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    la chasse

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    la chasse

    Message par bye le Lun 2 Mar - 9:51

    POUR EN FINIR AVEC LA CHASSE
    LA MORT-LOISIR, UN MAL FRANçAIS
    gérard charollois
    Sortie : 17 Février 2009
    Prix : 15 euros

    Collection Radicaux Libres

    Ce réquisitoire Contre les sCandales de la Chasse à la française est
    aussi un plaidoyer pour la réConCiliation de l’homme et de la nature.
    LE LIVRE Après avoir précisé que la chasse dont traite ce livre est la chasse-loisir pratiquée en France et non la chasse de subsistance des peuples traditionnels, l’auteur, faits et chiffres à l’appui, revient sur certaines idées fausses diffusées par la
    propagande cynégétique : la chasse n’est pas « une conquête de 89 », les chasseurs ne « gèrent » pas la faune sauvage, les « lâchers » ne règlent rien, bien au contraire, etc. La législation actuelle de la chasse repose sur la dérogation et sur la tolérance, non sur le droit républicain. La chasse est le seul loisir enraciné si profondément dans nos institutions et dans notre histoire qu’attaquer la chasse c’est attaquer l’État. Ceux qui sont gênés par l’activité des chasseurs autour de chez eux trouveront
    aussi des conseils pratiques pour les éloigner. G. Charollois explique en détail les combats qui ont opposé les écologistes et les chasseurs…
    À la question posée par les chasseurs : « Quel mal faisons-nous ? , il répond qu’ils se livrent d’abord à une agression écologique, à une perversion du système démocratique, qu’ils posent un problème de sécurité, mais surtout qu’ils violent une règle éthique en tuant pour le plaisir des animaux inoffensifs.
    C’est pourquoi une abolition pure et simple de toute forme de chasse peut être envisagée, même de façon progressive. La
    chasse est interdite dans plusieurs pays qui entendent protéger leur faune. Elle aurait d’importantes consé-
    quences qui seraient aussi des causes de suppression de la chasse : restauration des équilibres naturels, suppression du Sénat, autorité supranationale pour la protection de la nature… On trouvera en annexes d’importants documents : une anthologie des écrivains et penseurs contre la chasse, le décret de 1941
    portant création des fédérations, le rapport de la cour des comptes, le classement des espèces animales, les principales
    infractions. Ce livre engagé par ses prises de position est aussi un ouvrage de référence, qui fait le point sur une question trop souvent jugée accessoire.
    Les nombreux faits et renseignements qu’il contient le rendent indispensable à tous ceux que cette question intéresse ou passionne.
    L’AUTEUR Gérard Charollois est juriste de profession. Engagé depuis sa jeunesse dans les associations de protection de la nature et de la faune sauvage, il a mené de nombreuses luttes victorieuses devant les tribunaux administratifs, le Conseil d’État ou la Cour de Justice européenne contre les dates de chasse, le classement
    des animaux nuisibles, les chasses dites traditionnelles ou la
    loi Verdeille. Pour cette raison, il est devenu la bête noire des chasseurs qui l’ont pendu en effigie, insulté et traîné devant les tribunaux, sans le faire taire. Disciple de Théodore Monod, ayant accepté des responsabilités dans plusieurs associations écologis-
    tes, fondateur de la Convention Vie et Nature pour une écologie radicale afin de défendre une conception éthique de l’écologie, son réquisitoire contre la chasse est aussi un plaidoyer pour la
    réconciliation de l’homme et de la nature.

    Éditions IMHO, 10 rue oberkampf, 75011 Paris, tél/fax : 01.56.98.13.43 presse : presse@imho.fr www.imho.fr
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    Re: la chasse

    Message par bye le Mer 29 Avr - 17:25

    Les éléphants fuient le Zimbabwe
    par centaines



    Zimbabwe - La pression du
    braconnage et la présence des hommes dans des zones préservées augmentent au
    Zimbabwe, provoquant la migration de centaines d’éléphants. Ce phénomène serait
    accentué par la crise économique que subit le pays.


    Ces derniers mois, 400 éléphants ont traversé le Zambèze,
    fleuve qui sépare la Zambie du nord
    du
    Zimbabwe, affirme Johnny Rodrigues,
    chef de la « Zimbabwe
    Conservation Task Force » (groupement de protection de
    la
    nature du Zimbabwe). Et selon lui, ce
    mois-ci, trois éléphants erraient vers la frontière Est, près de la
    ville de Mutare. Les autorités ont
    voulu les tuer avant qu’ils ne tuent quelqu’un.

    Le groupement a reçu
    l’autorisation officielle de capturer et transporter les éléphants à Chipinda
    Pools, sensé être leur lieu d’
    origine à 200 km vers le sud. Mais le
    problème reste le financement de ce transport.

    M. Rodrigues explique que
    les changement dans la brousse du Zimbabwe ont aussi forcé un léopard et ses
    petits à quitter leur habitat naturel et se diriger vers une banlieue riche de
    Harare. Le groupement a mis en place des piè
    ges avec des appâts pour attraper ces
    prédateurs et pouvoir les relâcher dans la nature, mais aucun n’a encore été
    capturé.

    Avec la
    crise économique du Zimbabwe, «
    les hommes colonisent de plus en plus de zones qui étaient réservées à la
    faune
    » explique le groupement. Le
    braconnage de petits animaux s’est intensifié, les
    villageois font des feux de brousse pour piéger les rongeurs pour
    manger.
    Selon Johnny Rodrigues, il est nécessaire de placer plus de grillages
    pour protéger la nature, combattre le braconnage, et prévenir la fuite des
    animaux de leur habitat naturel.

    Source : http://www.maxisciences.com/lphant/les-elephants-fuient-le-zimbabwe-par-centaines_art1807.html
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    Re: la chasse

    Message par bye le Jeu 26 Nov - 14:28

    Prosélytisme des chasseurs dans les établissements scolaires

    Une cinquantaine d’associations s’insurge contre le prosélytisme des
    chasseurs dans les établissements scolaires, par le biais d’une lettre
    cosignée adressée à Monsieur Luc Chatel, Ministre de l’Education Nationale.

    Usant du prétexte de « découverte de la faune et de la nature », les
    fédérations de chasse organisent de plus en plus d’actions auprès des
    écoles. Un accord entre ministères aurait été conclu sur une
    labellisation des fédérations des chasseurs en vue d’actions de
    découverte de l’environnement pour les scolaires.

    Récemment, deux articles de presse relatant ces rencontres sont parus.
    Dans le premier, concernant une école maternelle, intitulé « En Sologne,
    la chasse… en classe ! » et publié le mardi 13 octobre 2009 dans le
    quotidien Le Parisien, un président de fédération de chasse explique : «
    Il faut que les jeunes possèdent une autre image de la chasse. Chasser,
    ce n’est pas uniquement tuer des animaux, c’est aussi s’intéresser à la
    gestion de la nature et à la régulation du monde animal ». Selon
    l’intervenante « Les enfants ont une image négative de la chasse. Je
    leur explique qu’il est pourtant utile de tirer sur les animaux ». Elle
    aurait également indiqué comment « repérer les différentes techniques de
    piégeage » et conclu en dévoilant que « expliquée simplement, la chasse
    sera mieux tolérée. ».
    Le second article, nommé « Faire l'école buissonnière dans une
    palombière », paru le lendemain, soit le mercredi 14 octobre, dans le
    journal La Dépêche, est tout aussi révélateur. Il débute en expliquant
    que « les élèves de l'école de Roquetaillade sont partis à la découverte
    de la palombière ». Selon le journaliste « les élèves ont écouté avec
    beaucoup d'attention comment se pratiquait la chasse à la palombe ». Des
    explications sur « les différentes méthodes de chasse » ont été données,
    et la classe aurait « eu droit aussi à la simulation de la capture
    [d’oiseaux] au filet ».

    Ainsi, le rôle de ces rencontres est clairement indiqué : faire
    découvrir et accepter la chasse aux enfants.

    Les associations cosignataires de la lettre condamnent fermement ce
    prosélytisme et requièrent, auprès du Ministre de l’Education Nationale,
    de faire abroger la labellisation et de veiller à une stricte
    application du principe de laïcité dont l’une des composantes est la
    neutralité ; ceci, en mettant un terme immédiat à ces immixtions du
    lobby chasse dans les établissements scolaires.

    La lettre est téléchargeable ici :
    http://www.antichasse.com/lettre_luc_chatel.pdf
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    Re: la chasse

    Message par bye le Dim 26 Déc - 7:59

    Jusqu’où va l’emprise de la chasse sur la protection de la nature ?

    Texte du rapport des scientifiques :
    Le récent numéro de la revue Ornithos (2010, 17-5) publié par la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) est consacré aux oiseaux d’eau. Il est le fruit d’une collaboration étroite entre d’une part, des ONG de la protection de la nature en général, et des oiseaux en particulier, et d’autre part les services officiels de la chasse (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, ONCFS). Il illustre une situation nouvelle qui mérite que l’on s’y attarde quelque peu.

    Le contenu de ce numéro

    On a plaisir à mesurer l’importance des travaux scientifiques réalisés sur les oiseaux d’eau dans différentes régions de France et sur des problématiques assez variées. Notons en particulier de vraies découvertes telles que

    une évaluation nouvelle de la survie des jeunes Sarcelles d’hiver en automne, grâce à des mesures indirectes liées à des analyses d’ailes,

    la stratégie alimentaire de ces sarcelles au cours de leur migration de printemps, avec des hypothèses nouvelles sur les rôles respectifs des quartiers d’hiver et des étapes migratoires dans la préparation physiologique des oiseaux à la reproduction,

    les questionnements récents sur les virus transportés par les canards.

    On ne peut que se réjouir de voir se poursuivre de telles activités de recherche. Mais dans le même temps, la lecture de ce numéro donne un vrai sentiment de malaise. La Préface donne la couleur : il y est dit qu’il faut attendre les 15 dernières années pour que, grâce à une collaboration établie entre chasseurs et non chasseurs, et grâce à l’implication de laboratoires de renom, on observe un net regain d’intérêt pour les oiseaux d’eau et une floraison de résultats scientifiques. C’est quelque peu condescendant. Les auteurs voudraient-ils faire table rase du passé en jouant les pionniers ?

    Par ailleurs, un certain nombre de points semblent presque relever de l’imposture. Par exemple : Liste de 7 éléments
    1. Comment faire croire que les résultats acquis depuis seulement 5 ans par le réseau ONCFS et Fédérations des Chasseurs peuvent aider à comprendre ou définir les tendances démographiques des populations d’oiseaux ?
    2. La fidélité des sarcelles à un site donné pendant le même hiver, présentée ici comme une découverte, avait déjà été formellement démontrée en 1981.
    3. L’idée de fusionner les deux populations de sarcelles d’hiver (atlantique et méditerranéenne) au prétexte que les échanges entre elles portent sur 20 % des effectifs de la population méditerranéenne, relève d’une conception surprenante des notions d’isolement de population. En revanche elle permet, sous couvert d’hypothèse peu scientifique, de noyer dans la masse les excès de prélèvements cynégétiques méditerranéens…
    4. Oser écrire que la survie des sarcelles d’hiver n’est que légèrement plus faible en Camargue (48.5 %) qu’en Amérique du Nord (54.5 %) a dû faire bondir plus d’un lecteur un peu concerné par ces questions ! Certes, l’écart arithmétique est faible, mais biologiquement, il signifie que dans le premier cas, les populations ne peuvent probablement pas se renouveler, alors qu’elles le peuvent dans le second. Là encore, l’interprétation simpliste des données permet de minimiser l’effet des prélèvements cynégétiques. La différence est de taille.
    5. On fait semblant de découvrir que les colverts lâchés pour les besoins de la chasse ont de très faibles survies ou des déplacements très réduits, alors que tout cela a déjà été démontré dans les mêmes termes au Danemark il y a presque 50 ans … !
    6. L’étude de l’effet des facteurs de dérangement qui contrôlent les stationnements d’oiseaux porte sur des espaces dits de quiétude qui sont pour la plupart non chassés, et les auteurs concluent que la chasse a un effet minime ! On aurait préféré une simple étude comparative des effectifs entre les sites chassés et les sites non chassés, qui aurait eu un réel intérêt et apporté des résultats sans doute assez différents.
    7. L’évaluation des populations nicheuses de Nettes rousses, basée sur des modèles mathématiques ou sur des relevés de terrain discutables, aurait mérité des validations sur le terrain. Elle débouche sur des conclusions époustouflantes de simplicité : la production potentielle ainsi calculée étant deux fois supérieure aux estimations précédentes, le mauvais état de conservation relatif à l’espèce n’a plus lieu d’exister. C’est oublier que le souci de protection de la Nette rousse est avant tout lié à la très petite taille de sa population, sujet qui n’est même pas discuté ici. fin de liste

    Comment cela est-il possible ?

    Rappel déontologique.

    Les chemins qui conduisent vers la « vérité », qu’elle soit scientifique ou pas, sont par essence des chemins de liberté, et l’on ne fait jamais que l’apprentissage de cette liberté. Mais en toute circonstance, ces chemins de liberté impliquent la non dépendance par rapport aux pressions et aux groupes de pression qui nous environnent. La démarche scientifique ne saurait se départir de ces impératifs. Il y a conflit d’intérêt dès lors que celui qui analyse une situation dépend, de près ou de loin, financièrement ou pas, de celui qui tire profit de cette situation. On ne peut pas être juge et partie. Les fabricants d’amiante interrogés sur la nocivité de l’amiante pour la santé humaine ont répondu pendant des décennies qu’il n’y avait aucun risque. Ils ont même financé des études dites scientifiques pour asseoir leurs mensonges. De même avec les affaires du sang contaminé, de la vache folle, des OGM et de Monsanto, aujourd’hui avec le médicament Mediator …

    Ici, tous les articles (hormis celui de M. Gauthier-Clerc sur les virus) ont été signés, en tout ou en partie, par du personnel ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) et tous ont bénéficié d’un financement chasse. Rappelons pour mémoire que l’ONCFS est un organisme public qui dépend du Ministère de l’Environnement, mais il est financé pour l’essentiel par les cotisations cynégétiques, son Président est statutairement un représentant élu des chasseurs et les chasseurs sont majoritaires au Conseil d’Administration. Nous sommes clairement dans une situation de conflit d’intérêt.

    Ceci explique cela.

    Il est hors de question d’en déduire que les personnels concernés sont de mauvais scientifiques. Ce serait faux pour beaucoup d’entre eux. Mais ces personnels ne peuvent pas travailler dans des conditions favorables à l’émergence de résultats contradictoires aux intérêts des chasseurs. Et l’on rappellera avec intérêt la remarque de Bardery dans son rapport d’audit sur l’Office National de la Chasse en 1991 : l’ONC ne pourra avoir de crédibilité scientifique aussi longtemps qu’il dépendra financièrement des chasseurs. La remarque est toujours d’actualité. On observe un écart constant entre les publications du monde cynégétique qui sont particulièrement neutres dès lors que la chasse pourrait être concernée, et celles de la communauté scientifique internationale où les effets négatifs de la chasse sur les populations sont fréquemment mis en évidence.

    Avenir des recherches sur les oiseaux d’eau en France

    Aujourd’hui, la quasi-totalité des recherches réalisées sur les oiseaux d’eau en France sont financées, en tout ou en partie, par les chasseurs (ONCFS ou Fédérations). Et plus aucun universitaire n’a de vraies possibilités de passer outre s’il veut s’engager durablement et intensément dans cette voie. La recherche sur les oiseaux d’eau, et plus largement sur l’ensemble de la faune sauvage, est aujourd’hui captive du monde de la chasse. Cet état de fait n’est pas totalement nouveau, il s’est progressivement mis en place depuis une quinzaine d’années, et il s’est déjà traduit par une action politique majeure : la mise à l’écart, par le Ministère de l’Environnement sous la pression des chasseurs, du Rapport Lefeuvre (1999) réalisé à la demande du Premier Ministre. Ce rapport scientifique devait permettre au gouvernement français d’adapter la réglementation de la chasse aux Directives Européennes. Bien que rédigé par une collaboration entre des scientifiques de l’Université, du Museum, du CNRS et de l’ONCFS, il a été refusé par le monde cynégétique (ONCFS en premier) parce qu’il préconisait, notamment, une période de chasse contenue entre le 1 octobre et la fin janvier. Il n’a jamais été pris en considération, et pire, il ne devait même plus être mentionné dans le monde cynégétique sous peine de réprimande.

    Il ne faut donc pas s’attendre à ce que les travaux à venir sur ces espèces soient particulièrement critiques. On est raisonnablement en droit de craindre que le manque de rigueur scientifique qui a présidé à la rédaction de la grande partie des articles visés ici ne se perpétue à cause de cette notion de non indépendance des auteurs. On peut craindre une tendance à l’omission systématique des travaux contradictoires, à la simplification des raisonnements, à une orientation des résultats au profit des tenants des financements (= de la chasse), comme c’est déjà le cas. On peut aussi penser que les thèmes susceptibles de mettre en questionnement la chasse dans son principe ou dans ses applications ne seront pas plus abordés qu’ils ne l’ont été jusqu’ici. Par exemple l’analyse éthique du droit de non-chasse ou l’étude sérieuse des tableaux de chasse, alors que des échantillonnages nationaux sont réalisés par l’ONCFS depuis 35 ans. En revanche, on peut s’attendre à des conclusions évasives incitant à de nouvelles recherches pour savoir comment garantir le bon fonctionnement des populations… Ce qui permettra, en attendant, de ne toucher à rien.

    Ainsi un pan entier de la recherche scientifique sur la faune est désormais tombé.

    Et le lien avec la LPO ?

    Comment une telle publication a-t-elle pu avoir lieu dans une revue de la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) ? Comme il est dit dans la Préface de cette publication, les associations de protection de la nature et les chasseurs ont entretenu des relations assez houleuses pendant longtemps. Depuis une dizaine d’années, la situation a changé assez radicalement. Pour des raisons à la fois stratégiques et financières, la LPO, FNE et le ROC, mais aussi des institutions privées comme la Tour du Valat, probablement lassés de l’énergie dépensée dans les conflits avec les chasseurs et du peu de résultats acquis en contre partie, ont adopté une politique de la main tendue vers le monde de la chasse, avec l’espoir de résultats meilleurs. Cette politique avait déjà été tentée par d’autres auparavant et n’avait pas été couronnée de succès, bien au contraire. Refaire cette tentative était un pari qui pouvait se justifier. Avec le recul des 10 dernières années, force est de constater que le bilan bénéfices/coûts pose question.

    Pour les bénéfices, ces organisations ont gagné notamment en crédibilité politique et en recevabilité par les Pouvoirs Publics avec tous les avantages liés à cette proximité, et elles bénéficient d’un meilleur accès aux media. Quelques avancées laborieuses et fragiles ont également été obtenues, mais toujours par des contentieux, comme la réduction (insuffisante) des périodes de chasse aux oiseaux migrateurs, et toujours contre l’avis des chasseurs.

    Pour les coûts (quand bien même ils sont indirects), il faut hélas reconnaître un recul général assez dramatique : allongement des périodes de chasse pour les espèces terrestres, légalisation de la chasse de nuit et doublement du nombre de départements où elle est pratiquée, chasse sur les réserves (celles du Platier d’Oye, d’Arès-Lège ou pire encore de la Baie de Seine en sont les exemples caricaturaux), chasse sur les espaces acquis (avec des fonds publics) par le Conservatoire du Littoral, impossibilité de modifier le statut des espèces protégées, recul sur les nuisibles, progression de l’archaïque vénerie sous terre, montée en puissance de la notion trompeuse de chasse durable, non respect de la protection du loup et de l’ours, refus des journées sans chasse ...

    Aujourd’hui, la chasse est devenue parfaitement banalisée, présentée comme un outil de protection de la nature, « naturellement » intégrée dans tous les schémas d’aménagement. Elle est présentée comme faisant partie intégrante de la nature. Les chasseurs viennent l’enseigner dans les écoles publiques, à l’appui d’une convention récemment signée entre le Ministre de l’Ecologie et celui de l’Education Nationale !

    C’est dans le cadre de ces relations privilégiées avec le monde de la chasse, que l’UICN avec le concours de LPO, FNE, ANCGE et OMPO, ont développé la notion de chasse durable en proposant qu’elle soit expérimentée sur les espaces du Conservatoire du Littoral (Rapport Tour du Valat, 2004) ! C’est-à-dire que le Conservatoire acquiert des terrains avec des fonds publics (nos impôts) et les met à la disposition d’une infime partie de la population, les chasseurs. C’est dans ce même cadre très consensuel que la chasse est de plus en plus souvent autorisée sur des espaces protégés (Réserve Naturelle, Parcs Nationaux, Conservatoire du Littoral …), faute d’une opposition ferme et vigoureuse au moment de la préparation des décrets de création de ces espaces naturels protégés.

    Est-ce cela que les ornithologues, les naturalistes, le grand public attendent des associations de protection de la nature ? Les associations de protection de la nature ne devraient-elles pas rester librement au service de l’intérêt général, laissant aux chasseurs le soin de défendre leurs intérêts particuliers ?

    En toute liberté citoyenne, nous n’acceptons pas la situation actuelle parce que nous y voyons une dérive dangereuse où la protection de la nature est déconnectée de ses fondements scientifiques et éthiques. Et nous le disons comme des lanceurs d’alerte. Cela ne retire rien de notre totale conviction du rôle majeur que jouent par ailleurs ces associations ou institutions de protection de la nature au service de la nature : la société, dans son fonctionnement institutionnel, a besoin d’elles comme contre-pouvoirs.

    Que faire ?

    Les questions débattues ici sont pratiquement ignorées de la majorité des français. Il y a donc un premier besoin d’information auprès du public, en commençant par tous les amateurs de nature, notamment les ornithologues qui pourraient se sentir rassurés par quelques actions très médiatiques (p.ex. la LPO contre certaines pratiques cynégétiques). L’information à diffuser concerne l’emprise croissante de la chasse sur tous les processus de décision en matière de protection de la nature en France, emprise qui tend à s’exercer désormais via des organismes originellement dévolus à la nature.

    Dans cette perspective, outre la libre diffusion de ce message au plus grand nombre et par tous les moyens, nous suggérons la tenue d’un forum national sur la chasse en France où seraient abordés en particulier les 4 points suivants :

    Biologie des espèces et réglementation de la chasse

    - Chasse et sécurité

    - Chasse et éthique, le droit de non chasse

    - Place de la chasse dans la société de demain

    Alain Tamisier, Chercheur au CNRS, à la retraite (amc.tamisier@wanadoo.fr),

    Guy Jarry, Ingénieur au CNRS, Museum Paris, à la retraite (jarry.guy@wanadoo.fr),

    ✉Hubert Tournier, Maître de Conférences, Laboratoire d’Ecologie Alpine, Université de Savoie


    --------------------------------------------------------------------------------

    Transmis par Gérard Charollois

    Sun, 19 Dec 2010 21:49:57 +0100

    www.ecologie-radicale.org

    CONVENTION VIE ET NATURE

    TEL 06 76 99 84 65

    communiqué : La chasse : un mal français.

    Trois scientifiques renommés, ornithologues respectés, dénoncent, dans le rapport ci-dessus, la mainmise des chasseurs sur les "données ornithologiques".

    Il faut savoir que depuis 1987, un interminable contentieux opposa devant les tribunaux, les protecteurs de la Nature et opposants à la chasse au lobby cynégétique sur la question des dates d’ouverture et de fermeture de la chasse des oiseaux migrateurs.

    Une directive européenne du 2 avril 1979 porte conservation des oiseaux et prohibe, très logiquement, la chasse des oiseaux "lors de leur trajet de retour vers leurs lieux de nidification et pendant la période de reproduction".

    Pour les chasseurs, les oiseaux n’effectuent que très tardivement "leur trajet de retour vers leurs lieux de nidification", en fin d’hiver et achèvent très tôt "leur reproduction", en fin d’été.

    L’objectif est bien sûr de chasser le plus longtemps possible.

    Par ailleurs, pour les chasseurs toutes les espèces se portent magnifiquement bien et peuvent être soumises à la guerre sans honneur que leur livrent les porteurs de fusils.

    Or, les rapports scientifiques, dont le rapport dit LEFEUVRE remis au gouvernement français en 1999, contrariaient les intérêts cynégétiques en privant les tueurs agréés de leur loisir durant sept mois de l’année, frustration insupportable.

    Aussi, depuis sept ans, grâce à la complaisance du pouvoir politique soumis, les techniciens révisent les "données ornithologiques" et brusquement, de manière très surprenante, les oiseaux migrent plus tardivement, achèvent plus tôt leur reproduction ,et toutes les espèces sont en excellent état de conservation.

    Pourquoi dès lors faut-il relâcher deux millions de canards colverts d’élevage chaque année pour alimenter le stand de tir ?

    Le rapport ci-dessus éclaire la problématique.

    Reste que pour la CONVENTION VIE ET NATURE, l’aspect écologique n’épuise pas le débat autour de la chasse.

    Par-delà les incidences catastrophiques de ce loisir sur la biodiversité se pose un défi éthique fondamental.

    L’animal, fut-il sauvage, est un être sensible.

    A ce titre, il ne doit pas être maltraité, mutilé, traqué, tué pour tromper l’ennui d’une minorité d’individus adoptant à l’égard de la faune un comportement inadapté aux conditions matérielles et morales du temps.

    Pour la CONVENTION VIE ET NATURE, le loisir de mort doit être aboli et une attitude bienveillante et respectueuse du vivant s’impose, tant en raison des agressions multiformes que la société contemporaine perpétue à l’encontre de la biodiversité, qu’en considération d’une élévation morale essentielle.

    Gérard CHAROLLOIS

    CONVENTION VIE ET NATURE


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    Re: la chasse

    Message par bye le Sam 3 Nov - 9:29



    La chasse : une activité liberticide.

    Gérard Charollois | ecologie-radicale.org | 1er novembre 2012

    jeudi 1er novembre 2012





    Communiqué de la CVN : La chasse : une activité liberticide.
    Gérard Charollois | ecologie-radicale.org | 1er novembre 2012

    Après la mise en examen des membres de l’association "Droits des Animaux" dont le principal leitmotiv est de s’opposer aux violences infligées aux animaux, la Convention Vie et Nature, par la voix de Gérard CHAROLLOIS en appelle à un sursaut des consciences :




    La CONVENTION VIE ET NATURE appelle tous les protecteurs des animaux, de la nature et tous les défenseurs des droits et de la liberté, tous les démocrates à soutenir les militants pacifiques du mouvement DROIT DES ANIMAUX, abusivement poursuivis pour des faits de violence qu’ils n’ont jamais commis, dans le cadre d’une manifestation contre la chasse à courre.

    Ces militants, porteurs d’une éthique de non-violence et du respect de la vie, ont été mis en examen par une juge d’instruction de VERSAILLES, Madame Delphine de BOISHERBERT pour violence et entrave à la liberté d’association.

    Or, toutes les manifestations organisées en France par le mouvement DROITS DES ANIMAUX se déroulèrent devant la presse, publiquement et même en présence des forces de gendarmerie.

    En fait, la chasse française n’a jamais supporté la moindre contestation.

    Elle règne sur ce pays par la propagande, les pressions sur les pouvoirs publics, des lois liberticides comme le fut la loi VERDEILLE qui privait de leur liberté d’association les propriétaires fonciers hostiles à la chasse.

    Il est temps que se lève la juste colère des citoyens libres contre les abus de la chasse à la française.

    La majorité des Français souhaite l’abolition de la chasse à courre, cette honte qu’ont abolie tant d’autres pays en Europe .

    Va-t-on tolérer plus longtemps que des nostalgiques de l’Ancien Régime jouent aux féodaux du Moyen-âge en poursuivant pendant des heures un animal qu’ils épuisent, soumettent aux morsures des chiens et finissent par poignarder ou noyer dans un étang ?

    Une telle pratique par sa cruauté, son absurdité, son mauvais goût de snobisme répugnant déshonore ce pays.

    Loin d’imposer silence aux opposants, la manoeuvre d’intimidation doit constituer le sursaut des consciences et des courages.

    Que s’unissent toutes les associations, tous les mouvements d’idées que révulsent la cruauté et les atteintes aux libertés publiques pour que ce pays s’élève au-dessus de cette barbarie sanguinaire.

    Les militants de DROITS DES ANIMAUX devront être lavés du soupçon de violence et voie de fait dont ils sont innocents.

    En revanche, condamnons la chasse à courre à disparaître.




    Gérard CHAROLLOIS

    Président de la CVN.




    Voir un article du Parisien sur le sujet :
    "Trois défenseurs des animaux mis en examen"
    http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/trois-defenseurs-des-animaux-mis-en-examen-29-10-2012-2273851.php
    A lire également : "La fermière qui défie les chasseurs à courre"
    http://www.leparisien.fr/faits-divers/la-fermiere-qui-defie-les-chasseurs-a-courre-29-10-2012-2275377.php

    http://www.ecologie-radicale.org/index.php
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    Re: la chasse

    Message par bye le Sam 17 Nov - 13:11



    Bruits de bottes et cliquetis de tiroirs caisses.

    Gérard Charollois | ecologie-radicale.org | dimanche, 11 Novembre 2012

    dimanche 11 novembre 2012



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    Bruits de bottes et cliquetis de tiroirs caisses.
    Gérard Charollois | ecologie-radicale.org | dimanche, 11 Novembre 2012

    Pendant que des hommes en armes et en rage de tuer occupent les campagnes au détriment de tous les usagers pacifiques de la nature, que les politiciens sans honneur font la danse du ventre devant les cynégécrates en violation des aspirations de la majorité des citoyens, les structures corporatistes du lobby chasse soumettent l’Etat.
    Après son édifiant rapport de décembre 1999, la cour des comptes, par avis de référé de sept pages daté du 27 juillet 2012, épingle les abus, dérives financières d’un Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage aux mains des dirigeants cynégétiques.
    Ces abus se sont aggravés pendant les sept dernières années.
    Etonnant n’est-ce pas !
    La cour constate que grâce aux somptueux cadeaux faits par le calamiteux gouvernement RAFFARIN BACHELOT de 2002 à 2005, l’argent public coule à flot vers les caisses de cet établissement public dont le conseil d’administration est tenu par les gens de la chasse, depuis la régression résultant de la loi du 23 février 2005.
    Que révèle ce rapport ?
    Le budget de cet établissement public a augmenté de 30 % de 2004 à 2011 et que dans ce budget la part des taxes fiscales perçues au titre des validations de permis de chasser est passée de 86 % à 60 %.
    La cour des comptes explique cette réduction de la part de financement provenant du monde de la chasse par la réduction du nombre des chasseurs, ce dont il faut se réjouir, mais aussi par un accroissement du financement public au titre des charges de missions d’intérêt général !
    Et la cour de relever des comportements partisans de cet office dont le conseil d’administration est présidé, bien évidemment, par un président de fédération départementale des chasseurs. Ainsi, elle souligne que des partenariats ont été abandonnés avec la LIGUE POURLA PROTECTION DES OISEAUX, cette association ayant sans doute manqué de docilité envers sa majesté cynégétique.
    Surtout on peut lire, en ce convaincant rapport, que l’Office aurait perdu des procès au profit de 38 fédérations départementales de chasseurs ce qui absorba des fonds importants.
    Tout de même singulier qu’un établissement public dont le conseil d’administration est contrôlé par les chasseurs, que préside un président de fédération départementale, perde des procès contre lesdites fédérations !
    À suivre !
    Pour conserver un minimum de crédibilité, un établissement public doit être indépendant de tout groupe de pression et au seul service de l’intérêt général radicalement inverse de celui du loisir de mort.
    Comment les études ornithologiques conduites par un organisme ainsi étroitement contrôlé pourraient-elles justifier une réduction du temps d’ouverture de la chasse, alors que le lobby s’est constamment battu devant les tribunaux administratifs pour nier les phénomènes migratoires en fin d’hiver ?
    Une impérieuse réforme consisterait à démanteler les structures corporatistes de la chasse française héritées de l’ordonnance PETAIN du 28 juin 1941 qui créa les « sociétés départementales des chasseurs » devenues fédérations.
    Ces associations militantes bénéficient de l’adhésion obligatoire et de la cotisation de tout chasseur. Elles obtinrent d’une classe politique servile des prérogatives exorbitantes du droit commun, jouissant d’un quasi-monopole sur une faune qu’elles réduisent à du « gibier ».
    En démocratie, la chasse devrait s’organiser, comme toute activité, sur des bases de droit commun, c’est-à-dire en libres et concurrentes associations.
    L’office national en charge de la faune sauvage devrait garantir l’intérêt général de la préservation de la nature en se libérant de l’emprise des cynégécrates.
    Aussi longtemps que ces réformes élémentaires ne seront pas accomplies, la France ne sera pas un Etat de droit, mais connaîtra des dérives scandaleuses.
    Si l’argent public était seul en cause, l’affaire relèverait des juridictions budgétaires compétentes, mais les animaux sauvages, la tranquillité des citoyens, la sécurité des randonneurs, les souhaits de 87 % des Français de voir protéger l’animal sauvage des actes de mauvais traitements sont piétinés.
    Parlementaires, ayez un sursaut de dignité !
    Ecoutez les appels des citoyens à en finir avec les privilèges d’une minorité qui s’approprie l’espace et la nature !
    Un animal, être sensible, n’est jamais un « gibier » et la biodiversité agonisante exige une protection intégrale et non une imposture qu’ils appellent « gestion ».
    La chasse : un crime contre le vivant, une nuisance pour les habitants des campagnes, un puits pour l’argent public, un révélateur de la médiocrité de la classe politique, un discriminant entre esprits résistants et pusillanimes, une aberration corporatistes dans une société démocratique, une illustration du conformisme de la presse de province qui pour complaire à ce qu’elle imagine être son lectorat recopie sans le moindre recul les communiqués de l’indigente propagande du lobby, voilà qui mérite la mobilisation de tous ceux qui n’aiment ni la violence, ni le corporatisme, ni la loi des lobbies.
    En ce pays, ceux qui osent s’opposer à cette féodalité sont censurés, ostracisés, marginalisés dans les organes consultatifs et au besoin, menaces dérisoires, dénoncés aux tribunaux comme délinquants !
    La chasse à la Française est le seul loisir au monde qui obtint des gouvernants une protection pénale spécifique puisque son entrave devint une contravention selon un décret du 4 juin 2010.
    Les cynégécrates virent dans cette réglementation la preuve rassurante de leur influence sur le personnel politique, alors qu’un tel décret constitue un formidable aveu de faiblesse et de peur face à une contestation qui se lève et que les murs de la Bastille chasse ne parviendront pas à contenir.
    Il y a plus sinistre, plus honteux, plus inquiétant que les bruits de bottes et les cliquetis des tiroirs caisses, c’est le silence des lâches !
    Lâches, ceux qui sans tuer eux-mêmes peuvent sans frémir entendre les détonations des armes à feu dont les projectiles déchirent les chairs et broient les os !
    Lâches, ces hauts fonctionnaires et décideurs qui préférant une injustice à un prétendu désordre n’osent pas combattre le braconnage !
    Lâches, ces élus qui mesurent parfaitement la nocivité des destructions de faune mais imaginent démagogique de relayer les exigences de quelques centaines de tueurs qui veulent ici ou là piéger « la galinette cendrée », sous prétexte que les anciens qui sentaient bon la terre qui ne ment pas, le faisaient !
    Lâches, ces rédacteurs d’articles s’alarmant devant la prolifération des sangliers sans chercher à savoir que la chasse est le problème et non la solution !
    A-t-on encore, en ce pays, la liberté de le dire ?
    La chasse n’est pas réformable. Il faut l’abolir.

    Gérard CHAROLLOIS
    CONVENTION VIE ET NATURE
    MOUVEMENT D’ECOLOGIE ETHIQUE ET RADICALE

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    aaa

    La Cour des comptes rend publics le référé Gestion de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage et les réponses des ministres.
    | ccomptes.fr | mardi 30 octobre 2012




    30/10/2012 Agriculture Cour des comptes





    La Cour des comptes rend publics le référé Gestion de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage et les réponses des ministres.


    • Référé Gestion de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (PDF, 945,75 kB)
    • Réponse du ministre de l’agriculture au référé Gestion de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (PDF, 60,62 kB)

    • Réponse du ministre de l’écologie au référé Gestion de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (PDF, 182,94 kB)
    • Réponse du ministre délégue chargé du budget au référé Gestion de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (PDF, 177,89 kB)

    http://www.ecologie-radicale.org/index.php?option=com_content&view=article&id=393:bruits-de-bottes-vertes-et-cliquetis-de-tiroirs-caisses-&catid=46:edito&Itemid=90
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    Re: la chasse

    Message par bye le Sam 29 Juin - 11:42

    Agir contre la chasse.
    GÉRARD CHAROLLOIS | ECOLOGIE-RADICALE.ORG | DIMANCHE 16 JUIN 2013
    dimanche 23 juin 2013


    Agir contre la chasse.
    Gérard Charollois | ecologie-radicale.org | dimanche 23 juin 2013

    Le 29 mai 2013, le président de la république manifesta, à une délégation des chasseurs Français, son soutien absolu, convoquant pour cette séance d’abaissement la ministre de l’écologie et le ministre de l’agriculture.
    Manquaient momentanément, les ministres de la justice et de l’éducation nationale mais assurances étaient prodiguées aux chasseurs que ces ministres obéiront, eux aussi, à leurs exigences quant à la répression de certaines infractions et au maintien du pacte permettant au lobby de pénétrer dans les écoles pour enseigner aux enfants la nature vue par les traîneurs de fusils.
    Le président, selon le communiqué du lobby chasse, s’est montré très soucieux d’associer en toute chose le monde de la chasse évoquant, avec la délégation, les loups, les ours et les ortolans, les moratoires sur la chasse de certains oiseaux d’eau, les dates d’ouverture.
    Cherchez la différence avec le précédent monarque électif qui obtint, lors de l’élection présidentielle, l’appui du parti politique des chasseurs.
    En France, la situation demeure caricaturale :
    D’une part, existe un lobby chasse arrogant, acharné à ne rien concéder, effrayé par toute perspective de limitation du loisir de mort ; d’autre part, ce pays pâtit de politiciens irresponsables qui sacrifient la faune comme les principes démocratiques pour complaire à ce lobby.
    Que l’immense majorité des contemporains se détourne de la chasse et la condamne ne préoccupe que le lobby incité à verrouiller davantage l’Etat pour empêcher les évolutions qu’appelle l’opinion et qu’exigent les circonstances, mais nullement une classe politique impuissante dans l’ordre social et économique, croyant trouver à bon compte l’occasion de satisfaire un groupe de pressions en lui abandonnant les animaux, la nature et les aspirations des autres citoyens qui ont le grand tort d’être inorganisés et donc muets.
    Non pas que ce pays manque d’associations de protection des animaux.
    Il y en aurait même pléthore mais elles sont émiettées, diluant les bonnes volontés militantes, gaspillant beaucoup d’énergies dans des querelles fratricides et confondant parfois les actions de charité de dames patronnesses et le combat idéologique.
    Changer le statut de l’animal, abolir la chasse, la corrida, l’élevage concentrationnaire, les abattages rituels relèvent d’actions militantes et d’une ampleur idéologique encore mal perçue de cette nébuleuse protectionniste.
    Nous, opposants à la chasse, sommes la majorité, mais nous ne comptons pour rien dans l’Etat confisqué par un groupe de pressions corporatiste regroupant désormais moins d’un million d’adeptes.
    Cela ne peut plus durer.
    Lors de la réception élyséenne, le lobby chasse exprima au président complaisant ses inquiétudes devant les velléités de faire évoluer le statut de l’animal sous l’impulsion de l’opinion et devant une future directive de l’Union Européenne relative à la détention des armes à feu.
    Malgré des incidents, les chasseurs refusent une réglementation restrictive sur les armes et demandent à la France de défendre leur position à l’échelon européen.
    Enfin, le lobby veut être représenté dans tous les groupes de travail officiels traitant « d’environnement ».
    Le président de la république n’aurait émis aucune réserve sur toutes ces prétentions à caractère totalitaire.
    En fait, le monde de la chasse confisque l’espace, la faune et frappe d’ostracisme tout ce qui lui résiste.
    Après dix ans de cadeaux scandaleux offerts par l’ancienne majorité politique, de la suppression du jour sans chasse, à l’autorisation de la chasse de nuit, des lecques de la contraventionnalisation de l’entrave à la chasse, des menaces d’engagement de la responsabilité civile pour dégâts des grands animaux des objecteurs de la chasse, la braderie de la biodiversité perdure.
    Les carnivores sauvages, indispensables aux équilibres naturels, demeurent classés nuisibles selon une approche obscurantiste.
    Les « gestionnaires » de la faune veulent tirer le tétras et le lagopède en montagne, tirer les oiseaux d’ eau dans l’obscurité, allonger au maximum les périodes de chasse aux migrateurs, refuser les moratoires sur les espèces sensibles, exterminer les loups.
    Une louve a été tuée, le 18 juin, dans les ALPES MARITIMES, pour satisfaire les mentalités arriérées de certains milieux agro-cynégétiques.
    Pourquoi combattre la chasse ?
    Trois raisons l’exigent dont une seule suffirait à déterminer l’engagement dans cette action salutaire.
    1 - Si l’humain exploite, maltraite, tue les animaux, êtres sensibles, dans de trop nombreuses circonstances, il faut relever qu’à la chasse, il le fait volontairement, intentionnellement et à titre de pure récréation, pour s’amuser, se distraire, sans aucune nécessité.
    La chasse est la rencontre nauséabonde de la mort d’un être et du petit plaisir malsain d’un individu qui tue, non pour se nourrir, pour se protéger, pour faire de l’argent ou par accident, mais pour jouir de la prérogative de donner la mort.
    Il traque, fusille, piège par jeu ce qui abaisse l’humain à un degré de cruauté dégradant. La chasse est une insulte à une approche éthique du vivant.
    2 - La chasse est une agression contre la biodiversité, une négation des impératifs écologiques de sauvegarde de la faune.
    Bien sûr, on connaît les méfaits des pesticides agricoles, les innombrables morts d’animaux par les trafics routiers et ferroviaires, mais depuis trois siècles, les espèces animales disparues ont toutes été victimes de la prédation directe et intentionnelle par l’homme.
    La chasse, par ailleurs, artificialise la faune amenant des déséquilibres criants : disparition des prédateurs naturels et prolifération du cheptel de tirs des chasseurs.
    3 - En France, la chasse défie la démocratie, car un lobby occupe l’Etat, dicte ses lois et phantasmes à une classe politique débile.
    Tout démocrate doit combattre ce lobby au nom des principes qui régissent une société pluraliste.
    Tout ennemi du totalitarisme ne peut que militer contre la chasse à la Française qui vassalise les élus.
    Toutes les enquêtes d’opinion concordent : une majorité de Français récuse la chasse, 47% demandant son abolition totale, 75% demandant l’arrêt de la chasse à courre.
    Or, ce courant de pensée majoritaire est interdit de représentation dans les organes consultatifs traitant de la nature. Certains protecteurs sont certes admis à siéger dans ces tables rondes et conseils officiels mais à une condition préalable : accepter une soumission au principe de la chasse loisir n’étant autorisé qu’à en déplorer les abus.
    Lutter contre la chasse, ici, c’est œuvrer pour le respect de l’animal, de la nature et des droits fondamentaux régissant une société démocratique .
    La dictature cynégétique doit être dénoncée pour ce qu’elle est.
    A compter de cet automne, dans la stricte légalité, la CONVENTION VIE ET NATURE, passant du verbe à l’action, appelle à une mobilisation militante.
    Les opposants à la chasse ne seront plus silencieux.

    Gérard CHAROLLOIS

    http://www.ecologie-radicale.org/index.php?option=com_content&view=article&id=536:agir-contre-la-chasse&catid=46:edito&Itemid=90
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    Re: la chasse

    Message par bye le Sam 20 Sep - 6:39

    Pour l’abolition du loisir de mort.

    La presse régionale va sortir ses piteux marronniers sur le thème de l’ouverture de la chasse, des bons copains souvent bredouilles mais tellement heureux de traquer les bêtes des bois et des champs, avec le fidèle chien et les petits matins bleutés d’automne.
    Image bucolique convenue supposée attendrir le lectorat ruraliste, poncif bien peu de nature à stimuler les neurones.
    En fait, l’ouverture générale de la chasse est précédée de multiples dérogations et dans six mois, la clôture sera suivie d’autant d’exceptions qui font, qu’en ce pays, la chasse ne ferme jamais très bien.
    Qu’est-ce que la chasse en Europe, aujourd’hui ?
    Un lamentable passe-temps, un rituel guerrier, consistant à tirer sur des animaux d’élevages, ombres artificielles de ce qui fut naguère une faune riche, diversifiée, sauvage, généreuse.
    La chasse intensive, l’agrochimie empoisonneuse, les infrastructures de transports, l’urbanisation, l’assèchement des zones humides, la mutation des forêts en usines à bois, l’omniprésence et la cupidité des hommes les amenant à exploiter tous les milieux, toutes ces agressions ont anéanti la faune.
    Les quatorze millions de faisans, les milliers de lièvres importés, le million de canards colverts, les cinq millions de perdrix d’élevages relâchés chaque année, sans oublier les sangliers croisés de porcs domestiques gavés au maïs, toutes ces malheureuses victimes alimentent un stand de tirs minable où d’étranges individus vont de parkings-chasse en parkings-chasse aérer leurs gros fusils.
    La faune sauvage, la vraie, est persécutée par ces « gestionnaires » de la nature qui vitupèrent contre les renards, les blaireaux, les fouines, les lynx, les loups qui ne survivent que marginalement dans un univers dénaturé.
    Lorsque l’élevage intensif génère des maladies, les pouvoirs publics incriminent ce qui persiste de nature. Les vaches ont-elles la tuberculose ? C’est la faute aux blaireaux.
    Les moutons des éleveurs subventionnés de montagne développent-ils la brucellose ? C’est imputable aux bouquetins qui doivent disparaître du massif du BARGY en HAUTE SAVOIE. La ministre de l’écologie veut « assainir » la montagne, propos nauséabonds moralement, stupides scientifiquement, dès lors que les massacres de bouquetins provoquent des déplacements d’animaux et donc des propagation de la bactérie.
    Ne cherchez pas une analyse honnête de la chasse, sous les plumes conformistes.
    Nul ne s’interrogera sur ce qui peut déterminer un homme à jouir de l’effroi et de la mort qu’il inflige à un animal qui ne lui a rien fait.
    Nulle plume servile, soucieuse de ne pas déranger un lectorat assoupi, n’évoquera le silence de mort régnant désormais dans les campagnes désertées par les oiseaux.
    Il faut bien que les gens s’amusent à traquer, mutiler, fusiller ce qui palpite et qui saigne.
    Et puis, sans la chasse, vous savez bien, » le sanglier prolifère, retourne les pelouses des petits bourgeois, effraie les grands-mères en venant jusque dans les villes semer la terreur ».
    La lourde propagande des chasseurs distille la peur des animaux, peur parfaitement absurde.
    Il est impératif de « réguler » car « il y aurait trop de bêtes sans la chasse ».
    Et puis, « le chasseur est un protecteur de la nature avisé, sans lequel il n’y aurait plus de bêtes » !
    Toute propagande n’est qu’un art de mentir et de duper.
    Invitée à débattre sur la chasse par une station de radio nationalement écoutée, le lundi 15 septembre à dix heures, la CONVENTION VIE ET NATURE apprend que le lobby chasse refuse de confronter des arguments mais exigeait une émission unilatérale, sans contradicteur.
    C’est qu’en dehors des attaques personnelles méprisables et ridicules, les injures décernées aux protecteurs de la nature, les propagandistes du loisir de mort peinent à défendre une pratique parfaitement incompatible avec la situation matérielle et morale de nos sociétés.
    La chasse méconnaît le caractère sensible de l’animal et c’est ce qui la condamne d’un point de vue éthique.
    Elle participe de la destruction de la biodiversité comme l’illustre tragiquement l’anéantissement, par la seule chasse, de la population ursine des Pyrénées.
    La chasse gangrène la vie politique en exerçant une confiscation de la gestion de la faune, de l’espace rural et en avilissant les politiciens de ce pays, marionnettes s’agenouillant devant un lobby rétrograde.
    Les lois et règlements ne protègent ici que le chasseur bien que celui-ci se raréfie d’année en année.
    Sans ses structures corporatistes, sans les privilèges institutionnels conférés par les politiciens depuis des décennies, le monde de la chasse ne pèserait pas lourd et nous pourrions nous réjouir de constater que les strates les plus jeunes et les plus éduquées de la population se détournent du loisir de mort.
    Mais, le lobby tient l’Etat et les moyens financiers colossaux dont il dispose lui permettent d’occuper le terrain, d’arroser les médias d’articles et de contacts, de tenir ici et là des stands à la gloire de l’art de tuer.
    Face aux tueurs, comme toujours dans l’Histoire, les plus timorés louvoient, hésitent, n’osent pas résister et servent de cautions à un lobby et à une activité nocifs.
    En France, la chasse est un abus : abus de temps d’ouverture, (le plus long d’Europe), abus la liste d’espèces soumises à la chasse, (la plus longue d’europe), abus la chasse de nuit des oiseaux d’eau, abus les piégeages de petits oiseaux à la glue, au filet, à la tendelle, à la matole, abus l’arrogance et la cruauté de la chasse à courre survivance grotesque de la féodalité, abus l’emprise des chasseurs sur l’espace rural, abus le poids de ce loisir au parlement et dans les coulisses du ministère.
    Alors, l’argent peut dissimuler un temps ces vérités, ces faits qu’il faut taire.
    Un temps seulement.
    Dans ce monde devenu si hostile à la vie sauvage, il faut arrêter la guerre faite aux animaux de la nature et instaurer enfin une relation de bienveillance, de respect et, pour nous, d’amour avec le vivant.
    Face aux tueurs, nous affirmons notre radicale opposition.
    Car, abolir la chasse, c’est accéder à un degré plus élevé de civilisation puisque ce loisir exalte la pulsion de mort.


    Gérard CHAROLLOIS

    http://www.ecologie-radicale.org/index.php?option=com_content&view=article&id=789:pour-labolition-du-loisir-de-mort&catid=46:edito&Itemid=90

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    Re: la chasse

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