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    Chômage

    Message par admin le Lun 26 Nov - 0:55

    « Face au chômage, la solution de la sagesse, c'est que les travailleurs travaillent moins. » Pierre Mauroy

    « La meilleure façon de lutter contre le chômage, c'est de travailler. » Raymond Barre

    Comment favoriser l’emploi des jeunes, des séniors ? Comment lutter contre les discrimination à l’embauche ?

    Voir aussi Arrow Quand la honte du chômage tue

    admin
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    Anpe.fr récompensé pour sa stratégie client en ligne

    Message par admin le Jeu 21 Fév - 23:50

    Le site Internet de l'ANPE a été récompensé pour la deuxième année consécutive par le trophée Qualiweb/Stratégies pour la gestion de sa relation client en ligne.

    Ce prix récompense la qualité de la relation client en ligne en évaluant les réponses de 250 sites à l'envoi d'e-mails.

    L'agence pour l'emploi ajoute que son équipe de réponses aux internautes a répondu au cours de l'année 2007 à 73.000 messages.

    Plus de 97 % d'entre eux ont reçu une réponse personnalisée en moins de 72 heures, précise-t-elle dans un communiqué.

    En 2007, le site revendiquait une moyenne de 15 millions de visites par mois et la place de premier site dédié à l'emploi en France.

    admin
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    Haro sur les chômeurs

    Message par admin le Mar 29 Avr - 12:50

    Aujourd’hui, seuls 47,5% des chômeurs sont indemnisés, en moyenne à peine à 80% du SMIC, 30% à 40% percevant moins d'un demi-Smic*.

    C’est encore trop pour Sarkozy, qui annonce depuis longtemps vouloir durcir les sanctions à leur encontre. Cette volonté va se concrétiser à travers la loi qui devrait être présentée avant la fin de l’année 2008, après la conférence entre l’État et les partenaires sociaux.

    Celle-ci se tiendra le 6 mai et portera sur l'évolution du régime d'indemnisation du chômage, la fusion ANPE-Assedic et la réforme de la formation professionnelle.

    Deux projets gouvernementaux sont déjà connus : radier les chômeurs refusant deux «offres valables» et supprimer la dispense de recherche d’emploi pour les plus de 57 ans et demi (et les plus de 55 ans ayant accompli leurs 160 trimestres).

    Dans l’attente de la négociation avec les syndicats, les critères jusqu’ici retenus pour considérer une offre d’emploi comme valable sont définis par le Code du travail : «sont radiées de la liste des demandeurs d’emplois des personnes qui, sans motif légitime, refusent d’accepter un emploi compatible avec leurs spécialité ou leur formation antérieure, leurs possibilités de mobilité géographique compte tenu de leur situation personnelle et familiale, et rétribué à un taux de salaire normalement pratiqué dans la profession et la région».

    Actuellement, 1 500 chômeurs sont ainsi déjà radiés chaque mois pour refus d’emploi, comme l’indique Christian Charpy, le directeur de l’ANPE. Sarkozy veut modifier la donne au bout de six mois de chômage.

    Les critères changeraient alors pour obliger les chômeurs à accepter tout emploi requérant moins de deux heures de transport par jour et rémunéré au moins 70% du salaire antérieur. La ministre de l’Économie, Christine Lagarde, justifie cette mesure par le fait que l’absence de critères chiffrés laisserait trop de place à l’arbitraire.

    Les syndicats sont d’un tout autre avis : le recours ou non à la sanction «était laissé à l’appréciation des conseillers en fonction de la situation personnelle du demandeur d’emploi», observe Philippe Sabater, du SNU (FSU). Là, il va y avoir un effet mécanique.

    Or se voir forcé d’accepter deux heures de transports aller-retour, ce n’est pas la même chose si c’est pour un emploi à bas salaire ou pas». Ajoutons que la situation change du tout au tout suivant que le chômeur se trouve en zone rurale, avec le prix de l’essence qui explose, ou en zone urbaine bien desservie par les transports en commun.

    Sabater dénonce le fait que les chômeurs soient ainsi contraints d’accepter des emplois dégradés, ce qui pèsera une fois de plus sur le niveau des salaires proposés, pour le plus grand bénéfice patronal : «La contrainte sera telle qu’elle agira comme une onde de choc sur l’ensemble du marché de l’emploi», pronostique-t-il.

    Quant aux seniors, rappelons que depuis 1985, ils conservent leurs droits à indemnisation sans devoir effectuer les démarches administratives exigées des autres chômeurs. Christine Lagarde, en supprimant leur dispense de recherche d’emploi, rejoint la position de… Laurence Parisot, la patronne du MEDEF.

    L'alignement sur les positions patronales est bien une constante sarkoziste, l’ordre venant évidemment d’en haut : le Président enjoignait Lagarde à la «suppression progressive de la dispense de recherche d'emploi pour les chômeurs seniors» dans la lettre de mission qu’il lui a adressée durant l’été 2007.

    Précisons que les 383 117 chômeurs concernés, selon le chiffre de l’UNEDIC à la fin 2007, ne sont pas visés, la mesure ne s’appliquant qu’aux nouveaux entrants dans cette catégorie. Il ne faudrait tout de même pas qu'ils viennent soudain gonfler les statistiques du chômage !

    Le secrétaire d’État à l’Emploi, Laurent Wauquiez, déclarait pourtant pas plus tard que fin mars : «nous ne pouvons pas forcer les chômeurs âgés à chercher un emploi s’ils n’ont aucune chance d’en trouver». Et bien si, finalement : mi-avril, c’est ce qu’annonce vouloir faire sa ministre de tutelle.

    Or, si seuls 37% des plus de 55 ans français sont aujourd’hui en activité, c’est bien qu’on ne veut pas d’eux dans les entreprises, non qu’ils ne veulent plus travailler ! Mais la logique de Sarkozy est comme toujours de culpabiliser les catégories modestes, de jeter la suspicion, de les stigmatiser comme de sales profiteurs.

    On imagine à quoi aboutira la combinaison des deux mesures : des légions de chômeurs de plus de 57 ans et demi, coupables de refuser un emploi éloigné de leur domicile et proposé à un salaire ridicule, seront radiés et privés de leurs allocations. Et pendant qu’on persécute ainsi les exclus, on ne s’intéresse pas aux 40 milliards d’euros annuels que coûte à l’État la fraude fiscale.


    * Source : Collectif Les autres chiffres du chômage, qui rassemble les associations et syndicats suivants : Agir ensemble contre le chômage (AC !), Mouvement National des Chômeurs et Précaires (MNCP), Réseau Stop Précarité, CGT-INSEE, Syndicat National Unifié de l’ANPE (SNU-ANPE) et SUD-ANPE.

    Source ici
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    ecotone
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    Re: Chômage

    Message par ecotone le Mer 30 Avr - 16:38

    Merci BettinaMia,

    Je ne résiste pas au plaisir de vous copier/coller un commentaire de cet article, dans le blog, qui me plait beaucoup!!!


    Pensée conformiste - Posté par Renaud Tarlet, 21 avril 2008 à 12:31
    http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2008/04/20/8893959.html

    Bonjour à toutes et tous.

    Tout d'abord, merci beaucoup à vous, Monsieur Bonnet. Je lis
    régulièrement votre blog et il "élimine les toxines" dans notre
    temps de conformisme et de "pas de vague".

    Je suis doctorant en sociologie et j'avais réalisé mes premiers
    travaux (en maîtrise) sur le traitement des chômeurs.

    J'aimerais apporter un éclairage anthropologique sur l'étrange
    réussite du discours persécuteur de la "droite décomplexée". En
    effet, il est facile de s'informer pour savoir que les chiffres du
    chômage sont honteusement truqués, que vraisemblablement plus de
    six millions de personnes au moins sont concernées par le
    sous-emploi et la précarité en France à l'heure actuelle, soit au
    minimum le quart de la population active.

    Du coup, expliquer cet état de choses par des tares individuelles
    (certains ne veulent pas travailler) semble complètement aberrant
    et imbécile. Comment cela peut-il marcher, comment des ficelles
    aussi énormes peuvent-elles fonctionner ?

    Je dirais que l'être humain "fonctionne" autour de deux grands
    modes de rationalité, qui sont profondément étrangers l'un à
    l'autre. Le premier mode, c'est celui de la "rationalité de la
    raison". C'est celui qui nous fait comprendre que, lorsque des
    millions de personnes sont touchées par le chômage ou le
    sous-emploi, cela ne peut être dû à des causes individuelles.

    Mais nous "fonctionnons" aussi autour d'une autre rationalité,
    rationalité de crise et de protection contre la souffrance, la
    rationalité fantasmatique. Cette rationalité s'éloigne de la
    "rationalité de la raison" car elle n'a pas le même objet. La
    rationalité fantasmatique a pour but de trouver coute que coute du
    sens pour la personne en crise.

    Prenons l'exemple du chômage. Vous êtes un salarié moyen, vous
    bossez dur, et vous voyez votre voisin , dont la situation est
    jumelle de la vôtre, se faire licencier et ne pas retrouver de
    travail.

    Si vous vous dîtes : "il est comme moi, ça pourrait m'arriver
    aussi", vous vous retrouvez sans défense devant la réalité, face à
    une situation contre laquelle vous ne pouvez rien faire. Cette
    impuissance face au danger est extrêmement angoissante.

    C'est pourquoi beaucoup d'individus dans cette situation auront
    tendance à accepter un discours leur expliquant que ceux qui
    tombent au chômage l'ont bien cherché. Voilà une explication qui
    protège, même si ce n'est qu'imaginaire, fantasmatique. Si je me
    dis "celui qui me ressemble tant est au chômage car il l'a
    cherché", je regagne un pouvoir imaginaire sur ce qui m'arrive. Si
    je travaille bien, tout ira bien. Ca me laisse "quelque chose à
    faire" face à la fatalité.

    Ce type de rationalité se retrouve aussi chez les chômeurs
    eux-mêmes. Je citerai l'exemple d'une chômeuse à qui je demande,
    en entretien : "Et si quelqu'un vous prouvez que le chômage est un
    phénomène collectif et que vous n'y êtes pour rien, qu'en
    penseriez vous ?" Elle de me répondre :"Alors là, ça serait une
    catastrophe. Si je ne suis pas coupable, alors ça veut dire que je
    peux rien y faire."

    Nous avons ici un parfait exemple de rationalité fantasmatique. Le
    raisonnement de cette personne est parfaitement logique,
    implacable, même. Si elle accepte de se sentir responsable de sa
    situation, alors elle peut croire pouvoir faire quelque chose.
    Malheureusement, il reste un décalage entre le fantasme, le
    souhait, et la réalité. Assumer cette pseudo-culpabilité n'aidera
    en rien cette personne à retrouver un emploi.

    Sur le plan collectif, les raisonnements obéissent bien souvent
    aux mêmes nécessités fantasmatiques. L'être humain a avant tout
    besoin de sens, particulièrement dans les situations d'incertitude
    ou de crise. Il existe toujours un décalage entre nos
    représentations du monde et la réalité de ce monde. Le monde ne
    nous obéit pas, il nous surprend, nous blesse et nous déçoit. Or
    le moyen le plus économique de régler ce décalage angoissant est
    ce que l'anthropologue René Girard appelle le "bouc émissaire".

    Comment cela se déroule-t-il ?

    Prenons l'exemple du chômage. Des millions de personnes sont
    structurées sur la valeur travail, et sur la conviction que "quand
    on travaille, on est récompensé". Or, la réalité contredit ce
    postulat. Des millions de personnes sont poussées dans le chômage
    ou le sous-emploi.

    La "rationalité de la raison" nous pousse à admettre que notre
    système social échoue à assurer un travail pour tous alors qu'il
    fait de ce travail la pierre angulaire de l'identité sociale.
    Il semble donc évident que notre société doit réformer sa
    représentation du travail, améliorer les solidarités avec les
    victimes du sous-emploi, réfléchir à un partage du travail, par
    exemple.

    Mais pour penser tout cela, il faut comprendre la situation
    globale, avoir le recul nécessaire pour comprendre que la
    situation est collective, avoir la culture de lutte collective qui
    permette d'espérer un changement social.

    A défaut de ces "ressources", l'explication la plus simple, la
    plus rassurante est la suivante :"il y a du boulot pour tout le
    monde, ceux qui sont au chômage l'ont bien cherché". Tant qu'on
    n'est pas touché par le phénomène, cette explication rassure. De
    plus, l'exemple de la chômeuse que je cite montre que, même pour
    les victimes du phénomène, l'acceptation de ce discours offre une
    explication à leur situation.

    Le problème social qui cause l'angoisse est assigné à des "boucs
    émissaires". Ce chômage si inquiétant et qui laisse sans défense,
    il est en fait la conséquence d'une minorité déviante, bien
    identifiable. Les premiers, pour continuer avec l'exemple du
    chômage, à avoir compris la puissance de ce type de discours sont
    bien entendu les Nazis. "Trois millions de juifs, trois millions
    de chômeurs, la solution est simple", disait Hitler.

    Pour l'Allemand désespéré des années 30, le monde reprenait sens.
    La fatalité qui l'avait poussé à la ruine portait à présent un
    visage, celui du juif qui complotait dans les caves à la
    destruction de la civilisation. La rhétorique actuelle du chômage
    est cousine de la rhétorique nazie, sans nul doute possible : elle
    se base sur les mêmes prémisses, mais au lieu de désigner les
    juifs, elle désigne les "fainéants" (ce que les Nazis faisaient
    aussi, les camps de concentration étant censés "rééduquer au
    travail").

    Une fois des coupables désignés(fussent-ils imaginaires, la
    rationalité fantasmatique ne s'en soucie guère), le monde
    redevient enfin cohérent, car c'est bien la cohérence que les
    individus en crise recherchent à tout prix. Ce phénomène peut être
    observé au quotidien. Combien de fois avons-nous fait un faux
    mouvement qui nous a fait nous cogner, par exemple dans une porte,
    avant de crier spontanément : "saleté de porte" ?

    Face à la surprise de la douleur, le fait de fantasmatiquement
    doter la porte d'intention mauvaises et de pouvoirs néfastes nous
    permet d'accepter la situation. Parfois, nous croyons tellement à
    notre fiction que nous donnons un coup de pied vengeur dans ladite
    porte, ce qui défoule.
    Le comportement des personnes en crise qui accusent les chômeurs
    n'est pas foncièrement différent.

    Notons que la chômeuse que j'ai interviewée elle-même expliquait
    sa situation par "quelque chose" en elle qui posait problème. Elle
    se construisait, à l'intérieur d'elle-même, son propre bouc
    émissaire. Tout cela pour montrer à quel point soupçonner le
    machiavélisme de ceux qui croient en ce type de discours est naïf
    et inexact.

    En fait, l'esprit humain bascule, quand il est face à des
    phénomènes angoissants qu'il ne peut expliquer, vers ce que
    j'appellerai la "pensée conformiste". Pensée conformiste car elle
    veut que le monde soit conforme à ce qu'elle prétend, et elle y
    arrive par des dispositifs rhétoriques stéréotypés qui sont, à ma
    connaissance, au nombre de trois. Ces dispositifs permettent de
    tout expliquer à peu de frais.

    Dispositif un, le sophisme. Un postulat (A) s'appuie sur un
    postulat (B), qui lui-même s'appuie sur le postulat (A). Exemple :
    quand on cherche vraiment du travail (A), on en trouve (B), et on
    en trouve (B), quand on en a vraiment cherché (A). Si on ne trouve
    pas, c'est qu'on n'a pas bien cherché, le raisonnement est
    imparable...
    Ce type de raisonnement se retrouve dans tous les proverbes ou
    maximes conformistes : Quand on veut (A), on peut (B); on n'a (A)
    que ce qu'on mérite (B)...

    Dispositif deux, la fausse dialectique. Derrière ces grands mots
    se cache un type de raisonnement assez simple. Reprenons l'exemple
    du chômage.

    On postule que, quand on cherche vraiment du travail, on en
    trouve. Or, la réalité contredit régulièrement ce postulat. La
    fausse dialectique va régler cette contradiction en expliquant que
    si ce qu'elle prédit ne se produit pas, c'est qu'on n'a pas encore
    assez appliqué sa logique. Ici, par exemple, la fausse dialectique
    consistera à prétendre que, si on n'a pas encore trouvé de
    travail, c'est qu'on n'a pas encore assez bien cherché. Du coup,
    toute contradiction entre ce discours et la réalité est facilement
    explicable.

    Autre exemple de fausse dialectique, le discours de répression de
    la délinquance : on punit plus, et pourtant, il y a des
    récidivistes (donc des gens que la punition n'a pas amendés, ce
    qui prouve l'échec de la répression). Qu'à cela ne tienne : si des
    gens récidivent encore, ce n'est pas que la logique punitive n'est
    pas efficace, c'est qu'elle n'est pas encore assez appliquée,
    sinon, elle marcherait. Là encore, ce discours résout d'office
    toutes les contradictions, il a toujours raison.

    Dispositif trois, la désignation d'un bouc émissaire. Le phénomène
    problématique s'explique par la nature malfaisante de certains
    ennemis du corps social. Certains sont chômeurs car ils sont
    "fainéants" ou "inemployables". D'ailleurs, ces gens sont des
    "fraudeurs", voire, d'après une banderole à succès qui, sur ce
    point précis n'a provoqué aucune réaction, des pédophiles. La
    vraisemblance de l'accusation n'a aucune importance.

    La délinquance est due aux "multi-récidivistes". Ces gens ne sont
    pas problématiques en tant que coupables d'un crime. Ils sont
    naturellement dangereux, et le crime n'est que la manifestation de
    leur nature problématique. C'est tout à fait le postulat de la loi
    Dati sur la "rétention de sûreté", qui permet d'enfermer des
    personnes une fois leur peine purgée.

    Cette "philosophie" de la peine rompt clairement avec la
    conception de l'Etat de droit, qui veut qu'on juge un coupable
    d'après son acte et non d'après son être. La "rétention de sûreté"
    n'est pas une invention de Rachida Dati, c'était une des pierres
    angulaires de la machine de répression nazie (les internés dans
    les camps de concentration l'étaient pour "raisons de sûreté").
    Mais tout cela n'est pas inquiétant, bien entendu.

    Avec ces trois dispositifs, aisément repérables, la pensée
    conformiste a réponse à tout. C'est précisément son objet : la
    cohérence absolue dans un monde incertain et angoissant.

    Pour se débarrasser de cette pensée infernale, il n'y a pas
    d'autre choix que de proposer sans relâche des explications
    alternatives, avec patience (car les esprits conformistes sont
    avant tout en crise), et avec beaucoup d'espoir, car ces satanés
    discours sont incroyablement cohérents et impossibles à
    contredire.

    C'est ça, le défi qui nous est posé, à nous autres humanistes,
    depuis Hitler : réussir à convaincre des gens de se débarrasser de
    cette pensée dangereuse. Mais cela ne peut se faire avec des
    leçons de morale. On ne soigne pas un paranoïaque en l'accusant
    d'être paranoïaque. Nous sommes mis en demeure, pour citer
    approximativement Lautréamont, d'"enseigner la vertu, plutôt que
    de punir le vice".

    Bien à vous, et en vous remerciant de votre article,

    Renaud Tarlet
    Posté par Renaud Tarlet, 21 avril 2008 à 12:31
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    Re: Chômage

    Message par bye le Mer 17 Déc - 5:32

    combien de divisions ? juste une : contrôleurs et contrôlés ...


    la recette magique de Laurent Wauquiez contre le chômage : t’as pas de boulot ? Va faire vigile !

    Jean-Louis Borloo, sa marotte, ce furent «les emplois à la personne», larbins des temps modernes dont on ne parle plus guère : les riches sont pourvus - 50 % de déductibilité fiscale, ça a autrement plus de gueule comme «niche fiscale» que la demi-part à vie des «parents isolés» et les deux années supplémentaires comptant pour la retraite, consenties aux femmes pour avoir élevé des enfants, et quant aux moins aisés, la crise sociale les met plus volontiers sur le carreau que dans la position d’embaucher une femme de ménage !
    Apparemment, Laurent Wauquiez, les emplois de proximité, ce n’est pas son truc… Ou alors, avec un chien policier et un bel uniforme de vigile… Celui qui fut présenté comme «l’intello de l’UMP» (!) doit plutôt avoir l’obsession sécuritaire comme limite de sa pensée…
    C’est qu’avec la crise sociale et son lot de plans sociaux qui vont encore venir s’ajouter aux 2 millions de chômeurs (sans compter tous ceux qui ne sont pas pris en compte dans les statistiques officielles pour diverses raisons) les «classes dangereuses» - les pauvres quoi ! – risquent de devenir encore plus dangereux, nombreux et incontrôlables !
    Ne pas oublier en effet qu’en Argentine au plus fort de la crise financière et sociale, les pauvres sont allés piller les Carrefour et autres…
    Or donc, j’apprends en parcourant la «une» de E-24 (sur 20 minutes) que Laurent Wauquiez veut créer 100.000 emplois dans la sécurité privée et qu’il a signé le 16 décembre 2008 avec l’Union des entreprises de sécurité privée – qui emploient déjà 160000 personnes - une convention visant à favoriser la création de 100.000 nouveaux emplois dans ce secteur d’ici 2015, soit “près de 15.000 nouveaux emplois par an”, sur la base des besoins identifiés…
    J’adore : «objectifs clairement identifiés» ! ça fait drôlement sérieux mais en fait, c’est tellement vague que cela ne veut strictement rien dire du tout !
    Sinon, on peut l’entendre comme «fais vigile» ou bien tu seras au nombre des futurs hôtes de la «zonzon»… choix vachement cornélien.

    http://kamizole.blog.lemonde.fr/2008/12/16/la-recette-magique-de-laurent-wauquiez-contre-le-chomage-t%e2%80%99as-pas-de-boulot-va-faire-vigile
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    Re: Chômage

    Message par bye le Mer 31 Déc - 21:03

    autoreduc au monoprix de la rue du faubourg saint antoine


    Une cinquantaine de chômeurs, précaires, intermittents de l'emploi,
    intermittents du spectacle, étudiants... ont bloqué cet après-midi les
    caisses du Monoprix de la rue du faubourg Saint Antoine.

    13 chariots pleins sont sortis du magasin après des négociations tendues
    avec la direction.

    Nous ne paierons pas


    C’est la crise. Médias et professionnels de l’économie ne cessent de nous
    répéter qu’elle va s’amplifier. Et nous devrions la subir chacun de notre
    côté, regarder silencieusement les loyers et le prix de la bouffe
    continuer d’augmenter.

    Pourtant, en cette période de Noël et de passage à un nouvel an, la
    richesse matérielle de l’Occident s’expose partout face à la misère du
    monde ; elle déborde dans les rues à côté des sans-logis, elle scintille
    dans les publicités pour nous enjoindre à consommer. S’auréolant d’un
    espoir de croissance et de regain du CAC 40, elle se veut la seule
    promesse d’avenir radieux par ces temps frigorifiés.

    Et cette richesse est bien gardée, vigilée, il faut être respectable pour
    y accéder, travailler plus pour gagner plus ou moins, être raisonnable et
    accepter n’importe quel emploi gracieusement offert, se mobiliser pour un
    quart de SMIC ou pour un RMI mini mini sous contrôle condamné à devenir
    RSA LE FERA PAS.

    Vive la crise


    Cette crise montre (si c’était encore nécessaire) la débilité d’un système
    où certains misent la vie des autres au casino. Et quand ils perdent c’est
    encore à nous de renflouer leurs bourses. D ‘assister les entreprises.
    Pour fêter le nouvel an, nous serions censés dépenser des miettes de
    salaires ou une maigre prime de Noël dans les supermarchés. Qu’est ce
    qu’ils croient ? Ce soir nous ne jouerons pas cette fable. Nous ne
    paierons pas.

    Pour la première fois depuis longtemps, cette crise rend palpable que le
    capitalisme comme période de l’histoire humaine peut arriver à sa fin.
    Ici et maintenant, dans ce supermarché, nous arrêtons le flux de
    marchandises un temps, afin que nous soient concédées les victuailles
    nécessaires pour fêter cette bonne nouvelle.

    D’autres ont d’ailleurs eu la même idée et se sont organisés pour se
    réapproprier des richesses, à Rennes la semaine dernière, à Grenoble il y
    a quatre jours, ou encore presque chaque jour en Grèce, où des assemblées
    en révolte organisent des autoréductions dans les supermarchés pour
    nourrir le mouvement.

    Nous appelons ça une autoréduc de Noël, tradition de lutte des mouvements
    de chômeurs et de précaires que nous entendons bien développer cette année
    qui s’annonce riche en révoltes joyeuses.
    étendons ces pratiques, organisons nous !

    À plus.

    Soldes de 100%
    avant fermeture définitive du capitalisme

    Les empêcheurs d’encaisser en rond – collectif À bientôt
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    Re: Chômage

    Message par bye le Dim 19 Avr - 11:43

    Des salariés de "Pole emploi" appellent à la désobéissance

    aux politiques de radiations et de dénonciations

    pétition de soutien aux salariés désobéissants de Pôle Emploi
    QUAND DÉSOBÉIR DEVIENT UN DEVOIR
    A l’attention de M Charpy, DG POLE EMPLOI, et à ses donneurs
    d’ordres dimanche 29 mars 2009.




    Le salarié met à la disposition de l’employeur, sa force de
    travail, manuelle, intellectuelle, mais pas sa personne. Le salarié en tant que personne n’est pas un instrument de production chargé d’exécuter des ordres.

    Nous tenons à garder notre liberté de conscience et
    d’expression.

    VOUS nous demandez d’exécuter des ordres :

    De décider, par téléphone, de l’indemnisation ou non d’un
    demandeur d’emploi, après un questionnement simplifié « script suffisamment précis »

    De vérifier l’authenticité des papiers, dans le dos des demandeurs d’emploi, à l’aide de lampes UV

    De procéder au « traitement des doutes »

    De dénoncer les suspects à la filière indemnisation


    VOUS évitez soigneusement de nous communiquer les textes sur lesquels vous vous appuyez pour nous contraindre à exécuter cette sale besogne, ex :

    note PE/DG/CSP/2009/N°62, introuvable sur intranet.

    VOUS nous faites porter les responsabilités de ces actes en vous
    gardant bien
    de nous alerter sur les conséquences.

    Ce système mis en place induit l’idée d’une fraude organisée et
    généralisée qui n’est qu’un pur fantasme. Plus grave, il agit
    sur l’inconscient collectif avec tous les dangers qui peuvent en découler :
    malaise, culpabilisation, agressivité, violences envers soi-même et
    envers les autres, et ce, des deux côtés du guichet.

    NOUS refusons d’être l’instrument d’une politique paranoïaque :

    où tous les demandeurs d’emploi seraient considérés comme des
    suspects en puissance où tous les demandeurs d’emploi seraient considérés comme des fraudeurs

    NOUS refusons de collaborer avec les services de la Préfecture qu’ils soient sous la responsabilité de Monsieur Hortefeux, de Monsieur Besson ou d’un autre.

    NOUS sommes solidaires des personnes que nous accompagnons vers l’emploi,

    NOUS ne les trahirons pas.

    Nous, salariés de Pôle Emploi et signataires de cet appel
    refusons d’exécuter ces ordres,

    Nous, usagers de Pôle Emploi, d’hier, d’aujourd’hui et de demain
    soutenons cette initiative


    en signant cette pétition
    http://www.mesopinions.com/Quand-desobeir-devient-un-devoir-petition-petitions-9739ce83f702e6f336ca10a4b0841836.html>
    en solidarité.

    http://www.mesopinions.com/Quand-desobeir-devient-un-devoir-petition-petitions-9739ce83f702e6f336ca10a4b0841836.html
    http://www.mesopinions.com/Quand-desobeir-devient-un-devoir-petition-petitions-9739ce83f702e6f336ca10a4b0841836.html>
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    Re: Chômage

    Message par bye le Sam 28 Nov - 7:45

    http://www.elunet.org/spip.php?article12170


    8 340 000 Français vivent au dessous du seuil de pauvreté : - 900 euros par mois



    25 % de plus de demandeurs d’emploi en un an


    vendredi 27 novembre 2009

    Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi de catégorie A s’établit à 2 627 300 en France métropolitaine fin octobre 2009. Ce nombre augmente par rapport à la fin septembre 2009 (+2,0 %, soit +52 400). Sur un an, il croît de 25,0 %.

    Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi de catégories B et C s’établit à 1 160 900 en France métropolitaine fin octobre 2009. En octobre, le nombre de ceux de catégorie B baisse de 2,6 % (+7,8 % sur un an) et le nombre de ceux de catégorie C est en hausse de 0,6 % (+13,3 % sur un an).

    Au total, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi de catégories A, B, C s’établit à 3 788 200 en France métropolitaine fin octobre 2009 (4 019 700 en France y compris Dom). Ce nombre croît de 1,1 % (+43 000) au mois d’octobre. Sur un an, il augmente de 20,3 %. Le nombre de personnes inscrites à Pôle emploi en catégories D et E s’établit à 499 200 en France métropolitaine fin octobre 2009. En octobre, le nombre de celles inscrites en catégorie D diminue de 5,7 % et le nombre de celles inscrites en catégorie E est en hausse de 3,0 %. Chiffres officiels ministère de l’emploi
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    Re: Chômage

    Message par bye le Sam 28 Nov - 19:03

    Action contre la délation dans un Pôle emploi-Rennes

    >
    > Nous étions une quarantaine hier à investir le Pôle emploi de Rennes
    > Patton pour dénoncer la politique de contrôle des chômeurs et
    > particulièrement le dispositif des lampes bleues ayant donné lieu à des
    > délations de sans-papiers (tract diffusé en pièce jointe).
    >
    > Nous avons donc débranché cette lampe et interpellé les demandeurs
    > d'emploi et les salariés sur cette question. Face au refus de la direction
    > de l'agence de prendre position sur ce dispositif devant les demandeurs
    > d'emploi et la menace de fermer l'agence,empêchant les personnes de
    > réaliser leurs démarches, nous avons quitter les lieux pour nous rendre à
    > la mairie. Notre but était de l'occuper pour faire écho au collectif de
    > Brest et relayer l'appel à l'occupation des mairies et bâtiments publics:
    > http://nantes.indymedia.org/article/18829
    >
    > La suite de l'aventure:
    > http://nantes.indymedia.org/article/18860
    > et aussi:
    > http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Halls-de-la-mairie-occupes-au-nom-des-chomeurs-_-1170824------35238-aud_actu.Htm
    >
    > Prochains rendez-vous dans le cadre des marches des chômeurs et précaires:
    >
    > Jeudi 3 décembre, à 18h, à la cantine populaire, 244 rue de Nantes,
    > projection du film « La comédie du travail » de Luc Moullet (le chômage
    > comme mode de vie sous le règne giscardien).
    >
    > Vendredi 4 décembre, à 16h au métro Charles de Gaulle, pour une action de
    > préparation de la manifestation régionale des chômeurs et précaires.
    >
    > Samedi 5 décembre, à 15h, place de la Gare, manifestation régionale dans
    > le cadre des marches des chômeurs et précaires.
    >
    > 18h, Assemblée Générale des mouvements de chômeurs et précaires de l'ouest
    > (ouverte à tous) pour préparer la suite de ces marches.
    >
    > Le MCPL
    >
    > Refusons le contrôle des chômeurs
    > http://nantes.indymedia.org/attachments/nov2009/refusons_le_contrle_des_chmeurs.pdf
    >
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    Re: Chômage

    Message par yunolo le Dim 29 Nov - 16:08

    http://nantes.indymedia.org/article/18829
    Je n'y étais pas mais les journaux locaux ont bien relayé les évènements. Nous avons surtout vu des clodos, des drogués, des SDF qui ne souhaitent pas être réinsérés! Toutes ces personnes agressives avec leurs chiens, qui quémandent et qui veulent juste que l'Etat (donc nous) leur donne leur ration journalière d'alcool ou de drogue! Brest est une grande ville mais encore à taille humaine! Tous ces visages ne nous sont pas inconnus! INTERROGE LES BRESTOIS!
    Je pense que les principaux concernés, n'ont pas osé venir de peur de l'amalgame justement!
    Il faut faire attention! TRES ATTENTION!
    Mais l'idée était bonne! Merci BYE!
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    Re: Chômage

    Message par yunolo le Dim 29 Nov - 16:27

    http://nantes.indymedia.org/attachments/nov2009/refusons_le_contrle_des_chmeurs.pdf
    Désolée BYE! Mais je ne cautionne pas!
    Je vois trop de familles bretonnes dans la panade pour accepter! Des pères et des mères qui ont bossé toute leur vie et se retrouver au "chomdu" comme on dit ici! Trop de jeunes qui ont fait des études avec "brio" ne rien trouver ou être payés à coup de pied dans le cul!
    Désolée!JE NE PEUX PAS!
    Allons faire un tour aux US, en Colombie, au Maroc, en Algérie, à Dubaï, en Israël, à Bamako, à Pékin!!!!! Sans vouloir que tout le monde vive de la même façon... Y'a du boulot! IL EST LA LE VRAI TRAVAIL DE FOND A ACCOMPLIR! ENVERS LES ETATS POURRIS!
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    Re: Chômage

    Message par bye le Dim 9 Jan - 7:03

    Nicolas Sarkozy et les 4 618 600 chômeurs

    Bravo, les artistes de la communication gouvernementale qui ont rendu publics les chiffres du chômage le 24 décembre ! Qu’il soit à l’Elysée, à Matignon ou au ministère du travail, l’auteur de cette brillante idée mérite un coup de chapeau.

    Au moment où bon nombre de Français enfournaient dinde ou chapon, débouchaient une bonne bouteille et empaquetaient fébrilement les derniers cadeaux, nul doute qu’ils auront eu l’oreille moins attentive à l’évolution du marché de l’emploi.

    Nul doute, également, que la publication de ces chiffres en toute fin de mois, comme d’habitude, aurait désagréablement parasité les voeux de fin d’année du président de la République. Mais cette petite habileté masque mal un cruel aveu d’impuissance : contrairement aux discours récurrents de nos éminences, en effet, le nombre des sans-emploi continue à augmenter.

    Oublions les engagements de campagne de Nicolas Sarkozy, en 2007 : il se faisait fort de ramener le chômage à 5 % de la population active. La crise est passée par là. Dont acte. Mais beaucoup plus récemment, le 25 janvier à la télévision, il se risquait bravement à des prévisions optimistes : "Le chômage va baisser dans les semaines et les mois qui viennent." Fin août encore, sur la base de statistiques ponctuelles et partielles, la ministre de l’économie, Christine Lagarde, se réjouissait des perspectives de "stabilisation".

    Nous en sommes loin, comme en témoignent les données publiées ce 24 décembre par le ministère du travail. Elles sont aisément consultables sur son site Internet. A fin novembre, l’on comptait 2 698 100 demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A, c’est-à-dire des personnes sans emploi tenues de faire des actes positifs de recherche d’un travail. Ce chiffre a progressé de 2 % depuis novembre 2009, après avoir flirté avec la barre des 2 millions au printemps 2008.

    Il s’y ajoute 1 321 000 personnes classées en catégories B et C, qui ont une "activité réduite" (plus ou moins 78 heures par mois) mais recherchent un emploi et doivent en faire la preuve. Soit un total de 4 019 100 demandeurs d’emploi de catégories A, B et C, en hausse de 5 % depuis un an. Parmi eux, signalons en passant l’explosion des chômeurs "seniors" de plus de 50 ans (750 000, +16 % en un an), ainsi que des chômeurs depuis un an ou plus (1,5 million, + 21,5 %) ; et, pour être honnête, la baisse de 4 % des jeunes de moins de 25 ans en quête d’emploi.

    En outre, 599 500 personnes (+ 16 % en un an) relèvent des catégories D et E : elles sont inscrites à Pôle emploi mais, pour diverses raisons (maladie, formation, contrat aidé, etc.), ne sont pas tenues de faire des actes positifs de recherche d’emploi. Fin novembre, l’ensemble des inscrits à Pôle emploi s’établit donc à 4 618 600 personnes, en hausse de 6,6 % en un an. Pour mémoire, la "population active", ayant ou non un emploi, est actuellement de 28,2 millions de personnes.

    Encore ces chiffres ne concernent-ils que la France métropolitaine : pour être complet, il convient de ne pas oublier les 253 100 demandeurs d’emploi des départements d’outre-mer, qui ne sont mentionnés par le ministère que du bout des lèvres. Il est vrai que si on les ajoute à l’addition, on approche dangereusement de la barre des 5 millions.

    Celle-ci est évidemment dépassée si l’on tient compte des chômeurs "invisibles", qui ne sont pas ou plus inscrits à Pôle emploi, souvent découragés par des radiations pour raisons administratives ou "autres" qui sont tout sauf marginales (plus de 100 000 durant le mois de novembre).

    Désolé d’infliger au lecteur cette avalanche statistique. Trop souvent occultée ou presque banalisée tant elle paraît inéluctable, elle en dit malheureusement beaucoup plus que bien des commentaires sur la réalité du pays et sur la défiance générale à l’égard des gouvernants.

    Selon toutes les enquêtes récentes, en effet, les Français placent largement en tête de leurs préoccupations la lutte contre le chômage et l’amélioration du pouvoir d’achat. Sur le premier point, on vient de le constater, les belles paroles présidentielles ou ministérielles sont tout sauf convaincantes et les perspectives guère encourageantes.

    Sur le second point, il suffit de se reporter au dernier - et ultime - rapport du Médiateur de la République, avant sa disparition au profit du Défenseur des droits. S’inquiétant des fragilités de la société française, de l’angoisse croissante du déclassement ou des ravages du surendettement, Jean-Paul Delevoye, qui est tout sauf un gauchiste mais plutôt ce qu’on appelait autrefois un gaulliste social, déclarait sans ambages : "J’estime à 15 millions le nombre de personnes pour lesquelles les fins de mois se jouent à 50 ou 100 euros près", soit un bon tiers des Français adultes.

    Dans ces conditions, et même si ce n’est pas très glorieux, on comprend que le président de la République ait préféré glisser les mauvaises nouvelles du chômage entre le sapin et les agapes de Noël, tant elles témoignent de son impuissance.

    D’autant que, pour le reste, son bilan 2 010 n’est pas reluisant : une déroute de son camp aux élections régionales du printemps ; un gouvernement plombé, à l’été, par les sévères conflits d’intérêts de l’affaire Woerth-Bettencourt ; d’inquiétants dérapages estivaux sur les Roms ; une réforme des retraites, à l’automne, qui ne démontre sa détermination qu’au prix d’une amertume et d’un ressentiment durables dans le pays ; un remaniement qui a cruellement mis en lumière l’affaiblissement de son autorité, face au premier ministre et à sa majorité ; enfin, ces derniers temps, la résurgence vindicative d’un Front national qu’il croyait avoir neutralisé il y a trois ans.

    Nicolas Sarkozy n’a jamais douté de pouvoir renverser des montagnes. Celles qui l’attendent en 2011-2012 paraissent pourtant de plus en plus infranchissables. Reste à la gauche - aux socialistes en particulier - à démontrer qu’elle ferait mieux, ce dont elle n’a toujours pas convaincu les Français.

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    Re: Chômage

    Message par bye le Sam 30 Avr - 0:21

    Pôle emploi : M. le directeur, je ne dénoncerai pas des chômeurs
    Par Isabelle de Leon | Conseillère Pôle emploi | 29/04/2011 | 12H50


    Rue89 publie la lettre d'une agent qui refuse d'être formée au contrôle des papiers d'identité des demandeurs d'emploi.

    Isabelle de Léon est convoquée ce vendredi à la direction régionale de Pôle emploi, pour les Midi-Pyrénées, pour un entretien disciplinaire. Comme d'autres agents, elle a refusé de suivre la formation « entretien d'inscription et diagnostic » qui « forme » les agents à « l'obligation de contrôler la validité des papiers d'identité, de conserver leurs copies, et de signaler les documents suspects » de demandeurs d'emploi. Nous publions le courrier qu'elle adresse à son directeur général.

    Monsieur le directeur général,

    J'inscris cette démarche de conscience dans le cadre d'une double responsabilité : en tant que citoyenne et comme agent d'Etat engagée dans une mission de service public.

    En effet, j'ai été recrutée sur concours pour travailler à l'ANPE en 2007, j'ai signé un ordre de mission en tant qu'agent d'Etat acceptant une mission au sein du service public de l'emploi, c'est d'ailleurs l'une de mes motivations essentielles que j'ai évoquée lors de l'entretien finalisant le concours de recrutement.

    Cet aspect n'est pas anodin puisque depuis, l'Agence nationale pour l'emploi a disparu pour faire place à Pôle emploi, objet juridique toujours indéterminé, regroupant l'ex-ANPE et l'ex-Assedic.

    Je sors de mon devoir de réserve et je tiens à alerter le public
    Je suis agent d'Etat et non pas agent d'un gouvernement, qu'en tant que tel je n'ai signé aucun engagement avec Pôle emploi, mais bien apposé ma signature au bas d'un ordre de mission de service public, c'est à cet engagement que je me sens en DEVOIR. […]

    La réunion de services complémentaires (recherche d'emploi et indemnisation) dans un même lieu ne met pas en danger le service public de l'emploi. Ce qui le met en danger c'est la volonté délibérée et affichée de modifier et de fusionner les deux systèmes et les deux métiers et d'en finir avec le statut d'agent public.

    Il est important, en effet, de découpler l'accompagnement des demandeurs vers l'emploi de l'indemnisation : un principe déontologique fondamental. Comment sinon établir une relation basée sur la confiance, l'échange, et le respect de la libre adhésion ?

    C'est à ce titre que je sors de mon devoir de réserve et que je tiens à alerter, non seulement, le public, mais aussi les pouvoirs publics.

    Au nom de la solidarité, je refuse de vérifier les papiers d'identité
    Si la première réforme, la fusion, a été déjà l'amorce d'une transformation radicale, la deuxième vague de réforme au travers de l'entretien d'inscription et de diagnostic (EID) marque une nouvelle étape dans la déstructuration du service public de l'emploi.

    Alors que nos syndicats et des audits commandés ne font que confirmer ces constats alarmants, notre direction générale, sourde et sûrement « impuissante », vient en réponse, rajouter de nouvelles difficultés. Que dire pour achever ce tableau désolant de l'obligation de contrôler la validité des papiers d'identité, de conserver leurs copies, et de signaler les documents suspects ?

    N'est-ce pas là un symbole éloquent de ce que notre hiérarchie attend de « ses troupes », nommées à longueur de réunion « collaborateurs » et destinées à « liquider les droits » de « clients » ?

    C'est au nom de la liberté que je choisis de ne pas appliquer vos consignes sur l'EID, c'est au nom de l'égalité que je défends le service public, c'est au nom de la fraternité que je refuse de fermer l'avenir à des secteurs de la population que vous semblez avoir décidé d'abandonner pour préserver ceux qui n'en ont pas besoin.

    C'est au nom de la solidarité que je refuse de vérifier la validité des papiers d'identité car je suis au service du public, des demandeurs d'emploi et des chômeurs, et non pas là pour les contrôler, les suspecter et les dénoncer.

    Interpeler chaque agent d'Etat, fonctionnaire, citoyen
    Dans l'ordre des responsabilités, je prends les miennes, et je suis consciente de ce que j'engage. A vous, maintenant, de prendre les vôtres.

    Rendre publique cette position personnelle m'a coûté et me coûtera certainement, elle n'a comme objectif que d'interpeler l'établissement, mais aussi chaque agent d'Etat, chaque fonctionnaire, chaque citoyen, pour sortir de ce discours d'impuissance qui nuit à notre avenir commun.

    Je vous prie, monsieur le directeur général, de bien vouloir prendre en compte mon positionnement.

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    Re: Chômage

    Message par bye le Mer 13 Juil - 4:45

    http://www.lepoint.fr/societe/a-thonon-les-enfants-de-chomeurs-prives-de-cantine-11-07-2011-1351691_23.php?xtor=EPR-6-[Newsletter-Quotidienne]-20110712

    À Thonon, les enfants de chômeurs privés de cantine
    Le Point.fr - Publié le 11/07/2011 à 20:08 - Modifié le 11/07/2011 à 20:09
    Jean Denais, maire UMP de Thonon-les-Bains, a décidé de restreindre l'accès des cantines scolaires aux enfants de chômeurs à partir de la rentrée.


    Le règlement intérieur concernant la restauration scolaire dans les établissements de Thonon, en Haute-Savoie, a été modifié en avril dernier. Il stipule que l'accès aux restaurants scolaires est réservé en priorité aux enfants dont "le ou les parents exercent une activité professionnelle". En cas de perte d'emploi, l'accès au service est maintenu pendant un mois. Pour les parents demandeurs d'emploi, "un planning sur justificatif est établi dans la limite des places disponibles". Reste ensuite 10 % des places qui pourront être réservées aux familles ne correspondant à aucun de ces deux critères, mais qui bénéficient d'une prise en charge par les services sociaux. Les enfants dont l'un au moins des parents est au chômage pourront néanmoins bénéficier des services de restauration scolaire sur présentation d'un justificatif de présence à un entretien d'embauche ou à une formation.


    Voilà ce qu'il en est dans le texte. "Cet amendement concernant les enfants de chômeurs a été voté en conseil municipal et à la commission consultative de la restauration scolaire, "sans que personne s'y oppose", précise Jean Denais (UMP), maire de Thonon-les-Bains. Pourtant, la polémique fait rage depuis ce week-end. En tête de cortège, les associations de parents d'élèves et l'opposition de gauche, qui dénoncent une mesure "discriminatoire et dangereuse".

    "Une atteinte aux fondements du service public"

    "Le planning mensuel de réservation, destiné uniquement aux parents de chômeurs, nous pointe du doigt, alors que nous sommes loin d'être fiers de la situation dans laquelle nous sommes", déplore Christophe, parent d'élève et chômeur. "Il est difficile d'expliquer à un enfant que d'un seul coup, parce que son père est au chômage, il n'a plus le droit d'aller à la cantine. C'est une affaire d'adulte qui ne le regarde pas", déclare-t-il à l'AFP.

    D'autre part, cette restriction touche, selon lui, à l'un des principes fondamentaux du service public français : l'égalité et l'universalité de son accès.

    En 2010, le tribunal administratif de Lyon condamnait la mairie d'Oullins (Rhône). Cette dernière avait souhaité modifier son règlement en limitant l'usage des cantines aux enfants dont les deux parents travaillent. Le sujet a aussi fait l'objet de deux arrêts du Conseil d'État, en mars et en novembre 2009, qualifiant d'"illégale" toute discrimination à l'entrée des restaurants scolaires.

    Les associations de parents d'élèves s'insurgent contre une mesure qu'elles jugent potentiellement stigmatisante. "Nous avons envoyé une mise en demeure au maire l'invitant à retirer sa décision d'ici à la rentrée scolaire. Faute de quoi nous intenterons un procès, que nous sommes sûrs de gagner", déclare Laurent Fontannaz, président du conseil départemental de la Fédération des conseils des parents d'élèves (FCPE) de Haute-Savoie.

    Discriminés à la récré ?

    Le président de l'antenne départementale de la FCPE juge cette décision "scandaleuse". "C'est un processus discriminatoire dont nous craignons les dérives", déclare-t-il. "Jusqu'où ira-t-on ? Aujourd'hui, c'est le statut professionnel, demain la nationalité ?" s'inquiète Laurent Fontannaz.

    Georges Constantin, chef de file de l'opposition de gauche au conseil municipal, condamne aussi fermement cette mesure : "Pour deux raisons. La première est la stigmatisation des chômeurs. La deuxième, celle de leurs enfants", déclare-t-il au Point.fr. "Ce qui m'a frappé lors des premiers refus, c'est l'incompréhension des élèves face à cette décision", dit-il. Le manque de place invoqué par l'édile local serait à relativiser : "Si les chiffres de fréquentation des cantines sont en augmentation depuis 10 ans, ils ont baissé depuis 2006." D'autre part, sur les quelque 650 enfants servis chaque jour, cette décision n'en concernerait qu'une trentaine. Un chiffre "dérisoire", selon George Constantin : "Les cantines fonctionnent sur le principe du self-service. Ce ne sont pas 30 enfants qui feront la différence." Une décision sans impact réel, selon lui, et qui laisse transparaître un problème plus profond, celui de la défense d'une "idéologie sous-jacente qui prônerait la présence d'un parent au foyer, de la femme particulièrement". L'opposition demande au maire de revenir sur le sujet lors du prochain conseil municipal qui aura lieu à la fin du mois. "Nous souhaitons la suppression pure et simple de cette phrase concernant les enfants de chômeurs."

    "L'opposition ne s'est pas opposée ! "

    Un réveil politique un peu tardif, selon le maire de Thonon, pour qui cette mesure n'est pas discriminatoire, bien au contraire. "On n'a jamais voulu stigmatiser les chômeurs ! Face à des problèmes de place, nous avons dû établir un critère, qui nous semble juste, celui de la disponibilité des parents, assure-t-il. D'autres municipalités règlent le problème en fermant des classes. Nous avons ouvert cinq classes cette année, nous en ouvrirons deux autres à la rentrée."

    D'après Jean Denais, la polémique est née d'une incompréhension générale, en contradiction totale avec ses intentions premières. "Face à l'augmentation du nombre d'élèves, nous avions deux solutions : soit mettre en place un système assurant l'accès à la cantine à ceux qui en ont le plus besoin, c'est-à-dire les enfants dont les parents travaillent ou recherchent un travail, soit imposer la règle du premier arrivé premier servi, comme c'est le cas dans de nombreuses communes." Jean Denais dénonce une tentative de récupération politique à l'échelle nationale et se dit "profondément meurtri" par ces accusations.

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    Re: Chômage

    Message par bye le Mar 29 Nov - 5:47

    Pourquoi le chômage s'envole en France
    L'Expansion.com - publié le 28/11/2011 à 18:10, mis à jour à 20:20

    Le nombre d'inscrits à Pôle emploi a progressé de 1,2% en octobre. Le taux de chômage pourrait passer la barre symbolique des 10% cette année alors que l'économie tricolore est menacée d'une nouvelle récession. Explications.
    Le chômage a continué de s'envoler en octobre en France: le nombre de demandeurs d'emploi sans activité (catégorie A) a une nouvelle fois nettement progressé en octobre, de 1,2%, soit 34 400 personnes, pour atteindre 2,814 millions, selon les chiffres publiés lundi par le ministère du Travail. Le total des personnes en quête de travail, y compris celles exerçant une activité réduite (catégories A, B et C), a également augmenté de 17 200, à 4,193 millions de personnes (+0,4%). En intégrant les départements d'Outremer, la France compte 4,459 millions de demandeurs d'emploi avec ou sans activité réduite.

    Depuis quand la situation s'est-elle dégradée?

    C'est depuis le printemps dernier que le marché de l'emploi se dégrade: après une légère décrue au premier trimestre, le nombre de demandeurs d'emploi a ainsi progressé en mai, juin et juillet. Après une stabilisation en août, il est de nouveau monté en flèche en septembre à un niveau inégalé depuis près de douze ans. Depuis le début de l'année, le nombre de demandeurs d'emploi a progressé de 92 400 en catégorie A et de 147 500 toutes catégories confondues.

    Qui sont les publics les plus touchés?

    Aucune tranche d'âge n'est épargnée par cette poussée du chômage. Alors qu'il avait baissé lors des quatre premiers mois de 2011, le chômage des jeunes augmente à nouveau (+0,6% e15,5% sur un an. Reflet de la difficulté des demandeurs d'emploi à rejoindre le marché du travail, le nombre de chômeurs de longue durée ne cesse de progresser, de +7% sur un an. L'ancienneté moyenne des demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi fin octobre 2011 est de 458 jours, contre 437 jours il y a un an.

    Comment expliquer cette envolée du chômage?

    Les chiffres du chômage ne "peuvent pas être bons à cause d'une crise dont on ne sort pas encore et qui parfois même sur le terrain s'intensifie", a déclaré dimanche le ministre du Travail Xavier Bertrand. De fait, la croissance française tourne au ralenti depuis le printemps: la PIB a reculé de 0,1% au deuxième trimestre et n'a progressé que de 0,4% au troisième. Mais ce modeste rebond n'a pas empêché la multiplication des plans de suppressions d'emplois. Or l'activité va à nouveau freiner. L'OCDE voit même une "brève" période de récession en France en cette fin 2011 et table sur une croissance d'à peine 0,3% l'an prochain, loin du 1% prévu par le gouvernement. Pour Mathieu Plane, économiste à l'OFCE, le plus grave est qu'un "scénario de risque récessif s'annonce alors qu'on a pas annulé les stigmates de la première crise" de 2008 "ce qui fait que les nouveaux chômeurs vont s'ajouter aux anciens". Selon lui, "on retourne dans un processus d'ajustement très fort du marché du travail". A cette dégradation de la conjoncture s'ajoute un dynamisme de la population active, qui devrait croître au rythme de 110 000 personnes par an jusqu'en 2025.

    Que fait le gouvernement?

    Jusqu'à présent, le gouvernement prônait comme remède au chômage le développement de l'alternance et de l'apprentissage pour les jeunes. Mais cela ne résout pas les problèmes de l'emploi de seniors ou du retour à l'emploi des chômeurs de longue durée. Et en période récessive, ces mesures ont peu d'impact. Xavier Bertrand a évoqué de nouvelles pistes. Il a l'intention de s'occuper de la question de la sous-traitance. Il suggère également la création de contrat à durée indéterminée dans le secteur de l'intérim, susceptible de couvrir 15 à 25% des salariés du secteur. De quoi limiter la casse mais pas inverser la tendance. Les syndicats de leur côté demandent des actions plus vigoureuses et prônent notamment des mesures de chômage partiel tout en réitérant leur demande d'abandon du dispositif d'exonérations des heures supplémentaires qui, selon eux, est un frein aux embauches.

    Quelles sont les perspectives?

    Elles sont bien sombres. Pour renouer avec une croissance créatrice d'emplois, il faudrait que le PIB progresse d'au moins 2,5% au cours des deux prochaines années. On en est loin. A cinq mois de la présidentielle, le gouvernement a d'ores et déjà fait une croix sur son espoir de voir le chômage passer sous la barre des 9% en fin d'année (contre 9,1% au deuxième trimestre). Ces objectifs "on ne les tiendra pas maintenant", a reconnu Xavier Bertrand. Désormais c'est une forte hausse du chômage qui semble à l'ordre du jour: l'OCDE prévoit lundi une progression du taux de chômage au-dessus de la barre symbolique des 10%, à 10,4%, fin 2012.


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    Re: Chômage

    Message par bye le Sam 15 Fév - 13:13

    Assurance-chômage : les propositions chocs du Medef
    Par Derek Perrotte | 12/02 | 12:42 | mis à jour à 22:16 | 12commentaires
    EXCLUSIF + DOCUMENT - Dans un document que dévoile «Les Echos», l’organisation patronale propose de moduler les droits à allocation en fonction du taux de chômage, de supprimer le régime des intermittents et celui des intérimaires, et de faire cotiser les contractuels de la fonction publique.

    La négociation d’assurance-chômage reprend jeudi. Nombre des propositions du Medef sont aussi novatrices que détonantes. - POUZET/SIPA
    La négociation d’assurance-chômage reprend jeudi. Nombre des propositions du Medef sont aussi novatrices que détonantes. - POUZET/SIPA
    Voila qui va sérieusement lancer la négociation d’assurance-chômage, qui reprend demain jeudi après deux premières timides séances consacrées à l’état des lieux. Dans un document transmis ce mercredi midi aux partenaires sociaux, dont « Les Echos » ont obtenu copie (voir document ci-dessous), le Medef dévoile ses propositions. Nombre d’entre elles sont aussi novatrices que détonantes, et, par extension, potentiellement explosives : l’organisation patronale propose notamment de supprimer le régime spécifique des intermittents du spectacle, de faire obligatoirement cotiser à l’Unedic les contractuels de la fonction publique et d’« adapter les droits à indemnisation au niveau du chômage ». Revue de détails des pistes désormais officiellement sur la table.

    Pour en savoir plus
    DOSSIER Assurance-chômage : vers de nouvelles règles
    Faire varier les droits selon le niveau de chômage
    Les droits étant figés le temps de vie d’une convention d’assurance-chômage (trois ans généralement), le régime est « aveugle à la conjoncture économique et à la réalité du marché du travail », déplore le Medef. Or la durée au chômage et le risque de perte d’emploi étant directement liés à la conjoncture, le Medef juge nécessaire, « afin de mieux sécuriser les personnes dans les périodes de chômage, de faire varier les droits et la durée d’indemnisation en fonction du niveau du chômage » : plus ce dernier serait élevé, plus les droits le seraient. Aujourd’hui, la règle est de « un jour cotisé (travaillé, donc), un jour indemnisé ». Le Medef propose de passer à 1,2 jour indemnisé pour 1 jour cotisé quand le taux de chômage, en France métropolitaine, dépasse 12 %, puis que ces droits diminuent avec le taux de chômage, jusqu’à 0,8 jour indemnisé pour 1 jour cotisé quand le chômage est inférieur à 9 %. Les durées d’affiliation et d’indemnisation seraient soumises à la même logique : quand le chômage dépasserait 10 %, on appliquerait les règles actuelles : il faudrait avoir travaillé au moins 4 mois pour accéder à des allocations, et la durée maximale d’indemnisation resterait de 24 mois (36 pour les seniors) ; quand le chômage repasserait sous 10 %, il faudrait avoir travaillé 6 mois et la durée maximale d’indemnisation serait de 18 mois (30 pour les seniors).
    Faire payer les contractuels de la fonction publique
    Les autres le font, pourquoi pas la France ? Alors que dans la plupart des pays de l’OCDE, les Etats participent par différents biais au financement de l’assurance-chômage, l’Etat français s’en est totalement retiré depuis 1984. Pour « rétablir l’équité entre les employeurs », le Medef propose que « l’ensemble des employeurs publics » soient obligés d’assurer à l’Unedic les quelque 800.000 à 1 million d’agents contractuels qu’ils emploient. A l’heure actuelle, ces employeurs publics peuvent soit cotiser à l’Unedic, soit mettre un place un régime « d’opting-out » qui leur permet d’auto-assurer leurs contractuels, en leur payant alors les allocations chômage une fois leur contrat de travail arrivé à terme ou leur licenciement prononcé. Ce système permet aux employeurs publics, par un mécanisme de sélection adverse, de ne se tourner vers l’Unedic que quand l’auto-assurance leur coûterait plus qu’elle ne leur rapporte. Ce régime « fonctionne donc comme une subvention des employeurs privés versés aux employeurs publics, sans aucune justification économique » , estime le Medef. Ce dernier ne va pas, au contraire de la CGPME , jusqu’à demander que l’ensemble des 5,2 millions de fonctionnaires cotisent au nom de la solidarité nationale à l’Unedic, mais il y laisse la porte entrouverte, en proposant d’« étudier l’opportunité d’ouvrir une concertation avec l’Etat sur les conditions de sa participation financière au régime d’assurance-chômage ».
    Assurance-chômage : les propositions chocs du Medef
    Intermittents : mettre l’Etat face à ses responsabilités
    Peu importe qu’au nom de la paix sociale et par volonté de préserver un électorat historiquement à gauche Michel Sapin (ministre du Travail) et Aurélie Filippetti (Culture) enjoignent les partenaires sociaux à ne pas toucher au coûteux régime des intermittents du spectacle : le Medef, lui, est décidé à donner un coup de pied dans la fourmilière. Une question, avance-t-il, d’ « équité entre demandeurs d’emploi », qui « doit reposer sur un principe simple : à cotisations égales, indemnités chômage égales. » Ce n’est pas le cas du régime des intermittents du spectacle (annexe VIII et X de la convention Unedic), qui leur permet d’être indemnisés plus et plus longtemps que les salariés soumis au régime général, ce que la Cour des comptes fustige de longue date . C’est, depuis longtemps, une manière pour l’Etat de faire payer par l’Unedic une partie du soutien à la politique culturelle. En l’état actuel du déficit, cela n’a que trop duré, estime le Medef, qui propose donc de supprimer ce régime spécial et de réintégrer les intermittents dans le régime général, et de « demander à l’Etat de prendre en charge, s’il considère qu’il relève de l’intérêt général de mieux indemniser les demandeurs d’emploi affiliés aux annexes VIII et X que ceux des autres secteurs, le surcoût de ce traitement plus favorable ».

    La CGT-Spectacle appelle à la riposte
    « Une riposte rapide est indispensable », a jugé la CGT-Spectacle ce mercredi après-midi. Elle estime « urgent de rappeler les engagements pris par Michel Sapin et Aurélie Filippetti devant les députés et lors du dernier Festival d’Avignon » en faveur d’un maintien des règles d’indemnisation spécifique au secteur.
    Dans un communiqué, le syndicat appelle à une assemblée générale au théâtre Paris Villette jeudi, à la veille des Victoires de la musique, « pour organiser la nécessaire mobilisation ».
    Mieux inciter au retour à l’emploi en simplifiant le régime d’activité réduite
    C’est, de l’avis de toutes les parties autour de la table, l’un des enjeux majeurs de cette négociation. Pour le Medef, cette incitation « doit reposer sur un principe simple : le revenu de la personne doit toujours s’élever avec la quantité de travail », que ce revenu provienne uniquement de l’activité ou du cumul entre activité partielle et allocation. La complexité des règles actuelles de cumul entre activités et allocations fait que ce principe n’est pas toujours respecté, poussant les demandeurs d’emploi à des arbitrages tortueux et les conseillers Pôle emploi à de très savants calculs pour définir les droits à allocation. Pour simplifier et clarifier le système en le rendant plus incitatif à la reprise d’emploi, le Medef propose de supprimer le seuil de rémunération de 70 % (de son ancien salaire) au-delà duquel un demandeur d’emploi ne bénéficie plus du régime d’activité réduite. De plus, estimant que « le régime d’assurance-chômage ne doit pas favoriser l’installation dans une situation d’emploi à temps partiel ou de succession de contrats courts en devenant un revenu de complément pour les personnes et un substitut à la rémunération des salariés pour l’employeur », le Medef propose de plafonner le cumul entre revenu d’activité et indemnités chômage à 80% de l’ancienne rémunération nette. Le seuil horaire de 110 heures encadrant l’activité réduite serait aussi supprimé, tout comme le plafond de 15 mois. « En conséquence », poursuit le Medef, le régime spécifique des intérimaires (annexe IV) serait supprimé et les intérimaires réintégrés dans le régime général, ce dernier devant être enrichi d’un nouveau système de droits rechargeables.
    Des droits rechargeables sur la base de « un jour indemnisé pour un jour cotisé »
    L’instauration de droits rechargeables est prévue dans le cadre de l’accord de janvier 2013 sur la sécurisation de l’emploi. Le Medef propose le dispositif suivant. Un chômeur écoulerait d’abord ses droits originaux, octroyés lors de son inscription à Pôle emploi. S’il arrive au bout de ses droits, ces derniers pourraient être rechargés, en vertu des périodes travaillées entre temps, selon la règle « un jour indemnisé pour un jour cotisé », avec « une condition de rechargement équivalente à la période de travail minimum ouvrant droit à indemnisation (soit 610 heures ou 122 jours ou 4 mois). » Pour calculer le montant de son allocation, le Medef défend la « prise en compte du capital de droits le plus important (NDLR : entre celui à l’entrée à Pôle emploi et le nouveau capital acquis lors des reprises temporaires d’activité) auquel s’ajoute 25 % du capital le moins important ».
    POUR EN SAVOIR PLUS :
    DOCUMENT Les propositions du Medef

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0203311492255-assurance-chomage-les-propositions-chocs-du-medef-649910.php
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    Re: Chômage

    Message par bye le Sam 22 Mar - 12:06

    Le chômage en France atteint aujourd’hui un niveau inégalé. Mais la classe politique se focalise sur la courbe du chômage de la catégorie A de Pole Emploi qui pourtant, selon plusieurs études, ne représenterait que le tiers du nombre réel de demandeurs d’emploi. Il nous faut aujourd’hui affronter la réalité des chiffres pour enfin penser des solutions à la mesure de ce fléau. Le nombre de chômeurs pourrait, au rythme ininterrompu des fermetures d’usines, encore augmenter et à terme, compromettre, faute de cotisants, jusqu'à l’existence même de notre protection sociale. Peut-être s’avère t-il maintenant indispensable, après quatre décennies de politique économique néolibérale mondialiste de libre échange prônant la délocalisation, de relancer l’industrie manufacturière des biens de consommation.

    DEMANDEURS D’EMPLOI OU CHÔMEURS ?

    La définition du chômeur au sens du Bureau International du Travail (BIT) ne reconnait que la catégorie A de Pole Emploi qui comptabilise exclusivement les 3.3 millions de chômeurs sans aucune activité inscrits en métropole et constitue 10.8 % de la population active.
    Citons l’exemple des contrats aidés : lorsqu’un chômeur inscrit en catégorie A signe un contrat d’Avenir ou de Génération, celui-ci, bien qu’il soit toujours demandeur d’emploi, intègre la catégorie E et sort des statistiques du chômage. Mais quelque soit la définition adoptée, demandeurs d’emploi ou chômeurs, la lutte contre le chômage n’est pas affaire de sémantique.

    Pole Emploi, recensait en janvier 2014, toutes catégories et territoires confondus, 5 972 000 inscrits, auxquels il faut ajouter les chômeurs invisibles dont une part importante des 2.2 millions d’allocataires du RSA, les non inscrits découragés et les temps partiels subis.

    Selon une enquête récente de l’émission Envoyé Spécial sur « les chiffres de Pole Emploi », 7.5 millions de femmes et hommes rechercheraient un travail mais ne seraient pas toujours inscrits. Des associations de chômeurs, syndicats ou formations politiques contestent également les chiffres officiels. Certains avancent un chiffre officieux de 8 millions quand d’autres affirment que notre pays compterait plus de 9 millions de demandeurs d’emploi.

    Une enquête du Parisien/Aujourd’hui, « Le chiffre noir des chômeurs invisibles », semble donner raison à ces derniers : Celle-ci s’appuyait sur les données de l’INSEE et de la DARES et dévoilait déjà en décembre 2012 un chiffre de 9 211 800 personnes touchées par le chômage. La chaine publique France 3 corroborait un chiffre de 9 millions dans son dossier « Les vrais chiffres du chômage » au cours de son journal télévisé du 27/12/2012.

    Depuis la révélation de ces chiffres, 63 000 entreprises ont fermé leurs portes et selon la DARES (direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques), la hausse du chômage sur un an s’élève à 5.7 %.

    LE LEURRE DU BASCULEMENT VERS UN AUTRE MONDE

    Le basculement vers une nouvelle économie génératrice d’emploi pour chacun d’entre-nous, promis par les gouvernements français depuis 40 ans n’a pas eu lieu et n’aura, sans doute pas lieu. L’antienne des produits innovants ou hautement technologiques, et plus récemment, de transition énergétique et à haute valeur ajoutée, qui devaient compenser les millions d’emplois industriels délocalisés, est rabâché chaque jour depuis des décennies.

    La dédaigneuse et récurrente assertion selon laquelle nous devrions considérer les industries manufacturières qui produisent les biens courants que nous consommons chaque jour, comme des industries d’hier, est significative d’une volonté obstinée de condamner celles-ci à la disparition.

    Ce postulat idéologique invoque généralement un manque de compétitivité, qui par ailleurs n’est pas toujours avéré si l’on tient compte des coûts cachés. Il ne repose guère sur un fondement économique sérieux si l’on considère également le déficit de notre balance commerciale ou les ravages d’un chômage qui plombe maintenant toute l’économie. Ce discours est associé au dogme néolibéral du libre échange qui depuis toujours, a préconisé la délocalisation de l’industriel française.

    Depuis les États Généraux de l’Industrie de 2009, bon nombre d’industries manufacturières traditionnelles sont maintenant exclues des dispositifs de financement de l’économie sans lesquels il est impossible pour une PME industrielle de s’adapter et de survivre.

    Nicolas Sarkozy et François Hollande, sont d’ardents partisans de cette politique économique qui a pour effet de dévaster notre pays tout en esclavagisant les populations des pays émergents. De nombreuses régions françaises sont aujourd’hui exsangues et la paupérisation gagne du terrain. L’explosion du nombre d’allocataires de minimas sociaux, de repas servis par les restos du cœur ou le chiffre croissant de SDF, nous rappelle chaque jour la trahison des élus envers le peuple.

    PACTE DE RESPONSABILITÉ, QUE PEUT-ON ESPÉRER ?

    Le plan de relance de Nicolas Sarkozy en 2009, d’un montant de 34 milliards d’euros n’à créé selon les sages de la cour des comptes, que 18 000 à 72 000 postes soit un coût par emploi entre 472 000 et 1900 000 euros. Selon plusieurs économistes, le Grand emprunt de 35 milliards lancé en 2010, n’en a pas généré davantage. Le chiffre de 1 million d’emplois, slogan du patron du MEDEF Pierre Gattaz et celui de 300 000 emplois, estimé par le Haut conseil de la protection sociale, peuvent paraitre très optimistes et pourraient décevoir. Le pacte de responsabilité ne semble guère plus contraignant en termes de création d’emploi que les deux précédents plans gouvernementaux et il est peu certain qu’il crée davantage d’emploi en France.

    Le crédit d’impôt compétitivité/emploi (CICE)) d’un montant de 20 milliards d’euros est maintenant inclus dans le pacte de responsabilité de 35 milliards d’euros. Il a été inspiré par le rapport Gallois et était initialement pensé pour alléger les charges de l’industrie. Finalement, 16 milliards d’euros iront aux services et à la distribution et 4 milliards d’euros seulement iront aux entreprises industrielles.

    Pourtant, si l’on considère que les emplois industriels génèrent d’autres emplois, il aurait été, d’un point de vue purement économique, plus efficient pour l’emploi, d’encourager l’industrie. Par ailleurs, les entreprises peuvent bénéficier des allégements de charges sans recruter de nouveaux salariés : « Le CICE a pour objet de financer les efforts de l’entreprise en matière d’investissement, de recherche, d’innovation, de formation, de recrutement, de prospection de nouveaux marchés, de transition écologique ou énergétique et de reconstitution de leur fonds de roulement ».

    RÉINVENTER L’INDUSTRIE MANUFACTURIÈRE DES BIENS DE CONSOMMATION

    On peut toujours continuer à déplorer l’augmentation du chômage, attendre le retour d’une croissance qui crée peu d’emplois industriels depuis que nous importons la plupart des produits que nous consommons, invoquer une baisse de l’euro que l’Allemagne ne souhaite pas ou parier sur une sortie de la zone euro pour retrouver notre indépendance budgétaire, attendre que les salaires des pays émergents rejoignent notre salaire minimum ou même croire que le Pacte de Responsabilité impactera le taux de chômage, mais pour l’heure, il convient de penser et mettre en œuvre rapidement, quelles que soient les oppositions, des solutions pragmatiques susceptibles de faire baisser significativement le taux de chômage sans que cela ne coûte de l’argent à la collectivité.

    L’industrie manufacturière des biens de consommation pourrait bien constituer l’un des rares leviers majeurs dont nous disposons pour recréer à terme plusieurs centaines de milliers d’emplois, auxquels s’ajouteraient par effet mécanique, deux à trois fois plus d’emplois indirects et induits. L’implantation d’usines dans des régions exsangues redonnerait vie à des territoires entiers.

    Certes, face au dumping salarial, fiscal, social, environnemental ou monétaire des pays à bas coûts, la fabrication française est souvent peu compétitive. Néanmoins, en modifiant les modes de gestion et les processus de production, il serait tout à fait possible de fabriquer à nouveau en France, une part importante de nos biens de consommation moyen/haut de gamme. Un outil de production plus automatisé corrigerait les coûts de produits exigeant davantage de main d’œuvre et de savoir-faire artisanal. Parfois, un raccourcissement du circuit de distribution, sur le modèle économique de l’intégration verticale, augmenterait considérablement la compétitivité.

    Pour financer cette relance, Il suffirait de réorienter chaque année, parmi les aides les moins efficientes pour l’emploi, 1 à 2 % des 220 milliards d’euros annuels de subventions aux entreprises et dépenses pour l’emploi, pour recréer plusieurs centaines de milliers d’emplois industriels en quelques années. Il conviendrait en outre, de mutualiser des outils de distribution et de commercialisation qui optimiseraient la compétitivité des produits, permettraient de juguler la disparition d’entreprises industrielles et favoriseraient la reconstitution d’écosystèmes.

    Un plan d’un montant total de 15 à 20 milliards d’euros sur 5 à 10 ans, permettrait de se fixer un objectif de 300 000 emplois industriels. L’activité et les emplois industriels, généreraient mécaniquement, 600 000 à 900 000 emplois indirects et induits. Ceux-ci, il faut l’admettre, ne compenseraient pas totalement la perte de 2.5 millions d’emplois industriels en un peu plus de deux décennies. Cependant, au terme du plan, plus de 20 milliards d’euros de nouvelles cotisations salariales et patronales, pourraient abonder chaque année les caisses des régimes de protection sociale. L’augmentation progressive du nombre de cotisants réduirait d’autant les déficits et permettrait d’envisager une baisse durable du montant des cotisations. L’économie pour la collectivité en dépenses pour l’emploi (DPE) et dépenses connexes pourrait dépasser chaque année, 22 milliards d’euros.

    Une relance de l’industrie manufacturière, même si celle-ci s’avérait longue et difficile, démontrerait une volonté nouvelle du gouvernement, indiquerait une remise en question du dogme et enverrait un signal fort et positif aux français qui, en majorité, s’inquiètent de la délocalisation de l’emploi. Elle rassurerait et insufflerait une dynamique pouvant s’étendre à l’ensemble de l’économie française.

    Francis JOURNOT

    http://www.legrandsoir.info/plus-de-9-millions-de-chomeurs-en-france-24847.html

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