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    pourquoi je suis féministe

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    pourquoi je suis féministe

    Message par bye le Lun 19 Jan - 15:42

    Tout simplement qu'on ne peut s'opposer à l'injustice sans prendre fait et cause pour une amélioration de la condition de la femme.
    Notre société, notamment, privilégie l'homme dans ses activités salariées,dans sa représentation politique, dans sa vie affective, dans la domination dans le couple, et quasiment tous les aspects de la vie sociale, artistique, culturelle,.. Les femmes sont toujours considérées comme des objets de marketing, de valorisation extérieure de la société de consommation.
    Contribuer au combat féministe, c'est prendre sa part à la libération de l'être humain.
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    Re: pourquoi je suis féministe

    Message par bye le Lun 19 Jan - 15:43

    La Maison des Femmes (lieu non mixte) organise une soirée
    projection des actions du mouvement anarcha-féministe bolivien

    "Mujeres Creando" et un débat avec Maria
    Galindo
    co-fondatrice de celui-ci


    Lundi 19 janvier 2009
    19h30

    Maison des Femmes (lieu
    non mixte)

    163, rue de Charenton - 75012 Paris
    M° Reuilly Diderot
    Participation 2€ ou + en soutien / Table de presse des Mujeres
    Creando

    Nous vous souhaitons nombreuses à bientôt
    Pour l'équipe
    sylvie

    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
    Mujeres
    Creando
    Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Mujeres_Creando

    Mujeres
    Creando (Femmes qui créent) est un collectif anarcha-féministe bolivien qui
    participe de différents travaux contre la pauvreté, incluant la propagande, le
    théatre de rue, les émissions télévisées et l'action directe. Le groupe a été
    fondé en 1992 par Julieta Paredes, María Galindo et Mónica Mendoza, et d'autres
    femmes dont deux des seules militantes ouvertement lesbiennes de
    Bolivie.

    Mujeres Creando publie une revue, Mujer Pública (Femme
    Publique), produit une émission de radio hebdomadaire, et gère un lieu d'accueil
    appelé Virgen de los Deseos (Vierge des Désirs) situé à La Paz, qui offre
    logement, nourriture, éducation et ateliers artisanaux aux femmes de la
    rue.

    Julieta Paredes décrit Mujeres Creando comme "la 'folie' de trois
    femmes surgies de la gauche arrogante, homophobe et totalitaire de la Bolivie
    des années '80, où l'hétérosexualité était encore le modèle et le féminisme
    était vu comme un élément de division"[1].

    Mujeres Creando reçoit
    l'attention internationale lors de sa participation à l'occupation en 2001 de
    l'Agence de Supervision des Banques de Bolivie, en solidarité avec la Deudora,
    une organisation pour les endettés envers les institutions de microcrédit. Les
    occupants, armés de dynamite et de cocktails molotovs, demandaient l'effacement
    total des dettes, et reçurent à cet égard un certain succés, quoique limité.
    Julieta Ojeda, membre de Mujeres Creando, expliqua qu' "en réalité les
    institutions financières commettaient usure et extortion, escroquant les gens et
    exploitant leur ignorance, en leur faisant signer des contrats qu'ils ne
    comprenaient pas."[2]. Cependant, Mujeres Creando nia que leurs membres aient
    participé directement à l'occupation[3].

    En août 2002, des membres du
    collectif et des partisans impliqués dans la production d'un film éducatif
    dénonçant la violence envers les femmes furent détenus par la police de La Paz,
    dont la violence fut plus tard accusée par la Commission Internationale des
    Droits de l'Homme pour Gays et Lesbiennes[4].




    http://www.lepeuplequimanque.org/2006-08-mujeres-creando-amp.html
    http://combiendefois4ans.blogspot.com/2008/10/mujeres-creando.html
    http://www.fdh.org/Bolivie-La-creativite-reste-l-arme.html
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    Re: pourquoi je suis féministe

    Message par bye le Mer 4 Mar - 4:42

    Conférence-débat du Centre Malcolm X
    (CMX)
    Dimanche 8 mars 2009 à
    15H00



    La journée internationale des
    femmes




    Cette journée est une journée de manifestations à travers le monde. C’est l’occasion de revendiquer l'égalité, de faire un bilan sur la situation des femmes.
    Les discriminations subies par les femmes sont transversales à toutes les couches sociales. Certaines femmes sont moins égales que d’autres du fait de leur appartenance sociale, culturelle,
    religieuse.

    A travers leurs parcours, plusieurs femmes en débattront avec
    nous :

    Houria Bouteldja, Mouvement des Indigènes de la
    République
    Zhor Firar, militante associative, Association
    Emergence
    Kaïssa Titous, militante associative,
    FSQP


    Quelques dates :
    * 1910 : C'est à Copenhague, lors de la Conférence internationale des femmes socialistes, que l'idée d'une « Journée internationale des femmes » est décidée, sur une proposition de Clara Zetkin, représentante du Parti socialiste d'Allemagne.
    *
    mars 1911 : Un million de femmes manifestent en Europe.
    * 8 mars 1913 : Des femmes russes organisent des rassemblements clandestins.
    * 8 mars 1914 : Les femmes réclament le droit de vote en Allemagne.
    * 8 mars 1915 : À Oslo, des femmes défendent leurs droits et réclament la paix.
    * 8 mars 1917 : Début de la « Révolution de février » en Russie. À Saint-Pétersbourg, des ouvrières manifestent pour réclamer du pain et le retour de leurs maris partis au front.
    * 8 mars 1921 : Lénine décrète le 8 mars Journée des femmes.
    * 1924 : La journée est célébrée en Chine.
    * 1946 : La journée est célébrée dans les pays de l'Est.
    * 8 mars 1947 : Léon Blum salue la place importante des femmes
    dans la Résistance.
    1971 : La journée est célébrée au Québec.
    * 8 mars 1977 : Les Nations unies officialisent la Journée internationale de la femme.
    * 8 mars 1982 : Statut officiel de la Journée en France.

    Lieu:
    Local du 3, rue Jean Macé 94120 Fontenay-sous-bois
    Accès depuis la gare Val de Fontenay :
    Prendre la direction du lycée Pablo Picasso derrière
    l'immeuble AXA, puis prendre l'avenue des Olympiades. Après 10 mn de marche, accès au début de la rue jean macé au numéro 3 (l'une des tours, à côté du collège Jean Macé). Entrée du local : porte verte, au rez de chaussée.

    Contact
    :
    Mail : centremalcolmx@yahoo.fr
    Port. : 06 22 35 28 30

    Stand librairie
    Café et thé à
    disposition.





    --
    Association " Forum
    Social des Quartiers Populaires"
    45-47, rue d'Aubervilliers 75018
    Paris
    Tél : 09 54 39 41 04
    Mail : fsqp@fsqp.fr
    Site : http://fsqp.free.fr et
    prochainement : www.fsqp.fr
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    Re: pourquoi je suis féministe

    Message par ecotone le Mer 4 Mar - 7:58

    bye a écrit:Tout simplement qu'on ne peut s'opposer à l'injustice sans prendre fait et cause pour une amélioration de la condition de la femme.
    Notre société, notamment, privilégie l'homme dans ses activités salariées,dans sa représentation politique, dans sa vie affective, dans la domination dans le couple, et quasiment tous les aspects de la vie sociale, artistique, culturelle,.. Les femmes sont toujours considérées comme des objets de marketing, de valorisation extérieure de la société de consommation.
    Contribuer au combat féministe, c'est prendre sa part à la libération de l'être humain.

    Mon cher Bye, merci de soutenir cette cause.

    Une journée par an pour elles, pour nous, ah, c'est peut-être mieux que rien. M'enfin, une façon simple et qui est peu généreuse de symboliser ce combat. Une petite BA!!
    Nos sociétés manquent de liberté, dans la tête des individus, s'émanciper pour ceux et celles-là, ils n'ont pas appris à penser-libre, et n'osent s'y autoriser.

    Comme tu nous dis, l'homme est privilégié.
    Oui, c'est lui qui en décide! Décrète que nous sommes une sous catégorie, sauf pour enfanter, éduquer les progénitures, soigner les mâles de leurs bobos de la tête et d'ailleurs... produire à l'usine si besoin est...
    Objets de marketings, oui, charmes à vendre, à acheter.

    Quand même, heureusement que des hommes comme toi, et d'autres que je connais aussi, sont un peu plus évolués, comprennent l'enjeu de cette égalité en dehors de l'injustice de reléguer les femmes au second plan, une société qui ne fonctionne qu'avec la moitié de ses paires, elle ne peut que boiter.
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    Re: pourquoi je suis féministe

    Message par bye le Mer 4 Mar - 14:13

    oui, ma chère Ecotone, la journée du 8 mars est une façon pour cette société, de se dédouaner, de tenter de faire oublier tout ce qu'elle fait endurer aux femmes. Et beaucoup d'hommes en profitent largement, et ne sont pas prêts à abandonner leur dernier pré carré de domination.
    Ce qui m'obsède, notamment, c'est cette permanence du pouvoir : des individus ne conçoivent leur rapport aux autres qu'en terme de pouvoir. pouvoir sur les enfants, sur la femme,..
    L'émancipation de l'individu passe par cette remise en cause de la notion de pouvoir sur l'autre.
    L'abolition de toute forme de pouvoir est, pour moi, un combat politique, social, culturel.
    Mais je pense que dans notre entourage propre, nous pouvons commencer par bâtir cet affranchissement, en pensant de nouveaux rapports à notre compagne, voire à toutes les femmes que nous connaissons: amies, collègues,.. et en tresser un vaste projet à mettre en application pour le sexe féminin, sans distinction; il n'est que temps et ce n'est que justice.
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    Re: pourquoi je suis féministe

    Message par bye le Jeu 5 Mar - 4:40

    Le CRÉAL-76 fait partie du Collectif Initiatives pour les Droits des Femmes.

    Le CRÉAL-76 a pour but [...] de rassembler et mobiliser celles et ceux qui rejettent tout système social, politique, philosophique contraire à l'autonomie de la personne humaine comme le racisme, le totalitarisme, le sexisme, la volonté d'imposer des dogmes à la société ou aux individus. (extrait des statuts)
    Il vous appelle donc à participer aux manifestations, réunions, rassemblements, débats, organisés pour défendre les droits des femmes et lutter contre les inégalités dont elles sont victimes.


    *****************************************************************************************



    à diffuser sans modération à vos contacts et dans tous les réseaux





    rassemblement-distribution de tracts


    samedi 7 mars (par définition la veille du 8) 14h30



    angle du Gros Horloge et rue Jeanne d'Arc à ROUEN





    avec une belle banderole " Pour les droits des femmes !!!"



    apparition avec des panneaux sur la situation des droits des femmes



    avec une annonce à une réunion-débat publique


    vendredi 20 mars à 18h à la maison des Associations 22 rue Dumont
    d'Urville
    Rouen
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    Re: pourquoi je suis féministe

    Message par Rabasse du sud le Lun 17 Aoû - 19:46

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    Re: pourquoi je suis féministe

    Message par bye le Dim 21 Mar - 19:48

    Les Histoires de l'Art à la galerie GHP
    descente de la halle aux poissons
    samedi 20 mars 2010 à 16h

    dans le cadre de l'exposition Hello Lilith
    http://www.espaceghp.com/
    quatre jeunes femmes - Muriel Décaillet (Ch), Océane Moussé (Fr), Sophie Bacquié (Fr), Yasmina (Fr)
    fondatrice des Brigades du Foutre, rencontre Daniel Welzer-Lang, sociologue.


    "Hello Lilith", titre en forme de clin d’œil, veut concilier ou souligner les ambigüités en mixant les symboles...




    Les Brigades du Foutre sont une fraction armée fémhédoniste. Leurs armes
    sont le plaisir, l'humour et l'utopie. Il s'agit de faire du féminisme une
    dynamique en vue d'un changement radical de société, d'une complète
    réorganisation des rapports humains. De prôner le sexe et le plaisir comme
    éléments essentiels dans l'organisation sociale et l'émancipation des
    individus. C'est un féminisme qui s'adresse autant aux femmes
    qu'aux hommes, car on ne peut penser la place des unes sans penser en même
    temps la place des autres. C'est un humanisme.
    http://www.lesbrigadesdufoutre.org/les-bdf.html

    Titulaire d'un doctorat de sociologie, de sciences sociales et d'une
    habilitation à diriger des recherches, Daniel Welzer-Lang est professeur
    de sociologie et d'études du genre, à l'Institut de sciences sociales
    Raymond-Ledrut (Département de sociologie à l'Université Toulouse-le-Mirail).
    Il est également membre du Centre d'études des rationalités et des savoirs
    (Cers)(CIRUS (UMR 5193 du CNRS) de l'Université de Toulouse-le Mirail) depuis 2003.
    Il publie des ouvrages traitant de la question du masculin et du genre, de
    l'homophobie et également des violences masculines, des sexualités
    (échangisme, libertinage, bisexualités), du travail du sexe... Il parle
    notamment du paradigme asymétrique pour expliquer comment hommes et femmes
    ne parlent pas le même langage ni ne voient la même réalité sociale. Ses
    travaux reprennent les avancées des théories féministes sur le
    patriarcat,l'oppression des femmes, la domination masculine.
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    Re: pourquoi je suis féministe

    Message par bye le Mar 20 Juil - 10:35

    Egalité professionnelle femmes-hommes et retraites





    par Osez le féminisme

    > Le 13 juillet 2010, le gouvernement présente au Conseil des Ministres un projet de loi sur les retraites. En matière d’égalité professionnelle comme en matière de retraites, nous refusons de rester encore 27 ans dans une situation d’inégalité flagrante.
    Alors que la loi de 2006 sur l’égalité prévoyait que, “le Gouvernement pourrait présenter au Parlement, si nécessaire, un projet de loi instituant une contribution assise sur les salaires, et applicable aux entreprises ne satisfaisant pas à l’obligation d’engagement des négociations prévues à l’article L. 132-27-2 du code du travail.”, le projet de loi sur les retraites propose des sanctions si le s entreprises ne publient pas leurs chiffres en matière d’égalité. Nous sommes passé d’une sanction sur l’absence de négociations à une sanction sur l’absence de publication de chiffres. Rappelons que seules 8% des entreprises ont passé un accord sur l’égalité salariale.
    >> Signez l’appel]http://osezlefeminisme.fr/article/signez-lappel-des-feministes-contre-la-reforme-des-retraites]l’appel des féministes[/url] contre la réforme des retraites
    >> Lisez le n°]http://osezlefeminisme.fr/journal/numero-2]n° d’Osez le féminisme[/url] consacré à l’égalité professionnelle
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    Re: pourquoi je suis féministe

    Message par bye le Dim 26 Sep - 19:52

    La mémoire historique du féminisme se perd

    Après un peu plus d’un siècle d’existence, le féminisme perdure en Amérique latine et dans le monde, mais sa vie en tant qu’idéologie de revendication des femmes ressemble à une mer houleuse, avec des points de crête et des chutes vertigineuses.

    Après un peu plus d’un siècle d’existence, le féminisme perdure en Amérique latine et dans le monde, mais sa vie en tant qu’idéologie de revendication des femmes ressemble à une mer houleuse, avec des points de crête et des chutes vertigineuses.

    C’est ainsi que l’anthropologue et féministe mexicaine Marcela Lagarde définit cette «  critique persistante de la modernité  » qui, au début du 21e siècle, vit un moment particulier, par la diversité générationnelle de ses militantes, et son extension, au travers des «  études genre  », à d’autres espaces sociaux, académiques et de production scientifique.

    «  Le féminisme ne mord pas  » souligne cette professeure à l’Université Nationale Autonome de Mexico, et l’une des initiatrices de la Loi générale pour l’accès des femmes à une vie sans violence, en vigueur depuis le 2 février 2007, ainsi que de l’introduction du délit de «  fémicide  » dans le Code pénal. Lagarde, Présidente du Réseau de chercheuses pour la vie et la liberté des femmes, s’est entretenue avec Dalia Acosta, de l’agence de presse IPS, pendant son séjour à Cuba (août 2010).

    Quelles sont les causes de la permanence des préjugés à l’égard du féminisme, y compris au sein des mouvements de femmes ou dans les pays comme Cuba qui promeuvent des politiques en faveur de la population féminine  ?

    Il n’y a pas eu de continuité dans la transmission du rôle du féminisme dans la culture moderne. Il semble qu’il y a des étapes où la mémoire historique se perd, et ensuite il faut la récupérer. Comme le féminisme est une critique de la société patriarcale, il a été perçu comme dangereux par celles et ceux qui approuvent ou qui considèrent comme inévitables la société, la culture et le pouvoir patriarcaux.

    Le féminisme fait la critique du patriarcat en tant que construction métapolitique qui traverse les sociétés et les époques, et il propose des alternatives concrètes. Le pouvoir patriarcal est un pouvoir monopolisé par les hommes. On utilise aussi d’autres valeurs et alternatives qui peuvent être perçues comme dangereuses, qui «  mordent  », parce qu’elles sont destinées à éliminer la domination de genre.

    Celles et ceux qui ne sont pas d’accord font ce que l’on fait toujours dans la lutte politique  : fantasmer l’ennemi, en l’espèce les femmes et les féministes. Ils leur attribuent des caractéristiques et particularités dangereuses, et beaucoup de choses fausses. Cela dans le contexte d’une culture passablement misogyne, sexiste, machiste. A cette misogynie sociale s’ajoute la misogynie politique qu’est l’antiféminisme.

    Comment définissez-vous l’antiféminisme  ? Quelle est son ampleur  ?

    Il s’agit de la délégitimation de ce que le féminisme a apporté à l’humanité. Il se diffuse maintenant auprès des femmes comme des hommes, parce que les femmes, dans les sociétés patriarcales, ont été éduquées et socialisées pour fonctionner de manière conforme au patriarcat. Certaines femmes deviennent féministes, mais cela implique une connaissance différente pour critiquer notre propre culture, notre identité et condition de genre, qui sont fortement influencées par le patriarcat.

    Toute cette ignorance généralisée contribue à nourrir l’antiféminisme. Le pouvoir dominant mène constamment une politique antiféministe vaste et extensive. Nous reproduisons des préjugés qui n’ont jamais été prouvés, mais qui font partie de notre idéologie et de la culture dans laquelle nous baignons. L’humour est porteur de misogynie et de misogynie politique, avec ses comparaisons permanentes que les gens répètent, et fait partie de la culture de masse. Nous n’avons pas la force culturelle pour y répondre chaque fois avec un discours propre.

    Qu’a signifié pour les femmes d’aujourd’hui l’invisibilité du féminisme  ?

    Des groupes de femmes se créent ou se développent avec des acquis déjà obtenus par le féminisme du 18e siècle, mais ils ne les apprécient pas parce qu’ils en disposent déjà  : l’éducation, l’accès au monde du travail, à l’emploi, aux revenus, ou la participation politique.

    Nous avons dû nous instruire au sujet du féminisme, en menant nos propres recherches pour connaître l’histoire, car cela ne s’enseigne pas dans les écoles ou les universités. Il n’y a pas de transmission d’une génération à l’autre comme pour les connaissances techniques ou scientifiques.

    Ce schéma très androcentrique provoque une énorme ignorance chez les femmes et les hommes au sujet du féminisme et de sa contribution à la modernité. Actuellement nous sommes en train d’obtenir que ce savoir soit transmis dans les universités, mais il n’existe pas dans l’éducation primaire ou secondaire. Dans de nombreux pays ce n’est qu’au stade du «  postgrade  » qu’il existe des enseignements, des séminaires, des chaires de genre et de féminisme.

    Et qu’en est-il dans la pratique  ? Peut-on parler du féminisme comme d’un changement de vie et d’une alliance entre femmes  ?

    Il aide à combattre la misogynie à l’encontre des autres femmes et de soi-même, il favorise le rapprochement et l’échange d’idées sur ce que chacune a pu réaliser dans sa propre vie. Les femmes féministes nous avons beaucoup appris des autres femmes par notre méthode de travail. En plus du monde académique, nous avons beaucoup d’espaces de rencontres personnelles entre femmes, où nous apprenons les unes des autres et nous soutenons mutuellement. Tout ce formidable soutien nous donne du pouvoir, car il développe une force intérieure puis sociale très importante  : une force d’affirmation de genre qui te légitime et te valorise en tant que femme dans un monde qui nous attaque tout le temps.
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    Re: pourquoi je suis féministe

    Message par bye le Sam 5 Mar - 9:57

    Ces études à la con qui nous prennent pour des connes

    Les dangers du neurosexisme à travers le portrait-robot de « Gwendoline », LA femme telle qu’elle est décrite par des pseudo-études scientifiques.

    Mi-janvier, le psychologue évolutionnaire, Jesse Bering, a écrit un article pour Slate.com, où il présentait quatre manières dont les femmes avaient évolué pour se protéger des viols lorsqu’elles ovulaient.

    Son article a déclenché de violentes critiques, au sein de Slate et sur des sites scientifiques notamment. Plusieurs journalistes de Double X, le site féminin de Slate, ont écrit une réponse à son article, et Jesse Bering a lui-même écrit une réponse à ces critiques.

    Nous publions en même temps le premier article de Bering, une des réponses de Double X, la réponse aux réponses de Bering, ainsi qu’un article de Peggy Sastre sur le problème des féministes avec la psychologie évolutionnaire et enfin un article de Titiou Lecoq qui porte plus généralement sur les études scientifiques et « la femme ».

    ***

    Les études pseudo-scientifiques à la con mettent en général en place un protocole pas intelligent et en tirent des conclusions débiles. Parmi leurs sujets de prédilection, il y a la femme. Pas les femmes comme groupes hétérogènes, l’étude à la con n’aime pas l’hétérogénéité, mais la femme, ce mystère directement débarqué de Vénus.

    Quand on en lit une par semaine, un peu par hasard, sans faire gaffe, parce qu’on a cliqué sur la home de yahoo, entre le café et youtube, on ne se rend pas compte du nombre de postulats qui se cachent derrière. Mais si on les compile, on peut dresser un portrait saisissant de la femme.

    Le portrait-robot de Gwendoline

    Ces dernières années, nous, l’humanité, avons nettement progressé dans la mise à jour des mécanismes qui commandent la créature féminine que nous appellerons Gwendoline. (Si toutes les femmes fonctionnent de la même manière, on peut bien leur donner un prénom générique.) Nous savons désormais que :

    La femme est moins méfiante que l’homme par nature. Pas du tout à cause de sa naïveté de douce enfant mais à cause de ses hormones. C’est la testostérone qui produit la méfiance. Mais attention, ne soyons pas caricaturaux, juste avant l’ovulation, Gwendoline a un pic de testostérone, à ce moment de son cycle elle devient donc plus méfiante. Pas de bol, c’est aussi le moment où elle a besoin de trouver un partenaire sexuel. Comme le conclue le New-York Times : « Messieurs, vous saviez que les femmes étaient complexes mais c’est encore pire que ce que vous pensiez : au moment où vous êtes le plus désiré, on vous fait le moins confiance ».

    Faisant fie de la complexité du rapport aux autres (RIP Jacques Lacan), une étude nous explique que Gwendoline, quand elle ovule, elle est attirée par des visages très virils alors qu’en phase lutéale elle est attirée par des hommes plus doux.

    Les envies de shopping de Gwendoline dépendent également de son cycle menstruel. (Là, ce qui est fascinant qu’on n’est pas loin de nous expliquer que l’activité shopping se trouve dans le cerveau archaïque de la femme.) En gros, la femme est plus rationnelle après l’ovulation, donc si elle décide de se payer une paire de Louboutin, c’est évidemment parce qu’elle est en phase lutéale.

    La femme heureuse en couple dormirait mieux que celle qui vient de se faire larguer. C’était bien la peine de monter un protocole expérimental pour ça. (Par contre, on a évidemment mené l’expérience que sur des femmes puisqu’on sait que l’homme, cet être primaire, dort quand il est fatigué.)

    La femme qui ovule marche avec les genoux rapprochés (ce qui expliquerait les poses de bien des blogueuses mode). A moins que ce soit parce qu’elle vient de s’acheter des Louboutins avec 12 cm de talons.

    Les femmes les plus fertiles ont davantage envie de tromper leurs partenaires. Et ouais. De là à dire que la sexualité de Gwendoline se résume à son envie d’enfant, il n’y a qu’un pas.

    Gwendoline est également une sorcière puisque son ovulation modifie le comportement des hommes. Une étude faite sur des strip-teaseuses prouve que les hommes donnent plus de pourboire aux femmes en pleine ovulation parce qu’elles leur envoient des signaux inconscients et qu’ils éprouvent le besoin de les protéger.

    L’homme, Gwendolino, ne pourra jamais comprendre Gwendoline. Le cerveau féminin étant différent, il crée une réalité différente.

    Gwendoline est neurologiquement plus douée pour le langage que pour les maths.

    Le cerveau de Gwendoline est beaucoup plus sensible au stress que celui de Gwendolino parce que depuis des siècles, face au danger, elle flippe pour ses enfants, alors que Gwendolino met en place des stratégies pour sauver sa peau.

    Qu’est-ce qui ressort de tout ça ? Que certains de comportements de Gwendoline sont entièrement le résultat de sa biologie. Qu’on peut la mettre dans n’importe quel environnement, ça ne change rien, elle y peut rien, elle est biologiquement déterminée. C’est inné. Si mises bout à bout, on se rend bien compte qu’il y a quelque chose qui déconne, le plus inquiétant, c’est que les plupart des idées propagées par ces études sont en train de passer pour des vérités absolues. (Il n’y aura qu’à voir certains commentaires en bas de cet article.) D’ailleurs, samedi 5 février, Eric Zemmour disait comme une évidence :

    « Le pouvoir attire les femmes, c’est dans leur cerveau archaïque. »

    Sauf que voilà, il y a un problème : toutes ces études sont fausses. Elles ne sont pas un peu mi-fausses, mi-vraies, elles sont totalement inexactes.

    Parfois, la science repose aussi sur des présupposés, c’est ce qu’on appelle à l’heure actuelle le neurosexisme. Et surtout, on commence à peine à se rendre compte de la complexité de ces phénomènes que l’étude à la con aime simplifier au maximum.

    Quand on se penche un peu plus sur ces expériences, on s’aperçoit qu’elles sont menées sur très peu d’individus. Au maximum dans les 400. Pour l’étude sur les strip-teaseuses, sur 18 filles. Or, quand on refait ces expériences sur plus de mille personnes, plus aucun résultat probant n’en sort. Logique mathématique. En fait, il y a autant de différences neurologiques entre un homme et un homme qu’entre une femme et une femme qu’entre un homme et une femme. Evidemment, si vous avez construit votre protocole pour distinguer les hommes/ les femmes, vous finirez par trouver des différences mais en réalité elles ne prouvent rien.

    Explication d’un cas précis : Gwendoline ne sait pas lire une carte

    Décortiquons un cas complet qui va enchanter mes patrons puisqu’il vient de Slate.fr.

    Le titre : « Les femmes ne savent pas lire les cartes, mais elles les mémorisent mieux ».

    C’est tiré d’un article du Dailymail s’inspirant lui-même d’une étude mexicaine où l’on a envoyé des hommes et des femmes chercher des champignons. Version slate.fr ça donne : « Les hommes comprennent mieux les itinéraires, mais la gent féminine en conserve un bien meilleur souvenir ». Et donc « Cette nouvelle lecture de la cartographie mentale selon les sexes remettrait donc en cause le fameux lieu commun : au bout du compte, le "sexe faible" se repérerait mieux dans l’espace, et serait donc plus fiable pour arriver à destination ».

    En réalité, ce n’est pas ce que dit le Dailymail qui insiste sur le fait que les hommes se basent sur une représentation globale de l’espace et les femmes sur des indices présents dans le parcours. Une différence qui s’expliquerait par le fait que les hommes étaient des chasseurs et les femmes des cueilleuses, répartition préhistorique qui se retrouverait dans la structure actuelle de nos cerveaux. (C’est ce qu’on appelle de la psychologie évolutionniste.)

    Que ce soit dans la version Slate.fr ou Dailymail, une chose reste absolument certaine : le cerveau des hommes et celui des femmes sont différents de naissance.

    Sauf que tout cela est faux.

    Je sais. C’est un choc.

    Une étude identique a été faite au Canada mais sur une période plus longue. Pendant plusieurs jours on a soumis au test du labyrinthe des hommes et des femmes. Les premiers jours, on les répartit en deux groupes non pas homme/femme mais en fonction de leur stratégie inconsciente de repérage (ceux qui utilisent une représentation globale activent plutôt l’hippocampe et ceux qui se basent sur des indices le striatum). Première surprise : il y a autant de femmes que d’hommes dans chacun des groupes. Deuxième surprise : avec la répétition du test, ceux qui utilisaient la représentation globale finissent par l’abandonner au profit de la mémorisation des indices, qui est la stratégie la plus efficace.

    Il semblerait donc que ce soit l’expérience personnelle qui active la stratégie cognitive plutôt que le sexe de l’individu. Dingue, non ?

    De fait, il n’y a pas un cerveau masculin et un cerveau féminin, contrairement à ce que postulent nombres d’études à la con. Pour sortir des querelles très américaines entre psychologues évolutionnistes et féministes, laissons la parole à une scientifique française. Catherine Vidal est neurobiologiste à l’institut Pasteur et elle a écrit un ouvrage Cerveau, sexe et pouvoir qui fait le point sur l’état de la recherche et met en garde contre les raccourcis évolutionnistes. Elle explique donc qu’il n’y a pas un cerveau masculin et un cerveau féminin. Et il y a même une raison à ça.

    L’existence d’un cerveau proprement gwendolinien impliquerait qu’il y a des choses figées dans le cerveau. Or la particularité première du cerveau, peu importe l’individu, c’est sa plasticité, c’est-à-dire précisément sa capacité à se modifier, l’inverse de quelque chose de figé. (Comme dans le test du labyrinthe.)

    « Les performances dans les tests d’aptitude varient au cours du temps, non pas en fonction des hormones mais de l’entraînement à passer ces tests. (…) Il est dès lors difficile de concilier ces résultats avec l’hypothèse de prédispositions différentes entre les sexes et de compétences figées par des contraintes biologiques. » (p 53)

    Du coup, effectivement, si c’est toujours Gwendolino qui lit la carte routière, le cerveau de Gwendoline ne développera pas cette capacité.

    Cette idée de cerveaux sexués reposent souvent sur le bipartisme du cerveau. Les femmes auraient un hémisphère gauche plus performant qui se trouve être celui où se situe l’aire du langage. Mais cette théorie d’une latéralisation du cerveau est tombée en désuétude avec le développement de l’imagerie cérébrale. « Celle-ci révèle que les deux hémisphères sont en communication permanente et qu’aucun de fonctionne isolément. De plus, une fonction n’est jamais assurée par une seule région, mais plutôt par un ensemble de zones reliées entre elles en réseau. » (Cerveau, sexe et pouvoir p24)

    Mais les hormones alors, ça joue pas un peu ?

    L’un des arguments « hormonaux » est que la sécrétion d’hormones au moment du développement du bébé influe sur la structure de son cerveau. On retombe donc sur le cerveau de Gwendoline. Sauf que cela soit vrai ou pas, on sait que ce sont les expériences, l’apprentissage qui modifient vraiment le cerveau.

    L’autre argument hormonal consiste carrément à établir un lien direct entre le comportement féminin et son cycle menstruel. Mais en réalité, les hormones influent sur le comportement humain dans les cas de grandes modifications, et pas de petites différences de dosage. Ce qui revient à deux évènements dans la vie des femmes : la grossesse et la ménopause. Pour le reste, il semble impossible de prouver que des comportements, tels que l’achat de Louboutin, soient directement liés à une augmentation hormonale, l’augmentation n’étant pas assez forte pour contrebalancer d’autres causes comme : j’ai eu une prime au travail, la nouvelle collection de Louboutin est vraiment super, je viens de me faire larguer, j’ai un rapport compliqué avec ma mère qui fait que je suis fétichiste des chaussures.

    En outre, la relation peut être inverse, c’est-à-dire que le psychisme peut modifier les sécrétions hormonales. Comme l’écrit Catherine Vidal :

    « Quant aux hommes, ce n’est pas la testostérone qui les incite à exercer leur pouvoir. (…) Des études des relations hiérarchiques dans les sociétés de singes ont montré que l’agressivité et les activités sexuelles sont souvent associées à un taux élevé de testostérone dans le sang. Or ces variations surviennent après la bataille. Le mâle qui finit par l’emporter présente, a posteriori, un taux plus élevé de testostérone. »

    C’est le fait de gagner qui peut générer une sécrétion de testostérone, et non l’inverse.

    Et le génome : XY, XX, c’est pas pareil quand même ?

    C’est évidemment toute la question de l’inné et de l’acquis. Citons cette fois un homme (parce qu’on pourrait soupçonner les femmes scientifiques d’avoir autant de parti pris que les neurosexistes). Henri Atlan, ancien chef de biophysique à l’hôpital de l’Hôtel Dieu expliquait au sujet du déterminisme génétique, qu’il faut « relativiser, déjà au niveau de la recherche biologique fondamentale, la part des gènes dans le développement et les fonctions des organismes, tant il est clair aujourd’hui que l’organisme contrôle le génome au moins autant que le génome contrôle l’organisme. Il s’agit là d’une révolution dans les mentalités qui a commencé à pénétrer le monde de la recherche en biologie moléculaire et cellulaire, mais qui a du mal à passer non seulement dans le grand public, mais encore dans l’information médicale ».

    Il dit aussi que « les effets des gènes dépendent de l’environnement et réciproquement. Une part d’inné peut être de 40% dans un environnement donné et de 10% ou 75% ou n’importe quoi d’autre dans d’autres environnements ».

    « Deux vrais jumeaux –qui ont donc les mêmes gènes– ont des systèmes nerveux, et aussi des propriétés d’autres systèmes, comme le système immunitaire par exemple, différents car les phénomènes épigénétiques, d’auto-organisation et autres, qui comportent une part importante de hasard, jouent un rôle déterminant dans leur développement, depuis l’embryon et pendant toute la vie. Ceci prive souvent de sens la question même du déterminisme génétique –c’est-à-dire moléculaire– d’un fonctionnement cérébral aussi complexe que ce qu’on appelle un "comportement". »

    En plus court, on pourrait citer le biologiste François Jacob :

    « Comme tout organisme vivant, l’être humain est génétiquement programmé, mais programmé pour apprendre. »

    Gwendoline = Gwendolino ?

    Evidemment, je lève tout de suite une ambiguïté : il ne s’agit pas de dire que homme et femme sont identiques. Mais de préciser que pour l’instant, la science n’est pas capable de prouver que des différences de comportements soient innées. Comme l’écrit Lise Eliot, une neurobiologiste dont le livre Pink brain, blue brain va bientôt être traduit en français :

    « Oui, il y a des différences fondamentales de comportement entre les sexes, mais il faut noter que ces différences augmentent avec l’âge parce que les préjugés sur l’intellect de nos enfants sont exagérés et intensifiés par notre culture sexuée. Les enfants n’héritent pas des différences intellectuelles. Ils les apprennent. Ils sont le résultat de ce que nous attendons d’un garçon ou d’une fille. »

    Lise Eliot décrit une expérience suggérant que la principale différence est peut-être avant tout dans notre regard. Des nouveaux-nés garçons ont été habillés en fille (et inversement). Résultat : les adultes ont trouvé les filles (qui étaient en fait des garçons) « heureuses et socialement engagées » et les garçons (en réalité des filles) plutôt renfrognés. Ils ont donc projeté leurs archétypes genrés sur les gamins.

    Et avec l’âge, évidemment, les enfants vont avoir tendance à se conformer à ces stéréotypes. Dans un article sur les jouets de Noël, j’avais déjà raconté une expérience similaire menée par le CNRS. Un même exercice est présenté à des centaines d’élèves de 6e et de 5e. Si vous le présentez sous l’intitulé « géométrie » les filles ont des résultats inférieurs aux garçons. Si vous l’intitulez « dessin » elles obtiennent le même taux de réussite.

    Pour réussir en mathématiques, les filles doivent donc surmonter un handicap psychosocial (et non biologique) auquel les garçons n’ont pas à faire face. Là où les études à la con deviennent dangereuses c’est qu’elles engendrent des stéréotypes quasi performatifs, c’est-à-dire qui ont la capacité de créer de toute pièce la réalité qu’elles ne prétendent que décrire. Si on dit à Gwendoline qu’elle est neurologiquement moins douée pour les maths, elle risque de le devenir.

    Ces études peuvent faire rire. Elles peuvent aussi être dangereuses. Ainsi, le discours neurosexiste, aux Etats-Unis, aboutit assez logiquement à la proposition d’arrêter la mixité dans les écoles. En effet, si les cerveaux des filles et des garçons ont des compétences naturellement différentes, il serait débile de leur prodiguer le même enseignement.

    Pourquoi s’efforcer d’apprendre des équations à une fille alors que son cerveau ne peut pas comprendre les chiffres ? A l’inverse, on va pas apprendre les langues étrangères aux garçons puisqu’ils ont une calculatrice à la place du cerveau. Dans la préface au livre de Catherine Vidal, l’anthropologue Maurice Godelier pointe un risque précis : quand « un ordre social provisoire devient un ordre naturel incontournable ».


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    L’AUTEUR Titiou Lecoq Titiou Lecoq est journaliste indépendante et blogueuse sur Girls and geeks. Titiou Lecoq


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