

    Le moins chanceux :
    John Lennon des Beatles (40-80 = 40 ans mort assassiné)

    Les autres moins drogués et moins alcoolisés, calmés du moins parait-il, sont encore en vie... Bob Dilan (41-) et les 2 derniers ex-Beatles Ringo Starr (40-) et Paul McCartney (42-).

    Etranges que tous ces artistes prônant la "Liberté" se sont rendus volontairement (?!) "Esclave" de l'alcool et de la drogue !
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    Re: Drogue

    Message par Rabasse du sud le Mar 25 Mar - 11:00

    claude françois mort d'une overdose d'électricité nucléaire !
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    bye
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    Re: Drogue

    Message par bye le Mar 25 Mar - 11:54

    Bettina a écrit:Des grandes pointures de la littérature et de la musique (voir même du cinéma américain) anglosaxone... mais la plupart sont morts de façon plutôt... violentes

    Les plus drogués :
    Jimi Hendrix (42-70 = 28 ans mort certainement d'une overdose étouffé par son propre vomi)

    Jim Morrison (43-71 = 28 ans état de santé dégradé, mort dans des circonstances encore mal définies)

    Jack Kerouac (22-69 = 47 ans mort d'une hémorragie par rupture de varices œsophagiennes)

    George Harrison (43-01 = 58 ans cancer des voies respiratoires et tumeur au cerveau)

    Les uns peu moins drogués ... Ceux qui ont vécu le plus longtemps...

    Aldous Huxley (1894-63 = 69 ans mort sans pourvoir parler)

    Allen Ginsberg (26-97 = 71 ans mort cancer du foie)

    Cary Grant (04-86 = 82 ans mort d'un accident vasculaire cérébral)

    William S. Burroughs (14-97 = 83 ans mort complication liée à une crise cardiaque)

    Le moins chanceux :
    John Lennon des Beatles (40-80 = 40 ans mort assassiné)

    Les autres moins drogués et moins alcoolisés, calmés du moins parait-il, sont encore en vie... Bob Dilan (41-) et les 2 derniers ex-Beatles Ringo Starr (40-) et Paul McCartney (42-).

    Etranges que tous ces artistes prônant la "Liberté" se sont rendus volontairement (?!) "Esclave" de l'alcool et de la drogue !

    Chère Bettina, il n'est pas certain que les artistes que tu cites , tout en prônant un univers libéré, apprécient pleinement celui-ci.Et c'est justement parce qu'ils veulent s'en libérer qu'ils choisissent ces adjuvants.
    Maintenant, et tu as raison, est-ce vraiment une libération ?J'en doute fort.

    Là-dessus, vient se greffer l'envie de transgresser l'ordre moral, de côtoyer l'interdit, sans nuire directement à autrui.
    Après tout, Verlaine, Baudelaire, et quelques autres ont choisi de fuir le monde obscène dans lequel ils vivaient, dans l'absinthe et autres sources de vertiges. ( nous vivons ?).

    L'extrême sensibilité de ces poètes, musiciens leur rend insoutenable ce monde.Comment calmer cette douleur ?

    C'est un peu le but que se propose l'expérience en cours en Suisse; dans quelle mesure, et avec d'infinies précautions, le L.S.D. peut-il être prescrit pour des personnes souffrant d'atroces douleur ( cancer, peur de la mort,.. ).

    Puis vient s'ajouter l'élargissement du champ des consciences: il est indéniable que des artistes comme le peintre Basquiat, le poète Michaux,.. auraient péniblement atteint la force et la lisibilité de leur propre intériorité sans les aides ou accélérateurs de conscience, de lucidité qu'ils se sont greffées.

    Perso, je pense que la meilleure drogue, c'est l'univers de sons, de couleurs, de pubs, dans lequel nous sommes plongés.Se rayer les tempes sur les murs d'une ville, provoque des vibrations, des voyages peints. C'est la folie urbaine, dans laquelle il faut se cramponner car elle secoue très fort.
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    Re: Drogue

    Message par bye le Dim 31 Aoû - 8:51

    *L'Argentine veut dépénaliser la consommation de drogue*

    AFP 30.07.08 | 17h32
    http://mapinc.org/temp/18AjGI4YjcTq6.html
    http://www.lepost.fr/article/2008/07/30/1233700_vers-la-depenalisation-de-la-consommation-de-drogue-en-argentine.html


    Le gouvernement argentin va présenter avant la fin de l'année un projet
    de loi visant à dépénaliser la consommation de drogue et mieux combattre
    les trafiquants, a annoncé mercredi le ministre de la Justice Anibal
    Fernandez. "Ca ne me plait pas qu'on condamne quelqu'un qui est en
    situation de dépendance comme s'il était un criminel", avait déclaré
    mardi soir la présidente argentine Cristina Kirchner lors de la
    présentation d'une enquête nationale sur la consommation de stupéfiants
    et d'alcool. La possession et la consommation de drogue est un délit en
    Argentine et la majorité des procès concernent les consommateurs et non
    les trafiquants, même si les juges prononcent en pratique peu de
    condamnations à leur encontre. Le gouvernement "cherche une législation
    moderne, intelligente", dont l'idée est "d'appliquer une politique de
    soins" pour les personnes dépendantes et "de forte répression pour le
    trafic de produits ou substances illicites et contre le blanchiment de
    l'argent de la drogue", a expliqué le ministre de la Justice, interrogé
    par une radio argentine. Un comité scientifique d'experts, dirigé par un
    procureur spécialiste des enquêtes sur le trafic de drogue dans les
    bidonvilles de Buenos Aires, travaille déjà depuis trois ans à
    l'élaboration de ce projet. Selon l'enquête nationale présentée mardi
    par Mme Kirchner, le plus grave problème en Argentine est l'alcool,
    présent dans de nombreux délits, accidents de la route ou morts
    accidentelles, de manière nettement plus importante que la drogue. Le
    "paco", un dérivé peu coûteux de la cocaïne fait toutefois des ravages
    dans les bidonvilles où des bandes de narcotrafiquants font parfois la
    loi. L'Argentine est aussi un pays de transit et de trafic vers l'Europe
    ou les Etats-Unis. Environ 10% de la population masculine du pays (24%
    pour Buenos Aires) ont reconnu avoir déjà consommé de la marijuana,
    selon cette enquête.
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    une petite feuille verte nommée coca

    Message par bye le Dim 31 Aoû - 9:18

    * Une petite feuille verte nommée coca *




    * 04.08.2008

    *La Bolivie et le Pérou ont vigoureusement rejeté le dernier rapport de
    l'Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) qui, le 5
    mars, leur a intimé l'ordre d'interdire la production et la consommation
    de la feuille de coca. Depuis 1961, la « communauté internationale »
    s'acharne sur cette plante. Elle sert, certes, de matière première à la
    fabrication de la cocaïne et alimente le narcotrafic. Mais elle possède
    aussi des vertus nutritives et pharmaceutiques reconnues.*

    « Vous connaissez beaucoup de plantes, vous, qui fournissent plus de
    calcium que le lait, plus de fer que les épinards et autant de phosphore
    que le poisson ? » Mme Nieves Mamani est membre de l'une des six
    fédérations syndicales du Trópico de Cochabamba, dans le Chapare
    bolivien. Le chômage et le manque de compétitivité des autres produits
    agricoles l'ont contrainte, comme des centaines de milliers de paysans
    andins, à faire de la production de coca sa principale source de
    subsistance. « Tous nos espoirs se fondent sur la possibilité de la
    commercialiser partout dans le monde, précise Mme Mamani. Cela nous
    assurerait non seulement une sécurité économique, mais aussi la garantie
    de ne plus être à la merci des narcotrafiquants. » Oui, mais...

    Une fois de plus, l'Organe international de contrôle des stupéfiants
    (OICS) (1) vient de qualifier la coca d'« illicite », dans son rapport
    du 5 mars dernier. L'OICS y appelle de nouveau « la Bolivie et le Pérou
    à envisager de modifier leur législation nationale pour supprimer ou
    interdire les activités contraires à la convention de 1961 [voir «
    Quelques étapes »], comme la mastication de la feuille de coca et la
    fabrication de maté de coca et d'autres produits contenant des
    alcaloïdes pour la consommation intérieure ou pour l'exportation (2) ».

    Pour le gouvernement de M. Evo Morales, il s'agit d'un revers : depuis
    son élection en décembre 2005, le président bolivien est en effet bien
    décidé à convaincre la « communauté internationale » que la feuille de
    coca n'est pas un stupéfiant.

    Cultivateur de coca dans les Yungas, autre grande région productrice, M.
    Emilio Caero souligne que jamais la coca ne serait stigmatisée comme
    elle l'est si les pays du Nord ne la consommaient pas sous forme de
    chlorhydrate de cocaïne : « Sans les Etats-Unis, la coca n'aurait pas
    été assimilée à une drogue. On paie le prix d'une pratique totalement
    étrangère à notre culture. »

    Plante sacrée des Andes (3), la « mama coca » a en effet subi, au XXe
    siècle, les contrecoups du succès de ses nombreuses vertus. Utilisée à
    des fins religieuses et thérapeutiques pendant des millénaires par les
    civilisations inca et préinca, et, depuis des siècles, par les cultures
    amazonienne et guaranie, la petite feuille verte (Erythroxylon coca)
    s'est fait remarquer pour ses effets énergisants. Certes, les
    évangélisateurs la considéraient comme un produit démoniaque, motif de
    plusieurs conciles tenus à Lima (1551-1772). Pourtant, une fois
    mastiquée --- ce qui décuple les rendements de la main-d'oeuvre indienne
    soumise au travail forcé dans les mines ---, ou consommée sous forme
    d'infusion ou de maté, la coca fera la fortune des conquérants
    espagnols... avant d'assurer celle de la plus célèbre boisson du monde,
    Coca-Cola (4) !

    Ce sont surtout ses propriétés anesthésiques et analgésiques qui la
    porteront au pinacle de la science médicale, avec la découverte par
    Albert Niemann de l'alcaloïde cocaïne en 1858. Celui-ci représente moins
    de 1 % des quatorze alcaloïdes pouvant être extraits de la feuille de
    coca. Il constituera le principal médicament de la pharmacopée moderne
    --- utilisé comme anesthésiant local en chirurgie ophtalmologique, mais
    aussi pour le traitement de maladies respiratoires telles que la
    tuberculose ou l'asthme (5) --- jusqu'à ce que la molécule synthétique
    créée par le biochimiste allemand Richard Willstätter vienne le
    remplacer en 1923.

    La feuille de coca perd alors la faveur du monde occidental. Pis, elle
    sera tenue pour responsable de l'addiction de millions de consommateurs,
    partout dans le monde, au chlorhydrate de cocaïne --- la cocaïne. Une
    accusation qui lui vaut d'être interdite par les Nations unies à la
    commercialisation hors des frontières des pays producteurs.

    Pour les chercheurs du réseau Transnational Institute, spécialisés dans
    l'analyse des politiques globales menées contre les drogues, la feuille
    de coca a été victime d'une double erreur : la confusion entre ses
    effets et ceux de la cocaïne ; son assimilation, avec la cocaïne, au
    modèle de dépendance physique des opiacés (6). « On pourrait argumenter
    qu'on pénalise la coca parce qu'elle est à la source de la cocaïne. Mais
    que dire alors des différentes espèces d'éphédra, dont aucune n'apparaît
    dans les conventions internationales, en dépit du fait que l'éphédrine
    est la matière première d'un immense marché d'amphétamines ; ou encore
    de l'écorce de sassafras, à partir de laquelle est extrait le safrole,
    matière première de l'ecstasy (7) ? »

    « Il est vrai que la cocaïne peut être extraite de la feuille de coca,
    admet M. Caero. Encore faut-il, pour y parvenir, quarante et un produits
    chimiques dont les brevets appartiennent aux entreprises du Nord ! »
    Pour les experts du Transnational Institute, l'interdiction
    internationale qui pèse sur le commerce de la feuille de coca est « le
    fruit d'une politique injuste, fondée sur des données scientifiques
    erronées qui n'expriment que des préjugés culturels. Elle traduit un
    dogmatisme institutionnel ».
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    une petite feuille verte nommée coca ( suite )

    Message par bye le Dim 31 Aoû - 9:19

    Depuis le milieu des années 1970, des études ont établi que la feuille
    de coca ne pouvait en aucun cas affecter le système nerveux (8). Libéré
    lors de la mastication, le peu de cocaïne contenu dans la feuille serait
    entièrement hydrolysé par le système digestif. Mieux : les bienfaits de
    l'arbuste ont été, à plusieurs reprises, confirmés par des analyses
    scientifiques. Des chercheurs de l'université Harvard ont ainsi mis en
    évidence, en 1975, que la valeur nutritionnelle de la feuille de coca
    est comparable à celle d'aliments comme le quinoa, la cacahuète, le blé
    ou le maïs. « En termes de nutrition, il n'y a pas de différences entre
    l'utilisation de la coca et la consommation directe d'aliments »,
    affirment les auteurs du rapport (9).

    Abondante en sels minéraux, fibres et vitamines, pauvre en calories, la
    feuille pourrait, selon eux, figurer parmi les meilleurs aliments du
    monde. Directeur de l'Institut de culture alimentaire andine du Pérou,
    le Dr Ciro Hurtado Fuentes (10) préconise ainsi son utilisation sous
    forme de farine, à même selon lui de venir à bout de la faim qui affecte
    encore 52,4 millions de personnes dans le sous-continent américain.
    Outre ses propriétés alimentaires, ses vertus thérapeutiques et
    pharmaceutiques ont eu l'occasion d'être démontrées. Une analyse de
    trois de ses alcaloïdes (cocaïne, cis-cinnamoylcocaine et
    trans-cinnamoylcocaine) par un organisme français, l'Office de la
    recherche scientifique et technique outre-mer (Orstom) (11), et par des
    laboratoires boliviens a en effet prouvé que la coca permettait non
    seulement de s'« adapter à la vie en altitude » --- en stimulant
    l'oxygénation et en empêchant la coagulation du sang ---, mais aussi de
    réguler le métabolisme du glucose (12).

    Ces caractéristiques laissent présager toute une série de bienfaits,
    depuis le traitement du diabète jusqu'à la prévention de la maladie de
    Parkinson, en passant par son utilisation comme substitut à la cocaïne
    et au crack. Une étude approfondie des quatorze alcaloïdes de la feuille
    de coca pourrait donc s'avérer fort utile pour la science médicale.
    Pourtant, le champ de la recherche demeure fermé par l'interdit
    international frappant l'arbuste. Identifiée à l'état naturel comme une
    plante psychoactive, la feuille de coca est toujours victime de la
    confusion première avec « la blanche ».
    Interdite par les instances internationales

    Petit retour en arrière. En 1949, à la demande du représentant du Pérou
    auprès des Nations unies, une commission effectue une visite-éclair dans
    ce pays et en Bolivie pour « enquêter sur les effets de la mastication
    de la feuille de coca et sur les possibilités de limiter sa production
    et de contrôler sa distribution ». Avec un tel cahier des charges, les
    auteurs insisteront effectivement sur les effets dommageables de la
    feuille, tant pour le consommateur individuel que pour la nation
    productrice. Dans des conclusions hâtives, la commission accuse la
    mastication de la coca de provoquer malnutrition et « effets
    indésirables de caractère intellectuel et mental » chez les populations
    des régions andines.

    Rendue également responsable de la pauvreté du sous-continent au motif
    qu'elle diminuerait la capacité de travail de ces populations,
    l'acculico (mastication de la coca) reste néanmoins qualifiée d'«
    habitude ». Mais, en 1952, le comité d'experts en pharmacodépendance de
    l'Organisation mondiale de la santé (OMS) rectifie le tir. Il conclut
    que l'acculico « a toutes les caractéristiques d'une addiction (13) »,
    addiction définie ensuite comme « forme de cocaïnomanie (14) ».

    Au regard de la « communauté internationale », les effets de la feuille
    de coca viennent d'être assimilés à ceux du chlorhydrate de cocaïne. Il
    n'en faudra pas beaucoup plus pour qu'elle devienne une cible de choix.
    En 1961, c'est chose faite : sous la pression des Etats-Unis, le plus
    grand pays consommateur de cocaïne du monde (15), la feuille de coca est
    répertoriée par la convention unique sur les stupéfiants parmi les «
    plantes psychotropes » du tableau n° 1, c'est-à-dire capables de
    produire une drogue à l'état végétal. Elle est soumise à un régime de
    contrôle qui, selon les chercheurs du Transnational Institute, « dépasse
    de loin celui qui s'applique à de nombreuses plantes psychoactives, dont
    beaucoup sont plus propices à altérer la conscience, comme le kava-kava
    (Piper methysticum), le kratom (Mitragyna speciosa) et différents
    hallucinogènes (16) ».

    Proscrite par toutes les instances internationales, la feuille de coca
    se voit dès lors interdite de production, d'industrialisation et de
    commercialisation. Seul son usage traditionnel est permis dans les
    frontières des pays où il existe des preuves de sa consommation
    ancestrale --- en l'occurrence la Bolivie et le Pérou. Toutefois, deux
    acteurs de marque échappent à la règle commune et se voient curieusement
    protégés : l'industrie pharmaceutique américaine --- pour produire de la
    cocaïne à usage médical --- et la célèbre société Coca-Cola.

    Tandis que la plante andine est associée à la cocaïne, ses consommateurs
    à des toxicomanes, et ses producteurs, bientôt, aux narcoterroristes, la
    « communauté internationale » lui déclare la guerre. Partout, les pays
    producteurs mettent en place des politiques d'éradication forcée.
    Pendant que le marché multimilliardaire de la cocaïne, comme auparavant
    celui des anesthésiques ou encore de boissons à base de coca, continue
    de faire la fortune de l'étranger, les principales victimes de cette
    politique sont les petits producteurs andins.

    Les résultats des recherches menées par des laboratoires indépendants
    sont ignorés. Les demandes de révision du statut de la feuille de coca
    déposées par les gouvernements bolivien et péruvien échouent. Unique
    évaluation réalisée jusqu'à ce jour, le rapport de 1950 reste le critère
    de référence des Nations unies !

    Un espoir naît cependant dans les années 1990 avec le lancement par
    l'OMS d'un programme ambitieux, en partenariat avec l'Institut
    interrégional de recherche des Nations unies sur la criminalité et la
    justice (en anglais United Nations Interregional Crime and Justice
    Research Institute, Unicri) : le projet « Cocaïne OMS-Unicri ». Avec
    quatre années d'enquête, quarante-cinq chercheurs internationaux
    associés, dix-neuf pays étudiés sur les cinq continents, il s'agit de la
    plus grande étude jamais réalisée sur le sujet.

    Soulignant les bienfaits pour la santé humaine de l'usage traditionnel
    de la feuille de coca et préconisant la réalisation de nouvelles
    recherches sur ses propriétés thérapeutiques, le rapport fait scandale
    lors de la 48e Assemblée mondiale de la santé réunie à Genève en 1995.
    Accusant l'étude de « plaider pour la cocaïne en argumentant que
    l'utilisation de la feuille de coca ne produisait pas de dommages
    perceptibles sur la santé physique ou mentale (17) », M. Neil A. Boyer,
    représentant des Etats-Unis auprès de l'OMS, menace de suspendre le
    soutien financier de son gouvernement si les conclusions du rapport sont
    officiellement adoptées. Celui-ci est aussitôt enterré.

    Pour les pays andins, cette argumentation aura des conséquences
    funestes. Les années 1990 sont en effet marquées par la mise en
    application de politiques d'éradication de plus en plus répressives. En
    1998, l'Assemblée générale des Nations unies est réunie dans le but de
    durcir la « guerre contre les drogues ». Sous la pression de Washington,
    elle valide le plan Dignité destiné à la Bolivie. Avec pour slogan «
    Coca zéro », défendu par le général Hugo Banzer, ce plan se traduira par
    l'éradication forcée et sans compensation des cultures de coca. La même
    année, le Congrès des Etats-Unis approuve le « projet d'élimination de
    la drogue dans l'hémisphère occidental », lequel inclut --- en plus des
    hélicoptères et des programmes d'entraînement militaires divers du plan
    Colombie --- un budget de 23 millions de dollars pour améliorer
    l'efficacité des herbicides utilisés dans ce pays afin d'éradiquer la
    coca. De nouveaux microherbicides sont testés en dépit des risques
    d'atteinte à l'environnement et la santé humaine.

    On n'aura garde d'oublier qu'en Bolivie et au Pérou, comme plus tard en
    Colombie, la culture illégale, destinée au narcotrafic, est devenue une
    stratégie de survie en période d'ajustements structurels. Au Pérou,
    l'éradication forcée a exacerbé les conflits sociaux, alimenté la
    violence subversive (en particulier celle du Sentier lumineux), porté
    préjudice aux économies locales et détruit les forêts en provoquant une
    dispersion des cultures.

    En Bolivie, pendant cette période, les affrontements se font quotidiens.
    Dans le Chapare, aucune distinction n'est opérée entre le trafiquant de
    cocaïne et le paysan. On dénombrera entre 1998 et 2002 trente-trois
    morts, cinq cent soixante-sept blessés, six cent quatre-vingt-treize
    détenus du côté des cocaleros, vingt-sept morts et cent trente-cinq
    blessés dans les rangs des forces armées (18). « Kawsachun coca,
    wanuchun yanquis ! », devient le cri de guerre des petits producteur : «
    Vive la coca, mort aux Yankees ! »

    « La démocratie pour nous n'avait rien d'une démocratie, ce n'était
    qu'un totalitarisme derrière une vitrine démocratique, se souvient Mme
    Mamani. Nous avons été massacrés, torturés, emprisonnés. Ils pensaient
    nous affaiblir, nous diviser ; en réalité, c'est tout le contraire qui
    est arrivé. » Sans impact sur le marché mondial de la cocaïne, la
    stratégie de lutte contre le narcotrafic préconisée par les
    organisations internationales accélérera en effet la construction de la
    plus puissante organisation syndicale du pays --- les six fédérations
    cocaleras du Trópico de Cochabamba. En 2005, le mouvement porte M.
    Morales, son dirigeant, à la présidence. Elu avec 53,7 % des voix, il
    devient le premier président cocalero de Bolivie et du monde. C'est sur
    lui que repose la dure tâche de convaincre les Nations unies de réviser
    le statut de la feuille verte des Andes.

    Le projet « Cocaïne OMS-Unicri » reste présent dans les mémoires. Les
    cris d'alarme répétés de l'ambassadeur des Etats-Unis à La Paz, M.
    Philip Goldberg, laissent présager la manière dont la nouvelle politique
    bolivienne en matière de coca sera accueillie par Washington (lire «
    Atout économique pour la Bolivie »). Pour M. Jorge Alvarado, responsable
    de la mission diplomatique bolivienne au Venezuela, l'explication est
    simple : « Maintenir des exigences en termes de réduction des cultures
    et prétendre que notre gouvernement aide la production de stupéfiants
    permet au gouvernement des Etats-Unis de continuer à intervenir
    politiquement dans nos affaires intérieures. »Est-ce assez pour --- avec
    l'appui implicite du l'OMS et de la « communauté internationale » ---
    perpétuer une erreur qui a porté préjudice pendant un demi-siècle aux
    droits des peuples originaires de l'Abya Yala (19) ?

    Source : Le Monde Diplomatique

    (1) Organisme quasi judiciaire chargé de surveiller l'application des
    traités internationaux relatifs au contrôle des drogues. Les fonctions
    de l'OICS sont énoncées dans les traités suivants : convention unique
    sur les stupéfiants de 1961 ; convention de 1971 sur les substances
    psychotropes ; convention des Nations unies contre le trafic de
    stupéfiants et de substances psychotropes de 1988.

    (2) Rapport consultable en ligne : www.incb.org/incb/fr /annual-report-...

    (3) La culture de la coca se concentre essentiellement dans trois pays
    andins : la Colombie, qui totalise 50 % des surfaces cultivées avec 78
    000 hectares ; le Pérou, 33 % ; la Bolivie, 17 % (OICS, 2007).

    (4) Jusqu'à la première loi américaine sur les drogues et les aliments
    (Pure Food and Drug Act) de 1906, Coca-Cola incluait de petites
    quantités de cocaïne dans sa boisson. Ensuite, la cocaïne a été
    remplacée par la caféine, mais tous les autres alcaloïdes de la coca ont
    été conservés.
    (5) D'autres, notamment Sigmund Freud, l'utiliseront également pour ses
    vertus aphrodisiaques.
    (6) La cocaïne comme les autres stimulants ont des effets d'abord
    psychiques : www.caat.online.fr/t
    (7) Drogas y conflicto, n° 13, Transnational Institute, Amsterdam, mai
    2006.
    (8) Voir, en plus des études citées : T. Plowman et A. Weil, « Coca
    pests and pesticides », Ethnopharmacol, octobre 1979 ; Coca Médica, año
    1, n° 1, Lima, septembre 2006.
    (9) J. A. Duke, D. Aulik et T. Plowman, « Nutritional value of coca »,
    Botanical Museum Leaflets, Harvard University Press, vol. 24, 1975.
    (10) Ciro Hurtado Fuentes, Harina de coca : solución prodigiosa del
    hambre-malnutrición en el Perú y países andinos, INCAA, Lima, 2005.
    (11) L'Orstom est devenu l'Institut de recherche pour le développement
    (IRD) en 1984.
    (12) E. Caceres, R. Favier et L. Guillon (sous la dir. de), « Coca
    chewing for exercise : Hormonal and metabolic responses of nonhabitual
    chewers », Journal of Applied Physiology, vol. 81, n° 5, p. 1901-1907,
    novembre 1996.
    (13) OMS, Technical Report Series 57, mars 1952, section 6.2, p. 10.
    (14) OMS, Technical Report Series 76, mars 1954, section 6, p. 10.
    (15) Selon le rapport de l'OICS du 1er mars 2006, 13 millions de
    personnes environ consomment de la cocaïne dans le monde ; elle occupe
    le deuxième rang des drogues en Amérique du Nord (2,3 millions de
    consommateurs).
    (16) Transnacional Institute, ibid.
    (17) « Forty-eight World Health Assembly, summary records and reports of
    committees », Genève, 1er-12 mai 1995, p. 229.
    (18) Conaltid, « Estrategia de lucha contra el narcotráfico y
    revalorización de la hoja de Coca, 2007-2010 », La Paz, décembre 2006.
    (19) Nom donné par les ethnies kunas de Panamá et de Colombie au
    continent américain avant l'arrivée de Christophe Colomb. Signifie
    littéralement « terre vive » ou « terre florissante ».
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    Re: Drogue

    Message par bye le Sam 6 Déc - 9:33

    Des scientifiques misent beaucoup sur la marijuana pour réduire les troubles de la mémoire

    Actualité publiée par CommentCaMarche le jeudi 20 novembre 2008 à 18:30:00
    http://sante-medecine.commentcamarche.net/actualites/des-scientifiques-misent-beaucoup-sur-la-marijuana-pour-reduire-les-troubles-de-la-memoire-107961-actualite.php3

    Une étude de l'Ohio State University, publiée le 19 novembre, révèle contre toutes attentes que la marijuana peut ralentir le vieillissement cérébral et même stimuler la formation de nouveaux neurones. Les scientifiques vont même jusqu'à avancer l'idée que créer un médicament aux propriétés proches de cette drogue - non légale - pourrait prévenir ou retarder la progression de la maladie d'Alzheimer.

    La THC, principale substance contenue dans la marijuana, permettrait - du moins à petite dose - de lutter contre des inflammations du cerveau et de contribuer ainsi à favoriser le développement de la mémoire.

    Les études réalisées avec un médicament synthétique à base de THC se sont révélées concluantes sur les animaux, notamment sur des rats dont trois zones cérébrales ont été activées sous l'effet de ce médicament. La zone de l'hippocampe, qui correspond à la mémoire courte, a clairement été suractivée lors des tests.

    L'objectif final poursuivi par ces scientifiques américains est de systématiser l'usage du THC dans le traitement d'Alzheimer.
    Ces derniers oeuvrent actuellement à trouver les composantes qui permettraient de conserver les deux principales vertus du tétrahydrocannabinol à savoir soigner les inflammations et favoriser une régénérescence cérébrale.

    Voir aussi :
    http://www.cannaweed.com/news/article-1468-scientifiques-misent-beaucoup-marijuana.html
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    Re: Drogue

    Message par bye le Lun 19 Jan - 16:16

    Info en provenance du bulletin IACM ( http://www.cannabis-med.org/ )

    Pays-Bas : une cour d’appel statue que la possession de
    cinq plants de cannabis ne devrait pas entraîner de poursuite
    judiciaire


    Toute personne qui possède jusqu’à cinq plants de cannabis
    dans son appartement ne fera plus l’objet d’aucune poursuite
    judiciaire,quelle que soit la quantité de substance produite par ces
    plantes.
    C’est ce qu’a décidé une cour d’appel de Den Bosch.
    Cette pratique, dite de la tolérance qui consiste à ne pas
    considérer comme un délit la possession de plants de cannabis si leur nombre ne dépasse pas les cinq pieds a été suivie par la police depuis de nombreuses années. Quand cette limite n’est pas dépassée, on peut considérer qu’il s’agit de plantes d’agrément ou destinées à la consommation personnelle et non pas à la commercialisation.
    Or, dans le cas qui nous intéresse, le procureur général a considéré ces critères comme non pertinents du fait que deux prévenus, un couple d’Uden, possédaient chez eux 6712 grammes de cannabis.

    Cette pratique de la tolérance, basée sur la jurisprudence et des
    instructions des procureurs, spécifie en outre qu’il est toléré de
    posséder chez soi jusqu’à 30 grammes de marijuana ou jusqu’à
    cinq plants de cannabis. C’est la raison pour laquelle la cour
    d’appel a tranché en indiquant qu’il n’est écrit nulle part qu’il y
    avait une limite concernant la quantité de produit récolté grâce
    aux cinq plantes tolérées. De ce fait, les citoyens peuvent se fier
    au nombre de plantes cultivées sans risquer d’être poursuivis.
    C’est d'ailleurs ainsi qu’avait statué une cour inférieure. Or le
    procureur a fait appel de cette décision en demandant une
    amende de 350 € (env. 490 $) mais réclamait qu’en
    premier lieu soit clarifié une fois pour toutes la question de la limite
    afin d’interpréter, à l’avenir au plus juste, les procédures futures.
    Le procureur envisage maintenant de saisir la Cour Suprême afin
    de demander l’annulation du jugement prononcé par la cour
    d’appel.

    L’article est disponible sur :
    http://www.nisnews.nl/public/201208_2.htm

    (Source
    : NIS-News-Bulletin, du 20 décembre 2008)
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    Re: Drogue

    Message par bye le Ven 13 Fév - 9:46

    http://www.medialternative.fr/w/L-appel-du-20-janvier.html

    Pour une nouvelle politique des drogues audacieuse et innovante,

    L’appel du 20 janvier

    "Le législateur est coupable de non-assistance à personne en
    danger"


    Signez la pétition de soutien à l'Appel du 20 janvier, sur http://www.chalon-oxygene.org



    Les lois sur les drogues se discutent dans nombre de pays. La connaissance avance, et les dégâts de la prohibition sont assez manifestes pour que d’autres voies soient explorées ici ou là.

    En 2004, le Parlement européen votait une résolution du député italien Giusto Catania, demandant que l’Europe fasse l’effort
    d’évaluer sérieusement le résultat de trente ans de prohibition, et en tire les conséquences qui s’imposent.

    Une politique dont l’objet ne serait pas de réduire les risques découlant de la prohibition des drogues est une politique
    criminelle. La réduction des risques suppose une approche tolérante et non répressive. Il s’agit de quitter le terrain des préjugés pour apprendre à mieux vivre avec les drogues, en adoptant une approche pragmatique. Harceler les jeunes, remplir les prisons, concentrer les efforts de la police sur ces tâches non seulement inutiles mais nuisibles, voilà ce qui doit cesser.

    Se soucier des usages thérapeutiques de certaines plantes, en particulier du cannabis, n’est pas un luxe, mais une nécessité pour ceux qui souffrent de maladies graves. Ces plantes interdites pourraient être d’un grand secours. En les banissant le législateur est coupable de non-assistance à personne en danger.

    De même, dans le monde entier, la prohibition des drogues alimente les guerres et le terrorisme, déstabilise les démocraties et soutient
    les dictatures.

    Toute société doit évoluer si elle ne veut mourir. Depuis trente ans, des politiciens démagogues préfèrent agiter le chiffon rouge des
    drogues plutôt que de faire l’effort de comprendre.

    Depuis trente ans, la France recule.

    Nous appelons à une nouvelle politique des drogues, audacieuse, innovante, qui ouvre les portes de l’avenir plutôt que de nous
    enfermer dans le passé.

    Ici et maintenant, en France, en Europe, comme dans le monde entier, il est grand temps de changer de cap pour en finir avec le
    drame de la prohibition des drogues.
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    Re: Drogue

    Message par bye le Lun 2 Mar - 9:45

    De l'encens classé comme stupéfiant

    AFP
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/
    2009/02/27/01011-20090227FILWWW00486-de-l-encens-classe-comme-stupefiant.php
    27/02/2009
    | Mise à jour : 15:52 |
    Des substances cannabinoïdes contenues dans des mélanges de plantes vendus comme encens sur internet, notamment sous les noms de "Spice","Gorilla" et "Sence", ont été classés comme stupéfiants par un arrêté du ministère de la Santé publié vendredi au Journal officiel.

    Cette décision fait suite à des signalements reçus l'année
    dernière par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de
    santé (Afssaps) sur des mélanges utilisés comme substitut de
    cannabis, c'est-à-dire fumés comme cette drogue.
    Les mélanges contenant des substances cannabinoïdes classées comme stupéfiants sont désormais interdits à la vente et à l'importation en France, a indiqué Anne Castot (Afssaps).

    La décision de classement a été prise "en raison des propriétés
    pharmacologiques, des effets psychoactifs et du potentiel d'abus
    et de dépendance de ces substances", ont indiqué la Direction générale de la santé et l'Afssaps dans un communiqué.
    "Aucun cas d'exposition ou d'intoxication n'a fait l'objet d'un
    signalement en France actuellement", selon les autorités sanitaires,
    néanmoins inquiètes de "l'intérêt croissant du public pour ces
    produits, comme en témoignent les forums de discussion sur
    internet".

    L'analyse des échantillons collectés ou saisis en France n'a pas
    détecté de "delta-9-THC", principe actif du cannabis. En revanche,
    les analyses "ont mis en évidence la présence de plusieurs
    cannabinoïdes de synthèse" qui possèdent le même mécanisme d'action que le "delta-9-THC", "avec une intensité d'action aussi importante voire supérieure".

    "On n'a pas beaucoup de données avec ces cannabinoïdes, mais on sait qu'ils ont une action similaire au THC", a expliqué Mme Castot.
    Les cannabinoïdes identifiés dans le "Spice" ont été inscrits sur la
    liste des stupéfiants après avis de la Commission nationale des
    stupéfiants et des psychotropes. Ce sont : JWH-018, CP 47,497 et ses homologues (C6, C8 et C9) et HU-210.

    Le président de la Mission interministérielle de lutte contre la
    drogue et la toxicomanie (Mildt) Etienne Apaire s'est félicité de
    cette mesure. Elle "démontre l'implication et la vigilance des
    pouvoirs publics face à l'apparition de nouvelles substances
    psychoactives sur le marché des drogues", a souligné la Mildt dans un communiqué.

    Plusieurs pays, notamment l'Allemagne et les Etats-Unis, ont pris
    récemment des mesures de contrôle concernant une ou plusieurs de ces substances.
    "La France s'efforcera de sensibiliser les pays membres de l'Union
    européenne afin qu'ils prennent des mesures similaires", a indiqué
    la Mildt.
    ---------------------------------------------------------------------------
    Attachment:
    http://mapinc.org/temp/63dbuJM5biwfo.html
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    Re: Drogue

    Message par bye le Ven 1 Mai - 2:33

    L’aspartame : une drogue qui vous tue en douceur







    Mardi 28 avril 2009 Par Denis Lebioda

    Le site quelle-sante.com a publié récemment un article d'Amel Bouvyer qui fait le point sur cette substance très controversée, dont de nombreuses études ont révélé sans équivoque la nocivité.

    Chronique d’un crime contre l’humanité - Une drogue dure 100 % chimique - Chauffé, l’aspartame devient un poison mortel...

    Depuis son apparition, voilà plus de quarante ans, on sait que
    l’aspartame est un poison et une drogue dure.


    Les toutes premières études sur des singes, menées en 1969 par le Dr Harry Waisman, ont révélé sans équivoque sa nocivité.

    Plusieurs autres études ont depuis corroboré ce fait. En 1980, sur 196 animaux soumis à l’aspartame, 96 sont morts de tumeur cérébrale. En 2004, on démontre que l’ingestion d’aspartame peut provoquer des niveaux excessifs de phénylalanine dans le cerveau, même chez des personnes ne souffrant pas de phénylcétonurie (les personnes atteintes de cette maladie génétique, systématiquement recherchée à la naissance, ne peuvent métaboliser la phénylalanine).

    En excès, ces niveaux peuvent amener une décroissance du niveau de sérotonine, conduisant à des désordres émotionnels tels que la dépression. Mais pas seulement. Scléroses en plaques, crises d’épilepsie, tumeurs du cerveau… et pas moins de 2 621 effets secondaires (dont œdèmes, céphalées, convulsions…) sont
    rapportés à la suite de 7 000 plaintes de consommateurs en 1994 aux États-Unis.


    Malgré tout cela, et sous la pression des lobbies, l’aspartame a tout de même été approuvé par la FDA et par les autorités de contrôle sanitaire des 90 pays dans lesquels il sévit aujourd’hui. Autorisé en 1988 en France, il est codé E 951 dans la classification européenne des additifs alimentaires.

    Comment une telle chose a-t-elle été possible ?

    Chronique d’un crime contre l’humanité

    Durant seize ans, le comité de la FDA (Food and Drug Administration) américaine s’est refusé à autoriser l’usage de ce produit dans l’alimentation humaine en raison des études démontrant sa nocivité. Le 8 mars 1977, la compagnie Searle qui a inventé l’aspartame (Searle a depuis été rachetée par Monsanto, la tristement célèbre multinationale qui a mis au point de nombreuses
    plantes transgéniques) embauche Donald Rumsfeld comme
    président.

    La communauté scientifique continue de refuser d’accepter l’additif comme propre à la consommation. Le 21 janvier 1981, Ronald Reagan devient président des États-Unis et fait entrer son ami Donald Rumsfeld dans le gouvernement. Rumsfeld fait limoger les gêneurs de la FDA qui s’opposent encore à l’emploi public de
    l’aspartame. Searle présente à nouveau son dossier à la FDA qui l’examine d’un oeil très favorable en dépit d’un dossier accablant. Et à l’automne 1983, les premières canettes de boissons contenant de l’aspartame sont en vente.


    Une drogue dure 100 % chimique

    L’aspartame est composé de phénylalanine (50 %), d’acide aspartique (40 %) et d’ester de méthyle (10 %) qui se transforme rapidement en alcool méthylique après ingestion.

    Suite à leur dégradation métabolique, ces molécules se transforment en plusieurs sous-produits neurotoxiques, dont le formaldéhyde (ou méthanal, ou aldéhyde formique) qui entraînent la mort des cellules synaptiques (terminaisons qui transmettent l’influx nerveux dans le cerveau) par sur-stimulation, un peu comme le fait la cocaïne, et induisent une grave dépendance avec phénomène de
    sevrage intense pour les grands consommateurs d’aspartame qui tentent d’arrêter d’en consommer.


    Chauffé, l’aspartame devient un poison mortel

    Mais c’est lorsque les aliments contenant de l’aspartame sont exposés à une température supérieure à 30 °C (durant l’entreposage, le transport ou lors de la cuisson), que ce poison déploie tous ses effets toxiques. On parle alors de la maladie de l’aspartame, en partie la cause sous-jacente du mystère des problèmes de santé des soldats américains durant la guerre du Golfe.

    La langue qui brûle et d’autres troubles répertoriés dans plus de soixante cas ont été directement reliés à la consommation de produits à l’aspartame. En effet, plusieurs milliers de palettes de boissons « diet » avaient été envoyées aux troupes stationnées dans le Golfe et ont été stockées durant des semaines sur
    des palettes sous le soleil d’Arabie.

    Or, comme nous l’avons vu plus haut, à partir de 30 °C, l’aspartame libère du méthanol. Les hommes et les femmes envoyés dans le Golfe en buvaient toute la journée. Tous leurs symptômes sont identiques à ceux de l’empoisonnement à l’aspartame.

    L’hypoglycémie, un effet pervers de l’aspartame

    Les édulcorants de synthèse sont des substances chimiques au pouvoir sucrant artificiel totalement dépourvues de valeur énergétique. Or l’organisme ne supporte pas un taux de sucre insuffisant dans le sang.
    Pour lutter contre cette hypoglycémie, aggravée par l’absence de vrais sucres, il va mettre en place des systèmes de défense pour avertir qu’il est en danger, qu’il a un besoin urgent de sucre et qu’il sera bientôt en panne d’énergie et émettre des signaux ambigus de faim et de satiété.

    L’aspartame ne fait pas maigrir, bien au contraire
    La consommation d’aspartame est surtout motivée, chez les personnes qui cherchent à perdre du poids, par le fait que son utilisation n’apporte aucune calorie. Or, comme tous les édulcorants intenses, l’aspartame entretient le goût du sucré, ce qui va d’une part favoriser l’obésité et d’autre part engendrer une production
    d’insuline qui peut favoriser le stockage de graisses.


    Il n’existe par conséquent absolument aucune raison d’ingérer de l’aspartame dans le cadre d’un régime amincissant. Ce n’est pas un produit diététique. Bien au contraire, il provoque un besoin maladif de glucides et vous fera tôt ou tard grossir.
    De plus, le formaldéhyde issu de sa dégradation se stocke dans les cellules graisseuses, particulièrement dans les hanches et les cuisses.

    Diabétiques : l’éviter absolument
    Évidemment, plus la consommation d’aspartame est importante et prolongée, plus les effets sont graves. Cependant certaines personnes sont plus prédisposées à ces effets. Il y a entre autres de grands risques de malformations congénitales pour les bébés dont les mères consomment des produits contenant de l’aspartame alors qu’elles sont enceintes car les sous-produits de la décomposition de l’aspartame peuvent franchir la barrière placentaire ainsi que celle protectrice du cerveau. Les jeunes enfants sont aussi sérieusement exposés à des problèmes d’allergies, d’urticaire, de tumeurs au cerveau.

    Quant aux diabétiques, ils doivent absolument l’éviter, car comme pour bien d’autres maladies de dégénérescence, il accélère le développement du diabète et provoque des complications métaboliques, neurologiques et autres. Ce substitut a un effet des plus pervers, puisqu’il va stimuler la libération d’insuline. La simple perception d’une saveur sucrée suffit en effet aux hormones du tube digestif pour enclencher l’amorce de l’insuline.

    Pour résumer, l’aspartame conduit chez les diabétiques à une accélération des diabètes cliniques, rend difficile le contrôle du diabète chez les diabétiques insulino-dépendants et aggrave les complications du diabète telles que la rétinopathie, les cataractes…
    Précisons que le stévioside extrait naturel de la stevia, une plante
    d’Amérique du Sud, apparaît comme la meilleure solution pour les diabétiques car il n’apporte aucune calorie et aide à métaboliser les sucres. Découverte en 1915 au Paraguay, son pouvoir sucrant est 250 fois supérieur à celui du saccharose.
    De plus, la stévia est non calorique, non métabolisable, non fermentable et n’entraîne aucun effet glycémiant.


    L’aspartame a fait des émules

    Les petits camarades de l’aspartame sont eux aussi loin d’être des enfants de chœur.
    Sachez qu’il existe deux types d’édulcorants. Les édulcorants intenses : aspartame (E 951), acesulfame de potassium (E 950), cyclamates (E 952), saccharine (E 954), thaumatine (E 957).[/size]


    Ces édulcorants portent la mention « contient de la phénylalanine », un avertissement destiné aux personnes atteintes de phénylcétonurie (incapacité de transformer la phénylalanine, une des composantes principales de l’aspartame).

    Et les polyols (ou sucres-alcools), présents à l’état naturel dans le règne végétal. Ce sont des hydrates de carbone obtenus par hydrogénation de sucres sélectionnés. Ces succédanés du sucre hautement raffinés portent les doux noms de sorbitol (E 420), mannitol (E 421), xylitol (E 967), maltitol (E 965), isomalt (E 953), ou encore lactitol (E 966). Ils sont pour la plupart environ
    deux fois moins sucrés que le saccharose. Non cariogènes, ils peuvent toutefois provoquer diarrhées et flatulences.

    ]Mention spéciale pour le xylitol : obtenu industriellement à partir de l’écorce de bouleau, il possède la rare propriété de protéger les dents contre les caries. Le xylitol possède le même pouvoir sucrant et la même saveur que le saccharose (sucre blanc). En revanche, son apport calorique est inférieur (avec 2,4 kcal par grammes contre 4 kcal).
    Bonbons, chewing-gums, pastilles contre le mal de gorge et dentifrices sont les principaux produits qui font usage du xylitol. On en trouve dans les magasins bio. Les Nouveaux Robinsons et Biocoop ont néanmoins retiré de leurs rayons une bonne partie des produits en contenant.

    Source :http://www.contaminations-chimiques.info/?2009/04/28/640-laspartame-une-drogue-qui-vous-tue-en-douceur
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    Re: Drogue

    Message par Manumax le Ven 1 Mai - 8:58

    Bonjour Bye

    L'aspartame est un faux sucre pour les produits de régime qui propose un minimum de calorie.

    Mais s'il est si dangereux et que c'est a cause d'un complot politique qu'il est passé aux État Unis, pourquoi il est aussi autorisé en France et d'autres pays ?

    N'y aurait-il pas une polémique entre scientifiques encore une fois, avec les pour et les contre ?
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    Re: Drogue

    Message par bye le Ven 1 Mai - 9:44

    Bonjour Manumax,

    Je pense qu'il y a encore connexion avec des intérêts énormes; ne retrouve-t-on pas encore Monsanto, Donald Rumsfeld,.. comme facilitateurs de le reconnaissance, de l'autorisation à la commercialisation de ce produit !
    Il faut tout faire ( Rumsfeld fait écarter les gêneurs de la FDA, comme il a été opéré pour les OGM...), pour surfer sur l'actualité ( désir d'une partie de la population de maigrir ), et faire grossir notamment...les profits.
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    Re: Drogue

    Message par bye le Jeu 26 Nov - 14:30

    Source: http://www.cannabis-med.org/

    Royaume-Uni: : le gouvernement limoge un haut conseiller en matière de
    drogues
    et jette la consternation parmi les scientifiques

    Après avoir critiqué le gouvernement au sujet du reclassement du
    cannabis en catégorie B des substances illicites, le ministre de
    l’Intérieur Alan Johnson a prié David Nutt, président du Conseil
    consultatif en matière d’utilisation illicite de drogues (Advisory
    Council on the Misuse of Drugs), de quitter sa fonction. En guise de
    protestation, deux autres membres du conseil ont également démissionné.
    Le journal The Times a rapporté le 2 novembre que la réaction au renvoi
    de D. Nutt pouvait entraîner encore d’autres retraits du conseil
    consultatif. D. Nutt avait déclaré que le cannabis, mais aussi
    l’ecstasy et le LSD étaient moins dangereux que l’alcool, ce qui avait
    déclenché son exclusion du Conseil.
    Alan Johnson a motivé le renvoi de D. Nutt par le fait que ce
    dernier agissait contrairement à la politique en matière de drogues
    menée par le gouvernement. Le président du Conseil consultatif s’est
    justifié en déclarant que le gouvernement de Gordon Brown était le
    premier gouvernement dans l’histoire de la loi sur les stupéfiants de
    1971 (Misuse of Drugs Act) à prendre des décisions contraires aux
    recommandations scientifiques. À ce sujet, D. Nutt a déclaré à la BBC
    que « certains aspects scientifiques ne devraient pas faire l’objet
    d’une politique bornée menée par les partis », et d’ajouter : « Il est
    inutile d’avoir des lois spécifiques aux drogues qui soient à la fois
    insensées et non fondées, et ce tout simplement parce que certains
    politiciens s’en servent de temps à autre pour mener des actions
    répressives contre les consommateurs ». D’autres chercheurs sont
    d’accord avec cela en estimant que la conduite de la politique doit se
    baser sur des fondements objectifs. Ce qui a le plus irrité ces
    chercheurs est le fait que les politiciens utilisent des informations
    quand elles vont dans le sens des politiques, et les ignorent quand
    elles vont dans le sens contraire.

    Plus d’informations sur :
    - www.reuters.com/article/latestCrisis/idUSLV79496
    -
    www.upi.com/Top_News/International/2009/11/02/Two-resign-after-British-scientist-fired/UPI-68061257174855/
    (Sources : Reuters, le 31 octobre 2009 ; UPI, le 2 novembre 2009)
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    Re: Drogue

    Message par bye le Jeu 26 Nov - 14:31

    19 octobre 2009
    www.cyberpresse.ca
    http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200910/19/01-912754-obama-contre-les-poursuites-pour-la-marijuana-medicale.php
    *
    L'administration Obama recommande aux procureurs fédéraux et aux forces
    de l'ordre des États de ne plus engager de poursuites contre les
    consommateurs de marijuana à usage médical, ainsi que leurs
    fournisseurs, tant que ceux-ci se conformeront à la loi de leur État,
    selon les nouvelles directives transmises lundi par le ministère de la
    Justice.

    *Dans ce mémo de trois pages, le ministre adjoint de la Justice David
    Ogden explique que l'arrestation des consommateurs et fournisseurs de
    marijuana à usage médical ne doit plus être une priorité pour les forces
    fédérales telles que le FBI et la Drug Enforcement Administration (DEA),
    la brigade des stupéfiants américaine. Il leur est demandé d'utiliser à
    meilleur escient leurs ressources.

    Les procureurs fédéraux «ne doivent plus concentrer les ressources
    fédérales dans (leurs) États sur les individus dont les actes sont sans
    ambiguïté en conformité avec les lois des États relatives à l'usage
    médical de la marijuana», selon ce mémo.

    Cette nouvelle politique marque une rupture avec celle de
    l'administration Bush, qui a toujours cherché à faire appliquer les lois
    fédérales anti-cannabis, sans tenir compte des législations des
    différents États.

    Quatorze États américains autorisent l'utilisation de marijuana à des
    fins médicales: l'Alaska, la Californie, le Colorado, Hawaï, le Maine,
    le Maryland, le Michigan, le Montana, le Nevada, le Nouveau Mexique,
    l'Oregon, Rhode Island, le Vermont et l'État de Washington. La
    Californie est le seul à posséder des pharmacies qui vendent de la
    marijuana et qui vont jusqu'à se faire de la publicité.

    Toutefois, le mémo précise que le gouvernement continuera à poursuivre
    les personnes se trouvant dans l'illégalité et qui se servent de
    l'argument médical comme couverture pour leur consommation ou pour le
    trafic. La note rappelle ainsi la nécessité de lutter contre la
    consommation de drogue avec violence, la vente de haschisch aux mineurs,
    ou le blanchiment.

    «Il ne sera plus une priorité d'utiliser les ressources fédérales pour
    poursuivre des patients atteints de maladies graves, ou les travailleurs
    sociaux, qui sont en conformité avec la législation des États sur la
    marijuana, mais nous ne tolérerons pas les trafiquants de drogue qui se
    cachent derrière la législation des États pour masquer des activités qui
    sont clairement illégales», souligne le mémo.

    Ce changement de cap a été salué par les défenseurs de l'utilisation
    médicale de marijuana, qui attendaient de voir les promesses du candidat
    Obama traduites dans les actes.

    «C'est un grand pas en avant», a réagi Bruce Mirken, directeur de la
    communication de l'organisation Marijuana Policy Project. «Ce changement
    de politique rapproche de manière spectaculaire le gouvernement du
    respect de la réalité scientifique et pratique».*
    *
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    Re: Drogue

    Message par bye le Dim 21 Mar - 19:53

    LA LOI DE 1970, QUARANTE ANS AU SERVICE DE LA RÉPRESSION
    par Jean Pierre Galland
    http://www.cannabissansfrontieres.org/la-loi-de-1970-quarante-ans-au,188.html
    Publié le mardi 16 Mars 2010 02:27

    « Les vrais responsables de l’extension de la toxicomanie juvénile, il
    faut les chercher parmi les maîtres à penser qui, depuis trois ans et
    plus, s’emploient à affaiblir le ressort moral de la jeunesse, à la
    désorienter par des utopies aberrantes et à déconsidérer à ses yeux le
    prix de la volonté et de l’effort ».

    Raymond Marcellin - Ministre de l’Intérieur, Le Monde, décembre 1970

    Acte de naissance
    La première loi sur les substances vénéneuses date du 19 juillet 1845.
    En 1916 apparaît la notion d’usage, mais la loi ne mentionne que l’usage
    en société et la peine encourue (trois mois de prison) est la même que
    pour trafic.

    En 1953, « l’obligation de soins » pour les toxicomanes est inscrite
    dans la loi, mais la France bien connue pour raffiner dans ses
    laboratoires de la Côte d’Azur la meilleure héroïne du monde, c’est au
    trafic international que le législateur accorde sa priorité, demandant
    au ministère public de faire preuve « d’une répression impitoyable »
    envers les trafiquants regroupés au sein de la célèbre French
    Connnection. [1]

    Péril jeune
    Le 31 décembre 1970 est votée à l’unanimité parlementaire la loi «
    relative aux mesures sanitaires de lutte contre la toxicomanie et la
    répression du trafic et de l’usage illicite de substances vénéneuses ».

    C’était l’époque où Raymond Marcellin, ministre de l’Intérieur,
    interdisait une douzaine de groupuscules gauchistes, une époque où la
    jeunesse faisait peur aux bien-pensants, l’époque explosive des
    cocktails Molotov et des premiers festivals de rock ,Woodstock et l’île
    de Wigtht, mais aussi le festival de Biot organisé par Jean-François
    Bizot, futur rédacteur en chef d’Actuel, le magazine des jeunes en
    rupture avec la société et la famille. [2]

    « L’herbe a poussé entre les pavés disjoints de la révolution » titrait
    en 1969 un éditorial du Figaro, année où les forces de l’ordre ont
    interpellé 1 200 « drogués » dont 813 amateurs de cannabis.

    Comme le remarque judicieusement le professeur Henrion, en 1970, dans
    l’esprit du législateur, la loi se devait d’être « une pièce maîtresse
    dans l’effort d’endiguement qu’appelait une vague de contestation portée
    par ce que certains ont appelé "la dissolution des moeurs" ».

    La loi de 1970 innove en incriminant l’usage individuel en privé, en
    refusant de distinguer entre les différentes drogues comme entre les
    différents types d’usage. Tandis que le ministère de l’intérieur est
    favorable à la répression de l’usager généralement renvoyé devant le
    tribunal pour détention, le ministère de la santé, lui, plaide pour que
    le « drogué » soit considéré comme un malade. Les partisans de la
    répression l’emporteront donnant au seul magistrat la possibilité de
    décider d’une obligation de soins, mais comme ce n’est pas son rôle de
    jouer au docteur, un nombre restreint d’usagers seront dirigés vers une
    structure sanitaire.

    Faut-il considérer le consommateur de drogues illicites comme un
    délinquant et le punir ou comme un malade et le soigner ? Une question
    qui 40 ans plus tard, est toujours d’actualité.

    Concernant le trafic, le législateur comme l’ensemble des formations
    politiques étaient sur la même longueur d’onde. Afin de dissuader les «
    marchands de mort », la loi prévoit des peines tellement sévères qu’un
    député de droite déclara qu’elle est un « ensemble juridique dont bien
    des dispositions pourraient hors du contexte dans laquelle, elle
    s’applique, paraître choquante [3] ».

    Autre particularité de cette loi, un article qui en 1970 n’a guère
    soulevé de contestations parmi les députés, l’article L. 630 du code de
    la Santé publique, aujourd’hui baptisé L 34 21 – 4. Cet article punit
    « l’incitation et la provocation à l’usage des stupéfiants » ainsi que
    « la présentation sous un jour favorable » même si celle-ci n’est pas
    suivie d’effets. C’est sans doute la raison pour laquelle on ne trouve
    pas en France de magazines uniquement consacrés au cannabis [4] comme
    dans les autres pays d’Europe [5].

    Comme l’écrit le CIRC à propos de cet article qu’il connaît trop bien :
    « Ainsi, la glorieuse brigade des stup’, fer de lance de la prohibition,
    fait-elle également office de police de la pensée, surveillant le
    langage de chacun quant à la question des drogues. Et dans les loisirs
    que lui laisse la traque aux insaisissables « gros bonnets », elle se
    livre aussi à l’occasion à la chasse aux badges, autocollants et
    T-shirts ornés de feuilles de cannabis, de Vache-Qui Rit aux yeux
    éclatés et autres clowns hilares, ajoutant ainsi comme une touche de
    comique involontaire et de vraie poésie administrative à l’austère
    labeur de ces rudes fonctionnaires [6] ».

    La rigueur de la loi n’empêche pas pour autant les drogues de se
    répandre à la ville comme à la campagne. Des réseaux sont démantelés. La
    France découvre alors qu’on se drogue même à Lons-le-Saunier où se
    déroule un procès très médiatisé avec 51 personnes inculpées dont 28 sont derrière les barreaux.

    En 1976, le ministère de la justice envoie une note aux procureurs leur
    demandant de réprimer plus durement les dealers…1976, c’est aussi
    l’année où les amateurs de cannabis se rebellent, et par l’intermédiaire
    de Libération, lancent le fameux « Appel du 18 joint ».

    L’année suivante, quelques allumés créeront les CALUMED [7].

    Ses membres participeront à la première conférence sur la légalisation
    du cannabis à Amsterdam, puis organiseront dans les salons de l’hôtel
    Lutétia à Paris les « Assises pour la dépénalisation du cannabis »…
    L’occasion pour France-Soir de publier en première page un article : « A
    l’heure où s’ouvre un congrès pour la libéralisation de la marijuana,
    les plus grands noms de la médecine sont formels : non à la vente libre
    du H. »

    Entre 1977 et 1978, le nombre d’interpellations augmentera de 64 % passant de 4755 à 7799.

    1977, c’est aussi l’année où, suite à l’inculpation du fils du sénateur
    maire de Caen impliqué dans une « drogue partie » mortelle, Valery
    Giscard d’Estaing charge Monique Pelletier de se pencher sur le problème
    (le fléau) de la drogue [8].

    Au fil des faits-divers retentissants et des articles de presse
    présentant le cannabis comme l’antichambre de l’héroïne, le sujet se
    politise. Deux organes de presse se distinguent, Libération et
    l’Humanité. Le premier publie dans son édition dominicale la bourse de
    la semaine, un récapitulatif des prix du cannabis sur le marché,
    assortie de quelques conseils pratiques [9]. Le second lance une
    campagne contre la drogue et distribue des tracts : « La lutte, pas la
    drogue » à la sortie des lycées de banlieue. Des enseignants répondront
    en distribuant à leur tour un tract : « La lutte ! Pas la morale ! ».
    Cette affaire fera grand bruit, le Figaro demandant qu’on vire de nos
    lycées « les professeurs de H » et Libération de prédire : « Les
    sorcières des années 80 ce seront les drogués ».

    Dans une circulaire du 17 mai 1978 [10], le Ministre de la Justice Alain
    Peyrefitte met de l’eau dans son vin. Le cannabis n’entraînant pas de
    dépendance physique, ses consommateurs ne sont pas des toxicomanes,
    aussi le ministre conseille-t-il au Parquet, en cas de simple usage de
    cannabis, de se contenter d’une mise en garde.

    Lors des années qui précèdent l’arrivée au pouvoir de François
    Mitterrand, le débat fait rage entre ceux qui contestent la loi de 1970
    et les partis politiques. Désormais, la drogue est un argument
    électoral… En pleine campagne présidentielle, Robert Hue, alors maire de
    Montigny, se distingue en créant des « Comités de solidarité et
    vigilance anti drogue » et en organisant des manifestations sous les
    fenêtres d’une famille soupçonnée de trafic.

    Des lois qui font de plus en plus mal

    Saviez-vous que c’est en 1984 qu’apparaîtra pour la première fois
    l’expression « d’injonction thérapeutique » ?

    Désormais, l’article 628.1 du Code de la Santé publique permet au
    procureur de donner le choix à l’usager entre suivre une « injonction
    thérapeutique » ou passer devant un tribunal. Si l’usager respecte le
    contrat et suit le traitement sans faillir, il sera absous.

    Devant le franc succès remporté par le cannabis, la loi du 17 janvier
    1986 crée une nouvelle incrimination contre les usagers revendeurs
    lesquels ne sont souvent (loi du marché noir oblige), que des usagers partageurs [11].

    Une incrimination qui donne à la justice la possibilité de juger en
    comparution immédiate les dealers interpellés en flagrant délit. Une loi
    qui autorise aussi le recours à des examens médicaux ou à la saisie des
    biens d’une personne inculpée avant qu’elle ne soit jugée.

    L’article L 627 –2 prévoit « un emprisonnement d’un à cinq ans et une
    amende de 762 à 76 224 euros ou de l’une ou l’autre de ces deux peines seulement ».

    Et la loi du 31 décembre 1987 ?

    Elle officialise la « délation » et promet une réduction de peine, voire
    l’exemption, pour ceux qui dénoncent un trafic avant sa réalisation.
    Elle crée aussi de nouveaux délits pour mieux lutter contre le
    blanchiment d’argent sale ou pour punir avec plus de sévérité (de deux à
    dix ans de prison) ceux qui vendent de la drogue à des mineurs.

    Une nouvelle circulaire qui rend caduque les précédentes est publiée le
    12 mai 1987. Contrairement à la circulaire Peyrefitte en 1978 et à la
    circulaire Badinter en1984, lesquelles recommandaient de distinguer
    entre le cannabis et les autres drogues, cette circulaire d’Albin
    Chalandon propose de distinguer entre « l’usager occasionnel » et «
    l’usager d’habitude ». Pour le premier, le Parquet se contentera d’un
    avertissement. Pour le second, quelle que soit la drogue, on recommande
    au procureur de prononcer une injonction thérapeutique… Si l’usager
    refuse, il sera poursuivi au pénal.

    Cette circulaire votée sous le gouvernement Chirac dont le conseiller
    était le professeur Nahas [12] marque un recul d’après Francis
    Caballero, avocat et auteur du Droit de la drogue. Elle remet en cause
    la dépénalisation de fait de l’usage du cannabis.

    Autre loi, celle du 16 décembre 1992 qui autorise les policiers à
    proposer de la drogue à des trafiquants qu’ils coinceront au moment de
    la transaction… Ce qu’on appelle des opérations de livraisons contrôlées.

    Le nouveau code pénal

    Le 1er mars 1994 entre en vigueur le nouveau Code pénal.

    À l’exception des dispositions relatives à l’usage, les dispositions
    concernant le trafic sont transférées dans le Code pénal et le
    législateur en profite pour renforcer les peines. Désormais,
    l’importation et l’exportation de stupéfiants sont punies de 10 ans
    d’emprisonnement et de 76 622 450 euros d’amende.

    Pour combattre le fléau des drogues, le nouveau Code pénal applique au
    trafic de stupéfiants la même procédure que pour le terrorisme. Ainsi,
    le fait d’être considéré comme le responsable d’un trafic en bande
    organisée ou le fait de cultiver du cannabis dans le but d’en céder
    gratuitement ou contre de l’argent est passible de la réclusion
    criminelle a perpétuité et de 76 622 450 euros d’amende.

    Une circulaire en date du 28 avril 1995 invite les policiers et les
    gendarmes à dresser un procès-verbal et à aviser l’autorité judiciaire
    dès qu’ils interpellent un usager. Elle donne aussi quelques conseils
    sur l’injonction thérapeutique :« il conviendrait, à cet égard, que ne
    fassent l’objet d’injonctions thérapeutiques que les usagers de
    stupéfiants tels que l’héroïne ou la cocaïne, ou ceux qui s’adonnant au
    cannabis en font une consommation massive, répétée ou associée à
    d’autres produits (médicaments, alcool) ».

    Pour enfoncer le clou, une énième loi, celle du 13 mai 1996 créée de
    nouvelles infractions, par exemple le fait de provoquer un mineur au
    trafic de stupéfiants est puni de 7 à 10 ans d’emprisonnement. Quant aux
    associations qui luttent contre la drogue, elles pourront se porter
    partie civile dans les affaires de trafic.

    Puis vint la circulaire Guigou du 17 juin 1999. Comme celle de 1995 sous
    le gouvernement Balladur, elle rappelle aux magistrats que l’injonction
    thérapeutique est réservée aux usagers dépendants. Quand il s’agit « de
    consommateurs occasionnels, notamment de cannabis, le rappel à la loi et
    l’orientation sanitaire, sous la forme d’un classement sans suite, sont
    donc privilégiés ».

    L’arsenal judiciaire dispose depuis la loi du 23 juin 1999 de la
    composition pénale, dont l’objectif est « d’apporter une réponse
    systématique et dissuasive aux actes de petite et moyenne délinquance »
    auparavant classés sans suite, voire non poursuivis ».

    Présentée comme une alternative aux poursuites, il faudra attendre
    l’arrivée de la droite pour que la composition pénale devienne à la
    mode. On en dénombrera 28 600 en 2004 contre 3 500 en 2001.

    La tolérance zéro pour les drogues et les drogués

    Qui se souvient de la loi Perben II votée le 9 mars 2004 ? Son but :
    adapter la justice aux évolutions de la criminalité.

    C’est ainsi que cette loi introduit « la reconnaissance préalable de
    culpabilité » ou si vous préférez le plaider-coupable qui ne concerne
    pour l’instant que la grande criminalité. Désormais, les indics seront
    rétribués. Quant au mandat de recherche, il permet de placer en
    garde-à-vue une personne soupçonnée de vouloir commettre un délit…Une
    garde-à-vue qui peut être prolongée de 96 heures en cas de trafic. La
    loi créé aussi un statut pour ceux qui dénoncent leurs petits camarades.
    Quand ils sortiront de prison, à moins qu’ils ne soient exemptés, les
    repentis bénéficieront d’une véritable protection [13].

    Et qui se souvient de la circulaire Perben du 8 avril 2005 ?

    « Il faut arrêter les « c’est pas grave, c’est pas nocif » et punir
    systématiquement tout usage de drogue » écrit en préambule Dominique
    Perben, alors Garde des Sceaux et Ministre de la Justice.

    Désormais, « le « rappel à la loi » devant un représentant du procureur
    (pratique courante) doit être une exception ». Elle sera réservée
    uniquement aux majeurs non récidivistes et détenteurs de « très faibles
    quantités de stupéfiants ». Les autres, ceux « qui ont dépassé la simple
    expérimentation » seront orientés « vers une structure sanitaire ou
    sociale ».

    Attention ! Si vous êtes récidiviste ou si vous refusez de vous
    soumettre à une obligation de soins, la prison vous guette, idem si vous
    consommez dans l’enceinte d’un lycée. Quant « aux personnes exerçant une
    profession à risque » et contrôlées positives au cannabis, les routiers
    et autres conducteurs d’engin, Dominique Perben conseille aux tribunaux
    d’engager contre eux des poursuites pénales « à vocation dissuasive ».

    À noter aussi que cette circulaire expose tout contrevenant à des tests
    médicaux réguliers visant à établir « la cessation de toute consommation ».

    Autre nouveauté inquiétante, Dominique Perben demande aux procureurs
    d’appliquer « une politique pénale volontariste » contre « la
    provocation à l’usage des stupéfiants ». Sont visées « les boutiques de
    chanvre dans lesquelles sont mises en vente des graines de cannabis »,
    les commerçants proposant des « vêtements et bijoux arborant une feuille
    de cannabis », et pour finir la diffusion d’ouvrages « vantant les
    mérites des produits stupéfiants ».

    Cette circulaire qui tombe au moment où le gouvernement lance dans les
    médias une campagne de prévention [14] illustre parfaitement la
    politique de tolérance-zéro du gouvernement.

    La prévention de la délinquance selon Nicolas Sarkozy

    Le projet de loi « relatif à la prévention de la délinquance » présenté
    par Nicolas Sarkozy en mars 2007 prévoit parmi de nombreuses mesures
    toutes plus coercitives les unes que les autres, une série de «
    dispositions tendant à prévenir la toxicomanie et certaines pratiques
    addictives ». « Aucune infraction dont l’auteur est identifié, précise
    le ministre de l’intérieur « ne doit rester sans réponse », même si la
    faute « peut apparaître vénielle ». Pour atteindre son objectif, le
    futur Président propose d’intensifier la chasse aux consommateurs et
    d’ajouter à l’arsenal des peines existantes, de nouvelles peines
    complémentaires, les fameux « stages de sensibilisation aux dangers de
    l’usage de produits stupéfiants » payé par le contrevenant.

    Désormais, l’injonction thérapeutique peut être prononcée comme modalité
    d’exécution d’une peine et non plus comme une alternative aux
    poursuites, laquelle occasionnait une suspension de la procédure
    judiciaire. Une nouvelle fois, elle renforce les peines quand des
    mineurs sont impliqués.

    Autre nouveauté de la «loi relative à la prévention de la délinquance»,
    la généralisation des tests sur les routes, mais aussi dans les
    entreprises. Enfin, sur le dépistage en milieu professionnel, la loi
    aggrave les sanctions pénales applicables aux salariés dépositaires de
    l’autorité publique (ou chargées d’une mission de service public, ou
    encore relevant de la défense nationale) pris en infraction d’usage de
    drogues. Ils encourent désormais une peine de 5 ans d’emprisonnement et
    une amende de 7 500 euros

    Aujourd’hui président de la MILDT, Etienne Apaire qui occupait entre
    2002 et 2004 la fonction de Conseiller Judiciaire de Nicolas Sarkozy est
    un des artisans de ce nouveau et dernier plan de prévention.

    Comme si ça ne suffisait pas, le 10 août 2007 est votée la « loi
    renforçant la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs » plus
    connue sous le nom de « loi Dati ».

    Cette loi instaure automatiquement, en cas de récidive, des peines
    planchers. Un exemple ? Condamné en tant qu’usager détenteur, un délit
    passible de cinq ans de prison, tout récidiviste écopera, sauf décision
    motivée du juge, de deux ans de prison [15].


    En finir avec la loi de 1970
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    Re: Drogue

    Message par bye le Dim 21 Mar - 19:55

    La loi de 1970 a fait son temps.

    Elle est inappliquée parce qu’elle est inapplicable. Auditionné en avril
    2003 par la commission d’enquête du Sénat sur la lutte contre les
    drogues [16], Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, reconnaît
    que cette loi dont « l’ objet principal était l’usage de l’héroïne se
    révèle désormais inadaptée et doit être modifiée » [17].

    Dans l’élan, il propose « une échelle de sanctions adaptées qui permette
    de punir réellement et rapidement tant les mineurs qui consomment
    occasionnellement du cannabis ou de l’ecstasy que les usagers d’héroïne
    qui refusent les soins et la substitution ».

    « Rien ne sera toléré, s’emporte Nicolas Sarkozy avant d’ajouter
    péremptoire : « Il n’y a pas d’expérience individuelle, il n’y a pas de
    jeunes "libres et branchés", il n’y a que des drogues interdites ».

    Jacques Chirac s’en mêle demandant qu’on évalue la loi de 1970.
    Jean-Pierre Raffarin se prononce pour une contravention en cas de simple
    usage et s’engage à réformer la loi, mais au sein de la majorité, les
    avis divergent entre les partisans d’une répression pure et dure et ceux
    qui privilégient une approche sanitaire.

    Afin de pousser le gouvernement à dépénaliser l’usage pour mieux le «
    repénaliser » Bernard Plasait (le promoteur du rapport « Drogue :
    l’autre cancer ») et 240 députés déposent le 18 juin 2004 (il n’y a pas
    de hasard) un projet de loi à l’Assemblée nationale, un projet qui
    supprime la prison pour les usagers, mais prévoit toute une palette de
    sanctions très répressives [18].

    Finalement, Jean-Pierre Raffarin repousse aux calendes grecques la
    réforme et. envoie au charbon Didier Jayle. Remplacer la prison par des
    amendes pourrait « être interprété comme le signal d’une faible
    dangerosité des stupéfiants » déclare le président de la Mildt

    Ses tergiversations d’un autre âge autour de la pénalisation de l’usage
    laissent pantois, non ? Nos députés sont-ils à ce point à côté de la
    plaque ? Ne savent-ils pas que la rigueur de la loi n’empêche en rien
    les gens de fumer, de gober ou de sniffer ? [19] Et qu’une
    dépénalisation de l’usage (déjà recommandée par le rapport Pelletier en
    1978) ne coûterait rien au gouvernement.

    La société évolue, mais la loi perdure.

    Dans quel autre pays, l’usage en privé d’une drogue est-elle punie d’un
    an de prison ?

    Et puis selon la quantité de « drogue » que vous détenez dans votre
    poche, votre statut social, vos origines ethniques, votre passé
    judiciaire, votre attitude, l’humeur des fonctionnaires qui vous
    contrôlent…Du statut de malade, vous passerez à celui d’usager détenteur
    et encourrez une peine de cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende.

    Dans quel autre pays, le législateur punit de cinq ans de prison et 75
    000 euros d’amende celles et ceux qui remettent en cause le bien fondé
    de cette loi ?

    Depuis que la loi de 1970 est active, que la guerre aux drogués est
    déclarée, plus d’un million de personnes ont été interpellées. La
    répression est bien plus destructrice que les drogues elles-mêmes, elle
    a gâché la vie de centaines de milliers de personnes dont le seul tort
    est de s’être adonné à l’usage d’un stupéfiant [20].

    Et si cette loi qui assimile les trafiquants de drogues à des
    terroristes avait au moins réussi à enrayer le trafic ? Même pas ! Entre
    2004 et 2009, le nombre de trafiquants interpellés est respectivement de
    6007 et de 6296. Concernant les usagers, durant la même période, le
    nombre d’interpellations est passé de 107 035 à 141 603.

    Cette loi, à défaut de disparaître, doit être réformée en profondeur.
    Elle n’est pas digne d’une démocratie. Les consommateurs de drogues
    (aujourd’hui illicites) sont des citoyens comme les autres. Ils ne
    veulent plus d’un État qui les infantilise et leur dicte leurs plaisirs.

    Et si en 2010, les associations d’usagers de drogues, les associations
    qui soutiennent les usagers, les mouvements qui militent pour plus de
    tolérance, les partis politiques, les syndicats de policiers contraints
    par leur hiérarchie de harceler les « drogués » ou les syndicats de
    magistrats dont les tribunaux débordent d’affaires dérisoires…
    s’unissaient et interpellaient les députés ?

    La loi de 1970 a fait son temps. Le moment est venu d’en finir avec les
    préjugés et les mensonges, le moment d’engager une politique plus
    pragmatique et moins idéologique…

    [1] Voir Dossier D comme drogue, Alain Jaubert, éditions Alain
    Moreau…Entre autre pour découvrir le rôle de Charles Pasqua dans la French Connection.
    [2] Rien d’étonnant à ce que la couverture du premier numéro d’Actuel
    ait pour titre : « Les communautés contre la famille ».
    [3] Cité par Francis Caballero dans « Le Droit de la drogue » Dalloz, 1990
    [4] En 1995, le rédacteur en chef du magazine l’Éléphant Rose a été
    condamné, au nom du L. 630, à un an de prison avec sursis et 300 000 francs d’amende.
    [5] Comme Canamo en Espagne ou Hanf en Allemagne.
    [6] Cannabis, Lettre ouverte aux législateurs, l’Esprit frappeur, 1994
    [7] Comité d’Action pour la Libéralisation de l’Usage de Marijuana et de
    ses Dérivés
    [8] Un rapport rendu public en 1978 dans lequel Monique Pelletier
    recommande que soit fixé un seuil délimitant l’usage.
    [9] Quelques mois plus tard, La bourse de la semaine disparaîtra et sera
    remplacée par White Flash, la chronique d’Alain Pacadis. Les années
    babas cèdent la place aux années punks.
    [10] Pour mémoire, une circulaire n’a pas force de loi. Elle est
    seulement une recommandation que les procureurs ne sont pas obligés de suivre.
    [11] Le cas de Jérôme Expuesto est symbolique. Ayant avoué naïvement en
    garde-à-vue qu’il partageait depuis quatre ans le fruit de ses achats
    cannabiques avec des amis, Jérôme a été condamné à 3 ans de prison
    ferme…Une peine tellement aberrante (Jérôme n’avait rien d’un
    trafiquant) que ses parents sont montés au créneau, que ses « clients »
    l’ont soutenu et que les médias se sont penchés sur son cas dénonçant un
    des effets pervers de la loi de 1970.
    [12] Surnommé le docteur Folamour du cannabis par ses détracteurs, le
    docteur Nahas est un farouche défenseur de la prohibition.
    [13] Sur
    http://www.lepost.fr/article/2009/02/20/1431005_loi-perben-2-ce-qui-peut-vous-arriver.html,
    découvrez un scénario de politique fiction inspiré par les lois Perben.
    [14] La campagne « Cannabis ce qu’il faut savoir, le cannabis est une
    réalité ». Cette campagne caricaturale qui a coûté cher aux
    contribuables a été parodiée par le CIRC sous le titre « Cannabis ce
    qu’on ne vous dit pas, le cannabis c’est trop mortel »
    (http://www.circ-asso.net/paris/pages/campagne.php)
    [15] Un avocat dans un article du Monde rapportait qu’un de ses clients
    avait été condamné en récidive à quatre ans de prison pour quelques grammes de cannabis.
    [16] Le futur rapport : « Drogue, l’autre cancer » dont le principal
    objectif a été de remettre en question le travail accompli par Nicole
    Maestracci au sein de la MILDT et de présenter le cannabis sous un jour très défavorable.
    [17] Ce qui fut un peu vite interprété par certains médias comme une
    dépénalisation. « Cannabis libre ! Comment Nicolas Sarkozy prépare la
    dépénalisation du pétard. », tel était le titre d’un article de VSD peu
    après l’intervention du ministre de l’Intérieur.
    [18] Une amende de 1 500 euros,la restriction de l’usage de chéquiers,
    la suspension du permis de conduire ou du permis de chasse,
    l’immobilisation ou la confiscation du véhicule ou du téléphone
    portable…En cas de récidive (moins de deux ans après la première
    infraction), l’usage serait considéré comme un délit passible du tribunal correctionnel.
    [19] Une enquête de l’OEDT (Observatoire européen des drogues et des
    toxicomanies), indique que 5,4 % des adultes hollandais consomment du
    cannabis alors que la moyenne européenne est de 6,8 %.
    [20] Est un stupéfiant toute substance naturelle ou synthétique figurant
    sur la liste des stupéfiants… Telle est la définition que donne de ce
    terme la Convention Unique de 1961.
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    Re: Drogue

    Message par bye le Dim 15 Aoû - 6:04

    Centres d'Injection Supervisés : Fillon est à côté de ses pompes
    http://a-f-r.org/plume/Ressources/Opinions-et-Analyses/Centres-d-Injection-Supervises-Fillon-est-a-cote-de-ses-pompes
    Le 12-08-2010 à 18:55 par AFR

    L’Association Française pour la Réduction des Risques (AFR) prend acte de la position du Premier Ministre François Fillon sur les Centres d’Injection Supervisés qu’il juge « ni utiles, ni souhaitables ».


    Une expertise de l’INSERM, mandatée par le ministère de la Santé a rendu en Juin un long rapport circonstancié, analysant les expériences internationales, auditant les experts qui prône le développement en France de cet outil incontournable de la Réduction des Risques et met en évidence son intérêt en termes de santé publique, d’accès aux soins mais aussi d’ordre public.





    Une décision purement idéologique

    Une fois de plus des arguments politiques sécuritaires, axés sur la diminution de l’offre et la criminalisation de l’usage sont mis en avant au détriment d’actions efficaces, prouvées et d’un coût moindre que la répression. La guerre à la drogue, partout où elle existe n’a jamais réduit la consommation, mais a coûté des sommes énormes en effectifs policiers militaires ou pénitentiaires. La clandestinité où elle conduit les personnes qui consomment est un facteur de risque majeur, de propagation des épidémies liées à l’injection (SIDA, Hépatites).

    L’AFR déplore cette décision, qui intervient dans un contexte sécuritaire où les discours démagogiques anti Rroms, anti étrangers renforcent la stigmatisation et fabrique des boucs émissaires. L’idéologie ne peut pas faire fi de la science. Depuis 20 ans les actions de Réduction des Risques en France et ailleurs ont fait la preuve de leur savoir-faire et démontré qu’on peut allier pragmatisme, humanisme et efficacité.

    Le Premier Ministre envoie un signal politique pour faire taire ceux qui dans son camp ont compris l’intérêt de ces outils déjà expérimentés dans d’autres pays, mais il ne peut pas faire taire la science et les associations engagées dans le développement de ces actions innovantes. L’appel du président du Sénat, Gérard Larché doit il être considéré comme une ouverture ou comme un enterrement du projet ?

    L’AFR compte poursuivre son action de plaidoyer, de formation de promotion et de mobilisation sur la mise en place de ces centres.

    --------------------------------
    AFR - Association Française pour la Réduction des risques liés aux usages de drogues
    Tel : 01.41.83.46.87
    Courriel : com@a-f-r.org
    Web : http://www.a-f-r.org
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    Re: Drogue

    Message par bye le Dim 15 Aoû - 6:10

    Maastricht et la libre circulation du shit
    http://www.causeur.fr/maastricht-et-la-libre-circulation-du-shit,7095
    Cannabis repetita non placent

    Publié le 10 août 2010 à 10h01



    Si vous autres Européens, vous en teniez à votre pinard, avec ou sans saucisson, l’Union coulerait des heures plus tranquilles. Mais l’affaire opposant, devant la Cour de justice de l’Union européenne, le tenancier d’un coffee-shop de Maastricht au bourgmestre de la ville Gerd Leers, rappelle qu’en Europe, les joints tournent sans frontières. Et pour Leers, c’est bien là le problème. Pour lutter contre le « tourisme de la drogue », il a donc décidé de réserver l’accès des coffee-shops aux seuls résidents néerlandais. Pris en flagrant délit alors qu’il servait des fumeurs de pétard venus d’ailleurs, Marc Josemans a été contraint, sur décision du bourgmestre, de fermer son établissement. Invoquant une discrimination des citoyens de l’Union européenne, Josemans a saisi le Raad van State (Conseil d’Etat), lequel a demandé à son tour à la Cour de justice de l’Union européenne de se prononcer sur l’euro-compatibilité de l’exclusion des ressortissants communautaires des coffee-shops. De fait, les conclusions rendues par l’avocat général le 15 juillet montrent que pour la cohérence européenne, on repassera. Le pétard.

    Ce sont en effet quelque trois à cinq mille Français, Belges et Allemands qui arrivent chaque jour à Maastricht. Pas en pèlerinage sur la tombe de Saint-Servais, ni pour s’attabler dans l’un des six restaurants étoilés de la ville, encore moins pour admirer l’étonnant édifice du musée Bonnefanten. Autant dire que ces « touristes de la drogue », comme les désigne le jargon médiatique et administratif, n’ont en commun avec les touristes tout court que la brièveté de leur passage et les dégâts qui en découlent.

    Situé au croisement des autoroutes trans-européennes, à deux heures de Bruxelles et d’Amsterdam, Maastricht a d’abord tenté, tant bien que mal, de résoudre le problème en le refilant aux communes voisines. Les premières lignes du projet « coffee-corners », qui prévoyait de délocaliser la moitié des quinze coffee-shops autorisés du centre-ville vers les quartiers périphériques – en l’occurrence dans la direction de la frontière belge, ont été rédigées en 2003

    Tentation prohibitionniste

    L’exemple de Gerd Leers, accusé de jouer cavalier seul sans jamais avoir tenté d’instaurer un dialogue avec ses homologues wallons ou flamands, a sans doute été pour quelque chose dans le choix radical fait par deux communes du Brabant septentrional néerlandais, Roosendaal et Bergen-op-Zoom. Voyant ces bourgades, paisibles sinon somnolentes, se transformer en « bourbiers » pour citer Michel Marijen, bourgmestre de Roosendaal, les municipalités ont décidé de retirer leur licence aux coffee-shops locaux. Désormais, les habitants doivent se rendre à Amsterdam pour s’approvisionner en cannabis.

    Pourquoi, demandera-t-on, ne pas appliquer alors la même méthode à Maastricht ou, tout simplement, aux Pays-Bas, dès lors que le « tourisme de la drogue » est supposé constituer une menace réelle à l’ordre public.

    La première raison est que la société néerlandaise ne semble pas être prête à affronter l’interdiction de la vente du cannabis. La politique de tolérance vis-à-vis des « drogues douces » est l’expérimentation hollandaise la plus célèbre. Elle s’est appuyée dès le départ sur un postulat audacieux : « Si nous ne sommes pas capables de prévenir le mal, essayons au moins de le contrôler. » En conséquence, depuis 1976 la possession de « drogues douces » pour usage personnel est décriminalisée, et leur vente dans les coffee-shops, bien qu’interdite par la loi, tolérée. Toutefois, en vertu des directives du ministère public, ceux-ci ne peuvent pas vendre plus de cinq grammes de cannabis par personne et par jour, et le stock ne doit pas excéder cinq cents grammes. Inutile de préciser que la pratique est assez éloignée de ce cadre sobre. À Maastricht, on évalue à une centaine le nombre de « one kilo houses », grossistes soupçonnés de vendre également de la cocaïne et de l’héroïne. Les contrôles effectués dans l’un des coffee-shops le plus célèbres de Hollande, le Checkpoint à Terneuzen, ont révélé que son stock dépassait deux cents kilos.

    Résultat, les Pays-Bas supportent de moins en moins bien leur statut d’« îlot de la liberté » en Europe. Pour autant, rien ne permet de pronostiquer l’abandon de l’approche ultra-libérale. Même les chrétiens conservateurs du CDA, pourtant très remontés, n’ont pas la moindre idée de ce qu’il faudrait faire. Et les habitants de Maastricht tiennent à leur réputation de gens « sympas ».

    La deuxième raison pour laquelle le retour à la prohibition est difficile à imposer tient au fait, qu’en dépit des nuisances causées par le développement de trafics illégaux en marge des activités autorisées des coffee-shops, les Hollandais se droguent moins que les autres Européens – selon le dernier rapport annuel de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies, la Hollande se situe loin derrière l’Espagne, l’Italie, la France et le Royaume-Uni. De ce point de vue, l’expérience est un succès.

    Enfin, la troisième raison du maintien du statu quo est d’ordre économique. Selon une étude récente, les coffee-shops de Maastricht apportent quelques 140 millions d’euros au budget de la ville. Argument de poids qu’André Beckers, l’avocat de Josemans, ne se prive pas d’employer : pour lui, le business du cannabis est « de facto légal » puisque les propriétaires de coffee-shops sont obligés de payer des taxes et des impôts sur leurs revenus. « De surcroît, ajoute-t-il, la nationalité des clients n’a aucune incidence économique ».

    Cannabis, une marchandise comme une autre ?

    Les conclusions de l’avocat général à la Cour de justice, Yves Bot, risquent de créer un précédent. Car celui-ci a rappelé qu’en dépit du fait que la vente des « drogues douces » est tolérée dans les coffee-shops néerlandais, elle reste néanmoins interdite par l’ensemble des Etats membres. De plus, n’étant pas tenus de consommer le cannabis sur place, les clients ressortissants d’autres Etats de l’Union peuvent l’emporter dans leurs pays et s’exposer ainsi à des poursuites pénales pour exportation ou importation illicites de stupéfiants. Comme le constate Yves Bot, les drogues ne sont pas des marchandises comme les autres. La vente du cannabis échappe donc à la liberté de circulation garantie par l’UE. En conséquence la mesure adoptée par la commune de Maastricht n’est pas considérée comme une restriction à la liberté du commerce.

    Curieusement, le représentant de la Commission européenne, Hubert van Vliet, a au contraire soutenu la position d’André Beckers : exclure les coffee-shops néerlandais du marché unique ne peut, selon lui, qu’accroître les problèmes et ébranler la fragile citoyenneté européenne. Les Belges réclament explicitement « plus d’Europe » – ce qui, en l’occurrence signifie : pas de discrimination entre fumeurs de pétards. Quant aux Néerlandais ils continuent de pratiquer leur politique baroque consistant à tolérer la vente tout en interdisant strictement la production. Lors d’une réunion de communes néerlandaises frontalières, à Almere en 2008, le bourgmestre d’Eindhoven a provoqué la consternation en proposant que les coffee-shops soient approvisionnés par des « plantations communales ».

    Les conclusions de l’avocat général ne lient pas la Cour de justice. Les juges commencent à peine à délibérer. L’arrêt ne sera rendu pas avant plusieurs mois. Si la Cour suit l’avocat général et exclut les coffee-shops de la législation communautaire, l’affaire sera jugée par le Tribunal de la Haye.

    Vous n’avez rien compris ? Vous vous sentez personnellement discriminé par la décision du bourgmestre ? N’hésitez pas à le faire savoir aux instances européennes. Mais oui, l’Union est l’affaire de tous ! Votre opinion compte ! Enfin, pas encore, mais bientôt, quand il suffira d’un million de signatures provenant d’un tiers des Etats membres pour qu’une proposition de législation soit mise à l’étude par la Commission européenne. Ainsi les citoyens seront-ils théoriquement placés au même niveau que le Conseil et le Parlement européen. Notez cependant que les propositions « dénuées de sérieux » ne seront pas retenues. Inutile de commencer à collecter des signatures en faveur de la distribution gratuite de pinard.

    L'auteur Paulina Dalmayer est journaliste et travaille dans l’édition.
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    Re: Drogue

    Message par bye le Sam 21 Aoû - 5:13

    Une majorité de Français favorables à l’ouverture de salles de consommation de drogue sous contrôle médicalThu, 19 Aug 2010 - Pierre chappard
    jeudi 19 août 2010, par korespondant

    Une majorité de Français favorables à l’ouverture de salles de consommation de drogue sous contrôle médical

    PARIS (AP) — Une majorité de Français (53%) se déclarent favorables à l’ouverture de salles de consommation de drogue sous contrôle médical -dites "salles de shoot"- en France, selon un sondage Ipsos rendu public jeudi, alors qu’un collectif d’associations était reçu sur le sujet à Matignon.

    Selon ce sondage, 53% des personnes interrogées se déclarent très favorables (11 ou plutôt favorables (42%) à l’ouverture de lieux "où les toxicomanes peuvent venir librement avec leur drogue pour la consommer sous contrôle médical et sanitaire", tels qu’il en existe dans certaines villes européennes.

    A l’inverse, 47% des Français sont opposés à cette idée.

    Un collectif d’associations favorables à l’ouverture de tels lieux (Asud, Act Up, Anitea, SOS Hépatites, Safe, Gaïa, salledeconsommation.fr) était reçu jeudi après-midi à Matignon par des membres du cabinet du Premier ministre.

    La semaine dernière, François Fillon avait rejeté l’expérimentation de salles de consommation de drogue sous surveillance médicale, une idée pourtant évoquée par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot.

    sondage réalisé par questionnaire en ligne du 17 au 19 août auprès d’un échantillon de 1.007 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. AP

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    Re: Drogue

    Message par bye le Dim 26 Sep - 20:04

    Un rapport préconise d’expérimenter les salles d’injection de drogue

    Un rapport préconise d’expérimenter les salles d’injection de drogue 21.09.10 | 20h01 • Mis à jour le 21.09.10 | 22h06

    Dans un rapport qui doit être rendu vendredi mais dont Le Figaro.fr (voir plus bas) publie les principales conclusions, mardi 21 septembre, plusieurs élus de tous bords prônent l’expérimentation des salles d’injection de drogue en France. Cette publication devrait relancer le débat après le refus du gouvernement de suivre la voie de plusieurs pays européens.

    Début août, le premier ministre François Fillon avait en effet jugé ces salles de consommation supervisée "ni utiles ni souhaitables". Mais pendant plusieurs mois, une vingtaine d’élus membres de l’association Elus, santé publique et territoires (ESPT) ont mené, avec le soutien de la Ville de Paris et du conseil régional d’Ile-de-France, des auditions d’experts médicaux, sociaux et juridiques. Des élus Verts, UMP, MoDem, Nouveau Centre, PS et PC de Paris, Marseille, Bordeaux, Le Havre, Saint-Denis, Annemasse et Nanterre ont ainsi visité les salles d’injection de Genève et Bilbao. "Les salles de shoot constituent l’un des éléments de toute une palette d’outils pour permettre la prévention, l’accès aux soins et la restriction du trafic de stupéfiants", conclut le président de l’association, le docteur Laurent El-Ghozi, cité par Le Figaro.fr. "J’ai trouvé ces lieux très encadrés et très sécurisés tant sur le plan sanitaire que pour les citoyens qui vivent autour. On est loin de la zone de non-droit."

    Contacté par Le Monde.fr, Laurent El-Ghozi explique que "les salles d’injections sont des outils de pacification". "Il faut prendre en charge cette population. Les centres d’injection sont un outil indispensable de réduction des risques liés à la toxicomanie (overdose, sida, hépatite…). C’est également le moyen de permettre d’ouvrir une fenêtre aux toxicomanes en proposant un accompagnement de la prise de drogue puis éventuellement des produits de substitution et enfin une porte de sortie de leur addiction. Evidemment ce genre d’établissement ne peut se faire sans le soutien des collectivités locales. Il est nécessaire de consulter les élus et d’obtenir leur accord. Pour le voisinage, l’expérience montre que les centres servent à pacifier les relations entre les habitants et les usagers de drogues. Moins de bagarres, moins de seringues qui traînent et au sein de chaque centre un interlocuteur chargé de répondre aux éventuelles incivilités", souligne-t-il.


    --------------------------------------------------------------------------------

    L’article du FIGARO du 21/09/2010 |)

    Salles de shoot : un rapport prône l’expérimentation

    Ses conclusions, dont Le Figaro a eu connaissance, relancent la controverse.

    Le débat récent sur l’opportunité ou non d’ouvrir, à titre expérimental, des salles de consommation de drogues ne va pas manquer d’être relancé dans les prochains jours. Vendredi, l’association Élus, Santé Publique & Territoires (ESPT) va remettre les résultats de son rapport sur le sujet. Et ses conclusions sont plutôt favorables à l’ouverture de telles structures.

    « Les salles de shoot constituent l’un des éléments de toute une palette d’outils pour permettre la prévention, l’accès aux soins et la restriction du trafic de stupéfiants », estime le président d’ESPT, le Dr Laurent El Ghozi, maire-adjoint (PS) à Nanterre. Pendant plusieurs mois, son association a mené, avec le soutien de la ville de Paris et du Conseil Régional d’Île de France des auditions d’experts médicaux, socios et juridiques. Une vingtaine d’élus Verts, UMP, Modem, Nouveau Centre, PS et PC de Paris, Marseille, Bordeaux, Le Havre, Saint-Denis, et Annemasse Nanterre ont ainsi visité les salles de shoot de Genève et Bilbao. « J’ai trouvé ces lieux très encadrés et très sécurisés tant sur le plan sanitaire que pour les citoyens qui vivent autour. On est loin de la zone de non droit », relève Laurent El Ghozi.

    Les défenseurs des salles de shoot mettent en avant la prévention et l’accès aux soins pour les toxicomanes, facilités, selon eux dans ces lieux. « Car il ne suffit pas que les feux soient rouges pour que les voitures s’arrêtent, résume encore Laurent El Ghozi. Il est préférable que les usagers de drogues se piquent dans les moins mauvaises conditions possibles ». L’autre argument, fréquemment avancé, concerne la baisse de transmissions de maladies telle que le sida ou les hépatites. Or ce point fait débat.

    « Aujourd’hui, la transmission du sida via les injections est rare », affirme le Dr Xavier Laqueille, psychiatre et chef du service d’addictologie de Sainte-Anne (Paris). Selon lui, l’ouverture de salles de consommation se justifie dans des zones où les toxicomanes se droguent dans des lieux publics de grande ampleur. « Mais ce n’est pas du tout le cas en France, explique-t-il. Chez nous, l’accès aux soins est important puisque 150.000 héronoïnomanes sont en contact avec les systèmes de soins via les traitements de substitution ». Il trouve que le système actuel pèche essentiellement par un manque de structures hospitalières. En matière de santé publique, la priorité devrait être la création de lits spécialisés en addictologie. Pour ce spécialiste, on éviterait ainsi d’envoyer les toxicomanes en psychiatrie ou en prison. Une salle de shoot coûte plus d’un million d’euros par an.

    Du côté des opposants politiques à l’expérimentation, Philippe Goujon, maire (UMP) du XVe arrondissement et député de Paris. « Entre la loi de 1970 qui interdit l’usage de stupéfiants et l’ouverture par l’Etat de salles de consommation de drogues, on est en pleine schizophrénie ! Notre politique repose sur le sevrage et l’interdiction. Or avec ces salles, on brise le tabou de l’interdit », juge-t-il. Le député avoue avoir discuté du sujet avec le préfet de police de Paris et le Procureur de la République. Tous deux lui ont fait part de leur hostilité et le second a même estimé que de telles salles pouvaient être assimilées à de l’incitation à la consommation de stupéfiants.

    Comment justifier juridiquement la mise en place de structures autorisant de fait un produit, alors que partout ailleurs, cette même substance est illicite ? L’ouverture de salles de shoot nécessite en effet que les forces de l’ordre ferment les yeux dans un périmètre bien défini aux alentours. Mais dans ce cas, pourquoi ne pas se prononcer en faveur d’une légalisation ou d’une dépénalisation ? Les défenseurs des salles de shoot jurent qu’il n’y a aucun rapport entre prôner l’ouverture de tels endroits et réclamer la dépénalisation. Pourtant reconnaît Laurent El Ghozi, cette dernière serait en fait une question « de bon sens ».

    « L’interdiction de consommation de drogue est un facteur puissant de dissuasion ! estime Philippe Goujon. Si on dépénalise, les jeunes se diront pourquoi pas moi puisque c’est légal ? ». Selon lui, on ne peut pas mettre sur le même plan les salles de shoot et la distribution de seringues gratuites (Michèle Barzach, alors ministre de la Santé, les autorise en 1987), aujourd’hui largement répandue. Les deux ne seraient pas comparables. « Avec les seringues, on est à la limite. Si on va plus loin, on change de système », lance Philippe Goujon.

    « C’est un débat politique, au sens philosophique du terme, sur la notion de l’interdit, relève le Dr Laqueille. Il faut comprendre que l’interdiction de la consommation de drogues se situe au-delà de la loi. Et nos patients même les plus dépendants le savent bien. S’il ne « faut » pas se droguer, ce n’est pas parce que c’est pénalement répréhensible mais parce que c’est mauvais pour eux ».

    http://www.lefigaro.fr/actualite-fr...
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    Re: Drogue

    Message par bye le Dim 28 Nov - 12:12

    Prévention plutôt que prison, clé du succès portugais contre les drogues

    De Lisbonne) Alors que le gouvernement français s’oppose à l’introduction de salles de shoot en France, le Portugal, réputé pour être un pays conservateur, a depuis longtemps libéralisé sa politique anti-drogue.

    C’est le seul pays européen à avoir décriminalisé la consommation de toute sorte de drogues pour des « raisons humanistes ». Les toxicomanes y ont un accès facilité aux traitements et se voient moins stigmatisés.

    Le Portugal semble un lieu improbable pour une politique progressiste de drogues. Avec la Révolution des œillets en 1974, le pays sort de quarante ans sous la dictature de Salazar, dans un quasi-sommeil de Belle au bois dormant. Commercialement coupé du reste de l’Europe qui se trouvait en fortes expansion et modernisation, ce régime était basé sur la devise « Dieu, Patrie, Famille ».

    Une influence qui, de nos jours, est reflétée dans des valeurs d’une société profondément conservatrice : presque 9 habitants sur 10 sont catholiques, des fêtes religieuses constituent un événement majeur et le pays reste très attaché à ses coutumes et cuisine traditionnelles.

    Cependant, côté politique anti-drogue, ce pays a beaucoup d’avance. Certes, d’autres pays européens comme les Pays-Bas tolèrent de facto la consommation de drogues considérées moins dangereuses, comme le cannabis, mais ne l’ont jamais formellement décriminalisée.

    Des commissions de dissuasion des drogues pour les toxicomanes
    Dans le système portugais, le toxicomane est considéré comme un malade, non pas comme un criminel. Luis Ramos peut en témoigner. Ce Lisbonnais aux cheveux noirs a un lourd passé de drogué derrière lui. Tout commence à l’âge de 14 ans, quand il fume son premier pétard. Peu après, il passe à l’héroïne et à la cocaïne, mélangées avec des somnifères.

    Il finance d’abord son addiction par des petits boulots, comme serrurier ou voiturier, avant de se lancer dans la vente de drogues. Par la suite, et probablement parce qu’il a partagé des seringues, il attrape l’hépatite B. Puis l’hépatite C. Et le Sida. En 2000, sa première thérapie de méthadone en Espagne échoue.

    De retour au Portugal, il tombe de nouveau sous l’emprise des drogues. Ce n’est qu’en 2009 qu’il retrouve espoir : la police de la capitale portugaise l’appréhende et le renvoie à la commission de dissuasion des drogues (CDD) de Lisbonne.

    Cet organisme lui fait faire sa deuxième thérapie de méthadone, qu’il suit avec succès jusqu’à ce jour. Ainsi, ce Portugais dispose maintenant d’un logement payé par l’État et reçoit régulièrement des traitements gratuits de méthadone et contre le sida.

    Luis Ramos profite d’une législation qui a été introduite en 2001 en réaction aux taux de consommation de drogues très élevés des années 90.

    Après la dictature, une fièvre d’expérimentation
    « Cette forte consommation était une conséquence indirecte de la fin de la dictature », se rappelle João Goulão, chirurgien pédiatrique et président du conseil d’administration de l’Institut de la drogue et de la toxicodépendance à Lisbonne, qui coordonne la politique anti-drogue du Portugal :

    « Après la Révolution des œillets, le pays s’est ouvert au commerce international, et nous pouvions pour la première fois importer des drogues. Le résultat était une vraie fièvre d’expérimentation, surtout en ce qui concerne la consommation d’héroïne. »

    Parmi les 10 millions d’habitants, on comptait ainsi jusqu’à 100 000 héroïnomanes. En 1998, le gouvernement a donc mandaté João Goulão et huit autres experts pour développer une nouvelle politique anti-drogue. Résultat, le fait de consommer des drogues ne représente plus un délit criminel mais devient une infraction administrative.

    Seront renvoyés devant le tribunal ceux qui portent sur eux une dose supérieure à dix jours de consommation -par exemple 25 grammes de cannabis en forme d’herbe- et soupçonnés d’être des dealers.

    L’enquête juridique suspendue pour faciliter le traitement
    Le simple consommateur, lui, est redirigé vers l’une des dix-huit CDD du pays. Là, une équipe composée de psychologues et d’assistants sociaux s’enquiert de ses habitudes de consommation, de sa vie professionnelle et privée. Vasco Gomes, président de la CDD à Lisbonne, détaille la procédure :

    « S’il s’agit d’un consommateur récréatif et que c’est sa première infraction, nous suspendons l’enquête juridique -d’abord provisoirement, puis définitivement, s’il ne récidive pas pendant un certain temps. En revanche, pour les toxicomanes, une telle suspension n’est possible que s’ils font une thérapie. »

    Un système devant « faciliter l’accès aux traitements et non pas pour stigmatiser les toxicomanes ».

    Ana (le prénom a été modifé), étudiante en hôtellerie à Porto, dans le nord du pays, a bénéficié de ce principe de clémence. Il y a quelques années, la police l’a appréhendée avec quelques amis en possession d’une quantité de haschisch sous le seuil critique.

    Ce groupe de jeunes a ensuite été reçu l’un après l’autre par l’équipe d’une CDD. Aujourd’hui âgée de 23 ans, Ana explique :

    « Je me sentais vraiment bien accueillie. De plus, cela m’a fait prendre conscience des conséquences potentielles de mes actes. Maintenant, je réfléchis avant d’accepter un joint. »

    Des chiffres bons, mais des experts qui restent prudents
    Les chiffres confirment ce jugement positif :

    * entre 2000 et 2008, le nombre de patients dans les unités de traitement a augmenté de presque un tiers.

    * la stigmatisation des toxicomanes diminue.

    * entre 2001 et 2007, les dits « taux de continuité de consommation de drogues » -le pourcentage de gens qui ont consommé une certaine drogue pendant la dernière année- ont diminué pour presque toutes les drogues.

    * les nouveaux cas de sida en rapport avec une toxicodépendance ont baissé de trois quarts entre 2001 et 2008.

    Un succès de la politique de dissuasion ? « Pas forcément », souligne Brendan Hughes, du Centre européen d’observation des drogues et de la toxicomanie :

    « On ne peut parler d’un lien de causalité direct, car, scientifiquement, il est impossible de prouver que les chiffres ont baissé grâce au dispositif en place. En revanche, il est intéressant que la consommation des drogues ne soit pas montée en flèche comparée à d’autre pays en Europe. »

    Et ceci alors qu’une telle crainte avait été évoquée avant la mise en vigueur de la législation actuelle. A l’époque, le leader du parti conservateur Partido popular Paulo Portas assurait que « des avions remplis d’étudiants européens arriveront au Portugal afin de consommer de la marihuana ou pire, parce qu’ils savent qu’on ne les mettra pas en prison ».

    « Pas toujours les moyens de contrôler le respect des sanctions »
    Si de tels avions n’ont évidemment jamais atterri sur le sol portugais, tout n’est pas parfait pour autant. Vasco Gomes le reconnaît :

    « Notre commission peut imposer des sanctions, mais n’a pas toujours les moyens de contrôler leur respect -par exemple, en ce qui concerne l’interdiction de fréquenter certains lieux à risque. »

    Mieux vaudrait, selon lui, remplacer cette interdiction par l’obligation de réaliser des missions d’intérêt général.

    Luis Ramos, lui, voit plutôt les avantages du dispositif actuel. Et pour cause :

    « Aujourd’hui je ne toucherai plus aux drogues, assure-t-il sourire aux lèvres, même si elles étaient étalées devant moi sur une table. »


    flaubert

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    Re: Drogue

    Message par flaubert le Mer 29 Déc - 11:09

    Maintenant, chaque où l'on peut trouver des drogues comme la marijuana ou le cannabis, mais il n'est pas légal. s'il vous plaît dire quelque chose sur ce que sont les principaux effets néfastes de la marijuana ou le cannabis.

    Il y a eu un premier message d'avertissement, que vous avez cru bon d'effacer pour remettre votre site vendant des produits illicites.

    La prochaine fois que vous refaites votre pub pour ce site, non seulement nous vous excluons du forum mais qui plus est nous vous signalerons aux autorités compétentes...

    Les administratices


    Dernière édition par flaubert le Jeu 30 Déc - 14:37, édité 1 fois

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    Re: Drogue

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